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Chap 0 : Introduction à la botanique

Plan :

I – Qu’est-ce qu’un végétal


II – La notion d’espèce chez les végétaux
III – Les Embryophytes : des mousses au spermatophytes
- Importance relative des différents taxons
- Caractères propres et évolution du cycle de développement
- Les spermatophytes ou plantes à graines
Conclusion : Qu’est ce qui uni tous les végétaux – unité métabolique

I – Qu’est-ce qu’un végétal ? :


T1 – Les végétaux présentent une grande diversité. Entre le sapin d’une forêt, le coquelicot d’une prairie ou
l’algue d’un bord de mer il existe une grande différence de morphologie. Alors qu’est-ce qu’un végétal
comment le définir et comment structurer cette diversité ?
T2 – Pour Linné deux groupes : anima (organismes qui bougent) et en opposition les végétaux qui ne peuvent
pas se déplacer. Il sera d’ailleurs très embêté par les coraux, organismes fixés qu’il classera à part dans un
groupe de bryozoaires (mi plante, mi animal).
T3 – Le biologiste Ernst Haeckel était très attiré par la biodiversité marine et il a vite observé la diversité des
organismes unicellulaires. Il a proposé une classification avec 3 règnes Animali, Plantae et protista pour les
organismes unicellulaires eucaryote (noyau).
T4 – En 1938, Copeland propose d’ajouter un 4 ème règne, celui des organismes simples procaryotes (Monera) en
opposition au trois autres règnes des Eucaryotes. Ces organismes unicellulaires n’ont pas de noyau mais un seul
chromosome circulaire.
T5 - En 1969 Whittaker propose un système à cinq règnes en séparant les champignons ‘Fungi) des végétaux.
T6 - En 1981 puis 1998 Cavalier-Smith proposa un sixième règne, celui des Chromista incluant les algues brunes
et les diatomées basé sur la structure du chloroplaste avec deux membranes (endosymbiose secondaire).
Depuis 2010, la classification phylogénétique n’accepte que des groupes monophylétiques, qui ont donc un
ancêtre commun. Actuellement il y a 9 super-groupes monophylétiques qui sont reconnus chez les eucaryotes
sans aucune hiérarchisation d’où un arbre en étoile.
En conclusion
- Les algues ne représentent pas un groupe monophylétique comme les champignons
- Une plante ne se définit pas par la présence d’un chloroplaste et nombre d’unicellulaires eucaryotes
possèdent des plastes.
- Des organismes proches des végétaux et même certains végétaux peuvent avoir perdu leur plastes et
sont pourtant des groupes proches de la lignée verte
- L’étude évolutive du vivant est intéressante dans la prise de conscience des relations phylogénétiques
entre les groupes. Elle met en évidence l’extraordinaire diversité des groupes d’unicellulaires et notre
méconnaissance du vivant car on ne s’intéresse qu’à ce qu’in voit et donc aux organismes les plus
imposants.
- Définir un végétal est donc difficile. Est-ce que c’est une cellule qui a un plaste ? mais alors quid des
organismes qui l’ont perdu. Est-ce que c’est des cellules qui ont une paroi mais alors que dire des
eucaryotes unicellulaires qui ont phagocytés une cyanobactérie. p26 « Botanique Meyer »
- Dans la lignée verte, les espèces que nous connaissons le mieux appartiennent à un groupe
monophylétique : les embryophytes, des espèces qui produisent un embryon

II – La notion d’espèce chez les végétaux


T7 - La notion d’espèce est intuitive… et pourtant si on regarde plus attentivement on s’aperçoit que jamais un
individu n’est exactement semblable à un autre. On considère donc une espèce comme un ensemble d‘individu
où les différences sont faibles. C’est le critère de ressemblance. Le second caractère est l’interfécondité. A
partir du moment où deux populations dérive évolutivement, un mécanisme de spéciation peut se mettre en
place conduisant à l’apparition de deux espèces qui ne sont plus interfécondes.

T8 - La polyploïdie est un évènement assez fréquent chez les plantes conduisant à l’obtention de tétraploïde.
Des croisements peuvent conduire aussi à des allo-tétraploïdes. Ces modifications génétiques entraine souvent
un phénotype plus robuste, des fruits plus gros. Enfin, il existe chez les plantes aromatiques une subdivision de

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l’espèce, le chémotype. Chez les thyms par exemple il existe des thym à linalool ; thymol, géraniol. Ces
particularités métaboliques peuvent aussi conduire à des mécanismes d’adaptations voire de spéciation.

III – Les embryophytes :

1 - Importance relative des différents taxons


T9 - Le point commun à tous ces groupes végétaux est le mécanisme de reproduction à travers la formation
d’un embryon. Ces plantes sont d’une grande diversité et aujourd’hui très inégalement abondantes suivant les
groupes.
 commentez la dia

2 - Caractères propres et évolution du cycle de développement

Si on veut résumer en donnant des tendances évolutives à l’observation de cette diversité. On peut dire que :
T10 - D’un point de vue végétatif, la colonisation du milieu terrestre se fait grâce à des mécanismes qui vont
faciliter le port dressé et l’augmentation de la taille à la fois en hauteur et en épaisseur, c’est l’apparition de la
lignine, de la vascularisation, des méristèmes secondaires. L’apparition de molécules protectives comme la
cutine, les anthocyanes et la sporopollénine (un mélange de biopolymères contenant principalement de
longues chaînes d’acides gras, des phénylpropanoïdes, des phénols et des traces de caroténoïdes protègeront
contre les UV, les attaques biotiques.
T11 - D’un point de vue reproducteur l’évolution conduit à une réduction de la phase haploïde
(gamétophytique) des mousses aux angiospermes. Une protection des gamètes qui sont enfermés dans des
enveloppes (archégones et anthéridies). Archégones et anthéridies sont portés sur un gamétophyte qui se
réduira encore chez les plantes à graines (spermaphytes = gymnospermes et angiospermes). Chez ces plantes le
gamétophyte mâle se réduira au grain de pollen enfermé dans les étamines et le gamétophyte femelle à un sac
embryonnaire à l’intérieur de l’ovule (nous revient sur ce point). Dans les deux cas donc le gamétophyte
devient parasite du sporophyte, on parle d’endoprothallie.

3 - Les spermaphytes où plantes à graines

T12 - Un appareil végétatif plus complexe :


- Un système vasculaire plus abouti avec différents types de cellules conductrices plus performantes
dans la conduction aboutissant aux vaisseaux.
- La ramification n’est plus dichotomique mais avec des tiges latérales
- La cellule initiale à l’origine de la croissance végétative est remplacée par un méristème organisé dans
lequel on peut reconnaitre les primordiums foliaires et les bourgeons axillaires.
T13, T14 - Deux innovations majeures dans l’appareil reproducteur
- Le gamétophyte est inclus dans la spore. Le prothalle se développe dans la spore et sans contact avec
l’extérieur, il dépend pour son développement du sporophyte.
- La fécondation ne dépend plus de l’eau. Elle devient un processus interne à la plante avec le
développement d’une structure particulière pour la rencontre des gamètes : le tube pollinique
- Ce qui rassemble ces plantes, la graine avec un embryon, des réserves et des téguments qui l’entoure.

Conclusion : si on revient à notre question de départ « Qu’est-ce qu’un végétal ? nous avons vu que les végétaux
ne représentent pas un groupe monophylétique. La conception phylogénétique et fonctionnelle des végétaux ne
se superpose donc pas. Une autre approche des végétaux est l’étude de leur métabolisme. Est-ce que tous les
végétaux ont un métabolisme commun ?

T15 - La photosynthèse constitue une voie métabolique commune aux organismes photosynthétiques.
Pourtant ce métabolisme apparaît et disparaît dans un même clade. La capacité à faire la photosynthèse a donc
été perdue secondairement Chez les Oomycètes (champignons parasites) mais aussi chez le Plasmodium (agent
du paludisme) ou le Trypanosome (agent de la maladie du sommeil) ou encore l’orobanche. Tous ces
organismes sont devenus parasites. Pour certaines elles ne sont plus considérées comme végétal alors qu’elles
ont un ancêtre chlorophyllien au sens fonctionnel. Ainsi la frontière animal / végétal n(est pas naturelle. Dans
l’évolution un caractère peut être acquis à plusieurs reprises puis perdu secondairement.
T16 - Il existe une unité métabolique au sein des végétaux (lignée verte et brune) avec la production de 8 acides
aminés essentiels Ile, Leu, Val, Lys, Met, Thr ,Phe, Trp qui ne sont pas synthétisés par les animaux. Une voie de

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biosynthèse commune à tous les végétaux est responsable de la biosynthèse des acides aminés aromatiques
(Phe, Trp). Deux acides gras particuliers (ac ; linoléique et ac . linolénique indisensable pour la constitution des
membranes (oméga 3). Un métabolisme spécialisé riche dont les fonctions sont la défense (pathogènes,
herbivorie…) la protection contre stress abiotiques (UV) et la communication (pollinisation, interaction
plantes/plante, tritrophique, symbiose…). On distinguera les alcaloïdes (molécules azotés : nicotine,
morphine…) les composés phénoliques simples, les flavonoïdes (protection, symbiose Rhizobium/Fabacées, les
terpènes. Ce classement est simpliste mais constituent les groupes majeurs.
C’est ce métabolisme spécialisé que nous allons explorer en relation avec les structures où ils sont produits et
les familles correspondantes où ils sont représentés.

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