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com

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M. Afekir - École Royale de l’Air
cpgeafek@[Link]
A. Habib - CPA
Marrakech

Première partie
Étude de filtres passifs

1.1. Modélisation linéaire d’un circuit


1.1.1. Modélisation de Norton

Concours National Commun — PHYSIQUE I —Filière : MP


⊲ Courant électromoteur :
Modèle de Thévenin

Modèle de Norton

e(t)
Rg IN (t) =
Rg
IN RN
e(t) ⊲ Résistance interne :

RN = Rg

1.1.2. Condition initiales

i(0− ) = 0 , uR (0− ) = 0 et uC (0− ) = E

1.1.3. Équation différentielle


duC
Loi des mailles : uC (t) + (R + Rg )i(t) = 0 et i(t) = C donnent :
dt

di(t) i(t)
+ =0 avec τ = (R + Rg )C (1)
dt τ

1.1.4. Condition initiale


De la loi des mailles à t = 0+ , on a : uC (0+ ) + (R + Rg )i(0+ ) = 0
De la continuité de la tension aux bornes du condensateur, on a : uC (0+ ) = uC (0− ) = E (). On en
déduit :

E
i(0+ ) = − (2)
R + Rg

1.1.5. Expression de i(t)

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Concours National Commun - Filière : MP – Session 2012

⊲ La solution de l’équation (1) : i(t)


 
t
i(t) = A exp − i
τ
0
⊲ La condition initiale i(0+ ) est donnée par la
relation (2) :
 
E t E
i(t) = − exp − −
R + Rg τ R + Rg

1.1.6.
1
[Link]. L’impédance de charge du générateur est : Z = R + . Son module est
r jCω
1
Z = |Z| = R2 + . Donc :
(Cω)2
Zmin = R

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Le générateur peut être supposé comme idéale (∀ω ) si Rg ≪ R, soit pour :

R > 500 Ω

[Link]. La fonction de transfert :

1
H=
1 + jRCω

Le filtre est un Passe-bas.


Hmax 1
La pulsation de coupure ωc à −3 dB est telle que H(ωc ) = √ , soit : ωc =
2 RC
[Link]. Ce filtre se comporte comme un intégrateur dans le domaine des hautes fréquences
1
(ω ≫ ).
RC

1.2. Étude d’un filtre du second ordre : filtre de Wien


1.2.1. Fonction de transfert :
v2 R//Z c 1
H= = avec Zc =
v1 R//Z c + R + Z c jCω
= ee

soit :
1 H0
H=  =  
1 1
3+j x− 1 + jQ x −
x x

avec x = RCω .
1
L’amplification maximale : Hmax = .
3
1
Facteur de qualité : Q = .
3
Hmax
Pulsations de coupures : H(xc ) = √ soit x2c ± 3xc + 1 = 0 :
2
ωc1 = 0, 3 RC et ωc2 = 3, 3 RC

[Link](cpgeafek@[Link]) 2 / 15 Site Web : [Link]


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1.2.2. Diagramme de Bode

Le gain en dB : GdB (ω) = 20logH (ω) et La phase en rad : φ = arg [H (jω)]


◦ Domaine des basses fréquences : ω << ωo ou x ≪ 1
 
Ho ω
H (jω) −→ j = jx
Q ωo
 
|Ho | ω
GdB (ω)BF −→ 20 log + 20 log = +20 log(x)
Q ωo
π
φ = arg(jx) −→ + .
2
π
GdB (ω) est, donc, une droite de pente +20 dB par décade et φ = + est l’asymptote à la
2
phase en basses fréquences.
◦ Domaine des hautes fréquences : ω >> ωo ou x ≫ 1
Ho  ωo  j

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H (jω) −→ −j =−
Q ω x
 
|Ho | ω
GdB (ω)HF −→ 20 log − 20 log = −20 log(x)
Q ωo
j π
φ = arg( ) −→ − .
x 2
π
GdB (ω) est, donc, une droite de pente −20 dB par décade et φ = − est l’asymptote à la
2
phase en hautes fréquences.
◦ Point d’intersection entre les deux droites asymptotiques :

GdB (ω)BF = GdB (ω)HF ⇔ ω = ωo ou : x = 1 soit : GdB (ω) = 0 et : φ(ω) = 0

◦ Le gain, en décibel, maximal : GdBmax = 20log|Ho | = −9, 54


 Diagramme de Bode : gain
 
GdB (ω) ω
log
ωo
−1 −0, 5 0 +0, 5 +1

courbes
asymptotiques

−5
droite asymptotique droite asymptotique
de pente +20dB /décade de pente −20dB /décade

GdBmax = −9, 54
−10

courbe
réel
−15

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Concours National Commun - Filière : MP – Session 2012

 Diagramme de Bode : phase

+π/2 ϕ(ω)

+1

+0, 5  
ω
log
ωo
−2 −1 0 +1 +2
−0, 5 courbe
réel
−1

−π/2

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1.2.3. Équation différentielle
On a :
v2 1
H= = 1

v1 3 + j RCω − RCω

soit :

1
3v 2 + jRCωv 2 + v = v1
jRCω 2
3jRCωv 2 − R2 C 2 ω 2 v 2 + v 2 = jRCωv 1

On passe à l’espace temporel :

d2 v2 dv2 dv1
R2 C 2 + 3RC + v2 = RC
dt2 dt dt
2
d v2 3 dv2 1 1 dv1
+ + 2 2 v2 =
dt2 RC dt R C RC dt
d2 v2 dv2 dv1
+ aωo + ω02 v2 = ωo
dt2 dt dt

avec :

1
a=3 et ωo =
RC

Deuxième partie
Étude d’un montage à base de l’amplificateur opérationnel

2.1. Modèle d’amplificateur opérationnel idéal


2.1.1. Caractéristique

[Link](cpgeafek@[Link]) 4 / 15 Site Web : [Link]


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us

+Usat

0

−Usat

2.1.2.
⊲ Régime linéaire : ε = 0 et us = 0.
⊲ Régime Saturé : ε 6= 0 et ′
us = −Usat ou us = +Usat .

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2.1.3. Résistance d’entrée
ve ve
Re = = + =∞ (car i+ = 0, AO idéal)
ie i

2.1.4.
L’amplificateur opérationnel en régime linéaire : ε = 0 ⇒ v − = v + = ve .
Théorème de Millman appliqué à l’entrée inverseuse − :
   
1 1 0 us 1 1
v− + = + = ve +
R1 R2 R1 R2 R1 R2

d’où :
 
R2 R2
us (t) = 1+ ue (t) = Aue (t) soit : A=1+
R1 R1

2.1.5.
L’amplificateur opérationnel reste en régime linéaire tant que −Usat
′ < u = Au < U
s e sat , soit :


Usat Usat
− < ue <
A A

2.1.6. La courbe représentant us en fonction de ue pour ue variant de −Usat


′ et U
sat

us (t)
AUsat

′ ue (t)
−Usat
Usat

−AUsat

2.2. Limites au fonctionnement de l’AO idéal


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2.2.1.
• Mesure de Usat :
Usat
On augmente ue jusqu’à avoir la saturation (ue > ) puis on mesure us = Usat avec un
A
voltmètre.
′ :
• Mesure de Usat
U′
On diminue ue jusqu’à avoir la saturation (ue < − sat ) puis on mesure us = −Usat
′ avec un
A
voltmètre.

2.2.2. + is iu
L’AO reste en régime linéaire tant que is < is,max . ε AO
us −
Or : is = iu + i où : iu = le courant qui traverse Ru et
Ru i
us ue
i= le courant qui traverse R1 et R2 ; (i− = 0). Ru
R1 + R2 R2 us
R1
us us

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is = +
Ru R1 + R2

soit :  
1 1
us + < is,max
Ru R1 + R2
⇒  
1 1
AU0 cos(ωt) + < is,max
Ru R1 + R2
Pour assurer cette condition ∀t il suffit d’avoir :
 
1 1
AU0 + < is,max
Ru R1 + R2

d’où la condition sur Ru :


1
Ru >
is,max 1

AU0 R1 + R2

Application numérique :
Ru > 579 Ω

2.2.3.
dus
L’AO reste en régime linéaire tant que < σ . Pour que le signal de sortie ne soit pas déformé,
dt
sa pente maximale (à l’origine ) doit être inférieure au Slew rate ( 1 ) σ .

dus

dt max

dus
Puisque us = AU0 cos(ωt) , alors : = AU0 ω < σ . Soit :
dt max

σ
ω< = ω1
AU0

Application numérique :
ω1 ≃ 105 rad.s−1
ý
1. «ou temps de montée » ; il caractérise la rapidité de la réponse à une variation brutale du signal d’entrée

[Link](cpgeafek@[Link]) 6 / 15 Site Web : [Link]


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Description de la déformation : si ω > ω1 ; le signal (sinusoïdal ) de sortie devient triangulaire de


pente égale au Slew rate.

Allure de us pour ω > ω1 :

us (t)

∆us t

∆t

Mesure de σ : On règle ω ≃ ω1 , le signal us devient triangulaire et on mesure la pente d’une


portion rectiligne ;
∆us

∆t

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Remarque :
Le Slew rate se manifeste d’autant plus que :
◦ l’amplitude du signal de sortie est grand ;
◦ la fréquence du signal de sortie es élevée.

2.3. Influence de quelques défauts de l’amplificateur opérationnel


réel
2.3.1. Ordre de grandeur :

rd ≃ 10 M Ω ; rs ≃ 10 Ω ; µ ≃ 105

2.3.2. Schéma équivalent montage 3 :

R2

− is
ε rd
rs
+ µε us
R1
ue

Définition de la résistance de sortie du montage :

us
Rs =
Is ve =0

Montage équivalent dans la conditions ve = 0 :

R2
Is
µε us I
− − + us
I rs rs Rs
ε rd
+ µε
rs us
R1 rs

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Calcul de Rs : us = Rs Is

us R1
I = et ε=−
R1 + R2 R1 + R2
µε us
Is = I− +
rs rs
us us µ R1
= + +
R1 + R2 rs r s R1 + R2
us
= [rs + (1 + µ)R1 + R2 ]
rs (R1 + R2 )
us
=
Rs

soit :
rs (R1 + R2 )
Rs =
rs + R2 + (1 + µ)R1

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2.3.3.
[Link]. Le nom du modèle : Modèle dynamique (d’ordre 1 ) !.

[Link]. Calcul de H
Montage équivalent :

R2


ε
+ µε us = µε
R1
ue

Théorème de Millman appliqué à l’entrée inverseuse ⊖ de l’amplificateur opérationnel, donne :


 
1 1 0 u
v −
+ = + s avec v− = ve − ε
R1 R2 R1 R2
soit
us µo R2
H(jf ) = = (A = 1 + )
ue µo f R1
1+ +j
A fc
d’où :
Ho
H(jf ) =
f
1+j
fo
avec
µo  µo 
Ho = µo et fo = fc 1 +
1+ A
A
[Link].
f c µo
Expressions approchées (µo ≫ 1) : Ho ≃ 1 et fo ≃ = 1, 0 × 106 Hz.
A
Diagramme de Bode pour µ (à gauche) et pour H (à droite) :

[Link](cpgeafek@[Link]) 8 / 15 Site Web : [Link]


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GdB GdB
 
f
log fo

100 droite asymptotique −5 1 2 3


75 de pente −20dB /décade −10
50 −15
droite asymptotique
 
f
25 log fc −20
de pente −20dB /décade
1 2 3 4 5 6

Interprétation des limitations en fréquence de l’AO :

Lorsque f augmente, le modèle statique (d’ordre 0 ) de l’AO devient insuffisant. L’AO devient
alors un système d’ordre 1 (modèle dynamique) dont le comportement dépend de la fréquence
(chute du gain lorsque f augmente).

Troisième partie

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Étude d’un montage oscillateur

3.1. Puisque i2 = i+ = 0 (charge infinie, comme dans la partie § 1.2.), l’équation (3) reste
valable, d’où :
d2 ue due dus
2
+ 3ωo + ωo2 ue = ωo
dt dt dt

3.2. Equation différentielle vérifiée par us


On a :
d2 ue due dus
2
+ 3ωo + ωo2 ue = ωo
dt dt dt
et :
us = Aue ; car l’AO est supposé idéal (i− = 0)

d’où :
d2 us dus
2
+ 2mωo + ωo2 us = 0
dt dt

avec : 2m = 3 − A.


La condition de validité de cette équation : L’AO est supposé idéal.


Expression de m :
3−A
m=
2

3.3. En l’absence du GBF, le montage peut fonctionner comme un oscillateur (système in-
stable, us augmente) si les coefficients de son équation différentielle n’ont pas tous le même
signe. Il faut donc avoir m < 0.

La valeur limite de A :
m < 0 ⇒ A > A0 = 3

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3.4.

• Si A = A0 , alors :
d2 us
+ ω02 us = 0
dt2
c’est l’équation différentielle d’un oscillateur harmonique (us est sinusoïdale).

• Expression générale de us :

us (t) = Um cos(ωo t + ϕ)

• La fréquence de l’oscillateur :

ωo 1
f= =
2π 2πRC

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3.5. Pour avoir le démarrage des oscillations on choisit légèrement supérieure à Ao (pour
compenser les pertes et avoir l’énergie pour les oscillations)

3.6. On ne peut pas contrôler le gain avec ce montage car il est difficile de garder A = Ao . En
effet, la présence des bruits (thermique par exemple) rend A 6= Ao .

Si A > Ao , us augmente rapidement jusqu’à la saturation de l’AO et si A < Ao , la tension us


s’annule ! Il faut alors ajouter système pour le contrôle automatique du gain (CAG).

Quatrième partie
État de polarisation d’une onde électromagnétique

4.1. Généralités sur la polarisation des ondes lumineuses


4.1.1. La lumière naturelle n’est pas polarisée.

4.1.2.
Exemple 1 : Laser polarisé rectilignement.
Exemple 2 : La lumière diffusée par l’atmosphère terrestre est polarisée rectilignement dans la
direction perpendiculaire aux rayons incidents du Soleil.

4.1.3. Situations expérimentales où on doit considérer le caractère vectoriel de la lumière :

◦ Étude de phénomène d’interférence en lumière polarisée.


◦ Étude de la biréfringence 2 (cas des lames à retard).
◦ Étude de la réflexion ou de la réfraction d’ondes électromanétiques incidente.

4.2. État de polarisation des ondes électromagnétiques


4.2.1. Pour une valeur quelconque de ϕ, la polarisation est elliptique.
ý
2. La biréfringence (ou double réfraction) est une propriété qu’ont certains matériaux transparents vis-à-vis de la
lumière. Leur effet principal est de diviser en deux un rayon lumineux qui les pénètre

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4.2.2.
√ π
Conditions pour avoir la polarisation circulaire : E0x = E0y et ϕ = ± .
√ 2
π
La polarisation est circulaire gauche si : ϕ = − .
√ 2
π
La polarisation est circulaire droite si : ϕ = +
2
4.2.3. L’onde a une polarisation rectiligne si : ϕ = 0 ou ϕ = ±π .

4.2.4.

− →

[Link]. La direction du champ E P après le polariseur (P) est −
→ : E //−
ux P

ux
[Link].

− →

 La direction du champ E A après l’analyseur (P) est celle de −
u→ →

A ; E A // u A .



 Expression de E A :

→ → → −
− →

E A = ( E P .−
u A )→
u A = | E P | cos(θ)−

uA

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soit :

→ →

E A = E P cos(θ) [cos(θ)−
→ + sin(θ)−
u x
→]
uy

[Link]. Loi de Malus



− 2
L’éclairement de l’onde est donné par : Φ = K E , d’où :

ΦA = ΦP cos2 (θ)

Cinquième partie
Interférences en lumière polarisée

5.3. Action d’une lame à retard sur la lumière polarisée.


5.3.1. Oui, le champ électrique est continu en z = 0 et en z = e. En effet, d’après les
relations de passage, la composante tangentielle du champ électrique est continue.


5.3.2. Polarisation selon Ox: E = Eo cos(ωt − kz)−

u x.
[Link].


• À l’entrée (O) de la lame (z = 0) : E z=0 = Eo cos(ωt)−

u x.


• En M de côte z (0 < z < e) , le champ présente un retard de phase par rapport à E z=0 :
 

− →
− z
E 0<z<e = E z=0 t − )
vx
  
z →

= Eo cos ω t − ux
vx
= Eo cos (ωt − nx kz) −

ux



E = Eo cos(ωt − knx z)−

ux (3)

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[Link].



• À la sortie de la lame (z = e) : E z=e = Eo cos(ωt − nx ke)−

u x.


• En M de côte z (z > e) , le champ présente un retard de phase par rapport à E z=e :
 

− →
− z
E 0<z<e = E z=e t − )
vx
   
z−e
= Eo cos ω t − − nke − →
ux
c
= Eo cos (ωt − nx ke − kz + ke) −

ux



E = Eo cos(ωt − kz + k(1 − nx )e)−

ux (4)


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5.3.3. Polarisation selon Oy : E = Eo cos(ωt − kz)−

u y . En utilisant les expressions (3) et (4) :
• Le champ électrique en M (0 < z < e) :



E = Eo cos(ωt − kny z)−

uy

• Le champ électrique en M (z > e) :



E = Eo cos(ωt − kz + k(1 − ny )e)−

uy

5.3.4. Polarisation dans le plan xOy


[Link].
Avant la lame (z < 0) on a :

Ex = E0 cos(α) cos[ωt − kz]




E = E0 cos[ωt − kz]−

u =
Ey = E0 sin(α) cos[ωt − kz]

donc après passage à travers la lame on obtient :

Ex = E0 cos(α) cos[ωt − kz + k(1 − nx )e]

Ey = E0 sin(α) cos[ωt − kz + k(1 − ny )e]

[Link]. Le déphasage avance ϕ de la composante suivant −



u x du champ électrique sur sa


composante selon u y est donné par :

ϕ = ϕx − ϕy = k e (ny − nx )

soit :

2πe
ϕ= (ny − nx )
λ

5.4. Lame à retard entre deux polariseurs


[Link](cpgeafek@[Link]) 12 / 15 Site Web : [Link]
Site Web : [Link]

5.4.1. Expression du champ électrique à la sortie de l’analyseur (A) :



→ →→ −

E A = ( E .−
u A )→
uA

avec :


→ cos(β) →
− E0 cos(α) cos[ωt]
uA et E
sin(β) E0 sin(α) cos[ωt − ϕ]


→ cos(β)
E A = E0 (cos(α) cos(β) cos[ωt] + sin(α) sin(β) cos[ωt − ϕ])
sin(β)

5.4.2. L’intensité de la lumière transmise par l’analyseur :



I =< | E A |2 >

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soit :
→→ 2

I = < | E .−
u A| >
= E02 < (cos(α) cos(β) cos[ωt] + sin(α) sin(β) cos[ωt − ϕ])2 >
1 1
= E02 ( cos2 (α) cos2 (β) + sin2 (α) sin2 (β) + 2 cos(α) cos(β) sin(α) sin(β) < cos(ωt) cos(ωt − ϕ) >)
2 2
or :
1
< cos(ωt) cos(ωt − ϕ) >= cos(ϕ)
2
d’où :

E02
I = (cos2 (α) cos2 (β) + sin2 (α) sin2 (β) + 2 cos(α) cos(β) sin(α) sin(β) cos(ϕ))
2
et puisque :
cos(α + β) = cos(α) cos(β) − sin(α) sin(β)

⇒ cos2 (α + β) = cos2 (α) cos2 (β) + sin2 (α) sin2 (β) − 2 cos(α) cos(β) sin(α) sin(β)

il vient :

I = E02 (cos2 (α + β) + cos(α) cos(β) sin(α) sin(β)[cos(ϕ) + 1)]


  
2 2 cos(ϕ) + 1
= E0 cos (α + β) + sin(2α) sin(2β)
2

soit :
h ϕ i
I = Io cos2 (α + β) + sin(2α)sin(2β)cos2 ( )
2
Io étant l’intensité transmise par le polariseur.

5.4.3. Cas particulier où α = 0 et α = π/2 :


– Si α = 0 : La lumière arrive, sur l’analyseur (A), suivant Ox. Puisque (− →
u A, −

u x ) = β , son
2
amplitude est : EA = E cos(β), d’où l’intensité transmise : I = I0 cos (β).

– Si α = π/2 : La lumière arrive, sur l’analyseur (A), suivant Oy . Puisque (−



u A, −

u y ) = π/2 − β ,
2
son amplitude est :EA = E sin(β), d’où l’intensité transmise : I = I0 sin (β)

Site Web : [Link] 13 / 15 [Link](cpgeafek@[Link])


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5.4.4. L’intensité transmise s’écrit :

I = I0 cos2 (π/4 + β) + sin(π/2) sin(2β) cos2 (ϕ/2)


 

or :
1 − sin(2β)
cos2 (π/4 + β) =
2
d’où :
 
1 1
I = I0 + sin(2β)(cos2 (ϕ/2) − )
2 2

soit :
I0
I= [1 + sin(2β) cos(ϕ)]
2

5.4.5. On place un écran après l’analyseur. Si on fait tourner l’analyseur (β varie), On voit
l’écran éclairé uniformément avec un blanc d’ordre supérieur dont l’intensité varie avec β .

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5.4.6. Spectre cannelé
[Link].
2πe I0
Puisque ϕ = |∆n| dépende de λ, l’intensité I = [1 + cos(ϕ)] est alors nulle pour les lon-
λ 2
gueurs d’onde telles que ϕ = (2p + 1)π . Le spectre est alors cannelé (manque de certaines raies).

Les longueurs d’onde manquantes sont données par :

2e|∆n|
λp = (p ∈ N )
2p + 1
[Link]. Application numérique :

Le spectre visible est [λv = 400 nm, λr = 800 nm]. Les longueurs d’ondes λp qui appartiennent
à ce domaines sont telles que :
λ v < λp < λr
soit :
e|∆n| 1 e|∆n| 1
− <p< −
λr 2 λv 2
AN :
2, 62 < p < 5, 75 ⇒ p = 3, 4, 5
Donc les λp qui manquent dans le visible sont :

λ3 = 714, 4 nm ; λ4 = 555, 5 nm ; λ5 = 454, 5 nm

5.5. Dispositif à deux lames


5.5.1.
Les polariseur sont tous à 45◦ (α = β = π/4) . D’après la question 2.2.1, on déduit le champ après
P1 :

→ E0
E P1 = (cos[ωt] + cos[ωt − ϕ]) −

u
2
1 −
u = √ (→
avec : →
− ux+−

u y)
2
soit :

→ ϕ ϕ→
E P 1 = E0 cos[ ] cos[ωt − ]−
u
2 2

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5.5.2.
Champ à la sortie de la 2ème lame :

→ E0 ϕ ϕ− E0 ϕ 5ϕ −
E 2 = √ cos[ ] cos[ωt − ]→
u x + √ cos[ ] cos[ωt − ]→
uy
2 2 2 2 2 2

Champ après le polariseur P2 :



→ → →−

E P 2 = ( E 2 .−
u )→u
E0 ϕ ϕ 5ϕ −
= cos[ ](cos[ωt − ] + cos[ωt − ])→
u
2 2 2 2
ϕ 3ϕ −
= E0 cos[ ] cos[ϕ] cos[ωt − ]→
u
2 2
soit :

→ ϕ 3ϕ −
E P 2 = E0 cos[ ] cos[ϕ] cos[ωt − ]→
u
2 2

5.5.3. L’intensité lumineuse I transmise par le système (à la sortie du polariseur (P2 )) :

Concours National Commun — PHYSIQUE I —Filière : MP



− ϕ
I =< | E P 2 |2 >= I0 cos2 [ ] cos2 [ϕ]
2
E02
I0 =< |E0 cos(ωt)|2 = étant l’intensité transmise par P0 .
2
d’où :
I0 sin2 (2ϕ)
I=
16 sin2 ( ϕ )
2

5.6. Étude d’un système à N lames


L’intensité I transmise par le système, à la sortie du polariseur PN , s’écrit sous la forme :
1 sin2 (2N ϕ/2)
I = Io (5)
22N sin2 (ϕ/2)
5.6.1. dans le cas N = 2 :
Io sin2 (22 ϕ/2) Io sin2 (2ϕ)
I= = (6)
24 sin2 (ϕ/2) 16 sin2 (ϕ/2)
La relation (5) est compatible avec celle établie à la question § 5.5.3..

5.6.2. Allure de I(ϕ) pour N = 2 :

I/Io
1

0.8

0.6

0.4

0.2

ϕ
–10 –8 –6 –4 –2 0 2 4 6 8 10

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