SOMMAIRE
DÉDICACE …………………………………………………………… P1
REMERCIEMENTS ………………………………………………… P1
LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS ………………… P2
INTRODUCTION …………………………………………………… P3
CHAPITRE I : LE PALUDISME : LES BASES
I – L’AGENT RESPONSABLE, LES MOUSTIQUES ET LES HUMAINS …
II – LE CYCLE DU PARASITE ………………………………………
III – LES SYMPTÔMES …………………………………………………
1 – Les différentes formes de la maladie ……………………
2 – Les complications possibles ………………………………
CHAPITRE II : LA SITUATION DU PALUDISME À YAMOUSSOUKRO
I – LES CHIFFRES ET DONNÉES …………………………………
II – ÉVOLUTION DANS LE TEMPS ET L’ESPACE ………………
III – LES GROUPES LES PLUS À RISQUE …………………
CHAPITRE III : CAUSES DE LA PROPAGATION DU PALUDISME À
YAMOUSSOUKRO
I – LES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX ……………………
1 – Le climat ……………………………………………………………
2 – La géographie ……………………………………………………
II – LES FACTEURS LIÉS AUX MOUSTIQUES …………………
1 – Nombre et répartition des moustiques …………………
2 – Leur comportement ……………………………………………
III – LES FACTEURS LIÉS AUX HUMAINS ………………………
1 – La vulnérabilité individuelle …………………………………
2 – Les habitudes et comportements …………………………
CHAPITRE IV : LES SOLUTIONS POUR PRÉVENIR ET LUTTER CONTRE LE
PALUDISME
I – LA LUTTE CONTRE LES MOUSTIQUES ……………………
1 – Les moustiquaires traitées ……………………………………
2 – La pulvérisation à l’intérieur des maisons ………………
3 – Autres méthodes …………………………………………………
II – LE TRAITEMENT DE LA MALADIE ……………………………
1 – Diagnostic et traitement des malades ……………………
2 – Prévention pour certaines personnes :
A – Chez les femmes enceintes ………………………………
B – Chez les bébés ………………………………………………
3 – Autres actions :
A – Informer et éduquer la population ………………………
B – Améliorer les structures de santé ………………………
C -le nouveau vaccin antipaludique
CHAPITRE V : ÉVALUATION DES ACTIONS MISES EN PLACE
I – Comment l’étude a été faite ……………………………………
II – Les résultats obtenus ……………………………………………
III – Les obstacles rencontrés ………………………………………
CONCLUSION ……………………………………………………………
BIBLIOGRAPHIE ………………………………………………………
ANNEXES …………………………………………………………………
INTRODUCTION
La malaria appelé également << fièvre des marais >> est une maladie causée par un
parasite du genre Plasmodium, essentiellement transmis à l’humain par les
moustiques anophèles femelles. Elle touche une centaine de pays dans le monde,
en particulier les zones tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique
Latine.
En 2022, on estime à 249 millions le nombre de cas de paludisme et à 608 000
le nombre de décès dus au paludisme dans 85 pays. La Région africaine de l’OMS
supporte une part importante et disproportionnée de la charge mondiale du
paludisme.
Dans la même année 94 % des cas de paludisme (233 millions) et 95 % des décès
dus à la maladie (580 000) ont été enregistrés dans cette Région. Les enfants de
moins de cinq ans représentaient 80 % des décès dus au paludisme dans la Région.
La maladie touche principalement les populations vulnérables, notamment les
enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, entraînant des conséquences
sanitaires et socio-économiques graves, telles que la surcharge des systèmes de
santé et le ralentissement du développement économique. En Côte d’Ivoire, le
paludisme demeure la principale cause de morbidité et de mortalité, représentant 30
à 40 % des consultations médicales et environ 40 % des décès chez les enfants de
moins de cinq ans. Yamoussoukro, la capitale politique et administrative, n’échappe
pas à ce fléau en raison de son climat tropical favorable à la prolifération des
moustiques vecteurs. Les zones rurales de la région, où l’accès aux soins est limité,
sont particulièrement vulnérables. Les autorités ivoiriennes, en collaboration avec
des partenaires internationaux, mènent des actions de prévention (distribution de
moustiquaires imprégnées, pulvérisations intra-domiciliaires), de diagnostic rapide et
de traitement à base de combinaisons thérapeutiques. Tous ses actions ont pour but
d’éliminer le paludisme dans le pays.
Cependant, dans sa capitale politique les spécificités locales de l’épidémie
restent encore insuffisamment documentées, rendant difficile l’élaboration de
stratégies de lutte adaptées et efficaces. Cette situation soulève plusieurs
interrogations : Qui est à la base de cette maladie ? Quels sont les principaux
facteurs favorisant la persistance du paludisme dans cette région ? Quels est l’etat
du paludisme localement ? Et quelles mesures spécifiques ou perspectives
pourraient renforcer les efforts de lutte contre la maladie à Yamoussoukro ?
À travers une étude approfondie de l’épidémiologie du paludisme à
Yamoussoukro, notre objectif est d’identifier les principaux facteurs de transmission
et d’évaluer l’efficacité des interventions en cours afin de formuler des
recommandations pour une meilleure maîtrise de la maladie dans cette région.
CHAPITRE I :LE PALUDISME : LES BASES
I – L’agent responsable, les moustiques et les humains
Le paludisme est causé par des parasites du genre Plasmodium, dont les espèces
les plus fréquentes chez l’homme sont Plasmodium falciparum (le plus mortel) et
Plasmodium vivax. Ces parasites sont transmis par des moustiques femelles du
genre Anophèles, qui se développent principalement dans des environnements
humides et stagnants.
À Yamoussoukro, la présence de nombreux lacs et de caniveaux souvent
encombrés et mal entretenus constitue un environnement favorable à la reproduction
des moustiques. Ces zones d’eau stagnante permettent une prolifération rapide des
moustiques Anophèles, augmentant le risque de transmission.
La densité de population, combinée à des pratiques comme l’absence de
moustiquaires ou une mauvaise gestion des déchets, aggrave la vulnérabilité des
habitants. Les populations les plus exposées sont les enfants de moins de cinq ans
et les femmes enceintes, qui présentent une faible immunité contre la maladie. Ces
spécificités locales renforcent l’urgence de stratégies ciblées et adaptées à ce
contexte unique.
II – LE CYCLE DU PARASITE
Le cycle de Plasmodium est complexe et comporte deux étapes essentielles : une
phase asexuée chez l’être humain, et une phase sexuée chez le moustique.
À Yamoussoukro, comme dans d’autres régions d’Afrique, le paludisme est
principalement causé par le parasite <<Plasmodium falciparum>> Le cycle de ce
parasite implique un hôte humain et un moustique vecteur (souvent Anopheles
gambiae).
Piqûre infectante : Un moustique infecté pique un humain et inocule les
sporozoïtes (formes infectieuses du parasite) dans le sang.
Foie : Les sporozoïtes migrent vers le foie où ils se multiplient asexuellement,
donnant naissance à des milliers de mérozoïtes.
Sang : Les mérozoïtes sont libérés dans le sang et infectent les globules
rouges.
Multiplication dans les globules rouges :À l’intérieur des globules rouges, les
mérozoïtes se multiplient à nouveau, provoquant leur éclatement et libérant de
nouveaux mérozoïtes qui vont infecter d’autres globules rouges.
Gamétocytes :Une partie des parasites se différencie en gamétocytes (formes
sexuées).
Nouveau moustique : Un moustique sain pique un individu infecté et ingère les
gamétocytes.
Développement dans le moustique :Dans l’estomac du moustique, les
gamétocytes se transforment en gamètes, s’unissent et donnent naissance à
des sporozoïtes qui migrent vers les glandes salivaires, prêts à infecter un
nouvel hôte humain.
Ce cycle se répète, permettant ainsi la transmission du paludisme. C’est la
compréhension de ce cycle qui est essentielle pour mettre en place des stratégies de
lutte efficaces contre cette maladie.
III- LES SYMPTÔMES
Quels sont les symptômes ?
Les manifestations cliniques du paludisme sont très diverses. 8 à 30 jours après
l’infection, une fièvre se déclare. Elle peut s’accompagner d’un affaiblissement, de
maux de tête, douleurs musculaires, vomissements, diarrhées et/ou toux. Une fièvre
accompagnée de tremblements, de sueurs froides et de transpiration intense peut
survenir cycliquement, dues aux différentes phases du cycle parasitaire. Des
symptômes plus graves peuvent avoir lieu tels qu’une difficulté respiratoire, des
saignements, une jaunisse, une fatigue extrême et des convulsions.
Dans certains cas, les globules rouges infectés peuvent obstruer les vaisseaux
sanguins qui irriguent le cerveau, ce qui peut être mortel. Comme on le dit dans le
jargon ivoirien « paludisme garçon» qui est à la cause de plusieurs décès à
Yamoussoukro.
Dans les régions où le paludisme est hautement endémique, une partie des individus
portent en eux le parasite sans être symptomatique. A la suite de nombreuses
années d’infection chronique, certains individus tolèrent la présence du parasite et
développent une immunité naturelle face à lui.
1-Les différentes formes de la maladie
Il existe cinq(5) types de paludisme :
Plasmodium falciparum
Plasmodium vivax.
Plasmodium ovale.
Plasmodium malaria et Plasmodium knowlesi (rarement)
En Voici les formes :
Accès palustre simple : il est composé d’une succession
De 3 épisodes : frissons, chaleur, sueurs répétés selon un Rythme régulier. Chaque
épisode dure environ 1 heure.
Le rythme des accès varie selon l’espèce plasmodiale en
Cause : tous les 2 jours pour la fièvre tierce (Pl vivax et Pl Ovale) ou tous les 3 jours
pour la fièvre quarte (Pl Malariae).
Accès pernicieux : ou neuropaludisme, représente la forme mortelle de la
maladie et impose l’instauration d’un traitement d’urgence par voie
intraveineuse. Il Représente 6 à 10 % des accès à Plasmodium falciparum .Et
concerne plus particulièrement des enfants ou adultes non immuns. La
clinique, d’installation progressive ou brutale, associe de la fièvre à 39 – 40
°C.
En côte d’ivoire précisément à Yamoussoukro le Plasmodium falciparum demeure
toujours l’espèce prédominante. Il est en cause dans plus de 95% des cas.
2 – Les compilations possibles
Les complications du paludisme à Yamoussoukro, comme dans d’autres régions
endémiques, sont principalement associées au paludisme grave, souvent causé par
Plasmodium falciparum. Les principales complications incluent :
Complications cérébrales
Paludisme cérébral : confusion, convulsions, coma.
Troubles hématologiques
Anémie sévère : due à la destruction massive des globules rouges.
Thrombocytopénie : diminution des plaquettes, augmentant le risque de
saignements.
Complications respiratoires
Œdème pulmonaire : accumulation de liquide dans les poumons.
Détresse respiratoire aiguë (SDRA).
Complications hépatiques
Hépatomégalie et dysfonctionnement hépatique.
Complications obstétricales
Chez les femmes enceintes : fausse couche, mort fœtale in utero, faible poids de
naissance.
Ces complications sont fréquentes en l’absence de diagnostic et de traitement
rapide.
CHAPITRE II :LA SITUATION DU PALUDISME À YAMOUSSOUKRO
I – LES CHIFFRES ET DONNÉES
« Selon le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), la prévalence
du paludisme à Yamoussoukro en 2019 était de 18,43%. Les quartiers centraux,
proches des zones humides, sont les plus touchés. Malgré les efforts de prévention,
l’incidence du paludisme a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente. »
À Yamoussoukro, le paludisme reste l’une des principales causes de morbidité et de
mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes
enceintes. Selon les données des centres de santé locaux et des rapports du
Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), le taux de prévalence
dans la région oscille entre 30 % et 40 % des consultations médicales annuelles.
Les périodes de forte transmission correspondent principalement à la saison des
pluies (mai à octobre), lorsque les lacs et les caniveaux débordent et créent des
zones d’eau stagnante idéales pour la reproduction des moustiques Anopheles. Des
enquêtes sanitaires ont également montré que plus de 60 % des cas graves
nécessitant une hospitalisation sont dus au paludisme sévère.
II – ÉVOLUTION DANS LE TEMPS ET L’ESPACE
L’évolution du paludisme à Yamoussoukro est marquée par des fluctuations liées aux
saisons, aux changements climatiques et aux efforts de lutte menés dans la région.
Depuis plusieurs années, les données du Programme National de Lutte contre le
Paludisme (PNLP) montrent une persistance élevée des cas de paludisme,
notamment lors des saisons pluvieuses où les lacs artificiels et les caniveaux remplis
d’eau stagnante favorisent la reproduction des moustiques Anopheles.
Tendances Observées :
Augmentation saisonnière : Les cas de paludisme augmentent
considérablement entre mai et octobre, période correspondant à la
saison des pluies.
Efforts de lutte et résultats : Les campagnes de distribution de
moustiquaires imprégnées et de pulvérisation intra-domiciliaire ont
permis de réduirel’incidence dans certaines zones urbaines.
Cependant, les quartiers périphériques continuent d’enregistrer des
taux élevés en
raison de l’accès limité aux soins et du manque d’entretien des infrastructures de
drainage.
Progrès enregistrés : Selon les rapports récents, la Côte d’Ivoire a
connu une baisse globale de l’incidence du paludisme grâce aux
financements internationaux et aux programmes nationaux ciblés, bien
que Yamoussoukro reste une zone prioritaire à cause de ses
spécificités géographiques et environnementales.
Des efforts continus sont nécessaires pour améliorer la gestion des eaux stagnantes,
renforcer les campagnes de sensibilisation et garantir un accès équitable aux soins
dans toutes les zones de la ville.
III- LES GROUPES LES PLUS À RISQUE
En Côte d’Ivoire, et plus spécifiquement à Yamoussoukro, les personnes les plus à
risque de contracter le paludisme sont :
Les enfants de moins de 5 ans : Ils sont particulièrement vulnérables en
raison de leur système immunitaire encore en développement.
Les femmes enceintes : La grossesse affaiblit le système immunitaire
et augmente le risque de complications liées au paludisme, tant pour la
mère que pour l’enfant.
Les voyageurs :la ville de Yamoussoukro est une ville touristique, elle
enregistre plus 300 visiteurs par ans .Les personnes arrivant dans une
zone où le paludisme est endémique, comme Yamoussoukro, sont
particulièrement exposées, surtout si elles ne prennent pas les
précautions nécessaires.
Les personnes vivant ou travaillant dans des zones à forte densité de
moustiques : Cela inclut les zones rurales, les zones humides et les
zones où les mesures de lutte anti-vectorielle sont insuffisantes.
Les personnes ayant un système immunitaire affaibli : Les personnes
souffrant de maladies chroniques, de malnutrition ou ayant subi une
transplantation d’organe sont plus vulnérables.
CHAPITRE III : CAUSES DE LA PROPAGATION DU PALUDISME À
YAMOUSSOUKRO
I - LES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX
Yamoussoukro présente plusieurs facteurs environnementaux qui favorisent la
transmission du paludisme en raison de ses caractéristiques géographiques et
climatiques. Ces éléments créent des conditions idéales pour la reproduction des
moustiques Anopheles, principaux vecteurs du parasite Plasmodium.
1-Climat
Yamoussoukro bénéficie d’un climat tropical marqué par des saisons pluvieuses
intenses (mai à octobre) et une humidité élevée. Ces conditions climatiques
prolongent le cycle de vie des moustiques et augmentent la transmission du
paludisme.
2 – La géographie
1. Végétation dense et zones marécageuses
La végétation abondante et dans certaines zones périphériques offre des abris
naturels aux moustiques adultes, les protégeant des prédateurs et augmentant leur
longévité.
Autres facteurs environnementaux
a. Urbanisation non maîtrisée
Le développement rapide de la ville sans une gestion adéquate des infrastructures
d’assainissement contribue à l’apparition de nouveaux points d’eau stagnante dans
les quartiers périphériques mal aménagés.40 % des ménages enquêtés à Dioulakro
et Kokrenou disposent d’un cadre de vie insalubre contre 35 % à Kpangbassou et 20
% à Morofé. Dans les quartiers Morofé et Dioulakro, avec un assainissement
inachevé, ce sont les affections de paludisme qui sont les maladies les plus
contractées. Quant aux quartiers avec un assainissement inexistant, c’est-à-dire,
Kpangbassou et Kokrenou, ce sont les affections de la fièvre typhoïde, de paludisme
et de diarrhée qui sont les plus contractées. Ces différentes affections sont liées à
des cadres de vie insalubres découlant des assainissements inachevés ou
inexistants.
b .Présence de lacs artificiels
La ville est connue pour ses nombreux lacs artificiels, notamment ceux entourant la
Basilique Notre-Dame de la Paix et le Palais présidentiel. Ces plans d’eau
constituent des habitats parfaits pour la ponte des moustiques, surtout lorsqu’ils ne
sont pas traités régulièrement contre les larves.
c .Caniveaux mal entretenus
Les caniveaux ouverts et souvent obstrués par des déchets sont une source
importante d’eau stagnante. Lorsque ces infrastructures de drainage ne sont pas
nettoyées, elles deviennent des sites de reproduction pour les moustiques, surtout
pendant la saison des pluies.
Ces facteurs combinés rendent la lutte contre le paludisme à Yamoussoukro
particulièrement complexe et nécessitent des actions ciblées, notamment l’entretien
des lacs et des caniveaux, l’assainissement régulier des quartiers et la
Sensibilisation
Communautaires .
II – LES FACTEURS LIÉS AUX MOUSTIQUES
1 – Nombre et répartition des moustiques
Le paludisme à Yamoussoukro, comme dans d'autres régions d'Afrique, est
étroitement lié à la présence et à la densité de moustiques vecteurs, principalement
du genre anopheles. Ces insectes jouent un rôle crucial dans la transmission du
parasite plasmodium de personne à personne.
Plusieurs facteurs influencent le nombre et la répartition des moustiques à
Yamoussoukro :
Climat: La température, l'humidité et les précipitations influencent
directement le développement des larves de moustiques et l'activité des
adultes. Les régions tropicales, comme Yamoussoukro, offrent des
conditions climatiques favorables à la prolifération des moustiques.
Végétation:La présence de points d'eau stagnante (marécages, flaques,
récipients) favorise le développement des larves de moustiques. Une
végétation dense peut également fournir des abris aux moustiques
adultes.
Urbanisation:L'urbanisation peut modifier les habitats naturels des
moustiques, créant de nouveaux sites de reproduction. Par exemple, les
pneus usagés, les bidons et autres objets pouvant retenir l'eau peuvent
servir de gîtes larvaires
2 – Leur comportement
Sur les cinq espèces de parasites responsables du paludisme chez l’être humain, P.
falciparum et P. vivax sont les plus dangereux. P. falciparum est le parasite
provoquant le plus de décès et aussi le plus répandu sur le continent africain c’est le
cas de la côte d’ivoire précisément à Yamoussoukro, tandis que P. vivax est l’espèce
dominante dans la plupart des pays en dehors de l’Afrique subsaharienne. Les
autres espèces qui peuvent infecter l’être humain sont P. malariae, P. ovale et P.
knowlesi.
Le comportement des moustiques est un facteur crucial dans la transmission du
paludisme à Yamoussoukro, comme ailleurs en Côte d’Ivoire. Plusieurs aspects de
leur comportement influencent la propagation de la maladie.
À savoir :
Espèces de moustiques vecteurs : Certaines espèces de Anopheles, le
genre de moustique responsable de la transmission du paludisme, sont
plus efficaces que d’autres. L’identification des espèces présentes à
Yamoussoukro et leur comportement spécifique (préférence de gîtes
larvaires, heures de pointe d’activité, etc.) est essentielle pour comprendre la
dynamique de la transmission.
Période d’activité : Les moustiques ont des périodes d’activité qui varient
selon l’espèce et les conditions environnementales (température,
humidité). Des enquêteurs ont prouvé que les moustiques vecteurs sont
principalement actifs la nuit à Yamoussoukro.
Habitat et choix des gîtes larvaires : Les moustiques pondent leurs œufs
dans l’eau. Le type de gîte larvaire (eaux stagnantes, marécages, lacs ,
etc.) présent à Yamoussoukro influence la densité de la population de
moustiques.
Comportement alimentaire (hématophagie) : Seules les femelles
moustiques se nourrissent de sang pour développer leurs œufs. Leur
préférence pour l’homme par rapport aux autres animaux (anthropophilie)
augmente le risque de transmission du paludisme.
Distance de déplacement :La distance que les moustiques peuvent
parcourir pour se nourrir influence la dispersion de la maladie. Des
moustiques capables de voler sur de longues distances peuvent
contribuer à une transmission plus large à Yamoussoukro.
Résistance aux insecticides :L’utilisation massive d’insecticides peut
mener au développement de résistance chez les moustiques, rendant les
stratégies de contrôle moins efficaces. Ce facteur doit être pris en
compte pour la gestion du paludisme à Yamoussoukro.
III – LES FACTEURS LIÉS AUX HUMAINS
1 – La vulnérabilité individuelle
La vulnérabilité individuelle n’est pas une cause de la propagation du
paludisme à Yamoussoukro, mais plutôt un facteur qui influence la
susceptibilité des individus à l’infection et, par conséquent, indirectement, la
dynamique de la transmission. Voici comment :
Augmentation du réservoir d’hôtes :Une population avec un grand
nombre d’individus vulnérables (enfants, personnes
immunodéprimées, etc.) représente un réservoir plus important
pour le parasite. Plus il y a d’individus infectés, plus il y a de
chances que les moustiques vecteurs se nourrissent sur des
personnes infectées et propagent ainsi le parasite.
Difficultés de contrôle :Des individus vulnérables, en particulier les
jeunes enfants, peuvent ne pas recevoir de traitement adéquat ou
être moins bien protégés contre les piqûres de moustiques. Ceci
entrave les efforts de contrôle du paludisme. Une plus grande
proportion d’individus infectés et non traités signifie un plus grand
nombre de parasites circulant dans la population.
Transmission asymptomatique :Des individus vulnérables peuvent
être infectés sans présenter de symptômes (infection
asymptomatique). Ils peuvent ainsi inconsciemment contribuer à
la transmission du paludisme aux moustiques, sans même le
savoir.
2 – Les habitudes et comportements
Le paludisme est une maladie transmise par les moustiques, notamment le
moustique Anophèle, et est responsable de nombreux décès chaque année à
Yamoussoukro. Les habitudes et comportements des humains peuvent jouer un rôle
important dans la propagation de la maladie.
Tout d’abord, le manque de sensibilisation et de prévention au paludisme peut
contribuer à sa propagation. Les individus doivent être informés des risques liés à la
maladie, des moyens de prévention disponibles et des comportements à adopter
pour se protéger. Cela inclut notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées
d’insecticide, le port de vêtements longs et le recours aux produits répulsifs.
En outre, les pratiques d’assainissement et d’hygiène sont également cruciales
dans la lutte contre le paludisme. Une mauvaise gestion des déchets, des eaux
stagnantes et une mauvaise ventilation favorisent la reproduction des moustiques et
augmentent les risques d’infection. Il est donc primordial d’adopter des
comportements responsables en matière d’hygiène et d’assainissement pour limiter
la prolifération des vecteurs de la maladie.
Enfin, les déplacements et les voyages peuvent également jouer un rôle dans la
propagation du paludisme à Yamoussoukro. Les individus qui se rendent dans des
zones à risque de transmission de la maladie doivent prendre des précautions pour
se protéger, notamment en prenant un traitement préventif et en évitant les piqûres
de moustiques.
CHAPITRE IV : LES SOLUTIONS POUR PRÉVENIR ET LUTTER CONTRE LE
PALUDISME
I – LA LUTTE CONTRE LES MOUSTIQUES
1. Les moustiquaires traitées
Le gouvernement ivoirienne, continue de faire des efforts pour La distribution des
moustiquaires imprégnées afin d’éradiquer paludisme en côte d’ivoire, toutes les
villes bénéficient de cette distribution gratuite notamment dans sa capitale politique
Yamoussoukro. Mais, l’on constat que plusieurs personnes ne s’intérèsent pas bonne
action.
Une revue de Géographie de l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa,
DaloGéo, indique qu’avec 40% du total, Kpangbassou a le plus fort taux de chefs de
ménage qui n’utilisent plus la moustiquaire pour dormir et se protéger contre les
moustiques. Suivent Kokrenou avec 36 %, Dioulakro 33 % et Morofé 30 %.
Les moustiquaires traitées sont un outil efficace dans la lutte contre le paludisme à
Yamoussoukro. En les utilisant, on peut protéger les habitants contre les piqûres de
moustiques vecteurs de la maladie, réduisant ainsi le risque de transmission du
paludisme. De plus, les moustiquaires traitées avec des insecticides peuvent
également tuer les moustiques qui entrent en contact avec elles, limitant ainsi la
population de moustiques dans la région. Il est donc important de promouvoir
l’utilisation et la distribution de moustiquaires traitées dans la lutte contre le
paludisme à Yamoussoukro.
2. La pulvérisation à l’intérieur des maisons (intradomiciliaire)
Aujourd’hui 14 pays d’Afrique subsaharienne pratiquent la pulvérisation d’insecticide
à effet rémanent dans les habitations et dix d’entre eux utilisent du [Link]
stratégie de lutte antivectorielle arrive en côte d’ivoire après avoir fait ses preuves en
Inde,en Russie, en Amérique latine et dans certains pays Elle va consister à
pulvériser un insecticide sur les murs intérieurs des maisons pour tuer les
moustiques sur une longue période (6 mois à 1 ans ) le conseil du district de
Yamoussoukro a lancé une opération en 2017 intitulée « Assainissement : Le
Gouverneur de Yamoussoukro en guerre contre moustiques et insectes dans son
District ».Aujourd’hui nous voyons belle et bien les agents d’hygiènes qui sillonnent
des différents quartiers de la ville pour pulvériser les maisons.
3. Autres méthodes
Chimioprophylaxie
Les voyageurs se rendant vers des zones à risque de paludisme doivent consulter
un médecin avant le départ pour des médicaments préventifs adaptés ( médicaments
prophylactiques ). La prise peut commencer 2 à 3 semaines avant le voyage, se
poursuivre pendant le séjour et jusqu’à 4 semaines après l’exposition, pour éliminer
tout parasite [Link] méthode sera efficace pour tous les visiteurs de
Yamoussoukro.
Chimioprévention
La chimioprévention consiste à administrer des médicaments antipaludiques pour
prévenir le paludisme, surtout chez les populations vulnérables pendant les périodes
à risque. Elle inclut la prévention saisonnière, la protection des femmes enceintes et
des enfants, et le traitement après hospitalisation. Ces stratégies complètent les
mesures de lutte antivectorielle, le diagnostic rapide et le traitement des cas
confirmés. Elles sont efficaces, sûres et économiques pour réduire l’impact du
paludisme.
II -LE TRAITEMENT DE LA MALADIE
1- Diagnostic et traitement des malades
Le diagnostic et le traitement précoces du paludisme réduisent la morbidité et
préviennent la mortalité palustre et ils contribuent aussi à réduire la transmission.
L’OMS recommande que, dans tous les cas présumés, le paludisme soit confirmé
par un diagnostic basé sur la recherche des plasmodies (par microscopie ou test
diagnostique rapide).Le paludisme est une infection grave qui nécessite toujours un
traitement médicamenteux. Plusieurs médicaments sont utilisés pour prévenir et
traiter le paludisme. Voici les médicaments les plus courants contre le paludisme :
Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine sont le traitement le plus
efficace contre le paludisme à P. falciparum.
La chloroquine est recommandée pour le traitement de l’infection à P. vivax
uniquement dans les endroits où ce parasite est encore sensible à ce médicament.
La primaquine doit être ajoutée au traitement principal pour prévenir les rechutes de
l’infection à P. vivax et à P. ovale.
Certaines personnes peuvent se faire des injections de serum anti paludisme.
À Yamoussoukro, selon les données des pharmacies de la ville les médicaments les
plus utilisés contre le paludisme sont fait à base d’artéméther et luméfantrine.
C’est le cas de : paluva, artelcare , lufenter ,Bimalaril et bien d’autres .
Médecine traditionnelle
En Côte d'Ivoire, notamment en milieu rural, 75,8 % des populations ont recours à la
médecine traditionnelle pour traiter le paludisme. Chaque village possède ses
propres remèdes à base de plantes, d’écorces et de racines. À Yamoussoukro, ville
située au cœur du pays, cette pratique est encore présente malgré l'accès croissant
à la médecine moderne. En voici quelques remèdes Questionner au près des
praticiens :
Zrôme,tolè et Boraginaceae: plantes dont les racines sont mises dans l’eau et
consommées quotidiennement pour prévenir le paludisme.
Kananhon : Mélange de débris de dioxyde de carbone (CO2) récoltés sur les murs
des cuisines et de déjections de bœuf , filtré et bu comme remède.
Excréments de bœufs et feuilles de papaye ou du manguier : Utilisés autrefois
en pâte pour badigeonner le corps des [Link] permet de baisser la fièvre.
Méthodes d’utilisation :
Infusions buvables, souvent amères et difficiles à consommer.
Applications corporelles sous forme de pâtes médicinales.
Cependant, les agents de santé signalent que ces pratiques peuvent retarder l’accès
aux soins modernes, causant des complications graves. L’efficacité des traitements
traditionnels dépend souvent de la rapidité d'action et de la capacité du malade à
éliminer les toxines par vomissements ou urines .
À Yamoussoukro, comme dans plusieurs localités ivoiriennes, bien que la médecine
traditionnelle soit encore valorisée, le recours aux centres de santé modernes reste
indispensable pour éviter les complications liées au paludisme.
2 -Prévention pour certaines personnes
a -chez les femmes enceintes
Pour protéger les femmes enceintes contre le paludisme à Yamoussoukro, il est
essentiel de leur fournir des moustiquaires imprégnées,d’insecticide dès le début de
la grossesse. Elles doivent les utiliser tout au long de leur grossesse et pendant la
période [Link], le risque reste élevé. En complément, le traitement préventif
intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine (TPIp-SP) est recommandé pour prévenir
les complications liées au paludisme, telles que l’anémie maternelle, les infections
placentaires, le faible poids à la naissance et la mortalité néonatale. Cependant, ce
traitement ne remplace pas l’utilisation des moustiquaires imprégnées ; les deux
mesures sont essentielles pour une prévention efficace.
b- chez les bébés
Pour protéger nos nouveau-nés contre le paludisme dans la capitale politique, il est
crucial que les nourrissons dorment sous des moustiquaires imprégnées
d’insecticide, ce qui peut réduire la mortalité infantile de 20 %. En cas de symptômes,
l’accès rapide à un traitement antipaludique efficace permet de diminuer davantage
le risque de complications graves. De plus, la prévention commence dès la
grossesse : le traitement préventif intermittent du paludisme chez les femmes
enceintes réduit le risque de naissance d’enfants de faible poids et contribue à la
diminution de la mortalité maternelle et infantile. Ces mesures combinées assurent
une meilleure protection des nouveau-nés contre le paludisme.
3 – Autres actions
a - Informer et éduquer la population
La Côte d’Ivoire vise à éliminer le paludisme d’ici 2030 grâce à des actions intensives
sur le terrain. À Yamoussoukro, les autorités sanitaires multiplient les campagnes de
sensibilisation et de prévention. L’accent est mis sur l’utilisation des moustiquaires
imprégnées, le traitement précoce des cas et l’assainissement de l’environnement.
En ce qui concerne l’assainissement les autorités locales font des opérations (zéro
déchets),et mettent des services d’assainissement (moya service, service de
nettoyage des lacs) en place pour une ville saine Les habitants sont invités à se
rendre dans les centres de santé dès les premiers signes de fièvre. La lutte contre le
paludisme nécessite l’engagement de tous pour protéger les familles et sauver des
vies.
b – Améliorer les structures de santé
La Côte d’Ivoire est fermement résolue à garantir un accès équitable à des soins de
santé de Qualité pour tous. Le Plan National de Développement (PND) 2021–2025 et
le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2021-2025 s’inscrivent dans
cette dynamique. Au niveau des structures sanitaires on note que le Gouvernement
dispose d’un plan global D’investissement en santé. La période 2016-2020 a été
marquée par la poursuite des Investissements en faveur de la santé des populations,
entre autres : la réhabilitation partielle de 5 Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) et
de 14Hôpitaux Généraux ;la réhabilitation de 233 centres de santé urbains et ruraux .
Nous pouvons citer le CHR de Yamoussoukro qui à une capacité d’accueil qui à
presque doublé, passant de 70 à 100 lits, avec en plus, cinq chambres VIP
aménagées. En plus des structures publiques, la ville dispose d’établissements
privés emblématiques offrant des soins de qualité, comme l’Hôpital Catholique Saint
Joseph Moscati
c -le nouveau vaccin antipaludique
Aujourd’hui, le seul vaccin disponible contre le paludisme est le « RTS,S ». l’OMS
recommande une large utilisation du vaccin antipaludique RTS,S/AS01 chez l’enfant
dans les zones où la transmission du paludisme à P. falciparum est modérée à forte.
Il est démontré que le vaccin réduit considérablement la morbidité et la mortalité
palustres chez le jeune enfant. En octobre 2023, l’OMS a recommandé un deuxième
vaccin antipaludique sûr et efficace, le R21/Matrix-M. La disponibilité de deux vaccins
antipaludiques devrait permettre un déploiement à grande échelle dans toute
l’[Link] en côte d’ivoire où s’est tenu du 10 au 13 juillet 2023, à
Yamoussoukro,un atelier de validation du document de soumission pour l’introduction
du vaccin antipaludique en Côte d’ivoire dès l’année 2024. Cette intervention
marquera la volonté du Pays à éliminer le paludisme en mettant l’accent sur la
prévention et la promotion de la santé.
CHAPITRE V : ÉVALUATION DES ACTIONS MISES EN PLACE
I - COMMENT L’ETUDE A ÉTÉ FAITE
L’évaluation des stratégies de prévention et de contrôle du paludisme à
Yamoussoukro a été réalisée à travers :
Études d’impact : Analyse des indicateurs épidémiologiques avant et après la mise
en œuvre des interventions.
Enquêtes entomologiques : Surveillance des vecteurs (densité, taux d’infection des
moustiques).
Enquêtes communautaires : Collecte d’informations auprès des ménages sur
l’utilisation des moustiquaires imprégnées, le recours aux soins et la sensibilisation.
Données sanitaires : Analyse des statistiques fournies par les centres de santé
locaux sur le nombre de cas de paludisme déclarés.
II – RESULTATS OBTENUS
Les principales observations issues de l’étude sont :
Réduction de la prévalence : Une diminution modérée du nombre de cas de
paludisme a été observée après l’introduction des moustiquaires imprégnées et des
campagnes de sensibilisation.
Amélioration de l’accès aux soins : Une hausse du taux de consultation a été
enregistrée grâce à l’intensification des actions communautaires.
Effet variable selon les zones : Les quartiers urbains ont montré de meilleurs
résultats que les zones rurales en raison de meilleures infrastructures sanitaires.
III – OBSTACLES RENCONTRÉS
Malgré les efforts déployés, plusieurs facteurs limitants ont été identifiés :
Manque de sensibilisation continue : L’insuffisance de campagnes régulières a
réduit l’impact des mesures préventives.
Faible couverture des moustiquaires : La distribution irrégulière et le mauvais
usage des moustiquaires imprégnées ont été constatés. c’est le cas d’un jardinier à
assabou qui utilise les moustiquaires pour protéger ses fleurs.
Conditions environnementales défavorables : La présence de mares stagnantes
et la mauvaise gestion des déchets favorisent la prolifération des moustiques.
Accès limité aux soins dans les zones rurales : Le manque de centres de santé
dans certaines localités éloignées a compromis la prise en charge rapide des
malades.
Bien que les stratégies mises en place aient contribué à réduire l'impact du
paludisme à Yamoussoukro, des améliorations sont nécessaires, notamment dans la
continuité des actions de sensibilisation, l’accessibilité aux soins et la gestion
environnementale.
CONCLUSION
Yamoussoukro était une cité convoitée et appréciée du fait de son cadre de vie et de
son environnement [Link] aujourd’hui tous à changer ,il y a une manque de
pratique d’hygiène au sein de la population.
Le paludisme demeure un problème de santé publique majeur à Yamoussoukro,
où les conditions environnementales, les comportements humains et la présence
constante du vecteur Anopheles favorisent la transmission de la maladie. À travers
cette étude, nous avons analysé les facteurs de transmission, évalué les stratégies
de prévention et identifié les principaux défis rencontrés dans la lutte contre cette
maladie dans la région.
L’analyse des données locales révèle que, malgré les efforts déployés par les
autorités sanitaires, le paludisme reste endémique en raison de divers obstacles,
notamment le manque de sensibilisation continue, la gestion insuffisante de
l’environnement et l’accès limité aux services de santé dans certaines zones. La
persistance des eaux stagnantes, la faible utilisation des moustiquaires imprégnées
et les comportements à risque sont autant de facteurs qui exacerbent la propagation
du paludisme.
Cependant, certaines stratégies mises en place, comme la distribution de
moustiquaires, les campagnes de pulvérisation intradomiciliaire et l’introduction
récente du vaccin antipaludique, ont montré des résultats encourageants.
Néanmoins, leur efficacité reste limitée par des contraintes logistiques, économiques
et sociales.
Pour renforcer la lutte contre le paludisme à Yamoussoukro, plusieurs
recommandations s’imposent : intensifier les campagnes de sensibilisation
communautaire, renforcer la distribution et l’utilisation correcte des moustiquaires
imprégnées, améliorer l’accès aux soins de santé, notamment en zones rurales, et
mettre en place un système de gestion durable de l’environnement. Le déploiement
plus large du vaccin antipaludique constitue également une perspective prometteuse.
Enfin, cette étude met en lumière l’importance de recherches continues sur les
pécificités locales du paludisme à Yamoussoukro. Des études futures pourraient
explorer davantage l’impact des changements climatiques, l’évolution de la
résistance des parasites aux traitements et l’efficacité à long terme des nouvelles
stratégies de prévention. Une lutte intégrée, durable et adaptée aux réalités locales
est essentielle pour réduire de manière significative l’incidence du paludisme dans
cette région.