Guide Dafa
Guide Dafa
Ce guide ainsi que les documents du Programme DAFA sont à l’usage exclusif des organisations (ONA, OLA), des formateurs
DAFA (MF, CRF), des coordonnateurs et des animateurs DAFA.
Des éléments graphiques se retrouvent à travers le Guide de l’animateur pour identifier soit des :
Informations importantes Questions à poser
Informations supplémentaires Rappels sur les saines habitudes de vie
De plus, tout au long du guide, des exemples sont donnés pour faciliter l’apprentissage du contenu.
Les témoignages présentés dans le Guide de l’animateur ont été recueillis dans le cadre des diverses
consultations réalisées auprès de la communauté de pratique du Programme DAFA.
Avec la participation de
Dans ce document, le genre masculin est utilisé dans le but d'alléger le texte. Il inclut le genre féminin de
façon non discriminatoire chaque fois qu’il désigne des personnes.
»
Chapitre 1.1 Le Programme DAFA
Temps alloué : 1 h
Ce chapitre doit être vu au début de la formation DAFA.
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Comprendre les modalités du Programme et de la formation DAFA.
Prendre connaissance du site Web du Programme et comprendre ses fonctionnalités.
Contextualiser les informations reçues lors de la formation.
Développer un sentiment d’appartenance à la communauté de pratique du Programme DAFA.
Le Programme DAFA offre des formations, des outils et un soutien aux animateurs, aux formateurs et aux
gestionnaires. Le but est d’assurer une expérience de loisir de qualité et sécuritaire par une animation
adaptée aux besoins des groupes et des différents milieux d’animation de loisir et de sport. Le Programme
DAFA :
Répond aux standards de qualité et de sécurité attendues en animation.
Valorise la formation et le travail des animateurs;
Favorise le recrutement et la rétention. Encourage la circulation entre les réseaux par une
reconnaissance nationale du Programme, même hors Québec.
La formation de base en animation (Animateur DAFA), s’adresse à toute personne qui veut encadrer
un groupe de jeunes entre 5 et 17 ans dans un contexte de loisir.
Les formateurs du Programme obtiennent des certifications de « Maître formateur », de « Cadre responsable
de la formation »; de leur côté les responsables d’équipe peuvent obtenir la certification « Coordonnateur
d’équipe d’animation DAFA ». Des formations complémentaires sont développées pour répondre aux
différents besoins des animateurs et formateurs telles que « activité physique », « plein air »,
« participation citoyenne », « profil formateur », etc. En plus de ces formations et certifications, les
animateurs, les formateurs et les gestionnaires ont accès à des boîtes-outils et de l’accompagnement pour
offrir le Programme DAFA sur le site Web du Programme DAFA.
Formations du Formations
Organisations
profil de base complémentaires
Équipe nationale de
Conseil québécois du formation (ÉNF) Profil formateur (PF)
loisir (CQL)
B. Compétences transférables
Grâce à l’acquisition des connaissances pertinentes, à l’approche loisir de la formation et au stage pratique,
les participants sont amenés à développer une grande variété de compétences. Les compétences
développées sont celles de leadership, de relations interpersonnelles, de communication, en plus des
compétences clés reliées au monde du travail.
COMPÉTENCES DÉVELOPPÉES1
Respecter des délais
Résoudre des problèmes
Donner des directives claires
Assumer des responsabilités
Planifier le travail quotidien ou des événements spéciaux
Compétences clés
Suivre des instructions
Être créatif
Être logique
Trouver des solutions novatrices aux problèmes
Reconnaître et prévenir les facteurs de risque
Organiser et gérer des projets
Prendre des décisions
Participer à l’établissement des objectifs de son équipe
Compétences en
Expliquer des choses aux autres
leadership
Motiver les gens
Planifier des activités et les mettre en œuvre
Faire preuve de confiance en soi
Aider les autres et en prendre soin
Gérer les conflits, régler des différends
Faire preuve de tact et de diplomatie
Faire preuve de gentillesse et de compréhension
Compétences en
Savoir écouter attentivement
relations
Faire preuve de patience
interpersonnelles
Être courtois et sociable
Faire confiance aux gens
Bien travailler avec les autres
Suivre son intuition
M’exprimer clairement
Parler aisément avec les autres
Compétences en
Créer et parler de nouvelles idées
communication
Établir son propre réseau d'experts, de personnes-ressources
Parler en public
« Lors de la formation DAFA, on en apprend autant sur nous que sur les enfants. On
est plongé dans l’univers de l’animation autant théoriquement que pratiquement à
travers des mises en situation et des exemples concrets. Je vois cette formation comme
un coffre à outils que l’on me donne et qui me permet d’avoir de l’assurance lorsque
j’anime et d’utiliser au maximum ma créativité. » - Animateur DAFA
1
Gouvernement du Canada, Inventaire des compétences.
Pour l’enfant
Assure une animation et une intervention de qualité et sécuritaires, favorisant son développement
global.
Offre une programmation variée et axée sur le plaisir, qui permet l’initiative, l’autonomie, la
découverte et l’éducation au loisir.
Contribue à l’apprentissage des saines habitudes de vie.
Pour le parent
L’animateur formé DAFA est un gage de qualité et de confiance, ce qui favorise la conciliation
famille-travail-loisir sécuritaire (notamment lors de congés scolaires).
Amélioration de la relation entre le parent et l’animateur pour le bien-être du participant.
Pour l’animateur
Développe des savoirs, savoir-être et
« Je me suis servie des techniques
savoir-faire, transférables et reconnus
d'animation apprises dans la formation DAFA d’un milieu à l’autre.
pour des évènements, pour de l'aide aux Pour plusieurs, cela permet d’acquérir
une première expérience de travail et
devoirs, pour un oral à l'université, pour gérer d’ouvrir des perspectives d’emplois.
une équipe d'employés, etc. C'est plus que de Accorde une reconnaissance par les
différents milieux de loisir dans toutes les
l'animation d'enfants, ce sont des savoir-faire régions au Québec.
et savoir-être qui nous transforment! » Encourage la participation citoyenne des
jeunes dans le cadre de la formation.
- Animatrice DAFA
(Témoignage obtenu sur Dafa – Page Officielle)
« Les impacts de la formation DAFA sont nombreux. D’un côté, les commentaires que nous
avons reçus de la part des partenaires indiquent que les animateurs formés DAFA sont plus
débrouillards, plus structurés, plus autonomes. De l’autre côté, les parents sont rassurés de
savoir que nos animateurs reçoivent cette formation reconnue par son standard de qualité. »
- Organisation locale agréée
2
Conseil québécois du loisir, Cahier spécial DAFA, septembre 2016.
3
Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS), Alliés pour le développement et le mieux-être des collectivités -
Expérience innovante de partenariat entre l’économie sociale et le monde municipal - Diplôme d’Aptitude aux Fonctions
d’Animateur(DAFA), juin 2014.
Une fois inscrit dans le Programme DAFA, le participant peut s’inscrire à une formation d’un niveau supérieur
ou à une formation complémentaire à partir de son profil déjà existant.
1.1.6 Fondements
Le Programme DAFA repose sur des principes fondamentaux, qui se retrouvent de façon transversale dans
la formation. Ces principes fondamentaux sont présentés de façon plus détaillée dans le Cadre de référence
du Programme DAFA. Les personnes qui évoluent dans le cadre du Programme appliquent ces principes
dans leurs fonctions, en tout temps et en toutes occasions, leurs actions reflètent les valeurs
fondamentales. Dans le cadre de la formation de base en animation, le futur animateur apprend comment
appliquer, dans sa planification et son animation, les notions et les principes suivants :
Le loisir : un droit4
Le loisir est un droit reconnu depuis 1948 dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée
par l'Organisation des Nations Unies à l'effet que « Toute personne a droit au repos et aux loisirs »5, article
24. Cette notion de droit au loisir correspond à des valeurs partagées et reconnues comme indispensables
au mieux-être individuel et collectif par l'UNESCO 6.
4
Site Web du Conseil québécois du loisir : www.loisirquebec.com/index.asp?id=983.
5
Site Web des Nations Unies : www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights.
6
UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’éducation la science et la culture.
Participation citoyenne
La participation citoyenne se définit comme la prise de conscience de ses besoins et de ceux de sa
communauté, qui mène le jeune citoyen à poser des actions, ponctuelles ou régulières, individuelles ou
collectives, afin de transformer son milieu en vue de l’améliorer.10 Le Programme DAFA considère que la
l’animation est un acte de citoyenneté qui valorise de nombreuses aptitudes et permet l’émergence et le
développement d’expériences collectives ou individuelles enrichissantes. De plus, l’animation et les milieux
de loisir doivent favoriser l’éducation à la citoyenneté des participants.
Éducation au loisir11
L’éducation au loisir vise à rendre la personne compétente pour faire ses choix dans un contexte de loisir.
À cette fin, l’animateur et les milieux de loisir accompagnent les participants à faire des choix et à les rendre
ainsi acteurs de leur loisir.
7
Nations Unies, Déclaration des droits de l’enfant, 1959.
8
Manon DESNOYERS, Sylvie LANGLAIS, Les stéréotypes sexuels en camp de jour, Observatoire québécois du loisir, volume 14, numéro
3, 2016.
9
En référence à l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.
10
Table de concertation des forums jeunesse régionaux du Québec, Définition de la participation citoyenne.
11
Marie-Pierre L. NADEAU, Revamper l’éducation au loisir : exercice utile ou futile? Observatoire québécois du loisir, volume 12,
numéro 16, 2015.
Le jeu
Le jeu est la combinaison de 3 éléments essentiels : il doit y avoir un intérêt du participant, une action
(physique et/ou intellectuelle) et surtout une attitude ludique ( référence section 3.1). La principale
composante de l’attitude ludique est le plaisir. L’animateur utilise le jeu comme principal moyen
d’intervention.
Le jeu libre
« Le jeu libre est basé, entre autres, sur le plaisir, qui se traduit par une conduite choisie librement et dont
on n’attend aucun rendement spécifique. 12 » Le jeu libre a un effet majeur sur le développement des
enfants : il favorise l’autonomie, la capacité d’adaptation, la créativité, l’expression et la socialisation, le tout
dans le plaisir.13 L’animateur et les milieux de loisir favorisent l’initiative, l’autonomie et le choix dans le jeu
de l’enfant.
L’approche loisir
Cette approche place au centre de son intervention le jeu et le plaisir afin de favoriser l’acquisition
d’apprentissages et de favoriser l’émergence d’expériences de loisir individuelles ou collectives de qualité.
L’animateur certifié DAFA bénéficie d’une approche de formation unique par le choix des méthodes
d’apprentissages. La particularité de l’approche loisir se traduit par un climat propice à l’émergence des
idées, qui favorise et encourage les échanges, par des activités ludiques qui placent le participant dans
l’action et en relation constante avec ses pairs. L’animateur doit favoriser cette approche avec les
participants.
Inclusion sociale14
L’inclusion sociale vise à soutenir l’intégration universelle des personnes vulnérables et à renforcer la
cohésion sociale. Les milieux de loisir sont des endroits qui doivent favoriser l’inclusion sociale. L’animateur
agit de façon à favoriser la cohésion sociale.
Développement durable
Le développement durable, incluant les dimensions environnementale, sociale et économique, est au cœur
des grands enjeux de société. Le Programme DAFA entend appliquer ces principes et en promouvoir
l’adoption auprès de l’ensemble des intervenants des milieux du loisir.
L’animateur certifié possède les outils nécessaires pour véhiculer les fondements lorsqu’il anime et agit
comme modèle auprès d’un groupe. Que ce soit par ses savoirs, son savoir-faire (ses activités, sa
programmation, son milieu de vie) ou encore par son savoir-être (attitudes, empathie, écoute, etc.),
l’animateur doit favoriser le développement global des enfants et des adolescents dont il a la responsabilité.
Il accompagne le jeu et le groupe de façon à faire des choix et ainsi permettre son éducation au loisir. Il
est conscient et encourage, entre autres, les saines habitudes de vie, la préservation de l’environnement,
la participation citoyenne. L’animateur incarne aussi un leadership auprès de son groupe et, par conséquent,
il doit connaître et reconnaître les dynamiques de pouvoir qui peuvent exister. Il décèle, notamment les
comportements en lien avec l’intimidation et la discrimination. Ainsi, il agit en fonction de ces dynamiques
pour favoriser le bien-être des participants, en plus de participer à la création d’une société ouverte, inclusive
et égalitaire.
12
Francine, FERLAND, Le modèle ludique, 3e édition, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2003.
13
André THIBAULT, Le soutien à la pratique libre : une fonction centrale des services de loisir, Observatoire québécois du loisir,
volume 13, numéro 15, 2016.
14
Céline BELLOT, La question de l’inclusion sociale au Québec, Lightning Policy Brief Series, Mars 2016.
»
Chapitre 1.2 Le loisir
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure :
D’amorcer une première réflexion sur la notion de loisir et de temps libre.
De connaître les milieux d’implication en loisir pour les animateurs DAFA.
De prendre connaissance des principaux programmes de formations académiques qui ont le loisir
comme domaine d’étude principal.
1.2 Le loisir
La notion de loisir réfère à trois dimensions :
1 Le temps libre : la période de temps dont dispose un individu après s’être acquitté de ses obligations
professionnelles, scolaires, familiales et sociales.
3 La liberté de choix : la libre utilisation de son temps selon ses besoins, qu’ils soient de l’ordre de la
détente, du repos, du divertissement, du développement personnel, de l’expression de soi et de sa
créativité, selon ses goûts, ses habiletés, ses aspirations, ses ambitions et ses ressources.15
15
Gouvernement du Québec, Cadre d'intervention gouvernemental en matière de loisir et de sport – Pour un partenariat renouvelé,
1997.
16
L’Association canadienne des parcs et loisirs et le Conseil interprovincial du sport et des loisirs, Cadre stratégique 2015 pour le
loisir au Canada - Sur la voie du bien-être, 2015.
Le loisir permet la
SHV
découverte
d’environnements favorables
à l’apprentissage des saines
habitudes de vie.
Le développement des
Le bien-être des
Le bien-être des individus environnements naturels
communautés
et bâtis
17
Déclaration de Québec, Le loisir essentiel au développement des communautés, Organisation mondiale du loisir, 2008.
18
Le capital social est un « concept émergeant qui tente de définir et de mesurer la force des réseaux sociaux au sein d'une société
donnée à un moment déterminé. », Selon le Glossaire de Perspectives Monde de l’Université de Sherbrooke.
De plus, l’offre de loisir est possible grâce à l’engagement de milliers de bénévoles, en plus de tous les
travailleurs salariés.
Programmes
Des maîtrises et
En secondaire 4, Un diplôme d’études universitaires de 1er
doctorats sont
l’animateur peut collégiales de 3 ans permet cycle pour être
possibles en loisir
être certifié de devenir un technicien professionnel en
pour être
DAFA. d’intervention en loisir. loisir
chercheur/expert
(récréologue)
19
Site Web du Conseil québécois du loisir : www.loisirquebec.com.
»
Chapitre 1.3 Rôles et responsabilités de l’animateur
Temps alloué : 1 h 30
Ce chapitre doit être vu au début de la formation DAFA.
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Connaître les comportements et les attitudes éthiques propres à ses fonctions.
Comprendre son rôle au sein de l’organisation.
Varier son style d’animation en fonction des besoins et des moments.
16
1.3 Rôles et responsabilités de l’animateur
L’organisation est composée d’individus dotés d’une éthique personnelle, soit l’idée que se fait chaque
personne de valeurs héritées telles que l’intégrité, l’équité, la générosité, l’honnêteté, la loyauté. Chaque
personne grandit avec ces valeurs et les met en pratique plus ou moins rigoureusement.
ÉTHIQUE
VALEURS CROYANCES
PERSONNELLE
L’éthique organisationnelle (code d’éthique annexes 1a et 1b) est, quant à elle, constituée d’une
politique et de normes écrites qui définissent la manière dont chaque personne doit se conduire.
NORMES ÉTHIQUE
POLITIQUES ORGANISATIONNELLE
ÉCRITES
Les convictions d’une personne et celles de son organisation influencent le comportement de l’individu
et sur la prise de décisions.
COMPORTEMENT
ÉTHIQUE ÉTHIQUE
ET
PERSONNELLE ORGANISATIONNELLE
DÉCISIONS
Accepter la critique Être capable de recevoir Jugement Décider, face à un ensemble de faits,
des commentaires et des remarques dans le but des actions appropriées à poser.
d’améliorer son travail.
Maîtrise de soi Être capable de faire face à des
Assiduité Présence active régulière et soutenue situations particulières, de faire preuve de sang-
à l’endroit où l’on a des obligations à remplir. froid sans adopter une attitude trop émotive ou
trop défensive.
Autonomie Se prendre en charge, selon ses
responsabilités, de façon à poser des actions au Organisation du travail Préparer son travail
moment opportun dans un contexte déterminé. de façon à satisfaire les exigences de qualité,
d’efficacité et de l’échéancier.
Communication Utiliser un style, un ton et une
terminologie adaptés à la personne et aux Prévenance Avoir le souci constant de la
circonstances (référence section 1.4). recherche de qualité, aller au-devant des besoins
et démontrer de la curiosité en regard des tâches
Débrouillardise Réussir à résoudre un
du métier.
problème nouveau et imprévu en utilisant ses
propres moyens conformément aux règles. Protection Adopter un comportement
sécuritaire pour soi et pour les autres.
Efficacité Avoir du discernement entre le
service offert, les attentes (soi-même, participant, Respect de l’horaire de travail Tenir compte
organisation) et les conséquences économiques, des prescriptions pour assurer une présence
temporelles, etc. fonctionnelle à son milieu de travail de façon
régulière et soutenue.
Esprit d’équipe Travailler avec les autres de
manière solidaire en contribuant au travail de Respect de l’outillage Manipuler et ranger
l’équipe par ses idées et ses efforts. avec soin et selon les normes du fabriquant et leur
capacité, l’équipement.
Expression orale Utiliser la parole en adoptant
un style et un ton adaptés à la personne et aux Respect des lieux de travail Tenir compte
circonstances. des prescriptions d’utilisation et d’ordre des aires
de travail.
Hygiène personnelle Prendre soin de son
hygiène personnelle. Respect des règles Tenir compte des
prescriptions de la règlementation, des
Initiative Proposer ou entreprendre un travail,
procédures administratives et des règles de
soit pour son accomplissement ou son
fonctionnement.
avancement et en juger la qualité conformément
aux règles de la profession. Tenue professionnelle Adopter la tenue
générale et le décorum conforme aux règles de la
Innovation Introduire de la nouveauté dans la
profession.
résolution de problèmes.
Vigilance Observer avec attention et de façon
Intégrité professionnelle Réaliser son travail
soutenue le déroulement de ses tâches de travail
sans vouloir tromper, abuser, léser ou blesser les
de façon à en contrôler le résultat attendu.
autres.
20
Henri BOUDREAULT, professeur à l'UQAM en enseignement en formation professionnelle et technique, Les attitudes professionnelles.
B. L’organisation
ATTENTES RESPONSABILITÉS
L’organisation peut s’attendre à ce que La philosophie
l’animateur : L’animateur a la responsabilité de se conformer à
S’investisse et s’engage dans la mission de la philosophie, à la mission, aux valeurs et aux
l’organisation. objectifs ainsi qu’aux politiques établies par son
Exécute les tâches au meilleur de ses employeur.
capacités. Les règles
Les règles sont là pour le bien-être de tous.
Ait un comportement et un langage
L’animateur a la responsabilité de les faire
exemplaire puisqu’il représente l’organisation respecter.
en tout temps et qu’il est un modèle pour les Les tâches de l’animateur
participants. (référence à la section 1.3.4)
Se présente au travail en pleine possession de Respecter son contrat
ses moyens (physiques et intellectuels). Il L’animateur honore les termes de son contrat
s’organise pour être disposé à entreprendre (ponctualité, durée du contrat, nombre d’heures)
une journée de travail avec enthousiasme et Communique efficacement
favorise l’esprit d’équipe. Aviser son responsable immédiatement
Travaille en étroite collaboration avec les lorsque nécessaire.
responsables, les informe régulièrement de
son travail et n’hésite pas à demander de
l’aide en cas de besoin.
Collabore à l’organisation des activités ou
événements spéciaux.
Respecte le matériel et l’environnement mis à
sa disposition.
C. Collègues
ATTENTES RESPONSABILITÉS
Un collègue peut s’attendre à ce qu’un animateur : Si un animateur a des critiques à adresser à
Participe à la création d’un environnement un collègue, il doit le faire en privé au moment
de travail stimulant et positif. opportun.
S’implique au sein de l’équipe de travail Doit résoudre un conflit ou un problème entre
(activités d’équipe, réunion d’équipe et lui et un collègue le plus rapidement possible.
projets spéciaux). S’il a besoin d’en parler, il consulte sans hésiter son
Adapte sa communication et son responsable ou toute autre personne pouvant
comportement dans le but de respecter la intervenir à titre de médiateur.
hiérarchie et les différentes tâches de L’intimité
chacun. Chaque individu a droit à son intimité. Il est
important de déterminer entre collègues les
Valorise et écoute les idées ou
attentes et les besoins en ce domaine.
commentaires de ses collègues. Être alerte
L’animateur a la responsabilité de faire respecter
les règles auprès des jeunes. Si l’autre animateur
n’est pas là et que l’un de ses jeunes ne respecte
pas une règle, l’animateur présent est responsable
du respect de celle-ci.
D. Participants
ATTENTES RESPONSABILITÉS
L’animateur agit de façon à ce que le participant : La sécurité
Puisse jouer comme un enfant et non L’animateur utilise constamment son jugement de
comme un adulte en miniature. façon à éviter les accidents.
Participe à des jeux et à des activités en Il est responsable de l’intégrité morale dans son
lien avec ses capacités et sa maturité. groupe.
Soit traité avec dignité et respect par les Le plaisir
L’animateur est le principal responsable du climat
animateurs et les autres participants.
favorisant le plaisir de tous les participants.
Prenne part à l’animation et aux décisions Le progrès
concernant l’activité dans laquelle il est Cet élément signifie avoir le sentiment d’une
impliqué. progression du savoir-faire et des habiletés sociales
Possède l’information requise pour du participant.
participer à une nouvelle activité.
Soit considéré comme unique.
Éprouve un bien-être et reçoive une
attention personnalisée au besoin (tout en Favoriser l’activité physique, une
ne négligeant pas l’ensemble du groupe). saine alimentation, la capacité de SHV
Sente que l’animateur est juste avec tous
les jeunes. relaxation et la construction d’une
Ait une relation de confiance et privilégiée image corporelle positive.
avec son animateur.
E. Parents
ATTENTES RESPONSABILITÉS
Un parent peut s’attendre à ce que l’animateur : Le développement du jeune
Prenne le temps de l’écouter, de répondre Les parents ont plusieurs raisons d’envoyer
à ses questions et de prendre en leurs jeunes à une activité. Ils laissent leur
considération les commentaires. enfant avec confiance, les animateurs doivent
Communique avec lui les informations donc être responsables de cette confiance.
pertinentes. Le comportement
Effectue rapidement un suivi d’une Chaque famille a ses règles. Le Québec
situation lorsqu’elle se présente. d’aujourd’hui est multiculturel et ouvert sur la
diversité. L’animateur doit s’appuyer sur des
standards acceptables pour tous.
1. Activités
Planifier, préparer, organiser, animer et évaluer les périodes d’activités avec son groupe
(jeux, sorties, déplacements).
Planifier, préparer, organiser, animer et évaluer les activités du milieu de loisir
(thématiques, événements, sorties).
Favoriser et observer les jeux spontanés des participants.
2. Activités spécialisées
Accompagner son groupe durant les activités encadrées par les animateurs spécialistes et
participer à l’activité avec les jeunes.
Apporter son soutien aux personnes-ressources selon les besoins.
Dans un contexte aquatique, l’animateur doit seconder les sauveteurs dans leurs fonctions
(animation, sécurité, sortie de bain, discipline).
Être présent dans les vestiaires (idéalement de même sexe que les enfants). Il doit être le
premier à entrer et le dernier à sortir de ce local.
Lors d’une sortie, l’animateur peut soutenir le spécialiste pour la distribution de matériel.
La gestion du groupe est toujours sous la responsabilité de l’animateur.
3. Sorties à l’extérieur
Accompagner son groupe durant le déplacement.
Animer les temps d’attente (au besoin).
Organiser l’horaire des transitions, repas, déplacements.
Accompagner son groupe durant les activités encadrées.
4. Repas
Selon les milieux de loisir, prendre son dîner avec les jeunes.
Créer une atmosphère de détente.
S’assurer que là où ils dînent, les jeunes pourront bouger (comme il reste souvent du temps
après les repas).
Voir à la propreté des lieux.
5. Groupe
Accueillir, structurer, encadrer et motiver son groupe. (S’occuper de l’ambiance de plaisir
et de bien-être du groupe et de l’inclusion de tous les participants.)
Porter une grande attention aux absences de son groupe et remplir avec soin la feuille de
présences. (La gestion des absences se fait en fonctions de son milieu de loisir.)
Veiller au climat socio-affectif de son groupe.
6. Participants
Assurer la sécurité des membres de son groupe en étant présent constamment avec eux,
et le respect des règlements et procédures.
Répondre aux besoins des participants, même s’il s’agit de besoins particuliers (allergies,
comportements à défis, exclusion).
S’intéresser au vécu des jeunes.
S’occuper des petits problèmes des jeunes (casiers, boîtes à lunch), répondre à leurs
questions, trancher un problème de jeux, réconcilier les jeunes.
Souligner les événements marquants tels que les anniversaires et les bons coups.
Être présent avec les jeunes autant lors des activités que durant les moments libres.
7. Équipe de travail
Participer aux réunions d’équipe.
Communiquer les informations importantes (utilisation du matériel, situations, événements
à venir).
8. Organisation
Prendre soin du matériel et de l’environnement utilisé (ranger au bon endroit, le signaler
s’il est abîmé ou si des achats sont à planifier).
Utiliser les outils de fonctionnement (programmation, évaluation, fiche d’activité).
Remplir les formulaires et procédures lorsque nécessaire (rapport d’accident, feuille de
temps).
Participer à des sessions de formation afin de maintenir à jour ses compétences.
»
Chapitre 1.4 Communication
Temps alloué : 1 h 30
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Distinguer les éléments et les règles de base de la communication.
Reconnaître les obstacles à la communication.
Utiliser les principes de l’écoute active.
Reconnaître l’importance de la communication non verbale.
D’adapter sa position, son langage et ses explications en fonction de son interlocuteur.
Connaître les étapes essentielles du processus de traitement d’une plainte.
1.4 Communication
1.4.1 Composantes de la communication
A. Qu’est-ce que la communication?
La communication se définit comme le fait de communiquer, d’établir une relation avec quelqu’un ou
quelque chose. La communication signifie donc tout comportement qui a pour objet de transmettre des
idées et des sentiments à d’autres individus ou groupe, et de recevoir en retour les idées et les sentiments
des autres. La communication est fondée sur un processus technique (transmission d’informations) et sur
un processus psychologique (la compréhension mutuelle) favorisant un échange entre deux ou plusieurs
individus.
B. Éléments de la communication
L’émetteur, le message et le récepteur sont les trois éléments principaux de la communication sans lesquels
il est impossible d’établir un échange productif.
Message
Idées
Émotions
Véhicule
Décodage
Codage
Non-verbal
Environnement
Rétroaction
Émetteur Récepteur
L’émetteur est celui qui parle, qui a une information, une opinion à faire connaître. Il engage la
communication en codant son message, c’est-à-dire qu’il choisit les mots et la manière de livrer son
message.
Le récepteur est celui qui reçoit, perçoit et décode un message. Dans le processus de décodage, le
récepteur attribue une signification au message en fonction de l’intention perçue de l’émetteur.
Le message est constitué d’une composante conceptuelle (le contenu, l’idée, l’opinion) et d’une partie
affective (ce que ressent l’émetteur, ses émotions). C’est souvent l’aspect que l’on considère comme le plus
important de la communication. Toutefois, les mots ne produisent pas toujours l’effet escompté.
La rétroaction est la réponse du récepteur au message de l’émetteur. Elle permet au récepteur de vérifier
sa compréhension du message en le reformulant pour l’émetteur. L’écoute active est très importante pour
la réception adéquate du message.
La rétroaction se fait tout au long de la communication.
La rétroaction permet d’ajuster sa compréhension du message en tout temps.
La rétroaction est la réponse à ma communication.
D. Accueil et ouverture
Accueillir, c’est d’abord prendre contact d’une quelconque façon avec une personne tout en démontrant
une ouverture et une attitude positive. Il faut aussi répondre aux besoins de la personne accueillie.
Prise de contact
Verbale : saluer une personne en prononçant son nom et exprimer un mot de bienvenue.
Signe ou geste : Aller vers la personne.
Ouverture et attitude
Expression faciale (sourire).
Position et posture du corps (hauteur de l’enfant, contact visuel).
Langage choisi (vocabulaire, intonation).
Animateur – Enfant
Être accessible, répondre à ses questions, parler son langage :
o Employer des mots imagés.
Se mettre à la hauteur de
o Utiliser un langage correct et concret.
Démontrer son intérêt sincère envers le jeune : l’enfant pour lui parler.
!
o S’intéresser réellement à ce que l’enfant
fait, à ce qu’il aime, à ce à quoi il rêve, à
ce qu’il veut faire lorsqu’il sera grand.
Communiquer une confiance et un respect mutuel :
o Éviter de placer l’enfant en position d’infériorité ou de l’infantiliser.
Consulter l’enfant et lui donner des choix pour privilégier l’initiative et l’autonomie.
Aller chercher la collaboration de l’enfant plutôt que de le confronter.
Éviter de porter des jugements.
Garder toujours son calme, cela apaisera le groupe. Si l’on s’énerve ou s’inquiète, le contrôle du
groupe sera beaucoup plus difficile à obtenir ou à maintenir.
Prévoir des temps de communication et des moyens de communication avec les enfants :
o Temps d’accueil (ex : raconter sa soirée), temps de repas, boîtes à suggestions, systèmes
de lettres, etc.
Animateur – Parent
Entretenir une relation basée sur la confiance entièrement réciproque.
Apaiser leurs inquiétudes et les rassurer.
Prendre le temps de bien informer les parents des activités réalisées et à venir.
Voir les parents comme une solution plutôt qu’un problème.
Adopter une approche positive, même en cas de signalement de problème.
Utiliser la stratégie du sandwich : positif – négatif – positif :
« Votre enfant a très bien réussi l’activité de bricolage de ce matin, il s’est bien impliqué. Par
contre, au dîner, l’écoute des consignes était plus difficile. Il s’est éloigné du groupe malgré les
avertissements. C’est important qu’il reste avec son groupe pendant l’heure du dîner pour garder
le contrôle et une bonne ambiance. Par contre, il a fait preuve d’ouverture à la collation puisqu’il
a donné plusieurs idées d’activités pour la journée des olympiades ».
Animateur – Animateur
Établir une communication franche et sincère.
Tenir compte des différentes personnalités de tous les participants.
Adopter une communication professionnelle.
Animateur – Responsable
Entretenir une relation basée sur la confiance entièrement réciproque.
Nommer et résoudre le plus tôt possible les problèmes et apaiser les inquiétudes.
Adopter une communication professionnelle. Respecter la hiérarchie.
Prendre le temps de penser à son message, le transmettre de façon organisée.
C. Utilisation de la voix
La voix est un instrument qui sert à mettre en valeur un message de l’animateur. Bien moduler sa voix est
primordial. Quatre aspects sont à prendre en compte pour produire l’effet escompté lors d’une prise de
parole devant un groupe.
Le volume
Il est important que le volume de la voix soit plus élevé que lors d’un
Attention de
échange entre amis, par exemple. Il importe que toutes les personnes
présentes puissent entendre les propos. La voix est projetée21 dans la ! protéger sa voix!
salle sans être forcée, plus son volume est augmenté, plus les personnes
parlent fort et c’est une escalade sans fin.
Le débit
La tension et le stress contribuent à augmenter la vitesse à laquelle une personne s’exprime. Une attention
particulière doit être portée au débit naturel de la voix. Par exemple, conserver le débit utilisé lors d’un
échange avec la famille pourrait convenir pour s’adresser à un groupe. Il est possible de jouer
volontairement avec le débit pour créer un effet particulier ou mettre l’accent sur une partie d’un discours.
Des pauses de différentes longueurs peuvent aussi être utilisées pour attirer l’attention sur des aspects
spécifiques.
Le registre
Le registre de voix naturel doit être privilégié. Une voix forcée, qui passe d’un registre plus grave à un
registre plus élevé, aura tendance à passer d’un registre à l’autre, ce qui peut être désagréable pour les
participants.
Il est possible d’ajouter un brin de fantaisie en utilisant volontairement une voix aiguë ou grave pour raconter
une anecdote, incarner un personnage et pour capter davantage l’attention des gens sur des éléments de
la prise de parole.
L’articulation
L’animateur doit porter une attention particulière à son articulation. Au besoin, il ralentit son débit de parole.
Savoir écouter
Écouter sans interrompre, laisser parler la personne exprimer ce qui la contrarie.
Démontrer tout de l’intérêt.
Utiliser le langage non verbal pour manifester de l’intérêt.
Poser des questions.
Lire la plainte écrite, s’il y a lieu, jusqu’au bout avant d’émettre une opinion.
21
Ressources utiles : Louise Arsenault, Coach vocal et WikiHow, « Comment projeter votre voix? ».
»
Chapitre 1.5 Travail d’équipe
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Connaître les caractéristiques d’une équipe de travail efficace.
Comprendre les étapes d’un travail d’équipe.
Relations Communication
Savoir créer une ambiance Faire connaître ses émotions.
décontractée. Favoriser l’utilisation du « je » pour
Être attentif aux autres, féliciter, s’exprimer.
encourager et remercier. Être clair et précis dans ses propos, pas
Être disponible pour les autres. de sous-entendus.
Échanger d’égal à égal. Choisir les mots judicieux et appropriés
aux circonstances.
À la piscine, il faut déterminer le rôle de chaque animateur (qui va aux vestiaires, qui va accueillir les jeunes
au bord de l’eau?). Il peut être intéressant de prévoir un endroit où les serviettes du groupe seront rangées.
De cette façon, l’animateur posté au bord de la piscine peut être certain que tous les jeunes sont dans l’eau.
22
Faculté des sciences de l'éducation, Théorie et pratique à l'intention des étudiants et étudiantes du premier cycle, Université Laval,
septembre 1996.
Ces étapes peuvent aussi être vécues par le groupe confié à l’animateur. En les reconnaissant, il peut ainsi
mieux intervenir. Que soit au sein de l’équipe de travail ou du groupe à animer, il faut retenir que ces étapes
n’auront pas la même durée et pourront même se répéter (pour les étapes 2-3-4). Il est important de retenir
que toute ces étapes sont normales dans le cadre du travail d’équipe ou d’animation du groupe et que c’est
à travers ce processus que se réalisent des expériences individuelles et collectives enrichissantes.
23
Adaptation de Bruce TUCKMAN, Developmental sequence in small groups, 1965.
Bruce Wayne Tuckman (né en 1938) est un psycho-sociologue américain qui a proposé un modèle de construction de la cohésion
d'un petit groupe (team-building) en cinq étapes (quatre à l'origine). Le professeur Tuckman est professeur émérite à l'Ohio State
University.
Pour un travail d’équipe agréable et pour une bonne entente, il est important de tenir compte de certains
critères qui influencent personnellement chaque individu. Voici des exemples :
Compétences et
complémentarité Provenance socio-économique
« J’aime mieux animer le « Je travaille pour payer mes
groupe que de m’occuper des études durant l’année, je ne peux
enfants plus difficiles, Marc donc pas aller avec vous au cinéma
préfère le contraire, nous tous les soirs, mais j’ai envie d’être
formons une bonne équipe. inclus dans l’équipe. »
Nous pouvons nous observer et
nous améliorer tous les deux. »
Expérience
« J’étudie en enseignement et
Intérêts et disponibilités j’anime ici depuis 3 ans, je dois faire
« Je ne peux pas venir avec vous attention de ne pas prendre
après le travail, j’ai une pratique de toujours le leadership pour donner
volleyball, ce qui est très important la chance aux nouveaux animateurs
pour moi, mais cela ne veut pas dire d’apprendre et de s’intégrer. »
que vous ne l’êtes pas pour autant. »
Motivations
Personnalité
« Je préfère aller seul avec mon groupe
« J’ai une personnalité très
que de faire des grands jeux avec
extravertie, je me sens vite
plusieurs animateurs. »
brimée. »
»
Chapitre 2.1 Besoins et caractéristiques
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Connaître les caractéristiques et les besoins du développement de l’enfant et de l’adolescent.
Comprendre les facteurs qui influencent le développement de l’enfant et de l’adolescent.
Identifier les types d’activités associés aux caractéristiques des différents groupes d’âge.
Famille? Culture?
Capacités et
caractéristiques cognitives
Amis?
Image
Caractéristiques affectives corporelle?
Intérêt?
État de santé
Âge?
Croyance?
Capacités physiques
Condition socio-
économique?
Biophysique
La connaissance des besoins de la personne est essentielle pour animer et intervenir de façon adéquate.
De la programmation à l’évaluation d’une activité, l’animateur devrait travailler à répondre aux besoins
des participants. En cours de route, il est possible que certains enfants aient, par exemple, un plus
grand besoin de pouvoir, et d’autres de liberté. Il faut s’ajuster en fonction du groupe d’âge, de l’intérêt,
mais aussi des besoins individuels de chacun. Voici une explication de chacun des besoins présentés
par Glasser ainsi que des exemples de questions à se poser pour répondre au besoin.
24
Emploi-Québec, L’approche d’intervention et parcours (annexe 2), 2011.
25
Idem, p. 1.
Appartenance
Aimer, partager, coopérer
Survie Pouvoir
Sécurité, intégrité, Gagner, prestige,
physique Compétence
Liberté Plaisir
Choisir, bouger, Jouer, apprendre
avoir accès à des choix
EXPLICATIONS EXEMPLES
Être et se sentir en sécurité L’enfant a-t-il faim, soif ou froid?
physique et psychologique A-t-il assez dormi?
Survie Prendre soin de sa santé Le lieu de l’activité est-il sécuritaire?
Être sécurisé face à ses peurs et à Le matériel est-il en bon état?
ses craintes L’activité est-elle encadrée adéquatement?
Se sentir en relation positive avec Est-ce qu’un jeune est privilégié au
l’entourage professionnel détriment des autres?
Faire partie de l’équipe au sens Est-ce que je favorise l’intégration de tout
large le monde?
Appartenance
Avoir des échanges de tous ordres Les interventions favorisent-elles la
Se sentir accepté, accueilli (on coopération et le partage?
apprécie ma compagnie)
Être en relation
Être et se sentir reconnu L’animateur est-il à l’écoute des jeunes?
Être entendu, considéré Est-ce que les activités sont adaptées à
Avoir quelque chose à dire et à leurs compétences?
faire qui soit d’une importance Est-ce qu’ils ont l’occasion de vivre des
commune situations de réussites?
Pouvoir Se sentir en contrôle de sa vie Et est-ce que les participants peuvent
Se reconnaître des forces, des prendre des responsabilités?
capacités et que les autres nous
en reconnaissent également
Éprouver de la fierté
Être capable d’influencer
Jouer, apprendre Est-ce que le jeu et le plaisir sont favorisés
Avoir du plaisir (au lieu d’activité sans réel plaisir)?
Rire, s’amuser Est-ce que je tiens compte de leur
Plaisir
Relaxer, décompresser, ressentir développement?
le bien-être Est-ce que les participants rient?
Ventiler
Sentir qu’on a du contrôle sur sa Est-ce que les participants peuvent
vie s’exprimer sans être arrêtés, ridiculisés?
Pouvoir faire des choix Est-ce que les activités et l’environnement
Liberté Avoir la possibilité d’exprimer son permettent au participant de bouger
opinion, de donner son avis librement?
Avoir le droit à l’erreur Est-ce qu’il y a beaucoup de temps d’arrêts
(assis), en silence ou d’attente?
C. Motivation
La motivation se définit comme « l'ensemble de désir et de volonté qui pousse une personne à accomplir
une tâche ou à viser un objectif correspondant à un besoin26 ». C'est une énergie qui, à partir des besoins
(forces internes) et des conditions de l'environnement (forces externes), pousse l'individu à agir.
La motivation du jeune influence l’attention et l’effort qu’il mettra dans l’activité proposée. L’animateur peut
utiliser un système d’émulation pour agir sur la motivation. Il est toujours préférable de répondre aux
motivations qui viennent des participants (motivations intrinsèques, internes). Le schéma suivant indique
certains facteurs qui peuvent influencer la motivation.
MOTIVATION
INTERNE EXTERNE
• Intérêt • Autorité
• Plaisir • Environnement
• Compétence • Pressions sociales
• Curiosité • Intégration
D. Les émotions27
Une émotion est une réaction psychologique et physique à un besoin. Il est important de reconnaître les
émotions vécues par soi et par le participant, car elles influencent grandement le comportement du
participant. Ainsi, il sera plus facile de comprendre la situation et d’adapter l’animation, l’intervention et la
communication avec le participant. Pour favoriser le développement global de l’enfant, l’animateur peut :
1. Apprendre aux jeunes à reconnaître les signaux d’une émotion.
2. Aider les jeunes à nommer les émotions ressenties.
3. Amener les jeunes à s’exprimer avec des mots et non avec des gestes.
EXEMPLES D’ÉMOTIONS
Peur Préoccupé, méfiant, anxieux, tourmenté, inquiet, angoissé, effrayé, paniqué
Joie Content, statifait, heureux, optimiste, enchanté, enthousiaste, excité, euphorique
Surprise Distrait, dérouté, décontenancé, ébahi, estomaqué, étonné, saisi
Tristesse Déçu, affecté, embarassé, peiné, blessé, navré, désespé, anéanti, déprimé
Colère Agacé, contrarié, impatient, mécontent, irrité, frustré, exaspéré, furieux, enragé
Dégoût Dégouté, répugné, répulsé, révulsé
Tranquillité Confiant, détendu, relaxé, équilibré, libéré, paisible
26
Dictionnaire actuel de l'éducation, 1993, p. 881.
27
Michelle, LARIVEY (psychologue). Tiré du Magazine électronique La lettre du psy, Vol. 2 No. 7, juillet 1998.
Différents parce que les développements physique, psychologique et social changent avec l’âge. Donc,
selon l’âge, chaque enfant a des besoins spécifiques et, pour chacun de ses besoins, on trouve des activités
davantage susceptibles de les satisfaire.
À noter que les informations contenues dans les pages suivantes servent d’indications générales. Il est
possible de rencontrer un jeune avec un degré de maturité différent et l’intervention devra être adaptée.
28
Francine FERLAND, Le développement de l’enfant au quotidien de 0-6 ans, les éditions du CHU Sainte-Justine. Et Centre
d'entraînement aux méthodes d'éducation active du Pays de la Loire, Psychologie et développement de l’enfant.
Devient de plus en plus habile aux jeux de saut à la corde et à jouer avec
une balle (la lancer, se taper dans les mains et l’attraper).
Commence à mettre de la force dans son jeu.
SON CORPS, SES
Commence à vouloir performer.
COMPORTEMENTS
A de l’intérêt pour les activités physiques.
Devient plus habile dans des activités qui demandent plus de précision, plus
de coordination (sports-Lego-Nintendo).
Devient plus réfléchi, plus attentif.
Commence à comprendre les notions d’espace (orientation).
Commence à comprendre les notions de temps, de durée (mois, saisons).
Aime faire des comparaisons concernant ce qui différencie les objets.
SA FAÇON DE
Commence à comprendre sans être le seul point de repère. Exemple : il
PENSER
peut différencier gauche et droite sur lui et les autres.
Aime les jeux et les activités de classement.
Pose des questions sur le « pourquoi des choses ».
A besoin d’être encouragé à trouver « sa » réponse.
Devient endurant.
Prend de la vitesse.
SON CORPS, SES Développe de l’intérêt pour les sports individuels ou d’équipe.
COMPORTEMENTS Commence à réussir deux mouvements dissociés (ex : lancer en courant).
Veut être un champion.
Aime les jeux de précision.
Aux yeux des jeunes, l’animateur est un modèle à un niveau différent selon l’âge et la maturité. Par
conséquent, il a une très grande influence sur les comportements, le développement et l’estime de soi des
participants. Il importe de bien comprendre les caractéristiques et de saisir le rôle à jouer pour en assurer
le développement à son plein potentiel.
»
Chapitre 2.2 Comportements et interventions
Temps alloué : 4 h 30
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Comprendre les composantes d’un comportement.
Identifier les différents comportements à défis particuliers.
Savoir intervenir en fonction des comportements observés.
Il est important que garder en tête les besoins de l’enfant et d’essayer d’y répondre le plus adéquatement
possible, surtout lorsqu’un enfant adopte un comportement non-désiré. À travers son geste, l’enfant ou
l’adolescent exprime un malaise, une tension. Il est bien de se rappeler qu’une situation stressante pour
l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre.
Voici des exemples de situations qui peuvent avoir un impact sur le participant :
Ne pas connaître l’horaire de la journée ou effectuer un changement dans la routine habituelle.
Changer d’animateur au moment de la transition vers le service de garde.
L’arrivée d’un enfant inconnu dans le groupe.
Le départ du parent au début de l’activité.
La peur de ne pas
réussir une activité. Un comportement plus difficile n’est pas nécessairement
Etc. un trouble de comportement. En aucun cas l’animateur !
est autorisé à poser un diagnostic sur un enfant.
Il importe toujours de se rappeler que l’attitude de l’animateur détermine aussi l’attitude de l’enfant. De
plus, une discipline basée sur une relation de confiance et de respect mutuel conduit à la collaboration et à
la complicité. Connaître les caractéristiques respectives des participants permet de les identifier et de choisir
l’intervention à privilégier.
29
Adaptation de la source : Cadre de référence et guide à l’intention du milieu scolaire, Gouvernement du Québec, 2015.
30
Fabienne FENOUILLET, Théorie de la motivation, 2e édition, Dunod, Paris, 2016, p.58.
L’image que l’animateur se fait d’un enfant est importante parce qu’elle influence la façon dont il agit avec
lui. Une perception fausse de la part de l’adulte provoque chez l’enfant concerné un nouveau comportement
qui finit par valider la fausse perception initiale. Comment cela se produit-il?
Projection des
Réception Fausses Attentes
ANIMATEUR d'informations perceptions (enfant)
attentes sur le
participant
Comportement concordant
Interprétation Comportement
ENFANT des attentes influencé
aux attentes de
l'animateur
Kevin est un campeur habituel au camp de vacances familiales. Cet été, il est dans un nouveau groupe avec
une nouvelle animatrice, « Pistache ». Son collègue l’informe qu’il était très agité et qu’il n’écoute pas les
consignes. Lorsque Pistache explique les règles de l’activité, elle mentionne qu’il est très important de les
respecter et elle ajoute : « Même toi, Kevin! ». Pourtant, Kevin avait pris beaucoup de maturité depuis la
dernière année.
31
Naître et grandir, L'enfant qui est agité, janvier 2016.
Naître et grandir, Le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), juillet 2014.
Manifestations de l’hyperactivité
L’hyperactivité se manifeste selon les 4 symptômes suivants :
2. L’inattention : Les enfants hyperactifs manifestent une attention et une concentration passagères
et superficielles, de même qu’un degré élevé de distraction. Ils semblent incapables de filtrer les
stimuli non pertinents provenant de l’environnement.
L’enfant peut ne pas avoir entendu ou retenu l'information au sujet du temps qu'il reste à l'activité
et être fâché de ne pas avoir terminé son dessin.
4. Les changements d’humeur : L’enfant hyperactif peut présenter des changements d’humeur
rapides et inexplicables. Il manifeste une réactivité excessive aux stimuli sensoriels; il est excitable,
influençable par les situations ambiantes.
Il peut crier après un enfant qui ne lui donne pas le crayon qu'il veut assez rapidement.
Exemple 3
Exemple 1 Exemple 2
Faire des équipes avec
Déterminer un endroit Lorsque certains enfants
des éléments qui sont
(carré dessiné au sol, commencent à atteindre
importants pour les
coussin, chaise, etc.) où leur limite de
enfants (ex : saveurs de
l’enfant peut aller pour concentration, mais que
crème glacée, sport).
se calmer lorsque c’est l’activité n’est pas
Les enfants avec une
nécessaire (pas une terminée, l’animateur
inattention ou des
punition). Lorsqu’il est peut prévoir un
difficultés
dans son espace, l’enfant « moment de folie ». (30
d’apprentissages auront
ne se fait pas déranger secondes de danse /
plus de facilité à retenir
et peut se calmer. course /grimaces, etc.)
leur équipe.
Pour que l’animateur puisse intervenir efficacement auprès d’un enfant hyperactif, il doit accepter le fait
que l’enfant est actif et énergique et qu’il n’y a pas d’intervention miracle pouvant le changer.
B. L’inhibition
Il est possible d’observer chez certains enfants la perte ou le manque d’activité. C’est un frein qui ralentit
le cours de la pensée et rend impossible l’effort mental soutenu. L’activité psychomotrice et volontaire est
diminuée et l’enfant semble réduit à l’impuissance. L’inhibition traduit un malaise chez l’enfant qui peut
signifier une mauvaise santé physique ou mentale, ou une insécurité affective. Puisque la plupart des
enfants inhibés le sont pour des raisons affectives, les exemples se concentrent davantage sur ce type de
causes.
32
La contrainte abusive est ici entendue comme un moyen utilisé par l’animateur pour faire obéir l’enfant à tout prix sans nuance,
sans possibilité de s’exprimer. Par exemple, dans un cas où un enfant ne voudrait pas participer à un jeu d’improvisation, l’animateur
ne chercherait pas à comprendre pourquoi l’enfant ne souhaite pas jouer, mais il l’obligerait à se produire devant les autres.
C. Agressivité et violence
Carl et Sophie jouent ensemble, Carl arrose Sophie. Sophie lance alors le ballon dans le
dos de Carl, qui se retourne et la pousse. L’animateur, qui n’a pas à juger à qui la faute,
fait venir les deux enfants pour discuter de la situation. « On va regarder ensemble ce
qui vient de se passer, mais vos gestes sont inacceptables. »
Refus Violation
Ne pas accepter, ne pas consentir et Transgresser, enfreindre un
ne pas reconnaître. règlement, la loi.
L’enfant, et plus particulièrement l’adolescent, peut s’opposer aux exigences des adultes (parents,
professeurs, animateurs), et cette attitude d’opposition peut se comprendre comme un désir de s’affirmer
ou de devenir autonome.
Il s’agit toujours d’examiner si le refus de l’autorité est justifié : va-t-il dans le sens d’une véritable autonomie
(prise de responsabilité ou affirmation) ou, au contraire, se réduit-il à une opposition fondée sur le sentiment
d’être incompris, de ne pas avoir sa place? Le refus de l’autorité se traduit par le fait de ne pas suivre les
directives, de ne pas porter attention aux demandes ou de faire l’inverse, et d’être provocant ou
irrespectueux.
E. Intimidation
Dans un groupe, il est possible d’observer un participant qui éprouve de la difficulté à s’intégrer aux autres,
qui subit le rejet ou qui soit victime d’intimidation. Le participant peut :
Manquer d’habiletés sociales.
Faire souvent l’objet de moqueries.
Présenter des différences physiques (voir Image corporelle).
Il existe deux formes d’intimidation : directe et indirecte. Dans l’intimidation directe, le jeune qui intimide
est en présence de sa victime et s’adresse directement à elle. Dans l’intimidation indirecte, le jeune qui
intimide ne s’adresse pas directement à sa victime. Il lui fait du tort en s’adressant à d’autres jeunes ou en
l’ignorant.
Interventions à privilégier33
De façon générale, il est important d’intervenir immédiatement et d’éclaircir la situation. Il est toujours
préférable d’en discuter avec le jeune concerné dans un premier temps et ensuite avec le groupe.
L’animateur doit parler de l’importance du respect avec le groupe.
33
Jeunesse J’écoute, Rapport de recherche sur l’intimidation, mars 2006.
Être disponible, à Pouvoir prendre un temps seul avec l'enfant et établir un plan d'action ou
l’écoute une entente.
Avoir des
Les comportements d'intimidation devraient provoquer une réaction
conséquences
rapide, mesurée, clairement définie et comprise à l'avance.
appropriées
+ Humour
Certains enfants sont très sensibles à ce que les autres pensent d’eux. Ils observent
les interactions autour d’eux, remarquent les détails et décodent bien les autres.
Ils ont un grand besoin de reconnaissance. Ils auront peut-être recours à
l’humour et aux commentaires hors propos. L’animateur doit :
• Préserver la dignité.
• Éviter les réprimandes publiques, car elles ne feront qu’amplifier la situation.
• Amener l’enfant à prendre conscience de l’impact négatif de ses petites
folies.
• Mettre en place des situations où l’enfant peut divertir les autres sans
provoquer un effet de contagion ou nuire au bon fonctionnement du groupe.
• Différencier le comportement de la personne qui l’adopte.
Attention au sarcasme!
Par conséquent, l’animateur peut agir en adaptant, accommodant et mettant en place des facilitateurs liés
à l’environnement physique et social, qui soutiennent la participation pleine et entière de la personne
handicapée (voir l’image Casse-tête).
L’animateur s’assurera que la piste d’hébertisme soit accessible à l’enfant qui a une prothèse à la jambe. Il
verra notamment à sélectionner son activité en fonction de certains lieux, et parfois à adapter du matériel.
Dans ce même contexte, l’animateur facilitera l’accès à un environnement social qui permet d’avoir des
relations significatives, positives avec les autres participants. Ainsi, l’animateur peut devoir sensibiliser les
participants au respect de la différence physique ou intellectuelle, par exemple.
L’accessibilité au loisir, c’est aussi permettre que chaque participant utilise d’une façon optimale son
potentiel tout en lui procurant des occasions de développer des liens significatifs réciproques avec les autres
participants.
L’expérience vécue par la personne ne repose pas essentiellement sur une accessibilité
physique à des lieux, équipements ou matériels, mais aussi sur la qualité de celle-ci. !
L’animateur peut poursuivre sa formation pour mieux comprendre les caractéristiques des personnes
atteintes de déficience intellectuelle, du trouble du spectre de l’autisme, de déficience physique, d’incapacité
visuelle et autres. Il est invité à comprendre les rôles de l’accompagnateur de la personne handicapée, à
s’outiller pour élaborer une programmation inclusive de loisir et à comprendre comment développer et
adapter des pratiques inclusives. Voici quelques formations complémentaires qui sont offertes.
Ressources complémentaires
Pour faciliter l’intégration des jeunes ayant des besoins particuliers, des outils sont
+
disponibles sur le site Web de l’Association des camps du Québec.
Lorsqu’un animateur intervient auprès d’un participant qui manifeste un comportement non approprié, il
doit passer par quatre étapes avant de déterminer l’intervention appropriée. L’animateur doit :
1. Écouter.
2. Reconnaître le comportement en utilisant son Constance Clarté
jugement. (continuiété) (précis)
3. Reconnaître ses compétences et accepter ses limites
(capacité de se remettre en question) Les 4 C de
4. Travailler en équipe et faire part adéquatement de l'intervention
ses commentaires à ses pairs. Cohérence Conséquence
5. Utiliser le jeu pour influencer la dynamique de (égalité, mêmes (en lien avec le
groupe. règles pour tous) comportement)
34
Santé Canada, Glossaire, 2008
B. Intervention graduée
Voici des exemples d’interventions à utiliser dans le cas de situations non souhaitables. L’animateur doit
être en mesure de les définir et d’identifier les situations dans lesquelles il convient de les utiliser. Il est
important de faire une intervention graduée pour donner une chance à l’enfant de corriger lui-même son
comportement.
2. L’ignorance intentionnelle
Il s’agit de l’art de fermer les yeux au bon moment. C’est ignorer le comportement du jeune, faire semblant
de ne pas voir qu’il agit négativement. En ignorant volontairement les comportements inacceptables (pas
le jeune), cela contribue à diminuer leur intensité. À utiliser lorsque le comportement n’est pas trop grave
et que l’on ne veut pas le renforcer devant le groupe. Tant qu’il reste tolérable et qu’il ne risque pas de
contaminer les autres membres du groupe.
4. La proximité physique
À l’occasion, certains jeunes peuvent tenter de poser un geste inacceptable parce qu’ils se savent à l’abri
des regards de l’autorité. L’animateur s’assure donc d’être au bon endroit, au bon moment. Le simple fait
d’être près du jeune et de se faire voir est suffisant pour mettre fin au comportement indésirable. Le contact
physique doit répondre au besoin du jeune (par exemple, consoler, soigner) et non au besoin physique ou
affectif de l’adulte.
Contre-indication : Certaines relations animateur-jeune sont chargées d’émotivité (attachement ou
agressivité). Cette technique peut compliquer la situation. Elle demande de s’entourer de grandes
précautions afin d’éviter la jalousie et que l’intervention ne soit interprétée comme du favoritisme au
détriment du groupe.
6. L’utilisation de l’humour
Recourir à l’humour peut diminuer la tension provoquée par une situation problématique et dédramatiser
les choses.
Contre-indication : L’humour doit être différencié de l’ironie et de la moquerie, qui peuvent rendre le
participant méfiant vis-à-vis l’adulte et le renforcer dans son comportement négatif.
7. L’appel direct
Il s’agit de faire appel à la raison du jeune (« As-tu pensé que …? »), à un certain contrôle en autant qu’il
le possède. L’animateur fait tout simplement appel à une relation personnelle, à une réalité physique, aux
réactions des autres, aux sens des valeurs, aux conséquences de ses actes.
- « Qu’est-ce qu’il vient de se passer? »
- « Que penses-tu de cela? »
- « Que peux-tu faire pour réparer ton erreur? »
9. La réparation
La réparation peut prendre diverses formes, mais elle doit demander des efforts au jeune. Ce moyen
d’intervention nécessite que le jeune soit capable de comprendre qu’il doit penser à son comportement et
aux conséquences de ses actes. Il est important que l’animateur fasse une rétroaction avec le jeune avant
de le réintégrer au jeu.
Exemple : Des excuses ou l’accomplissement d’une tâche, comme ramasser le matériel à la fin du jeu,
peuvent être des actes de réparation.
Accélération
Agitation Descente
Point de tension
Récupération
Calme
DESCRIPTION INTERVENTION
Le jeune participe aux activités. Il suit les Expliquer clairement les règles à suivre.
règles et répond aux attentes. Il répond Nommer les attentes envers l’enfant.
Calme aux questions, participe et a une relation Porter une attention constante aux enfants (par ex. :
positive envers l’animateur. Il peut initier leur donner régulièrement des tâches à faire).
des comportements appropriés envers ses Les informer par rétroaction sur leur rendement.
pairs.
C’est l’élément déclencheur d’une situation Identifier clairement le problème.
stressante. L’enfant aura tendance à Effectuer un remue-méninge sur des solutions.
Point de interpréter davantage les situations Évaluer les solutions (discuter des implications
tension ambiguës comme intentionnelles (l’autre a potentielles de cette solution).
fait exprès!). L’enfant vit une difficulté à Essayer la solution retenue.
résoudre un problème qui le déstabilise. Évaluer le résultat.
DESCRIPTION INTERVENTION
Diminuer les stimuli (musique, lumière, autres
personnes).
Calmer l’enfant.
Isoler l’enfant du groupe.
Étape qui dure un certain temps.
Proposer une activité individuelle, de relaxation.
L’agitation peut se traduire par de la
Établir la relation de confiance, de sécurité.
colère, des bouleversements, de la
Amener la personne à verbaliser son inconfort.
Agitation dépression, de la tristesse, de l’anxiété ou
L’animateur doit toutefois s’assurer que les autres enfants
de la frustration. On perçoit l’agitation
ne voient pas ces mesures comme des privilèges. Expliquer
par un langage non conventionnel, le
ces mesures comme des exceptions aux règles du code. Il
retrait du groupe, les mains dans les
est aussi possible que le jeune fuie le groupe
poches ou occupées.
momentanément. L’animateur doit l’accepter et ne doit pas
forcer le jeune agité à participer à l’activité. L’enfant va
sûrement revenir dans l’activité de lui-même; il faut
l’accepter dans le jeu.
Se déplacer lentement et parler calmement.
Amener la personne à verbaliser son inconfort.
Éviter le langage corporel agressant comme pointer,
fixer ou taper du pied.
Respecter l’espace vital et la liberté de mouvement.
Éviter de toucher certaines zones corporelles (les
mains et le dos particulièrement).
Garder une distance raisonnable et sécuritaire, éviter
de tourner le dos à l’enfant.
Se placer au même niveau (les yeux).
Utiliser un ton de voix calme et posé, respectueux,
Le jeune a des comportements qui demander de l’aide.
l’engagent (il fait une action et ne peut Être bref, ferme et direct.
revenir en arrière). Les comportements Identifier le comportement dérangeant, formuler
engagent d’autres personnes. Il l’impact de ce comportement sur vous et les autres,
Accélération
questionne et argumente. On constate donner des choix clairs et établir la limite.
cette étape par des signes comme Éviter de dire des phrases dans le style de : « Tu es
l’évasion, les menaces, l’intimidation, les bien agressif ».
abus verbaux ou les comportements Éviter de juger, de diminuer, de nier ou de minimiser
provocateurs. ce qu’il vit.
Donner du renforcement positif à la coopération.
Se retirer si le problème s’aggrave en assurant notre
sécurité, celle des autres enfants ainsi que de l’enfant
en crise (retirer tout objet pouvant devenir un
projectile ou une arme).
Il faut présenter le comportement attendu et les
conséquences négatives en cas de non-respect. Attention
de ne pas faire des menaces irréalistes. La crédibilité de
l’animateur en prendrait un sérieux coup même aux yeux
des autres enfants. Après l’événement, il faut faire un
retour avec l’enfant et remplir un rapport d’incident
DESCRIPTION INTERVENTION
Comportements très sérieux pouvant Assurer la sécurité des autres enfants (retirer si
présenter des risques pour la sécurité des possible tout objet pouvant devenir un projectile ou
autres. Destruction importante de une arme).
Le sommet l’environnement physique. L’enfant Contacter les parents.
attaque d’autres enfants, un animateur Établir un plan d’intervention ciblant certains
ou se mutile. Il entre dans une colère comportements observés dans la chaîne afin de se
extrême qui manifeste sa perte de prémunir pour l’avenir.
contrôle. Analyser l’environnement afin de l’ajuster.
Se caractérise par le début de l’accalmie.
Réduction de l’agitation. L’enfant n’est
pas coopératif ou ouvert à l’influence de
Isoler l’enfant.
l’adulte. On constate de la confusion, un
Lui laisser du temps pour se recadrer.
retrait. Il fuit les discussions. Certains
Donner une activité ou une tâche réalisable à faire dans
Descente enfants vont s’excuser, d’autres
un temps précis.
blâmeront les autres (l’incident n’est pas
Compléter un rapport d’événement.
de sa faute). Généralement, l’enfant qui
Remettre l’environnement en ordre.
vient tout juste de faire une crise répond
mieux à des directives simples et directes
ou à des tâches manuelles simples.
Retour apparent à la normale. L’enfant Revenir à la routine normale.
est disponible pour des activités Communiquer nos attentes de changement en
individuelles. Les propositions qui lui précisant comment on peut l’aider.
seront faites doivent lui permettre d’avoir Ne pas négocier maintenant les conséquences pour des
Récupération
un comportement sans engagement dans comportements graves.
les activités de groupe et les discussions. Faire un retour plus tard avec le jeune.
Il adoptera un comportement défensif et Établir un plan avec des étapes bien précises.
aura tendance à éviter les retours.
L’arrêt physique
Généralement, un protocole d’intervention est prévu pour ces situations délicates.
+
L’animateur doit questionner le responsable et prendre connaissance des politiques
en vigueur au sein de l’organisation.
»
Chapitre 2.3 Créer et intervenir dans un groupe
Temps alloué : 3 h 30
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Connaître et comprendre la dynamique d’un groupe.
Savoir gérer efficacement un groupe.
Intervenir en situation de conflit.
Réagir en situation de crise.
Les participants ont des moments pour développer des Jeu de présentation (brise-glace).
liens. Conseils de coopération.
Aucun participant n’est favorisé au détriment des Jeux coopératifs.
autres, et aucun ne participant est préféré. Projets collectifs.
Adopter un système d’émulation. Tournois intergroupes.
Intervenir positivement en soignant le type d’humour Développement du sentiment
utilisé. d’appartenance au groupe (nom
S’assurer que, même avec les autres collègues, aucune d’équipe, drapeau, signe distinctif,
phrase négative n’est utilisée devant les enfants. etc.) et au milieu de loisir (chandail de
« Kaboum, tes plongeons sont tellement poches! » l’organisation, zone d’affichage des
Vérifier que les règles du groupe sont claires. dessins réalisés à l’entrée, mur de
Prendre le temps d’observer le jeu des enfants pour photos, etc.)
comprendre les dynamiques qui s’installent dans le Système d’émulation.
groupe. Afficher les règles de respect.
Favoriser les propositions d’idées d’activités par les Stratégies variées pour séparer les
participants et valoriser la prise de décision collective. équipes.
Avoir une attitude positive face à l’activité physique et
parler des sports et activités de plein air pratiqués.
Axer davantage sur le plaisir et la santé que sur la
performance.
Personnel
Groupe Perception du jeune quant à sa Externe
Nombre de jeunes présence dans le groupe Matériel
Composition du groupe Confiance en soi Endroit
Types de personnalités Compétences Thématique
des membres Désir vs obligation de Sorties
participer
Ce matin, l’animatrice Bulle est malade. Le groupe est jumelé avec Caboche pour la
journée. Isabelle aime beaucoup Bulle et trouve que Caboche parle trop fort. Toutefois,
tout le monde y va, alors elle suit! Surtout que son amie Mélanie est aussi de la partie.
Caboche propose d’aller dans le boisé pour ramasser du bois en vue de faire une cabane.
Isabelle n’a pas envie, car elle a mis son nouveau pantalon turquoise et qu’il a plu hier;
le boisé est donc humide. Caboche remarque qu’Isabelle reste à l’orée du bois avec
Mélanie. Il s’approche et leur propose plutôt de l’aider à classer les branches en ordre
de grandeur. Isabelle et Mélanie sont ravies et proposent même au groupe de faire la
cabane en forme de pentagone.
B. Système d’émulation
Un système d’émulation peut être vu comme des systèmes pour stimuler la motivation et pour faciliter
l’autorégulation des participants. C’est un outil pratique et efficace pour améliorer l’atmosphère d’un groupe
ou régler une situation plus délicate avec un ou plusieurs jeunes. Le but d’un système d’émulation consiste
à réussir à rejoindre subtilement, le plus possible, tous les jeunes.
Il est important que le système d’émulation représente un défi pour les jeunes,
qu’il serve à les valoriser. De plus, ceux qui le bâtissent doivent faire preuve !
d’originalité et de créativité.
1. Faire preuve Éviter une trop grande compétition entre les participants.
d’équité S’assurer de choisir des défis adaptés à l’âge des jeunes.
3. Choisir des défis Fixer un défi significatif et réalisable pour chaque jeune.
accessibles Utiliser le renforcement positif.
1. Individuel
Effectuer un suivi adapté à un jeune en particulier, soit sous forme de contrat qui est rempli par le
participant et l’animateur, et qui est présenté aux parents et responsable de l’organisation. Le
tableau journalier avec des bonshommes sourires (heureux, neutre, malheureux) ou des éléments
de météo (soleil, nuages, pluie) disposés à côté du nom des jeunes est aussi une idée simple et
intéressante.
Par exemple, l’enfant reçoit une étampe dans son passeport lorsqu’il accomplie un des objectifs
(attendre son tour pour un jeu, compléter une activité, etc.).
2. D’équipe
Pour améliorer l’atmosphère du groupe, faire un suivi quotidien de tout le groupe.
Tous les participants d’une équipe sont représentés sur un tableau par un bateau. À la fin de la
journée, selon le comportement du groupe, le bateau avance ou reste sur place au travers des
vagues (thème du tableau : dessin de la mer).
3. De l’organisation
Système d’émulation qui s’adresse à tous les jeunes participants aux activités de l’organisation. Il
peut être en lien avec la thématique.
Pour une activité de défi de course, tous les jeunes du camp amassent des points pour chaque
kilomètre parcouru à la course ou à pied. Prévoir une activité récompense si le camp atteint l’objectif
fixé.
Il est recommandé de convenir d’un code de vie de groupe (annexe 3) afin de s’y référer pendant les
activités. La plupart des organisations dispose d’un code vie prévu pour les participants. Si c’est le cas, il
est important de reprendre le même et de l’adapter au groupe au besoin. Il est de la responsabilité de
l’animateur de s’assurer de la cohérence avec celui de l’organisation.
1. Malentendu 2. Le différend
Problème lié aux communications, difficultés à Problème lié à la divergence d’opinion, de
se comprendre. vision, de valeurs.
3. La dispute 4. Le conflit
Problème lié à la divergence d’opinion, de Problème qui a pris de l’ampleur. Les jeunes
vision, de valeurs, et qui implique des s’évitent, ils deviennent « ennemis ». Souvent,
émotions, des attaques personnelles et de la c’est le résultat d’un malentendu qui s’est
défensive. transformé en dispute et qui n’a pas été réglé.
1. Définir le problème
Le problème doit être spécifique, clair et précis. Il faut mettre l’accent sur un seul problème à la fois.
Éviter d’accuser ou de blâmer.
- Rencontrer ensemble les jeunes concernés.
- Faire respecter la réalité, le point de vue de chacun.
- Amener les jeunes à s’expliquer, se parler et s’écouter.
- Accorder une importance aux émotions ressenties par chacun.
Envisager toutes les options. Il y a souvent plusieurs solutions à chaque problème. Faire preuve de
créativité pour trouver de nouvelles solutions.
- Repérer des valeurs communes, des similitudes dans la façon de voir les choses.
Pourquoi les solutions vont bien fonctionner? Pourquoi les solutions ne vont pas fonctionner? Les
solutions sont-elles justes pour tout le monde?
Choisir, parmi toutes les solutions, celle qui semble la plus efficace. Tout le monde doit être d’accord
sur la solution.
- Aider à trouver une solution convenable pour les deux parties (gagnant-gagnant)
5. Résoudre le conflit
Tout le monde promet d’agir pour qu’il ait une résolution de conflit Tout le monde s’engage à utiliser
la solution choisie, et que, si la solution ne fonctionne pas, il faudra revoir les options.
Marc et Lydia se disputent dans une salle d’activité. Marc veut que la fenêtre soit grande
ouverte et Lydia veut qu’elle soit fermée. Ils s’obstinent sur la hauteur à laquelle elle devrait
être ouverte. Aucune solution ne les satisfait tous les deux. À ce moment-là, l’animateur
intervient. Il demande à Marc pourquoi il veut ouvrir la fenêtre. Il lui répond : « Pour
avoir de l’air frais ». Il demande ensuite à Lydia pourquoi elle veut qu’elle soit fermée. Elle
lui dit : « Pour éviter les courants d’air ». L’animateur propose donc d’ouvrir une fenêtre
à l’arrière de la salle, laissant entrer l’air frais sans créer de courants d’air. Cette situation
est typique de bien des négociations entre deux parties. L’animateur a été capable
d’identifier les intérêts de chacun et de trouver une solution satisfaisante pour les deux.
»
Chapitre 3.1 Le jeu et les activités
Temps alloué : 2 h 30
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Connaître l’importance du jeu.
Reconnaître et utiliser les différentes formes de jeu selon la situation.
La première caractéristique du jeu de l’enfant est son côté sérieux et sa grande rigueur. L’enfant se plonge
entier dans son activité. Se sentant petit, il réduit le monde à des dimensions où il est le roi et maître de la
situation. C’est pour cette raison que le jeu présente quelque chose de mystérieux et d’imaginaire, un
espace où l’adulte ne peut pas intervenir. L’imitation constitue une autre caractéristique importante du jeu
de l’enfant, qui grandit grâce à ce qui l’entoure.
Le jeu est essentiel à l’enfant, car il lui permet de mieux comprendre et de mieux maîtriser le milieu
dans lequel il évolue.
Le jeu offre à l’enfant la possibilité d’explorer et d’expérimenter le monde qui l’entoure.
Pour tous, le jeu est l’occasion de vivre des expériences nouvelles qui favorisent l’esprit d’initiative et de
créativité. Ces situations d’apprentissage doivent être vécues dans un esprit de plaisir tout en favorisant
des interactions entre les participants.
Attitude
Jeu
Intérêt Action
Attitude : L’attitude est l’essence du jeu, elle est à la base de l’activité. Autrement dit, il s’agit de l’état
d’esprit qui anime la personne qui fait l’activité. Sans cette attitude ludique, il n’y a pas de jeu, il s’agit alors
d’un exercice ou même une corvée.
Chez l’enfant, l’attitude se caractérise par six éléments :
1. Plaisir 4. Curiosité
2. Sens de l’humour 5. Initiative
3. Spontanéité 6. Défis
Intérêt : L’enfant doit être intéressé par l’activité pour faire naître chez lui le désir d'agir et maintenir le
plaisir d'agir.
La professeure Katherine Frohlich ajoute l’élément non-productif du jeu : « Le jeu est d’abord une attitude
où l’on n’attend aucun rendement spécifique de l’enfant. Le jeu est rempli de plaisir, il inclut des activités
qu’on poursuit sans but spécifique, sans aucune promesse de récompense, c’est-à-dire qu’il est non-
productif »35.
Le jeu est un amusement plaisant.
Le jeu donne à l’enfant l’occasion de se développer sur le plan social, artistique, intellectuel et
physique.
Le jeu permet à l’enfant de découvrir sa personnalité.
Le processus même du jeu est plus important que tout produit ou résultat qu’il peut engendrer.
Jeu brise-glace
Permet de créer un premier contact avec un nouveau groupe.
Offre une occasion d’apprendre les noms des gens tout en s’amusant.
Permet de créer des liens entre les personnes.
Exemples : Zip Zap, Ficelle autour du doigt, Le papier de toilette.
Jeu coopératif
Dans les jeux coopératifs, tout le monde gagne.
Tous les participants jouent du début à la fin, il n’y a pas d’élimination de joueurs dans le
déroulement du jeu.
La collaboration entre les participants est importante.
Ce jeu favorise l’acceptation des jeunes entre eux.
Chaque jeune est impliqué dans la réalisation du but.
Exemples : La famille pui-pui, Boulevards avenues, La cruche
35
Conseil québécois du loisir, Actes du séminaire sur l’animation du jeu libre, p. 10, septembre 2015.
Jeu sportif
Le jeu sportif est un jeu d’action.
Dans la grande majorité des jeux sportifs, l’aspect compétition est présent.
Ce jeu est souvent le résultat de modifications apportées à un sport.
Souvent 2 équipes sont impliquées afin de privilégier la compétition.
Souvent l’action se déroule autour d’un objet (balle, ballon, bâton).
Souvent le but est de marquer des points.
Souvent le jeu se déroule sur un terrain comportant des limites intérieures.
Exemples : Le drapeau, Le grand ménage, Le ballon-quilles, etc.
Jeu physique
Ces jeux visent la coordination générale par l’amélioration de la rapidité, de l’équilibre et de l’agilité,
les sauts et l’endurance physique.
Par ces jeux, on développe la motricité globale et l’ensemble des mouvements qui font intervenir
les parties importantes du corps.
Exemple : course avec un trajet à effectuer.
Jeu de rythme
Reconnaître un rythme, créer une cadence, faire des mouvements sur une musique. Tout cela se
fait facilement et les jeunes aiment exploiter ce nouveau domaine.
Exemples : Ali Baba, Téléphone, Pierre appelle Paul.
Jeu sensoriel
L’accent est mis sur le développement des sens :
L’ouïe
Exemples : Deviner des sons enregistrés et jouer un instrument de musique (il peut être fabriqué
dans une activité de bricolage), écouter de la musique, danser sur le tempo.
L’odorat
Exemple : Reconnaître une odeur dans un pot mystère (moutarde, vinaigre, herbe coupée,
épices…).
Le toucher
Exemple : Reconnaître au toucher des textures différentes (papier sablé, peluche, papier de soie,
papier mouchoir, tissu…).
Le goût
Exemples : Reconnaître par le goût des aliments, faire une dégustation de fruits ou de légumes,
réaliser une recette simple. Attention aux allergies alimentaires des enfants avant de proposer cette
activité.
La vue
Exemple : Les jeux d’observation où un jeune sort du local et change quelque chose sur lui, soit le
sens de sa casquette, un bas retiré ou encore sa montre. Les autres jeunes doivent deviner ce qui
a changé.
Jeu éducatif
Les jeux éducatifs mettent l’accent sur le développement intellectuel des participants, mais n’en demeurent
pas moins des jeux où les participants doivent s’amuser. L’utilisation de ces jeux permet l’apprentissage des
connaissances, la mise en application de connaissances déjà acquises et le développement de la mémoire,
de la curiosité et de l’imagination. Comme l’animateur a un certain rôle d’éducateur, il devrait pouvoir
intégrer dans sa programmation des jeux éducatifs.
Exemples : Les quiz, les rallyes, les expériences scientifiques et les sciences naturelles.
Jeu de création
Stimule l’imaginaire, la création et l’expression des participants.
Exemples : Les jeux de rôle, l’improvisation, le théâtre, le mime, les arts plastiques.
Les grands jeux répondent aux besoins d’aventure et d’émerveillement des participants. La vie en équipe
est habituellement importante dans un grand jeu. Elle incite le participant à :
Tenir compte de l’avis des autres.
Vivre en communauté.
Se montrer solidaire aux autres.
Accepter la discipline du groupe.
Collaborer à un but collectif.
Activités de divertissement
Les activités de divertissement représentent tout l’inventaire des activités possibles où les participants y
sont passifs. Il s’agit là d’activités qui nécessitent peu d’implication de la part du participant.
Exemples : regarder un film, assister à un spectacle, etc.
Le jeu libre
« Le jeu libre est d’abord une attitude subjective basée, entre autres, sur le plaisir, qui se traduit par une
conduite choisie librement et dont on n’attend aucun rendement spécifique »36. Cette définition suppose 4
composantes essentielles au jeu libre, soit principalement le jeu, le choix, l’autonomie et l’initiative. En
contexte d’animation, l’animateur peut favoriser le jeu initié par l’enfant et/ou dirigé par l’enfant 37.
36
Conseil québécois du loisir, Actes du séminaire sur l’animation du jeu libre, p. 12, septembre 2015.
37
Cécile DOYEN, Challenging the definition of “play”, Le blog de la communauté de l’International Baccalaureate, janvier 2016.
(traduction libre).
»
Chapitre 3.2 La programmation
Temps alloué : 2 h
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Créer une programmation cohérente avec la mission de l’organisation.
Offrir une programmation variée.
Tenir compte des éléments essentiels d’une planification et d’une préparation efficace.
3.2 La programmation
Dans sa préparation, l’animateur doit considérer les caractéristiques générales de son groupe et il doit
également tenir compte du caractère unique de chaque participant. Le programme d’activités doit être varié
afin de satisfaire chacun d’eux. La passion d’une personne peut devenir un prétexte à une activité. En plus
de lui faire plaisir et de lui permettre de se dévoiler aux autres, on ouvre de nouveaux horizons au groupe.
Exemple : Maxime se passionne pour les dinosaures, voilà l’occasion de monter une activité de bricolage
autour de ce thème.
Deux questions doivent venir à l’esprit de l’animateur qui collabore à l’élaboration de la programmation :
Pourquoi cette activité permet-elle de traduire les intentions de l’organisation?
Comment cette activité rejoint-elle les besoins ou les intérêts des participants?
Par exemple, une organisation qui souhaite faire ressortir son caractère culturel pourrait demander à
l’animateur de planifier une activité créative pour les tout-petits de 5 à 7 ans. L’animateur trouvera une
façon ludique de présenter l’activité aux enfants et tenant compte des leurs habiletés et intérêts. Il pourrait
proposer, par exemple, un atelier de fabrication de marionnettes sous le thème d’un film d’animation
populaire.
Une période peut s’être moins bien déroulée en raison du choix de l’activité ou des règlements mal
adaptés au groupe. D’autres fois, ce sera parce que l’animation de l’activité n’était pas optimale.
Individuel
Activité individuelle ou en très petit groupe de 2 ou 3 participants maximum. Il s’agit d’un mode où les
activités se déroulent dans la sphère d’intimité de la personne. Il est possible de considérer, dans le mode
individuel, la compagnie du « meilleur ami ». C’est d’ailleurs une caractéristique particulière des
préadolescents. Le mode individuel est intéressant, par exemple, pour aider le groupe à reprendre son
calme après une activité vécue intensément.
Petit groupe
Activité qui se réalise en groupe de 3 à 15 participants. Le mode du petit groupe permet d’offrir aux
participants des expériences de socialisation dans un contexte contrôlé par l’animateur.
Grand groupe
Activité de masse. C’est le cas des rassemblements. Même si ces activités ont leur intérêt et leur utilité, on
ne doit pas en abuser. Le mode du grand groupe ne permet pas facilement les échanges et les contacts
interpersonnels.
Matériel
S’assurer que le matériel nécessaire est bien disponible. Éviter le gaspillage (en arts plastiques par
exemple) et développer votre esprit de réutilisation.
Lieu physique
L’endroit et l’environnement sont très importants dans la préparation d’une activité. Cela peut parfois
limiter une activité, mais il est toujours possible de tirer avantage de son environnement.
Originalité
La variété et la nouveauté que l’on apporte lors d’un choix d’activité amènent un plus grand intérêt
de la part des participants. Il est primordial d’être innovateur, d’oser, de proposer des expériences
nouvelles. La rétention des participants en est directement reliée. C’est pourquoi on doit tenter d’offrir
des activités (ou une manière de les animer) qui n’ont jamais été vécues par les participants, même
si c’est leur 20e répétition de l’activité
Par exemple : Une balade en canot peut devenir une bataille navale, une partie de soccer aquatique,
une régate.
Variantes
Dans le cas d’activités bien connues, il suffit
Ambiance
parfois de les modifier pour s’assurer une plus
Mettre en place certains moyens d’émulation
grande participation. Il est aussi important de
ou certains artifices simples ou accessoires,
penser à des adaptations, modifications et
qui ajouteront de la vie dans l’activité.
variantes que à apporter pendant l’activité,
en cas d’imprévus.
Tout doit être prêt avant l’arrivée des participants. Une fois le coup d’envoi de
! la journée donné, on doit se consacrer pleinement à l’animation de son groupe.
Un programme d’activités doit être souple afin de parer aux imprévus et
répondre aux besoins et aux intérêts des participants
»
Chapitre 3.3 Réaliser son animation
Temps alloué : 3 h 30
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Définir les rôle et principes de l’animation.
Connaître et utiliser les techniques d’animation.
Mise en relation
L’animation vise à aider les participants à communiquer entre eux et avec l’animateur. C’est aussi établir
des liens entre les divers goûts, intérêts et idées. C’est permettre à un ensemble de personnes de former
un groupe.
Créativité
L’animation vise à donner la vie ce qui implique de savoir écouter, accompagner, guider, informer : stimuler
l’expression, l’innovation et vivre des expériences heureuses et enrichissantes. Cela signifie aussi de rendre
les activités, les rassemblements et les jeux vivants. Par ses différentes formes, l’animation incitera au
mouvement, à l’entrain, à la participation.
La qualité de l’animation pourra être appréciée entre autres selon les caractéristiques suivantes :
1. L’animation doit être chaleureuse et dynamique afin de susciter les interrelations entre les
participants de même qu’avec l’animateur.
2. Elle doit être capable de s’adapter à tout changement et tout mouvement.
3. Elle prendra de l’ardeur selon la situation, le moment et l’événement.
4. Pour une activité excitante, vivante et chaleureuse l’animation est essentielle et demeure l’outil
privilégié de l’animateur.
L’animation doit favoriser le jeu, le plaisir et le bien-être des participants. Elle doit
! aussi être cohérente avec les principes fondamentaux du Programme DAFA.
38
Frédérique, LÉTOURNEUX, Les Métiers de l’animation, L’Étudiant, UFCV, 2007.
39
Marie-Claude ALLARD, Marlène LESSARD, Geneviève SHIELDS, L’utilité sociale du milieu associatif du loisir du Conseil québécois du
loisir : une réalité méconnue aux incidences majeures, Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-
ÉS), 2009.
Effets audio-
Décors Bruits Maquillage
visuels
Personnages Messages
Mots de passe Costumes
invités enregistrés
Mascotte Éclairage
Techniques
d’animation créatives!
Fan-club Affiches
Signes Effets de
Décomptes Musique
distinctifs surprise
Intrigues et
Mystères Humour Gadgets
suspenses
C. La courbe d’animation
Doser l’intensité de l’animation dans le temps. Dans toute animation, on devrait retrouver une courbe bien
équilibrée indiquant l’intensité de celle-ci (voir la figure).
Il faut savoir établir une juste part des moments intenses et des moments plus calmes, afin de rendre
l’animation plus intéressante et moins fatigante. Il est important de terminer le jeu au bon moment, c’est-
à-dire juste avant que la motivation des jeunes commence à décroître, car ils voudront alors y jouer une
autre fois. Donc, savoir donner la force à vos animations au moment voulu et opportun, et savoir les
accentuer.
+
Il est important de spécifier que le retour au calme ne doit pas être à la même hauteur
que le départ, mais bien un peu au-dessus comme ceci :
Élevée
Moyenne
Faible
Exemple 1 : L’animateur, au début d’une activité, attribue un numéro à chaque jeune. De cette façon,
lorsqu’il veut faire le compte, il n’a qu’à dire « zéro ! » et chaque jeune dit le numéro qui lui est attribué, et
ce, en ordre chronologique. Ce type de dénombrement est aussi pratique lors d’un rassemblement car
l’animateur peut facilement retracer ses jeunes. L’animateur peut user de son imagination et distribuer des
bouts de chansons, des sons ou des mots de la même famille.
Exemple 2 : L’animateur passe à côté de chaque jeune et frappe dans leurs mains levées en comptant le
nombre de claques qu’il a reçu.
Exemple 3 : Pour les tout-petits ou les groupes plus turbulents, le principe « copain-copain » peut être
efficace. Les jeunes sont jumelés deux par deux au début de la session d’activité et, lorsque l’animateur dit
« copain-copain », les jeunes se placent automatiquement avec leur ami jumelé. Si un jeune est manquant,
le moniteur le remarquera aussitôt et son copain pourra le nommer rapidement.
Exemple 4 : Chaque jeune est jumelé à un autre, comme dans le dernier exemple. Le moniteur crie «
dessus-dessous! » et chaque duo se positionne : un jeune debout et l’autre assis à ses pieds.
C. Obtenir l’attention
Techniques efficaces à utiliser afin d’obtenir le silence et l’attention du groupe :
Le signe distinctif
L’animateur fait un geste quelconque ou manipule un objet pour que les participants puissent comprendre
le comportement qu’ils doivent adopter sans que l’animateur ait à dire quoi que ce soit. Il s’agit d’une façon
très douce de faire des transitions en animation.
L’animateur lève la main silencieusement dans les airs et lorsqu’un enfant le voit, il lève lui aussi sa main et
devient muet par la même occasion. Assez rapidement, l’ensemble du groupe aura la main levée et un
moment de silence sera ainsi créé.
Le jeu
Des petits jeux connus des enfants peuvent servir pour obtenir l’attention.
« Lorsque ma main touche par terre, tous les amis sont en silence » et l’animateur varie la hauteur de sa
main pour jouer et termine par la déposer au sol. L’animateur peut aussi chuchoter des actions « si tu
m’entends, mets ta main sur la tête, si tu m’entends, mets tes mains sur ton ventre, si tu m’entends, mets
ton doigt sur ta bouche », jusqu’à ce qu’il ait obtenu l’attention de son groupe.
Les animateurs sont amenés à expliquer des éléments à plusieurs moments, comme avant le début d’un
jeu, avant une sortie ou encore pour expliquer le système d’émulation. En respectant certains principes de
base de communication (donner des exemples, s’exprimer clairement, adapter son langage, répéter les
consignes importantes) et en suivant les étapes suivantes, les explications seront comprises.
1. Présenter
Il est important que la présentation soit faite d’une façon dynamique, cela dans le but de
donner le goût aux jeunes de participer, de les impliquer dans le jeu.
Pour bien convaincre et être bien compris, l’animateur doit être convaincu lui-même.
2. Déroulement
3. Règlements
4. Signaux
Identifier les signaux du début et de la fin du jeu. Identifier le lieu où le groupe doit se rassembler à
la fin de l’activité.
5. Démonstration
Parler pour les yeux autant que pour les oreilles. Utiliser des participants, si possible, cela permet de
tester et de vérifier le degré de compréhension des participants.
Il est bien que le participant nomme lui-même son numéro ou sa couleur dans un ordre établi lorsqu’il est
pointé par l’animateur. Le participant se souviendra davantage de ce qu’il a dit plutôt que de ce qu’il s’est
fait dire. L’animateur peut donner des noms d’équipes reliés à la thématique du jeu.
En jouant au bateau pirate, les participants pourraient nommer des jeunes capitaines et d’autres matelots.
40
Cl. MARTINEZ, Permettre à l’enseignant de se construire, Intervention au colloque international de l’AIESEP, Besançon, avril 1999.
L’animateur doit se concentrer sur les besoins des participants. Lorsqu’un animateur cherche plutôt à
répondre à ses propres besoins, son animation risque d’être moins adéquate. Voici le type d’intervention
qui serait possible d’observer dans ce cas selon le style d’animation :
Au lieu de diriger pour organiser, il dirige pour rechercher un statut d’autorité. Il veut se faire obéir,
il se concentre sur les problèmes de discipline, il veut montrer que c’est lui qui décide.
Au lieu de motiver pour faire réussir les participants, il motive pour les persuader. Il veut être le
centre de l’univers, il est la personne à satisfaire, il cherche à plaire.
Au lieu de faire jouer pour animer de façon différenciée, il fait jouer de façon uniforme. Tous les
participants ont les mêmes objectifs, il enchaîne les activités et laisse jouer les participants, sans
tenir compte de leurs capacités initiales.
Arbitrer
Arbitrer, faire respecter les règlements, orchestrer le jeu de façon claire et dynamique.
Participer
Animer l’activité avec dynamisme et y prendre plaisir autant que les participants. Le fait de participer
en tant que joueur enlève beaucoup à la vision d’autorité ou d’arbitre qu’un participant peut se faire
de l’animateur et cela lui permet de faire respecter les règles. L’animateur doit toujours participer aux
activités avec un sourire et de l’entrain. Il accepte de perdre et apprend aux participants à être de
bons gagnants à un jeu : ce sont des valeurs importantes à inculquer aux enfants.
Observer
Observer le jeu des enfants et prendre un recul permet de comprendre les intérêts, les caractères,
les dynamiques de groupe, etc. Un animateur en position d’observation est attentif, présent
d’esprit et physiquement. Sa posture témoigne un engagement et une observation attentive. Il
doit :
Écouter
faire preuve d’attention à ce que fait, ce que vit l’enfant.
réaliser (variantes,
B. Modifications une « écoute active ». matériel, etc.)
règles,
àfaire
Toujours être prêt preuve
apporter desd’intérêt et établir
modifications un lien suffisamment
si nécessaire. chaleureux
Il est possible aveclelui.
de modifier jeu en :
Ajoutant
Soutenir
ou modifiant le matériel du jeu.
unesoutenir
Ajouter balle oul’expression
des ballons des
dansidées (pensées,
un jeu intentions, perceptions) et des
de basketball.
Modifiant lasentiments
règle du jeu. (émotions ressenties, désirs, craintes).
Ne pas avoirsoutenir
le droit laderéalisation
bouger si des projets
le joueur quiballon
a le sont -deoubasket.
deviennent- les siens (les leurs) et
donc inciter
Ajoutant une variante au jeu. à identifier les intérêts, désirs, intentions.
encourager
Les participants doivent–faire
soutenir la persévérance.
la statue lorsque la musique arrête durant la partie de basketball.
Structurer
« structurer » sur un plan concret (ex. : aider à réfléchir à l’organisation, proposer
des activités, aider à la gestion du temps, identifier ou mettre des limites, être
garant de la vie en collectivité…).
« structurer» sur un plan intellectuel (soutenir les prises de conscience,
interpeller, confronter : inciter à repérer les valeurs…).
Veiller aux participants : Aller chercher les enfants qui ne participent pas. Établir le rôle des participants
éliminés, désigner un responsable qui reste avec eux ou établir une manière de les faire revenir dans le jeu.
Être à l’écoute : L’animateur démontre qu’il est intéressé et concerné par ce qu’il fait et par ce que les
jeunes accomplissent ou présentent comme idées ou suggestions. Favoriser les initiatives des jeunes pour
que le jeu soit dirigé par les enfants.
D. Terminer l’activité
1. Signaler la fin : Soutenir l’intérêt en annonçant à l’avance la fin du jeu (le faire lorsque le jeu est
encore en force).
2. Donner les résultats.
3. Évaluer le degré de réussite du jeu et le comportement des participants.
4. Récupérer et ranger le matériel et l’équipement du jeu.
Chanter
Chanter des chansons. L’intérêt se porte sur l’animateur et la chanson mobilise l’ouïe et la parole.
L’animateur contrôle, de cette façon, la communication verbale de son groupe. Pratiquer le cri ou la chanson
d’équipe mobilise encore la parole et cette technique renforce l’esprit d’équipe. Il est d’autant plus
intéressant d’émettre son cri d’équipe lors d’une rencontre avec un autre groupe sur son passage (cela
devient un concours).
Marche
Observer et respecter les règlements de la circulation pour se rendre aux différents parcs, trouver
des moyens sécuritaires pour traverser les intersections.
Faire marcher les enfants sur le trottoir calmement en rangs, deux par deux (en se tenant par la
main pour les enfants de moins de 8 ans). S’il n’y a pas de trottoir, le groupe doit se déplacer sur
le bord de la rue en sens contraire de la circulation.
Maintenir un contact visuel fréquent. Il faut fréquemment se retourner pour compter et observer
ses jeunes. Un accident est si vite arrivé et une dispute peut facilement éclater lorsque l’animateur
a le dos tourné.
Marcher à reculons (attention aux obstacles, à éviter en forêt). Ainsi, l’animateur peut voir
l’ensemble de son groupe tout en lui parlant. Avertir des obstacles qui peuvent être potentiellement
dangereux. En avertissant les enfants, ceux-ci portent leur attention sur la route ou le sentier. On
évite ainsi des chutes.
Attendre les retardataires et regrouper les enfants. L’animateur se place toujours devant le groupe
(chef de file), tandis qu’un autre animateur ou un aide-animateur se poste derrière (serre-file).
Demeurer à portée de voix du serre-file.
Traverser la rue
Il faut toujours traverser la rue à une intersection où il y a un feu de circulation ou un arrêt.
Les enfants doivent traverser calmement, sans courir.
Si un autre animateur est présent, celui-ci peut se placer de façon à arrêter la circulation à
l’aide d’un panneau Arrêt-Stop. Dans le cas où aucun panneau n’est disponible, il est possible
d’assurer l’arrêt de la circulation en écartant les bras et les jambes.
S’il est impossible de traverser aux endroits indiqués ci-dessus, l’animateur arrête la
circulation automobile. Ensuite, les enfants traversent calmement devant l’animateur et
attendent celui-ci, en rangs, sur le trottoir de l’autre côté de la rue.
S’occuper de l’animation durant le transport (chants) et s’assurer de respecter les règles à l’intérieur
de l’autobus.
Voir à ce que les jeunes remercient le chauffeur avant de descendre.
S’assurer que tous sont présents dans le véhicule pour le retour en comptant les jeunes (s’assurer
de ne pas oublier d’enfants).
Voir au déplacement des jeunes dans le véhicule et s’assurer que tous sont bien assis.
Rappeler les consignes de sécurité au besoin.
Voir à la discipline (chamaillerie, objets jetés à l’extérieur, bras en dehors de la fenêtre).
Accompagner les jeunes à la descente du véhicule (surtout si les jeunes doivent traverser la rue),
même s’il n’y a apparemment pas de danger.
»
Chapitre 3.4 Les thématiques
Temps alloué : 2 h
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Connaître ce qu’est une thématique.
Reconnaître ses principales composantes.
Arrimer les activités à thématique.
Participer à l’élaboration, la réalisation et l’évaluation d’une thématique
Le plus important est que l’animateur croit en sa thématique, pour qu’il puisse y rassembler les participants
et les amuser.
B. Le programme et la thématique
Le programme rassemble de multiples activités offertes aux participants, préalablement structurées et
orchestrées, qui s’intègrent et s’harmonisent en fonction d’une thématique principale. L’ensemble des
activités peuvent être en concordance avec la thématique.
La matrice de découverte
C’est une grille qui utilise toutes les notions précédemment illustrées. Elle est utilisée surtout pour juxtaposer
des éléments et créer un nouveau tout. C’est la technique la plus originale pour mélanger rapidement les
données. La matrice de découverte est utilisée à toutes les sauces : créer des thématiques, des légendes,
des scénarios théâtraux, des chansons. Il suffit simplement de mélanger tous les éléments pour créer des
liens hyper loufoques!
L’animateur dresse la liste de tous les personnages possibles dans une colonne, et propose les lieux
(environnement, époques). L’objectif est de mélanger des éléments qui ne viendraient pas naturellement à
l’animateur. Par exemple, un dentiste qui visite les planètes…
MME COUCOU ? ? ? ?
UNE TRUITE ? ? ? ?
UN DENTISTE ? ? ? ?
Le concassage
Il s’agit de prendre un seul élément, une chose ou un personnage, et de le transformer, le déformer,
l’associer, le renverser, l’allonger, le raccourcir de toutes les façons inimaginables.
L’analogie personnelle
Se mettre dans la peau d’un personnage, d’une chose : définir son poids, sa taille, son odeur, son goût, sa
couleur, son timbre de voix, sa démarche, ensuite, faire vivre ce personnage ou faire parler cette chose.
L’association forcée
Jumelage de matrices incompatibles : consiste à fusionner deux éléments complètement différents. Une
fois jumelés, ces éléments forment un tout cohérent. Très utiles pour créer de nouveaux jeux!
Par exemple : 1+A = 1A
La pétanque + La forêt = La pétanque d’aventure ou le Commando-cochonnet!
D. L’art du punch
Pour diversifier vos punchs thématiques, l’animateur peut jouer sur trois variables :
2. Nombres de personnages
Aucun, un seul, quelques-uns, tous…
3. Types de punch
ACTIF PASSIF
Découverte d’un objet (talisman, etc.) Allocution d’un ou plusieurs personnages.
Découverte d’un message, d’un indice. Apparition courte sans allocution (pendant
Interception d’une conversation. temps libre).
Découverte d’un personnage. Combat spectacle (à utiliser avec soin).
Combat (à utiliser avec beaucoup de Cérémonie officielle (mariage, baptême,
discernement). enterrement).
Tendre un piège aux méchants (attention aux
stéréotypes).
Aider directement un personnage (à se
concentrer, en l’informant, en trouvant des
objets, en inventant des formules).
Jeu thématique.
Fabrication d’objets ou d’éléments utiles à la
thématique, par chacune des équipes.
2. Éviter de faire venir des personnages trop souvent, car les participants s’y habituent et n’y trouvent
plus d’intérêt.
3. Éviter de faire parler les personnages mystérieux trop près des participants, ils pourraient
reconnaître la personne déguisée et n’embarqueraient plus dans l’histoire. De plus, ils ont tendance
à vouloir maltraiter les vilains personnages quand ils sont complètement envahis par la thématique.
4. Ne pas utiliser les costumes de la thématique pour une autre animation que celle-là; les participants
se souviennent de l’habillement des personnages et peuvent comprendre que la thématique
correspond à un mensonge (ce qui ne doit pas arriver!).
5. Essayer le plus possible d’éliminer toute trace qui pourrait identifier l’animateur.
G. Évaluer la thématique
Comme pour l’animation d’activité, il est important de faire un retour sur la thématique individuellement ou
en équipe pour continuer de s’améliorer. Voici une liste de questions à se poser pour guider l’évaluation de
la thématique.
Est-ce que les objectifs ont été atteints?
Est-ce que le thème et l’histoire étaient adéquats, adaptés, compris et appréciés des participants?
Est-ce que le déroulement de la thématique était bien planifié?
Est-ce que le partage et la réalisation des tâches se sont bien déroulés?
Est-ce qu’il y a des éléments à retenir pour la prochaine thématique?
Est-ce qu’il y a des éléments à modifier pour la prochaine thématique?
»
Chapitre 3.5 Les rassemblements et les chants
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Identifier ce qu’est un rassemblement.
Animer des rassemblements et des chants.
Créer une banque personnelle de chants.
Le choix du lieu est très important. Il doit demeurer le même tout au long du
séjour. Cela fournira un repère facile, on évitera les recherches inutiles. Ce
sera aussi un facteur de sécurité pour l’enfant. Ce dernier sera ainsi plus en
mesure d’écouter et de participer pleinement, le moment voulu.
Idéalement, le lieu devrait être décoré et être assez grand pour que les jeunes
soient installés confortablement avec leur groupe respectif. Il doit également
Le lieu
permettre aux enfants de bien voir et de bien entendre ce qui se passe sur le
lieu du rassemblement. Un gymnase, une salle de bonne grandeur ou encore
un espace vert dans un parc peuvent être de bons lieux de rassemblement.
À PRÔNER À ÉVITER
Diversité et créativité
(Changer les paroles, ajouter des Chanter la ou les mêmes chansons tout l'été.
gestes, une danse, etc.)
Douces, rythmées,
Types de chansons Comptines douces ou Comptines, douces ou
bans, canons, chansons
à favoriser rythmées, bans rythmées, bans, canons
de groupe
Prononciation
Facile Moyen Moyen ‒ difficile
(Degré de difficulté)
Après 12 ans, il est possible de faire chanter de tout (de bon goût) aux participants. L’animateur doit
transmettre le plaisir de chanter aux participants de son groupe.
G. Catégories de chants
Chant
C’est parfois une histoire, un récit ou tout simplement une démonstration de sentiments émis par la voix
humaine sous forme musicale.
Chanson
Composition musicale divisée en couplets et destinée à être chantée.
Chanson-thème
La chanson-thème est la marque distinctive d’un groupe. Les paroles sont écrites pour coller à la thématique
choisie par l’équipe d’animation. Elles reflètent certains traits de la programmation, le thème, la mascotte,
les noms d’équipes. De longueur raisonnable, elle peut avoir un refrain et deux ou trois couplets. L’air de la
chanson sera choisi en tenant compte du rythme et d’une tonalité facile pour tous. La chanson-thème est
un chant de ralliement; elle doit être entraînante et amusante pour les enfants, car elle est utilisée à toutes
les sauces. On les compose sur des airs connus qui accrochent les jeunes.
Bans
Les bans sont de petites acclamations, une façon de se regrouper pour manifester la joie en lien avec un
événement spécial. Concrètement, un ban est un gestuel simple et court sur un sujet précis avec des
paroles, des sons ou des bruits, chanté, parlé ou crié. Il est facile d’apprentissage et sert à regrouper et à
manifester sa présence ou sa joie. Tout peut servir de prétexte pour faire un ban, on peut faire un ban au
soleil, à la pluie, pour le retour des participants, avant de jouer une partie, pour remercier. Il est possible
de les faire individuellement, à l’unisson ou encore en canon.
Canon
C’est un très petit chant, à 2 ou 3 groupes de voix, déphasés l’un de l’autre dans les paroles. Pendant
qu’un groupe chante la 2 ligne du chant, l’autre chante la 1re ligne.
e
Rengaine
C’est un petit chant que l’on répète inlassablement.
»
Chapitre 3.6 Les saines habitudes de vie
Temps alloué : 1 h 30
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Reconnaître le positionnement de l’animateur par rapport aux saines habitudes de vie.
Favoriser un mode de vie actif, une alimentation saine et équilibrée, une image corporelle positive
et une capacité de relaxation.
Pour les aider à bouger plus, manger mieux, développer une image corporelle positive et leur capacité à
relaxer, les adultes doivent intervenir dans tous les contextes de vie des enfants et des adolescents. Les
loisirs offrent une occasion privilégiée de le faire dans une atmosphère détendue et ludique.
B. Rôle de l’animateur
Par son comportement, son attitude et ses messages, l’animateur a une grande influence sur les jeunes; il
est un modèle important pour les participants. Dans le cadre de ses fonctions d’animation, il sera amené à
faire différents choix, que ce soit en lien avec :
Sa communication Ses thématiques
Sa programmation Ses personnages
Son choix de matériel Son animation
Ses activités Ses règlements
Dans toutes les facettes et étapes de ses fonctions, l’animateur peut faire des choix qui favorisent les saines
habitudes de vie. Il est donc important que l’animateur soit conscient des saines habitudes de vie et de son
rôle en tant que modèle et personne en charge d’un groupe de jeunes.
Puisque les saines habitudes de vie doivent être prises en charge dans tous les aspects de la
tâche de l’animateur, des notions théoriques, conseils et exemples spécifiques sont intégrés à SHV
tous les modules de la formation. Ils sont identifiés par des éléments graphiques sous le symbole :
A. Littératie physique
La littératie physique41 est l’acquisition des habiletés motrices fondamentales et des habiletés sportives
fondamentales. Tous les intervenants auprès de l’enfant (parents, animateurs, éducateurs, enseignants,
entraîneurs, etc.) contribuent, à leur façon, au développement de la littératie physique de l’enfant. C’est
l’ensemble des expériences de l’enfant qui constituera ses compétences motrices fondamentales. Le besoin
de l’enfant en est un de stimulation, de découverte, de jouer et de bouger.
C. Attitude de l’animateur
L’animateur est un modèle pour les participants; il doit être conscient de l’image qu’il projette par rapport
à l’activité physique :
Avoir une attitude positive face à l’activité physique.
Éviter des phrases telles que : « Je suis tellement nul à ce sport, j’haïs ça. »
Faire remarquer le sentiment de bien-être (physique et mental) après avoir fait une activité
physique.
Être vêtu convenablement pour pouvoir bouger aisément.
Parler de sports et de ses activités de loisir ou de plein air pratiquées.
Participer et s’impliquer dans les jeux et activités des enfants.
41
Au Canada le sport c'est pour la vie, Développement à long terme du participant/athète 2.0, 2014.
1. Être à l’écoute
Manger à sa faim et respecter le sentiment de satiété pour répondre aux besoins de son corps.
Planifier avec les jeunes des collations pour une expédition
2. Prendre plaisir
Savourer les aliments, cuisiner dans une ambiance détendue, apprécier un repas entre amis, être fier de la
recette qu’on a réussie.
3. Équilibre
S’alimenter selon le type et le niveau d’activité physique réalisée pour maintenir un bon équilibre
énergétique. Modérer la consommation d’aliments superflus comme les sucreries, les fritures, les boissons,
etc. pour prioriser les aliments nutritifs de son corps et avoir de l’appétit pour ceux-ci.
4. Qualité
Manger frais et authentique, c’est-à-dire des fruits et des légumes de saison, des pains, farines et céréales
à grains entiers, des produits maison, des produits locaux, des aliments cultivés dans le respect de
l’environnement.
7. La variété
Varier ses aliments et varier les couleurs de fruits et de légumes pour bénéficier d’une plus grande proportion
d’éléments nutritifs, de plus de plaisir à regarder son assiette et à déguster.
8. L’originalité
Goûter à des aliments nouveaux ou apprêtés différemment pour diversifier et améliorer sa façon de manger
ou de cuisiner, pour découvrir de nouveaux plaisirs et stimuler son intérêt à bien manger.
L’image corporelle correspond à la perception qu’une personne a de son propre corps et à ce qu’elle croit
que les autres perçoivent de son apparence. L’adolescence constitue un moment clé dans le développement
de l’image corporelle en raison des nombreuses transformations physiques et psychologiques. L’image
corporelle commence à se développer très tôt dans l’enfance. Plusieurs éléments vont influencer l’image
corporelle d’une personne.
Le poids d’une personne n’est pas nécessairement le reflet de ses habitudes de vie ni de sa condition
physique. La composition corporelle est aussi influencée par d’autres facteurs qui sont complexes et sur
lesquels un jeune a peu de contrôle (puberté, corps en transformation, choix des repas à la maison,
génétique, milieu de vie, expériences passées, etc.)
L’animateur doit :
Se questionner sur ses croyances et préjugés concernant le poids et se rendre compte de leurs
incidences sur sa façon d’animer ou d’agir avec les jeunes.
Démontrer des attitudes telles que l’ouverture d’esprit pour favoriser l’inclusion sociale et aider les
jeunes à s’accepter tels qu’ils sont.
Intervenir lorsqu’on est témoin que les jeunes entretiennent des préjugés à l’égard du poids et
démystifier leurs croyances en s’attaquant au mythe du corps idéal.
Être un modèle de santé ne signifie pas être parfait ni avoir un corps parfait. Il s’agit plutôt d’inspirer
les jeunes en étant authentique et en adoptant un mode de vie sain et actif.
L’animateur doit :
Miser sur l’importance d’accomplir l’activité ou la tâche le mieux possible, en ne misant pas sur la
performance ou l’excellence, mais plutôt sur la coopération et le dépassement de soi.
Intervenir, individuellement ou en groupe selon les circonstances, lorsqu’un jeune est victime de
moqueries ou reçoit des commentaires sur son poids en abordant les répercussions de ce manque
de respect.
Faire respecter le plan de lutte contre l’intimidation du milieu de vie, s’il y en a un.
La relaxation et le corps43
Les effets mesurables de la relaxation sur le corps humain sont :
Diminution du rythme respiratoire;
Diminution de la pression sanguine;
Diminution du rythme cardiaque;
Diminution de la tension artérielle.
42
Naître et grandir, La relaxation par le jeu, janvier 2014.
43
Nadia BAZINET, M.A., « On enseigne avec ce que l’on est! », Première publication dans Éducation Canada, mars 2014.
Pour instaurer un climat de relaxation, l’animateur doit réduire le stress et les stimulations sensorielles.
Pour ce faire, l’animateur doit :
Conserver sa patience, même si les jeunes ont de la difficulté à se calmer. Prendre une voix
douce et réduire le nombre de consignes.
Organiser l’horaire afin d’éviter le plus possible d’avoir à presser les jeunes.
Insérer des périodes de jeux calmes et des moments plus calmes ( ex : pauses assises pour
discuter).
Diminuer la luminosité et le bruit. Faire jouer une musique douce ou « écouter le silence ».
Utiliser des jeux et activités pour calmer le groupe.
»
Chapitre 4.1 Facteurs de risque
Temps alloué : 1 h
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Comprendre les composantes des quatre facteurs de risque.
Juger et mesurer les facteurs de risque.
EXPLICATIONS EXEMPLE
Pour savoir quelles mesures préventives mettre en place, il est important d’identifier les facteurs de risques
associés à une activité. L’approche suggérée44 aide l’animateur et les responsables à mieux identifier la
multitude de facteurs de risques qui peuvent causer des blessures, car elle sépare ces facteurs en quatre
catégories :
Le résumé des questions à se poser pour évaluer les facteurs de risque est disponible à l’annexe 6.
44
Secrétariat au loisir et aux sport, La prévention des traumatismes adaptée aux activités récréatives et sportives : définitions, concepts
et stratégies d’intervention, avril 2000.
B. Âge
Les questions à se poser :
Les participants sont-ils aptes à réaliser l’activité?
Les participants ont-ils le niveau de raisonnement pour reconnaître les risques et appliquer les
consignes de sécurité?
Les participants ont-ils le niveau d’autonomie pour réaliser des parties de l’activité sans surveillance
constante?
Est-ce que les participants savent comment utiliser l’équipement correctement?
C. Attitudes et comportements
Le comportement d’un participant sera influencé par son attitude, son entourage et ses habiletés
personnelles. Ces trois facteurs dépendront de l’âge, mais surtout de la maturité ou du stade de
développement du participant.
B. Agressions et négligences
Rôdage
Des personnes inconnues aux comportements douteux peuvent rôder près des lieux fréquentés par des jeunes.
L’animateur doit inclure cet aspect dans la surveillance de ses activités. L’animateur doit signaler tout
comportement suspect à son supérieur et fournir une description de la personne et de son véhicule (avec le
numéro de plaque d’immatriculation), lorsque possible.
»
Chapitre 4.2 Moyens de prévention
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Comprendre l’importance de la prévention et le rôle de l’animateur en matière de gestion
de risque.
Utiliser les différentes approches de prévention présentées.
»
Chapitre 4.3 Situations d’urgence
Temps alloué : 1 h
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Suivre les étapes nécessaires lors d’une situation d’urgence.
Comprendre l’ensemble du rôle de l’animateur lors d’une situation d’urgence.
Réagir adéquatement s’il doit accueillir une dénonciation.
C. Rassurer l’enfant
L’enfant doit savoir que l’animateur lui fait confiance. Les enfants qui parlent d’abus demanderont peut-être
à l’animateur de ne rien dire à qui que ce soit. L’enfant peut avoir peur pour d’autres membres de sa famille,
ou se sentir coupable. L’animateur doit être franc et lui dire qu’il ne peut pas garder son secret, que d’autres
personnes ont besoin de le savoir. L’animateur peut expliquer qu’il va faire de son mieux pour l’aider. Ne
jamais faire de promesses qu’il sera impossible de tenir.
DOCUMENTS OU
ÉTAPES ANIMATEUR OU SECOURISTE EMPLOYEUR (DIRECTION) ÉQUIPEMENTS
D’APPOINT
Exiger ou offrir une formation Plan de mesure
Suivre une formation en RCR
en RCR et en premiers soins à d’urgence.
11 et en premiers soins.
ses animateurs. Vérifier et entretenir
Suivre une formation en
Exiger ou offrir une formation les moyens de
sauvetage aquatique, lorsque
Avant une en sauvetage aquatique, communication en cas
c’est nécessaire.
situation lorsque c’est nécessaire. d’urgence.
Connaître le plan de mesures
d’urgence Revoir le plan de mesures Vérifier et mettre à
d’urgence de son organisme.
d’urgence avec ses animateurs. jour régulièrement le
Identifier les situations et les
Organiser des exercices ou des contenu de la trousse
emplacements à risque.
simulations. de premiers soins.
Rester calme.
Assurer que les personnes-
Assurer, dans l’ordre, sa
ressources sont mobilisées
12 sécurité, celle du reste du
selon la politique de
groupe, celle des personnes
l’organisation.
avoisinantes et celle du Trousse de premiers
Lors d’une Appeler les ressources dans la
participant en difficulté. soins.
situation communauté qui peuvent porter
Évaluer la gravité de la Moyens de
d’urgence assistance au besoin.
situation ou l’état du communication.
Coordonner l’évacuation, le
participant en difficulté.
rassemblement et la
Communiquer la situation
surveillance du reste des
d’urgence le plus rapidement
groupes, selon le besoin.
possible.
»
Chapitre 4.4 Les responsabilités face à la loi
Objectifs spécifiques
De façon générale, le futur animateur sera en mesure de :
Situer ses responsabilités au regard de la loi.
Comprendre le concept de responsabilité civile et son implication dans le cadre de ses
fonctions.
Le Code civil assure donc à tout citoyen un moyen de réparation pour des dommages qui lui sont causés
par la faute d’un tiers. Que dit le Code civil au sujet de la responsabilité civile?
« Toute personne a le devoir de respecter les règles de conduite qui, suivant les circonstances, les usages
ou la loi, s’imposent à elle, de manière à ne pas causer de préjudice à autrui. Elle est, lorsqu’elle est douée
de raison et qu’elle manque à ce devoir, responsable du préjudice qu’elle cause par cette faute à autrui et
tenue de réparer ce préjudice, qu’il soit corporel, moral ou matériel. Elle est aussi tenue, en certains cas,
de réparer le préjudice causé à autrui par le fait ou la faute d’une autre personne ou par le fait des biens
qu’elle a sous sa garde. » (Code civil du Québec, article 1457)
Un animateur est insouciant, imprudent ou négligent lorsqu’il omet d’exercer son art de la façon qu’un
animateur avisé l’exercerait dans les mêmes circonstances. Si le manquement à ce devoir aboutit en des
dommages, les risques de procédures judiciaires augmentent. L’insouciance, l’imprudence ou la négligence
s’apprécient lorsque le risque du danger est prévisible. La question est objective : Est-ce que l’animateur
s’est comporté comme une personne raisonnable, vu les risques prévisibles au moment de l’incident? Il faut
faire ici une distinction majeure entre risque possible et risque prévisible.
Les participants sont aussi tenus d’observer un comportement prudent et diligent, et se doivent de respecter
les règlements et les normes de sécurité de l’activité. La norme habituelle qui sera appliquée ici sera la
manière usuelle de faire une activité ou encore les règles de jeu d’un sport donné.
L’animateur qui encadre des mineurs doit aussi s’assurer de leur comportement. Il devra prendre
tous les moyens raisonnables pour éviter qu’une faute soit commise par le mineur.
Les moyens raisonnables pris par l’animateur pour éviter les comportements offensants seront jugés
afin de déterminer sa responsabilité.
L’animateur qui commet une faute dans l’exercice de ses fonctions n’est pas à l’abri d’une poursuite en
responsabilité civile. Comme toute autre personne, incluant son employeur, il est soumis à des règles de
droit qui lui imposent une obligation générale de prudence et de diligence, donc une obligation de moyens,
à l’égard des gens qu’il encadre ou qu’il anime.
« L’animation, c’est l’école de la vie! Parce que le contact avec les enfants, la
+ proximité avec les animateurs, l’activité physique et le plaisir au quotidien, ça
transforme une personne! En plus, ce que tu développes en animant, par exemple
la patience, la créativité, la débrouillardise, la générosité et la solidarité, ça va
te servir, peu importe le domaine professionnel que tu choisis! »
- Animatrice DAFA
« Si tu suis la formation, que tu révises tes jeux, que tu apprends tes chansons
+ et que tu souris, ça devrait bien aller! Bonne chance! » - Animateur DAFA
Chapitre 1.1 :
Programme DAFA
En bref
La formation de base en animation (Animateur DAFA), s’adresse à toute
personne qui veut encadrer un groupe de jeunes entre 5 et 17 ans dans un
contexte de loisir. Théorie
La réussite de la formation donne accès à la certification DAFA, disponible sous 33 heures
la forme d’une carte qui s’imprime directement à partir du profil d’animateur
dans le site Web du Programme DAFA (www.programmeDAFA.com)
Le Programme DAFA est reconnu, il est notamment lauréat du Prix
international de l’innovation en loisir 2016. Stage
35 heures
Dans son cadre de référence, le Programme DAFA s’est doté de
fondements qui sont transversaux dans la formation. Ce sont :
Le droit au loisir
Le développement global de l’enfant Animateur
Apprentissage des saines habitudes de vie certifié!
Prévention et lutte à la violence, à l’intimidation et la discrimination
Participation citoyenne
Éducation au loisir
Le jeu
Le jeu libre
L’approche loisir
Inclusion sociale
Développement durable
(septembre 2016)
CHAPITRE 1.2 :
LE LOISIR
En bref
Le loisir comporte 3 dimensions : le temps libre – les activités – la liberté de choix.
L’animateur en loisir, avec sa connaissance du milieu, contribue directement à créer les
conditions pour favoriser une meilleure qualité de vie individuelle et collective.
Le développement des
environnements naturels Le bien-être des
Le bien-être des individus
et bâtis communautés
Programmes
Des maîtrises et
En secondaire 4, Un diplôme d’études collégiales universitaires de
doctorats sont
l’animateur peut de 3 ans permet de devenir un 1er cycle pour être
possibles en loisir
être certifié technicien d’intervention en professionnel en
pour être
DAFA. loisir. loisir
chercheur/expert
(récréologue)
CHAPITRE 1.3 :
RÔLES ET RESPONSABILITÉS
DE L’ANIMATEUR
En bref
Le comportement et les décisions de l’animateur est le résultat de l’éthique personnelle et
organisationnelle.
ÉTHIQUE
VALEURS CROYANCES
PERSONNELLE
NORMES ÉTHIQUE
POLITIQUES ORGANISATIONNELLE
ÉCRITES
COMPORTEMENT
ÉTHIQUE ÉTHIQUE
ET
PERSONNELLE ORGANISATIONNELLE
DÉCISIONS
Dans le cadre d’un travail, rémunéré ou non, il est important d’adopter une attitude
professionnelle. Tout au long de la formation DAFA, des savoirs, savoir-être et savoir-faire
sont développés et permettent à l’animateur d’adopter une attitude professionnelle.
L’animateur a des responsabilités a assumé et il peut dépasser les attentes. Les attentes ou
responsabilités sont par rapport à soi-même, l’organisation, les collègues, les participants et
les parents.
Les tâches de l’animateur concernent : Les activités, les activités spécialisées, les sorties à
l’extérieur, les repas, le groupe, les participants, l’équipe de travail, l’organisation et les
premiers soins.
CHAPITRE 1.4 :
COMMUNICATION
Message
Idées
Émotions
Véhicule
Décodage
Codage
Non-verbal
Environnement
Rétroaction
Émetteur Récepteur
En bref
L’accueil des personnes est très important pour développer des relations et établir une
confiance. L’accueil est composée de 3 éléments essentiels : La prise de contact –
l’ouverture et l’attitude – La réponse aux besoins de l’interlocuteur.
Il est important d’adapter sa communication en fonction de son interlocuteur.
Autant avec un enfant, un collègue ou un parent, il est important de faire sentir à son
interlocuteur qu’il est réellement écouté. Cela permet d’établir une relation de confiance, de
faire sentir une sincère intention de communiquer et surtout de bien comprendre les propos
de la personne. Voici quelques principes de l’écoute attentive :
Maintenir la communication du regard, le contact visuel.
Faire usage de la gestuelle, par exemple, faire face à l’orateur, se rapprocher, se
pencher vers l’avant.
Renforcer ce qui est dit en acquiesçant de la tête, en répétant et en citant des points
précis.
Poser des questions pour élucider et clarifier des points.
Éloigner volontairement les distractions.
S’impliquer, s’engager à comprendre ce qui nous est adressé, même si cela nous
froisse, nous humilie ou nous met en colère intérieurement.
La communication non verbale, plus subtile et plus sujette à interprétation, est tout aussi
importante que la communication verbale. Voici des moyens de communication non verbale:
Les mouvements du corps : posture, gestes, orientation du corps.
Le toucher : poignée de main, tape dans le dos.
L’apparence : cheveux, vêtements, accessoires.
L’utilisation de l’espace, de l’environnement et d’autres éléments du décor.
Pour mettre en valeur le message à communiquer, l’animateur peut moduler sa voix
en modifiant : le volume – le débit – le registre – l’articulation.
Pour accueillir une plainte convenablement, l’animateur doit respecter 3 principes de
communication de bases :
1. Conserver son calme
2. Savoir écouter
3. Réagir avec empathie
CHAPITRE 1.5 :
TRAVAIL D’ÉQUIPE
En bref
Relations Communication
Savoir créer une ambiance décontractée. Faire connaître ses émotions.
Être attentif aux autres, féliciter, encourager Favoriser l’utilisation du « je » pour
et remercier. s’exprimer.
Être disponible pour les autres. Être clair et précis dans ses propos, pas de
Échanger d’égal à égal. sous-entendus.
Choisir les mots judicieux et appropriés aux
circonstances.
Pour un travail d’équipe agréable et pour une bonne entente, il est important de tenir
compte de certains critères qui influencent personnellement chaque individu. Exemples :
Ouverture d’esprit Stéréotypes
Compétences et Provenance socio-économique
complémentarité Expériences
Intérêts et disponibilités Motivations
Personnalité
Le partage des tâches est un élément et un apprentissage essentiel à la vie d’une équipe.
Voici quelques éléments pour faciliter le partage des tâches :
1. S’assurer que la tâche a été clairement définie et partagée.
2. S’assurer qu’un échéancier a été déterminé.
3. Si le travail ne progresse pas, il faut chercher à savoir pourquoi et trouver une solution.
4. Expliquer la tâche et demandez qui aimerait la réaliser.
5. Attribuer les tâches selon les talents, compétences et intérêts.
6. Éviter de faire tout soi-même.
7. Partager une longue/grosse tâche
8. Éviter les prétextes.
CHAPITRE 2.1 :
BESOINS ET CARACTÉRISTIQUES
En bref
Famille ? Culture
Capacités et
?
caractéristiques cognitives
Image Amis ?
Caractéristiques affectives corporelle ?
Intérêt ?
État de santé
Âge ?
Croyance ?
Capacités physiques
Condition socio-
économique ?
Biophysique
La connaissance des besoins de la personne est essentielle pour animer et intervenir de façon
adéquate.
Appartenance
Survie Pouvoir
Liberté Plaisir
La motivation du jeune influence l’attention et l’effort qu’il mettra dans l’activité proposée. Il
est toujours préférable de répondre aux motivations qui viennent des participants (motivations
intrinsèques, internes)
Une émotion est une réaction psychologique et physique à un besoin. Pour favoriser le
développement global de l’enfant, l’animateur peut :
Apprendre aux jeunes à reconnaitre les signaux d’une émotion.
Aider les jeunes à nommer les émotions ressenties.
Amener les jeunes à s’exprimer avec des mots et non avec des gestes.
Les jeunes de 5 à 17 ans sont à la fois identiques et différents.
Identiques parce qu’ils ont tous besoin d’attention, d’affection et de sécurité. Identiques
parce qu’ils ont tous besoin de s’affirmer, de s’amuser, de jouer, de créer, de crier et de
chanter.
Différents parce que les développements physique, psychologique et social changent avec
l’âge. Donc, selon l’âge, chaque enfant a des besoins spécifiques et, pour chacun de ses
besoins, on trouve des activités davantage susceptibles de les satisfaire.
CHAPITRE 2.2 :
COMPORTEMENT ET INTERVENTION
En bref
Un comportement est : un ensemble des réactions observables chez un individu placé dans
son milieu de vie et dans des circonstances données. Les besoins physiques et psychologiques
influencent le comportement des personnes. Le comportement est aussi déterminé par
d’autres facteurs, par exemple, le niveau d’anxiété, d’impulsivité, d’agressivité, d’attachement
du participant.
Un comportement plus difficile n’est pas nécessairement un trouble de comportement. En
aucun cas, l’animateur est autorisé à poser un diagnostic sur un enfant.
L’animateur
Pour éviter de mettre des étiquettes sur les enfants, l’animateur doit éviter de prendre pour
acquis les commentaires d’un animateur sur un enfant, offrir une chance à l’enfant de bâtir
une relation sur une base nouvelle, faire preuve d’ouverture d’esprit et essayer de se faire sa
propre opinion des jeunes de son groupe avant de consulter leur dossier ou de demander des
informations à ses collègues.
L’hyperactivité est caractérisée par : L’hyperkinésie, l’inattention, les troubles d’apprentissages
et les changements d’humeur.
Hyperactivité
Intervention à privilégier
Planifier des activités de courte durée.
S’assurer que l’enfant a bien compris les consignes avant de commencer l’activité.
L’animateur peut lui demander de reformuler les consignes.
Faire vivre des réussites.
Maintenir une proximité physique avec l’enfant pour le soutenir.
Encourager par des paroles ou des gestes les comportements adéquats.
Offrir des périodes de relaxation lorsque c’est possible.
Réduire le nombre de stimuli.
Donner des choix précis à l’enfant.
Être affirmatif plutôt qu’interrogatif dans la demande d’exécution d’une tâche.
Formuler les demandes en mode positif.
Encourager l’enfant à exprimer ses besoins en parlant plutôt qu’en criant.
Offrir de l’aide lorsqu’il le demande, et ce, sans aller aux devants afin de ne pas
miner son autonomie.
Les activités physiques individuelles doivent être fortement encouragées.
Permettre un court temps de retrait si nécessaire.
Inhibition
Intervention à privilégier
Éviter le rappel direct ainsi que la contrainte abusive.
Éviter de mettre l’accent sur le comportement lorsqu’il s’agit de la passivité pour
s’opposer.
Développer une relation significative avec l’enfant, lui présenter une image stable à
laquelle il peut s’identifier. Lui transmettre sans hésitation les valeurs importantes.
Pour l’aider à se détendre, l’animateur peut utiliser les interventions avec un contact
physique, mais seulement si la relation est établie avec les jeunes.
Par exemple, une main sur l’épaule, un déplacement main dans la main, un regard yeux
dans les yeux sont toutes des possibilités à envisager pour intervenir dans un cas
d’inhibition ou de passivité.
Utiliser l’humour.
La colère est une émotion. L’agressivité et la violence sont des manifestations de l’émotion.
Agressivité et violence
Intervention à privilégier
Exiger le respect vis-à-vis les personnes en ne tolérant pas les comportements
agressifs.
Encourager l’expression acceptable des désaccords ou des frustrations en lui donnant
des trucs concrets et en valorisant leur utilisation.
Que le jeune sache qu’aucune manifestation inacceptable ne sera tolérée en instaurant
un fonctionnement de groupe adéquat.
Qu’il y ait conséquence si des gestes inacceptables sont posés en appliquant ces
conséquences avec constance et justice.
L’aider à exprimer sa colère, ses émotions et ses besoins derrière les gestes ou paroles.
Le refus de l’autorité se traduit par le fait de ne pas suivre les directives, de ne pas porter
attention aux demandes ou de faire l’inverse, et d’être provocant ou irrespectueux.
Il existe deux formes d’intimidation : directe et indirecte. Dans l’intimidation directe, le jeune
qui intimide est en présence de sa victime et s’adresse directement à elle. Dans l’intimidation
indirecte, le jeune qui intimide ne s’adresse pas directement à sa victime. Il lui fait du tort en
s’adressant à d’autres jeunes ou en l’ignorant. Pour intervenir, l’animateur doit :
Mettre fin à la situation Porter son attention aux sports et aux
Éviter d’étiqueter les enfants jeux en équipe
Être disponible et à l’écoute Utiliser les leaders
Avoir des conséquences Outiller l’enfant qui est victime
appropriées Outiller l’enfant qui intimide
Outiller l’enfant qui est témoin
L’animateur peut agir en adaptant, accommodant et mettant en place des facilitateurs liés à
l’environnement physique et social, qui soutiennent la participation pleine et entière de la
personne handicapée. Il doit aussi ajuster le matériel et la programmation.
Il est important de faire une intervention graduée pour donner une chance à l’enfant de
corriger lui-même son comportement.
1. Donner des responsabilités
2. L’ignorance intentionnelle
3. L’intervention par un signe quelconque
4. La proximité physique
5. La participation émotive de l’adulte
6. L’utilisation de l’humour
7. L’appel direct
8. La réorganisation des sous-groupes
9. La réparation
10. La limitation de l’espace et du matériel
11. Le retrait du groupe
La crise évolue graduellement et il est possible pour l’animateur de reconnaître les signes
précurseurs. (calme – point de tension – agitation – accélération – sommet – descente –
récupération)
CHAPITRE 2.3 :
CRÉER ET INTERVENIR
DANS UN GROUPE
En bref
PRINCIPES À RESPECTER POUR INFLUENCER LA MOYENS POUR INFLUENCER LA
SYNERGIE DU GROUPE SYNERGIE DU GROUPE
Il est important que le système d’émulation représente un défi pour les jeunes, qu’il serve à
les valoriser. Il existe trois types de systèmes d’émulation : individuel, d’équipe et de
l’organisation.
Dès la prise en charge du groupe, l’animateur doit établir des règles de fonctionnement et
un code de vie de groupe.
Pour intervenir lors des situations conflictuelles, l’animateur doit d’abord comprendre s’il
s’agit d’un malentendu, d’un différent, d’une dispute ou d’un conflit. Lors d’un conflit, il
intervient selon ces 5 étapes :
1. Définir le problème
2. Trouver des solutions possibles
3. Évaluer les solutions
4. Choisir une solution
5. Résoudre le conflit
CHAPITRE 3.1 :
LE JEU ET LES ACTIVITÉS
En bref
Le L’animateur doit veiller à entretenir le « jeu » à l’intérieur des activités pour que les enfants
éprouvent du plaisir.
Attitude
Jeu
Intérêt Action
L’animateur doit varier les formes de jeux qu’il propose aux participants.
Brise-glace Éducatif
Coopératif De création
Sportif Grands jeux
Physique Jeu libre
De rythme Activité de divertissement
Sensoriel
CHAPITRE 3.2 :
LA PROGRAMMATION
En bref
L’objectif est d’avoir une programmation :
Diversifiée Participative Favorisant
Éducative l’initiation et la
Adaptée découverte
L’animateur doit faire vivre une programmation qui offre des formes de jeux et des modes de
réalisation variés (individuel, petit groupe, grand groupe).
CHAPITRE 3.3 :
RÉALISER SON ANIMATION
En bref
L’animation doit favoriser le jeu, le plaisir et le bien-être des participants. Elle doit aussi être
cohérente avec les principes fondamentaux du Programme DAFA.
Un bon animateur saura utiliser des techniques d’animation variées et adaptées aux besoins
du groupe
Effets audio-
Décors Bruits Maquillage
visuels
Personnages Messages
Mots de passe Costumes
invités enregistrés
Mascotte Éclairage
Techniques
d’animation créatives!
Fan-club Affiches
Signes Effets de
Décomptes Musique
distinctifs surprise
Intrigues et
Mystères Humour Gadgets
suspenses
Il est important de terminer le jeu au bon moment, c’est-à-dire juste avant que la motivation
des jeunes commence à décroître, car ils voudront alors y jouer une autre fois.
L’animateur doit disposer de différentes techniques pour exercer ses fonctions. Par exemple :
Trucs de dénombrement
Disposition du groupe (demi-cercle, rang, sous-groupes, etc.)
Obtenir l’attention (cris de silence, signe distinctif, etc.)
Déplacements animés
Enchaînement de jeux
Formation des équipes
De façon générale, un animateur doit être en mesure d’adapter son style d’animation en
fonction des besoins des enfants, du groupe et de l’activité.
CHAPITRE 3.4 :
LES THÉMATIQUES
En bref
La thématique est à la fois récréative et éducative. La dimension éducative est fondée sur la
transmission de valeurs (comme l’amitié, le respect, la justice, la coopération) et de
connaissances.
Exemples d’application de thématiques :
Estivale Pour une journée de pluie
Hebdomadaire Pour une activité spéciale
Quotidienne
• Les éléments à considérer lors de l’élaboration d’une thématique sont les ressources, l’histoire
et les participants.
• Pour créer une thématique originale, l’animateur peut utiliser les diverses techniques de
créativité, telles que la matrice de découverte, l’analogie personnelle, l’association forcée et
la technique de concassage.
• Nommer des responsables de l’actualisation de la thématique, car durant son déroulement, il
est possible que le plan initial nécessite des réajustements pour mieux répondre aux besoins
des participants.
• Éviter de faire venir des personnages trop souvent, car les participants s’y habituent et n’y
trouvent plus d’intérêt.
• Éviter de faire parler les personnages mystérieux trop près des participants, ils pourraient
reconnaître la personne déguisée et n’embarqueraient plus dans l’histoire. De plus, ils ont
tendance à vouloir maltraiter les vilains personnages quand ils sont complètement envahis par
la thématique.
• Ne pas utiliser les costumes de la thématique pour une autre animation que celle-là; les
participants se souviennent de l’habillement des personnages et peuvent comprendre que la
thématique correspond à un mensonge (ce qui ne doit pas arriver!).
• Essayer le plus possible d’éliminer toute trace qui pourrait identifier l’animateur.
CHAPITRE 3.5 :
RASSEMBLEMENTS ET LES CHANTS
En bref
• Les rassemblements servent :
À l’appartenance au groupe et à À mobiliser
l’organisme À marquer le début et la fin de la journée
À motiver les jeunes À créer une ambiance favorable à la
À s’amuser participation et au plaisir
• L’animateur doit considérer certains facteurs pour faire un rassemblement :
Le lieu Le moment de la journée et la fréquence
La durée La disposition des participants
• Plusieurs éléments peuvent faire partie d’un rassemblement :
Une histoire; Des chants;
La chanson thème; Des bans mimés;
Les chansons d’équipe; Des sketchs;
Les cris de ralliement; Des jeux éclairs, etc.
L’animateur principal et l’animateur de soutien n’ont pas les mêmes responsabilités lors du
rassemblement. Chacun doit assumer son rôle pour que le rassemblement fonctionne.
Le chant est une partie intégrante de la culture de l’animation en loisir. Presque tous les
moments sont bons pour chanter avec un groupe.
Les chansons choisies doivent être de bon goût, voici les indications à suivre :
À PRÔNER À ÉVITER
Diversité et créativité
Chanter la ou les mêmes chansons tout
(Changer les paroles, ajouter des
l'été.
gestes, une danse, etc.)
L’animateur est encouragé à faire connaître plusieurs catégories de chants aux participants.
Chant Bans
Chanson Canon
Chanson-thème Rengaine
Cris de ralliement / de groupe
CHAPITRE 3.6 :
LES SAINES HABITUDES DE VIE
En bref
Pour transmettre les valeurs inhérentes aux saines habitudes de vie, il faut d’abord que
l’animateur évalue son propre positionnement et qu’il réalise un autoportrait et comprenne
son positionnement par rapport aux saines habitudes de vie.
Par son comportement, son attitude et ses messages, l’animateur a une grande influence sur
les jeunes; il est un modèle important pour les participants. Dans le cadre de ses fonctions
d’animation, il sera amené à faire différents choix, que ce soit en lien avec :
Sa communication
Sa programmation
Son choix de matériel
Ses activités
Ses thématiques
Ses personnages
Son animation
Ses règlements
Pour favoriser le développement d’un mode de vie physiquement actif, l’animateur doit :
Favoriser l’engagement moteur et l’accès au matériel pour tous les enfants.
Limiter les jeux d’exclusion, les temps morts, les files d’attente.
Modifier les espaces, le nombre d’équipes, la quantité de matériel.
Activités et variantes adaptées selon une progression logique du développement et de la
maturité de chacun des enfants.
Varier les activités (toucher à tout).
Fréquence et régularité des activités.
Avoir une attitude positive face à l’activité physique.
Être vêtu convenablement pour pouvoir bouger aisément.
Parler de sports et des activités de loisir ou de plein air que vous pratiquez.
Participer et s’impliquer dans les jeux et activités des enfants.
Insérer des périodes de jeux calmes et des moments plus calmes (ex : pauses assises pour
discuter).
Diminuer la luminosité et le bruit. Faire jouer une musique douce ou « écouter le silence ».
Utiliser des jeux et activités pour calmer le groupe.
CHAPITRE 4.1 :
FACTEURS DE RISQUES,
RÉELS OU POTENTIELS
En bref
EXPLICATIONS EXEMPLE
Pour savoir quelles mesures préventives mettre en place, il est important d’identifier les facteurs de
risques associés à une activité.
État de santé,
handicap, condition
physique et Conditions Nombre de
psychologique Équipements non météorologiques participants
L’âge sécuritaires Configuration des Agressions et
L’attitude et les lieux négligences
comportements¸
Le niveau de difficulté
de l’activité
CHAPITRE 4.2 :
MOYENS DE PRÉVENTION
En bref
La stratégie de l’animateur doit résider dans la combinaison de mesures qui agissent sur le
comportement des pratiquants, ainsi que la sécurité des équipements et de l’environnement qui les
entoure. Chaque mesure de prévention produit un effet multiplicateur sur les autres, ce qui aide à «
tisser un filet » qui saura protéger davantage le participant en cas d’imprévu. N’oubliez pas qu’en cas
de doute, il est toujours mieux d’arrêter ou de reporter une activité.
En cas de doute, il est toujours mieux d’arrêter ou de reporter une activité.
L’animateur doit mettre en place des éléments des moyens de prévention en variant les approches
possibles.
Approche éducative
Approche organisationnelle
Approche règlementaire
CHAPITRE 4.3 :
SITUATIONS D’URGENCE
En bref
Face à une dénonciation, l’animateur doit être en mesure d’accueillir convenablement le participant, il
doit :
Croire l’enfant
Écouter l’enfant calmement sans intervenir
Rassurer l’enfant
Prendre notes des faits
Signaler immédiatement le cas à son supérieur
Il est absolument nécessaire de reconnaître la charge émotive encourue par une dénonciation.
L’animateur doit chercher le réconfort auprès de ses collègues, de sa famille et de son organisation,
tout en respectant la confidentialité.
Il est important d’accepter que des situations imprévues ou d’urgence puissent survenir. L’animateur
peut s’y préparer en suivant des formations et en connaissant les mesures d’urgence de son organisme.
Avec ces connaissances, il sera outillé pour mieux réagir et trouver différentes solutions aux problèmes.
L’animateur doit remplir un rapport d’accident le plus rapidement possible après une intervention,
même s’il n’y a pas eu de transport à l’hôpital.
L’animateur doit s’assurer de préserver la sécurité des gens selon l’ordre de priorité suivante :
Sa propre sécurité;
La sécurité du reste du groupe;
La sécurité des personnes avoisinantes;
La sécurité de la personne en détresse.
Malgré le désir de sauver rapidement quelqu’un en danger, la situation ne sera qu’empirée si
l’animateur ou quelqu’un d’autre se blessent lors du sauvetage ou de l’intervention.
CHAPITRE 4.4 :
L’ANIMATEUR FACE À LA LOI
En bref
Le Code civil assure donc à tout citoyen un moyen de réparation pour des dommages qui lui sont
causés par la faute d’un tiers (responsabilité civile). Par conséquent, l’animateur doit :
Agir en personne prudente et diligente.
Prévoir ce qui est prévisible.
Agir comme toute personne prudente et raisonnable le ferait dans pareille situation.
L’animateur doit respecter les termes de son contrat; dès que l’animateur contrevient à une obligation
prévue dans un contrat, la faute est prouvée.
L’animateur est tenu d’agir comme un parent. Ainsi, la norme applicable sera aussi sévère envers un
animateur chargé d’un enfant que celle imposée à un parent, car sa responsabilité devient identique à
celle d’un parent prudent.
L’animateur qui encadre des mineurs doit aussi s’assurer de leur comportement. Il devra prendre tous
les moyens raisonnables pour éviter qu’une faute soit commise par le mineur.
Les dommages peuvent être de nature :
Matériels (pour compenser la perte d’un bien matériel).
Corporels (reliés à la l’intégrité physique de la personne).
Moraux (reliés à l’intégrité psychologique de la personne).
Exemplaires (afin de dissuader toute personne de contrevenir à la loi).
L’animateur de moins de 18 ans a les mêmes responsabilités vis-à-vis du groupe de participants qu’un
animateur majeur.
Voici des exemples de fautes possibles :
Les exercices imposés ne sont pas appropriés à l’âge ni à la condition du participant (un
animateur exige d’exécuter des exercices qui dépassent les capacités physiques du
participant).
Un participant reçoit un équipement défectueux ou inadéquat (on le fait grimper dans un
endroit non sécuritaire).
Les mesures de sécurité prises sont inadéquates (l’animateur autorise les jeunes à ne pas
porter leur VFI lorsqu’ils sont en canot).
Un animateur donne des directives inadéquates au participant (un animateur qui omet de
donner des instructions sur la récupération des flèches au tir à l’arc).
Un animateur n’avise pas ses participants des risques inhérents à un sport (un animateur
n’explique pas les risques particuliers de l’escalade).
Un animateur ne supervise pas adéquatement son activité (l’animateur ne surveille pas
suffisamment ses participants qui sont au sentier d’hébertisme).
Un animateur ne connaît pas les procédures d’urgence ou de premiers soins (un animateur
n’intervient pas auprès d’un participant qui s’est blessé pendant l’activité).
AGRESSION
Toutes formes d’agressions (physique, verbale, sexuelle…) sont formellement interdites en milieu de travail.
Toute infraction sera immédiatement inscrite au dossier de l’employé fautif et pourra amener le
congédiement sans autre avis.
ASSIDUITÉ ET PONCTUALITÉ
L’employé se présente tous les jours, aux heures convenues dans son contrat et sa description de tâches.
SI possible, il doit arriver quelques minutes à l’avance, sans pour autant être trop tôt, afin de ne pas
déranger le travail des autres employés. Si un retard est prévisible, il est du devoir de l’employé d’aviser
son superviseur ou supérieur immédiat en mentionnant la raison du retard et l’heure possible de son arrivée.
Il en est de même s’il doit quitter avant la fin de son quart de travail. Tout changement doit être approuvé
par le coordonnateur.
CELLULAIRE
L’utilisation du cellulaire personnel n’est permise que lors de situations d’urgences ou s’il y a une information
primordiale à communiquer avec un coordonnateur ou le bureau, et qu’aucune personne ressource n’est
dans le parc.
DROIT DE FUMER
Les employés peuvent fumer à l’extérieur sur le temps des pauses. Il est interdit de fumer dans tous les
bâtiments de la Ville et sur les différents terrains de la commission scolaire du Québec.
COURTOISIE ET POLITESSE
Étant une entreprise de services, ce sont les participants qui assurent notre survie. Il est essentiel que tout
employé s’adresse avec sérieux et avec politesse aux participants, tant en personne qu’au téléphone. Le
langage sera décent et respectueux, sans jurons, farces grivoises, ni soupirs. On démontrera de
l’empressement et de la bonne humeur en affichant un sourire serviable et aimable. Il est aussi apprécié
d’utiliser les formules de politesse pour les adultes et surtout pour les personnes âgées (Madame, Monsieur
CONFIDENTIALITÉ ET PROFESSIONNALISME
Pour garder une ambiance de travail agréable et sécurisante, il est essentiel de garder confidentiels les
propos et les problématiques survenant au travail. Il est primordial que nous restions également discrets
sur les embûches qui peuvent se produire dans notre vie privée. Toute personne responsable assure le suivi
de ses dossiers et répond à tout participant, professeur ou collègue de travail qui attend de lui un retour à
leur requête (que ce soit par téléphone ou en personne)
RELATIONS INTERPERSONNELLES
Les relations interpersonnelles dans l’équipe doivent être respectueuses. La propagation de rumeurs
pouvant nuire à l’intégrité et à la crédibilité de la personne est interdite. De ce fait, aucun employé ne doit
critiquer publiquement le travail d’un autre employé. Toutefois, s’il considère que ce dernier s’est rendu
coupable d’actes illégaux, blâmables, injustes ou contraires à l’éthique professionnelle, il doit soumettre le
cas à l’intention de son supérieur immédiat. Tout incident/accident doit être rapporté au supérieur immédiat
(ex. : bataille, blessures, violence, etc.). Les relations amoureuses dans l’équipe ne doivent en aucun temps
nuire à la réalisation des tâches quotidiennes des personnes concernées. Toutes les manifestations de cette
relation sont interdites sur le site et durant les heures de travail. L’employé ne peut, en aucun temps, faire
de la vente ou de la sollicitation auprès des participants sans l’accord de Loisirs Acti-Famille. Dans le cadre
de son travail, l’employé a le devoir d’entretenir une relation strictement professionnelle avec les
participants. Si à l’extérieur des heures de travail, un employé entretient une relation interpersonnelle avec
un participant, l’employé doit s’assurer qu’il n’y a aucune confusion, ni aucun conflit d’intérêt ou apparence
de conflit d’intérêts qui pourraient compromettre Loisirs Acti-Famille. Loisirs Acti-Famille se dissocie de
l’organisation de toutes activités qui ne sont pas de sa responsabilité. Les activités qui ne sont pas
organisées par Loisirs Actif-Famille doivent tout de même correspondre à une certaine éthique afin de
préserver son image publique. De plus, à l’extérieur des heures de travail, vous ne devez pas vous afficher
au nom de Loisirs Acti-Famille pour obtenir des privilèges pour la tenue de toute activité.
DÉCLARATION DE L’EMPLOYÉ
Je déclare avoir lu et compris le Code d’éthique, la politique d’éthique et d’harcèlement. J’accepte de m’y
conformer et je comprends qu’à défaut de le faire, il pourrait en résulter des mesures correctives,
comprenant notamment une réprimande formelle, un avertissement ou un congédiement immédiat.
1. L’adulte s’engage à respecter l’intégrité physique et morale ainsi que la dignité de chaque
jeune et de chaque adulte.
La chose peut sembler évidente, mais c’est dans l’application de nos méthodes d’animation et dans la
pratique de nos relations interpersonnelles qu’elle doit se vérifier. Il va de soi qu’on doit proscrire tout geste
de violence physique, mais qu’en est-il de la subtile violence morale? Certains mots, certaines attitudes
peuvent faire bien plus mal que des gestes.
4. L’adulte s’engage à accomplir sa tâche sans se désister à moins d’une justification valable.
Quand un adulte adhère au scoutisme, c’est pour y remplir un mandat. Le mouvement et ses membres se
fient donc sur cet adulte pour qu’il s’acquitte de son mandat au mieux de ses compétences. Quand, sans
raison ou sous un prétexte futile il s’absente de réunions, ne remplit plus les fonctions reliées à son rôle ou
agit sans respecter consignes et directives, il ne mérite plus la confiance du mouvement et constitue même
un risque pour la qualité du scoutisme.
10. L’adulte s’engage à ne participer à aucune activité politique partisane en tant que scout ou
au nom du Mouvement scout.
Il est du devoir de chaque scout, jeune ou adulte, de s’impliquer à fond dans le développement de la société
au sein de laquelle il évolue, mais cela doit se faire à l’extérieur des formations politiques partisanes. À ce
titre, il faut se méfier au plus haut point des gens qui souhaitent associer leur nom au scoutisme afin d’en
tirer d’éventuels avantages politiques partisans.
11. L’adulte s’engage à éviter de causer du tort au Mouvement par des paroles ou des gestes
inappropriés ou inacceptables.
L’adulte membre du Mouvement doit constamment être conscient qu’il est un représentant et un agent du
mouvement. Ses choix de vie et d’activités doivent donc être faits en tenant compte de cette association
avec le scoutisme. L’adulte doit toujours s’interroger sur les retombées de ses actes sur la réputation et
l’image du Mouvement.
Conclusion
Voilà donc 11 règles que tout adulte du Mouvement doit intégrer à sa vie. Pour la plupart, cela va de soi.
Pour certains, cela demande quelques efforts. Rappelons cependant que ces règles ont été édictées dans
le but de mieux encadrer les adultes œuvrant au sein du scoutisme et pour prévenir, dans une certaine
mesure, les dérapages qui causent toujours un tort important non seulement au Mouvement, mais aussi à
tous ceux, jeunes et adultes, qui y sont associés. Relisez bien ces règles, vous verrez qu’elles ne sont, au
fond, qu’une simple reformulation de la Loi scoute.
Faites tirer la clé qui donne le droit de choisir un moment de la journée qui sera
dévoilé par le propriétaire de la clé. On peut aussi remettre une clé pour souligner
la participation, l’appartenance au groupe.
Écrivez le nom des enfants sur un papier et froissez-le, le nom a-t-il disparu?
Un crayon magique qui peut être distribué aux enfants. Il pourrait servir à
distribuer la parole, recevoir la colère des amis, donner de la confiance, etc.
Règles de vie L’équipe d’animation du Patro de Lévis demande à chaque personne qui participe à
la vie du Patro, de respecter les règles de vie de la maison. Dans toutes les familles, il y a des
règles afin d’assurer l’harmonie, le respect et la sécurité de tous et toutes. De plus, nous souhaitons
que chaque personne qui vient au Patro collabore à la qualité de vie de notre milieu.
Une grille d’intervention est remplie à chaque événement qui déroge de ces règles.
Procédure d’intervention :
La première intervention se veut être un dialogue entre l’intervenant et le jeune : cerner le
problème, donner quelques trucs et façons de réagir.
Deuxième intervention : révision de ce qui s’est dit à la première rencontre, réflexion et faire
connaître au jeune les conséquences à venir si son comportement ne s’améliore pas.
Troisième intervention : réflexion. Rencontre avec le coordonnateur et révision des événements
antérieurs. Appel des parents et retrait du Patro si nécessaire pour une période fixée selon la
gravité.
Les étapes d’interventions peuvent varier selon la gravité des événements
Activité : Titre
TYPE DE JEU
MATÉRIEL
PRÉPARATION
BUT DU JEU
DÉROULEMENT
VARIANTES
RETOUR
NOTES
B. Âge
Les questions à se poser :
Les participants sont-ils aptes à réaliser l’activité?
Les participants ont-ils le niveau de raisonnement pour reconnaître les risques et appliquer les
consignes de sécurité?
Les participants ont-ils le niveau d’autonomie pour réaliser des parties de l’activité sans surveillance
constante?
Est-ce que les participants savent comment utiliser l’équipement correctement?
C. Attitudes et comportements
Les questions à se poser :
Les participants aiment-ils l’activité?
Quel est le comportement général du groupe?
Les participants ont-ils déjà fait l’activité et sont-ils aptes à la faire?
Les participants peuvent-ils jouer en équipe, sans mésentente ou querelle?
Est-ce qu’un signal de retour au calme a été prévu (cri de silence)?
H. Le nombre de participants
Les questions à se poser :
Le nombre de participants permet-il la pratique sécuritaire de l’activité?
Le ratio de participants par animateur permet-il une surveillance sécuritaire de l’activité?
Le lieu de l’activité permet-il d’accueillir tous les participants?
Est-ce qu’il y a assez d’équipement pour tous les participants du groupe?
Est-ce que les équipes ou les groupes sont assez équilibrés entre eux pour assurer un déroulement
sécuritaire de l’activité?
Est-ce qu’un signal de rassemblement est prévu?
Comment la présence des enfants sera vérifiée?
I. Agressions et négligences
Les questions à se poser :
Est-ce qu’il y a des signes d’intimidation?
Est-ce qu’il y a un changement soudain et inhabituel dans le comportement d’un enfant (ex : un
enfant calme se montre soudainement agressif envers les autres)?
Est-ce qu’il y a une diminution de l’intérêt de l’enfant pour les activités qu’il aime normalement?
Est-ce qu’un participant semble être effrayé d’un autre participant ou d’un groupe de participant?
Est-ce qu’un enfant a fait une dénonciation quelconque?
Est-ce qu’une personne est présente dans les environs sans avoir de raison claire?
Est-ce qu’une personne parle à répétition au groupe d’enfant, mais n’a pas de raison d’être sur le
lieu?
Vers une intégration réussie des jeunes ayant des besoins particuliers – Association des camps
du Québec
Pour y trouver divers outils et consignes entourant le cycle d’intégration. 26 fiches-profils pour comprendre
les besoins particuliers les plus fréquemment rencontrés dans les milieux de loisir sont disponibles ainsi que
tout ce qui concerne les questions légales. Une riche boîte à outil y est disponible.
Tremplin santé
Tremplin Santé mise sur le jeu et le plaisir pour encourager l'adoption de saines habitudes de vie dans les
camps d'été au Canada. Que vous soyez gestionnaire, coordonnateur, animateur ou responsable du service
alimentaire dans un camp, Tremplin Santé vous accompagne dans vos démarches. Influencez positivement
les jeunes grâce aux outils disponibles (Fiche de jeux, activités en nutrition, outils de programmation,
recettes d’expédition, et encore plus).
Équilibre
Une grande variété d’outils est disponible sur le site Web d’Équilibre en matière d’image corporelle. Les
ressources sont disponibles autant pour le grand public que pour les intervenants et professionnels, les
employeurs, les médias et les jeunes.
Le plein air, c’est dans ma nature! (Manuel d’organisation de clubs de plein air pour les
adolescents) – Conseil québécois du loisir
Le manuel fournit une foule d’informations utiles et réfère à de nombreuses ressources, dont les organismes
nationaux de loisir de plein air. Téléchargement gratuit.
À nous de jouer! Jeu actif et jeu libre pour le développement de l’enfant – Table sur le mode
de vie physiquement actif
Ce document sur l’importance du jeu actif et du jeu libre dans le développement de l’enfant est une initiative
de la Table sur le mode de vie physiquement actif. Il s’adresse aux intervenantes et aux intervenants des
milieux scolaires, municipaux, communautaires et associatifs ainsi que des services de garde éducatifs à
l’enfance. Il s’agit en fait d’un outil de réflexion sur leurs façons de faire actuelles et sur le rôle qu’ils peuvent
jouer auprès des enfants en leur offrant un environnement et des occasions propices au jeu actif et au jeu
libre.