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Certification des comptes : étapes clés

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Certification des comptes : étapes clés

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INTRODUCTION

I. Contexte et justification

Une entreprise est une unité de production juridiquement autonome, qui exécute ses
activités en mobilisant une personne ou un groupe de personnes avec pour objectif
de produire des biens et services à destination des clients, afin d’en tirer un bénéfice.
Une bonne gestion des flux financiers sera à l’origine de meilleurs résultats.
L’entreprise est donc un organisme dont la survie nécessite une bonne coordination
des organes qui la composent. En effet, elle ne peut fonctionner que si les tâches à
accomplir sont reparties de façon précise, et si le rôle de chacun est clairement
déterminé.

Ces tâches peuvent être groupées selon leur objectif ce qui permet d’identifier des
grandes fonctions pour l’entreprise, dont la fonction de comptabilité et finance occupe
une place prépondérante. La fonction comptabilité et finance est une activité
fondamentale que l’entreprise ne peut négliger car, sans les chiffres l’entreprise aura
du mal à suivre sa croissance. Cette fonction permet de modéliser les flux physique
d’une part, et les flux financiers d’autre part afin de donner des informations sur la
situation financière de l’entreprise vis-à-vis des partenaires extérieurs. En effet, les
partenaires de l’entreprise peuvent avoir besoin d’information sur la situation
financière de l’entreprise, ce qui l’oblige légalement de présenter un certain nombre
d’informations sur ses comptes. Pour cela, l’entreprise fournie plusieurs documents
dont les plus importants sont : le bilan qui est une photographie du patrimoine de
l’entreprise à un moment donné ; le compte de résultats qui calcul l’enrichissement
ou l’appauvrissement de l’entreprise du fait de son activité pendant une période ;
ainsi que le tableau de flux de trésorerie qui renseigne sur les encaissements et les
décaissements de l’entreprise pendant une période.

Afin de s’assurer qu’elle agit conformément à la réglementation en vigueur, qu’elle


dispose d’un fonctionnement humain optimal, ou encore de vérifier le respect d’un
certain nombre de procédures internes, l’entreprise peut se soumettre à un audit qui
est une pratique largement admise et qui étend progressivement son action à toutes
les activités de l’entreprise. Telle est la justification du choix portée sur notre
1

thématique, à savoir : « Etapes de la certification des comptes d’une entreprise par


un commissaire aux comptes, cas de certification des comptes par GKM ».

II. Problématique

Notre étude porte sur les étapes de la certification des comptes d’une entreprise par
un commissaire aux comptes. Sachant que ces étapes sont d’une grande importance
au cours d’une mission d’audit légal car, ces dernières années, les entreprises sont
confrontées à des audits externe pour avoir une opinion d’un expert sur la conformité
et la sincérité des comptes de l’entreprise, ce qui conduit ces entreprises à créer une
valeur ajoutée en répondant aux attentes des parties prenantes (les dirigeants, les
banques, actionnaires, salariés et autres partenaires).

Dans cette optique, nous formulons la problématique suivante : quelles sont les
étapes de certification des comptes que le commissaire aux comptes doit respecter
dans le cadre de sa mission ? En quoi consiste la certification des comptes au sein
d’une entreprise ?

III. Hypothèses

Pour aborder cette problématique, nous avons émis les hypothèses suivantes :

• le CAC mets en œuvre tous les outils pour vérifier les comptes de
l’entreprise ;
• les étapes d’audit externe sont un principe primordial que le CAC respecte et
suit lors de toute certification.

• toutes les normes de la mission d’audit sont respectées.

IV. Objectif
Ce travail de recherche se fixe pour objectif de comprendre les différentes étapes de
la certification des comptes, comprendre l’importance d’une mission d’audit externe
et son rôle au sein d’une entreprise. En effet les objectifs annoncés dépendent dans
une grande proportion du degré d’implication et de l’impact de cette mission au sein

2
d’une entreprise. Nous aborderons de manière exhaustive les étapes de la
certification des comptes.

V. Méthodologie
Pour étoffer notre travail, nous allons procéder à une revue documentaire, celle qui
consiste à parcourir les différents documents ayant traité le thème qui fait l’objet de
notre étude, pour la collecte d’informations. Nous allons également opter par des
interviews qui consisteront à s’entretenir avec le personnel du cabinet GKM pour une
meilleure compréhension des documents exploités et des procédures exécutées au
sein du cabinet. Enfin, nous allons procéder par la prise d’informations sur internet,
en parcourant des sites ayant trait avec notre thématique.

VI. Plan du travail

Le présent travail comporte deux parties exception faite à l’introduction et la


conclusion. La première partie intitulée approche théorique de la certification des
comptes comporte deux chapitre :

• cadre conceptuel de l’audit comptable (chapitre1) ;  présentation du cabinet


GkM (chapitre2).

La seconde partie quant à elle comporte également deux chapitres à savoir :

• étapes de la certification des comptes (chapitre 3) ;


• Pratique d’une mission de certification des comptes (Chapitre 4).

3
PREMIERE PARTIE
:
APPROCHE THEORIQUE DE LA CERTIFICATION
DES COMPTES

L’audit est une fonction nouvelle de l’entreprise ayant pour objet de contrôler la
comptabilité et les différents aspects liés à cette dernière. Cette fonction est menée
soit par un auditeur interne qui est un salarié de l’entreprise : il s’agit d’un audit dit
interne ; soit par un professionnel compétent et indépendant de l’entreprise, c’est le
cas ici de l’audit externe réalisé par un commissaire aux comptes ou par un
expertcomptable. Cette première partie de notre travail comporte essentiellement
deux (2) chapitres à savoir :

• Cadre conceptuel de l’audit comptable (chapitre1) ;  Présentation du cabinet


GKM (chapitre2).

4
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL DE L’AUDIT COMPTABLE

Le concept audit vient du latin "audire" qui signifie "écouter". Le verbe anglais "to
audit" est traduit par "vérifier, surveiller, inspecter". Les organisations
économiques ont toujours été contraintes à se faire contrôler. D’une manière
générale, l’audit consiste en un examen mené par un professionnel indépendant sur
la manière dont est exercée une activité, et sur les informations élaborées par les
responsables, par rapport à des critères d’appréciation relatifs à cette activité. Dans
ce chapitre, nous allons nous focaliser à la section I sur la définition des concepts et
à la section II sur l’historique de la certification comptable.

Section I : Définition des concepts

I.1. Définition de l’audit : Plusieurs explications ont été données pour définir
l’audit dans ce qui suit on présente quelques-unes :

Selon l’IFACI (Institut Française de l’Audit et du Contrôle Interne) :

« La mission d’audit est d’accroitre et préserver la valeur de l’organisation en donnant


avec objectivité une assurance, des conseils et des points de vue fondés sur une
approche par les risques. L’audit est une activité indépendante et objective qui donne
à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui
apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il
aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche
systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de
contrôle et de gouvernance et en faisant des propositions pour renforcer leur
efficacité » (IFACI, 2016).

Bécour et Bouqui définissent : « l’audit comme l’activité qui applique en toute


indépendance des procédures cohérentes et des normes d’examen en vue d’évaluer
l’adéquation, la pertinence, la sécurité et le fonctionnement de tout ou partie des
actions menées dans une organisation par référence à des normes ». (Bécour J.C,
2008).

5
Quant à Will (1995), il considère que « l’audit est compris, de façon
générique, comme une appréciation indépendante, critique et
compréhensive de l’information ».

En 2004, Chemangui conclut que l’audit est « un examen critique qui


permet de vérifier les informations données par l’entreprise et
d’apprécier les opérations et les systèmes mis en place pour les traduire
».

Définition de la certification des comptes : Le terme certification veut


dire, d’une manière générale, la délivrance d’un certificat par un
organisme indépendant attestant la conformité (d’un produit ou d’un
service) aux normes et règlements en vigueur.

I.2.Typologie de l’audit

Selon les objectifs et les domaines audités, on rencontre les audits suivants :

 L’audit opérationnel : c’est la traduction littérale de l’américain opérational


audit qui signifie en bon état pour accomplir telle tâche ,en effet il contrôle la
pertinence des procédures, leur fonctionnement et les points nécessitant une
amélioration, l’objectif de l’audit opérationnel est d’analyser et d’évaluer les
performances (qualité, sécurité et efficacité),et créer au sein de l’entreprise
une dynamique de progrès en établissant les possibilités d’amélioration du
fonctionnement et de l’utilisation des moyens donc l’auditeur opérationnel ne
se contente pas d’observer les résultats mais vise aussi l’amélioration d ’un
système d’organisation1 ;

• L’audit interne : Selon l’IFACI (Institut Français de l’Audit et du


Contrôle Interne), l’audit Interne est une activité indépendante et
objective qui donne à une organisation une assurance sur le
degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils
pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il
aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par

1 Dubuisson ST., 2004, L’audit la découverte, Paris, P 18-19.


6
une approche systématique et méthodique, ses processus de
management des risques, de contrôle, et de gouvernement
d’entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur
efficacité.

En d’autre terme l’audit interne est une structure indépendante et


permanente rattachée à la direction générale, il a pour rôle d’estimer et
d’évaluer l’efficacité des autres contrôles, d’assister tous les
responsables de l’entreprise dans l’exercice de leurs responsabilités
Audit comptable et financier : selon les publications des diverses
organisations professionnelles, on peut retenir :

− en France, selon l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) :


L’audit financier est un "examen auquel procède un professionnel
compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée
sur la régularité et la sincérité du bilan du compte de résultat et
des informations annexes aux comptes annuels d’une entreprise ;

− selon la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes


(CNCC) "un audit consiste à examiner, par sondages les éléments
probants justifiant les données contenues dans les comptes. Il
consiste également à apprécier les principes comptables suivis et
les estimations significatives retenues pour l’arrêté des comptes et
à apprécier leur présentation d’ensemble" ;

− au plan international, dans les normes de l’IFAC : "l’audit


financier a pour objectif de permettre à l’auditeur d’exprimer une
opinion selon laquelle les états financiers ont été établis, dans tous
leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel
comptable défini".

7
− L’audit externe : c’est une mission exécutée par une structure
extérieure et indépendante de l’entreprise contrôlée. Cette structure
peut être un commissaire aux comptes, un cabinet d’audit ou
d’expertise comptable (chargé de missions de contrôle opérationnel,
d’audit des comptes sociaux) ou aussi d’un cabinet d’avocat (chargé de
l’audit de régularité des contrats commerciaux, de conventions, etc...2

I.3- Distinction de l’audit avec les disciplines voisines Parmi


les disciplines voisines on peut citer :
• Audit et expertise comptable : L’Expert-comptable ayant par ailleurs la
qualité de commissaire aux comptes, peut se voir confier par une entreprise
une mission d’établissement ou d’examen des comptes annuels. Trios types
de mission peuvent être confiés à l’expert-comptable : présentation, examen
limité et audit des comptes annuels. Il doit respecter des règles
professionnelles et fournir une attestation à la fin de ses travaux pour les deux
premiers types de missions.

La mission de présentation constitue une simple mise en forme des états


financiers. La mission d’examen comporte, en outre, des contrôles généraux de
cohérence des comptes établis, la troisième est une mission complète d’audit.

Une entreprise peut avoir un expert-comptable pour l’assister à élaborer ses


états financiers et un commissaire aux comptes (qui peut être un autre
expertcomptable) pour la certification des comptes3 ;

• Audit et contrôle de gestion


Le contrôle de gestion a pour but d’apprécier les résultats en fonction des
objectifs qui ont été fixés et de s’assurer que les ressources sont utilisées de
manière efficace et efficiente en vue de la réalisation des objectifs de
l’entreprise. Les responsabilités des services de contrôle de gestion se
définissent comme suit :
− contribuer à la conception de la structure et du système

2 Micheline F et al (dir Alain B)., 2013,Comptabilité et Audit, Foucher, Malakoff


3 ESGIS Audit Comptable et Financier, Page7

8
d’information de gestion de l’entreprise ;
− s’assurer de l’efficience (c'est-à-dire de la productivité) des
fonctions de l’entreprise, apprécier leur efficacité par rapport aux
objectifs ;

− définir des règles, critères de gestion et mesures des


performances en utilisant comme outils : les budgets, les tableaux
de bord, et d’’autres outils d’aide à la décision.

Le contrôle de gestion et l’audit interne sont complémentaires. La validité des


contrôles de performances repose sur la sincérité et la fiabilité des divers
systèmes d’information (comptabilités, budgets, statistiques). Le contrôle de
gestion ne saurait fonctionner sans un minimum de garantie quant à la qualité
des informations qui lui sont transmises, ce qui est du domaine de l’audit. Le
contrôle de gestion en tant qu’élément de l’environnement du contrôle interne
sera examiné par l’auditeur.

Le contrôle de gestion examinera pour l’audit interne (comme pour tout service) la
validité de ses budgets et la comparaison avec ses réalisations4

 Audit interne et le contrôle interne :


Le contrôle interne vise à donner aux responsables de l’entreprise une assurance
raisonnable que les objectifs fixés seront atteints, l’audit vise à leur donner une
assurance sur le degré de maitrise de ses opérations en évaluant le processus de
contrôle interne et en faisant des propositions pour l’améliorer, autrement dit, l’audit
évalue le contrôle interne et vérifie qu’il introduit bien les actions souhaitables, c'est-
àdire qu’il permet de s’assurer qu’il est efficace et efficient.

C’est une fonction indépendante de l’entreprise, dont l’objectif est d’exprimer une
opinion motivée sur la réalité et l’exactitude des comptes annuels. Le rapport de
certification est généralement destiné aux tiers (parties prenante de l’entreprise). Et
parfois aussi à l’attention de la direction portant sur la qualité du contrôle interne de
l’entreprise car celui-ci quand il est conçu et appliqué, il constitue une sécurité quant
à la fiabilité des informations financières.

4 ESGIS Audit Comptable et Financier, Page 8


9
Alors, on peut distinguer entre audit interne et externe comme deux grands types
d’audits, ces derniers connaissent une discrimination à plusieurs niveaux, le tableau
ci-dessous synthétise l’ensemble de ces différences.

10
Source : www univ-bejaia.dz>xmlui>handle

Figure N°1 : Classement des différents types d’audit

11
Source : www univ-bejaia.dz>xmlui>handle

La figure ci-dessus est une synthèse des différents classements de l’audit qu’on a
pu faire grâce aux différentes typologies présentées précédemment, comme
récapitulation on peut dire que l’audit comptable et financier externe, se manifeste
par l’audit légal son objectif est la certification des comptes vis-à-vis des tiers, et
l’audit contractuel, qui vise la révision comptable selon la nature demandée par la
clientèle, par contre l’audit interne, il pourra examiner l’information financière tout
comme l’audit financier externe , mais le but est d’utiliser cette perspective, comme
outil de gestion et non dans l’intention de se porter garant de sa fiabilité. Quant à
l’audit opérationnel a pour but de s’assurer pour la direction uniquement de la qualité
des documents produits par ses structures.

I.4. Assertions et normes de l’audit


Les assertions5 ont pour objet l’établissement des comptes annuels, quant aux
normes d’audit ont pour objet la conduite des missions de contrôle menées par
l’auditeur. La finalité de la mission d’audit financier est divisée en sept (07)
5 Les assertions sont des critères dont la réalisation conditionne la régularité, la sincérité et l’image fidèle des
comptes (dictionnaire LAROUSSE MAXIPOCHE, 2013 ……… )
12
objectifs d’audit énumérés ci-dessous, appelés aussi assertions d’audit et
suivies des normes professionnelles d’audit.

I.4.1. Assertions d’audit


On peut citer entre autre :
• Intégralité (Exhaustivité) : L’auditeur doit vérifier si toutes les opérations
(actifs, dettes et transactions) ont été enregistrées dans les comptes annuels,
et que tous les faits importants y ont été mentionnés dans les états financiers
(bilan, TCR et annexes) ;

• Exactitude : L’objectif d’exactitude signifie que toutes les informations


financières et autres informations concernant l’activité de l’entreprise sont
données fidèlement et enregistrées dans les comptes pour leurs montants
exacts et réels (arithmétiquement et conformément aux principes
comptables) ;  Evaluation : Cet objectif d’évaluation signifie que toutes les
opérations comptabilisées doivent être évaluées conformément aux principes
et méthodes d’évaluation généralement admis (bonne méthode, application de
manière constante d’un exercice a un autre) par exemple les opérations
d’achat sont évaluées à leurs couts historiques ;

• Existence ou réalité : Cet objectif signifie que pour les éléments matériels
(immobilisations stocks...) une réalité ou existence physique, et Pour les
autres éléments (actifs, passifs, charges et produits), la traduction
d’opérations réelles effectuées (par opposition à des opérations fictives), c’est-
à-dire que les actifs qui apparaissent au bilan correspondent à des droits
réellement acquis, et de même les passifs représentent des obligations
réellement existantes ;

• Séparation des exercices (Cut off) : Il vise une bonne démarcation entre les
exercices successifs. Il s’agit de rattacher à chaque exercice tous les produits
et les charges qui le concernent (nés de l’activité de cet exercice) et ceux-là
seulement ;

• Droits et obligations : Les actifs ou les dettes détenues par l’entité à une
date donnée reflètent des droits réellement acquis ou d’obligations
effectivement à sa charge.il faut donc procéder à la vérification des titres de
propriété, des actes et des conventions ;

13
• Présentation et information : Cet objectif de présentation et d’information
signifie que les opérations sont présentées dans les comptes conformément
aux règles comptables généralement admises en la matière, appliquées de
façon constante. En outre, il signifie que les états financiers sont
accompagnés de toutes les informations (annexes) requises par les textes, et
nécessaires à leur compréhension.

I.4.2. Normes d’audit

La réalisation de toute mission d’audit, quelque en soit les objectifs, par les
professionnels comptables, ne se fait pas au gré de leurs inspirations mais dans le
respect de normes. Ces dernières sont un ensemble de règles précises et
formalisées édictées par l’IFAC, ou sa commission l’IAASB 6 (International Auditing
and Assurance standards board) généralement reconnues au plan international.

On retrouve dans cette perspective les normes générales qui sont liées d’une façon
directe à la personnalité de l’auditeur, les normes de de travail et les normes de
rapport.

I.4.2.1. Normes générales

Parmi ces normes on distingue :

• Indépendance : l’auditeur doit être libre de tout lien avec quelque partie que
soit (familier…) afin de garantir son objectivité ;

• Compétence : qui est liée aux capacités intellectuelle de l’auditeur (formation


qualifiée, expérience..) ;

• Secret professionnel : qui signifie que l’auditeur doit veiller à la protection


des informations à caractère confidentiel qu’il recueille tout au long de ses
missions.

I.4.2.2. Normes de travail

6 L’IAASB crée 2002, est une commission permanente du Conseil de l’IFAC. Elle a reçu
expressément la mission et le pouvoir de publier, au nom du Conseil de l’IFAC, des
recommandations et projets de recommandations sur l’audit et les missions qui s’y rattachent.
Mikol A.,op. cit, p75.

14
Le travail d’audit doit être effectué avec soin, avec une bonne planification, respect
scrupuleux des calendriers et supervision des collaborateurs, tenue correcte des
dossiers et papiers de travail entant que moyen de preuve des conclusion d’audit
(ISA 220 et 230).

I.4.2.3. Normes de rapport

Les normes de rapport qui indique que l’auditeur dans le cadre de sa mission, se doit
de la nécessité de la rédaction de rapports d’opinion précise et concise, et des
rapports de recommandations sur le contrôle interne et parfois sur la conformité avec
les lois et règlements en vigueur. Ainsi, le rapport spécial pour les missions de
commissaire aux comptes, en ce qui concerne la qualité des rapports, ils doivent être
datés, signés et discutés avec les responsables de l’entité auditée.

Alors, les normes d’audit constituent la référence qu’utilisent les auditeurs pour
arriver à développer une opinion motivée quant à la crédibilité des états financiers
de l’entreprise.

Section II : Historique du commissariat aux comptes


Historiquement, les premières démarches de normalisation et de contrôle des
comptes remontent à l'Antiquité. Les Sumériens du deuxième millénaire avant J.C.
avaient compris l’utilité d’établir une information objective entre partenaires
économiques. Plus tard, dès le IIème siècle avant J.C, les gouverneurs romains ont
nommé des questeurs chargés de contrôler les comptabilités de toutes les provinces.
C’est de cette époque que provient l’origine du terme « audit », dérivé du latin «
audire » qui veut dire « écouter ». Les questeurs rendaient en effet compte de leur
mission devant une assemblée constituée d’« auditeurs » . (RAFFEGEAU Jean,
1994)

Par la suite, le développement des pratiques de contrôle des comptes a accompagné


l’évolution générale des structures économiques et des grandes organisations
administratives et commerciales. Ce n'est cependant qu'à partir du XIX ème siècle que
ces pratiques se sont développées de manière systématique tant dans leur ampleur
que dans leurs méthodes en parallèle avec l'émergence de l'entreprise moderne.

15
La profession de commissaire aux comptes s’est forgée depuis le siècle dernier au fil
de l’histoire économique. Son parcours est jalonné par les crises, qui ont
paradoxalement été autant de facteurs de progrès, accélérant le mouvement vers
plus de transparence et de sécurité financière, en phase avec les aspirations
sociétales et citoyennes. La profession répond, par ses missions, à ce besoin de
sécurité et de confiance au cœur du développement de l’économie, qui prend
aujourd’hui de nouveaux visages, notamment en matière numérique et de
responsabilité sociale et environnementale.

C'est dans ce contexte qu'elle s'est développée, toujours au service de l'intérêt


général, pour répondre aux besoins de sécurité et de confiance indispensables au
développement pérenne de l'économie, en phase avec les aspirations sociétales et
citoyennes.

• En 1966 : La loi du 24 juillet 1966 intègre l'activité du commissaire aux


comptes dans le code de commerce et renforce ses attributions. Les
commissaires aux comptes certifient la régularité, la sincérité et l’image fidèle
des comptes. Le législateur transforme le commissariat aux comptes en une
profession spécifique et indépendante de celle de l’expertise comptable.

• En 1969 : La profession s’organise véritablement avec le décret du 12 août


1969, codifié dans le Code de commerce en août 2007. Celui-ci entérine la
création de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC),
une entité placée auprès du ministre de la Justice, et des Compagnie
régionales (CRCC). Elle a pour objet le bon exercice de la profession, sa
surveillance ainsi que la défense de l’honneur et de l’indépendance de ses
membres.

Ce décret sera modifié par la suite en 1976, 1978, 1981, 1985, 1987, 1992, 1994,
1999, 2002, 2003, 2005 et 2007, pour faire évoluer le fonctionnement de l’Institution
et de la profession sur de nombreux sujets : composition des commissions
d’inscription et des chambres de disciplines, révocation et récusation, organisation de
la procédure disciplinaire, mise en œuvre de la suppléance, graduation des mesures
disciplinaires, organisation des sociétés de commissaires aux comptes, etc.
• En 2003 : Adoption de la loi n° 2003-706 du 1er août 2003 de sécurité
financière, dite LSF, pour sécuriser les relations entre les épargnants et les
16
établissements bancaires. Elle donne naissance à l’Autorité des Marchés
Financiers (AMF), et prévoit de nouvelles obligations pour les entreprises en
matière de contrôle interne. Elle institue le Haut Conseil du Commissariat aux
Comptes (H3C), qui devient l’autorité de tutelle de la profession. Le H3C
donne un avis sur les normes élaborées par la CNCC et homologuées par le
Garde des Sceaux.

• En 2017 : Le Haut conseil délègue à la CNCC la réalisation des tâches


relatives au suivi du respect des obligations de formation continue des
commissaires aux comptes ainsi que l’exécution des contrôles non EIP, qu’il
supervise.

À partir de 2020, le H3C assure l’inscription sur la liste des commissaires aux
comptes et la tenue de la liste. Par arrêté du Garde des Sceaux, les 33 compagnies
régionales des commissaires aux comptes sont regroupées pour constituer dix-sept
(17) nouvelles CNCC.

En 2023 : Transposition en droit français de la directive européenne sur le reporting


de durabilité des entreprises (dite CSRD). Le Haut Conseil du Commissariat aux
Comptes devient la Haute Autorité de l’Audit.

17
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CABINET GKM
Dans ce chapitre, nous traitons de l’historique, outils et moyens technique puis de
l’organisation et du fonctionnement du cabinet GKM respectivement à la section2 et
la section2.

Section I : Historique, outils et moyens technique du Cabinet GKM

I.1. Historique

Le cabinet GKM AUDIT & CONSEIL a été créé sous l’appellation de GKM «
GOMEZGNALI, MURE & Associés » en septembre 1989 à Brazzaville. Il est agréé
comme société d’expertise comptable par CEMAC/UDEAC sous le numéro SEC 014.

• En 1990, le cabinet décide d’étudier ses activités, et crée une succursale à


Bangui (RCA) ;

• En 1996, GKM fusionne avec une firme camerounaise et devient Coopers et


Ly-brand Afrique Centrale ;

• En 1998, il fusionne sur le plan mondial de Coopers et Ly-brand avec PWC et


GKM devient membre du réseau CONSTANTIN ;

• l’année 1999, voit la fusion de CONSTANTIN ET DELOITE en cette année,


GKM devient membre du réseau BKR International ;
• En 2004, primé à Genève par la fondation For Excellent in Business Patrice.

De février 2015 à novembre 2018, il a pris la dénomination de GRANT THORTHON


CONGO, membre du réseau GRANT THORTHON INTERNATIONA ; avec un
effectif de :

• Trois (3) associés Experts comptables diplômés ;


• Deux (2) managers dont un est Expert-comptable agréé CEMAC ;
• vingt-trois(23) collaborateurs tous diplômés de l’enseignement
supérieur.

En 2020 GKM, il a pris la dénomination GKM RUSSEL-BEDFORD, firme membre de


RUSSELL BEDFORD INTERNATIONAL GKM intervient dans les domaines ci-après
:
Audit, Conseil financier et support aux transactions, Consulting, Juridique & Fiscal.

18
I.2. Outils et moyens techniques
La méthodologie Horizon est celle appliquer au sein du cabinet. Elle s’appuie sur le
logiciel Voyager développé par GT intégrant les dernières normes et règles
internationales d’audit. Ce logiciel de base permet de :

• Réaliser la prise de connaissance détaillée de l’entité contrôlée et d’évaluer


son dispositif de contrôle interne intégrant les aspects de gouvernance
(processus significatifs et SI) ;

• Elaborer un programme de travail d’audit spécifique à la société et adapté en


fonction des zones de risques identifiés.

L’utilisation de ce logiciel permet d’assurer une approche cohérente et homogène de


l’audit gage de fiabilité.

19
Secrétariat
Ressources Humaines
Directeur
Département
administratif et
finance
Secrétariat

Département Département Département


Section II : Organisation et fonctionnement de GKM
Département Département Audit et Conseil Fiscalité Expert-Comptable
Audit Expert-Comptable
II.1. Organisation

Figure N°2 : Organigramme général

Source : Cabinet GKM audit et conseil

Figure N°3 : Organigramme du département audit de GKM

Associé signataire

20
Assistant Assistant Assistant Assistant

Source : Cabinet GKM audit et conseil

Une organisation est une unité de production caractérisée par un mode de production
et un statut juridique. Le Cabinet audit et conseil GKM est une organisation qui se
subdivise en trois département de conseil juridique à savoir :

• le département d’Audit et conseil ;

• le département de la fiscalité,

• le département d’expertise comptable.

Horaires du fonctionnement du Cabinet : de lundi au vendredi, le matin 7h30min –


12h30min. Et l’après-midi de 15h00min – 18h00min.

II.2. Valeurs, missions et fonctionnement


Les associés de GKM revendiquent une position originale fondée sur un engagement
intuitu personae auprès de leurs clients, garantit par un nombre restreint d’associés
et de managers spécialisés par métier et par secteur. Ils s’appuient sur des équipes
pluridisciplinaires responsables et initiées dans la durée.

Le respect de nos valeurs va bien au-delà d’une charte d’éthique…

Il se prouve quotidiennement à l’occasion de chacune de nos missions :

• une équipe solide, des compétences pluridisciplinaires, toutes formées aux


méthodes de l’audit et du consulting, avec un véritable encadrement, garant
des résultats attendus.

21
• l’apport de solutions innovantes, bénéficie de nos connaissances sectorielles.
• la garantie d’utilisation des méthodes, largement éprouvées et
personnalisables en fonction des spécificités client.

Nous sommes un cabinet membre de RUSSELL BELFORD INTERNATIONAL qui


est un réseau mondial de cabinets indépendants de comptabilité, d'audit, de conseil
fiscal et de conseil aux entreprises représentés par 1000 associés, 8000 employés et
350 bureaux dans plus de 100 pays.

Au regard de ce qui précède on peut dire qu’il existe deux (02) missions d’audit,
un audit interne qui est une fonction comme toute autre fonction de l’entreprise
dont le rôle est de vérifier la comptabilité, et un audit externe qui a pour but de
rassurer les utilisateurs de l’information financière sur la régularité, la sincérité et
l’image fidèle des comptes de la société auditée. Selon les normes et les
principes d’audit, et quel que soit la mission d’audit, l’auditeur doit achever sa
mission par la rédaction d’un rapport d’audit qui sera destiné aux donneurs
d’ordre.

22
SECONDE PARTIE
:
APPROCHE PRATIQUE DE LA CERTIFICATION
DES COMPTES

Dans cette seconde partie nous abordons les étapes de la certification des comptes
et la pratique d’une mission de certification de comptes par le cabinet GKM
respectivement au premier et second chapitre de ladite partie.

CHAPITRE III: ETAPES DE LA CERTIFICATION DES COMPTES

Le présent chapitre sera consacré à présenter les étapes de la certification des


comptes (section1), et les outils que le CAC met en œuvre pour accomplir sa mission
(section2).

Section I : Différentes étapes de la certification des comptes


23
Les différentes étapes de la certification des comptes sont :

I. Etape 1 : Prise de connaissance générale et planification de la mission 7

La mission d’audit des comptes débute systématiquement par une étape de prise de
connaissance à partir de laquelle l’auditeur collecte des informations sur l’entreprise
et son environnement afin de mieux la connaitre.

Cette première étape permet à l’auditeur de prendre connaissance du contexte


général de l’entreprise car c’est au cours de cette étape que l’auditeur effectue ses
premières visites dans l’entreprise et met en place le dossier permanant, et c'est lors
de cette étape qu’il examine tous les éléments à caractère technique, commercial,
juridique, fiscal, comptable et financier, qui peuvent porter des informations lui
permettant de mieux remplir sa mission de contrôle.

La prise de connaissance générale doit porter sur les éléments suivants :

• informations générales ;
• identification des zones de risques ; 
détermination du seuil de signification ;
 planification de la mission.

I.1. Informations générales

Ces informations constituent les premiers éléments d’un dossier permanant. À titre
indicatif, on peut mentionner les aspects suivants :

• le secteur d’activité ;

• les caractéristiques de l’entreprise ;

• l’organisation interne de l’entreprise.

I.1.1. Secteur d’activité

7 ISA 300 et ISA 318


24
Le secteur d’activité englobe principalement les éléments suivants :

• identification de l’entreprise : dénomination sociale, nationalité, siège


sociale, numéro de registre de commerce, forme juridique et capital,
date de constitution, objet social…

• bref historique de l’entreprise :il s’agit de connaitre les événements


majeurs qui ont jalonnés la vie de l’entreprise durant les cinq (05)
derniers exercices, augmentation du capital, diversification des
produits, évolution de son activité

(chiffre d’affaire, part de marché…), changement de la forme juridique,


changement de l’équipe dirigeante, introduction en bourse…

• nature de l’activité : activité de production, de négoce, prestation de


service, activités immobilières, activités bancaires…

Certaines activités bien que relevant de la même catégorie peuvent présenter


des caractéristiques différentes selon la durée du cycle d’activité.

• marché et conditions économiques générales : l’auditeur a besoin


d’une connaissance sectorielle du marché pour déterminer si celui-ci
est globalement en développement, en récession, ou stable. Il
s’interroge également sur la place de l’entreprise auditée au sein de
ses marchés, sur son évolution par rapport à la concurrence et sur ses
perspectives prévisibles.

Un certain nombre de risques potentiels peuvent être déduits de ces éléments


: un positionnement difficile sur un marché risque d’induire des
comportements de vente à très faible marge et des risques de perte à terme ;
le démarrage d’une activité nouvelle entraine des coûts spécifiques sans
contrepartie immédiate pour lesquelles les options comptables importants
devront être prises (étalement des charges sur plusieurs exercices ou
constatation immédiate).

• environnement réglementaire : certaines activités sont l’objet de


réglementation très particulière faisant peser sur les intervenants du

25
secteur des obligations spécifiques (Industrie pharmaceutique,
établissement bancaires, assurance…).

Il est indispensable pour l’auditeur de connaitre ces contraintes, qui sont


porteuses par définition du risque latent que constitue l’éventualité de leur
violation.

I.2. Caractéristiques de l’entreprise


L’auditeur doit recueillir les informations suivantes concernant les caractéristiques de
L’entreprise cliente, il s’agit de :

• typologie de la clientèle : l’examen de la clientèle et de son évolution est


indispensable pour la connaissance de l’entreprise, ainsi l’auditeur doit avoir
des informations sures : [la surface financière des clients, implantation
géographique, nature et étendue des liens avec l’entreprise…8

• taille de l’entreprise : taille corrélée au niveau de seuil de signification,


systèmes d’organisation différents ayant un impact sur la qualité des
procédures de contrôle interne. Ainsi une entreprise de très petite taille pourra
facilement assurer une séparation des fonctions totalement satisfaisante9 ;

• moyens de production : l’auditeur est tenu de faire des requêtes rapides sur
l’approvisionnement, les problèmes de stockage, la capacité de production et
les moyens mis en œuvre pour l’exploitation. Ainsi, une entreprise traitant des
opérations multiples et répétitives utilise nécessairement des moyens
informatiques importants, la qualité des systèmes informatiques constituera
vraisemblablement un point clé du dispositif de contrôle interne.

• situation financière : la connaissance de la situation financière (solidité


financière, mode de financement…) est essentielle au regard de la

problématique de continuité d’exploitation ;

• recours à l’épargne publique et nature de l’actionnariat : obligations

8 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
9 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
26
complémentaires d’informations financière, incitation à pratiquer une politique
d’affichage de résultats et de distribution de dividendes qui ont des incidences
sur les options d’arrêtés comptables10.

I.3.Organisation interne de l’entreprise


Une même activité peut être exerce selon des méthodes et des processus très
différents, dépendant du mode d’organisation choisi par l’entreprise ou par le groupe
audité. Au-delà de la connaissance de l’activité de l’entreprise, la conception de la
mission nécessite une première évaluation du risque de non maitrise propre à
l’organisation contrôlée.

Cette première évaluation porte sur les principaux systèmes comptables et de


contrôle interne existants dans l’entreprise. Elle doit permettre à l’auditeur d’identifier
les types d’anomalies potentielles et de prendre en considération les facteurs
pouvant engendrer des risques d’anomalies significatives dans les comptes.11

• environnement de contrôle : il se traduit par le comportement de la direction


et des personnes constituant le gouvernement de l’entreprise, et notamment
par leur degré de sensibilité et par leur action qu’ils mènent en matière de
contrôle interne. Il en va de même des moyens mis en place par l’entité pour
identifier les risques liés à son activité et leurs incidences sur les comptes et
pour définir les actions à mettre en œuvre pour répondre à ces risques12 ;

• organisation générale de l’entreprise : l’auditeur doit considérer les


éléments suivants : entités multi-sites, organisation centralisée/décentralisée.

• principes comptables : l’auditeur financier doit appréhender les principes


comptables majeurs retenus par l’entreprise, en vue de vérifier leur
bienfondé13 ;

• système d’élaboration de l’information financière : à ce titre, l’auditeur doit


s’intéresser notamment :

10 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
11 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
12 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
13 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
27
− aux catégories d’opérations ayant un caractère significatif pour les
comptes ;
− aux procédures informatisées ou manuelles qui permettent d’initier,
enregistrer, traiter ces opérations et de les traduire dans les comptes ;

− a la façon dont sont traiter les événements potentiels, différents des


opérations récurrentes, susceptibles d’engendrer un risque d’anomalies
significatives.

Au processus d’élaboration des comptes, y compris les estimations


comptables significatives.

I.3.1. Source d’information


Les sources d’informations disponibles comprennent :

• Informations sur le secteur d’activité : il s’agit des sources suivantes :


− étude sectorielles ;
− presse financières et revues spécialisées du secteur d’activité ;
− les rapports financiers d’entreprises similaires exerçant dans le même
secteur d’activité.

• Informations sur l’entreprise auditée : il s’agit de ce qui suit :


− historique de l’entreprise ;
− descriptif de l’activité ;
− entretiens avec les dirigeants ;
− entretiens avec les principaux cadres ;
− visite des locaux ;
− connaissance de l’environnement informatique ;
− examen des principaux documents juridiques ;
− examen des documents relatifs aux relations avec le personnel ;
− observation physique ;
− entretiens avec les auditeurs précédents ;
− procédures analytique qui peuvent notamment permettre à l’auditeur
d’identifier des opérations ou des événements inhabituel14s.

I.3.2. Formalisation des travaux de prise de connaissance

14 Alain BURLAUD, Op. cit., p542.


28
Les informations réunies lors de la prise de connaissance donnent lieu à la
constitution de dossier permanant. Ceux-ci regroupent les données récurrentes.

C’est à ce stade de la mission qu’il faut déterminer le seuil de signification au niveau


des comptes pris dans leur ensemble. Ce seuil est lié aux activités et métiers de
l’entreprise, à la structure des comptes annuels et à la présence d’éléments auxquels
il est porté attention (par exemple un résultat d’exploitation traditionnellement autour
de 8% du chiffre d’affaire, critère de performance sur lequel on communique chaque
année)15.

I.3.3. Identification des zones de risques

L’auditeur doit revoir les informations collectées en vue d’identifier et d’évaluer le


risque d’anomalies significatives au niveau des comptes pris dans leur ensemble,
ainsi qu’au niveau des opérations solde des comptes et les états financiers de
synthèse.

De ce fait, l’auditeur identifie et évalue les risques ci-dessous détaillés :

• risque inhérent : on parle de risque inhérent lorsqu’un compte ou une


catégorie d’opérations comporte des anomalies significatives, isolées ou
cumulées avec des anomalies dans d’autres soldes ou catégorie
d’opérations, avant de prendre en compte l’efficacité des contrôles internes
existants. Il pourra s’agir des risques liés à l’activité du client16 ;

• risque de contrôle : c’est un risque lié à un dysfonctionnement du dispositif


du contrôle interne, c’est-à-dire le risque qu’une erreur significative ne soit ni
détectée, ni corrigée en temps voulu par le dispositif de contrôle interne.
Dans le but d’orienter sa mission de contrôle des comptes et l’approche par
les risques, l’auditeur recours à la revue analytique préliminaire qui constitue
un moyen regroupant un ensemble de techniques qui permettent de :

− faire des comparaisons entre les données figurant dans les états de
synthèse et des données antérieures et prévisionnelles de l’entreprise17 -

15 Alain BURLAUD, Op. cit., p542.


16 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
17 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification
29
- faire des comparaisons entre les états de synthèse de l’entité et des
donnés d’entreprises similaires.

I.3.4. Détermination du seuil de signification


Tel que défini précédemment, le seuil de signification est le montant au-delà duquel
les décisions économiques ou le jugement fondé sur les comptes sont susceptibles
d’être influencés.

Pour cela, l’auditeur doit définir, au début de sa mission de contrôle des comptes, un
seuil de signification. La détermination de ce dernier (seuil de signification) est
cruciale car il conditionne la nature, l’étendue et le calendrier de la mission d’audit.

Le choix de seuil de signification fait partie d’une étape d’orientation de la mission


d’audit des comptes. Cette dernière (étape d’orientation de la mission) doit
comprendre les termes et conditions de la mission, les informations générales
collectées lors de la prise de connaissance, le repérage des systèmes de
signification et le découpage par cycle.

Ces éléments permettent à l’auditeur de déterminer, selon la complexité du dossier,


le budget détaillé qui doit contenir les informations suivantes :

• une évaluation des compétences nécessaires ;


• une évaluation du temps nécessaire pour effectuer les contrôles ;
• une répartition de ce temps par niveau de collaborateurs selon les risques
identifiés et la structure du cabinet d’audit ;

• une valorisation de ses temps par niveau des collaborateurs en fonction de taux
horaire appliqué par le cabinet.

I.3.5. Planification de la mission


La planification est l’élaboration d’une stratégie générale d’audit et d’une approche
détaillée de la nature, du calendrier et de l’étendue des travaux. La planification de la
mission porte sur :

• l’approche général des travaux, leur répartition géographique et leur budget ;


30
• les travaux d’autres professionnels extérieurs susceptibles de pouvoir servir les
objectifs de l’audit ;
• les profits et niveaux de compétences requis ;

• la constitution des équipes et leur positionnement dans le temps et dans


l’espace ;

• les procédures d’audit prévues : champs des tests de procédures et techniques


de contrôle utilisées (observation, mise en œuvre de la demande de confirmation
de tiers en cours d’exercice…), positionnement des tests de détail (en cours de
l’exercice, complémentaire, en fin d’exercice) et de techniques de contrôle
privilégiées et des procédures analytiques ;  la supervision et la synchronisation
des équipes ;

• la revue des travaux18.


La planification est un processus continu. Les circonstances et les faits inattendus
révélés par les procédures d’audit peuvent conduire à des adaptations. Les motifs
doivent en être consignés dans les dossiers de travail19. Les travaux de finalisation
de la phase de prise de connaissance et de l’approche par les risques comprennent :

• l’élaboration d’un plan de mission ;


• la rédaction et l’envoi à l’entreprise d’une lettre de mission20.

II. Etape 2 : Appréciation du contrôle interne 21


L’appréciation du contrôle interne constitue une étape fondamentale de la démarche
d’audit des comptes qui repose sur l’évaluation des procédures de l’entreprise. Elle
permet d’évaluer l’organisation comptable et financière, et d’en déterminer les forces
et les faiblesses et d’orienter en conséquence le programme de contrôle.

Avant d’entamer l’appréciation du contrôle interne, il est nécessaire d’aborder


quelques généralités sur le contrôle interne.

18 Alain BURLAUD, Op. cit., p543


19 Alain BURLAUD, Op. cit., p543
20 https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-et-planification

21 ISA 610
31
Le contrôle interne est un dispositif de la société qui est défini et mis en œuvre sous
sa responsabilité. Il comprend un ensemble de moyens et d’actions, ainsi que le plan
d’organisation des méthodes et procédures adoptées à l’intérieur de l’entreprise.

Le contrôle interne se définit également comme étant un processus qui vise à


assurer la maitrise de l’entreprise. Son objectif est de prévenir les erreurs et les
fraudes, de protéger l’intégrité des biens et des ressources, d’assurer une gestion
rationnelle et un enregistrement correct des opérations.

Outre son rôle en matière de gestion, le contrôle interne permet d’assurer la sincérité
et la fiabilité des informations financières enregistrées dans les comptes et donc la
qualité des comptes. Alors qu’une pièce justificative apporte une preuve directe de la
réalité d’une opération, le contrôle interne apporte une preuve indirecte de l
‟enregistrement correct de toutes les opérations. Donc ce dernier est une condition
directe essentielle de la régularité et la sincérité des comptes, d’une part, et de leurs
valeurs probantes d’autres parts. En effet, pour être sincère une comptabilité doit
enregistrer tous les faits et pour avoir une valeur probante, elle doit être complète.

Ces deux (02) éléments ne dépendent pas de la manière dont les écritures
comptables sont enregistrées mais de la manière dont les informations comptables
sont organisées avant d’être enregistrées. Pratiquement, la comptabilité ne peut
donner des informations sûres sauf si les deux (02) conditions suivantes sont
remplies :

• toutes les informations doivent être correctement transmises ;  toutes les


informations reçues sont correctement traduites.

Ce qui suppose donc à la fois le respect des règles et principes comptables et au


contrôle interne suffisant.

L’étude de l’évaluation du contrôle interne permet à l’auditeur de chercher à prouver


que les contrôles mis en place par l’entité sont assez efficaces pour empêcher ou
corriger certains types anomalies.

32
II.1. Objectif de l’appréciation du contrôle interne

L’appréciation du contrôle interne comptable et financier pour les systèmes


significatifs qui viennent d’être identifiés, est nécessaires des que l’entreprise est de
quelque importance22.

L’appréciation du contrôle interne intervient lorsque :

• l’auditeur ne peut pas faire un contrôle exhaustif des opérations de l’exercice ;

• l’auditeur ne peut pas savoir si toutes les opérations ont été enregistrées en
comptabilité ;

• certains tests, reposants sur des récapitulatifs comptables, ne peuvent être


réalisés que si l’auditeur peut se fier aux procédures qui ont conduit
l’établissement de ces récapitulatifs23.

L’objectif est de déterminer dans quelle mesure l’auditeur peut s’appuyer sur les
procédures comptables du système significatif et aménager ses programmes de
travail au niveau du contrôle des comptes. Il s’agit de tester l’efficacité des
vérifications et contrôles installés par l’entreprise pour prévenir, détecter et corriger
l’impact des anomalies potentielles significatives sur les assertions.

Les tests effectués sur le contrôle interne, s’ils démontrent la fiabilité des procédures
comptables et la permanence de cette fiabilité, permettent de repartir, doser et
alléger les contrôles de substances.

En cas d’impossibilité d’apprécier le contrôle interne comptable et financier


(notamment dans les petites entreprises), l’auditeur estime que le risque lié au

22 M. FRIEDRICH et G. LANGLOIS, p155.


23 Alain BURLAUD, Op. cit., p 545 et 546
33
contrôle est maximal. D’une manière générale, le périmètre couvert est examiné à
deux (02) niveaux :

• processus amont et de production comptable ;  processus de clôture des


comptes.

II.2. Périmètre classique de l’appréciation du contrôle interne comptable et


financier
Le périmètre classique est constitué des aspects suivants :

• investissement, désinvestissement, recherche et développement ;


• immobilisations corporelles, incorporelles et goodwill ;
• immobilisations financières ;
• achats, fournisseurs et assimilés ;
• coût de revient, stocks et encours, contrats à long terme ou construction ;
• produits et activités ordinaires ;
• trésorerie, financement et instruments de financement ;
• avantages accordés au personnel ;
• impôts, taxes et assimilés ;
• opérations sur le capital ;
• provisions et engagements ;  consolidation ;

• informations de gestion nécessaires (comptabilité analytique, Reporting,


budget…) et élaboration des informations comptables et financières
publiées24.

II.3.Source d’informations
Il s’agit des sources d’informations éclairant l’appréciation du contrôle interne
comptable et financier. Ainsi, la connaissance de ce dernier (contrôle interne
comptable et financier) s’obtient par :

• l’examen de la documentation (manuel de procédures, description des postes


organigrammes …) ;

• le relevé de l’architecture des systèmes et des relations entre systèmes ;

24 Alain BURLAUD, p 546


34
• les interviews (responsables des fonctions « organisation », « étude de
réalisation », et

« Systèmes informatiques » ; service d’audit interne, inspection générale et


autres fonctions de contrôle et de vérification ; dirigeant, l’encadrement et le
personnel) ;

• l’examen des documents d’origine interne et externe qui transitent dans


l’entreprise ;

• vérification des documents et des informations, issus des systèmes comptables


et de contrôle interne ;

• ’observation des activités et des opérations de l’entité, y compris l’organisation


et la documentation des systèmes informatiques ;

• L’examen de la traçabilité des contrôles effectués en interne et l’exécution des


points clefs25.

I.4.Étapes de l’appréciation du contrôle interne

Lors de l’évaluation du contrôle interne, l’auditeur procède aux actions suivantes :


• décrire le système et les procédures utilisées pour obtenir les éléments
comptables ;

• s’assurer d’avoir bien compris et appréhendé cette description ;


• en déduire théoriquement les forces et les faiblesses du système du contrôle
interne ;

• s’assurer de l’application permanente des points forts ;


• dégager les forces et les faiblesses des procédures.

Le schéma suivant représente les actions citées ci-avant :


L’évaluation du contrôle interne comptable et financier suit, généralement, les deux
(02) étapes suivantes :

• une prise de connaissance sur dossier suivi d’une analyse du dispositif;

25 Alain BURLAUD, DSCG4 comptabilité et audit manuel et application, p547


35
• les tests des procédures26.

II.5. Prise de connaissance du contrôle interne


L’appréciation commence par une prise de connaissance (livresque, complétée le
cas échéant de demandes d’informations auprès de la direction et d’autres
personnes de l’entreprise), portant en particulier sur :

• environnement du contrôle interne (comportement du gouvernement


d’entreprise et de la direction, leur sensibilisation et les actions menées) ;

• les méthodes d’identification par l’entreprise et ses risques opérationnels ;

• les mesures de prévention, de détection et de correction de l’incidence en


question ;

• les procédures permettant à la direction de s’assurer du respect de ses


directives ;

• les procédures assurant la bonne utilisation des traitements automatisées ;


• les moyens de contrôle, systématiques automatisés ou manuels, du bon
fonctionnement du contrôle interne et de corrections ;

• les traitements applicables aux événements ponctuels et aux opérations on


récurrentes;

• les processus décisionnels pour les opérations non courantes (en raison de
leur importance et de leur nature) et des éléments sujets à interprétation tel
que les estimations comptables ;

• le processus d’élaboration des comptes ;


• la communication financière et la répartition des rôles et des responsabilités.

Ce travail est suivi d’une analyse critique des points forts et des points faibles
théoriques des procédures. Les points forts feront l’objet :

• de tests de conformité ;
• puis de tests de procédures.

26 Alain BURLAUD, DSCG4 comptabilité et audit manuel et application, p547


36
Les procédures de contrôle interne sont soumises à des tests, il s’agit
essentiellement de :

• tests de conformité préalables ;


• tests de procédure ;
• tests de permanence.
a. Tests de conformité préalables

Les tests de conformité désignent la vérification d’un nombre limité d’opérations en


vue de constater que les systèmes comptables et le contrôle interne décrits sont
appliqués.

Les tests de conformité assurent que l’on comprend correctement et que ce qui
fonctionne est bien ce qui est renseigné dans le document valant manuels de
procédures. Les tests de conformité ne suffisent pas pour déterminer les risques liés
au contrôle. Ils sont suivis par les tests de procédure.

b. Tests de procédure

Les tests de procédure permettent collecter des éléments en vue d’apprécier


l’efficacité des systèmes de contrôle conçus et mis en œuvre pas l’entité pour
prévenir, détecter ou corriger les anomalies significatives au niveau des assertions.

Les tests de procédure comprennent :

• l’examen des documents ;


• l’examen des mentions et signatures et de la traçabilité des documents qui
peuvent être des éléments probant relatifs au bon fonctionnement des contrôles
internes ;

• des demandes d’informations ;

• l’observation visuelle des procédures ne laissant aucune trace matérielle, par


exemple pour identifier si la personne qui effectue une tache donnée est celle qui
est censée l ‟effectuer ;

• l’observation des modes opératoires ;

37
• l’examen des mentions d’exécution des points clefs (travaux courants qui sont
théoriquement exécutés périodiquement : par exemple, examen pour relance des
clients en retard de règlement) et de leur crédibilité.

Certains éléments probants ne valent qu’au moment précis du contrôle (cas de


l’observation). Les tests de procédures effectuées ponctuellement sont à compléter
de contrôles complémentaires couvrant la période écoulée jusqu'à fin de l’exercice.
c. Tests de permanence

Des tests de permanence qui sont une variété de tests de procédure visent à assurer
de la permanence dans le temps de l’appréciation des procédures efficaces.

La phase d’appréciation du contrôle interne et financier est résumée dans le schéma


suivant:

L’auditeur est seul juge en la matière : l’examen des comptes le conduit à faire une
synthèse de ses travaux et porter un jugement sur l’ensemble des comptes. De ce
fait, il doit orienter ses contrôles de manière à étudier le plus complètement possible
les postes ou les opérations dont l’importance est significative et qui sont à priori les
plus porteurs de risques.

Au courant de la phase de contrôle des comptes, l’auditeur va chercher à valider les


assertions d’audit. Ces dernières sont des critères auxquels doit répondre
l'information financière pour qu'elle soit régulière et sincère.

Les assertions d’audit s’appliquent à chaque poste du bilan, du compte de résultat et


aux informations contenues dans l’annexe. Globalement il existe six (06) assertions :
exhaustivité, réalité, propriété, correcte évaluation, séparation des exercices,
correcte imputation. Pour valider ces assertions, l’auditeur va mettre en œuvre des
procédures d’audit.

Le programme détaillé du contrôle des comptes est rédigé à partir du mémorandum


de stratégie d’audit et des conclusions des tests sur les procédures. Ce programme
de contrôle doit être établi sur une feuille de travail spécialisée dont le contenu est le
suivant :

• liste des contrôles à effectuer (classement par rubrique des comptes et détaillés);
38
• l’indication de la date du contrôle ;

• étendue de l’échantillon compte tenu du seuil de signification ;  une référence


à la feuille de travail ou le contrôle est documenté ;  les problèmes rencontrés.

• tous ces travaux sont consignés dans un dossier de travail qui va permettre à
l’auditeur de rendre la mission plus efficace grâce au suivi de l’avancement des
travaux ;
• contrôler les travaux de ses collaborateurs ;
• justifier les conclusions tirées et apporter la preuve des diligences effectuées. Le
commissaire aux comptes doit obtenir les éléments de preuves suffisants en
qualité et en quantité pour formuler son opinion sur les comptes annuels. Pour
atteindre cet objectif, le conseil de l’ordre national des experts comptables et
comptables agréés a recommandé les techniques suivantes :

• observation physique des actifs, des comptes ou des procédures ;


• confirmation directe ;

• examen des documents reçus par l’entreprise ;

• examen des documents crées par l’entreprise ;


• le contrôle arithmétique ;
• analyses, estimations, rapprochements et recoupements entre les informations
obtenues et les documents examinés ;

• informations verbales obtenues des dirigeants et des employés de l’entreprise.


Le rôle qu’on attribue à l’examen des comptes est de vérifier que le bilan, le
compte des résultats et l’annexe sont :

• cohérents, compte tenu de la connaissance générale de l’entreprise, de son


secteur d’activité et du contexte économique ;

• concordent avec les données de la comptabilité ;


• présentés selon les principes comptables et la réglementation en vigueur ;
• tenir compte des événements postérieurs à la date de clôture ;

• en particulier, l’annexe respect les dispositions légales et réglementaires ;

39
• enfin, lors de l’examen des comptes, le CAC ne limite pas ses vérifications aux
aspects financiers, il s’assure du respect des règles judiciaires, fiscales et
comptables]1.

Lors de l’examen des comptes, l’auditeur complète son information en utilisant des
outils de confirmation et de contrôle comptable. Ces deux outils lui permettent de
conforter son opinion en ce qui concerne la sincérité et la fiabilité des comptes. Ces
techniques d’examen des comptes sont généralement combinées dans le
programme d’intervention du commissaire aux comptes. Ces techniques
comprennent :

d. Les tests de cohérence : les tests de cohérence constituent un des aspects


principaux de ce qu’on appelle l’audit analytique. L’audit analytique désigne
l’ensemble des études sur des contrôles à caractère ensemble qui sont
effectuée par l’auditeur. Les tests de cohérence permettent à l’auditeur de
vérifier l’homogénéité des informations à caractère comptable et opérationnel
qui sont à sa disposition. Fondés soit sur la simple logique, soit sur un
raisonnement mathématique, ils apportent à l’auditeur des éléments de preuve
qui sont à priori entièrement fiables. On peut distinguer essentiellement deux
types de tests de cohérence : les premiers sont fondés sur une faible revue de
l’information, les seconds sur la mise en œuvre de calculs ayant un caractère
mathématique ou statistique.

e. La revue de l’information : elle consiste à examiner l’information sur un plan


général afin de déceler les cohérences notoires qui pourrait transparaitre. Il
s’agit de lier ou de remettre en mémoire les informations à caractère
extracomptables qui sont afférentes aux comptes concernés (contrats,
procès-verbaux, budget, rapports d’activité, tableaux de bord...). Dès lors, de
deux choses l’une, ou bien les informations se corroborent entre elles, alors
l’information gagne en force probante du fait de sa cohérence, ou bien
l’harmonie cède le pas à la contradiction.

Il s’agira également d’opérer une inspection rapide, l’auditeur scrute les écritures
comptables importantes pour déterminer celles pouvant avoir un caractère suspect.

On n’omettra pas enfin les comparaisons entre les documents comptables et la


balance après inventaire ainsi que des écritures de régularisation.
40
• les comparaisons par calcul : les analyses faites par l’auditeur pourront être
fondées sur le calcul. Il existe plusieurs possibilités parmi lesquelles on peut
citer :

− les vérifications de vraisemblance les plus fréquentes sont les contrôles


indiciaires, dont l’objet est d’analyser l’évolution d’une ou plusieurs
variables, ou encore l’évolution d’un rapport (étude de corrélation, analyse
par ratios …);

− les vérifications par approximation ;


d. Tests de validation : [tout test de validation consiste à contrôler un élément
comptable en le rapprochant de la réalité qu’il traduit. Il ne faudrait pas
conclure
de cette définition de base qu’il existe en tout et pour tout une seule forme de
validation possible ;

e. Modalités des tests de validation : un test de validation correspond à un


rapprochement entre un élément comptable et la réalité qu’il représente. Il est
clair que la validation sera d’autant plus sérieuse que le rapprochement
effectué permet à l’auditeur de prendre du recul par rapport aux données
comptables de l’entreprise. De ce point de vue, et sur un plan strictement
théorique, on peut classer par ordre de force probant croissant les modalités
suivantes :

• la validation sur la base des documents ;


• la validation par confirmation extérieure ;  la validation par inspection physique.

Objectifs de tests de validation : une distinction supplémentaire peut être opérée


entre les tests de validation. On peut, en effet, distinguer :

• ceux qui portent sur une opération qui a été enregistrée dans un compte durant
l’exercice. Ce premier type de test constituent des tests de validation des
enregistrements ;

• ceux qui visent spécifiquement à justifier le solde d’un compte apparaissant au


bilan. ce second type de test constitue des tests de validation des soldes.

41
Au cours de l’examen des comptes, l’auditeur procède aux contrôles suivants :

• contrôle de validité à travers des documents comptables ;  contrôle de validité


à travers des comptes du bilan.

Source : www univ-bejaia.dz>xmlui>handle

42
III. Étape 3 : Le contrôle des comptes27
Le contrôle des comptes, dit aussi le contrôle comptable, est la principale étape
d’une mission d’audit comptable et financier. Il s’agit d’un examen qui consiste à
obtenir des éléments probants, largement suffisants pour certifier les comptes
annuels de l’entreprise en comparant les chiffres des comptes annuels avec divers
justificatifs qui vont servir de preuves : actes notarié, factures, bons de commandes
ou de livraison, relevés bancaires, fiches de paie… Il existe des normes d’audit
indiquant quelle quantité de contrôles directs doit être menée en fonction de la bonne
ou de la mauvaise qualité des procédures de contrôle interne, ou en fonction du seuil
de signification. En effet, Lorsque l’auditeur estime que le contrôle interne est
consistant et qu’il peut s’appuyer sur les procédures de contrôle interne satisfaisant,
il peut être suffisant de faire une revue succincte des comptes (c'est-à-dire, procéder
à des contrôles allégés sauf en ce qui concerne la clôture de l’exercice). Si le
contrôle interne est faible, ou en absence ce procédures fiables, ou encore l’absence
de l’application de procédures jugées de bonne qualité, l’auditeur procède à des
contrôles étendus et des tests renforcés (c'est-à-dire de multiplier les pointages afin
de faire un examen détaillé des comptes et obtenir une mesure des risques en
cours).

IV. Etape 4 : Les travaux de fin de mission28

Les travaux de fin de mission se situent en dernière partie du processus d'audit, ils
consistent à vérifier que toutes les informations nécessaires à l'établissement de
rapport annuel du commissaire aux comptes ont bien été prises en compte.
L'auditeur doit s'assurer que les comptes de l’entreprise reflètent une image fidèle de
la situation patrimoniale de l'entreprise.

27 ISA 500-501 et 530


28 ISA 700
43
Lors de la fin de mission, l’auditeur s'attardera surtout sur les opérations qui sont
incertaines ou bien qui arrivent après la clôture de l'exercice fiscal. À la clôture de
l'exercice, il étudie les éventualités qui sont des conditions à des situations dont
l'incidence finale (gain ou perte) ne sera établie que lorsqu'un ou plusieurs
évènements futurs ou incertains se seront réalisés ou non.

Ainsi, les travaux de fin de mission regroupent deux parties suivantes :

• l'analyse et la recherche des évènements postérieurs à la clôture de


l'exercice ;
• l'élaboration de la note de synthèse et la présentation aux dirigeants de la
lettre d'affirmation.

a. Analyse et recherche des événements postérieurs à la clôture de


l’exercice

Les événements postérieurs à la clôture sont les événements susceptibles, entre la


date de clôture et la date d'établissement des comptes, d'avoir un impact sur la
situation économique et financière de l'entreprise. Le contrôle des comptes se
déroulent dans les mois qui suivent la date de clôture de l’exercice. Entre la date de
clôture des comptes et la date de signature du rapport d’audit, des événements
peuvent se produire et qui ont une incidence significative sur la situation financière
ou sur les résultats de l’entreprise. On distingue généralement :

• les événements qui trouvent leur origine avant la date de clôture ;

• les événements spécifiques à l’exercice suivant.

a1. Les événements qui trouvent leur origine avant la date de clôture
Ces événements fournissent les éléments complémentaires pour l’évaluation des
comptes et peuvent entrainer des réajustements, exemple : la faillite définitive d’un
client douteux.

a2. Les évènements spécifiques de l’exercice suivant

Ces événements peuvent faire l’objet d’une note dans les annexes, exemple :
incendie dans l’usine. Il appartient à l’auditeur de rechercher ces événements avant

44
de finaliser ses travaux. Le questionnaire des événements postérieurs au bilan doit
être rempli en mentionnant la nature et l’incidence de ces événements analysés.

L’auditeur doit poursuivre la recherche des événements postérieurs au bilan jusqu'à


la date de signature effective du rapport.

b. Élaboration de la note de synthèse et la présentation aux dirigeants de la


lettre d'affirmation.
A la fin de la mission d’audit des comptes, le CAC élabore une note de synthèse et
présenter aux dirigeants la lettre d’affirmation accompagnée d’un questionnaire de fin
de mission.

b1. Élaboration de la note de synthèse

La note de synthèse permet de récapituler les éléments significatifs de la mission et


les options prises. Cette note doit comprendre au minimum les éléments suivants :

• une description des événements importants ayant marqués l’activité de


l’entreprise (nouveaux produits, nouvelle usine…etc.). Si ces éléments ont été
déjà décrit, une simple référence à ces documents sera suffisante ; Une
description des problèmes rencontrés et des solutions adoptées : cette partie
peut consister à une photocopie des feuilles de synthèse de chaque action du
dossier, il est important qu’elle soit très claire car c'est elle qui justifie en
grande partie l’opinion émise et qui évite la prise de positions contradictoires
d’année en année ;

• une liste des points en suspect qui doivent être réglés avant d’emmétré le
rapport ;

• (documents restant à recevoir, confirmations attendues


…etc.) ;
• une conclusion générale.

b2. Présentation de la lettre d’affirmation

45
La lettre d’affirmation est une lettre par laquelle la direction confirme avoir mis toutes
les informations disponibles à la disposition des vérificateurs. Cette mesure est
destinée à limiter le risque d’éléments volontaires soustraits au contrôle par la
direction.

Cette lettre constitue un engagement formel que les comptes et informations


communiqués sont exhaustifs, sincères et exacts.

V. Etape 5 : Rédaction du rapport d’audit


Le CAC achève sa mission par la rédaction d’un rapport de certification appelle
« rapport général » dans lequel il exprime son opinion sur la régularité, la sincérité et
de l’image fidèle des documents annuels. En effet, le rapport général peut être un
rapport de certification avec ou sans réserve, ou éventuellement d’un rapport de
refus de certification dûment motivé. Ce dernier (le refus de certification) peut se
présenter soit lorsque l’auditeur est dans une impossibilité d’exprimer son opinion sur
la régularité et la sincérité des états financier ; soit il exprime une opinion défavorable
c'est-à-dire que les documents annuels de l’entreprise audité ne sont pas sincères et
réguliers et ne reflètent pas une image fidèle de cette dernière.

Outre le rapport d’audit, les problèmes rencontrés lors du contrôle des comptes
peuvent faire l’objet d’un rapport de recommandation sur le contrôle interne. Il faut
également évoquer quelque rapports spéciaux tels que :

• un rapport spécial sur les conventions réglementées ;


• un rapport spécial sur le détail des cinq rémunérations les plus élevés
• un rapport spécial sur les avantages accordés au personnel ;
• un rapport spécial sur l’évolution du résultat des cinq derniers exercices et du
résultat par action ou parts sociales ;

• un rapport spécial sur les procédures de contrôle interne ;

• un rapport spécial sur les menaces de continuité d’exploitation constatées au


courant de sa mission d’audit des comptes ;

• un rapport spécial sur les conventions faites entre la société et ses dirigeants.

46
Les normes du rapport, les modalités et les délais de leur transmission à l’assemblée
générale et aux tiers concernés sont fixés par voie réglementaire.

Section II : Les outils utilisés


II.1. Les outils de collecte d’informations
Cette catégorie d’outils est utilisée tout au long de la mission et comprend :
• l’entretien : on objectif est de collecter des informations afin de prendre
connaissance des activités auditées et éventuellement constitue les preuves
d’audit qui permettront d’atteindre les objectifs de la mission d’audit ;

• l’observation physique : elle consiste à examiner des procédures et à leurs


mises en œuvre le travail d’un auditeur ne doit pas seulement s’effectuer dans
son bureau. L’auditeur doit aller sur le terrain et pratiquer l’observation physique
: aller « sur le terrain » c’est comme aller dans une usine, visiter un secteur
commercial … ;

• les questionnaires : ce sont des tests d’aptitude ayant pour but de vous
accompagner pour remplir vos missions et mener à bien vos objectifs ;

• la confirmation directe : aussi dite « circulation » est une technique qui


consiste, pour l’auditeur, à recevoir directement une déclaration d’un tiers, sur
demande qui lui est formulée par l’entreprise dont les comptes sont audites et
dont la réponse est facultative. elle permet de vérifier la position de l’entreprise
auditée dans les livres des tiers interroges et de s’assurer de sa réciprocité
avec la position du tiers en question dans le livre de l’entreprise qui l’interroge.
Cette technique de contrôle permet de corroborer des éléments enregistrés
dans les livres comptables. Il faut l’accord de l’entreprise, qui signe la lettre de
demande, mais n’interfère ni dans le choix des tiers, ni dans l’expédition des
demandes, ni dans la réception des réponses. Comme ces opérations sont du
ressort exclusif de l’auditeur, il sécurise cette technique de contrôle.
47
La demande de la confirmation est utilisée lors de la phase de contrôle des comptes.
Comme elle peut aussi être utilisée lors de la phase de l’appréciation du contrôle
interne pour s’assurer du fonctionnement d’un service.

On distingue deux types de confirmations :

• la confirmation positive : consiste à communiquer au tiers concerné la


position qui est la sienne dans les livres de l’entité audité, en lui demandant de
dire si, réciproquement, c'est bien la même dans ses livres, dans la négative en
lui demandant d’indiquer le détail des éléments qui conduisent à la position
dans ses livres ;

• la confirmation en aveugle : plus contraignante pour la personne contactée : il


lui est demandé de communiquer le montant du solde de l’entité dans ses livres
et le détail de ses éléments constitutifs (extrait de compte).

Dans les deux cas, s’il n’y a pas de réponse, l’auditeur analysera le solde de manière
approfondie.

Le mode opératoire de cette technique est strict, la validité de cette procédure


dépend de :

• l’accord de l’entité : la demande de confirmation des tiers nécessite l’accord


de l’entité contrôlée, tant sur le principe de la procédure que sur l’identité du
tiers interrogés. Les lettres d’envoi, sur papier à en-tête de l’entreprise, soit
signée par un de ses directeurs. Elles indiquent que la réponse est à adresser
directement à l’auditeur à l’aide d’une enveloppe préaffranchie jointe à l’envoi.

En cas de refus de l’entreprise, il faut choisir d’autres techniques de contrôle. Selon


l’importance et la portée des obstacles rencontrés et selon les circonstances, les
conséquences du refus peuvent influencer l’opinion de l’auditeur.

• travaux effectués par la société : il faut organiser les travaux matériels qui
ressortent de la société telle que la copie des relevés en cas de confirmation
positive… ;

• sélection des tiers et envoi des plis par l’auditeur : la sélection des tiers, en
vue du sondage, est faite par l’auditeur. Il ferme et poste les plis qui ne doivent
48
indiquer que les coordonnés de l’auditeur pour que ceux (les plis) non-remis lui
parviennent directement, tout comme les réponses. Cette précaution permet, en
outre, de détecter d’autres risques ;

• traitement des réponses : le traitement commence par le pointage des


réponses sur la liste d’envoi, au fur et à mesure de leur arrivée (mise à jour de
la liste, suivis des montants à confirmer,). Ce travail est du ressort exclusif de
l’auditeur ;

• synthèse : l’auditeur fait enfin une synthèse des réponses reçus (taux de
couverture, taux de réponses, taux des soldes confirmés, taux des soldes en
ajustement, etc.) pour en tirer les conclusions.
Pour que cette procédure soit valide, il est nécessaire que :

• la population concernée soit homogène ;

• l’échantillon choisi ait une taille convenable ;


• les réponses arrivent à temps pour être correctement exploitées ;
• le taux de réponses soit suffisant pour que la couverture permette
raisonnablement d’étendre les résultats recueillis au reste de la population ; 
Et que des procédures alternatives aient été appliquées aux non réponses.

II.2. Outils descriptifs


Cette catégorie d’outils sert à donner de la forme, à structurer et à résumer les
informations collectées. Ces outils sont de quatre types et se complètent
généralement, il s’agit :

• l’organigramme : Selon le dictionnaire le Larousse, un organigramme est un


« graphique de la structure d’une organisation complexe (entreprise, groupement,
etc.), représentant à la fois es divers éléments du groupe et leurs rapports
respectifs ». Les organigrammes permettent donc de décrire et de comprendre
des responsabilités respectives des membres du personnel ; leurs fonctions et
leur autorité formelle.

L’auditeur est souvent ramené à mettre à jour les organigrammes (s’ils ne reprennent
pas les derniers changements) et/ou à ajouter ces propres commentaires (pour les

49
ajuster à la distribution réelle des responsabilités ou pour clarifier certains aspects
qui requièrent des précisions.

• le diagramme de circulation : Le diagramme de circulation est descriptif


normalisé (c’est à dire, réalisé selon les normes d’un circuit d’information ou
d’une procédure. Il s’agit d’un outil de visualisation et de synthèse offrant la
possibilité de haute précision ; il est utilisé pour faciliter et accroitre la
compréhension d’un processus. Souvent les cabinets ont développé des
symboles standardisés et une méthode spécifique d’élaboration de ces
diagrammes.
En pratique, dans le cas de processus complexes, il est possible de faire un
diagramme de synthèse, qui montre l’ensemble du processus, puis de faire un
diagramme de chaque service et chaque partie du processus.

• la grille de séparation de taches : Ces grilles complètent les autres outils


descriptifs. Elles permettent de visualiser les différentes tâches et fonctions
réalisées pour chaque procédure par les différents intervenants. Elles
permettent, par exemple de constater si les tâches d’exécution sont séparées
des taches de contrôle ; c’est-à-dire quelles sont réalisées par des personnes
différentes.

• le narratif : Il s’agir de décrire une réalité au moyen de texte écrit, d’une


narration. Son avantage est qu’il est à la portée de tous. Son inconvénient est
qu’il présente le risque de lourdeur et de manque de rigueur ; l’auditeur se
retrouve face à la question « jusqu’à où dans les détails ? » Pour récompenser
les limitations du narratif, il est judicieux d’y recourir en complètement des
diagrammes.

II.3. Outils de diagnostic


Ces outils permettent d’évaluer les enjeux et les risques en procédant à l’appréciation
des seuils de signification, l’établissement des comparaisons dans le temps et dans
l’espace et à repérer les tendances, les variation anormales ou atypique.

II.4. Les outils de validation

50
L’examen analytique : également appelé revue analytique c’est une technique
d’audit utilisée lors de l’examen des comptes annuels d’une entreprise. Elle consiste
à comparer les données résultant des comptes à la fin de l’exercice avec des
données postérieures en vue de faire une prévision.

II.5. Contrôle arithmétique


C’est une technique élémentaire par laquelle l’auditeur vérifie directement l’exactitude
arithmétique d’un document justificatif, d’un document ou d’une information en faisant
des calculs distincts.

Les vérifications de calculs peuvent porter sur :

• le contrôle de la concordance des totaux des mouvements entre balance et


grand-livre auxiliaire, balance générale, grand-livre général et journal général ;
• contrôle du résultat affiché sur une ligne de totaux de pages et du total général
du récapitulatif d’inventaire, des listes ou de factures, des montants portés sur
une déclaration, des états récapitulatifs,

• la vérification d’un état de rapprochement bancaire ;


• vérification de certaines opérations de report ;
• vérification des comptes des fournisseurs les plus importants … ;

Pour mettre en application cette technique, l’auditeur peut faire recours à l’utilisation
de tableurs.

II.6. Analyses, estimations, rapprochements et recoupements

Cette technique consiste à entreprendre des analyses, faire des estimations, établir
des rapprochements et accomplir des recoupements entre les informations obtenues
et les documents examinés et tous les autres indices recueillis.

51
CHAPITRE IV : PRATIQUE D’UNE MISSION DE CERTIFICATION DES
COMPTES

Dans ce chapitre, nous allons présenter, à la section 1, comment le commissaire aux


comptes prépare sa mission et à la section 2, les différentes étapes qui aboutissent à
la certification des comptes d’une entreprise.

Section I: Préparation de la mission de commissariat aux comptes

I.1. Organisation de la mission

Cet axe traite l’aspect organisationnel de la mission d’audit légal. Toute mission
d’audit débute avec l’élaboration du dossier de travail et se termine par un rapport.

I.2. Dossiers de travail

Le commissariat aux comptes tient des dossiers qui regroupent l’ensemble de ses
travaux pour l’accomplissement de sa mission. Tout le travail du commissaire aux
comptes se caractérise dans le dossier de travail. Il s’organise de façon à rendre
l’information accessible et synthétique. Ainsi seront facilités les travaux de revue des
auditeurs confirmés qui garantissent la qualité du déroulement de la mission. On
distingue deux sortes de dossiers :

• le dossier permanent ;
• le dossier de l’exercice ou de contrôle.

I.2.1. Dossier de travail permanent

Ce dossier regroupe les informations de base dont la validité couvre en général la


durée du mandat. Ce dossier matérialise la connaissance générale que l’on doit avoir
de l’organisation. Il contient des statuts de la société, l’historique certains éléments
institutionnels comme les conventions sociales, les règlements internes. Dans la
plupart des dossiers permanents, nous a trouvé ce qui suit :

• la description de l’entreprise : activité, marché, produits, organigrammes


juridiques, fonctionnels, implantations, dirigeants, et interlocuteurs, avocats,
banquiers… ;

52
• la description générale des procédures : systèmes comptables et informatiques,
évaluation globale du contrôle interne, description des fonctions ;

• les aspects financiers : bilans et comptes de résultat des trois dernières années,
mémorandum d’analyse financières, tableau d’amortissement des prêts et des
emprunts ;

• les principaux contrats : prêts/emprunts, contrats avec les tiers, nantissements,


privilèges, hypothèques, conventions collectives ;

• les documents légaux : rapports de commissariat aux comptes précédents,


procèsverbal des conseils et assemblées général ordinaires et extraordinaires,
rapport d’audit interne, procès-verbaux des comités d’entreprise.

I.2.2. Dossier de travail de l’exercice

Ce dossier réunit l’ensemble des contrôles de l’exercice. C’est son contenu qui est
l’élément essentiel dans la preuve de l’accomplissement de la mission. Ce dossier
s’appelle aussi « dossier annuel ». C’est sur ce dossier que l’auditeur travaille. On y
trouve les feuilles de travail classées selon une structure généralement figée. Le
dossier de l’exercice pourrait s’articuler selon un plan simple.

Section II : Pratique de la certification des comptes d’une société


Le cas pratique que nous présentons un rapport de commissariat aux comptes,
détaillant les étapes suivies en matière de certification comptable. Pour des raisons
de confidentialité, nous ne présenterons pas des informations jugées sensibles et
pour préserver l’anonymat des entreprises clientes du cabinet GKM, la raison sociale
de la société faisant l’objet dudit rapport ne sera pas dévoilé.

La forme générale de ce présent rapport est structurée comme suit :


• Introduction ;
• Rapport d’opinion ;
• Rapport spécial ;
• Commentaire des états financiers.

II.1. Introduction

53
Dans son introduction le commissaire aux comptes avait mentionné :
• la date de rapport 22/04/2015 : les travaux de contrôle et de vérification sont
clôturés à partir de cette date ;
• le nom de la société ainsi que sa forme juridique (SA) ;
• les parties du rapport ;
• l’année concernée par la vérification (arrêté au 31/12/2014).

II.2. Rapport d’opinion


Dans son rapport général, le commissaire aux comptes avait rappelé :
• la mission et l’année concernée par la vérification ;
• que les travaux de contrôle et de vérification qu’il a effectuée l’ont été
conformément aux normes techniques de contrôle usuelles ainsi qu’aux normes
généralement admises dans le domaine d’audit et des contrôles des comptes ;

• les différents sondages auxquels ces travaux se sont livrés (les sondages de la
comptabilité et les autres procédures de contrôle) ;

• les travaux effectués durant l’exercice contrôlé (examen du rapport de gestion,


examen des états financiers de synthèse) ;

• son opinion sur les comptes annuels de l’entité (certification avec réserves) ; Les
motifs de la réserve, à titre d’exemple :

• non application de l’inventaire intermittent ;


• discordance dans le mouvement des matières et fournitures ;
• absence des bons de commandes et des bons de réception pour plusieurs
factures ;

• absence des pièces justifiant le mouvement de la banque et de la caisse ;


• non constatation de la résorption des frais préliminaires pour les exercices 2012
et 2013 ;

• le non recouvrement des créances de l’exercice 2013.

II.3. Rapport spécial


Dans son rapport spécial, on constate ce qui suit :

54
• en ce qui concerne la certification du montant global des rémunérations les plus
élevées, le commissaire aux comptes a certifié conformément à la règlementation
en vigueur les montants figurant dans les livres de la société et qui représente les
éléments imposables et non imposables des cinq rémunérations les plus
élevées ;
• en ce qui concerne les conventions spéciales, le commissaire aux comptes a
marqué l’absence de ces conventions.

II.4. Commentaire des états financiers


Il s’agit ici d’un ensemble des observations et des remarques constatées par le
commissaire aux comptes sur les comptes du bilan et ceux des produits et charges.
Bien entendu ces observations sont basées sur les travaux de vérification et
d’analyses que nous avons déjà signalées dans notre document. Nous constatons ici
que le commissaire aux comptes explique en détail les soldes comptables des
comptes annuels de la société (les investissements, le stock, les comptes
bancaires…). Il a réalisé les travaux suivants :

• comparaison des soldes d’ouverture des comptes de l’exercice 2013 avec le


grand livre arrêté au 31/12/2014 ;

• vérification des pièces comptables pour détecter d’éventuelles dépenses


d’investissements comptabilisés en matières et fourniture ;

• examen du rapport de gestion ;


• examen et vérification du calcul des amortissements ;
• rapprochement entre l’exercice concerné par la vérification et les exercices
antérieurs.

• le commissaire aux comptes s’appuie en expliquant l’origine de ces soldes sur


des informations comptables, des informations extracomptables ainsi que les
informations à finalité sociale, à titre d’exemple :

• le statut juridique ;
• les états comptables de synthèse ;
• les journaux auxiliaires et le grand livre ;
• les enregistrements comptables ;
55
• les actes notariés ;
• les circulaires d’application ;
• le code de commerce ;
• les inventaires extracomptables ;
• les documents de base ;
• le rapport de gestion ;
• le procès-verbal de caisse.
Le commissaire aux comptes utilise dans la rédaction de son rapport des termes qui
expriment une opinion, une observation, une information ou une recommandation, à
titre d’exemple :

• le bilan et le compte de résultat sont établis selon la forme générale…


• nous vous confirmons l’exactitude des informations…
• les états financiers reflètent régulièrement et sincèrement… sous réserves et
observations… ;

• les investissements nets représentent …% du total de l’actif ;


• d’emblée, à notre avis, l’utilisation de… ;
• Il y a lieu de… ;
• notons bien que nos recommandations relatives à la… ;
• nous accentuons une autre fois sur… ;
• en dépit de nos recommandations précédentes… ;
• malgré nos recommandations intensifiées… ;
• la variation du stock enregistre une augmentation de… ;
• compte tenu du… ;
• pour attention, le solde comptable du… ;
• a signaler que… ;
• il est inhérent de rappeler que… ;
• une approche s’impose avec le… ;
• nous insistons pour la troisième fois consécutive que… ;
• l’on note une augmentation de… ;
• l’on constate l’absence de… ;
• toutes les pièces justificatives nous ont été fournies… ;
• l’on enregistre pour… ;

56
• cela prouve que…

Somme faite de cette seconde partie, il ressort que la certification des comptes est
la mission principale du commissaire aux comptes, par laquelle il vérifie la sincérité et
la régularité des comptes annuels, et que ces derniers reflètent une image fidèle des
résultats, des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du
patrimoine de la société auditée.

Pour émettre son opinion sur les comptes (certification sans réserves, avec réserves
ou refus de certification), le commissaire aux comptes utilise certaines techniques qui
permettent de collecter des informations et d’effectuer ses contrôles.

57
CONCLUSION

La certification des comptes est la mission confiée à un commissaire aux comptes


pour attester la régularité, la sincérité et l’image fidèle des informations financières
fournies par une entreprise. Afin de mener à bien sa mission de certification des
comptes, le commissaire aux comptes veille au respect de certaines normes qui
assurent son indépendance et sa moralité dans l’émission de son opinion sur les
comptes, d’une part, et qui encadre son travail et les règles de rédaction de son
rapport de fin de mission, d’autre part.

Le commissaire aux comptes exprime, dans son rapport, son opinion motivée sur les
comptes de l’entité. Il certifie donc, avec ou sans réserves, ou bien refuse de certifier.
Il est à noter que, toute opinion exprimée par un commissaire aux comptes doit être
jointe des justifications. C'est-à-dire, le commissaire aux comptes est tenu de
préciser dans son rapport les motifs de son opinion, et de joindre les comptes
annuels de l’entreprise auditée dans l’annexe de son rapport. Par ce schéma décrit
ci-dessus, nous pouvons affirmer avoir répondu aux questions de notre
problématique et vérifié les hypothèses émises. Cependant, une question reste en
suspension : dans l’exercice de ses fonctions, l’indépendance du CAC n’est-il
toujours pas remise en cause ?

58
BIBLIOGRAPHIE WEBOGRAPHIE

Bibliographie

• Dubuisson ST., 2004, L’audit, La Découverte, Paris


• Micheline FRIENDRICH, gorges LANGLOIS, le meilleur de DSCG 4
« Comptabilité et audit », 4° édition, Édition Sup „Foucher, JUIN 2014.
• ESGIS Audit Comptable et Financier, Page7  Normes ISA 200 à 810 juin
2012
• Alain BURLAUD, Op. cit., p542.

• Mr. LETAT ourida 2019-2020 Certification des comptes université bejiai


• Mr BELLALAH Hadjer 2020-2021 contribution du contrôle interne et de
l’audit de la performance de l’entreprise université djallila liabes

Autres références

• Document du cabinet GKM audit et conseil


• Dictionnaire LAROUSSE Maxipoche

Webographie

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• https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-
etplanification
• https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-
etplanification
• https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissane-
etplanification
1
https://fr.slideshare.net/mobile/ZouhairOulhaj/partie-2-prise-de-connaissaneet-
planification

TABLES DES MATIERES


Dédicace………………………………………………………………………… ……... I

Avant-propos…………………………………………………………………...……….. II

Remerciements……………………………………………………………..…………... III
Liste des abréviations, sigles et acronymes………………………………… ……... IV
Liste des tableaux………………………………………………………………………. V
Listes des figures …………….…………………………………………………………VI

Introduction……………………………………………………………………………… 1
PREMIERE PARTIE : Approche théorique de la certification des comptes …….. 4
CHAPITRE I : Cadre conceptuel de l’audit comptable …………………………….. 5
Section I : Définition des concepts……………………………………………………. 5

I.1 : Définition de l’audit…………………………………………………………………5

I.2 : Typologie de l’audit………………………………………………………………... 6


I.3 : Distinction de l’audit avec les disciplines voisines…………………………….. 8
I.4 : Assertions et normes de l’audit…………………………………………………. 13
I.4.1 Assertions d’audit……………………………………………………………….... 13

I.4.2 Normes d’audit…………………………………………………………………… 14


I.4.2.1 Normes générales…………………………………………………………….... 14
I.4.2.2 Normes de travail………………………………………………………………. 15
I.4.2.3 Normes de rapport………………………………………………………………15
60
Section II : Historique du commissariat aux comptes…........................................ 15
CHAPITRE II : Présentation du cabinet GKM………………………………………. 18
Section I : Historique, outils et moyen technique du cabinet GKM……………...... 18

I.1. Historique…………………………………………………………………………… 18
I.2. Outils et moyens techniques……………………………………………………… 19
Section II : Organisation et fonctionnement de GKM………………………………. 20
II.1. Organisation……………………………………………………………………….. 20
II.2. Valeurs, missions et fonctionnement……………………………………………. 22
SECONDONE PARTIE : Approche pratique de la certification des comptes …… 24
Chapitre III : Etapes de certification des comptes………………………………...... 25
Section I : Différentes étapes de la certification des comptes…………………….. 25
I. Etape 1 : Prise de connaissance générale et planification de la mission……… 25
I.1. Informations générales……………………………………………………………. 26
I.1.1. Secteur d’activité…………………………………………………...................... 26
I.2. Caractéristiques de l’entreprise…………………………………………………... 27
I. 3.organisation interne de l’entreprise……………………………………….………. 28
I.3.1. Source d’information………………………………………………………….…. 29
I.3.2. Formalisation des travaux de prise de connaissance………………..……… 30
I.3.3. Identification des zones de risques……………………………………………. 30
I.3.4. Détermination du seuil de signification……………………………………....... 31
I.3.5. Planification de la mission………………………………………………………. 31
II. Etape 2 : Appréciation du contrôle interne………………………………..…........ 32
II.1. Objectif de l’appréciation du contrôle interne………………………………...... 34
II.2. Périmètre classique de l’appréciation du contrôle interne comptable……….. 34
Et financier………………………………………………………………………………. 35
II.3. Source d’informations…………………………………………………………….. 35
I.4.Étapes de l’appréciation du contrôle interne…………………………….………. 36
II.5. Prise de connaissance du contrôle interne…………………………………...... 36
III. Étape 3 : Le contrôle des comptes……………………………………….....……. 44
IV. Etape 4: les travaux de fin de mission………………………………..……......... 44

V. Etape 5 : Rédaction du rapport d’audit……………………………………..…….. 47


Section II : Les outils utilisés…………………………………………………….…….48
II.1. Les outils de collecte d’informations……………………………..……………....48
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II.2. Outils descriptifs………………………………………………………………....... 50
II.3. Outils de diagnostic……………………………………………………………….. 51

II.4. Les outils de validation……………………………………………………………. 51


II.5. Contrôle arithmétique……………………………………………………………... 51
II.6. Analyses, estimations, rapprochements et recoupements…………………… 52
CHAPITRE IV : pratique d’une mission de certification des comptes…………….. 53
Section I: Préparation de la mission de commissariat aux comptes…….………... 53
I.1. Organisation de la mission…………………………………………………….….. 53
I.2. Dossiers de travail…………………………………………………………………. 53
I.2.1. Dossier de travail permanent …………………..……………………………….53
I.2.2. Dossier de travail de l’exercice……………………………………………........ 54
Section II : Pratique de la certification des comptes d’une société………............. 54
II.1. Introduction………………………………………………………………………… 54
II.2. Rapport d’opinion………………………………………………………………….. 55
II.3. Rapport spécial……………………………………………………………………..55
II.4. Commentaire des états financiers……………………………………………..... 56
Conclusion………………………………………………………………………………. 59

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