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CHAP. III. CONTENU DU COURS DES SCIENCES DE LA VIE ET DE
LA TERRE EN 2e ANNEE DES HUMANITES SCIENTIFIQUES
3.1. Plan structuré des matrices de sciences de la vie et de la
terre en 2e année des humanités scientifiques
Conformément au nouveau programme reformé de Microbiologie
pour la classe de 2ème année des humanités scientifiques, les matières
prévues sont structurées en 6 sections, subdivisées, chacune, en matrices
des sciences de la vie et de la terre (MSVT en sigle), puis les matrices sont
subdivisées en sous points.
SECTION I. ETUDE DES MICRO ORGANISMES
1.1. Culture microbienne (MSVT.4.1)
1.2. Agents antimicrobiens (MSVT.4.2)
1.2.1. Agents physiques anti-microbiens
1.2.2. Agents chimiques anti-microbiens
1.3 Micro-organisme au service de l’homme
1.3.1. Fermentation (MSVT 4.3)
1.3.2. Production d’aliments à base de micro-organismes.
1.3.2.1. Fabrication du pain
1.3.2.2. Fabrication du lait
1.3.2.3. Fabrication du vin
1.3.3. Armes microbiologiques
1.4. MALADIES MICROBIENNES (MSVT 4.4)
1.4.1. Maladies bactériennes
1.4.1.1. La tuberculose
1.4.1.2. La blennorragie
1.4.1.3. La syphilis
1.4.1.4. Le cholera
1.4.1.5. Le tétanos
1.4.1.6. La fièvre typhoïde
1.4.2. Maladies virales
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1.4.2.1. La variole
1.4.2.2. La poliomyélite
1.4.2.3. Le sida
1.4.2.4. La fièvre hémorragique d’Ebola
1.4.2.4. La rage
1.4.3. Maladies fongiques
1.4.3.1. Aspergillose pulmonaire
1.4.3.2. La candidose
1.4.3.3. La teigne tondante
1.4.4. Maladies causées par les protozoaires
1.4.4.1. Amibiase ou la dysenterie amibienne
1.4.4.2. La trypanosomiase
1.4.4.3. Le paludisme
SECTION II. ECOLOGIE
2.1. Pollution (MSVT 4.5)
2.1.1. Notions
2.1.2. Pollution atmosphérique
2.1.3. Pollution de l’eau
2.1.4. Pollution sonore
2.2. Erosion (MSVT 4.6)
2.2.1. Notions
2.2.2. Types d’érosions
2.2.3. Causes d’érosions
2.2.4. Activités humaines à base des érosions
2.2.5. Les méfaits de l’érosion sur le sol et la biodiversité
2.2.6. Les règles de protection de la nature contre l’érosion
2.3. Déchets (MSVT 4.7)
2.3.1. Définition
2.3.2. Types des déchets
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2.3.3. Méthodes d’évacuation
3.3.5. Récupération des déchets
3.3.5. Recyclage
2.3.6. Déchets dangereux
SECTION III. HISTOLOGIE
3.1. Tissus (MSVT 4.8)
3.1.1. Notions
3.1.2. Types et rôles des tissus
3.2. Techniques de coupe histologique (MSVT 4.9)
SECTION IV. ETUDE DU MICROSCOPE (MSVT 4.10)
4.1. Préparation microscopique fixée
4.2. Fonctionnement du microscope optique
SECTION V. REPRODUCTION HUMAINE (MSVT)
5.1. Formation des cellules sexuelles mâles (spermatogenèse)
5.1.1. Déroulement de la formation des cellules sexuelles
5.1.2. Bilan
5.1.3. Biologie des spermatozoïdes
5.2. Formation des cellules sexuelles femelles (ovogenèse)
5.2.1. Déroulement de la formation des cellules sexuelles
5.2.2. Bilan
5.2.3. Biologie des ovules
5.2.4. Cycle menstruel (MSVT4.12)
5.2.4.1. Quelques problèmes liés aux règles
SECTION VI. GEOLOGIE
6.1. Volcan (MSVT 4.13)
6.1.1. Notion
6.1.2. Caractéristiques du volcan
6.1.3. Localisation et origine du volcan
6.1.4. Types de volcan
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6.2. Éruption volcaniques
6.2.1. Types
6.2.2. Éruption volcanique en RDC
6.2.3. Importance de volcan dans l’environnement
6.2.4. Risques, surveillance, protection et prévention des éruptions
volcaniques.
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SECTION I. ETUDE DES MICRO-ORGANISMES
1.1. CULTURE MICROBIENNE (MSVT 4.1)
Exemple de situation
Lors d’une visite guidée au laboratoire de Microbiologie alimentaire
de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), les élèves de la 2 èmeannée des
Humanités Scientifiques de l’institut yambi-yaya ont assisté à une série
d’expériences réalisées à partir de quelques échantillons d’aliments (lait
en poudre, viande de bœuf, surgelés,…). A la fin de ces dernières, le chef
du laboratoire leur a communiqué les résultats obtenus pour certains
échantillons, portant sur la nature et le nombre approximatif des microbes
identifiés. Il leur a dit qu’il s’agissait d’une technique qualifiée de culture
microbienne. De retour à l’école, l’enseignant les soumet à la même
pratique, avec quelques échantillons.
1.1.1. Intérêt
La culture microbienne nous permet de mieux connaitre les
microbes et leurs propriétés afin de mieux les utiliser ou de mieux les
combattre et pour préparer les vaccins.
La culture microbienne est une technique de laboratoire de
développement contrôlé de micro-organismes c’est-à-dire, croissance in
vitro, en principe d’une seule souche bactérienne. Ces cultures facilitent
donc l’étude des souches bactériennes.
1.1.2. Milieux de culture
1.1.2.1. Définition
Le milieu de culture est un lieu aménagé capable de faciliter le
développement ou la multiplication active et rapide des microbes. C’est
une solution aqueuse contenant des substances nutritives nécessaire pour
la multiplication et le développement des microbes.
1.1.2.2. Sortes
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Il existe trois sortes de milieux de culture pour les microbes, à savoir :
Les milieux de culture liquides ;
Les milieux de culture solides ;
Les milieux de culture pour les virus.
a. Milieux de culture liquide
Le liquide nutritif le plus employé est le bouillon de viande dégraissé,
un peu salé et enrichi par la peptone. On peut le préparer rapidement en
dissolvant 5g d’extrait de viande du commerce dans un litre d’eau. On
alcaline légèrement, car les microbes se développent mal en milieu acide.
On le répartit dans des vases bouchés avec un tampon d’ouate un peu
serré ; car le coton laisse passer l’air tout en arrêtant les germes. On peut
utiliser également le lait écrémé stérilisé réparti dans les tubes à essai
puis couvert de tampon d’ouate.
Des avantages : les colonies microbiennes sont invisibles à l’œil
nu.
b. Milieux de culture solides.
Dans le bouillon de viande, les microbes se dispersent et ne
constituent pas des colonies observables à l’œil nu. On peut le solidifier en
y incorporant certaines substances nutritives comme la gélatine ou la
gélose (agar-agar) et on les répartit dans les ballons, les tubes ou dans les
boites de Pétri, privés d’oxygène pour les microbes anaérobies stricts.
Une boite de Pétri est une boite cylindrique transparente peu
profonde, en verre ou en plastique, munie d’un couvercle.
Facilement manipulable, empilable et peu couteuse, elle est utilisée
en microbiologie pour la mise en culture de micro-organismes, de
bactéries ou des cellules d’organismes supérieurs (par exemple la culture
d’hybridome).
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c. Milieux de culture pour virus.
Les virus, dépourvus des diastases nécessaire pour la matière inerte,
ne peuvent être cultivés que sur des cellules vivantes. On utilise
généralement des végétaux réceptifs et des animaux appelés « animaux
de laboratoire » tels que le singe, le lapin, la souris, le cobaye, le chien,
le chat, le rat, etc. pour les recherches scientifiques et pour les essais de
nouveaux médicaments.
1.1.2.3. Stérilisation d’un milieu de culture
Nous avons vu que les micro-organismes sont omniprésent. Pour
cultiver une espèce bien déterminée de micro-organisme dans un milieu, il
faut débarrasser ce milieu de tous les autres micro-organismes. On
stérilise les milieux de culture de diverses façons : la haute température ;
la filtration ; pour les milieux liquides l’utilisation de produits chimiques ;
irradiations ;...
1.1.2.4. Ensemencement
a. Définition
L’ensemencement est le fait de mettre les microbes dans les milieux
de culture avec une seringue en pipette stérile. C’est donc le repiquage
des microbes dans les milieux de culture.
Pour prélever les microbes, on utilise soit le sang qui contient les
microbes, on fait la culture du sang appelée hémoculture (du grec,
haîma=sang), soit, on prélève la membrane contenant les germes
(exemple : l’urine).
La seringue est le moyen le plus utilisé et indiqué pour tout
prélèvement liquide contenant les microbes.
b. Etapes
L’ensemencement se fait en trois étapes suivantes :
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1. La stérilisation de milieu de culture dans l’étuve ;
2. Le prélèvement des microbes à l’aide d’une seringue ;
3. L’ensemencement proprement dit.
c. Importances
On fait l’ensemencement, c’est pour :
Permettre la bonne multiplication des microbes.
Permettre de disposer d’un grand nombre des microbes pour les
expériences et les recherches au laboratoire.
Empêcher la pénétration d’autres microbes dans les souches cultivées.
1.1.2.5. Incubation
Une fois l’ensemencement terminé, le milieu inoculé est replacé
dans un incubateur ou étuve pour permettre la croissance rapide des
germes. Grace à un chauffage électrique, on peut maintenir la
température à 37°C qui est la température optimale c’est-à-dire la
température à laquelle la plupart des bactéries se multiplient très
rapidement.
1.1.2.6. Repiquage
Par repiquage, on place à l’aide d’une anse de platine stérilisée par
flambage quelques microorganismes d’une des colonies de l’ancienne
culture sur un nouveau milieu de culture stérile et cela par la même
technique d’épuisement ou de stries sur gélose. On incube et après le
temps spécifique (18h, 24h ou 48h), on obtient ainsi une culture qui
contient une et une seule espèce microbienne (bactérienne) ; c’est donc la
méthode dite de purification.
Les bactéries ainsi obtenus serviront à une série de test permettant
de déterminer selon le (s) but (s) de l’étude :
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Le dénombrement des micro-organismes (dans un contrôle sanitaire,
par exemple) ;
L’identification de la bactérie dans le cas d’une souche pure, ou des
bactéries présentes (par exemple pour trouver l’agent responsable
d’une infection ;
La réalisation d’antibiogramme, afin de déterminer la sensibilité des
bactéries et de trouver un traitement adapté à une infection.
1.1.2.7. Conservation
Un épuisement de milieu de culture conduit au vieillissement des
bactéries. Au laboratoire, on a plusieurs méthodes de conservation :
a. Sur la gélose nutritive inclinée et purifiée
Pour freiner la croissance, on place les tubes dans un réfrigérateur
de 0 à 10°C. Les tubes doivent être bien bouchés de peur d’évaporation
de culture. Pour cette fin, on utilise souvent la paraffine liquide afin de
couvrir le bouchon. Durée de conservation : 3 mois renouvelable.
b. Technique semi-liquide ou milieu molle
Le milieu contient moins d’agar. On prélève une souche bactérienne
à l’aide d’une anse de platine stérile qu’on pique jusqu’au fond du tube à
milieu de culture.
Dans la gélose molle, la conservation peut se faire entre 2 et 5°C et
la durée de conservation est longue (au moins une année).
c. Technique de culture en milieu liquide de conservation
En ajoutant de glycérol dans une culture en phase exponentielle, on
la conserve à la température de -20°C et pour une durée de 24 heures
renouvelable.
Questions d’évaluation
1. Quel est l’intérêt de la culture des microbes
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2. Pour quoi les microbes sont-ils cultivés ?
3. Qu’est-ce qu’un milieu de culture ?
4. Citez les sortes de milieu de culture
5. Comment définit-on l’ensemencement ?
6. Quel est la technique qui suit l’ensemencement ?
7. Expliquer brièvement la technique de répiquage.
1.2. AGENTS ANTI-MICROBIENS (MSVT4.2)
Exemple de situation
Lors d’une campagne lancée par l’Organisation Mondiale de la
Santé, les élèves de la 2 ème année des Humanités scientifiques de
quelques écoles situés à Gety, distant de 60 km de la ville de Bunia dans
la province de l’ituri, ont été sensibilisés sur la nécessité de lutter contre,
non seulement les microbes causant des maladies (microbes pathogènes),
mais aussi, contre ceux qui sont susceptible d’altérer les produits
alimentaires et autres. A l’institut SUKISA, l’enseignant de SVT demande à
ses apprenants d’effectuer les recherches sur le net afin d’inventorier les
agents antimicrobiens, ainsi que les termes techniques appropriés.
1.2.1 Les agents physiques
Les agents physiques qui influencent la vie des microbes sont : la
température, la lumière, la sécheresse, l’air, etc.
A. La température
Les basses températures (froid) arrêtent la multiplication des
microbes mais, les spores à moins 1300. Les températures moyennes (200-
400) accélèrent considérablement la multiplication des microbes.
Les microbes atteignent leur développement à 37 0C (température
optimale). Les hautes températures (chaleur) détruisent les
microbes, mais les spores résistent à plus de 100 0C. En chaleur sèche
(1600C) et en chaleur humide (1200C), tous les microbes sont tués.
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B. la lumière
La lumière à une action destructive sur les microbes grâce à ses
radiations ultra-violettes. Le soleil est le plus grand désinfectant de la
nature, car il détruit beaucoup des microbes à cause de ses rayons ultra-
violets.
C. L’air et la sécheresse ou la dessiccation
L’oxygène tue tous les microbes anaérobies présents dans l’air.
1.2.2. Les agents chimiques
Beaucoup des substances chimiques tuent les micro-organismes ou
empêchent leur développement. On peut noter certains effets des
substances chimiques sur les microbes dont :
- L’effet microbiostatique qui consiste à arrêter ou empêcher la
croissance des microbes.
- L’effet microbicide qui consiste à tuer les micro-organismes.
Les différents agents chimiques que nous pouvons citer sont :
A. Effet de pH (milieu acide ou milieu basique)
Les micro-organismes sont sensibles au changement du pH du
milieu de culture. Ils se développent normalement dans les milieux alcalins
ou voisin de la neutralité (pH= 6 à 9).
Cependant, certains microbes se développent dans un milieu très
acide (les microbes acidophiles) et d’autres en milieux très basiques (les
microbes basophiles).
B. Les désinfectants
Les désinfectants sont des produits chimiques fortement
bactéricides. Cependant, non sélectifs, ils sont nocifs à la fois à l’hôte et
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au parasite (kystes, spores, bactéries,…). D’où, leur utilisation se fait sur
des objets inertes. Exemples : le formol, le lygol, l’alcool à brûler,…
C. Les antiseptiques
Les antiseptiques sont des substances chimiques qui tuent tous les
microbes, y compris les spores. Exemples : le formol, l’alcool, l’eau
oxygène
Comme inconvénients : ils provoquent les irritations de la peau et
retardent la cicatrisation.
D. Les anticorps (protéines)
Ce sont des substances antimicrobiennes fabriquées par les globules
rouges, des ganglions lymphatiques et la rate. Ils sont spécifiques parce
qu’à chaque antigène correspond un anticorps particulier.
E. Les antibiotiques
Les antibiotiques sont des substances toxiques ou inhibitrices de la
croissance existant à l’état naturel et qui sont produit par certains micro-
organismes. Les antibiotiques tuent les micro-organismes, ce qui justifie
leur action bactéricide mais peuvent inhiber le développement et la
multiplication des microbes. C’est l’action bactériostatique des
antibiotiques.
Cependant, les antibiotiques sont inefficaces contre les virus. Aucun
antibiotique n’est un remède contre toutes les bactéries. Leur action est
sélective.
Exemples : la Pénicilline est inefficace contre les bacilles typhoïdes, Bacille
tuberculeux,…
Questions d’évaluation
1. Comment agit le froid sur les microbes ?
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2. Quels est l’effet des températures moyennes sur les microbes ?
3. Indiquer la fausse réponse concernant la signification d’un antibiotique
a. Qui lutte contre la vie des microbes
b. Qui s’oppose à la vie des microbes
c. Qui empêche la multiplication des microbes
d. Qui favorise le développement des microbes
e. Qui arrête et tue certains microbes
4. Quelle est l’action des antiseptiques sur les microbes ?
1.3. LES MICRO-ORGANISMES AU SERVICE DE L’HOMME
1.3.1. FERMENTATION(MSVT4.3)
Exemple de situation
L’élève BIRUNGI de la 2ème année des Humanités Scientifiques au
lycée KIGONGE dans la ville de Bunia était frappé par ce qu’il a lu dans u
livre de Biologie 3ème année où il était écrit « connaitre les micro-
organismes est un préalable indispensable à une utilisation plus
performante de leurs possibilités ».
Il pose la question à son enseignant sur l’importance que revêtent les
micro- organismes dans la vie de l’homme. Ce dernier lui a répondu que «
sans les micro-organismes, la vie ne serait pas possible à la surface de la
Terre ».
De ce qui précède, des séances pratiques ont été réalisés en classe sur la
fabrication de quelques aliments à la base des micro-organismes : pain
lait, caillé, vin.
A. Définition
Les fermentations (du latin, de fervere= bouillir ou dégagement de
gaz) sont des transformations chimiques des matières organiques sous
l’action des microbes ou de leurs diastases.
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On appelle : « ferment » les microbes ou diastases capables de
produire les fermentations (ex : la levure de bière, le bacille amylobacter,
Mycoderma aceti, etc.)
B. Sortes de fermentations
Il existe plusieurs sortes de fermentations dont la fermentation
alcoolique, la fermentation butyrique, la fermentation acétique, la
fermentation lactique, la fermentation putride ou putréfaction et les
fermentations intestinales.
En général, chaque fermentation rappelle soit le nom du principal
produit élaboré ou obtenu (par exemple : l’alcool, l’acide lactique, l’acide
butyrique), soit le nom de la matière à décomposer, soit le nom du lieu où
elle se déroule (fermentation intestinale).
Fermentation alcoolique ou fermentation éthanoïque : c’est
une transformation anaérobie au cours de laquelle le glucose se
transforme en alcool éthylique ou éthanol et en gaz carbonique sous
l’influence de la levure de bière.
C6H12O 2C2H5OH+2CO2+24, 4 calories
La multiplication des levures de bière est faible, la levure de bière
extrait une petite quantité d’énergie du glucose qui se décompose en
éthanol (en anaérobiose). Elle est appliquée dans la fabrication de bière,
vin de palme.
Fermentation butyrique : c’est une transformation anaérobie des
sucres complexes (cellulose, amidon) des végétaux en acide butyrique
et en gaz carbonique sous l’action des bacilles amylobacter en milieu
aquatique.
Ex: (C12H20C10) n +2n (H2O) 2n (C3H7COOH) + 4n CO2 +4n H2
Elle est appliquée dans le rouissage du lin ou du chanvre, pour
extraire les fibres textiles et pour déduire les débris végétaux.
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Fermentation Acétique : c’est une transformation aérobie de
l’éthanol (alcool) en acide acétique sous l’influence de Mycoderma
aceti, bacille anaérobie et elle est appliquée pour la fabrication du
vinaigre.
Ex: (CH3 – CH2OH) + O2 CH3 – COOH + H2O
Fermentation lactique : c’est une transformation aérobie du lactose
en acide lactique par les ferments lactiques. Elle intervient dans la
fabrication de yaourt.
Ex: 2C6H12O6 4(CH3- CHOH – COOH)
Fermentation putride ou la putréfaction : c’est une décomposition
des cadavres et des débris végétaux sous l’influence des champignons
et des bactéries. Ce sont des protéines contenues dans les cadavres et
les bois morts qui subissent cette décomposition.
A l’extérieur, il y a des moisissures et des bactéries aérobies.
A l’intérieur, il y a les bactéries anaérobies.
Lors de cette décompositions, il se forme des gaz et des produits de
putréfaction tels que l’acide lactique, l’acide butyrique, le gaz carbonique,
l’ammoniac, l’hydrogène sulfuré, l’hydrogène phosphoré à odeur d’œuf
pourri.
Il y apparait aussi des poisons appelés les ptomaïnes (du grec,
ptoma=cadavre), qui servent des éléments toxiques des viandes trop
faisandées. Après la destruction des substances complexes du végétal et
de l’animal, il ne reste que des produits minéraux comme l’eau, le gaz
carbonique et l’ammoniaque. Ce dernier oxydé par les bactéries (ferments
nitreux, ferments nitriques), est transformé en nitrate qui constitue la
source principale des aliments azotés pour les plantes et l’ammoniaque
donne les engrais chimiques après l’oxydation.
Application
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Destruction des ordures, des cadavres et des bois mort :
assainissement de l’environnement ;
Fertilisation du sol à partir des engrais chimiques produits.
Fermentation intestinale : qui se déroule dans le gros intestin
(coecum) car les conditions de vie sont favorables aux ferments
intestinaux (colibacille, entérocoque, bacille amylobacter).
Il y a deux sortes de fermentation intestinale :
1. La fermentation acide des glucides au cours de laquelle les sucres sont
décomposés en produit acide : Acide lactique, Acide butyrique, gaz
carbonique.
2. La putréfaction des protides qui donne de l’ammoniac et des gaz
malodorant tels que le sulfure d’hydrogène : H2S (gros intestin).
La fermentation constituent des phénomènes au cours des quels des
cellules vivantes dégradent des substances carbonées, provoquant ainsi
une libération d’énergie.
La fermentation diffère de la respiration sur deux points :
1. La dégradation des aliments est incomplète, les produits de la
fermentation sont des composés qui conservent une haute énergie
potentielle, c’est le cas de la fermentation alcoolique, l’éthanol
conserve une grande valeur énergétique.
2. L’énergie fournie est donc plus faible que dans la respiration :
C6H12O6+6O2 6CO 2+6H2O+2840Kj (respiration)
C6H12O6 2C 2H5OH+2CO2+120Kj (fermentation)
Ainsi pour accomplir le même travail, la cellule qui fermente
consomme plus de « combustible »par unité de temps et par unité de
masse, que lors de la respiration. La levure de bière peut vivre en
présence d’oxygène, c’est un anaérobie facultatif.
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Dans la nature, les fermentations ont une grande importance en
permettant la transformation de substances organiques inertes (déchets)
en substances minérales ; elles sont d’une grande utilité pour l’homme ;
les industries alimentaires, agriculture, etc.
Toute fermentation est caractérisée par la présence de molécules
organiques (éthanol, acide éthanoïque, acide lactique, acide butyrique,
etc.). Parmi les déchets organiques des fermentations sont une source
d’énergie chimique potentielle (utilisés comme métabolites d’autres
micro-organismes qui leurs font subir une oxydation plus poussée). Parmi
les agents des fermentations, les uns sont aérobie et d’autres anaérobies.
1.3.2. PRODUCTION D’ALIMENTS A BASE DE MICRO-ORGANISME
1.3.2.1. Fabrication du pain
Dans l’industrie de la boulangerie ou de la pâtisserie, ce sont des
bulles de gaz carbonique qui font lever la pâte, la petite quantité d’éthanol
produite est éliminée par la cuisson.
La fabrication de pain ou panification est le procédé technique qui
permet de transformer de la farine en pain. Elle demande la maitrise de la
fermentation et de la cuisson. Pour fabriquer du pain il faut de la farine, de
l’eau, du sel et de la levure de boulanger ou du levain. Après mélange des
ingrédients et pétrissage, la pâte lève sous l’action de la levure. La farine
apporte des sucres fermentescibles utilisés par la levure et des protéines
(le gluten) qui donneront la texture viscoélastique à la pâte à pain.
Pour fabriquer le pain, le boulanger doit mélanger de la farine, de
l’eau et du sel ou du sucre dans certaines mesures mais, il doit aussi
ajouter la levure qui permet à la pâte de lever et qui donne sa saveur et sa
légèreté à la mie du pain. La fabrication du pain à levure (saccharomyces
cerevisiae, la plus utilisée) permet la multiplication des germes ainsi que
leurs actions avant la cuisson. C’est la raison pour laquelle les boulangers
doivent pétrir la pâte dans le but de disperser ces micro-organismes
fermentescibles. On observe pendant un certain temps d’incubation
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nécessaire pour permettre la multiplication active des levures dans la
pâte.
Le sucre de la farine appelé maltose, va être digéré par la levure
puis, transformé en gaz carbonique (dioxyde de carbone) très inoffensif et
en alcool : c’est donc alcoolique.
Pendant ce temps, le volume de la pâte va être multiplié par cinq et
en suite, pendant la cuisson, la grande partie des levures sont tuées et
l’alcool sera aussi brulé dans sa quasi-totalité, mais laissera au moins une
saveur agréable.
1.3.2.2. Fabrication de yaourt (lait caillé)
Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophiles sont des
bactéries très idéales pour la transformation du lait en yaourt car elles
consomment le lactose (sucre du lait) et transforment en acide lactique.
Cet acide provoque la coagulation du lait et donne au yaourt sa texture
solide et son gout aigre. Donc, l’acidité contribue également à la
conservation de yaourt puis qu’elle empêche la multiplication des
bactéries nuisibles. Le temps de coagulation du lait se réduit lors que ces
bactéries travaillent ensemble. L’une de ces bactéries libère alors des
substances qui favorisent la croissance de l’autre. A un certain degré
d’acidité, cette croissance se ralentit et sous l’effet du froid, elle s’arrête.
Le yaourt contient donc un certain nombre de bactéries viables. En
fait à peu près cinq millions de microbes vivant par gramme.
1.3.2.3. Fabrication du vin
Ce sont les levures qui jouent un rôle primordial dans le processus
de vinification. Elles transforment le sucre du moût obtenu par le pressage
des raisins, en alcool. Ces levures produisent aussi des constituants
mineurs qui modifient l’arôme et le bouquet du vin.
1.3.3. ARMES BIOLOGIQUES
L’arme biologique est une association de tout agent infectieux avec
un vecteur dans le but de nuire à d’autres personnes. Les êtres vivants
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(microbes) et les toxines sont des agents biologiques. Les cibles des
agents biologiques sont l’homme, l’animal et la plante.
Le bioterrorisme est une pratique de terrorisme basée sur
l’utilisation des agents biologiques avec des conséquences néfastes à
la vie humaine.
Les antibiotiques sont des médicaments précieux fabriqués à partir
des micro-organismes (bactéries du genre streptomyces,
essentiellement, modifiées génétiquement) et cultivées de façon à
optimiser le rendement de production.
Questions d’évaluation
1. Qu’est-ce qu’une fermentation ?
2. Comment dénomme-t-on les diverses fermentations ?
3. Dans quelles conditions de vie, la levure de bière transforme-t-elle le
sucre en alcool,
4. Dans quelle condition de vie se déroule la fermentation butyrique ?
5. Définir une arme biologique.
1.4. MALADIES MICROBIENNES (MSVT4.4)
Exemple de situation
Dans un quartier populaire de la ville de Bunia, il a été constaté une
forme de diarrhée qui a frappé bon nombre d’habitants, aussi bien jeunes
que vieux.
Le prélèvement effectué sur quelques échantillons de selles de
certaines victimes a permis de mettre en évidence la présence d’un micro-
organisme pathogène.
C’est à l’issu de cette analyse que l’enseignant de Microbiologie de
l’IDAP-ISP/BUNIA a signifié à ses apprenants qu’il existe une diversité des
maladies causées par les microbes, qualifiés de ce fait : « micro-
organismes pathogènes »
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Un travail a été demandé à ces apprenants de lister toutes les
maladies du milieu et d’identifier celles qui sont liées aux microbes.
1.4.1. MALADIES BACTERIENNES
Les maladies bactériennes sont des maladies causées par les
bactéries. Ex : le tétanos, la fièvre typhoïde, la tuberculose, la syphilis, la
blennorragie, la diphtérie, etc.
1.4.1.1. La tuberculose
A. Définition
La tuberculose, appelée autrefois également phtisie (terme désuet),
est une maladie infectieuse contagieuse qui se développe sur un organe
déterminant des lésions nodulaires appelés tubercules, d’où son nom.
B. Sortes de tuberculose
Suivant la localisation du microbe, on distingue :
La tuberculose pulmonaire (poumons) : la forme la plus répandue ;
La tuberculose osseuse (os) : la tumeur blanche ;
La tuberculose vertébrale (colonne vertébrale) : mal de pott ;
La tuberculose cutanée (peau) ;
La tuberculose rénale (reins) ;
La tuberculose vésicale (vessie)
La tuberculose ganglionnaire (ganglions) ;
La tuberculose intestinale (intestin) ;
La tuberculose méningée (méninge) : très grave ;
Tuberculose (peritonique).
Le cas le plus fréquent est la tuberculose pulmonaire qui est décrite
dans les lignes qui suivent.
21
C. Tuberculose pulmonaire
1. Agents causal
La tuberculose due à une bactérie, plus connue sous le nom du
bacille de koch (Mycobacterium tuberculosis), découvert par le docteur
allemand Robert Koch en 1882. C’est un bacille aérobie, en forme de
bâtonnet fin, qui ne forme pas de spores et qui vit plusieurs mois dans les
crachats où il conserve sa virulence. Il a une enveloppe cireuse qui lui
permet de résister au suc digestif et à la phagocytose.
2. Evolution et symptômes
La tuberculose pulmonaire se manifeste par :
La toux chronique ;
Une fièvre légère ;
Des sueurs nocturnes ;
Un rhume anormal prolongé ;
L’amaigrissement du malade ;
La mort survient après un temps long.
La tuberculose évolue en deux temps :
10. La primo-infection
C’est le premier contact avec le bacille de Koch qui passe
généralement inaperçu, si l’infection a été faible ou modérée sur un sujet
en bonne santé. Si l’infection n’est pas répétée et si le sujet est
dans des bonnes conditions hygiéniques (repos, nourriture). Cette forme
évolue souvent vers la guérison.
20. La tuberculose-maladie
Si le sujet a subi une infection massive ou répétée, les germes
virulents sont disséminés par voie lymphatique et sanguine. Un ou
22
plusieurs organes peuvent être infectés à la fois (ex. les poumons,
l’intestin et les reins, etc.).
Il faut noter que la réinfection peut être exogène ou endogène. Cette
forme est souvent mortelle.
3. Transmission (contagion)
La commination peut se faire :
Directement en contact direct avec le malade. Elle est très fréquente
dans l’entourage du tuberculeux.
Indirectement par les crachats tuberculeux virulents très long temps
dans les endroits sombres et humides, les mouchoirs ou les habits,
objets du malade, par des poussières venues des crachats tuberculeux
et par des mouches.
4. Moyen de lutte
a. Lutte curative
Par l’antibiothérapie : l’usage des antibiotiques tels que la
streptomycine, l’izionaside, PAS (=Acide Para-amino-Salicylique), le
Thio- acetazone très efficace contre la tuberculose.
Par la chimiothérapie ;
Par la chirurgie qui permet l’ablation de foyers réfractaires.
b. Lutte préventive
Par le dépistage de la maladie
Par la vaccination a B.C.G (=Bacille de Calmette et Guérin), vaccin
contre la tuberculose : c’est le moyen préventif le plus efficace.
Par la mise en quarantaine du malade ;
Par les mesures d’hygiène.
Les facteurs qui favorisent la contagion de la tuberculose sont :
23
Mauvaise condition hygiénique et d’hébergement (obscurité et
mauvaise aération) ;
La sous-alimentation ;
Le manque d’hygiène corporelle ;
Le surmenage ;
La toxicomanie (alcool, drogue, tabac).
c. Autres mesures de lutte
Organisation de lutte contre la tuberculose ;
Dépistage des malades ;
Traiter les malades ;
Vacciner la population ;
Organiser une éducation sanitaire ;
Former la personne.
1.4.1.2. La Blennorragie
2. Agent causal
La blennorragie est causée par Neisseria gonorrhée appelé aussi
gonocoque, bactérie pyogène (qui provoque de pus) et se présente en
forme de 2 grains de café. On le retrouve dans le pus de l’urètre, d’où, le
vieux nom de chaude-pisse.
3. Evolution et symptômes
Chez l’homme, généralement, on observe un écoulement urétral
douloureux 3 à 4 jours après le contact génital ;
Chez la femme, pas des signes caractéristiques au début mais, le
gonocoque peut rester durant 6 mois sans se manifester. Les symptômes
24
sont beaucoup plus discrets chez la femme qui souvent ne s’aperçoit pas
de sa maladie. Mais, la maladie se manifeste par de :
Pertes blanches ;
Démangeaisons à la vulve ;
Troubles des règles ;
Douleurs au bas ventre ;
Le gonocoque touche toutes les parties de l’appareil génital et
conduit à la stérilité. Pendant l’accouchement, l’enfant attrape la
conjonctivite purulente qui risque de rendre aveugle.
4. Prophylaxie
Règle d’hygiène ;
Abstinence sexuelle ;
Utilisation de préservatif ;
La fidélité
25
5. Traitement et lutte
La pénicilline, en doses suffisantes, est un traitement efficace. Mais,
il faut arriver au bout du traitement en vue d’éviter les cas
d’Antibioresistance. On emploi aussi l’ampicilline, la streptomycine, etc.
Il est souhaitable que l’homme et la femme (2 partenaires) se
soignent simultanément, afin d’éviter la persistance de la maladie dans le
couple.
1.4.1.3. La syphilis
2. Germe et transmission
La syphilis est causée par le tréponème (Tréponema pallidum),
bactérie stricte de l’homme, qui vit très peu de temps en dehors du corps
humain.
Généralement transmis par contact direct, le plus souvent au niveau
des organes génitaux et exceptionnellement, cette infection peut être
d’origine non vénérienne c’est-à-dire qui peut se transmettre par les
objets infectés (verre, rasoirs, rouge à lèvre, cigarette) utilisés juste avant
par un malade.
3. Evolution et symptômes
La syphilis évolue en trois stades : primaire, secondaire et tertiaire.
a. Stade primaire
Trois jours après l’infection, il parait un chancre syphilitique sur le
point d’inoculation et une ulcération syphilitique est interne au niveau de
vagin ou de l’utérus.
Notons que le chancre peut se développer ailleurs que sur les
organes génitaux (la langue, la bouche, les lèvres,…) si la maladie n’est
pas soignée, les signes disparaissent au bout de 4 à 6 semaines mais la
maladie continue, passe au 2èmestade.
26
b. Stade secondaire
C’est la phase de germes par voie sanguine caractérisée par
l’apparition de petites taches sur le tronc et sur les muqueuses, chute des
cheveux, etc. C’est le stade d’apparition de chancres syphilitiques.
c. Stade tertiaire
Il peut se manifester 5, 10, 20 ans après l’infection initiale. Il se
caractérise par des lésions graves et profondes de la peau, des cartilages,
des os, des viscères, des méninges, de la moelle épinière, de l’encéphale
qui entrainent des paralysies, de cécité, de surdité, de démence, la folie et
la mort.
4. Traitement
La pénicilline par des injections suffisantes et prolongées au stade
primaire est le traitement très efficace mais, il est difficile aux stades
secondaire et tertiaire.
5. Prophylaxie
Abstinence sexuelle ;
Fidélité ;
Eviter les rapports sexuels occasionnels ;
Mesures d’hygiène ;
Faire le test de dépistage.
1.4.1.4. le choléra
1. Définition
Le cholera est une infection intestinale épidémique et contagieuse
due à la bactérie appelée Vibrio cholerae (bacille virgule), découvert par
27
PACINI en 1854 et redécouverte par Robert koch en 1883. C’est un
microbe strict à l’espèce humaine.
2. Evolution et symptômes
L’incubation est de deux heures à cinq jours.
Les symptômes sont : diarrhées douloureuses et abondantes,
déshydratation du corps, vomissement de fluides claires, insuffisance
rénale mortelle.
3. Transmission
La contamination se fait de manière direct, d’homme infecté à
homme sain par voie orale, d’origine fécale ou indirecte, par l’eau de
boisson ou des aliments souillés par les mouches ou contenant de
l’engrais humain.
4. Traitement
Pour le traitement, on applique souvent la perfusion intraveineuse
avec les antibiotiques appropriés pour détruire le bacille du choléra. On
fait boire beaucoup d’eau au malade afin d’éviter la déshydratation
(mesure d’urgence)
5. Prophylaxie
Mesures prophylactiques : application des mesures hygiéniques pour
empêcher le croisement des aliments avec les excréments du malade, se
laver soigneusement les mains avec le savon avant le repas et surtout
après avoir été aux installations hygiéniques, éviter la serviette collective
ou l’essuie-main commun, nettoyer et désinfecter tout ce qui a été en
contact avec de la matière fécale, boire de l’eau bouillie ou javellisée,
utiliser une eau saine pour hygiène de la maison.
1.4.1.5. Le tétanos
2. Définition
28
Le tétanos (du grec, tétanos = contraction) est une maladie
infectieuse redoutable, consécutive à une blessure (plaie) infectée par le
bacille tétanique. Le tétanos se caractérise par des contractures
douloureuses et permanentes des muscles striés.
3. Agent causal
Le tétanos, est une maladie infectieuse aigue, grave et
potentiellement mortelle, due au Clostridium tetani, un bacille, sporulant,
anaérobie strict de l’homme et ubiquitaire dont les spores sont souvent
retrouvées dans la terre et les fèces animales.
Le tétanos est une toxi- infection parce que le microbe reste à
l’endroit de l’inoculation mais, il produit une toxine si virulente qui peut
aller jusqu’au cerveau. C’est un véritable poison du système nerveux.
4. Evolution et symptômes
- L’intensité des symptômes peut être légère ou importante et au début,
on note :
De l’agitation ;
Des difficultés d’avaler ;
Des frissons ;
De l’irritabilité ;
Une légère fièvre ;
Des maux de gorge ;
Des maux de tête ;
Une raideur des bras et des jambes ;
Une raideur de la mâchoire et de la nuque.
- Après une incubation silencieuse de 4 à 11 jours, il y a des contractions
dans les muscles masticateurs d’abord puis dans les muscles de la
29
nuque et du dos qui entrainent la mort le plus souvent par l’arrêt de la
respiration (asphyxie).
- les contractures s’étendent à la face, au cou, au tronc, aux membres
supérieurs, puis aux membres inférieurs, accompagnées de crises de
spasmes violentes.
4. moyen de lutte
a) la sérothérapie curative : quand le tétanos est déclaré, la toxine, la
désignation des plaies par le nettoyage chirurgical, l’asepsie et
l’antisepsie.
b) la désinfection de la plaie
c) la vaccination aujourd’hui obligatoire pour toutes les femmes
enceintes et elle se fait en trois injections.
d) la sérovaccination : le vaccin et le sérum sont inoculés à des endroits
différents.
e) la séro- anatoxithérapie : injection d’une dose importante de sérum
et d’une faible dose d’anatoxine de même spécificité, pour le traitement
de la diphtérie et du tétanos.
Les vaccins polyvalents ou vaccins associés, qui diminuent la
multiplicité des injections.
Exemples : Di-te-coq-polio= vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la
coqueluche et la poliomyélite.
1.4.1.6. La fièvre Typhoïde
1. Agent responsable
La fièvre typhoïde est une maladie provoquée par un bacille à gram
négatif de la famille des Enterobactéries, Salmonella typhi ou bacille
d’Eberth.
2. Evolution et symptômes
30
Après une incubation de 10 à 15 jours, se manifestent les premiers
(signes) symptômes tels que :
Une fièvre de 400C ou plus ;
Une faiblesse généralisée du corps ;
Des malaises ;
De courbature ;
De coliques abdominales ;
De vomissement et la diarrhée ;
Saignement de nez ;
Surtout l’état de stupeur (= état d’étonnement profond,
d’anéantissement de malade)
La fièvre typhoïde est une infection grave qui peut se compliquer par
l’enroulement et la perforation des intestins.
3. Transmission
La fièvre typhoïde peut se transmettre :
Par contact direct avec le malade mais aussi avec les porteurs des
germes (pâtissiers, cuisiniers), contaminent les aliments, à moins
d’une propreté méticuleuse.
Indirectement par des objets, des aliments et l’eau souillée par les
mouches ou par les matières fécales. Des légumes arrosés avec de
l’engrais humain (l’eau contenant des matières fécales) ou de l’égout,
du lait coupé avec de l’eau contaminée ou contenu dans des récipients
lavés avec une telle eau sont très dangereux.
Raison pour laquelle la typhoïde est une maladie des mains sales
parce qu’elle se transmet facilement par les mains (sales ou non
hygiéniques)
31
4. Lutte préventive
Faites attention à ce que vous mangez. Vous pouvez aussi attraper la
fièvre typhoïde à partir de ce que vous mangez.
Suivez de bonnes mesures d’hygiène. Si vous vous trouvez dans un
lieu où la fièvre typhoïde est présente, nettoyez bien autour de vous.
Faites bouillir l’eau pendant au moins une minute, surtout si vous
n’êtes pas sûr de sa provenance, par exemple l’eau du robinet ou du
pompe.
Ne buvez pas l’eau purifiée. L’eau contaminée est l’un des vecteurs
majeurs de la contamination.
Faites-vous vacciner.
Questions d’évaluation
1. Quel est l’agent causal de la tuberculose ?
2. Comment évolue la blennorragie chez l’homme ?
3. A quel stade de l’évolution de la syphilis observe-t-on la chute de
cheveux et les taches rouges sur le tronc du malade ?
4. Quels sont les symptômes choléra ?
5. Qu’est-ce que le tétanos ?
6. Comment se fait la transmission de fièvre typhoïde ?
1.4.2. MALADIES VIRALES
Les maladies virales ou viroses sont des maladies causées par les virus.
Ex : la varicelle, la variole, la rage, le sida, la poliomyélite, la fièvre jaune,
la grippe, etc.
1.4.2.1. La variole
1. Evolution et symptômes
32
La période d’incubation dure 12 à 14 jours. Les premiers signes sont
une fièvre élevée avec des maux de tête et des douleurs dorsales. Il existe
parfois des douleurs abdominales. Deux à trois jours apparait l’éruption,
sous forme de taches rouges, puis de vésicules, enfin de pustules
(contenant des petits bulles de pus). Les lésions débutent sur la face puis
atteignent progressivement le reste du corps.
L’examen médical révèlera également des lésions de la bouche et du
pharynx.
Les pustules se transforment ensuite en croûtes qui sont fortement
contagieuses, et se répandent dans les vêtements et les plis de draps.
Elles disparaissent en laissant des cicatrices par fois importantes.
La variole est une fièvre éruptive caractérisée par l’apparition des
taches rouges appelées croutes sur le visage et sur les membres ainsi que
sur les muqueuses de la bouche et des yeux. Elle laisse des cicatrices
indélébiles et de temps d’incubation varie de 4 à 12jours.
Il existe deux formes de la variole dont la forme mineure ou bénigne
et la forme majeure ou maligne, fatale et hémorragique caractérisée par
des éruptions cutanées (pustules).
2. Agent causal
La variole est une virose causée par le virus variolique appelé
Orthopoxvirus simien qui peut rester longtemps vivant à l’obscurité et sur
les objets du malade.
3. Transmission
La variole se transmet directement d’homme à homme (par contact
avec les sécrétions respiratoires ou les lésions cutanées), mais parfois
indirectement par l’intermédiaire d’un objet contaminé. En effet, le virus
est relativement résistant et peut survivre un certain temps.
Bref, la variole est une maladie contagieuse dont la transmission se fait :
Directement par contact direct avec le malade ;
33
Indirectement par les objets souillés.
4. Moyen de lutte
L’isolement du malade pendant 40 jours (mise en quarantaine) ;
La désinfection des objets contaminés et de chambre du malade
La vaccination obligatoire a fait disparaitre la variole à l’échelle
mondiale. Le varioleux guéri est immunisé pour tout le reste de sa vie,
car la variole ne récidive pas c’est-à-dire le patient qui survit à la
maladie est immunisé à la vie.
La vaccination précoce d’un sujet ayant été en contact avec le virus
permet de le protéger.
1.4.1.2. Poliomyélite
1. Définition
La poliomyélite est une maladie infectieuse qui survient chez les
petits enfants. Elle peut atteindre plusieurs sujets dans famille, dans un
village.
Ces enfants ou adolescents le plus souvent après un ou deux jours
d’état grippal, se réveillent paralysés. Cette paralysie peut évoluer chez
l’un vers la mort rapide (par syncope ou asphyxie), chez un autre laissera
des séquelles définitives et considérables tandis que chez un troisième
régressera presque totalement en quelques mois.
2. Agent causal
La poliomyélite est causée par le virus de Lanobteiner et Popper qui
s’observe uniquement au microscope électronique. Ce virus détruit les
cellules de la moelle (cellule motrice) de sorte que les nerfs ne peuvent
plus accomplir leur fonction.
3. Evolution et symptômes
34
Après une incubation de 7 à 12 jours, on observe les symptômes
suivants : la fièvre, les vomissements, les maux de tête, des troubles
gastro-intestinaux, la raideur de la nuque et les douleurs dans les
membres en sont les premiers symptômes. Une paralysie irréversible (des
jambes en général).
La poliomyélite touche principalement les enfants de moins de cinq
ans et même les vieillards peuvent la contracter.
4. Transmission
La contagion se fait par :
Les voies respiratoires ou digestives ;
En particulier par l’eau ou les aliments souillés
5. Traitement
Comme il n’existe pas de traitement, la prévention est la seule option.
Le vaccin antipolypmyélite, administré à plusieurs reprises confère à
l’enfant une protection à vie ;
Isolement du malade ;
Stérilisation de l’eau, du lait et des piscines sont recommandés en cas
d’épidémies ;
La vaccination systématique est le moyen de lutte le plus efficace pour
les enfants de trois mois à trois ans.
1.4.1.3. Le sida
1. Définition
Le syndrome de l’immuno déficience acquise, SIDA est une maladie
grave et mortelle. Il se vit dans le milieu rural que dans les villes.
C’est un ensemble de symptômes consécutifs à la destruction de
plusieurs cellules du système immunitaire par un rétrovirus.
35
S= Syndrome : ensemble de signes
I= Immuno : immunité (protection)
D= Déficience : manque, déficit
A= Acquise : reçu d’ailleurs, transmis de, obtenu de.
2. Agent causal
L’agent causal du sida est le VIH (virus d’immuno déficience
humaine) découvert en 1993 par le professeur français Luc MONTAIGNER.
Le VIH se trouve en forte concentration dans le sang, le sperme, les
secrétions vaginales et le lait maternel. On le trouve en faible
concentration dans les larmes, les urines, les sueurs, la salive.
La personne qui est atteinte du VIH et qui ne manifeste pas encore
le SIDA est appelée « séropositive » (individu séropositif).
3. Mode de transmission
Le sida se transmet le plus souvent par :
La voie sexuelle lors d’un rapport génital avec un partenaire ayant le
VIH.
La voie sanguine lors de la transfusion sanguine infectée du VIH ou par
les objets tranchants infectés du VIH (ex. la seringue, le rasoir) ;
La voie transplacentaire dont la transmission se fait quand la mère est
infectée du Sida.
4. Comportements à haut risque
La prostitution ;
Les homosexualités ;
Infection des bébés par les mères;
La polygamie ;
36
Le viol ;
Partage des objets tranchants ;
Etc.
Le sida est observé surtout chez les individus dont l’Age varie entre 20 à
40 ans.
5. Symptômes
a) Signes mangeurs
Diarrhée chronique de plus de 30 jours ;
Amaigrissement de plus de 10% du poids habituel ;
Fièvre prolongée de plus de 30 jours.
b) Signes mineurs
Zona ;
Dermatite ;
Ulcération génitale ;
Candidose.
6. Modes de non transmission
Utilisation de même toilette ;
Salutation de PVV ;
Contact et geste de la vie courante
Utiliser les vêtements d’une PVV ;
Le moustique ne transmet pas le VIH.
7. Traitement
Il n’y a aucun traitement curatif malgré la présence des antirétroviraux
(ARV).
37
8. Prévention
A= Abstinence
B=Bonne fidélité
C=Condom (à usage correct)
D=Dépistage du VIH
Il y a aussi
Sécurité transfusionnelle ;
Utilisation de seringues à usage unique ;
Utilisation des objets tranchants stérilisés ;
Utilisation des objets personnels par les soins corporels ;
PTME lors de la grossesse via les consultations prénatales ;
Le sida existe et continu à tuer par ignorance, la prévention reste le
meilleur moyen de se protéger contre cette pandémie.
1.4.2.4. La fièvre hémorragique d’Ebola
1. Généralités
Ebola est une maladie aigue et grave, souvent mortelle si elle n’est
pas traitée. La maladie a été nommée ainsi en référence à une rivière
passant par près de la ville de Yambuku, dans le nord-est de la province
de l’Equateur et dans le nord du zaïre (aujourd’hui RDC).
C’est en septembre 1976 que le premier cas de la fièvre
hémorragique Ebola fut identifié par le médecin belge Peter piot de
l’institut de médecine tropicale d’Anvers.
2. Agent causal
La fièvre hémorragique Ebola est causée par Ebolavirus. Un virus de
la famille des filovirus, à laquelle appartient également le virus Marbourg.
38
3. Symptômes
La période d’incubation dure entre 2 à 21 jours. Le virus d’Ebola est
responsable d’une maladie grave et souvent mortelle qui donne de la
fièvre, des diarrhées sanglantes, une fatigue intense, des vomissements
du sang, des douleurs musculaires, articulaires et dans le cas les plus
graves des saignements internes (hémorragie) visibles dans la peau qui
peuvent causer la mort.
Le cas dans lesquels les sujets ne présentent pas des signes graves
de la maladie est très rare.
4. Transmission
Le véritable vecteur (hôte) du virus demeure inconnu. Les renards
volant et les chauves-souris sont les plus fréquemment suspectés de
transmettre la maladie.
Le virus se transmet donc à l’homme à partir des animaux sauvages
et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.
Il n’y a pas de transmission lors de période d’incubation. Une
personne malade d’Ebola, si elle n’a pas des signes de la maladie ne peut
pas contaminer d’autres personnes.
La transmission d’homme à homme se fait par :
Contact physique étroit, rapport sexuels ;
Contacts des liquides biologiques : salive, sang, urine, selles,
vomissements (risque pour les soignants et l’entourage).
La transmission par gouttelettes salivaires, comme c’est le cas pour
les virus du rhume ou de la grippe, est considérée comme improbable.
5. Prévention
L’abattage des animaux infectés en utilisant des gants et masques
avec une surveillance rigoureuse de l’enterrement ou de l’incinération
39
des carcasses est nécessaire pour réduire le risque de transmission de
l’animal à l’homme.
L’interdiction ou la restriction du déplacement des animaux à partir
des zones infectées vers d’autres zones peut réduire la propagation de
la maladie.
Les produits (sang et viande) doivent être bien cuits avant d’être
consommés.
L’imposition de la quarantaine, l’interdiction d’aller dans des hôpitaux,
sont les meilleurs moyens de se prévenir contre la maladie.
Lavage systématiques des mains.
Vaccination obligatoire de la population exposée
1.4.2.5. La rage
1. Agent pathogène
La rage est une maladie virale grave touchant les mammifères dont
les humains. Elle est causée par le virus rabique.
La rage est une maladie virale commune à tous les mammifères et
toujours mortelle une fois déclarée.
2. symptômes
Les périodes d’incubation de la rage est généralement de 1 à 3
mois, mais peut durer moins d’une semaine à plus d’un an.
a) Chez le chien
Il devient agressif, bave, refuse de manger ;
Troubles nerveux ;
Il y a répulsion pour l’eau ;
Il meurt par asphyxie (paralysies).
40
b) Chez l’homme
Maux de tête, malaises, hallucinations ;
Troubles nerveux
Fièvres suivies de la répugnance pour l’eau ;
La lumière et les bruits causent des crises (excitations) ;
Il meurt par asphyxie (paralysie).
3. Transmission
Le virus de la rage se transmet par morsure ou griffure profonde d’un
animal infecté.
Le chien est le principal hôte et vecteur du virus rabique.
La rage attaque certains animaux, surtout le chien et quelques
espèces de chauves-souris, parfois le chat, qui peuvent la transmettre à
l’homme. Le virus se trouve dans la salive de l’animal ou de l’homme
malade.
4. Traitement de la plaie et prévention
Aucun traitement n’existe une fois la maladie déclarée et la rage est
alors systématiquement mortelle.
La rage est une zoonose assez commune qui touche surtout les
carnivores. Les symptômes sont nerveux, parfois une agressivité.
La prophylaxie prévoit
Le traitement de la plaie, le plus rapidement possible après
l’exposition ;
41
L’administration d’une série de dose d’un vaccin antirabique puissant
et efficace qui soit conforme aux recommandations de l’OMS.
L’administration d’immunoglobuline anti rabique, si indiqué.
Questions d’évaluation
1. Citer 3 maladies virales?
2. Comment se fait la transmission de la poliomyélite ?
3. Combien de jours peut durer l’incubation de la poliomyélite ?
4. La personne qui est atteinte de VIH et qui ne manifeste pas encore le
SIDA s’appelle comment?
5. Quel est l’agent causal de la fièvre hémorragique Ebola?
1.4.3. MALADIES FONGIQUES
1.4.3.1. Aspergillose pulmonaire
1. Définition et agent causal L’aspergillose est une infection fongique
causée par des champignons appartenant au genre Aspergillus dont les
spores sont véhiculées par l’air et sont inhalées par tous les individus.
2. Evolution et symptômes
L’aspergillose se développe principalement chez les personnes
immunodéprimées. C’est une cause fréquente de mortalité chez les
patients atteints de leucémie aigüe ou ayant eu une transplantation de
moelle osseuse.
Le champignon peut se développer dans les sinus, chez les patients
ayant un système immunitaire efficace, l’infection se traduit par des maux
42
de tête chronique et une obstruction nasale, le drainage des sinus suffit
généralement.
3. Traitement
Le traitement est basé sur l’emploi de corticostéroïdes par voie orale
surtout durant les crises. Un antifongique administré oralement (intra-
conazole) peut y être associé.
1.4.3.2. La candidose
La candidose est l’un des types de mycose les plus répandues. La
candidose est une infection de la peau ou des muqueuses par l’agent
fongique.
1. Agent causal
L’agent causal de la candidose est une levure : candida albicans.
C’est un champignon habituellement présent dans le tube digestif et les
voies génitales, mais qui prolifère et devient pathogène.
2. symptômes
Les principaux symptômes de la candidose sont soit en commun et
d’autres plus spécifiques à certaines parties du corps. Il s’agit de :
Plaques rouges ;
Démangeaisons ;
Par fois croutes et sortes de pustules ;
Pour les candidoses génitales, il est possible de ressentir des brulures
et des douleurs lors des rapports sexuels ;
Pour les candidoses buccales, une bouche pâteuses avec des dépôts
blanchâtres est symptomatique du muguet, avec parfois des lésions
au coin de lèvres.
3. Traitement
43
La candidose est traitée par application d’antifongiques locaux
prescrits sous formes de crèmes, de pommades, de solutions ou d’ovules
selon la localisation. Un traitement systématique du partenaire s’impose
en cas de candidose génitale récidivante. Les candidoses buccales
peuvent guérir spontanément sans traitement spécifique.
4. Prévention
Il est important de prendre des précautions nécessaires pour éviter la
candidose ;
Ne pas laisser la mycose s’installer plus longtemps ;
Il faut consulter un médecin en cas d’une infection à candidose.
1.4.3.3. La teigne tondante
1. Définition et agent causal
La teigne tondante est une maladie qui se développe essentiellement sur
le cuir chevelu, la barbe, les poils chez l’animal, causée par un
champignon qui affectionne particulièrement la kératine.
Le champignon responsable de la teigne appelé trichophyton peut
également attaquer la peau sans poils, les pieds, les plis de l’aine, ou les
ongles de l’homme ou de l’animal.
2. symptômes
La teigne se caractérise par des plaques arrondies, rougeâtres et
recouvertes d’une croute grisâtre, avec des cheveux très courts cassant à
la racine. Ces plaques entrainent des démangeaisons pouvant entrainer
des lésions de grattage et des surinfections.
3. Traitement
La coupe des cheveux s’impose pour permettre un traitement
efficace mais le rasage n’est pas souhaitable car il est responsable de
petites plaies qui facilitent la pénétration des dermatophytes dans
l’organisme.
44
Le traitement général repose sur la griséofulvine alors que le
traitement local fait appel aux dérivés imidazoles en pommade ou en
crème qui sont fongicides.
4. Prévention
Il faut éviter les échanges des instruments de coiffure et le contact
avec les porteurs de teigne et ne pas utiliser les effets personnels.
Un animal domestique soigné de la teigne doit être mis à l’écart si
possible ;
La désinfection des peignes et brosses à cheveux à l’aide d’eau de
Javel est recommandée.
Questions d’évaluation
1. Comment peut-on traiter l’aspergillose pulmonaire?
2. Qu’est-ce qu’une candidose ?
3. Comment soigne-t-on la teigne tondante ?
4. Comment se transmet la candidose ? la teigne tondante ?
5. Comment doit-on prévenir la teigne tondante ?
1.4.4. MALADIES CAUSEES PAR LES PROTOZOAIRES
1.4.4.1. Amibiase ou dysenterie Amibienne
1. Généralité
La dysenterie est une maladie grave de l’intestin caractérisée par
des selles mucosanguinolentes et douloureuses. Elle est due à une
inflammation du gros intestin par l’action des divers microbes parmi
lesquels nous retiendrons la dysenterie amibienne.
2. Agent causal
L’amibiase est causée par le microbe animal (protozoaire) appelé
Entamoeba hystolytica, parasite strict de l’homme.
45
3. Symptômes
Diarrhées fréquentes (6 à 10 fois par jours) et sanguinolentes ;
Douleurs et crampes abdominales.
4. Transmission
L’Entamoeba hystolytica est introduit dans l’organisme humain par
l’eau de boisson ou par les aliments souillés (fruits et légumes mal lavés).
Elle s’introduit chez l’homme également par :
Les mains sales ;
Les mouches contenant des kystes d’amibe ;
Les aliments et l’eau souillés par les mouches.
L’amibe se multiplie dans le gros intestin et produit la dysenterie
amibienne.
5. Prévention
Mise en pratique des règles d’hygiène ;
Se laver les mains régulièrement en particulier après avoir touché la
terre ;
Laver les légumes et fruits avec de l’eau propre ;
Filtrer l’eau à boire ;
Installations de latrines ;
Interdiction d’utiliser l’engrais humain pour la culture maraichère.
1.4.4.2. La Trypanosomiase
1. Agent causal et transmission
46
La trypanosomiase humaine africaine (THA) est une zoonose due à
des protozoaires (trypanosomes), transmise à l’homme par la piqure d’une
glossine africaine connue sous le nom de mouche tsé-tsé.
La transmission est également possible par transfusion de sang
contaminé et, chez le fœtus, par voie transplacentaire.
Il existe deux formes de cette maladie dont :
La THA à Trypanosoma brucei gambiense en Afrique de l’ouest et
centrale ;
La THA à Trypanosoma brucei rhodesiense en Afrique de l’est et
Australe.
La maladie du sommeil est une maladie dont l’agent pathogène est
trypanosome dont il existe plusieurs types.
On distingue :
Trypanosome congolense : le plus pathogène ;
Trypanosome vivax : qui affecte les vaches ;
Trypanosome gambiense ;
Trypanosome rhodesiense.
2. Symptômes
Incubation est de 2 à 3 semaines
Fièvre irrégulière ;
Maux de tête ;
Amaigrissement anormale du corps ;
Tendance invisible au sommeil.
3. Moyens de lutte
a) Contre les vecteurs (mouches tsé-tsé)
47
Porter les habits blancs pour éviter les piqures des vecteurs ;
Détruire les mouches tsé-tsé.
b) Contre la maladie
Antibiothérapie : la lomidine, la pentamidine ;
Vaccination.
1.4.4.3. Le paludisme ou malaria
Le paludisme (du latin, palus= marais), aussi appelé malaria (de
l’italien, « mala=mauvais ; aria=air » ou « mal’ aria=mauvais air ») terme
utilisé par les anglophones, est une infestation due à un parasite du genre
plasmodium propagé par la piqûre des moustiques anophèles.
1. Agent causal
L’agent pathogène de la malaria est donc un protozoaire du genre
« plasmodium » dont il y a quatre espèces :
Plasmodium falciparum
Plasmodium vivax
Plasmodium ovale
Plasmodium malariae
C’est le Plasmodium falciparum qui est l’agent causal de la malaria
et responsable d’une grande majorité de décès et les 3 autres qui
provoquent des formes de paludisme « bénignes » qui ne sont pas
généralement pas mortelles.
L’aspect le plus grave de la malaria est l’accès pernicieux ou neuro-
paludisme ou malaria cérébrale, causée par plasmodium falciparum dans
les capillaires du cerveau se manifestant avec des symptômes suivants :
Fièvre ;
48
Troubles cardiaques accompagné de sévère dérèglement
neurologique ;
Troubles de conscience parfois avec Coma ;
Convulsion ;
2. Transmission
L’anophèle pique une personne pour se nourrir, avec ses pièces
buccales très effilés, il enfonce sa trompe dans les vaisseaux de la peau, il
prélève un peu de sang (2,5g)/piqûre), si la personne est malade
(paludéenne), en même temps l’anophèle prélève les plasmodiums. Au
bout de 10 à 15 jours après la première piqûre le moustique anophèle est
infectieux, il devient capable de contaminer une personne en lui inoculant
de la salive pendant son repas sanguine.
Donc, la malaria se transmet par la piqûre de moustique anophèle
qui dépose le plasmodium dans le sang de l’homme.
Pour que le paludisme puisse se transmettre, il y a 3 conditions :
Présence d’un réservoir de parasite : l’homme.
L’existence d’un vecteur : le moustique anophèle.
Les conditions climatiques favorables du milieu (température élevées)
pendant une période prolongée de l’année.
La malaria se vit dans les régions chaudes et marécageuses du
globe terrestre. Elle est très meurtrière et reste la maladie transmissible la
plus fréquente en Afrique et aux Indes.
3. Evolution et symptômes
Le paludisme est une maladie dont les signes les plus
caractéristiques sont précédés par des signes avant-coureurs ;
Embarras gastriques ;
Douleurs abdominales ;
49
Maux de tête ;
Courbatures ;
Fatigue intense ;
Sueurs abondante, etc.
Chaque accès palustre est spectaculaire : frissons intenses avec
claquements de dents, sensation de froid (une heure) puis fièvre ( 40-
410C) pendant 3 à 4 heures et des urines rares, des sueurs très
abondantes pendant 2 à 4 heures ; puis la température revient à la
normale.
Les fièvres peuvent apparaitre :
Tous les deux jours : c’est la fièvre tierce ;
Tous les trois jours : c’est la fièvre quarte ;
Plus rarement quotidiennement. Cet accès dure 10heures.
Cet aspect intermittent est symptomatique du paludisme. La
répétition de ces accès de fièvre affaiblit l’organisme :
Le malade devient anémique (manque de globule rouges) ;
Son cœur s’accélère ;
Des troubles nerveux apparaissent (convulsion, coma) ;
Le délabrement progressif des fonctions vitales (état de cachexie) peut
conduire à la mort.
L’incubation du paludisme est de 8 à 12 jours mais, peut être aussi longue.
4. Traitement
La quinine détruit le germe dans le sang et fait tombée la fièvre. On
l’utilise à forte dose comme traitement curatif définitif et à faible dose
comme traitement préventif dans les régions où il y a trop de moustique.
On emploi aussi la chloroquine, la nivaquine, l’amodia quine, la flavoquine,
50
la plasmoquine, la malararitable, paludisme, etc. le traitement n’est pas
uniforme et varie selon les individus.
Le traitement préventif à la quinine est déconseillé pour les femmes
enceintes et pour les enfants de l’âge de 3 à 4 ans.
5. Moyen de lutte (prophylaxie)
1. Lutte contre les moustiques
Connaissant le rôle désastreux de l’anophèle, de vastes campagnes
de « démoustication » ont toujours été menées dans de nombreux pays.
Des insecticides ont été utilisés avec succès pour détruire
massivement les moustiques.
Mais, on a constaté que l’apparition des souches d’anophèles
résistantes aux insecticides ; les anciens produits sont devenus inutiles
et obligeant les industries à trouver de nouveau produits. C’est une
lutte de vitesse entre l’évolution des anophèles et les moyens de lutte.
Dans certaines régions du monde réputées insalubres où il est
impossible d’éliminer et de traiter tous les points d’eau,… et les
anophèles continuent à transmettre le paludisme dans la ceinture de
pauvreté (généralement dans les zones tropicales).
L’assèchement des marais, l’utilisation des poissons prédateurs des
larves, l’emploi des bactéries, parasites des larves ont permis
d’assainir certains milieux marécageux.
En 1898, l’Italien Grassi conseilla aux ouvriers de porter des vêtements
bien couvrants, et de dormir sous une moustiquaire et de ne pas sortir
la nuit.
2. Lutte contre l’anophèle
Répandre de pétrole à la surface des eaux de mares.
51
Utiliser les médicaments appropriés pour détruire le paludisme tel que
la quinine, malaxin, Astesunate, malacon, selon la prescription du
médecin.
Contrairement à certaines épidémies redoutables (variole), l’homme
n’a pas réussi à éliminer le paludisme ou la malaria, une maladie qui tue
de centaines de milliers de personne, souvent concentrées dans des
régions tropicales très défavorisées.
Devant l’impossibilité actuelle d’éliminer la parasite lui-même, il faut
soigner par de nouveau médicaments, mettre au point un vaccin, éliminer
l’anophèle, constituent les objectifs prioritaires de l’OMS.
Questions d’évaluation
1. Quels sont les symptômes de dysenterie amibienne ?
2. Citer les différents types de trypanosome ?
3. Quel est le vecteur de la malaria ou du paludisme ?
4. L’incubation de paludisme peut durer combien de jours ?
52
SECTION. II. ECOLOGIE
2.1 Pollution (MSVT 4.5)
Exemple de situation
L’enseignant de la 2ème année des humanités scientifiques de
l’institut Ujio wa heri affirme au cours d’une séquence didactique en SVT
que certaines maladies comme la malaria, la fièvre typhoïde, la rhyme, la
diarrhée, les infections pulmonaires et la surdité sont provoquées par les
mauvaises conditions environnementales principalement l’insalubrité, la
poussière chargée dans l’atmosphère et les bruits de tout genre.
L’enseignant demande à ses élèves d’identifier chacun dans son milieu, la
provenance des eaux usées, de la poussière et odeurs nausée abondantes
dans l’atmosphère, des bruits assourdissants et des déchets qui jonchent
les altèrent. Ils devront ensuite chacun dans son milieu déterminer les
conséquences de ces mauvaises conditions environnementales qui
constituent un fléau mondial.
2.1.1. Notions
La pollution, c’est tout ce qui altère notre environnement ou notre
santé, habituellement sous forme de substances, mais aussi sous forme
d’ondes. La pollution s’attaque à l’air, à l’eau, au sol, à nos oreilles, à nos
yeux. Les causes sont multiples ; l’urbanisation, la production agricole, la
pèche et la chasse, la consommation par les individus qui accumulent de
masses de déchets non biodégradables, la production des produits
pétroliers, etc.
Les animaux en rejettent tous les jours quand ils respirent. Si le gaz
carbonique est considéré aujourd’hui comme un polluant, c’est parce qu’il
s’est accumulé de façon non naturelle depuis une centaine d’années.
Les différents types de pollution sont :
53
2.1.2. Pollution atmosphérique
Elle est le résultat du rejet inconsidéré des substances diverses dans
l’atmosphère. La pollution atmosphérique, concerne la dégradation de l’air
que nous respirons à cause de substance polluantes qui se retrouve dans
l’atmosphère.
2.1.2.1. Causes de la pollution de l’atmosphère
Les causes de la pollution de l’atmosphère peuvent être classées en
quatre :
Pollution domestique : celle-ci est constituée par les gaz et les
fumées provenant de la combustion incomplète du charbon et des
dérivées du pétrole, employés ou les chauffages des habitations et des
industries, de l’incinération des déchets solides ainsi qu’aux générateurs
électriques.
Pollution industrielle : les activités industrielles deviennent la source
des pollutions par les véhicules, tel que les industries des produits
chimiques, miniers et pétrolifères.
Pollution par les véhicules : elle provient de suies des tuyaux
d’échappements des véhicules, de locomotive diésel qui éjectent à ras
du sol, une quantité appréciable de polluants.
Retombées radiatives : elles s’ajoutent aux polluants créant ainsi un
danger sérieux. On les identifie sous le nom de poussières radiatives, et
peuvent avoir un effet nocif sur les différents forme de vie.
2.1.2.2. Classification des polluants :
Selon leur considération, les polluants peuvent exister sous trois formes :
Les poussières (animales ou végétales) ;
Les gaz et
Les fumées.
54
1. Les poussières d’origine animale ou végétale : elles sont de
nature organique. Ainsi nommées, parce qu’elles contiennent du carbone,
de l’hydrogène et de l’oxygène. Ces formes des poussières existent
surtout dans les villes et les villages non industrialisés. Cependant, à côté
des poussières animales ou végétales s’ajoutent celles, minérales, qui sont
produites suite à l’utilisation des puissantes machines par l’homme.
2. Les gaz : ils sont principalement les gaz qui rendent l’air toxique. Les
plus importants sont : le monoxyde de carbone (CO), l’hydrogène sulfuré
(H2S), l’oxyde d’azote (NO), l’ozone (O3), les composés volatils (COV) etc.
3. La fumée : formée des fines particules solides (poussières)
transportées par les gaz en grande concentration.
2.1.2.3. Les conséquences de la pollution de l’atmosphère
Les dangers que représente la pollution pour la santé animale et
végétale varient selon plusieurs facteurs tels : la nature des polluants, les
degrés de leur dispersion dans l’atmosphère, le climat ainsi que la position
géographique de territoire concerné.
- Effet sur la santé de l’homme et des animaux : il s’agit de
l’affection de voies respiratoire par les poussières les affections de
l’appareil respiratoire par les gaz et fumée, allergie et les maladies de
la peau.
- Effet sur la végétation : les fumées industrielles et celle de moteur
en combustion peuvent parfois inhiber l’action chlorophyllienne des
feuilles. Alors celle-ci entrainent comme conséquence la disparition des
certaines espèces car ces effets réduisent l’ascension de la sève qui
provoque la mort de la plante.
2.1.3. Pollution de l’eau
La pollution de la ressource en eau se caractérise par la présence de
micro-organismes, de substances chimiques ou encore de déchets
industriels. Elle peut concerner les cours d’eau les nappes d’eau, les eaux
55
saumâtres mais également l’eau de pluie, la rosée, la neige et la glace
polaire.
Cette pollution peut avoir des origines diverses :
La pollution industrielle : avec les rejets de produits chimiques
comme les hydrocarbures ou les PCB rejetés par les industries ainsi que
les eaux évacuées par les usines.
La pollution agricole : avec les déjections animales mais aussi les
phytosanitaires /pesticides (herbicides, fongicides, insecticides)
contenus dans les engrais et utilisés dans l’agriculture. Ils pénètrent
alors dans les sols jusqu’à atteindre les eaux souterraines.
La pollution domestique : avec les eaux usées provenant des
toilettes, les produits d’entretien ou cosmétiques (savons de lessives,
détergents), les peintures, solvants, huiles de vidages, hydrocarbures,…
La pollution accidentelle : avec le développement accidentel de
produits toxiques dans le milieu naturel et qui viennent perturber
l’écosystème.
2.1.4. Pollution sonore
La pollution sonore regroupe les nuisances sonores provoquées par
diverses sources, dont les conséquences peuvent aller d’un gène passager
à des répercussions graves sur le fonctionnement des écosystèmes, ainsi
que sur la qualité de vie des citoyens.
La pollution sonore peut avoir de multiples causes : les sources
mécaniques mobiles (surtout les véhicules à moteur terrestre et aériens) ;
les sources mécaniques ponctuelles (machines, usines,…) ; les travaux et
chantiers ponctuels ou durables (carrières) ; les manifestations et
évènements publics : fêtes, feux d’artifice, festivals, concerts, stades, les
sources animales (aboiement, bruits issus d’élevage, de refuge, etc.) ; le
voisinage (mauvaise isolation phonique des bâtiments, bruits de
tondeuses, enfants, alarmes intempestives) ;les baladeurs et téléphones
mobiles dans les transports en commun, etc.
56
Questions d’évaluation
1. Définir la pollution
2. Citer les classifications (sortes) de la pollution
3. Quels sont les conséquences de la pollution pour la santé animale et
végétale ?
4. La pollution peuvent avoir des origines diverses ; lesquels ?
5. Citer les 3 formes de classification des polluants de pollution
atmosphérique.
57
2.2. Erosion (MSVT 4.6)
Exemple de situation
Une catastrophe naturelle survient à Bunia dans la commune Shari.
La route qui relie l’Isp à deux cent, a été coupée en deux à la suite d’une
pluie diluvienne qui s’est abattue dans la ville. Les eaux de ruissellement
ont creusé une excavation d’environ 5 m de profondeur causant ainsi des
pertes en vie humaine et autres dégâts matériels importants.
Les élèves de la 2ème année des humanités scientifiques de
l’IDAP/ISP-BUNA accompagnés de leur enseignant de SVT visitent le site
pour évaluer les conséquences d’une mauvaise gestion des eaux de pluie.
Vu les dégâts causés par cette pluie diluvienne, l’enseignant demande aux
élèves de proposer des solutions en vue de récupérer l’espace perdu et de
le protéger.
2.2.1. Notions
En géomorphologie, l’érosion est le processus de dégradation et de
transformation du relief, et donc des sols, roches, berges et littoraux qui
est causée par tout agent externe (donc autre que la tectonique).
2.2.2. Types d’érosions
Les roches s’altèrent en surface lorsqu’elles sont exposées aux
actions de l’eau, des variations de températures, du vent, du gel de
végétation et des organismes du sol.
Dans la nature on peut observer deux types d’érosion : la
dégradation mécanique et la décomposition chimique.
La dégradation mécanique
Elle résulte de l’éclatement de la roche sous effet des pressions d’origine
diverses :
Action mécanique des forces endogènes (fracture et failles,
plissements).
58
Dans les pays chaud, on note des faits des alternances de l’insolation
des roches au cours de la journée et du refroidissement nocturne
d’où l’écaillage des roches.
Dans les pays froids, les effets du gel de l’eau contenu dans les fentes
des roches qui provoquent leur éclatement.
On peut également mentionner l’usure mécanique par frottement
des grains de sable sur les roches lors qu’ils sont projetés par le vent ou
entrainés par l’eau de rivière. Tous ces effets ont pour résultat la
fragmentation de la roche en petits éléments meubles et préparés pour
une attaque chimique plus efficace.
La décomposition chimique
Elle résulte de la réaction des minéraux des roches en présence des
agents chimiques véhiculés par l’eau : l’oxygène, le gaz carbonique, les
acides produits par les plantes. Les effets en sont très variés : la
dissolution, l’oxydation, l’hydrolyse.
2.2.3. Causes d’érosions
L’érosion est causée surtout par des processus naturels et elle peut
également être accentuée par des interventions humaines.
Ces processus naturels sont :
1. L’action de vague
L’action répétée des vagues, surtout lors de grandes marées et de
fortes tempêtes, a pour effet de creuser les plages et la base des falaises
et de déplacer les sédiments vers le large. Les encoches crées à la base
des falaises peuvent entrainer des effondrements de pierre ou de
glissements de terrain.
2. Le mouvement des glaces
Au printemps et pendant les périodes de redoux hivernaux, la
couche de glace couvrant une partie du littoral se fractionne. Les
59
morceaux de glace alors emportés par le courant peuvent arracher et
entrainer d’importantes quantités de sédiments au large.
3. Le vent
Les vents forts qui soufflent sur les plages sablonneuses pendant de
longues périodes transportent d’importances quantités de sable fin et sec.
Ils peuvent causer le déplacement des dunes.
4. L’alternance des périodes de gel et de dégel
Sous l’effet du gel, l’eau contenue dans les roches sédimentaires
poreuses et dans leurs fissures prend l’expansion en passant de la phase
liquide à la phase solide. Cette expansion est susceptible de provoquer la
fragmentation des roches (gélifraction) et leur détachement des falaises.
Les débris au pied de la falaise peuvent par la suite être transportés par
l’action des vagues et des glaces. Dans les zones argileuses, l’alternance
des périodes de gel et de dégel peut aussi provoquer des coulées
boueuses.
5. Les tempêtes côtières
Le déferlement des vagues lors des tempêtes côtières est une cause
importante d’érosion sur le littoral. Ces vagues sont particulièrement
dévastatrices lors d’une surcote de tempête, phénomène se produisant
lors qu’une dépression météorologique sévère est combinée à une forte
marée haute et à des vents puissants poussant la mer vers la côte. Lors de
ces évènements le niveau de la mer devient énormément élevé, générant
une inondation temporaire de la zone côtière.
6. La dénudation des surfaces
60
La dégradation ou la destruction de la couverture végétale dans les
zones littorales causée notamment par le déboisement, la circulation de
véhicules ou le piétinement affaiblit la résistance des milieux côtiers à
l’érosion. Les sédiments ainsi mis à nu sont plus susceptibles d’être
transportés par les vagues et le vent.
7. la concentration de l’écoulement
La concentration des eaux de ruissellement est un autre facteur
accélérant l’érosion. Par exemple des ravins sont susceptibles de se
former aux endroits où sont évacuées les eaux de drainage des routes.
Près de tourbières exploitées, la concentration de l’écoulement des eaux
favorise également le ravinement tout comme le déclenchement de
glissement de terrain.
8. Les structures faisant obstacles à la circulation naturelle des
sédiments sur le littoral
L’aménagement d’un grand nombre de structures sur le littoral est
une cause importante d’érosion. Même les ouvrages de protection contre
l’érosion peuvent parfois amplifier le problème au lieu de le régler s’ils
sont mal entretenus ou installés à des endroits inadéquats.
2.2.4. Activités humaines à base des érosions
Certaines activités humaines favorisent l’érosion et contribuent au recul
du trait de côte des littoraux. C’est le cas de (du) :
Prélèvement de sable : le sable est une ressource que l’être humain
prélève dans les cours d’eau ;
La construction de barrage hydroélectrique, bloque le transport des
particules issues de l’altération ;
La déforestation ;
L’agriculture ;
La construction des maisons ;
61
Etc.
2.2.5. Les méfaits de l’érosion sur le sol et la biodiversité
Le phénomène d’érosion modifie la forme et l’hydrologie des
milieux, et provoque parfois des mouvements de terrain. Les
conséquences peuvent être lourdes pour la biodiversité comme la sécurité
de tous à proximité directe des milieux. L’érosion entraine également une
dégradation de la qualité de l’eau provoquée par les matières en
suspension.
1. Des altérations hydro morphologiques des milieux aquatiques
En partie naturelle, elle peut être la conséquence de travaux ou
d’aménagements qui perturbent la stabilité du milieu. Dans ce cas, elle
peut même altérer son fonctionnement naturel.
L’érosion des milieux peut menacer la sécurité des personnes et des
infrastructures.
Par exemple, lors de la construction d’un barrage, l’érosion est l’un des
phénomènes à prendre en compte pour éviter tout risque de rupture du
barrage au long terme. Les bâtiments construits directement sur la rive
d’une rivière peuvent subir des dommages si celle-ci recule.
2. Des mouvements de terrain
Le phénomène d’érosion se manifeste parfois par des mouvements
de terrain. Il peut s’agir de rupture de blocs de roche d’effondrements, de
coulées de boues, de laves torrentielles ou de glissements de terrain. Ces
événements naturels mais qui peuvent être accentués ou déclenchés par
les activités humaines provoquent une destruction locale et plus ou moins
durables des espèces vivants et des habitants naturels.
Les mouvements de terrain représentent une menace pour les
personnes et les infrastructures. En effet, ces événements peuvent être
62
particulièrement dévastateurs et provoques des dégâts matériels très
importants sur leurs passage, ainsi que des décès.
3. Une dégradation de la qualité de l’eau
L’érosion des sols par les pluies entraine un afflux de particules dans
les milieux lors des épisodes pluvieux. Ces particules de sols, dites
« matières en suspension » peuvent impacter la biodiversité des milieux
et la qualité de l’eau lors qu’elles sont présentes en trop grande quantité.
En suspension dans l’eau, elles en diminuent la transparence. Cette
opacité limite la pénétration de la lumière, ce qui affecte la photosynthèse
des plantes immergées. La capacité respiratoire des animaux aquatiques
sont aussi altères par un excès de matières fines.
2.2.6. Les règles de protection de la nature contre l’érosion
La lutte contre l’érosion et ses conséquences passe par la protection
des sols dans tout le bassin versant, en agissant notamment sur le
ruissellement. Les aménagements susceptibles d’accentuer le
phénomène doivent être limités au minimum, ce qui justifie une
réglementation à leur égard. Les mouvements de terrain et l’érosion
côtière font en outre l’objet de préventions spécifiques pour réduire les
risques qu’ils représentent.
1. Limiter l’érosion des sols et ses conséquences
La matière la plus efficace de lutter contre l’érosion hydriques des
sols est de favoriser le phénomène d’infiltration pour limiter le
ruissellement.
Pour les sols cultivés, diverses pratiques culturales peuvent être
mise en œuvre par les agriculteurs pour augmenter l’irrégularité du sol et
limiter le ruissellement.
Par exemple, l’implantation d’un couvert végétal, évite de maintenir
le sol à nu plusieurs mois, limitant ainsi son exposition au vent et à la
pluie.
63
2. Limiter les travaux et les aménagements dans les milieux
Il est important de limiter au maximum les travaux et les
aménagements qui provoquent une artificialisation des rives, des berges
et du lit des milieux, ou une modification importante de leur hydrologie.
3. Prévenir les impacts des mouvements de terrain
En tant que risques naturels, les mouvements de terrain font l’objet
d’une prévention pour en réduire l’impact sur les personnes et les biens.
Questions d’évaluation
1. Citer et expliquer les différents types d’érosions.
2. Quels sont les causes d’érosions ?
3. Expliquer brièvement les méfaits de l’érosion sur le sol et la
biodiversité
4. Quelles sont les activités humaines qui favorisent l’érosion ?
5. Comment doit-on limiter l’érosion des sols ?
2.3. Déchets (MSVT 4.7)
Exemple de situation
Dans un quartier populaire de la ville de Bunia, il a été constaté une
forme de diarrhée hydrique qui a frappé bon nombre d’habitants, aussi
bien jeunes que vieux.
Le prélèvement effectué sur quelques échantillons de selles de
certaines victimes a permis de mettre en évidence la présence d’un micro-
organisme pathogène.
C’est à l’issu de cette analyse que l’enseignant de Microbiologie du
Complexe Scolaire Shalom a signifié à ses apprenants qu’il existe une
diversité des maladies causées par les microbes, qualifiés de ce
fait : « micro-organismes pathogènes »
64
Un travail a été demandé à ces apprenants de lister toutes les
maladies du milieu et d’identifier celles qui sont liées aux microbes.
2.3.1. Définition
LAROUSSE définit le déchet étant matériaux rejetés comme n’ayant pas
une valeur immédiate ou laissés comme résidus d’un processus ou d’une
opération.
Selon le PETIT ROBERT (2002), les déchets sont des résidus impropres à la
consommation inutilisables et en général sales ou encombrants.
2.3.2. Types des déchets
On peut regrouper les déchets d’après plusieurs types. En général, il
existe des déchets biodégradables et les déchets non biodégradables.
Selon ce critère précis, nous pouvons considérer les grandes catégories
suivantes :
a. Déchets ménagers
Ce sont les déchets que nous produisons dans le cadre de notre vie
quotidienne et familiale : reste de repas, emballages, papiers, verre,
meubles cassés,… Dans l’ensemble, ces déchets sont de la forme solide,
liquide y compris les matières fécales humaines et animales.
b. Déchets agropastoraux
Ce sont des déchets provenant des produits agricoles ou de cultures et
des produits d’élevage. Il s’agit aussi des déchets des industries agro-
alimentaires de transformation.
c. Déchets industriels
Cette catégorie se trouve regroupées, selon leur caractère polluant, en
trois sortes :
Les déchets industriels spéciaux : ils contiennent des éléments
polluants en forte concentration comme les matières explosives,
corrosives, infectieuses, inflammables et toxiques.
65
Les déchets industriels banals : ce sont les déchets non dangereux
constitué de même composants que les déchets ménagers.
Les déchets industriels inertes : ce sont de débris et des gravats.
d. Déchets liquides
Les déchets liquides requièrent des interventions d’assainissements
spécifiques et qui peuvent concerner des réseaux usées et pluviales, des
fosses septiques, des canalisations autres ou encore des réservoirs.
f. Déchets dangereux
Certaines industries et particuliers génèrent des déchets dits dangereux
car hautement polluants et susceptibles de présenter un danger pour
l’homme ou pour l’environnement, tels que les solvants, peintures,
produits chimiques et pour lesquels il faut mettre en œuvre des
traitements.
2.3.3. Méthodes d’évacuation des déchets
Pour évacuer les déchets, on a besoin de gants, de pelles, de
brouettes et d’un véhicule. L’ensemble de ces déchets doit être déposé en
déchetterie ou dans des poubelles. Solvants, les colles et autres produits
toxiques, c’est une fois de plus à la déchetterie
Pour l’évacuation des produits chimiques tels que de la peinture, les
qu’on doit se rendre. Les déchetteries se chargent d’orienter ces déchets
vers d’autres entreprises qui les traiteront.
2.3.4. Récupération des déchets
La récupération des déchets est une des activités de la gestion des
déchets. La récupération des déchets consiste à les séparer des autres
déchets avant qu’ils n’arrivent à leur traitement final.
On distingue plusieurs formes de récupération :
La récupération à la source : avant que les produits ne soient
mélangés à d’autres déchets, et souvent dans un but de réutilisation :
c’est souvent le cas des vêtements, des papiers, des sacs plastiques,…
66
La récupération d’objets qui sont ensuite recyclés ou réutilisés de
façon organisée, le plus souvent par l’intermédiaire d’une déchetterie.
La récupération informelle, qui désigne l’extraction des produits
une fois qu’ils sont mélangés, donc dans les poubelles ou les
décharges. Alors que les deux formes précédentes s’accomplissent
généralement au niveau du consommateur (domestique, commercial,
…), la récupération informelle est le plus souvent effectuée par des
personnes qui en vivent.
2.3.5. Recyclage
C’est un procédé par lequel les déchets sont transformés à d’autres
matériaux utilisables par l’homme ; autrement dit, c’est un procédé de
traitement des métaux, des plastiques, des déchets (industriel ou ordures
ménagères) qui permet de réintroduire dans le cycle de production d’un
produit, des matériaux qui composaient un produit similaire arrivé en fin
de vie ou des résidus de fabrication.
Questions
1. Quels sont les différents types des déchets ?
2. D’où proviennent les déchets agropastoraux ?
3. A quoi consiste la récupération des déchets ?
4. Expliquer brièvement le processus de recyclage.
67
SECTION III. HISTOLOGIE
3.1. TISSUS
Exemple de situation
Lors d’une visite guidée à l’abattoir industriel de Bunia au quartier
Opasi, les élèves de la 2ème année des humanités scientifiques de l’institut
Bunyanga sont curieux de constater les différentes parties d’une vache
dépecée : peau, estomac, intestins, os, chair et un bassin du sang à côté.
L’enseignant de SVT leur demande de noter tout ce qu’ils ont observé et
d’identifier les éléments constitutifs de chaque partie étalée.
3.1.1. Notions
Le terme histologie tire son origine du mot grec histos qui signifie
tissus et logos qui veut dire discipline ou science. Donc l’histologie est la
discipline biologique qui étudie les tissus.
Le tissu se définie comme un ensemble de cellules ayant la même
forme et remplissant la même fonction dans l’organisme.
3.1.2. Types de tissus
Considérant la division du monde en deux règnes : animal et
végétal, on distingue également deux principaux types de tissus : tissus
animaux et tissus végétaux.
a. Tissus animaux
Ils jouent chacun un rôle bien défini chez les animaux. On distingue :
les tissus épithéliaux ou tissus de recouvrement, les tissus conjonctifs ou
tissus de soutien, tissu osseux, tissu musculaire et tissu nerveux.
1. Les tissus épithéliaux
Ils sont l’assemblage des cellules qui forment une couche de
recouvrement. On ne les trouve non seulement à la surface du corps, mais
aussi dans des cavités internes du corps et dans des organes creux. Ils
sont de quatre groupes :
Les épithéliums qui recouvrent le corps et les cavités internes.
68
Les endothéliums couvrent les cavités internes des vaisseaux sanguins
et des vaisseaux lymphatiques.
Les muqueuses humides grâce aux secrétions buccales et nasales.
Les séreuses qui produisent des minces membranes qui entourent les
organes internes.
La forme d’épithéliums varie suivant les critères considérés. Ainsi
suivant le nombre de couches constituant l’épithélium, on distingue les
épithéliums simples lorsqu’il y a une seule couche cellulaire et les
épithéliums stratifiés qui comportent plusieurs couches. Ils peuvent être
pavimenteux lorsque les cellules sont aplaties. Les cellules peuvent être
plus hautes, l’épithélium est dit cubique ou cylindrique. En fonction de ces
différents critères, on distingue :
L’épithélium pavimenteux simple formé d’une seule couche de cellules
plates. Exemple l’endothélium des vaisseaux sanguins.
Figure no 1: Structure de l’épithélium pavimenteux simple
L’épithélium cubique ou cylindrique simple comportant une seule
couche des cellules aussi larges que hautes. Exemple l’épithélium de
l’intestin grêle.
Figure no 2: Structure de l’épithélium cubique simple
L’épithélium pavimenteux stratifié formé de plusieurs couches de
cellules aplaties. Exemples l’épithélium de la peau et de la langue.
69
Figure no 3: Structure de l’épithélium pavimenteux stratifié
L’épithélium cubique ou cylindrique stratifié formé de plusieurs couches
de cellules hautes. Exemple l’épithélium de la paroi interne de la vessie.
Figure no 4: Structure de l’épithélium cubique stratifié
2. Les tissus conjonctifs ou tissus de soutien
Ils se rencontrent partout dans le corps et servent d’enveloppe et de
soutien aux organes. Ils possèdent de différents types de cellules dont les
plus abondantes sont les fibroblastes et les histiocytes. Les fibroblastes
sont des cellules propres aux tissu et sont allongées et fusiformes. Les
histiocytes appelés aussi macrophages sont des cellules capables de
mouvements et de phagocytose. Ils font partie du système de défense
interne du corps qui produit des anticorps. Les principaux types de tissus
conjonctifs sont :
Tissus conjonctifs lâches constitués des fibrocytes et histiocytes.
Figure no 5: Structure de tissu conjonctif lâche
70
Tissus conjonctifs denses constitués de mêmes cellules que tissus
conjonctifs lâches, mais ils sont denses. Ce sont les fibres constituant le
derme.
Figure no 6: Structure de tissu conjonctif dense
Tissus conjonctifs adipeux formés des adipocytes qui renferment des
lipides poussant le noyau vers la périphérie. Ils remplissent plusieurs
fonctions : réserve d’énergie pour l’organisme, sert à fixer certains
organes comme les reins ou les globes oculaires, constitue une
protection thermique et mécanique.
Figure no 7: Structure de tissu conjonctif adipeux
Tissus conjonctifs fibreux formés des fibres orientés dans le sens des
actions mécaniques qui s’exercent sur elles. Exemple le tendon et
ligament.
Figure no 8: Structure de tissu conjonctif fibreux
71
Tissus conjonctifs cartilagineux : par définition, un cartilage est un tissu
de soutien moins dur que l’os. Il constitue l’entièreté du squelette
embryonnaire et est présent chez l’adulte à la surface des articulations
et dans certains organes déformables comme le larynx et l’oreille
externe. Il existe trois types de cartilages à savoir le cartilage hyalin
présent au niveau des articulations et formant le squelette
embryonnaire, le cartilage élastique constitué des fibres élastiques et
on le trouve dans le pavillon de l’oreille et du nez et le cartilage fibreux
ou fibrocartilage très résistant à cause de l’abondance de fibres
collagènes. Il est présent dans les disques intervertébraux.
Les cellules qui constituent les tissus cartilagineux sont dites
chondrocytes. Les cartilages n’ont pas de vaisseaux sanguins.
3. Tissus osseux
L’os est le tissu le plus dur du corps. Cette dureté est due au dépôt
d’une importante quantité de calcium dans la matière osseuse. Les
cellules des tissus osseux sont appelées des ostéocytes. Les os jouent
des rôles variés : certains ont de rôle de protection comme ceux de la
boite crânienne et d’autres ont une fonction de soutien comme les
vertèbres ou les os de membres. Leur flexibilité est assurée par les
articulations. On distingue deux types de tissus osseux :
Tissu osseux spongieux localisé dans les os plats, courts et aux
épiphyses des os longs.
Tissu osseux compact présent dans les os longs.
Figure no 9: Structure de tissu osseux
72
4. Tissus musculaires
Ils sont constitués de plusieurs cellules allongées contenant un noyau
central entouré du cytoplasme appelé sarcoplasme. C’est l’élément
moteur et actif du corps. Ils assurent les mouvements des membres, les
contractions cardiaques, régulation de la circulation sanguine, etc. on
distingue trois types de tissus musculaires :
Les muscles lisses ou involontaires dont la contraction n’est pas
tributaire de la volonté. Leur action est lente et durable. Ils
n’appartiennent pas à la locomotion. Exemple le muscle de la vessie.
Les muscles rouges ou striés ou squelettiques ou encore volontaires
dont la contraction dépend de la volonté. Exemples les muscles
squelettiques et des téguments. Les muscles striés donnent leur forme
aux régions du corps et constituent la viande.
Figure no 10: Structure de muscle strié, cardiaque et lisse
Les muscles cardiaques : les myofibrilles sont striés, les noyaux sont un
centre de fibres qui se réunissent à certains endroits et mettent leur
cytoplasme en commun.
5. Tissus nerveux
Le tissu nerveux est constitué des cellules nerveuses ou neurones
entre lesquelles se situe un tissu de soutien appelé névroglie. Le stock de
neurones d’un homme est formé au cours du développement
embryonnaire. Après la naissance, les cellules nerveuses ne se
renouvellent plus.
73
Figure no 11: Structure de neurone
b. Tissus végétaux
On trouve les méristèmes, les parenchymes, les tissus conducteurs,
les tissus de soutien et les tissus protecteurs.
1. Les méristèmes
1 : méristème, 2 : columelle, 3 : partie latérale de la coiffe, 4 : cellules
mortes arrachées, 5 : zone d'élongation.
Figure no 12: structure de méristèmes
Les tissus végétaux se forment à partir de massifs (assemblages) de
jeunes cellules indifférenciées appelées méristèmes, qui sont les sièges
d’actives divisions cellulaires. Les méristèmes assurent la croissance du
végétal. On distingue deux types de méristèmes : le méristème primaire
et le méristème secondaire.
Les méristèmes primaires ou apicaux sont localisés essentiellement aux
apex des racines et des tiges. Ils assurent la croissance en longueur des
organes végétaux.
Les méristèmes secondaires ou cambiums dont la fonction principale est
d’assurer la croissance en épaisseur des organes.
74
2. Les parenchymes
Figure n0 13 : structure de parenchymes
Autrement appelés tissus de remplissage, remplissent les espaces
compris entre les vaisseaux et les tissus protecteurs. On les rencontre
dans les organes végétaux comme feuilles, tiges vertes et jeunes racines
qui jouent des fonctions capitales dans la photosynthèse et accumulation
de réserves. Dans les feuilles, on trouve un parenchyme chlorophyllien qui
assure la photosynthèse grâce à ses cellules qui renferment des
chloroplastes. Selon leurs fonctions, on distingue trois types de
parenchymes : parenchymes chlorophylliens, parenchymes de réserve et
les parenchymes aquifères et aérifères.
Parenchymes chlorophylliens ou chlorenchymes qui sont les sièges de la
photosynthèse et sont localisés dans les organes verts contenant des
chloroplastes. Ils se répartissent en parenchyme palissadique situé
vers la face supérieure de la feuille, formé des cellules allongées serrées
les unes contre les autres et riches en chloroplastes et parenchyme
lacuneux situé vers la face inferieure de la feuille, formé des cellules
arrondies mais moins riches en chloroplastes et réservant entre elles de
lacunes (vides) ou circulent l’atmosphère (gaz) interne de la feuille
(Cfr.fig n013 à gauche).
Parenchymes de réserve rencontrés dans les fruits, dans les organes
souterrains (bulbes, tubercules) et dans les tiges aériennes. Leurs
cellules renferment des substances de réserve comme l’amidon (le cas
de pomme de terre, manioc), des graisses (le cas des oléagineux
comme arachide, olivier, soja…), des protéines, (Cfr.fig n013 à droite).
75
Les parenchymes aquifères sont constitués des cellules volumineuses
pourvues d’une vacuole riche en eau. Donc, il s’agit d’une variété de
parenchymes dont l’eau est la substance de réserve. Ils sont abondants
dans les tiges comme la canne à sucre et les feuilles des plantes
grasses ou succulentes comme le fuguer de barbarie. Cette eau est
utilisée par ces végétaux pendant la période de sécheresse. Les
parenchymes aérifères sont fréquents chez les plantes aquatiques.
Cette variété de parenchymes emmagasine de l’air.
3. Les tissus conducteurs
Figure n0 14: structure de tissus conducteurs
Les tissus conducteurs existent chez un grand nombre de plantes à
partir des celles inférieures jusqu’aux plantes supérieures. Ces tissus
servent à la circulation de la sève dans la plante. On distingue deux types
de tissus conducteurs : le xylème et le phloème. Le xylème ou bois
conduit la sève brute formée de l’eau et de sels minéraux puisés du sol
par les poils absorbants des racines. Le phloème ou liber assure la
circulation de la sève élaborée, enrichie des substances organiques
synthétisées au niveau des feuilles par l’assimilation chlorophyllienne
(Cfr.fig n025).
4. Les tissus de soutien
76
Figure n0 15: structure de collenchyme
Figure n0 16: structure de sclérenchyme
Ce sont ceux qui assurent la rigidité et la solidité des organes. On
distingue alors le collenchyme et le sclérenchyme. Le collenchyme est
formé des cellules épaisses qui accumulent la cellulose mais dépourvues
de chloroplaste et de l’amidon (Cfr.fig n 015). Il soutient les organes en
croissance. Le sclérenchyme qui soutient le phloème et accompagne le
bois est formé de deux cellules : les fibres caractérisées par leur
allongement et les sclérites ayant des parois très épaisses (Cfr.fig n016).
5. Les tissus protecteurs
Appelés aussi tissus de revêtement ou de recouvrement, sont de
trois catégories : l’épiderme, rhizoderme et suber. L’épiderme est une fine
membrane des cellules sans chlorophylle recouverte d’une cuticule. Les
cellules stomatiques qui les entourent contiennent des chloroplastes. Elles
commandent l’ouverture des ostioles et règlent la transpiration des
plantes. Le rhizoderme est formé des cellules qui recouvrent la région
absorbante de la racine dont la plupart se prolongent par les poils
absorbants. Le suber ou liège constitué de couches dont la paroi est
surédifiée c’est-à-dire imprégnée de la subérine une substance de nature
lipidique. Le liège est un tissu rempli d’air qui recouvre les racines et les
tiges âgées.
77
Questions d’évaluation
1. Définir :
a. L’histologie
b. Tissu
c. Le sarcoplasme
2. En considérant le nombre de couches et la forme des cellules, indiquez
les types d’épithéliums qu’on peut distinguer en fonction de ces deux
critères.
3. Localiser :
a. Les trois types de cartilages dans le corps humain
b. Le tissu osseux spongieux et compact sur un os
4. Identifier les rôles de :
a. Méristème primaire et méristème secondaire
b. Xylème et phloème
3.2. Techniques de coupe histologique et préparation
microscopique (MSVT4.9)
Exemple de situation
Dans le laboratoire de SVT, les élèves de la 2 ème année des
humanités scientifiques de l’institut yambi yaya dans la ville province de
l’Ituri ont été soumis à un exercice de monter par groupe de 5 élèves, une
préparation microscopique à partir des éléments nécessaires mis à leur
porté. L’enseignant accorde 10 minutes à chaque groupe pour réaliser
cette tâche. Un groupe sur quatre n’a pas pu réaliser sa tâche.
L’enseignant demande à un de trois autres groupes d’expliquer la
procédure utilisée pour obtenir ce montage. Il leur présente une
préparation fixée pour une étude comparative.
3.2.1. Techniques de coupe histologique
a. Définition
78
Une coupe histologique est une tranche d’un organe suffisamment
fine pour pouvoir être observée au microscope. Elles sont réalisées par un
microtome pour des coupes de quelques µm d’épaisseur ou par un ultra
microtome pour des coupes d’environ 0,1µm.
3.2.2. Préparation des coupes histologiques
Les cellules et les tissus doivent subir des traitements spéciaux
avant de les soumettre à l’analyse instrumentale. La réalisation des
coupes histologiques exigent un traitement préalable qui se fait à des
étapes suivantes :
La fixation ;
L’inclusion ou l’enrobage ;
La microtomisation et
La coloration
a. la fixation
La fixation a pour but de tuer la cellule tout en la concervant dans un
état aussi proche possible du vivant. Elle empêche la destruction des
cellules ou des tissus par autolyse ou par action bactérienne.
La fixation doit se faire après l’extraction du tissu de l’organisme. A
cette fin on utilise des substances chimiques appelées liquides fixateurs
qui agissent soit par précipitation, soit par coagulation des protéines.
Le choix d’un fixateur est déterminé par le type d’analyse
envisagée. Par exemple, pour l’étude de noyau cellulaire et de
chromosomes, on utilise souvent des fixateurs acides (acide acétique,
formol,…).
79
Chaque fixateur a ses avantages et ses inconvénients. Pour
minimiser les inconvénients, on a mis au point le mélange de fixateur tel
que :
- Liquide de carnoy : 3 parties d’éthanol absolu et une partie d’acide
acétique glacial.
- Le liquide de Bouin : 3 parties d’acide picrique saturé, 5parties de
formol à 40% et une partie d’acide acétique glacial.
On peut également procéder par d’autres méthodes pour la fixation d’un
tissu :
Cryodessiccation : méthode consistant à congeler rapidement une
pièce de tissu, puis à déshydrater à basse température. Elle a
l’avantage de ne pas rétrécir le tissu : il est fixé d’une façon
homogène ; les substances solubles ne sont pas extraites ; la
composition chimique ne change pratiquement pas ; la morphologie
cellulaire est conservée. Cette méthode est utilisée pour conserver en
vie certaines cellules qui peuvent supporter une congélation rapide,
par exemple les spermatozoïdes.
Cryosubstitution : elle consiste à congeler rapidement un fragment
de tissu puis à le garder congelé à basse température (entre -20 et -
60oC) dans un solvant qui dissout les cristaux de glace du spécimen
(éthanol, méthanol, acétone). Les avantages sont assez semblables à
ceux énumérés dans le cas de la fixation par Cryodessiccation.
b. l’enrobage ou inclusion
Cette opération consiste à donner une consistance plus ou moins
ferme aux tissus en intégrant le fragment de tissus dans un bloc de
paraffine, ou gélatine, de la résine,… L’enrobage procède par trois étapes :
Déshydratation : débarrasser les tissus de l’eau à l’aide d’un bain
d’éthanol, de concentration croissante allant de 80 à 100%.
Eclaircissement : enlever l’éthanol de tissu en plongeant dans un
bain de xylol ou de benzène.
80
Imprégnation : imprégner les tissus de paraffine qui doit couvrir
toutes les parties tissulaires. Pour ce faire, on utilise la paraffine entre
56-60oC. le fragment de tissus étant placé dans une moule, on déverse
la paraffine liquide qui l’enrobe complétement, puis on laisse refroidir
sur un bloc de glace ou dans un congélateur. Ce qui entraine la
solidification de la paraffine contenant les tissus à couper au
microtome.
c. la microtomisation
Le microtome est un appareil qui permet d’obtenir de minces
couches de bloc de paraffine contenant de tissus en épaisseur
microscopique grâce à un dispositif réglable. En effet, l’épaisseur de la
couche est fonction de la densité cellulaire de tissus : plus dense est le
tissu, plus mince doit être la coupe.
d. la coloration
La plupart de tissus sont incolores et leur analyse exige une
coloration qui crée un contraste entre les différents composants de la
cellule. Beaucoup de colorants se comportent comme de composés
basiques ou acides, formant de liaisons électrostatiques ou des radicaux
ionisés de tissus.
On distingue ainsi au niveau de cellules et des tissus :
Des structures basophiles ayant une plus grande affinité pour les
colorants basiques (exemple : hématoxyline, bleu de toluène, bleu de
méthylène,…)
Des structures acidophiles montrant une plus grande affinité pour
les colorants acides (exemple : éosine, fuschine,…)
En microscopie électronique, à la place des colorants, on utilise les
sels de métaux lourds qui créent un contraste selon la capacité
d’absorption des électrons dont la longueur d’onde est en dehors visible.
C’est le cas d’Acétate d’Uranium, Acétate de Plomb, de glutaraldéhyde, de
tétroxyde d’osmium.
81
3.2.3. Préparation microscopique
Toute préparation microscopique doit renfermer les éléments suivants :
Une lame ou porte-objet
Une lamelle ou couvre-objet
L’objet à observer
Le liquide d’examen généralement l’eau si nécessaire
Le colorant pour mettre en évidence certaines parties de la cellule.
Le fixateur (pour les préparations fixées).
On distingue deux sortes de préparation microscopique :
- La préparation immédiate ou temporaire : c’est la préparation qui
est régulièrement montée pour des examens rapides. Les lames et les
lamelles utilisées peuvent être réutilisées pour monter d’autres
préparations.
- Préparation durable ou fixée ou encore commerciale, qui est
conservée pendant plusieurs années : elle est vendue. Les lames et les
lamelles utilisées ne sont plus réutilisées pour le montage des nouvelles
préparations commerciales.
3.2.4. Préparation et montage de l’objet à observer
Deux procédures sont possibles en fonction de l’état de l’objet.
a. Préparation de l’objet
Objet solide
Déposer une lame propre sur la paillasse
Déposer une goutte d’eau ou de liquide de préparation au centre de
la lame avec le compte-gouttes
Prélever un fragment de l’objet (plus petit que la lamelle) à l’aide de
pinces fines du microtome ou du rasoir de coupe
Placer délicatement sur cette préparation, et bien à plat, ce
fragment avec les pinces fines.
Objet liquide
82
Prélever le liquide à observer avec le compte-gouttes
Prendre une lame propre sur la paillasse
Déposer une goutte de ce liquide au centre de la lame.
b. Montage de la préparation microscopique
Une fois l’objet correctement placé sur la lame, il est recouvert d’une
lamelle de verre :
Poser un des bords de lamelle sur la lame ;
Incliner la lamelle d’environ 45° ;
L’approcher au contact de l’eau ou du liquide de préparation ;
Lâcher délicatement pour chasser les bulles d’air ;
Absorber le liquide en excès à l’aide du papier absorbant ;
Dans le cas contraires, poser une goutte sur le bord de la lamelle à
l’aide du compte-gouttes et éliminer l’excès ;
Monter la préparation microscopique au centre de la platine du
microscope ;
Observer en respectant les consignes d’utilisation du microscope.
Questions d’évaluation
1. Définir une coupe histologique.
2. Citer les étapes de la préparation des coupes histologiques.
3. Citer et expliquer les trois étapes d’enrobage.
4. Quels sont les différents types de préparation microscopique ?
5. Enumérer les étapes de la préparation pour un objet liquide.
83
SECTION IV. ETUDE DU MICROSCOPE
4.1. Microscope optique ou photonique (MSVT 4.10)
Exemple de situation
Deux élèves Sifa et Imani sont placés chacun devant un microscope
photonique pour une observation. Sifa oriente le miroir du microscope vers
une source lumineuse et obtient l’image claire, nette dans un champ
microscopique éclairée. Tandis qu’Imani fait le contraire et n’obtient pas le
résultat escompté prétextant que son microscope est en mauvaise état.
L’enseignant Bahati demande à l’élève Imani d’assister son
camarade Sifa dans la réalisation de cette tâche.
4.1.1. Notion
Le microscope optique nous permet d’observer des échantillons
invisibles à l’œil humain ou difficilement observables. Il se base sur les
lentilles pour obtenir une image agrandie de ces échantillons
4.1.2. Principe du fonctionnement
Un tube possède à ses deux extrémités des lentilles, dirigé vers
l’objet à examiner, constitue l’objectif. Il donne donc une image réelle,
inversée et agrandie de l’objet. Cette image n’est pas formée sur un verre
dépoli, mais se trouve quelque part dans le tube optique, c’est l’image
intermédiaire.
84
Figure N0 17 : Principe du fonctionnement du microscope optique
Le microscope optique se base sur les lentilles pour obtenir une
image agrandie de l’échantillon à observer.
Le deuxième groupe de lentilles, dirigé vers l’œil de l’objet, est
appelé l’oculaire qui fonctionne comme une simple loupe et grossit l’image
précédente. On obtient alors l’image définitive virtuelle, plus ou moins
fortement grossie et renversée de l’objet initial. Le grossissement total du
microscope est égal au produit d’agrandissement de l’objectif (un rapport
de longueurs) par le grossissement de l’oculaire (un rapport angulaire).
85
Grandissement Grossissement Grossissement Noms commun
de l’objectif de l’oculaire total du donné à
microscope l’observation
4 10 40 Faible
agrandissement
10 10 100 Faible
grossissement
20 10 200 Grossissement
moyen
10 10 400 Grossissement
moyen
100 10 1000 Fort
grossissement
Grossissement-image à observer= Grossissement-oculaire x
Grossissement-objectifs utilisé.
Exemple : oculaire : 10x Grossissement-image= 10x.40
Objectifs : 40x =400x
Dans la pratique, on ne dépasse pas le grossissement 1000. La
qualité essentielle d’un système optique n’est pas son grossissement mais
son pouvoir séparateur, c’est-à-dire sa capacité à distinguer deux points
situés l’un à côté de l’autre. La limite de ce pouvoir séparateur est de
0,2µm pour les meilleurs objectifs apochromatiques, ayant une ouverture
numérique de 1,4 et fonctionnant à l’aide d’un condensateur particulier
(un condensateur achromatique-aplanétique).
86
Figure.18:Principes du fonctionnement du microscope optique
L’objet AB à observer est placé sur une lame et éclairé par une source
lumineuse :
L’objectif fournit la première image qui est agrandie et renversée par
rapport à l’objet.
L’oculaire avec ses lentilles convergentes, regarde l’image A’B’ et
l’agrandie une seconde fois pour avoir l’image finale ou réelle A’’B’’.
Donc, l’objet subit successivement deux agrandissements : l’un de
l’objectif et l’autre de l’oculaire.
Si, ti = taille de l’image, to = taille de l’objectif ;
Gr.ob = grossissement de l’objectif ; Gr.oc = grossissement de l’oculaire
et a = agrandissement du microscope, on a :
to = ti/a et a = ti/to
Exemple: Quelle sera la taille de l’image d’un objet de 0,25 millimètre
(mm) si on utilise un objectif et un oculaire qui agrandissent
respectivement 25x et 20x cette image?
Gr.ob : 25x a = 25x.20x = 500
Gr.oc : 20x
Ti = 0,25mm. 500x =125 mm
Il est à préciser que toute observation microscopique commence
toujours par le faible grossissement puis, le moyen et en fin fort
grossissement.
87
Questions d’évaluation
1. Pour obtenir une image agrandie des échantillons ; sur quoi se base le
microscope optique?
2. Comment s’appelle-on le deuxième groupe de lentilles du microscope
optique ?
3. Quel est le microscope qui permet de mieux connaitre les cellules ?
88
SECTION.V. REPRODUCTION HUMAINE (MSVT 4.10)
Exemple de situation
Deux élèves Mave et Birungi de l’IDAP à Bunia débattent entre eux
sur la formation d’un être humain. Mave soutient que les êtres humains se
multiplient grâce à la reproduction. Birungi renchérie en disant qu’ils
proviennent des autres êtres parentaux. Mais, pour être rassurés, ils
décident de recourir à leur enseignant de SVT. Ce dernier saisit l’occasion
et leur demande de mener une recherche pure pour découvrir les
éléments responsables qui est à l’origine d’un nouvel être humain
5.1. Formation des cellules sexuelles males (spermatogénèse)
5.1.1. Déroulement de la formation des cellules sexuelles
C’est la fabrication de spermatozoïde dans les testicules. Chez les
Mammifères, on trouve dans les testicules, des tubes séminifères à
l’intérieur desquels les cellules interstitielles secrètent l’hormone mâle ;
chez l’homme, c’est la testostérone. Les hormones interviennent dans la
formation des spermatozoïdes. La différenciation des gonies en
spermatozoïdes comprend 4 étapes :
La multiplication des gonies (gonie= qui devient) :
Les spermatogonies primaires se multiplient par des mitoses (2 ou
3), car le nombre des cellules à produire est très élevé.
L’accroissement de volume :
Les spermatozoïdes secondaires accumulent de substances de
réserve, ce qui provoque une augmentation de sa taille, la spermatogonie
devient spermatocyte I (ou de Ier ordre).
Les divisions de maturation (méiose) :
La première division de la méiose intervient, le spermatocyte I divise
en 2 spermatocyte II, la réduction chromatique est intervenue et, on passe
89
de 2n à n. chaque spermatocyte II se divise en 2 spermatides (n), il en
résulte 4spermatides.
La spermiogénèse
Chaque spermatide, cellule arrondie à cytoplasme normal, va
ensuite se différencier progressivement en une petite cellule flagellée à
cytoplasme réduit par :
Différenciation d’un flagelle
Elimination de la plus grande partie du cytoplasme
La réorganisation des organites cytoplasmiques.
Chez l’homme, la production des spermatozoïdes est continue à
partir de la puberté (12ans) quel que soit l’âge du sujet, les
spermatozoïdes ont toujours le même âge : 74 + 4 ou 74 - 4 jours soit 2
mois et demi. Toute fois l’activité décroit progressivement avec
l’avancement en âge.
5.1.2. Bilan de la spermatogénèse
Avec 2 mitoses, une gonie-souche donne 4 spermatogonies
secondaires ; chaque spermatogonie produit 4 spermatozoïdes, au total on
a : 4 x 4 = 16 spermatozoïdes.
Avec 3 mitoses, une gonie donne 8 spermatogonies, chacune d’elles
produit les spermatozoïdes, au total on aura 8 x 4 = 32 spermatozoïdes.
Formule : Ns = x.2n.4 = 1x23x4 = 1x8x4 = 32 spermatozoïdes et 1x22x4 =
16 spermatozoïdes.
5.1.3. Biologie de spermatozoïdes
Un spermatozoïde arrivé à maturité est l’une des plus petites
cellules humaines, 50 à 60 microns. Il est formé de trois parties :
90
-La tête : elle renferme le noyau, celui-ci est coiffé vers l’avant par
l’acrosome, une pièce qui contient des enzymes permettant au
spermatozoïde de traverser la paroi de l’ovule lors de la fécondation.
-La pièce intermédiaire : elle renferme les dérivés du centrosome
(centriole) et de mitochondries qui fournissent l’énergie nécessaire au
déplacement du spermatozoïde.
-La queue ou le flagelle : c’est un organe locomoteur, elle permet au
spermatozoïde de se déplacer 2 à 3 mm par minute.
Lors du rapport sexuel, les spermatozoïdes ne sont pas émis seuls
mais dilués dans un liquide sécrété par la prostate et les vésicules
séminales (sperme). Le rôle du sperme est de nourrir les spermatozoïdes
et d’en faciliter le transport. La durée de vie des spermatozoïdes dépend
des circonstances :
Eliminés à l’extérieur, ils vivent moins de 24 heures.
Dans l’organisme de la femme après un rapport sexuel, ils peuvent
survivre jusqu’à 3 jours.
Stockés chez l’homme et non utilisés, ils peuvent vivre une trentaine
de jours et sont remplacés par d’autres.
Les spermatozoïdes atteignent le lieu de la fécondation après 1h 30’
à 2h. De déplacement, au contact des sécrétions de l’utérus et de la
trompe, ils acquièrent définitivement leur pouvoir fécondant. Chez tous les
vertébrés, le spermatozoïde possède les mêmes parties mais leur taille et
leur forme sont variables suivant les groupes zoologiques.
Le volume moyen de l’éjaculation est environ 3 à 4 ml, chaque
millilitre a en moyenne 100 millions de spermatozoïdes, ce nombre varie
beaucoup. Le sperme normal comprend toujours une certaine quantité de
spermatozoïdes anormaux, caractérisés par leur immobilité.
91
Figure N0 19 : Structure d’un spermatozoïde
92
5.2. Formation des cellules sexuelles femelles (ovogénèse)
5.2.1. Déroulement de la formation des cellules sexuelles
C’est la formation des gamètes féminins dans l’ovaire. Elle débute
très tôt ; chez un fœtus de 5 mois et demi, ses 2 ovaires contiennent
environ 7 millions d’ovogonies, la phase de multiplication se déroule dans
les ovaires de l’embryon. Une grande partie de ces ovogonies dégénèrent
avant la naissance, ce phénomène s’appelle l’atrésie.
Les ovogonies entament leur croissance et deviennent des ovocytes
I qui entrent en méiose, croissance et méiose s’arrêtent avant la
naissance : les ovocytes I entrent dans une longue phase de repos, et
l’atrésie des follicules primordiaux continue durant l’enfance.
A partir de la puberté, il n’en reste plus que 300 à 450 ovocytes que
la femme utilisera durant sa période de fécondité, qui elle aussi est réduite
en une trentaine d’années, l’épuisement progressif du stock d’ovocytes
est l’une des causes de l’arrêt de l’ovulation qui entraine la ménopause.
La 2ème division de la méiose reprend, puis s’arrête en métaphase.
Le follicule mûr éclate et expulse l’ovocyte II, qui représente le gamète
femelle : c’est l’ovulation.
Les étapes sont les mêmes que celles de la spermatogénèse sauf la
dernière.
L’ovule est une grosse cellule de 150 microns ; son cytoplasme
contient les matières de réserve nécessaires au développement de
l’embryon.
Pour éviter une dispersion du vitellus dans 4 cellules différentes, les
2 divisions de la méiose se font de manière très inégale, chaque fois, elles
produisent une grosse cellule (avec tout le vitellus) et une très petite : le
globule polaire (une cellule sacrifiée et destinée à disparaitre).
5.2.2. Bilan de l’ovogénèse
-Si un seul ovaire libère l’ovogonie, on aura :
93
NO = x.2n.1 = 1x22x1 = 1x4x1 = 4 dont une grosse cellule (l’ovule) et 3
petites (les globules polaires)
-Si les 2 ovaires libèrent chacune une ovogonie :
NO = x.2n.1 = 2x22x1= 8, c’est-à-dire 2 ovules et 6 globules polaires.
5.2.3. Biologie des ovules
Les ovules sont les gamètes féminins. Ils sont fabriqués par les
organes reproducteurs féminins : les ovaires.
Ils sont ensuite expulsés dans la trompe de Fallope, qui les amène
jusqu’à l’utérus. Les ovaires produisent un petit nombre d’ovules : un seul
ovule (quelques fois deux) est expulsé par les ovaires une fois par mois.
Les ovules sont des cellules rondes, beaucoup plus grosses que les
spermatozoïdes. Elles sont immobiles (incapables de se déplacer comme
le font les spermatozoïdes). Leur noyau contient 23 chromosomes.
Elle a quatre parties :
Le noyau ;
Le cytoplasme ;
La membrane cellulaire ;
La membrane pellucide.
Questions d’évaluation
1. Citer et expliquez les étapes de la différenciation des gonies en
spermatozoides.
2. Citer les différentes parties d’un spermatozoïde.
3. Quel est le rôle de flagelle chez les spermatozoïdes ?
4. Citer les différentes parties d’un ovule
94
5.2.4. Cycle menstruel (MSVT 4.12)
Exemple de situation
En recréation, les filles de la 2 ème année des humanités scientifiques
du complexe scolaire Nelson Mandela de Bunia échangent sur l’apparition
mensuelle des règles. Elles cherchent à comprendre leur origine et leur
mécanisme de production. Pour avoir des éclaircissements sur ce sujet,
elles se réfèrent à leur enseignant de SVT ; celui-ci les soumet à un
exercice de noter chacune, dans un carnet, la première et la dernière date
de l’apparition de ce phénomène physiologique. Il suscite ensuite un débat
autour des manifestations qui l’accompagne.
a. Définition
Le cycle menstruel ou cycle ovarien ou mois féminin est la période
entre le premier jour de règle et le premier jour des règles suivantes. Ce
phénomène arrive à la puberté (c’est-à-dire vers 12 ans).
b. Physiologie de la menstruation
Le cycle féminin est caractérisé par une série de réaction hormonale
très complexe entre l’hypophyse et les ovaires. Ces réactions ont une
action sur certains organes cibles comme le vagin, l’utérus et les seins.
Pendant la phase lutéale (après l’ovulation), il y a transformation
sécrétoire de la muqueuse utérine et au niveau du col, la sécrétion
diminue. Quand le corps jaune se développe il secrète de la progestérone
et continue à former des œstrogènes. Sous l’influence de l’action
combinée de ces deux hormones, l’endomètre est en phase progestative
et quand l’action de ces hormones cesse brutalement vers le 14 e
jour
après l’ovulation, il va se produire une hémorragie et une élimination de la
muqueuse desquamée de l’utérus (ce sont les règles).
Mais en cas où l’ovule est fécondé, il va s’implanter dans la
muqueuse utérine et dès cette implantation de l’œuf, l’hormone
gonadotrope (HCG) d’origine placentaire est secrétée en grande quantité
95
et provoque le maintien du corps jaune. De ce fait, la menstruation est
suspendue.
c. Sortes
Il existe deux sortes :
Le cycle régulier, dans cette sorte on peut distinguer le cycle régulier
normal (qui dure toujours 28 jours) et régulier proches de la normale
(cycle long = qui dure plus de 28 jours et cycle court = qui dure moins
de 28 jours ayant une durée constante)
Le cycle irrégulier dont la durée n’est pas constant.
Les femmes de toute condition connaissent durant leur vie, de la
puberté à la ménopause, ce fonctionnement alternatif de leurs organes
génitaux. Les cycles féminins se répètent plus ou moins 300 fois au cours
de la vie génitale. Certaines femmes ont des cycles cours (moins de 28
jours), et d’autres ont des cycles longs (plus de 28 jours).
Notons que la durée du cycle varie d’une femme à l’autre et est
parfois irrégulière pendant certaines périodes de la vie : l’adolescence et
la ménopause.
d. Phases du cycle féminin
Il y en a 3 :
La phase pré ovulatoire donc avant ovulation, du 1er jour des règles
à l’ovulation.
La phase ovulatoire comprenant les jours qui précèdent et qui
suivent immédiatement la libération de l’ovule par l’ovaire y compris le
jour de l’ovulation.
La phase post-ovulatoire est l’état entre l’ovulation et le 1 er jour des
règles suivantes.
96
Selon les hormones qui contrôlent chaque phase, les 3 phases du cycle
sont simplifiées en deux :
Phase folliculaire : c’est la période avant l’ovulation.
Phase lutéinique : période après l’ovulation.
* La libération de l’ovule intervient au 14è jour des règles pour un cycle de
28 jours, soit au milieu du cycle en comptant à partir du 1 er jour des règles.
Pour un cycle exceptionnel, il est souvent difficile de fixer le vrai jour de
l’ovulation. Il faut alors consulter un service compétant.
*On appelle jour des règles, le jour pendant lequel il y a écoulement
génital du sang.
*La durée de l’écoulement du sang varie d’une femme à une autre : 2 ; 3 ;
4 ; 5 jours… et pendant cette période il n’y a pas de grossesse.
*La grossesse intervient s’il y a relation sexuelle pendant la période
ovulatoire.
5.2.4.1. Quelques problèmes liés aux règles.
L’aménorrhée : elle est l’absence du flux menstruel chez la femme
à la période prévue. Un retard dans le début des 1ères (retard
pubertaire) est aussi considéré comme une aménorrhée. Elle peut
être traitée en cas de besoin. Généralement la puberté commence
vers 12 ans chez la fille. Seulement quelques filles peuvent
connaitre leurs 1ères à l’âge de 16 ans. Notons qu’il y a aussi
aménorrhée pendant la grossesse.
La dysménorrhée : ce sont des règles douloureuses.
Poly ménorrhée : saignement abondante.
Oligoménorrhee : saignement minime.
Métrorragies : saignement génital en dehors des règles normales.
97
Ménopause : moment d’arrêt définitif et naturel des règles. Elle
annonce la fin de la fonction ovarienne et arrive généralement à
l’âge de 45-50ans.
1.
98
SECTION VI. GEOLOGIE
6.1. Volcan (MSVT 4.12)
Exemple de situation
Dans la province du Nord Kivu, monsieur zabayo issa habitant de
mungi, quartier de la ville de Goma, raconte à son enfant ISSA, élève de la
2ème année des humanités scientifiques qu’en 2014 plus d’un millier de
personnes ont abandonné leurs domiciles à la suite l’éruption du volcan
Nyiragongo. Ce matin-là, les animaux annonçant les signes précurseurs
ont commencé à migrer vers un lieu éloigné du volcan sans que la
population s’en rende compte de ce signal jusqu’au moment de l’éruption.
Les sirènes ont retenti, la population dans la précipitation abandonne les
biens pour aller s’abriter au stade Afia. L’enfant lui pose la question de
savoir pourquoi cet exercice d’évacuation brusque ? Son papa répond :
« c’est pour nous protéger cotre l’écoulement de la lave du volcan qui
coule avec une grande vitesse et qui dégage une très forte chaleur ».
A l’école, ISSA raconte ce récit à leur enseignant de SVT qui, à son
tour, demande à la classe d’évaluer les risques de l’éruption volcanique et
de proposer les mesures de protection de la population et de
l’environnement.
6.1.1. Notion
Un volcan est un relief en forme de cône construit par une
accumulation de laves et de matières de profondeurs du globe. La forme
du cône varie selon la nature des matières projetées. La cheminée
principale, sorte de couloir à l’intérieur du cône, laisse échapper les laves
et autres matières par le sommet du volcan. La cheminée correspond à la
fissure qui s’est formée dans l’écorce terrestre. Le cratère ou bouche du
volcan est une dépression en forme d’entonnoir située généralement au
sommet du cône.
99
6.1.2. Caractéristiques du volcan
Les manifestation volcaniques actives débutent par des
tremblements du sol et par des bruits souterrains, puis une explosion se
produit, une colonne de fumée haute souvent de milliers de mettre s’éleve
vers le ciel ; elle est formée de vapeurs entrainant avec elles des cendres,
poussières grises dues à la pulvérisation en fines gouttelettes de la lave
puis à leur solidification rapide, des blocs arrachés à la cheminée et au
cratère, des morceaux de laves qui dans chute prennent un mouvement
de rotation qui leur donnent une forme de fuseau (bombe). Certains des
blocs projetés peuvent peser jusqu’à 30 tonnes.
6.1.3. Localisation et origine du volcan
1. Localisation
L’activité volcanique est répartie inégalement à la surface du globe.
On en trouve sur les continents, les îles océaniques et les fonds marins.
Certains se situent aux frontières de plaques (volcanisme de dorsale et
zone de subduction) mais aussi à l’intérieur des plaques (volcanisme intra
plaque).
2. Origine
Du magma en fusion s’accumule à différentes profondeurs à
l’intérieur de la terre. Les gaz liés au magma s’en séparent, puis ils
entament conjointement un mouvement ascendant. Ils sortent finalement
du volcan en empruntant des cheminées ou des fissures.
6.1.4. Types de volcan
Il existe quatre types de volcan qui se présentent sous différentes formes.
a) Le type Hawaïen : ce type de volcan se caractérise par une émission
de laves très fluides s’étendant sur de grandes distances. Il ne se
produit ni explosion, ni projections de matières solides ; ce pendant les
laves sont projetées à quelques dizaines de mètres dans les airs. Un
cratère de vastes dimensions renferme un lac de lave continuellement
bouillonnante qui déborde à l’occasion et s’écoule au loin, tout en se
superposant aux couchées précédentes pour former différentes
100
couches. Ce type de volcan comprend les volcans des îles Hawaïen et
la plupart des volcans de l’Islande.
b) Le type strombolien : ce type se caractérise par la projection à peu
près égale de matériaux et de laves qui alternent en stades. Ce type
de volcans tire son nom du Stromboli, volcan des îles Lipari, au Nord
de la Sicile, en Italie. Le Stromboli lui-même est en éruption
régulièrement. C’est pour quoi on l’a surnommé le phare de la
Méditerranée.
c) Le type vulcanien : la lave visqueuse bouche la cheminée et crée
une forte pression, il se produit alors de violentes explosions réduisant
en cendres la lave fraichement consolidée. Ce sont surtout les scories,
lapilli et cendres qui édifient un cône aux pentes raides et très fragiles,
puis qu’il ne contient généralement pas de laves. Ce type de volcan
doit son nom au volcan vulcano, lui aussi des îles Lipari.
d) Le type péléen : l’explosion projette des matériaux fins ; des nuées
ardentes détruisent tout sur leur passage. La lave très visqueuse se
solidifie en arrivant à la surface et il forme une colonne incandescente
qui se transforme en une sorte d’aiguille. Ce type de volcan tire son
nom de la montagne Pelée, à la Martinique, les îles des Antilles.
6.2. Eruptions volcaniques
Une éruption volcanique est une période d’activité d’un volcan
pendant laquelle il émet divers matériaux, comme de la lave, de téphras,
des gaz ou cendres. Il s’agit donc d’un phénomène géologique.
6.2.1. Types
Au cours de l'histoire d'un volcan, les types d'éruptions peuvent varier,
entre deux types opposés :
Les éruptions effusives, avec des coulées de laves fluides. C'est en
général les moins dangereuses.
Les éruptions explosives, plus meurtrières.
101
6.2.2. Eruption volcanique en RDC
Une intense activité des volcans Nyiragongo et Nyamulagira dans
l’Est de la RDC a été observé dans la ville de Goma, capitale de la province
du Nord – Kivu.
La dernière éruption de Nyiragongo, haut de plus de 300 mètres
remonte au 17 janvier 2002. Elle avait causé la mort de plus d’une
centaine de personnes, couvrant de lave quasiment toute la partie Est de
Goma, y compris la moitié de la piste de l’aéroport de la ville.
L’éruption la plus meurtrière a eu lieu en 1977 avec plus de 600
morts.
6.2.3. Importance de volcan dans l’environnement
Les volcans ne sont pas que destructeurs ; ils ont pu avoir un rôle
vital dans l’évolution de la vie sur Terre, et pourraient aujourd’hui
contribuer à ralentir le réchauffement de l’atmosphère.
On pense qu’au début de l’histoire géologique de la planète Terre
(vieille de 4,6 milliards d’années) les nombreux volcans, par dégazage, ont
contribué à la formation de l’atmosphère et, par condensation, à celle des
océans, ce qui a permis la vie.
Les volcans construisent des territoires nouveaux (îles volcaniques).
Les sols volcaniques sont très fertiles.
Les volcans servent à l’habitat les pierres de construction.
6.2.4. Risques, surveillance, protection et prévention des
éruptions volcaniques
1. Risques
Il existe sept types de risques volcaniques plus ou moins élevés :
a)Les coulées de lave : les coulées de lave (type éruptif Hawaïen) ne
présentent que des dangers modérés pour les populations, mais
peuvent détruire de nombreux biens : habitats, voies de
communication, cultures.
102
b)Les projections et retombées de bombes, de cendres, de
ponces : les projections et retombées de bombes (type strombolien),
de cendres (type vulcanien), de ponces (types plinien) concernent des
surfaces parfois très importantes.
c) Les nuées ardentes : les nuées ardentes se propagent à des vitesses
prodigieuses et constituent des risques majeurs pour les habitants et
leurs biens.
d)Les gaz des volcans : les gaz sont émis en abondance par les volcans.
Ils peuvent parfois asphyxier les êtres vivants ; hommes et végétaux.
e)Les coulées boueuses ou lahars : les coulées boueuses, appelés
aussi lahars, résultent d’un mélange d’une grande quantité de cendres
volcaniques en position instable sur l’édifice volcanique, et d’eaux,
d’origines variées (pluies abondantes, cyclones et typhons, rupture des
parois d’un lac de cratère, fonte de neige ou de glace.
f) Eboulement et écoulement : il peut se produire des éboulements et
écroulement de dome de lave solidifiée, glissement de terrain.
g)Le raz- de- marée ou tsunami : les raz- de- marée, appelés aussi
tsunami sont des vagues sur la mer, provoquées par l’éruption de
volcans insulaires ou côtières. Elles déferlent ensuite, avec une
amplitude de gigantesque, sur des côtes éloignées de plusieurs
dizaines, voire milliers, de kilomètres.
2. Surveillance
Les éruptions volcaniques sont toujours précédées par des jours des
semaines, de mois ou des années d’activités préalables qui reflètent le
mouvement ou la pression du magma.
Ces signes d’agitation comprennent les tremblements de terre
(détectable seulement par des sismographes), la déformation de la
surface du sol (détectable seulement au moyen des instruments GPS ou
de l’imagerie par satellite), les émissions de gaz et les anomalies
103
thermiques ainsi que les phénomènes gravitationnels, magnétiques et géo
électriques.
Ces phénomènes peuvent être détectés facilement et peuvent donc
être utilisé pour la surveillance des volcans.
La capacité de surveiller efficacement les volcans est essentielle
pour réduire les risques de catastrophes volcaniques.
3. Protection
En cas d’éruption, quitter les périmètres menacés en empruntant
des chemins de fuite bien planifiés. Eviter les périmètres éventuellement
menacés par des phénomènes consécutifs à l’activité volcanique
(glissement de terrain, tremblements de terre, tsunami, etc.)
3. Prévention
Le volcanisme est un risque majeur contre lequel l’homme ne peut
se protéger de manière passive. On ne peut empêcher une éruption
d’avoir lieu. Mais on peut tenter de la prévenir et prendre des dispositions
pour minimiser ses conséquences sur le plan humain, la protection des
biens n’étant pas envisageables à l’heure actuelle.
Ainsi, contrairement à d’autres risques naturels, la réduction du
nombre des victimes est parfaitement possible, tandis que la protection
des biens n’est à l’heure actuelle qu’illusoire.
La prévention avant éruption contre le risque volcanique s’articule
autour de deux pôles : la prévision à travers l’étude du volcan, et la
préparation des populations et des services de secours.
Questions
1. Donner l’origine du volcan.
104
2. Expliquer brièvement les 4 types de volcan.
3. Parler brièvement de types d’éruption volcanique.
4. Donner l’utilité de volcan dans l’environnement
5. Quels sont les risques des éruptions volcaniques ?
105
CONCLUSION GENERALE
Les enquêtes menées auprès des quelques enseignants de SVT et
autorités scolaires de quelques écoles de Bunia et ses environs, nous ont
permis de constater la quasi-inexistence d’un contenu de cours de SVT en
2e année des humanités scientifiques.
C’est ainsi, à travers ce travail intitulé « Elaboration d’un contenu du
cours de SVT en 2e année des humanités scientifiques (conforme au
programme éducatif du DAS Edition 2019) », nous espérons avoir donné
un coup de pousse sur la résolution des problèmes rencontrés dans
l’enseignement de SVT en 2e année des humanités scientifiques.
Pour ce faire, nous avons fondé la recherche du savoir sur le
programme éducatif du DAS (guide en appui au programme), sur les
manuels scolaires, sur les ouvrages généraux de consultation, des
monographies, l’internet et sur les diverses notes de cours de : biologie,
microbiologie, ainsi que d’autres reçues durant notre formation théorique
et pratique.
Ce travail vise à former les esprits des enfants dans les carrières
qu’ils choisiront plus tard, les élèves, auront l’occasion d’utiliser
directement les notions acquises et seront capables de protéger la vie.
A l’issu de ce travail, nous pouvons estimer qu’un des problèmes
que pose l’enseignement de SVT en 2 e année des humanités scientifiques
a été résolu en ce qui concerne la matière à enseigner à ce niveau.
106
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1. ANONYME, (2019), programme éducatif de DAS, guide en appui au
programme/ Kinshasa.
2. ANONYME, (2018), Module de formation des enseignants à l’utilisation
des programmes éducatifs du domaine d’apprentissage des sciences
au cycle terminal de l’éducation de base et aux humanités
scientifiques.
3. BENJAMIN, (2016), Microbiologie-hygiene/Kinshasa
4. MASSON et Cie, (1972), Précis de géomorphologie/Paris
5. ORIA et al. (1973), Microbiologie et hygiène, Hatier, Paris.
6. ROTHE (1986), séismes et volcans.
7. SENDEKI, (1998), Biologie 6e, scolot/ Kinshasa
8. STAYS, (2018), Module de formation des éducateurs et des jeunes sur
la sexualité, le VIH et les autres IST en milieu scolaire,
II. NOTES DE COURS
1. CWINYA’AY W, (2020), notes des cours de protection de
l’environnement destinés aux étudiants de G3 Biologie-chimie, inédit,
ISP/ Bunia.
2. CWINYA’AY W, (2019), notes de cours de microbiologie générale et
hygiène G2 Biologie Chimie, inédit, ISP/Bunia
3. CWINYA’AY W, (2018), Notes de cours d’hygiène et assainissement
destinés aux étudiants de G1 tous, inédit, ISP/Bunia.
4. DHELO L, (2018), notes de cours de botanique générale, G1 Biologie
chimie, inédit, ISP/ Bunia
107
5. UCIRCAN J, (2019), notes de cours de biologie descriptive destinés aux
étudiants de deuxième année de graduat option Biologie chimie,
inédit, ISP/ Bunia.
6. UCIECAN J, (2020), notes de cours de Microbiologie appliquée destinés
aux étudiants de troisième année de graduat option Biologie chimie,
inédit, ISP/Bunia.
7. WATH-UMBE A, (2020), notes de cours de Géologie- géomorphologie
destinés aux étudiants de troisième année de graduat option Biologie
chimie, inédit, ISP/ Bunia.
III. TFC ET MEMOIRES
1. BIRUNGI K, (2018), Elaboration de fiches d’exploitation des matrices de
technologie pour la 8ème année de l’éducation de base, inédit,
ISP/Bunia.
2. DHELO L, (2007), Essai d’élaboration d’un manuel de Biologie destiné à
la cinquième année d’étude secondaires et conforme au programme
national Edideps 2005, inédit, ISP/Bunia.
3. DUTI M, (2018), Etat de gestion de déchets dans les écoles de
groupement Bamuko en chefferie de Walendu Bindi, inédit, ISP/ Bunia.
4. KANDADHU M, (2011), Essai d’élaboration de contenu de cours de
Biologie en troisième année secondaire conforme au programme
national de Biologie Edideps 2005, inédit, ISP/Bunia.
5. MUGISA U, (2019), Elaboration d’un contenu du cours de Biologie pour
la classe de troisième année technique agricole ; option Agriculture
générale, inédit, ISP/Bunia.
6. YOMANE D, (2015), Elaboration du contenu du cours de microbiologie
en quatrième année des humanités. (contenu conforme au programme
national de Biologie Edideps 2005, inédit, ISP/ Bunia.
IV. WEBOGRAPHIE
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1. https://www. /geologie (consulté le 9/09/2020 à 14h45)
2. http://www.jpboseret.eu/biologie/index.php?
option=com_content&view=article&id=27&Itemid=138http:/ 138
(consulté le 22/09/2020 à 11h20)
3. http://www.doctissimo.fr/html/cycle menstruel/se_1342_organesm.htm
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5. SNAGHERTIGA (2017) Cellules qui les font, in https://www.futura-
sciences.com/sante/definitions/medecine-spermatozoide-258/https://
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258/ (consulté le 02/10/2019 à 13h)
6. www. Wikipédia. Com
109
TABLE DES MATIERES
DEDICACE......................................................................................................i
REMERCIEMENTS..........................................................................................ii
SIGLES ET ABREVIATIONS............................................................................iii
LISTE DES FIGURES.....................................................................................iv
0. INTRODUCTION GENERALE......................................................................1
0.1. Problématique......................................................................................1
0.2. Objectifs de travail................................................................................2
0.3. Délimitation..........................................................................................2
0.4. Subdivision..........................................................................................2
CHAP.I. CONSIDERATION GENERALE SUR L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES
EN 2e ANNEE DES HUMANITES SCIENTIFIQUES............................................3
1. O. NTRODUCTION....................................................................................3
1.1. Définition des concepts.......................................................................5
1.2. L’approche par situation (APS)............................................................5
1.3 Les Savoirs essentiels.........................................................................8
1.4. Politique éducative en République Démocratique du Congo...............8
CHAP.II. METHODOLOGIE D’ELABORATION D’UN MANUEL SCOLAIRE........10
2.1. Définition d’un manuel scolaire..........................................................10
2.2. Préparation du manuel scolaire..........................................................10
2.3. Plan structuré des matrices de sciences de la vie et de la terre en 2 e
année des humanités scientifiques............................................................11
CHAP. III. CONTENU DU COURS DES SCIENCES DE LA VIE ET DE LA
TERRE EN 2e ANNEE DES HUMANITES SCIENTIFIQUES...............................15
SECTION I. ETUDE DES MICRO-ORGANISMES.............................................15
1.1. CULTURE MICROBIENNE (MSVT 4.1)............................................15
1.2. AGENTS ANTI-MICROBIENS (MSVT4.2)..........................................20
1.2.1 Les agents physiques...............................................................20
1.2.2. Les agents chimiques.................................................................21
1.3. LES MICRO-ORGANISMES AU SERVICE DE L’HOMME.....................23
1.3.1. FERMENTATION(MSVT4.3)........................................................23
1.3.2. PRODUCTION D’ALIMENTS A BASE DE MICRO-ORGANISME......27
1.3.2.1. Fabrication du pain................................................................27
1.3.2.2. Fabrication de yaourt (lait caillé)...........................................27
1.3.2.3. Fabrication du vin..................................................................28
1.3.3. ARMES BIOLOGIQUES................................................................28
110
1.4. MALADIES MICROBIENNES (MSVT4.4)...............................................29
1.4.1. MALADIES BACTERIENNES........................................................29
1.4.2. MALADIES VIRALES.....................................................................40
1.4.3. MALADIES FONGIQUES...............................................................49
1.4.4. MALADIES CAUSEES PAR LES PROTOZOAIRES...........................52
SECTION. II. ECOLOGIE...............................................................................60
2.1 Pollution (MSVT 4.5).............................................................................60
2.1.1. Notions.......................................................................................60
2.1.2. Pollution atmosphérique............................................................60
2.1.3. Pollution de l’eau........................................................................62
2.1.4. Pollution sonore.........................................................................63
2.2. Erosion (MSVT 4.6)............................................................................64
2.2.1. Notions.......................................................................................64
2.2.2. Types d’érosions........................................................................64
2.2.3. Causes d’érosions......................................................................65
2.2.4. Activités humaines à base des érosions....................................67
2.2.5. Les méfaits de l’érosion sur le sol et la biodiversité...................67
2.2.6. Les règles de protection de la nature contre l’érosion...............69
2.3. Déchets (MSVT 4.7)............................................................................70
2.3.1. Définition....................................................................................70
2.3.2. Types des déchets.....................................................................70
2.3.3. Méthodes d’évacuation des déchets..........................................71
2.3.4. Récupération des déchets..........................................................72
2.3.5. Recyclage...................................................................................72
SECTION III. HISTOLOGIE............................................................................73
3.1. TISSUS.................................................................................................73
3.1.1. Notions.......................................................................................73
3.1.2. Types de tissus..........................................................................73
3.2. Techniques de coupe histologique et préparation microscopique
(MSVT4.9)..................................................................................................83
3.2.1. Techniques de coupe histologique.............................................83
3.2.2. Préparation des coupes histologiques......................................83
3.2.3. Préparation microscopique........................................................86
3.2.4. Préparation et montage de l’objet à observer...........................86
SECTION IV. ETUDE DU MICROSCOPE........................................................88
4.1. Microscope optique ou photonique (MSVT 4.10).................................88
4.1.1. Notion.......................................................................................88
111
4.1.2. Principe du fonctionnement......................................................88
SECTION.V. REPRODUCTION HUMAINE (MSVT 4.10)..................................92
5.1. Formation des cellules sexuelles males (spermatogénèse)................92
5.1.1. Déroulement de la formation des cellules sexuelles..................92
5.1.2. Bilan de la spermatogénèse.......................................................93
5.1.3. Biologie de spermatozoïdes.......................................................93
5.2. Formation des cellules sexuelles femelles (ovogénèse).....................95
5.2.1. Déroulement de la formation des cellules sexuelles..................95
5.2.2. Bilan de l’ovogénèse..................................................................95
5.2.3. Biologie des ovules....................................................................96
5.2.4. Cycle menstruel (MSVT 4.12).....................................................97
SECTION VI. GEOLOGIE............................................................................101
6.1. Volcan (MSVT 4.12)...........................................................................101
6.1.1. Notion.......................................................................................101
6.1.2. Caractéristiques du volcan.......................................................101
6.1.3. Localisation et origine du volcan..............................................102
6.1.4. Types de volcan.......................................................................102
6.2. Eruptions volcaniques.......................................................................103
6.2.1. Types.......................................................................................103
6.2.2. Eruption volcanique en RDC.....................................................103
6.2.3. Importance de volcan dans l’environnement........................104
6.2.4. Risques, surveillance, protection et prévention des éruptions
volcaniques........................................................................................104
CONCLUSION GENERALE..........................................................................107
BIBLIOGRAPHIE........................................................................................108
109