La Production: Processus Biologiques
La Production: Processus Biologiques
LA PERSPECTIVE DES
processus biologiques
durablement
LA PRODUCTION
LA PERSPECTIVE DES
processus biologiques
INTRODUCTION
Page 1
1
RÉGULATION ET CONTRÔLE DES RAVAGEURS
Page 4
2
POLLINISATION
Page 10
3
PROCESSUS BIOLOGIQUES RELATIFS AUX SOLS
Page 16
4
ENVIRONNEMENTS POLITIQUE ET INSTITUTIONNEL FAVORABLES
Page 32
1
INTRODUCTION
figure 2
INDONÉSIE: PRODUCTION DE RIZ ET COÛT DES PESTICIDES (1973-2001)
180 60 000
160
50 000
(milliers de tonnes)
140
(millions d’USD)
120 40 000
100
30 000
80
60 20 000
40
10 000
20
0 0
1973
1974
1975
1976
1977
1978
1979
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
figure 3
INDE: PRODUCTION ANNUELLE TOTALE DE CÉRÉALES VIVRIÈRES
ET QUANTITÉ TOTALE DE PESTICIDES
Pesticides (milliers de tonnes, qualité technique)
80 000
1992-1993 Droits d’accise sur les pesticides en sortie d’usine
70 000
200
60 000
50 000 150
40 000
1986-1987 Politique nationale de PI
30 000 100
20 000
50
10 000
0 0
1955-1956
1956-1957
1957-1958
1958-1859
1959-1960
1960-1961
1961-1962
1962-1963
1963-1964
1964-1965
1965-1966
1966-1967
1967-1968
1968-1969
1969-1970
1970-1971
1971-1972
1972-1973
1973-1974
1974-1975
1975-1976
1976-1977
1977-1978
1978-1979
1980-1981
1981-1982
1982-1983
1983-1984
1984-1985
1985-1986
1987-1988
1988-1989
1989-1990
1990-1991
1991-1992
1993-1994
1994-1995
1995-1996
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002
PROCESSUS BIOLOGIQUES
figure 4
À CHAQUE ÉTAPE DE LEURS CYCLES DE VIE, LES HERBIVORES
SONT ATTAQUÉS PAR DES PRÉDATEURS SPÉCIALISÉS QUI VIVENT
DANS L’ÉCOSYSTÈME DE LA RIZIÈRE
HERBIVORES TUBIFICIDÉS
ROTIFÈRES
CO 2 DÉTRITIVORES PHYTOPLANCTON
P 2O 5 PROTOZOAIRES
NH 4
NO 3 BACTÉRIES
AUTRES
MATIÈRE ORGANIQUE
PROTÉGER ET AMÉLIORER
LES ÉCOSYSTÈMES TOUT EN INTENSIFIANT
LA PRODUCTION
Lorsque des insecticides sont appliqués dans les rizières, tous les types
d’insectes et d’araignées sont tués, aussi bien les phytophages que les préda-
teurs. Cela permet aux œufs des ravageurs d’éclore et de survivre beaucoup
plus longtemps que dans des champs non traités. La figure 5 montre que le
nombre d’organismes nuisibles augmentait de plus de 600 pour cent dans
une rizière d’Indonésie quand des insecticides étaient utilisés.
figure 5
NORD-OUEST DE JAVA – SAISON 2
Non traité Traité
1093
F A F A
750 750
Moyenne par mètre carré
600 600
450 450
300 300
150 150
0 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 10 20 30 40 50 60 70 80
Jours après repiquage
Parasite
F Carbofuran Prédateur
A Azodrine Herbivore
Neutres
Source: Klein, A.-M. et al. 2007. Importance of pollinators in changing landscapes for world crops.
Proc. R. Soc. Lond. B Biol. Sci. 274, 303-313
= =
baisse des Plus grande diversité
rendements de 20 % des pollinisateurs
A
N
N
i i
F F F
F
i
i
i
N
N
B
N N
C
> Promouvoir des politiques qui encouragent les actions favorables aux
pollinisateurs comme la planification de l’utilisation des terres et,
quand cela est possible, l’usage responsable des pesticides.
> Renforcer les capacités en matière de gestion durable des pollinisateurs.
> Mettre en avant la contribution de la pollinisation à l’agriculture et
aux moyens de subsistance durables.
Maïs cultivé en association avec une culture légumineuse intercalaire afin d’accroître la
quantité d’azote fournie au sol
1 Giller, K.E. 2001. Nitrogen Fixation in Tropical Cropping Systems. CABI Publishing,
Wallingford, Royaume-Uni
L’azote fixé par les légumineuses est recueilli dans la plante et partiellement
transféré aux cultures suivantes, ce qui accroît leurs rendements. Ainsi,
dans les mélanges de légumineuses fourragères et de graminées, l’azote fixé
est transféré des légumineuses aux graminées (par exemple, entre 13 et 34
pour cent). L’azote présent dans les prés se retrouve dans l’ensilage ou le
foin, et il est ensuite ingéré par les animaux. Environ 70 à 95 pour cent
de cet azote est excrété par ces derniers, dont les déjections peuvent être
recyclées grâce à un épandage sur les terres arables (figure 7).
figure 7
CYCLE DE L’AZOTE DANS UNE ROTATION PRAIRIE
TEMPORAIRE/CULTURE ET SYSTÈME D’EXPLOITATION MIXTE
DANS SON ENSEMBLE - PRINCIPAUX FLUX
Épandage du
fumier Transfert d’azote
du sol
CULTURE
Pertes
FUMIER PRAIRIE DE
GRAMINÉES/LÉGUMINEUSES
(3 ANS)
Distribution
du fourrage
Dans les systèmes d’élevage des zones tempérées, le trèfle blanc est
particulièrement efficace dans les pâturages. Il peut fixer entre 100 et
300 kilogrammes d’azote par hectare. Par ailleurs, il est plus facile
à digérer et présente des teneurs en protéine brute, en lignine, en
cendre, en calcium et en magnésium plus élevées que les graminées.
Les mélanges de trèfle blanc et de graminées sont produits plus
abondamment en été et peuvent accroître l’apport alimentaire des
animaux en complétant celui des tapis végétaux composés uniquement
de graminées. La luzerne et le trèfle rouge sont très bien adaptés
aux méthodes de coupe utilisées pour le foin ou l’ensilage. Toutes
ces légumineuses peuvent contribuer à une réduction des coûts pour
les agriculteurs, accroître la biodiversité et modeler des systèmes
durables de production végétale et d’élevage (figure 8).
figure 8
CYCLE DE L’AZOTE DANS UN SYSTÈME D’EXPLOITATION MIXTE
(ÉLEVAGE/HERBAGE/TERRES ARABLES) –
PRINCIPAUX FLUX
FUMIER
Pertes
Azote excrété
Purin Azote absorbé
Fixation
Azote ingéré
Une fois les graines d’arachide récoltées, les fanes peuvent nourrir le
bétail ou être enfouies. Dans ce dernier cas, le rendement de la culture
suivante (maïs ou riz, par exemple) peut être bien supérieur, voire
doubler, même si le rendement de l’arachide est faible.
tion H+) sur les microorganismes présents dans le sol, qui peuvent
entrer en concurrence avec les agents pathogènes affectant les cultures
ou les supprimer.
2 Herridge, D.F., Peoples, M.B. et Boddey, R.M. 2008. Global inputs of biological nitrogen
fixation by agricultural systems. Plant Soil, 311: 1-18
Cela nécessite:
> des processus aérobies dans les sols poreux présentant des macropores
Des éléments montrent que les besoins en engrais minéraux (en particulier
à base de phosphore et d’azote) des sols qui ont été soumis aux pratiques
de l’agriculture de conservation pendant une longue période diminuent. Par
ailleurs, le problème de la faible disponibilité ou de l’immobilisation du
phosphore dans les sols est atténué, même si les analyses ne révèlent pas la
présence de quantités importantes de phosphore soluble (figures 9 et 10).
figure 9
RENDEMENT DU BLÉ ET QUANTITÉ D’AZOTE POUR DIFFÉRENTES
DURÉES D’INTERRUPTION DE “SANS LABOUR” AU CANADA (2002)
4.0
rendement grain (t/ha)
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0 30 60 90 120
Azote (kg/ha)
Source: [Link]
figure 10
RENDEMENTS ACCRUS DU MAÏS ET DU SOJA
POUR UNE UTILISATION MOINDRE D’ENGRAIS,
OBSERVÉS SUR UNE PÉRIODE DE PLUS DE 20 ANS (1977-1998)
DANS UNE EXPLOITATION DE PONTA GROSSA (BRÉSIL)
10 000
9 000
8 000
7 000
30 % d’engrais en moins
6 000
kg/ha
5 000
4 000
3 000
50 % d’engrais en moins
2 000
1 000
0
1980 1985 1990 1995
ans
soja maïs
Source: Derpsch R. 2005. The extent of Conservation Agriculture adoption worldwide: implications and impact.
Proceedings of the 3rd World Congress on Conservation Agriculture, Nairobi, Kenya, 3–7 October. ACT, Harare
RECHERCHE
CRÉDITS PHOTOGRAPHIQUES:
Page ©
Imprimé en Italie sur papier recyclé, certifié par le Forest Stewardship Council (FSC).
© FAO, 2011
Conception: pietro@[Link]
L’OBJET DE LA PRÉSENTE BROCHURE
EST D’ILLUSTRER CERTAINS DES PROCESSUS BIOLOGIQUES
QUI SONT ESSENTIELS POUR MAINTENIR LA SANTÉ DE LA BASE
DE RESSOURCE EN TERRE, DE MÊME QUE LES PROCESSUS BIOLOGIQUES
QUI CONTRIBUENT AUX BONNES PRATIQUES AGRICOLES POUR
L’INTENSIFICATION DURABLE DE LA PRODUCTION VÉGÉTALE,
NOTAMMENT:
REGULATION ET CONTRÔLE DES RAVAGEURS
POLLINISATION
PROCESSUS BIOLOGIQUES DU SOL
[Link]/agriculture/crops/core-themes/theme/spi
[Link]
sustainable-crop-intensification@[Link]
I1235F/1/11.10