FJC : D. COBB, Introduction à la littérature johannique (2.
03) i
Introduction à la littérature johannique (2.03)
Professeur : D. COBB
PLAN DÉTAILLÉ DU COURS (partiel)
« Jean, le dernier, voyant que les choses corporelles avaient été exposées dans les Evangiles,
poussé par ses disciples et divinement inspiré par l’Esprit, fit un Evangile spirituel »
(Clément d’Alexandrie)
I. La spécificité du quatrième évangile
A : Jean et les synoptiques
A.1 : Différences de présentation et de vocabulaire
A.2 : Métaphores, jeux de mots et incompréhension
A.3 : L’ironie johannique
B : La finalité de l’évangile
B.1 : Le quatrième évangile comme témoignage
a) Le motif du procès et le cadre du quatrième évangile
b) Quelques passages-clés
c) Jean et le témoignage au sujet du Christ
B.2 : Quel témoignage ? Les « signes » et discours de Jésus dans le
quatrième évangile
a) L’œuvre, les œuvres et les signes de Jésus
b) Qu’est-ce qu’un signe ?
c) Les signes de Jésus dans le quatrième évangile
B.3 : Jean, témoin du Christ, Fils de Dieu
a) Une « christologie narrative »
b) Trois exemples de la perspective johannique
C : Historicité et réflexion théologique chez Jean
C.1 : Jésus comme l’envoyé du Père
C.2 : L’intimité du Fils vis-à-vis du Père
C.2 : Jésus comme Lumière du monde
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« Il n’est peut-être pas de livre dans le Nouveau Testament qui se distingue aussi nettement des autres, qui
présente une physionomie aussi particulière que le quatrième évangile ».
L. BOUYER, Le quatrième évangile. Introduction et commentaire à l’évangile de Jean. Introduction et
commentaire à l’évangile de Jean, Paris, Editionas « Je sers », 1938, 7
« […] La pensée de Jean opère constamment à deux niveaux à la fois. Jean entretient en fait une telle
ambivalence qu’il est souvent difficile de savoir à quel niveau il s’agit de le comprendre – terrestre ou
céleste, dans le temps ou dans l’éternité. Car l’évangéliste… passe facilement de l’un à l’autre. Il est
pleinement conscient de l’histoire mais, tout autant, du supra-historique que l’histoire elle-même montre du
doigt ».
S. SMALLEY, John, Evangelist and Interpreter, Exeter, Paternoster, 1978, 192.
« Telle la proue d’un bateau qui rejette les eaux à droite et à gauche, [Jésus] contraint les hommes à se
prononcer pour ou contre lui. Aussi son jugement est-il à la fois futur et présent. Le procès se déroule à la
fois sur terre et dans le ciel : le témoin venu du ciel, à qui Dieu, lui-même, ses oeuvres, les Ecritures, Jean-
Baptiste rendent témoignage, celui qui sera l’objet de l’attaque sournoise puis ouverte du monde va être
condamné par les hommes. Mais […] [l]a vérité, c’est que le monde est condamné et que celui qu’il est en
train de condamner est le seul juste et véritable ».
Th. PREISS, « La justification dans la pensée johannique », in La vie en Christ (coll. Bibliothèque
théologique), Neuchâtel-Paris, Delachaux et Niestlé, 1951, 53.
Dans le quatrième évangile, « [...] on peut s’attendre à ce qu’un signe mette en avant des aspects à la fois
prophétique et symbolique. L’événement en question montrera donc du doigt l’avenir, lorsque le symbole
deviendra réalité. À ce moment-là, l’authenticité du messager de Dieu sera confirmée et Dieu sera glorifié »
A. J. KÖSTENBERGER, The Missions of Jesus & the Disciples, 60
« Ultimement, tous les signes s’orientent vers Jésus comme vers le véritable messager de Dieu, celui qui
donne la vie. La réalité de ces signes trouve sa pleine expression dans la résurrection de Jésus d’entre les
morts. Il s’agit toutefois d’une réalité qui se manifeste déjà dans les signes accomplis au cours du ministère
public de Jésus. D’après Jean, les ‘signes’, y compris le geste dans le temple, sont des images (‘pictures’),
révélant la vraie identité de Jésus : c’est lui qui est le Christ, le Fils de Dieu ».
A. J. KÖSTENBERGER, The Missions of Jesus and the Disciples According to the Fourth Gospel, 70.
Dans Jean, les divers thèmes convergent vers un centre unique, à savoir « […] la personne de Celui dont
les discours mystérieusement monotones culminent dans ces formules souveraines : ἐγώ εἰµι. moi je suis la
lumière… la résurrection et la vie… le chemin, la vérité et la vie ».
Th. PREISS, « La justification dans la pensée johannique », 47.
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« [...] on pourrait dire que les paroles de Jésus dans les synoptiques devraient largement s'accompagner de
guillemets alors que, dans Jean, l'évangéliste les reformule avec ses propres mots ».
J. BUCHHOLD, « L’évangile de Jean : une ‘traduction’ des synoptiques », Théologie évangélique 4/1 (2005),
20
« L’évangéliste veut montrer que dans chaque événement de la vie du Jésus incarné, le Christ présent dans
son Eglise est en même temps déjà à l’oeuvre. À partir de chaque récit, il prolonge […] la ligne qui conduit
au Christ ressuscité à l’oeuvre dans toutes les activités de sa communauté ».
O. CULLMANN, Le milieu johannique. Etude sur l’origine de l’évangile de Jean, Neuchâtel, Delachaux et
Niestlé, 1976, 28
« La Purification du Temple – c’est-à-dire l’expulsion des animaux sacrificiels de ses enceintes – signifie la
destruction et le remplacement du système d’observance religieuse dont le Temple était le centre : un
nouveau ‘Temple’ à la place d’un ancien »
C.H. DODD, L’interprétation du quatrième évangile, 386
L’ensemble du deuxième chapitre de Jean « […] a une signification programmatique : quiconque comprend
le miracle du vin et la purification du temple tient la clé du ministère, de la mort et de la résurrection de
Jésus, ainsi que les implications de ceux-ci pour le salut du royaume et l’existence de l’Eglise »
G.R. BEASLEY-MURRAY, John (coll. WBC), Waco, Word Books, 1987, 31
Ce qui appartient en propre à l’auteur du quatrième évangile, c’est la conscience « […] d’être inspiré par
l’‘esprit de vérité’ en vue de révéler la signification profonde et la portée des faits qu’il relate ; en
conséquence, il se sent autorisé à poursuivre avec une souveraine liberté les discours de Jésus. […] Même
lorsqu’il a utilisé des traditions écrites ou orales, l’auteur les a en tout cas entièrement adaptés à son but et
les a ainsi marquées d’une empreinte très personnelle ».
O. CULLMANN, Le milieu johannique, 20
le passage de Mt 11,27 nous met « […] en présence d’un des logia de Jésus qui ont donné naissance à la
théologie johannique. Au reste, sans attache à la tradition synoptique, la formation de la théologie
johannique resterait une énigme totale ».
J. JEREMIAS, Théologie du Nouveau Testament, t 1, Paris, Cerf, 1996, 78
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II. Origine, formation et contexte de l’évangile
A : L’identité de l’auteur, une première approche
A.1 : La provenance de Jean : le monde hellénistique ou la Palestine ?
A.2 : Originalité et fiabilité historique des récits narratifs
A.3 : La datation du quatrième évangile
B : Le quatrième évangile et l’apôtre Jean
B.1 : Quelques éléments de la question de paternité
a) Des matériels qui se recoupent ou se répètent
b) Les ruptures de séquence (« apories »)
c) La mention d’une communauté johannique
« Un prophète mystique avait existé vers la fin du premier siècle ou au commencement du second,
maître de gnose plutôt qu’apôtre de la foi, à qui sont dus les poèmes et visions symboliques sur
lesquels le quatrième Evangile a été construit. Un peu plus tard, vers 135-140, ces magnifiques
spéculations furent encadrées dans un récit évangélique pour constituer un manuel d’initiation
chrétienne, analogue aux livrets qui avaient déjà cours dans les communautés. Alors furent arrêtés
probablement le cadre chronologique et une partie des emprunts faits à la tradition synoptique fut
réalisée ; le livret, sous cette forme, était anonyme, et sa diffusion aura été limitée, ou peu s’en faut, à la
province d’Asie. Quelque quinze ou vingt ans plus tard, le déclenchement de l’hérésie marcionite étant
survenu, le livret asiate fut amendé, complété, plus ou moins remanié, non seulement par l’accession
du chapitre XXI, mais par d’autres retouches et additions dans le corps du livre et présenté
audacieusement comme œuvre apostolique ».
A. LOISY, Les origines du Nouveau Testament (Paris, 1936), 254.
Parmi les quatre évangiles, « […] seul Jean possède une connaissance de l’architecture de Jérusalem.
[…] La description chez Jean des Jérusalem et de ses environs se trouve régulièrement confirmée par
les découvertes archéologiques les plus récentes. De nombreux archéologues constatent depuis peu
que l’apport de Jean est indispensable pour recréer et se représenter la topographie de Jérusalem
d’avant l’an 70, comme aussi le contexte de vie et de mentalité de Jésus ».
J.H. CHARLESWORTH, « The Historical Jesus in the Fourth Gospel: A Paradigm shift? », Journal for the
Study of the Historical Jesus, 8 (2010), 41
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B.2 : Jean dans la tradition de l’Eglise des premiers siècles
B.3 : L’auteur du quatrième évangile : le témoignage interne
a) L’auteur semble faire partie des douze
b) L’évangile fait mention des disciples principaux, mais jamais de Jean
c) L’auteur fait partie d’un groupe intime à l’intérieur des douze
d) Jean, un homme « sans instruction » ?
e) Peut-on séparer Jean (DBA) et « l’évangéliste » ?
C : but, plan et contenu de l’évangile de Jean
C.1 Témoignage pour qui ? Vis-à-vis de qui ?
C.2 : Sitz im Leben et date : la communauté johannique et la synagogue
a) Quelle communauté ?
b) Le conflit avec « les Juifs »
c) Date de rédaction ?
C.3 : La structure de l’évangile de Jean
a) Quelques repères généraux
b) Le Prologue et la trame narrative de l’évangile
c) Le rôle des signes dans la structure de l’évangile
« [La visée homogène de l’évangile] […] n’apparaît pas liée à l’ultime révision de l’ensemble de l’œuvre,
mais comme une constante qu’on retrouve en toutes ses parties. […] Si derrière [l’évangile] apparaît une
très forte personnalité dont la présence est partout perceptible, on devrait pour le moins hésiter à en
attribuer la conception à un simple rédacteur. Même là où il faut supposer un rédacteur, on doit se
demander s’il n’est pas sous l’influence de cette personnalité : en dehors de cas d’espèce, son apport ne
devrait pas alors être surestimé ».
O. CULLMANN, Le milieu johannique, 16.
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« Si donc l’on veut chercher un personnage qui puisse remplir [les conditions exigées par le quatrième
évangile] ; il faudra courir loin pour en rencontrer un qui connaisse de près et la Galilée et la Palestine
méridionale, qui soit responsable de la mission des apôtres à Jérusalem et en Samarie (Act. 3 et 4 ; 8:14-
25), et qui soit l’un de ceux qui, de Jérusalem, entreprirent d’‘aller chez les Juifs’ (d’après Gal. 2:9, selon
les dires de Paul lui-même). Postuler, en excluant Jean, des répliques exactes de telles conditions, c’est
inventer un fantôme, un génie spirituel et un géant de théologie ; une telle démarche n’est pas
scientifique. (…) [J]e me vois contraint de dire que j’en suis venu à considérer comme l’hypothèse
e
présentant le moins de difficultés, l’authenticité apostolique du 4 évangile et sa rédaction dans le climat
d’une communauté missionnaire en évolution ».
J.A.T. ROBINSON, Peut-on se fier au Nouveau Testament ?, 104.
« Que les apostats n’aient pas d’espoir et que le royaume de l’impertinence soit déraciné de nos jours.
Que les Nozrim et les Minim disparaissent en un clin d’oeil. Qu’ils soient effacés du livre des vivants et ne
soient pas inscrits avec les justes. Béni sois-tu, Seigneur, toi qui ploies les orgueilleux ».
Douzième bénédiction de la Amida palestinienne (dix-huit bénédictions)
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III. La littérature johannique : quelques éléments thématiques
A : Jésus-Christ, envoyé et révélation du Père
A.1 : « Je suis » et l’identité de Jésus
a) L’emploi métaphorique de l’expression
b) L’emploi absolu de l’expression
c) L’origine de l’expression ?
A.2 : Le Fils, Révélateur et Révélation du Père
A.3 : L’œuvre du Christ et l’heure de la croix
a) La croix et le don de la vie
b) La croix, une substitution ?
B : L’œuvre de l’Esprit
B.1 : La croix comme genèse de l’Esprit ?
a) « L’Esprit n’était pas encore »
b) L’Esprit de Dieu et Jésus de Nazareth
c) L’Esprit, la croix et le tombeau vide
B.2 : L’Esprit-Paraclet et la mission des disciples
a) Qu’est-ce qu’un « Paraclet » ?
b) L’Esprit qui conduit dans la vérité du Christ
c) Le témoignage de l’Esprit
C : L’évangile de Jean et « les Juifs »
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« La signification du sang est mise en avant en Jn 6,52-59, où les connotations eucharistiques se
devinent aisément. […] L’eau qui coule du côté de Jésus signifie, quant à elle, la vie de l’Esprit résultant
de la glorification du Christ ».
A.T. LINCOLN, The Gospel According to John, 479.
« Ce Paraclet prendra la place de Jésus suite à son départ […] et, dans son activité de Paraclet, ne fera
rien d’autre que ce que Jésus lui-même faisait, si ce n’est qu’en le faisant il poursuivra et fera avancer
l’oeuvre de Jésus ».
H. N. RIDDERBOS, The Gospel of John, 500.
« Le témoignage de l’Esprit se fera essentiellement dans et à travers celui des disciples, et ce
témoignage des disciples recevra son impulsion, ainsi que la force qui le portera en avant, de celui de
l’Esprit ».
A. T. LINCOLN, The Gospel According to Saint John, 412
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IV. Exégèse de quelques passages particuliers
A : Le prologue de Jean : Jean 1, 1-18
A.1 : Questions littéraires
a) Une structure concentrique
b) Un développement en « paliers »
c) Le prologue, un hymne primitif ?
A.2 : La Parole éternelle (v. 1-5)
a) La Parole dans l’éternité (v. 1-2)
Digression : L’expression Lo,goj tou/ Qeou/
b) Parole, vie et lumière (v. 3-5)
A.3 : Jean-Baptiste, la Lumière et les siens (v. 6-11)
a) Le témoignage de Jean-Baptiste (v. 6-8)
b) La venue de la lumière et le refus des siens (v. 9-11)
A.4 : La communauté des enfants de Dieu (v. 12-13)
A.5 : La Parole « parmi nous » (v. 14)
a) L’incarnation
b) Le rapport entre l’incarnation et l’AT
c) La relation unique entre le Fils et le Père
A.6 : Jean-Baptiste, Moïse et le Christ (v. 15-17)
a) Le verbe particulier rattaché à la révélation du Christ :
b) Le statut particulier de l’ancienne alliance
A.7 : Le Fils unique, « exégète » du Père (v. 18)
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B : La naissance d’en haut et le Fils venu du ciel : Jean 3,1-21
B.1 : Le passage dans le contexte de l’évangile, structure et formation
a) Contexte du passage
b) Structure du passage
c) Formation littéraire
B.2 : Rencontre dans les ténèbres et nouvelle naissance (v. 1-4)
a) La situation de Nicodème
b) Une nécessaire naissance
B.3 : Naître d’eau et d’Esprit (v. 5-10)
a) L’Esprit
b) L’eau
c) Un approfondissement : l’Esprit souverain
B.4 : Jésus, le Révélateur venu d’en haut (v. 11-13)
a) Qui est le « nous » ? (v. 11)
b) La révélation du Fils
B.5 : L’amour de Dieu pour un monde dans les ténèbres (v. 14-21)
a) L’amour universel du Père (v. 16-17)
b) Venue de la lumière et jugement des ténèbres (v. 18-21)
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C : L’intercession de Jésus en faveur des siens : Jn 17, 1 – 26
C.1 : Contexte, structure et enracinement historique
a) La structure littéraire
b) L’enracinement historique
C.2 : La perspective globale : le départ du Fils vers le Père
C.3 : Jésus prie pour son œuvre (v. 1-5)
a) La glorification de Jésus
b) Le don de la vie éternelle
c) La préexistence du Fils de Dieu
C.4 : L’intercession de Jésus pour les disciples dans le monde (v. 6-19)
a) Le fondement de l’intercession pour les disciples
b) L’unité de but entre Jésus et les siens (v. 11 et 18)
C.5 : Prière pour l’unité (v. 20-23)
a) Le fondement de l’unité
b) Le moyen de l’unité
c) Le but de l’unité
C.6 : Une finalité ultime : la gloire partagée (v. 24-26)
a) Le partage du règne du Fils de l’homme
b) L’amour du Père dans la vie des disciples
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« […] Cette demande exprime le désir de Jésus pour que sa vie, qui va maintenant être consacrée à Dieu
par sa mort (v. 19), soit un sacrifice agréable ; que Dieu l’élève au trône de sa gloire (cf. 13, 32-32) ; qu’il
jouisse de l’honneur qui vient de Dieu seul, et que tous le reconnaissent ; que cet événement constitue de la
sorte l’avènement de la souveraineté salvifique, le royaume de Dieu pour la vie du monde et, ainsi, la
révélation de la gloire du Père en tant qu’amour et puissance rédempteurs ».
G. BEASLEY-MURRAY, John (coll. WBC), Waco, Word Books, 1987, 296.
L’ensemble de cette prière « […] constitue la réflexion la plus approfondie de cet évangile sur ce qu’implique
l’union intime entre le Fils et le Père, union qui est expérimentée dans ce monde, mais qui transcende les
catégories d’espace et de temps » ;
A. T. LINCOLN, The Gospel According to Saint John, 433 s.
« Ceux que Dieu a donnés à Jésus croiront et connaîtront ; pour les autres, ceux qui constituent le monde,
cette interpellation sera l’occasion d’une auto-condamnation, car ils s’en détourneront. Comment l’unité des
chrétiens peut-elle faire cela ? Jésus a lancé cette interpellation en affirmant être un avec le Père ;
maintenant les chrétiens entrent dans cette unité […] et constituent cette même interpellation. Jésus, par son
affirmation d’être la révélation de la gloire de Dieu, a remis en question les hommes du monde ; maintenant
Jésus a donné cette gloire aux siens (v. 22), de sorte que l’interpellation vienne à travers eux » ;
R.E. BROWN, The Gospel According to John XIII-XX1, 778
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PLAN DÉTAILLÉ DU COURS (partiel)
D : Témoins du Fils vivant : Jean 20, 1-18
D.1 : Remarques introductives
D.2 : La découverte du tombeau vide (v. 1-10)
a) La visite de Marie-Madeleine (v. 1-2)
b) La visite des deux disciples (v. 3-7)
c) La réaction des disciples : foi ou incompréhension (v. 8-10) ?
D.3 : L’apparition du Christ vivant (v. 11-18)
a) L’événement (v. 11-16)
b) La nouvelle situation créée par la résurrection (v. 17-18)
c) Le message du Ressuscité
L’organisation du passage
1. Découverte de la pierre enlevée et le dépit de Marie (v. 1-2)
2. Visite au tombeau et découverte des bandelettes par le DBA (v. 3-5)
3. Entrée de Pierre dans le tombeau, découverte des bandelettes et du linge (v. 6-7)
4. Premier crescendo : une lueur d’espoir chez les disciples (v. 8-10)
5. Apparition de deux anges « habillés en vêtements blancs » (v. 11-13)
6. Apparition de Jésus et reconnaissance du Ressuscité par Marie (v. 14-16)
7. Deuxième crescendo : proclamation du message à annoncer aux disciples (v. 17).
« Si l’on avait dérobé le corps, on n’aurait pas pris soin d’ôter le suaire, de l’enrouler et de le
mettre à part… Les séparer, et mettre à part celui-ci, et à part celui-là après l’avoir enroulé, était
le fait de quelqu’un qui agissait avec soin, et non au hasard sous l’effet du trouble ».
Jean Chrysostome, cité in, X. LÉON-DUFOUR, Lecture de l’Evangile selon Jean, IV, 208 .
Marie-Madeleine « […] cherche à rester accrochée à la source de sa joie, puisqu’elle prend, à
tort, l’apparition de Jésus ressuscité comme synonyme de la présence permanente du Seigneur
parmi les disciples. En lui disant de ne pas le retenir, Jésus indique qu’il n’accordera pas cette
présence permanente par des apparitions mais, suite seulement à sa montée auprès du Père,
par le don de l’Esprit ».
R. E. BROWN, The Gospel According to John XIII-XX1, 1012.