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Cours de Tabernacle Prof. Augustin MUTOKE

INSTITUT BIBLIQUE ET THEOLOGIQUE


SUR LE ROC
« IBTROC »

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COURS DE TABERNACLE

L’enseignement biblique sur la typologie

Par

Prof. Augustin MUTOKE

PLAN DU COURS

Institut Biblique et Théologique Sur Le Roc


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Cours de Tabernacle Prof. Augustin MUTOKE

COURS DE TABERNACLE

Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux... Exode 25.8

A. INTRODUCTION

Dans la Genèse, nous voyons Dieu appeler des hommes individuellement, tel Abraham, à
quitter le milieu où ils sont, pour devenir voyageurs et étrangers, dans l’attente d’une
« meilleure patrie ».

Après la sortie d’Egypte sous la conduite de Moïse, le peuple d’Israël se dirige vers la pays
promis en passant par le désert du Sinaï. Ce voyage a duré environ trois mois jusqu’au Sinaï.
Le peuple sait peu de choses et là, il reçoit les commandements, les règles et la révélation du
Tabernacle. L’étape du Sinaï a duré environ onze mois. Le tabernacle a été nommé l’Evangile
de Moïse et aussi la révélation de Christ et de son Eglise.

Ainsi est le croyant aujourd’hui, appelé par le Seigneur Jésus hors du monde, devenu « forain
et voyageur », en route vers le ciel. Mais dans l’Exode Dieu nous montre qu’il n’appelle pas
seulement les hommes individuellement, mais qu’il veut avoir un peuple sur la terre. Ce peuple,
il l’a d’abord délivré de la puissance de l’ennemi (Pharaon), racheté du jugement par le sang
de l’Agneau (Pâque ; Ex. 12) et séparé du monde (Égypte) par la Mer Rouge, en l’amenant
dans le désert. Et là, dans le désert, Dieu se révèle comme Celui qui veut habiter au milieu de
son peuple (Ex. 15:2 ; 25:8 ; 29:45-46).

De même aujourd’hui, Dieu habite au milieu de ses rachetés qui forment un tout : la maison
de Dieu composée de pierres vivantes, telle que nous la voyons dans 1 Pierre 2 ; l’habitation
de Dieu par l’Esprit, telle que la présente Éphésiens 2:19 à 22.

1. Source biblique et révélation : Dans Exode chapitres 25 à 27 et 35 à 40 soit onze


chapitres et particulièrement dans Hébreux chapitre 8 et 9, la Tabernacle est un grand sujet
biblique de l’AT. Donné à Israël comme sanctuaire, il nous est donné sous forme symbolique
pour révéler son plan de salut mondial.

Les enseignements relatifs au tabernacle se trouvent dans les chapitres 25-40 de l’Exode. Rien
n’était laissé au bon plaisir du peuple ou de Moïse : tout devait être « selon le modèle » montré
par Dieu (25:9). De même dans l’église. Ainsi, le Tabernacle n’est pas le fruit des pensées de
Moïse, mais une véritable révélation de Dieu d’après le modèle. Ex 25 :9 et 40. La typologie
occupera une grande place dans l’étude du symbolisme relatif au Tabernacle.

2. Explications diverses : Type, symbole, image, figure sont des mots synonymes,
semblable exprimant une même idée. L’antitype est l’accomplissement du type qui supprime
ce type, ce symbole. Exemple : le sabbat type du repos disparait en Jésus, notre repos, qui
est l’antitype : Héb 8 :5 et 9 :8-10

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Donc, la typologie, le symbolisme sert à illustrer des vérités abstraites, cachées ou encore
lointaines.

Après la révélation des dix commandements et des diverses lois, Exode chapitre 20 à 23, Moïse
remonta vers l’Eternel au Sinaï accompagné de plusieurs : chapitres 24 :1 et 9, et là il reçoit
la révélation du Tabernacle et les deux tables de pierre et cela pendant les 40 jours de jeûne
(40 chiffre de l’épreuve).

B. LE TABERNACLE VUE D’ENSEMBLE

1. Le mot Tabernacle veut dire « tente » : Israël vivait sous les tentes. Quelle différence
avec les temples et idoles païens fixés en un seul lieu immuable ! le Tabernacle était
démontable, d’un transport aisé et d’une reconstruction rapide. La présence de Dieu n’a plus
de symbole visible maintenant : jean 1 :14. Le mot grec « habité » signifie « habiter sous une
tente ou tabernacle ».

Nous trouvons dans la Parole sept « demeures » successives de Dieu sur la terre : a) le
tabernacle (Ex. 40:34-35) ; b) le temple de Salomon (2 Chron. 5:13-14) ; c) Christ (Jean 2:21
; 2 Cor. 5:19) ; d) l’église ; e) le temple d’Ézéchiel en rapport avec la terre millénaire (Éz.43:2-
7) ; f) la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21:22) et g) la nouvelle terre (Apoc. 21:3).

La Bible, en utilisant la notion de tente nous montre que, par rapport à Dieu, c’est une
révélation qui nous montre que le Seigneur a pris la forme humaine pour venir visiter son
peuple et demeurer au milieu d’eux car le Tabernacle était au milieu de son peuple tandis que
la notion de tente est utilisée en rapport avec l’homme pour monter sa fragilité.

2. Diverses parties : Il y avait deux parties distinctes : Le parvis, une sorte de cours et le
Tabernacle (une tente) au fond du parvis. L’autel des holocaustes et la cuve d’airain étaient
dans le parvis. Le Tabernacle était formé du lieu saint et du lieu très saint. A l’intérieur, divers
objets étaient installés : l’autel des parfums, à gauche la lampe à sept branches et la table des
pains de proposition. Le voile de séparation et l’arche de l’alliance dans le lieu très saint. Tout
cela sera étudié ensuite dans le détail.

3. Remarques : L’aspect extérieur n’était pas attirant : masse sombre, rien d’éclatant. Les
richesses étaient intérieures et cachées (or, argent travaillé et belles étoffes) à l’image de
Christ. Es 53 :1-3. Ainsi nous comprenons que les choses de Dieu se comprennent quand
vous êtes en Christ, à l’intérieur, c’est-à-dire héritier de Dieu et cohéritier en Christ.

Les dimensions étaient relativement réduites par rapport aux temples païens de l’Egypte et de
Babylone. La coudée, mesure de longueur valait environ 50 centimètres. La hauteur de la
tenture extérieure de 2 m 50 et la Tabernacle avait 15 m x 5 m. Vraiment Dieu choisit les
choses faibles et folles de ce monde : 1 Cor 1 :27

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4. Ses matériaux : Les matériaux aussi étaient précisés par Dieu, Ex 25 :3-7. Dieu insista
non seulement sur l’exactitude des formes extérieures, mais aussi sur la qualité. La grande
valeur de sa structure nous parle du prix de la rédemption.

5. La source des fournitures : Les fournitures devaient venir du peuple de Dieu qui était
appelé à) offrir librement, Ex 25 :2. Il n’y avait aucune contrainte, cependant il y en eut plus
qu’assez, Ex 36 :5-7. Ils ont vraiment donné joyeusement dans le sens de 2 Cor 9 :7.

6. Les ouvriers : Moïse était le directeur des travaux et le responsable de l’exécution totale
selon les plans de Dieu, Héb 8 :5. Le travail lui-même était fait par des ouvriers volontaires,
Ex 36 :1-2. Ils avaient été enseignés par des hommes qui furent divinement équipés pour
leurs tâches, et qui furent rendus capables d’enseigner les autres. Ex 36 :30-35. Ici nous
voyons la nécessité du leader qui a l’obligation de communiquer la vision aux collaborateurs.

C. LA POSITION DU TABERNACLE

1. Son emplacement : Le Tabernacle n’avait pas d’emplacement permanent précis. Il était


porté de lieu en lieu par les lévites dirigés par la nuée et il était érigé sur le sol nu du désert
qui en formait le plancher. C’est une image de réalités suivantes : a) L’état des enfants de
Dieu qui sont pèlerins, notre terre, c’est Canaan : la destinée finale de notre pèlerinage sur la
terre, c’est le ciel ; b) L’assurance de la présence glorieuse de Dieu en tous lieux ; c) La
condescendance de Dieu au niveau des besoins humains

2. Sa position : Le Tabernacle était placé au milieu des douze tribus à qui étaient attribués
des positions n=bien définies. Ainsi, tout le peuple avait Dieu pour point central. Cela nous
parle de Christ au milieu de son peuple : Mat 18 :20 ; Apoc 1 :10-18. Dieu n’est pas plus
éloigné des autres ni proches des uns, il est au milieu de son peuple : Emmanuel.

3. Son orientation : Le tabernacle était tourné vers l’Est, faisant face au soleil levant. Cela
typifie l’anticipation israélite de la pleine révélation du Christ, le soleil levant de justice : Mal
4 :2, celui dont la venue même était prophétisée par le tabernacle.

4. Ce qu’il faut retenir sur le Tabernacle : Du chapitre 25 au chapitre 31, nous avons les
instructions de l’Éternel à Moïse. Elles comprennent :
 Chapitres 25 à 27 : le tabernacle et ses objets principaux à l’exception de l’autel d’or
et de la cuve d’airain ;
 Chapitres 28 à 29 : les sacrificateurs, leurs vêtements et leur consécration ;
 Chapitre 30 : l’autel d’or, l’argent de la rançon, la cuve d’airain et les aromates.
 Du chapitre 35 au chapitre 40, nous avons la construction du tabernacle.

Mais entre deux vient la triste circonstance du veau d’or, chapitres 32 à 34. Il fallait que le
peuple apprenne à connaître son cœur et réalise qu’il ne méritait que le jugement. Alors les
affections pour l’Éternel de ceux qui le recherchaient sont mises en exercice et les amènent à
sortir vers la tente d’assignation (33:7).

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Enfin Moïse, alors que son visage rayonnait (34:29-35) peut révéler au peuple les instructions
divines concernant Sa demeure au milieu d’eux.

Grand enseignement pour nous : c’est dans la mesure où les cœurs des croyants reconnaissant
leur incapacité personnelle seront attachés à la personne du Seigneur et disposés à « sortir du
camp » vers Lui, qu’ils saisiront les pensées de Dieu relatives à sa demeure au milieu de son
peuple (voir aussi Ézéchiel 43:10-11).

Nous retiendrons trois pensées principales dans les enseignements que nous donne le
tabernacle : a) La maison de Dieu, le lieu où Il demeure sur la terre correspondant aujourd’hui
à l’église ou assemblée ; b) La manifestation de Dieu en Christ, c’est-à-dire la révélation de
Dieu à l’homme ; c) L’accès du sanctuaire, c’est-à-dire le chemin que Dieu a ouvert à l’homme
vers lui.

I. LE PARVIS DU TABERNACLE

A. CONSTRUCTION DU PARVIS, Exode 27 :9-19

1. Description : Le parvis était une grande cour entourant le tabernacle proprement dit, et
clôturée par une séparation en toile de lin, de cinquante coudées de large. Cette séparation
était soutenue par 60 colonnes, 20 sur chaque longueur, et 10 sur chaque largeur ; le côté Est
de la cour comportait une porte large de 20 coudées. Les colonnes et les bases sont d’airain
et les crochets et leurs tringles sont d’argent.

2. But : Le parvis servait à deux buts : 1) c’était une clôture et 2) c’était un lieu de sacrifice

a) C’était une clôture : Le parvis était une enceinte qui entourait la structure sacrée, qui
était ainsi gardée d’une profanation accidentelle ou intentionnelle. Cette séparation servit à
enfermer et à exclure. Elle enfermait Dieu à l’intérieur, et laissait l’homme à l’extérieur (une
nette séparation).

b) C’était un lieu pour les sacrifices : Le parvis était un lieu de sacrifice, d’expiation, de
purification et de consécration au service de Dieu, comme l’indiquait la présence de l’autel des
holocaustes et la cuve d’airain.

3. Les toiles : Exode 27 :9-18

a) But : Les toiles étaient la partie principale de la séparation qui formait la clôture. La hauteur
était de 2,50 mètres, ce qui était trop haut pour que quelqu’un puisse regarder par-dessus.
Ainsi l’homme était totalement exclu, il n’y avait qu’un seul moyen d’accès donné par Dieu : la
porte. C’est par Christ et par la nouvelle naissance que nous pouvons rencontre Dieu et le voir.

b) L’étoffe : Les toiles étaient de « fin lin retors », qui est le type de la justice : Apoc 19 :8,
elles parlent de la justice de Dieu qui laisse l’homme dehors parce qu’il n’arrive pas à atteindre

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ce que Dieu attend de lui. Ainsi, par sa faillite, l’homme s’exclus. C’est l’image du témoignage
vrai et fort, résistant grâces aux piliers.

4. Les colonnes, Ex 27 :10 : Les colonnes d’airain constituaient le support de tout ce mur
de toile. Elles reposaient sur des bases d’airain enfoncés dans le sol formant un point d’appui
pour les empêcher de s’enfoncer ou de se déplacer. Les colonnes étaient à 5 coudées (2,5 m)
les uns des autres, distance égale à la hauteur. Des chapiteaux étaient placés sur les sommets
des colonnes pour les orner.

L’airain parle du jugement, de la justification, de la sainteté de Dieu au travers du jugement


du péché : Nombres 21 :8-9 ; Jean 3 :14-15.

Etant donné que l’argent parle de la rédemption : Zac 11 :12-13, les chapiteaux sont des
vertus de la rédemption qui embellissent : 1 Pierre 3 :3-4.

5. Les crochets et les cordages, Ex 35 :18 : Les « crochets » font allusion aux pieux d’une
tente, Es 54 :2. Par le moyen des crochets et des cordages, le tabernacle proprement dit et
le parvis étaient solidement attachés au sol du désert, de sorte que ni l’orage, ni la tempête
ne pouvait emporter cette structure.

Typiquement, les crochets nous parlent de Christ comme d’un « Clou » (pieu) dans un lieu
sûr. Es 22 :23, nous le montrant ferme et inébranlable sûre et ferme le tabernacle de Dieu
contre les vents et les orages. Par la vertu de sa propre fermeté.

6. La porte, Ex 27 :16-19 : Une seule porte : Jean 10 :9 ; Actes 4 :12 ; 1 Tim 2 :5. La porte
avait quatre colonnes reposant sur quatre bases, sur ces colonnes était suspendu un rideau
de fin lin retors, bleu, pourpre et cramoisi. Par cette porte, l’homme était obligé de s’approcher
de Dieu dans l’ordre divin d’accès, sinon, il ne pouvait pas s’en approcher du tout. Dimension :
10 m x 2,5 m

Le rideau suspendu est un type de Christ dans son humiliation comme Fils de l’homme, dont
la fin fut l’opprobre de la croix, Mat 27 :35-36. Le blanc typifie la pureté, le bleu est la couleur
du ciel nature divine, le cramoisi le sang frais du sacrifice, le pourpre un certain rouge réservé
au Rois. Les 4 couleurs typifient les 4 points essentiels de Christ, humanité parfaite, divinité,
agneau de Dieu et Roi universel.

II. LES ACCESSOIRES DU PARVIS

A. L’AUTEL DES HOLOCAUSTES, Ex 27 :1-8

1. Sa position : L’autel des holocaustes était de suite à l’intérieur de la porte par laquelle
entrait l’Israélite. Sa présence représentait la revendication de Dieu pour le péché et une
invitation pour l’homme à venir résoudre la question du péché. L’autel n’était pas ornemental,
mais affreux à voir, car c’était un lieu de souffrance et du sang.

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Sa présence à l’intérieur de la porte nous enseigne que le sacrifice de Christ est à l’entrée
même de notre accès auprès de Dieu et notre communion avec lui. L’aspect de l’autel, contraire
aux sentiments humains, nous montre l’empreinte constante du péché et l’opprobre de la
Croix. La nécessité du sang, pour ôter le péché, Héb 9 :22 ; Rom 6 :23 et la possibilité de la
substitution à la place du coupable, 1 Pierre 3 :18 voilà le message spirituel de l’autel des
holocaustes, c’est la croix. Tout devait être purifié par le sang. Sans cet autel, le culte dans le
tabernacle était impossible. La croix est essentielle et primordiale, Apoc 5 :6 chaque jour,
matin et soir, un sacrifice était régulièrement offert sans compter ceux des fêtes. Donc ce
spectacle est affreux, c’est toujours la croix objet d’horreur.

2. Sa construction : L’autel était carré, 5 coudées de long, 5 coudées de large, et 3 coudées


de haut. A chaque angle, il y avait une corne à laquelle la victime était attachée : Ps 118 :27.
Il était fait de bois d’acacia recouvert d’airain. Ce bois est léger et très dur résistant à l’humidité,
c’est Jésus-Christ, l’homme parfait qui supporte le jugement de Dieu (l’airain qui couvre).

3. Typologie
1. La hauteur de 3 coudées représente la Trinité de Dieu : le Père, le Fils et le Saint-Esprit,
tous trois étant à l’œuvre dans la rédemption.
2. Les quatre côtés égaux représentent les quatre points cardinaux, et parlent d’un salut
universel, pourvu par Dieu au travers du sacrifice de Christ.
3. Le chiffre 5 (la longueur de chaque côté) parle de la grâce de Dieu étendue à tout le
monde.
4. Les cornes, symbole de puissance : 2 Sam 22 :3 (Darby), parlent de la puissance de
l’Esprit Eternel par lequel Christ s’est offert lui-même à Dieu : Héb 9 :14 ; Tout est
accompli : Jean 19 :30

B. LA CUVE D’AIRAIN, Ex 30 :17-21

1. Sa position : La cuve d’airain était un grand bassin circulaire fait en airain, Ex 38 :8, et
plein d’eau. Elle était placée entre la tente d’assignation et l’autel des holocaustes, Ex 30 :18.
Nous ne savons rien sur ses dimensions et son aspect. Pourquoi ? Le ministère du Saint-Esprit
par la Parole est caché, invisible. Le sang avec l’autel et l’Esprit avec la cuve était devant le
Tabernacle. Nous comprenons par là une vérité profonde : Avant de voir et vivre les choses
merveilleuses qui sont dans le tabernacle qui est l’image de la vie chrétienne, il faut passer
par l’œuvre de la croix, de la parole et de l’Esprit de Dieu.

2. Son but : La cuve d’airain « aux ablutions » Ex 40 :30. Ce n’était pas une question
d’opinion, mais c’était une nécessité (obligatoire). Aaron et ses fils devaient se laver les mains
et les pieds chaque fois qu’ils entraient dans la tente d’assignation, et chaque fois qu’ils
s’approchaient de l’autel. Le fond était tapissé de miroirs offerts par les femmes.

3. Typologie
1. La cuve d’airain parle des vérités suivantes :
a) Du lavage de la régénération : Tite 3 :5 (Darby)
b) Du jugement personnel par la parole : Jac 1 :22-25 ; Héb 4 :12

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c) De la sanctification par la parole : Eph 5 :26-27


d) De l’eau qui reflète le visage et nous convainc : Jean 7 :38-39 (le SE)
2. Les sacrificateurs : Le lavage des mains et des pieds parle : Jean 13 :10
a) D’une activité consacrée dans le service de Dieu
b) D’une marche consacrée dans le service de Dieu par la Bible, onction du sang
et de l’eau, ils étaient purifiés.

Cette enceinte blanche (fin coton) soutenue par ses piliers d’airain, reposant sur des bases
d’airain, nous parle en particulier de :
 Le fait que la maison de Dieu et son parvis doivent être nettement séparés de toute
l’ambiance extérieure. La blancheur des tentures montre qu’il ne devait entrer dans
cette enceinte aucune chose souillée (cf. avec la nouvelle Jérusalem Apoc. 21:27) ;
 La vie pure et sans tache de Christ dans ce monde (coton), qui dans sa marche a
répondu pleinement à tout ce que la justice de Dieu exigeait (airain) ;
 Le témoignage public extérieur de justice pratique (coton, cf. Apoc. 19:8) des croyants,
fondés sur le jugement d’eux-mêmes et disposés, s’il le faut, à souffrir pour accomplir
la volonté de Dieu (airain), et unis en un tout par la rédemption (baguettes d’attache
en argent ; Ex. 38:25-31 ; Jean 11:52).

En effet, il ne convient pas aux rachetés de faire parade devant le monde de l’assurance de
leur salut (bases d’argent) ou des bénédictions diverses qui sont leurs, tels que vus en Christ
; c’est leur marche qui doit parler ; le jugement d’eux-mêmes leur est indispensable pour rester
debout ; l’amour qui les unit comme rachetés du Seigneur est leur témoignage pratique devant
le monde : « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous avez de l’amour entre
vous » ; «... qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé »
(Jean 13:35 ; 17:21).

III. LE TABERNACLE

A. LA CHARPENTE, Ex 26 :15-30

1. La construction : Le tabernacle était une enceinte de 48 planches. Chaque planche avait


10 coudées de haut et une coudée et demi de large. Elles étaient en bois d’acacia recouvertes
d’or, placées debout sur de bases d’argent et reliées ensemble sur trois côtés par cinq barre
de bois d’acacia recouvertes d’or.

Vingt planches constituaient le côté Sud, 20 autres pour le côté Nord, et 6 pour le côté Ouest,
4 couvertures étaient placées sur cette structure pour fermer le toit. Cette structure était elle-
même partagée par un rideau, appelé « le voile », en deux parties différentes par le nom et
la dimension.

2. Typologie
(1) Les planches : Les planches ont une triple signification typologique ; elles nous parlent
de Christ, de l’Eglise et du croyant :

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 Christ : le bois d’acacia dépeint son humanité ; c’est le « Fils de l’homme » : Luc
9 :58 et l’or dépeint sa divinité : c’est le « Fils de Dieu » : Eph 4 :13
 L’Eglise : Les planches parlent des croyants qui, dans leur ensemble, forment le
tabernacle de Dieu, une habitation de Dieu en Esprit : Eph 2 :21-22 avec l’or de
la nature divine : 1 Cor 1 :16
 Le croyant : Les planches nous parlent aussi du croyant individuel, comme étant
un enfant de la race humaine (acacia), et par sa position, comme étant un fils de
Dieu par la foi (recouvert d’or). Les planches, auparavant faisaient partie d’arbres
enracinés dans la terre et soutenus par elle. Pour qu’elles puissent servir pour le
tabernacle, comme pour le croyant :
a) Les arbres devaient être sélectionnés et choisis dans ce but : l’appel au
salut et l’appel au ministère ;
b) Ils devaient être abattus, dépouillés de leur écorce, et emportés : il faut
passer dans le processus de la sanctification ;
c) Ils devaient être dégrossis et sciés par les ouvriers de Dieu suivant les
indications de la parole de Dieu : il faut passer par le brisement et la
formation ;
d) Les planches devaient être mises à la place assignée par Dieu : chacun
doit servir en fonction des qualités et position lui assignée par Dieu dans
son œuvre ;
e) Elles devaient être transportée de lieu en lieu sans choix personnel : Jean
21 :18, dans le désert de ce monde pour être unies entre elles comme un
mur : Dieu appelle chacun dans son coin mais nous unis pour
l’avancement de son œuvre ;
(2) Les barres : Les barres nous parlent de Christ qui unit chaque croyant et par conséquent
le tabernacle de Dieu. Voici les 4 barres : Actes 2 :42 et la 5e barre invisible, c’est le
ministère du Saint-Esprit : 1 Cor 12 :4-6
(3) Les bases : Etant donné que l’argent typifie la rédemption, l’Eglise nous est montré ici
reposant sur la base de la rédemption, sur l’œuvre de Christ, et non sur la terre, l’œuvre
de l’homme ; poids lourd 70 à 80 Kg base maintient fortement la planche et l’isole du sol.

B. LES COUVERTURES, Ex 26 :1-14

1. Les tapis de fin lin retors, Ex 26 :1-6 : C’était la couverture, celle qui formait le plafond
visible à l’intérieur du tabernacle. Elle était magnifiquement brodée avec des représentations
de « chérubins artistement travaillés », de couleur bleue, pourpre, et cramoisie. Contemplons
toujours dans la vie intérieure la gloire christique. C’est dans le lieu saint, en Christ que vous
verrez la gloire de Dieu.

Les caractéristiques de Christ sont représentées ici de quatre manières :


a) Le lin blanc : dans sa justice, pureté : Apoc 20 :19 sans tâche, son humanité, pureté
de Christ, une pure et parfaite mise au service de Dieu et des hommes ;
b) Le bleu dans son caractère divin de Fils de Dieu : il est celui qui est venu du ciel : 1
Cor 15 :47 ; Jean 3 :13-31 ;

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c) Le pourpre : dans son caractère royal comme Roi : était très précise, était porté par le
roi et le riche ;
d) Le cramoisie : dans son sacrifice comme « Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde »
Jean 1 :29.

Les planches (l’Eglise) recouvertes par les couvertures (Christ) forment ensemble, indissolution
le Tabernacle (la Tête et le corps de l’Eglise) : Jean 15 :5

2. Les tapis de poil de chèvre, Ex 26 :1-13 : La couverture de poil de chèvre était placée
sur la couverture de lin ; elle nous rappelle le bouc émissaire de Lév 16 :21-22.
En typologie, elle nous parle de Christ notre bouc émissaire : Lév 16 :10, car « L’Eternel a fait
retomber sur lui l’iniquité de nous tous » Es 53 :6 ; « Lui qui a porté lui-même nos péchés en
son corps le bois » 1 Pierre 2 :24

3. Les tapis ou peau de bélier, Ex 26 :14 : Ces tapis étaient teints en rouge et placés sur
la couverture en poil de chèvre. Ils nous parlent de bélier de consécration, Lév 8 et du bélier
de l’holocauste apporté à l’Eternel : Ex 29 :15-18.

En typologie, la couverture de peau de Bélier nous parle de :


(1) La consécration totale de Christ la conduisant jusqu’à la mort ;
(2) Du sacrifice de Christ sur la croix

4. La couverture de peaux de dauphins, Ex 26 :14 : C’était la couverture extérieure et


visible, imperméable à la poussière et à la pluie, rude d’apparence et sans attrait. Elle devait
résister aux éléments afin de protéger l’intérieur. En typologie, la couverture de peau de
dauphin nous parle de Christ dans son humiliation et dans son rôle de protecteur : Phil 2 :5-
8 ; Es 53 :2-3.

Les tentures protègent l’Eglise contre les tempêtes de ce monde : Col 3 :3.

C. LES DEUX DIVISIONS, Ex 26 :31-37

1. Le lieu saint, Ex 26 :33


(1) Son but : Le lieu saint était la première et la plus grande des deux divisions. Les deux
tiers de l’ensemble. Il renfermait le chandelier d’or, la table des pains de proposition,
et l’autel des parfums. C’est là que les fils d’Aaron accomplissaient le service journalier
pour Dieu : Héb 9 :6.
(2) Son aspect : L’intérieur du lieu saint était d’une grande beauté : les murs en or sur
deux côtés, un magnifique rideau et le voile intérieur sur l’autre côté. Au-dessus, la
voûte était faits de fin lin retors, avec la représentation des chérubins en bleu, pourpre
et cramoisie. Ceux qui regardaient le tabernacle de l’extérieur ne voyaient que les
peaux de dauphins, et naturellement, il n’y avait aucune beauté pour les attirer. La
beauté était vue seulement par ceux qui se trouvaient à l’intérieur.
(3) Typologie : Le lieu saint nous parle de la grande bénédiction qui est le partage des
croyants du siècle présent : être des « sacrificateurs pour Dieu » : Apoc 1 :6. Comme

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les sacrificateurs du tabernacle, ils sont entrés par la porte, leur offrande pour le péché
(Christ) a été acceptée, ils sont lavés de leurs péchés, et maintenant, ils adorent et
servent Dieu.

2. Le lieu très saint, Ex 26 :33


(1) Son but : La division appelée le lieu très saint constituait le tiers de l’ensemble et elle
contenait l’arche avec le propitiatoire et la représentation des chérubins. Le lieu très
saint était séparé du reste du tabernacle par « le voile » que personne ne pouvait
soulever si ce n’est que le souverain sacrificateur une fois l’an, le jour des expiations
(la purification annuelle du péché pour Israël). Lorsqu’Aaron, le Souverain Sacrificateur
y entrait avec le sang pour l’offrande du péché. Les Israélites l’appelaient le lieu de la
présente sainte.
(2) Typologie : Le lieu saint nous parle de la présence de Dieu et représente l’état parfait
du croyant après son entrée dans le monde invisible des cieux, où Christ, notre
Souverain Sacrificateur nous a précédé : Héb 9 :12

3. Le voile, Ex 26 :31, 33
(1) Sa description : Le voile était fait de fin lin retors, tissé en bleu, de pourpre et de
cramoisi et orné de représentation de chérubins. Il était soutenu par quatre colonnes
en bois d’acacia couvertes d’or, reposant sur des bases d’argent. Le voile lui-même
était suspendu par des crochets en or. Il servait aussi de couverture : Nombres 4 :5 ;
les 4 piliers nous font penser aux 4 Evangélistes.
a) Il cachait l’arche à la vue lorsque le tabernacle était dressé : Ex 40 :3 ;
b) Pendant les déplacements dans le désert, le voile était placé sur l’arche pour lui
servir de couverture : Nombres 4 :5

Seul le Souverain Sacrificateur avait le droit de pénétrer une fois l’an le jour des
expiations avec le sang. Les chérubins sur le voile rappellent Genèse 3 :24.
(2) Son but : Non seulement le voile formait une séparation entre les deux lieux, mais il
leur enseignait que :
a) Il y avait un obstacle qui empêchait la parfaite communion avec Dieu
b) Les cieux leur étaient fermés jusqu’à ce qu’une voie soit trouvée afin qu’ils puissent
y entrer : Héb 10 :4, Tout est accompli
c) Dieu leur était inaccessible à cause de sa Sainteté et à cause de leur péché. Ce
voile est le 3e rideau avec les mêmes couleurs.
(3) Typologie : Le voile représente le corps de Christ : Héb 10 :20. Quand Christ fut
crucifié, le voile du tabernacle se déchira, montrant que l’ancienne alliance était abolie,
et qu’une voie nouvelle et vivante vers la Présence de Dieu venait d’être ouverte au
travers du corps de Christ. Il est tout à fait significatif que ce voile :
a) Ne s’est pas déchiré à partir du bas, montrant ainsi que la main de l’homme n’avait
rien à faire avec le voile ;
b) S’est déchiré à partir du sommet, montrant que c’était l’œuvre de Dieu ;
c) S’est déchiré jusqu’en bas, montrant que l’œuvre était complète. Quel sacrilège
pour les chefs religieux juifs.

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4. L’entrée, Ex 26 :36-37
(1) Construction : L’entrée conduisait au lieu saint et elle était constituée par un rideau,
le voile d’entrée, bleu, pourpre et cramoisi. Il était soutenu par 6 colonnes, en bois
d’acacia, le même aspect que le voile du parvis. A l’intérieur, aucune lumière que celle
de la lampe à sept branches.

Sa largeur de 10 coudées, la moitié de la largeur de l’entrée du parvis. L’entrée du


parvis était large, l’entrée du sanctuaire était étroite. L’entrée du parvis était pour tous,
mais l’entrée du sanctuaire était réservée seulement aux sacrificateurs qui avaient à
l’intérieur un service à y remplir. Aujourd’hui les sacrificateurs sont les enfants de Dieu :
1 Pierre 2 :5-9
(2) Typologie : L’Evangile de la grâce de Dieu (le parvis) est pour tout le monde et l’entrée
est assez large pour que tous puissent y entrer. Mais les privilèges et les bénédictions
de Christ sont seulement pour les croyants, et, par conséquent, la porte est étroite

Le croyant sacrificateur et entré dans le Lieu Saint ; il marche à la lumière du


chandelier, il tire sa subsistance de la table des pains de proposition et il adore à l’autel
des parfums.

IV. LES ACCESSOIRES DU TABERNACLE

A. LA LAMPE A SEPT BRANCHES OU LAMPADAIRE, Ex 25 :31-40 ; Lév 24 :1-4

1. Description : Le chandelier avait sa place sur le côté à gauche dans le lieu saint ; il était
en or pur. Il était constitué par une branche centrale verticale ; six autres branches sortaient
de cette branche centrale, trois de chaque côté. Sur l’extrémité de chaque branche, il y avait
une lampe, sept lampes en tout.

2. But : Le chandelier fournissait la lumière du lieu saint, c’est pourquoi les lampes devaient
brûler continuellement. C’est dans cette lumière que les sacrificateurs servaient et adoraient
Dieu. C’est la seule lumière intérieure. N’acceptons pas d’autres systèmes ou méthodes dans
l’Eglise.

3. Typologie générale : Le chandelier parle de :


(1) Christ : La lumière du monde : Jean 1 :4 et 8 :12, la seule lumière ;
(2) L’Eglise : le reflet de cette lumière : Apoc 1 :20 ;
(3) Le croyant : le dispensateur de cette lumière : Matt 5 :14-16. La tige centrale peut
représenter Christ, alors que les six branches sont l’image de l’Eglise : Matt 18 :20 et Jean
8 :12 ; 17 :22

4. Typologie détaillée
(1) Les Matériaux
a) Il était en or pur : L’or parle du caractère divin ; ici il enseigne que l’anti-type
du chandelier doit posséder la ressemblance à Dieu.

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b) Il était fait d’or battu : Le chandelier fut modelé par le marteau jusqu’à ce
qu’il devienne conforme au divin modèle ; il était orné de calices, de pommes
et de fleurs d’amandier. Cela nous parle de la perfection au travers de la
souffrance : Héb 2 :10. L’amandier est le symbole de la vigilance. Dieu ne dort
pas mais il accompli sa Parole : Mat 24 :35 ; Jér 1 :11-12. Les fruits de l’Esprit :
Gal 5 :22-23
(2) Les Lampes
a) Elles étaient remplies avec de l’huile d’olive pure : Cela typifie la
plénitude du Saint-Esprit, source de lumière du croyant.
b) Elles doivent être remplies chaque jour : Lorsque l’huile était consommée,
il fallait en remettre. Cela nous parle de la nécessité du renouvellement du
Saint-Esprit pour le croyant.
c) Elles devaient être mouchées périodiquement : Sans cette opération, la
lumière aurait être pâle, et il y aurait ou plus de fumée que de lumière. De
même, le croyant a besoin d’être mouché par Dieu, afin que ce qui affaiblit sa
lumière soit ôté.
d) Elles devaient brûler continuellement : Il ne devait pas y avoir de
moments pendant lesquels notre lumière s’arrête de briller.
(3) La Lumière
a) La lumière des lampes n’étaient pas leur lumière propre : Les lampes
contenaient seulement ce qui donnaient la lumière. Ainsi, nous, de simples
vases du Saint-Esprit qui est la véritable source de lumière : 2 Cor 4 :7.
b) La lumière était une lumière consacrée : Cette lumière était employée
seulement pour le service de Dieu. De même, nous devons employer la lumière
de l’Evangile pour Dieu et pour Sa gloire, et non pour des fins égoïstes. Il
éclairait toutes choses à l’intérieure.

Nous voyons le chandelier briller sous cinq aspects différents :


 Vis-à-vis de lui et devant lui (chap. 25:37) : le plus grand et le premier témoignage que
rend le Saint Esprit, c’est à Christ lui-même : le premier objet qui attirait les regards en
entrant dans le sanctuaire était le chandelier tout éclairé.
 Le Seigneur Jésus dit en parlant du Saint Esprit : « Celui-là me glorifiera ; car il prendra
de ce qui est à moi et vous l’annoncera » (Jean 16:14).
 Le chandelier éclairait la table des pains (Ex. 26:35) : le Saint-Esprit met en lumière la
position des saints en Christ dans le sanctuaire.
 Le chandelier brille en Nombres 8 en rapport avec la purification des Lévites : c’est le
Saint Esprit qui doit diriger tout service pour Dieu, et en être le ressort.
 En Lévitique 24, nous voyons le chandelier au début d’un chapitre où va se manifester
l’opposition à Dieu au milieu d’Israël : l’apostasie. En face du mal qui s’introduit dans
le peuple de Dieu, seul le Saint Esprit est le remède.
 En Exode 27:21 ; 30:8, on voit que le chandelier brûlait durant la nuit (À noter que
dans le temple d’Ézéchiel durant « le jour » du millénium, il n’y a pas de chandelier).
C’est pendant la nuit de la réjection et de l’absence de Christ que le Saint Esprit éclaire
le sanctuaire sur la terre et produit la prière d’intercession et le culte (chap. 30:7).

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B. LA TABLE DES PAINS DE PROPOSITION, Ex 25 :23-30 ; Lév 24 :5-9.


Littéralement pain de présentation

1. Description : La table des pains de proposition (litt. « pains de présentation ») était en


bois d’acacia recouvert d’or, avec bordure en or tout autour du sommet. Des anneaux étaient
placés aux quatre pieds pour recevoir les barres qui servaient à porter la table. Remarquez
plus d’airain à l’intérieur : Rom 8 :1. La bordure évitait que les pains ne glissent à terre. De
petites dimensions : longueur 2 coudées, largeur une coudée, hauteur 1 coudée 1/2

2. But : Douze pains, aspergés d’encens, étaient posés sur la table en deux piles. A la fin de
chaque semaine, ils étaient remplacés, et les sacrificateurs les recevaient pour leur nourriture.

3. Position : La table se trouvait sur le côté nord du tabernacle dans le lieu saint, en face du
chandelier : Ex 40 :22-24, soit à droite en entrant.

4. Typologie :
(1) Christ : La table des pains nous parle de Christ, le Pain de Vie : Jn 6 :35. Le nombre
12 représente les douze tribus d’Israël dans leur communion avec Dieu. Personne n’est
oubliée : un pain par tribu et le même pain. Cela nous révèle que tout le peuple de
Dieu qui a fait alliance, est invité à participer à la provision de Dieu pour leur
subsistance.
(2) Le repas du Seigneur : La table des pains de proposition est aussi l’ombre de la table
de la communion du peuple de la Nouvelle Alliance. Les chrétiens participent au pain
et au vin, emblèmes du corps brisé de Christ et de son sang répandu : Mat 26 :26-29.
Ces pains étaient faits de farine blanche, douce et égale au toucher. Jésus était ainsi
l’Homme parfait. Les pains étaient cuits au four et saupoudrés d’encens (symbole de
souffrance et bonne odeur de Christ).
(3) Le festin céleste : La table des pains de proposition est aussi le type du grand festin
qui aura lieu dans le ciel, le festin des Noces de l’Agneau : Apoc 19 :9.

C. L’AUTEL DES PARFUMS, Ex 30 :1-10

1. Description : L’autel des parfums était carré, 1 coudée par côté et 2 coudées de hauteur,
il était fait de bois d’acacia recouvert d’or. Comme l’autel des holocaustes, il avait quatre cornes
sortant des quatre angles, et il était orné d’une bordure en or pour garder le feu toujours
brûlant.

Le sang du sacrifice pour l’expiation était appliqué sur les cornes de l’autel une fois l’an. Deux
barres servaient à le transporter, elles étaient (passés) dans les anneaux situés aux quatre
angles.

Il était situé tout près de la présence de Dieu, juste devant le voile. Sur cet autel, il y avait un
brasier en or contenant des charbons brûlants pour l’autel des holocaustes.

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Le feu du brasier faisait dégager le parfum de l’encens qui devait être offert chaque matin
pendant que les lampes étaient préparées (v.7), et chaque soir, pendant qu’elles étaient
arrangées (v.8) le feu ne devait pas s’éteindre.

2. Typologie générale : Christ, Notre intercesseur incessant : Héb 7 :25.

3. Typologie détaillée :
(1) L’autel : Le fait que cette table soit appelée un autel nous révèle qu’il y a un élément
de sacrifice dans la prière et dans l’adoration.
(2) Le feu : Le feu, pris sur l’autel des holocaustes, montre que la prière et la louange
doivent être allumées par le sacrifice de Christ sur la croix.
(3) Les effets du feu : L’odeur du parfum est exhalée par la chaleur du feu, et cela nous
fait penser au feu du Saint-Esprit dans nos cœurs, qui stimule notre dévotion.
(4) Le bois d’acacia : Le bois est le type de l’humanité ; ici, le bois d’acacia typifie le côté
humain de la prière et de l’adoration.
(5) L’or : L’or nous parle de la divinité ; son emploi typifie ici le côté divin de la prière et
de l’adoration.
(6) Le parfum : L’odeur agréable de l’encens témoigne de la joie avec laquelle Dieu reçoit
nos dévotions (Notez le contraste entre Es 1 :10-11 et Apoc 8 :3-4).
(7) Sa position : Sa position devant le voile, plus près de la présence de Dieu que tous
les autres accessoires, nous parle de l’intimité de nos dévotions à Dieu. Au centre de
la vie spirituelle.
(8) L’exhalation du parfum : c’est l’image du débordement de notre amour pour Dieu
et de bonne odeur.
(9) Sa forme : La forme carrée de l’autel parle du domaine universel de la prière ; elle
concerne tout le monde.
(10) Les barres : Les barres de transport montrent que notre culte ne doit pas se confiner
dans un lieu particulier seulement ; mais il peut et il doit être offert partout où nous
sommes : Jean 4 :20-24. Les barres restaient toujours dans les anneaux.
(11) Le sang : Le sang appliqué sur les cornes nous enseigne que la vraie prière et la
vraie louange ne peuvent être acceptables que sur la foi dans le sang de Jésus.

4. Composition du parfum : Exode 30 :34-38 : Les ingrédients qui composaient le parfum


étaient soigneusement précisés ; ils entraient dans la composition en quantités égales. Cette
répartition égale montre qu’il doit y avoir un équilibre dans nos dévotions. Voici la
composition :
(1) Du stacté : Il était obtenu d’un arbre des montagnes de Galaad ; il suinte librement
sans qu’on ait à faire des entailles. Il nous parle de la spontanéité de la prière.
(2) De l’ongle odorant : L’ongle odorant était fourni par un crabe qui vivait dans les
profondeurs de la Mer rouge. Le véritable culte doit jaillir des profondeurs de notre
cœur.
(3) Du galbanum : Le galbanum était un arbuste, qui, lorsqu’il était froissé, laissait
écouler un liquide fluide qu’on utilisait pour la préparation du galbanum. Cela nous
montre que l’adoration doit jaillir d’un cœur contrit et d’un esprit prisé.

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(4) De l’encens pur : L’encens était fourni par un petit arbre qu’on incisait le soir ; cette
incision laissait suinter durant la nuit, de l’encens. Cela nous parle de l’élément de
solitude et de souffrance qui fait partie de la véritable dévotion.

5. Les interdictions : Les voici :


(1) Le parfum étranger, Ex 30 :9 : Le parfum étranger parle de l’adoration simulée ou
de l’adoration purement formelle : Es 29 :13.
(2) Le feu étranger, Lev 10 :1-3 : Le feu étranger parle de l’emploi de moyens charnels
tels que la sentimentalité humaine ou le rythme musical pour donner de la flamme à
nos dévotions.
(3) Pour notre satisfaction personnelle, Ex 30 :38 : « Il ne devait pas faire de leur
adoration un simple plaisir pour l’homme naturel ou sensuel, comme la musique ou
l’éloquence qui plait à l’oreille, uniquement pour plaire à l’esprit naturel » (Scofield).

D. L’ARCHE DE L’ALLIANCE, Ex 25 :10-22

1. Description : L’arche était placée dans le lieu très-saint ; c’était le seul accessoire dans ce
lieu. C’était un grand coffre rectangulaire en bois d’acacia recouvert d’or intérieurement. Le
couvercle était d’or pur ; il était appelé le propitiatoire ; il avait été battu de telle sorte qu’il
formait un couvercle pour l’arche. Dimension de l’arche 2 coudées ½ x 2 coudées ½

Il y avait deux chérubins qui sortaient de l’or massif aux extrémités de ce couvercle, leurs ailes
étaient étendues au-dessus du propitiatoire ; et leurs faces étaient tournées vers lui. C’est
entre ces deux chérubins que Dieu se manifestait dans la nuée : Lev 16 :2 ; Ps 80 :2

Le propitiatoire était aspergé de sang une fois l’an, de sorte que le saint regard de Dieu pouvait
voir, non pas les péchés du peuple qui se repentait, mais le sang de réconciliation. L’arche
était transportée par les sacrificateurs. Nous avons à porter dans ce monde le témoignage de
Jésus par l’esprit d’équipe.

2. But : Sans la présence de l’arche, tout l’ensemble des rites du tabernacle aurait été sans
valeur et sans signification, car tous ces rites étaient institués pour donner un accès et une
communion avec Dieu qui demeurait entre les deux chérubins.

3. Le contenu : L’arche contenait trois choses : « un vase d’or contenant la manne, la verge
d’Aaron qui a fleuri, et les tables de l’alliance » Héb 9 :4

Le vase d’or est le souvenir de la provision de Dieu : La présence divine nous apporte
une provision pour nous et pour nos enfants. Cette manne rappelait aux Israélites que Dieu a
pourvu à leur besoin et ont traversé les difficultés.

Une provision rassure les lendemains. Ainsi, quand le Seigneur nous accompagne, sa présence
est notre provision. Nous avons droit de récolter car l’Eternel est notre provision. Il est Yahvé
Shammah, le Seigneur qui est présent et parce qu’il est là, malgré la dernière heure de cette
année, vous pouvez encore récolter !

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La verge d’Aaron qui a fleuri est le souvenir des œuvres puissances de Dieu : Quand
la présence divine trouve sa place dans nos vies, il nous laisse de souvenir pour le temps et
l’éternité.

Ce que la présence du Seigneur fera pour vous, ça sera un témoignage vivant pour vous et
votre descendance. Qu’en ce moment, que Dieu se souvienne de toi et t’apporte des
témoignages !

Les deux tables des 10 commandements, c’est le souvenir de l’importance de la loi


comme norme de sainteté pour son peuple : Dieu parlera, vous donnera des directives
conscientes ou inconscientes ou par le moyen de vos conducteurs.

La présence de divine permet au Seigneur de nous parler. Que l’arche ait de place dans nos
vies. Aujourd’hui l’arche est le symbole de Christ qui est Dieu au milieu des hommes !! L’arche
est le symbole de l’omniprésence de Dieu. L’arche est la bénédiction de la présence divine
parmi son peuple. Et dans cette présence bénie, nous pouvons produire de fruits en
abondance, même sans avoir des racines car nous sommes des arbres sans saison.

4. Typologie :
(1) Sa présence : La présence seule de l’arche parle d’un Dieu qui demeure au milieu de son
peuple et qui communie avec lui ; « Christ occupe le centre du culte » Matt 3 :17 ; Col 2 :10
(2) Son contenu : L’arche de l’alliance : a) Les Tables de la loi : Christ, la Vérité : Jean
14 :6, la pierre de vie ; b) La vase contenant la manne : Christ, le Pain : Jean 6 :58 ; c) La
verge d’Aaron : Christ, la vie, la résurrection : Jean 11 :25
(3) Le propitiatoire ou le couvercle de l’arche en or pur : C’est le type de Christ, notre
propitiation, apaisant le courroux de Dieu. C’est une image de la miséricorde de Dieu couvrant
la colère : 1 Jean 2 :2. Dieu est rendu favorable, réconciliant.

A cause du sang expiatoire de Christ, Dieu peut pardonner le péché et cependant honorer sa
loi. Sa miséricorde et sa justice sont conciliées. Sans le propitiatoire, le Tabernacle aurait été
embrasé et détruit dès la première visitation de Dieu.

La justice de Dieu ne peut être désarmée ni par nos bonnes œuvres ni par nos mérites, pas
même par nos larmes et nos repentirs, mais uniquement par le sang de Jésus-Christ.

Aux deux extrémités du propitiatoire face à face il y avait deux chérubins faits en or battu,
inclinés vers le centre du couvercle. Depuis le péché d’Adam, les chérubins empêchaient les
coupables de pénétrer : Gen 3 :24. Le ciel tout entier maintenant contemple et adore le Dieu
crucifié.

Le propitiatoire était un lieu de rencontre entre Dieu et l’homme. Aaron, Souverain Sacrificateur
une fois par an pour la fête des expiations et Moïse ; comme envoyé de Dieu se réunissaient
devant l’Arche pour recevoir les instructions divines pour le peuple.

Quelques absences : a) Pas de degrés ou de marche. Quelle différence avec les temples
païens où il fallait s’élever vers Dieu. Ici, Dieu descend : Ex 20 :26 ; b) Pas de fenêtres :

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Aucune lumière extérieure n’éclaire, que celle de la Lampe. Dieu seul dirige et conduit ; c) Pas
de serrures et de verrous : Le tabernacle est toujours ouvert pour ceux qui peuvent entrer ;
d) Pas de plancher : La sable de ce monde est le lieu où la vie en Christ doit se manifester ;
et e) Pas de siège : Il n’y a pas de repos, mais une activité constante dans la communion.

Le tabernacle nous a présenté le chemin par lequel nous avons accès à Dieu, depuis l’entrée
jusqu’au lieu très saint. C’est l’image de l’expérience et du développement de la vie chrétienne.

Le tabernacle nous a parlé de l’Eglise et des rachetés. Mais par-dessus tout ; le tabernacle
nous a présenté la révélation de Dieu en Christ, comme une progression.
Dieu est précis et ordonné. Les 12 tribus étaient mises selon un programme immuable. Elles
partaient selon un ordre établi : Nombres 10 :11-18. Juda qui veut dire « louange » ouvrait
la marche et Nephtali qui veut dire « ma lutte » fermait la marche.

Pourquoi la gloire descend sur le tabernacle ? 1) le peuple donna généreusement et trop


selon l’ordre divin (la bonne disposition du cœur) ; 2) L’Eternel choisi des hommes capables
pour exécuter les divers ouvrages. Quelle leçon pour l’Eglise d’aujourd’hui ? (L’organisation) ;
3) Moïse fit tout d’après le modèle vu sur la montagne. Tout était conforme au plan divin :
Exode 39 :43 (le respect de la vision).

Nous voyons des confessions chrétiennes toutes organisées sur des modèles humains très
différents. Alors la gloire de l’Eternel remplit le tabernacle avec une très grande puissance :
Exode 40 :34-35.

La nuée (la schékina) était de jour et de nuit aux yeux de tout Israël et pendant toutes leurs
marches. Ex 40 :36-38 ; Nbre 9 :15-23. Quand ces principes seront observés, Dieu bénira et
manifestera sa présence. Dans la Nouvelle Alliance, les signes de sa présence dans l’Eglise
sont : nouvelles naissances, guérisons, baptême dans le Saint-Esprit ; dons et fruits spirituels,
vies transformées. Mettons en pratique fidèlement toute la Parole et la gloire se manifestera.

V. LES SACRIFICATEURS

a. Choix des sacrificateurs : Il fallait que quelqu’un fût qualifié pour présenter les sacrifices
et offrandes, lui, un homme sur lequel l’onction sainte puisse demeurer. C’est ainsi que la
famille d’Aaron fut désignée pour remplir les fonctions de sacrificateur, à laquelle se joignit
toute la tribu de Lévi pour s’occuper de choses saintes : Nbre 18 :1-7 ; 3 :5-13. Nous voyons
ici l’importance de l’appel au ministère pour servir dans la maison de Dieu.

b. Consécration des sacrificateurs : La consécration des sacrificateurs nous est présentée


au chapitre 29 de l’Exode ; l’huile d’onction était répandue sur la tête d’Aaron, tandis que le
sang d’un bélier était mis sur le lobe de l’oreille droite, sur le pouce de la main droite, et sur
le gros orteil du pied droit ; les vêtements étaient également consacrés par l’aspersion du sang
et de l’huile d’onction après qu’Aaron se fut lavé avec de l’eau.

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c. Les fonctions des sacrificateurs : 1) Servir de médiateur entre le peuple et Dieu,


intercéder pour le peuple et expier le péché au moyen du sacrifice et réconcilier ainsi le peuple
avec Dieu ; 2) Consulter Dieu afin de discerner la volonté divine pour le peuple : Nbre 27 :21 ;
Deut 33 :8 ; 3) Etre les interprètes et les maîtres de la loi afin d’apprendre au peuple les
ordonnances de Dieu : Lév 10 :11 ; Es 44 :23 ; 4) Servir au ministère des choses sacrées du
tabernacle.

d. Contestation de sacrificateur : Nbre 16 :1-11 : La sacrificature d’Aaron fut contestée


par Koré et confirmée par Dieu lui-même : Nbre17 :1-12. Aaron est un type frappant de notre
Grand Souverain Sacrificateur, Jésus-Christ, c’est le peuple d’Israël tout entier qu’il présentait
devant Dieu lorsqu’il entrait dans le sanctuaire, ayant les noms des douze tribus inscrits sur
ses épaules et sur son cœur au travers des douze pierres précieuses : Héb 7 :23-28.

e. Les fonctions des Lévites : Les lévites assistaient les prêtres dans leurs fonctions, ils
portaient et gardaient le tabernacle : Nbre 18 :1-3.

N.B : ni les sacrificateurs, ni les lévites n’ont reçu de terres lors de la répartition de Canaan
faite par Josué, car Dieu devait être leur part et leur héritage : Nbre 18 :20. Les lévites
recevaient la dîme des autres tribus. A leur tour, ils donnaient la dîme aux sacrificateurs : Nbre
18 :28.

A. SORTES DES SACRIFICES OFFERTS DANS LE TABERNACLE

Les Israélites offraient cinq sortes de sacrifices dans le Tabernacle : Les trois premiers sont
appelés « sacrifices d’agréable odeur à l’Eternel ». Ils sont entièrement volontaires et
exprimes les divers aspects de la relation du croyant avec son Dieu. Ce sont :
1. L’holocauste, expression du don entier de la vie du racheté à Dieu : Lév 1 :1-17 ;
2. L’offrande de farine, consécration à Dieu du fidèle qui cherche à vivre tous les jours à
l’exemple de Christ : Lév 6 :7-16 ;
3. La sacrifice d’action de grâces, expression de la communion du croyant avec son Dieu :
Lév 7 :11-21 ;

N.B : Le choix des victimes offertes était laissé à l’Israélite : taureau, agneau ou
simples tourterelles correspondant aux possibilités matérielles de chaque adorateur ;
leur différence n’influait pas sur la portée du sacrifice.

Les deux dernières espèces de sacrifices ne comportaient pas la mention « agréable


odeur à l’Eternel », parce qu’elles servent à l’Expiation du péché.

N.B : Le pécheur repentant doit obligatoirement présenter la victime imposée par la


loi. Ces derniers sacrifices sont :
4. Le sacrifice pour le péché : Lév 4 :1-35
5. Le sacrifice de culpabilité offert pour les actes coupables et leur réparation : Lév 7 :1-
7 ; 5 :5-8.

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B. CINQ ANIMAUX ETAIENT AGREES POUR LES SACRIFICES LEVITIQUES

1. Le taureau ou bœuf : Christ le serviteur qui supporte tout patiemment : Héb 12 :2-3,
qui obéit jusqu’à la mort : Es 52 :13-18.
2. Le bélier, la brebis ou l’agneau : c’est l’image de Christ se livrant de plein gré et sans
résistance à la mort de la croix : Es 53 :7.
3. Le bouc ou la chèvre : cet animal représente premièrement le pécheur : Mat 25 :33 ;
deuxièmement lorsqu’il est offert en sacrifice, il préfigure celui qui fut « mis au nombre
des malfaiteurs » : Es 53 :12 ; 2 Cor 5 :21.
4. et 5. La tourterelle et le pigeon : l’Ecriture les associe à la victime, le requérant
s’identifie à elle. Ce geste préfigure l’acte de foi du chrétien s’identifiant à Christ : Rom
4 :5.
Les sacrifices étaient offerts chaque jour du matin au soir sans exception : Nbre 28 :3-31 ;
29 :6-38.

VI. LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR

a. Souverain sacrificateur : C’est le plus haut dignitaire religieux, représentant la nation


devant Dieu. Aaron fut désigné pour assumer cette charge après la proclamation de l’alliance
du Sinaï.

b. La fonction du souverain sacrificateur : La fonction la plus haute importante du


souverain sacrificateur était de faire une fois par an l’expiation de tous les péchés du peuple.
Porteur du sang expiatoire, protégé par la nuée du parfum tout autour de lui, il pénétrait seul
au-delà du voile, devant le propitiatoire. Il faisait l’expiation pour lui-même, sa maison, le
sanctuaire et le peuple tout entier : Lév 16 :11-19. Puis il confessait encore sur la tête du
bouc émissaire toutes les iniquités d’Israël, et l’animal, chassé dans le désert, les emportait
loin de la face de l’Eternel (v.20-22).

Le souverain sacrificateur exerçait en outre la surveillance générale du sanctuaire, de ceux qui


en assuraient le service.

c. Ses vêtements : En plus de la tunique de fin lin blanc, vêtement de tous les sacrificateurs,
il avait un costume officiel comprenant :

(1) L’éphod : Vêtement brodé de fils de couleur et fait du même tissu précieux que le pectoral.
Ses deux pièces, recouvrant le dos et la poitrine, étaient agrafées aux épaules par deux pierres
d’onyx, portant chacune les noms de six tribus. Ainsi, le Seigneur Jésus porte maintenant tous
ceux qui lui appartiennent, tout le peuple de Dieu, sur ses puissantes épaules.
(2) Le pectoral : Carré fait d’or, de fin lin, pourpre, cramoisi et de fin lin retors ; il avait quatre
rangées de trois pierres précieuses gravées, portant chacune le nom d’une des douze tribus.
Christ connait le nom de chacun des siens en particulier. L’urim et le thummim étaient à
l’intérieur du pectoral.

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Urim et thummim : Les deux signifient « lumières et perfections ». Ces mots désignent un
ou plusieurs objets inconnus, inclus dans l’éphod du souverain sacrificateur et placés dans le
pectoral, pièce d’étoffe double : Ex 28 :30.

(3) La robe de l’éphod : Plus longue que ce dernier, portée dessous, entièrement bleue,
sans manches, garnie à sa partie inférieure d’une bordure de grenades alternant avec des
clochettes d’or : Ex 28 :33-35.
(4) La tiare : Elle était de fin coton retors ; il y avait sur le front du souverain sacrificateur,
en haut, une lame d’or avec les mots gravés « Sainteté à l’Eternel », qui était fixée sur le
devant de la tiare par un ruban bleu.

Le peuple de Dieu était indigne en soi-même. Mais Dieu voyait cette lame d’or avec son
inscription et ainsi Israël était sanctifié. Le peuple de Dieu aujourd’hui aussi n’est sanctifié et
agréable devant Dieu que par le Seigneur Jésus, notre grand souverain sacrificateur : Héb
9 :15.

Remarquons que les pierres n’étaient pas toutes de même couleur. Chacune avait sa nature
propre. Les rachetés ne sont pas tous semblables, mais unis dans leur diversité ; les uns ont
saisi davantage tel aspect de la gloire de Christ, tel côté de la vérité ; d’autres, tel autre. Paul
n’était pas comme Jacques, l’un présentant le croyant en Christ, l’autre dans sa marche
pratique sur la terre. Jean, à son tour, était différent d’eux, pénétré surtout de l’amour du
Seigneur pour lui. Aucun croyant ne peut à lui seul refléter toute la gloire de Christ. Tous
doivent être réunis, telle l’épouse au banquet des noces, pour que la beauté de l’Époux soit
reflétée en elle (Ps 45:10-11). Dans le sanctuaire, les pierres précieuses brillent sur le cœur
du sacrificateur ; mais notre part actuelle dans ce monde n’est-elle pas de reproduire en
quelque mesure dans notre vie pratique, ce qui est vu dans le sanctuaire ? Exercice constant,
où nous vient en aide tout l’amour de notre Sacrificateur.

Trois choses sont donc réunies dans le sacrificateur et son éphod : la puissance sur son épaule,
l’amour dans son cœur, la sagesse qui en découle. N’est-il pas remarquable de retrouver ces
trois ressources dans l’Esprit qui nous a été donné selon 2 Tim 1:7 « Dieu ne nous a pas donné
un esprit de crainte, mais de puissance et d’amour et de conseil ». L’un ne va pas sans l’autre.
La puissance sans l’amour, c’est la loi ou le jugement. L’amour sans le conseil manque de
discernement (cf. Phil. 1:9-10).

La puissance et l’amour et la sagesse qui proviennent de notre Sacrificateur, sont nécessaires


pour que, dans ce monde, soutenu par lui, nous reflétions quelques-uns de ses caractères.

En résumé : Six objets principaux se trouvaient dans le tabernacle, dans l’ordre suivant depuis
l’entrée (Est)
 dans le parvis :
 l’autel d’airain
 la cuve d’airain
 dans le lieu saint
 à droite : la table des propositions

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 au fond : l’autel d’or


 à gauche : le chandelier
 dans le lieu très saint : l’arche

Un mot sur l’offrande du peuple : L’Éternel demande au peuple d’apporter pour Lui (Ex.
25:2) une offrande prise sur ce qui était à eux (Ex. 35:5). Tous pouvaient apporter l’offrande,
car tous avaient reçu des Égyptiens à leur sortie d’Égypte diverses richesses (Ex. 11:2 à 3 ;
12:35-36), mais personne n’était obligé d’apporter. Seuls ceux qui avaient un « esprit libéral »
le faisaient, selon que leur cœur les y portait (Ex 35:21 ; 36:2). Chacun donnait selon ses
moyens : l’un de l’or, l’autre de l’argent, l’autre des tissus, un autre du poil de chèvre ; les
princes offraient des pierres précieuses ; mais tous avaient pour but d’apporter quelque chose
à la maison de Dieu.

D’autre part, des hommes et des femmes eurent le désir non seulement d’apporter, mais de
« s’approcher de l’œuvre pour la faire » (Ex. 36:2), là aussi portés par leur cœur. Par exemple,
il nous est dit au chap. 35 :25, que « toute femme intelligente fila de sa main » du bleu, de la
pourpre, de l’écarlate et du fin coton. Celles-ci n’avaient pas seulement apporté quelque chose
pour la maison de Dieu, mais collaboraient à l’œuvre. Mais elles le faisaient dans leur sphère,
probablement dans leur tente, ou à l’entrée de celle-ci. Le fil qu’elles procuraient ainsi au
sanctuaire avait une grande importance, car si le fil n’était pas solide, était mal préparé, peu
importe le talent des « hommes intelligents » (36:8), les tapis et les voiles du tabernacle
n’auraient pas été parfaits.

Chaque chrétienne, jeune ou âgée, peut, dans sa sphère, « filer » les diverses couleurs qui
nous parlent toutes des gloires variées du Seigneur Jésus : dans leurs conversations, dans leur
attitude, dans l’influence qu’elles exercent, placer quelque chose de Christ, de ses perfections
et de ses gloires. Marie de Béthanie en était si pénétrée que lorsqu’elle eut oint la tête et les
pieds du Sauveur, « toute la maison » fut remplie de l’odeur du parfum.

Puis d’autres femmes habiles « que leur cœur y porta », filèrent du poil de chèvre. Si la
séparation pratique dont nous parle le poil de chèvre, n’est pas réalisée dans la maison, dans
la famille, les habitudes, la tenue, les lieux que l’on fréquente, l’éducation des enfants,
comment pourrait-elle ensuite être réalisée dans la maison de Dieu ? Les dons les plus
éminents dans une assemblée ne pourront pas apporter la bénédiction que Dieu voulait donner
si les sœurs, dans la dépendance du Seigneur, n’ont pas « filé » et le bleu et la pourpre et
l’écarlate et le fin coton et le poil de chèvre.

On peut ainsi distinguer quatre classes de personnes dans le peuple : 1) ceux qui n’apportaient
rien parce qu’ils étaient trop égoïstes ou bien parce qu’ils l’avaient apporté pour le veau d’or !
(Ex 32:2-3) ; 2) ceux qui apportaient leur offrande ; 3) ceux qui travaillaient à l’œuvre ; et 4)
ceux qui par suite d’un appel spécial de Dieu étaient particulièrement doués pour la
construction de la maison (cf. avec les dons de l’Esprit pour l’assemblée selon 1 Cor 12, etc.).

Tous ceux qui collaboraient ainsi à l’œuvre de la maison de Dieu le faisaient par affection pour
lui. Si nous aimons le Seigneur Jésus, nous aurons à cœur de ne pas vivre seulement de

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l’assemblée (quelque précieux que cela soit), mais aussi pour l’assemblée, apportant chacun
selon ce qu’il a reçu, sa contribution pour le bien de l’ensemble, dans la dépendance et selon
les instructions divines.

Il vient un temps où l’on ne peut plus apporter ni servir (Ex. 36:6). Ne laissons pas passer
notre jeunesse sans avoir à cœur de collaborer à l’œuvre de la maison de Dieu selon que le
Seigneur nous en fera la grâce.

En Conclusion :

Le tabernacle nous a parlé de la maison de Dieu et de l’ensemble de ses rachetés, représentés


dans les ais, les tapis, les douze pains, les piliers et les tentures du parvis, types encore
incomplets du mystère qui devait être pleinement révélé à l’apôtre Paul : l’assemblée qui est
Son corps (Éph. 3:5).

Mieux encore, le tabernacle nous a présenté la révélation de Dieu en Christ ; dans toutes ses
parties, de l’arche jusqu’à la porte, nous y avons vu Christ. Puisse-t-Il être toujours davantage
l’objet des méditations de nos cœurs et de l’attachement de nos âmes.

Le tabernacle enfin nous montre le chemin par lequel nous avons accès à Dieu. Dans ses
grandes lignes, l’évangile de Jean en suit le plan. Les chapitres 1 à 13 représentent le parvis :
dès l’entrée, tel l’autel d’airain, l’Agneau de Dieu se présente à nous (1:29) ; le chapitre 13
correspond à la cuve d’airain. Les chapitres 14 à 16 nous font pénétrer dans le lieu saint. Le
Seigneur Jésus s’entretient avec ses disciples, tout particulièrement du Saint Esprit et des
lumières qu’il leur apportera. Puis au chapitre 17, notre souverain Sacrificateur entre seul dans
le lieu très saint pour parler avec son Père et intercéder pour les siens.

N’importe qui en Israël pouvait pénétrer dans l’enceinte du tabernacle par la porte large dont
aucun chérubin ne barrait l’accès, pourvu qu’il apportât un sacrifice. À l’autel d’airain, le
coupable apprend comment ses péchés peuvent être pardonnés.

Aujourd’hui, à la croix, le pécheur repentant sait par la foi que le sang de Christ a ôté son
péché : jamais plus Dieu ne s’en souviendra. Devenu sacrificateur, le croyant trouve à la cuve
d’airain ce qui répond aux souillures de la route. Puis, entré dans le sanctuaire (les lieux saints
ne forment plus qu’un pour nous aujourd’hui), l’enfant de Dieu trouve nourriture et lumière. Il
a conscience d’être présenté devant Dieu en Christ : « Vous en moi » (Jean 14:20). À l’autel
d’or, il peut adorer et faire monter devant Dieu quelque chose des perfections de la Personne
merveilleuse qui remplit ce saint lieu. Et maintenant, à travers le voile déchiré, il peut
contempler la beauté et les gloires de Celui dont l’arche n’était qu’une ombre (Ps 27:4 ; 2 Cor.
3:18).

Lorsque la nuée, signe de la présence de Dieu, a rempli le tabernacle puis le temple, les
sacrificateurs ont dû se tenir dehors (Ex. 40:36 ; 2 Chron. 5:14). Objet d’effroi même pour les
disciples (Luc 9:34), elle est pour nous aujourd’hui la demeure du Père, d’où retentit la voix :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ».

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Hébreux 10:19 à 22 nous décrit la somme de nos privilèges actuels. Au lieu d’un accès fermé,
nous avons une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints. Le sang de Jésus a été versé ;
le chemin nouveau et vivant a été ouvert par lui à travers le voile ; il demeure notre grand
sacrificateur, qui présente à Dieu, purifiées, nos saintes offrandes. Resterions-nous « loin »,
comme autrefois les anciens d’Israël ? (Ex. 24:1). Au contraire, sans crainte, nous pouvons
nous approcher. Mais un état pratique y correspond : un cœur vrai qui aime le Seigneur ; une
pleine assurance de foi, des certitudes fondées sur la Parole de Dieu ; les cœurs par l’aspersion
du sang de Christ purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps, une fois pour toutes, lavé
d’eau pure (Tite 3:5 ; Jean 13:10.)

Parole merveilleuse : « Approchons-nous ». Tout ce que nous avons vu dans le tabernacle


répète que « le chemin des lieux saints n’a pas encore été manifesté ». Dieu habitait l’obscurité
profonde (2 Chron 6). Aujourd’hui tout est ouvert, tout est lumière. Christ est venu avec son
propre sang ; il a offert son propre corps ; et maintenant, position bénie en attendant la gloire,
« par lui nous avons les uns et les autres, accès auprès du Père par un seul Esprit » (Éph.
2:18). Ayant goûté que le Seigneur est bon, les « pierres vivantes » s’approchent de Lui (1
Pierre 2:4). C’est le désir de son cœur de nous avoir dans sa présence ; le Père cherche des
adorateurs, qui l’adorent en esprit et en vérité. Y aurait-il conclusion meilleure à toute notre
étude que cet appel pressant :

APPROCHONS-NOUS !

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