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LES SOURCES DE L'HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT : le XXe siècle

CHAPITRE 12
PAYSAGES ET MODIFICATIONS DE L'ESPACE APPRÉHENDÉS
GRÂCES AUX NOUVELLES
SOURCES D'INFORMATION
Photographies aériennes et données satellitales1

Le paysage, envisagé dans un sens commun “ partie d'un pays que la nature présente à un
observateur ” (Petit Robert, 1976), fait appel à la perception. Or toute perception est prise de
conscience d'un objet par un sujet et présente un caractère à la fois d'objectivité (cet objet extérieur
à la conscience) et de subjectivité (cette prise de conscience) ” (Rougerie, 1991). Au fil du temps,
les divers courants scientifiques qui s'intéressent au paysage effectuent un glissement en direction
de faits d'ordre perceptif, ce qui influence les analyses et les méthodes. Dans un premier temps, la
démarche cherche à effectuer une analyse purement descriptive de la réalité en réalisant une
comptabilité des éléments structurants dudit paysage puis, dans un deuxième temps, l'analyse
cherche à déceler les éléments qui étaient retenus dans les représentations mentales des personnes
vivant en cet environnement. Les diverses approches de l'espace, du milieu ou du paysage, peuvent
faire appel à des démarches intuitives, expérimentales, empiriques, sémiologiques ou encore de
modélisation, mais toutes consistent en un décryptage de signes ou d'indices décelables dans
l'environnement observé. Dans ces conditions, il apparaît logique que l'homme ait eu envie de voir
le paysage du dessus afin d'en saisir les constituants visibles. Ce désir d'avoir une vision aérienne a
engendré des vues panoramiques, des vues cavalières, des descriptions à partir d'aérostats, des
cartes puis, les progrès techniques aidant, des photographies aériennes, avant d'obtenir les images
satellitales. Toutes ces données, souvent associées à des descriptions, permettent d'appréhender les
paysages et de suivre leurs transformations. Le XXe siècle permet ainsi de passer d'une vision
uniquement qualitative à une vision plus quantitative en utilisant les outils de télédétection comme
moyen d'étudier rationnellement les paysages et de mesurer ses évolutions récentes.

I - DU SENS DES MOTS À LA PERCEPTION

1) Le sens des mots


Dire que le mot paysage est un terme polysémique est chose banale. Mais avant d'aborder la
lecture actuelle des paysages, il importe de s'interroger sur la réalité complexe que recouvre le mot
paysage. Géographes, architectes ethnologues, archéologues, artistes... tous parlent de paysages. Ce
terme recouvre-t-il le même sens ? Ce qui rapproche tous ces spécialistes, c'est le rapport entre le
paysage et la vue. Des confusions sont aussi fréquentes entre le concept de paysage et celui de
nature ou de milieu. “ La nature existe en soi, tandis que le paysage n'existe que par rapport à
l'homme, dans la mesure et suivant la manière dont celui-ci le perçoit (cette distinction confirme la
prééminence de l'approche sensorielle du paysage), ainsi que comme œuvre portant l'empreinte des
sociétés ” (Rougerie, 1991). De même, le paysage n'est pas non plus le milieu qui est un complexe
dont l'organisation repose sur des interrelations matérielles et énergétiques, tandis que le paysage
est un complexe dont l'organisation repose sur les interrelations de l'homme avec lui (Rougerie,
1991).

2) Une nouvelle dimension pour le paysage


Si de tout temps, l'homme a contemplé, fixé sur des toiles ou sur des pellicules
photographiques ou encore enregistré en numérique des portions d'espaces, a-t-il fixé, pour autant
du paysage, sur ces divers supports ? Il ne faut pas confondre, dans ce cas, paysage et outils
susceptibles d'aider le chercheur dans l'analyse paysagique. Mais géographes et explorateurs ont
1
par Madame Micheline HOTYAT, Professeur à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et Monsieur Vincent
GODARD, Maître de conférences à l’Université de Paris 8
LES SOURCES DE L'HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT : le XXe siècle

toujours voulu localiser, représenter l'espace dans le plan, ce qui revient à dire que l'on effectue une
projection de l'espace en deux dimensions et que cet espace est observé du dessus. Or le paysage est
le plus souvent observé d'un point haut, donc de manière latérale, et parfois du dedans, différence
de perception qui engendre une manière de voir très spécifique : le paysage est regardé en
perspective avec des lignes fuyantes, des plans successifs, des éléments cachés, alors que la carte se
veut un espace universel, dont chaque point est lu de la même façon, voire un document objectif.
Mais comment étudier le paysage ? Les nouveaux outils permettent-ils de mieux
l'appréhender ? Si, vu du dessus, l'espace n'est pas paysage, n'est-il pas une portion d'espace qui
entre dans la composition du paysage ? Frémont (1974) n'écrivait-il pas que “ pour comprendre les
paysages d'Écouves, il ne suffit pas d'observer, d'analyser Écouves, mais de considérer tout autant
qui voit et qui observe Écouves ”. Dans ces conditions, l'environnement devient paysage, ce qui
induit qu'il y a autant de paysages que d'observateurs. Par conséquent, les divers outils qui
permettent aux géographes d'analyser l'espace et l'environnement, servent également de base à toute
étude paysagique. C'est pourquoi aujourd'hui l'homme peut voir le paysage à travers des “ lunettes ”
variées et plus ou moins sophistiquées, comme les documents photographiques, les données
numériques ou autres supports.
Le fait que l'homme n'utilise plus uniquement l’œil pour collecter de l'information, observer
l'espace, engendre-t-il une disparition du concept de paysage au profit de l'espace et de
l'environnement ? ou bien cette vision du dessus et ces données au-delà de la vision humaine
n'enrichissent-elles pas la connaissance du paysage dans la mesure où seul, l’œil associé au cerveau
humain est capable de décrypter toute cette information sibylline pour un néophyte ? Pour notre
propos, le sens adopté pour le mot paysage est tout ce qui est observable par les sens à la surface de
la terre et qui résulte de la combinaison entre nature, culture et techniques2. Ce qui intègre aussi les
informations saisies par des capteurs embarqués à bord des satellites dont le champ
d'enregistrement va bien au-delà du visible humain. L'étude des paysages associe étroitement la
perception du visible pour l’œil humain et les longueurs d'ondes invisibles, tels les infrarouges
proches et moyens ou encore les ondes radars.

3) Paysages en mouvement
Les dynamiques paysagères sont appréhendées sous des formes variées depuis
longtemps : récits, écrits de nombreux littérateurs, écrivains, aventuriers ou navigateurs ou encore
cartes dressées lors des grandes découvertes, par exemple. Mais ces documents, qui relatent une
modification ou fournissent parfois des détails originaux, ne permettent la saisie des
transformations spatiales que de manière ponctuelle et qualitative. Cette connaissance partielle
évolue dès le milieu du XIXe siècle, avec la photographie qui permet d'analyser l'espace
verticalement, horizontalement ou à l'oblique. Les premières photographies aériennes sont prises
d'un aérostat par Nadar en 1858, puis durant la campagne d'Italie en 1859 ou encore pendant la
guerre de Sécession. Toutefois, des paysages avaient déjà été observés en montgolfière par le
marquis d'Arlandes et le physicien Pilâtre de Rozier entre le château de la Muette et la Butte-
aux-Cailles en 1783 mais seules, des descriptions manuscrites en avaient été faites. Les
premières photographies aériennes militaires françaises sont réalisées et testées dès 1909 au-
dessus du camp de Mourmelon, puis utilisées plus systématiquement lors de la Première
Guerre mondiale. Dès lors, la photographie aérienne devient un outil qui permet de localiser avec
précision les principaux éléments visibles du paysage, nécessaires à la tactique militaire.
Progressivement, ces nouveaux documents font l'objet de calculs précis en photogrammétrie,
de mise au point méthodologique par leur interprétation et d'emploi systématique dans le civil au

2
– J.-R. PITE. Histoire du paysage français. Paris : Éditions Tallandier, 1989. Tome 1 et 2, 244 p.,
203 p.
LES SOURCES DE L'HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT : le XXe siècle

lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L'Institut Géographique National (IGN) effectue au


moins une fois par décennie une couverture aérienne de toute la France, ce qui livre l'ensemble
des paysages tous les dix ans environ. La confrontation et la comparaison de ces diverses missions
facilitent la saisie des modifications paysagères. Ces documents sont depuis la fin des années
1970, doublés par les données satellitales qui accélèrent les rythmes d'observation de la Terre.
L'ensemble de ces informations constitue les outils d'analyse de l'espace de la seconde moitié
du XXe siècle et du début XXle

II– DES PAYSAGES PERÇUS AUX PAYSAGES RÉVÉLÉS

1) Rendre proche ce qui est loin


Bien que les variations d'échelles soient très usitées, la confusion est encore fréquente entre
petites et grandes échelles : on qualifie donc de documents à grande échelle ceux qui montrent une
petite partie de territoire très agrandie et de documents à petite échelle ceux qui offrent une grande
portion de territoire en vue réduite. Tout comme l'échelle de la carte renseigne sur la portion de
territoire embrassée, le paysage se perçoit en fonction des verres que l'on chausse. Plus le
grossissement est fort, plus la portion de territoire perçue est réduite et inversement. Selon la
famille de capteurs, la résolution spatiale est différente, et le choix de la (ou des) donnée(s)
satellitale(s) à employer est fonction de la problématique envisagée.

a) Les capteurs à large champ


Hormis les satellites purement météorologiques qualifiés de basse résolution, telle la série
des Météosat qui produit les cartes satellitales présentées dans les journaux télévisés, il existe
quelques satellites d'observation de la Terre dont les capteurs à large champ permettent d'embrasser
de vastes portions de territoire, entre 1 000 et 2 800 km de côté et ce, avec une forte répétitivité, entre 2
et 4 enregistrements par jour de la même portion de territoire. Il s'agit essentiellement des capteurs
VHRR puis AVHRR embarqués sur les satellites de la série des NOAA américains (dès 1970), ou plus
récemment, en 1998, du capteur Végétation embarqué sur le satellite SPOT 4, pour les plus connus.
D'une résolution avoisinant les 1 000 m, la taille de leur tache élémentaire au sol les destine plus
particulièrement aux applications agrométéorologiques et à l'observation de l'environnement. Ces capteurs
sont qualifiés de capteurs à « moyennes résolutions ».

b) Les capteurs à champ étroit


Dotés d'instruments à plus fort grossissement, les capteurs à haute résolution spatiale, où la tache
élémentaire, ou pixel, est comprise entre 10 et 100 m, permettent la détection d'objets plus fins. Les
satellites qui les portent sont qualifiés d'observation des ressources terrestres. Il s'agit pour les plus
connus des capteurs HRV des SPOT français, depuis 1986, TM et MSS des Landsat américains, depuis
1972. Évidemment, leur répétitivité est moindre : en théorie, une prise de vue tous les 3-4 jours dans le
meilleur des cas, une tous les 16 jours, voire plus, dans le cas le plus défavorable. La portion de territoire
balayée lors de la révolution est, là aussi, plus faible que pour les précédents capteurs : entre 60 et 180 km.

c) Les capteurs à champ très étroit


C'est le domaine des capteurs à résolution métrique. La tache élémentaire est inférieure
au décamètre et les instruments sont dits à « très haute résolution spatiale ». Réservés il y a encore
quelques années à des applications liées à la défense, il existe maintenant de nouveaux satellites accessibles
aux civils. La résolution de leurs capteurs les rapproche de celle des photographies aériennes, qui est de
l'ordre du décimètre. Bien sûr, la fauchée des prises de vue est faible, entre 6 et 80 km, mais la
répétitivité s'est améliorée grâce à l'orientation des objectifs ou/et à des changements d'orbites,
souvent de 1 à 5 jours entre deux prises de vue. Les missions les plus connues sont IRS pour l'Inde,
depuis 1995, ou IKONOS pour les Etats-Unis, depuis 1999.
LES SOURCES DE L'HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT : le XXe siècle

2) Rendre perceptible ce qui est invisible


La résolution spatiale n'est pas la seule caractéristique des données fournies par les
satellites. Les capteurs embarqués à bord des satellites présentent d'autres particularités, au moins
aussi importantes, comme leur domaine spectral.

a) Le domaine du visible
Le premier des capteurs que l'homme mit au point fut à l'image de son oeil. Il n'était
sensible qu'aux longueurs d'onde du visible, à savoir : entre l'ultraviolet et l'infrarouge (400 à 700
nm). Les premiers paysages sont enregistrés au milieu du XIXe siècle, avec la première prise de
vue, par Nadar, au-dessus de Paris. C'est ainsi que commence l'archivage des paysages de la
planète. Aux prises de vue, obliques ou panoramiques, succèdent la photographie verticale qui
rejoint la vision du dessus du cartographe et qui permet de satisfaire aux exigences de la
photogrammétrie.
Il faudra de nombreuses années, pour qu'en tout point du globe, un enregistrement existe.
Bien qu'Arago, en 1840, à la Chambre des Députés, à la suite des travaux de Niepce, ait préconisé
l'utilisation de la photographie aérienne pour l'établissement des cartes topographiques, il faut
attendre le milieu du XXe siècle pour que la couverture complète de la France soit réalisée. Il existe
donc, pour la France tout du moins, des archives photographiques exhaustives sur une cinquantaine
d'années. Actuellement, en tout point du territoire national, les missions aériennes se succèdent
avec une fréquence d'au moins dix ans, sauf si l'évolution de l'occupation du sol le justifie, la
fréquence peut devenir annuelle, voire mensuelle. Depuis 1972, date du lancement du premier
satellite civil d'observation de la Terre, ERTS1 devenu LANDSAT 1, des capteurs sont en
permanence pointés vers la Terre et enregistrent, en continu pour certains, à la demande pour
d'autres, les paysages de la planète.
L'utilisation de la couleur, plus récente, est plus complexe à mettre en œuvre. Il faut attendre
1937 pour voir les premières applications militaires et les années 1960 pour obtenir son
développement dans le civil. La couleur offre toute une gamme de nuances, 20 000 contre 200
niveaux de gris pour le panchromatique3, très utile pour analyser les paysages tout en nuances et en
mosaïques comme ceux des montagnes méditerranéennes. Mais, son coût élevé fait que la
couverture en couleurs est moins fréquente et beaucoup moins complète que celle en noir et blanc.

b) Le domaine de l'invisible
Que ce soit pour percer une atmosphère légèrement brumeuse grâce aux radars ou faire le
distinguo entre un camouflage marron/vert et une végétation vivante à l'aide de l'infrarouge,
l'homme a inventé des capteurs susceptibles de révéler ce que l’œil ne peut pas percevoir. Ainsi,
l'invention de l'émulsion sensible à des rayonnements supérieurs au rouge en 1931 aux États-Unis,
ou proche infrarouge (700 à 900 nm), a permis après la Seconde Guerre mondiale de déceler si des
végétaux étaient bien enracinés dans le lieu observé ou simplement coupés et déposés sur le sol. De
même, l'invention de capteurs non photographiques comme le radar dans les années 19204 a permis
de révéler à l’œil humain des portions de paysages cachés lorsqu'ils étaient survolés : que ce soit à
cause de couvertures nuageuses quasi permanentes comme sous les tropiques humides ou que ce
soit par dissimulation du sol par une couverture végétale. Il faut, là aussi, attendre les années
cinquante pour voir les applications se développer.
C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que l'infrarouge couleur est expérimenté. Les
applications civiles, là encore, suivent de peu car, dans les années cinquante, on assiste aux
premières études fines de la végétation avec ce type d'émulsion. La réflectance des feuilles dans le
proche infrarouge dépend du nombre d'assises cellulaires, de la dimension des cellules et de
l'épaisseur du parenchyme lacuneux. Cette sensibilité permet l'identification de certaines espèces,
3
— R. BARIOU. Manuel de télédétection. Paris : SODIPE, 1978. 349 p.
4
— Collectif. L'interprétation des photographies aériennes. Saint-Mandé : IGN, Cours de l'ENSG, 1987. 136 p.
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mais aussi d'étudier les problèmes phytosanitaires, le repérage de plantes présentant un stress
hydrique qui engendre le plus souvent l'installation de micro-champignons, voire d'insectes
ravageurs. Une déshydratation foliaire est facilement repérable sur une combinaison colorée où les
pigments jaunes de l'émulsion sont sensibles au rayonnement vert, ceux du magenta au
rayonnement rouge et ceux du cyan au rayonnement du proche infrarouge. Cette nouvelle image
aux couleurs décalées par rapport à la perception humaine présente une végétation saine en rouge,
une végétation sénescente ou moribonde en bleu, avec tous les dégradés intermédiaires. Ainsi, ces
propriétés optiques des feuilles à l'infrarouge permettent de déceler : la structure anatomique des
feuilles, donc l'identification de bon nombre d'essences, l'âge des feuilles en fonction des
phénophases, la teneur en eau et/ou déficiences minérales ou encore les attaques parasitaires. Pour
les forêts, il ne faut pas négliger les propriétés optiques des écorces, des branches et éventuellement
des cônes. Cela facilite la discrimination entre forêts feuillues et forêts résineuses. Les variations de
réflectance liées à l'irrégularité de la canopée dévoilent les nuances de structures du couvert
forestier et définissent le degré d'homogénéité ou d'hétérogénéité des formations végétales.
Quant aux paysages révélés, les résultats les plus spectaculaires et les plus connus sont
probablement ceux apportés par les photographies aériennes lors de prospection archéologique.
Mais les campagnes de prises de vue doivent être faites en fonction de périodes propices à la
reconnaissance d'indices archéologiques. Or ces conditions météorologiques particulières ne se
rencontrent pas à tous moments de l'année, ni même de la journée : taches de rosée ou de gelée
blanche, anomalies de croissance ou de maturation des céréales, couleurs différenciées de terres
fraîchement labourées ou micro-reliefs dévoilés au soleil couchant etc.5 qui démasquent parfois des
structures enfouies, comme les anciennes villas gallo-romaines inventoriées dans la Somme au
cours de la sécheresse de 1976. De plus, ces indices apparus au cours d'une saison sèche ou humide
peuvent demeurer cachés pendant plusieurs années avant d'apparaître lorsque les conditions du
milieu sont de nouveau favorables. De même, une forme originale révélée par temps sec peut
disparaître dès la première pluie.
Toutefois, l'intérêt de cette vision du dessus est d'avoir du recul par rapport aux objets isolés
observés au sol qui, vus du dessus, peuvent être reliés les uns aux autres et constituer alors un
ensemble cohérent. De plus, cette prospection aérienne gomme les clôtures, n'abîme pas les cultures
et facilite l'exploration de grandes surfaces en peu de temps. Cette détection est aussi facilitée par
des émulsions de type proche infrarouge, comme pour repérer des axes qui sous tendent le paysage,
des anciens limes de l'arpentages6 ou encore des fossés aux couleurs plus foncées car souvent
comblés par des matériaux fins capables de retenir l'humidité plus longtemps que les champs
environnants. Il faut préciser que la découverte des sites archéologiques par voie aérienne n'est pas
exhaustive, car les aléas des conditions climatiques et les changements d'occupation du sol peuvent
les dissimuler durant de nombreuses années.
De nombreux autres domaines spectraux sont maintenant disponibles pour accroître notre
connaissance des paysages et de leur l'évolution : comme l'infrarouge thermique utilisé dans la
détection de la pollution atmosphérique ou encore le radar aéroporté qui intéresse de plus en plus en
raison de son indépendance vis-à-vis des conditions climatologiques et d'illumination, mais
également de sa possibilité de renseigner sur le sous-sol proche au travers de la couverture végétale.
Toutes ces propriétés facilitent la reconnaissance de structures naturelles et anthropisées. Le radar
est donc un outil fort utile pour les inventaires et les travaux d'aménagement. Développement
d'autant plus important que ses données livrent des informations sur les conditions du milieu et plus
particulièrement sur l'humidité, la texture et la structure des sols, du fait de la forte sensibilité de
ces ondes à la teneur en eau des objets et à la configuration géométrique des constituants du
paysage. L'ensemble de ces propriétés peut faciliter la révélation de paléopaysages comme des

5
– R. AGACHE. “ Palimpseste ”. In Cartes et figures de la Terre. Paris : Centre Georges Pompidou éd., 1980. p. 282.
6
– P. AUMASSON. “ Aménagement de l'espace rural du Pagus aleti ”. Les dossiers du Centre régional archéologique
d'Alet, 1976, n° 4, pp. 127-134.
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paléochenaux ignorés jusqu'à ce jour et simplement décelés par une différence de granulométrie et
d'humidité des sols liées à la présence d'argiles accumulées dans ces anciens chenaux.
Embarqués depuis le début des années quatre-vingts sur des satellites d'observation de la
Terre, ces instruments, que ce soit dans le domaine des ondes passives, capteurs optiques, ou
actives, capteurs radar, offrent maintenant un recul de vingt ans qui facilite le suivi des
dynamiques. Ces informations issues de ces capteurs constituent actuellement l'archivage des
paysages de la planète qui, après analyse comparative, permettent d'effectuer des typologies et de
définir des dynamiques.

3) Sont-ce encore des paysages ?


Au moins deux questions viennent à l'esprit une fois abordée la relation paysage/capteur :
existe-t-il une échelle optimale pour appréhender les paysages ? L'invisible fait-il partie du
paysage ?

a) Quel est le temps du géographe ?


Si les dynamiques très longues, de l'ordre du siècle, sont inaccessibles pour les archives
télédétectées, en revanche, celles des cinq dernières décennies sont accessibles pour des pays
comme la France, avec des capteurs à moyenne résolution à l'instar des photographies aériennes. Le
territoire national est couvert par plusieurs missions de l'IGN à des échelles variant du 1/20 000 à
1/30 000. Ce pas de temps correspond aux évolutions de l'occupation du sol : lotissement,
remembrement, changement d'affectation...
Pour ce qui est des dynamiques courtes, celles allant de la semaine aux mois, suivi des
cultures ou de n'importe quelle phénophase, seuls les capteurs de télédétections spatiales ont la
répétitivité nécessaire pour constituer un archivage acceptable, préalable indispensable au suivi des
transformations rapides. Les dynamiques du “ risque ”, à cycles ultra courts, suivies de la
progression de ravageurs comme les criquets ou d'incendies de forêts, relèvent soit de missions
aériennes commandées par l'événement, si l'emprise au sol reste modeste, soit des capteurs à large
champ embarqués sur les satellites en raison de leur forte répétabilité. Cependant, leur faible
résolution au sol en limite l'emploi.

b) Quel est le champ du géographe ?


Comme nous l'avons vu précédemment, toutes les résolutions n'autorisent pas l'étude de
l'évolution des paysages. Les capteurs à large champ qui enregistrent de larges portions de
continents sont à trop petite échelle pour appréhender les dynamiques fines ou complexes. Les
capteurs à champ très étroit ont, sous certaines conditions, une résolution adaptée à l'objectif, mais
souffrent de trois défauts majeurs. Le premier, en voie d'atténuation, est de ne pas avoir le recul
temporel nécessaire pour percevoir les dynamiques longues : le plus ancien n'a pas cinq ans
d'existence (cf. supra). Le second est de disposer, pour couvrir des espaces de l'ordre de la centaine
de kilomètres, d'un nombre important d'enregistrements dont les traitements sont lourds et coûteux
(mosaïquage, égalisation des réflectances, ...). Le troisième, et non des moindres, est l'excès de
grossissement (!). En terme d'échelle, plus on obtient des résolutions fines, plus le détail révélé est
déconnecté du paysage. Il reste donc presque par défaut les satellites à champ étroit. Ceux-ci ont en
effet l'ancienneté, si trente ans est un pas de temps acceptable, la résolution et parfois la répétitivité.
Précisons, toutefois, que certaines régions du globe sont totalement ou partiellement
inaccessibles : en raison de leur couverture nuageuse quasi permanente, cas des satellites optiques
qui sont “ aveugles ”, ou en raison de leur position aux très hautes latitudes, la plupart des satellites
profitent de leur passage au-dessus des pôles pour effectuer la “ recette en vol ”.
LES SOURCES DE L'HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT : le XXe siècle

c) L'invisible fait-il partie du paysage ?


Doit-on considérer comme ne faisant partie du paysage que les éléments directement
accessibles à l’œil humain sans artifices, ou bien, peut-on considérer que les aides que sont le radar,
l'infrarouge, les rayons X, ... révèlent également une part masquée de celui-ci ? Dans la mesure où
nous cherchons les modifications de l'espace, et que celles-ci se manifestent aussi bien de façon
perceptible qu'imperceptible, toutes les approches sont à considérer. Le simple fait de recombiner
les canaux entre eux, d'en sélectionner certains et d'en rejeter d'autres pour constituer de nouveaux
documents d'analyse et faire ressortir les objets d'étude, éloigne déjà du seul pouvoir séparateur de
l’œil. S'il est possible, avant le dépérissement complet de l'arbre, de repérer les premières atteintes
d'un champignon pathogène, types Fomes anosum pour l'épicéa, pourquoi attendre que le
peuplement soit ravagé et que l'évolution soit perceptible à l’œil nu ? Le paysage est un tout, pour
lequel seule une infime partie nous est directement révélée. À nous de faire jouer le panel des outils
disponibles pour amplifier l'analyse.
Reste le problème de l'échelle d'analyse. Le géographe est familier de certaines échelles.
Trop grandes, il se perd dans les détails. Trop petites, il survole son propos. Sur tous les
programmes d'analyse de l'occupation des sols, il existe une entité minimale en deçà de laquelle, les
objets ne sont plus différenciés. Celle-ci est fonction de l'échelle d'analyse.
Pour le programme Corine Land Cover, il s'agissait en 1993 d'effectuer un suivi décennal de
l'environnement sur les douze pays de la CEE. Cela représentait 2,3 milliards de km' à inventorier
sur des images satellites à l'échelle du 1/100 000, soit 1 500 tirages. L'entité minimale inventoriée
est d'au moins 25 hectares (500 m x 500 m)7. Cependant, les concepteurs du programme ont prévu,
ponctuellement, une échelle d'analyse plus fine qui permet de “ zoomer ” dans le paysage au gré de
l'intérêt environnemental des sites. L'accroissement de l'échelle est pertinent jusqu'à un certain
point et pour certains thèmes. Au-delà, le capteur devient trop grossier, les pixels (les plus petits
éléments de l'image), qui sont la résultante d'intégration thématique multiple, deviennent
incompatibles avec une photo-interprétation efficace.
Marc Robin8, dans une étude sur les processus d'urbanisation visant à évaluer l'apport de
l'imagerie satellitaire à l'échelle des parcelles urbaines (1/5 000 à 1/10 000), en donne un exemple
pertinent. Un capteur comme le HRV de SPOT, en mode multispectral, ne permet guère des
agrandissements supérieurs au 1/25 000. De surcroît, ces pixels sont le siège d'affectation mixte sur
cette thématique très complexe. Il faut, dès lors, changer de capteur pour rentrer plus avant dans le
paysage, au risque de se couper de sa globalité.

III — VERS UNE APPROCHE QUANTIFIÉE DE LA DYNAMIQUE DES PAYSAGES

1) La statistique comparative est-elle dynamique ?

a) Une connaissance lacunaire dans le temps


Les inventaires qui font référence en France sont de type discontinu, mais doivent permettre
d'évaluer la dynamique de l'occupation des sols. Sous le paradoxe perce l'efficacité. En effet, que
l'on fasse référence à l'enquête Terruti9 du Service central des Enquêtes et Études statistique
(SCEES) ou à celle de l'Inventaire forestier national10 (IFN) du Ministère de l'Agriculture, le

7
– Collectif. Corine Land Cover. Guide technique. Office des publications officielles des Communautés européennes,
Série environnement, Sécurité nucléaire et protection civile, 1983. 144 p.
8
— M. ROBIN. La télédétection. Paris : Nathan, Coll. Fac, Série Géographie, 1995. p. 100.
9
— P. FOURNIER. Étude sur l'utilisation du territoire. Méthodologie. Résultats 1969 —1970 — 1971. Paris :
Ministère de l'Agriculture, Statistique agricole, supplément à la Série études, n° 104, 1972, 112 p.
10
— IFN. But et méthode de l'inventaire forestier national. Paris : Ministère de l'Agriculture, Service des forêts, 1985.
67 p.
LES SOURCES DE L'HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT : le XXe siècle

principe est de passer à date régulière au-dessus du même point pour évaluer les changements d'état
de surface. Cependant, la ressemblance s'arrête là.
Dans le cas de Terruti, il ne s'agit pas d'avoir une connaissance exhaustive de l'ensemble du
territoire, mais d'évaluer statistiquement, à l'aide de points échantillon représentatifs, les
changements d'une année sur l'autre. Un certain nombre de photographies aériennes sont tirées
aléatoirement par département. Sur ces photos, une grille de points est implantée, puis ces points
sont renseignés sur le terrain. Tous les ans, les mêmes points sont enquêtés pour évaluer les
changements d'affectation. Entre les points, aucune “ connaissance ” du territoire. Pourtant, les
statistiques d'occupation du sol sont représentatives et leur précision est connue, mais elles ne sont
pas “ spacialisables ”.
Le cas de l'IFN est différent car cette fois-ci : les prises de vue sont espacées d'une dizaine
d'années, écart entre deux cycles d'inventaire, et elles sont photo-interprétées. Sur cette photo-
interprétation, un semis de points est implanté pour relever, sur le terrain, des paramètres
dendrométriques. Le réseau des placettes d'enquêtes n'était pas à l'origine permanent. Il s'agit, dans
ces deux cas, à l'aide de données discontinues d'appréhender la dynamique de l'évolution des
paysages. Dans le cas de Terruti, avec une prise de vue tous les ans, qui sert essentiellement à
localiser les points d'enquêtes, même s'il y a plusieurs cultures sur la même parcelle, le suivi est
possible. En revanche, qu'en est-il avec l'IFN ? Il est possible de mettre en place une stratégie
comparative de date à date, mais la carence temporelle permet-elle d'imaginer les scénarios de
l'inter date ? Il n'y a peut-être pas d'évolution régressive, entre deux prises de vue, sur la forêt, mais
qu'en est-il des autres postes d'occupation du sol ? La réponse est au cas par cas.

b) De la donnée numérique en continu


Les nouveaux capteurs embarqués sur les satellites, permettent-ils de combler l'intervalle de
temps entre deux missions aériennes ? Peut-on réellement parler de données en continu ? Cela a-t-il
un sens, une utilité ?
En théorie, ces nouveaux outils permettent de combler ces lacunes temporelles. Ils devraient
donc permettre une dynamique comparative continue mais, dans la pratique, c'est la thématique qui
prime. La plupart des suivis d'occupation du sol sont d'abord intéressés par les possibilités
qu'offrent les données sous forme numérique avant celles offertes par la haute répétitivité théorique
des enregistrements satellitaux. Il convient déjà de prendre conscience de la lourdeur des
traitements, lorsque les enregistrements sont continus ou quasi continus (une à deux images par
jour sur plusieurs mois !). De plus, la contrainte financière est telle que peu de programmes d'études
peuvent la supporter.
Les données numérisées permettent de passer d'une approche exclusivement qualitative à
une analyse mixte, où la démarche quantitative fournit non seulement des estimations de superficies
sur les différents thèmes d'occupation du sol, mais donne surtout le degré de précision de ces
estimations11. Ces documents numérisés peuvent être aussi bien de la donnée satellitale que des
photographies aériennes scannées.
Pour le suivi de certains problèmes environnementaux, que ce soit des épisodes de pollution
ou des incendies de forêts liés ou non à des déboisements, comme l'Indonésie ou le Brésil en ont
connu ou en connaissent, l'accès en continu à des enregistrements permet de suivre en direct le
phénomène. C'est également le cas lorsque l'on traque des ravageurs comme les crickets, où il s'agit
non pas de repérer les insectes en tant que tels, mais plutôt les lieux où les conditions favorisent
leur développement. La haute répétitivité des enregistrements, nécessaire au suivi de ces
problèmes, requiert en général des capteurs à large champ.

11
- V. GODARD. “ Évaluation des surfaces naturelles par télédétection et enquête de terrain en Mauritanie ”.
STATECO, 1992, n° 71, pp. 27-58.
LES SOURCES DE L'HISTOIRE DE L'ENVIRONNEMENT : le XXe siècle

c) Vers la modélisation et la simulation


Toutes ces informations touchent au présent, les procédures de modélisation et de
simulation permettent de se projeter dans le futur.
“ La modélisation permet de passer d'un monde réel à un monde théorique plus facilement
manipulable et que l'on peut faire évoluer en fonction d'hypothèses définies à partir de l'analyse des
données acquises de sources diverses ”12. Mais cette modélisation est fonction des objectifs de
recherche en utilisant des paramètres sélectionnés pour une action spécifique. Pour appréhender
l'espace et ses problèmes environnementaux, de nombreux modèles peuvent être envisagés :
modèles de transformations de couverts végétaux, de risques d'érosion, de variations climatiques à
plus ou moins long terme. De telles méthodes obligent à la constitution d'un Système d'Information
qui nécessite l'intégration de données multisources et la création d'une interface donnée du milieu,
variables anthropiques, ce qui permet de rejoindre le concept de paysage.
“ L'amélioration des performances des moyens informatiques permet également d'élaborer
des simulations directement à partir de données satellitales ou aéroportées ”...“ De nouveaux
logiciels interactifs permettent également de réaliser des mouvements en temps réel, et non plus en
fonction d'une trajectoire précalculée ”13. Il devient possible d'évoluer dans un espace
tridimensionnel à partir d'images brutes ou ayant subi divers traitements (classifications, filtres,
masques...). À ce stade, nous retrouvons le paysage évoqué dès le début, puisque le déplacement
dans la simulation en trois dimensions s'effectue latéralement dans l'image. Donc la perception
redevient celle du promeneur qui balaie du regard le paysage d'un point haut ou, plus précisément,
qui se faufile à travers le paysage à très basse altitude. De plus, le chercheur a la possibilité de
modifier tel ou tel élément afin d'appréhender visuellement les effets de ces éventuelles
modifications. A l'aube du XXIe siècle, l'homme possède toute une panoplie de méthodes, de
techniques et d'outils susceptibles de l'aider à mieux connaître l'espace, le comprendre et le gérer, à
condition de ne pas être aliéné à la machine.
Les documents photographiques et satellitales fournissent des informations quantitatives sur
le paysage, des documents cartographiques souvent de nature probabiliste avec une approche
méthodologique logique réitérable dans le temps et dans l'espace. Mais ces nouvelles données, qui
sont de précieux auxiliaires pour une étude paysagère, visent à saisir le paysage comme un système
complexe, hétérogène, fonctionnel, fait de formes et de structures, sous-tendu par un
fonctionnement et doté d'une épaisseur historique décelable. Toutefois, ces informations ne
constituent pas totalement le paysage même si elles donnent une vision externe, globale, mais en
aucun cas, ne livrent les clés de compréhension du coeur du paysage car il est absolument
indispensable de pénétrer dans le paysage pour le comprendre dans son fonctionnement intime.
L'intérêt majeur de ces outils se situe dans l'appréhension de la transformation des paysages
à plusieurs pas de temps : depuis le suivi dans la ' durée moyenne, quelques décennies, jusqu'au
repérage des phénophases saisonnières et les modifications spatiales à différentes échelles depuis
les larges étendues jusqu'aux espaces de quelques pixels. De plus, cet outil intègre autant les
informations sur les milieux que sur la répartition des objets, fournit autant des informations sur le
fonctionnement de la biosphère et de l'hydrosphère que sur l'état sanitaire des végétaux ou la
pollution atmosphérique. Les valeurs radiométriques des données satellitales permettent de cerner à
la fois le structural et le structurel d'un paysage, d'en fournir une vision dynamique et une définition
élargie. Il n'y a pas seulement le paysage perçu par l’œil humain, mais autant de nouvelles facettes
paysagères que les nouveaux outils peuvent en révéler et que les combinaisons d'informations et les
traitements informatiques multiples peuvent en dévoiler.

12
– F. LIÈGE. Gestion de l'espace par analyse multisources de l'information géographique. Université de Paris IV-
Sorbonne, Thèse, 1997. Tome 1, 377 p.
13
– Idem.

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