Transformations de Lorentz
Cet article présente les transformations de Lorentz sous
un aspect technique. Le lecteur désireux d'obtenir des
informations physiques plus générales à ce sujet pourra
se référer à l'article Relativité restreinte.
Les transformations de Lorentz sont des t ransformat ions linéaires des coordonnées d'un point de l'espace-t emps de Minkowski à
quat re dimensions. En relat ivit é rest reint e, elles correspondent aux lois de changement de référent iel galiléen pour lesquelles les
équat ions de la physique sont préservées, et pour lesquelles la vit esse de la lumière demeure ident ique dans t ous les référent iels
galiléens. Elles sont parfois considérées comme l'équivalent relat ivist e des t ransformat ions de Galilée de la mécanique classique.
Hendrik Lorentz en 1916.
La forme la plus courant e est :
Où (t, x, y, z) et (t′, x′, y′, z′) représent ent les coordonnées d'un événement dans deux référent iels inert iels dont la vit esse relat ive est
parallèle à l'axe des , est la vit esse de la lumière, et le fact eur de Lorent z est .
Le t erme « t ransformat ions de Lorent z » peut faire référence aux changement s de coordonnées présent és ci-dessus, parfois
nommés transformations de Lorentz spéciales ou boost de Lorentz , ou bien à un ensemble plus vast e nommé groupe de Lorentz.
Ce groupe est const it ué de l'ensemble des t ransformat ions linéaires compat ibles avec les post ulat s de la relat ivit é rest reint e, c'est -
à-dire celles qui laissent invariant e la pseudo-norme de l'espace de Minkowski. Le groupe de Lorent z inclut non seulement les boosts
de Lorent z pour t out e direct ion arbit raire de l'espace, mais également les pivot ement s du repère d'espace, nommés rotations
statiques 1 de l'espace. Dans le cadre des t héories quant iques relat ivist es et de la descript ion des part icules élément aires, les
t ransformat ions qui renversent le sens du t emps et l'orient at ion du repère d'espace sont également admises, bien qu'elles puissent
sembler dénuées de sens en relat ivit é rest reint e. Le groupe de Lorent z est lui-même un sous-groupe du groupe de Poincaré qui ét end
la définit ion précédent e aux t ransformat ions affines, sans se limit er aux t ransformat ions linéaires. Le groupe de Poincaré permet ainsi
de représent er l'ensemble des changement s de repère aut orisés en relat ivit é rest reint e, y compris ceux impliquant un décalage de
l'origine du repère d'espace-t emps.
L'éponyme 2 des t ransformat ions est Hendrik Lorent z (1853-1928). Elles sont ainsi désignées à la suit e de Henri Poincaré (1854-
1912)3.
Dans l'int roduct ion de la publicat ion « Deux Mémoires de Henri Poincaré sur la physique mat hémat ique » 4, Hendrik Lorent z précise que
c'est pour faire en sort e que les équat ions de Maxwell s'écrivent à l'ident ique dans t out référent iel galiléen que Henri Poincaré a
int roduit mat hémat iquement cet t e loi5, en la bapt isant du nom de Lorent z. Ce dernier en avait donné une version qu'il a, plus t ard, jugée
imparfait e 6,7.
F et F', deux référentiels inertiels pour localiser un même événement.
Présentations les plus courantes
On considère deux référent iels galiléens et en t ranslat ion rect iligne uniforme l'un par rapport à l'aut re, t els que se déplace à
la vit esse par rapport à suivant la direct ion de l'axe des . On not e respect ivement et les t rois
coordonnées spat iales et le t emps permet t ant de repérer un même événement observé depuis chacun de ces référent iels.
Les t ransformat ions de Lorent z ent re ces deux référent iels sont alors :
Transformation de Lorentz (direction )
avec et .
Le paramèt re est const ant pour une t ransformat ion donnée. C'est une grandeur algébrique, posit ive ou négat ive, dont la valeur
absolue ne peut êt re égale ou supérieure à : (un déplacement dans le sens posit if de l'axe des est compt é
posit ivement ). Seules les vit esses subluminiques sont ainsi aut orisées, et les valeurs possibles pour et sont donc :
et .
Les t ransformat ions ne sont pas définies si est en dehors de ces limit es. En effet , prend une valeur infinie pour et devient
un nombre complexe pour . Les coordonnées de t emps et d'espace ét ant des grandeurs mesurables, leur valeur est
nécessairement décrit e par un nombre réel.
Par ailleurs, en vert u du principe de relat ivit é, aucun référent iel galiléen n'est privilégié par rapport à un aut re. Par conséquent , les
t ransformat ions pour passer de à doivent êt re de la même forme que celles permet t ant de passer de à . La seule
asymét rie réside dans le fait que se déplace à la vit esse par rapport à . Les t ransformat ions inverses s'écrivent ainsi :
Transformation de Lorentz inverse (direction )
Les t ransformat ions de Lorent z sont ici présent ées comme des t ransformat ions passives des coordonnées ; aut rement dit , on
compare la manière dont un même événement est observé depuis deux référent iels différent s. Un aut re point de vue consist e à les
envisager comme des transformations actives qui n'affect ent pas le référent iel mais le syst ème physique lui-même. Les nouvelles
coordonnées décrivent alors le phénomène t el qu'il serait observé si l'ensemble du syst ème se t rouvait embarqué dans
un mouvement rect iligne uniforme à la vit esse suivant l'axe des dans ce même référent iel.
Formes alternatives
En utilisant , on obtient une écriture plus
symétrique des transformations8 :
Pour un doublet d'événements, une forme portant sur les
différences de coordonnées peut apparaître comme plus
intéressante, car ce sont bien des longueurs et des
intervalles de temps qui sont mesurés
expérimentalement ou qui présentent un intérêt sur le
plan physique. En notant et
les différences de coordonnées entre
deux événements observées depuis chaque référentiel, la
linéarité des transformations de Lorentz entraîne9 :
En théorie quantique relativiste, l'inversion temporelle T
et l'inversion spatiale P sont également admises. Les
transformations de Lorentz qui laissent les équations de
la physique invariantes (en l'absence de charge
électrique) sont alors :
où les
indiquent s'il y a un changement d'orientation temporelle
et/ou spatiale.
Plus généralement, toute transformation utilisée en
physique quantique est de la forme , avec une
transformation du groupe de Lorentz de la relativité
restreinte (orthochrone et propre) et
. Le groupe des
transformations propres et orthochrones étant connexe,
cette décomposition indique que le groupe de Lorentz
est formé de quatre composantes connexes.
Présentation sous forme matricielle
Sous forme mat ricielle, les t ransformat ions de Lorent z s'écrivent :
où la mat rice not ée sat isfait les propriét és at t endues suivant es :
, ce qui signifie que la transformation
préserve l'orientation de l'espace ;
, où est la métrique de Minkowski
, ce qui signifie que la
matrice est pseudo-orthogonale et préserve la
pseudo-norme de l'espace de Minkowski.
La t ransformat ion inverse est donnée par :
Cet t e écrit ure sous forme de mat rice 4×4 correspond à la représent at ion st andard du groupe de Lorent z, not ée (½,½). Les objet s qui
se t ransforment sous cet t e représent at ion sont des quadrivect eurs (ici, le quadrivect eur t emps-posit ion). D'aut res représent at ions
mat ricielles sont cependant possibles et permet t ent d'appliquer les t ransformat ions de Lorent z à des objet s de nat ure différent e
(ex : champ élect romagnét ique, bispineurs de Dirac…).
Présentation comme rotation hyperbolique
Des définit ions et il découle .
L'analogie avec la relat ion de t rigonomét rie hyperbolique permet de définir la rapidit é en posant :
et avec
.
Tout e t ransformat ion de Lorent z spéciale peut ainsi s'écrire :
Et la forme inverse :
La ressemblance avec une mat rice de rot at ion dans l'espace ordinaire amène à voir t out e t ransformat ion de Lorent z spéciale comme
une rotation hyperbolique d'angle dans l'espace-t emps de Minkowski (où est la rapidit é). Cet t e « rot at ion » présent e cependant la
part icularit é d'affect er également la coordonnée t emporelle. Le caract ère pseudo-ort hogonal des mat rices de rot at ion met en
évidence que ces t ransformat ions sont bien des isomét ries de l'espace de Minkowski.
Présentation sous forme diagonalisée
Avec les définit ions et propriét és des fonct ions de la t rigonomét rie hyperbolique, on obt ient une présent at ion un peu différent e des
t ransformat ions de Lorent z :
Soit , sous forme mat ricielle :
C'est une forme diagonalisée avec des choix de repères dont deux axes forment l'int ersect ion du cône de lumière avec le plan (Oxt),
ou (Ox't') pour l'aut re repère, et qui sont impossibles à mat érialiser dans l'espace physique à t rois dimensions.
Présentation pour une direction
quelconque
Les t ransformat ions de Lorent z peuvent êt re généralisées à une direct ion quelconque de l'espace. Pour deux repères galiléens en
t ranslat ion rect iligne uniforme l'un par rapport à l'aut re, t els que le mouvement relat if de par rapport à soit décrit par un vect eur
vit esse et t els que les origines des deux repères soient confondues à , les t ransformat ions s'écrivent sous forme
vect orielle :
Transformation de Lorentz (direction v quelconque)
où et où et désignent les coordonnées spat iales observées depuis chaque référent iel. Ces
formules doivent nat urellement demeurer valables dans t ous les référent iels inert iels. Le mouvement relat if de par rapport à
ét ant décrit par le vect eur , la t ransformat ion inverse s'écrit par conséquent :
Transformation de Lorentz inverse (direction –v quelconque)
En écrit ure mat ricielle, on obt ient 10 :
avec :
Présentation pour d'autres grandeurs
Quadrivecteurs
Bien que les t ransformat ions de Lorent z soient init ialement présent ées comme des changement s de coordonnées de t emps et
d'espace, elles s'appliquent de manière plus générale à t out e quant it é physique pouvant êt re décrit e par un quadrivect eur (un
quadrivect eur ét ant par définit ion un vect eur de dimension quat re dont les composant es se t ransforment de la même manière que les
coordonnées de t emps et d'espace). Lors d'un changement de coordonnées, un quadrivect eur est donc t ransformé en par la
relat ion mat ricielle linéaire :
où est une t ransformat ion de Lorent z exprimée en représent at ion st andard par une mat rice 4×4. Par ailleurs, en posant
, avec , la pseudo-norme de t out quadrivect eur est donnée par et sat isfait une
relat ion de la forme :
indiquant que la norme du quadrivect eur est un invariant relat ivist e.
Quadrivecteur A Z X
Quadrivect eur posit ion Temps Vect eur posit ion
Quadrivect eur impulsion Energie Vect eur quant it é de mouvement
Quadrivect eur vit esse 11 Vit esse de la lumière Vect eur vit esse
Quadrivect eur force Puissance mécanique Vect eur force
Quadrivect eur pot ent iel Pot ent iel élect rique Pot ent iel vect eur magnét ique
Quadrivect eur densit é de courant Densit é de charges élect riques Vect eur densit é de courant
Quadrivect eur d'onde Pulsat ion Vect eur d'onde
12
Quadrivect eur spin - Spin
Il exist e cependant des grandeurs qui ne peuvent s'écrire sous forme de quadrivect eur. C'est par exemple le cas pour le moment
cinét ique et également pour le champ élect rique et le champ magnét ique Le moment cinét ique est par définit ion
et devient après un boost . Concernant les champs et , ils const it uent deux aspect s complément aires
du champ élect romagnét ique et ne peuvent donc êt re t ransformés de manière séparée. En prenant la force de Lorent z comme
définit ion de ces champs, l'applicat ion du principe de covariance aux lois de l'élect romagnét isme implique que l'expression
doit conserver une forme ident ique après un changement de référent iel inert iel .
Champ électromagnétique
Les formules de t ransformat ion des champs et suggèrent que ces deux grandeurs sont couplées en un objet mat hémat ique à 6
composant es : un t enseur de rang 2 ant isymét rique, c'est -à-dire un bivect eur. Le t enseur élect romagnét ique s'écrit sous forme
mat ricielle :
(Convention de signature (+ − − −))
Les champs obt enus après t ransformat ion de Lorent z sont donnés sous forme mat ricielle par :
ou bien en écrit ure t ensorielle :
Pour un simple boost suivant l'axe , on obt ient :
Autres quantités
Pour un objet général à composant es, les t ransformat ions de Lorent z s'écrivent :
avec la représent at ion qui à t out e t ransformat ion associe une mat rice . Les différent es représent at ions du groupe de
Lorent z (en) sont const ruit es à part ir de l'algèbre de Lie du groupe de Lorent z, par exponent iat ion de mat rice.
Implications physiques
Les t ransformat ions de Lorent z peuvent êt re mises en parallèle avec les t ransformat ions de Galilée de la mécanique classique :
Transformation de Transformation de
Galilée Lorentz
On const at e que, cont rairement au cas classique, la coordonnée t emporelle est désormais affect ée par le changement de référent iel,
le t emps ne pouvant plus êt re considéré comme absolu en relat ivit é. La not ion de simult anéit é ent re deux événement s devient
relat ive, ce qui signifie que deux événement s simult anés dans un référent iel ne le sont pas nécessairement dans un aut re. Le fact eur
présent devant les parent hèses ent raîne l'apparit ion de phénomènes t els que la cont ract ion des longueurs et la dilat at ion des
durées13. Le renoncement à la concept ion d'un espace et d'un t emps absolus permet de garant ir l'invariance de c dans t ous les
référent iels galiléens, en opposit ion avec la vision classique qui post ulait l'exist ence d'un ét her servant de support mécanique à la
propagat ion des ondes lumineuses.
Limites non relativistes
Groupe de Galilée
Les formules du groupe de Lorent z peuvent s'approximer dans le cas où la vit esse du corps est pet it e devant celle de la lumière,
ou, ce qui revient au même, en faisant t endre la vit esse de la lumière vers l'infini. En négligeant le t erme dans les formules, on
ret rouve alors le groupe de Galilée qui est le groupe des t ransformat ions correspondant es aux changement s de référent iel en
physique classique.
Groupe de Carroll
Le groupe de Carroll est une aut re approximat ion non relat ivist e des élément s du groupe de Lorent z dans le cas où on s'int éresse aux
pédagogique, d'après son découvreur14.
Différentes méthodes pour trouver les
transformations
Les t ransformat ions de Lorent z peuvent êt re obt enues sans avoir à post uler l'invariance de la vit esse de la lumière dans le
vide 15,16,N 1. Elles se déduisent d'un nombre limit é d'hypot hèses : l'homogénéit é de l'espace-t emps17,18,19,N 2 (ou du t emps et de
l'espace)20 ; l'infinit é de l'espace-t emps21 ; l'isot ropie de l'espace 17,18,19,N 3 ; la st ruct ure de groupe 18 des t ransformat ions ; et le
principe 17,20 de causalit é 18,19,N 4. Il s'agit d'une mét hode init iée, dès 1910, par Vladimir Ignat ovski (1875-1942)19,22 et exposée, en
1976, par Jean-Marc Lévy-Leblond23,24. Elle est ut ilisée afin de met t re en évidence que la const ant e est une const ant e de
st ruct ure de l'espace-t emps17,N 5.
Il exist e d'aut re mét hodes permet t ant d'obt enir les t ransformat ions de Lorent z :
Pour la relativité restreinte, Einstein a initié une
méthode26 :
À partir du principe de relativité et de l'invariance de la
vitesse de la lumière par changement de référentiel, de
l'homogénéité et de l'isotropie supposées de l'espace, et
à l'aide d'une représentation géométrique d'une situation
idéale où deux référentiels inertiels permettent de voir,
mesurer les longueurs, et chronométrer le temps d'un
référentiel à l'autre, on démontre les différentes formules
par un système d'équations linéaires dont il faut trouver
les coefficients. Les transformations non physiques sont
parfois écartées sans détail par le choix de la solution
positive dans une équation du second degré, choix dû à
l'hypothèse physique de l'orientation des repères par une
règle telle que celle de la main droite, illustrée par la
représentation géométrique accompagnant le
raisonnement27.
En physique quantique relativiste, comme en théorie
quantique des champs, les transformations utilisées
sont définies comme les symétries de l'espace de
Minkowski qui laissent inchangées les équations (en
l'absence de charge électrique). Cela revient à
déterminer les transformations linéaires laissant
inchangé l'intervalle d'espace-temps : c'est une définition
mathématique pour laquelle les changements de
référentiel pour des observateurs ne sont que certaines
de ces transformations et qui permet de les trouver
toutes.
Cette méthode est aussi utilisée dans certains manuels
de relativité restreinte, après avoir démontré que
l'invariance de l'intervalle d'espace-temps par
changement de référentiel découle directement des deux
axiomes de la relativité restreinte, et en éliminant les
transformations qui ne respectent pas la convention
d'orientation pour les repères tridimensionnels (règle de
la main droite, en général) et d'orientation de l'axe du
temps vers le futur ; élimination faite de diverses
manières, parfois marquées du sceau de l'évidence28, et
parfois plus justifiées29.
On peut aussi retrouver ces transformations en
cherchant les applications linéaires de l'espace-temps à
quatre dimensions, mais a priori sans métrique,
conservant la forme des équations de Maxwell30.
La méthode géométrique31
On suppose que l'espace-t emps physique est un espace affine où les référent iels, dont seuls sont considérés ceux qui sont inert iels,
sont ident ifiés aux repères affines de cet espace affine. De plus on néglige les t ranslat ions const ant es ent re les repères qui ne se
manifest ent que par des addit ions de nombres const ant s aux coordonnées. Donc, la t ransformat ion des coordonnées s'effect ue au
moyen d'une applicat ion linéaire, représent able par une mat rice :
Démonstration
Représentation habituelle de deux
référentiels inertiels
Soient deux référent iels et en t ranslat ion rect iligne l'un par rapport à l'aut re sur des axes parallèles, avec une vit esse relat ive v
selon l'axe Ox. Soient les coordonnées spat io-t emporelles d'un événement dans le référent iel , et ses
coordonnées dans le référent iel . (Pour simplifier les not at ions, on ne t iendra pas compt e dans ce paragraphe des deux aut res
composant es spat iales y et z).
Utilisation du principe de relativité :
Par le principe de relativité, les coefficients de la
transformation linéaire ne dépendent que de la vitesse
relative entre les référentiels, et d'aucune considération
extérieure à ces deux référentiels. Pour plus de précision,
on devrait dire des vitesses relatives des référentiels, le
sujet est abordé un peu plus loin.
Première utilisation de la vitesse de la lumière :
Si dans le référentiel on considère le déplacement
d'un signal lumineux dans le sens des x positifs, donc à
la vitesse de la lumière, alors . Mais comme
cette vitesse est la même dans le référentiel , en
considérant le déplacement de ce même signal vu
depuis ce référentiel, comme l'axe des x' a la même
orientation que celui des x, et de même pour les axes
temporels, on doit avoir 32. De même, en
commençant par considérer le signal depuis .
Donc :
Et comme x, t, x', t' sont liés par des relations linéaires à
coefficients constants, on doit avoir
et (avec a, b, a' et b' coeff
constants), d'où , or comme
, on en déduit
, d'où pour un certain
constant.
Deuxième utilisation de la vitesse de la lumière :
En considérant le déplacement d'un signal lumineux
dans le sens des x négatifs, et en faisant le même
raisonnement, on obtient : pour
un certain constant.
Conclusion sur la vitesse de la lumière :
En additionnant et soustrayant les deux égalités
précédentes, on obtient :
avec : et .
Première utilisation de la vitesse relative des
référentiels :
Pour l'origine du référentiel , on a et donc,
d'après la première équation du système (2), on a :
En désignant par la vitesse du référentiel par
rapport au référentiel , on peut donc écrire
, ou , avec
On peut donc écrire :
Deuxième utilisation de la vitesse relative des
référentiels :
Pour l'origine du référentiel , on a et donc,
d'après les équations du système (2), on a :
En désignant par la vitesse du référentiel par
rapport au référentiel , on peut donc écrire
Utilisation des hypothèses sur l'espace :
Quand , on a . Le coefficient permet
donc de convertir la mesure d'une longueur faite dans le
référentiel , en la mesure faite dans . Ce coefficient
peut dépendre de la vitesse relative entre les
référentiels, mais pas de sa direction ni de son sens par
l'hypothèse de l'isotropie de l'espace. De plus, comme
expliqué en début de paragraphe, est indépendant des
coordonnées x, t, x', t'.
Donc dépend de la norme de la vitesse , c'est-à-dire
de .
Utilisation du principe de relativité :
En inversant les rôles des référentiels et , et ayant
justifié que , et que ne dépend pas de la
direction ni du sens de , donc , et
on peut écrire :
En utilisant les deux équations du système (3) dans la
première équation du système (4), on obtient
soit :
Le signe + est choisi, sinon il y a changement dans
l'orientation entre l'axe des x et l'axe des x', ce qui n'est
pas le cas par hypothèse.
Conclusion :
Les transformations de Lorentz s'écrivent :
Ce que l'on écrit souvent :
Avec et .
La méthode partant de l'invariance de la pseudo-
norme
Cette section ne cite pas suffisamment ses [afficher]
sources (juin 2018).
Démonstration
Dans ce paragraphe 33, les coordonnées sont celles du référent iel inert iel et
sont celles du référent iel inert iel , ces deux référent iels ayant les mêmes origines spat iales et t emporelles.
Dans l'espace-t emps de Minkowski, la pseudo-norme est définie par le carré de l'int ervalle d'espace-t emps :
Les t ransformat ions de Lorent z sont les applicat ions linéaires sur les quadri-coordonnées qui
laissent invariant e la pseudo-norme :
Cas où la transformation ne concerne que les coordonnées
spatiales
Dans ce cas, l'invariance de la pseudo-norme implique , c'est -à-dire que la t ransformat ion
conserve la norme spat iale : la mat rice 3x3 associée est une mat rice ort hogonale.
Si son déterminant est positif, il s'agit d'une rotation
dans l'espace et elle conserve donc l'orientation de
l'espace. La transformation de l'espace-temps laisse le
temps inchangé et agit comme une rotation d'un angle
constant sur les vecteurs de l'espace, elle est considérée
comme physiquement réaliste.
Si son déterminant est négatif intervient en plus une
symétrie planaire qui inverse l'orientation de l'espace. La
transformation, laissant le temps inchangé mais
inversant l'orientation spatiale, n'est pas considérée
comme physiquement réaliste, mais peut être utilisée
pour explorer les propriétés mathématiques des
équations.
Cas où la transformation concerne aussi la coordonnée
temporelle
Pour plus de légèret é dans les not at ions, on remplace par , par , et c.
La linéarité d'une telle transformation permet d'écrire :
où est un réel constant, est une matrice 3x3 à
coefficients constants, et sont deux vecteurs
constants de l'espace, avec le transposé de , et
le produit scalaire des vecteurs et .
Par une transformation de Lorentz ne touchant que les
coordonnées spatiales, on peut faire en sorte que les
vecteurs et soient colinéaires : on a donc
et où est un vecteur unitaire ( )
constant lui aussi, et et deux réels constants
(éventuellement nuls).
On peut donc écrire
La pseudo-norme étant une forme quadratique, son
invariance par une transformation est équivalente à
l'invariance de la forme bilinéaire associée :
Or on a , donc
, soit
Cette égalité étant vraie pour tout et tout vecteur
de l'espace , on a . Si ,
alors la matrice n'est pas inversible (car admet 0
comme valeur propre car ) et la transformation de
Lorentz associée n'est pas un changement de base de
l'espace à quatre dimensions : ce qui ne correspond pas
aux hypothèses. Si , alors ou et un
court travail montre que l'on retombe alors dans le cas
où la transformation ne concerne que les vecteurs de
l'espace.
Donc , , , et , avec
On pose et , on a
, avec et
.
L'invariance par la transformation de Lorentz signifie que
. En développant et en
utilisant , avec , on obtient
.
Cette égalité étant vraie pour tout et tout vecteur
de l'espace , on a :
En exploitant le cas particulier , on obtient
.
En exploitant le cas particulier (c'est-à-dire
), on obtient , et
l'endomorphisme de matrice est une isométrie de
l'espace de dimension 2 des vecteurs perpendiculaires à
dans lui-même34.
Donc, en posant = restriction de au plan des
vecteurs perpendiculaires à , et , on a :
Avec
En utilisant à nouveau une transformation de Lorentz ne
concernant que les coordonnées spatiales, et même
plus précisément le sous-espace des vecteurs
perpendiculaires à , on peut se ramener au cas
, et on a alors :
Avec
En choisissant la direction du vecteur comme axe des
, en utilisant les fonctions hyperboliques, et avec
permettant de discuter de la conservation ou
non des orientations du temps et de l'espace, on obtient :
Histoire et genèse des transformations
de Lorentz
Article détaillé : Histoire de la relativité restreinte.
Woldemar Voigt publie en 1887 un article sur l'effet
Doppler35 dans lequel il remarque l'invariance de
certaines équations différentielles sous les
changements de variables (en notation moderne pour en
faciliter la lecture) :
En 1889, George Francis FitzGerald publie dans la revue
Science l'article L'éther et l'atmosphère terrestre, dans
lequel il formule l'hypothèse de contraction des
longueurs, hypothèse que Hendrik Lorentz formulera
aussi, indépendamment de FitzGerald, dans un article de
189236.
Dans son ouvrage La théorie électromagnétique de
Maxwell et son application aux corps mouvants37 de
1892, Lorentz utilisera des transformations bien
différentes de celles de Voigt :
Aussi bien pour Voigt que pour Lorentz, ces
transformations ne sont encore que des outils
mathématiques sans signification particulière.
Lorentz introduit le concept de temps local
correspondant à l'image de la coordonnée de temps par
ces transformations. Toutefois, ce temps local n'a pas
pour lui de signification autre que mathématique :
« It is important to understand that for Lorentz the transformed coordinates and fields were
mathematical aids with no direct physical significance. »
— Olivier Darrigol, The genesis of the theory of relativity (http://www.bourbaphy.fr/darrigol2.pdf) [arc hive], séminaire
Poincaré, 2005.
Dans un article de 189938, Lorentz observera que
l'hypothèse de contraction découle naturellement des
transformations qu'il reformulera :
Dans un article de 190439 Lorentz donnera des
transformations encore différentes:
On voit donc qu'en 1904, la forme de ces
transformations n'est pas encore parfaitement
déterminée, elle apparaît par tâtonnement, par
essais/erreurs.
L'année suivante, 1905, Henri Poincaré présente à
l'Académie des Sciences la note Sur la dynamique de
l'électron résumant son article qu'il prévoit de présenter à
Palerme5, et dans laquelle il confirme et corrige les
résultats de Lorentz de 1904, donne leur nom aux
transformations de Lorentz (corrigées)
et observe qu'elles doivent former un groupe40.
Il leur donne ainsi leur forme définitive (au signe près, ce
qui revient juste à considérer les transformations
inverses) :
La même année, Einstein publie son article Sur
l'électrodynamique des corps en mouvement dans lequel
il reconstruit ces mêmes transformations, et leur donne
tout leur sens.
Notes et références
Notes
1. Postulat en vertu duquel « la vitesse de la lumière dans
le vide est invariante quelle que soit la vitesse de
l'observateur qui la mesure »15.
2. « les transformations recherchées ne dépendent pas du
lieu ou de l'instant considéré. »19.
3. « les transformations recherchées ne dépendent pas de
l'axe des coordonnées considéré. »19.
4. « les transformations recherchées n'inversent pas le
signe des intervalles de temps. »19.
5. Par exemple, la relativité générale prédit que la
constante est la vitesse de propagation des ondes
gravitationnelles alors que celles-ci ne sont pas des
ondes électromagnétiques mais des oscillations de la
courbure de l'espace-temps25.
Références
1. Amaury Mouchet, L'élégante efficacité des symétries,
Dunod, 2013 (lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=tSr
KCQAAQBAJ&pg=PA211&dq=sym%C3%A9tries+mouchet&hl=fr&s
a=X&ved=2ahUKEwj_gbmI983tAhWExoUKHWWTDgAQ6AEwAHoE
CAYQAg#v=onepage&q=poincar%C3%A9&f=false) [archive]).
2. Sokolov 1990, p. 47, col. 11.
3. Gourgoulhon 2010, p. 197, n. historique.
4. Hendrik Lorentz, « Deux mémoires de Henri Poincaré
sur la physique mathématique », Acta Mathematica,
vol. 38, no 1,1915, p. 293–308 (lire en ligne (https://ia80070
8.us.archive.org/view_archive.php?archive=/28/items/crossref-pre
-1923-scholarly-works/10.1007%252Fbf02306971.zip&file=10.100
7%252Fbf02392073.pdf) [archive] [PDF]).
5. Henri Poincaré, Sur la dynamique de l'électron (http://w
ww.univ-nancy2.fr/poincare/bhp/pdf/hp1905crb.pd
f) [archive], Comptes rendus de l'Académie des
Sciences, vol. 140, p. 1504-1508, 5 juin 1905. Note
manuscrite (http://www.academie-sciences.fr/activite/
archive/dossiers/Poincare/Poincare_pdf/Poincare_CR1
905_lm.pdf) [archive].
6. Lorentz écrit : « Ce furent ces considérations publiées
par moi en 1904 qui donnèrent lieu à Poincaré d'écrire
son Mémoire sur la Dynamique de l'électron, dans
lequel il a attaché mon nom à la transformation dont je
viens de parler. […] je n'ai pas indiqué la transformation
qui convient le mieux. Cela a été fait par Poincaré et
ensuite par MM. Einstein et Minkowski. »
7. Henri Poincaré, « Sur la dynamique de l'électron »,
Rendiconti del Ciorcolo matematico di Palermo, vol. 21,
p. 129-176, 1906. Soumis le 23 juillet 1905.
8. Une forme encore plus simple est parfois obtenue en
posant , dans les systèmes d'unités naturelles.
9. James H. Smith, Introduction à la relativité,
InterEditions, 1968 ; 2e édition avec exercices corrigés,
1979 (ISBN 978-2-7296-0088-4) ; réédité par Masson,
Dunod, 3e édition, 1997 (ISBN 978-2-225-82985-7).
10. W. H. Furry, « Lorentz Transformation and the Thomas
Precession », American Journal of Physics, vol. 23,
no 8,1er novembre 1955, p. 517–525 (ISSN 0002-9505 (htt
ps://portal.issn.org/resource/issn/0002-9505),
DOI 10.1119/1.1934085 (https://dx.doi.org/10.1119/1.1934085),
Bibcode
1955AmJPh..23..517F (https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/1955AmJPh..
, lire en ligne (https://aapt.scitation.org/doi/10.1119/1.193408
5) [archive])
11. Le facteur intervenant dans la définition de la
quadrivitesse n'est pas invariant lors d'un changement
de référentiel.
12. La coordonnée temporelle du quadrivecteur spin est
fixée à 0 dans le référentiel propre de la particule. Un
observateur en mouvement percevra cependant une
valeur non nulle de et un spin altéré. (Chaichian et
Hagedorn, Symmetry in quantum mechanics: From
angular momentum to supersymmetry, IoP, 1997
(ISBN 978-0-7503-0408-5, lire en ligne (https://books.google.com/b
ooks?id=pEhjQgAACAAJ) [archive]), p. 239)
13. Au sein d'un même référentiel galiléen, le temps
continue cependant d'être défini de manière univoque.
Autrement dit, toutes les horloges immobiles dans un
référentiel inertiel donné demeurent synchronisées au
cours du temps, même lorsqu'elles sont séparées
spatialement par de grandes distances. Ce n'est plus le
cas en relativité générale où la notion de simultanéité
perd toute signification et ne peut plus être définie que
localement.
14. Le groupe de Carroll par JM Levy-Leblond (http://archiv
e.numdam.org/ARCHIVE/AIHPA/AIHPA_1965__3_1/AI
HPA_1965__3_1_1_0/AIHPA_1965__3_1_1_0.pd
f) [archive], Annales de l'IHP, 1965.
15. Semay et Silvestre-Brac 2021, chap. 6, sec. 6.2,
introduction, p. 103.
16. Spagnou 2014, chap. 2, sec. 2.16, p. 59.
17. Alcantara 2008, sec. 3, p. 14.
18. Semay et Silvestre-Brac 2021, chap. 6, sec. 6.2, § 6.2.1,
p. 104.
19. Spagnou 2014, chap. 2, sec. 2.15, p. 57.
20. Barrau et Grain 2023, chap. 2, p. 12.
21. Semay et Silvestre-Brac 2021, chap. 6, sec. 6.2, § 6.2.2,
p. 105, n. 4.
22. Ignatovski 1910.
23. Spagnou 2014, chap. 2, sec. 2.15, p. 58.
24. Lévy‐Leblond 1976.
25. Spagnou 2014, chap. 2, sec. 2.14, p. 56.
26. Que l'on peut trouver dans La théorie de la relativité, par
Albert Einstein Gauthier-Villard éditeur 1921 traduit
par Mlle J. Rouvrière.
27. Un exemple récent est dans le chapitre 5 du livre
Introduction à la relativité par James H.Smith (Masson
éditeur, traduit par Philippe Brenier, préfacé par Jean-
Marc Levy-Leblond, réédité en 1997,
(ISBN 2-225-82985-3)).
28. Un exemple de choix justifié par l'évidence est dans le
§19 du livre Électromagnétisme et gravitation
relativistes de Jean-Claude Boudenot (ellipses éditeur,
1989, (ISBN 2-7298-8936-1)); un autre est dans le §4, de
Lev Landau et Evgueni Lifchits, Physique théorique,
t. 2 : Théorie des champs [détail des éditions].
29. Comme exemples de textes discutant plus en détail
des critères de choix, on peut citer (en) Geometrical
physics in Minkowski spacetime par E.G. Peter Rowe,
Springer-Verlag éditeur (ISBN 1852333669), 2001; (en) The
geometry of Minkowski Spacetime par Gregory L.
Naber, Springer-Verlag (ISBN 3540978488), 1992, où au
chapitre 1, §1.3, la conservation des orientations
spatiale et temporelle est présentée comme la raison
de cette sélection ; dans le livre de Philippe Tourrenc,
Relativité et gravitation (Armand Colin éditeur,
(ISBN 2-200-21209-7)), aux pages 23 à 25, l'auteur justifie,
par l'utilisation du Principe de correspondance, le choix
des transformations de Lorentz pour la relativité
restreinte parmi toutes les transformations déduites de
l'hypothèse de l'invariance de l'intervalle d'espace-
temps ; la problématique de la conservation ou non de
ces orientations est discutée en détail dans le chapitre
1 du livre La géométrie de la relativité restreinte, par
Jean Parizet, éditeur ellipses, 2008, 172 pages,
(ISBN 978-2-7298-3902-4)
30. Cette méthode est présentée, en utilisant des formes
différentielles et avec des erreurs typographiques, dans
le chapitre 1 du livre La géométrie de la relativité
restreinte, par Jean Parizet, éditeur ellipses, 2008, 172
pages, (ISBN 978-2-7298-3902-4).
31. Lev Landau et Evgueni Lifchits, Physique théorique,
t. 2 : Théorie des champs [détail des éditions]§1 à 4.
32. Cette égalité n'est valable qu'avec l'hypothèse de
conservation des orientations de l'espace et du temps
par changement de référentiel. En toute généralité, on
doit donc écrire , où indique
l'orientation relative des référentiels (O,x,t) et (O,x',t') et
permet d'enrichir la fin du paragraphe d'une discussion
sur les choix entre les différentes transformations de
Lorentz compatibles avec les mathématiques de la
relativité restreinte, en introduisant explicitement
l'hypothèse de non-changement de l'orientation des
référentiels.
33. Les principales étapes de cette démonstration sont,
par exemple, dans le chapitre 1 du livre La géométrie
de la relativité restreinte, par Jean Parizet, éditeur
ellipses, 2008, 172 pages, (ISBN 978-2-7298-3902-4).
34. On a : si , alors , donc
. Conclusion : est bien la matrice d'un
endomorphisme de l'espace de dimension 2 des
vecteurs perpendiculaires à dans lui-même.
35. Woldemar Voigt, Ueber das Doppler'sche Princip,
Göttinger Nachrichten, num. 7, p41-51, 1887
36. H.A.Lorentz, Die relative Bewegung der Erde und des
Äthers, Zittingsverlag Akad. Wet. Amsterdam, vol. 1,
p74, 1892.
37. H.A.Lorentz, La théorie électromagnétique de Maxwell
et son application aux corps mouvants (http://ia60030
8.us.archive.org//load_djvu_applet.php?file=1/items/lat
horielectrom00loregoog/lathorielectrom00loregoog.djv
u) [archive], Archives Néerlandaises des sciences
exactes et naturelles, T. XXV, 1892.
38. H.A.Lorentz, Simplified Theory of Electrical and Optical
Phenomena in Moving Systems (https://en.wikisource.
org/wiki/Simplified_Theory_of_Electrical_and_Optical_P
henomena_in_Moving_Systems) [archive], Proceedings
of the Royal Nétherlands Academy of Arts and
Sciences, vol. 1, p427-442, 1899.
39. H.A.Lorentz, Electromagnetic phenomena in a system
moving with any velocity smaller than that of light (http
s://en.wikisource.org/wiki/Electromagnetic_phenomen
a) [archive], Proceedings of the Royal Nétherlands
Academy of Arts and Sciences, vol. 6, p809, 1904.
40. André Rougé, Relativité Restreinte. La contribution
d'Henri Poincaré, École polytechnique, 2008.
Voir aussi
Bibliographie
[Ignatovski 1910] (de) Vladimir Ignatovski, « Einige allgemeine
Bemerkungen zum Relativitätsprinzip » [« Quelques
remarques générales sur le principe de relativité »],
Physikalische Zeitschrift, vol. 11,1910, p. 972-976 (lire sur
Wikisource, lire en ligne (https://www.deutsche-digitale-bibliothek.d
e/item/OXCXR6KMPJDQKZDVTH5JYTYOK66DNLFS) [archive] ).
[PDF]
[Voigt 1887] (de) Woldemar Voigt, « Ueber das Doppler'sche
Princip », Nachrichten von der Königlichen Gesellschaft
der Wissenschaften und der Georg-Augusts-Universität zu
Göttingen, vol. 43e année, no 2,14 mars 1887, p. 41-51
(lire sur Wikisource, lire en ligne (http://www.digizeitschriften.de/do
wnload/PPN252457072_1887/PPN252457072_1887___log12.pd
f) [archive] ).
[PDF]
[Alcantara 2008] Jean-Pascal Alcantara, « Remarques sur
la dérivation des transformations de Lorentz par A. N.
Whitehead », Chromatikon : annales de la philosophie en
procès / yearbook of philosophy in process, Louvain, PUL,
vol. 4,2008, p. 9-20
(OCLC 7006192378 (https://worldcat.org/fr/title/7006192378),
DOI
10.5840/chromatikon200842 (https://dx.doi.org/10.5840/chromatikon20
, lire en ligne (https://books.google.com/books?id=nYWc0JeFyfoC&
pg=PA9) [archive]).
[Barrau et Grain 2023] Aurélien Barrau et Julien Grain,
Relativité générale : cours et exercices corrigés, Malakoff,
Dunod, coll. « Sciences sup / physique », août 2023,
3e éd. (1re éd. août 2011), V-248 p., 17 × 24 cm
(ISBN 978-2-10-084799-0, EAN 9782100847990,
OCLC 1395956819 (https://worldcat.org/fr/title/1395956819),
BNF
47313122 (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb47313122g.public)
, SUDOC 271703571 (https://www.sudoc.fr/271703571),
présentation en ligne (https://www.dunod.com/sciences-technique
s/relativite-generale-cours-et-exercices-corriges-1) [archive], lire en
ligne (https://books.google.com/books?id=NKXNEAAAQBA
J) [archive]).
[Gourgoulhon 2010] Éric Gourgoulhon (préf. de Thibault
Damour), Relativité restreinte : des particules à
l'astrophysique Les Ulis et Paris EDP Sciences et CNRS
coll. « Savoirs actuels / physique », mai 2010, 1re éd.,
1 vol., XXVI-776, fig., 15,5 × 23 cm (ISBN 978-2-7598-0067-4,
EAN 9782759800674,
OCLC 690639994 (https://worldcat.org/fr/title/690639994),
BNF
41411713 (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb414117131.public)
, SUDOC 14466514X (https://www.sudoc.fr/14466514X),
présentation en ligne (https://laboutique.edpsciences.fr/produit/5/
9782759809233) [archive], lire en ligne (https://books.google.com/b
ooks?id=aHCY6CaHtWsC) [archive]).
[Lévy‐Leblond 1976] (en) Jean‐Marc Lévy-Leblond, « One more
derivation of the Lorentz transformation » [« Une
dérivation de plus des transformations de Lorentz »],
American Journal of Physics, vol. 44, no 3,mars 1976,
p. 271-277
(OCLC 4660560825 (https://worldcat.org/fr/title/4660560825),
DOI 10.1119/1.10490 (https://dx.doi.org/10.1119/1.10490),
Bibcode
1976AmJPh..44..271L (https://ui.adsabs.harvard.edu/abs/1976AmJPh..4
,
S2CID
58906232 (https://api.semanticscholar.org/CorpusID:58906232),
lire en ligne (http://o.castera.free.fr/pdf/One_more_derivation.pd
f) [archive] ).
[PDF]
[Semay et Silvestre-Brac 2021] Claude Semay et Bernard
Silvestre Brac Relativité restreinte : bases et
applications : cours et exercices corrigés, Malakoff,
Dunod, coll. « Sciences sup / physique », novembre 2021,
4e éd. (1re éd. octobre 2005), X-309 p., 17 × 24 cm
(ISBN 978-2-10-082836-4, EAN 9782100828364,
OCLC 1286364270 (https://worldcat.org/fr/title/1286364270),
BNF
46915115 (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb46915115k.public)
, SUDOC 258655097 (https://www.sudoc.fr/258655097),
présentation en ligne (https://www.dunod.com/sciences-technique
s/relativite-restreinte-bases-et-applications-cours-et-exercices-corri
ges-1) [archive], lire en ligne (https://books.google.com/books?id=w
mFMEAAAQBAJ) [archive]).
[Sokolov 1990] (en) D. D. Sokolov, « Lorentz transformation »,
dans Michiel Hazewinkel (dir.), Encyclopaedia of
mathematics, t. VI : Lobachevskii criterion (for
convergence) – Optional sigma-algebra, Dordrecht,
Boston et Londres, Kulwer Academic, août 1990, 1re éd.,
1 vol., IX-546 p., 22,2 × 30,4 cm (ISBN 1-556-08005-0,
EAN 9781556080050,
OCLC 491733156 (https://worldcat.org/fr/title/491733156),
BNF
37357904 (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37357904f.public)
,
DOI
10.1007/978-94-009-5991-0 (https://dx.doi.org/10.1007/978-94-009-5991
SUDOC 07547512X (https://www sudoc fr/07547512X)
présentation en ligne (https://link.springer.com/book/10.1007/978-
94-009-5991-0) [archive], lire en ligne (https://books.google.com/bo
oks?id=KdPyCAAAQBAJ) [archive]), s.v. Lorentz transformation,
p. 46-47.
[Spagnou 2024] Pierre Spagnou (préf. Éric Gourgoulhon),
L'effet Sagnac : des énigmes théoriques aux applications
pratiques : un splendide effet relativiste à découvrir, Paris,
Ellipses, hors coll., août 2024, 1re éd., 214 p.,
16,6 × 24 cm (ISBN 978-2-340-09416-1, EAN 9782340094161,
OCLC 1456979872 (https://worldcat.org/fr/title/1456979872),
BNF
47550432 (https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb475504322.public)
, SUDOC 280452608 (https://www.sudoc.fr/280452608),
présentation en ligne (https://www.editions-ellipses.fr/accueil/1542
6-l-effet-sagnac-des-enigmes-theoriques-aux-applications-pratique
s-un-splendide-effet-relativiste-a-decouvrir-9782340094161.htm
l) [archive], lire en ligne (https://books.google.com/books?id=VUobE
QAAQBAJ) [archive]).
Articles connexes
Henri Poincaré
Hendrik Lorentz
Relativité restreinte
Calculs relativistes
Covariance
Invariance de Lorentz
Liens externes
(en) Jean-Marc Lévy-Leblond, « One more derivation of the
Lorentz transformation (http://o.castera.free.fr/pdf/One_
more_derivation.pdf) [archive] » [PDF]
Jean-Marc Lévy-Leblond, « Les relativités », Les Cahiers
de Fontenay, no 8,1977 (lire en ligne (http://o.castera.free.fr/pd
f/Les_relativites.pdf) [archive] ).
[PDF]
(en) Victor Yakovenko, « Derivation of the Lorentz
Transformation (http://www2.physics.umd.edu/~yakove
nk/teaching/Lorentz.pdf) [archive] » , université du
[PDF]
Maryland.
Portail de la physique
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?
title=Transformations_de_Lorentz&oldid=219222323 ».
La dernière modification de cette page a été faite le 6 octobre 2024 à
18:06. •
Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA 4.0 sauf mention
contraire.