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Exercice sur le réflexe conditionnel

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Exercice sur le réflexe conditionnel

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TD ACTIVITE REFLEXE – M.

THIAM 2024 - 2025


EXERCICE 1 :
Le poisson chat ou poisson électrique (Malaptuérus electricus) possède des barbillons électriques
grâce auxquels il détecte ses proies (des tous jeunes alevins), les attaque et les mange. Sur ses flancs se
trouvent deux plaques électriques lui permettant d’envoyer des décharges électriques à ses ennemis
avant de s’en fouir en reculant. Le document 1 indique la morphologie du poisson chat et le document
2 la structure de son système nerveux :

I- Si on détruit les hémisphères cérébraux d’un poisson chat, il semble indifférent aux proies qui
l’entourent et reste immobile au fond de l’eau. Quand on pique alors un de ses barbillons, il effectue
un mouvement de recul sans envoyer la décharge.
1) Comment qualifie t- on ce mouvement de recul? Justifiez votre réponse.
2) On réalise des expériences avec trois poissons chats décérébrés A, B et C :
-Poisson A : On plonge ses barbillons dans l’éther.
-Poisson B : On sectionne le nerf des barbillons.
-Poisson C : On détruit son cervelet.
Aucun des animaux A, B et C ne réagit quand on pince ses barbillons.
a-Quelles conclusions peut-on tirer ?
b-Schématisez le trajet suivi par l’influx nerveux pendant la réaction du poisson chat
décérébré suite à l’excitation de ses barbillons.
c-Donnez les différentes qualifications possibles de ce comportement.
EXERCICE 2 :
Situation d’intégration : Chez l’Homme, la percussion du tendon du muscle antérieur de la cuisse
au-dessous de la rotule entraîne toujours l’extension de la jambe : c’est le réflexe rotulien. On se
propose d’étudier le mécanisme de cette réaction.
CONSIGNE : A partir de l’exploitation rigoureuse des documents suivants, montrer quels sont
les éléments mis en jeu dans la réaction décrite. Représentez sur un schéma de synthèse
fonctionnel (en utilisant des flèches, des signes + et -, des couleurs, etc.), l’ensemble des
structures étudiées dans ce devoir et qui interviennent dans la réaction d’extension de la jambe.
Le document 1 illustre la réaction décrite et le document 2 montre l’existence dans les muscles
squelettiques, de récepteurs sensoriels appelés fuseaux neuromusculaires.

Le dispositif représenté sur le document 3 permet d’enregistrer les variations l’activité électrique
d’une fibre nerveuse N1, issue d’un fuseau neuromusculaire, lorsqu’on étire expérimentalement le
muscle M1 d’un chat par les poids P1, P2, et P3 de masses respectives m1, m2, m3 telles que m1 < m2
< m3 (document 4).
Le document 5 est obtenu lorsqu’on enregistre l’activité de la fibre N1 pendant les phases de repos,
d’étirement et de raccourcissement du muscle M1.
On réalise les sections S1, S2, et S3 des racines du nerf rachidien contenant, entre autres, les fibres
N1, N2 et N3 (document 3). Pour chacune de ces sections correspond une dégénérescence des
fibres nerveuses dans les zones hachurées du document 6.

On stimule électriquement la fibre N1 et on enregistre l’activité électrique des corps cellulaires des
fibres N2 et N3 à l’aide de microélectrodes intracellulaires (voir le montage représenté sur le
document 8). Les résultats obtenus sont présentés dans le document 9 ci-contre.

EXERCICE 3 :
Lors des repas, il y a la sécrétion de suc gastrique de la part de l’estomac. Ce suc fortement acide
(pH voisin de 2) contient en particulier de l’eau, des sels minéraux, du mucus, de la pepsine (enzyme
hydrolysant les protéines en milieu acide) et de l’acide chlorhydrique (HCl) à l’origine de la
baisse du pH. Le suc gastrique provient essentiellement de glandes microscopiques situées dans la
paroi de l’estomac de la région fundique (glandes fundiques) : voir schémas 1 et 2.
A/ L’estomac reçoit des fibres nerveuses en provenance des deux pneumogastriques (nerfs vagues)
issus du centre parasympathique (voir schéma 3).
Document 1 : Chez un chien porteur d’une fistule gastrique et d’une déviation de l’œsophage,
les aliments n’entrent pas en contact avec l’estomac (repas fictif) : voir schéma 4.

Dans ce cas, le contact des aliments avec la cavité buccale (terminaisons gustatives en particulier)
entraine la sécrétion gastrique.
Document 2 : Dans les mêmes conditions expérimentales que le document 1 :
- La section des deux nerfs vagues de l’estomac (vagotomie) supprime la sécrétion gastrique.
- La section des nerfs gustatifs qui arrivent au bulbe rachidien supprime la sécrétion.
1°) Quel type de réaction comportementale intervient ici ? Justifiez votre réponse.
2°) Exploitez les informations tirées des résultats expérimentaux, puis faites un schéma
fonctionnel résumant ce mécanisme.
3°) En utilisant le même dispositif expérimental que le document 1 (schéma 4), la vue de la viande
entraine chez le chien la sécrétion gastrique en dehors de toute absorption de nourriture (suc d’appétit).
Donnez une interprétation de ce phénomène et faites un schéma fonctionnel.
B/ Le mécanisme de la sécrétion du suc gastrique se révèle plus complexe, comme le démontrent
les expériences suivantes :
Expérience 1 : Chez l’Homme, en cas d’hypersécrétion gastrique, on peut pratiquer une vagotomie.
Dans ce cas, lors d’un repas, la sécrétion gastrique est réduite mais toujours présente.
Expérience 2 : Chez un chien ayant subi une vagotomie, on isole de l’estomac une « poche gastrique»
dans la région fundique. Cette poche conserve ses relations vasculaires avec le reste de l’organisme.
L’installation d’une fistule permet de contrôler la sécrétion (voir schéma 5)
L’arrivée des aliments dans l’estomac en place provoque pendant
plusieurs heures, une sécrétion abondante au niveau de la poche isolée.
On peut obtenir le même résultat soit en plaçant dans l’estomac des
extraits de viande, soit en distendant les parois de
l’estomac avec un ballonnet gonflable.
L’ablation de la région antrale supprime ce type
de sécrétion gastrique.
Expérience 3 : On a pu extraire de la muqueuse gastrique de la région antrale, une substance appelée
la gastrine. Cette substance injectée dans le sang d’un chien à jeun déclenche une sécrétion gastrique
riche en HCl.
Des extraits de la région fundique sont par contre sans résultat.
4°) Interprétez les résultats obtenus dans les expériences 1, 2 et 3.
5°) Quelle conclusion définitive pouvez-vous tirer concernant la sécrétion gastrique ?
EXERCICE 4 :
I/ Un Rat est placé dans une boite insonorisée comportant une lampe, un plancher électrifiable, une
barrière médiane de 5 cm de hauteur. L’expérimentateur effectue les commandes à distance et peut
observer en permanence le Rat sans être vu.
Toutes les fois que le courant de 30 volts passe dans le plancher, le Rat saute, franchit la barrière
et atteint l’autre compartiment non électrifié. Chaque jour, on effectue 10 essais séparés d’une
minute ; chaque essai comprend la séquence suivante : lampe allumée pendant 5 secondes, puis
choc électrique. Dès le 1er jour, au 5e essai, puis au 8e et 9e, le Rat saute la barrière dès que la lampe
s’allume. Au cours de l’expérimentation, ces sauts précoces sont de plus en plus nombreux et au bout
d’une quinzaine de jours, le Rat saute systématiquement la barrière quand la lampe s’allume même si
l’expérimentateur n’électrifie plus le plancher.
Après un mois sans expérience, à l’allumage de la lampe, l’animal ne saute plus. Pour réobtenir les
sautss précoces, il faut recommencer les séquences expérimentales (en moindre nombre cependant).
1°) Quel est le nouveau type de comportement apparu après ces expériences ? Quelles en sont les
caractéristiques, mises ici en évidence ? En vous aidant d’ d’un
un schéma simple, précisez quels sont les
organes mis en jeu.
2°) La 1ère fois que la lampe s’est allumée, le Rat a levé la tête vers elle. Si l’on fait agir la lumière
seule, très vite ce comportement disparait. Quel est le comportement dû au 1er all allumage
umage ? Quels
mécanismes interviennent (en particulier dans la fonction sensorielle) ?
II// Un Rat est soumis à un régime sans eau pendant 24 heures, donc en déficit hydrique est placé
quelques heures dans une boite isolée comportant un levier relié à un distributeur d’eau. Chaque fois
que le Rat appuie sur la pédale, une très petite quantité dd’eau
’eau est déversée à la disposition de l’animal.
On obtient par exemple un 1er appui au bout d’une heure, le suivant 8 minutes plus tard puis après 12
minutes, 4 minutes, 2 minutes, 2 minutes, 30 secondes, 20 secondes, etc.
Les jours suivants, le Rat dans les mêmes conditions expérimentales, atteint plus vite un rythme rapide
des appuis. Après 15 jours d’arrêt, si l’on reprend l’expérience, les premiers appuis sont à nouveau très
espacés puis les rythmes rapides s’acquièrent plus vite.
En vous basant sur ces résultats expérimentaux, comparez ce comportement avec celui obtenu en II-1.
Vous dégagerez d’abord les différences puis les caractéristiques communes.
IV/ On effectueue les expériences décrites en I (lumière-choc
choc électrique) sur trois lots de Rats.
 Un 1er lot normal, témoin ;
 Un 2e lot de Rats ayant subi l’ablation de l’hypophyse (hypophysectomisés) ;
 Un 3e lot de Rats hypophysectomisés chez qui l’in injecte l’ACTH (polypeptide produit par le
lobe antérieur de l’hypophyse, déversé dans le sang).
La figure suivante représente les pourcentages de réponses conditionnelles obtenues en fonction du
temps.

Interprétez ces résultats expérimentaux.


EXERCICE 5 :
Avec un Rat, on réalise les expériences suivantes :
Expérience 1 : On envoie une décharge éélectrique
sur l'une des pattes du Rat, l'animal saute sur place.
Expérience 2: On met le Rat dans une cage à deux
compartiments (figure ci-contre)
contre) délimités par une cloison.Le plancher de chacun des deux
compartiments peut être électrifié indépendamment de l'autre. Une lampe peut être allumée de
l'extérieur.On procède alors de la façon suivante :
On allume la lampe durant 2 secondes, puis, on électrifie le plancher du compartiment où se trouve le
rat, il saute sur place. Après plusieurs essais, il fini
finitt par sauter de l'autre côté non électrifié. On attend
alors une minute, puis, on allume de nouveau la lampe durant 2 secondes et on fait passer le courant
dans le plancher du compartiment où se trouve le rat, il saute de l'autre côté non électrifié. Après 5
répétitions, on remarque que le rat saute d'un compartiment à l'autre rien qu'en allumant la lampe.
a- Préciser en le justifiant la nature de la réaction obtenue lors de la 1ère expérience.
b- Indiquer les principales caractéristiques de ce type de réaction.
c- Rendre compte par un schéma légendé le trajet de l'influx nerveux.
2- a- Quelle est la nature de la réaction obtenue à la fin de la deuxième expérience ?
b- Par un schéma légendé, représenter le trajet de l'influx nerveux de ce résultat.
3- Le lendemain, on recommence les expériences; on constate que le rat ne change pas de
compartiment lorsqu'on allume la lampe.
a- Préciser et expliquer pourquoi cette réponse différente.
b- Que faut-il faire pour que l'animal se remette à changer de compartiment rien qu'en allumant la
lampe ?
4- Dans l'expérience 2, on précise que les parois de la cage sont opaques. Pourquoi ?
5- Déduire enfin les caractères de la réaction obtenue à la fin de la deuxième expérience.
EXERCICE 6 :
A/ Les graphes du document 1 ont été obtenus à partir d'une expérience réalisée chez un sujet normal.
Pendant que le sujet fléchit brusquement le poignet, on enregistre d'une part l'activité cérébrale à l'aide
des microélectrodes placés dans le cuir chevelu, au niveau du lobe pariétal (tracé 1) et d'autre part
l'activité électrique du muscle (tracé 3). On sait que dans le cas du muscle, c'est l'activité électrique qui
prépare l'activité mécanique.
Des résultats identiques ont été obtenus chez un sujet normal au repos, en stimulant la zone cérébrale
située au sommet du lobe frontal et en avant de la scissure de Rolando (tracés 2 et 3)

a) Analysez ces graphes et établissez la relation entre le geste du poignet d'une part et l'activité du
cortex cérébral d'autre part.
b) Un mouvement peut être qualifié de réflexe inné, de réflexe conditionnel ou d'acte intentionnel.
De quel type de mouvement s'agit-il ici ? Justifiez votre réponse.
c) Le document 2 (schéma bilan) résume la voie suivie par le message nerveux pour la réalisation du
mouvement évoqué en 3b.
Annotez ce document à l'aide des chiffres mentionnés sur le schéma. Donnez un titre au schéma.
B / L’examen clinique d’un accidenté de la route souffrant d’une commotion cérébrale permet au
médecin de réaliser les observations suivantes :
- Le malade voit des éclairs lumineux et les personnes qui lui rendent visite mais il ne reconnait pas
les membres de sa famille.
- Lorsqu’on lui demande de prononcer un mot connu de lui, il l’entend mais, bien que les muscles de
sa langue ne soient pas paralysés, il ne peut arriver à articuler un seul mot.
- Il ne peut plus mouvoir le bras droit mais arrive bien à soulever le bras gauche.
- Il ne salive plus à la vue d’un aliment connu et préféré alors qu’il le faisait juste avant l’accident.
Cependant l’introduction de cet aliment dans sa bouche lui fait sentir le gout et déclenchant la
salivation.
A l’aide de ces données, indiquez les zones cérébrales que vous estimez intactes et celles atteintes par
des lésions.

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