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Cours Du PNI

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Cours du PNI

Introduction
Le programme national d’immunisation (PNI) est un programme prioritaire de Santé Maternelle et
Infantile ( SMI ) dont l’objectif principal est de vacciner les enfants de moins de 5 ans, contre les
maladies cibles qui sont parmi les principales causes de la mortalité infantile, et les femmes en
âge de procréer ( 15 - 44 ans ) contre le tétanos.

Classification des principaux vaccins

NATURE DU MALADIES MALADIES VIRALES À


VACCIN BACTÉRIENNES À ÉVITER
ÉVITER
Vaccin vivants Tuberculose (BCG) Fièvre jaune
atténués Oreillons
Rougeole
Rubéole
Poliomyélite (oral)
Rotavirus
varicelle
Vaccin Inactivés Choléra Grippe
entiers Coqueluche Poliomyélite injectable
Typhoïde Rage
Hépatite A
Vaccins sous-unités Haemophilus influenza type Hépatite B
acellulaires b (polysaccharides)
Diphtérie (anatoxine)
Tétanos (anatoxine)
Pneumocoques
(polysaccharides) •
Méningocoques A et C
(polysaccharides) •
Typhoïde (antigère Vi) •
Coqueluche(toxine
détoxifiée)
Chapitre I: Programme national d’immunisation

1929 Introduction de la Vaccination Anti-Variolique (VAV)

1941 Intensification de la VAV : vaccination de 2,5 Millions de personnes.


1949 Introduction du BCG.
1957- Campagnes BCG : environ 2,4 Millions de personnes ont été vaccinées.
1964
1963 Introduction du DTC.
1964- Organisation de campagnes contre la poliomyélite (VPO) dans les grandes villes.
1967
1967 La vaccination au niveau des points fixes et lors des campagnes de masse a eu un léger impact
sur la mortalité et la morbidité.
1980 L’évaluation a montré que la couverture vaccinale était faible.
1981 Instauration du Programme Elargi de Vaccination (PEV)
1986 Evaluation du PEV, les résultats étaient encourageants mais la couverture vaccinale n’a pas
dépassé 50%.
1987 Restructuration du PEV en Programme National d’Immunisation
1995 Début de la stratégie nationale d’éradication de la poliomyélite.
1999 Introduction de la vaccination contre l’Hépatite B (VHB)
2003 Introduction du vaccin contre la rougeole et la rubéole(RR).
Introduction du premier rappel DTCP à 18 mois

2007 Introduction du vaccin anti-Haemophilus Influenza type b (Hib)

2008 Organisation de la campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la Rubéole.


Introduction du deuxième rappel dTC- VPO à l’âge de 5 ans.

2010 Introduction des vaccins contre le Pneumocoque et le Rotavirus.


2012 Introduction du vaccin pentavalent DTC-Hib-HB.
2013 Organisation de la compagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole.

Objectifs du PNI
objectif général:

Contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité néonatale et infanto-juvénile.


objectifs spécifiques

- Atteindre et maintenir une couverture vaccinale uniforme à tous les niveaux , supérieure ou égale
à 95 %;
-Obtenir, avec les autres pays de la région, la certification de l’éradication de lapoliomyélite vers
l’an 2015;
-Maintenir l’élimination du TNN;
-Éliminer la rougeole, la rubéole et le SRC vers 2015;
-Introduire de nouveaux antigènes dans le CNV;
-Introduire d’autres rappels dans le CNV;
-Contribuer à l’amélioration de la sécurité des injections;
-Contribuer à l’amélioration de la surveillance épidémiologique des maladies cibles.

Principaux acquis du PNI


 Zéro cas de poliomyélite depuis 1987.
 Zéro cas de diphtérie depuis 1991.
 Validation de l’élimination du tétanos néonatal en 2002.
 Réduction des cas de méningites dues à Haemophilus influenza type b à plus de 85%.

Les stratégies de couverture

 La stratégie fixe:
 Elle s’adresse à une population ayant des facilités d’accès aux formations sanitaires.
 Des séances de vaccination sont programmées et réalisées régulièrement au niveau de toutes
les formations sanitaires du RSSB.
 La fréquence de ces séances est fonction de l’objectif arrêté mensuellement pour chaque
structure.
 Le secteur privé (cabinets de médecins, de sages-femmes et d’infirmier(e)s) joue également
un rôle dans la réalisation des actes vaccinaux, ce qui contribue à l’amélioration de
l’accessibilité aux prestations vaccinales.

 La stratégie mobile:
Cette stratégie inclut deux modes de couverture :

 La vaccination par itinérance:

L’infirmier itinérant opère par:


 la relance des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu’il réfère aux
formations sanitaires ;
 la vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu’il rassemble au
niveau d’un point de contact.

 La vaccination par équipe mobile:

 Une équipe composée d’un médecin et d’au moins deux infirmier(e)s se déplace par véhicule
pour couvrir les zones éloignées.
 L’équipe mobile reste efficace mais suppose la disponibilité des moyens de transport, de
carburant et d’équipements adéquats pour répondre aux besoins de la population
(intégration des activités).
 Elle assure la vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés au
niveau des points de rassemblement selon un programme préétabli.

 La vaccination par mini-campagne

 Cette activité est limitée dans le temps et l’espace et concerne les localités ou un ensemble de
localités ayant une couverture vaccinale basse.

 Les Journées Nationales de Vaccination

 Grâce à cette stratégie, notre pays a pu améliorer la couverture vaccinale et la maintenir à un


niveau élevé.
 Les JNV ont permis de prendre en charge les enfants et les femmes ayant échappé au
programme permanent ou ayant abandonné leur vaccination.
 L’organisation de ces JNV a connu un réajustement en rapport avec les plans d’éradication ou
d’élimination de certaines maladies: poliomyélite, tétanos néonatal, rougeole...
Stratégies
Vaccinales :

La stratégie La stratégie
fixe : mobile :

La vaccination par
La vaccination
par itinérance équipe mobile
Elle s’adresse
à une
population
ayant des
facilités La vaccination L’organisation des
d’accès aux par mini- campagnes
formations campagne nationales de
sanitaires. vaccinations

Les journées Campagne nationale de


nationales de vaccination contre la
vaccination rougeole et la rubéole
(JNV) (en 2008) :

LES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT DES STRATÉGIES VACCINALES

Les relances:

 Cette activité a pour but de rattraper les enfants et les femmes qui n’ont pas complété leur
vaccination.

Pour appliquer à bien les relances, il faut:

 La tenue à jour des registres de vaccination,

 L’exploitation régulière de ces registres,

 L’utilisation d’un cahier de relance,

 L’établissement d’un programme de relance.


Le calendrier national de vaccination des enfants (0-5)

Age Antigène

Dans les premières 24 h après la naissance HB1n

Naissance HB1 si non administré dans les 1éres 24 h


(durant le premier mois après la naissance)
BCG
VPO0
2 mois Pentavalent1 (DTC-Hib- HB)
VPO1
Vaccin rotateq1
VPC1

3 mois Pentavalent 2 (DTC-Hib - HB)


VPO2

Vaccin rotateq2

4 mois Pentavalent 3 (DTC-Hib- HB)

VPO3 +VPI

VPC2+ rotateq 3
9 mois RR
12 mois VPC3
18 mois DTC 4 (1er rappel)
RR+VPO4
5 ans DTC5 (2éme rappel)+VPO5

Le calendrier de vaccination des femmes en âge de procréer (15-44 ans)


La vaccination des femmes en âge de procréer doit inclure une première dose au premier
contact, une deuxième quatre semaines après et une troisième six mois après la deuxième.
Les protections par les anticorps sont obtenues chez 80 à 90 % des femmes à la suite de
l’administration de la 2ème dose et chez 95 à 98 % des femmes après la 3ème dose. Cette vaccination
offre une protection pour ~ 5ans. La 4ème et la 5ème dose prolongent la durée d’immunité d’environ
10 et 20 ans respectivement.

Pour la vaccination des femmes, on doit tenir compte des vaccinations reçues durant
l’enfance, si elles sont documentées.

Ainsi, une femme qui aurait complété sa vaccination de l’enfance en DTC,


commencera sa vaccination VAT au niveau du VAT 3.

Durée de
DOSES QUAND ?
protection

Dès que possible chez la femme en âge de procréer 0


VAT1
ou le plus tôt possible au cours de la grossesse.

3 ans
VAT2 Au moins quatre semaines après le VAT1

5 ans
Au moins six mois après le VAT2 ou au cours d’une
VAT3
grossesse ultérieure

Au moins un an après le VAT3 ou au cours d’une 10 ans


VAT4
grossesse ultérieure.

Au moins un an après le VAT4 ou au cours d’une 20 ans et plus


VAT5
grossesse ultérieure.

LES INTERVALLES MINIMUMS ENTRE LES DOSES D’UN MEME VACCIN


INTERVALLE ENTRE LES DOSES

 Certains vaccins requièrent l’administration de plusieurs doses pour la primo vaccination en


vue de développer une immunité adéquate.
 Un intervalle minimum de quatre semaines doit être respecté entre les différentes doses
d’un même vaccin.
 En cas de non respect de cet intervalle, la réponse immunitaire sera moins importante et il
faudra continuer le calendrier vaccinal depuis la date de la dernière prise.

Chapitre II : Aspects programmatiques des activités de vaccination


LES TYPES DE VACCINS UTILISES
Le BCG
Définition :
 C’est un vaccin vivant atténué, il est utilisé pour prévenir la tuberculose.
Composition :
 Est un vaccin vivant atténué d’origine bactérienne, c’est un dérivé de la souche du Bacille de
Calmette et Guérin.
Présentation :
 Il se présente sous forme lyophilisée ( poudre à reconstituer avec un diluant ) en flacons
multidoses (ampoules de 10 et 20 doses ).
 Toujours seul (jamais sous forme combinée).
Conservation :
 Le vaccin est sensible à la lumière et à la chaleur.
 Il doit être conservé à 2°C et +8° C.
 Le solvant doit être conservé au réfrigérateur.
 Une fois reconstitué, le vaccin doit être utilisé durant la même séance et le jeté après 6
heures;
 Le flacon entamé doit être détruit à la fin de la séance de vaccination même si le contenu du
flacon n’a pas été utilisé en totalité.
Administration :
 Le BCG doit être injecté strictement par voie intradermique au niveau de la face externe du
bras gauche. Il peut être administré en association avec d’autres vaccins mais en un site
différent.
 La dose unique à administrer est de 0,05 ml à la naissance, même dose à administrer pour les
enfants de - d’un an,
 et pour les enfants de + d’un an la dose est de 0,1ml.

Calendrier:
 Dose unique : le plus tôt possible après la naissance (le contrôle par le test à la tuberculine
n’est plus recommandé).
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV):
 Un petit œdème douloureux et rouge apparaît au lieu de l’injection. Environ deux
semaines après, il aboutit généralement à un petit abcès local qui guérit seul en laissant une
petite cicatrice,
 Des adénopathies inflammatoires ou suppurées peuvent apparaître suite à une erreur
technique.

Contre-indications :
 Les enfants atteints de déficits immunitaires congénitaux ou acquis ne doivent pas être
vaccinés.
 Dermatose en évolution.
 Allergie à l’un des composants.
 Enfants nés de mère séropositive pour le VIH tant que l’on n’a pas la certitude qu’ils ne sont
pas infectés.

L’OMS recommande pour les pays où l’incidence de la tuberculose est élevée, de vacciner le
plus rapidement possible après la naissance et de se limiter à une seule vaccination par sujet, sans
aucun contrôle tuberculinique ultérieur.

Le vaccin antipoliomyélitique oral


Définition :
 Prévenir la Poliomyélite en induisant une immunité individuelle et collective.
Type et composition
 Vaccin à base de virus vivants atténués /voie orale (vaccin polio oral : VPO, Sabin) induit une
immunité individuelle et collective.
 Suspension contenant des poliovirus atténués vivants ou inactivés de types 1,2,3.
Administration :
 Le VPO est administré par voie buccale à raison de deux gouttes déposées directement sur
la langue sans contact entre le flacon et la langue.
Calendrier:
 A la naissance : il s’agit de la dose dite VPO zéro.
 2ème dose VPO 1 : à l’âge de 2 mois.
 3ème dose VPO 2 : à l’âge de 3 mois.
 4ème dose VPO 3 : à l’âge de 4 mois.
 Le rappel à :
- l’âge de 18 mois
- l’âge de 5 ans.

Effets secondaires
Exceptionnellement paralysie chez le sujet vaccine ou dans son entourage (dans 30 jours
suivant la vaccination)

Contre-indications
Déficits immunitaires congénitaux ou acquis a l’exception de l’infection au VIH

Le vaccin antipoliomyélitique injectable


Définition :
 Prévenir la Poliomyélite.
Type et composition
 Vaccin à base de virus inactivés de la poliomyélite.
Présentation :
 Le VPI se présente en flacon multi dose 5 à 10 doses
Conservation :
 Les vaccins antipoliomyélitiques sont très fragiles et sensibles à la chaleur.
 Le VPI doit être conservé au réfrigérateur à 2°C et + 8°C. Pendant la séance de
vaccination, il faut conserver le flacon de vaccin dans une cupule ou thermos contenant des
glaçons, en évitant qu’il soit en contact direct avec les glaçons. Ne jamais le conger
 le vaccin doit :
• être utilisé durant la même séance et le jeté après 6 heures
• S’il s’agit d’un flacon de 10 doses
• L’utiliser dans les 28 jours s’il s’agit d’un flacon de 5 doses
Administration :
 Le VPI est administré par voie IM dans la face antérolatérale de la cuisse gauche
 Respecter la distance de 2.5 cm lors de l’administration d’ autre vaccin
 Administration une dose de 0.5 ml
‘Calendrier:
 Le VPI doit être administré en même temps que le VPO
 On peut administrer le VPI à 4mois même pour les prématurés.
Les nourrissons vus après l’age de 4 mois, doivent recevoir la dose de VPI lors du même
contact avec la structure de santé.
Effets secondaires:
Le VPI est un vaccin très sur, qu’il soit administré seul ou associé à d’autres vaccins. Aucune
manifestation post vaccinale indésirable grave n’a été signalée , si ce n’est quelques effets
secondaires bénins.
Une injection par le VPI peut être suivie de réactions locales mineures comme une rougeur et
une sensibilité de la peau.
Contre indication
Le VPI ne doit pas être administre aux nourrissons ayant une allergie connue ou documentée
à l’une ou plusieurs de ses composants inactifs ( streptomycine, néomycine ou polymyxine B)
ou ayant un antécédent réaction allergique a la suite d’une précédente injection de VPI. Le

VPI ne remplace AUCUNE des doses du VPO. Il est administré en plus du VPO, et il
continuera d’être administré conformément aux recommandations du PNI.
Le VPI est recommandé pour les programmes de vaccination systématique et non pour les
campagnes de vaccination.

Le vaccin antitétanique (VAT)


Conservation :
 Le vaccin ne doit pas être congelée et doit être maintenu à une température entre 2°C
et + 8°C.
 conserver le flacon du vaccin dans une cupule ou thermos contenant des glaçons, en évitant
qu’il soit en contact direct avec les glaçons
Administration :
Il est administré par voie IM stricte au niveau du bras à raison de 0,5 ml par dose
Calendrier
 Chez la femme 5 doses :
 VAT1 : Premier contact.
 VAT2 : Un mois après VAT1.
 VAT3 : Six mois après VAT2 ou en cas de grossesse.
 VAT4 : Un an après le VAT3 ou en cas de grossesse.
 VAT5 : Un an après le VAT4 ou en cas de grossesse.
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV):
 L’inflammation apparaît pendant quelques jours au point d’injection qui régresse
spontanément.
Contre-indications :
 Aucune contre-indication spécifique à ce vaccin n’est signalée.

Le vaccin Anti Rougeoleux (VAR):


Définition :
 Le VAR est un vaccin de choix pour éliminer la rougeole.
Composition :
 C’est un vaccin viral, vivant atténué.
Présentation :
 Il se présente sous forme lyophilisée avec une ampoule pour la reconstitution.
10 doses par flacon
Conservation :
 Il est sensible à la lumière et à la chaleur, il doit être conservé à une température entre +
2°C et + 8° C. (conserver le flacon du vaccin dans une cupule ou thermos contenant des
glaçons en évitant qu’il soit en contact direct avec les glaçons).
 Le solvant est à conserver également au réfrigérateur.
 Une fois reconstitué, le flacon du vaccin doit être utilisé dans les six heures qui suivent, puis
détruit après ce délai.
Administration :
 Le vaccin est injecté par voie S/C à 9 mois au niveau du deltoïde, en une dose de 0,5 ml.

Calendrier
 Une première dose du VAR administrée à l’âge de 9 mois
 Une deuxième dose du VAR combinée au vaccin contre la rubéole (RR) à 18 mois.
Effets secondaires :
 Fièvre modérée,
 Eruption modérée plus ou moins fébrile qui peut apparaître de 8 à 12 jours après la
vaccination,
Contre-indications :
 Déficit immunitaire congénital ou acquis.
 Grossesse (cas du vaccin anti-rubéole).
 - Allergie vraie au blanc d’œuf.

Le vaccin anti-rubéole

Définition:
Prévenir la rubéole (Syndrome de Rubéole Congénitale).
Composition :
 C’est un vaccin viral, vivant atténué.
Présentation :
 Vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole : RR
 Il est présenté sous forme lyophilisée fourni avec un diluant (solvant) pour sa reconstitution.
Conservation :
 Il doit être conservé à l’abri de la lumière, entre +2° et + 8°C. Une fois reconstitué, le vaccin
sera conservé 6 heures maximum.
 conserver le flacon du vaccin dans une cupule ou thermos contenant des glaçons en évitant
qu’il soit en contact direct avec les glaçons.
 Ne doit pas être congelé.
 Solvant doit être est conservé au réfrigérateur.
Administration :
 Une dose de 0,5 ml doit être administrée par une injection sous-cutanée dans le bras
supérieur (deltoïde).
Calendrier:
Une dose de RR à l’âge de 18 mois.
Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV) :
 Douleur légère et sensibilité au toucher au site d’injection 24 heures après l’immunisation,
 Fièvre, l’éruption cutanée comme le rash, lymphadénopathies, myalgie, paresthésie,
 La thrombopénie est rare
 Les réactions anaphylactiques sont aussi rares
Contre-indications :
 Les maladies infectieuses,
 Leucémie,
 Anémie sévère,
 Insuffisance rénale aigue,
 Maladie cardiaque décompensée,
 Les états du déficit immunitaire à médiation cellulaire.
 Grossesse.

Le vaccin contre l’hépatite B (HB)


Définition :
 C’est un vaccin contre l’hépatite virale type B.
 Le seul disponible actuellement permettant la prévention du cancer du foie secondaire à
l’hépatite virale B.
Composition :
 Vaccin obtenu par purification de l’enveloppe virale,
 Vaccin obtenu par technique de recombinaison génétique.
Conservation :
 Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2°C et + 8°C et ne doit jamais être congelé.
Présentation :
 Le VHB se présente sous forme liquide.
 soit seul (HB) ou combiné à d’autres vaccins tel que le pentavalent (DTC-Hib-HB ou autres
vaccins).
Nombre de doses par flacon : soit mono dose (en flacon ou en seringue pré remplie) ou en
multi dose (10 doses).
Administration :
 Elle s’effectue par injection intramusculaire profonde dans la face antéro-externe de la
cuisse chez le nourrisson;
 Le deltoïde chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte. La dose à administrer est de 0,5 ml.
 Il faut agiter le flacon avant l’administration du vaccin.
Le pentavalent au niveau de la face antérolatérale de la cuisse DROITE
Calendrier
 Le calendrier national recommande 4 prises du vaccin contre l’hépatite virale de type B
- 1ère dose (HB1n): dans les 24 heures après la naissance avec le vaccin monovalent HB. Si
non possible, l’administrer avec le BCG.
- Puis les trois autres doses avec le vaccin pentavalent DTC-Hib-HB (voir plus loin):
 2ème dose : à l’âge de 2 mois.
 3ème dose : à l’âge de 3 mois.
 4ème dose : à l’âge de 4 mois.
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV)
 Chez le nourrisson et l’enfant, les effets secondaires sont rares et bénins.
 Chez l’adolescent et l’adulte, des céphalées, des arthralgies ont été signalées, plus
exceptionnellement un syndrome de Guillain Barré, un purpura thrombopénique ou une
glomérulonéphrite aigue.
Contre-indications
Aucune contre-indication à ce vaccin n’est signalée.

Vaccin anti pneumocoque


Définition :
 Prévenir les infections à pneumocoques responsables de pneumonies, de méningites, d’otites
moyennes etc.
Composition :
 Vaccin sous-unités (acellulaires).
Présentation
 Forme : liquide.
 Nombre de dose par flacon :
- Seringue pré remplie.
- Flacon liquide uni dose de 0,5 ml.
Voies d’administration:
 Intramusculaire
Sites d’injection:
 Les 2 premières doses au niveau de la face antérolatérale de la cuisse gauche
 La troisième dose au niveau du deltoïde
Calendrier
 1ère : 2mois
 2ème :4mois
 3ème : 12mois
Événements indésirables poste vaccinaux:
 Effets généraux: irritabilité, fièvre, céphalée, diminution de l’appétit, diarrhée ou
vomissements.
 Effets locaux: douleur, rougeur ou tuméfaction au site d’injection.
 Ces manifestations disparaissent, en général, 2 à 3 jours.
Contre indications
 Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des constituants ou à l’anatoxine
diphtérique.

Vaccin contre le Rotavirus

Définition
 Prévenir contre les affections graves provoquées par les Rotavirus.
Composition
 Vaccin vivant atténué.
 Souche vivante atténuée du Rotavirus Humain.
Présentation :
 Forme : Liquide.
 Nombre de dose par flacon : mono dose (Boîte de 1 Flacon + 1 applicateur pour
administration orale de 1 ml).
Voie d’administration
 Administration par voie orale ( à l’intérieur de la joue de l’enfant: 1 ml)
Conservation:
 A conserver au réfrigérateur entre +2et +8 (conserver le flacon du vaccin dans une cupule ou
thermos contenant des glaçons en évitant qu’il soit en contact direct avec les glaçons).
 Solvant doit être est conservé au réfrigérateur.
 vaccin à ne pas congeler
Mode d’administration
 Voie : voie orale.
 Site : à l’intérieur de la joue de l’enfant.
 Dose par prise : 1 ml.

Calendrier :
 Deux mois : ROTATEQ 1.
 Trois mois : ROTATEQ 2.
 Quatre mois: ROTATEQ 3 (nouveau calendrier).
 En cas de non vaccination à 2 et à 3 mois ; les deux doses prévues doivent être administrées
avant l’âge de 8 mois en respectant un intervalle minimum de 4 semaines.
Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV):
 Vaccin bien toléré mais:
 Perte d’appétit et irritabilité
 Fièvre avec des symptômes gastro-intestinaux
 Somnolence
 Rhinorrhée
 Éruption cutanée crampes musculaires
Contre-indications / précautions:
 Hypersensibilité à l’une des composantes du vaccin,
 Hypersensibilité suite à une précédente administration du vaccin,
 Antécédents d'invagination intestinale,
 Sujets ayant une malformation congénitale non opérée de l'appareil gastro-intestinal pouvant
le prédisposer à une invagination intestinale,
 Nourrissons ayant une immunodéficience connue ou suspectée,
 L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets ayant une maladie fébrile sévère
aiguë,
 L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets présentant une diarrhée ou des
vomissements
 Le vaccin anti Rotavirus ne doit jamais être injecté

Vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche


(DTC) les infections invasives dues à l’Hémophilus
influenza de type b et l’hépatite virale de type B (vaccin
Pentavalent)

Définition

 DTC : Prévenir la diphtérie, le tétanos et la coqueluche.


 Penta : Prévenir la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’Hémophilus influenza de type B et les
hépatites virales de type B.
Composition
 DTC : Vaccins sous-unités en association vaccinale de deux anatoxines (tétanique et
diphtérique) et d’une toxine détoxifiée (coqueluche).
 Penta : Vaccins sous-unités (acellulaires) en association vaccinale de diphtérie, tétanos,
coqueluche, l’Hémophilus influenza de type b et les hépatites virales de type B.

Présentation

 Penta (DTC+Hib+HB) :
Forme : liquide injectable.
Nombre de doses par flacon : 10 doses.
 DTC :
Forme : liquide injectable.
Nombre de doses par flacon : 10 doses.
Mode de conservation
 Doit être conservé au réfrigérateur entre +2° et +8° (conserver le flacon du vaccin dans une
cupule ou thermos contenant des glaçons en évitant qu’il soit en contact direct avec les
glaçons.
 Ne doit pas être congelé.
Mode d’administration
 Voies :
- Penta : Voie intramusculaire profonde.
- DTC : Voie intramusculaire.
 Site :
- Penta : Face antérolatérale de la cuisse DROITE.
- DTC : Face antérolatérale de la cuisse.
Dose par prise : 0,5 ml
Calendrier
 Penta : Trois doses
- Penta 1: à l’âge de 2 mois.
- Penta 2 : à l’âge de 3 mois.
- Penta 3 : à l’âge de 4 mois.
 DTC : Rappel
- à l’âge de 18 mois (DTC 4).
- Rappel à l’âge de 5ans (DTC 5).
Effets secondaires
 Penta :
- Rougeur, douleur et induration au point de l’injection pouvant persister 48 heures.
 DTC :

- Hyperthermie ne dépassant pas 24 à 48 heures.

- Convulsion ou réaction locale à type de nodule douloureux due à la composante


anticoquelucheuse.
- Rarement anaphylaxie ou collapsus
Contre- indications
 Penta :
- Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients.
- Enfant ayant une thrombopénie ou tout autre trouble de la coagulation.
 DTC :
- Encéphalopathie évolutive, convulsivante ou non.
- Forte réaction allergique lors de la prise précédente de DTC

La vaccination de rattrapage :
 Lors de l’évaluation de l’état vaccinal d’une personne 3 types de situations peuvent se
présenter :
La personne n’est pas vaccinée contre une affection spécifique;
La personne a reçu un nombre incomplet d’une ou de plusieurs doses de vaccin,
Un doute existe quant à la vaccination complète de la personne.

 Pour pouvoir proposer un schéma de vaccination de rattrapage adapté à la personne, il faut :


Evaluer l’état vaccinal et la validité des doses reçues le respect de l’âge minimum
d’administration de la première dose et des intervalles minimaux entre les doses
Définir les vaccinations indiquées et proposer un schéma de vaccination de rattrapage sur
mesure, en choisissant la solution la plus pragmatique quand plusieurs alternatives sont
possibles .

Quatre règles de base pour le rattrapage peuvent être proposées :


Règle 1 : Il vaut mieux considérer qu’une personne n’est pas vaccinée que de la croire
erronément protégée.
En cas d’absence de document vaccinal, s’assurer en posant des questions précises
concernant les types, les sites et le nombre de prises vaccinales.
Règle 2 : Une interruption du schéma de vaccination ne nécessite ni de recommencer toute la
série de vaccins ni d’y ajouter des doses supplémentaires.
En principe, en cas d’interruption d’un schéma vaccinal de base, on poursuivra la vaccination
là où elle a été interrompue, indépendamment du temps écoulé depuis la dernière dose reçue
Règle 3 : La qualité de la réponse immunitaire obtenue dépend du respect de l’âge minimum
lors de l’administration de la première dose de vaccin, de l’intervalle minimal (4 semaines)
entre deux doses et du nombre de doses reçues y compris le ou les rappels pour certains
vaccins
Règle 4 : L’utilisation de vaccins combinés favorise généralement une meilleure compliance
en réduisant le nombre total d’injections nécessaires.
Cette utilisation conduit parfois à l’administration d’une dose supplémentaire pour un ou
plusieurs des composants du vaccin combiné. Cela n’est pas préjudiciable à l’enfant (cas de
l’HB qui est intégré dans le PENTA).

Modalités de rattrapage vaccinal :

 Il doit toujours être le plus court possible, afin de garantir au sujet la protection désirée dans
les meilleurs délais.

 Les critères suivants sont à considérer pour juger de la validité des vaccinations déjà reçues :

 l’âge minimum d’administration de la première dose ;

 les intervalles minimaux qui doivent être respectés entre les doses consécutives. Lorsqu’un
intervalle de 4 semaines est préconisé, cela signifie que l’écart entre les doses doit être d’au
moins 28 jours.

 Pour les enfants n’ayant pas bénéficié de la primo vaccination (vaccination durant la première
année de la vie), il est fortement recommandé de faire le rattrapage durant la deuxième
année de la vie (12 - 23 mois) pour éviter l’exposition des enfants non encore vaccinés contre
les principales maladies cible

 Pour les autres cas, demander l’avis du médecin pédiatre.

Chapitre III : Gestion de la chaîne de froid


La chaine de froid
 L'expression « chaîne du froid » se rapporte au processus utilisé pour maintenir des conditions
optimales pendant le transport, l'entreposage et la manipulation des vaccins.
Il existe plusieurs intervenant chacun au niveau d’un maillon

La moindre faiblesse au niveau d’un quelconque maillon est de conséquences lourdes sur le résultat
attendu.

Importance de la chaîne du froid


 La chaîne du froid nécessite un contrôle et une évaluation régulière pour préserver la qualité
des vaccins.
 Le non-respect de la chaîne de froid entraine :
 Une perte de l’efficacité du vaccin ;
 Un risque d’apparition d’épidémie ;
 Des événements indésirables post-vaccinaux ;
 Des pertes financières importantes

 Il est impératif de respecter les modalités de conservation et de transport des vaccins, en vue
de les conserver à une température adéquate (entre +2°C et +8°C) jusqu’à ce qu’ils arrivent à
l’utilisateur
 Les différents vaccins exigent différentes conditions de stockage, et ce qui est valable pour un
vaccin peut être dangereux pour d’autres;
 Il est essentiel de savoir les conditions de stockage précises pour chaque vaccin;
 L’équipement recommandé pour le stockage et le transport doit être conforme à un ensemble
de normes recommandées par OMS et UNICEF.

La structure de la chaîne du froid :

 Moyens de conservation :
 Chambres froides ;
 Armoires frigorifiques ;
 Congélateurs ;
 Réfrigérateurs électriques ;
 Réfrigérateurs mixtes (électrique et/ou à gaz) ;
 Caisses isothermes et porte-vaccins.

 Moyens de transport :
 Camions frigorifiques ;
 Caisses isothermes ;
 Porte-vaccins
Equipements de la chaîne du froid pour différents niveaux :
 Niveau central : chambres froides, armoires frigorifiques, congélateurs, caisses isothermes et
parfois véhicules réfrigérés ;

 Niveau intermédiaire : réfrigérateurs et congélateurs, caisses isothermes, parfois chambres


froides ;

 Province : réfrigérateurs, caisse isotherme, congélateur (fabrication de glace) ;

 Centre de santé : réfrigérateur, caisse isotherme et porte-vaccin ;

 Equipe mobile : porte-vaccin.

Les chambres froides :

 Elles permettent la conservation et le stockage de grandes quantités de vaccins à l’échelon


central ou régional.

 Il en existe deux types :

- Chambre froide négative (-15°C à –25°C) : conservation du VPO.

- Chambre froide positive (0°C à +8°C) : conservation des vaccins : BCG, DTC, VAR et VAT…

L’armoire frigorifique :

C’est un appareil de réfrigération d’un volume de stockage variant entre 800 et


1000 litres et fonctionnant à l’électricité . Il est utilisé au niveau du SIAAP pour
conserver les vaccins entre +2° et +8°C. Le contrôle de la température se fait par un
thermomètre à cadrant.

L’armoire frigorifique doit être posée à niveau dans un local aéré pouvant être fermé à
clé et à l’abri du soleil.

Le congélateur :

 C’est un appareil de congélation à ouverture frontale, de capacité variable entre 100 et 500
litres. Il est utilisé pour congeler les accumulateurs du froid et pour conserver le VPO. Sa
température est contrôlée par un thermomètre, elle peut atteindre –20 °C.
Le réfrigérateur :

Appareil de volume variable, entre 40 et 200 litres, fonctionnant à l’électricité ou mixte


(électrique et /ou à gaz). Sa température doit être maintenue entre 0°C et +8°C, elle est
contrôlée par un thermomètre quatre fois par jour. Les réfrigérateurs sont utilisés pour la
conservation des vaccins au niveau des centres de santé et des dispensaires
Recommandations pour la conservation des vaccins dans le
réfrigérateur:
 L’appareil doit être posé à niveau, dans un local aéré loin des passages fréquentés, à l’abri du
soleil, loin du mur et de toute source de chaleur ;

 La température doit être relevée 4 fois par jour à l’aide d’un thermomètre et notée sur le
registre de relevé de température

 L’entretien consiste à :

- dégivrer l’appareil chaque fois que le givre a atteint 5 mm d’épaisseur tout en évitant les
objets tranchants et pointus ;

- nettoyer l’appareil après chaque dégivrage tout en évitant les produits corrosifs (acide).

Le fonctionnement et la surveillance des réfrigérateurs doivent être faits


selon les recommandations suivantes :

 Suivre toujours les instructions du fabricant (mode d’emploi) ;

 Laisser un espace libre de 20 cm entre le mur et le réfrigérateur pour permettre la libre


circulation de l’air et s’assurer de l’aération de la pièce si plusieurs appareils y fonctionnent ;

 Fixer la fiche électrique à la prise murale à l’aide d’un ruban adhésif pour éviter toute mise
hors circuit accidentelle ;

 Pour le réfrigérateur à gaz, s’assurer de la disponibilité du gaz

 Verrouiller la serrure si l’appareil en est muni ;

 Laisser un espace libre de 2 à 3 cm entre les rangées de vaccins ;

 Conserver les accumulateurs de froid au freezer ;

 Vérifier que la porte se ferme hermétiquement;

 Vérifier si le joint d’isolation en caoutchouc autour de la porte n’est pas détérioré. S’il l’est, le
signaler au responsable ;

 Ne pas débrancher l’appareil le week-end ou les jours fériés ;

 Ne pas mélanger les lots de vaccins ;

 Ne pas mettre les solvants des vaccins lyophilisés dans le freezer flacons se casseraient ;

La caisse isotherme :

 On utilise des caisses isothermes pour :

• Livrer les vaccins du dépôt central aux provinces ;


• Livrer les vaccins du SIAAP aux formations sanitaires ;

• Transporter de grandes quantités de vaccins destinées aux équipes mobiles de vaccination ;

• Conserver les vaccins en cas de panne de courant électrique ou de rupture de gaz.

 On utilise des accumulateurs du froid congelés pour garder les vaccins au froid, à l’intérieur de
la caisse. Le contrôle de la température peut se faire par thermomètre ou par méthodes
chimiques

Recommandations pour la conservation des vaccins dans la caisse isotherme :


Préparation : (voire chapitre 1)

Entretien :

 Pour conserver la caisse isotherme en bon état, lorsqu’elle n’est pas utilisée, il faut :

La nettoyer et l’essuyer ;

 Garder le couvercle ouvert ;


 Examiner les surfaces pour rechercher les fissures ou les détériorations ;
 Vérifier que le joint d’étanchéité n’est pas abîmé. S’il l’est, le remplacer par un autre ;
 Régler la tension des loquets pour que le couvercle ferme hermétiquement ;
 GESTES À NE PAS FAIRE :

 L’exposer au soleil ;
 L’utiliser comme siège pour s’asseoir ;
 La faire tomber

Le porte-vaccin :

 Le porte-vaccin est utilisé pour :

 Prendre livraison de petites quantités de vaccins ;

 Transporter de petites quantités de vaccin en voiture, par vélomoteur ou à pied jusqu’aux


lieux de vaccination ;

 Transporter les vaccins nécessaires pour une seule journée de travail.

 Il n’est efficace que rempli d’accumulateurs de froid congelés

 Il n’est efficace que rempli d’accumulateurs de froid congelés

Recommandations pour la conservation des vaccins dans le porte-vaccin :

Préparation :

 Placer les accumulateurs complètement gelés à l’intérieur du porte-vaccin ;

 Placer les vaccins et les solvants ;


 Couvrir le DTC, VAT, DTC - Hib, VPC, rota et HB dans du papier, pour qu’il ne gèle pas au
contact des accumulateurs de froid ;

 Fermer hermétiquement le couvercle

Préparation :
 Placer les accumulateurs complètement gelés à l’intérieur du porte-vaccin ;
 Placer les vaccins et les solvants ;
 Couvrir le DTC, VAT, DTC - Hib, VPC, rota et HB dans du papier, pour qu’il ne gèle pas au
contact des accumulateurs de froid ;
 Fermer hermétiquement le couvercle

 L’accumulateur du froid :

 Les accumulateurs du froid sont utilisés :

 Pour garder les vaccins au froid dans les caisses isothermes et dans les portes vaccins.

 Comme réserve de froid dans un appareil frigorifique

 Pour congeler les accumulateurs dans les différents types d’appareils de réfrigération, il faut les
garder en moyenne :
- 1 à 2 jours au freezer d’un réfrigérateur à gaz ;
- 1 jour au freezer d’un réfrigérateur électrique
- 1 à 2 heures au congélateur.

 Avant de congeler les accumulateurs :

 Vérifier s’il n’y a pas de fuites ;

 Jeter les accumulateurs perforés ou vides ;

 Ne pas mettre plus de 6 accumulateurs en même temps dans le freezer.

Technique de dégivrage

Dégivrer l’appareil chaque fois que le givre a atteint 5 mm.

A FAIRE :

 Débrancher l’appareil ;

 Transférer les vaccins dans un autre réfrigérateur ou les placer dans une caisse isotherme
garnie d’accumulateurs de froid congelés ;

 Retirer les accumulateurs de froid, les bouteilles d’eau et bacs à glaçons ;

 Placer un bol d’eau chaude à l’intérieur du freezer pour accélérer la fonte de la glace ;

 Essuyer avec un chiffon, une fois que la fonte de la glace est totale ;
 Assécher l’appareil ;

 Remettre les bacs à glaçons et les bouteilles d’eau ;

 Fermer la porte et rebrancher l’appareil ;

 Attendre que la température interne atteigne +4°C pour y remettre les vaccins ;

 Remettre les accumulateurs de froid

A NE PAS FAIRE :

 Ne pas toucher au thermostat ;

 Ne jamais utiliser de couteau ou d’objets pointus pour racler la glace ;

 Si la paroi du freezer est endommagée, le réfrigérateur est définitivement hors d’usage.

Technique d’entretien

 Faire inspecter annuellement le réfrigérateur par une personne qualifiée et autorisée ;

 Dégivrer régulièrement le congélateur (s’il contient plus de 5mm) ;

 Au cours du nettoyage et du dégivrage :

o Maintenir les vaccins entre +2° et +8° C (garder les vaccins dans un contenant isolant ou dans
un autre réfrigérateur qui réponde aux normes et aux bonnes pratiques de gestion des
vaccins) ;

o Stabiliser la température du réfrigérateur entre +2° et +8° C avant d’y remettre les vaccins.

Conduite à tenir en cas de rupture de la chaine de froid

Si les vaccins ont été exposés à moins +2°C ou à plus +8°C, il s’agit d’une rupture de la chaîne
de froid. Dans ce cas :

Placer les vaccins bien identifiés « en quarantaine » et les conserver entre +2 et +8°C ;

Procéder au test de floculation si le vaccin a été exposé à une température moins de +2°C ;

Vérifier les PCV si le vaccin a été exposé à une température de plus de 8°C ;

Ne pas utiliser ni détruire les vaccins exposés à une rupture de la chaîne de froid avant d’avoir
eu une décision de la part du responsable de la gestion des produits immunisants

Règles d’entreposage et d’administration de vaccin (normes à respecter) :

 Maintenir les vaccins entre +2° et +8° C jusqu’au moment de leur administration ;
 Utiliser un réfrigérateur qui peut maintenir la température entre +2° et +8° C, réservé dans la
mesure du possible à l’entreposage des vaccins et doté d’un ou au mieux de 2 thermomètres ;

 Respecter les recommandations citées au paragraphe « principales règles ».

 Garder les vaccins dans leur boîte (boîte du fabricant)

 Placer les boîtes de vaccins dans l’aire centrale du réfrigérateur ;

 Laisser de l’espace entre les boîtes pour permettre une circulation d’air adéquate ;

 Regrouper les vaccins identiques et assurer leur rotation ;

 Il faut utiliser en premier :

 - les flacons de vaccins déjà entamés ;

 - les vaccins dont la PCV a viré au stade 2 ;

 -les vaccins dont la date de péremption est la plus proche

PRÉPARATION ET MANIPULATION :

 Sortir le vaccin du réfrigérateur seulement pour son utilisation immédiate, après avoir
enregistré les enfants à vacciner ;

 Replacer le vaccin dans le réfrigérateur immédiatement après chaque utilisation ;

 S’assurer que la porte du réfrigérateur est toujours maintenue hermétiquement fermée.

TRANSPORT DES VACCINS :

Quelle que soit la distance ou la saison :

 Réduire la durée du transport au minimum ;

Toujours utiliser un contenant isolant (glacière ou sac) avec des accumulateurs de froid

ATTENTION :

 Recouvrir les flacons de vaccins pour éviter leur contact direct avec les accumulateurs de froid
(pour éviter la congélation) ;

 Apposer l’autocollant « Ne pas débrancher » (inclus dans la pochette) à proximité de la prise


de courant où est branché le réfrigérateur et aviser les personnes concernées (personnel de
l’entretien ménager, autres membres du personnel) ;

Le contrôle de la chaîne du froid

Le contrôle du fonctionnement de la chaîne du froid se fait selon les outils suivants :

1. Les cartes de contrôle de température.

2. Le contrôle instantané.
3. Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV).

1. Les cartes de contrôle de température

 Elles accompagnent les vaccins depuis le dépôt central jusqu’aux centres de santé (au moins
une carte par lot envoyé aux centres périphériques).

 Ces indicateurs détectent tout dépassement de la température et sa durée, permettant ainsi


aux vaccinateurs de juger de l’état des vaccins.

2. Le contrôle instantané

 Des outils permettent de suivre ponctuellement les éléments de la chaîne de froid :


 Un indicateur d’alerte de congélation (pour le DTC, DT et antitétanique) ;

 Fiche de contrôle de basse température fixée à chaque accumulateur de froid pour


avertir en cas de risque de congélation du vaccin DTC, DT ou antitétanique ;

 Thermomètre à cristaux liquides à placer dans les réfrigérateurs.

3. Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV).

 Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV) sont des étiquettes apposées sur les flacons de
vaccin. Elles montrent l’exposition cumulée à la chaleur du flacon sur lequel elles sont
apposées. Il y a 4 stades de virage des PCV. Pour les stades 1 et 2, le flacon doit être utilisé.
Pour les stades 3 et 4, le flacon doit être jeté et non utilisé.
Principales règles de la chaine de froid :

Pour un meilleur stockage des vaccins, l’OMS a émis un certain nombre de


recommandations :

 Les vaccins ne doivent pas être congelés au niveau des formations sanitaires

 le VPO, VAR et le RR peuvent être entreposés au niveau de l’étagère supérieure du


réfrigérateur près du freezer.

 les vaccins les plus sensibles à la congélation (HB, VAT…) doivent être mis au niveau de
l’étagère inférieure.

 les autres vaccins (ROTA, VPC, DTC, DTC-Hib-HB) doivent être mis au niveau des étagères
intermédiaires.

 Des bouteilles contenant de l’eau colorées doivent être mises au niveau de la portière du
réfrigérateur pour garder stable la température.

Quel que soit le type de réfrigérateur, son chargement et son utilisation requièrent quelques
précautions :

 Éviter de poser les vaccins au niveau de la porte : la température y est trop élevée ;

 Ne pas mettre dans le réfrigérateur des vaccins périmés ;

 Ne pas garder de vaccins dont la pastille de contrôle des vaccins a viré aux stades 3 ou 4 (le
carré blanc n’est plus visible) ;

 Utiliser en premier les vaccins dont la PCV a viré au stade 2 (le carré blanc toujours visible) ;

 Ne pas garder de vaccins congelés à l’exception de ceux qui supportent la congélation

 Ne pas garder de vaccins en poudre ou lyophilisés reconstitués 6 heures après leur


reconstitution ;

 Ne pas placer les vaccins contre les parois et ne pas surcharger le réfrigérateur : l’air doit
circuler autour des produits ;

 Ne stocker ni nourriture, ni boissons, ni tout autre médicament avec les vaccins ;

Dégivrer et nettoyer régulièrement le réfrigérateur


Chapitre IV: Gestion des vaccins

l’estimation
des besoins

la
distribution. commandes
passation
des

stockage
la réception

Une gestion rigoureuse de ce processus permet de réduire au maximum les pertes par péremption,
de prévenir les ruptures de stock et d’assurer la qualité des vaccins.

1. Estimation des besoins mensuels en vaccins et seringues

Cette estimation doit tenir compte

 Des populations cibles;

 Des taux de perte admis pour chaque type de vaccin selon qu’il soit mono dose ou multidose,
qu’il soit lyophilisé ou liquide.
L’estimation du
nombre d’enfants
à vacciner :

Les naissances Les enfants de


vivantes : moins d’un an (0-
11 mois) :
Ce chiffre est
communiqué par le Il s’agit du
Service des Etudes
nombre des
Exemple : Détermination des naissances à vacciner
A partir du taux de natalité brut dans un secteur
d’une population totale de 15.000 habitants, le taux
de natalité brut fourni par l’unité provinciale des
statistiques est de 2,15 % (ce taux est donné à titre
 Le nombre d’enfants de 18 mois sujets du premier rappel DTCP sera déterminé à travers les
registres de vaccination ou fourni par le SEIS.
L’estimation du
nombre de femmes en
âge de procréer à

Les naissances vivantes :


s’agit de déterminer le nombre total de femmes de
15 à 44 ans à vacciner. Partant du principe que toute
femme doit recevoir cinq doses, il est impératif de
fixer les objectifs en fonction de ces prises. Le

La détermination de vaccin

Constitue l’élément –clé du programme.

 Il faut assurer une commande correcte afin de rationnaliser son utilisation et d’éviter toute
rupture de stock.

 Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner est le facteur constant qui doit servir pour
calculer des besoins en vaccins

Au niveau de la circonscription:

 Nombre de doses à commander= nombre d’enfants à vacciner x nombre de prises x facteur


multiplicateur.

 Le facteur multiplicateur ou le coefficient de perte est un chiffre qui permet d’évaluer la


quantité supplémentaire de vaccins pour compenser les pertes.

 2 pour le BCG;

 1,33 pour le DTC; VAR; VPO et VAT

Exemple

 Pour 220 naissances à vacciner par le BCG : BCG = 220 x 1 x 2 = 440 doses

 Pour 200 enfants de moins d’un an à vacciner par les autres antigènes :
 DTC = 200 x 3 x 1,33 = 798 doses

 VPO = 200 x 4 x 1,33 =1064 doses

 VAR = 200 x 1 x 1,33 = 266 doses

 HB = 200 x 3 x 1,33 = 798 doses

 VPOI=200x1x1,11=222 doses

 V antiRotat=200x3x1,05= 630 doses

 VPC=200x3x1,05=630 doses

 Prévoir aussi le rappel DTCP à 18 mois et la dose RR à l’entrée scolaire.

Au niveau du SIAAP

Nombre de doses à commander= nombre d’enfants à vacciner x nombre de prises x facteur


multiplicateur+ Stock de sécurité

Stock est à 25% des besoins totaux

 L’estimation des besoins en seringues autobloquantes (AB) doit correspondre à celle des
vaccins disponibles pour chaque séance.

 Ces seringues sont habituellement commandées avec un facteur de perte de 10 %. Celui-ci


tient compte des problèmes de manipulation normaux,

 Il est très important de faire en sorte que les seringues AB prévues pour la vaccination ne
soient pas utilisées à d’autres fins.

2. La commande des vaccins

 La commande des vaccins et des fournitures, doit tenir compte des quantités en stock, et des
délais de livraison.

 Un bon de commande est utilisé à cet effet spécifiant le détail des besoins à commander

3. La réception

 Elle doit être programmée avec la personne responsable du programme au niveau de la


délégation de telle manière à ne pas perturber le fonctionnement du service, et aussi de
manière à assurer les bonnes conditions de stockage.

Lors de cette opération le professionnel de santé doit :


 Vérifier les quantités reçues en les comparant au bordereau d’envoi ;

 Vérifier l’état de conservation durant le transport ;

 Vérifier la présence ou non d’accumulateurs, leur nombre, leur état ;

 Vérifier la PCV pour le VPO et le HB ;

 Vérifier les dates de péremption des vaccins ;Noter les numéros de lots et les dates de
péremption sur le registre de gestion des stocks des vaccins ;

 Ranger les flacons immédiatement dans les appareils de réfrigération selon les
recommandations d’usage

4. Le stockage :

 Le stockage doit obéir à certaines règles primordiales :

 Il doit respecter les normes relatives à la gestion de la chaine de froid ;

 Le stock de la fin de chaque mois doit être égal au stock du début du mois suivant ;

 À la fin du mois, faire le sommaire de la quantité de chaque vaccin et diluant utilisé pendant le
mois et de la quantité toujours en stock à la fin du mois.

 Même chose à la fin de l’année,

 Appliquer le principe FIFO (First In First Out= premier entré, premier sorti) tout en tenant
compte de la date de péremption.

 Toutes les entrées et toutes les sorties de vaccins doivent être notées sur le registre de
gestion des vaccins ;

5. La distribution

 Celle-ci doit respecter les règles suivantes:

◦ Vérifier le bon de commande et s’assurer que les quantités demandées sont justifiées ;

◦ Etablir le bon de livraison en fonction de la disponibilité des vaccins et de la population


à vacciner ;

 Préparer la caisse isotherme ou le porte-vaccin selon la quantité à livrer et selon les normes
recommandées (voir chapitre chaîne du froid) ;

 Disposer les vaccins et solvants conformément aux règles d’usage :

 S’il s’agit d’un porte-vaccin, emballer ampoules et flacons dans du papier pour éviter la congélation
des vaccins (DTC, VAT et HB)
 Mettre un thermomètre avec les vaccins ;

 S’assurer de l’étanchéité et de la fermeture de la caisse et/ou du porte-vaccin ;

 Mettre à jour les registres de gestion des stocks

Prévention des pertes de vaccins

Pour la réduction des taux de perte :

Réorganisation des Gestion


séances de vaccination
Taux de
(vaccins lyophilisés ou
Outils perte par
reconstitués BCG,
prévisionnel antigène
VAR, RR,…etc.)
s réduit
Résultat
Organisation

Les taux de perte tolérés sont les suivants :

• BCG < 50 %,
• VAR < 25 %,
• penta < 25 %,
• Pneumo = 0,
• Rota = 0,
• HB, DTC, VPO et VAT = 0,
• RR < 10 %.

Les vaccins multi doses liquides :


Les flacons doivent être réutilisés jusqu’à leur épuisement,
Respecter la chaine de froid,
Respecter la date d’expiration
Bien lire les PCV.

 Calcul du coefficient de perte ou facteur multiplicateur

 La formule pour le calcul du coefficient de perte (CP) est la suivante :

 CP = 1 ÷ (1 - taux de perte attendue*) * exprimé en décimale


Exemple :

 Si le taux de perte estimé pour le vaccin DTC est de 25%, il est de 0,25 exprimé en décimale.

 Le calcul du coefficient de perte sera donc :

 1÷ (1 - 0,25) = 1 ÷ 0,75 = 1,33

 Il faudra donc multiplier l’objectif par 1,33 afin de commander suffisamment de vaccin DTC
pour couvrir des pertes éventuelles de 25%.

Evaluation des taux d’utilisation et de perte des vaccins :

 Celle-ci se fait selon la manière suivante :

Antigène Stock du Nbre de Nbre de Nbre de Nbre Stock final Résultats


début doses doses doses d’enfants ou (doses)
(doses) A reçues B éliminées ouvertes de femmes F=(A+B)-
non pour vaccinés E (C+D)
ouvertes C utilisation D
Taux Taux de
d’utilisation perte du
du vaccin vaccin (I)
(H)% %

Taux d’utilisation du vaccin : (h) = (E x 100)/(A+B-F)


Taux perte du vaccin : I=100-H

Support de gestion
 Les supports utilisés sont :
 Le registre de gestion des stocks ;
 Le registre des relevés de température (cf : chapitre gestion chaine de froid) ;
 La fiche de stock.

a. Le registre de gestion des stock


On peut se servir d’un simple cahier :
1. Diviser le cahier en plusieurs sections correspondant chacune à un type de vaccin (ou à d’autres
fournitures/matériels).

2. Préparer des tableaux pour chaque vaccin et indiquer les titres des différentes colonnes.
Utiliser les pages d’en face pour noter les renseignements concernant
chaque vaccin, ou les seringues AB, ou les solvants, ou d’autres fournitures/matériels

3.Pour chaque arrivage de vaccins reçu ou lot de vaccins distribué, il convient de noter tous les
renseignements, à savoir le numéro de lot, la date limite d’utilisation, la date de réception, l’état de la
PCV, les quantités, etc. Les quantités d’autres fournitures doivent être enregistrées de la même façon.

4. Après chaque réception ou distribution, il convient de calculer l’état des stocks et de le noter à
intervalles réguliers.

b. La fiche de stock
 Il s’agit d’une carte établie pour chaque type de vaccin, ou l’on note pour chaque arrivage ou
distribution, les quantités selon les numéros de lot, la date limite d’utilisation, l’état de la PCV etc.

 On utilise une carte différente pour enregistrer les renseignements relatifs aux seringue
autobloquantes aux solvants et tout autre fourniture ou matériel et ce pour chaque arrivage ou
distribution.

Chapitre V : Sécurité vaccinale


Il existe plusieurs mauvaises pratiques de vaccination A EVITER chez le bénéficiaire, le
professionnel de santé, la communauté et l’environnement.

Pratiques de vaccination à risque liées à l’acte vaccinal :

 Réutiliser une seringue ou une aiguille ;

 Toucher l’aiguille avec les mains ;

 Laisser une aiguille plantée dans le flacon pour prélever des doses supplémentaires ;

 Utiliser un solvant autre que celui spécifique au vaccin ou une dose de solvant inappropriée
(moins ou plus que ce devrait être utilisé) ;

 Administrer une surdose d’un vaccin ;

 Administrer un vaccin dans un site non recommandé par le PNI ;

 Administrer un vaccin par une voie non recommandée par le PNI ;

 Appuyer sur le point de saignement avec du coton déjà utilisé.

Pratiques de vaccination à risque liées à la qualité du vaccin :

NE PAS :
 Administrer un autre produit au lieu du vaccin ;

 Administrer un vaccin dont la date de validité a expiré ;

 Administrer un vaccin dont le flacon n’est pas étanche ou dont l’étiquette a été perdue ou
illisible, ou le dessus du flacon entamé a été immergé dans l’eau ;

 Administrer le vaccin qui a changé d’aspect ou contient des particules en suspension ;

 Administrer un vaccin dont le dessus du flacon a été perforé avec une aiguille usagée ou avec
une aiguille stérile placée sur une seringue usagée ;

 Administrer un vaccin congelé ou en cours de décongélation ;

 Administrer un vaccin dont la PCV a viré au stade 3 ou 4 (carré blanc n’est plus

 visible) ;

 Conserver des médicaments et des vaccins dans le même réfrigérateur ;

 Utiliser (ou conserver) un vaccin lyophilisé, pendant plus de 6 heures après sa


 reconstitution ou un vaccin liquide entamé depuis plus de 4 semaines.

Pratiques de vaccination à risque liées à la qualité du vaccin :

 Administrer un autre produit au lieu du vaccin ; • Administrer un vaccin congelé ou en cours de


décongélation ;
 Administrer un vaccin dont la date de validité a
expiré ; • Administrer un vaccin dont la PCV a viré au stade 3
ou 4 (carré blanc n’est plus visible) ;
 Administrer un vaccin dont le flacon n’est pas
étanche ou dont l’étiquette a été perdue ou • Conserver des médicaments et des vaccins dans le
illisible, ou le dessus du flacon entamé a été même réfrigérateur ;
immergé dans l’eau ;
• Utiliser (ou conserver) un vaccin lyophilisé, pendant
 Administrer le vaccin qui a changé d’aspect ou plus de 6 heures après sa reconstitution ou un
contient des particules en suspension ; vaccin liquide entamé depuis plus de 4 semaines.

Pratiques de vaccination à risque pour les professionnels de santé :


 Re-capuchonner les aiguilles,
 Laisser les aiguilles accessibles sur une surface au lieu de les mettre dans un contenaires approprié et à
proximité.
Pratiques de vaccination à risque pour la communauté et l’environnement :

 Laisser les seringues et les flacons utilisés dans les endroits accessibles au public.
 Déverser les déchets contaminés issus de la vaccination dans la nature afin de prévenir la
contamination infectieuse ou toxique du sol et des nappes phréatiques.

Reconstitution du vaccin lyophilisé :


 La reconstitution du vaccin affecte à la fois sa sécurité et son efficacité et devrait obéir aux
étapes suivantes :
- Se laver les mains ;
- S’assurer qu’il s’agit bien du solvant spécifique au vaccin à reconstituer (lire l’étiquette) ;
- Vérifier les dates de péremption à la fois du flacon du vaccin et de son solvant ;
- S’assurer que la Pastille de Contrôle du Vaccin (PCV) n’a pas viré et si oui quel est son stade ;
- Après ouverture du flacon/ampoule, aspirer le solvant en totalité dans la seringue, et
l’injecter dans le flacon
 Jeter l’aiguille et la seringue qui ont servi au mélange ;
 Faire rouler le flacon entre les doigts jusqu’à ce que le vaccin en poudre soit complètement dissout ;
 Conserver le vaccin reconstitué au frais sans dépasser 6 heures (tous les vaccins reconstitués doivent
être jetés après 6 heures).
Chapitre VI: Gestion des événements indésirables post-
vaccinaux (EIPV)
Définition

Un événement indésirable post vaccinal dit aussi MAPI (manifestations adverses post-vaccinales
indésirables) est un incident médical qui se produit à la suite d’une vaccination et dont on pense qu’il
est du à celle-ci.

Une relation de cause à effet entre la vaccination et la réaction indésirable n’est que rarement
établie, mais les responsables de la santé doivent être vigilants concernant un lien possible et
prendre les mesures qui s’imposent.

Classification des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV)

Les causes de réactions indésirables se divisent en quatre catégories qui sont :

• relatives au vaccinateur
• relatives au vaccin
• relatives à une réaction coïncidente
• relatives à une cause inconnue

Erreur programmatique +++

Relative au vaccinateur : préparation, manipulation ou administration du vaccin

Ceux relatives au vaccinateur :

Administration d'une trop grande quantité de vaccin en une seule dose;


Injection du vaccin au mauvais endroit;
La non-utilisation de seringues et d’aiguilles préconisées;
L’utilisation d’un diluant qui n’est pas approprié ou de la quantité de diluant non préconisée;
L’administration du vaccin non recommandée ou une autre substance biologique…
Réutilisation des seringues et des aiguilles(SA).
Abcès (le flacon n’a pas été suffisamment agité)
Vaccin congelé: réaction locale;
Non-respect des contre-indications: réaction grave évitable

Ceux relatives au vaccin: la Réaction aux vaccins :


Il s’agit de la réaction d’un individu particulier aux propriétés inhérentes d’un vaccin
spécifique, même lorsque le vaccin a été préparé, manipulé et administré correctement.

o Locale :
 Vaccins inactivés,
 Quelques heures qui suivent l’injection,
 Douleur, rougeur ou gonflement,
 Disparaissent vite
 Faible danger.
o Systémique :
 Vaccins actifs atténués,
 Fièvre, malaises, douleurs musculaires, maux de tête, ou perte d’appétit,
 Ressemblent à une forme légère de la maladie
 sans risque

o Allergique
 Réaction du corps à un composant particulier du vaccin,
 Rare mais sérieuse
 Intérêt de préparer les mesures

Ceux relatives à une réaction coïncidente :

La réaction indésirable a lieu après la vaccination mais n’est pas causée par le vaccin ou son
administration.
Une réaction coïncidente est une réaction qui aurait eu lieu même si la personne n’avait pas été
vaccinée.

Ceux relatives à une cause inconnue


La réaction indésirable ne peut pas être directement mise en relation avec le vaccin, son
administration ou toute autre cause identifiable.

Toutefois, le personnel soignant doit s’acharner à trouver une relation de causalité avant de
retenir une cause inconnue

Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV)

Aspects pratiques de la gestion des EIPV :

La déclaration : se fait sur la fiche jaune de notification se faire au Centre National de


Pharmacovigilance (CNPV)

L’investigation et la prise en charge : effectuées par le clinicien (traitement symptomatique ou


spécifique).

Le suivi et l’évaluation : communication mensuelle du rapport détaillé du profil des EIPV

La finalité de la surveillance des EIPV est d’investiguer chaque cas pour trouver une éventuelle
cause en vue d’éviter sa réapparition.

Liste des EIPV à déclarer au CNPV :

 Evénements indésirables locaux au site d’injection :


- Rougeur et gonflement s’étendant à l’articulation la plus proche ;
- Douleur, rougeur et gonflement persistant plus de 3 jours ;
- Abcès au point d’injection (du type bactérien/stérile) ;
- Lymphadénite suppurative.

 Fièvre
- Fièvre qui persiste au-delà de 24 h ;
- La fièvre élevée : température 39°C à 40°C ;
- La fièvre très élevé : température supérieure ou égale à 40.5°C.

 EIPV affectant le système nerveux central :


- Paralysie flasque aiguë : 4 à 30 jours après l’administration du VPO ou 4 à 75 jours après contact
avec une personne vaccinée ;
- Syndrome de Guillain Barré ;
- Encéphalites (6 à 12 jours pour la rougeole/ROR) ;
- Névrite brachiale (2 à 28 jours après administration d’anatoxine tétanique) ;
- Convulsions, y compris convulsions fébriles (6 à 12 jours pour la rougeole/le ROR; 0 à 2 jours pour le
DTC) ;
- Méningite ;
 Autres événements post vaccinaux :
- Réactions allergiques (éruption cutanée, respiration sifflante, œdème du visage ou généralisé) ;
- Réaction anaphylactoïde (réaction d’hypersensibilité aiguë) ;
- Choc anaphylactique ;
- Cris persistants et suraigus (plus de 3 heures) chez un enfant inconsolable ;
- Arthralgies à surveiller si elle persistent ;
- Ostéite/ostéomyélite ;
Chapitre VII : Gestion des déchets de vaccination
 les établissements de soins produisent deux types de déchets : les déchets ménagers ou
assimilables et les déchets de soins qui regroupent entre autres les déchets issus de l’acte
vaccinal.

Déchets ménagers et assimilables :

Ils proviennent des activités non médicales : emballages de conditionnement, des déchets
administratifs …

Types des déchets de la vaccination :

Déchets médicaux ou déchets de soins :

- Les piquants et tranchants (seringues, aiguilles,…) Contenaires rigides et étanches de


couleur jaune
- Ceux à risque infectieux (coton, pansement,…) Sacs en plastique (contenaires) de couleur
rouge
- Vaccin avarié ou périmé Incinération – (voir guide MS-DHSA)

Gestion des déchets de l’activité de vaccination :

1. Tri et conditionnement :

a. Le tri :

 Il consiste à mettre chaque catégorie de déchets dans un sac ou conteneur qui lui est destiné :

- Sacs noirs : pour les déchets ménagers et les déchets assimilables résultant de l’activité de vaccination.

- Sacs rouges ou jaune pour les déchets de l’acte vaccinal.

b. Le conditionnement :

 Cette activité vise à contenir les déchets de soins afin de former une barrière physique contre
Des collecteurs étanches ou des sacs de couleur noire collecteront les déchets de soins non dangereux;

 Des collecteurs rigides et étanches de couleur rouge ou jaune collecteront des déchets
piquants ou coupants au moment de leur production ;

 Si l’on ne dispose pas de ce type de collecteur, on utilisera des flacons ou des bidons utilisés
dans le cadre des soins ;
 Des collecteurs étanches de couleur marron collecteront les produits chimiques ou
pharmaceutiques.

 les micro-organismes pathogènes contenus dans ces déchets:

2.Collecte :

 Elle désigne le trajet entre la zone de stockage intermédiaire des déchets jusqu’au site de
stockage central. Cette collecte est réalisée par les agents de service.

 Le sac une fois fermé devra porter les informations suivantes : la nature des déchets, le nom
du service et la personne qui a fermé le sac et la date, puis il sera placé dans un conteneur
spécifique ;

 Remplir le conteneur des déchets piquants jusqu’au 3/4 de sa capacité.

 Une étiquette comportant les informations concernant la nature des déchets, le nom du service
et le nom de la personne qui a fermé le sac et la date devra être collée sur l’une des surfaces
latérales du conteneur, avant sa mise dans un sac en plastique de couleur rouge ou jaune ;
3. Stockage :

 Des endroits pour le stockage intermédiaire au niveau de l’unité de soins et pour le stockage
central doivent être connus au niveau de l’établissement de soins.

 24 heures est la durée maximale du séjour des déchets dans un local de stockage.

4. Transport :

 Trajet entre le site du stockage au site de traitement, les véhicules doivent garantir la sécurité
du personnel et de la population contre les risques que peuvent engendrer les déchets
transportés.

5. Traitement et élimination :

 Le but de cette action est de diminuer la quantité des germes pathogènes existants dans les
déchets de soins.

a. Incinération :

 Elle consiste à diminuer le poids des déchets par combustion à haute température (800°C) des
déchets qui subiront une transformation en gaz et en résidus non combustibles.

b. Désinfection par micro-ondes, thermique et chimique :

 Elle a pour but de diminuer la charge en germes pathogènes et donc éliminer le risque
infectieux
c. Encapsulation :
 Le but de cette technique est l’immobilisation par l’encapsulation des déchets piquants et
coupants et les déchets pharmaceutiques et chimiques dans des flacons, barils ou tonneaux.

Enfouissement des déchets :

 L’endroit de l’enfouissement des déchets à risque doit se faire dans une décharge contrôlée et
inaccessible aux chiffonniers, « Une décharge contrôlée consiste en la couverture journalière
ou périodique des déchets par une couche de terre pour protéger les eaux pluviales, et
contrôler les biogaz produits, les paramètres environnementaux, etc. ».

À retenir

Jamais de déchets d’activités de soins dans le circuit des déchets ménagers

Pourquoi?

 Maîtriser les risques d’infections pour les bénéficiaires et leur entourage, le personnel de soins
et les agents chargés de la collecte et de l'élimination de ces déchets ainsi que les membres de
la communauté.
 Respecter les mêmes principes de base que pour la gestion des déchets dans les établissements
de soins de santé de base
Chapitre VIII : le système d’information du PNI
Le système d’information du PNI

 Le système d’information est appelé à être au service des différents utilisateurs locaux
provinciaux, régionaux et centraux.

 Il offre des données et des informations relatives aux activités du PNI,

 Il permet d’assurer une réactivité des échanges entre les niveaux de responsabilité tout en
garantissant la fiabilité, la pertinence, la cohérence et la sécurité des informations.

 Ce système comprend les supports suivants :

- Carnet de santé de l’enfant et le carnet de santé de la femme;

- Registre des prestations vaccinales de l’enfant

- Registre des prestations vaccinales de la femme;

- Fiche journalière de vaccination:

- Fiche de suivi rapide mensuel de vaccination

- Registre de gestion des vaccins et de relevé quotidien de température

- Livret Santé maternelle infantile- Planification Familiale (

- Registre de gestion du matériel dédié à la vaccination

Méthode de calcul des principaux indicateurs de la vaccination

Naissances protégées : connaître les naissances qui ont lieu par les mères vaccinées par le VAT
durant leurs périodes de protection (tenir compte du nombre de doses reçues par la mère, la
date de la dernière dose du VAT et la date de naissance du nouveau-né)*.

(*Les données doivent être documentées : carnet de santé de la femme/carte de vaccination ou


registre)

 Taux de couverture par HB1n = [Couverture par HB1n (24h) ÷ Moyenne des prestations BCG
durant les 3 dernières années]*100

 Taux de couverture par BCG = [Vaccinations annuelle par le BCG ÷ Moyenne des prestations
BCG durant les 3 dernières années]*100

 Taux de couverture par le PENTA 1 ou VPO1 = [prestations vaccinales réalisées par le PENTA 1
(DTC-Hib-HB) DTC1-Hib1-HB1 ou VPO1 ÷ Moyenne des prestations BCG durant les 3 dernières
années]*100
 Taux de couverture par DTC3-Hib3 ou VPO3 ou HB3 = [prestations vaccinales réalisées par le
le PENTA 3 (DTC-Hib-HB) ou VPO3 ÷ Moyenne des prestations BCG durant les 3 dernières
années]*100

 Taux de couverture par le Rotavirus = [prestations réalisées par le Rotavirus 2 ÷ Moyenne des
prestations BCG durant les 3 dernières années]*100

:öl :lo : Taux de couverture par le VAR = [prestations réalisées par le VAR ÷ Moyenne des
prestations BCG durant les 3 dernières années]*100

 Taux de couverture par le Pneumo 3 = [prestations réalisées par le Pneumo 3 ÷ Nombre


d’enfants de 12 mois]*100

 Taux de couverture par le RR = [prestations réalisées par RR ÷ Nombre d’enfants de 18


mois]*100

 (* La moyenne des prestations BCG réalisées durant les 3 dernières années=BCG de la


dernière année + la moyenne d’accroissement des BCG des 3 dernières années).

 (** Pour le taux de couverture par le 2ème rappel DTC-VPO, le numérateur est le nombre de
prestations par le 2ème rappel DTC-VPO et le dénominateur est nombre d’enfants de 5 ans).

Références

Le guide national de vaccination. (2013).

http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/immunite-generalites-2491.html

http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/vaccin-5368.html

Common questions

Alimenté par l’IA

Temperature maintenance is critical for vaccine efficacy, as varying temperatures can lead to potency loss. For instance, vaccines like the VAR and the rabies vaccine must be stored between +2°C and +8°C to remain effective . Deviations from these ranges can disrupt the cold chain, resulting in decreased immunogenicity and failed vaccination outcomes. This underscores the need for diligent monitoring and use of thermometers as specified .

The rubella vaccine is contraindicated in cases of congenital or acquired immunodeficiency, pregnancy, true egg white allergy, and severe acute febrile illness . In contrast, the hepatitis B vaccine has no specific contraindications reported, indicating it is generally safe and widely administrable . This contrast highlights the rubella vaccine's restricted use in certain vulnerable populations compared to the broader applicability of the hepatitis B vaccine.

The effectiveness of vaccines is heavily dependent on maintaining the correct storage temperatures during transportation. Isothermal cases and vaccine carriers are employed to ensure vaccines remain cold; they use frozen cold packs and must prevent direct contact with ice to avoid freezing the vaccines . These methods are crucial in preventing temperature excursions that could compromise vaccine potency, ensuring they remain effective until administration.

The hepatitis B vaccination calendar adapts to different age groups by recommending the first dose at birth with a monovalent HB vaccine, followed by three further doses combined with the pentavalent vaccine at 2, 3, and 4 months . This approach ensures early and sustained immunity during infancy, a critical period for hepatitis B infection risk. The use of a pentavalent vaccine maximizes immunization coverage by combining protection against multiple diseases in a single dose.

The vaccination schedule for the tetanus vaccine (VAT) underscores the importance of timing by specifying precise intervals for administration: VAT1 at the first contact, VAT2 one month after VAT1, VAT3 six months after VAT2 or during pregnancy, VAT4 one year after VAT3 or in case of pregnancy, and VAT5 one year after VAT4 or in case of pregnancy . This timed dosage ensures adequate immunogenic response and long-term protection against tetanus.

The measles vaccine (VAR) must be stored at a temperature between +2°C and +8°C, as it is sensitive to light and heat . The reconstitution process requires the lyophilized form of the vaccine to be mixed with an ampoule provided for reconstitution, and once reconstituted, it must be used within six hours .

The detailed procedures for vaccine storage equipment maintenance, such as regular temperature checks, degreasing freezers, and ensuring adequate air circulation, are critical to maintaining the cold chain . These practices prevent temperature fluctuations that could compromise vaccine potency. The rationale behind stringent protocols is to ensure that vaccines are stored in optimal conditions, as their efficacy is directly linked to consistent and appropriate temperature control.

The 6-hour window for using reconstituted vaccines like VAR and RR is significant because beyond this period, the vaccine's potency diminishes due to potential microbial contamination and temperature instability . This time constraint ensures maximum efficacy and safety in immune response, emphasizing the necessity for precise planning and administration in healthcare settings to minimize wastage and maintain high vaccination standards.

The document details the use of vaccine packaging measures such as placing vaccines in paper to prevent direct contact with frozen accumulators during transportation and ensuring isothermal containers are equipped with frozen cold packs . These strategies prevent accidental freezing, which can render vaccines ineffective. This is necessary as freezing can denature the proteins in some vaccines, particularly those lyophilized with specific solvents.

The rotavirus vaccine is administered orally, as opposed to the intramuscular or subcutaneous routes used for other vaccines like VAT and VAR . This method has the implication of directly delivering the vaccine to the gut, which is the site of rotavirus infection, potentially increasing its effectiveness. However, it also requires careful administration to ensure that the full dose is ingested, emphasizing the importance of proper training for healthcare providers.

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