Cours Du PNI
Cours Du PNI
Introduction
Le programme national d’immunisation (PNI) est un programme prioritaire de Santé Maternelle et
Infantile ( SMI ) dont l’objectif principal est de vacciner les enfants de moins de 5 ans, contre les
maladies cibles qui sont parmi les principales causes de la mortalité infantile, et les femmes en
âge de procréer ( 15 - 44 ans ) contre le tétanos.
Objectifs du PNI
objectif général:
- Atteindre et maintenir une couverture vaccinale uniforme à tous les niveaux , supérieure ou égale
à 95 %;
-Obtenir, avec les autres pays de la région, la certification de l’éradication de lapoliomyélite vers
l’an 2015;
-Maintenir l’élimination du TNN;
-Éliminer la rougeole, la rubéole et le SRC vers 2015;
-Introduire de nouveaux antigènes dans le CNV;
-Introduire d’autres rappels dans le CNV;
-Contribuer à l’amélioration de la sécurité des injections;
-Contribuer à l’amélioration de la surveillance épidémiologique des maladies cibles.
La stratégie fixe:
Elle s’adresse à une population ayant des facilités d’accès aux formations sanitaires.
Des séances de vaccination sont programmées et réalisées régulièrement au niveau de toutes
les formations sanitaires du RSSB.
La fréquence de ces séances est fonction de l’objectif arrêté mensuellement pour chaque
structure.
Le secteur privé (cabinets de médecins, de sages-femmes et d’infirmier(e)s) joue également
un rôle dans la réalisation des actes vaccinaux, ce qui contribue à l’amélioration de
l’accessibilité aux prestations vaccinales.
La stratégie mobile:
Cette stratégie inclut deux modes de couverture :
Une équipe composée d’un médecin et d’au moins deux infirmier(e)s se déplace par véhicule
pour couvrir les zones éloignées.
L’équipe mobile reste efficace mais suppose la disponibilité des moyens de transport, de
carburant et d’équipements adéquats pour répondre aux besoins de la population
(intégration des activités).
Elle assure la vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés au
niveau des points de rassemblement selon un programme préétabli.
Cette activité est limitée dans le temps et l’espace et concerne les localités ou un ensemble de
localités ayant une couverture vaccinale basse.
La stratégie La stratégie
fixe : mobile :
La vaccination par
La vaccination
par itinérance équipe mobile
Elle s’adresse
à une
population
ayant des
facilités La vaccination L’organisation des
d’accès aux par mini- campagnes
formations campagne nationales de
sanitaires. vaccinations
Les relances:
Cette activité a pour but de rattraper les enfants et les femmes qui n’ont pas complété leur
vaccination.
Age Antigène
Vaccin rotateq2
VPO3 +VPI
VPC2+ rotateq 3
9 mois RR
12 mois VPC3
18 mois DTC 4 (1er rappel)
RR+VPO4
5 ans DTC5 (2éme rappel)+VPO5
Pour la vaccination des femmes, on doit tenir compte des vaccinations reçues durant
l’enfance, si elles sont documentées.
Durée de
DOSES QUAND ?
protection
3 ans
VAT2 Au moins quatre semaines après le VAT1
5 ans
Au moins six mois après le VAT2 ou au cours d’une
VAT3
grossesse ultérieure
Calendrier:
Dose unique : le plus tôt possible après la naissance (le contrôle par le test à la tuberculine
n’est plus recommandé).
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV):
Un petit œdème douloureux et rouge apparaît au lieu de l’injection. Environ deux
semaines après, il aboutit généralement à un petit abcès local qui guérit seul en laissant une
petite cicatrice,
Des adénopathies inflammatoires ou suppurées peuvent apparaître suite à une erreur
technique.
Contre-indications :
Les enfants atteints de déficits immunitaires congénitaux ou acquis ne doivent pas être
vaccinés.
Dermatose en évolution.
Allergie à l’un des composants.
Enfants nés de mère séropositive pour le VIH tant que l’on n’a pas la certitude qu’ils ne sont
pas infectés.
L’OMS recommande pour les pays où l’incidence de la tuberculose est élevée, de vacciner le
plus rapidement possible après la naissance et de se limiter à une seule vaccination par sujet, sans
aucun contrôle tuberculinique ultérieur.
Effets secondaires
Exceptionnellement paralysie chez le sujet vaccine ou dans son entourage (dans 30 jours
suivant la vaccination)
Contre-indications
Déficits immunitaires congénitaux ou acquis a l’exception de l’infection au VIH
VPI ne remplace AUCUNE des doses du VPO. Il est administré en plus du VPO, et il
continuera d’être administré conformément aux recommandations du PNI.
Le VPI est recommandé pour les programmes de vaccination systématique et non pour les
campagnes de vaccination.
Calendrier
Une première dose du VAR administrée à l’âge de 9 mois
Une deuxième dose du VAR combinée au vaccin contre la rubéole (RR) à 18 mois.
Effets secondaires :
Fièvre modérée,
Eruption modérée plus ou moins fébrile qui peut apparaître de 8 à 12 jours après la
vaccination,
Contre-indications :
Déficit immunitaire congénital ou acquis.
Grossesse (cas du vaccin anti-rubéole).
- Allergie vraie au blanc d’œuf.
Le vaccin anti-rubéole
Définition:
Prévenir la rubéole (Syndrome de Rubéole Congénitale).
Composition :
C’est un vaccin viral, vivant atténué.
Présentation :
Vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole : RR
Il est présenté sous forme lyophilisée fourni avec un diluant (solvant) pour sa reconstitution.
Conservation :
Il doit être conservé à l’abri de la lumière, entre +2° et + 8°C. Une fois reconstitué, le vaccin
sera conservé 6 heures maximum.
conserver le flacon du vaccin dans une cupule ou thermos contenant des glaçons en évitant
qu’il soit en contact direct avec les glaçons.
Ne doit pas être congelé.
Solvant doit être est conservé au réfrigérateur.
Administration :
Une dose de 0,5 ml doit être administrée par une injection sous-cutanée dans le bras
supérieur (deltoïde).
Calendrier:
Une dose de RR à l’âge de 18 mois.
Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV) :
Douleur légère et sensibilité au toucher au site d’injection 24 heures après l’immunisation,
Fièvre, l’éruption cutanée comme le rash, lymphadénopathies, myalgie, paresthésie,
La thrombopénie est rare
Les réactions anaphylactiques sont aussi rares
Contre-indications :
Les maladies infectieuses,
Leucémie,
Anémie sévère,
Insuffisance rénale aigue,
Maladie cardiaque décompensée,
Les états du déficit immunitaire à médiation cellulaire.
Grossesse.
Définition
Prévenir contre les affections graves provoquées par les Rotavirus.
Composition
Vaccin vivant atténué.
Souche vivante atténuée du Rotavirus Humain.
Présentation :
Forme : Liquide.
Nombre de dose par flacon : mono dose (Boîte de 1 Flacon + 1 applicateur pour
administration orale de 1 ml).
Voie d’administration
Administration par voie orale ( à l’intérieur de la joue de l’enfant: 1 ml)
Conservation:
A conserver au réfrigérateur entre +2et +8 (conserver le flacon du vaccin dans une cupule ou
thermos contenant des glaçons en évitant qu’il soit en contact direct avec les glaçons).
Solvant doit être est conservé au réfrigérateur.
vaccin à ne pas congeler
Mode d’administration
Voie : voie orale.
Site : à l’intérieur de la joue de l’enfant.
Dose par prise : 1 ml.
Calendrier :
Deux mois : ROTATEQ 1.
Trois mois : ROTATEQ 2.
Quatre mois: ROTATEQ 3 (nouveau calendrier).
En cas de non vaccination à 2 et à 3 mois ; les deux doses prévues doivent être administrées
avant l’âge de 8 mois en respectant un intervalle minimum de 4 semaines.
Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV):
Vaccin bien toléré mais:
Perte d’appétit et irritabilité
Fièvre avec des symptômes gastro-intestinaux
Somnolence
Rhinorrhée
Éruption cutanée crampes musculaires
Contre-indications / précautions:
Hypersensibilité à l’une des composantes du vaccin,
Hypersensibilité suite à une précédente administration du vaccin,
Antécédents d'invagination intestinale,
Sujets ayant une malformation congénitale non opérée de l'appareil gastro-intestinal pouvant
le prédisposer à une invagination intestinale,
Nourrissons ayant une immunodéficience connue ou suspectée,
L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets ayant une maladie fébrile sévère
aiguë,
L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets présentant une diarrhée ou des
vomissements
Le vaccin anti Rotavirus ne doit jamais être injecté
Définition
Présentation
Penta (DTC+Hib+HB) :
Forme : liquide injectable.
Nombre de doses par flacon : 10 doses.
DTC :
Forme : liquide injectable.
Nombre de doses par flacon : 10 doses.
Mode de conservation
Doit être conservé au réfrigérateur entre +2° et +8° (conserver le flacon du vaccin dans une
cupule ou thermos contenant des glaçons en évitant qu’il soit en contact direct avec les
glaçons.
Ne doit pas être congelé.
Mode d’administration
Voies :
- Penta : Voie intramusculaire profonde.
- DTC : Voie intramusculaire.
Site :
- Penta : Face antérolatérale de la cuisse DROITE.
- DTC : Face antérolatérale de la cuisse.
Dose par prise : 0,5 ml
Calendrier
Penta : Trois doses
- Penta 1: à l’âge de 2 mois.
- Penta 2 : à l’âge de 3 mois.
- Penta 3 : à l’âge de 4 mois.
DTC : Rappel
- à l’âge de 18 mois (DTC 4).
- Rappel à l’âge de 5ans (DTC 5).
Effets secondaires
Penta :
- Rougeur, douleur et induration au point de l’injection pouvant persister 48 heures.
DTC :
La vaccination de rattrapage :
Lors de l’évaluation de l’état vaccinal d’une personne 3 types de situations peuvent se
présenter :
La personne n’est pas vaccinée contre une affection spécifique;
La personne a reçu un nombre incomplet d’une ou de plusieurs doses de vaccin,
Un doute existe quant à la vaccination complète de la personne.
Il doit toujours être le plus court possible, afin de garantir au sujet la protection désirée dans
les meilleurs délais.
Les critères suivants sont à considérer pour juger de la validité des vaccinations déjà reçues :
les intervalles minimaux qui doivent être respectés entre les doses consécutives. Lorsqu’un
intervalle de 4 semaines est préconisé, cela signifie que l’écart entre les doses doit être d’au
moins 28 jours.
Pour les enfants n’ayant pas bénéficié de la primo vaccination (vaccination durant la première
année de la vie), il est fortement recommandé de faire le rattrapage durant la deuxième
année de la vie (12 - 23 mois) pour éviter l’exposition des enfants non encore vaccinés contre
les principales maladies cible
La moindre faiblesse au niveau d’un quelconque maillon est de conséquences lourdes sur le résultat
attendu.
Il est impératif de respecter les modalités de conservation et de transport des vaccins, en vue
de les conserver à une température adéquate (entre +2°C et +8°C) jusqu’à ce qu’ils arrivent à
l’utilisateur
Les différents vaccins exigent différentes conditions de stockage, et ce qui est valable pour un
vaccin peut être dangereux pour d’autres;
Il est essentiel de savoir les conditions de stockage précises pour chaque vaccin;
L’équipement recommandé pour le stockage et le transport doit être conforme à un ensemble
de normes recommandées par OMS et UNICEF.
Moyens de conservation :
Chambres froides ;
Armoires frigorifiques ;
Congélateurs ;
Réfrigérateurs électriques ;
Réfrigérateurs mixtes (électrique et/ou à gaz) ;
Caisses isothermes et porte-vaccins.
Moyens de transport :
Camions frigorifiques ;
Caisses isothermes ;
Porte-vaccins
Equipements de la chaîne du froid pour différents niveaux :
Niveau central : chambres froides, armoires frigorifiques, congélateurs, caisses isothermes et
parfois véhicules réfrigérés ;
- Chambre froide positive (0°C à +8°C) : conservation des vaccins : BCG, DTC, VAR et VAT…
L’armoire frigorifique :
L’armoire frigorifique doit être posée à niveau dans un local aéré pouvant être fermé à
clé et à l’abri du soleil.
Le congélateur :
C’est un appareil de congélation à ouverture frontale, de capacité variable entre 100 et 500
litres. Il est utilisé pour congeler les accumulateurs du froid et pour conserver le VPO. Sa
température est contrôlée par un thermomètre, elle peut atteindre –20 °C.
Le réfrigérateur :
La température doit être relevée 4 fois par jour à l’aide d’un thermomètre et notée sur le
registre de relevé de température
L’entretien consiste à :
- dégivrer l’appareil chaque fois que le givre a atteint 5 mm d’épaisseur tout en évitant les
objets tranchants et pointus ;
- nettoyer l’appareil après chaque dégivrage tout en évitant les produits corrosifs (acide).
Fixer la fiche électrique à la prise murale à l’aide d’un ruban adhésif pour éviter toute mise
hors circuit accidentelle ;
Vérifier si le joint d’isolation en caoutchouc autour de la porte n’est pas détérioré. S’il l’est, le
signaler au responsable ;
Ne pas mettre les solvants des vaccins lyophilisés dans le freezer flacons se casseraient ;
La caisse isotherme :
On utilise des accumulateurs du froid congelés pour garder les vaccins au froid, à l’intérieur de
la caisse. Le contrôle de la température peut se faire par thermomètre ou par méthodes
chimiques
Entretien :
Pour conserver la caisse isotherme en bon état, lorsqu’elle n’est pas utilisée, il faut :
La nettoyer et l’essuyer ;
L’exposer au soleil ;
L’utiliser comme siège pour s’asseoir ;
La faire tomber
Le porte-vaccin :
Préparation :
Préparation :
Placer les accumulateurs complètement gelés à l’intérieur du porte-vaccin ;
Placer les vaccins et les solvants ;
Couvrir le DTC, VAT, DTC - Hib, VPC, rota et HB dans du papier, pour qu’il ne gèle pas au
contact des accumulateurs de froid ;
Fermer hermétiquement le couvercle
L’accumulateur du froid :
Pour garder les vaccins au froid dans les caisses isothermes et dans les portes vaccins.
Pour congeler les accumulateurs dans les différents types d’appareils de réfrigération, il faut les
garder en moyenne :
- 1 à 2 jours au freezer d’un réfrigérateur à gaz ;
- 1 jour au freezer d’un réfrigérateur électrique
- 1 à 2 heures au congélateur.
Technique de dégivrage
A FAIRE :
Débrancher l’appareil ;
Transférer les vaccins dans un autre réfrigérateur ou les placer dans une caisse isotherme
garnie d’accumulateurs de froid congelés ;
Placer un bol d’eau chaude à l’intérieur du freezer pour accélérer la fonte de la glace ;
Essuyer avec un chiffon, une fois que la fonte de la glace est totale ;
Assécher l’appareil ;
Attendre que la température interne atteigne +4°C pour y remettre les vaccins ;
A NE PAS FAIRE :
Technique d’entretien
o Maintenir les vaccins entre +2° et +8° C (garder les vaccins dans un contenant isolant ou dans
un autre réfrigérateur qui réponde aux normes et aux bonnes pratiques de gestion des
vaccins) ;
o Stabiliser la température du réfrigérateur entre +2° et +8° C avant d’y remettre les vaccins.
Si les vaccins ont été exposés à moins +2°C ou à plus +8°C, il s’agit d’une rupture de la chaîne
de froid. Dans ce cas :
Placer les vaccins bien identifiés « en quarantaine » et les conserver entre +2 et +8°C ;
Procéder au test de floculation si le vaccin a été exposé à une température moins de +2°C ;
Vérifier les PCV si le vaccin a été exposé à une température de plus de 8°C ;
Ne pas utiliser ni détruire les vaccins exposés à une rupture de la chaîne de froid avant d’avoir
eu une décision de la part du responsable de la gestion des produits immunisants
Maintenir les vaccins entre +2° et +8° C jusqu’au moment de leur administration ;
Utiliser un réfrigérateur qui peut maintenir la température entre +2° et +8° C, réservé dans la
mesure du possible à l’entreposage des vaccins et doté d’un ou au mieux de 2 thermomètres ;
Laisser de l’espace entre les boîtes pour permettre une circulation d’air adéquate ;
PRÉPARATION ET MANIPULATION :
Sortir le vaccin du réfrigérateur seulement pour son utilisation immédiate, après avoir
enregistré les enfants à vacciner ;
Toujours utiliser un contenant isolant (glacière ou sac) avec des accumulateurs de froid
ATTENTION :
Recouvrir les flacons de vaccins pour éviter leur contact direct avec les accumulateurs de froid
(pour éviter la congélation) ;
2. Le contrôle instantané.
3. Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV).
Elles accompagnent les vaccins depuis le dépôt central jusqu’aux centres de santé (au moins
une carte par lot envoyé aux centres périphériques).
2. Le contrôle instantané
Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV) sont des étiquettes apposées sur les flacons de
vaccin. Elles montrent l’exposition cumulée à la chaleur du flacon sur lequel elles sont
apposées. Il y a 4 stades de virage des PCV. Pour les stades 1 et 2, le flacon doit être utilisé.
Pour les stades 3 et 4, le flacon doit être jeté et non utilisé.
Principales règles de la chaine de froid :
Les vaccins ne doivent pas être congelés au niveau des formations sanitaires
les vaccins les plus sensibles à la congélation (HB, VAT…) doivent être mis au niveau de
l’étagère inférieure.
les autres vaccins (ROTA, VPC, DTC, DTC-Hib-HB) doivent être mis au niveau des étagères
intermédiaires.
Des bouteilles contenant de l’eau colorées doivent être mises au niveau de la portière du
réfrigérateur pour garder stable la température.
Quel que soit le type de réfrigérateur, son chargement et son utilisation requièrent quelques
précautions :
Éviter de poser les vaccins au niveau de la porte : la température y est trop élevée ;
Ne pas garder de vaccins dont la pastille de contrôle des vaccins a viré aux stades 3 ou 4 (le
carré blanc n’est plus visible) ;
Utiliser en premier les vaccins dont la PCV a viré au stade 2 (le carré blanc toujours visible) ;
Ne pas placer les vaccins contre les parois et ne pas surcharger le réfrigérateur : l’air doit
circuler autour des produits ;
l’estimation
des besoins
la
distribution. commandes
passation
des
stockage
la réception
Une gestion rigoureuse de ce processus permet de réduire au maximum les pertes par péremption,
de prévenir les ruptures de stock et d’assurer la qualité des vaccins.
Des taux de perte admis pour chaque type de vaccin selon qu’il soit mono dose ou multidose,
qu’il soit lyophilisé ou liquide.
L’estimation du
nombre d’enfants
à vacciner :
La détermination de vaccin
Il faut assurer une commande correcte afin de rationnaliser son utilisation et d’éviter toute
rupture de stock.
Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner est le facteur constant qui doit servir pour
calculer des besoins en vaccins
Au niveau de la circonscription:
2 pour le BCG;
Exemple
Pour 220 naissances à vacciner par le BCG : BCG = 220 x 1 x 2 = 440 doses
Pour 200 enfants de moins d’un an à vacciner par les autres antigènes :
DTC = 200 x 3 x 1,33 = 798 doses
VPOI=200x1x1,11=222 doses
VPC=200x3x1,05=630 doses
Au niveau du SIAAP
L’estimation des besoins en seringues autobloquantes (AB) doit correspondre à celle des
vaccins disponibles pour chaque séance.
Il est très important de faire en sorte que les seringues AB prévues pour la vaccination ne
soient pas utilisées à d’autres fins.
La commande des vaccins et des fournitures, doit tenir compte des quantités en stock, et des
délais de livraison.
Un bon de commande est utilisé à cet effet spécifiant le détail des besoins à commander
3. La réception
Vérifier les dates de péremption des vaccins ;Noter les numéros de lots et les dates de
péremption sur le registre de gestion des stocks des vaccins ;
Ranger les flacons immédiatement dans les appareils de réfrigération selon les
recommandations d’usage
4. Le stockage :
Le stock de la fin de chaque mois doit être égal au stock du début du mois suivant ;
À la fin du mois, faire le sommaire de la quantité de chaque vaccin et diluant utilisé pendant le
mois et de la quantité toujours en stock à la fin du mois.
Appliquer le principe FIFO (First In First Out= premier entré, premier sorti) tout en tenant
compte de la date de péremption.
Toutes les entrées et toutes les sorties de vaccins doivent être notées sur le registre de
gestion des vaccins ;
5. La distribution
◦ Vérifier le bon de commande et s’assurer que les quantités demandées sont justifiées ;
Préparer la caisse isotherme ou le porte-vaccin selon la quantité à livrer et selon les normes
recommandées (voir chapitre chaîne du froid) ;
S’il s’agit d’un porte-vaccin, emballer ampoules et flacons dans du papier pour éviter la congélation
des vaccins (DTC, VAT et HB)
Mettre un thermomètre avec les vaccins ;
• BCG < 50 %,
• VAR < 25 %,
• penta < 25 %,
• Pneumo = 0,
• Rota = 0,
• HB, DTC, VPO et VAT = 0,
• RR < 10 %.
Si le taux de perte estimé pour le vaccin DTC est de 25%, il est de 0,25 exprimé en décimale.
Il faudra donc multiplier l’objectif par 1,33 afin de commander suffisamment de vaccin DTC
pour couvrir des pertes éventuelles de 25%.
Support de gestion
Les supports utilisés sont :
Le registre de gestion des stocks ;
Le registre des relevés de température (cf : chapitre gestion chaine de froid) ;
La fiche de stock.
2. Préparer des tableaux pour chaque vaccin et indiquer les titres des différentes colonnes.
Utiliser les pages d’en face pour noter les renseignements concernant
chaque vaccin, ou les seringues AB, ou les solvants, ou d’autres fournitures/matériels
3.Pour chaque arrivage de vaccins reçu ou lot de vaccins distribué, il convient de noter tous les
renseignements, à savoir le numéro de lot, la date limite d’utilisation, la date de réception, l’état de la
PCV, les quantités, etc. Les quantités d’autres fournitures doivent être enregistrées de la même façon.
4. Après chaque réception ou distribution, il convient de calculer l’état des stocks et de le noter à
intervalles réguliers.
b. La fiche de stock
Il s’agit d’une carte établie pour chaque type de vaccin, ou l’on note pour chaque arrivage ou
distribution, les quantités selon les numéros de lot, la date limite d’utilisation, l’état de la PCV etc.
On utilise une carte différente pour enregistrer les renseignements relatifs aux seringue
autobloquantes aux solvants et tout autre fourniture ou matériel et ce pour chaque arrivage ou
distribution.
Laisser une aiguille plantée dans le flacon pour prélever des doses supplémentaires ;
Utiliser un solvant autre que celui spécifique au vaccin ou une dose de solvant inappropriée
(moins ou plus que ce devrait être utilisé) ;
NE PAS :
Administrer un autre produit au lieu du vaccin ;
Administrer un vaccin dont le flacon n’est pas étanche ou dont l’étiquette a été perdue ou
illisible, ou le dessus du flacon entamé a été immergé dans l’eau ;
Administrer un vaccin dont le dessus du flacon a été perforé avec une aiguille usagée ou avec
une aiguille stérile placée sur une seringue usagée ;
Administrer un vaccin dont la PCV a viré au stade 3 ou 4 (carré blanc n’est plus
visible) ;
Laisser les seringues et les flacons utilisés dans les endroits accessibles au public.
Déverser les déchets contaminés issus de la vaccination dans la nature afin de prévenir la
contamination infectieuse ou toxique du sol et des nappes phréatiques.
Un événement indésirable post vaccinal dit aussi MAPI (manifestations adverses post-vaccinales
indésirables) est un incident médical qui se produit à la suite d’une vaccination et dont on pense qu’il
est du à celle-ci.
Une relation de cause à effet entre la vaccination et la réaction indésirable n’est que rarement
établie, mais les responsables de la santé doivent être vigilants concernant un lien possible et
prendre les mesures qui s’imposent.
• relatives au vaccinateur
• relatives au vaccin
• relatives à une réaction coïncidente
• relatives à une cause inconnue
o Locale :
Vaccins inactivés,
Quelques heures qui suivent l’injection,
Douleur, rougeur ou gonflement,
Disparaissent vite
Faible danger.
o Systémique :
Vaccins actifs atténués,
Fièvre, malaises, douleurs musculaires, maux de tête, ou perte d’appétit,
Ressemblent à une forme légère de la maladie
sans risque
o Allergique
Réaction du corps à un composant particulier du vaccin,
Rare mais sérieuse
Intérêt de préparer les mesures
La réaction indésirable a lieu après la vaccination mais n’est pas causée par le vaccin ou son
administration.
Une réaction coïncidente est une réaction qui aurait eu lieu même si la personne n’avait pas été
vaccinée.
Toutefois, le personnel soignant doit s’acharner à trouver une relation de causalité avant de
retenir une cause inconnue
La finalité de la surveillance des EIPV est d’investiguer chaque cas pour trouver une éventuelle
cause en vue d’éviter sa réapparition.
Fièvre
- Fièvre qui persiste au-delà de 24 h ;
- La fièvre élevée : température 39°C à 40°C ;
- La fièvre très élevé : température supérieure ou égale à 40.5°C.
Ils proviennent des activités non médicales : emballages de conditionnement, des déchets
administratifs …
1. Tri et conditionnement :
a. Le tri :
Il consiste à mettre chaque catégorie de déchets dans un sac ou conteneur qui lui est destiné :
- Sacs noirs : pour les déchets ménagers et les déchets assimilables résultant de l’activité de vaccination.
b. Le conditionnement :
Cette activité vise à contenir les déchets de soins afin de former une barrière physique contre
Des collecteurs étanches ou des sacs de couleur noire collecteront les déchets de soins non dangereux;
Des collecteurs rigides et étanches de couleur rouge ou jaune collecteront des déchets
piquants ou coupants au moment de leur production ;
Si l’on ne dispose pas de ce type de collecteur, on utilisera des flacons ou des bidons utilisés
dans le cadre des soins ;
Des collecteurs étanches de couleur marron collecteront les produits chimiques ou
pharmaceutiques.
2.Collecte :
Elle désigne le trajet entre la zone de stockage intermédiaire des déchets jusqu’au site de
stockage central. Cette collecte est réalisée par les agents de service.
Le sac une fois fermé devra porter les informations suivantes : la nature des déchets, le nom
du service et la personne qui a fermé le sac et la date, puis il sera placé dans un conteneur
spécifique ;
Une étiquette comportant les informations concernant la nature des déchets, le nom du service
et le nom de la personne qui a fermé le sac et la date devra être collée sur l’une des surfaces
latérales du conteneur, avant sa mise dans un sac en plastique de couleur rouge ou jaune ;
3. Stockage :
Des endroits pour le stockage intermédiaire au niveau de l’unité de soins et pour le stockage
central doivent être connus au niveau de l’établissement de soins.
24 heures est la durée maximale du séjour des déchets dans un local de stockage.
4. Transport :
Trajet entre le site du stockage au site de traitement, les véhicules doivent garantir la sécurité
du personnel et de la population contre les risques que peuvent engendrer les déchets
transportés.
5. Traitement et élimination :
Le but de cette action est de diminuer la quantité des germes pathogènes existants dans les
déchets de soins.
a. Incinération :
Elle consiste à diminuer le poids des déchets par combustion à haute température (800°C) des
déchets qui subiront une transformation en gaz et en résidus non combustibles.
Elle a pour but de diminuer la charge en germes pathogènes et donc éliminer le risque
infectieux
c. Encapsulation :
Le but de cette technique est l’immobilisation par l’encapsulation des déchets piquants et
coupants et les déchets pharmaceutiques et chimiques dans des flacons, barils ou tonneaux.
L’endroit de l’enfouissement des déchets à risque doit se faire dans une décharge contrôlée et
inaccessible aux chiffonniers, « Une décharge contrôlée consiste en la couverture journalière
ou périodique des déchets par une couche de terre pour protéger les eaux pluviales, et
contrôler les biogaz produits, les paramètres environnementaux, etc. ».
À retenir
Pourquoi?
Maîtriser les risques d’infections pour les bénéficiaires et leur entourage, le personnel de soins
et les agents chargés de la collecte et de l'élimination de ces déchets ainsi que les membres de
la communauté.
Respecter les mêmes principes de base que pour la gestion des déchets dans les établissements
de soins de santé de base
Chapitre VIII : le système d’information du PNI
Le système d’information du PNI
Le système d’information est appelé à être au service des différents utilisateurs locaux
provinciaux, régionaux et centraux.
Il permet d’assurer une réactivité des échanges entre les niveaux de responsabilité tout en
garantissant la fiabilité, la pertinence, la cohérence et la sécurité des informations.
Naissances protégées : connaître les naissances qui ont lieu par les mères vaccinées par le VAT
durant leurs périodes de protection (tenir compte du nombre de doses reçues par la mère, la
date de la dernière dose du VAT et la date de naissance du nouveau-né)*.
Taux de couverture par HB1n = [Couverture par HB1n (24h) ÷ Moyenne des prestations BCG
durant les 3 dernières années]*100
Taux de couverture par BCG = [Vaccinations annuelle par le BCG ÷ Moyenne des prestations
BCG durant les 3 dernières années]*100
Taux de couverture par le PENTA 1 ou VPO1 = [prestations vaccinales réalisées par le PENTA 1
(DTC-Hib-HB) DTC1-Hib1-HB1 ou VPO1 ÷ Moyenne des prestations BCG durant les 3 dernières
années]*100
Taux de couverture par DTC3-Hib3 ou VPO3 ou HB3 = [prestations vaccinales réalisées par le
le PENTA 3 (DTC-Hib-HB) ou VPO3 ÷ Moyenne des prestations BCG durant les 3 dernières
années]*100
Taux de couverture par le Rotavirus = [prestations réalisées par le Rotavirus 2 ÷ Moyenne des
prestations BCG durant les 3 dernières années]*100
:öl :lo : Taux de couverture par le VAR = [prestations réalisées par le VAR ÷ Moyenne des
prestations BCG durant les 3 dernières années]*100
(** Pour le taux de couverture par le 2ème rappel DTC-VPO, le numérateur est le nombre de
prestations par le 2ème rappel DTC-VPO et le dénominateur est nombre d’enfants de 5 ans).
Références
http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/immunite-generalites-2491.html
http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/vaccin-5368.html
Temperature maintenance is critical for vaccine efficacy, as varying temperatures can lead to potency loss. For instance, vaccines like the VAR and the rabies vaccine must be stored between +2°C and +8°C to remain effective . Deviations from these ranges can disrupt the cold chain, resulting in decreased immunogenicity and failed vaccination outcomes. This underscores the need for diligent monitoring and use of thermometers as specified .
The rubella vaccine is contraindicated in cases of congenital or acquired immunodeficiency, pregnancy, true egg white allergy, and severe acute febrile illness . In contrast, the hepatitis B vaccine has no specific contraindications reported, indicating it is generally safe and widely administrable . This contrast highlights the rubella vaccine's restricted use in certain vulnerable populations compared to the broader applicability of the hepatitis B vaccine.
The effectiveness of vaccines is heavily dependent on maintaining the correct storage temperatures during transportation. Isothermal cases and vaccine carriers are employed to ensure vaccines remain cold; they use frozen cold packs and must prevent direct contact with ice to avoid freezing the vaccines . These methods are crucial in preventing temperature excursions that could compromise vaccine potency, ensuring they remain effective until administration.
The hepatitis B vaccination calendar adapts to different age groups by recommending the first dose at birth with a monovalent HB vaccine, followed by three further doses combined with the pentavalent vaccine at 2, 3, and 4 months . This approach ensures early and sustained immunity during infancy, a critical period for hepatitis B infection risk. The use of a pentavalent vaccine maximizes immunization coverage by combining protection against multiple diseases in a single dose.
The vaccination schedule for the tetanus vaccine (VAT) underscores the importance of timing by specifying precise intervals for administration: VAT1 at the first contact, VAT2 one month after VAT1, VAT3 six months after VAT2 or during pregnancy, VAT4 one year after VAT3 or in case of pregnancy, and VAT5 one year after VAT4 or in case of pregnancy . This timed dosage ensures adequate immunogenic response and long-term protection against tetanus.
The measles vaccine (VAR) must be stored at a temperature between +2°C and +8°C, as it is sensitive to light and heat . The reconstitution process requires the lyophilized form of the vaccine to be mixed with an ampoule provided for reconstitution, and once reconstituted, it must be used within six hours .
The detailed procedures for vaccine storage equipment maintenance, such as regular temperature checks, degreasing freezers, and ensuring adequate air circulation, are critical to maintaining the cold chain . These practices prevent temperature fluctuations that could compromise vaccine potency. The rationale behind stringent protocols is to ensure that vaccines are stored in optimal conditions, as their efficacy is directly linked to consistent and appropriate temperature control.
The 6-hour window for using reconstituted vaccines like VAR and RR is significant because beyond this period, the vaccine's potency diminishes due to potential microbial contamination and temperature instability . This time constraint ensures maximum efficacy and safety in immune response, emphasizing the necessity for precise planning and administration in healthcare settings to minimize wastage and maintain high vaccination standards.
The document details the use of vaccine packaging measures such as placing vaccines in paper to prevent direct contact with frozen accumulators during transportation and ensuring isothermal containers are equipped with frozen cold packs . These strategies prevent accidental freezing, which can render vaccines ineffective. This is necessary as freezing can denature the proteins in some vaccines, particularly those lyophilized with specific solvents.
The rotavirus vaccine is administered orally, as opposed to the intramuscular or subcutaneous routes used for other vaccines like VAT and VAR . This method has the implication of directly delivering the vaccine to the gut, which is the site of rotavirus infection, potentially increasing its effectiveness. However, it also requires careful administration to ensure that the full dose is ingested, emphasizing the importance of proper training for healthcare providers.