0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
82 vues2 pages

Le Langage

Transféré par

radio
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
82 vues2 pages

Le Langage

Transféré par

radio
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Le langage

Langage (faculté universelle de communication) VS Langue (matérialisation culturelle du langage) VS


Parole (expression orale individuelle d’une langue)

Références les plus utiles :

Aristote, Politique, livre1, chap2 : L’homme est un « animal politique » car il dispose de la faculté du
langage puisqu’il peut communiquer à autrui ce qu’il trouve juste et injuste (contrairement aux
abeilles qui n’émettent pas de jugement sur la justice de l’organisation sociale d’une ruche).

Descartes, Lettre au Marquis de Newcastle du 23/11/1646, paragraphe2 : Seul l’homme possède le


langage (ok avec Aristote) qui nécessite la pensée (VS Aristote), cad, pour Descartes, l’à-propos et
l’absence de passion.

Rousseau, Essai sur l’origine des langues, chap9 : Les premières langues étaient l’expression de
passions (amour, haine, colère, surprise, etc.), non de pensées. Elles étaient chantantes, figurées, on
exprimait ses passions par des accents, la tonalité de la voix. La première parole ne fut pas « Aide-
moi » (VS les philosophes qui croient que le langage est originairement utilitaire), mais « Aime-moi ».
Les langues européennes d’aujourd’hui ont perdu ce caractère passionnel et sont devenues froides.

Bergson, Le Rire, chap3 : Les mots, trop généraux, n’expriment ni les choses ni nos états mentaux
(désirs, émotions…). Ils sont néanmoins utiles pour agir, là est leur fonction première. « Nous vivons
dans une zone mitoyenne entre les choses et nous. »

Austin, Quand dire c’est faire : Il existe des « phrases performatives » qui ne décrivent pas le réel
mais le transforment (ex, baptiser, marier, parier, léguer, etc.).

Références utiles :

Parménide, Sur la nature ou sur l’étant : Seul l’Etre est, existe. Donc le mouvement, le changement
n’existent pas. Nous ne pouvons rien en dire hormis qu’il existe.

Platon, Théétète, 189e : La pensée est un « discours que l’âme se tient à elle-même », un dialogue
intérieur.

Gorgias, Eloge d’Hélène : Le langage a un pouvoir thaumaturgique (cad miraculeux) : il charme,


calme, terrorise, permet de réussir dans la vie, « drogue l’âme et l’ensorcelle ».

Plotin, Ennéades, livre5 : L’Un est ineffable car au-delà du quelque chose, or quoi qu’on dise, on le dit
de quelque chose. Nous le saisissons assez pour en parler, mais nous ne pouvons dire ce qu’il est
(seulement ce qu’il n’est pas : multiple, matériel, etc.).

Hegel, Encyclopédie, tome3 : « Philosophie de l’esprit », paragraphe 462 : « L’ineffable, c’est la


pensée obscure, à l’état de fermentation ». Sans les mots, pas de pensée claire ou de conscience de
pensée.
Le langage

Freud, Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient : Le mot d’esprit (cad le bon mot, une blague…)
permet de réaliser des désirs inconscients ou de dire implicitement des choses qu’on ne tolère de
dire explicitement.

Saussure, Cours de linguistique générale, partie1 : . Le signe linguistique (« chat », « maison », etc.)
est arbitraire, contrairement aux symboles (ce n’est pas un hasard si c’est la balance et non la
charrue qui est le symbole de la justice).

. Le sens des mots dépend de leur place au sein


d’une structure linguistique. Il n’est un absolu mais relatif aux autres mots d’une langue. Exemple de
la pièce de la tour aux échecs : on ne peut comprendre sons sens qu’en relation aux autres pièces des
échecs, de même en va-t-il pour tous les mots de toutes les langues selon Saussure. Il a crée, par
cette thèse qui a eu du succès dans les sciences humaines des années 1970, le « Structuralisme
linguistique ». On a étendu cette thèse linguistique à tous les faits humains, ce qui a donné le
« Structuralisme » tout court, d’après lequel tous les faits humains n’ont de sens en soi mais
uniquement relativement aux autres faits humains d’une société donnée (ex, en Anthropologie, le
mariage ne se comprend en soi mais relativement aux autres institutions sociales comme le baptême
ou l’école ; en Psychologie, un état mental, psychologique, ne se comprend que relativement aux
autres états mentaux d’un individu, etc.).

Bergson, La Pensée et le mouvant, intro, partie2 : Confions-nous à l’immédiat et à l’intuition pour


éviter les déformations, généralités du langage et accéder à nos états mentaux.

Wittgenstein, Tractacus logico-philosophicus, 4.002 : « Le langage travestit la pensée »

4.112 : « le tout de la philosophie est la clarification de


la pensée »

7 : « Ce dont on ne peut parler [les valeurs morales et


esthétiques, les êtres transcendants tel Dieu] il faut le taire [cela ne veut pas dire que ces choses
n’existent pas mais qu’elles sont du domaine de l’intuition et non du langage] »

Recherches philosophiques : Le sens des mots n’est pas un absolu (VS Platon, qui se
demandait ce qu’était la véritable justice dans la République, et beaucoup d’autres philosophes qui
se demandent « Qu’est-ce que X»), mais relatif au « jeu de langage » des communautés linguistiques.

Benveniste, Problèmes de linguistique générale, chap4 : Signifiant (signe linguistique, ex, « chat »,
« maison ») et signifié (le sens des signifiants, ex ce chat ci, cette maison) sont nécessairement liés.

Sartre, Qu’est-ce que la littérature ? chap1 : « Qu’est-ce qu’écrire ? » : En poésie, les mots ont leur
propre fin, ne sont pas des moyens de communication ou des signes renvoyant à un sens précis. Ils
sont non pas « domestiqués » mais « à l’état sauvage ».

Merleau-Ponty, Signes, « Le langage indirect et les voix du silence » : La parole est la pensée (elle ne
renvoie à une pensée sans parole, précédant notre diction) : VS Wittgenstein et bien d’autres.

Lévi-Strauss, Anthropologie structurale : La structure (au sens philosophique) de la culture est la


même que celle du langage.

Vous aimerez peut-être aussi