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Correction Etape 6 Du TP1

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Au début du développement, la gonade indifférenciée comprend

deux types de canaux issus des reins embryonnaires : les canaux de Wolff,
potentiellement mâles, et les canaux de Müller, potentiellement femelles.
Les deux types de canaux débouchent dans un sinus urogénital
indifférencié.
L'évolution de ces canaux est indirectement liée à l'activité du gène
architecte SRY car elle dépend de la présence ou de l'absence d'hormones
testiculaires.
La testostérone et l'hormone anti-müllerienne contrôlent en effet la
masculinisation du tractus génital. La testostérone est l'hormone sexuelle
mâle de l'adulte. Elle est produite par les cellules interstitielles du testicule
(cellules de Leydig) et entraîne le développement des voies génitales
mâles à partir des canaux de Wolff. L'hormone anti-müllerienne est
produite par les cellules de Sertoli des tubes séminifères et provoque la
disparition des canaux de Müller.
À l'inverse, en l'absence d'hormones testiculaires, il se produit la
féminisation du tractus génital. Il s'agit d'un état d'évolution spontanée du
tractus génital en l'absence d'influence hormonale mâle. Les canaux de
Müller persistent alors, tandis que les canaux de Wolff disparaissent, et les
follicules ovariens commencent à se former.
Sujet Exercice 1 : Le bagage héréditaire reçu par la cellule-œuf au moment de la fécondation définit
le sexe génétique.  Quels mécanismes conduisent, au cours du développement embryonnaire, à la
formation du sexe phénotypique masculin?

1- L’existence d’un stade phénotypique indifférencié - Au début du développement embryonnaire,


aucune différence n’est visible entre les régions génitales des embryons mâles et celles des
embryons femelles : c’est ce qu’on appelle le stade phénotypique indifférencié - Les glandes
génitales commencent à se former durant la 5ème semaine du développement embryonnaire, mais
elles apparaissent alors comme des masses indifférenciées qui pourront ultérieurement évoluer soit
vers un testicule soit vers un ovaire.

- Parallèlement à la mise en place des ébauches gonadiques se forment deux paires de canaux qui
débouchent dans une même cavité appelée sinus uro-génital. il s’agit :

 des canaux de Müller qui seront à l’origine des futures voies génitales féminines (oviductes, utérus,
partie supérieur du vagin) ;

 des canaux de Wolff qui formeront les futures voies génitales masculines (spermiductes, vésicules
séminales et prostate) - C’est la même ébauche du stade indifférencié, appelé tubercule génital, qui
donnera le pénis chez le garçon et le clitoris chez la fille. - Une autre ébauche, appelée tubercules
labio-scrotaux, donnera les bourses chez le garçon et les grandes lèvres chez la fille. 2- Mise en place
d’un appareil reproducteur masculin

2.1. Du sexe génétique au sexe gonadique Le déterminisme chromosomique du sexe : Dans l’espèce
humaine comme chez tous les mammifères, le sexe génétique est déterminé au moment de la
fécondation, c’est-à-dire lors de la fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule.

- Parmi les 46 chromosomes présents dans la cellule-œuf, deux déterminent le sexe :

 XX chez la fille ;

 XY chez le garçon - L’ovule contient obligatoirement un chromosome X alors que le spermatozoïde


contient, avec une égale probabilité, soit un chromosome X soit un chromosome Y. Ainsi, lorsqu’un
spermatozoïde introduit un chromosome Y dans ll’ovule, l’œuf produit donnera un garçon ; si c’est
un chromosome X qui est apporté par le spermatozoïde, l’œuf donnera une fille. L’existence d’un
gène de la masculinité :

- La différenciation de l’ébauche gonadique en testicule ou en ovaire est l’événement le plus précoce


affectant l’appareil génital de l’embryon. Elle se produit vers la 7ème semaine de développement
embryonnaire chez le garçon, vers la 8ème chez la fille.

- Le fait que la différenciation vers le sexe masculin nécessite la présence d’un chromosome Y a
conduit à rechercher sur ce chromosome un gène de détermination testiculaire.

- Par ailleurs, l’examen de cas cliniques où le sexe gonadique ne correspond pas au sexe
chromosomique (des filles XY et des garçons XX) a permis de montrer que ces anomalies étaient dues
à des « accidents » affectant le chromosome X et le chromosome Y : perte (délétion ) d’une région de
Y ou translocation (transfert) de cette région de Y sur le chromosome X. - on a pu caractériser dans la
partie terminale du bras court de Y un gène de la masculinité appelé SRY. Ce gène est l’initiateur
majeur de la masculinisation des gonades. - chez le mâle, l’expression du gène SRY entraîne la
synthèse d’une protéine, nommée TDF. Cette protéine, également nommée protéine SRY, possède
un domaine capable de se lier spécifiquement à une région de l’ADN et d’activer ainsi, en cascade, de
nombreux autres gènes. Cette activation aboutit à la différenciation de la gonade indifférenciée en
testicule.

- En l’absence de chromosome Y (donc en l’absence de gène SRY et de protéine TDF), la gonade se


transforme en ovaire.

2.2. Du sexe gonadique au sexe phénotypique

- Des observations déjà anciennes avaient suggéré que les testicules embryonnaires agissent par voie
hormonale. En effet, lorsqu’une vache a des jumeaux de sexes différents, le mâle se développe
normalement et devient un taureau fertile. La femelle en revanche, appelée « freemartin », est le
plus souvent stérile et possède des ovaires masculinisés et de petite taille. Ses voies génitales sont
également atrophiées : le vagin et l’utérus demeurent rudimentaires mais des organes mâles
présentent un certain développement. L’observation des placentas fusionnées, avec des connexions
sanguines entre eux, a conduit à l’idée que le testicule fœtal du jumeau mâle élabore des hormones
véhiculées par le sang et affectant le développement des gonades chez le jumeau femelle. - Des
fœtus castrés (ablation de l’ébauche gonadique) au stade indifférencié ont des voies génitales qui
évoluent systématiquement vers le type femelle quel que soit le sexe génétique de ces fœtus. On
peut donc en conclure qu’en l’absence de « signal » en provenance des gonades, toutes les
structures du tractus génital ont un programme de différenciation de type féminin. - Chez le fœtus
mâle, ce programme est contrecarré par deux hormones testiculaires distinctes :

 La testostérone qui permet le maintien des canaux de Wolff et masculinise les organes génitaux
externes :

 l’hormone antimüllérienne (ou AMH) qui est responsable de la régression des canaux de Müller
chez le mâle - L’effet des hormones sur les structures sexuelles a lieu pendant une période limitée
appelée phase de sensibilité. En effet, si la castration des fœtus est trop tardive, elle n’empêche pas
les organes mâles à peine ébauchés de continuer à se développer.

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