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These: Ufr Des Sciences Pharmaceutiques Et Biologiques

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PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

REPUBLIQUE DE COTE
D’IVOIRE UNION-DISCIPLINE-
TRAVAIL
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UFR DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET BIOLOGIQUES


THESE

Année : 2014 Ŕ 2015 No 1728/15

Présentée en vue de l’obtention du


DIPLOME D’ETAT
DE DOCTEUR EN PHARMACIE
Par
AKA AHIZI MATHIEU

PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES


INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS
A ABIDJAN

Soutenue publiquement le 09 JUILLET 2015

COMPOSITION DU JURY :
Président du jury : MENAN Eby Ignace, PROFESSEUR TITULAIRE
Directeur de thèse : YAVO William, MAITRE DE CONFERENCES
AGREGE
Assesseurs : OUASSA Timothée, MAITRE DE CONFERENCES AGREGE
KOUASSI AGBESSI Thérèse, MAITRE ASSISTANT

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 26


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

ADMINISTRATION PERSONNEL ET ENSEIGNANT DE


L’UFR DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET
BIOLOGIQUES

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 27


I
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

I. HONORARIAT
Directeurs/Doyens Honoraires : Professeur RAMBAUD André
Professeur FOURASTE Isabelle
Professeur BAMBA Moriféré
Professeur YAPO Abbé †
Professeur MALAN
KlaAnglade Professeur KONE
Moussa †

II. ADMINISTRATION
Directeur Professeur ATINDEHOU Eugène
Sous-Directeur Chargé de la Pédagogie Professeur Ag INWOLEY Kokou André
Sous-Directeur Chargé de la Recherche Professeur Ag OGA Agbaya
Serge Secrétaire Principal Madame NADO Marie J.
Secrétaire Principal Adjoint Madame AKE Kouadio Api Eugénie
Documentaliste Monsieur N’GNIMMIEN Koffi Lambert
Intendant Monsieur GAHE Alphonse
Responsable de la Scolarité Madame DJEDJE Yolande

III. PERSONNEL ENSEIGNANT PERMANENT

1. PROFESSEURS TITULAIRES
Mme AKE Michèle Chimie Analytique
M ATINDEHOU Eugène Chimie Analytique, Bromatologie
Mme ATTOUNGBRE HAUHOUOT M.L. Biochimie et Biologie
Moléculaire M DANO Djédjé Sébastien Toxicologie
Mme KONE BAMBA Djéneba Pharmacognosie
MM KOUADIO Kouakou Luc Hydrologie, Santé Publique
MALAN KlaAnglade Chimie Analytique, Contrôle de qualité
MENAN Eby Ignace Parasitologie -
Mycologie MONNET Dagui Biochimie et Biologie
Moléculaire
Mme SAWADOGO Duni Hématologie
M YOLOU Séri Fernand Chimie Générale

2. MAITRES DE CONFERENCES AGREGES


MM ABROGOUA Danho Pascal Pharmacologie
AHIBOH Hugues Biochimie et Biologie Moléculaire
Mme AKE EDJEME N’guessan Angèle Biochimie et Biologie Moléculaire
MM AMARI Antoine Serge G. Législation
AMIN N’Cho Christophe Chimie analytique
DEMBELE Bamory Immunologie
GBASSI K. Gildas Chimie minérale
INWOLEY Kokou André Immunologie
KABLAN Brou Jérôme Pharmacologie
KOFFI Angely Armand Pharmacie Galénique
Mme KOUAKOU SIRANSY N. Pharmacologie
MM KOUASSI Dinard Hématologie
LOUKOU Yao Guillaume Bactériologie-Virologie
OGA Agbaya Stéphane Santé publique et Economie de la santé

OUASSA Timothée Bactériologie - Virologie


OUATTARA Mahama Chimie
Thérapeutique
YAPI Ange Désiré Chimie Organique, Chimie
Thérapeutique YAVO William Parasitologie - Mycologie
ZINZENDORF NangaYessé Bactériologie-Virologie

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 28


II
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

MAITRES DE CONFERENCES ASSOCIES


M DIAFOUKA François Biochimie et Biologie de la Reproduction

3. MAITRES ASSISTANTS
Mme BARRO KIKI Pulchérie Parasitologie - Mycologie
MM BONY François Nicaise Chimie Analytique
CLAON Jean Stéphane Santé
Publique
DALLY Laba Galénique
DJOHAN Vincent Parasitologie -Mycologie
EZOULIN Miezan Jean Marc
Toxicologie Mme IRIE
N’GUESSAN Amenan Pharmacologie
M KASSI Kondo Fulgence Parasitologie-Mycologie
Mme KOUASSI AGBESSI Thérèse Bactériologie-
Virologie M MANDA Pierre Toxicologie
Mmes POLNEAU VALLEE Sandrine Mathématiques,
Biophysique SACKOU KOUAKOU Julie Santé Publique
SANGARE Mahawa Biologie Générale
SANGARE TIGORI Béatrice Toxicologie
VANGA ABO Henriette Parasitologie-
Mycologie
M YAYO Sagou Eric Biochimie et Biologie Moléculaire

4. ASSISTANTS
MM ADJOUNGOUA Attoli Léopold

Pharmacognosie ADJAMBRI AdiaEusebé Hématologie


Mmes AFFI-ABOLI Mihessé Roseline Immunologie
AKAŔANY-GRA Armelle Adjoua S. Pharmacie
Galénique MM AMICHIA
Attoumou Magloire Pharmacologie
ANGORA Kpongbo Etienne
Parasitologie Mme AYE
YAYO Mireille
Hématologie
MM BROU Amani Germain Chimie
Analytique CABLAN Mian N’DdedeyAsher Bactériologie-
Virologie
Mlle DIAKITE Aïssata
Toxicologie M DJADJI Ayoman
Thierry Lenoir Pharmacologie
Mlle DOTIA Tiepordan Agathe Bactériologie-Virologie
M EFFO Kouakou Etienne Pharmacologie
Mlle FOFIE N’Guessan Bra Yvette Pharmacognosie
Mme HOUNSA Annita Emeline Epse Alla Santé
Publique MM KABRAN Tano
Kouadio Mathieu Immunologie
KACOU Alain Chimie Thérapeutique
KAMENAN Boua Alexis Thierry Pharmacologie
Mlle KONATE Abibatou Parasitologie-Mycologie
M KONAN Konan Jean Louis Biochimie et Biologie Moléculaire
Mme KONE Fatoumata Biochimie et Biologie Moléculaire
MM KOUAKOU Sylvain Landry Pharmacologie
KOUAME Dénis Rodrigue Immunologie
KPAIBE Sawa André Philippe Chimie Analytique
Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 29
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN
LATHRO Joseph Serge Bactériologie-Virologie
N’GUESSAN Alain Galénique
Mmes N’GUESSAN-BLAO Amoin Rebecca J. Hématologie
OUAYOGODE-AKOUBET Aminata
Pharmacognosie
M TRE Eric Serge Chimie Analytique
Mme YAO ATTIA Akissi Régine Santé Publique
M. YAPO Assi Vincent De Paul Biologie Générale

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 30


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

III
5. IN MEMORIAM
Feu KONE Moussa Professeur Titulaire
Feu YAPO Abbé Etienne Professeur Titulaire
Feu COMOE Léopold Maître de Conférences Agrégé
Feu GUEU Kaman Maître Assistant
Feu ALLADOUM Nambelbaye Assistant

Feu COULIBALY Sabali Assistant


Feu TRAORE Moussa Assistant

Feu YAPO Achou Pascal Assistant

IV. ENSEIGNANTS VACATAIRES

1. PROFESSEURS

MM ASSAMOI Assamoi Paul Biophysique


DIAINE Charles Biophysique
OYETOLA Samuel Chimie Minérale
ZOUZOU Michel Cryptogamie

2. MAITRES DE CONFERENCES

Mme TURQUIN née DIAN Louise Biologie Végétale


MM YAO N’Dri Pathologie Médicale
KOUAKOU Tanoh Hilaire Botanique et Cryptogamie

3. NON UNIVERSITAIRES

MM AHOUSSI Daniel Ferdinand Secourisme


DEMPAH Anoh Joseph Zoologie
N’GOZAN Marc Secourisme
KONAN Kouacou Diététique
KONKON N'Dri Gilles Botanique, Cryptogamie
Mme PAYNE Marie Santé Publique

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 31


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

IV
COMPOSITION DES DEPARTEMENTS DE l'UFR DES SCIENCE S
PHARMACEUTIQUESET BIOLOGIQUES
-----------------------

I. BACTERIOLOGIE-VIROLOGIE
Professeur LOUKOU Yao Guillaume Maître de Conférences Agrégé
Chef de Département

Professeur ZINZENDORF NangaYessé Maître de Conférences Agrégé


Docteurs KOUASSI AGBESSI Thérèse Maître
Assistante OUASSA Timothée Maître Assistant
CABLAN Mian N’DedeyAsher
Assistant DOTIA
TiepordanAgathe Assistante
LATHRO Joseph Serge
Assistant

II. BIOCHIMIE, BIOLOGIE MOLECULAIRE, BIOLOGIE DE


LA REPRODUCTION ET PATHOLOGIE MEDICALE

Professeur MONNET Dagui Professeur Titulaire


Chef de Département

Professeurs HAUHOUOT ép. ATTOUNGBRE M.L. Professeur Titulaire


HIBOH Hugues Maître de Conférences Agrégé
AKE EDJEME N'Guessan Angèle Maître de Conférences Agrégée
DIAFOUKA François Maître de Conférences
Docteurs YAYO Sagou Eric Maître Assistant
KONAN Konan Jean Louis Assistant
KONE Fatoumata Assistante

III. BIOLOGIE GENERALE, HEMATOLOGIE ET IMMUNOLOGIE


Professeur SAWADOGO Duni Professeur Titulaire
Chef de
Département

Professeurs INWOLEY Kokou André Maître de Conférences Agrégé


KOUASSI Dinard Maître de Conférences Agrégé
DEMBELE Bamory Maître de Conférences Agrégé
Docteurs SANGARE Mahawa Maître Assistant
AFFI-ABOLI Mihessé Roseline Assistante
ADJAMBRI AdiaEusebé Assistant
AYE YAYO Mireille Assistante
KABRAN Tano K. Mathieu Assistant
KOUAME Dénis Rodrigue Assistant
N’GUESSAN-BLAO A. Rebecca S.

Assistante YAPO Assi Vincent De Paul Assistant

IV. CHIMIE ANALYTIQUE, CHIMIE MINERALE ET GENERALE,


Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 32
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN
TECHNOLOGIE ALIMENTAIRE
Professeur ATINDEHOU Eugène Professeur Titulaire

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 33


PROFIL DES Chef ABIDJAN
C H E Z L E S EN
Professeurs MALAN KlaAnglade dProfesseur
e D é pTitulaire
a rt em e

V
AKE Michèle Professeur Titulaire
YOLOU Séri Fernand Professeur Titulaire
AMIN N'cho Christophe Maître de Conférences
Agrégé
GBASSI K. Gildas Maître de Conférences
Agrégé Docteurs BONY Nicaise François Maître
Assistant
BROU Amani Germain Assistant
KPAIBE Sawa André Philippe
Assistant TRE
Eric Serge Assistant

V. CHIMIE ORGANIQUE ET CHIMIE THERAPEUTIQUE


Professeur YAPI Ange Désiré Maître de Conférences
Agrégé Chef de Département

Professeur OUATTARA Mahama Maître de Conférences


Agrégé Docteur KACOU Alain Assistant

VI. PARASITOLOGIE, MYCOLOGIE, BIOLOGIE ANIMALE ET


ZOOLOGIE

Professeur MENAN Eby Ignace H. Professeur Titulaire


Chef de Département

Professeur YAVO William Maître de Conférences Agrégé


Docteurs BARRO KIKI Pulchérie Maître Assistante
DJOHAN Vincent Maître Assistant
KASSI Kondo Fulgence Maître Assistant
VANGA ABO Henriette Maitre Assistante
ANGORA Kpongbo Etienne Assistant
KONATE Abibatou Assistante

VII. PHARMACIE GALENIQUE, BIOPHARMACIE,


COSMETOLOGIE, GESTION ET LEGISLATION
PHARMACEUTIQUE
Professeur KOFFI Armand A. Maître de Conférences
Agrégé Chef de Département

Professeur AMARI Antoine Serge G. Maître de Conférences


Agrégé Docteurs DALLY Laba Ismaël Maître Assistant
AKA-ANY GrahArmelle A.S. Assistante
N’GUESSAN Alain Assistant

VIII. PHARMACOGNOSIE, BOTANIQUE, BIOLOGIE VEGETALE,


CRYPTOGAMIE
Professeur KONE BAMBA Djéneba Professeur Titulaire
Chef de Département
Docteurs ADJOUGOUA Attoli Léopold Assistant
PROFIL DES Chef ABIDJAN
C H E Z L E S EN
Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie d e D é p a rt em AKA
e AHIZI MATHIEU VI
32
PROFIL D E S CH E Z L E SE ABIDJAN
FOFIE N’Guessa n B ra A ss is t an t
Yvette
OUAYOGODE-AKOUBET Aminata Assistante

IX. PHARMACOLOGIE, PHARMACIE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE,


ET PHYSIOLOGIE HUMAINE
Professeur KABLAN Brou Jérôme Maître de Conférences
Agrégé Chef de Département

Professeurs ABROGOUA Danho Pascal Maître de Conférences


Agrégé KOUAKOU-SIRANSY N’doua G. Maître de Conférences Agrégée
Docteurs IRIE N’GUESSAN Amenan G. Maître
Assistante AMICHIA Attoumou M. Assistant
DJADJI Ayoman Thierry Lenoir Assistant
EFFO Kouakou Etienne Assistant
KAMENAN Boua Alexis Assistant
KOUAKOU Sylvain Landry
Assistant

X. PHYSIQUE, BIOPHYSIQUE, MATHEMATIQUES, STATISTIQUES ET


INFORMATIQUE
Professeur ATINDEHOU Eugène Professeur Titulaire
Chef de Département par intérim

Docteur POLNEAU VALLEE Sandrine Maître Assistante

XI. SANTE PUBLIQUE, HYDROLOGIE ET TOXICOLOGIE


Professeur KOUADIO Kouakou Luc Professeur Titulaire
Chef de Département

Professeurs DANO Djédjé Sébastien Professeur Titulaire


OGA Agbaya Stéphane Maître de Conférences Agrégé
Docteurs CLAON Jean Stéphane Maître Assistant
EZOULIN Miézan Jean Marc Maître Assistant
MANDA Pierre Maître Assistant
SANGARE TIGORI B. Maître Assistante
SACKOU KOUAKOU J. Maître Assistante
DIAKITE Aïssata Assistante
HOUNSA-ALLA Annita Emeline Assistante
LEKADOU KORE Sylvie

Assistante
YAO ATTIA Akissi Régine Assistante

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 33


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

VII

Je dédie cette thèse…

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 34

VIII
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

A Dieu,
Le tout-puissant, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.
Merci d’avoir fait de moi ton serviteur soumis à ta volonté.
Je te serai toujours reconnaissant pour la protection, la grâce et la
miséricorde que tu as envers ma modeste personne.
Louange à toi Seigneur.

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 35


IX
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

A feue ma mère,
Ce travail est le tien. J’ai bénéficié de tout ton soutien dans les moments de
joie et de difficulté. Trouve dans ce travail, l’expression de ma profonde
reconnaissance. Que Dieu te garde auprès de lui.

A feu mon père,


Merci de m’avoir enseigné ce qu’est la vie et l’amour du prochain. Que Dieu
te garde dans sa miséricorde.

A mon grand frère AKA N’Da Alain,


Ce jour est, sans nul doute, un grand jour pour toi. Mon accomplissement est aussi
le tien. Ce travail est le fruit de tous tes énormes sacrifices financiers et matériels.
Tu as été toujours là quand j’ai eu besoin de toi, et tu as toujours su me donner les
conseils qu’il fallait au moment où il le fallait.
Puisse le bon DIEU t’accorder de longues années afin que tu profites pleinement de
la vie, et qu’Il te rende au centuple tous tes bienfaits.

A mon Oncle Amichia Charles, notre chef de famille,


Merci d’avoir rendu possible ce travail par tous les soutiens financiers et
matériels dont vous m’avez fait bénéficier. Votre amour pour le travail bien fait
ainsi que votre disponibilité à toutes les sollicitations dont vous êtes l’objet,
démontrent que vous êtes une personnalité digne de vos attributions. Merci et que
Dieu vous accorde davantage de sa grâce.

A ma petite maman Adjé Véronique et sa famille,


Merci de t’être comportée comme une véritable mère pour moi. Tout le
réconfort et tout l’amour que tu accordes à notre famille me vont droit au cœur, et
je prie pour que Dieu te récompense par ses grâces. Merci à toi.

A mes neveux et nièces,


Je vous porte dans mon cœur !

A toute la famille Aka,


Merci pour votre soutien, et que Dieu continue d’unir notre famille.

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 36


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 37

XI
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

Sincères remerciements à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce


travail, en particulier :
 Monsieur le Chef de service de pédiatrie du CHU de Treichville,
 Madame le Chef de service de pédiatrie du CHU de Yopougon,
 Madame le Chef de service de pédiatrie du CHU Cocody,
 Monsieur le Directeur du service de pédiatrie du CHR d’Abobo.

 Au Docteur Yann Kouassi et au personnel de la pharmacie Nitoro à


San Pedro,
 Au Docteur Wolber et au personnel de la pharmacie Comoé à Cocody,
 Au Docteur Cynthia Taqui et au personnel de la Grande Pharmacie
de l’Autoroute.
 Au personnel administratif et aux enseignants de l’UFR des Sciences
Pharmaceutiques et Biologiques,
Merci de m’avoir permis d’évoluer dans cette ambiance qui, à n’en point douter,
a contribué à mon épanouissement.

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI 38


MATHIEU XII
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

A NOS MAITRES ET JUGES

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 39XIII


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY


Monsieur le Professeur MENAN EBY HERVE
Professeur Titulaire de Parasitologie et Mycologie à l’UFR des Sciences Pharmaceutiques
et Biologiques de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan,
Chef du Département de Parasitologie- Mycologie- Zoologie-Biologie
Animale, Docteur en Pharmacie diplômé de l’Université de Cocody,
Docteur ès Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de l’Université de Montpellier I,
Directeur du Centre de Diagnostic et de Recherche sur le SIDA et les maladies
opportunistes (CeDReS),
Biologiste à l’Hôpital militaire d’Abidjan,
Officier supérieur des Forces Armées Terrestres de Cote d’Ivoire,
Ancien interne des Hôpitaux d’Abidjan (Lauréat du concours 1993),
Lauréat du prix PASRES-CSRS des trois meilleurs chercheurs ivoiriens
2011, Président de la société ivoirienne de parasitologie (SIPAM),
Secrétaire Général adjoint de la Société Africaine de
Parasitologie, Vice-président du Groupe scientifique d’Appui au
PNLP,
Membre de la Commission Nationale Permanente de
Biologie Médicale (CNPBM),
Membre du groupe français des "Experts de Biologie du VIH " ESTHER.

Cher Maître,
Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant avec
spontanéité de présider le jury de notre thèse.
Nous avons eu le privilège de bénéficier de vos qualités d’enseignant tout au long
de notre cursus universitaire.
Nous vous sommes infiniment reconnaissants. Que ce travail soit le gage de notre
respect et de notre grande admiration pour vos qualités pédagogiques indéniables !

Que Dieu vous bénisse

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI 40


MATHIEU
XIV
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE

Monsieur le Professeur YAVO WILLIAM


Maître de Conférences Agrégé de Parasitologie-Mycologie,

Docteur en Pharmacie diplômé de l’Université de Cocody,

Titulaire d’un doctorat unique de Biologie Humaine et Tropicale, option Parasitologie,

Biologiste des Hôpitaux (CES de Parasitologie-Mycologie, de Biochimie Clinique et


Hématologie),

Titulaire d’une maîtrise en Santé Publique,

Chef du Centre de Recherche de Lutte contre le Paludisme de l’INSP,

Ancien Interne des Hôpitaux de Côte-d’Ivoire (Lauréat du concours en 1997),

Membre Titulaire de la Société de Parasitologie Exotique de France,

Membre de la Société Ouest Africaine de Parasitologie,

Secrétaire général de la Société Ivoirienne de Parasitologie-Mycologie.

Cher Maître,
Votre humilité, votre intégrité, votre goût du travail bien fait et votre haute valeur
intellectuelle nous ont toujours fascinés, faisant de vous un modèle.
Votre disponibilité et votre sympathie à notre égard nous honorent et nous rendent
encore plus fier d’être l’un de vos disciples.
Recevez ici l’expression de notre éternelle reconnaissance et de nos sincères
remerciements.

Que Dieu vous comble de toutes ses grâces !

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 41


XV
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

A NOTRE MAITRE ET JUGE

Monsieur le Professeur ABROGOUA DANHO PASCAL

Maître de Conférences Agrégé de Pharmacie Clinique et Thérapeutique


(UFR des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny)
Docteur de l’Université de Lyon en Pharmacie Clinique (France)

Ancien Interne des Hôpitaux d’Abidjan

Pharmacien des hôpitaux (service de Pharmacologie Clinique du CHU de Cocody)

Titulaire du Master en Pharmaco-économie de l’Institut des Sciences Pharmaceutiques et

Biologiques de Lyon (France)


Titulaire des DESS de Toxicologie et de Contrôle qualité des médicaments (UFR des

Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de l’Université Félix Houphouët-


Boigny) Membre de la Société Française de Pharmacie Clinique (SFPC).

Membre de la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique (SFPT).

Membre associé de l’Association Nationale des Enseignants de Pharmacie Clinique de

France (ANEPC).
Membre de la Société Ivoirienne de Toxicologie (SITOX).

Cher Maître,
C’est avec joie que nous vous comptons parmi les membres de ce jury. Votre
présence est pour nous un honneur, vous qui nous avez impressionné pendant
toutes ces années, par vos compétences, votre amour du travail bien fait et
surtout votre humilité.
Puisse ce travail être le témoignage de notre grande considération.

Que Dieu vous bénisse

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 42


XVI
PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

A NOTRE MAITRE ET JUGE


Madame le Docteur KOUASSI AGBESSI THERESE
Docteur en pharmacie ;

Maître-assistante au Département de Bactériologie-Virologie, à l’UFR des Sciences


Pharmaceutiques et Biologiques ;

Pharmacien biologiste (CES biochimie clinique, CES hématologie, CES parasitologie-


mycologie, CES bactériologie) ;

Titulaire d’un DEA de biologie humaine tropicale option Bactériologie-Virologie ;

Responsable de l’unité de biologie à l’INHP (Institut national d’hygiène publique)

1er prix d’infectiologie en 1992 ;

Lauréat du concours d’internat (1989-1990).

Cher Maître,
Votre présence dans ce jury nous honore.
Votre esprit critique et votre grand savoir permettront de parfaire ce
travail, Veuillez agréer, cher Maître, l’expression de notre profond respect.

Que Dieu vous bénisse !

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 43


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

XVII

LISTE DES ABREVIATIONS

CHU: Centre Hospitalier et Universitaire


Cp: Comprimé
o
C: Degré celsius
HD : Hôte Définif
HI : Hôte Intermédiaire
MPE : Malnutrition Protéino-Energétique
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PB : Périmètre Brachial
µl : microlitre
µm : micromètre
cm : centimètre
mm : millimètre
g: gramme
kg : kilogramme
%: Pourcentage
χ2 : Khi-deux
CeDReS : Centre de Diagnostic et de Recherche sur le SIDA
et les maladies opportunistes

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 44


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

XVIII

LISTE DES FIGURES

Page
s Figure 1:Mesure du poids de l’enfant...............................................................12

Figure 2 : Mesure de la taille couché…................................................................13


Figure 3 : Mesure de la taille debout.....................................................................14
Figure 4 : Mesure du périmètre brachial...............................................................15
Figure 5 : Œdèmes sur le pied...............................................................................16
Figure 6: Classification des helminthes responsables des pathologies
humaines
...............................................................................................................................
24
Figure 7: Adultes et œufs d'Ascaris lumbricoides................................................27
Figure 8 : Cycle évolutif d'Ascaris lumbricoides..................................................29
Figure 9: Adulte et œuf d'Enterobius vermicularis..............................................32
Figure 10: Cycle évolutif d'Enterobius vermicularis............................................34
Figure 11 : Œuf de Trichuris trichiura.................................................................37
Figure 12 : Trichocéphale adulte femelle..............................................................37
Figure 13 : Trichocéphale adulte mâle..................................................................38
Figure 14: Cycle évolutif du trichocéphale............................................................39
Figure 15 : Adulte d’anguillule..............................................................................42
Figure 16: Femelle stercorale et larves d’anguillule...............................................43
Figure 17: Cycle évolutif de Strongyloides stercoralis..........................................45
Figure 18: Œuf de Necator americanus...................................................................48

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 45


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

P ages
Figure 19: Cycle évolutif des ankylostomes............................................................50
Figure 20 : Adulte de Taenia saginata.....................................................................53
Figure 21: Anneaux et embryophore de Taenia saginata.....................................54
Figure 22 : Cycle évolutif de Taenia saginata.........................................................55
Figure 23 : Adulte de Taenia solium........................................................................57
Figure 24 : Embryophore de Taenia solium...........................................................57
Figure 25: Cycle évolutif de Taenia solium............................................................58
Figure 26 : Adultes mâle et femelle de schistosome................................................60
Figure 27: Œuf de Schistosoma mansoni................................................................61
Figure 28: Cycle évolutif des schistosomes.............................................................63
Figure 29: Classification des protozoaires responsables des pathologies
humaines
..................................................................................................................................
69
Figure 30 : Trophozoïte de Giardia intestinalis......................................................71
Figure 31 : Kystes de Giardia intestinalis................................................................71
Figure 32 : Cycle évolutif de Giardia intestinalis...................................................72
Figure 33 : Forme végétative d’Entamoeba histolytica...........................................74
Figure 34: Kyste mature d’Entamoeba histolytica / E. dispar.................................75
Figure 35 : Cycle évolutif d’Entamoeba histolytica.................................................76
Figure 36: Cycle évolutif de l’Isospora belli............................................................80
Figure 37: Cycle évolutif du Cryptosporidium sp....................................................83
Figure 38 : Carte du district d’Abidjan.....................................................................89

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 46


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

XX

Page
s Figure 39 : Répartition de la population étudiée selon le sexe..........................103
Figure 40 : Répartition de la population selon le niveau d’instruction de la
mère…
...............................................................................................................................
104
Figure 41 : Répartition de la population d’étude selon le mode d’évacuation des
excréta.................................................................................................................106
Figure 42 : Répartition de la population d’étude selon la promiscuité................108
Figure 43: Répartition de la population d’étude selon le dernier déparasitage....112
Figure 44 : Répartition de la population étudiée selon l’état nutritionnel............114
Figure 45: Répartition de la population d’étude selon l’état vaccinal..................115
Figure 46 : Résultats des examens parasitologiques des selles.............................116

Thèse de diplôme d’Etat de Docteur en Pharmacie AKA AHIZI MATHIEU 47


PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

XXI

LISTE DES TABLEAUX

Page
s Tableau I : Besoins énergétiques moyens et apports protéiques pour les enfants...8
Tableau II : Formes cliniques comparées du Marasme et du Kwashiorkor...............9
Tableau III : Classification de la malnutrition selon le PB…..................................16
Tableau IV : Classification de la malnutrition.........................................................18
Tableau V : Table poids/taille...................................................................................96
Tableau VI : Répartition de la population étudiée selon l’âge…...........................102
Tableau VII: Répartition de la population selon le type d’habitat..........................105
Tableau VIII: Répartition de la population étudiée selon
l’approvisionnement en eau potable.......................................................................107
Tableau IX : Répartition de la population étudiée selon le lieu d’habitation........109
Tableau X : Répartition de la population étudiée selon les signes cliniques.........110
Tableau XI: Répartition de la population étudiée selon l’habitude des mères.......111
Tableau XII: Répartition de la population étudiée selon
la fréquentation des services de nutrition...............................................................113
Tableau XIII : Fréquence de chaque espèce parasitaire….....................................117
Tableau XIV: Prévalence des parasitoses intestinales selon l’âge.........................118
Tableau XV: Prévalence des parasitoses intestinales selon le sexe…...................119
Tableau XVI: Prévalence des parasitoses intestinales selon le niveau d’instruction
de la mère................................................................................................................120

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XXII

Pages
Tableau XVII : Répartition de la population étudiée selon le type
d’habitation.............................................................................................................121
Tableau XVIII: Prévalence des parasitoses intestinales selon
l’évacuation des excréta........................................................................................122
Tableau XIX : Prévalence des parasitoses intestinales selon
l’approvisionnement en eau potable.....................................................................123
Tableau XX: Prévalence des parasitoses intestinales selon la promiscuité….....124
Tableau XXI: Prévalence des parasitoses intestinales selon la fièvre.................125
Tableau XXII: Prévalence des parasitoses intestinales selon la diarrhée............126
Tableau XXIII: Prévalence des parasitoses intestinales selon
la douleur abdominale..........................................................................................127
Tableau XXIV: Prévalence des parasitoses intestinales selon les œdèmes........128
Tableau XXV: Prévalence des parasitoses intestinales
selon l’état nutritionnel.........................................................................................129
Tableau XXVI: Répartition de la population étudiée selon l’état vaccinal........130
Tableau XXVII: Prévalence des parasitoses intestinales selon
les habitudes des mères.........................................................................................131
Tableau XXVIII: Prévalence des parasitoses intestinales selon
les antécédents de déparasitage….......................................................................132
Tableau XXIX: Prévalence des parasitoses intestinales selon
la fréquentation des services de nutrition.............................................................133

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XXIII

SOMMAIRE

Pages
DEDICACE VII
REMERCIEMENTS XI
LISTE DES ABREVIATIONS XVIII
LISTE DES FIGURES XIX
LISTE DES TABLEAUX XXII

INTRODUCTION....................................................................................................1
PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE....................................4

CHAPITRE I : LA MALNUTRITION PROTEINO-ENERGETIQUE..................5


I - DEFINITION.........................................................................................................6
II ŔHISTORIQUE......................................................................................................6
III- BESOINS NUTRITIONNELS DE L’ENFANT...............................................7
IV- FORMES CLINIQUES DE LA MALNUTRITION...........................................8
V- INDICATEURS DE LA MALNUTRITION........................................................9
VI- DEPISTAGE DE LA MALNUTRITION.........................................................11
VII- SITUATION NUTRITIONNELLE DES ENFANTS
EN COTE D’IVOIRE..............................................................................................19
VIII- PRISE EN CHARGE DES ENFANTS MALNUTRIS…...............................20
CHAPITRE II : LES HELMINTHOSES INTESTINALES…..............................22
I- CLASSIFICATION DES PRINCIPAUX HELMINTHES
PARASITES DE L’HOMME..................................................................................23

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II- EPIDEMIOLOGIE ET SYMPTOMATOLOGIES DES
PRINCIPALES HELMINTHOSES INTESTINALES RENCONTREES
EN CÔTE
D'IVOIRE.................................................................................................................25

XXIV

Pages
III- DIAGNOSTICS BIOLOGIQUES DES HELMINTHOSES
INTESTINALES…..................................................................................................65

CHAPITRE III : LES PROTOZOOSES INTESTINALES…...............................67


I- DEFINITION.........................................................................................................68
II- CLASSIFICATION.............................................................................................68
III- EPIDEMIOLOGIE ET SYMPTOMATOLOGIES DES PROTOZOOSES
INTESTINALES......................................................................................................70
IV- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DES PROTOZOAIRES
INTESTINAUX.......................................................................................................85

DEUXIEME PARTIE : NOTRE ETUDE.............................................................86

CHAPITREI: CADRE D’ETUDE.........................................................................87


I- DISTRICT D’ABIDJAN.......................................................................................88
II- CENTRE DE TRAITEMENT AMBULATOIRE
PEDIATRIQUE (CTAP) DE YOPOUGON............................................................90
III- SERVICE DE PEDIATRIE DU CHU DE COCODY........................................90
IV- SERVICE DE PEDIATRIE DU CHU DE TREICHVILLE..............................90
V- SERVICE DE PEDIATRIE DE L’HOPITAL GENERAL D’ABOBO.............91

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CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES….................................................92
I- MATERIEL..........................................................................................................93
II- METHODES.......................................................................................................95

XXV

CHAPITRE III : RESULTATS............................................................................101


I- DONNEES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES…....................................................102
II- DONNEES CLINIQUES ET HABITUDES DE VIE.......................................110
III- DONNEES PARASITOLOGIQUES...............................................................116
IV- DONNEES ANALYTIQUES…......................................................................118

CHAPITRE
IV : DISCUSSION................................................................................................134
I- PREVALENCE DES PARASITOSES INTESTINALES..................................135
II- CONDITIONS SOCIO-DEMOGRAPHIQUES ET PARASITOSES
INTESTINALES…................................................................................................139
III- DONNEES CLINIQUES ET HABITUDES DE VIE.....................................142

CONCLUSION......................................................................................................146
RECOMMANDATIONS.....................................................................................149
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...........................................................151
ANNEXES.............................................................................................................165

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PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

XXVI

INTRODUCTION

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PROFIL DES CHEZ LES ENFANTS ABIDJAN

Dans la plupart des pays en développement, la malnutrition constitue un


problème de santé prioritaire pour les autorités nationales et une préoccupation
majeure pour les Institutions Internationales telles que l’Organisation Mondiale
de la Santé (OMS) [30 ; 49]. Plus de 800 millions de personnes n'ont pas accès
à une ration alimentaire suffisante par jour dans les pays en développement. En
outre, plus de 3,5 millions de mères et d’enfants de moins de 5 ans meurent
chaque année dans ces pays et des millions d’autres sont handicapés à vie [52].

Par ailleurs, l’importance des infections parasitaires intestinales en santé


publique se maintient par suite de leur grande fréquence, de leur distribution et
de leur effet sur l’état nutritionnel et immunitaire des populations [39]. Elles
sont liées au faible niveau d’hygiène, à la promiscuité et à la grande pauvreté.
En effet, elles sont particulièrement sévères chez les enfants, chez qui elles
peuvent engendrer une dénutrition, déshydratation, anémie et baisse de
résistance aux infections [54]. Ainsi, l'Afrique, de par sa situation quasi-entière
dans la ceinture intertropicale, constitue un terrain de prédilection pour les
affections parasitaires.

En Côte d’Ivoire, où la quasi-totalité de la population est infestée à un


moment de sa vie, ces parasitoses intestinales constituent l’un des facteurs de
risque de malnutrition et de dégradation de l’état de santé [19]. Plusieurs études
ont été menées par le Département de Parasitologie-Mycologie de l'Unité de
Formation et de Recherche (UFR) des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques
de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan [6, 42, 50], afin d'établir le
profil épidémiologique des parasitoses intestinales de l’enfant et de mieux mener
la lutte contre ces affections
parasitaires.

1
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Mais, la plupart de ces études ont été réalisées chez des enfants quelque soit leur
état nutritionnel. Très peu, à notre connaissance, ont porté au sein même de la
population des enfants malnutris [39], sur l’étude des modalités de distribution
de ce portage parasitaire ainsi que sur les facteurs favorisant cette infestation,
d'où l'intérêt de notre étude qui a été réalisée à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Notre étude visait donc à évaluer le profil d’épidémiologique des parasitoses


intestinales chez les enfants malnutris à Abidjan.
Les objectifs spécifiques était de:
- Déterminer la prévalence des parasitoses intestinales chez les enfants
malnutris à Abidjan,
- Identifier les parasites retrouvés au cours de la malnutrition protéino-
énergétique chez ces enfants,
- Identifier les principaux facteurs de risque liés à la transmission de ces
parasitoses intestinales.
L'étude sera présentée selon le plan suivant:
- dans une première partie, on aura la revue de la littérature dans laquelle
nous définirons des notions générales relatives à la malnutrition et aux
parasitoses intestinales fréquemment rencontrées en Côte d'Ivoire,
- dans la deuxième partie, nous décrirons notre milieu d’étude, le
matériel et les méthodes utilisés, puis nous présenterons et discuterons
nos résultats.
- Enfin, nous ferons une conclusion générale dans laquelle nous ferons
ressortir les points saillants de cette étude ainsi que les
recommandations qui en découlent.

2
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Première partie

REVUE DE LA
LITTERATURE

3
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Chapitre I
LA MALNUTRITION
PROTEINO-ENERGETIQUE

4
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CHAPITRE I LA MALNUTRITION PROTEINO-ENERGETIQUE


1. DEFINITION
L’OMS définit la malnutrition comme étant un état pathologique
résultant de la carence ou de l’excès relatif ou absolu d’un ou plusieurs
nutriments essentiels, que cet état se manifeste cliniquement ou ne soit décelable
que par des analyses biochimiques, physiologiques ou des mesures
anthropométriques [52; 56].
Le terme de « Malnutrition Protéino-Energétique » (M P E) désigne la
gamme complète des troubles nutritionnels, classables ou inclassables. Ces
troubles sont caractérisés, presque toujours par l’association d’une insuffisance
calorique globale de la ration et d’une carence en protéines. Cette carence
protéinique peut être spécialement en protéines d’origine animale avec un
déficit en certains acides animés essentiels surtout, chez l’enfant au cours des
premières années de vie. L’insuffisance calorique globale aboutit au Marasme
ou au Kwashiorkor [23].

2. HISTORIQUE
On connait dans l’histoire de l’humanité de périodes de famines, de
cataclysmes naturels, de guerres qui sont d’importants facteurs de risques de la
MPE [23]. La première famine documentée date de 3500 ans avant Jésus-
Christ en Egypte [26].
C’est seulement au début du XXe siècle que l’on s’intéresse à
individualiser la malnutrition comme une entité pathologique singulière. Dès
lors, de nombreuses dénominations ont été utilisées au cours des tentatives
d’individualisation des diverses formes de malnutrition.
Cette affection fut retrouvée au Ghana par Cicely William, citée par
GENTILINI M. [32], qui la décrivit sous le nom que lui donnaient les
indigènes de la région, le KWASHIORKOR qui signifie (Enfant rouge) en

5
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Ashanti. Ce terme désignerait plutôt la maladie dont souffre l’enfant


précocement sevré à l’occasion de la naissance de son cadet.
Quelques années plus tard, Waterlow, cité par LEDERER J. [46], désigne sous
le nom de MARASME le cas d’enfants qui, généralement à la suite de farines
présentaient un état de maigreur.
On décrivit bientôt des états intermédiaires sous le nom de Marasme-
Kwashiorkor ou de Kwashiorkor-Marasme.
JELLIFFE [37] proposa de regrouper tous ces états sous le nom de
malnutrition calorico-protidique. Puis ce terme évolua pour devenir
malnutrition protéino-énergétique.

3. BESOINS NUTRITIONNELS DE L’ENFANT


Pendant les deux premières années de la vie, la croissance et le
développement de l’enfant sont particulièrement rapides. Or un apport
alimentaire inadéquat est susceptible d’engendrer une malnutrition [65].
De la naissance à quatre mois, le lait maternel est l’aliment idéal du
nourrisson. Certains pédiatres maintiennent jusqu’à six mois, une alimentation
purement lactée. Un enfant de un an doit recevoir environ 900 à 1000 kcal par
jour, soit 100 kcal/kg de poids corporel et par jour, alors qu’un homme
adulte consomme environ 3000 kcal par jour, soit en moyenne 46 kcal/kg de
poids corporel et par jour [65].
Quant au besoin azoté, il s’exprime aussi par kg de poids corporel et
est de 2 à 3 fois plus élevé au cours de la première année. Il est
souhaitable que le nourrisson reçoive 2,5 g de protéines par kg de poids
corporel et que tous les acides aminés essentiels soient présents dans une
proportion convenable. Cela signifie que les 2/3 des protéines doivent être
apportées par le lait, la viande, le poisson ou les œufs.

6
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Tableau I : Besoins énergétiques moyens et apports protéiques pour les


enfants [65]
Poids Besoins énergétiques Apport
Age moyens (kcal/kg/j) (kj/kg/j) protéique de
(kg) sécurité (g/kg/j)
6-9 mois 8,5 95 397 1,65
9-12 mois 9,5 100 418 1,5
1-2 ans 11 105 439 1,2
2-3 ans 13,5 100 418 1,15
3-5 ans 16,5 95 397 1,10

4. FORMES CLINIQUES DE LA MALNUTRITION


Les signes cliniques de la malnutrition protéino-énergétique sont très
variables car il s’agit d’un syndrome dont l’étiologie est multifactorielle et
multicarentielle [62].
La malnutrition reconnaît deux modalités typiques :
a. le marasme, qui est l’aboutissement de l’insuffisance globale de la
ration alimentaire ;
b. le Kwashiorkor, qui résulte du déséquilibre de la ration alimentaire
avec carence en protéines.
L’insuffisance calorique et la carence en protéines étant habituellement
associées, les formes mixtes sont beaucoup plus fréquemment observées que les
formes pures de Marasme ou de Kwashiorkor. En outre, les déficits
vitaminiques et minéraux, les infections, les parasitoses, les contraintes sociales
et climatiques s’intriquent pour accroître la gravité de cette affection [31].

7
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Tableau II : Formes cliniques comparées du Marasme et du Kwashiorkor [24]

Marasme Kwashiorkor
Age de 1ère année 2-3ème année
survenue
Poids Fonte graisseuse
et musculaire Variable

Œdèmes Absents Constants

Signes cutanés Peau amincie Hyperpigmentation ou


dépigmentation,
desquamation, décollement
épidermique

Cheveux Fins Décolorés, clairsemés


Appétit Conservé Anorexie
Comportement Actif Apathique

Hépatomégalie Absente Présente

5. INDICATEURS DE LA MALNUTRITION
Il existe trois principaux types d’indicateurs de l’état nutritionnel chez
l’enfant [65] :
a. les indicateurs cliniques ;
b. les indicateurs biochimiques ;
c. les indicateurs anthropométriques.

5.1 Indicateurs cliniques

d. La plupart des signes cliniques apparaissent tardivement, et très peu


parmi ces signes sont véritablement spécifiques de la carence
dépistée. Enfin, ces critères n’ont pas de valeur mesurable et sont donc
soumis à l’appréciation de l’observateur.
8
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e. Pour toutes ces raisons, les paramètres cliniques qui gardent une valeur
d’alarme indiscutable pour le clinicien sont souvent difficiles à exploiter.
Ces indicateurs cliniques de la MPE sont résumés dans le tableau II.

5.2 Indicateurs biochimiques

De nombreux paramètres ont été proposés pour l’identification de la MPE.


Les principales épreuves biochimiques de la MPE sont les dosages des protéines
plasmatiques, des acides aminés essentiels libres du plasma, des enzymes
pancréatiques et l’hydroxyproline urinaire. Toutefois, ces dosages sont surtout
des indicateurs des carences protéiques. Ainsi dans le marasme ou dans les
formes frustres de MPE, la plupart des paramètres biochimiques sont normaux
ou presque normaux.

5.3 Indicateurs anthropométriques

Le seul moyen simple permettant d’évaluer l’état nutritionnel est la


mesure de la croissance physique, ce qui relève des données anthropométriques
[65 ; 69].

Les trois mensurations suivantes sont les plus utilisées :


 l’âge ;
 le poids ;
 la taille.
Ces trois mensurations sont combinées pour fournir trois indicateurs de l’état
nutritionnel que sont :
 Le poids en fonction de la taille,
 La taille en fonction de l’âge,
9
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 Le poids en fonction de l’âge.


Ces indicateurs sont comparés à ceux d’une population de référence qui peut
être :
 Locale,
 internationale : il est recommandé dans ce cas d’utiliser les données
recueillies par le NCHS (National Center for Health Statistics) des Etats-
Unis d’Amérique, car elles répondent à tous les critères requis pour
l’établissement d’une population de référence [63].

6. DEPISTAGE DE LA MALNUTRITION

6.1 Mesures anthropométriques

Les mesures utilisées sont:


 le poids ;
 la taille ;
 le périmètre brachial

10
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 Mesure du poids

Figure 1: Mesure du poids de l’enfant [63]

11
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 Mesure de la taille couché

Figure 2 : Mesure de la taille couché [63]

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 Mesure de la taille debout

Figure 3 : Mesure de la taille debout [63]

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 Mesure du périmètre brachial (PB)

Figure 4 : Mesure du périmètre brachial [63]

14
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La mesure du périmètre brachial est aussi utilisée pour interpréter les différents
états nutritionnels.

Tableau III : Classification de la malnutrition selon le PB [63]

PB en cm Interprétation Couleur sur la


bande de
Shakir
12,5 et plus Bon état nutritionnel Vert
Entre 11,5 et
Malnutrition modérée Jaune
12,5
Malnutrition sévère Rouge
Moins de 11,5

6.2 Recherche des œdèmes


Les œdèmes sont évalués à la face antérieure de la jambe ou sur le dessus du
pied en exerçant pression moyenne de trois secondes.
Les œdèmes, pour avoir une signification nutritionnelle, doivent être présents
sur les deux jambes de façon bilatérale.

15
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6.3 Indices nutritionnels

Les indices nutritionnels peuvent s’interpréter de la façon suivante :

 Poids - Taille (P/T) reflète les pertes ou gain de poids récents quel que
soit l’âge Amaigrissement ou Emaciation

 Taille-Age (T/A) reflète la croissance Retard de croissance

 Poids-Age (P/A) est un indice qui reflète en même temps le P/T et le


T/A: on parle de “dénutrition” Emaciation et retard de croissance

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7. PRISE EN CHARGE DES ENFANTS MALNUTRIS

La réhabilitation des enfants souffrant de malnutrition demeure un


problème difficile et ses modalités sont discutées.
Le traitement classique de la malnutrition fondé sur une diététique adaptée
aux besoins du malnutri doit être complété par une prise en charge
psychologique de l’enfant et son entourage.
En effet, si l’approche médicale considère la malnutrition comme un
problème organique lié à un déficit nutritionnel, elle est davantage perçue pour
les sciences sociales, comme étant le produit d’un contexte éco-socio-culturel
complexe [15; 23].
Dans cette optique, le déficit nutritionnel est dû autant aux effets directs
des carences globales ou partielles qu’à ceux de la perturbation de la relation
mère-enfant [15].
Pour ce qui est de la prise en charge de l’enfant malnutri à l’INSP, le
traitement diététique lui-même comprend deux phases et les régimes
alimentaires proposés sont identiques quel que soit le type de malnutrition [39] :

7.1 La première phase ou phase d’initiation à la réalimentation

En début de réalisation, le régime doit s’adapter aux capacités


métaboliques de l’enfant. L’apport protéique doit représenter 8 à 12 % des
calories de la ration pour éviter les surcharges rénales.
L’alimentation doit fournir environ 100 kcal/kg/j. La ration journalière
est répartie sur six à huit repas.
Pendant cette phase, le repas est constitué du mélange lait-huile végétale-
sucre en bouillie liquide. Cette phase dure huit jours en cas de marasme et trois à

17
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quatre jours pour les malnutritions modérées jusqu’à la fonte complète des
œdèmes dans le cas des malnutritions sévères avec œdèmes.
Il faut simultanément corriger les déshydratations éventuelles, traiter les
diarrhées, les parasitoses… et administrer systématiquement des vitamines, du
potassium et du magnésium sous forme de chlorure.

7.2 La deuxième phase ou phase de récupération du déficit pondéral

Lorsque les fonctions organiques de l’enfant sont rétablies et qu’il


s’alimente spontanément, une alimentation riche en énergie et en protéines est
introduite afin de combler le déficit pondéral.

18
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CHAPITRE II LES HELUINTHOSES INTERSTINALES

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2.1 CLASSIFICATION DES PRINCIPAUX HELMINTHES


PARASITES DE L’HOMME

Les helminthes ou vers parasites appartiennent au règne animal et au sous-


règne des métazoaires, c’est-à-dire des organismes animaux formés de plusieurs
cellules plus ou moins différenciées. Ces helminthes se différencient en deux
phyla: le phylum des plathelminthes et le phylum des némathelminthes. Ces
différents phylums sont classés selon le schéma suivant :

20
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2.2 EPIDEMIOLOGIE ET SYMPTOMATOLOGIE DES PRINCIPALES
HELMINTHOSES INTESTINALES

2.1 Nématodoses

2.1.1. Nématodoses à voie de transmission orale

[Link] Ascaridiase ou ascaridiose

L'ascaridiase est une maladie parasitaire due à la présence et au


développement dans l'intestin grêle de l'Homme d'un ver appelé Ascaris
lumbricoides (ascaris).

Epidémiologie

 Parasite adulte

La forme adulte d’Ascaris lumbricoides est un ver rond de couleur blanc-rose et


recouvert d'une épaisse cuticule. Il possède une bouche garnie de trois grosses
lèvres. La femelle est de plus grande taille mesurant 20 à 25 cm de long sur 5 à 6
mm de diamètre et son extrémité postérieure est effilée. Elle possède également
une vulve ventrale au 1/3 antérieur. Le mâle, lui, mesure 15 à 18 cm de long sur
4 mm de diamètre, avec l’extrémité postérieure recourbée en crosse, et il est
doté de deux spicules génitaux.
 Œuf

L'œuf typique d'ascaris est ovoïde presque sphérique et mesure 60 à 70 µm


de long sur 30 à 40 µm de large. Il possède une double coque:

 une coque externe brune, épaisse, de nature albumineuse portant


des excroissances qui donne à l'œuf un aspect mamelonné ;
 une coque interne claire, épaisse et lisse.

A l'intérieur de l'œuf se trouve une masse embryonnaire finement


granuleuse.

Les œufs atypiques sont:

 l'œuf fécondé mais sans coque externe est entouré d'une coque
lisse ;
 l'œuf non fécondé est de forme et de taille variables. La coque
externe est insignifiante ou absente, et la coque interne est plus
mince. Il contient des granulations réfringentes de toutes tailles.
2. Mode de contamination

L'Homme se contamine par ingestion d'aliments (légumes, fruits, crudités


et autres) ou de boissons souillés par des matières fécales contenant des œufs
embryonnés d'Ascaris.

3. Cycle évolutif

Les adultes vivent dans l'intestin grêle de l'Homme. Après l'accouplement,


les femelles fécondées pondent de nombreux œufs pouvant atteindre 200.000
œufs/femelle/jour. Ces derniers sont très résistants au froid et à plusieurs
antiseptiques. Ces œufs non embryonnés déposés dans le grêle par la femelle
vont être éliminés avec les selles dans le milieu extérieur où ils s'embryonnent
pour devenir infestants en 4 à 6 semaines lorsque les conditions de
développement sont réunies. L'embryon peut vivre pendant plusieurs années en
étant protégé par une coque qu'il s'est produit.

Les œufs infestants ingérés avec les aliments souillés libèrent leurs larves
dans l'estomac après que leur coque ait été digérée par les sucs digestifs. La
larve perfore la paroi intestinale, gagne le foie et séjourne dans le parenchyme
hépatique pendant 3 à 4 jours. Ensuite, elle passe par la circulation sanguine ou
lymphatique dans le cœur droit puis dans les poumons.

Au niveau des capillaires pulmonaires, les larves font deux mues


successives pour passer de la larve L2 à la larve L4 après que la première mue
pour donner L2 ait eu lieu dans l'œuf. La larve L4 traverse par effraction la paroi
alvéolaire ou bronchiolaire, pour remonter les bronches, puis la trachée et se
retrouver au carrefour aéro-digestif. A la faveur d'une déglutition, elle tombe
dans l'œsophage et parvient à l’intestin grêle où elle deviendra adulte par
maturation sexuelle presque deux mois après l'infestation. C'est après ces
différentes phases que la femelle commence à pondre.

Chaque ver vit 12 à 18 mois, et le nombre de ver très variable d'un


individu à un autre peut atteindre plusieurs centaines de parasites.
4. Répartition géographique

L'affection est cosmopolite et particulièrement répandue, surtout chez


les enfants. La maladie est très répandue dans les régions tropicales où le
manque d'hygiène adéquat, le climat chaud et humide sont favorables à la
maturation des œufs.
5. Symptomatologie

L'ascaridiose se développe en deux phases:

a. Phase d'invasion

Elle correspond à la migration des larves. Les symptômes sont surtout


pulmonaires et sont décrits par le syndrome de LOEFFLER caractérisé par:

 une toux quinteuse;

 une expectoration muqueuse;

 des opacités pulmonaires labiles et fugaces, décelables à la radiographie.


Ces signes disparaissent entre 10 et 15 jours. A ce stade, l'hémogramme
présente une hyper éosinophilie sanguine de 20 à 50 %.

b. Phase d'état

Elle correspond à la présence des adultes dans le tube digestif. Cette phase
est en général cliniquement muette en cas d'infestation modérée, mais elle peut
être révélée lors du rejet des vers adultes avec les selles ou à l'examen
parasitologique des selles. On peut toutefois observer:

 des manifestations allergiques allant du simple prurit à l'œdème de


Quincke;
 des troubles digestifs tels que l'anorexie, douleurs
abdominales, vomissement, diarrhée ou constipation ;
 une agitation nocturne et une nervosité chez l'enfant;
 des troubles nerveux à titre d'irritabilité, insomnie, sialorrhée nocturne
chez l'enfant.
6. Complications

Elles sont d'ordre chirurgical et s'observent surtout lorsque l'infestation


est massive. Elles se caractérisent par:

 l'occlusion intestinale dont un cas aigu chez un nourrisson de 18 mois ;

 l'appendicite aiguë à ascaris qui est rare du fait de la localisation des


adultes au niveau du grêle ;

 la pancréatite aiguë ;

 la péritonite par perforation dont le siège est surtout iléo-cæcal;

 l'étranglement herniaire.

Par ailleurs, on constate la présence d'ascaris adultes dans les voies


lacrymales de façon exceptionnelle. Ces complications peuvent être d'ordre
obstétrical avec des avortements spontanés.

[Link] Oxyurose

L'oxyurose est une maladie parasitaire bénigne très fréquente et tenace


due à un ver nématode appelé Enterobius vermicularis (Oxyure). Elle est
présente essentiellement chez les enfants.
2.1 Epidémiologie

II-1-1-2-1-1- Agent pathogène

Parasite adulte

L'oxyure est un petit ver rond et blanchâtre. Le mâle possède une


extrémité postérieure recourbée en crosse et mesure 2 à 5 mm de long tandis que
la femelle mesure 9 à 12 mm et dont l'extrémité postérieure est allongée et
effilée. Tous deux présentent une cuticule avec des épaississements latéraux
sous forme de crêtes prismatiques qui sont spécifiques de l'espèce.

 Œuf

L'œuf est alvéolaire, asymétrique avec une face arrondie et l'autre


légèrement aplatie. La coque est mince, transparente et a deux contours. Il
mesure 55 µm de long sur 30 µm de large et contient un embryon à la ponte.

Figure 9: Adulte et œuf d'Enterobius vermicularis [59]


2.2 Mode de contamination

L'Homme se contamine selon deux voies:

 voie orale:

Elle se fait par ingestion des œufs embryonnés à travers soit des mains
sales, soit des aliments ou objets souillés portés à la bouche. On parle alors
d'hétéro-infestation. Tandis que l'auto-infestation, beaucoup plus fréquente, est
due au prurit anal causé par le parasite. L'individu infesté, en se grattant, détache
des œufs et les accumule sous les ongles, puis il se contamine à nouveau en
portant les doigts souillés à la bouche ;

 voie nasale:

La contamination se fait par inhalation, suivie d'ingestion de poussière


contenant des œufs embryonnés.

2.3 Cycle évolutif

L'oxyurose a un cycle direct et court. Les vers adultes vivent et


s'accouplent dans la région caeco-appendiculaire. Les femelles fécondées
migrent vers l'anus en général la nuit, se fixent à la marge anale puis libèrent
chacune en moyenne 10.000 œufs et meurent. Ces œufs embryonnés restent
collés à la marge anale et sont directement infestants. Lorsque l'œuf est ingéré,
sa coque est détruite par les sucs digestifs, et la larve subit des mues pour
devenir adulte dans le caecum où aura lieu l'accouplement. Ce cycle dure 3 à 4
semaines au total [59].
2.4 Répartition géographique

L'oxyurose est une maladie cosmopolite très contagieuse et très fréquente


chez les enfants.
2.5 Symptomatologie

La maladie est bénigne et souvent latente. Mais, s’il y a une forte infestation,
elle peut provoquer des troubles variés:

 un prurit anal qui est le symptôme majeur. Souvent intense, surtout


vespéral, il peut se compliquer de lésions de grattage pouvant se
surinfecter ;
 des troubles digestifs à titre de nausées, douleurs abdominales,
diarrhée ;
 des troubles neuropsychiques avec une irritabilité,
nervosité, insomnie nocturne;
 chez la jeune fille, les femelles parviennent souvent jusqu'à la vulve
et provoquent des vulvites ou des vulvo-vaginites;
 le ver peut aussi s'engager dans l'appendice et causer
une appendicite aiguë [58].
[Link] Trichocéphalose

La trichocéphalose est une maladie parasitaire intestinale bénigne du


tube digestif de l'Homme, provoquée par un ver nématode appelé Trichuris
trichiura (trichocéphale).

3.1 Epidémiologie

Agent pathogène

Parasite adulte
C'est un ver rosé souvent rougeâtre dont le corps est divisé en deux
parties:

 une partie antérieure très effilée de 1 mm de diamètre représentant


les 2/3 de la longueur du corps ;

 une partie postérieure large et courte de 3 mm de diamètre


représentant le 1/3 restant et qui est pourvue d'organes génitaux.

La femelle mesure 5 cm de long munie d'une extrémité postérieure obtuse


tandis que le mâle vaut 3 à 4 cm de long et muni d'une extrémité postérieure
enroulée.

Œuf

Il est très caractéristique; de couleur jaunâtre ou brunâtre en forme de


citron allongé avec une coque épaisse. A chaque extrémité de l'œuf, il y a un
bouchon muqueux. L'œuf mesure en moyenne 50 µm sur 25 µm et contient une
masse embryonnaire finement granuleuse et il est non embryonné à la ponte.
3.2 Mode de contamination

L'individu se contamine en ingérant des aliments ou les eaux de


boissons souillées par les œufs embryonnés.

3.3 Cycle évolutif

Les adultes vivent au niveau du côlon et du cæcum avec leur extrémité


antérieure enfoncée dans la muqueuse intestinale et l'extrémité postérieure
flottant dans la lumière du tube digestif.

Ils sont hématophages et aspirent environ 5 µl de sang/ver/jour. Un mois


après l'infestation, les femelles fécondées commencent à pondre environ 30.000
œufs /femelle/jour. Ces œufs éliminés non embryonnés vont faire leur
maturation et leur embryonnement dans le milieu extérieur en 3 semaines
lorsque les conditions de température et d'humidité sont favorables. Ils peuvent
résister dans le milieu extérieur pendant 2 à 5 ans.
Une fois dans l'estomac, la coque est digérée, et la larve libérée évolue
en subissant des mues au niveau de la muqueuse du grêle en 2 à 3 semaines pour
donner des adultes. Ces derniers parviennent ensuite au côlon où ils s'installent
avec une durée de vie de 5 à 10 ans.
3.4 Répartition géographique

La trichocéphalose est une maladie cosmopolite, avec une prédominance


dans les pays chauds et humides.

3.5 Symptomatologie

a. Phase d'invasion
Elle est généralement silencieuse.

b. Phase d'état

Des troubles apparaissent et varient selon la charge parasitaire.

- Charge de 1 à 10 vers: c'est le cas fréquent en région tempérée et la


maladie est asymptomatique.
- Charge de plusieurs dizaines de vers: c'est le cas de jeunes enfants
réceptifs en région chaude.

On observe des troubles digestifs à titre de douleurs coliques, diarrhées ou


constipations, nausées, vomissements, anorexie entraînant l'amaigrissement.

Ainsi, lors d’une très forte infestation, il y a un envahissement complet du côlon


par les vers. On note une émission de selles importantes (400 à 1000 g/jour), une
diarrhée profuse, des douleurs abdominales, des ténesmes puis des hémorragies
rectales. Il peut y avoir des cas de prolapsus rectal.

3.6 Complications
Lorsqu’elles surviennent, on peut noter:
 une appendicite indépendante de la charge parasitaire;
 une anémie hypochrome qui survient tardivement par carence
martiale si la charge parasitaire est très élevée et l'apport
alimentaire en fer insuffisant.
2.1.2 Nématodoses à voie de transmission transcutanée

2.1 Anguillulose

L'anguillulose ou encore la strongyloïdose est une maladie parasitaire de


l'intestin due à la présence chez l'homme d'un ver nématode appelé
Strongyloides stercoralis (Anguillule).

2.2 Epidémiologie

Agent pathogène

 Parasite adulte

Le ver adulte se présente sous deux formes:

- la forme parasite, représentée par la femelle parthénogénétique qui est un


ver minuscule très mince et long de 2 à 4 mm sur 30 à 40 µm de large
avec un œsophage strongyloïde;

- la forme libre, représentée par les adultes stercoraux mâles et femelles


qui sont rhabditoïdes et atteignent 1 mm de long sur 50 µm pour la
femelle et 0,7 mm sur 30 µm pour le mâle.
 Œuf

Il est transparent avec une coque mince, lisse et mesurant 50 à 60 µm


de long sur 30 à 35 µm de large. L'œuf est embryonné à la ponte et éclot presque
toujours dans le milieu intestinal pour donner des larves rhabditoïdes qui sero nt
recherchées dans les selles.

 Larves
Il y a deux types de larves :
 la larve rhabditoïde de 250 à 300 µm de long sur 15 µm de diamètre avec
un œsophage à deux renflements, une capsule buccale courte, une
ébauche génitale importante et une extrémité caudale peu effilée ;

 la larve strongyloïde qui est la forme infestante mesurant 600 à 700 µm


de long sur 20 µm de diamètre est très mobile. L'œsophage a un seul
renflement très long et occupe la moitié de la longueur du corps, et son
extrémité caudale est tronquée et bifide.

2.3 Mode de contamination

L'infestation de l'homme se fait par pénétration des larves strongyloïdes


infestantes par voie transcutanée lors de la marche pieds nus dans la boue ou par
voie transmuqueuse quand elles sont dégluties.

2.4 Cycle évolutif

Les femelles parthénogénétiques sont enchâssées dans la muqueuse


duodénale où elles pondent des œufs qui éclosent sur place pour donner des
larves rhabditoïdes de première génération. Ces dernières sont éliminées en
même temps que les selles dans le milieu extérieur où elles évoluent selon trois
possibilités.
 Cycle externe indirect, sexué

Dans les conditions favorables du milieu (température supérieure à 20°C


et humidité suffisante), les larves rhabditoïdes, expulsées dans le milieu
extérieur en même temps que les selles, subissent 3 à 4 mues successives pour
donner des adultes mâles et femelles. Ces adultes s'accouplent, puis les femelles
pondent des œufs qui donneront des larves rhabditoïdes dites de deuxième
génération qui vont subir des mues pour donner des larves strongyloïdes
infestantes.

 Cycle externe direct, sexué

Dans les conditions défavorables du milieu (température inférieure à


20°C et humidité insuffisante), les larves rhabditoïdes évacuées dans les selles
évoluent directement en larves strongyloïdes infestantes.

 Cycles internes ou cycles d'auto-infestation

Dans certaines conditions (hyper infestation, ralentissement du transit


intestinal ou diminution des défenses de l'organisme), les larves rhabditoïdes
peuvent se transformer directement dans le grêle en larves strongyloïdes
infestantes qui reinfestent l'hôte, soit par pénétration de la paroi intestinale
(cycle interne exogène), soit par voie transcutanée à travers la peau de la région
anopérinéale (cycle interne exogène). Ce cycle explique certaines infestations
massives et la persistance de l'anguillulose pendant plusieurs dizaines d'années,
après la primo-infestation.

Quel que soit le mode d'infestation, les cycles externes ou internes se


poursuivent de façon identique. Ainsi, la larve arrive au cœur droit puis aux
poumons où elle traverse les alvéoles pulmonaires, remonte les bronchioles, les
bronches, la trachée et parvenir au carrefour aéro-digestif. En la faveur d'une
déglutition, elle bascule dans l'œsophage et arrive au duodénum où elle
deviendra une femelle parthénogénétique.
(1) Femelle parthénogénétique dans le duodénum. (2) Les œufs éclosent dans
l’intestin. (3) Ce sont des larves rhabditoïdes que l’on trouve dans les selles.
Lorsque le cycle est long : (4) dans le milieu extérieur, après 4 mues, elles
donnent des adultes mâles ou femelles qui s’accouplent ; (5) Œuf dans le milieu
extérieur d’où sort (6) une larve rhabditoïde (7) qui devient une larve
strongyloïde infestante. (8) Par voie transcutanée, (9) elle gagne le poumon par
voie circulatoire, remonte la tranchée et est déglutie.
Dans le cycle court, la larve rhabditoïde des selles (3) donne directement une
larve strongyloïde infestante (7) et les étapes 4-5-6 sont donc escamotées.
Dans l’auto-infestation, la larve rhabditoïde (2) traverse la paroi intestinale,
devient strongyloïde (10) puis adulte dans le duodénum.
2.5 Répartition géographique

L'anguillulose est fréquente dans les régions tropicales où elle atteint le


plus souvent les habitants des zones rurales qui travaillent dans les endroits
inondés. Toutefois, le cycle pouvant s'effectuer dans le milieu extérieur à une
température inférieure à 20°C, l'anguillulose peut donc s'observer dans les
régions tempérées.

2.6 Symptomatologie
Les symptômes se développent en trois phases:

a. Phase d'invasion

Elle correspond à la pénétration transcutanée des larves strongyloïdes


entraînant un prurit isolé ou associé à une éruption papulo-érythémateuse de la
zone de pénétration.

b. Phase de migration larvaire

Pendant cette phase, on observe des troubles pulmonaires à titre de toux,


d'expectoration et de dyspnée asthmatiforme.

c. Phase de migration

Elle se caractérise par divers signes:

 les signes digestifs à titre de douleurs abdominales parfois pseudo-


ulcéreuses d'évolution chronique, d'alternance de diarrhée et de
constipation ;
 les signes cutanés tels que les prurits et les urticaires.
2.7 Complications

Des complications peuvent survenir en cas d'infestation massive


provoquant une anguillulose grave avec extension du parasitisme à tout l'intestin
ou à d'autres organes. Le malade présente alors:

 une diarrhée profuse ;

 un syndrome de malabsorption intestinale, des signes pulmonaires avec


une évolution possible vers la mort ;

 des manifestations cardiaques, cérébrales et articulaires


peuvent s'observer ;

 une anguillulose maligne qui peut apparaître du fait de la dissémination


des larves dans tout l'organisme chez le sujet immunodéprimé.

2.2 Ankylostomiase ou ankylostomose

L'ankylostomiase est une maladie parasitaire du tube digestif de l'homme


provoquée par un petit ver nématode appelé ankylostome dont deux espèces
intéressent la médecine humaine : Necator americanus (N.a.) et Ancylostoma
duodenale(A.d.).
2.2.1 Epidémiologie

II-1-2-2-1-1- Agent pathogène

 Parasite adulte

Necator americanus adulte est un ver de couleur blanc-rosé mesurant 10


à 18 mm de long pour la femelle et 8 à 12 mm de long pour le mâle.

Il possède une capsule buccale chitinisée, armée de deux lames ventrales


tranchantes et d'une dent proéminente dorsale.

La femelle a une extrémité postérieure obtuse tandis que celle du mâle


s'élargit pour donner une bourse copulatrice soutenue par des côtes rigides, et la
côte médiane postérieure est fendue jusqu'à sa base en deux branches avec des
extrémités bifides.

 Œuf

L'œuf d'ankylostome est ovalaire, mesurant 70 µm de long sur 40 µm de


large et transparent avec une coque mince, et il contient à la ponte huit
blastomères bien séparés de la coque.
 Larves

Les larves sont rencontrées uniquement dans le milieu extérieur, et il y


en a deux types:

 la larve rhabditoïde à double renflement œsophagien, qui est issue


d'un œuf embryonné mature;

 la larve strongyloïde à un seul renflement œsophagien et qui résulte de


la transformation de la larve rhabditoïde

Seule la larve strongyloïde enkystée constitue la forme infestante.

2.2.2 Cycle évolutif et mode de contamination

Les vers adultes vivent dans le duodéno-jéjunum où ils restent fixés à la


muqueuse. Là, la femelle pond les œufs qui sont éliminés avec les selles dans le
milieu extérieur où elles subiront une maturation si les conditions sont
favorables (température 25o à 30°C, taux d'oxygène et d'humidité adéquats).
L'évolution de l'œuf dépend des conditions particulières:

J0: œuf pondu avec les selles sur le sol ;

J1: Eclosion de l'œuf libérant la larve L1 dite rhabditoïde de 250 µm de long


avec un double renflement œsophagien;

J3: Première mue avec libération de la larve L2 dite strongyloïde de 500 µm


de long avec un renflement œsophagien;

J7: Deuxième mue avec libération de la larve L3 dite strongyloïde infestante


de 600 µm de long possédant un renflement œsophagien, une queue effilée et
une gaine à stries bien visibles. Elle reste dans l'exuvie de la mue et peut
survivre 1 à 2 mois ou plus dans le milieu extérieur.
L'Homme s'infeste par pénétration active transcutanée des larves
strongyloïdes L3 lors du contact de la peau nue avec le sol humide contaminé ou
en marchant pieds nus sur le sol humide. Les larves traversent alors les
téguments en 5 à 10 minutes, pénètrent dans les capillaires veineux ou
lymphatiques et atteignent le cœur droit, l'artère pulmonaire, puis les capillaires
pulmonaires où il se produit une mue pour donner la larve L4. Cette dernière
traverse les bronches, remonte la trachée et parvient au carrefour aéro-digestif au
niveau du pharynx où à la faveur d'une déglutition, elle descend dans le tube
digestif où elle effectue ses dernières mues pour passer au stade adulte après
maturation sexuelle.

(1) Les adultes vivent dans le duodénum. (2) Les œufs (à 4 blastomères pour A.
d. et à 8 blastomères pour N.a.) sont éliminés dans les selles. (3) Ils
s’embryonnent dans le milieu extérieur et éclosent en donnant (4) une larve
rhabditoïde (œsophage à double renflement) qui mue (5) pour devenir une larve
strongyloïde (œsophage à renflement unique terminal) qui après une nouvelle
mue, devient (6) une larve strongyloïde dite enkystée c'est-à-dire restant
contenue dans l’enveloppe de mue tout en étant extrêmement mobile. (7) C’est
la forme infestante qui pénètre chez l’homme par voie transcutanée, (8) gagne
le poumon par voie circulatoire, passe dans l’arbre respiratoire, mue, remonte
la tranchée et est déglutie. (9) Elle devient adulte dans le duodénum.
2.2.3 Répartition géographique

La répartition géographique des ankylostomes est liée aux conditions


thermiques de leur environnement.

Necator americanus a une exigence thermique et se développe en zone


tropicale et intertropicale d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Océanie.

2.2.4 Symptomatologie

Lorsque l'infestation est faible, elle peut rester asymptomatique. Par


contre, en cas de forte infestation, on peut observer en:

a. Phase d'incubation

La « gourme des mineurs » caractérisée par un érythème prurigineux


accompagné de papules, puis de vésicules. Elle est due au passage transcutané
actif des larves strongyloïdes infestantes. Cette phase dure 6 à 8 jours.

b. Phase d'invasion

Elle est dominée par des troubles respiratoires dont l'essentiel est la
« catarrhe des gourmes » qui est une irritation des voies aériennes supérieures
avec une toux quinteuse, une dysphonie et une dysphagie.

c. 4Phase d'état

Elle est caractérisée par deux syndromes majeurs traduisant l'action des
vers adultes:

 un syndrome digestif apparaissant lors de la première invasion, puis l'on


ème ème
observe l'apparition entre le 19 et le 30 jour, une duodénite aiguë
non répétitive faite de douleurs épigastriques plus ou moins rythmées
après les repas, des nausées, des vomissements, de la diarrhée, des
régurgitations et des anorexies. Tous les signes cessent en 2 à 4 semaines ;
 un syndrome anémique constant en cas d'atteinte chronique d'installation
insidieuse du fait de l'action traumatique et spoliatrice des vers adultes.

Cliniquement, on note une sécheresse cutanée, une décoloration des


muqueuses, une asthénie, une bouffissure de la face, un œdème péri-malléolaire
remontant le long des membres inférieurs, une accélération du pouls, des
palpitations, une dyspnée à l'effort, des bourdonnements d'oreilles, un vertige et
des épistaxis.
II-2-Cestodoses

II-2-1-Taeniasis à Taenia saginata

II-2-1-1- Epidémiologie
II-2-1-1-1-Agent pathogène

Parasite adulte

Taenia saginata est un ver adulte inféodé à l'homme dont il parasite le


grêle. Mesurant 4 à 10 m de long, son scolex a la taille d'une tête d'épingle
portant quatre ventouses. Son cou est allongé et moins large que la tête alors que
le strobile forme la plus grande partie du corps avec 1.000 à 2.000 anneaux
environ. Les anneaux mûrs sont bourrés d'œufs et mesurent environ 20 mm de
long sur 7 mm de large avec des pores latéraux irrégulièrement alternes et des
ramifications utérines fines et nombreuses (15 à 30).
Embryophore

L'embryophore est un œuf qui a perdu sa coque externe. Il a une forme


arrondie et mesure 30 à 45 µm de diamètre avec une coque très épaisse, lisse,
de couleur jaune-brun foncée et des stries transversales. Il contient une masse
ronde granuleuse avec 6 crochets réfringents et entourée d'une fine membrane
(embryon hexacanthe).

Tête

Ventouses

Figure 20 : Adulte de Taenia saginata [71]


Figure 21: Anneaux et embryophore de Taenia saginata [71]

II-2-1-1-2- Cycle évolutif

Ce cycle fait intervenir un hôte intermédiaire. Les anneaux mûrs se


détachent un à un de la chaîne et forcent activement le sphincter anal en dehors
de la défécation. Dans le milieu extérieur, ces derniers sont détruits et ils libèrent
les œufs ou les embryophores (œufs sans coque externe) qui sont disséminés sur
le sol.

L'hôte intermédiaire réceptif (bœuf, zébu, buffle,...) ingère les œufs


dont la coque est dissoute par le suc digestif, libérant un embryon hexacanthe de
l'œuf qui traverse la paroi intestinale et va s'installer dans le tissu adipeux
périmusculaire des cuisses, du cœur et des muscles masticateurs essentiellement.
Au bout de trois à quatre mois, l'œuf se transforme en une larve cysticerque
(Cysticercus bovis) qui est une petite vésicule ovoïde d'environ 7 mm de long
sur 4 mm de large.
L'Homme s'infeste en ingérant crue ou insuffisamment cuite la viande
de bœuf ou d'autres bovidés porteurs de cysticerques vivants. Le ver devient
adulte en deux à trois mois et commence à émettre des anneaux.

Figure 22 : Cycle évolutif de Taenia saginata [71]

II-2-1-1-3- Répartition géographique

Le taeniasis à Taenia saginata est une parasitose cosmopolite qui se


développe le plus souvent dans les populations consommant la viande de
bovidés peu cuite.
II-2-1-2- Symptomatologie

La parasitose à Taenia saginata est parfois latente, et le diagnostic est


posé lorsque le malade découvre des anneaux dans ses sous-vêtements ou sa
literie. Souvent des troubles digestifs apparaissent à titre de: douleurs
abdominales vagues et rarement des vomissements, nausées, pyrosis, éructation,
ou alternance de diarrhée et de constipation.

II-2-2-Taeniasis à Taenia solium

II-2-2-1- Epidémiologie

II-2-2-1-1- Agent pathogène

Parasite adulte

Taenia solium est un « ver solitaire », rubané de 2 à 8 m de long et


vivant dans l'intestin grêle de l'Homme qui reste le seul hôte définitif. La tête est
munie de 4 ventouses et des crochets d'où son nom de « taenia armé ». Les
ramifications utérines des anneaux mûrs sont grosses et peu nombreuses avec
des pores génitaux latéraux et régulièrement alternes.

Embryophore
Taenia solium a un embryophore presque identique à celui de Taenia
saginata.
Figure 23 : Adulte de Taenia solium [72]

Figure 24 : Embryophore de Taenia solium [73]


II-2-2-1-2- Cycle évolutif

Dans l'intestin de l'homme, les anneaux se détachent par groupes de 5


à 10 puis sont éliminés passivement avec les selles dans le milieu extérieur sans
forcer le sphincter anal comme ceux de Taenia saginata; de sorte que l'individu
parasité ignore souvent pendant longtemps qu'il est porteur. Dans le milieu
extérieur, le porc et d'autres suidés coprophages ingèrent les anneaux contenus
dans les selles. Les œufs sont alors lysés, et ils libèrent leurs embryons
hexacanthes qui, après un parcours intra-organique, arrivent dans le tissu
musculaire et se transforment en larves cysticerques (Cysticercus cellulosae)
mesurant environ 15 mm sur 7 à 8 mm.

L'Homme se contamine en ingérant de la viande de porc ou autre suidé


crue ou mal cuite contenant des cysticerques vivants.

Figure 25: Cycle évolutif de Taenia solium [74]


II-2-2-1-3- Répartition géographique

Le taeniasis à Taenia solium est une maladie cosmopolite couramment


rencontrée dans les populations consommant la viande de porc.

II-2-2-2-Symptomatologie

Le taeniasis à Taenia solium est en général de symptôme banal.


Toutefois sa symptomatologie peut être dangereuse en cas de cysticercose
humaine par ingestion d'œufs à partir du milieu extérieur ou à partir des anneaux
détruits dans le tube digestif du malade. La cysticercose humaine est la
localisation des larves dans les muscles mais surtout dans l'œil, le cerveau et la
peau.

II-3-Trématodoses: Bilharziose à Schistosoma mansoni

La bilharziose est une maladie parasitaire due à des vers parasites appelés
schistosomes. Ces parasites sont des vers plats non segmentés à sexes séparés
vivant au stade adulte dans le système veineux des mammifères et évoluant au
stade larvaire chez un mollusque gastéropode d'eau douce. Cinq espèces peuvent
parasiter l'homme dont Schistosoma mansoni qui provoque la bilharziose
intestinale chez l'homme.

II-3-1-Epidémiologie

II-3-1-1- Agent pathogène

Parasite adulte

Le parasite mâle, mesurant 8 à 12 mm de long, porte la femelle dans un


sillon ventral appelé canal gynécophore. Il porte au niveau de son tiers antérieur
deux ventouses qui sont des organes de fixation et 8 à 9 testicules. La femelle,
quant à elle, est grêle et cylindrique avec 15 à 18 mm de long et porte également
deux ventouses.

Œuf

L'œuf de schistosome est ovoïde, mesurant 115 à 170 µm de long sur


40 à 70 µm de large. Il a une coque épaisse, lisse et transparente avec un éperon
latéral proéminent et contient un embryon cilié appelé miracidium.

Figure 26 : Adultes mâle et femelle de schistosome [68]


Figure 27: Œuf de Schistosoma mansoni [68]

II-3-1-2- Mode de contamination

La voie de contamination est essentiellement transcutanée. Mais,


exceptionnellement, elle peut se faire par ingestion de boissons contenant des
larves qui franchissent la muqueuse buccale.

II-3-1-3- Cycle évolutif

Le cycle fait intervenir un hôte intermédiaire qui est un mollusque


gastéropode de la famille des Planorbidae et du genre Biomphalaria. Les
schistosomes adultes résident dans le plexus hémorroïdal d'où les femelles
fécondées pondent des œufs qui sont éliminés dans le milieu extérieur avec les
selles.
Dans les conditions favorables (eau douce à température de 20°C à 30°C,
ensoleillement suffisant), chaque œuf embryonné à la ponte éclot et libère une
larve ciliée appelée le miracidium. Cette dernière nage à la recherche de son
mollusque spécifique dans l'organisme duquel il évolue, en passant par les
stades de sporocyste 1 et sporocyste II pour donner de nombreux furcocercaires
par le phénomène de polyembryonie. Celles-ci quittent le mollusque et nagent à
la recherche de l'hôte définitif qui est l'homme.

L'homme s'infeste pendant la baignade ou en marchant pieds nus dans


les eaux abritant des mollusques infestés. Les furcocercaires pénètrent par voie
transcutanée puis perdent leur queue pour devenir des schistosomules.
A travers la voie lymphatique ou sanguine, les schistosomules gagnent
successivement le cœur droit, les poumons, le cœur gauche, la grande
circulation, les veinules portes intra hépatiques puis le foie où ils subissent des
transformations pour devenir des adultes mâles et femelles en 5 à 6 semaines
après l'infestation.

Les couples d'adultes ainsi formés migrent vers le plexus hémorroïdal en


passant par la veine porte, la veine mésentérique inférieure et la veine
hémorroïdale supérieure. Dans les veinules des plexus, les femelles s'engagent
dans les fines ramifications veineuses de la paroi intestinale pour pondre des
œufs.
Figure 28: Cycle évolutif des schistosomes [68]

II-3-1-4- Répartition géographique

Son foyer est limité à certaines régions de l'Afrique (Afrique


subsaharienne, Egypte, Madagascar), au Moyen-Orient (Yémen, Arabie
Saoudite), en Amérique latine et aux Antilles.

II-3-2-Symptomatologie

La maladie évolue en 3 phases:

II-3-2-1- Phase initiale

Elle débute avec la pénétration transcutanée des furcocercaires, et il


apparaît le plus souvent un prurit et une urticaire qui disparaissent en 1 ou 2
jours.
II-3-2-2- Phase d'invasion

C'est lors de la primo-invasion que cette phase est cliniquement marquée.


On note la migration et les transformations des schistosomules, occasionnant des
troubles allergiques tels que la fièvre, la sueur, les céphalées, les urticaires, les
arthralgies, les myalgies, les toux et une dyspnée. Parfois, une légère hépato-
splénomégalie et une hyper-éosinophilie peuvent être observées.

II-3-2-3- Phase d'état

Elle survient environ 3 mois après l'infestation et se traduit par des troubles
intestinaux à titre de douleurs abdominales, diarrhée faite de selles fréquentes
molles ou liquides, parfois glaireuses, sanguinolentes ou dysentériformes
associées à des douleurs rectales ou coliques. Dans les formes graves, est
associée une atteinte hépatosplénique. L'évolution de l'atteinte intestinale se fait
généralement vers la régression des différents signes même sans traitement.

II-3-2-4- Complications

Elles apparaissent à un stade tardif de la maladie après plusieurs années


d'évolution et sont dues principalement à une accumulation des pontes dans des
endroits où les œufs restent emprisonnés (foie), avec formation des granulomes
autour des ceux-ci. Des troubles peuvent être observés, notamment:

 des atteintes cérébro-méningées dues à l'égarement des œufs et des vers


adultes dans le système nerveux ;

 des manifestations hépatospléniques observées dans les cas


d'hyperinfestation ;

 une hépato-splénomégalie qui peut être importante et s'accompagner


d'hypertension portale avec varices œsophagiennes, ascite, œdème,
encéphalopathie, atteinte de l'état général de l'individu malade.
L'évolution est généralement mortelle.
III- DIAGNOSTICS BIOLOGIQUES DES
HELMINTHOSES INTESTINALES

Le diagnostic biologique est d'importance capitale, car il détermine le


traitement à mettre en place et permet d'en contrôler l'efficacité. Outre les
éléments fournis par le clinicien, certains éléments permettent d'orienter le
diagnostic vers une parasitose donnée. Ce diagnostic sera confirmé par la
découverte des formes parasitaires (œuf, larves, adultes) à l'examen
parasitologique des selles.

III-1- Diagnostics biologiques d'orientation

Une parasitose peut être évoquée par un certain nombre de signe. Ce sont:

III-1-1-Arguments hématologiques

L'hémogramme peut déterminer :

 soit une anémie hypochrome microcytaire évocatrice d'une infestation


par des vers hématophages tels que l'ankylostome et le trichocéphale;
 soit une hyperéosinophilie sanguine évoquant une helminthose et
variable dans le temps selon le sujet et selon le parasite en cause.

III-1-2-Arguments sérologiques

La sérologie vise à mettre en évidence et à doser des anticorps


antiparasitaires. Ce ne sont que des arguments de présomption pour la plupart
des helminthoses. Mais, ils sont nécessaires pour poser le diagnostic lorsque les
parasites ne peuvent être mis en évidence (cas une bilharziose ancienne). Les
principales techniques utilisées pour la sérologie sont:

 l'hémagglutination,
 la précipitation en milieu gélifié,
 l'immunofluorescence.
III-2-Diagnostic de certitude

Les examens parasitologiques des selles tiennent une place importante,


car ils permettent d'affirmer le diagnostic d'une parasitose intestinale. Il consiste
à mettre en évidence les formes parasitaires (œufs, larves, adultes) dans les
prélèvements biologiques (selles). Plusieurs techniques de recherche existent,
mais celle utilisée doit être adaptée en fonction du parasite compte tenu de la
spécificité de chaque parasite.
Chapitre III
LES
PROTOZOOSES
INTESTINALES
I- DEFINITION
La protozoose est un ensemble de troubles causés par les protozoaires à
un organisme. Ces protozoaires sont des micro-organismes unicellulaires.

II- CLASSIFICATION

Le sous-règne des protozoaires est divisé en 3 phylums et


comporte quatre (4) classes d’intérêt en parasitologie
humaine :

 le phylum des Sarcomastigophora,


 le phylum des Apicomplexa,
 le phylum des Ciliophora.

Ces différents phylums sont classés selon le schéma suivant :


PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III- EPIDEMIOLOGIE ET SYMPTOMATOLOGIES DES PROTOZOOSES


INTESTINALES

III-1- Giardiose

La giardiose humaine est une affection parasitaire due à la prése nce dans
l’intestin grêle de l’lomme, d’un parasite flagellé appelé Giardia duodenalis (ou
Giardia intestinalis, anciennement Giardia lamblia).

III-1-1-Epidémiologie
III-1-1-1- Agent pathogène
Giardia intestinalis existe sous deux formes : la forme végétative (figure
30) et la forme kystique (figure 31).

 La forme végétative (trophozoïte)


Le trophozoïte est piriforme. De face, il est décrit comme un cerf-volant
de 10 à 20 µm de long sur 6 à 10 µm de large. De profil, le protozoaire prend
l’allure d’un croissant lunaire dû à la dépression de la face ventrale. L’on
distingue deux noyaux à la partie antérieure du trophozoïte, au niveau de sa
partie médiane se trouve un élément de soutien appelé axostyle.
Giardia intestinalis est mobile grâce à quatre paires de flagelles reparties
de la manière suivante :

o deux paires en position antérolatérale,


o une paire en position ventrale,
o une paire en position postérieure.

Ces flagelles et leur positionnement sont responsables des mouvements


caractéristiques de Giardia intestinalis dit en « chute de feuille ». Les formes
végétatives ne sont éliminées dans les selles de l’hôte contaminé qu’au cours des
diarrhées profuses.
70
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Figure 30 : Trophozoïte de Giardia intestinalis [25]

 Le kyste
Le kyste est ovoïde, mesurant 10 à 13 µm de long sur 8 à 9 µm de large.
Il possède 2 à 4 noyaux et renferme des flagelles groupées en faisceaux
réfringents dans l’axe longitudinal du kyste.

Figure 31 : Kystes de Giardia intestinalis [25]

71
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-1-1-2- Cycle évolutif (figure 32)

Le trophozoïte vit dans la partie supérieure de l’intestin grêle (duodénum


et début du jéjunum).
Le parasite se reproduit par division binaire longitudinale, après sa fixation à la
muqueuse intestinale grâce à un disque ventral. En présence de sels biliaires, les
formes végétatives s’enkystent dans la lumière du tube digestif. C’est sous cette
forme kystique directement infestante que Giardia intestinalis est éliminé dans
le milieu extérieur où il peut résister de longue période en milieu humide.
L’homme se contamine en ingérant des kystes mûrs en même temps que
l’eau de boisson souillée, aliments souillés ou à la faveur des mains sales
souillées. Les kystes ainsi ingérés donnent dans le duodénum les formes
végétatives.
La transmission de la giardiase est possible également dans certaines pratiques
sexuelles avec contacts oro-anaux [82].

Figure 32 : Cycle évolutif de Giardia intestinalis [33]

72
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-1-1-3- Répartition géographique


La giardiase est la protozoose intestinale la plus répandue dans le monde .
Elle touche 10 à 20 % des populations vivant en climat tempéré et chaud.
La prévalence de la giardiase augmente au cours de l’enfance et ne
commence à décroître qu’après l’adolescence. L’infection est rare avant l’âge de
6 mois. Le rôle protecteur des IgA sécrétoires anti giardia présentes dans le lait
maternel est connu. Une giardiase chronique est fréquemment constatée dans la
population homosexuelle masculine [39].

III-1-2-Symptomatologie
La pathologie est souvent asymptomatique.
Le début est habituellement progressif, mais peut être brutal. On observe
alors
:
 des épisodes diarrhéiques matinales et post-prandiales à une
fréquence de 5 à 10 selles par jour, absence de ténesme et
d’épreinte,

 des nausées et anorexie,

 des douleurs épigastriques de l’hypochondre droit survenant par


crise, se déclenchant après les repas selon un rythme qui fait penser
à un ulcère duodénal.

III-2-Amibiase

L’amibiase est une affection parasitaire due à un protozoaire de la classe


des rhizopodes: Entamoeba histolytica, parasite strict de l’homme. Les autres
sont non pathogènes, il s’agit d’Entamoeba coli, d’Endolimax nana
d’Endolimax hartmanni, d’Endolimax polecki et Pseudolimax butschlii.

73
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-2-1-Epidémiologie

III-2-1-1-Agent pathogène

Entamoeba histolytica est un parasite monoxène de l’homme.

 La forme végétative d’Entamoeba histolytica (figure 33)


Elle mesure 15 à 40 µm de diamètre. Son mouvement est vif par émission
d’un pseudopode long, fin et grêle unidirectionnel. Son noyau est caractérisé par
une membrane nucléaire tapissée d’une chromatine fine régulièrement disposée
en périphérie. L’on peut retrouver des hématies dans son cytoplasme. La
présence de cette forme dans les selles est susceptible d’entrainer d’une
dysenterie amibienne.

Figure 33 : Forme végétative d’Entamoeba histolytica (Coloration au LUGOL)


(GX 400) [25]

74
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

 La forme kystique
Elément sphérique de 10 à 15 µm de diamètre avec une paroi épaisse et
réfringente. Le kyste mature (figure 34) contient quatre noyaux qui répondent à
la description de ceux des formes végétatives. Parfois dans le kyste mature, on
trouve des éléments en forme de bâtonnets à bouts arrondis appelés corps
sidérophiles. Le kyste représente la forme de résistance et de dissémination de
l’amibe.

Cores
sidérophiles

Noyau

Figure 34: Kyste mature d’Entamoeba histolytica / E. dispar [25]

III-2-1-2-Cycle évolutif (figure 35)


Ingéré avec l’eau ou les aliments souillés, le kyste infestant à 4 noyaux au
niveau de l’intestin grêle perd sa coque qui la protégeait grâce aux enzymes
digestives par lyse. Une division nucléaire de l’amibe métakystique résultante
donne naissance à huit petites amibes ou amoebules, qui se transforment au
niveau du côlon en forme végétative (trophozoïte). L’habitat des trophozoïtes est
la lumière intestinale de l’homme.
Entamoeba histolytica, doué d’un pouvoir nécrosant, pénètre dans la paroi
de la muqueuse intestinale en créant des ulcérations décrites en « coups
d’ongle », qui évoluent vers des abcès décrits en « boutons de chemise ». Ces
abcès seront à l’origine de la dysenterie amibienne.
Les formes végétatives d’Entamoeba histolytica peuvent donner à
nouveau les formes kystiques, sources de dissémination du parasite.

75
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Kystes mûrs

Ingéré

Excystation

Kystes

Formes diagnostiques de parasites

Résidus

Colonisation non invasive Maladie intestinale


Stade d’infection Stade de diagnostic
Maladie supplémentaire intestinale

Figure 35 : Cycle évolutif d’Entamoeba histolytica [25]

76
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-2-2-Symptomatologie

Sur le plan clinique, on distingue deux formes d’amibiase intestinale :

 amibiase intestinale aiguë ou dysenterie amibienne,


 amibiase intestinale chronique.

 Amibiase intestinale aiguë

La dysenterie amibienne a une incubation silencieuse, ce qui rend


l’apparition souvent brutale. La durée d’incubation est variable.
Le début est marqué par des douleurs abdominales vagues et par une
diarrhée brutale et apyrétique qui devient rapidement glairo-sanguinolante : c’est
la période d’état :

o émission des selles nombreuses (10 à 15 par jour), qui deviennent


rapidement afécales, faites alors uniquement de glaires et de sang : c’est
le « crachat rectal »,

o des épreintes, douleurs coliques traçantes suivant le cadre colique du


cæcum au sigmoïde, se terminant par une impérieuse envie d’aller à la
selle,

o ténesme, contracture douloureuse du sphincter anal,

o le malade est apyrétique, et son état général est bien conservé.

 Amibiase intestinale chronique

Ce terme regroupe l’ensemble des manifestations séquellaires observées


au décours d’une ou plusieurs poussées d’amibiases intestinales aiguës.

77
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

On observe :
 des douleurs abdominales,
 des troubles du transit (alternance diarrhées et constipations),
 un ballonnement,
 une intolérance à certains aliments (lait, pain, féculents),
 une altération de l’état général avec : asthénie, amaigrissement
(déshydratation profonde).

Une troisième forme clinique de l’amibiase intestinale s’observe à


l’examen radiologique du tube digestif : c’est l’amoebome qui est une tumeur
inflammatoire du côlon se développant parfois longtemps après une amibiase
aiguë, mais aussi de façon inaugurale.

III-3-Isosporose
C’est une coccidiose à localisation intracellulaire, retrouvée uniquement
chez l’homme et due à Isospora belli.

III-3-1-Epidémiologie

III-3-1-1- Agent pathogène

Les oocystes sont réfringents et ont une forme ovalaire mesurant 25 à 30


µm de long sur 12 à 19 µm de large avec une paroi double.
A leur émission dans les selles, les oocystes contiennent une ou deux
masses cytoplasmiques granulaires appelées sporoblastes. L’oocyste mature
contient deux sporocystes, et chaque sporocyste contient quatre sporozoïtes
falciformes.

78
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-3-1-2- Cycle évolutif (figure 36)


Isospora belli est une coccidie monoxène humaine, habitant le duodénum
distal et le jéjunum proximal. Après ingestion, l’oocyste sporulé libère les
sporocystes contenant les sporozoïtes. Ceux-ci une fois libérés envahissent les
cellules épithéliales intestinales et deviennent des trophozoïtes. Ces formes se
développent en schizontes plurinucléés dont la division donne lieu à des formes
mononuclées appelées mérozoïtes. Ces derniers envahissent d’autres entérocytes
pouvant donner encore des schizontes ou évoluer en donnant des formes
sexuées, (macrogamontes et microgamontes) précurseurs des macrogamètes et
microgamètes. Les microgamètes fusionnent avec les macrogamètes pour
produire les oocystes. Le seul stade parasitaire diploïde est le macrogamète
fécondé. Une méiose a lieu au cours de la formation des sporozoïtes[12;16; 21].
Les oocystes contenant 1 ou 2 sporoblastes sont éliminés avec les selles.
Au bout de 1 à 2 jours dans le milieu extérieur, les sporoblastes
deviennent des sporocystes, chacun contenant quatre sporozoïtes infestants.
L’homme se contamine par l’isosporose en ingérant des oocystes matures
contenus dans l’eau ou des aliments. La transmission de l’isosporose à Isospora
belli est possible également dans certaines pratiques sexuelles avec contacts oro-
anaux

[53].

79
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

ISOSPOROSE
Oocystes mûrs avec des sporozoites

oocyste non
mûr avec des sporocystes

oocyste non
mûr avec des sporoblastes

oocyste en résidus

oocyste mures
Asexuel

Fertilisation

oocyste en

Sexuel

1 : oocyste sporulé, 2 : sporocyste contenant des sporozoïtes, 3: schizontes


plurinucléés, 4 : mérozoïtes, 5 : macrogamètes,
Figure 36: Cycle évolutif de l’Isospora belli [21]

III-3-1-3- Répartition géographique


Les cas humains d’isosporose à Isospora belli proviennent généralement
des régions tropicales et sous-tropicales et rarement des régions tempérées.
L’isosporose est fréquente chez les sujets immunodéprimés.

III-3-2-Symptomatologie
On observe une symptomatologie digestive prédominante,
avec possibilité de manifestations extra-intestinales.

80
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Chez les patients immunodéprimés, infectés par le VIH, l’isosporose se


traduit par une diarrhée liquide de type sécrétoire, avec des déperditions
liquidiennes de plusieurs litres par jour entraînant une déshydratation nécessitant
une hospitalisation. Fièvre et perte de poids sont fréquentes.

III-4- Cryptosporidiose

III-4-1-Epidémiologie
La cryptosporidiose est une zoonose cosmopolite causée par des
protozoaires appartenant à la classe des coccidies et au genre Cryptospridium.
On admet actuellement que Cryptosporidium parvum est l’espèce responsable
de la cryptosporidiose humaine [17].

III-4-1-1- Agent pathogène


L’oocyste se présente comme un élément arrondi ou ovalaire de 4 à 6
micron de diamètre à paroi épaisse. Il contient un corps résiduel et 4
sporozoïtes.

III-4-1-2- Cycle évolutif


Le cycle biologique est monoxène direct et comprend 3 phases
: Schizongonique, gamogonique puis sporogonique.
Les oocystes éliminés avec les matières fécales sont sporulés et
directement infestantes. Ils se dispersent dans le sol et surtout dans l’eau où ils
résistent à toute variété désinfectante habituellement utilisée.
L’homme se contamine par voie digestive par ingestion d’oocystes. Une
transmission aérienne est également évoquée. La transmission peut se faire
d’homme à homme ou d’un animal à l’homme.

81
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Phase Schizogonique
Chaque oocyste libère 4 sporozoïtes dans la lumière intestinale. Ces
sporozoïtes pénètrent dans la cellule hôte par invagination de la membrane
plasmique et deviennent des trophozoïtes.
La phase asexuée comprend 2 types de générations schizogoniques
successives qui aboutissent à des schizontes matures contenant 8 (type 1) puis 4
(type 2) mérozoïtes.
Ceux-ci, libérés dans la lumière intestinale par éclatement des schizontes,
envahissent les microvillosités des entérocytes.
Une autoinfestation par les mérozoïtes de type 1 pourrait pérenniser
l’infestation.
Apres invasion cellulaire, les mérozoïtes de type 2 se transforment en
stade sexué : les microgamontes.

Phase gamogonique
L’éclatement de chaque microgamète libère jusqu’à 16 microgamètes non
flagellés et macrogamètes uninucléés. La fécondation a lieu par pénétration d’un
microgamète dans un macrogamète.
Elle donne un zygote.

Phase sporogonique
Durant la phase sporogonique, le zygote élabore la coque du futur oocyste
où se différencient 4 sporozoïtes. Deux types d’oocystes sporulés sont observés :
Les uns à paroi double sont éliminés dans le milieu extérieur avec les fèces, les
autres à paroi simple pourraient exister dans la lumière intestinale de l’hôte et
assurer l’autoinfestation.
Ce cycle dure au total 4 à 6 jours.

82
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Figure 37: Cycle évolutif du Cryptosporidium sp [18]

83
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-4-1-3- Répartition géographique

C’est une coccidiose pathogène cosmopolite :


- chez les immunocompétents: elle est responsable d'environ 5 % des
diarrhées dans les pays chauds en voie de développement et de 1 à 2 %
dans les régions tempérées ;
- chez les immunodéprimés: cette affection est responsable d'environ 20 à
30 % des diarrhées dans les pays chauds en voie de développement.

III-4-2- Symptomatologie

La cryptosporidiose induit des diarrhées hydriques profuses


accompagnées ou non de douleurs abdominales:
- chez les immunocompétents: elle touche plus souvent les enfants et
provoque des gastro-entérites avec diarrhée, vomissements, fièvre, des
diarrhées des voyageurs ;
- chez les immunodéprimés: on a une diarrhée cholériforme jusqu’à 2 à 6
litres/jour, une déshydratation, des désordres électrolytiques et
d’importante perte de poids qui imposent une hospitalisation.
La cryptosporidiose est souvent inaugurale du stade III du SIDA avec un
taux de CD4+ < 100 /mm3 comme facteur de risque.

84
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DES PROTOZOAIRES INTESTINAUX

IV-1- Amibiase
Dans la dysenterie amibienne, le diagnostic se fait souvent par l’examen
parasitologique des selles. Les éléments recherchés sont : les formes végétatives
dans les selles fraîchement émises, pâteuses et les mucosités glairo-
sanguinolantes. L’observation doit être rapide pour ces formes parasitaires, car
ils ne résistent pas longtemps dans le milieu extérieur. Les kystes à la différence
des formes végétatives s’observent dans les selles solides.

IV-2 - Giardiase
L’examen coprologique permet de retrouver et d’identifier les kystes et
les formes végétatives de Giardia intestinalis. Du fait de l’existence de périodes
muettes sans émission de parasites, il est souhaitable de pratiquer l’examen au
moins trois fois à plusieurs jours d’intervalle.

IV-3ŔIsosporose
Il est basé sur la mise en évidence d’oocystes non segmentés dans les
selles par examen ou après concentration.

85
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Deuxième partie

NOTRE ETUDE

86
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Chapitre I
CADRE D’ETUDE

87
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

I- DISTRICT D’ABIDJAN

La Côte d’Ivoire est un pays en développement situé en Afrique de


l’Ouest. Abidjan en est la capitale économique.

Ville côtière, elle est comprise entre 7 et 9 m d’altitude.

I-1- Climat

La région d’Abidjan bénéficie d’un climat tropical humide


avec globalement quatre saisons :

 une grande saison des pluies, de Mars à mi-Juillet,


 une petite saison sèche de mi-Juillet à mi-Septembre,
 une petite saison des pluies de mi-Septembre à fin Novembre,
 une grande saison sèche de Décembre à Mars.

Sur ce schéma de base, on assiste depuis quelques années à de grands


remaniements climatiques avec des interférences des saisons qui rendent
aléatoire le caractère absolu de cette répartition.

I-1-1- Pluviométrie

La précipitation moyenne annuelle est de 1703 mm, avec un maximum de


2432,2 mm et un minimum de 1059 mm.

Le taux d’humidité est compris entre 80 et 90%.

I-1-2- Température

La température moyenne annuelle est de 26,6°C avec un minimum de


23,6°C et un maximum de 29,6°C. Cependant, on peut rencontrer des
températures absolues maximales de 37,4°C.

88
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

I-2- Hydrographie

Abidjan est une ville côtière qui est très largement traversée par la lagune
Ebrié et l’océan atlantique. Il existe aussi de grosses retenues d’eau comme la
rivière du Banco.

I-3- Végétation

Un couvert végétal important caractérise cette zone où s’étend la forêt


ombrophile dense qui a été progressivement dégradée et où la mangrove envahit
la zone lagunaire et les bords des estuaires.

Le district d’Abidjan, particulièrement Abobo, Cocody, Yopougon et


Treichville se trouve donc dans la zone chaude et humide intertropicale, zone
propice au développement de la quasi-totalité des maladies parasitaires.

Zone d’étude

Zone d’étude
Zone d’étude

Zone d’étude

Source :BNETD/[Link] Géo 2000

Figure 38: Carte du district d’Abidjan

89
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

II- CENTRE DE TRAITEMENT AMBULATOIRE PEDIATRIQUE


(CTAP) DE YOPOUGON
Le centre hospitalier et universitaire (CHU) de Yopougon dispose de
services médicaux uniques en Côte d’Ivoire, dont le centre de prise en charge
médicale des enfants infectés et non infectés par le VIH/Sida.

Ce centre regroupe 5 grandes unités dont une unité de prise en charge


pédiatrique de l’infection à VIH et une unité de nutrition.

Le CTAP constitue une référence dans la prise en charge des affections


d’origine nutritionnelle.

III- SERVICE DE PEDIATRIE DU CHU DE COCODY

Le service de pédiatrie du CHU de Cocody est l’un des centres pilote


dans la mise en œuvre et l’exécution des programmes de santé publique en Côte
d’Ivoire. Il renferme entre autres des unités de protection infantile ainsi qu’une
unité de Réhabilitation Nutritionnelle.

A ce titre, c’est un centre de convergence des patients qui arrivent soit par
eux-mêmes, soit sont adressés par d’autres formations sanitaires installées dans
les diverses communes de la ville d’Abidjan, voire de l’intérieur de la Côte
d’Ivoire pour une prise en charge d’affection nutritionnelle.

IV- SERVICE DE PEDIATRIE DU CHU DE TREICHVILLE

Le CHU de Treichville est doté d’un service de Pédiatrie dans lequel se


trouve une unité de Réhabilitation Nutritionnelle qui reçoit tous les enfants âgés
de 0 à 15 ans. Cette dernière assure la prise en charge des différentes pathologies
pédiatriques d’origine nutritionnelle dans le cadre d'une hospitalisation
programmée ou non ainsi que les urgences pédiatriques médicales 24h/24h.

90
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

V- SERVICE DE PEDIATRIE DE L’HOPITAL GENERAL D’ABOBO

L’hôpital général d’Abobo est composé de plusieurs


bâtiments interconnectés.
Le service de pédiatrie médicale est situé à extrémité de l’hôpital et comprend
les unités suivantes :
 la consultation pédiatrique,
 l’hospitalisation,
 et l’unité de Réhabilitation Nutritionnelle.
C’est un centre de référence dans la prise en charge de la malnutrition dans la
commune d’Abobo.

91
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Chapitre II
MATERIEL ET METHODES

92
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

I - MATERIEL

I-1- Lieu d’étude


Nos travaux se sont déroulés à Abidjan. Les unités de réhabilitation
nutritionnelles des CHU de Cocody, Yopougon, Treichville et de l’hôpital
général d’Abobo ont servi de cadre pour les prélèvements. La recherche des
parasites s’est déroulée au laboratoire de Parasitologie du Centre de Diagnostic
et de Recherche sur le Sida et les maladies opportunistes (CeDReS).

I-2- Population d’étude

 Taille de l’échantillon

La taille de notre échantillonnage est déterminée par la formule suivante :

(µα/2)2Pn(qn)
n=

d2

Pn : prévalence globale des parasitoses intestinales : 17 % d’après l’étude de


KASSI R. [39].
qn = 1 - Pn
n= taille de l’échantillon
uα / 2 : écart réduit : 1,96
d : risque d’erreur sur l’estimation de Pn (0,05 ou 5 %)

L’application donne : n=216,72


Le nombre de sujets nécessaires pour cette étude est d’au moins 217.

93
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Les patients étaient sélectionnés selon les critères suivants :


- avoir un âge compris entre 6 mois et 15 ans ;
- résider à Abidjan ;
- être malnutri et présent le jour de la distribution des fiches et des pots de
prélèvement ;
- obtenir le consentement éclairé du représentant légal de l’enfant.

I -3-Matériel technique et réactifs


Ils sont constitués de :
- microscope optique binoculaire de marque LEICA ;
- centrifugeuse JOUAN ;
- lames porte-objets ;
- lamelles ;
- sérum physiologique ;
- papier cellophane découpé en rectangle ;
- papier buvard ;
- scotch transparent ;
- réactif de KATO ;
- Formol à 10% ;
- Ether ;
- Eau distillée
- Lugol 1 % ;
- Eau de javel ;
- pots de prélèvement ;
- gants non stériles à usage unique.

94
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II- METHODES

II-1-Type d’étude

Il s’agit d’une enquête coproparasitaire transversale, initiée par


le laboratoire de Parasitologie-Mycologie de l’UFR des Sciences
Pharmaceutiques et Biologiques de l’Université Félix Houphouët Boigny
d’Abidjan. Elle visait à évaluer le profil épidémiologique des parasitoses
intestinales chez les enfants malnutris à Abidjan. L’enquête s’est déroulée du
18 Octobre 2012 au 18 Août 2013.

II-2 - Procédure d’enquête

II-2-1- Identification des enfants malnutris

Dans notre travail, nous avons utilisé l’indice poids/taille.

 Indice Poids/Taille (P/T)


L’indice Poids/Taille exprime le poids d’un enfant en fonction de sa taille.
Il met en évidence la maigreur ou émaciation chez un enfant. La classification
se fait à l’aide de la table P/T qui permet de classer la malnutrition aiguë [63].

95
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 Poids pour taille

Tableau V : Table poids/taille [63]

Table Poids pour Taille garçons et filles


Taille Poids Kg – Z-score Taille Poids Kg – Z-score
debout debou
t
cm -3 -2 -1,5 -1 0 cm -3 -2 -1,5 -1 0
Utiliser la taille debout pour les 87cm et plus

87 9,6 10,4 10,8 11,2 12,2 104 13,0 14,0 14,6 15,2 16,5
87,5 9,7 10,5 10,9 11,3 12,3 104,5 13,1 14,2 14,7 15,4 16,7
88 9,8 10,6 11,0 11,5 12,4 105 13,2 14,3 14,9 15,5 16,8
88,5 9,9 10,7 11,1 11,6 12,5 105,5 13,3 14,4 15,0 15,6 17,0
89 10,0 10,8 11,2 11,7 12,6 106 13,4 14,5 15,1 15,8 17,2
89,5 10,1 10,9 11,3 11,8 12,8 106,5 13,5 14,7 15,3 15,9 17,3
90 10,2 11,0 11,5 11,9 12,9 107 13,7 14,8 15,4 16,1 17,5
90,5 10,3 11,1 11,6 12,0 13,0 107,5 13,8 14,9 15,6 16,2 17,7
91 10,4 11,2 11,7 12,1 13,1 108 13,9 15,1 15,7 16,4 17,8
91,5 10,5 11,3 11,8 12,2 13,2 108,5 14,0 15,2 15,8 16,5 18,0

96
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 Lecture de la table poids/taille


Lorsqu’on a une valeur de Z score :
 comprise entre -3 et -2, le Z score correspond à une malnutrition
modérée
 <-3, le Z score correspond à une malnutrition sévère

 Objectif à atteindre dans les centres de nutrition


Dans les centres de nutrition, l’objectif est atteint lorsque la valeur du Z
score est > -1. Ainsi, l’enfant est donc bien nourri.
II-2-2-Prélèvement des selles et collectes de données

L'enquête s’est déroulée dans les 3 Centres Hospitaliers et Universitaire


de la ville ainsi que l’hôpital général d’Abobo.
Les analyses des prélèvements ont été effectuées au CeDReS.
L'enquête s’est déroulée en deux phases :

 le remplissage des fiches d'enquête,


 l'examen parasitologique des selles.

La veille de l'examen, les enfants sont identifiés à travers des fiches d’enquête.
Les renseignements concernent :
 l'identification de l’enfant,
 la situation clinique,
 la situation thérapeutique,
 les renseignements sur la famille.

Le jour de l’examen, les patients venant en consultation le matin,


recevaient des pots pour y émettre les selles sur place. Pour ceux qui ne
pouvaient pas émettre les selles le même jour, nous avons remis les pots aux
mères pour le lendemain. Les pots contenant les selles ont été rapidement
transmis au laboratoire du CeDReS pour les examens parasitologiques.
97
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Le fait que les prélèvements nous soient apportés de la maison par les
mères, ne nous a toujours pas permis de respecter le délai de 1 heures exigé
entre le prélèvement et l’analyse pour l’observation des formes végétatives de
protozoaires. Nous avons également perdu de vue de nombreux patients. Ce qui
a contribué à prolonger la période des travaux prévue pour 6 mois.

II-3-Méthodes d’analyses

Nous avons utilisé les techniques coprologiques suivantes


: 1- l’examen macroscopique
2- l’examen microscopique direct
3- la technique de Ritchie simplifiée
4- la coloration de Ziehl-Neelsen modifié.

II-3-1- Examen macroscopique


Cette première étape de l’analyse parasitaire des selles permet de noter :
 la consistance des selles ;
 l’odeur ;
 la couleur ;
 la présence éventuelle de sang, mucus, glaire ;
 la présence d’adulte de certains parasites, notamment ascaris, ténia,
oxyure.

II-3-2-Examen microscopique direct


Sur une lame porte-objet propre, on dépose une goutte de sérum
physiologique dans laquelle est délayée une quantité de matière fécale prélevée
à différents endroits du spécimen biologique.
L’étalement est recouvert d’une lamelle, et la lecture au microscope se fait
grossissement G x 10, puis au G x 40.

98
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

II-3-3-Technique de Ritchie simplifiée


On procède à la dilution d’un volume de selle dans 10 volumes de
réactif de Ritchie (100 ml de formol, 900 ml d'eau distillée) puis on mélange et
on laisse sédimenter quelques secondes. Ensuite on filtre à travers un tamis et on
récupère le filtrat dans un tube à centrifuger où on ajoute de l'éther
(inflammable) : 1/3 d'éther pour 2/3 de mélange. On ferme le tube à centrifuger
et on agite vigoureusement. On procède ensuite à la centrifugation pendant 3
minutes à 1500 trs/min. Après élimination du surnageant par retournements, on
effectue un examen direct sur le culot de centrifugation qui est prélevé à l’aide
d’une pipette Pasteur.

 Intérêt
Cette technique permet d'augmenter la sensibilité de la recherche de
formes kystiques ou d'œufs.
Les formes végétatives ne peuvent plus être mises en évidence après
concentration.

II-3-4-Coloration de Ziehl-Neelsen modifiée

Sur une lame porte objet, on dépose une goutte de culot de Ritchie, et on
sèche à l'air. On fixe du méthanol pendant 2 à 5 min. Puis on sèche à la
température ambiante. On effectue la coloration à la fuschine phéniquée (filtrée)
pendant 1h30 ensuite on rince à l'eau. On procède à la différenciation par une
solution d'acide sulfurique à 2 % : 15-20 secondes puis on rince à l'eau. Pendant
15 min, on effectue une coloration de fond par une solution de vert malachite
puis, on rince à l'eau et on sèche à l'air. Enfin, on procède à la lecture au
grossissement G x 100.

99
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

 Intérêt
Cette coloration permet d'observer les oocystes de cryptosporidies qui
sont colorés en rose fushia sur fond vert.

II-3-5- Analyse des données


Nous avons utilisé le logiciel [Link] 6.02 pour l’analyse statistique des
données. Elle s'est faite en deux étapes selon les objectifs à atteindre :

 la première étape : identifier les parasites retrouvés au cours de la


malnutrition protéino-énergétique chez ces enfants,
 la deuxième étape : identifier les principaux facteurs de risque liés à la
transmission de ces parasitoses intestinales.

Nous avons utilisé le test statistique du Khi-deux pour chercher une


association entre les paramètres étudiés et le portage parasitaire.
Lorsque le Khi-deux calculé est supérieur au Khi-deux théorique au risque α, la
différence est significative, et on conclut qu’il ya un lien entre le paramètre
étudié et le portage parasitaire.
Lorsque le Khi-deux calculé est inférieur au Khi-deux théorique au risque
α, la différence n’est pas significative, et il n’y a donc pas de lien entre le
paramètre étudié et le portage parasitaire.
Le degré de confiance des tests statistiques était de 95 %, soit un risque α =0,05.
Nous avons aussi déterminé la valeur de la probabilité p. Ainsi, lorsque la
valeur de p est inférieure ou égale au risque α, la différence est significative, et
on conclut qu'il y a un lien entre le paramètre étudié et le portage parasitaire.

100
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Chapitre III
RESULTATS

101
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I- DONNEES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

Le nombre total d’enfants constituant notre population était de 217.

I-1-Age des patients

Tableau VI : Répartition de la population étudiée selon l’âge

Tranche d’âge (ans) Effectif Pourcentage (%)


[0-1[ 95 43,8
[1-2[ 53 24,4
[2-3[ 15 6,9
[3-5[ 13 6
≥5 41 18,9
Total 217 100

L’âge moyen de notre population était de 2,9 ans (écart type = 3,9), avec
un minimum de 6 mois et un maximum de 15 ans.

102
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I-2- Sexe des patients

N=217

97
Masculin
(44,7%)
120 Féminin
(55,3%)

Figure 39 : Répartition de la population étudiée selon le sexe

La population étudiée se composait de 55,3 % de garçons et 44,7 % de


filles, soit un sex-ratio de 1,24.

103
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I-3- Niveau d’instruction de la mère

120
Effe tif

(46%)
100 N=217

80
52
60 (24%)
36
(16,6%) 29
40

20

0
analphabète primaire secondaire supérieur

Niveau d'instruction de la mère

Figure 40 : Répartition de la population selon le niveau d’instruction de la mère

On note que 46 % des mères des enfants inclus étaient non instruites.

104
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I-4- Type d’habitat

Tableau VII: Répartition de la population selon le type d’habitat

Type d’habitat Effectif Pourcentage (%)


Cour commune 114 52,5
Appartement 66 30,4
Villa 37 17,1
Total 217 100

Plus de la moitié des enfants de la population étudiée habitaient dans des


cours communes, soit 52,5 % de cette population.

105
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I-5- Mode d’évacuation des excréta

250
Effe tif

196
200 (90,3%)
N=217
150

100

50 21
(9,7%)

0
latrine humde latrine sèche

Mode
d'évacuation
des excréta

Figure 41 : Répartition de la population d’étude selon le mode d’évacuation des


excréta

La majorité des selles des enfants, soit 90,3 %, étaient évacuées dans des
latrines humides contre 9,7 % des selles d’enfants évacuées dans des latrines
sèches.

106
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

I-6- Mode d’approvisionnement en eau potable

Tableau VIII: Répartition de la population étudiée selon l’approvisionnement


en eau potable

Mode d’approvisionnement en eau potable Effectif Pourcentage (%)

pompe publique 29 13,4


puits 4 1,8
robinet 182 83,9
Robinet+puits 2 0,9
Total 217 100

La plupart des enfants avaient à leur disposition de l’eau potable sortant


du robinet, soit 83,8 % de la population étudiée.

107
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I-7- Promiscuité

92
Effect f

100 (42,4%
90 )
80 64
70 (29,5%
60 )
50 36
40 25 (16,6%)
30 (11,5%
20 )
10
0
[1-3[ [4-6[ [7-9[ ≥10
Nombre de personnes par pièce

Figure 42 : Répartition de la population d’étude selon la promiscuité

Le nombre de personnes par pièce était en majorité de 4 à 6, représentant


42,4 % de cette population.

108
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

I-8- Lieu d’habitation

Tableau IX : Répartition de la population étudiée selon le lieu d’habitation

Commune Effectif Pourcentage (%)


Yopougon 100 46,1
Abobo 44 20,3
Cocody 16 7,4
Attecoubé 4 1,8
Treichville 42 19,4
Port-bouet 5 2,3
Adjamé 3 1,4
Marcory 1 0,4
Koumassi 2 0,9
Total 217 100

La population étudiée était répartie dans neuf communes de la ville


d’Abidjan. La commune de Yopougon abritait la majorité d’enfants atteints de
malnutrition, soit 46,1 % de la population étudiée.

109
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II- DONNEES CLINIQUES ET HABITUDES DE VIE

II-1- Signes cliniques

Tableau X : Répartition de la population étudiée selon les signes cliniques

Signes cliniques Effectif (%), n=217


Fièvre 113 52
Diarrhée 32 14,7
Douleurs abdominales 15 6,9
Œdèmes 9 4,1

Dans notre population, l’étiologie dominante était la fièvre, soit 52 % des


enfants de la population étudiée.

110
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

II-2- Habitudes des mères

Tableau XI: Répartition de la population étudiée selon l’habitude des mères


pour le lavage des mains

Lavage des mains Effectif Pourcentage (%)


Négatif 32 14,7
Positif 185 85,3
Total 217 100,0

On a 14,7 % des mères des enfants de la population étudiée ne se lavent


pas les mains à l’eau savonneuse avant d’administrer les repas aux enfants
contre 85,3 % qui le font.

111
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II-3- Antécédents de déparasitage

189
200 (87,1%)
180
160
140
120
100
80
60 28
40 (12,9%)
20
0
Négatif Positif
Déparasitage

Figure 43: Répartition de la population d’étude selon le dernier déparasitage

Le nombre d’enfants déparasités la semaine précédente était de 12,9 %


contre 81,7 % de non déparasités.

112
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II-4- Fréquentation des services de nutrition

Tableau XII: Répartition de la population étudiée selon la fréquentation des


services de nutrition

Fréquentation des Effectif Pourcentage (%)


services de nutrition
Nouvelle inclusion 81 37,3
Régulier 87 40,1
Irrégulier 49 22,6
Total 217 100

On note que 40,1 % des mères fréquentaient régulièrement les services


de nutrition contre 22,6 % de mères qui ne respectaient pas les rendez-vous.

113
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II-5- L’état nutritionnel

N=217
72
(33,2%)
Malnutrition modéré

145 Malnutrition sévère


(66,8%)

Figure 44 : Répartition de la population étudiée selon l’état nutritionnel

On pouvait noter que 33,2 % des enfants malnutris constituant notre


échantillon présentaient une malnutrition sévère.

114
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

II-6- L’état vaccinal

250
205
Effe tif

(94,5%)
200

150

100

50
0
12
(5,5%)
présence
absence
Etat vaccinal

Figure 45: Répartition de la population d’étude selon l’état vaccinal

Dans cette population, la majorité des enfants n’avaient pas reçu de


vaccin, soit 94,5 % de cette population étudiée.

115
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-DONNEES PARASITOLOGIQUES

III-1- Prévalence globale des parasitoses intestinales

N=217
32
(14,7%)

Positif Négatif

185
(85,3%)

Figure 46 : Résultats des examens parasitologiques des selles

On a 32 enfants sur 217, soit 14,7 % des enfants de notre population,


étaient porteurs de parasites intestinaux.

116
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-2- Espèces de parasites identifiées

Tableau XIII : Fréquence de chaque espèce parasitaire

% dans le % par
Nombre de groupe des rapport au
PARASITES Espèces de parasites parasités total
parasites N=217

Endolimax nana Entamoeba coli Giardia intestinalis Cryptosporidium


12,5sp
Amibes
21,8
Flagellés Sporozoaires
Protozoaires 25
9,3

Ascaris lumbricoides Enterobius vermicularis Trichuris trichiura


9,3
Ankylostomes 6,3
Helminthes 15,6
6,3

Les kystes de Giardia intestinalis et Entamoeba coli étaient les plus


fréquents chez les sujets parasités, avec respectivement des prévalences de 25
% et de 21,8 %. Nous avons rencontré deux cas de biparasitisme associant
Trichuris trichiura avec Entamoeba coli et Cryptosporidium sp avec Entamoeba
coli.

117
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-DONNEES ANALYTIQUES

IV-1-Conditions socio-démographiques et parasitoses

intestinales IV-1-1- Parasitose et âge de l’enfant

Tableau XIV: Prévalence des parasitoses intestinales selon l’âge

Age (ans) Parasitoses Total


Parasités Non parasités
[0-1[ 8 87 95
[1-2[ 10 43 53
[2-3[ 6 9 15
[3-5[ 3 11 14
≥5 5 35 40
Total 32 185 217
p=0,017

La différence est statistiquement significative. L’âge de l’enfant influence


le portage parasitaire.

118
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-1-2- Parasitose et sexe de l’enfant

Tableau XV: Prévalence des parasitoses intestinales selon le sexe

Sexe Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Masculin 21 99 120
Féminin 11 86 97
Total 32 185 217
p=0,2

La différence observée n’est pas statistiquement significative.


La parasitose intestinale n’est donc pas liée au sexe de l’enfant.

119
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-1-3-Parasitose et niveau d’instruction de la mère

Tableau XVI: Prévalence des parasitoses intestinales selon le


niveau d’instruction de la mère

Niveau d’instruction Parasitoses Total


Parasités Non parasités
analphabète 15 85 100
primaire 7 45 52
secondaire 8 28 36
universitaire 2 27 29
Total 32 185 217
p=0,37

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Le niveau


d’instruction de la mère n’influence donc pas le portage parasitaire. Les enfants
des mères qui ont un niveau universitaire ont les mêmes risques de contracter un
parasite que ceux des mères analphabètes si les règles d’hygiènes sont moins
maitrisées.

120
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-1-4-Parasitose et type d’habitation

Tableau XVII : Répartition de la population étudiée selon le type d’habitation

Type d’habitat Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Cour commune 18 96 114
Appartement 6 60 66
Villa 8 29 37
Total 32 185 217
p=0,2

La différence observée n’est pas statistiquement significative. La


survenue des parasitoses intestinales n’est donc pas liée au type de logement.

121
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-1-5- Parasitose et mode d’évacuation des excréta

Tableau XVIII: Prévalence des parasitoses intestinales selon l’évacuation des


excréta

Evacuation des Parasitoses Total


excréta Parasités Non parasités
Latrines humides 27 169 196
Latrines sèches 5 16 21
Total 32 185 217
p=0,17

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Le portage


parasitaire n’est pas associé au système d’évacuation des excréta.

122
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-1-6-Parasitose et eau potable

Tableau XIX : Prévalence des parasitoses intestinales selon


l’approvisionnement en eau potable

Eau potable Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Robinet 24 158 182
Pompe publique 7 22 29
Puits 1 3 4
Robinet+puits 0 2 2
Total 32 185 217
p=0,38

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Il y a


donc aucun lien entre le type d’approvisionnement en eau à domicile et
parasitoses

intestinales.

123
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-1-7- Parasitose et promiscuité

Tableau XX: Prévalence des parasitoses intestinales selon la promiscuité

Nombre de Parasitoses Total


personnes par Parasités Non parasités
pièce
[1-3[ 3 22 25
[4-6[ 14 78 92
[7-9[ 10 54 64
≥10 5 31 36
Total 32 185 217
p=0,97
La différence observée n’est pas statistiquement significative. Le portage
parasitaire n’est pas lié à la promiscuité.

124
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2- Données cliniques et habitudes de vie

IV-2-1- Données cliniques et parasitoses

intestinales IV-2-1-1- Signes clinques

IV-2-1-1-1-Parasitose et fièvre

Tableau XXI: Prévalence des parasitoses intestinales selon la fièvre

Fièvre Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Négatif 13 91 104
Positif 19 94 113
Total 32 185 217
p=0,37
La différence observée n’est pas statistiquement significative. Il n’y a pas
de lien entre le portage parasitaire et la présence de fièvre.

125
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-1-1-2-Parasitose et diarrhée

Tableau XXII: Prévalence des parasitoses intestinales selon la diarrhée

Diarrhée Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Négatif 24 161 185
Positif 8 24 32
Total 32 185 217
p=0,07

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Il n’y a pas


de lien entre le portage parasitaire et l’apparition de la diarrhée.

126
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-1-1-3- Parasitose et douleur digestive

Tableau XXIII: Prévalence des parasitoses intestinales selon la douleur


abdominale

Douleur abdominale parasitoses Total


parasités non parasités
Négatif 28 174 202
Positif 4 11 15
Total 32 185 132
p=0,16

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Il n’existe


aucun lien entre la douleur abdominale et le portage parasitaire.

127
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-1-1-4- Parasitose et œdèmes

Tableau XXIV: Prévalence des parasitoses intestinales selon les œdèmes

Œdèmes Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Absence 29 179 208
Présence 3 6 9
Total 32 185 217
p=0,13

La différence observée n’est pas statistiquement significative. La présence


des œdèmes n’influence donc pas le portage parasitaire.

128
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-1-2-Parasitose et état nutritionnel

Tableau XXV: Prévalence des parasitoses intestinales selon l’état nutritionnel

Etat nutritionnel Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Malnutrition modérée 22 123 145
Malnutrition sévère 10 62 72
Total 32 185 217

p=0,8

La différence observée n’est pas statistiquement significative. L’état


nutritionnel n’a aucune influence sur le portage parasitaire.

129
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-1-3- Parasitose et état vaccinal

Tableau XXVI: Répartition de la population étudiée selon l’état vaccinal

Etat vaccinal Parasitoses Total


Parasités Non parasités
Absence 31 175 206
Présence 1 10 11
Total 32 185 217
p=0,5

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Le portage


parasitaire n’est pas lié à l’état vaccinal.

130
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-2- Habitudes de vie et parasitoses intestinales

IV-2-2-1- Parasitoses et habitudes des mères

Tableau XXVII: Prévalence des parasitoses intestinales selon les habitudes des
mères

Habitudes des mères Parasitoses Total


(Lavage des mains) Parasités Non parasités
Négatif 5 27 32
Positif 27 158 185
Total 32 185 217
p=0,52

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Il n’existe


pas de lien entre l’hygiène des mains avant l’administration du repas à l’enfant
et le portage parasitaire.

131
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-2-2-Parasitoses et antécédents de déparasitage

Tableau XXVIII: Prévalence des parasitoses intestinales selon les antécédents


de déparasitage

Antécédents Parasitoses Total


parasitaires Parasités Non parasités
Négatif 29 160 189
Positif 3 25 28
Total 32 185 217
p=0,38

La différence observée n’est pas statistiquement significative. Il n’existe


aucun lien entre le dernier déparasitage et le portage parasitaire. Les sujets
déparasités sont autant exposés que ceux qui ne le sont pas encore.

132
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

IV-2-2-3-Parasitoses et fréquentation des services de nutrition

Tableau XXIX: Prévalence des parasitoses intestinales selon la fréquentation


des services de nutrition

Fréquentation des services de Parasitoses Total


nutrition Parasités Non parasités
Nouvelle inclusion 14 67 81
Régulier 14 73 87
Irrégulier 4 45 49
Total 32 185 217
p=0,33

La différence observée n’est pas statistiquement significative. La


fréquentation des services de nutrition n’influence donc pas le portage
parasitaire.

133
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Chapitre IV
DISCUSSION

134
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

I- PREVALENCE DES PARASITOSES INTESTINALES

I-1-Prévalence globale

A l’issue de cette étude, la prévalence globale des parasitoses


intestinales dans la population des enfants malnutris à Abidjan était de 14,7 %.
Ce taux est inférieur à celui rapporté par KOUASSI A. [41] qui est de 31,5 % et
à celui rapporté par SACKOU J. [66] qui est de 24,6 % dans la diarrhée de
l’enfant quel que soit son état nutritionnel à Abidjan.

Cette prévalence globale modérée a été également rapportée par KASSI


R. en 2000 [39] avec 17 % dans les parasitoses intestinales de l’enfant malnutri
à l’Institut National de Santé Publique (INSP) (Abidjan).

Ce résultat favorable peut être mis au compte des campagnes de


déparasitage et de sensibilisation organisées par les autorités. Ces campagnes
ont contribué à relever d’une certaine façon le niveau d’hygiène de la
population.

Il est important, toutefois, de noter que pendant ces campagnes de


déparasitage la posologie proposée ne permet pas de traiter une plus grande
partie des parasites intestinaux rencontrés dans cette collectivité. De plus,
l’information n’est pas donnée aux parents pour continuer le traitement, qui, de
surcroît, pensent que leurs enfants sont déparasités et ne s’en soucient plus. De
telles situations contribuent au développement et à la persistance de ces parasites
intestinaux.

135
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

I-2-Prévalence de chaque

parasite I-2-1- Protozoaires

Les protozoaires sont les parasites les plus fréquents dans notre étude,
avec une prévalence de 68,6 % par rapport à l’ensemble des parasites rencontrés.

Ce taux peut s’expliquer par un déparasitage systématique aux


anthelminthiques souvent effectué entrainant une baisse relative de la charge
parasitaire en helminthes.

 Amibes

Les amibes non pathogènes représentées par Entamoeba coli et Endolimax


nana ont été retrouvées avec un taux de prévalence de 5 %. Par contre, il est
inférieur à celui de SACKOU J. [66] qui est de 7,4 %. Les amibes sont
considérées comme des indicatrices de la pollution fécale et des bas niveaux
d’hygiène [54].

Entamoeba histolytica n’a été retrouvé chez aucun enfant de notre


population.

 Les flagellés intestinaux

Le seul flagellé intestinal retrouvé dans notre étude est Giardia


intestinalis, avec un taux de prévalence de 3,6 %, soit 25 % des enfants
parasités. Ce flagellé est le plus représenté parmi les espèces rencontrées. Ce
résultat est en accord avec celui de MOSTAFI J. [55].

Ce taux est certainement inferieur à la réalité du portage. En effet, le seul


examen coprologique ne suffit pas toujours à mettre en évidence Giardia
intestinalis alors que l’Enterotest ou la biopsie de l’intestin grêle affirmeraient sa
présence [28]. En routine, il est conseillé de répéter les examens plusieurs jours
de suite et/ou d’effectuer une réactivation des selles.

136
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

GENDREL D. [29] trouve également un taux de 30 % de porteurs de Giardia


intestinalis dans la diarrhée de l’enfant.

 Sporozoaires intestinaux

Cryptosporidium sp est le seul sporozoaire retrouvé dans notre étude, avec


une prévalence de 1,4 %, soit 9,3 % des enfants parasités. L’analyse de la
prévalence obtenue montre que ce taux est faible par rapport à ceux trouvés par
KASSI R. [39] (6,38 %), KOUASSI [Link] CHU de Yopougon (7,69 %) et
KOFFI-AKOUA [41] à Abidjan (9 %).

L’infestation par Cryptosporidium sp est précoce car nous l’avons


retrouvé chez des enfants de moins de 1 an. Cela peut provoquer des gastro-
entérites avec diarrhée chez les immunocompétents et une diarrhée cholériforme
avec une déshydratation et des désordres électrolytiques chez
l’immunodéprimés.

Ce taux élevé de protozoaires est également retrouvé par KAMINSKY


[38], qui rapporte que 60 % des enfants diarrhéiques sont infestés par Giardia
intestinalis et 54 % par Entamoeba coli aux Honduras.

Cependant, on retrouve aussi cette prédominance de protozoaires à l’instar


de KASSI R. [39] qui rapporte 60 % des enfants parasités mais chez des enfants
présentant une malnutrition.

I-2-2- Helminthes intestinaux

Les helminthes sont retrouvés chez 5,5 % des enfants de notre


population, soit 37,5 % des porteurs de parasites.

Ce taux est inférieur à celui rapporté par KASSI R. [39] chez les enfants
de 6 à 36 mois et qui était de 7,1 %.

137
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

 Ascaris lumbricoides

Dans notre étude, la prévalence des Ascaris était de 0,9 %, ce qui représentait
6,3 % des enfants parasités.

Ce taux est voisin de celui trouvé par AKAFOU [1] et SACKOU J. [66] qui sont
respectivement de 7,69 % et 6,71 % chez les enfants diarrhéiques de 0 à 60
mois.

 Trichuris trichiura

Dans notre population, 2,3 % de nos enfants sont parasités par le trichocéphale,
soit 15,6 % des porteurs.

Ainsi, le trichocéphale vient au premier rang des helminthes rencontrés par ordre
de fréquence.

KASSI R. [39] rapporte une prévalence voisine de 2,13 %.

D’autres auteurs rapportent par contre une prévalence plus faible. C’est le cas de
KOFFI-AKOUA [41] qui rapporte 0,95 % de cas dans son étude.

 Œufs de type ankylostomidé et Enterobius vermicularis

Ces deux parasites sont retrouvés à des taux identiques de 1,4 % chez les
enfants de notre population, soit 6,3 % des parasités.

En ce qui concerne le portage des œufs d’oxyures, le taux rapporté est


certainement en deçà de la prévalence réelle. En effet, le Scotch test anal de
Graham spécifique pour la recherche des oxyures n’a pas été réalisé dans notre
étude.

KOFFI-AKOUA [41] trouve un taux d’ankylostomiase voisin du nôtre qui est


de 0,95 %, de même que AKAFOU [1], avec une prévalence de 2,7 % de la
population

138
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN
totale.

139
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Quant à l’oxyurose, aucun cas n’a été signalé par KOFFI-AKOUA [41]
et AKAFOU [1] à Abidjan.

II- CONDITIONS SOCIO-DEMOGRAPHIQUES ET PARASITOSES


INTESTINALES

II-1- Age

Notre étude a révélé que le parasitisme est lié à l’âge, car le test de Fisher
(p = 0,017) a montré que la différence est statistiquement significative.
L’infestation parasitaire est une fonction inverse de l’âge et la tranche d’âge la
plus atteinte est celle de 1 à 2 ans.

Ce constat est confirmé par PENALI et al [61], en 1989, dans une enquête dans
la région de Bondoukou. Cela pourrait s’expliquer par la géophagie fréquente
chez les enfants à bas âge.

Ce résultat est différent de celui de KASSI R. [39] qui trouve que le parasitisme
n’augmente pas avec l’âge.

II-2- Sexe

Dans notre population, il n’y a pas de différence significative dans le portage


parasitaire en fonction du sexe.

Ce résultat est en conformité avec ceux de SACKOU J. [66] et d’APLOGAN


[7] au Togo qui ne trouvent pas de différence statistiquement significative dans
le portage parasitaire entre les deux sexes.

Cette répartition serait liée au fait qu’à cet âge les enfants, quel que soit
leur sexe, sont soumis aux mêmes facteurs socio-écologiques.

Cependant certains auteurs rapportent que les filles sont moins parasitées
que les garçons, et c’est le cas de MENAN [50] en 1995 à Abidjan.

140
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

II-3- Niveau d’instruction des mères

L’analyse par le test de Fisher a montré que la différence n’était


significative (p = 0,37). Le portage parasitaire n’était pas donc lié au niveau
d’instruction de la mère. Ainsi, l’enfant d’une mère analphabète présente autant
de risque d’être parasité que l’enfant d’une mère ayant le niveau universitaire.
Ce résultat est contraire avec ceux de KOMENAN [42] en 2006 en zone rurale
de Divo et de YEO [82] en 2012 en zone rurale de Korhogo.

L’analyse que nous faisons est que les parents ont une meilleure
surveillance des mesures d’hygiène favorables à la réduction du portage
parasitaire de leur enfant ; ainsi l’analphabétisme ne serait pas un frein aux
connaissances générales du péril fécal dans la ville d’Abidjan.

II-4- Type d’habitation

Le type d’habitat n’influence (p = 0,2) pas le portage parasitaire, avec


30,4 % des enfants qui habitent dans les appartements et 52,5 % pour ceux qui
habitent dans les cours communes. Les enfants les moins parasités habitent,
eux, dans les villas (17,1 %).Les parasitoses intestinales sont présentes quel que
soit le type d’habitation.

Toutefois, elles sont plus fréquentes chez les sujets vivant dans des appartements
et dans des cours communes. Dans ce dernier cas, cela pourrait s’expliquer par
l’absence d’équipements sanitaires et l’hygiène le plus souvent précaire compte
tenu de la pauvreté et du nombre important de personnes par maison.

Les travaux d’AKAFOU [1] en 2000 à Abidjan, confirment nos résultats.

141
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

II-5- Système d’évacuation des excréta

Il n’y a pas de lien entre le système d’évacuation des excréta et la


survenue des parasitoses intestinales (p = 0,17), avec 90,3 % des parasités qui
utilisent les latrines humides et seulement 9,7 % qui utilisent les latrines sèches.

Ces systèmes d’évacuation que sont les latrines humides empêchent ainsi
le développement des mouches qui contaminent au passage les aliments et l’eau
de boisson.

Notre constat est différent de celui de YEO [82] à Abidjan et KEITA


[40] qui trouvent que les latrines humides améliorent davantage l’hygiène
fécale, ce qui influence le parasitisme.

II-6- Mode d’approvisionnement en eau potable

Il n’y a pas de lien statistiquement significatif (p=0,38) entre la survenue


des parasitoses intestinales et le mode d’approvisionnement en eau à domicile
dans cette étude.

Plusieurs études réalisées, notamment celles de YEO [82] en 2012 à


Korhogo, ont montré qu’il n’y a pas d’influence de la qualité de l’eau de boisson
sur la survenue des parasitoses intestinales.

Par contre, d’autres études ont trouvé des résultats contraires au nôtre,
notamment celle rapportée par MENAN [50].

Aussi, selon l’OMS [54], le défaut d’approvisionnement en eau de


boisson saine constitue l’un des facteurs les plus courants qui expliquent la
survenue des parasitoses intestinales ; sans eau potable, aucune amélioration
dans le domaine de la santé publique n’est durable.

142
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

II-7-Promiscuité

La différence entre la survenue des parasitoses intestinales et le nombre de


personnes par pièce n’est statistiquement significative (p = 0,97).
Une grande densité humaine par pièce n’accroitrait pas forcement le
risque de survenue des parasitoses intestinales. Plusieurs auteurs ont révélé des
résultats contraires au nôtre: c’est le cas de YEO [82] en 2013 et MENAN [50]
en 1995 à Abidjan.

III-DONNEES CLINIQUES ET HABITUDES DE VIE

III-1- Données cliniques et parasitoses intestinales

III-1-1- Signes clinques

Le résultat du test de Fisher n’indique pas de lien entre la fièvre de


l’enfant malnutri et le portage parasitaire (p = 0,37).La fièvre de l’enfant
malnutri dans notre étude n’est pas statistiquement liée au portage parasitaire.

Dans notre étude, la diarrhée de l’enfant malnutri est liée au portage


parasitaire intestinal (p = 0,07). Ceci est en accord avec celui d’APLOGAN [7],
qui rapporte que les ankylostomes et Giardia intestinalis peuvent provoquer une
aggravation de la diarrhée du malnutri.

Cependant, ce résultat contraste avec celui de KASSI R. [39] qui pense


qu’aucun helminthe ou protozoaire ne semble être directement ou exclusivement
à l’origine de la diarrhée chez les enfants.

L’analyse du test de Fisher montre qu’il n’y a pas de lien entre la douleur
abdominale et la survenue des parasites intestinaux (p = 0,16). Ainsi, nous
pouvons estimer que la parasitose n’est pas exclusivement responsable de la
douleur
143
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

abdominale.

144
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Quant aux œdèmes, il n’existe aucun lien entre leur survenue et la


parasitose intestinale (p = 0,13).Ainsi donc, la parasitose n’est pas responsable
de l’apparition de ces œdèmes. Cependant, il est fort probable que la
malnutrition soit à l’origine des œdèmes car selon certains auteurs [53, 66], la
présence des œdèmes traduit toujours une malnutrition aiguë critique.

Au vu de nos résultats, il semble que le rôle des parasites digestifs dans


l’apparition de la fièvre, de la douleur abdominale et des œdèmes chez des
enfants malnutris, bien que souvent évoqué, n’est pas véritablement prouvé.

III-1-2- Etat nutritionnel

A la lumière de nos résultats (figure 44 et tableau XXV), il apparait que la


sévérité de la malnutrition n’est pas liée au portage parasitaire global.
Ce résultat est consolidé par ceux d’autres études qui ont rapporté que
l’état nutritionnel n’était pas lié au portage parasitaire intestinal [39; 45].
Cependant, dans certains cas, ces parasites en aggravant la diarrhée de
l’enfant malnutri et en favorisant d’autres troubles digestifs tels que l’anorexie
peuvent contribuer à l’altération de son état et à l’aggravation de la malnutrition.

145
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-1-3- Etat vaccinal de l'enfant

Dans notre population, il n’y a pas de différence significative dans le


portage parasitaire intestinale selon que l’enfant soit à jour ou non de ses
vaccins.
L’enfant complètement à jour dans ses vaccins selon le Programme
Elargi de Vaccination (PEV) est autant exposé au risque d’infection parasitaire
que l’enfant non à jour.

146
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III-2-Habitudes de vie et parasitoses intestinales

III-2-1- Parasitoses et hygiène des mains des mères


Le résultat du test de Fisher indique qu’il n’y a pas de lien entre l’hygiène
des mains des mères et la survenue des parasitoses intestinales (p = 0,52).

Ce résultat est en désaccord avec ceux de KOMENAN [42] en 2006 à


Divo et YEO [82] en 2012 à Korhogo qui trouvaient que, le manque d’hygiène
des mains souillées par les excréta serviront à propager ces parasitoses par la
voie de transmission orale soit en portant directement les mains vers la bouche
de l’enfant, soit en contaminant les aliments qui seront consommés par l’enfa nt,
soit en contaminant d’autres personnes par contact direct manuel et qui seront en
contact avec l’enfant.

III-2-2-Parasitoses et antécédents de déparasitage

L’analyse du test de Fisher indique une différence non significative (p =


0,38). Le déparasitage au cours des deux dernières semaines n’influence donc
pas le portage parasitaire.

Les enfants ayant reçu un anthelminthique sont aussi infestés que ceux
qui n’ont pris aucun anthelminthique.

Ainsi, le déparasitage systématique ne constitue pas une stratégie efficace de


lutte contre les helminthoses.

L’auteur PAWLOWSKI [60] révèle, dans une étude sur l’épidémiologie


des helminthoses intestinales en milieu tropical, que la chimiothérapie s’avère
l’outil le plus puissant et celui qui offre les résultats les plus immédiats dans la
lutte contre ces parasitoses.

147
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Aussi, l’OMS [56] préconise de combiner à la fois le traitement


médicamenteux, l’amélioration des conditions sanitaires et l’éducation pour une
réduction significative des parasitoses intestinales.

III-2-3- Parasitoses et fréquentation des services de nutrition


L’analyse du test de Fisher montre qu’il n’y a pas de lien entre la
fréquentation des services de nutrition et la survenue des parasitoses intestinales
(p = 0,33).

Ce résultat pourrait être justifié par la possibilité des mères, de recevoir


les mêmes conseils de la part des professionnels de santé qu’elles fréquentent
régulièrement les services de nutrition ou qu’elles soient de nouvelles incluses

148
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

CONCLUSION

149
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Les parasitoses intestinales sont des parasitoses très répandues dans le


monde entier. On les rencontre essentiellement en zone tropicale où les
conditions d’hygiène sont en général moins développées. Ces parasitoses
intestinales ont des manifestations diverses ainsi que des conséquences très
néfastes sur la santé des populations, en particulier chez les enfants malnutris.
De ce fait, elles constituent un véritable problème de santé publique.

Dans l’optique d’évaluer le profil épidémiologique des parasitoses


intestinales chez l’enfant malnutri en Côte d’Ivoire en vue de leur éradication,
nous avons mené une enquête parasitologique des selles dans la ville d’Abidjan.
Les objectifs spécifiques étaient de :

- déterminer la prévalence des parasitoses intestinales chez les sujets


malnutris ;
- identifier les parasites intestinaux retrouvés au cours de la malnutrition
protéino-énergetique (MPE) ;
- identifier les principaux facteurs de risque liés à la transmission de des
parasitoses intestinales.
Pour ce faire, nous avons inclus 217 enfants âgés de 6 mois à 5 ans et
plus reconnus malnutris dans l’hôpital général d’Abobo ainsi que les 3
CHU du district d’Abidjan. Les analyses des selles ont été faites avec 3
techniques à savoir :
- l’examen microscopique direct ;
- la technique de Ritchie simplifiée ;
- la coloration de Ziehl-Neelsen modifié.

La prévalence globale des parasitoses intestinales au cours de la MPE


chez l’enfant de 6 mois à 5 ans et plus dans le district d’Abidjan étaient de 14,7
%.

150
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Par rapport au total d’espèces dépistées, les parasites les plus rencontrés
étaient Giardia intestinalis et E. coli avec respectivement 3,6 % et 3,2 %.
Trichuris trichiura et Endolimax nana se situaient un peu en arrière avec
respectivement 2,3 % et 1,8 %. Ascaris lumbricoides (1,4 %), Cryptosporidium
sp (1,4 %), Enterobius vermicularis (0,9 %), et les ankylostomes (0,9 %) étaient
peu à très peu représentés.
L’hygiène des mains des mères, à l’eau savonneuse est un facteur socio-
économique qui influence beaucoup le portage parasitaire. En effet, avant
d’administrer le repas à l’enfant, le non respect des mesures d’hygiènes par
beaucoup de mères de ces enfants examinés contribue au maintien et au
développement de ces affections. Par ailleurs, la sévérité de la malnutrition,
l’état vaccinal, le type d’habitation, l’approvisionnement en eau potable et la
promiscuité n’étaient statistiquement pas liés au portage parasitaire intestinal.
Cependant, un déparasitage systématique non ciblé de l’enfant malnutri
paraît s’inscrire davantage dans le cadre d’une stratégie globale de lutte contre
les parasites intestinaux que dans une véritable stratégie de traitement des MPE.

A la lumière de ces résultats, l’aggravation de la situation nutritionnelle de


l’enfant malnutri relève moins d’un problème parasitaire intestinal mais plus
d’un problème lié à la persistance d’une carence d’apport en nutriments, qu’elle
soit sélective ou globale.

151
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

RECOMMANDATIONS

152
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

Au terme de notre étude, les suggestions que nous faisons à l’endroit


de nos services de santés ont :

 Pratiquer un examen parasitologique des selles systématique chez l’enfant


malnutri pour mieux adapter le traitement en cas d’infestation parasitaire ;
 Sensibiliser, en consultation prénatale et post natale les mères, sur les
besoins nutritionnels spécifiques de l’enfant ;

 Promouvoir l’hygiène et l’assainissement du cadre de vie des populations


pour le changement de comportement.

153
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REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES

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PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

ANNEXES

166
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

FICHE D’ENQUETE
Titre de l’étude …………….…………….…………….…………….

Date d’enquête : ……………. N° d’ordre : …………….. N° du dossier : ……………….

I- IDENTITE DU PATIENT

Nom et prénoms : ……………………………………………………………………………….


Date de naissance : ……………………………………………………………………………..
Lieu de résidence :……………………………………………………………………………..

Sexe de l’enfant : M F

II. SITUATION CLINIQUE

Age……. Poids……………. Taille……………


Périmètre brachial………………..

A jour selon le PEV : Oui Non

Œdèmes : Oui Non

Diarrhée: Oui Non

Selles sanguinolentes : Oui Non

Fièvre : Oui Non

Douleur abdominale : Oui Non

167
PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE DES PARASITOSES INTESTINALES CHEZ LES ENFANTS MALNUTRIS A ABIDJAN

III. SITUATION THERAPEUTIQUE

Avez-vous pris un médicament antiparasitaire depuis semaine dernière ? Oui Non


Si oui, quel est le nom du médicament utilisé ?………………………………………………

Posologie : ……………………………………………………………………………………

IV. RENSEIGNEMENTS SUR LA FAMILLE


Niveau d'instruction de la mère : jamais scolarisé Primaire

Secondaire Universitaire

Suivi au service de nutrition : Régulier Irrégulier

Lavage des mains avant d’administrer le repas à l’enfant :………………………………

Nombre d’habitants par famille …………………

Type d’habitat :…………………………………………………………..……………..

Approvisionnement en eau potable :……………………………………………………

Évacuation des excrétas :………………………………………………………………

168
RESULTATS PARASITOLOGIQUES DES SELLES
1 Examen macroscopique

 Consistance de la selle:

Dure Pâteuse Liquide

 Présence de:

Sang Mucus

Parasites adultes Glaire Pus

2 Examen microscopique

3 Technique de RITCHIE simplifiée

4 Coloration de Ziehl-Neelsen
o
N 1728/15
RESUME
Justification
Ces parasitoses intestinales ont des manifestations diverses ainsi que des conséquences très
néfastes sur la santé des populations, en particulier chez les enfants malnutris. De ce fait, elles
constituent un véritable problème de santé publique. Devant l’ampleur de ce fléau, un profil
épidémiologique des parasitoses intestinales s’impose afin d’améliorer la prise en charge des
enfants malnutris qui constituent un groupe à risque.
Dans l’optique d’évaluer le profil épidémiologique des parasitoses intestinales chez l’enfant
malnutri en Côte d’Ivoire en vue de leur éradication, nous avons mené une enquête
parasitologique des selles dans la ville d’Abidjan.
Matériel et méthodes
Il s’agissait d’une enquête coproparasitaire transversale qui visait à évaluer le profil
épidémiologique des parasitoses intestinales chez les enfants malnutris à Abidjan. Au cours de
notre enquête, les selles de 217 enfants identifiés comme malnutris, ont été analysées par 3
techniques coprologiques, à savoir : l’examen direct, la technique de concentration de Ritchie
Simplifiée et la coloration de de Ziehl-Neelsen.
Résultats
La prévalence globale des parasitoses intestinales au cours de la malnutrition chez l’enfant de 6
mois à 5 ans et plus en milieu hospitalier à Abidjan est de 14,7 %.
Les parasites les plus rencontrés sont Giardia intestinalis et E. coli avec respectivement 3,6 % et
3,2 %.
L’âge est un facteur socio-démographique qui influence beaucoup le portage [Link] est
important de noter que la sévérité au cours de la malnutrition n’est pas statistiquement liée au
portage parasitaire [Link] outre, l’aggravation de la situation nutritionnelle de l’enfant
malnutri relève moins d’un problème parasitaire intestinal qued’un problème lié à la persistance
d’une carence d’apports en nutriments, qu’elle soit sélective ou globale.
Conclusion
Cependant au terme de notre étude, nous notons qu’un examen parasitologique des selles revêt un
grand intérêt chez les enfants atteints de MPE en raison de la mise en évidence, chez certains
d’entre eux, de parasites pathogènes tels que Giardia intestinalis et Cryptosporidium sp.

Mots clés : Parasitoses intestinales Ŕenfants Ŕmalnutrition

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