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Finances Internationales et Échanges Globaux

J

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COURS DE FINANCES INTERNATIONALES

PLAN
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX

CHAPITRE II :LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES

CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST :


CEDEAO ET UEMOA

CHAPITRE IV : MARCHE DES CHANGES

CHAPITRE V :MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX


CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
Le développement économique a rendu interdépendants tous les
acteurs de la vie économique. Aucune économie (Nation ou pays)
ne peut vivre aujourd’hui en autarcie complète. Les différents pays
sont plus ou moins dépendants à l’égard d’autres pays. Le monde
aujourd’hui, est plus que jamais interdépendant.
La Nation, dans les relations économiques internationales est une
entité juridico-économique concrète, homogène et caractérisée par
une relative fluidité des échanges économiques intérieurs et une
relative rigidité des échanges avec les autres Nations. Cette
différence se marque par l’existence des barrières douanières de
chaque Etat.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
Les relations économiques internationales concernent trois
types d’échanges ou de circulation :
- la circulation des biens ;
- la circulation des hommes ;
- la circulation des capitaux.
Les principaux acteurs des relations économiques
internationales (R.E.I) sont les Etats et les agents
économiques (qui sont à l’origine des flux).
L’autarcie est la situation dans laquelle se trouve un animal,
une personne ou un pays renfermé sur lui-même et
n’entretenant pas de rapports avec les autres.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
I- LES THEORIES EN FAVEUR DES ECHANGES
INTERNATIONAUX (THEORIES DU LIBRE ECHANGE)
Pour certains économistes, la division du travail n’existe pas
seulement à l’intérieur d’un pays mais aussi entre déférents pays. Un
pays se spécialisera dans la production de café et de cacao par
exemple, et un autre dans la production de machines ou de voitures
automobiles.
Cette spécialisation est liée au milieu physique, aux ressources
naturelles, au climat et à l’immobilité relative du travail qui ne
franchit pas aisément les frontières. Et chaque pays se spécialise
dans la production où ses coûts de production sont particulièrement
avantageux (c'est-à-dire faibles).
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
I-LES THEORIES EN FAVEUR DES ECHANGES INTERNATIONAUX
(THEORIES DU LIBRE ECHANGE):
1- la théorie d’Adam Smith : l’avantage absolu
L’analyse d’Adam Smith sur le commerce international repose sur la notion
d’avantage absolu : « si un pays étranger peut nous fournir une
marchandise à meilleur prix que nous ne sommes en mesure de
l’établir nous-même, il vaut bien mieux que nous la lui achetons avec
une partie de notre industrie employée dans un genre dans lequel nous
avons, nous aussi un avantage. » L’avantage absolu est donc la capacité
d’un pays A à produire une marchandise avec plus d’efficience qu’un autre
pays B
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
Chaque pays a donc intérêt à exportes un produit dès lors qu’il est
obtenu à coût plus faible que le produit équivalent fabriqué à
l’étranger. La difficulté, ici, tient à ce que certains pays peuvent
être systématiquement désavantagés pour tous les produits.
Alors, feront-ils contraints à un appauvrissement continu ? Ne
pourront-ils pas participer aux échanges internationaux ?
2- La théorie des coûts comparatifs de David Ricardo (ou théorie
des avantages relatifs)
S’il est possible que le pays A fabrique tous les produits à des coûts
plus avantageux que le pays B, cela ne signifie pas qu’aucun
commerce ne soit possible entre A et B. La théorie de l’avantage
absolu ne tient plus: on parle plutôt d’avantage relatif.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
Il revient à David Ricardo (en 1817) d’avoir, le premier,
exprimé une théorie de l’échange international fondée sur les
coûts comparatifs de deux produits dans un même pays.
Ricardo va montrer que même en l’absence d’avantage
absolu, les pays tirent profit des échanges internationaux à
condition de disposer d’avantages relatifs ; ce qui est le cas
quasi-général.
David RICARDO va montrer par conséquent qu’un pays a
toujours intérêt à se spécialiser dans la production pour
laquelle il est relativement le plus avantagé ou le moins
désavantagé.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
Pour étayer la théorie de Ricardo, prenons en exemple le
Portugal et l’Angleterre dans la production de drap et de vin.
Les conditions de production d’une unité de vin et d’une unité
de drap exprimées en heures de travail.
Produits/Pays Vin Drap Coût comparatif
Vin/Drap
Portugal 80 90 0,88

Angleterre 120 100 1,20


CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
On appelle coût comparatif, le rapport des coûts de deux biens dans le même
pays.
Ainsi, le coût comparatif du vin par rapport au drap au Portugal est 0,88. Cela
signifie qu’avec une unité de vin, il est possible d’obtenir 0,88 unité de drap au
Portugal, alors qu’en Angleterre, une unité de vin procure 1,20 unités de drap.
Dans cet exemple, le Portugal connaît une productivité supérieure à celle de
l’Angleterre pour la production des deux biens. Pourtant, chaque pays a intérêt
à se spécialiser dans la production pour laquelle il est le plus avantagé : le vin
pour le Portugal et le drap pour l’Angleterre. Il est en effet de l’intérêt du
Portugal d’exporter une unité de vin s’il peut obtenir de l’Angleterre plus de
0,88 unité de drap.
L’Angleterre, quant à elle, a intérêt à exporter du drap si elle peut fournir moins
de 1,20 unités de drap pour avoir une unité de vin portugais.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
II- LE PROTECTIONNISME
Le protectionnisme est une théorie et une politique économique du commerce international
comportant des mesures destinées à protéger la production nationale de la concurrence étrangère.
Il vise à protéger de la concurrence internationale, le marché intérieur d’un pays par différentes mesures
(droits de douane, contingentements et autres obstacles non tarifaires variés).
1- La mise en œuvre du protectionnisme:
Dans le modèle protectionnisme, les pays protègent les frontières et restreignent ainsi leurs échanges
(barrières non tarifaires).
a- Le contingentement d’importation
Il consiste à fixer un certain volume de marchandises à importer. Il a pour objet de réduire les importations
soit pour réduire l’épuisement des réserves en devises étrangères, soit pour protéger certaines branches
d’activité nationale.
Le contingentement peut être global (concernant toutes les provenances) ou individuel (concernant un pays
ou un groupe de pays).
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
b- Les droits de douane
Ce sont des taxes qui frappent le produit à son entrée sur le territoire national.
Les produits importés deviennent alors plus chers donc moins compétitifs.
Les barrières douanières protègent les économies mais pénalisent les
courants d’échanges avec les autres pays. Les droits douane peuvent :
- servir à procurer des ressources fiscales à l’Etat. Ils porteront alors sur les
importations et les exportations ;
- servir à protéger les entreprises nationales. Ils frappent alors les
importations.
D’autres mesures telles que le contrôle de la demande interne, les
subventions à l’exportation complètent la protection douanière.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
2- Quelques théories du protectionnisme
De la fin de la 2ème Guerre Mondiale jusqu’au début des années 70, la libéralisation du
commerce international a connu un mouvement continu.
Avec la crise économique, en particulier à partir des années 80, la baisse de la demande
mondiale, la progression du chômage, l’amplification des déficits extérieurs, l’agonie de
certains secteurs industriels dans les pays industrialisés ont inversé la tendance et
contribué à développer les pratiques protectionnistes.
Les thèses protectionnistes, en opposition aux thèses libérales (en faveur du libre-
échange), apparaissent au milieu du 19è siècle.
 En Allemagne, F. List (1941) développe la thèse du protectionnisme éducateur pour
soutenir les industries naissantes dans l’enfance. Pour lui, il convient de protéger les
industries qui se créent contre la concurrence étrangère ; toutefois, les mesures prises
doivent être limitées et provisoires.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
2- Quelques théories du protectionnisme
 La théorie de la reconquête du marché intérieur de J. Mistral
La reconquête du marché intérieur implique l’intervention accrue de l’Etat dans la vie
économique et celui-ci doit mettre en œuvre un certain protectionnisme et une politique
industrielle sélective et vigoureuse.
 Le nouveau protectionnisme de J. M. Jeanneney
Pour cet économiste, seul le protectionnisme peut permettre de contrôler les
concurrences en vue de maintenir la diversification de l’Economie. Car toute
spécialisation internationale implique un degré d’ouverture plus grand, accroît la
dépendance du pays à l’égard des approvisionnements et des débouchés étrangers et
des incertitudes pour l’avenir (risques d’embargo, pression politique, insolvabilité des
clients, etc.…)
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
Les thèses du protectionnisme sont offensives ou défensives :
- protection offensive : c’est la mise en œuvre par un pays, des
moyens de protection qui visent à construire de nouveaux avantages
comparatifs
- protection défensive : il s’agit de défendre une activité menacée
dont la position tend à se dégrader.
• Le protectionnisme est appliqué de façon différente selon les pays :
• il y a eu un protectionnisme de conquête en Allemagne;
• il y a eu un protectionnisme de richesse aux USA;
• il y a eu un protectionnisme d’équilibre en France.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
III-LES FLUX D’ECHANGES ENTRE NATIONS
Le commerce se définit comme l’opération économique consistant dans l’échange
de biens (biens physiques contre biens physiques, biens financiers contre biens
financiers, biens physiques contre biens financiers) en vue de réaliser un profit.
1- Les transactions commerciales
L’importation et l’exportation des biens de consommation et des biens de
production
L’importation est l’action d’introduire dans un pays des produits étrangers. Elle
permet un approvisionnement suffisant en produits alimentaires ; elle permet de se
procurer des matières premières inexistantes sur le territoire national et de mettre à
la disposition des entreprises nationales les progrès de la technologie étrangère.
L’exportation est la vente des produits à des agents se situant hors du territoire
national. C’est un facteur de croissance économique car son importance est le
reflet de la performance des entreprises nationales.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
b- Les transactions de services
Ce sont des échanges de biens immatériels :
- Les services commerciaux : Ce sont les prestations des importateurs
et exportateurs (personnes ou sociétés) qui mettent en rapport
acheteurs et vendeurs de différents pays. Ils reçoivent en contrepartie
des commissions.
- Le transport : il permet l’acheminement des biens. Il peut être
maritime, aérien, routier, ferroviaire ou fluvial.
- Les télécommunications : ce sont des moyens de communication à
distance (satellite, Internet, télévision, radio, téléphone…). Elles jouent
un rôle essentiel dans le développement économique et social d’un
pays.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
b- Les transactions de services
- Les assurances : des entreprises nationales peuvent se faire assurer
par des compagnies étrangères
- La concession de licences d’exploitation (ou brevet) : Lorsqu’une
personne ou une entreprise fait une invention, il lui est délivré un titre :
le brevet pour lui permettre une exploitation pendant un certain temps.
La concession de licence autorise l’exploitation d’un brevet par un
autre agent moyennant le paiement d’une rémunération monétaire ;
- Le tourisme : est une forme particulière de transaction internationale.
Les recettes liées au tourisme sont une source importante de
financement pour le développement de certains pays comme l’Egypte,
le Maroc, le Mali…
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
2- La circulation des capitaux :
Les transactions commerciales portant sur les biens et services, elles impliquent des
opérations en capital :
- Les opérations financières : elles consistent en l’acquisition et en la vente d’actions ou
obligations (créances à moyen et long terme) contre de la monnaie.
- Les opérations monétaires : ce sont les acquisitions ou ventes d’une monnaie contre une
autres monnaie (à court terme).
La circulation des capitaux concerne :
a- Les mouvements de capitaux privés
- Les investissements directs à l’étranger : On appelle investissement direct à l’étranger,
l’opération financière permettant de prendre le contrôle d’une société étrangère. Pour ce
faire, il suffit à une société de racheter plus de 50 % du capital d’une société étrangère
dont elle désire prendre le contrôle.
- Les investissements de portefeuille (ou opérations sur titres) :
- Ce sont des achats d’actions (valeurs mobilières) sans contrôle de la société. Les
investissements de portefeuille constituent des placements.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
2- La circulation des capitaux :
- Les opérations à court terme : Un détenteur de monnaie convertible peut
déplacer ses liquidités d’un pays à un autre pour l’une des raisons
suivantes :
• Se débarrasser d’une monnaie susceptible de subir une dépréciation ;
• Acquérir une monnaie en espérant une appréciation ;
• Rechercher un intérêt plus élevé.
b- Les mouvements de capitaux publics
- Des mouvements mettent en rapport les Etats et des agences
gouvernementales (AID, CFD, USAID, ACDI) dans le cadre d’octrois de prêts
bilatéraux (aide aux pays du tiers-monde ou aide au développement)
- Des mouvements de capitaux peuvent faire intervenir des organismes
internationaux (FMI, BM, ACP, UEMOA, UE…). On parle d’opérations
publiques multilatérales.
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
2- La circulation des capitaux :
• AID: Agence Internationale pour le Développement
• CFD: Caisse Française de Développement
• USAID: United States Agency for International Development = Agence
Americaine pour le Développement International
• ACDI: Agence Canadienne pour le Développement International
• FMI: Fonds Monétaire International
• Banque Mondiale
• ACP: Afrique Pacifique Caraïbes (Association des pays appartenant à
l’Afrique, au Pacifique et aux Caraïbes)
• UE: Union Européenne ( regroupement de 28 pays de l’Europe)
CHAPITRE I : LES ECHANGES INTERNATIONAUX
c- Les transferts unilatéraux:
Ils se distinguent des opérations sur biens et services et des opérations financières
par l’absence de contrepartie.
• Il peut s’agir de dons ou subventions faits par des organisations ou des pouvoirs
publics mais aussi d’envois de fonds par des migrants dans leur pays d’origine.
• Agence Internationale pour le Développement
• Caisse Française de Développement
• United States Agency for International Development = Agence Américaine pour le
Développement International
• Agence Canadienne pour le Développement International
• Fonds Monétaire International
• Banque Mondiale
• Afrique Pacifique Caraïbes (Association des pays appartenant à l’Afrique, au
Pacifique et aux Caraïbes)
• Union Européenne ( regroupement de 28 pays de l’Europe)
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
I- LA BALANCE COMMERCIALE :
Les relations commerciales d’un pays avec le reste du monde font l’objet d’une
saisie statistique périodique (généralement l’année). La balance commerciale
d’un pays retrace l’ensemble de ses importations (M) et de ses exportations (X)
pendant une année. On parle de balance commerciale excédentaire (ou
créditrice) lorsque les exportations sont supérieures aux importations. Dans le
cas contraire, on parle de balance commerciale déficitaire (ou débitrice).
Si les exportations sont égales aux importations, la balance commerciale est
dite équilibrée.
BALANCE COMMERCIALE (BC) = EXPORTATIONS (X) – IMPORTATIONS
(M) ou BC = X - M
Il existe une différence entre le prix d’une marchandise au départ du pays
d’achat et son prix à l’arrivée dans le pays d’importation. Cette différence est
due au coût du transport, des taxes et droits de douane.
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
I- LA BALANCE COMMERCIALE :
Les exportations sont évaluées FAB (franco à bord) ou FOB (free On Board), c'est-à-dire à
leur valeur au départ du territoire national, en excluant les coûts des services, de transport
et d’assurances nécessaires à leur acheminement vers l’étranger.
Les importations sont évaluées CAF (Coût, Assurance, Fret), c'est-à-dire à leur prix une fois
sur le territoire national incluant les coûts des services, assurances et transports
nécessaires à leur acheminement depuis l’étranger.
NB : La balance commerciale récapitule non seulement les importations et les exportations
mais elle inclue aussi les opérations de négoce internationale (opération d’achat et de
vente, réalisée par les entreprises nationales et concernant des marchandises qui n’entrent
pas physiquement sur le territoire national)
Exemple : Entreprise Malienne achetant en France pour une revente directe en Côte-
d’Ivoire.
A cause de la différence CAF/FAB les importations sont généralement surestimées
d’environ 5 %.
Les chiffres de la balance commerciale sont comptabilisés en "faisant" les importations.
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
- LES ELEMENTS D’ANALYSE DU COMMERCE EXTERIEUR
1- Les propensions
Elles peuvent être calculées pour les importations et les exportations.
a- Les propensions à importer (intensité du commerce extérieur)
La propension moyenne à importer (taux d’importation) est le rapport entre le
montant des importations et celui du PIB (Produit Intérieur Brut) marchand. Elle
s’exprime sous forme de pourcentage.
PMI=M/PIBx100
- La propension marginale à importer (la variation du taux d’importation) est le
rapport entre la variation des importations et celle du PIB marchand entre deux
périodes données.
PmI=∂M/∂PIBx100
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
- LES ELEMENTS D’ANALYSE DU COMMERCE EXTERIEUR
Les propensions à exporter (taux d’exportation)
PME=X/PIBx100
PmE=∂X/∂PIBx100 (Propension marginale à exporter)
2- Le taux de couverture
C’est la mesure dans laquelle les importations sont couvertes par les
exportations au cours d’une période donnée. Il s’exprime par le
rapport :
Tc=X/Mx100
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
3- Les termes de l’échange
Les termes de l’échange (te) sont le rapport des prix à
l’exportation et à l’importation.
Lorsque le prix des biens exportés croît plus vite que celui des
biens importés, il est évident que le taux augmente, on dit que
les termes de l’échange s’améliorent. Inversement, les termes
de l’échange se dégradent lorsque le taux décroît. Les termes
de l’échange permettent de savoir si le pays vend à l’Etranger
plus (moins) cher qu’il ne lui achète.
Si par exemple, si te 100, le pays vend plus cher qu’il
n’achète.
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
3- Les termes de l’échange
On peut calculer aussi l’indice des termes de
l’échange :
L’intérêt d’un pays pour le commerce international diminue
lorsque par suite d’une modification des prix des
importations et des exportations, il lui faut exporter plus
pour avoir une quantité inchangée de biens importés :
C’est la détérioration des termes de l’échanges
Si Ite < 1, il y a amélioration et inversement, il y a
détérioration des termes de l’échange si Ite  1
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
3- Les termes de l’échange
4- Les indices : Un indice est le rapport entre deux valeurs d’une même
grandeur.
a- Indice de variation en volume:
Il s’agit de voir l’évolution de la valeur des importations et des exportations entre
deux (2) périodes si les quantités seulement variaient et que les prix
demeuraient inchangés.
On calcule l’indice de variation en volume ou indice de valeur à prix constant
(prix de l’époque de base) pour comparer les quantités actuellement importées et
exportées aux quantités importées et exportées antérieurement (à l’époque de
base)
b- Indice de variation en valeur:
L’indice de variation en valeur (ou en prix) est obtenu par le rapport de l’indice en
prix courant et l’indice de volume correspondant.
Il découle de ces formules, les indices de Paasche et de Laspeyres.
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
APPLICATION : Soit le tableau ci-dessous qui résume les importations et les exportations
d’un pays en 2017 et 2018.
2017 2018

EXPORTATIONS Quantité Q0 Prix P0 Quantité Q1 Prix P1

Charrues 4 unités 58 000 F 4 unités 70 000 F

Mil 3 tonnes 40 000 F 4 tonnes 40 000 F

IMPORTATIONS Quantité Q0 Prix P0 Quantité Q1 Prix P1

Gas-oil 3000 litres 100 F 3060 110 F

Blé 7 tonnes 10 000 F 8 10 500 F


CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
Travail à faire :
Calculer :
• la balance commerciale de ce pays pour chaque année
• le taux de couverture pour chaque année
• les indices de variations en volume et en prix
• les termes de l’échange pour chaque année
• les indices de variation des termes de l’échange
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
II- LA BALANCE DES PAIEMENTS
La balance des paiements (BP) d’un pays est un état statistique dressé à intervalle de
temps régulier dont l’objet est de retracer sous une forme comptable, l’ensemble des flux
d’actif réels financiers et monétaires entre les résidents et les non-résidents au cours
d’une période bien déterminée.
La balance des paiements retrace l’ensemble des transactions économiques et
financières d’un pays, c'est-à-dire les biens et services que ce pays fournit au reste
du monde et qu’il reçoit de celui-ci, ainsi que les variations de ces créances et
engagements (dettes) à l’égard du reste du monde.
De façon concise nous dirons que la balance des paiements, reflète la situation d’un pays
par rapport à l’étranger.
A l’origine, la balance des paiements était formulée en termes de règlements c'est-à-dire
que les opérations étaient saisies au moment de leurs règlements.
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
II- LA BALANCE DES PAIEMENTS
Sous l’impulsion du Fonds Monétaire International (FMI) et afin d’harmoniser les
statistiques internationales, les pays ont progressivement dressé leur balance des
paiements en terme de transactions (1972) c'est-à-dire en prenant en compte des
opérations au moment de leur réalisation (on a remarqué en effet que des écarts
importants de temps pouvaient séparer des opérations d’importations ou d’exportations de
leurs règlements).
La balance de paiement enregistre des flux et non des stocks. Ces flux sont de trois (3)
natures :
- réels : biens et services
- financiers : capitaux à court et long terme
- monétaires : avoirs et engagements en devises
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
II- LA BALANCE DES PAIEMENTS
Le principe de base de l’enregistrement comptable est celui de la partie double. Toute
transaction donne lieu à deux (2) inscriptions de montants égaux, l’une au crédit et l’autre
au débit.
Traditionnellement, on associe le signe plus (+) à un montant inscrit au crédit et le signe (-
) à un montant inscrit au débit. L’une des inscriptions indique la nature de l’opération et
l’autre, son mode de règlement. Les flux des résidents vers les non-résidents s’inscrivent
au crédit car ils correspondent à une diminution d’actifs (exportation par exemple) ; à
l’inverse, les flux des non-résidents vers les résidents s’inscrivent au débit et
correspondent à une augmentation d’actifs (importation par exemple).
Dans la balance des paiements, la somme des débits égale toujours celle des crédits car
on saisit en même temps deux (2) opérations, l’une étant la contrepartie de l’autre. Il en
résulte que la balance de paiement est équilibrée donc de solde nul.
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
II- LA BALANCE DES PAIEMENTS
1- LES POSTES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
La balance de paiement est comptabilisée dans quatre postes (ou titres) :
Titre I : LES BIENS ET SERVICES
Ce titre regroupe :
- les importations et exportations de biens (qui forment la balance
commerciale)
- la balance des services qui comprend :
• Les services liés au commerce extérieur : transport, assurance, frais accessoires
sur marchandises ;
• Les services liés aux échanges de technologie : Grands travaux, coopération
technique, brevets et redevances, services de gestion extérieure ;
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
II- LA BALANCE DES PAIEMENTS
1- LES POSTES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
• Les revenus du travail : salaires et autres revenus du travail ;
• Les revenus du capital, de la propriété et de l’entreprise : Intérêts, dividendes
et autres revenus du capital ;
• Les voyages : recettes et dépenses liées au tourisme ;
• Les services divers : locations, publicité… ;
• Les recettes et dépenses des gouvernements du pays et des pays étrangers
(opérations gouvernementales)
 Titre II : LES TRANSFERTS UNILATERAUX
Ce sont les opérations effectuées sans contrepartie du secteur privé (transfert
d’économies des travailleurs étrangers vers leur pays d’origine) ou du secteur
public (aides gouvernementales, contributions aux organismes internationaux)
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
Titre I + Titre II = balance des transactions courantes
♦ Balance des invisibles = Balance des services + balance des transferts unilatéraux + négoce
international
Titre III : LES MOUVEMENTS DE CAPITAUX
La balance des capitaux (BK) à court et à long terme retrace les échanges de capitaux (selon la durée
de leur placement).
- Les capitaux à long terme comprenant :
•les crédits commerciaux : Crédits à l’exportation ;
•les investissements directs (opérations financières qui permettent de prendre le contrôle d’une société
étrangère) qu’ils soient en direction ou en provenance de l’étranger ;
•les investissements de portefeuille (ou indirects) : achats par les particuliers d’actions émises par une
société ;
•les prêts bilatéraux et multilatéraux.
- Les capitaux à court terme sont constitués de crédits commerciaux, des avances sur commande, de
prêts et de placements à court terme.
• Titre I + Titre II + Titre III = Balance des paiements de base (BPB)
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
Titre IV : AVOIRS ET ENGAGEMENTS (REGLEMENTS OFFICIELS)
Les avoirs et engagements expriment l’augmentation ou la diminution des
avoirs officiels en or ou en devises ou autres moyens de paiements
internationaux (DTS : Droits de tirages spéciaux) encore appelés réserves
de change et les variations des engagements avec les établissements
étrangers.
Son solde, la variation de position monétaire extérieure (VPME)
enregistre tous les règlements engendrés par l’ensemble des échanges
du pays avec le reste du monde. S’il est positif, il y a accroissement de
l’endettement international du pays (déficit global des échanges
extérieurs) ; s’il est négatif, il y a diminution de l’endettement (excédent
global des échanges extérieurs).
Titre I + Titre II + Titre III + Titre IV = Balance des paiements (BP)
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
NB : La balance des paiements est élaborée à partir de
documents provenant de services douaniers (pour les
opérations non monétaires) et de la banque centrale (pour les
opérations monétaires).
Ces opérations de débit et de crédit ne sont pas enregistrées
simultanément comme l’exige le principe comptable de la
partie double.
Pour pallier l’inégalité entre Crédit et Débit, il est nécessaire de
créer un poste en supplément : le poste " Ajustement –
Erreurs et Omissions"
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
2- EQUILIBRE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
Les titres I ; II et III enregistrent les opérations à caractère commercial et
financier, ils sont donc des comptes d’imputations. Le titre IV est un compte
d’emploi donc d’utilisation des excédents ou déficits enregistrés dans les
comptes précédents. Son montant égale le solde général de la balance
des paiements de base.
Pour des raisons d’équilibre comptable de la balance des paiements, le titre IV
enregistre les sorties de moyens de paiements internationaux au crédit et les
rentrées au débit.
Les diminutions des avoirs et/ou les augmentations d’engagements sont
inscrites en (+); les augmentations des avoirs et/ou les diminutions
d’engagements sont inscrites en (-).
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
2- EQUILIBRE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
3- MESURES A PRENDRE EN CAS DE « DEFICIT » OU D’ « EXCEDENT »
• Lorsque la balance présente un déficit, il faut que :
- les banques privées réduisent leurs réserves en devises étrangères (diminution des
avoirs) ;
- le secteur public diminue ses réserves de moyens de paiements internationaux,
augmente ses dettes à l’égard du FMI, diminue ses avoirs et/ou augmente ses
engagements auprès des banques centrales étrangères ;
● En cas d’excèdent, les mesures qui s’imposent sont :
- la réduction des dettes vis-à-vis de l’étranger et/ou l’augmentation des créances ;
- l’augmentation des réserves en moyens de paiements internationaux.
N.B. : En réalité, c’est la Balance des Paiements de Base qui est déficitaire ou
excédentaire ; la BP, elle, est toujours équilibrée.
CHAPITRE II : LES BALANCES RELATIVES AUX ECHANGES
2- EQUILIBRE DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
4- SIGNIFICATION ECONOMIQUE DES SOLDES DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
a- Le solde de la balance commerciale (X – M)
La balance commerciale qui recense les importations et exportations du pays permet de mesurer son
degré de compétitivité.
b- Le solde de la balance des transactions courantes.
Il permet de savoir si le pays vit ou non au-dessus de ces moyens. S’il est positif, la production nationale
est supérieure à la consommation nationale.
Dans le cas contraire, la production nationale est inférieure à la consommation nationale : on dit que le
pays vit au-dessus des moyens.
c- Le solde de la balance des capitaux
Ce solde doit être interprété avec prudence :
- Un solde positif (entrées de capitaux  aux sorties de capitaux) est révélateur de l’importance des
ressources d’origine étrangère, causes de charges ultérieures : paiements d’intérêts et remboursement
des emprunts, distributions des dividendes.
- Un solde négatif indique au contraire que le pays mène une politique active d’investissements à
l’étranger, politique porteuse de re
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA C.E.D.E.A.O. ET L’U.E.M.O.A.

LE PROCESSUS D’INTEGRATION :
L’intégration est un processus par lequel deux ou plusieurs pays cherchent à éliminer
toutes les formes de barrières discriminatoires (tarifaires et non tarifaires) entre eux pour
établir un espace économique unique.
L’intégration apparaît comme la réponse au phénomène de globalisation et de
mondialisation qui sont d’actualité. La constitution de blocs comme l’Union Européenne
(UE), l’Accord de Libre Echange Nord-Américain (ALENA) etc. montre à quel point les
pays ont besoin d’évoluer ensemble.
En Afrique, il existe plusieurs organismes qui regroupent les pays dans leur marche vers
le développement. Notre étude se limitera à deux d’entre eux : la CEDEAO et l’UEMOA.
Mais, dégageons en premier lieu, les objectifs et le mécanisme du processus
d’intégration, ses avantages et ses coûts.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA C.E.D.E.A.O. ET L’U.E.M.O.A.

Les objectifs de l’intégration :


Les objectifs de l’intégration sont de deux ordres :
• favoriser une meilleure croissance des Etats membres ;
• favoriser la participation des Etats membres au partage des marchés mondiaux.
• Le mécanisme d’intégration :
Le mécanisme d’intégration comprend quatre (4) phases :
Phase 1 ou phase de préparation : LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE
Il s’agit de mettre en place une communauté économique par le principe de non-
discrimination ou « clause de la nation la plus favorisée ».
Cette clause stipule que lorsqu’un pays de la zone fait une faveur à un autre pays de la
zone, tous les autres pays de la zone bénéficient automatiquement de cette faveur.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA
Phase 2 ou phase d’amorçage : LE MARCHE COMMUN
Le marché commun se réalise par :
- le libre circulation des biens et services et des facteurs de production. Il n’y a plus de barrières
au sein de l’espace (c’est à dire de la zone d’intégration) ;
- la libre fixation des tarifs douaniers : chaque pays de l’espace fixe indépendamment ses tarifs
douaniers quand il s’agit de commerce avec les pays non membres de la zone.
Phase 3 ou phase de consolidation : L’UNION DOUANIERE
Après le marché commun (phase 2), les pays harmonisent leurs tarifs douaniers avec les pays
non membres de l’espace. Il n’existe alors qu’un seul tarif douanier entre les pays membres et
les pays non membres. On parlera du tarif extérieur commun (TEC) dans le cas de l’UEMOA.
Phase 4 ou phase d’approfondissement : L’UNION ECONOMIQUE
L’intégration est totale lorsqu’il est instauré une monnaie unique et une réglementation commune
(en matière de politiques économiques) au sein de la zone. « Les pays membres ne font plus
qu’un ».
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

Les avantages de l’intégration :


Les principaux avantages découlant de l’intégration sont :
- la baisse des coûts de production à l’intérieur de la zone grâce aux
économies d’échelle dues à la réduction des barrières tarifaires et non
tarifaires ;
- la substitution du commerce légal au commerce transfrontalier illégal
généralement associé aux activités improductives et onéreuses encouragées
par des différences de prix découlant de politiques diverses.
- l’accélération du rythme des investissements attirés par un marché élargi et
un code communautaire des investissements plus libéral.
- la baisse des prix due à la réduction des tarifs et à la concurrence et
l’élargissement de la gamme de choix pour les consommateurs.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

Les coûts (inconvénients) de l’intégration :


Au-delà de ces avantages, l’intégration entraîne aussi des coûts:
- le schéma de libéralisation entraîne, au moins dans l’immédiat des
moins values budgétaires et une inégalité dans la répartition des
avantages et des coûts de l’intégration pour les différents pays ;
- toute diminution ou suppression des droits de douane entraîne des
moins values budgétaires importantes pour les différents pays.
Surtout pour les pays qui connaissent des difficultés financières, toute
perte de recettes est lourde de conséquences.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

5-Les moyens d’élimination des disparités :


Face à ces conséquences, on note un effort de mise en place de mécanismes de
compensation pour y remédier :
-la compensation par les fonds comprend :
● le fonds de compensation financière provisoire pour pertes de recettes de
l’UEMOA ;
● le fonds de coopération, de compensation et de développement de la CEDEAO ;
● les fonds structurels pour l’aménagement équilibré du territoire communautaire.
- La compensation des disparités par le droit comprend d’une part l’harmonisation
de la fiscalité et des législations (O.HA.D.A. ; SYS.C.O.A.) et d’autre part, l’adoption
de règles garantissant la libre concurrence.
NB : O.HA.D.A. :Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique
SYS.C.O.A. :Système Comptable Ouest-Africain.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’U.E.M.O.A.

II.LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST


(C.E.D.E.A.O) :
Présentation :
• La C.E.D.E.A.O. est une organisation d’intégration africaine, créée le 28 mai 1975
à Lagos (NIGERIA). Elle compte 15 Etats membres (Bénin, Burkina Faso, Cap
Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Niger, Nigeria,
Sénégal, Sierra Leone, Togo et Liberia) soit une population totale de 240 millions
d’habitants pour une superficie de 6 194 000 km².
Objectifs de la C.E.D.E.A.O. :
• Le but principal de la C.E.D.E.A.O. est de promouvoir la coopération et le
développement dans tous les domaines de l’activité économique. Les actions
menées devraient permettre la mise en place d’un marché commun ouest-africain
et d’une union monétaire d’ici 2005.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

Pour atteindre ce but, la C.E.D.E.A.O. s’est fixé comme


objectifs :
• promouvoir la coopération et l’intégration afin d’améliorer le
niveau de vie de ses populations ;
• maintenir et renforcer la stabilité économique ;
• favoriser les relations entre ses membres, contribuer au
progrès et au développement du continent africain ;
• harmoniser et coordonner les politiques nationales ;
• participer à la création de la communauté économique
africaine.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA
3. Les institutions de la C.E.D.E.A.O. :
Pour mener à bien ses différentes tâches, la C.E.D.E.A.O. s’est dotée d’organismes tels
que :
- la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
• le Conseil des Ministres ;
• la Cour de Justice ;
• les Commissions Techniques spécialisées ;
• le Secrétariat exécutif ;
• le Conseil Economique et Social ;
• le Parlement de la Communauté.
Les institutions spécialisées sont :
• l’Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (A.M.A.O.) ;
• le Fonds de Coopération, de Compensation et de Développement.
• Une force de maintien de la paix, l’ECOMOG, a été créée en Avril 1990 pour mettre un
terme aux conflits armés dans les Etats membres.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

III. L’UNION ECONONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST-AFRICAINE


(U.E.M.O.A.) :
1. Présentation :
L’U.E.M.O.A., créée le 10 Janvier 1994 à Dakar (SENEGAL), marque une étape
importante dans le processus déjà long d’intégration économique et monétaire des
pays de la zone franc d’Afrique Occidentale. Elle s’est substituée à l’Union
Monétaire Ouest-Africaine (U.M.O.A.) et à la Communauté Economique de l’Afrique
de l’Ouest (C.E.A.O.), l’une et l’autre instituée en 1973.
L’U.E.M.O.A. compte huit (8) pays membres (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée
Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), soit une population totale de 67 millions
d’habitants et une superficie totale de 3 509 125 km².
Le traité de l’U.E.M.O.A. est entré en vigueur le 1er Août 1994.
La Guinée Bissau est devenue le 8ème membre de l’Union le 02 mai 1997.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA
2. Les objectifs de l’U.E.M.O.A :
L’UEMOA a pour objectifs :
• de créer entre les Etats membres, un marché commun basé sur la libre circulation des
personnes, des biens et services, des capitaux et le droit d’établissement des personnes
exerçant une activité indépendante ou salariée, l’institution d’un Tarif Extérieur Commun
(TEC.) et une politique commerciale commune et concertée ;
• de renforcer la compétitivité économique et financière des Etats membres dans le cadre
d’un marché commun ouvert et concurrentiel et d’un environnement économique et
juridique harmonisé (SYSCOA. ; OHADA.) ;
• assurer la convergence des performances et des politiques économiques des Etats
membres par l’institution d’une procédure de surveillance multilatérale ;
• instituer une coordination des politiques sectorielles nationales par la mise en œuvre
d’actions communes ;
• enfin, harmoniser le bon fonctionnement du marché commun, les législations des Etats
membres et particulièrement le régime de la fiscalité.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

Cinq (5) principes régissent le fonctionnement de l’UEMOA. :


• la convertibilité des monnaies à une parité fixe et
connue ;
• la libre transférabilité des monnaies à l’intérieur de la
zone ;
• une réglementation bancaire et de change commune ;
• la mise en commun des réserves de changes ;
• une politique monétaire commune.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

3.Les Institutions de l’U.E.M.O.A. : L’U.E.M.O.A. comprend :


• la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement ;
• le Conseil des ministres ;
• la Commission ;
• la Cour de Justice ;
• la Cour des Comptes ;
• le Comité Interparlementaire ;
• la Chambre Consulaire Régionale.
Outre ces institutions, il existe au sein de l’U.E.M.O.A. deux autres
institutions spécialisées qui sont :
-la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (B.C.E.A.O.) ;
-la Banque Ouest Africaine de Développement (B.O.A.D.)
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA CEDEAO ET L’UEMOA

4.Quelques grandes dates de l’U.E.M.O.A. :


• 10 janvier 1994 : Signature du traité de L’U.E.M.O.A. à Dakar (Sénégal)
• 1er août 1994 :Entrée en vigueur du traité de l’U.E.M.O.A.
• 10 mai 1996 :Première réunion de la Conférence des Chefs d’Etat et de
gouvernement à Ouagadougou (Burkina)
• 1er juillet 1996 : Entrée en vigueur du régime tarifaire préférentiel transitoire :
franchise totale pour les produits de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat et
réduction de 30 % pour les produits industriels originaires agrées de l’Union
• 1er juillet 1997 : Entrée en vigueur de la réduction des droits de douane sur les
produits industriels agrées de l’U.E.M.O.A. ; réduction qui passe de 30 % à 60%
• 1er janvier 1998 : Entrée en vigueur du SYS.C.O.A. et de l’Indice Harmonisé des
Prix à la Consommation (I.H.P.C.)
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA C.E.D.E.A.O. ET L’U.E.M.O.A.

• 1er juillet 1998 :Fixation à 30 % du taux maximum des droits de douane dans
le cadre du Tarif Extérieur Commun (TEC), hors redevance statistique.
• 1er janvier 1999 :Entrée en vigueur de la réduction des droits de douane sur
les produits industriels agrées de l’U.E.M.O.A. ; réduction qui passe de 60 %
à 80%
• 1er janvier 1999 :Fixation à 25 % du taux maximum des droits de douane
dans la cadre du Tarif Extérieur Commun (TEC), hors redevance statistique.
• 08 décembre 1999 :Adoption de la Politique Industrielle Commune de
l’U.E.M.O.A.
• 08 décembre 1999 :Adoption du Pacte de convergence, de stabilité, de
croissance et de solidarité entre les Etats membres de l’U.E.M.O.A.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA C.E.D.E.A.O. ET L’U.E.M.O.A.

• 1er janvier 2000 :Libre circulation, en franchise totale des droits et taxes d’entrée, pour
les produits de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat et les produits industriels
originaires agrées
• 1er janvier 2000 :Entrée en vigueur du T.E.C. : plafonnement à 22 % des droits de
douane
• 14 décembre 2000 :adoption de la Politique Minière Commune de l’U.E.M.O.A.
• 19 décembre 2001 :Adoption de la Politique Agricole Commune de l’U.E.M.O.A.
• 19 décembre 2001 :Adoption de la Politique Energétique Commune de l’U.E.M.O.A.
• 29 janvier 2003 :Adoption du traité modifié de l’Union
• 10 janvier 2004 :10ème anniversaire de la création de l’U.E.M.O.A. ; 8ème réunion de la
Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement à Niamey.
CHAPITRE III : L’INTEGRATION EN AFRIQUE DE L’OUEST : LA C.E.D.E.A.O. ET L’U.E.M.O.A.
La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM):
La BRVM est commune à l’ensemble des huit (8) pays de l’UEMOA. Elle est à la fois un
succès économique, politique, institutionnel et technique. Il s’agit de la seule Bourse au
monde partagée par plusieurs pays, totalement électronique et parfaitement intégrée.
La BRVM a pour principales missions :
• l’organisation du marché boursier ;
• la cotation et la négociation des valeurs mobilières ;
• la diffusion des informations boursières ;
• la promotion et le développement du marché.

La BRVM est une Société Anonyme régie par les dispositions de l’Acte Uniforme de
l’OHADA relatif au droit des Sociétés Commerciales et du Groupement d’Intérêt
Economique. Le Conseil d’Administration de la BRVM est composé de douze (12)
membres.
QUELQUES DEFINITIONS
Qu'est-ce que la finance ?
La finance consiste à analyser en termes financiers, c’est-à-dire en $, toutes les
décisions importantes qui surviennent dans les organisations ou dans la société en
général, dans le but d’assurer une utilisation optimale des ressources et d’améliorer
ainsi le bien-être de tout un chacun.
La finance est la base et l’articulation du système capitaliste, car elle permet de
s’assurer que toutes les décisions créent de la valeur et engendrent de la richesse. Par
conséquent, la finance doit permettre à tous les individus d’accéder à un niveau de vie
plus élevé.
Dans une économie caractérisée par la liberté de choix, les organisations et les gens
peuvent exercer leur pouvoir décisionnel, c’est-à-dire qu’ils ont la possibilité d’optimiser
leurs choix. La finance joue un rôle prépondérant dans l’amélioration des prises de
décisions du fait qu’il est possible de mesurer son degré d’efficacité à la concrétisation
ou non des objectifs individuels ou collectifs.
QUELQUES DEFINITIONS
L’ensemble des activités financières peut être divisé en six domaines importants du
monde des affaires :
• La gestion financière des entreprises
• Le placement
• La finance institutionnelle
• La finance internationale
• La finance publique
• La finance personnelle
• La finance constitue une branche de l’économie qui s’intéresse à l’administration de
l’argent. Ceci dit, la finance internationale étudie les flux de capitaux entre pays.
• Ce champ de la finance peut être divisé en deux branches d’étude : l’économie
internationale (qui tient compte du taux de change, des taux d’intérêt et d’autres aspects
financiers) et la finance d’entreprise (l’étude des marchés et des produits financiers).
QUELQUES DEFINITIONS
Face au phénomène de la globalisation, qui implique la libre circulation de
capitaux et la levée de plusieurs types de contraintes (physiques,
douanières, tributaires), la finance internationale a acquis une importance
particulière.
Un concept important dans ce contexte est celui de devise, soit la monnaie
nationale pouvant être convertie en monnaie étrangère dans le marché des
changes. Pour ce faire, il existe la convertibilité interne (la possibilité
d’acheter et de vendre des monnaies étrangères dans un pays) et la
convertibilité externe (la cotisation d’une monnaie nationale dans les
marchés des changes d’autres pays).
Ce taux de change peut être soit fixe (lorsque la banque centrale établie la
valeur de la monnaie et intervient dans le marché des changes) soit flexible
(étant donné que la banque centrale n’intervient pas sur le marché, la valeur
de la monnaie fait l’objet de la loi de l’offre et de la demande).
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
Les échanges internationaux se font dans des devises différentes. Comment se déterminent les
taux de change et quels effets économiques ont-ils ?
1. Le fonctionnement du marché des changes:
a. Le marché des changes:
• Le marché des changes est un lieu où se rencontrent la demande et l’offre de devises. Les
acteurs économiques de ce marché sont les ménages (pour des raisons touristiques), les
entreprises (pour régler leurs échanges internationaux) et les agents financiers et
monétaires (pour des raisons de placements financiers, de refinancements ou encore de
spéculations).

La confrontation entre l’offre et la demande va déterminer le prix des devises concrétisé par un
taux de change. Ce taux de change variable exprime donc le prix des devises par rapport à la
monnaie nationale. Par exemple, le taux de change de l’euro en dollar sera noté EUR/USD =
1,30 (c'est-à-dire qu’un euro vaut 1,30 dollars).

Sur les marchés financiers, le marché des changes est nommé FOREX (pour Foreign
Exchange). Il peut être un lieu de spéculation et ainsi engendrer des bulles spéculatives
comme sur le marché des titres.
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
b. Système de change fixe ou flottant:
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le système monétaire mondial avait besoin
d’une grande stabilité pour permettre la reconstruction des dégâts engendrés par la
guerre. Il fut donc décidé à la conférence de Bretton Woods (juillet 1944) que toutes les
monnaies seront convertibles en dollars selon un taux de change fixé, et que celui-ci sera
convertible en or. Une dévaluation ne pouvait donc être possible qu’avec l’accord des
autres partenaires.
Le FMI (Fond Monétaire International) fut créé pour soutenir la parité des monnaies en
cas de tension sur l’offre ou la demande de telle ou telle devise.
Cependant, le système étant difficilement tenable, l’ancrage du dollar sur l’or fut restreint
au début des années 1970 (la convertibilité fut définitivement abandonnée en 1976) et les
taux de change redevinrent flottants à partir de 1973.
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
b. Système de change fixe ou flottant:
En 1974, les pays de la Communauté européenne décidèrent de
créer le Serpent monétaire européen (le SME deviendra ensuite le
système monétaire européen et perdure encore aujourd’hui) dans
lequel les monnaies européennes devaient maîtriser leurs fluctuations
autour d’un cours pivot (dont la référence aujourd’hui est devenue
l’euro).
L’intégration monétaire se poursuivra jusqu’en 1992 où, par le biais du
traité de Maastricht, les pays européens décidèrent de se doter
d’une monnaie commune : l’euro.
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
2. Les taux de change
a. Les déterminants du taux de change
Les taux de change ont des déterminants fondamentaux qui sont principalement :
- La balance des transactions courantes (ou balance courante) : si la balance est
déficitaire, cela signifie que les importations ont été supérieures aux exportations. Dans ce
cas, les agents économiques nationaux doivent vendre de la monnaie nationale pour se
procurer des devises. De ce fait, la valeur de la monnaie nationale baisse par rapport aux
devises (il y a une vente d’euros et des achats de dollars par exemple). Un déficit courant
entraîne donc une dépréciation du taux de change de la monnaie nationale ;

- Les taux d’intérêts : lorsque les taux d’intérêts européens sont plus élevés que les taux
américains, les investisseurs vont se porter acquéreurs de titres en euro, ce qui va créer
de la demande et une appréciation de sa valeur vis-à-vis du dollar. Une augmentation des
taux d’intérêts entraîne donc une appréciation du taux de change ;
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
a. Les déterminants du taux de change
- L’inflation : lorsque l’inflation nationale est plus forte que
celle des autres pays, les produits deviennent moins
compétitifs à l’exportation et cela détériore la balance des
transactions courantes. Une inflation forte a donc tendance à
déprécier les taux de change.
Ces déterminants fondamentaux expliquent surtout les
variations à long terme des taux de change. À court terme,
ce sont les mouvements spéculatifs qui déterminent surtout
les variations de taux de change.
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
a. Les déterminants du taux de change
La situation américaine reste paradoxale, du fait du caractère
indispensable du dollar dans les échanges internationaux. Le
dollar est une monnaie demandée pour des transactions
commerciales ou financières qui ne concernent pas forcément
les États-Unis. De plus, les placements en dollar sont
appréciés car les États-Unis ont une image de pays stable et
dominant. De ce fait, le dollar reste une monnaie demandée (il
a donc tendance à garder une valeur élevée) même si les
États-Unis ont un fort déficit commercial et que les taux
d’intérêts n’y sont pas très élevés.
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
b. Les effets d'une variation des taux de change
Les taux de change ont un impact sur le commerce extérieur d’un pays.
En effet, la dépréciation de la valeur de la monnaie nationale va
rendre les produits nationaux moins chers pour les étrangers et les
produits étrangers seront plus chers pour les agents nationaux. Dans
un premier temps, cela va détériorer encore plus la balance courante
car la structure de la consommation des agents ne change pas (effet-
prix). Ensuite, les exportations vont augmenter tandis que les agents
nationaux vont réduire leurs achats de produits étrangers (et donc faire
baisser les importations : effet-quantité). Cela permettra alors une
amélioration des comptes extérieurs. On schématise parfois ces effets
sous la forme d’une courbe en « J ».
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
CHAPITRE IV : LE MARCHÉ DES CHANGES
La forte valeur de l’euro handicape ainsi les entreprises européennes dont les
produits sont moins compétitifs. En revanche, cela permet d’acheter des produits
étrangers à un prix moins élevé (comme le pétrole par exemple, car il est payé en
dollars).
QUELQUES DEFINITIONS
1 - LES ACTIONS: .
1.Caractéristiques générales:
Une action est un titre de propriété d’une fraction du capital d’une société. Les actions peuvent être
cotées en bourse mais pas obligatoirement.
Les droits attachés à l’action:
• Droit au dividende: c’est le droit pour l’actionnaire de toucher sa part des bénéfices dégagés par la
société.
• Droit de vote: il permet à l’actionnaire de voter lors des assemblées générales d’actionnaires.
• Droit d’information : c’est le droit pour l’actionnaire de prendre connaissance de toutes les
informations périodiques ou occasionnelles communiquées par la société.
• Droit de répartition: en cas de liquidation de la société, l’actionnaire a droit à une part de l’actif
social.
• Droit de souscription: l’actionnaire détient un droit de souscription prioritaire sur les actions
nouvelles en cas d’augmentation de capital.
• Droit de transmission: pour les sociétés cotées en bourse, l’actionnaire peut vendre ses actions sur
QUELQUES DEFINITIONS
1 - LES ACTIONS: .
1 Caractéristiques générales:
Les types d’actions particulières:
• Action à bons de souscription d’action (ABSA): action à laquelle sont
attachés un ou plusieurs bons permettant d’acquérir ultérieurement des
actions à émettre à un prix convenu à l’avance, jusqu’à une date déterminée.
• Bon de souscription d’action (BSA): le bon de souscription d’action est un
titre financier permettant de souscrire pendant une période donnée, dans
une proportion et à un prix fixés à l’avance, à une action.
QUELQUES DEFINITIONS
1 - LES ACTIONS: .
1.Caractéristiques générales:
1.2 Risques d’un investissement en actions:
Risque de crédit: c’est la conséquence, pour l’investisseur, de l’incapacité totale
ou partielle de l’émetteur à honorer ses engagements .Les actions constituent du
capital à risque puisque la société qui les émet n’est pas tenue de les rembourser.
En cas de faillite, les actions peuvent perdre pratiquement toute leur valeur.
Risque de liquidité : c’est la probabilité de rencontrer des difficultés pour
récupérer ses fonds durant toute la période de placement ou avant l’échéance
fixée, s’il y en a une .La liquidité est assurée par l’existence d’un marché organisé,
la bourse. Elle dépend surtout du volume de transaction sur le titre: plus la
capitalisation boursière de la société est élevée, plus le marché de ses actions est
large, et donc liquide.
QUELQUES DEFINITIONS
1 - LES ACTIONS: .
1.Caractéristiques générales:
1 .2 Risques d’un investissement en actions:
Risque de change: c’est le risque d’une évolution défavorable de la devise
dans laquelle tout ou partie de l’actif est investi .Le risque est faible pour les
actions cotées en euros. Pour les actions cotées dans une autre devise, il
existe un risque de perte de change à la vente des actions.
Risque de taux: il correspond au risque lié à une remontée des taux
d’intérêt sur le marché et provoquant une baisse du cours du titre .En
général une augmentation du taux entraîne une baisse du cours de l’action
QUELQUES DEFINITIONS
1 - LES ACTIONS: .
1.Caractéristiques générales:
1 .2 Risques d’un investissement en actions:
Risque de volatilité du cours: il correspond à la capacité d’une action à voir sa valeur
fluctuer à la hausse comme à la baisse .Il dépend fortement de la qualité de la société,
de l’évolution de son secteur d’activité et de l’évolution générale de la bourse. Une
action dite «spéculative» présente un risque de volatilité du cours plus élevé qu’une
action d’une société dont les activités sont stables.
Risque de perte en capital: c’est le risque que l’investisseur ne récupère pas, à
l’échéance ou lors de la vente de son titre, la totalité du capital net investi .Le risque de
vendre à perte une action est une réalité, en particulier à court terme.
Autres risques: l‘inflation, la conjoncture, les situations politiques, sans compter les
événements inattendus sont toujours des risques présents sur les marchés d‘actions.
L’action doit donc être envisagée comme un placement à long terme.
QUELQUES DEFINITIONS
2 - LES OBLIGATIONS:
1.Caractéristiques générales:
Une obligation est un titre de créance émis par une entreprise, par une collectivité
publique ou par l’Etat. Elle représente une participation pour laquelle le détenteur de
l’obligation perçoit des intérêts.
Leur principe est simple: un taux d’intérêt qui donne droit au paiement d’un coupon
périodique, une durée d’emprunt, un prix d’achat et un prix de remboursement à
l’échéance.
L’investisseur peut avoir une appréciation de la qualité et de la solvabilité de l’émetteur
de l’obligation au moyen du «rating». Le rating est un code standardisé, composé de
lettres et de chiffres, attribué par des sociétés spécialisées (agences de notation) dont
les plus connues sont d’origine américaine: Moody’s, Standard & Poor’s, Thomson Bank
Watch et IBCA (International Bank Credit Analysis).Plus le rating accordé est bon (par
exemple AAA), plus le risque débiteur est faible.
QUELQUES DEFINITIONS
2 - LES OBLIGATIONS:
Les types d’obligations particulières:
• Obligations convertibles: il s’agit d’une obligation ordinaire
émise par une société qui peut, à tout moment, être
convertie en action de cette même société.
• Obligations à bons de souscription d’actions (OBSA): il
s’agit d’obligations ordinaires assorties de bons de
souscription d’actions qui donnent droit de souscrire des
actions nouvelles émises par la société émettrice de l’OBSA
à un prix, à des conditions et délais fixés dans le contrat
d’émission des OBSA.
QUELQUES DEFINITIONS
2 - LES OBLIGATIONS:
Les types d’obligations particulières:
• Obligations remboursables en actions (ORA): ce sont des
obligations qui, à leur échéance, seront remboursées par
l’attribution d’actions de la société émettrice, selon une parité
définie à l’émission.
• Obligations à bon de souscription d’obligation (OBSO): il s’agit
d’obligations ordinaires assorties de bons de souscription
d’obligations. Ces derniers permettent de souscrire de nouvelles
obligations émises par la société émettrice de l’OBSO pour un prix
et selon des conditions fixés dans le contrat d’émission.
QUELQUES DEFINITIONS
2 - LES OBLIGATIONS:
2.2 Risques d’un investissement en obligations:
• Risque de crédit: c’est la conséquence, pour l’investisseur, de l’incapacité
totale ou partielle de l’émetteur à honorer ses engagements. Il dépend de la
qualité de l’émetteur, le «rating» accordé par les agences de notation est un bon
indicateur de cette qualité mais il ne représente pas une garantie infaillible.
• Risque de liquidité: c’est la probabilité de rencontrer des difficultés pour
récupérer ses fonds durant toute la période de placement ou avant l’échéance
fixée, s’il y en a une. Il est déterminé par l’existence et le fonctionnement d’un
marché secondaire pour le titre. Si les volumes de transactions sont élevés le
risque de liquidité est faible.
QUELQUES DEFINITIONS
2 - LES OBLIGATIONS:
2.2 Risques d’un investissement en obligations:
• Risque de change: c’est le risque d’une évolution défavorable de la
devise dans laquelle tout ou partie de l’actif est investi. Il est nul pour les
obligations libellées en euro. Il existe pour les obligations libellées
dans une autre devise.
• Risque de taux: il correspond au risque lié à une remontée des taux
d’intérêt sur le marché qui provoquerait une baisse du cours du titre. En
cas de vente sur le marché secondaire à un moment où le taux du
marché est supérieur au taux nominal, l’investisseur réalisera une moins-
value.
QUELQUES DEFINITIONS
2 - LES OBLIGATIONS:
2.2 Risques d’un investissement en obligations:
• Risque de volatilité du cours: il correspond à la capacité d’une
obligation à voir sa valeur fluctuer à la hausse et à la baisse. Plus la
durée de vie restant à courir est lointaine et le coupon bas, plus ce risque
est élevé. L’évolution des cours des obligations convertibles est
également liée au cours de l’action.
• Autres risques: certaines obligations peuvent être assorties d’une option
permettant à l’émetteur de rembourser par anticipation l’emprunt à un
cours et une date déterminée. Cette faculté est utilisée lorsque le taux
d’intérêt à long terme du marché est devenu largement inférieur à celui
de l’obligation.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
Introduction:
Jusqu’à la fin des années 70, les marchés de capitaux apparaissent plutôt enclos
dans leurs espaces nationaux, segmentés selon leurs échéances (crédits et
marchés monétaires assurant les financements à court terme, marchés financiers
pour les opérations à moyen et long terme) et la spécificité des instruments de
placement. Les mouvements internationaux de l’épargne étaient assez entravés.
Depuis lors, le concept majeur de la finance internationale est l’intégration financière,
attirant l’attention sur la connexion toujours plus poussée des marchés financiers
nationaux, la restructuration et l’essor des différents marchés internationaux de
capitaux désormais très ouverts aux innovations financières, on assiste à
l’émergence d’un marché financier mondial dont l’imbrication des compartiments ne
cesse de se complexifier, et qui est le théâtre d’une circulation intense des flux
d’épargne. Quels sont donc ces marchés financiers internationaux et leurs
acteurs principaux ainsi que leurs instruments d’action ?
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
Introduction:
Pour mieux appréhender ces marchés financiers internationaux, et maîtriser la
complexité de leurs instruments, on essaiera de traiter dans un premier axe leurs
définitions et leur rôle, et dans le deuxième on abordera les différents acteurs et les
instruments utilisés sur ces marchés, et dans le dernier axe sera consacré aux
principales places financières internationales.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
Axe I : les marchés financiers internationaux :
Définitions et rôle:
Depuis des années, l'importance des marchés financiers internationaux
n'a cessé de croître dans le monde de la finance, donc quel sont les
approches en matière de définition, et Le rôle de ces marchés financiers à
l’échelle internationale ?
1-Définitions des marchés financiers internationaux
Les marchés financiers internationaux sont des marchés ou se créent,
s’échangent, circulent et s’effacent des créances et des actifs monétaires
et financiers liés à des opérations de transactions ou de circulation
internationale de flux financiers.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-Définitions des marchés financiers internationaux:
Les marchés financiers permettent la confrontation de l'offre et de la
demande de capitaux. Il s'agit donc d’un lieu où s'échangent les
instruments financiers.
Ces derniers sont représentatifs :
- de propriétés : les actions.
- de créances : les obligations.
- de liquidités (marché monétaire) et de devises (marchés des changes).
- de produits conditionnels : les options.
- de contrats à terme : les futures.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-Définitions des marchés financiers internationaux:
Selon SCANNAVINO, les marchés financiers internationaux sont trois types à savoir
; le marché des Eurodevises, les marchés des Eurocrédits et les marchés des
obligations internationales.
• le marché des Eurodevises : les Eurodevises désignent, depuis les années 50,
des capitaux déposés dans des banques implantées hors du pays d’émission de la
monnaie dans laquelle ces avoirs sont libellés. Ces institutions, expertes dans la
gestion de tels dépôts, sont appelées Eurobanque. En effet, pour des raisons
liées, d’une part à l’évolution du système monétaire international et au déficit de la
balance des paiements américaines et, d’autre part, à l’évolution de
l’internationalisation des banques et aux restrictions réglementaires existant aux
Etats-Unis des volumes de plus en plus importants de dollars ont quitté les Etats-
Unis à partir des années 1960
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-Définitions des marchés financiers internationaux:
Leur destination première a été l’Europe d’ou le nom, Eurodollars qui
leur fut donné. on les a retrouvés sous formes de dépôts d’abord
auprès des filiales des banques américaines, puis auprès d’autres
banques, de toutes nationalités établies principalement à Londres. Si
ces fonds délocalisés ont toujours été majoritairement des dollars,
plusieurs devises se sont ajoutées à la monnaie américaine, d’autres
centres financiers que Londres. C’est la raison pour laquelle on parle
d’eurodevises pour décrire de façon générique tous ces dépôts en
monnaie convertibles effectués dans des banques situées à l’extérieur
du système monétaire de la devise considérée.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-Définitions des marchés financiers internationaux:
D’un point de vue pratique, les termes eurodollars et eurodevises sont
employés pour décrire la même réalité. Le préfixe « euro » rappelle
simplement qu’à l’origine ces dépôts étaient principalement localisés en
Europe. En utilisant l’appellation générique « eurodollar », le marché des
eurodevises se caractérise par la domination du dollar, ce qui explique aussi
l’utilisation du terme marché des eurodollars pour designer le marché des
eurodevises.
• le marché des Eurocrédits : selon la définition que nous avons donné de
l’eurodevise, il s’agit essentiellement d’une source de fonds. la contrepartie,
ce sont les utilisations qui ont été longtemps limités à des crédits bancaires.
Les banques font des avances libellées en eurodevises aux emprunteurs ;
on parle alors d’eurocrédit.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-Définitions des marchés financiers internationaux:
Jusqu’aux années 1970, les investisseurs se finançaient sur les euromarchés à
partir des obligations mais suite à une hausse du taux d’intérêt les investisseurs
furent obligés de réaliser et remplacer leur financement par des eurocrédits à
moyen et long terme au taux variables.
• Les marchés des obligations internationales : on s’attachera ici aux marchés
des obligations étrangères2 et aux marchés des Euro-obligations ; les premiers
sont des titres émis par un emprunteur non résident sur une place financière ou ils
seront donc ensuite cotés ; ils sont libellés dans la devise du pays ou se fait
l’émission .Une entreprise française qui choisit de lancer un emprunt (en dollars) à
New York, par exemple, émet des obligations étrangères. L’émission de ces titres
organisée par un syndicat de banques et d’institutions financiers du pays ou
s’effectue le placement ; elle jouit de certains avantages fiscaux, tout en étant
soumise aux réglementations locales.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-Définitions des marchés financiers internationaux:
Alors que les deuxièmes désignent des titres de créance émis dans
plusieurs pays (l’absence de lieu unique d’émission en fait un vrai
placement international) par un syndicat de banques internationales ;
elles sont libellées dans une devise pouvant être celle du pays de
l’emprunteur ou une autre monnaie (on désigne les euro-obligations
lancées en dollars, par exemple,).
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
2-rôle des marchés financiers internationaux3
Les marchés financiers internationaux assurent l’extension à l’échelle
internationale des fonctions assumées par les marchés financiers sur le
plan domestique, au plan macroéconomique, des agents à capacité de
financement dont les ressources courantes dépassent leurs plans de
dépenses, à un horizon donné, et que des agents à besoin de
financement se trouvent dans la situation inverse, alors s’exprime la
nécessité d’ajuster et de coordonner ces deux types de situation. La
justification première des marchés financiers, et plus encore des
intermédiaires qui en assurent le fonctionnement, est donc de remplir
cette fonction. Il ne s’agit pas seulement d’organiser le transfert des fonds
prêtables, mais aussi de rendre compatibles les motivations qui
s’expriment aux deux pôles du circuit financier.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
2-rôle des marchés financiers internationaux:
Car les exigences de ces deux catégories d’agents économiques ont
toute chance de s’avérer, ex-ante, peu conciliables. Du côté des
prêteurs éventuels, se combinent le souci d’obtenir le rendement le
plus élevé, l’objectif de minimiser les risques, de conserver une réelle
liquidité en privilégiant, par exemple, des placements à court terme. À
l’inverse, du côté des emprunteurs potentiels, prédominent l’objectif
de minimiser les charges de remboursement et de s’endetter à moyen
ou long terme, le souci d’accéder à des financements non réversibles.
Quant à la prise de risque, elle est inhérente à la plupart des
investissements, alors que les épargnants éprouvent une certaine
aversion pour le risque.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
2-rôle des marchés financiers internationaux:
D’où la nécessité d’un ensemble d’institutions et de mécanismes de
marché aptes à assurer la conciliation de ces antagonismes qui
touchent les prix et les rendements des actifs, les échéances, la liquidité
des engagements, les prises de risque… Ainsi, à partir des dépôts à
vue ou à court terme de leurs clients, les banques peuvent accorder des
crédits à long terme ou réaliser des investissements de portefeuille. La
transformation financière porte sur les échéances mais aussi sur la
nature des risques assumés vis-à-vis des emprunteurs. Le rôle
essentiel des institutions financières, les banques en particulier, mais
aussi de l’ensemble des marchés d’actifs monétaires ou financiers, est
de redistribuer les attributs des capacités et des besoins de
financement.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
Axe II : les marchés financiers internationaux : instruments et acteurs
Avant de mettre l’accent sur les différents intervenants aux marchés financiers
internationaux, il convient également de connaître les instruments ou les produits
permettant de financer les activités internationales.
1-les instruments des marchés financiers internationaux:
On peut distinguer quatre catégories d’instruments financiers internationaux à savoir
: les obligations, les contrats à terme, les options et les warrants.
➢les obligations : la distinction est déjà faite entre les deux grandes catégories
d’obligation (voir au dessus), qui sont : les obligations étrangères ; et les
euroobligations ; on peut donc ajouter leur caractéristiques ; les obligations
étrangères sont soumises à la réglementation nationale du pays à l’origine de
l’émission sur les valeurs mobilières nationales. Ainsi, leurs caractéristiques sont
proches de celles émises sur les marchés nationaux. dans ce contexte, trois
principales caractéristiques de ces obligations :
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-les instruments des marchés financiers internationaux:
❖le statut fiscal des obligations étrangères est privilégié, comme celui des
euro-obligations. en effet, que ce soit directement ou indirectement, il n’y a
pas de retenue à la source sur les revenus versés par les emprunteurs.
❖le principe d’émission des obligations étrangères est identique à
celui des euro-obligations, reste une seule différence provenant du
fait que des obligations estrangères sont réalisées dans un pays
donné, et qu’en conséquences, elles sont soumises aux contraintes
réglementaires du pays.
❖le marché secondaire des obligations étrangères s’apparente
beaucoup à celui des euro-obligations ; c’est à dire que la plupart des
transactions se déroulent hors de la bourse lieu d’émission.
CHAPITRE V : MARCHES FINANCIERS INTERNATIONAUX
1-les instruments des marchés financiers internationaux:
➢les contrats à terme: un contrat à terme est un engagement ferme de livraison d'un
actif sous-jacent à une date future (appelée échéance ou maturité) à des conditions
définies à l'avance. Contrairement au forward, le contrat à terme est standardisé pour
être négocié sur un marché à terme organisé.
➢Les options sont des produits dits « dérivés » car leur valeur dépend de celle de
l’évolution d’un autre actif, qualifié de « sous-jacent ». Ces sous-jacents peuvent être
des produits physiques (matières premières), des instruments financiers (actions,
obligations, taux d’intérêt, cours de change) ou encore des indices boursiers,
climatiques, par exemple.
➢Les warrants sont des produits dérivés spéculatifs, donnant le droit d'acheter ou de
vendre un actif sous-jacent à un prix et jusqu'à une date d'échéance déterminés à
l'avance. Si leur fonctionnement repose sur le même principe que les options, leurs
caractéristiques diffèrent. Attention, il s'agit de produits très risqués.
QUELQUES QUESTIONS
1.Quelle est l’importance de la balance commerciale pour un pays ?
2. Quels sont les éléments qui déterminent la Balance des paiements pour un pays ?
3. Définir la signification économique des soldes de la Balance des paiements (solde de la balance commerciale,
solde de la balance des transactions courantes et solde de la balance des capitaux) ;
4. Quels sont les déterminants du marché des changes ?
5. Définir une action et une obligation
6. Citer deux (2) institutions spécialisées de la CEDEAO ;
7. Que savez-vous de la monnaie ECO ?
8. La monnaie joue un rôle très important dans les échanges économiques internationaux. Pourtant, elle est
toujours butée à des obstacles une fois à l’extérieur. Quels sont ces obstacles ?
9. Contingent ou droit de douane, quelle est la meilleure voie pour nos Etats africains ?
10. Définir le marché des changes ;
11. Qu’est-ce qu’une intégration économique ?
12. Citer les quatre (04) phases du mécanisme d’une intégration ;
13. Quels sont les avantages et les inconvénients d’une intégration ?
14. Quels sont les déterminants fondamentaux du taux de change ?
15. Définir les marchés internationaux financiers.
MERCI

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