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FRE EssentialsOfTheNewBirth

Doctrine

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New Birth

Les as p e c t s
ess e n ti e l s
de la
no u v e l l e
nais s a n c e
David K.
Bernard
LES ASPECTS
ESSENTIELS
DE LA
NOUVELLE
NAISSANCE

David K. Bernard
Cet ouvrage est la traduction française du livre
Essentials of the New Birth par David K. Bernard.

Copyright © 1987 de l’édition originale


par Pentecostal Publishing House. Tous droits réservés.
8855 Dunn Road, Hazelwood, Missouri, USA 63042
[Link]

Traduit par Global Missions, United Pentecostal Church


International (autrefois Foreign Missions)
8855 Dunn Road, Hazelwood, Missouri, USA 63042
[Link]

Imprimé par Traducteurs du Roi,


une filiale de Mission Montréal.
863, rue Golbourn, Greenfield Park
(Québec) Canada J4V 3H4
[Link]
Révision et mise en page : Liane R. Grant
Copyright © 2012 de l’édition française au Canada

Sauf indication contraire, les textes bibliques sont


tirés de la version Louis Segond de la Bible.

ISBN 978-2-924148-04-4
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec,
2012. Dépôt légal – Bibliothèque et Archives Canada, 2012.

Ce livre est sous la protection des lois sur les droits d’auteurs
du Canada. Il est interdit de reproduire ce livre en tout ou en
partie pour des fins commerciales sans permission de
Pentecostal Publishing House et de Global Missions.

2
Le Besoin universel de salut

La Bible déclare avec force que tous les êtres humains


sont pécheurs. (1 Roi 8 : 46 ; Proverbes 20 : 9 ; Ésaïe 64 : 6)
L’humanité tout entière est dans l’état de péché et coupable
devant Dieu. (Romains 3 : 9, 19) « Il n’y a point de juste, Pas
même un seul. » (Romains 3 : 10) « Car tous ont péché et sont
privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3 : 23)
À cause de cela, l’humanité tout entière est sous la peine
de mort. « Car le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains
6 : 23) « Le péché, étant consommé, produit la mort. »
(Jacques 1 : 15) Chacun a besoin d'être libéré du péché et de
sa peine qui est la mort.
En général, le salut a trait à toute sorte de délivrance, de
préservation ou de libération. Dans le contexte des Écritures,
le salut signifie être délivré du pouvoir et des effets du péché
et cela implique des aspects du passé, du présent et de l'avenir.
Le Salut ne vient que par la grâce,
par le moyen de la foi en Jésus

Personne ne peut rien faire pour se sauver soi-même.


Aucune mesure de bonnes œuvres ou d’adhésion à la loi ne
peut nous sauver. « Car c’est par la grâce que vous êtes
sauvés, par le moyen de la foi ; c’est le don de Dieu. Ce n’est
point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »
(Éphésiens 2 : 8, 9) Le salut étant un don de Dieu, l’homme
ne peut le mériter, le gagner ou en être digne. L’œuvre
expiatoire de Jésus-Christ—sa mort, son ensevelissement et sa
résurrection—a rendu ce don disponible et le seul moyen de le
recevoir est de croire en Jésus et en la suffisance de son
sacrifice. (Romains 3 : 24-28 ; 4 : 22-25)

3
Il n’y a pas de salut en dehors du Seigneur Jésus-Christ.
Jésus a dit, « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient
au Père que par moi. » (Jean 14 : 6) « C’est pourquoi je vous
ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne
croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. »
(Jean 8 : 24)
La sainteté de Dieu exige qu'il se sépare de l'homme
pécheur. En fin de compte, la séparation d'avec Dieu, source
de toute vie, signifie la mort— physique, spirituelle et
éternelle—car la sainte loi de Dieu exige la mort comme peine
pour l'homme pécheur. Dieu a choisi de se lier par le principe
de la mort comme pénalité du péché. Sans effusion de sang (le
don d'une vie) il ne peut y avoir ni rémission ou de relaxe de
cette peine ni la restauration de la communion avec le Dieu
saint. (Hébreux 9 : 22) Le sacrifice des animaux ne suffit pas
pour pardonner les péchés de l'homme (Hébreux 10 : 4), car
l'homme est de loin supérieur aux animaux et il a été créé à
l'image spirituelle de Dieu. (Genèse 1 : 27) Aucun homme
ordinaire ne peut non plus servir de sacrifice de substitution
pour un autre, car chacun mérite la mort éternelle à cause de
ses propres péchés.
Afin de fournir un substitut approprié, Dieu se manifesta
en chair en la personne de Jésus-Christ. (2 Corinthiens 5 : 19 ;
Colossiens 2 : 9 ; 1 Timothée 2 : 5 ; 3 : 16) Christ est le seul
homme sans péché qui ait jamais vécu. Il était donc le seul qui
ne méritait pas la mort et qui pouvait être un parfait substitut.
Sa mort devint une propitiation ou une expiation—le moyen
par lequel Dieu pardonne le péché sans violer Sa Sainteté et sa
justice. (Romains 3 : 23-26) Dieu n'excuse pas nos péchés,
mais il a infligé la punition de ces péchés à l'homme innocent,
Christ. Cette substitution nous est utile si nous plaçons notre
foi en Christ et appliquons Son Évangile à nos vies. Ainsi la
mort expiatoire de Christ comme remplaçant fut-elle rendue

4
nécessaire par : (1) l'iniquité de l'homme, (2) la sainteté de
Dieu, (3) la loi de Dieu exigeant la mort comme punition pour
le péché et (4) le désir de Dieu d'apporter un moyen de salut
pour l'homme pécheur.

La Foi salvatrice

Il n'y a pas de mérite dans la foi en elle-même, car le


salut par la foi ne serait qu'un moyen pour l'homme de se
sauver lui-même. L'efficacité de la foi dépend entièrement de
l'objet de la foi. La foi n'est le moyen du salut que si nous
croyons en Dieu et en Sa Parole et plaçons notre foi en Jésus-
Christ et en Son Évangile.
Croire en Jésus signifie croire en Sa Parole et croire
vraiment en Sa Parole requiert l'obéissance. La foi est plus
qu'un acquiescement mental, une acceptation intellectuelle ou
une profession verbale ; elle inclut la confiance, la
dépendance, l'engagement, l'appropriation et l'application.
Nous ne pouvons séparer la foi salvatrice de l'obéissance.
(Actes 6 : 7 ; Romains 1:5 ; 2 : 6 -10 ; 10 : 16 ; 16: 26 ;
Hébreux 11 : 6-8) L'obéissance à la Parole de Dieu est
absolument nécessaire au salut. (Matthieu 7 : 21-27 ; Jean 14 :
15, 23 ; Romains 6 : 17 ; 15 : 18 ; 2 Thessaloniciens 1 : 7-10 ;
Hébreux 5 : 9 ; 1 Pierre 4:17 ; 1 Jean 2 : 3-5 ; 5 ; 1-3) La foi
n'est vivante qu'à travers la réponse et l'action. (Jacques 2 :
14-26) On peut posséder un degré initial de foi en Christ et
cependant ne pas être sauvé s'il n'y a ni acceptation, ni
engagement ni obéissance totale. (Matthieu 7 : 21 ; Jean 2 :
23-25 ; 12 : 42-43 ; Actes 8 : 12-23 ; Jacques 2:19)
Abraham fut sauvé par la foi, mais Dieu honora sa foi
seulement parce qu'elle incluait l'obéissance. (Genèse 15:6 ;
22 : 16 ; 26 : 5 ; Hébreux 11 : 8) Par la foi, les Israélites
appliquèrent le sang sur les montants des portes de leurs

5
maisons afin que l'ange de la mort les ignore et les délivre de
l'asservissement des Égyptiens. (Hébreux 11 : 28-29) Si un
Israélite avait professé sa foi sans appliquer le sang, l'ange de
la mort aurait visité sa maison. Quelle que soit sa croyance
mentale ou sa profession verbale, pour être délivré, l'Israélite
devait appliquer le sang à sa maison. (Exode 12:13) Pour que
sa foi soit authentique et suivie d'effet, il fallait qu'il soit
obéissant.
La foi salvatrice est une relation continuelle, un mode de
vie et non pas une simple condition intellectuelle à un moment
donné. (Romains 1 : 16-17 ; 11 : 22 ; 1 Corinthiens 15 : 1-2 ;
1 Timothée 4 : 16) Du point de vue de l'éternité, le salut est
toujours à venir. (Actes 15 : 11 ; Romains 8 : 24 ; 13 : 11 ;
Hébreux 9 : 28) Pour hériter de la vie éternelle, nous devons
vivre continuellement par la foi, ce qui signifie marcher dans
l'obéissance et vivre dans la sainteté.
À travers la foi, nous nous repentons du péché. (Marc
1:15) À travers la foi, nous obéissons au commandement
d'être baptisé. (Marc
16 : 16 ; Actes 2 : 41 ; 18 : 8) À travers la foi, nous recevons
le Saint-Esprit. (Jean 7 : 38-39 ; Actes 11 : 15-17 ; Galates 3 :
14 ; Éphésiens 1 : 13) Nous croyons dans le Seigneur Jésus-
Christ en obéissant à Actes
2 : 38.
Obéir à Actes 2:38 ne signifie pas être sauvé par les
œuvres. La repentance, le baptême d'eau au nom de Jésus et le
baptême du Saint-Esprit ne sont pas les œuvres de l'homme
qui se procurent le salut, mais les œuvres de Dieu qui
accomplissent le salut en nous. Soit nous permettons à Dieu
d'agir en nous (par la foi et l'obéissance) ou soit nous refusons
de le laisser agir (par l'incroyance et la désobéissance), c'est
lui qui nous appelle, nous amène à lui, change notre esprit et
notre direction (à la repentance), lave nos péchés (par le

6
baptême d'eau), nous remplit de Son Esprit, nous donne le
pouvoir de mener une vie sainte et nous garde dans sa grâce.
Nos efforts pour recevoir ces bienfaits ne seraient suivis
d'aucun effet sans la grâce de Dieu. La mort, l'ensevelissement
et la résurrection de Christ en ont payé le prix pour nous ;
notre foi en Christ les applique à notre vie. Les doctrines
concernant la grâce et la foi n'éliminent pas la nouvelle
naissance, mais expliquent comment cette nouvelle naissance
peut être expérimentée.
La confession de Jésus en tant que Seigneur et la
croyance en la résurrection mènent au salut. (Romains 10 : 6-
13) Cependant, pour que notre foi soit authentique et que
notre confession soit réelle, nous devons vraiment obéir à
Jésus en tant que Seigneur. (Deutéronome 30 : 10-14 ; Luc
6:46) En fait, nous invoquons Jésus, nous faisons de lui notre
Seigneur et appliquons sa résurrection à notre vie par le
moyen de la repentance, du baptême d'eau en son nom et en
recevant Son Esprit. (Actes 2 : 4, 21 ; 22 : 16 ; 1 Corinthiens
12 : 3)
En résumé, la foi est le moyen par lequel nous nous
approprions la grâce de Dieu. C'est le moyen par lequel nous
nous abandonnons à Dieu en obéissant à sa Parole, lui
permettant d'accomplir son œuvre salvatrice en nous. La foi
salvatrice alors est : (1) l'acceptation de l'Évangile de Jésus-
Christ comme l’unique moyen de notre salut et (2)
l'obéissance à cet Évangile (l'application ou l'appropriation de
cet Évangile à notre vie).

7
L'Évangile et la nouvelle naissance

L'Évangile de Jésus-Christ est la « bonne nouvelle » que


Jésus est mort, a été enterré et est ressuscité pour notre salut.
(1 Corinthiens 15 : 1-4) Nous répondons à l'Évangile ou
l'appliquons à notre vie, en nous repentant du péché (mourir
au péché), en recevant le baptême d'eau par l'immersion au
nom de Jésus-Christ (être enterré avec Christ) et en recevant
le Saint-Esprit (une nouvelle vie en Christ). (Actes 2 : 1-4, 38)
Ceci nous permet de nous identifier avec la mort,
l'ensevelissement et la résurrection de Christ. (Romains 6 : 1-
7 ; 7 : 6 ; 8 : 2)
Jésus a dit « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme
ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de
Dieu. » (Jean 3 : 5) En croyant au Seigneur Jésus-Christ et en
obéissant à Actes 2 : 38 nous faisons l'expérience de la
naissance d'eau et d'Esprit. Nous sommes « nés de nouveau. »
(Jean 3 : 3,8) Ainsi on devient réellement, une nouvelle
création en Christ Jésus. Par la repentance et le baptême d'eau,
nous enterrons l'ancien mode de vie pécheur, le souvenir des
péchés passés et la peine de mort pour le péché. En recevant le
Saint-Esprit, nous commençons une nouvelle vie de piété par
l'Esprit qui demeure en nous.
Le jour de la Pentecôte, le jour de naissance de l'Église
du Nouveau Testament, l'apôtre Pierre prêcha le premier
sermon de l'Évangile à la foule assemblée pour observer les
disciples nouvellement remplis de l'Esprit qui parlaient en
langues et adoraient Dieu. Il prêcha la mort, l'ensevelissement
et la résurrection du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Convaincu du péché par ce message simple, mais puissant,
l'auditoire s'écria ; « Hommes frères, que ferons-nous ? »
(Actes 2:37) Ils voulaient savoir comment ils seraient
pardonnés pour avoir rejeté et exécuté le Sauveur, comment

8
l'accepter : en bref, comment être sauvé.
Ces gens étaient des Juifs religieux venus à Jérusalem
pour y fêter la Pentecôte. Ils comprenaient les concepts et la
terminologie des Écritures concernant la repentance, la
rémission des péchés et le Saint-Esprit. Beaucoup
connaissaient les prophéties de l'Ancien Testament relatives à
l'effusion du Saint-Esprit et avaient entendu le message de
repentance de Jean-Baptiste, du baptême d'eau pour la
rémission des péchés et du baptême du Saint-Esprit à venir.
Aussi, Pierre fut-il capable de leur donner cette réponse
précise, complète et sans équivoque : « Repentez-vous et que
chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le
pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-
Esprit. » (Actes 2 : 38) Cette réponse complète à une question
relative à la conversion selon le Nouveau Testament résume
en un mot la réaction correcte à l'Évangile
Il faut donner la même réponse aujourd'hui à toute
personne qui se pose des questions sur le salut. Seul un autre
passage biblique relate une question équivalente posée à
l'Église du Nouveau Testament : « Que faut-il que je fasse
pour être sauvé ? » (Actes 16 : 30) L'interpellateur était alors
un geôlier païen de la ville gentille de Philippe, atterré par un
tremblement de terre miraculeux et sur le point de se suicider.
Au vu de la situation d'urgence et du manque de connaissance
biblique de l'homme, Paul et Silas fournirent une réponse
brève, simple et cependant précise. Ils lui indiquèrent que la
voie du salut était de se détourner des faux dieux et de placer
sa foi en Jésus-Christ : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras
sauvé, toi et ta famille. » (Actes 16 : 31) Lorsque le geôlier
exprima le désir de confier sa vie au seul vrai Seigneur, Paul
et Silas lui proclamèrent pleinement la Parole de Dieu. Il fut
alors immédiatement baptisé cette nuit-là et fit une expérience
qui le combla de joie. (Actes 16 : 32-34) Le message de

9
Pierre en Actes 2 et celui de Paul en Actes 16 étaient bien le
même.

La Repentance

Se repentir signifie se détourner du péché et se tourner


vers Dieu. (Actes 26 : 18-20) Ce changement comporte trois
aspects nécessaires : (1) un changement intellectuel
(changement d’avis) (2) un changement émotionnel
(changement de sentiments) et (3) un changement volitif
(changement volontaire de but). Il comprend :

• la reconnaissance du péché (Marc 2 : 17)


• la confession du péché à Dieu (Proverbes 28 : 13)
• la tristesse selon Dieu à cause du péché (Psaumes 51:17
et 2 Corinthiens 7:10)
• la décision d'abandonner le péché (Proverbes 28:13 ;
Luc 3:78 ; Actes 26 : 20)

Avec la repentance vient la volonté de faire restitution


pour les péchés passés dans la mesure du possible. (Matthieu
5 : 23-24 ; Luc
19 : 8)
La repentance est la première réaction de la foi à l'appel
de Dieu. (Marc 1 : 15) Elle est absolument nécessaire au salut.
(Luc 13 : 3, 5 ; Actes 17 : 30 ; 2 Pierre 3 : 9) Sans repentance
le baptême est sans effet et sans repentance on ne peut
recevoir le Saint-Esprit. (Actes 2:38 ; 3 : 19)
Au moment de la repentance, la personne commence à
laisser Dieu agir dans sa vie. Elle décide de se détourner du
péché et de laisser Dieu la diriger. Lorsqu’on se détourne du
péché, Dieu donne le pouvoir de se détacher des désirs et des
habitudes iniques. Lorsqu'on se tourne vers Dieu, la

10
repentance ouvre la voie à une relation personnelle avec Dieu,
ce qui rend possible son baptême d'eau et d'Esprit.
L'œuvre interne du salut commence à la repentance, mais
la repentance seule ne représente pas toute l'œuvre du salut.
Le baptême d'eau achève l'éloignement du péché en enterrant
l'homme ancien. Ensemble, la repentance et le baptême d'eau
apportent la rémission complète des péchés. (Actes 2:38) On
pourrait dire que Dieu s'occupe des conséquences présentes du
péché au moment de la repentance et du souvenir du passé et
des conséquences futures du péché au moment du baptême
d'eau. Les deux composantes sont nécessaires. Si, par
exemple, on renverse de l'encre sur le tapis de quelqu'un, il
faudra deux phases pour que la compensation soit complète :
(1) exprimer ses regrets en s'excusant auprès du propriétaire et
(2) faire détacher le tapis.
Le baptême du Saint-Esprit rend complet le
rapprochement vers Dieu en transmettant à la personne une
nouvelle nature et le pouvoir de surmonter le péché. Seul
l'Esprit donne le pouvoir sur le péché et le pouvoir
d'accomplir toute droiture. (Actes 1 : 8 ; Romains 8 : 2-4)
L'Esprit en nous fait d'une nouvelle vie en Christ une réalité
quotidienne. (Romains 8:10,13) Pour que le Saint-Esprit
demeure constamment dans notre vie, nous devons continuer
à mener une vie de repentance.
Le Baptême d'eau
Le baptême d'eau fait partie du salut. (1 Pierre 3:21) C'est
une expression de la foi en Dieu par l'obéissance à Sa Parole.
(Marc 16 : 16 ; Actes 2 : 41) Le mode scriptural de baptême
est l'immersion dans l'eau, car cette méthode est la seule qui
respecte le symbolisme du baptême comme étant
l'enterrement. (Matthieu 3 : 16 ; Actes 8 : 36-39 ; Romains 6 :
4) La foi en Christ et la repentance du péché sont nécessaires

11
à sa validité. Par conséquent, le baptême des enfants n'est pas
acceptable. (Matthieu 3 : 8 ; Actes 2 : 38 ; 8 : 37)
Le baptême est plus qu'une cérémonie symbolique, plus
qu'une déclaration publique d'adhésion à l'Église. L'eunuque
éthiopien fut baptisé dans le désert sans la présence d’un
observateur. Le baptême était si urgent pour le geôlier
philippien qu'il le fit à minuit dès qu'il a entendu le message
de l'Évangile.
L'importance biblique du baptême se justifie comme
suit :
1. Dieu pardonne les péchés à travers le baptême d'eau.
(Actes 2 : 38 ; 22 : 16) Dieu efface la trace du péché et
annule la peine du péché. Il lave les péchés. Il les enterre
à jamais.

2. Le baptême fait partie de la nouvelle naissance. (Jean


3:5 ; Tite 3:5)

3. Le baptême nous identifie à l’ensevelissement de Jésus-


Christ. (Romains 6 : 4 ; Colossiens 2 : 12) Il indique que
l'on est mort au péché par la repentance et que l'on
enterre à la fois ses péchés passés, le dominion du péché
et le mode de vie inique.

4. Le baptême d'eau fait partie de la naissance d'eau et


d'esprit qui nous place en Christ. (Romains 6 : 4 ;
Galates 3 : 27 ; Éphésiens 4 : 5) C'est une identification
avec Jésus, le pas qui nous fait entrer dans sa famille.

5. Le baptême fait partie de notre circoncision spirituelle.


(Colossiens 2 : 11-13) Par la nouvelle naissance, nous
entrons en relation de la Nouvelle Alliance avec Dieu.

12
La Bible enseigne que le baptême devrait être administré
au nom de Jésus-Christ. (Actes 2 : 38) Ceci signifie que le
nom de Jésus doit être réellement invoqué oralement
(Actes 22 : 16 ; Jacques 2:7) et que ceux qui ont été baptisés
d'une autre manière doivent être rebaptisés. (Actes 19 : 1-5)
En utilisant le nom de Jésus dans la formule de baptême on
exprime la foi dans :
• la personne de Christ. (Celui qu'il est réellement)
• l'ouvrage de Christ. (Sa mort, Son ensevelissement et sa
résurrection pour notre salut)
• le pouvoir et l'autorité de Christ. (Sa capacité de nous
sauver par son seul pouvoir)

Les raisons bibliques du baptême au nom de Jésus


sont les suivantes :

1. L'Église apostolique adhérait exclusivement à


cette formule. La Bible relate cinq récits de
baptême dans l'histoire de l'Église du Nouveau
Testament qui donnent un nom ou une formule.
Dans chacun des cas, le nom est Jésus. (Actes 2 :
38 ; 8 : 16 ; 10 : 48 ; 19 : 5 ; 22 : 16) Les Épîtres
font aussi allusion à une formule contenant le
nom de Jésus. (Romains 6 : 3-4 ; 1 Corinthiens
1 : 13 ; 6 : 11 ; Galates 3 : 27 ; Colossiens 2 : 12)
De même, Matthieu 2 8 :19 se réfère à cette
formule, en décrivant un nom singulier qui
représente toutes les manifestations rédemptrices
de la divinité et ce nom est Jésus. (Zacharie 14 :
9 ; Matthieu 1 : 21 ; Jean 5 : 43 ; 14 : 26 ;
Apocalypse 22 : 3-4) En outre, Jésus est le nom
qui est mentionné dans les autres récits de la
Grande Commission. (Marc 16 : 17 ; Luc 24 : 47)

13
2. Le baptême est un enterrement avec Jésus-Christ et
personne d’autre. (Romains 6 : 4)

3. Le baptême est une identification personnelle avec


Jésus-Christ : son nom nous identifie alors comme sa
possession... (Romains 6 : 3 ; Actes 15 : 14-17)
4. Le baptême est pour le pardon du péché et Jésus est le
seul nom associé au pardon du péché. (Actes 2 : 38 ;
10 : 43)

5. Le nom de Jésus représente toute la puissance et


l'autorité de Dieu. (Matthieu 28 : 18 ; Jean 14 : 14 ;
Actes 4 : 7, 10) En invoquant son nom avec foi, sa
puissance et son autorité sont rendus disponibles à
nous. (Actes 3 : 6, 16)

6. Quoi que nous fassions, en parole ou en œuvre,


faisons tout au nom du Seigneur Jésus. (Colossiens 3 :
17) Le baptême est donc à la fois parole et œuvre.

7. Le nom du Seigneur Jésus-Christ est le nom le plus


élevé connu de l'humanité et tout genou fléchira
devant ce nom-là. (Philippiens 2 : 9-11)

8. Le baptême fait partie de notre salut et Jésus est le


seul nom qui sauve. (Actes 2 : 21 ; 4 : 12 ; 1 Pierre 3 :
21)

9. Le baptême est la confession publique de notre foi en


Jésus, de notre acceptation de Jésus comme Sauveur
(Actes 8 : 12, 37-38 ; 19 : 5) et Jésus est notre seul
Sauveur et notre seul accès à Dieu. (Jean 14 : 6-11)

14
10. Le baptême au nom de Jésus signifie la croyance en
la plénitude de la divinité en Jésus-Christ. (Colossiens
2 : 9)

11. Le baptême au nom de Jésus démontre que notre


révérence et notre obéissance à la Parole de Dieu sont
au-dessus de la tradition humaine.

12. Le dogme trinitaire moderne n'est pas enseigné


dans les Écritures, il n'existe donc pas de justification
théologique à l'emploi d'une formule trinitaire.

En bref, l'utilisation de la formule contenant le nom de


Jésus pour le baptême d'eau est soutenue par l'exégèse
biblique, par la théologie systématique et, comme nous le
verrons, par l'histoire de l'Église.
Lorsqu'on reçoit le Saint-Esprit avant le baptême d'eau,
on atteint une nouvelle vie spirituelle ; néanmoins, il est
ordonné d'être baptisé au nom de Jésus (Actes 10:48) et nous
devons toujours obéir aux commandements de Dieu pour
rester en bons termes avec lui.
Le Baptême du Saint-Esprit

Le baptême avec, par, dans ou du Saint-Esprit fait partie


du salut selon le Nouveau Testament et non pas une
expérience optionnelle qui vient après la conversion. (Jean
3 : 5 ; Romains 8 : 1-16 ; Éphésiens 1 : 13-14 ; Tite 3 : 5)
« Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit,
pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12 : 13) « Si
quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. »
(Romains 8 : 9) Cette expression décrit la manière dont le

15
croyant est immergé dans et rempli de l'Esprit de Dieu. Dans
les Actes, les termes baptisés du, remplis du, ont reçu,
descendit sur et vint sur, tous décrivent cette expérience.
(Actes 1 : 4-5 ; 2 : 4 ; 10 : 44-47 ; 11 : 15-17) Il est promis à
tous ceux qui croient en Jésus et obéissent à Sa Parole. (Jean
7 : 38-39 ; Actes 5 : 32 ; 11 : 15-17 ; 19 : 2 ; Galates 3 : 14 ;
Éphésiens 1 : 13)
La Bible cite cinq cas historiques dans lesquels le Saint-
Esprit fut reçu dans l'Église du Nouveau Testament : (1) les
Juifs, (2) les Samaritains, (3) les gentils (4) l'apôtre Paul et (5)
les disciples de Jean-Baptiste à Éphèse. Ce récit établit que le
baptême de l'Esprit est effectivement pour tous (Luc 11 : 13 ;
Actes 2 : 39) et s'accompagne du signe des langues. (Marc
16 : 17) Parler en langues signifie parler surnaturellement
comme l'Esprit donne de s'exprimer, dans un langage inconnu
à celui qui parle. (Actes 2 : 1-11)
Trois des récits décrivent explicitement le fait de parler
en langues comme l’évidence initiale du baptême de l'Esprit.
Le jour de la Pentecôte, le bruit du vent annonça la venue de
l'Esprit et des langues, semblables à des langues de feu,
signalaient sa disponibilité pour chaque personne, mais parler
en langues « selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer »
était le premier signe que chaque individu était rempli du
Saint-Esprit. (Actes 2 : 1-4) C'est le fait de parler en langues
qui convainquit les Juifs étonnés et sceptiques que les gentils
venaient de recevoir le Saint-Esprit ; les langues suffirent à
confirmer que cette expérience était pareille à celle de la
Pentecôte. (Actes 10 : 44-47 ; 11 : 15-17) Ils surent qu'ils
avaient reçu le don du Saint-Esprit « car ils les entendaient
parler en langues. » (Actes 10 : 45-46) Les disciples
éphésiens parlèrent aussi en langues comme le premier signe
qu'ils avaient reçu l'Esprit. (Actes 19 : 6)
Les langues sont implicitement sous-entendues dans les

16
deux autres récits. Un signe miraculeux, qui n'est pas nommé,
indiqua le moment exact où les Samaritains reçurent l'Esprit.
Son absence préalable montrait qu'ils n'avaient pas encore
l'Esprit en dépit de leur joie, leur croyance et leur baptême
d'eau. Ce signe était si spectaculaire que Simon le magicien
convoitait le pouvoir de le transmettre. (Actes 8 : 8, 12-18)
Actes 9 : 17 cite l'expérience de Paul sans la décrire, mais 1
Corinthiens 14:18 dit qu'il parlait souvent en langues.
Le baptême du Saint-Esprit est l'expérience fondamentale
et normale avec Dieu selon le Nouveau Testament : la
naissance de l'Esprit. L'Esprit est notre repos, notre guide en
toute vérité, celui qui nous adopte, l'intercesseur, le sceau, le
gage de notre héritage et celui qui nous sanctifie. (Esaïe 28 :
11-12 ; Jean 16 : 13 ; Romains 8 : 15, 26 ; Éphésiens 1 : 13-
14 ; 1 Pierre 1 : 2) Nous pouvons recevoir l'Esprit en nous
repentant, en ayant foi en Dieu et en lui demandant de nous
accorder ce don. Il faut toujours s'attendre à entendre parler en
langues lorsque quelqu'un reçoit le Saint-Esprit. Parler en
langues ne sauve pas en aucun sens, mais c'est le signe initial
produit par le baptême de l'Esprit. Une fois que l'on a reçu
l'Esprit, on a le pouvoir de vaincre le péché et de mener une
vie sainte. (Actes 1 : 8 ; Romains 8 : 4, 13) Si nous laissons
l'Esprit nous remplir, nous contrôler et nous guider
continuellement, nous porterons alors le fruit de l'Esprit et
nous deviendrons semblables à Christ. (Galates 5 : 22-23)
Quelle est la situation de celui qui se repent, est baptisé
et reçoit par conséquent le pardon des péchés, mais ne reçoit
pas le Saint-Esprit ? Il ne peut pas être condamné pour les
péchés qui lui ont été pardonnés, mais Jésus a dit qu'il ne peut
entrer dans le royaume de Dieu sans la naissance de l'Esprit et
sans la sainteté qu'accorde le Saint-Esprit. Certains supposent
qu'il héritera de la nouvelle terre, mais la Bible ne le dit pas
explicitement. Dans une telle discussion, nous devons prendre

17
soin de ne rien ajouter ni rien retrancher aux Écritures, car
nous n'avons pas le droit de le faire. (Apocalypse 22 : 18)
Jésus a ordonné que nous tous soyons baptisés de l'Esprit et
pour que Jésus soit complètement le Seigneur de notre vie,
nous devons lui obéir. (Luc 24 : 49 ; Jean 20 : 22 ; Actes
1 : 4-5)

Les Études des cas bibliques

Certains disent que la conversion selon le Nouveau


Testament ou la nouvelle naissance est complète au moment
de la foi mentale, de la confession verbale ou de la repentance
seule sans baptême d'eau ou d'Esprit. Analysons brièvement
certains récits de conversion dans l'Église du Nouveau
Testament pour tester cette théorie.
Premièrement, nous devons reconnaître que ceux qui
furent sauvés d'après les quatre évangiles furent sauvés sous
l'Ancienne Alliance en attendant la Nouvelle. La nouvelle
Aaliance n'entra en vigueur qu'après la mort,
l'ensevelissement et la résurrection de Christ. (Luc 7 : 28 ; 24 :
47-49 ; Actes 1 : 4-8 ; Jean 7 : 39 ; 16 : 7 ; Hébreux 9 : 15-16)
Au temps de Christ, les Juifs étaient déjà dans une relation
d’alliance avec Dieu. Le pardon fut possible lorsqu'ils se
repentirent et confessèrent leurs péchés à Christ, comme le
font aujourd'hui ceux qui sont déjà entrés dans la Nouvelle
Alliance par la nouvelle naissance. (1 Jean 1 : 9) Pendant son
ministère terrestre, Jésus pardonna les péchés des Juifs
repentis en les exhortant de vivre selon l'Ancienne Alliance
jusqu'à ce que la Nouvelle prenne effet. (Matthieu 8 : 4 ; 19 :
16-19 ; 23 : 1-3, 23 ; Luc 10 : 25-28 ; 17 : 14 ; Jean 8 : 11)
Jésus fut à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice
offert pour le voleur sur la croix.
Après l'ascension de Christ, le jour de la Pentecôte

18
marqua l'inauguration de la Nouvelle Alliance, le début de
l'Église du Nouveau Testament. (Matthieu 16 : 18 ; Luc 24 :
47-49 ; Actes 1 : 4-8) Dorénavant, l'entrée dans l'Église du
Nouveau Testament s'accomplit par l'obéissance à Actes
2 : 38.
Selon Actes 8 : 5-17, lorsque Philippe prêcha aux
Samaritains, ils crurent en son message et reçurent de grands
miracles, y compris la guérison divine et l'exorcisme des
démons. Ils firent des expériences subjectives et
émotionnelles d'une grande joie. Philippe les baptisa au nom
du Seigneur Jésus, ce qui montre qu'ils s'étaient repentis de
leurs péchés, car le baptême n'était administré qu'aux croyants
repentis. Cependant, d'un certain point de vue, leur foi n'était
pas complète, car ils n'avaient pas reçu l'Esprit et sans avoir
reçu l'Esprit, on n'est pas devenu Chrétien. (Romains 8 : 9 ; 1
Corinthiens 12 : 13) Le récit biblique ne dit pas qu'ils avaient
déjà reçu l'Esprit pour le salut, mais qu'ils attendaient une
seconde expérience optionnelle après leur conversion. Elle dit
simplement qu'ils n'avaient pas encore reçu l'Esprit. Or, il est
impossible pour quelqu'un de posséder l'Esprit ou d'être
rempli de l'Esprit s'il n'a jamais reçu l'Esprit. La conversion
des Samaritains ne pouvait être complète tant qu'ils n'eurent
pas reçu le Saint-Esprit.
Quand Saul (Paul) fut frappé par une lumière venant de
Dieu, il reconnut Jésus comme Seigneur, l’invoqua et exprima
sa volonté de lui obéir : « Seigneur, que veux-tu que je
fasse ? » (Actes 9 : 6) Apparemment, il se repentit à ce
moment-là. Cependant, il ne reçut le Saint-Esprit que lorsque
Ananias fut arrivé et eut prié pour lui. (Actes 9 : 17-18) En
outre, après qu'Ananias eut prié pour Paul, il lui dit « Lève-toi,
sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du
Seigneur. » (Actes 22 : 16) Avant d'être baptisé, Paul avait
déjà confessé et invoqué Jésus comme Seigneur, s'était repenti

19
de ses péchés et avait peut-être même reçu l'Esprit.
Cependant, il fallait encore que ses péchés soient lavés par le
baptême d'eau au nom de Jésus.
Corneille était un homme dévot qui craignait Dieu,
faisait beaucoup d'aumônes et priait constamment. (Actes 10 :
1-2) Apparemment, il menait une vie repentie. Il avait même
reçu une vision de Dieu et une visitation angélique.
Cependant, il n'était pas sauvé, car l'ange lui ordonna d'aller
chercher Simon Pierre « qui te dira des choses par lesquelles
tu seras sauvé, toi et toute ta maison. » (Actes 11 : 14) Quand
Pierre prêcha Jésus-Christ, Corneille reçut immédiatement le
Saint-Esprit, non comme une expérience après sa conversion,
mais comme une réaction initiale au message de l'Évangile.
Alors, Pierre lui ordonna d'être baptisé au nom de Jésus.
(Actes 10 : 43-48) L'Église reconnut par la suite que Corneille
avait reçu le baptême du Saint-Esprit et, par conséquent, « la
repentance à la vie. » (Actes 11 : 15-18)
Apollos était un prédicateur « ... éloquent et versé dans
les Écritures... instruit dans la voie du Seigneur, et fervent
d'esprit. » (Actes 18 : 24-25) Il avait nombre de qualités
spirituelles admirables et cependant il ne faisait pas partie de
l'Église du Nouveau Testament, car il ne connaissait que le
baptême de Jean. Bien entendu, tout comme les disciples de
Jean à Éphèse, il n'avait pas entendu parler de Jésus comme
l’accomplissement de la prédication de Jean ni de l'effusion
du Saint-Esprit. (Actes 19 : 1-6) Ces hommes s'étaient
repentis, car Jean ne baptisait que ceux qui s'étaient repentis et
ils avaient confessé leurs péchés. Paul reconnut que les
disciples d'Éphèse avaient cru à un certain degré, mais ils
n'étaient pas chrétiens, car ils ne connaissaient pas Christ et
n'avaient pas reçu Son Esprit. (Si Apollos ou les disciples
d'Éphèse avaient entendu parler de Jésus, ils auraient
sûrement été condamnés pour n'avoir pas suivi ses apôtres ou

20
obéi à ses commandements) Que fallait-il pour que les
adeptes de Jean fassent partie de l'Église du Nouveau
Testament ? Il leur fallait le baptême au nom de Jésus et celui
du Saint-Esprit. Il en est de même aujourd'hui.

Un Plan unique de salut

À travers l'histoire, Dieu a toujours pourvu au salut de


l'homme par la grâce par le moyen de la foi sur la base de la
mort expiatoire de Christ. Dieu a traité avec l'homme de
diverses façons au cours des âges, mais tous ses rapports sont
basés sur ce plan. Notre âge a vu la plénitude de la grâce d'une
telle ampleur que nous pouvons le nommer l'âge de la grâce
(Jean 1 : 17), mais le salut a toujours été obtenu par la grâce
de Dieu et non par l'œuvre de l'homme.
Le principe de la foi est aussi devenu si clair que nous
pouvons appeler notre époque l'âge de la foi (Galates 3 : 23-
25), mais Dieu a toujours exigé la foi. Abraham (avant la loi)
et David (sous la loi) furent justifiés par la foi. (Romains 4 : 1-
9) Même si certains Juifs pensaient que leur salut reposait sur
l'œuvre de la loi, suivre la loi n'avait pas de valeur sans la foi.
(Romains 2 : 29 ; 4 : 11-16 ; 9 : 30-32) Bien entendu, la foi
qui sauve requiert toujours l'obéissance, car la foi n'est
authentique que si elle est mise en action.
Le salut dans tous les âges a dépendu de la mort
expiatoire de Christ. C'était le seul sacrifice qui puisse à
jamais pardonner le péché. (Hébreux 9 : 22 ; 10 : 1-18) La
mort de Christ expia les péchés de tous les âges. (Romains 3 :
25) Les saints de l'Ancien Testament furent sauvés par la foi
dans le futur plan expiatoire de Dieu, ce qu'ils exprimèrent
(sans le comprendre complètement) en obéissant au système
sacrificiel que Dieu avait donné. (Hébreux 11 : 28-29) Les
saints du Nouveau Testament sont sauvés par la foi dans

21
l'ancien plan d'expiation de Dieu qu'ils expriment en obéissant
à l'Évangile de Jésus-Christ. Les exigences d'obéissance de
l'Ancien Testament telles que la circoncision et le sacrifice de
sang étaient en accord avec la justification par la foi et il en
est de même des exigences d'obéissance du Nouveau
Testament telles que la repentance et le baptême d'eau.
La Nouvelle Naissance est un tout

La nouvelle naissance est un ensemble unitaire et


intégral. Quoique Jésus en ait identifié deux composantes—
l'eau et l'Esprit—il a néanmoins parlé d'une unique nouvelle
naissance. (Jean 3 : 3-5) L'Esprit, l'eau et le sang sont d'un
commun accord. (1 Jean 5 : 8) Il n'y a qu'un seul baptême
(Éphésiens 4 : 5) fait à la fois d'eau et d'Esprit et ce seul
baptême nous met dans le corps de Christ.(Romains 6 : 3-4 ;
Galates 3 : 27 ; 1 Corinthiens 12 : 13) Quoique la repentance,
le baptême d'eau et le baptême de l'Esprit puissent accomplir
séparément, l'œuvre totale de conversion est accomplie par
l'union des trois. Nous ne devrions jamais attacher tant
d'importance à un élément seul au point de considérer les
autres comme non nécessaires. Le modèle de la Bible est une
expérience faite de façon pratiquement simultanée ou en
succession rapide. (Actes 2 : 38 ; 8 : 15-17 ; 9 : 17-18 avec
22 : 16 ; 10 : 44-48 ; 19 : 1-6)
Puisque la nouvelle naissance est un tout unique et
indivisible, il est évident que le sang de Christ s'applique à
l'ensemble du processus. Le sang de Jésus se réfère à la mort
expiatoire de Christ qui satisfait la justice de Dieu et rend la
miséricorde de Dieu accessible à tous. Sans l'expiation
accomplie par Christ nous ne pourrions chercher Dieu ni nous
repentir efficacement ni recevoir le pardon des péchés par le
baptême d'eau ou recevoir le Saint-Esprit. La mort de
substitution de Jésus rend la repentance, le baptême d'eau et le

22
baptême de l'Esprit à la fois disponibles et efficaces.
Le sang est appliqué à la première audition de l'Évangile
pour nous rendre capable de chercher Dieu à la repentance
pour nous aider à nous détourner du péché, au baptême d'eau
pour obtenir la rémission des péchés et au moment du
baptême de l'Esprit pour nous rendre capable de recevoir
l'Esprit de Dieu. Après la nouvelle naissance, nous continuons
à vivre une vie sainte et triomphante par le pouvoir du sang.
Le sang s'applique au processus entier du salut de la première
audition de la Parole jusqu'au jour du retour de Christ pour
son Église.

Quatre Aspects du salut

La Bible décrit l'œuvre spirituelle qui est associée à la


conversion en plusieurs termes : la régénération, la
justification, l'adoption et la sanctification. La conversion
résulte en la régénération ou la nouvelle naissance. (Jean 3 :
3 ; Tite 3 : 5) Ceci signifie plus qu'une réforme de l'ancienne
nature, car l'homme régénéré reçoit une nouvelle nature sainte
ainsi que le pouvoir sur l'ancienne nature pécheresse. La
nouvelle naissance inclut deux aspects : (1) la destruction du
pouvoir de l'ancienne nature (2 Corinthiens 5 : 17) et (2) le
don d'une nouvelle nature, qui est en fait la nature de Dieu.
(Éphésiens 4 : 24 ; Colossiens 3 : 10 ; 2 Pierre 1 : 4)
La nouvelle nature apporte un changement des désirs et
des attitudes (Éphésiens 4 : 23-32) et le pouvoir de mener une
nouvelle vie. Cependant la nouvelle naissance n'élimine pas la
nature pécheresse. Le chrétien possède une double nature :
celle de la chair (sa nature charnelle ou pécheresse) et celle de
l'Esprit. (Galates 5 : 16-18) S'il suit la chair, il ne peut mener
une vie sainte et triomphante, celle qui plaît à Dieu.
(Romains 7 : 21-25 ; 8 : 12-13 ; Galates 5 : 19-21) S'il suit

23
l'Esprit, il peut jouir d'une vie de victoire sur le péché.
(Romains 8 : 1-4 ; Galates 5 : 22-23 ; 1 Jean 3 : 9)
La justification est l'acte par lequel Dieu déclare le
pécheur juste. En effet, le pécheur ne devient pas juste de lui-
même à ce moment-là. Mais Dieu l'estime, le reconnaît ou le
considère comme juste sans tenir compte de ses péchés
passés. La justification est un terme juridique qui dénote un
changement de rang aux yeux de Dieu. La justification
comprend deux éléments : (1) Dieu pardonne le pécheur en
ôtant la culpabilité et la peine associées aux péchés
(Romains 4 : 6-8 ; 8 : 1) et (2) Dieu impute (transfère) la
droiture de Christ au pécheur pour qu'il reçoive tout ce que le
Christ pur est en droit de recevoir à cause de sa justice.
(Romains 3 : 22 ; 4 : 3-5 ; 2 Corinthiens 5 : 20-21)
L'adoption est le fait de choisir et de placer un enfant
dans une famille. La régénération signifie que nous sommes
enfants de Dieu en raison d'une nouvelle naissance spirituelle.
L'adoption signifie que nous devenons les enfants de Dieu en
raison d'un choix conscient de sa part. Nous devenons ses
héritiers adultes. L'adoption se réfère donc à notre position en
tant qu'enfants de Dieu avec tous les droits associés à ce
statut. (Romains 8 : 14-17 ; Galates 4 : 1-7)
La sanctification signifie littéralement « une séparation. »
Dans ce contexte, le terme est fondamentalement équivalent à
celui de la sainteté, ce qui signifie la séparation du péché et la
consécration à Dieu. La sanctification est le processus de
devenir réellement juste : de devenir réellement comme
Christ. À la nouvelle naissance, Dieu nous sépare du péché,
mais ce n'est que le début du processus. (1 Corinthiens 1 : 2)
L'Esprit de Dieu nous transforme, nous rend parfait et nous
rend saint d'une façon progressive. (2 Corinthiens 3 : 18 ; 2
Thessaloniciens 2 : 13 ; 1 Pierre 1 : 3) Si nous nous
soumettons au processus de sanctification, nous obtiendrons

24
finalement la perfection absolue et sans péché au retour de
Christ. (1 Thessaloniciens 3 : 13 ; 5 : 23 ; 1 Jean 3 : 2)
Toutes ces œuvres de salut tirent leur origine de la grâce
de Dieu (Romains 3 : 24 ; Éphésiens 1 : 4-6 ; Tite 3 : 5) sont
achetées par le sang de Christ (Romains 3 : 25 ; Hébreux 10 :
10) et nous parviennent au travers de la foi en Christ. (Jean 1 :
12-13 ; Romains 3 : 28 ; Galates 3 : 26) En outre, les quatre
aspects se réalisent lorsque nous nous repentons, sommes
baptisés au nom de Jésus et sommes remplis du Saint-Esprit.
« Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais
vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par
l'Esprit de notre Dieu. » (1 Corinthiens 6:11)
À la repentance et au baptême d'eau, le vieil homme est
tué et enterré ce qui signifie que l'ancien style de vie et la
domination du péché sont détruits. (Romains 6 : 1-7) Le
baptême du Saint-Esprit nous accorde la nouvelle nature ainsi
que le pouvoir permanent de garder le vieil homme en état de
mort. (Romains 8 : 8-9, 13) L'expérience d'Actes 2 : 38
accomplit alors les deux aspects de la régénération. À la
repentance et au baptême d'eau, Dieu pardonne les péchés.
(Actes 2 : 38 ; 22 : 16) Le Saint-Esprit accorde la justice de
Christ, car l'Esprit est Christ en nous et il nous qualifie comme
cohéritiers avec Christ. (Romains 8 : 4 ; 9 : 11, 15-17 ;
Galates 3 : 14) Ainsi, l'expérience d'Actes 2 : 38 accorde aussi
les deux éléments de la justification. En outre, l'Écriture
indique que l'adoption a lieu par le baptême d’eau et de
l'Esprit, car c'est elle qui nous place dans la famille de Dieu.
(Romains 3 : 26-27 ; Galates 3 : 26-27 ; 1 Corinthiens 12 : 13)
La sanctification initiale vient par l'expérience d'Actes 2 : 38.
(1 Corinthiens 6: 11) La sanctification continuelle se produit
par l'action de l'Esprit qui demeure en nous. (2
Thessaloniciens 2 : 13 ; 1 Pierre 1 : 2)
En bref, la régénération, la justification, l'adoption et la

25
sanctification initiale commencent toutes à la repentance et
s'achèvent au baptême d'eau et au baptême de l'Esprit. Il est
merveilleux de voir comment Dieu a mis en place les divers
aspects du salut pour qu'ils se réalisent dès que nous croyons
et obéissons au simple message de l'Évangile.
Perspectives historiques
Comment peut-on comparer cette compréhension de la
conversion avec les points de vue rapportés dans l'histoire de
l'Église ? Nous pouvons identifier trois points de vue majeurs
sur le salut dans la chrétienté.

1. Le point de vue catholique/orthodoxe. Le salut s'obtient


par l'administration des sacrements de l'Église. En
particulier, la régénération s'obtient par la cérémonie du
baptême d'eau même s'il n'y a ni repentance consciente ni
foi. Ainsi baptise-t-on couramment les enfants. De ce
point de vue il n'y a point de salut en dehors de
l'organisation d’église, de la hiérarchie et de la prêtrise.

2. Le point de vue de la Réforme. Le salut est un acte


objectif à être accepté par une foi mentale. Le salut se
produit en dehors de l'homme ; il n'inclut pas une
transformation subjective intérieure de l'être humain. Ce
point de vue est étroitement lié à la doctrine de la
prédestination fortement promulguée par Luther, Calvin
et Zwingli. C'est Dieu qui choisit celui qui sera sauvé et
qui lui donne la foi qu'Il exige. Les élus reconnaissent
mentalement que l'expiation de Christ les a sauvés et
vivent alors comme des pécheurs justifiés, incapables à
jamais de perdre leur salut.

26
3. Le point de vue anabaptiste/piétiste/Wesleyen.
Ce point de vue enseigne la justification par la foi, mais
rejette en général la prédestination soulignant que le salut
entraîne une expérience qui transforme la vie et qui
aboutira en la sainteté. Avec quelques modifications, les
pentecôtistes font partie de cette catégorie.

Toutes les branches de la chrétienté reconnaissent la


nécessité de la repentance du moins en théorie. L'Église
postapostolique des premiers temps soulignait fortement l'idée
de repentance exigeant des preuves de repentance avant le
baptême d'eau. L'insistance sur une totale transformation de
vie était telle que certains enseignaient qu'aucun pardon n'était
accordé pour les péchés majeurs commis après le baptême.
L'adoption progressive du baptême des enfants a fait
disparaître la notion de la vraie repentance et a mené à son
remplacement dans l'Église Catholique Romaine par la
pénitence et le salut par les œuvres. Les Réformateurs
rejetèrent cette distorsion, mais leur attachement à la foi
mentale et à la prédestination ne leur permit pas de restaurer
complètement la doctrine biblique de la repentance. Ils
soutinrent que la repentance précède le moment de la foi ou
qu’elle est du même moment que la foi. La plupart des
évangéliques d'aujourd'hui mettent l'accent sur la décision
mentale instantanée envers Christ qui consiste généralement
en un simple geste, la répétition d'une prière ou une pensée
silencieuse. Malheureusement, ceci évoque un peu ou une
absence de tristesse selon Dieu ; aucune décision
d'abandonner le péché ou aucun changement de manière de
vivre n’est fait.
Pendant les cinq premiers siècles, le baptême d'eau fut
universellement accepté comme essentiel au salut quoi qu'il en
soit venu à être considéré comme une cérémonie magique

27
plutôt qu'un acte de foi. Les Catholiques, les orthodoxes,
beaucoup de luthériens, nombre d'érudits protestants et
l'Église de Christ l’enseignent comme faisant partie du salut.
Luther, la Confession d'Augsbourg (l’un des premiers credo
luthériens) et le Catéchisme luthérien affirment tous que le
baptême est nécessaire au salut et rendu efficace par la foi. La
plupart des protestants d'aujourd'hui le considèrent cependant
comme purement symbolique.
La majeure partie de la chrétienté utilise la formule
baptismale trinitaire, excepté les Pentecôtistes Unicitaires et
de nombreux Charismatiques. Une étude de l'histoire de
l'Église révèle que la formule originelle était « au nom de
Jésus » et que la première Église postapostolique s'en servait.
Ainsi concluent The Encyclopedia of Religion and Ethics et
The Interpreter's Dictionary of the Bible, ainsi que des
historiens de l'Église comme Otto Heick, Williston Walker,
Jean Daniélou, Wilhelm Bousset et bien d'autres. Cette
formule fut adoptée ou employée par Hermès, par l'Église du
temps de Marcion, peut-être par Irénée, par plusieurs
adhérents du temps de Cyprien, dans Les Actes de Paul et
Thécla, dans Un Traité Sur le Re-baptême par un Écrivain
Anonyme, par certains de l'époque de Martin Luther, nombre
d'Anté-trinitaires et d'Anabaptistes, quelques Anglais du
XVIIe siècle, quelques Frères de Plymouth, le ministre
Presbytérien John Miller au XIXe siècle et nombre des
premiers leaders pentecôtistes. Il est mentionné favorablement
par le Didache, le Pape Stéphane, Ambrose, Bède, le Concile
de Fréjus (792) et le Pape Nicolas 1er et est mentionné dans
les Constitutions des Saints Apôtres, par les Conciles de
Constantinople de 381 et 553, par Martin Damiun, Pierre
Lombard, Hugo Victor et Thomas d'Aquin. La recherche de
documents originaux mettra, sans aucun doute, à jour
beaucoup d'autres exemples jusqu'ici inconnus. Par exemple,

28
un document Baptiste Anglais de 1660 entérina la formule
« au nom du Seigneur Jésus Christ » citant Actes 2 : 38.
En théorie, toutes les branches principales de la
chrétienté enseignent que le baptême du Saint-Esprit est
nécessaire au salut. Les Catholiques, Orthodoxes et
protestants enseignent tous qu’ils reçoivent le Saint-Esprit.
Certains membres du groupe « Sainteté », pentecôtistes
trinitaires et charismatiques enseignent que le baptême du
Saint-Esprit est une bénédiction optionnelle et supplémentaire
qui vient après la conversion.
Cependant, la majeure partie de la chrétienté ne reconnaît
pas le parler en langues comme signe initial du Saint-Esprit.
Aux débuts de l'histoire de l'Église, Irénée, Tertullien et
Celsus (cité par Origène) rapportent le signe des langues et
Novatien, Hilaire et Ambroise y souscrivent. Le fait de parler
en langues est mentionné parmi des groupes médiévaux, les
Franciscains, les anabaptistes, un mouvement prophétique du
XVIe siècle en Angleterre, les camisards (Cévenols) en
France, les Quakers, les Jansénistes, les piétistes (y compris
les Moraviens) les méthodistes lors des réveils et des
conventions américaines du XIXe siècle, les adeptes
luthériens de Gustav von Below, les Irvingites, les Frères de
Plymouth, les Lecteurs de Suède lors des réveils irlandais, les
adeptes de la Sainteté, les pentecôtistes et les charismatiques
modernes de toutes dénominations.
La question de savoir si le parler en langues est le signe
initial du baptême de l'Esprit s'est régulièrement posée à
travers l'histoire de l'Église Au IIe siècle Irénée indiqua que
les langues représentaient le signe qu'une personne était
remplie de l'Esprit :
L'apôtre... nomme « parfaites » ces
personnes qui ont reçu l'Esprit de Dieu et qui au
travers de l'Esprit parlent toutes langues... De la

29
même manière, nous entendons beaucoup de
frères dans l'Église... qui, par l'Esprit, parlent
toutes sortes de langues... et qui l'apôtre nomme
aussi « spirituels » et eux, étant spirituels parce
qu'ils reçoivent l'Esprit.
À la fin du IVe siècle, l'homélie de Chrysostome sur 1
Corinthiens 12 admit que quoique les langues n'aient plus
cours dans son église, dans les premiers temps on tenait les
langues pour le signe de l'Esprit. Sa discussion se rapporte à
des cas extrabibliques, apparemment postapostoliques :
Ce passage est très obscur, mais l'obscurité
vient de notre ignorance des faits qui s'y
rapportent et par leur cessation. Ces faits se
produisaient, mais n'ont plus lieu maintenant . . .
Alors : Que s'est-il passé ? Quiconque était
baptisé, parlait immédiatement en langues . . .
Dès le baptême ils recevaient l'Esprit . . . [Ils] se
mettaient à parler, l'un dans la langue des Perses,
l'autre dans celle des Romains, un autre dans
celle des Indiens ou en d'autres langues. Et ceci
révélait aux étrangers que c'était l'Esprit qui
parlait par leur bouche.

Au Ve siècle, Augustin s'opposa au parler en langues en


ce qui concerne son époque tout en admettant que les langues
fussent l'évidence préalable du baptême de l'Esprit :
Car le Saint-Esprit n'est pas seulement
transmis par l'imposition des mains au milieu du
témoignage des miracles sensibles temporels
comme il l'était autrefois ...Car qui espère qu'à
notre époque, ceux à qui on impose les mains
pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit devraient se
mettre immédiatement à parler en langues ?

30
R. A. Torrey, un dirigeant du mouvement « Sainteté » a
considéré les cas bibliques de manifestation des langues
comme signe du baptême de l'Esprit : « Si quelqu'un est
baptisé du Saint-Esprit ne parlera-t-il pas en langues ? Mais je
n'ai vu personne parler ainsi et je me suis souvent demandé s'il
existe aujourd'hui quelqu'un qui est vraiment baptisé du Saint-
Esprit. » Il conclut finalement, se basant sur 1 Corinthiens 12,
que les langues ne se manifestaient pas chaque fois.
Même aujourd'hui de nombreux qui ne sont pas
pentecôtistes ont du mal à accepter la position des Écritures
sur les langues et ne lui opposent qu'un très faible refus. Quant
à Corneille, The Tyndale New Testament Commentaries
affirment « Nous ne pouvons dire à coup sûr si le don des
langues accompagnait inévitablement la venue de l'Esprit. »
De même, Billy Graham a écrit ceci :
Pour de nombreuses églises qui se
considèrent charismatiques, parler en langues
n'est pas considéré comme un signe essentiel du
fait d'être né de nouveau... Je ne trouve pas de
preuves solides dans les Écritures du principe que
les langues soient un signe transmis à tous ceux
qui sont baptisés de l'Esprit... Le don des langues
n'est pas nécessairement un signe du baptême du
croyant par le Saint-Esprit dans le corps de
Christ.
John Wimber, ancien professeur adjoint au Séminaire
Théologique Fuller et, qui lui-même parle en langues,
reconnaît que le baptême de l'Esprit fait partie du salut et que
les langues en sont une preuve initiale. Il essaie de concilier
ceci avec le fait que la plupart des évangéliques n'ont pas
parlé en langues :

31
Les évangéliques... savent qu'ils reçoivent le
Saint-Esprit quand ils sont nés de nouveau...
Qu'entend-on par être « né de nouveau » dans le
Nouveau Testament ? Si, comme beaucoup
d’évangéliques le croient, l'expérience d'Actes 2
marqua la naissance de l'Église, elle est par
conséquent liée à la venue de l'Esprit et aux dons
spirituels. Ma question à tout évangélique est la
suivante : si cela est vrai, alors pourquoi les dons
ne se manifestent-ils pas dans l'Église
aujourd'hui ? ... Tout ce qui est exigé c'est qu'on
libère les dons . . . Parler en langues ou
prophétiser... J'emploie toujours ces deux dons
comme signes d'initiation, car tel semble être le
modèle présenté dans le Nouveau Testament.
Charles Parham, fondateur du mouvement pentecôtiste du
XXe siècle, enseignait que l'on doit être baptisé du Saint-
Esprit avec l’évidence des langues pour faire partie de
l'Église, de l'Épouse, du Corps de Christ et de l'enlèvement.
(Cependant, il semblait croire à un moindre degré que le salut
était possible sans le baptême de l'Esprit).

L'Exclusivisme

Certains s'opposent au message de la nouvelle naissance


comme étant trop exclusif. La chrétienté historique a toujours
été très exclusive ; la question n'est pas de savoir si une limite
est nécessaire, mais où de la tracer. Les églises conservatrices
d'aujourd'hui excluent du salut la grande majorité de
l'humanité y compris les païens de haute moralité, des Juifs
qui démontrent une grande compréhension de l'Ancien
Testament, des occultistes qui confessent croire en Christ, les
martyrs des autres religions et les humanitaires qui

32
manifestent un grand amour et accomplissent beaucoup de
bonnes œuvres, mais qui ne confessent pas Christ.
L'Église Catholique Romaine a traditionnellement
prétendu que seuls ceux qui se soumettent à sa hiérarchie
seront sauvés. Ainsi l'a fait Cyprien au IIIe siècle et Augustin
au Ve. Lorsque le Catholicisme Romain et l'Orthodoxie
orientale se séparèrent en 1054, chacun se proclama être la
seule vraie église prononçant anathème l'autre. En 1302, le
Pape Boniface VIII proclama qu'il était absolument nécessaire
au salut de chacun qu'il soit assujetti au pontife romain.
Durant le Schisme papal (1378-1415), deux lignées rivales de
papes excommunièrent mutuellement tous leurs adeptes.
Après la Réforme, l'Église Catholique Romaine envoya tous
les protestants à la damnation se déclarant être la seule vraie
église.
Les Réformateurs protestants soutinrent des points de
vue similaires. Martin Luther considérait l'Église Catholique
Romaine comme l’église apostate et la grande prostituée de
l'Apocalypse et que le Pape était l'Antéchrist. Il refusa de
s'associer à son coreligionnaire Ulrich Zwingli qui croyait que
l'Eucharistie ne contenait pas le corps et le sang physique de
Christ. Luther nomma Zwingli le « grossier barbare » et le
« martyr du diable » lui disant, « Vous avez un esprit différent
du nôtre. » Luther rejeta les anabaptistes comme hérétiques
allant jusqu'à excuser et préconiser leur persécution.
Zwingli autorisa ses adeptes à persécuter les
anabaptistes ; ils en noyèrent un dans le fleuve pour punir son
insistance en faveur du baptême par immersion. Les
protestants exécutaient couramment les anabaptistes par
noyade ou par l'épée tandis que les catholiques utilisaient le
feu pour ne pas « répandre du sang. »
Michel Servet fut immolé sur le bûcher par les
calvinistes parce qu'il insistait sur le rebaptême et niait la

33
trinité, mais il affirmait la déité absolue de Jésus-Christ. Jean
Calvin procéda activement à son accusation et consentit
pleinement à son exécution, quoiqu'il eût préféré le voir
décapité.
L'Église d'Angleterre persécuta les puritains et autres
séparatistes. Les puritains à leur tour, persécutèrent les
baptistes et les Quakers de l'Amérique coloniale.
Les fondamentalistes considèrent généralement l'Église
Catholique Romaine comme une religion occulte niant que les
protestants libéraux soient sauvés et classent le Pentecôtisme
comme démoniaque. Certains évangéliques y compris certains
pentecôtistes trinitaires ont étiqueté les Pentecôtistes
Unicitaires comme hérétiques ou occultistes. Les Églises de
Christ croient qu'elles seules seront sauvées.
Comment répondre valablement à l'accusation de
l'exclusivisme ? Tout d'abord, nous devons reconnaître que
Jésus-Christ lui-même a établi la nouvelle naissance comme
exigence pour entrer dans le royaume de Dieu et qu'il a dit que
nul ne pouvait être sauvé que par lui. (Jean 3 : 3-5 ; 8 : 24 ;
14 : 6) Il a indiqué que seule une minorité serait sauvée.
(Matthieu 7 : 14 ; Luc 13 : 23-24) Cependant il a offert le
salut à quiconque le désire. Le salut n'est pas déterminé par
l'affiliation à une organisation ou à une dénomination.
Quiconque, sans égard d'étiquette religieuse, croit et obéit à
l'Évangile de Jésus-Christ sera sauvé.
Nous ne rejetons pas ceux qui n'ont pas reçu
l'expérience du Nouveau Testament, mais nous les
encourageons à recevoir tout ce que Dieu veut leur donner. Il
y a beaucoup de gens sincères et même repentants comme
Apollos et les disciples de Jean-Baptiste à Éphèse qui ont
besoin d'être conduits à plus de vérité pour obtenir la nouvelle
naissance apostolique. Notre expérience et notre doctrine
devraient être entièrement en accord avec le modèle biblique

34
apostolique ; ceux qui recherchent Dieu sans adhérer à ce
modèle en répondront devant Dieu. Notre responsabilité est
claire : nous devons agir en accord avec ce que nous savons
être la vérité.
En considérant ces questions, les principes suivants sont
importants :
1. Dieu est souverain et il est le seul Juge. (Romains 2 : 16 ;
9 : 15 ; Hébreux 12 : 23)

2. Nous n'avons pas à condamner ou attaquer les autres,


mais nous devons prêcher l'Évangile et offrir le salut à tous.
(Marc 9 : 39-40 ; Jean 3 : 17 ; Philippiens 1 : 15-18)

3. La Bible est la seule autorité en matière de doctrine et de


l’instruction dans le salut. (Jean 5 : 39-40 ; Galates 1 : 8-9 ; 2
Timothée 3 : 15-17) Nous ne pouvons imposer des exigences
non bibliques ni offrir des exceptions non bibliques. Nous ne
pouvons compter sur, ni nous laisser dominer par le
raisonnement humain, des situations hypothétiques, de grands
nombres des personnes, les figures héroïques de l'histoire de
l'Église ou par la piété des ancêtres.

4. Dieu dirigera le chercheur diligent au salut. (Jérémie


29 : 13-14 ; Matthieu 7 : 7 ; Actes 10 : 1-6 ; Hébreux 11 : 6)

5. Le jugement de Dieu prendra en compte la lumière


disponible à chaque individu. (Luc 12 : 42-48 ; Marc 12 : 38-
40 ; Romains 2 : 6, 11-16)

Certains émettent l'hypothèse que Dieu pourrait


permettre un accomplissement irrégulier ou inhabituel de son
plan établi. Par exemple, accepterait-il le désir véritable d'une
personne de se faire baptiser si, pour une raison ou une autre,

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cette personne n’a pas pu le faire avant de mourir ? (Le
Catholicisme romain enseigne qu’il y a un « baptême du
désir » dans un tel cas) Dieu accepterait-il la foi sincère en
Christ comme Dieu et Sauveur au baptême d'une personne si
elle ne connaissait pas ou ne comprenait pas la formule du
baptême au nom de Jésus ? Dieu pourrait-il accorder à
certains le Saint-Esprit sans le signe des langues parce qu'ils
ne connaissaient pas ou ne comprenaient pas la nécessité des
langues ? Dieu pourrait-il sauver certains aujourd'hui en
dehors de l'Église du Nouveau Testament ou sans l’expérience
complète du Nouveau Testament peut-être selon le modèle de
l'Ancien Testament ? De possibles analogies seraient à Jéthro,
Balaam et Ninive ou la célébration irrégulière de la Pâque
juive par Ezéchias. (2 Chroniques 30) Pourrait-il y avoir un
degré moindre de salut ou une autre chance après la mort ?
Le problème de ces théories est qu'elles n'ont pas le
soutien clair des Écritures. Nous n'avons donc aucune autorité
pour les enseigner comme doctrines. En outre, l'Écriture dans
son ensemble semble exclure l'idée du salut hors de l'Église,
celle des deux niveaux de salut ou celle d'une seconde chance
après la mort. Que Dieu ait des plans au-delà de ceux qu'il
nous a révélés ou qu'il choisisse d'accepter un
accomplissement inhabituel de son plan, c'est sa prérogative.
Nous ne pouvons prêcher ni pratiquer que ce qui est certifié
par la Bible. Plutôt que d'essayer de justifier des approches
extrabibliques, nous ferions mieux de respecter et d'obéir à
l'enseignement lucide des Écritures en nous réjouissant ainsi
de la certitude et de l'assurance du salut. Nous n'avons d'autre
choix que de laisser ces situations hypothétiques ou
inhabituelles entre les mains de Dieu.
Un autre problème posé par nombre d’exceptions
proposées est que la Bible et son message clair de salut ont été
disponibles tout au long de l'histoire de l'Église Il est de plus

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en plus évident qu'à diverses époques, le baptême au nom de
Jésus-Christ a été pratiqué et que des gens ont reçu le Saint-
Esprit avec le signe de parler en langues. Dans de nombreux
cas, des individus ont redécouvert tous seuls ces vérités.
La Bible elle-même dit que Corneille qui n'avait, semble-
t-il, jamais entendu parler du parler en langues, parla quand
même en langues quand il reçut l'Esprit.

Conclusion
En présentant le message de l'Évangile, nous devons
insister sur le fait que le salut vient par la foi et non par les
œuvres. Nous devons proclamer un message d'espoir et non de
condamnation. Point n'est besoin d'attaquer ou de ridiculiser
les autres groupes ou individus. Nous pouvons reconnaître
toutes leurs expériences spirituelles et le niveau de vérité
qu'ils ont atteint tout en proclamant « tout le conseil de
Dieu. » (Actes 20:27) Nous ne sommes pas juges, mais nous
pouvons et devons proclamer la Parole de Dieu en témoignant
de notre propre expérience. Nous devons affirmer la nécessité
d'une obéissance continuelle à la Parole de Dieu : le besoin de
marcher « dans la lumière, comme il est lui-même dans la
lumière » et de croître « dans la grâce et dans la connaissance
de notre Seigneur. » (2 Pierre 3 : 18 ; 1 Jean 1 : 7)
Quelle conclusion les prédicateurs doivent-ils en tirer ?
Premièrement, qu'ils obtiendront ce qu'ils prêchent ! Ce n'est
que s'ils insistent sur l'importance de l'expérience d'Actes 2 :
38 que d'autres feront cette expérience. Deuxièmement, s'ils
prêchent l'Évangile de Christ en insistant sur la foi, l'espoir et
l'amour, leur ministère sera un succès spirituel. S'ils sont
corrects dans leur interprétation doctrinale, ils sauveront un
grand nombre. S'ils s'avèrent trop exclusifs dans leur
interprétation doctrinale, mais qu'ils évitent les disputes,
l'amertume et le pharisaïsme, ils en sauveront quand même

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beaucoup sans que personne soit détruite. Finalement, Actes
2:38 fait bien partie de la Bible. Il ne saurait être que juste de
prêcher positivement son message à tous sans compromis.

En résumé, nous affirmons quatre vérités :


1. La Bible est la seule autorité en matière de salut.

2. La base du salut est la mort, l'ensevelissement et la


résurrection de Christ.

3. Le salut ne vient que par la grâce par le moyen de la foi en


Jésus-Christ.

4. L'application de la grâce et l'expression de la foi ont lieu


lorsque nous obéissons à Actes 2 : 38 recevant ainsi la
nouvelle naissance annoncée en Jean 3 : 3-5.

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