Inventaires des émissions atmosphériques en France
Inventaires des émissions atmosphériques en France
Mai 2023
Organisation et méthodes des inventaires nationaux
des émissions atmosphériques en France
OMINEA - 20ème édition
Mai 2023
Rédaction
© CITEPA 2023
Ce Rapport a été réalisé avec la participation financière du Ministère de la Transition Energétique
(MTE) et du Ministère de la Transition Ecologique et de la Cohésion des Territoires (MTECT).
Cette édition annule et remplace toutes les éditions antérieures relatives au même format
d’inventaire.
Ce rapport national d’inventaire est disponible sur le site Internet du CITEPA, à la page suivante :
http://www.citepa.org/fr/activites/inventaires-des-emissions/ominea
Centre Interprofessionnel Technique d’Étude de la Pollution Atmosphérique (CITEPA)
42, rue de Paradis – 75010 PARIS – Tel. 01 44 83 68 83 – Fax 01 40 22 04 83
www.citepa.org | [email protected]
I/G
SOMMAIRE ...................................................................................................................................................... 4
GENERALITES.................................................................................................................................................... 8
UTILISATION DES TERRES, CHANGEMENT D’AFFECTATION DES TERRES ET FORESTERIE (UTCATF) ............... 914
UTILISATION DES TERRES, CHANGEMENT D’AFFECTATION DES TERRES ET FORESTERIE (UTCATF) – GENERAL .......................... 915
TERRES FORESTIERES (FORESTLAND) ........................................................................................................................ 957
TERRES CULTIVEES (CROPLAND) .............................................................................................................................. 994
PRAIRIES (GRASSLAND) ....................................................................................................................................... 1007
ZONES HUMIDES (WETLANDS) .............................................................................................................................. 1018
ZONES ARTIFICIALISEES OU ETABLISSEMENTS (SETTLEMENTS)....................................................................................... 1025
AUTRES TERRES (OTHER LAND) .............................................................................................................................. 1033
PRODUITS LIGNEUX RECOLTES (HARVESTED WOOD PRODUCTS) .................................................................................... 1039
BARRAGE DE PETIT-SAUT (GUYANE) ...................................................................................................................... 1045
DECHETS..................................................................................................................................................... 1047
EMISSIONS DE COV BIOTIQUES PAR LA VEGETATION / FORETS ET PRAIRIES NATURELLES ................................................... 1116
VOLCANS .......................................................................................................................................................... 1120
FOUDRE ........................................................................................................................................................... 1122
Généralités
d’informations, registres, statistiques, valorisation des travaux de recherches, etc., sont des qualités
importantes attendues par les instances internationales, notamment dans le cadre et l’esprit de
l’Accord de Paris.
• A partir de l’expression des différents besoins et des exigences qui s’y attachent, les termes
de référence sont établis.
• Les méthodologies à appliquer sont choisies et mises au point en tenant compte des
connaissances et des données disponibles, notamment les éléments contenus dans certaines
lignes directrices définies par les Nations unies ou la Commission européenne.
• Les données nécessaires et les sources susceptibles de les produire sont identifiées.
• Les données sont collectées, validées, traitées selon les processus établis, y compris en tenant
compte des critères liés à la confidentialité.
• Les données obtenues sont stockées dans des bases de données pour exploitation ultérieure.
• Les principaux éléments utiles à l’approbation des inventaires (résultats d’ensemble,
principales analyses, changements majeurs notamment liés à des évolutions
méthodologiques) sont produits pour transmission au Groupe de coordination (GCIIE).
Le Groupe de coordination et d’information sur les inventaires d’émission (GCIIE) fait part de son
avis sur les inventaires et les ajustements nécessaires. Il émet des recommandations et propose
un plan d’actions visant à améliorer les inventaires tant en ce qui concerne l’exactitude ou
l’exhaustivité des estimations que les aspects de forme, d’analyse, de présentation des résultats ou
de tout autre point en rapport avec les inventaires.
Le Ministre en charge de l’environnement prend les décisions finales concernant les inventaires.
Les ajustements éventuels sont apportés à l’édition de l’inventaire en cours ou dans le cadre de
l’application du plan d’amélioration des inventaires qui comporte des actions à plus long terme.
Les éléments finalisés sont remis au MTE/MTECT qui, après examen et approbation, les communique
aux instances internationales.
Une diffusion étendue des inventaires est réalisée au travers de la mise en ligne sur le site Internet
du Citepa des différents rapports. D’autres vecteurs de diffusion sont également utilisés par les
différents organismes utilisateurs des rapports par l’intermédiaire de publications, communications
et envois des rapports à certains organismes.
L’ensemble des éléments utilisés pour construire les inventaires est archivé pour en assurer la
traçabilité.
Des vérifications sont effectuées notamment par des instances internationales. Certaines, comme les
revues au moyen d’équipes d’experts dépêchées par les Nations unies dans les pays concernés, vont
très en profondeur dans le détail des méthodologies et procédures de rapportage des inventaires. A
cela s’ajoutent les revues de l’UE dans le cadre de son propre système de contrôle et assurance
qualité des inventaires d’émissions UE basés sur la compilation des inventaires des états membres.
Par ailleurs, toutes les remarques effectuées par divers utilisateurs des inventaires et les anomalies
éventuellement détectées ainsi que le résultat des actions menées au titre de l’assurance qualité au
niveau national participent à ces vérifications (cf. section « Programme d’assurance et de contrôle
de la qualité »). Tous ces éléments nourrissent le plan d’actions et sont utilisés pour améliorer les
éditions suivantes des inventaires.
Application du plan
d’actions
Ajustements et production des
rapports finaux
Revue et commentaires
du Ministère Transmission des éléments finaux au
Ministère
Vérification, revues
Transmission aux instances internationales
internationales CE, NU, etc.
géographique se limite à la métropole et l’Outre-mer inclus dans l’UE. Les séries de données sont
disponibles pour : SO2, NOx, CO, NH3, CO2, COVNM (totaux et spéciation), CH 4, N2O, HFC, PFC,
SF6, métaux lourds (As, Cd, Cr, Cu, Hg, Ni, Pb, Se, Zn) depuis 1980 pour les cinq premiers cités,
1988 (COVNM) et 1990 (autres substances) et les particules (TSP, PM 10, PM2.5, PM1.0).
➢ L'inventaire dit au format "JQ" demandé par l'OCDE et EUROSTAT est rempli par le SDES, service
statistique du MTE/MTECT, à partir de données et correspondances dérivant de l'inventaire CEE-
NU.
Les inventaires dans le cadre du SNIEBA sont produits aux échéances indiquées ci-après, N étant la
dernière année d’inventaire historique à rapporter.
Tableaux de données
GES pour la CCNUCC
CCNUCC 15 avril N+2 pour NU 15 avril N+2
(France entière y.c.
tout l’Outre-mer)
Tableaux de données
15 janvier & 15 mars 15 janvier & 15 mars
CCNUCC GES pour UE (France au
N+2 pour CE N+2
périmètre UE)
Rapport y compris 15 mars N+2 pour CE,
CCNUCC 15 mars N+2
méthodologie 15 avril N+2 pour NU
CEE-NU/NFR & Tableaux de données 15 février N+2 pour CE
15 février N+2
NEC NFR et NU
CEE-NU/NFR & Rapport y compris 15 mars N+2 pour CE et
15 mars N+2
NEC méthodologie NU
CEE-NU/EMEP Rapport et tableaux de 1er mai N+2 (tous les 4
Dès que disponible
spatialisé données ans depuis 2017)
Responsibility for defining and overseeing the National Air Pollutant Emissions Inventory System
(known by its acronym SNIEBA) falls to the French Ministry in charge of Environment: Ministry of
Ecological Transition and Territorial Cohesion (MTECT) and the Ministry of Energy Transition (MTE).
In liaison with the other Ministries involved, the MTE/MTECT makes the decisions for establishing and
operating the SNIEBA, particularly the institutional, legal and procedural arrangements. Thus, the
MTE/MTECT defines and allocates responsibilities to the different bodies involved. It implements the
arrangements that establish the processes for determining estimation methods, collecting, processing
and storing data, as well as for quality control and assurance, disseminating the inventories both at
national and international levels, and for monitoring implementation.
Given the multiple needs for the preparation of air pollutant emissions inventories which often cover
similar substances and sources, it is justified, for the sake of consistency, quality and efficiency, to
base the inventory system on a single core. This strategy is in line with recommendations made by
international organisations, such as the European Commission and the United Nations.
The emission inventories must guarantee various qualities: consistency, comparability, transparency,
accurateness, punctuality, exhaustiveness. The organisation of the system depends on these qualities,
both in administrative and technical terms.
In order to take into account the aspects included in the beginning of this section, the emission
inventories present emissions occurring in past years, as well as emissions projected for future dates,
for applications as and when it is necessary.
This chapter describes the organisation of the current system which is the subject of the Ministerial
Order of 24 August 2011 which repeals and supersedes the Ministerial Order of 29 December 2006
concerning the National Air Pollutant Emissions Inventory System (SNIEPA).
This organisation is in line with the guidelines on national inventory systems in the frame of UNFCCC,
IPCC and the requirements of the governance regulation (EU) 2018/1999. In particular, the
transparency of French inventories and the richness of its information system, registers, statistics,
promotion of research works, etc., are important qualities expected by international bodies, and
especially in the context and spirit of Paris Agreement.
Distribution of responsibilities
Responsibilities are distributed as follows:
➢ The MTE/MTECT is in charge of overseeing production of the national inventories and overall
coordination of the system.
➢ Other ministries and public bodies contribute to the national emission inventories by providing
data and statistics used in the preparation of the inventories.
➢ The MTE/MTECT has entrusted Citepa with the following tasks: preparing the national emission
inventories with regard to methods and preparing their updating, data collection and
processing, data storage, production of the reports and various means of disseminating the
information, control and quality management. Citepa assists the MTE/MTECT in overall
coordination of the National Air Pollutant Emissions Inventory System. Mention should be
specifically made of the coordination that must be ensured between the emission inventories and
emitter registers such as the E-PRTR and the greenhouse gas emission allowance register in the
frame of the ETS directive, not forgetting other aspects (guides published by the MTE/MTECT, the
annual pollutant emission reporting system, etc.). It is important to see to it that the information
for these aspects is also consistent.
➢ The MTE/MTECT provides Citepa with all information it has at its disposal under existing
legislation and regulations, such as the annual notifications made by Classified Installations under
the pollutant emission reporting system, as well as the results of different studies providing
greater knowledge on emissions that it commissioned either internally (ie within its departments)
or from other bodies, such as ADEME and the National Institute for Industry, Environment and
Risks (INERIS). Furthermore, the SNIEBA Ministerial Order of 24 August 2011set a list of statistics
and data from public organisms or organisms having a mission of public utility, that are used for
the national emission inventories (cf. following table relating to the annex II of the SNIEBA
Ministerial Order).
➢ The MTE/MTECT steers the Emissions Inventories Consultation and Information Group (GCIIE)
whose tasks are:
o giving its opinion on the results of estimates produced in the inventories,
o giving its opinion on the changes made to the methodology for estimating emissions,
o giving its opinion on the action plan for improving inventories for the future,
o issuing recommendations on all subjects directly or indirectly linked to emission inventories
in order to ensure consistency and smooth running of actions, and encourage synergies, etc.,
o recommending actions for improving the estimation of emissions in the context of research
programs,
• Based on the different needs, and the underlying requirements, the terms of reference are
defined.
• The methodologies to be applied are selected and developed, taking into account available
knowledge and data and, in particular, aspects included in guidelines issued by the United
Nations or the European Commission.
• The necessary data and the sources likely to produce them are identified.
• The data are collected, validated, processed in accordance with established processes, taking
into account confidentiality-related criteria.
• The data obtained are stored in data bases for subsequent processing.
• The main elements useful for approving the inventories (overview results, main analyses,
major changes, in particular linked to methodological developments) are produced for
submission to the GCIIE.
The GCIIE issues its opinion on the inventories and, if need be, on the necessary adjustments to be
made. It issues recommendations and proposes an action plan aimed at improving the inventories,
with regard to accuracy or exhaustiveness of the estimations and aspects concerning form, analysis,
presentation of the results or any other relevant point.
The Environment Ministry takes final decisions as regards inventories.
Any adjustments are made to the latest edition of the inventory or as part of the implementation of
the inventories' action plan which sets longer-term actions.
The finalised elements are submitted to MTE/MTECT which, after examining and approving them,
forwards them to the international institutions.
Putting the inventories online on Citepa's Internet site ensures that they are widely disseminated.
Other means of dissemination are also used by the different bodies that use the reports (publications,
communications and sending the reports to other bodies).
All the elements used to compile the inventories are archived to ensure traceability.
Verifications are made, in particular by international institutions. Some, such as the reviews by expert
teams sent by the United Nations to the countries concerned, involve in-depth examinations of the
methodologies and procedures involved in reporting the inventories. Added to this, are reviews of EU
in the frame of its own QAQC system for the EU emission inventories based on the compilation of
Member State inventories. Furthermore, all the remarks made by various inventory users and
anomalies identified, as well as the result of actions implemented as part of quality assurance (cf.
section “Quality Assurance and Control Program”) contribute to verifications. All these elements feed
into the action plan and are used to improve future editions of the inventories.
Implementation of
the action plan
Adjustments and production of final
reports
Forwarding to communication
departments
Verification,
Submission to international institutions
international
(European Commission, UN, etc.)
reviews
The different inventories currently carried out under the SNIEPA are:
➢ the inventories in the so-called "UNECE"/NFR & NEC format cover substances causing
acidification, eutrophication and photochemical pollution, heavy metals, persistent organic
pollutants and (total and fine) particulate matter, i.e. in all, 24 pollutants covered by the
Convention on Long-range Transboundary Air Pollution and the “NEC” Directive on National
Emission Reductions of pollutants. Mainland France is the geographical area covered. Annual time
series since 1980 (SO2, NOx, CO), 1988 (NMVOCs), 1990 (other substances).
➢ the inventories in the so-called "UNFCCC” format cover the direct greenhouse gases (CO2, CH4,
N2O, HFCs, PFCs, SF6, NF3) (expressed as mass and/or as CO2 equivalent using GWP) and the four
indirect greenhouse gases (SO2, NOx, NMVOCs, CO) which are to be reported under requirements
established in the Climate Convention. The geographical areas covered are mainland France and
the overseas territories in whole or in part (cf. Annex 5). The report format is in general
compatible with that of the UNECE but there is a difference in geographical coverage in the case
of France (only Mainland of France for UNECE/CLRTAP). The annual time-series start since 1990
for the UNFCCC. Within the framework of GHG reduction commitments (Kyoto Protocol, then Paris
Agreement), this inventory has a specific scope relating to France's climate commitments within
the European Union (France EU i.e. Mainland and Overseas territories being part of EU) which
differs from the general UNFCCC geographical scope of France (Mainland and all of the Overseas
territories).
➢ the inventories in the so-called "LCP" / “IED” format cover SO2, NOx and total particulate matter
emitted by large combustion plants. The geographical area covered is mainland France and the
overseas territories excluding the PTOM (cf.annex 12). Annual time series since 1990 (SO2 and
NOx). Since the reporting year 2004, emissions of total particulate matter have been added, and
the scope has been extended to cover gas turbines, as required under Directive 2001/80/EC. Since
2018, the reporting of LCP emissions is done in the frame of the “IED” Directive N° 2010/75/EU.
In this frame, the scope of the equipment is extended to all turbines, whatever the date of their
authorization, and the engines. The method of calculating the power taken into account is also
revised, since it excludes equipment of less than 15 MW.
➢ the inventory in the so-called "SECTEN" format (economic and energy sector analyses) covers all
the pollutants studied by the SNIEPA and presents data by traditional sector and sub-sector,
reflecting the different economic stakeholders. Other results, particularly on energy-related and
transport-related emissions and various indicators are also provided. Annual time-series are
available dating back to 1960 (SO2, NOx, CO, CO2), 1980 (NH3), 1988 (NMVOCs) and 1990 (other
substances), as well as a preliminary estimate of the previous year. The geographical area covered
is limited to mainland France for air pollutants and to the French EU territories (i.e. mainland and
overseas territories belonging to EU) for greenhouse gases. Source coverage is identical to that of
the UNECE and the UNFCCC.
➢ the inventory in the so-called "EMEP" format is the spatialised component of the "UNECE/NFR &
NEC" format. This inventory was produced every five years before 2017, and every four years since
the reporting in 2017 (relating to the EMEP 2015 gridded inventory). It provides maps of emissions
according to the EMEP scale 0.1°x0.1° since 2017 and highlights the largest emitters (large point
sources) as well as the height at which the substances are emitted. The geographical area covered
is limited to mainland France since the overseas territories, irrespective of their status regarding
France or the EU, are located outside the EMEP area.
➢ presenting the inventories following an economic approach the "NAMEA" format is based on the
sectors of NACE economic activities and on the scope of the national accounts, in accordance with
the regulation 691/2011 (EUROSTAT). Actually, the geographical area covered is limited to
mainland France and overseas included in EU. Annual time series are available for SO 2, NOx, CO,
NH3, CO2, NMVOCs (total and speciation), CH4, N2O, HFCs, PFCs, SF6, heavy metals (As, Cd, Cr, Cu,
Hg, Ni, Pb, Se, Zn) since 1980 for the first five aforementioned substances, 1988 (NMVOCs) and
1990 (other substances), and particulate matter (TSP, PM 10, PM2,5 PM1,0).
➢ the inventory in the so-called "JQ" format, as requested by OECD and EUROSTAT is compiled by
the Statistics Office of the MTE/MTECT Ministry using data and correspondences derived from the
UNECE inventory.
The inventories compiled under the SNIEBA are produced at the dates indicated below, N being the
latest year of emission inventory to be reported.
On request depending
Others On request Not determined
on feasibility
1 – Management de la qualité
Le système national d’inventaire d’émission est établi en intégrant les critères usuels applicables aux
Systèmes de Management de la Qualité (SMQ). Le Citepa, qui a la charge de réaliser au plan
technique les inventaires d’émission nationaux, a mis en place un tel système basé sur le référentiel
ISO 9001. Cette disposition est confirmée par l’attribution d’un certificat délivré par l’AFAQ en 2004
et renouvelé en 2007, 2010, 2013, 2016, 2018 et 2021, ainsi que par les audits annuels de suivi. La
réalisation des inventaires d’émission nationaux est couverte par le SMQ au travers de plusieurs
processus spécifiques (voir Manuel Qualité – document interne non public).
Dans ce cadre, plusieurs processus relatifs au contrôle et à l’assurance de la qualité des inventaires
sont intégrés dans les différents processus et procédures mis en œuvre, correspondant aux différentes
phases et actions relatives aux points suivants :
➢ Validation et approbation des résultats des inventaires, suite à l’avis formulé par le Groupe de
concertation et d’information sur les inventaires d’émission (GCIIE).
➢ Validation et approbation des rapports et autres supports d’information par le Ministère chargé
de l’environnement.
➢ Archivage systématique des éléments nécessaires pour assurer la traçabilité requise.
➢ Diffusion des informations et produits correspondants.
➢ Compatibilité avec les exigences communautaires en matière de communication des données et
des caractéristiques des inventaires d’émission nécessaires à la Commission Européenne. En
particulier, afin de lui permettre de préparer les inventaires de l’Union Européenne sur la base
des inventaires des Etats membres et contribuer notamment à l’atteinte des exigences relatives
à la qualité que la Commission met en œuvre à son niveau (i.e. en ce qui concerne les gaz à effet
de serre dont la surveillance est soumise à des dispositions réglementaires particulières).
➢ Amélioration permanente de la qualité des estimations en développant les procédures pour éviter
d’éventuelles erreurs systématiques, réduire les incertitudes associées, couvrir plus
complètement les substances et les sources émettrices, etc. visant à satisfaire les objectifs
relatifs à la qualité. Un plan d’action est défini et mis régulièrement à jour. Il intègre les
améliorations requises et possibles en tenant compte des recommandations du GCIIE.
➢ Evaluation de la mise en œuvre des dispositions relatives au contrôle et à l’assurance de la
qualité, en particulier les objectifs et le plan qualité.
2 – Objectifs qualité
L’objectif global du programme d’assurance et de contrôle de la qualité porte sur la réalisation des
inventaires nationaux d’émissions et de puits, conformément aux exigences formulées dans les
différents cadres nationaux et internationaux couverts par le SNIEBA. Ces exigences portent sur la
définition, la mise en œuvre et l’application de procédures et de méthodes visant à satisfaire les
critères de traçabilité, d’exhaustivité, de cohérence, de comparabilité et de ponctualité requis
notamment par les instances internationales et européennes en application des engagements souscrits
par la France.
En particulier, cet objectif global se décline en sous éléments :
➢ Préparation des rapports (notamment rapports nationaux d’inventaires pour certains protocoles
et directives européennes) conformément aux critères de contenu et de forme éventuellement
exigés (en particulier analyses de tendance, incertitudes, contrôle et assurance de la qualité,
système national d’inventaire, méthodes utilisées, etc.),
➢ Fourniture des données sectorielles de base requises dans les formats de rapports définis (CRF,
NFR, GIC, etc.) et en particulier : explications additionnelles, utilisation des codes de notes
définis, modifications introduites dans le dernier exercice, ajustements rétrospectifs, données
spécifiques, etc.
➢ Développement des procédures appropriées pour le choix des méthodes et des référentiels, la
collecte, le traitement, la validation des données ainsi que leur archivage et leur sauvegarde,
➢ Détermination des incertitudes quantitatives attachées aux estimations,
➢ Recherche et élimination des incohérences,
➢ Développement des procédures d’assurance qualité,
➢ Contribution à l’amélioration continue des inventaires par :
o La recherche et la mise en œuvre de méthodes et/ou données plus pertinentes et précises,
o La formulation de recommandations auprès des divers organismes impliqués dans le système
national d’inventaires d’émission, voire d’autres organismes y compris internationaux,
o La participation aux travaux internationaux sur les thèmes en rapport avec les inventaires
d’émissions et les puits,
o La coopération avec d’autres pays sur ces mêmes aspects,
o Le respect des échéances communautaires et internationales de communication des
inventaires d’émission,
o La recherche d’une efficience dans les travaux réalisés (pertinence, précision, mise en œuvre
des méthodes vs. moyens, etc.) visant à satisfaire les besoins de détermination des émissions
et des puits.
3 – Contrôle de la qualité
Le contrôle de la qualité est intégré dans les différentes phases des processus et procédures
développées par les organismes impliqués dans le système national pour ce qui concerne les éléments
dont ils ont la charge afin d’atteindre les objectifs définis.
Le Citepa, organisme responsable de la coordination technique et de la compilation des inventaires
est chargé du suivi du contrôle qualité et formule des recommandations visant à améliorer,
compléter, développer les processus et procédures nécessaires.
Ces procédures peuvent être automatiques ou manuelles, revêtir la forme de check-list, de tests de
plausibilité, de cohérence et d’exhaustivité, d’analyses de tendances, de simulations, etc. Elles
interviennent à plusieurs étapes de la réalisation de l’inventaire. Plus particulièrement certaines sont
précisées ci-après :
➢ Données entrantes
o Veille relative à la collecte des données (démarches nécessaires, publication effective,
relance, etc.),
o Réception effective (délivrance, captation sur Internet, données effectivement présentes au
Citepa),
o Conformité du contenu au plan quantitatif (flux complet) et qualitatif (éventuelles
observations quant à l’échantillonnage, au changement de périmètre, de méthodologie
pouvant entraîner une rupture statistique, etc.).
o Enregistrement et archivage des données brutes avant traitement.
➢ Traitement des données :
Il est principalement réalisé au travers de fiches de calcul dédiées chacune à une catégorie de
sources émettrices (le SNIEBA en compte plus d’une centaine).
Ainsi chaque fiche de calcul sectorielle contient ses propres contrôles internes. Il s’agit
notamment de tests internes visant à s’assurer des calculs (par exemple vérification de sous-
totaux, affichage des tendances au niveau le plus fin des activités) et de la cohérence entre les
valeurs calculées et les valeurs exportées vers le système de bases de données nationales. De
même la documentation des sources et des hypothèses fait l’objet d’un soin particulier pour
assurer la traçabilité.
➢ Contrôle et validation interne des résultats :
Avant d’être exportée vers ces bases de données, plusieurs étapes de contrôles complémentaires
sont réalisées. Chaque fiche de calcul sectorielle est soumise par son auteur à un contrôle au
moyen d’un outil spécialement développé à cette fin par le Citepa, appelé VESUVE1. Cet outil
permet de vérifier non seulement la cohérence entre les facteurs d’émission, les activités et les
émissions, mais assure l’affichage graphique des tendances des activités, des facteurs d’émissions
et des émissions de tous les polluants pour l’édition précédente et celle en cours de l’inventaire.
Les évolutions observées entre les deux éditions sont systématiquement analysées et commentées
par l’auteur de la fiche de calcul.
Chaque fiche de calcul sectorielle est ensuite soumise, au minimum, à la vérification par une
tierce personne et par une seconde hiérarchiquement plus haut placée dans le cas de
modifications méthodologiques. Le contrôle effectué porte entre autres points sur la cohérence
4 – Assurance de la qualité
Elle est assurée au travers de plusieurs dispositions visant à soumettre les inventaires à des revues et
recueillir les commentaires et évaluations de publics disposant généralement d’une expertise
appropriée. Plus particulièrement, les actions suivantes dont certaines sont intégrées dans le système
d’inventaire et par suite dans le SMQ, sont effectives (voir également la figure ci-après) :
➢ Les commentaires des membres du Groupe de coordination et d’information sur les inventaires
d’émission (GCIIE) qui disposent en outre de leurs propres données de recoupement des éléments
méthodologiques.
➢ Les évaluations des autorités locales (DREAL) pour ce qui concerne les données individuelles
d’activité et/ou d’émission de polluants déclarées annuellement qui concernent plus de 10 000
installations dont la totalité des installations soumises au SEQE. A noter, que dans ce dernier
cadre, le second niveau de vérification ne peut être franchi si le premier niveau de vérification
n’est pas concluant.
Déclaration en attente de
validation par l’inspection
Second niveau de vérification
Autorité locale (DREAL)
(16/02/n 15/03/n)
NON Déclaration mise en
(01/04/n 01/07/n) Validation révision par l’inspection
OUI
Déclaration en attente de
validation Ministère
Autorité nationale (Ministère)
Troisième niveau de vérification
NON
(15/03/n 30/04/n) Validation
(01/07/n 01/11/n) OUI
Déclaration validée
➢ L’assurance qualité mise en œuvre par les entités statistiques chargées d’élaborer certaines
données dans le cadre des agréments reçus par l’Administration (bilan énergie, productions, etc.).
Cette assurance qualité est donc intégrée en amont de l’inventaire proprement dit.
➢ Les revues diligentées par le Secrétariat des Nations Unies de la Convention Cadre sur les
Changements Climatiques depuis 2002 et tous les ans sauf exception (e.g. 2020). Ces revues
donnent lieu à des rapports qui permettent d’introduire des améliorations. Bien que ces revues
ne correspondent pas aux actions d’assurance qualité organisées par le pays, la nature et les
résultats de ces revues sont totalement similaires à ce que produiraient des revues tierces
organisées dans le cadre de l’assurance qualité du pays. De nombreuses améliorations introduites
dans les inventaires de gaz à effet de serre proviennent de ces revues internationales.
➢ Les revues effectuées dans les différents cadres (CCNUCC, CEE-NU / LRTAP, CE / Mécanisme
communautaire de surveillance des émissions de gaz à effet de serre, etc.) sont autant d’analyses
d’experts qui participent chacune, vis-à-vis des autres cadres, à l’assurance qualité des
inventaires d’émissions. A minima, ces analyses portent sur des éléments communs tels que les
activités de certaines sources (e g. l’énergie), mais aussi de divers autres aspects (organisation,
incertitudes, etc.) du fait des éléments communs de rapportage et des fortes similarités entre
ces exercices.
➢ Les examens ponctuels réalisés par diverses personnes ayant accès aux rapports d’inventaires
disponibles au public ou faisant suite à des commentaires formulés par des tiers.
➢ Les échanges et actions bi et multi latérales conduites avec les organismes et experts étrangers
chargés de réaliser des inventaires nationaux. La réalisation de revues complètes et approfondies
par des tierces personnes se heurte à la double difficulté de la disponibilité des compétences et
des ressources requises. Dans ce registre, des opérations bilatérales entre experts de deux pays
limitées à certains secteurs et / ou polluants sont des formules qui associent intérêt et plus grande
facilité de mise en œuvre. Une telle opération a été menée en juillet 2008 entre experts français
et britanniques pour le secteur de l’agriculture et fin 2013/début 2014 entre experts français et
allemands pour les émissions de gaz fluorés.
Les informations recueillies alimentent un outil dédié à l’enregistrement et au suivi de correction des
non-conformités identifiées et des améliorations prévues, appelé RISQ 2. Cet outil est
systématiquement consulté par tous les auteurs de fiches de calcul et de rapports lors de leur mise à
jour et la réalisation des actions prévues est consignée et contrôlée par leur vérificateur.
Ces informations contribuent à améliorer les éditions suivantes des inventaires selon l’impact de la
modification vis-à-vis, d’une part, de l’écart engendré dans les estimations et, d’autre part, des
ressources et du temps nécessaire pour disposer des données et/ou mettre en œuvre des méthodes
alternatives.
Méthodologie
s définies
Réception des données
Données
Tous
entrante
éléments
s
des
inventaire Plan
Traitements, calculs s d’actions
Enregistrement
des non
conformités et
points mineurs à
Outils de cohérence
améliorer (RISQ)
(activités / FE / émissions
(i.e. VESUVE)
Diffusion (soumissions
officielles et mise à
disposition du public) Peer review (base
volontaire)
Processus Modes
Activités de contrôle Procédures Enregistrements
Procédures impliqués opératoires Commentaires
qualité (codes) (codes)
(codes) (codes)
Comparer les descriptions
Vérifier que les des données sur les
hypothèses et critères activités et les facteurs
pour la sélection des d’émission à l’information
INV-Pd-1.01 INV-En-1.5.0-01
1 données sur les 1a sur les catégories de INV-Pr-01
INV-Pd-1.05 INV-En-1.5.0-02
activités et les facteurs source et s’assurer
d’émission sont qu’elles sont consignées
documentés. et archivées
correctement.
Processus Modes
Activités de contrôle Procédures Enregistrements
Procédures impliqués opératoires Commentaires
qualité (codes) (codes)
(codes) (codes)
Processus Modes
Activités de contrôle Procédures Enregistrements
Procédures impliqués opératoires Commentaires
qualité (codes) (codes)
(codes) (codes)
Vérifier la cohérence
contrôle base de
temporelle des données
données et
Vérifier les 10a d’entrée des séries INV-Pd-1.05 INV-Pr-01
enregistrement du suivi
changements temporelles pour chaque
par applicatif interne
méthodologiques et les catégorie de source.
10
changements relatifs
Vérifier la cohérence des
aux données à l’origine
algorithmes/méthodes
de recalculs.
10b utilisés pour le calcul pour INV-Pd-1.02 INV-Pr-01 INV-En-1.2.0-01
la totalité des séries
temporelles.
Les définitions des composantes mentionnées dans le tableau précédent telles que
procédures, processus, modes opératoires, etc. sont explicitées dans le tableau suivant.
INV-Pd-1.01 Référentiels
INV-Pd-1.02 PAM Méthodes INV-En-1.2.0-01 Améliorations GCIIE
INV-Pd-1.03 Collecte des données
INV-Pd-1.04 Traitement des données
INV-Pr-01 Réalisation des inventaires
INV-Pd-1.05 Fiches méthodologiques
INV-Mo-1.6.1 NAD
INV-Pd-1.06 Bases de données
INV-Mo-1.6.2 GIC (Grandes Installations de Combustion)
INV-Pd-1.07 Rapports
x Ensemble des processus CIT-Pd-0.0.3 Sauvegarde informatique
1 – Quality management
The national emissions inventory system is set up, by incorporating the usual criteria applicable to
Quality Management Systems (QMS). Citepa, in charge of preparing the national emissions inventories
from a technical viewpoint, has put in place a system for quality assurance and quality control based
on the ISO 9001 standard. This approach has been confirmed by the fact that Citepa was awarded a
certificate issued by the French Quality Management Body (AFAQ) in 2004. This was renewed in 2007,
2010, 2013 and follow-up audits were conducted in between. The task of preparing the national
emissions inventories is covered by the QMS via several specific processes (see Quality Manual –
confidential in-house document).
In this framework, several processes for quality assurance and quality control of the inventories are
incorporated into the different processes and procedures implemented, corresponding to the
different phases and actions on the following points:
➢ general functions: reviews, resource management, planning, tracking legislative, policy, scientific
and technological developments, participation in work outside Citepa linked to the emission
inventories.
➢ choice, implementation and development of methodologies as well as the choice of information
sources and data collection. The processes for choosing the methods are clearly defined,
particularly with regard to the reference frameworks and characteristics of relevance and
permanence expected from the data sources. These choices are generally made in consultation
with the stakeholders and experts in the areas concerned. Changes in methodology are submitted
for approval by the Emissions Inventory Consultation and Information Group (GCIIE).
➢ developing calculating methods, particularly models for calculating emissions, data bases,
reporting.
➢ high level of traceability and transparency.
➢ implementing and registering controls at key and risk stages in conducting the inventories, via
multiple in-house controls both on input data, calculations, data bases, reports, data storage,
monitoring changes (corrections of mistakes or improvements), cases of non-compliance. Several
tools designed to accompany these controls have been developed.
➢ validating and approving the results of the inventories, following the opinion issued by the GCIIE.
➢ validating and approving the reports and other means of communication by the Ministry in charge
of Environment.
➢ systematic archiving of the elements needed to ensure the required traceability.
➢ disseminating the corresponding information and products.
➢ compatibility with EU requirements in terms of disseminating data and characteristics of emission
inventories that the European Commission needs. In particular, in order that the latter can prepare
the EU inventories on the basis of the Member States' inventories and thereby contribute to
fulfilling the quality requirements set at EU level (i.e regarding greenhouse gases which are
monitored under specific legislative arrangements).
➢ permanently improving the quality of estimations by developing procedures to avert possible
systematic errors, reduce the corresponding uncertainties, extend coverage of substances and
emission sources, etc. aimed at meeting quality targets. An action plan is drawn up and regularly
updated. It incorporates the required and possible improvements, taking into account the GCIIE's
recommendations.
➢ assessing the implementation of quality assurance and quality control arrangements, in particular
the targets and the quality plan.
2 – Quality targets
The overall objective of the quality assurance and quality control program focuses on the production
of national emissions and sinks inventories in line with requirements issued in the different national
and international frameworks covered by the SNIEBA. These requirements concern the definition,
implementation and application of procedures and methods aimed at meeting the criteria on
traceability, exhaustiveness, consistency, comparability and punctuality required by international and
EU institutions, as part of the commitments France has signed up to.
In particular, this overall objective breaks down into sub-elements:
➢ preparing the reports (particularly the national inventory reports for certain Protocols and EU
Directives) in line with the content and presentation criteria that may be applied (analyses of
trends, uncertainties, quality assurance and quality control, national inventory system, methods
used, etc.),
➢ supplying the required basic sectoral data in the predefined report formats (CRF, NFR, LCPs, etc.)
and: additional explanations, using defined note codes, changes introduced over the last year,
retrospective adjustments, specific data, etc.
➢ developing appropriate procedures for choosing methods and reference nomenclatures, data
collection, processing, validation, archiving and saving,
➢ ascertaining the quantitative uncertainties involved in the estimations,
➢ identifying and removing inconsistencies,
➢ developing quality assurance procedures,
➢ contributing to continuously improving the inventories by:
o seeking and implementing more relevant and more accurate methods and/or data,
o issuing recommendations to the various bodies involved in the national emissions inventory
system, and other bodies, including at international level,
o taking part in international work on issues linked to emissions inventories and sinks,
o cooperating with other countries on these same aspects,
o complying with EU and international deadlines for submitting emission inventories,
o seeking to achieve efficiency in the work carried out (relevance, accuracy, implementing
methods as opposed to means, etc.) aimed at meeting the needs for determining emissions
and sinks.
3 – Quality control
Quality control is incorporated into the different phases of the processes and procedures developed
by the bodies involved in the national system in order to achieve the objectives and targets set.
The Citepa, the body responsible for the technical coordination and compilation of the inventories is
in charge of monitoring quality control and issues recommendations aimed at improving, completing
and developing the necessary processes and procedures.
These procedures can be automatic or manual, take the form of a check-list, feasibility, consistency,
exhaustiveness, trend analysis and simulation tests, etc. They are implemented at several stages in
the process of conducting the inventory. Some of these are presented in detail below:
➢ Input data
o Monitoring data collection (required steps, actual publication, reminders, etc.),
o Actual gathering (delivery, downloading from Internet, data actually presented to Citepa),
o Compliance of the contents in quantitative (complete flow) and qualitative terms (possible
observations regarding the sampling, change in scope, methodology which may lead to a
statistical gap, etc.).
o Registering and achiving the raw data before processing.
➢ Data processing
This is mainly carried out by means of calculation sheets, each one focusing on a category of
emission fiches sources (the SNIEBA comprises over 100 such sheets).
Thus each sector calculation sheet contains its own internal controls. These are in-house tests
aimed at ensuring the accuracy of the calculations (for example, checking the sub-totals,
displaying the trends at the most detailed activity level) and consistency with the values
calculated and transferred to the system of national data bases. Similarly, sources and
assumptions are particularly carefully documented in order to guarantee traceability.
➢ Control and in-house approval of the results
Before being transferred to these data bases, several stages of additional checks are conducted.
Each sectoral calculation sheet is checked by its author by means of a tool specifically designed
for this purpose by Citepa. This tool is known by its French acronym VESUVE3. It not only enables
the consistency between emission factors, activities and emissions of all pollutants to be checked,
but it also makes it possible to graphically display trends in activities, emission factors and
emissions of all the pollutants for the previous editions of the inventory and the edition under
preparation. The trends observed between the two editions are systematically analysed and
commented on by the author of the calculation sheet.
Each sectoral calculation sheet then undergoes at a minimum a check by a third person and by a
second person ranking higher in the internal hierarchy in the case of methodological changes. In
particular, the check carried out focuses on the consistency and transparency of the method,
referencing the data used, treatment of possible cases of non-compliance or scheduled
improvements (cf. application of RISQ in paragraph 4 below) and registering the checks conducted
using VESUVE.
In particular, this concerns the representativeness of the information (definition, field, relevance,
accuracy, etc.), the relevance of and compliance with the methods, the suitability of the
processing tools and the formats used for forwarding and disseminating the results obtained.
An additional control stage occurs when the methodological report known by its acronym,
OMINEA, is compiled, during which a new review of developments concerning methods and
3 VESUVE: verification and follow-up of inventory sheets (the acronym is built on the French wording)
4 – Quality assurance
Quality assurance is provided through several measures designed to subject the inventories to reviews
for the purpose of obtaining comments and assessments from stakeholders, generally with expert
knowledge. More specifically, the following actions are in place, some of which have been
incorporated into the inventory system and subsequently into the QMS (see diagram below):
➢ comments from members of the Emissions Inventories Consultation and Information Group (GCIIE).
These experts have their own data to cross-check methodology elements.
➢ assessments made by regional authorities (DREAL) on activity-specific data or pollutant emissions
as reported under the annual reporting mechanism. They apply to more than 10 000 installations
including all ETS plants. It should be noted that compliance with the second verification level
cannot be approved unless the first level of verification is satisfactory.
Operators
First level of verification
➢ quality assurance implemented by the statistics bodies in charge of producing certain data having
been officially approved to do so by the administration (energy balances, production, etc.). This
quality assurance is thus incorporated ahead of the work of preparing the inventory.
➢ reviews conducted by the UNFCCC Secretariat since 2002 and every year except some specific
years (e.g. 2020). These reviews result in reports which make it possible to introduce
improvements. Although these reviews do not relate to quality assurance actions managed by the
country, the nature and the results of these reviews are totally similar to what third-party reviews
in the frame of national quality assurance actions would yield. Several improvements introduced
in the greenhouse gas emissions inventory are a result of these international reviews.
➢ The reviews conducted in the different frameworks (UNFCCC, UNECE / LRTAP, European
Commission / EU Greenhouse Gas Emissions Monitoring Mechanism, etc.) are expert analyses,
each of which contributes to quality assurance of the emissions inventories. At the least, these
analyses focus on common elements, such as activities of certain sources (e.g. energy), but also
various other aspects (organisation, uncertainties, etc.) as a result of the common reporting
aspects and strong similarities between these exercises.
➢ Periodical examinations conducted by various experts with access to the publicly available
emissions inventories or following comments made by third parties.
➢ Exchanges and bi- and multilateral actions carried out with foreign bodies and experts in charge
of conducting national inventories. The task of conducting complete and in-depth reviews by third
parties comes up against the double difficulty of whether the required skills and resources are
available. In this context, bilateral operations between experts of two countries restricted to
certain sectors and/or pollutants are an interesting option and are easy to put into practice. Such
an operation was conducted in July 2008 between French and British experts for the agriculture
sector and in late 2013 / early 2014 between French and German experts for fluorinated gases
emissions.
The information gathered feeds into a tool for registering and monitoring the correction of the cases
of non-compliance identified and the improvements planned. This tool, which is known by its French
acronym RISQ, is systematically consulted by the authors of calculation sheets and reports when they
are updated. Implementing the action planned is consigned and checked by their verifier.
The information helps to improve the subsequent editions of the inventories, depending on the impact
of the changes with regard to the resulting difference in the estimations and to the resources and
time needed to obtain the data and/or implement des alternative methods.
Selected
methods
Data reception
Input
All
data
inventory
elements
Action plan
Data treatments,
calculs
Non compliance
and minor points
recording to be
improved (RISQ)
Consistency tools
(activities / EF /
emissions (i.e. VESUVE)
Diffusion (official
submissions and public
availability) Peer review
(voluntary basis)
6 – Links between the general procedures at Level 1 of IPCC and those of the QMS
The tables below presents:
➢ The links between the quality control activities identified in the IPCC guidelines and the various
elements of the QMS (processes, procedures, etc.),
➢ The definitions of the components mentioned such as procedures, processes, operating modes,
etc.
The tables are not translated in English, see corresponding section in the French text.
Cette section décrit les principales composantes et caractéristiques techniques du système national
d’inventaires des émissions de polluants et de bilans dans l’atmosphère (SNIEBA).
➢ transparence : les méthodes et les données utilisées doivent être clairement explicitées pour
pouvoir être évaluées dans le cadre de la validation et de la vérification. En conséquence, la
traçabilité des données est indispensable. Les données doivent être enregistrées et accessibles.
Cette caractéristique est également très utile pour la mise à jour ou la comparaison des
inventaires. Cependant, elle peut être limitée dans quelques cas par le respect de la
confidentialité.
➢ comparabilité : les inventaires doivent autant que possible pouvoir être comparés. Cette
comparaison peut porter sur les aspects géographiques et temporels aussi bien que sur les sources
prises en compte (mêmes sources, mêmes méthodologies dans le même espace-temps). Cette
qualité requiert généralement une adéquation avec les autres qualités citées ci-dessus et
l'utilisation de référentiels identiques ou au moins compatibles.
➢ confidentialité : le respect de certaines règles légales ou contractuelles limite l'accès à certaines
informations. Les données communiquées dans les inventaires doivent respecter les règles de
confidentialité qui sont éventuellement définies.
➢ ponctualité : le dispositif d'élaboration des inventaires doit permettre de produire ceux-ci dans
les délais requis.
➢ une phase d’élaboration des émissions des différentes sources émettrices prises en compte en
fonction des spécifications de chaque inventaire. Le système d’inventaire doit, au titre de cette
phase, considérer des entités suffisamment fines quant au type de source émettrice pour que
l’estimation des rejets soit tout à la fois aussi exacte que possible, et qu’elle se conforme autant
que possible aux critères définissant l’appartenance aux différentes catégories visées dans la
phase de rapport des émissions. L’application de cette clause à l’ensemble des demandes que le
système doit satisfaire, conduit à décomposer les types de source en éléments assez fins en
fonction :
o du secteur, de la branche ou de l’activité économique,
o du type de procédé,
o de la nature des équipements utilisés,
o de la présence et du type d’équipements de prévention ou de réduction des émissions,
o de la capacité de production ou de fonctionnement de l’installation,
o de l’âge de l’installation ou de l’ancienneté de certains équipements,
o de divers paramètres liés aux conditions opératoires, etc.
Cette phase d’élaboration se décompose en deux étapes :
o une étape préalable de mise en place des termes de référence, du choix des méthodologies,
d’identification des données (source, disponibilité, confidentialité, etc.), des procédures de
calcul, etc. Ces éléments sont ajustés suite aux retours des exercices précédents, des revues
nationales et internationales, etc.
o une étape d’application des dispositions définies précédemment relative à la collecte et au
traitement des données qui englobe validation, archivage, calculs, mise en œuvre de modèles,
consolidation, etc.
➢ une phase de rapport des émissions des différentes sources émettrices prises en compte en
fonction des catégories définies dans les formats spécifiques de rapportage. Ces derniers font
partie des spécifications requises de la part des instances internationales comme les Nations unies
et la Commission européenne.
Le tableau ci-dessous dresse la liste des principaux formats produits par le SNIEBA.
Les différences passées ou à venir entre les formats des inventaires s’inscrivant dans le cadre des
conventions des Nations unies et les directives européennes sont explicitées en annexe 5.
A noter également que la transmission des inventaires CEE-NU et CCNUCC à la Commission
européenne comporte des états complémentaires spécifiques à leur intégration dans l’inventaire
d’ensemble de l’Union européenne.
émissions
Bases de
données Inventaire disponible et validé sur la base du référentiel
d’élaboration
Approbations
Rapports d’inventaires nationaux et autres supports (GCIIE (*),
(bases de données, web, etc.) Ministère)
4 – Référentiels
Les différents éléments constitutifs des inventaires d’émission doivent être définis avec soin et de
façon transparente. Les référentiels utilisés doivent également assurer la compatibilité avec les
exigences internationales et les différentes applications supportées par le SNIEBA. Les éléments
faisant appel à des référentiels sont :
➢ les substances et les formes physico-chimiques à considérer (par exemple les oxydes d’azote en
équivalent NO2, le dioxyde de carbone sous forme de CO2 et non de C, etc.),
➢ les types de sources émettrices pour l’élaboration,
➢ les combustibles,
➢ les catégories de sources pour le rapport des émissions,
➢ la relation entre sources émettrices et catégories de sources pour le rapport des émissions,
➢ la nature des sources (grandes sources ponctuelles, grandes sources linéaires, grandes
installations de combustion, sources mobiles, sources fixes, etc.),
➢ la couverture et le découpage du territoire (inclusion ou non des territoires situés outre-mer,
découpage administratif ou maillé, etc.),
➢ les méthodes d’estimation,
➢ les divers paramètres utiles dans le système.
Représentativité
(processus
Niveaux de
considéré,
méthode requis /
périmètre, etc.)
précision
attendue, etc. Choix de la
méthode Conditions d’accès
(coût,
Disponibilité
confidentialité,
(fréquence,
démarche préalable,
échéance, etc.)
etc.)
Organisme actuel
Secteur Type de données émetteur
des données
Bilan de l’énergie
Ministère chargé de
Déclaration annuelles des rejets polluants de certaines l’environnement
installations classées (DGPR)
Ministère chargé de
Consommations d’énergie dans les industries agricoles et l’agriculture et de
alimentaires (IAA) la pêche (SSP)
Ministère chargé de
Déclarations des rejets polluants de certaines installations l’environnement
classées (DGPR)
Ministère chargé de
Procédés Production des IAA. – Enquêtes de branches l’agriculture et de
industriels la pêche (SSP)
Ministère chargé de
Statistiques industrielles l’industrie (INSEE)
ADEME / Mines
Inventaire des fluides frigorigènes
ParisTech
Ministère chargé de
Utilisation Déclarations des rejets polluants de certaines installations l’environnement
de solvants classées (DGPR)
et autres
produits Production, imports et exports, consommation de Ministère chargé de
peinture/encre/colle l’industrie (INSEE)
Statistiques agricoles
Ministère chargé de
Caractérisation des modes d’élevage (mode de gestion des l’agriculture et de
Agriculture déjections, bâtiments), caractérisation des pratiques la pêche (SSP),
culturales INRA
Facteurs d’émission
réalisés par Mines-ParisTech concernant les gaz fluorés, le rapport de la Commission des
Comptes des Transports de la Nation (CCTN), etc.
➢ avis d’experts qui regroupent des personnes du secteur public ou du secteur privé. Ces avis
portent aussi bien sur des points de détail précis que sur des éléments plus globaux. Certains de
ses avis peuvent être recueillis à titre confidentiel. Lorsqu’il est recouru à de tels avis, ce fait
est mentionné (cf. sections spécifiques aux différentes catégories de sources). Prennent
également place dans cette catégorie les échanges avec des pairs (consultations bilatérales).
➢ littérature qui englobe :
o études et articles publiés,
o études non publiques,
o guides parmi lesquels il est possible de distinguer ceux émanant :
• d’institutions internationales comme le GIEC, EMEP/EEA,
• de pays (EPA, OFEFP/OFEV, etc.),
• de guides sectoriels.
o rapports d’inventaire d’autres pays.
7 – Procédures opérationnelles
Au niveau opérationnel, une fois les termes de référence établis et les méthodologies définies, la
phase de production des inventaires s’appuie sur des procédures qui portent sur :
➢ la réception des données (matière première des inventaires),
➢ le traitement des informations,
➢ le stockage des données brutes et des données traitées à différentes étapes,
➢ le calcul des émissions,
➢ l’élaboration des différents supports (rapports, tables, autres supports numériques),
➢ la validation aux différentes étapes du processus et, in fine, la validation des résultats des
inventaires par le Ministère chargé de l’environnement après avis du GCIIE,
➢ la diffusion des éléments prévus.
Ces différentes étapes font l’objet de procédures qui sont décrites, évaluées et améliorées
progressivement avec la mise en œuvre du système de management de la qualité qui est décrit dans
la section relative à l’assurance et contrôle qualité.
This section describes the main technical components and features of the National System of Air
Pollutant and Greenhouse Gas Emissions Inventories and Audits (SNIEBA).
➢ comparability: it must be possible to compare the inventories. This comparison can involve both
the geographical and time aspects, and the sources taken into account (same sources, same
methodologies applied to the same spatial and temporal characteristics). This quality generally
requires compliance with the other aforementioned qualities and the use of identical or at least
compatible reference nomenclatures.
➢ confidentiality: complying with certain legal or contractual rules restricts access to some
information. The data presented in the inventories must comply with the confidentiality rules
which may be defined.
➢ punctuality: it must be possible, through the inventory system, to produce the inventories within
the required timeframe.
➢ the phase of estimating emissions from the different emitting sources taken into account in
accordance with the specifications of each inventory. As part of this phase, the inventory system
must take into account the components in sufficient detail with regard to the type of source so
that the emissions estimates are as accurate as possible and that they comply with the criteria
defining the emissions categories covered in the reporting phase. By applying this clause to all
the demands the system must meet, the result is a breakdown of source types depending on:
o sector, branch or economic activity,
o process type,
o type of equipment used,
o whether and what type of emission prevention or control equipment is in place,
o production or operating capacity of the plant,
o how old the plant and its equipment are,
o various parameters linked to operating conditions, etc.
This phase further breaks down into two stages:
o a preliminary stage in which the following are established: terms of reference, choice of
methodologies, identification of the data (source, availability, confidentiality, etc.),
calculating procedures, etc. These elements are influenced by the feedback gained from
previous years, national and international reviews, etc.
o a stage in which the previously defined arrangements on data collection and processing
including approval, archiving, calculations, implementing models, consolidation, etc. are
applied.
➢ the phase of reporting emissions from the different sources covered in accordance with the
categories defined in the specific reporting formats. The latter are part of the specifications
required by international institutions such as the United Nations and the European Commission.
The table below gives a list of the main formats produced by the SNIEBA.
CLIMATE PLAN CLIMATE PLAN (derived from the national SECTEN format
aimed at reconstituting the conventional economic sectors)
Data bases
Inventory available and validated on the basis of the
elaborating reference nomenclature
The past and future differences between the inventory formats within the framework of the UN
Conventions and the EU Directives are explained in Annex 5.
It should be noted that UNECE and UNFCCC / UNFCCC-KP reportings to the European Commission
also provide additional data sheets regarding the compilation of the inventories for the whole
European Union.
4 – Reference nomenclatures
The different components of the emissions inventories must be defined carefully and in a transparent
way. The reference nomenclatures used must also ensure compatibility with international
requirements and the different applications that the SNIEBA takes into account. The elements that
the reference nomenclatures are applied to are as follows:
➢ substances and the physical and chemical forms to be considered (for example, les nitrogen oxides
in NO2 equivalent, carbon dioxide in CO2 form and not C, etc.),
➢ types of emission sources for calculating emissions,
➢ fuels,
➢ source categories for reporting emissions,
➢ the relation between emission sources and source categories for reporting emissions,
➢ type of sources (large point sources, large linear sources, large combustion plants, mobile sources,
stationary sources, etc.),
➢ geographical coverage and territorial division (whether territories located overseas are included
or not, administrative divisions or grids, etc.),
➢ methods for estimating emissions,
➢ the various parameters used in the system.
5 – Choice of methodologies
At the level of defining components of the inventory, the choice of the methods used for calculating
emissions takes into account several aspects. It involves a test and approval stage by the GCIIE, as
illustrated in the figure below.
Representativeness
(process considered,
Level of method scope, etc.)
required / level of
detail expected,
etc. Choice of method
Access conditions
(cost, confidentiality,
Availability prior steps, etc.)
(frequency, date,
etc.)
Current producer
Sector Type of data
of data
Energy balance
Ministry in charge
Annual reporting on emissions from authorized of the environment
installations (DGPR)
Ministry in charge
Energy consumptions in food industry de of agriculture
and fishing (SSP)
Ministry in charge
Annual reporting on emissions from authorized of the environment
installations (DGPR)
Ministry in charge
Industrial Food industry production des IAA. – Sectoral supplies de of agriculture
processes and fishing (SSP)
Ministry in charge
Manufacturing industry statistics of industry (INSEE)
ADEME / Mines
Inventory of cooling fluids
ParisTech
Ministry in charge
Use of Annual reporting on emissions from authorized of the environment
solvents and installations (DGPR)
other
products Production, importation and exportation, consumption of Ministry in charge
paints/inks/glues of industry (INSEE)
➢ professional statistics from bodies representing an activity sector (trade bodies, federations,
etc.). In many cases, these bodies produce official statistics on behalf of public statistics
agencies. They thus have data which is accessible but generally disseminated in more restricted
circles. This is the case for several industrial sectors (chemical industry, iron and steel industry,
district heating, etc.), for example the publications of the French oil industry trade body (CPDP)
and in particular the annual edition of "Pétrole" which produces a large quantity of data used in
the inventories.
➢ administrative data from:
o firstly, from the implementation of regulations. The most notable flow in this category is
the annual emissions declaration submitted by French Classified Installations subject to
Prefectoral autorisation. Under this scheme, more than 10 000 operators in the industrial
and agricultural sectors are required to fill in the declaration forms on line each year,
disclosing information on their emissions to air, to water, waste generated and transferred.
This reporting scheme is designed to meet several needs, including input for the air emissions
inventories, reporting under the European Pollutant Release and Transfer (E-PRTR) and the
EU Emissions Trading Scheme. This makes it possible to obtain homogenous, specific data
from the different processes and their operating conditions within the same activity. A large
quantity of information is collected on the definition of installations and sub-installations,
their activities, characteristics of products and fuels, methods for estimating emissions, etc.
These data are public (except the actual emissions), but the Environment Ministry makes
them available to Citepa, the body in charge of conducting emission inventories.
o secondly, surveys carried out by or on behalf of the Administration or public agencies (i.e.
the French Agency for Ecology Transition or ADEME) and various Commissions. This category
includes, for example, the ITOMA survey on waste treatment facilities, work conducted by
the prestigious French higher education Institute for Engineering Studies Mines-ParisTech on
fluorinated gases on behalf of ADEME, the report compiled by the National Transport
Accounting Commission (CCTN), etc.
➢ advice provided by experts from the public and private sectors. This advice concerns both specific
detailed points and more general aspects. Some of this advice may be provided on a confidential
basis. When such advice is used, this fact is mentioned, (cf. sections specific to the different
source categories). Peer discussions also fall within this category (bilateral consultations).
➢ Literature encompassing:
o Published studies and articles,
o Studies not in the public domain,
o Guidebooks of which those from:
▪ International institutions such as the IPCC, EMEP/EEA,
▪ countries (EPA, OFEFP/OFEV, etc.)
▪ sectoral guides.
o Inventory reports from other countries.
7 – Operational procedures
At the operational level, once the terms of reference are established and the methodologies defined,
the inventory production phase relies on procedures focusing on:
➢ Receiving the data (the “raw materials” for the inventories),
➢ Processing the information,
➢ Storing the raw data and the processed data at different stages,
➢ Calculating emissions,
➢ Producing the different means of communicating the information (reports, tables, other digital
means),
➢ Approval at the different stages of the process and, ultimately, approval of the results of the
inventories by the French Environment Ministry after the GCIIE has been consulted and has given
its opinion,
➢ Disseminating the aspects agreed upon.
These different stages are part of the procedures that are described, assessed and improved
continually with the implementation of the Quality Management System which is described in the
section on QA/QC.
L’évaluation des incertitudes associées à la détermination des émissions est nécessaire pour permettre
une utilisation pertinente des informations correspondantes dans les différents cadres pour lesquels
des inventaires d’émission sont réalisés.
En tout état de cause, il convient de garder à l'esprit que la connaissance des flux de polluants dans
l'atmosphère reste liée à la connaissance et aux tentatives de représentation très imparfaites des
phénomènes physiques, chimiques, biologiques, etc., intervenant dans la formation des polluants.
Cette incertitude varie dans un domaine très large selon la source et la substance considérées.
Cette tâche d’évaluation des incertitudes est particulièrement complexe car, dans un grand nombre
de cas, les données d’incertitudes de base, lorsqu’elles existent, sont constituées par des
informations plus ou moins subjectives telles qu’un avis d’expert, des données non structurées pour
les applications pressenties, introduisant de facto des biais, etc.
Force est de constater également que les données statistiques telles que celles fournies dans les
bilans énergétiques ou les productions publiées par les organismes statistiques officiels ne comportent
généralement aucune information sur l’incertitude liée à ces données.
Les exigences en matière d’évaluation d’incertitudes des émissions sont de plus en plus fortes au fur
et à mesure que les engagements de réduction ou de limitation des émissions sont pris par les Etats
dans le cadre de Conventions internationales. La problématique de la pollution de l’air et l’utilisation
de données dans des modèles visant à déterminer l’impact des émissions dans l’environnement
requiert également de disposer de données dont la précision peut être approchée.
Le GIEC a développé dans son guide des bonnes pratiques deux niveaux de méthodes pour évaluer les
incertitudes sur les émissions totales des inventaires d’émissions :
➢ La méthode de rang 1, qui consiste à déterminer des intervalles de confiance sur chacun des
paramètres (activité et facteur d’émission) à partir des données disponibles. Dans l’état actuel
des connaissances, ces intervalles de confiance sont le plus souvent des avis d’experts. Un des
points importants de cette méthode est l’identification d’éventuels biais (conscients ou
inconscients) dans les avis d’experts. A cette fin, le guide du GIEC explicite différents types de
biais connus.
➢ La méthode de rang 2, qui vise à utiliser systématiquement des fonctions de densité de probabilité
par la méthode de simulation stochastique comme la méthode de Monte Carlo. La mise en œuvre
d’une telle méthode demande un investissement important et s’appuie également en pratique
sur des avis d’experts.
L’évaluation des incertitudes totales sur les inventaires d’émission nationaux est mise en œuvre en
combinant les deux méthodes de rang 1 et 2 du GIEC de propagation des incertitudes.
En effet, certains secteurs font l’objet d’une mise en œuvre de l’approche Monte-Carlo pour
l'inventaire de gaz à effet de serre, en particulier l’agriculture, pour le N2O des sols agricoles et le
CH4 des rizières, et l’UTCATF pour le CO2. Les résultats de ces évaluations Monte-Carlo sont ensuite
injectés dans la détermination des incertitudes tous secteurs, réalisée selon la méthode de rang 1 du
GIEC. Le rapport national d’inventaire fait état des résultats tant en ce qui concerne les incertitudes
en niveau qu’en tendance.
Certaines activités sont concernées vis-à-vis de plusieurs gaz à effet de serre. Par ailleurs, compte
tenu des consolidations effectuées par bouclage sur des bilans énergétiques par exemple,
l’incertitude relative à une source ou une catégorie de source peut être intrinsèquement plus grande
que l’incertitude globale. La méthode de calcul des incertitudes globales utilisée pour les émissions
de gaz à effet de serre est celle préconisée par le GIEC.
Les travaux effectués pour les gaz à effet de serre sont en partie utilisables pour les autres substances
inventoriées pour ce qui concerne le paramètre « activité » souvent commun à diverses substances
émises par un même type de source.
Tous les développements réalisés dans le cadre du système national d’inventaire s’efforcent
d’intégrer systématiquement la quantification des incertitudes.
L'incertitude est ainsi relativement faible, c'est à dire inférieure ou de l'ordre de 5%, pour les
gaz/sources pour lesquels il est possible de recouper les calculs par des bilans matières ; c'est le cas
du SO2, du CO2 et de certains métaux lourds notamment lors de l'utilisation de combustibles. Pour le
CO2, l'incertitude est notablement plus élevée en ce qui concerne par exemple les puits de carbone.
A noter que les données résultant des dispositions relatives à la mise en place du système d’échanges
des quotas de gaz à effet de serre contribuent à une réduction des incertitudes par suite des niveaux
d’exigence élevés instaurés dans ce cadre.
Pour les polluants dont les émissions sont largement dépendantes des conditions opératoires (e.g.
NOx, CO, COVNM, etc.), les incertitudes sont généralement élevées. Les niveaux d'incertitude sont
très variables d'une source à l'autre pour une même substance. Il est évident, qu'une source dont les
rejets sont mesurés de façon permanente ou à intervalles réguliers permettra une évaluation plus
précise. Il en est de même lorsque des bilans matières peuvent être mis en œuvre.
Ainsi, pour la plupart des substances relatives à la pollution transfrontière (NOx, COVNM, NH 3, etc.),
la quantification de l’incertitude est plus difficile que dans le cas des émissions de CO 2, comme
expliqué plus haut. Toutefois, une quantification systématique des incertitudes sur les émissions de
ces substances est également effectuée avec la méthode de rang 1 du GIEC (cf. rapport d’inventaire
CEE-NU).
Concernant les gaz à effet de serre (GES), une quantification est fournie dans les inventaires
d'émissions pour la CCNUCC. Si l'incertitude totale en niveau d'émission est relativement importante,
l’incertitude sur l’évolution des émissions dans le temps est plus faible. Cela est dû aux relations qui
existent entre les inventaires des différentes années : même méthodologie pour les différentes
années, mêmes imprécisions / approximations entre les années, etc.
ASSESSING UNCERTAINTIES
(In case of discrepancies between English and French versions, the French one has to be considered
as the official relevant version)
It is necessary to assess uncertainties linked to estimating emissions in order to enable relevant use
of the corresponding information in the different frameworks within which the emission inventories
are prepared.
In any case, it must be borne in mind that knowledge of pollutant flows in the atmosphere remains
linked to knowledge and imperfect attempts to represent the physical, chemical, biological
phenomena involved in forming pollutants. This uncertainty varies widely according to the source and
the substance under consideration.
The task of assessing uncertainties is particularly complex since, in a great many cases, the basic
uncertainty data, if they exist, are made up of subjective information such as an expert opinion, data
that are not structured for the foreseen applications, thus introducing a bias, etc.
It also has to be said that the statistical data such as those provided in energy balances or those
produced by official statistics bodies do not generally include any information on uncertainties linked
to these data.
The requirements for assessing uncertainties surrounding emission estimates are more and more
stringent as emission reduction or limitation commitments are made by States under international
Conventions. The issue of air pollution and the use of data in models aimed at determining the impact
of emissions on the environment also requires accurate data to be available.
In its good practice guide, the IPCC developed two levels of method to assess the uncertainties on
total emissions within emission inventories:
➢ The Tier 1 method which involves determining intervals of confidence for each of the parameters
(activity and emission factor) using available data. As knowledge currently stands, these intervals
of confidence are, in the main, expert opinions. One of the important points of this method is the
identification of any possible bias (known or unknown) in the expert opinions. For this purpose,
the IPCC guide explains different types of bias known.
➢ The Tier 2 method which aims to systematically use functions of probability density by the
stochastical simulation method such as the Monte Carlo method. Much effort is needed in applying
such a method which involves as well expert opinions.
The uncertainty assessment for the national inventory system is undertaken by combining the Tier 1
method and the Tier 2 Monte Carlo approach.
Indeed, for some sectors, the Monte-Carlo approach is used especially concerning N2O from
agricultural soils and CO2 from LULUCF. The emission uncertainties resulting from this Monte Carlo
sectoral assessments are then integrated into the calculation of the total uncertainty for whole
sectors applied to the greenhouse gas inventory according to the IPCC Tier 1 method. The
corresponding national inventory report presents the results, both in terms of uncertainties of
emission levels and emission trends.
It should be noted that the uncertainty on total greenhouse gas emissions is not equal to the sum of
uncertainties in each entry. Certain activities are concerned by several greenhouse gases. In addition,
given the consolidations made by conducting energy balances, for example, the uncertainty
concerning a particular source or a source category may be intrinsically greater than the overall
uncertainty. The method of estimating the overall uncertainties used for greenhouse gas emissions is
the one recommended by the IPCC.
Work conducted for greenhouse gases may in part be used for other substances covered by the
inventories with regard to the parameter "activity" often common to various substances emitted by
the same type of source.
All developments made under the national inventory system endeavour to systematically integrate
the quantification of uncertainties.
The uncertainty is relatively low, i.e. about 5% or lower, for gases/sources for which it is possible to
cross-check the calculations using mass balances. This is the case for SO 2, CO2 and certain heavy
metals, particularly when using fuels. For CO 2, the uncertainty is significantly higher regarding, for
example, carbon sinks. It should be noted that data resulting from the requirements to establish the
EU Greenhouse Gas Emissions Trading Scheme contribute to reducing the uncertainties since levels of
requirement are high in this context.
For those pollutants whose emissions largely depend on operating conditions (e.g. NOx, CO, NMVOCs,
etc.), uncertainties are generally high. These levels of uncertainty are highly variable depending on
the source for one and the same substance. It is obvious that it will be possible to gain a more accurate
assessment for a source whose emissions are measured on a permanent basis or at regular intervals.
The same is true when matter balances can be used.
For most of substances linked to transboundary pollution (NOx, NMVOCs, NH3, etc.), it is more difficult
to quantify uncertainties than in the case of CO2 emissions as explained above. However, a systematic
estimation of emission uncertainties of such substances is also carried out according to the IPCC Tier
1 method (cf. UNECE inventory report).
Concerning greenhouse gases (GHGs), an assessment is provided in the UNFCCC emission inventories.
If the total uncertainty in terms of emission levels is relatively high, uncertainty regarding emission
trends over time is lower. This is because of the links between the inventories of different years: the
same methodology is applied for the different years, the same inaccuracies or approximations
between the years, etc.
L’approche générale rationnelle suivie pour la sélection et la mise en œuvre des méthodes
d’estimation, le choix des données et l’atteinte d’un niveau qualitatif optimal est basée sur la
recherche et la mise en œuvre en priorité de méthodes permettant d’atteindre le niveau de précision
et de spécificité le plus élevé possible dans le cadre du SNIEBA.
Des exigences requises notamment par les lignes directrices de rapportage de la CCNUCC &
CLRTAP et les lignes directrices méthodologiques du GIEC & de l’EMEP/EEA (définissant en
particulier des niveaux de méthodes plus exigeants pour les catégories de sources clés). Les exigences
de qualité associées conduisent à modifier/améliorer au fil du temps certains éléments des
inventaires afin de les fiabiliser davantage et réduire leurs incertitudes.
De la disponibilité des données, condition indispensable à la réelle mise en œuvre d’une méthode.
Le besoin de données plus précises et spécifiques est communiqué au Ministère chargé de l’écologie
et/ou aux organismes concernés en vue d’actions visant à générer les dispositions techniques,
statistiques ou réglementaires requises (exemple : déclaration annuelle des rejets, données internes
du Service producteur des bilans énergétiques, etc.).
Du coût d’acquisition des données qui peut s’avérer prohibitif au regard de l’accroissement de la
précision attendu. Un exemple caractéristique est le coût des données relatives au trafic maritime
de la Lloyds.
Cet aspect conduit à rechercher des données alternatives parfois moins précises et/ou plus dispersées
mais susceptibles de satisfaire le besoin formulé par l’inventaire, et les engagements internationaux.
De la pérennité des données qui permet de faciliter la production de séries cohérentes et d’assurer
la qualité requise par les termes de référence. En cas de besoin, des actions sont entreprises pour
compenser à défaut de pouvoir éviter les ruptures statistiques (suppression ou modifications de
champs d’enquêtes) et, dans le cas ou elles surviennent néanmoins, d’étudier très attentivement le
raccordement des séries.
De la confidentialité des informations et notamment du respect des obligations légales. Sur ce point,
la hiérarchie des obligations « internationales / nationales » reste à clarifier. Si le SNIEBA s’appuie sur
de nombreuses informations définies comme confidentielles (au sens légal, contractuel ou
déontologique), au niveau du rapportage, seuls quelques cas de données confidentielles restent à
gérer.
La spécificité nationale se traduit le plus souvent par le détail des informations et leur
représentativité du cas français plutôt qu’à l’approche méthodologique proprement dite (en règle
générale, les approches méthodologiques suivies sont très proches de celles présentées par le GIEC
dans la définition des niveaux méthodologiques).
L’approche « bottom-up » par site industriel est mise en œuvre pour les secteurs de l’industrie tels
que production d’électricité, raffinage, cokeries, mines de charbon, cimenterie, verrerie, sidérurgie,
etc., et systématique pour les sites sous SEQE. Cette approche est rendue possible du fait d’un nombre
relativement limité d’émetteurs et de l’existence d’un suivi régulier et assez précis des données
nécessaires à l’estimation des émissions4 (production, caractéristiques et consommations de
combustibles, information sur les équipements de procédés et de réduction ou de limitation des
rejets, mesure ou détermination des émissions, etc.).
Des approches mixtes « bottom-up » et « top-down » sont mises en œuvre dans les secteurs pour
lesquels les caractéristiques des installations couvrent des domaines étendus. Dans ce cas, les plus
grosses installations sont étudiées individuellement et le solde, différence entre la somme des
éléments connus sur une base individuelle et le total statistique, est évalué selon une approche moins
spécifique. Cette dernière peut, selon les cas, s’appuyer sur les éléments individuels connus du
secteur étudié, des éléments moyennés au niveau national ou encore une valeur par défaut
recommandée à partir de l’analyse de données exogènes plus ou moins spécifiques provenant d’un
guide (GIEC, EMEP/EEA, etc.), de la littérature ou encore d’autres sources (dire d’expert par
exemple).
Ce cas s’applique par exemple à la combustion dans l’industrie manufacturière, le chauffage urbain,
etc., où environ un millier d’installations couvertes par le SEQE (installations >20 MW) parmi les plus
consommatrices d’énergie sont recensées individuellement 5.
Pour les catégories de sources très dispersées comme les transports, le résidentiel, l’agriculture, etc.,
des approches « top-down » sont déployées. Cependant, dans nombre de cas, les valeurs de
nombreux paramètres proviennent d’enquêtes ou d’études spécifiques comme pour le transport
routier (parc, trafic), le transport aérien (mouvements par liaison), le résidentiel (consommations de
solvants, modes de chauffage), la sylviculture (inventaire forestier), le traitement des déchets
ménagers (enquête individuelle des centres de traitement). Du fait du mode de compilation de
certaines de ces données, il s’agit pour partie en fait de processus « bottom-up » masqués.
Ainsi, quelle que soit l’approche, de nombreuses données spécifiques à la France et au sous-ensembles
étudiés sont recherchées, fréquemment disponibles et utilisées. Les estimations des émissions sont
donc beaucoup plus représentatives et par suite intrinsèquement plus exactes.
Un effort d’amélioration continue pour aller dans le sens d’une plus grande spécificité est maintenu
en fonction des opportunités et en priorité pour les catégories de sources clé pour lesquelles des
progrès sont possibles et souhaitables (variable selon les substances).
Des informations complémentaires sont présentées dans les différentes sections sectorielles
apportant le cas échéant des précisions et des justifications sur les méthodes mises en oeuvre.
4 Le système de déclaration annuelle des rejets, applicable aux installations classées soumises à
autorisation, permet de recenser les émissions de près de 10 000 établissements dont plus de 80%
sont industriels.
5 Pour plus de précision sur la cohérence des émissions entre le SNIEBA et le SEQE, se reporter à la section
« 1_energy introduction_COM ».
The general rationale followed for selecting and applying estimation methods, the choice of data and
reaching an optimal qualitative level is based on the definition and implementation of methods
enabling the highest possible level of accuracy and detail to be reached within the framework of the
SNIEBA.
requirements contained especially in the UNFCCC & CLRTAP reporting guidelines and in the IPCC &
EMEP/EEA methodology guidelines (in particular defining more demanding levels of methods for the
key source categories). The related quality requirements lead to modifying / improving some
components of the inventories over time in order to make them more reliable and to reduce their
uncertainties. .
data availability: this is a prerequisite for concrete application of a method. The Ministry in charge
of the Ecology and/or the bodies involved are informed of the need for more accurate and more
specific data with a view to making the technical, statistical or regulatory arrangements necessary
(e.g. the annual emissions reporting mechanism, in-house data in the department producing energy
balances, etc.).
However, when the data collection systems are changed, the reaction is generally very slow. This is a
result of the framework within which the national and international statistics system is defined.
the cost of acquiring the data which can prove to be exorbitant in relation to the expected accuracy.
A typical example is the cost of data on maritime traffic produced by Lloyds.
This aspect leads us to seek alternative data, which are sometimes less accurate and/or more
dispersed, but likely to meet the inventory needs and international commitments.
the fact that the data are permanently available which enables consistent time-series to be
produced and to ensure the quality required by the terms of reference. If need be, if gaps in statistics
cannot be avoided, action is undertaken (deleting or changing the scope of surveys) to avoid, and, in
the event of such gaps occurring, the possibility of linking time series is closely examined.
confidentiality of information and particularly compliance with legal requirements. On this point,
the international/national hierarchy of requirements needs to be clarified. While the SNIEBA is based
on a large amount of information defined as confidential (in the legal, contractual or professional
sense), at the reporting level, there remain only a few cases of confidential data to be dealt with.
In practice, as a result of the relatively extensive nature of the French statistics system, the highly
centralised administration, together with the status and reputation of Citepa among the various
industrial branches and administrations, a wide range of detailed data is available in comparison with
several other countries. This situation, coupled with the willingness on the part of the administration
and many other stakeholders, means that the use of specific national methods is as far as possible
favoured.
National specificity most often refers to the detail of the information and how representative it is of
the case of France rather than the methodological approach as such (as a rule, the methodological
approaches followed are very close to those presented by the IPCC in the definition of methodological
levels).
production, etc., and systematically regarding EU-ETS plants. This approach is made possible as a
result of the relatively limited number of emitters and the existence of regular and accurate
monitoring of the data required to estimate emissions6 (production, fuel characteristics and
consumption, information on equipment and processes to control or reduce emissions, measuring or
determining emissions, etc.).
Mixed "bottom-up" and "top-down" approaches are followed in sectors in which the plant
characteristics cover wide fields. In this case, the largest plants are studied on an individual basis and
the difference between the sum of the elements known on an individual basis and the statistical total
is calculated according to a less specific approach. The latter may, depending on the case in point,
be based on individual elements that are known in the sector under study, elements averaged out at
national level or a default value based on an analysis of specific exogenous data, recommended by a
Guidebook (IPCC, CORINAIR, etc.), literature or other sources (for example, expert opinions).
This case applies for example to combustion in the manufacturing industry, district heating, etc.,
where around 1000 installations covered by the EU ETS (installations >20 MW), which are among the
most energy-consuming installations, are individually listed 7.
For highly dispersed source categories, such as transport, the residential sector, agriculture, etc.,
"top-down" approaches are used. However, in several cases, the values for numerous parameters
come from specific surveys or studies, as for road transport (vehicle fleet, traffic), air transport
(movements), the residential sector (use of solvents, means of heating), forestry (forest inventory),
household waste treatment (individual survey of treatment facilities). Given the way in which some
of these data are compiled, it is in fact partly hidden "bottom-up" approaches.
Thus, whatever the approach followed, a large amount of data specific to France and the sub-sets
studied is sought, it is frequently available and used. The emissions estimations are thus far more
representative and, as a consequence, intrinsically more accurate.
Efforts to continuously improve the estimation, geared towards greater specificity, are made
depending on the opportunities and first and foremost for key source categories for which progress is
possible and desirable (variable depending on the substance).
6The annual emissions reporting system, applicable to classified installations requiring a permit, enables
emissions from almost 10 000 facilities, 80% of which are industrial, to be monitored.
7 For more details on the consistency of emissions between the SNIEBA and the EU-ETS, see section
“rationale_COM”.
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[3] Citepa – Combustion et émission de polluants – Monographie n°39 – 1984
[6] Citepa – Nouveaux combustibles – Monographie n°49 - 1986
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[8] ATILH – Note du comité de suivi de l’industrie cimentière – Novembre 2002
[9] IPCC – Revised 1996 Guidelines for National Greenhouse gas Inventories: Workbook – section I.6
[137] CEE-NU, AIE, EUROSTAT, OCDE – Energy statistics working group meeting, special issues Paper 8,
Net calorific values – novembre 2004
[634] COGO Base Carbone du 19 septembre 2012 – PCI anhydre moyen du bois
[635] IPCC – 2006 Guidelines for National Greenhouse gas Inventories – Volume 2 – chapitre 1 – table
1.2
Caractéristiques de la catégorie :
1 – Introduction
L'estimation des émissions de toutes les sources consommant des combustibles fossiles, de la biomasse
et divers produits valorisés thermiquement, nécessite fréquemment sinon systématiquement de
connaître leurs caractéristiques (composition, pouvoir calorifique, etc.).
Le terme "combustible" est utilisé par la suite pour désigner tout produit utilisé dans une installation
de combustion (combustibles fossiles, biomasse, autres produits) afin de produire de la chaleur.
Les caractéristiques des combustibles varient de l'un à l'autre et également au sein d'un même
combustible en fonction de son origine. Par suite, certaines de ces caractéristiques évoluent dans le
temps, notamment lorsque les spécifications réglementaires sont modifiées.
L'application de la règle, qui veut que l'utilisation de la meilleure donnée disponible soit privilégiée,
conduit à s'intéresser au cas par cas aux caractéristiques des combustibles utilisés dans les
installations considérées individuellement. Ces informations sont généralement disponibles au travers
des systèmes de collecte des données (cf. déclarations annuelles des rejets de polluants). A défaut,
des valeurs moyennes types peuvent pallier cet inconvénient.
Dans le cas des secteurs regroupant un grand nombre de sources, l'approche individualisée n'est plus
employée et l'utilisation de caractéristiques moyennes par défaut est à la fois la plus simple, la seule
faisable et n'engendre pas des écarts très importants car il s'agit le plus souvent de petites installations
utilisant majoritairement des combustibles commerciaux (fioul domestique, gaz naturel, etc.) dont
les caractéristiques sont assez constantes et contenues dans des limites définies réglementairement.
2 – Pouvoir calorifique
Le pouvoir calorifique est utilisé pour traduire les quantités de combustibles en unité énergétique à
partir des quantités exprimées en masse ou en volume(a) lorsque ces quantités ne sont pas déjà
exprimées dans une unité d'énergie. Parmi les unités les plus rencontrées dans les données disponibles
se trouvent :
(a)Le SNIEBA utilise le système d'unité international en vigueur. Relativement à l'énergie, le "joule"
(J) et ses multiples (kJ, MJ, GJ, etc.) sont utilisés.
Le tableau suivant présente les pouvoirs calorifiques inférieurs (PCI) nationaux qui sont mis en œuvre
dans les inventaires d’émission nationaux lorsque l’information n’est pas disponible par ailleurs (au
niveau des sites notamment).
Code combustible
Désignation MJ / kg Source
(NAPFUEc)
101 Charbon à coke 26 [1]
102 Charbon vapeur 26 [1]
[moyenne des PCI
déclarés par les
103 Charbon sous-bitumineux 20
installations GIC
en 2002]
104 Aggloméré de houille 32 [1]
105 Lignite 17 [1]
106 Briquette de lignite 17 [1]
107 Coke de houille 28 [1]
108 Coke de lignite 17 [1]
110 Coke de pétrole 32 [3]
111 Bois et assimilé 18,0 [634]
116 Déchets de bois 18,0 Analogie avec 111
117 Déchets agricoles 18 [8]
118 Boues d’épuration 5 [19]
Caractéristiques de la catégorie :
Teneur en soufre
Vis-à-vis de la teneur en soufre, deux cas sont observés :
• cas des combustibles dont la teneur en soufre est relativement faible et à peu près constante :
o soit de par la composition naturelle du combustible (exemple : le bois),
o soit du fait de la spécification réglementaire relative au produit (exemple : fioul
domestique (FOD), gaz de pétrole liquéfié (GPL), etc.).
Dans ce cas, la teneur en soufre est supposée être celle observée naturellement ou égale à
la limite supérieure de la spécification (on suppose que lors de la transformation, il n'est pas
recherché une diminution additionnelle de la teneur en soufre au-delà de ce qu'exige la
réglementation). Il peut cependant arriver que la teneur en soufre d’un combustible soit
légèrement inférieure à la spécification. Lorsque cette information est accessible, elle est
prise en compte.
• cas des combustibles dont la teneur en soufre est variable même à l'intérieur des
spécifications : exemple charbon, fioul lourd (FOL), gaz industriel, liqueur noire, etc.
Dans ce cas, l'utilisation des données disponibles sur une base individuelle est privilégiée et
une teneur moyenne est appliquée dans les autres cas. L'utilisation de ces valeurs par défaut
est éventuellement nuancée selon des critères géographiques pour des installations situées
dans des zones faisant l’objet de dispositions réglementaires particulières dans lesquelles
l'utilisation des combustibles très soufrés est limitée ou encore dans le cas d'utilisation de
combustibles locaux particuliers comme par exemple le charbon de Gardanne employé dans
quelques installations seulement avant la cessation d’exploitation en 2003.
En conclusion, l'utilisation de données spécifiques est privilégiée autant que possible et des valeurs
par défaut dans les autres cas.
Pour les combustibles dont la teneur en soufre n’évolue pas ou peu, les facteurs d’émission
applicables en Métropole et en Outre-mer sont présentés en section générale énergie.
Pour d’autres combustibles, comme le charbon, la teneur en soufre évolue en fonction de divers
critères, en particulier l'origine des matières premières, et donc évolue d'une année sur l'autre. Les
valeurs utilisées dans les inventaires en tiennent compte. De plus, les spécifications imposées à
certains combustibles ont elles-mêmes évolué au cours du temps (exemple fioul domestique (FOD),
gazole, etc.).
Teneur en azote
La teneur en azote combiné des combustibles a une incidence sur la formation des NOx "fuel".
Cependant, du fait de voies de formation multiples des oxydes d’azote (NOx "thermique" et NOx
"prompt") et de la forte dépendance des émissions de NOx aux caractéristiques de l'équipement de
combustion et de ses conditions d'exploitation, la teneur en azote des combustibles n'est pas utilisée
pour déterminer les émissions.
Teneur en carbone
La teneur en carbone varie d'un type de combustible à l'autre et également de façon parfois
significative au sein d'un même type.
L'émission de CO2, produit fatal de la combustion avec la vapeur d'eau est en très grande partie liée
à la teneur en carbone du combustible.
Le pouvoir calorifique est lui-même dépendant de la teneur en carbone ainsi que de la teneur en
hydrogène. Il en résulte que la dispersion des facteurs d'émission de CO 2 rapportés à la quantité
d'énergie consommée est bien moindre que lorsqu'ils sont rapportés à la masse ou au volume
consommé, ce qui réduit l'incertitude associée à l'estimation des émissions. Cette dispersion réduite
justifie généralement, pour les combustibles classiques dont les caractéristiques sont relativement
constantes, de ne pas rechercher systématiquement la teneur en carbone des produits par une analyse
comme cela s'avère parfois judicieux pour le soufre vis-à-vis de certains combustibles. Sauf produits
particuliers comme certains déchets, les valeurs évoluent peu d'une année sur l'autre et peuvent
généralement être transposées sans précaution particulière. Les facteurs d’émission nationaux de CO2
sont présentés dans la section générale énergie.
Il en résulte que les facteurs d'émission de CO 2 sont généralement utilisés pour les installations de
combustion quels que soient : l'année, le secteur et le type d'équipement.
Dans le cas des installations soumises au système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de
serre (SEQE ou EU-ETS), selon leurs niveaux d’émission, des mesures précises de la teneur en carbone
du combustible utilisé sont exigées. Ces facteurs d’émission spécifiques sont utilisés dans l’inventaire.
Parmi les cas particuliers, il convient de noter que la teneur en carbone dans les déchets ménagers
varie au cours des années. La part du carbone d’origine fossile est elle-même variable et ne
représente qu’une fraction de la teneur en carbone des déchets. Se reporter aux sections spécifiques
relatives à l’incinération.
Attention, il y a lieu d'estimer séparément le CO2 issu de certains phénomènes concomitants tels que
la décarbonatation et d'autres qui se rencontrent avec certains procédés industriels (cf. sections
relatives aux sous-catégories du CRF 2).
FACTEURS D’EMISSION
Ce paragraphe décrit les facteurs d’émission par combustible utilisés lorsque des données plus
précises ne sont pas disponibles.
Références utilisées :
[2] A3E2Th – Aide mémoire du thermicien – Edition 1997 – Elsevier
[3] Citepa – Combustion et émission de polluants – Monographie n°39 – 1984
[6] Citepa – Nouveaux combustibles – Monographie n°49 – 1986
[7] Déclarations annuelles des rejets de polluants pour 2001
[13] UFIP – Données internes
[14] CPDP – Pétrole (publication statistique annuelle)
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[22] Ministère de l’Environnement – Circulaire du 24 décembre 1990
[50] Données communiquées directement par les exploitants au Citepa
[40] Zderek Parma & all. - Atmospheric Inventory Guidelines for Persistant Organic Pollutants, Axys
Environmental Consulting - British Columbia, Canada - 1995
[66] EPA – AP 42 Compilation of air pollutant emission factors, January 1995
[67] Citepa – ALLEMAND N. - Estimation des émissions de polluants liées à la combustion du bois en
France. Mars 2003
[70] Citepa - BOUSCAREN R. - Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[74] EMEP MSC EAST - Note technique 6/2000
[346] Determination of atmospheric pollutant emission factors at a small coal-fired heating boiler,
AEAT, March 2001
[347] COOPER D. - HCB, PCB, PCDD and PCDF emissions from ships, IVL Svenska Miljöinstitutet AB,
October 2004
[350] Determination of atmospheric pollutant emission factors at small industrial wood burning
furnace, AEAT, March 2001
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
[361] ECOBILAN / ADEME – Bilans énergétiques et gaz à effet de serre des filières de production de
biocarburants, PCW 2002, Novembre 2002
[396] CONCAWE – Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by refineries, 2009
[412] ADEME – Communication de M. Erwan AUTRET du 20 octobre 2009
[414] EMEP/EEA – Emission Inventory Guidebook, Part B111(S1)-6, December 2006
[458] Citepa - Etude comparative des rejets atmosphériques des principales énergies de chauffage –
Avril 2003
[525] Arrêté du 31 octobre 2012 relatif à la vérification et à la quantification des émissions déclarées
dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre pour sa
troisième période (2013-2020)
[544] EMEP/EEA – Air Pollutant Emission Inventory Guidebook – Technical report N° 12/2013 - 1.A.3.b
Road transport
[552] DOUANES – Données annuelles de mise à la consommation d’agro-carburants issues des
déclarations relatives à la TGAP (données non publiques)
[573] Tinus et al. – Atmospheric Environment 61, 2012, 641-651
[574] EMEP / EEA 2013 – 1A4 Non-road mobile source & machinery, Table 3-1 (Tier 1)
[575] EMEP / EEA 2013 – 1A4 Small combustion, Table 3-13
[576] EPA – AP 42 Compilation of air pollutant emission factors, version en vigueur en Août 2013
[577] California Air resources Board – CATEF (California Air Toxics Emission Factor) – Base de données
(http://www.arb.ca.gov/ei/catef/catef.htm), Facteurs d’émission pour les HAP
[637] EMEP/EEA Guidebook – edition 2013 – 1A1 Energy industries - Appendix C sulphur content in
fuels – contenu en soufre du gaz de haut fourneau (blast furnace)
[638] IPCC - Guidelines 2006 - Volume 2 - section I.8 - table 1- 4 (CO2) ; Volume 2 - tables 2.2, 2.3,
2.4 et 2.5 (CH4 et N2O)
[639] Données internes Gaz de France basées sur des mesures
[682] FE CO2 par défaut du transport aérien, CENWG10 EG 5 : "Default values for air transport" – FNAM
[765] HOULLIER C. et CROZET B. - Analyse critique des méthodes utilisées par différents pays pour
établir leurs inventaires nationaux d'émissions de dioxyde de carbone - mai 1992, Citepa
[766] Rapport CARBOFOR - teneur moyenne en carbone du bois (page 65), Juin 2004
[939] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.1 Energy industries, tables 3-
2 / 3-3 / 3-4 / 3-5 / 3-6, FE CO et COVNM
[940] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.4 Small combustion, tables 3-
23 / 3-24 / 3-25 / 3-27 / 3-29 / 3-30 / 3-31 pour FE NOx, TSP, CO et COVNM et tables 3-3 / 3-6
/ 3-10 pour FE NH3
[1022] Circulaire du 9 mars 2012 relative à la taxe générale sur les activités polluantes & ses annexes
[1210] Méthode de calcul du facteur d’émission CO 2 des points d’entrée du gaz naturel,
Citepa&GRTgaz
[1224] EMEP/EEA Guidebook - 2006 - group 02 - chapitre B216 - Tables 8.2d et 8.2e
• soit à partir d'une approche individuelle des sources appliquée aux grandes sources
ponctuelles pour lesquelles on dispose de données par le biais de diverses enquêtes :
déclarations annuelles des émissions de polluants dans l'atmosphère, inventaire des Grandes
Installations de Combustion (GIC), etc. La mesure directe des émissions ou les estimations
spécifiques établies par bilan, corrélation, voire facteurs d'émission sont prises en compte
dans la mesure où tout ou partie des éléments de l'estimation traduisent une spécificité de
l'installation considérée. Ces données sont en partie validées par les vérificateurs agréés dans
le cas des émissions de CO 2 entrant dans le champ du système d’échange des quotas (SEQE)
et en tout état de cause dans tous les cas par les autorités locales (DRIRE/DREAL) et nationales
(Ministère en charge de l’Environnement) ainsi que par le Citepa au travers des procédures
de vérification liées à l’établissement des inventaires d’émissions (cf. section relative aux
incertitudes).
En règle générale, l'information et par suite l'estimation découlant de la mesure des émissions
sont retenues en priorité. Corrélations et bilans viennent ensuite. Ces derniers sont
généralement à l'origine d'estimations assez précises pour certaines substances (SO 2, CO2,
HCl) dès lors que leur rétention éventuelle dans les équipements thermiques y compris les
dispositifs d'épuration (dépoussiérage, désulfuration, déchloruration) n'altère pas la
pertinence de cette approche.
• soit à partir de données statistiques globales et de facteurs d'émission choisis par des experts
des secteurs concernés en tenant compte de l'état courant des connaissances. Des hypothèses
relatives à la structure énergétique, du parc d'équipement voire aux conditions d'exploitation
sous-jacentes. Ces éléments peuvent évoluer au cours du temps.
Les émissions sont donc déterminées au moyen de l'une des trois formules suivantes :
Mesure :
𝑡
𝐸𝑠 = ∫𝑡 𝑛 𝐶𝑠 × 𝑄𝑣 × 𝑑𝑡 (1)
1
avec :
Es : émission de la substance s (en unité massique)
Cs : concentration de la substance s dans les effluents rejetés à l'atmosphère (en unité massique/Nm 3)
Qv : débit volumique d'effluents rejetés à l'atmosphère (en Nm 3/h)
t, t1…tn : intervalles de temps relatifs à Cs et Qv.(en h)
Bilan :
𝑓=𝑛 𝑀𝑠
𝐸𝑠 = ∑𝑓=1 𝑄𝑓 × 𝑇𝑐,𝑓 × 𝐹𝑐,𝑓 × (1 − 𝑅𝑐,𝑓 ) × (2)
𝑀𝑐
avec :
Es : émission de la substance s (en unité massique)
Qf : quantité de combustible f consommé (en masse)
Tc,f : teneur massique du composé c dans le combustible f (valeur comprise entre 0 et 1)
Facteur d'émission :
𝑓=𝑛
𝐸𝑠 = ∑𝑓=1 𝑄𝑓 × 𝑃𝐶𝐼𝑓 × 𝐹𝐸𝑠,𝑓 (3)
avec :
Es : émission de la substance s (en unité massique)
Qf : quantité de combustible f consommé (en masse)
PCIf : pouvoir calorifique inférieur du combustible f (en unité énergétique/unité massique)
FEs,f : facteur d'émission de la substance s pour le combustible f (en unité massique de polluant/unité
énergétique)
Dans le cas du CO2, le facteur d’émission peut englober le facteur d’oxydation (cas des facteurs
d’émission nationaux). Dans le cas d’utilisation de facteurs d’émission spécifiques, un facteur
d’oxydation est pris en compte le cas échéant. Les facteurs d’oxydation appliqués sont ceux
préconisés par le GIEC et les Nations unies.
transactionnels, cela sur chaque point d’entrée en France. Des filtrages et des contrôles de
cohérence étant effectués sur ces données d’entrée (volume transité faible, écart entre la
densité et le PCS calculés à partir de la composition du gaz), les FE obtenus sur chaque entrée
sont alors pondérés des volumes transactionnels de gaz naturel reçu.
- Pour les années 2012 à 2018, les compositions mesurées en 2019 sont utilisées et sont pondérées
à partir des volumes de gaz naturel reçus pour chaque point d’entrée sur le réseau. Le facteur
d’émission et les compositions du gaz naturel postérieurs à 2019 évoluent avec l’influence du gaz
naturel américain (plus riche en méthane et plus pauvre en hydrocarbures lourds) et
l’augmentation de la part du GNL (qui ne comporte pas de CO 2). Avant 2019, les qualités gaz des
points d’entrées sont considérées comme stable au regard de la précision recherchée.
- Pour les années de 1999 à 2011, le FE retenu est la moyenne du FE de 2012 à 2017, celui-ci étant
considéré comme stable.
- Pour les années de 1990 à 1998, le FE retenu est la moyenne du FE de 2012 à 2017 en enlevant
l’arrivée GASSCO (canalisation off-shore d’atterrage à Dunkerque), celui-ci n’étant alors pas en
service.
Les facteurs d’émission de CO2 des combustibles considérés comme de la biomasse (bois et assimilés,
déchets agricoles, biogaz, biométhane, etc…) ne sont pas nuls. Les émissions induites sont rapportées,
pour information, distinctement des émissions de CO2 fossile.
Le fioul domestique (NAPFUE 204) et la gazole (NAPFUE 205) sont considérés comme des combustibles
similaires utilisés dans des secteurs différents et pouvant être soumis à une fiscalité spécifique. Les
mesures présentées ci-après pour déterminer le facteur d’émission du CO2 pour gazole/GNR sont donc
également valables pour le fioul domestique.
A la date de la mise à jour du rapport, les valeurs présentées ci-dessous sont la plupart du temps
identiques aux facteurs d’émission par défaut officiellement retenus par les autorités françaises dans
le cadre du système d’échanges de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (cf. arrêté du 31 octobre
2012 [525]). Pour les sites réalisant des mesures du contenu en carbone de leurs combustibles dans
le cadre du système de quotas, les valeurs spécifiques sont prises en compte dans l’inventaire.
Les facteurs d’émission nationaux sont applicables aussi bien en Métropole qu’en Outre-mer.
Intervalle sectoriel
observé dans
Code Valeur nationale
Désignation l’inventaire depuis Source
NAPFUEc
1990
kg CO2 / GJ y compris facteur d’oxydation
101 Charbon à coke 91,3 – 102,2 94,6 [638]
102 Charbon vapeur 87,4 – 99,8 94,6 [638]
Charbon sous- 96,1
103 87,0 – 96,1 [638]
bitumineux
105 Lignite 97,0 – 101 101 [638]
107 Coke de houille 103,4 – 108,1 107 [638]
110 Coke de pétrole 87,8 – 97,5 variable selon les années -
96,8 (rapporté pour
111 Bois et assimilé 90,0 – 128 [766]
information)
96,8 (rapporté pour Idem bois
116 Déchets de bois 92,0 – 107
information) (111)
117 Déchets agricoles 69,2 – 122,5 99 (rapporté pour
[765]
information)
110 (rapporté pour
118 Boues d’épuration [50]
information)
Moyenne
Fioul lourd HTS / calculée
203 70,1 – 83,1 78
BTS / TBTS selon %s et
FE de [3]
Idem Gazole
204 Fioul domestique 64,7 – 83,8 74,52
(205)
205 Gazole / GNR Cf. méthode décrite ci-dessous
206 Kérosène ou
71,6 - 73,5 73,3 [682]
Pétrole lampant
208 Essence Cf. méthode décrite ci-dessous
Moyenne des
FE déclarés
214 Solvants usagés 82,3
2014-2016
[19]
95,3 (rapporté pour
215 Liqueur noire [638]
information)
222 Bitumes 83,9 – 96,1 80,7 [638]
Autres produits
224 pétroliers 67,3 – 86,8 73,3 [638]
(graisses, etc.)
Gaz naturel type H
301 (Lacq) / B 52,3 – 58,9 Variable selon les années [1210]
(Groningue)
31B Biométhane Cf. gaz naturel ci-dessus
Gaz de pétrole
303 50,6 – 71,1 63,1 [638]
liquéfié
Intervalle sectoriel
observé dans
Code Valeur nationale
Désignation l’inventaire depuis Source
NAPFUEc
1990
kg CO2 / GJ y compris facteur d’oxydation
304 Gaz de cokerie 39,1 – 45,7 45,6 [50]
Gaz de haut
305 196 - 317 274,1 [50]
fourneau
Gaz de raffinerie /
308 49,6 – 74,6 57,6 [638]
pétrochimie
110 (rapporté pour Calcul
information) théorique
309 Biogaz
selon %c
moyen
312 Gaz d’aciérie 189 – 190 188,7 [50]
Cas particulier des facteurs d’émission de CO2 liés à la combustion du gazole/GNR (NAPFUE = 205)
et de l'essence (NAPFUE = 208)
Pour la France, (grand pays, modèle A), les prélèvements se répartissent de la manière suivante :
Dans chaque région, la détermination des stations-service contrôlées se fait avec un logiciel de tirage
au sort aléatoire.
Les mesures des teneurs en carbone (C), oxygène (O) et hydrogène (H) des carburants (essence et
gazole) vendus à la pompe ont été réalisées dans ce cadre-là, dans les stations-service des deux
macro-régions suivantes :
• Zone Nord-Est : Grand Est, Bourgogne Franche-Comté et Hauts de France, (22 stations)
• Zone Sud : Provence-Alpes-Côte-D’azur, Rhône-Alpes et Corse. (22 stations)
représentatives de la qualité des carburants vendus en France métropolitaine (vérifiée avec les
analyses sur toute la France). Dans chaque macro-régions, 22 stations-service sont contrôlées en hiver
et 22 autres en été, soit 88 stations-service contrôlées sur l’année.
Les prestations ont été réalisées entre le 30 janvier 2017 et le 31 mars 2017 pour la qualité hiver et
entre le 15 mai 2017 et le 30 juin 2017 pour la qualité été. Les mesures des teneurs en carbone,
oxygène et hydrogène ont été réparties sur chaque période et dans chaque région, soit environ une
station contrôlée sur 2 :
Hiver Eté
RH:C RO:C RH:C RO:C
E10 1,929 0,032 1,932 0,031
E5 (SP95) 1,918 0,023 1,878 0,022
E5 (SP98) 1,898 0,023 1,923 0,022
Gazole 1,906 0,007 1,937 0,007
A partir des mesures, les facteurs d’émission de CO2 du mélange (produits pétroliers +
agro-carburants) FEmelange_mesure sont connus en appliquant la formule suivante :
44,011
𝐹𝐸𝑚𝑒𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒_𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟𝑒 =
(12,011 + 1,008 ∙ 𝑅𝐻:𝐶_𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟𝑒 + 16 ∙ 𝑅𝑂:𝐶_𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟𝑒 )
Les facteurs d’émission de CO2 des produits pétroliers FEpp sont recalculés en supposant que les
facteurs d’émission de CO2 FEbio et les pourcentages d’incorporation %bio des agro-carburants sont
connus :
Les FEpp ont été calculés pour les carburants hiver et les carburants été. Des FE pp moyens (au prorata
des ventes mensuelles de 2017) ont été estimés et sont les suivants :
Essence Gazole
sans plomb
FEpp (g CO2/g 3,189 3,175
carburant)
FEpp (kg CO2/GJ) 72,48 74,52
Pour obtenir le facteur d’émission de l’essence plombée, une évolution du ratio R H:C entre l’essence
plombée et l’essence non plombée proportionnelle à l’évolution de ce ratio dans COPERT a été utilisé.
g CO2/g kg CO2/GJ
carburant
Essence 3,243 73,71
plombée
Les facteurs d’émission spécifiques à la France (gazole et essence) sont appliqués partout où du
gazole, du GNR ou de l’essence sont utilisés, c’est à dire :
Gazole/GNR : 1.A.2/ 1.A.2.f/ 1.A.3.b/ 1.A.3.c/ 1.A.3.d/ 1.A.4.a/ 1.A.4.b/ 1.A.4.c.ii/ memo.1.D.1.b
8
EMAG = Esther méthyl d’acide gras (esther méthyl d’huile végétal et esther methyl d’huile usagée)
9
Circulaire du 9 mars 2012 relative à la taxe générale sur les activités polluantes/prélèvement sur
les carburants
10
Circulaire du 12/06/2019 relative à la taxe incitative relative à l’incorporation de biocarburants.
L’ensemble des données relatives aux agro-carburants sont disponibles dans la base de données
OMINEA.
Emissions de CH4
Les émissions dépendent des conditions d'exploitation, du type d'équipement thermique, du
combustible et des dispositifs d'épuration.
Compte tenu du faible niveau des émissions, elles sont déterminées au moyen de facteurs d'émission
par défaut provenant du GIEC 2006 [638].
Dans le cas des installations de chauffage urbain, du secteur résidentiel et du secteur tertiaire, des
facteurs d'émission spécifiques sont utilisés (se reporter aux sections correspondantes), notamment
pour la biomasse.
Les facteurs d’émission présentés dans la base de données OMINEA sont utilisés pour la Métropole et
l’Outre-mer.
Emissions de N2O
Les rejets de N2O sont généralement faibles exceptés pour certains équipements tels que les lits
fluidisés (par exemple dans la production centralisée d’électricité, se reporter à la section
correspondante).
Les émissions de N2O sont déterminées la plupart du temps au moyen de facteurs d'émission par défaut
provenant du GIEC 2006 [638].
Les facteurs d’émission présentés dans la base de données OMINEA sont utilisés pour la Métropole et
l’Outre-mer.
Emissions de NOx
Les émissions dépendent des conditions d'exploitation, du type d'équipement thermique, du
combustible et des dispositifs d'épuration.
Elles sont déterminées, soit par mesure, soit au moyen d'un facteur d'émission (systématique pour les
petites sources fixes et les sources mobiles) (formules 1 et 3 de la section ci-dessus). Les facteurs
d’émission par défaut pour les chaudières des installations industrielles sont présentés dans le tableau
suivant. Ils sont applicables aussi bien en Métropole qu’en Outre-mer.
Code
Désignation Facteur d’émission en g NOx / GJ Source
NAPFUEc
160 (foyer à grille classique), 200 (foyer [22]
à projection), 340 (chauffe frontale),
Charbons, agglomérés
101 à 105 280 (chauffe tangentielle), 95 à 150 (lit
de houille, lignite
fluidisé), [458]
160 (autres secteurs)
111 Bois 200 [67]
203 Fioul lourd 170 [22]
204 Fioul domestique 100 [22]
224 Autres produits
170 [22]
pétroliers
301 Gaz naturel 60 [22]
31B Biométhane Idem gaz naturel
303 Gaz de pétrole liquéfié 60 [22]
(GPL)
308 Gaz de raffinerie /
42 [22]
pétrochimie
Les autres équipements (turbines, moteurs fixes, fours et autres) sont traités au cas par cas. En règle
générale, les facteurs d’émission sont significativement plus élevés. Excepté pour les fours et certains
cas particuliers, les données disponibles sont globales et ne permettent pas de distinguer les
différents équipements qui sont alors assimilés à des chaudières.
Dans les cas des secteurs de la production de chaleur centralisée et du résidentiel-tertiaire, des
facteurs d'émission spécifiques sont utilisés, notamment pour la biomasse (se reporter aux sections
correspondantes).
Emissions de COVNM
Les émissions sont généralement déterminées au moyen d'un facteur d'émission. Les facteurs
d’émission par défaut pour les chaudières des installations industrielles sont présentés dans le tableau
suivant.
Les autres équipements (turbines, moteurs fixes, fours et autres) sont traités au cas par cas quand la
distinction des consommations est disponible.
Dans les cas des secteurs de la production de chaleur centralisée et du résidentiel-tertiaire, des
facteurs d'émission spécifiques sont utilisés, notamment pour la biomasse (se reporter aux sections
correspondantes).
Emissions de CO
Les remarques ci-dessus relatives aux NOx s'appliquent sauf aux TAG en ce qui concerne le facteur
d’émission. Toutefois, la mesure est rarement pratiquée et l'utilisation d'un facteur d'émission est
quasi généralisée.
Les facteurs d’émission ci-dessous sont applicables aussi bien en Métropole qu’en Outre-mer.
Dans le cas des secteurs de la production de chaleur centralisée et résidentiel-tertiaire, des facteurs
d'émission spécifiques sont utilisés (se reporter aux sections correspondantes).
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 liées à la combustion sont faibles sauf en présence d’équipements d’épuration
particuliers. Pour les sources fixes, les émissions de NH3 liées à la combustion sont estimées selon les
principes suivants :
- Installations > 50 MW (chaudières) : d’après le Guidebook EMEP [939], pour les installations
>50 MW, il n’est pas attendu de NH3 sauf en cas de système d’abattement des émissions de
NOx (SCR ou SNCR).
- Installations < 50 MW (chaudières) : d’après le Guidebook EMEP [940], pour toutes les
chaudières < 50 MW et les appareils du résidentiel consommant des combustibles solides, du
NH3 est susceptible d’être émis du fait de températures basses dans la chambre de
combustion. Il n’y a pas de FE pour les CMS du 1A4a/c (Not estimated dans le Guidebook)
mais des facteurs sont disponibles pour le bois et pour les CMS du résidentiel.
Pour les sources mobiles, les facteurs d’émission utilisés sont décrits dans les sections appropriées.
équipements dans certains secteurs conduit à utiliser des facteurs d’émission différents. A titre
d’exemple, dans le secteur résidentiel, l’utilisation de la biomasse dans des équipements moins
performants que des chaudières industrielles débouche sur des émissions particulaires plus
importantes.
En pratique, l’utilisateur de cette section doit vérifier que des facteurs d’émission spécifiques ne sont
pas définis pour des catégories de sources particulières avant d’employer ces valeurs. L’absence
d’indication signifie que, soit l’émission est négligeable, soit que seules des valeurs spécifiques sont
applicables.
Ces facteurs d’émission proviennent des Guidebook EMEP [940][1224] et de l’étude du Citepa [67]
pour le bois.
Ces facteurs d’émission sont applicables en Métropole et en Outre-mer.
* à noter que le FE proposé pour le bois ne tient probablement pas compte des systèmes de traitement
des poussières qui pourraient être mis en œuvre.
Dans les cas du secteur du chauffage urbain, des secteurs tertiaire, industriel et agricole, des facteurs
d'émission spécifiques peuvent être utilisés pour la biomasse pour les installations identifiées comme
inférieures à 20 MW (se reporter aux sections correspondantes).
tranche Filtre à
Electrofiltre Laveur Cyclone sans dépoussiérage
granulométrique manches
PM10 75 76 71 68 26
PM2,5 41 40 51 43 10
PM1,0 20 20 31 30 5
Combustibles pétroliers :
Codes NAPFUEc concernés : 203 – 204 – 303
Gaz naturel :
Codes NAPFUEc concernés : 301
Les émissions dues à la consommation de gaz naturel sont généralement faibles par comparaison avec
les autres combustibles quelle que soit la taille des particules [414]. Il est fait l’hypothèse que toutes
les particules sont des PM1,0.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio est
dépendant du type de combustible et du secteur où a lieu la combustion. La principale source de
données pour ces ratios est le Guidebook EMEP/EEA sur les inventaires d’émissions de polluants dans
sa version la plus récente. Les pourcentages utilisés sont présentés dans chaque section.
Métaux lourds (ML)
Ces éléments traces sont contenus en quantité variable dans les combustibles ainsi que dans les
matières premières entrant dans certains procédés industriels. Leur présence et leurs quantités
varient selon la nature du combustible, l'origine de ce dernier et les émissions dépendent au moins
pour certains de la nature des équipements thermiques et des dispositifs d'épuration.
Les métaux lourds considérés dans les inventaires d’émission (dans le cadre de la convention sur la
pollution atmosphérique transfrontière à longue distance ainsi qu’au titre de l’E-PRTR) sont : Arsenic
(As), Cadmium (Cd), Chrome (Cr), Cuivre (Cu), Mercure (Hg), Nickel (Ni), Plomb (Pb), Sélénium (Se)
et Zinc (Zn).
D'autres éléments métalliques peuvent être présents tels que Vanadium (V), Cobalt (Co), Thallium
(Tl), etc. Cependant, ceux-ci, bien que faisant l'objet de valeurs limites d'émissions dans le cadre des
dispositions réglementaires nationales, n'appartiennent pas actuellement aux champs délimités pour
les inventaires d'émission.
Les facteurs d’émission qui suivent, proviennent de plusieurs études :
➢ étude du Citepa [70],
➢ article scientifique d’Atmospheric Environment [573],
➢ guide EMEP édition 2013 ([574] et [575]),
➢ mesures réalisées par GDF [639],
➢ projet Cortea de l’ADEME [1212].
Ces facteurs d’émission sont des valeurs nationales applicables, sauf indication contraire spécifique,
aux installations de combustion. Attention, comme indiqué ci-dessus, la variabilité des équipements
dans certains secteurs conduit à utiliser des facteurs d’émission différents. A titre d’exemple, dans
le secteur résidentiel, l’utilisation de la biomasse dans des équipements moins performants que des
chaudières industrielles débouche sur des émissions particulaires plus importantes et par voie de
conséquence des émissions de métaux lourds provenant de la biomasse plus importantes.
En pratique, l’utilisateur de cette section doit vérifier que des facteurs d’émission spécifiques ne sont
pas définis pour des catégories de sources particulières avant d’utiliser ces valeurs. L’absence
d’indication signifie que, soit l’émission est négligeable, soit que seules des valeurs spécifiques sont
applicables.
Ces facteurs d’émission sont applicables en Métropole et en Outre-mer.
Arsenic
Cadmium
Chrome
Cuivre
Mercure
Nickel
Plomb
Dans le cas de l’essence, les facteurs d’émission de plomb ont évolué dans le temps du fait de la
réglementation. Les données avant 2000 ont été communiquées par l’UFIP [13] et les données à partir
de 2001 proviennent de l’article scientifique de « Atmospheric environment » [573].
A partir de
Année 1990 1995 2000
2001
Facteur d’émission Pb
4 915 1 686 12 0,034
(mg/GJ)
Sélénium
Zinc
Les émissions dépendent de la présence de certains composés dans les combustibles et les matières
premières (notamment le chlore et le fluor) ainsi que de la nature des équipements thermiques, des
conditions de fonctionnement et des dispositifs d'épuration.
Ces émissions sont très sensibles aux conditions de fonctionnement, en conséquence, les facteurs
d'émission utilisés restent accompagnés d'une forte incertitude. Lorsque des mesures sont disponibles,
celles-ci sont privilégiées.
Sauf cas particulier tel que les HAP pour la biomasse utilisée dans des foyers où la combustion est mal
maîtrisée ou d'éventuels combustibles particuliers, les émissions de POP sont généralement faibles.
En ce qui concerne les HAP, l’inventaire d’émission différencie les composés suivants dont les quatre
premiers correspondent aux composés couverts par la convention sur la pollution atmosphérique
transfrontalière :
➢ benzo(a)pyrène (BaP),
➢ benzo(b)fluoranthène (BbF),
➢ benzo(k)fluoranthène (BkF),
➢ indeno(1,2,3-cd)pyrène (IndPy),
➢ benzo(g,h,i)pérylène (BghiPe),
➢ fluoranthène (FluorA),
➢ benzo(a,h)anthracène (BahA),
➢ benzo(a)anthracène (BaA).
Les valeurs indiquées ci-après, sont les valeurs nationales appliquées par défaut pour les installations
de combustion dès lors que des valeurs spécifiques ne sont pas définies pour une catégorie de source
particulière (cf. les sections correspondantes).
En pratique, l’utilisateur de cette section doit vérifier que des facteurs d’émission spécifiques ne sont
pas définis pour des catégories de sources particulières avant d’employer ces valeurs. L’absence
d’indication signifie, soit que l’émission est négligeable, soit que seules des valeurs spécifiques sont
applicables.
Il y a lieu de garder en mémoire la grande variabilité des émissions en fonction des conditions
opératoires et le niveau limité des connaissances dans l’interprétation et l’utilisation de ces valeurs.
Ces facteurs d’émission s’appliquent en Métropole et en Outre-mer.
Dioxines et furannes
Les facteurs d’émission de dioxines et furannes proviennent d’un outil de l’UNEP [355] sauf pour le
bois et les déchets agricoles pour lesquels une étude du Citepa est utilisée [67].
Code
Désignation ng PCDD/F Iteq/ GJ
NAPFUEc
101 Charbon à coke 10
102 Charbon vapeur 10
103 Charbon sous-bitumineux 10
105 Lignite 10
111 Bois et assimilé 40
116 Déchets de bois 40
203 Fioul lourd HTS / BTS / TBTS 2,5
204 Fioul domestique 0,5
301 Gaz naturel 0,5
31B Biométhane 0,5
303 Gaz de pétrole liquéfié 0,5
Au sens de la CEE-NU, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) regroupent les quatre
substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP), benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF)
et indéno(123-cd)pyrène (IndPy).
Les facteurs d’émission des HAP pour les sources fixes proviennent de plusieurs sources différentes :
➢ base de données CATEF [577] pour le fioul lourd et le fioul domestique,
➢ étude US-EPA [576] pour les combustibles gaz naturel et charbon/lignite,
➢ étude CONCAWE [396] pour le gaz de raffinerie.
Code mg mg
Désignation mg BaP/GJ mg BbF/GJ
NAPFUEc BkF/GJ IndPy/GJ
101 Charbon à coke 0,0007 - - 0,0012
102 Charbon vapeur 0,0007 - - 0,0012
103 Charbon sous-bitumineux 0,0007 - - 0,0012
105 Lignite 0,0007 - - 0,0012
Bois et assimilé (< 50MW) 0,5 1,1 0,3 2,0
111 (*)
Bois et assimilé (≥ 50MW) 1,118 0,043 0,015 0,037
Déchets de bois (< 50MW) 0,5 1,1 0,3 2,0
116 (*)
Déchets de bois (≥ 50MW) 1,118 0,043 0,015 0,037
203 Fioul lourd HTS/BTS/TBTS 0,0075 0,0109 0,0024 0,004
Fioul domestique –
204 0,0155 0,0125 0,0147 0,0196
Chaudière
(*) dans l’industrie seulement, pour le résidentiel et le tertiaire, voir les sections relatives à ces deux
secteurs.
(*) dans l’industrie seulement, pour le résidentiel et le tertiaire, voir les sections relatives à ces deux
secteurs.
Polychlorobiphényles
Les facteurs d’émission de polychlorobiphényles (PCB) proviennent de plusieurs sources [40, 346, 347,
350].
Code
Désignation µg PCB / GJ Référence
NAPFUEc
101 Charbon à coke 55 [346]
102 Charbon vapeur 55 [346]
103 Charbon sous-bitumineux 72 [346]
141 (<50 MW)
105 Lignite [40]
106 (>50 MW)
111 Bois et assimilé 31 [350]
116 Déchets de bois 31 assimilé au bois
203 Fioul lourd HTS / BTS / TBTS 15 [40]
204 Fioul domestique 8,6 [347]
Hexachlorobenzène
Les facteurs d’émission d’hexachlorobenzène (HCB) pour les sources fixes et mobiles proviennent du
guidebook EMEP [74].
Code
Désignation µg HCB / GJ
NAPFUEc
101 Charbon à coke 0,62
102 Charbon vapeur 0,62
111 Bois et assimilé 3,3
116 Déchets de bois 3,3
117 Déchets agricoles 3,3
203 Fioul lourd HTS / BTS / TBTS
204 Fioul domestique A priori nul ou
301 Gaz naturel négligeable
31B Biométhane
Production d’énergie
CHAUFFAGE URBAIN
Cette section concerne les installations de chauffage urbain.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up limité aux installations > 50 Valeurs spécifiques à chaque
MW qui sont considérées installation considérée
individuellement et consolidation sur individuellement pour le SO2, les NOx,
l’enquête sectorielle annuelle les particules et le CO2 (pour les
installations couvertes par le SEQE).
Valeurs nationales ou valeurs par
défaut pour les autres substances et les
autres installations
Niveau de méthode :
CO2 : Rang 2/3 du fait de la prise en compte de données spécifiques à une partie des installations
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[39] Citepa – Inventaire des grandes installations de combustion en application des directives
88/609 et 2001/80/CE
[42] OFEFP – Coefficients d’émission des sources stationnaires, éditions 1995 et 2000
[183] Citepa – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[638] IPCC - Guidelines 2006 - Volume 2 - section I.8 - table 1- 4 (CO2) ; Volume 2 - tables 2.2, 2.3,
2.4 et 2.5 (CH4 et N2O)
[936] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.1 Energy industries, tables 3-
2 / 3-4 / 3-7 / 3-11 / 3-19, FE TSP et BC
[968] US EPA - AP 42 – 5th edition, Volume 1 - Chapter 1.6: Wood Residue Combustion In Boilers -
table 1.6-3
[1004] Note confidentielle de l'ADEME - Proposition d'évolution des facteurs d'émission 1 à 20MW.
18/03/2019
[1112] Panorama du gaz renouvelable - Publication annuelle - GRDF, GRTgaz, Syndicat des énergies
renouvelables, SPEGNN, Teréga
[1212] Cortea Acibioqa - Amélioration des connaissances en matière d’impact des chaufferies
biomasse sur la qualité de l’air, ADEME
Pour les années manquantes ou pas encore disponibles de l’enquête sectorielle, des extrapolations
sont effectuées sur la base des données individuelles disponibles et par rapport aux années les plus
proches. En tout état de cause, cette approximation n’introduit pas de biais vis-à-vis de l’estimation
des consommations d’énergie car le chauffage urbain est un sous-ensemble du secteur
résidentiel/tertiaire du bilan énergétique national [1] et un équilibrage est effectué à ce niveau
supérieur. De plus, la consommation d’énergie de ce secteur est relativement modeste (de l’ordre de
2 Mtep, soit un peu plus de 1% du bilan énergétique national).
La part de biométhane consommé est retranchée de la consommation de gaz naturel à partir des
données du bilan énergétique national annuel [1] et des publications annuelles du panorama du gaz
renouvelable [1112].
Il est à noter que les consommations de combustibles dédiés à l’autoproduction d’électricité des
installations de chauffage urbain sont comptabilisées dans ce secteur. Par ailleurs, les consommations
d’énergie de ce secteur sont directement liées à la rigueur climatique.
Pour la houille et les combustibles gazeux hors gaz naturel, les émissions de CO2 sont déterminées au
moyen de facteurs d’émission, calculés à partir des émissions spécifiques déclarées par les
installations soumises aux quotas [19] et des facteurs d’émission issus des lignes directrices du GIEC
2006 [638] pour les installations non soumises aux quotas.
Pour le gaz naturel et le fioul lourd, les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs
d’émission, calculés à partir des émissions spécifiques déclarées par les installations soumises aux
quotas [19] et au moyen de facteurs d’émission nationaux par combustible (cf. section générale
énergie) pour les installations non soumises aux quotas.
Pour les autres combustibles, les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs
d’émission nationaux par combustible (cf. section générale énergie) ou par défaut et issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [638].
Emissions de CH4
Les émissions de CH4 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [638].
Emissions de N2O
Les émissions de N2O sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [638].
Pour les installations de puissance supérieure à 50 MW, les émissions de SO2 sont déterminées à
partir des déclarations annuelles des rejets [19]. En général, ces émissions sont estimées par les
exploitants par mesure directe et/ou à partir du bilan soufre établi sur la base des consommations de
combustibles et de leur teneur en soufre recensées chaque année.
Pour les autres installations, les émissions de SO2 sont déterminées à partir de facteurs d’émission
nationaux par combustible (cf. section générale énergie).
Emissions de NOx
Pour les installations de puissance supérieure à 50 MW, les émissions de NOx sont déterminées à
partir des déclarations annuelles des rejets [19]. En général, ces émissions sont estimées par les
exploitants par mesure directe et/ou à partir de facteurs d’émission.
Pour les autres installations, les émissions de NOx sont déterminées à partir de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie), à l’exception des installations entre 20 et 50
MW fonctionnant au bois, pour lesquelles les FE sont déduits des déclarations annuelles de rejets
selon le découpage suivant :
Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs d’émission de NOX des installations
inférieures à 20 MW et pour celles inférieures à 1 MW fonctionnant à la biomasse [1212].
Emissions de COVNM
Les émissions de COVNM sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs d’émission de COVNM des installations
inférieures à 20 MW faisant partie du Fond Chaleur de l’ADEME fonctionnant à la biomasse [1004]
ainsi que pour les FE des installations inférieures à 1 MW [1212].
Emissions de CO
Les émissions de CO sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission moyens par
combustible (cf. section générale énergie). Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs
d’émission de COVNM pour les FE des installations inférieures à 1 MW fonctionnant à la biomasse
[1212].
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission par défaut
par combustible (cf. section générale énergie).
Pour les installations de puissance supérieure à 50 MW, les émissions de TSP sont déterminées à
partir des déclarations annuelles des rejets [19]. En général, ces émissions sont estimées par les
exploitants par mesure directe et/ou à partir de facteurs d’émission.
Pour les autres installations, les émissions de TSP sont déterminées à partir de facteurs d’émission
moyens par combustible. Ces valeurs sont présentées dans la section générale énergie sauf en ce qui
concerne quelques combustibles pour lesquels des facteurs d’émission plus appropriés sont tirés des
références [42][936]. Pour les installations entre 20 et 50 MW fonctionnant au bois, les FE sont
déduits des déclarations annuelles de rejets [19] et résumés dans le tableau suivant :
Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs d’émission de TSP des installations inférieures
à 20 MW faisant partie du Fond Chaleur de l’ADEME fonctionnant à la biomasse [1004].
La granulométrie est obtenue en appliquant des profils granulométriques moyens par combustible et
techniques de dépoussiérage et les hypothèses suivantes :
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient des références [17] et [681].
Les émissions de l’ensemble des métaux lourds sont déterminées à partir de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Pour l’arsenic (As), le chrome (Cr), le cuivre (Cu), le nickel (Ni) et le plomb (Pb), des facteurs
d’émission spécifiques sont utilisés pour les installations de puissance inférieure à 20 MW ou
inférieure à 1MW fonctionnant au bois [1212].
Les émissions de dioxines/furannes sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par
combustible (cf. section générale énergie).
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy).
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens
par combustible (cf. section générale énergie) et notamment à partir de la référence [968] pour le
bois.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
Facteurs
d’émission (par Consommations
type de d’énergie
combustible) installations non GIC
Emissions totales du
chauffage urbain - 1A1a
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les Le plus souvent spécifiques de chaque
installations sont considérées installation concernant SO2, NOx,
individuellement) particules depuis 1990 et CO2 depuis
2005. Valeurs nationales pour les autres
substances
Niveau de méthode :
Rang 2 ou 3 selon les substances, du fait de la prise en compte de données spécifiques à chaque
installation.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[34] Ministère de l’industrie, puis de l’Ecologie – DGEMP puis SOeS puis SDES - Production et
distribution d’énergie électrique en France (publication annuelle)
[39] Citepa – Inventaire des grandes installations de combustion en application des directives
88/609 et 2001/80/CE
[62] Citepa - SAMBAT S. & all. - Inventaire des émissions de particules primaires – 2001
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
[380] EURELECTRIC – European Wide Sector Specific Calculation Method for reporting to the
European Pollutant Release and Transfer Register, January 2008
[638] IPCC - Guidelines 2006 - Volume 2 - section I.8 - table 1- 4 (CO2) ; Volume 2 - tables 2.2, 2.3,
2.4 et 2.5 (CH4 et N2O)
[936] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.1 Energy industries, tables
3-2 / 3-4 / 3-7 / 3-11 / 3-19, FE TSP et BC
[968] US EPA - AP 42 – 5th edition, Volume 1 - Chapter 1.6: Wood Residue Combustion In Boilers -
table 1.6-3
[1112] Panorama du gaz renouvelable - Publication annuelle - GRDF, GRTgaz, Syndicat des énergies
renouvelables, SPEGNN, Teréga
Caractéristiques de la catégorie :
Caractéristiques pour la Métropole (communes au NIR et à l’IIR)
En Métropole, le nombre de sites concernés tend à rester à peu près stable depuis 1990, autour
d’une trentaine. Les sites de la Métropole sont majoritairement équipés de chaudières charbon et
fioul lourd. Mais depuis 2005, cette situation tend à s’inverser progressivement, avec la mise en
service d’une dizaine de nouvelles centrales au gaz et la fermeture progressive des centrales charbon
et fioul lourd. Les équipements constitués principalement de chaudières qui consommaient 99% de
l’énergie entrante en 1990 voient leur part passer à environ 40% ces dernières années avec la mise en
service des nouvelles centrales au gaz depuis 2005 [19, 20, 21].
La part de biométhane consommé est retranchée de la consommation de gaz naturel à partir des
données du bilan énergétique annuel [34] et des publications annuelles du panorama du gaz
renouvelable [1112].
En Outre-mer, le nombre total de sites est aussi d’environ une trentaine, mais les équipements
présents sont très différents de la Métropole. En effet, ces sites sont équipés majoritairement de
moteurs et/ou de turbines [35, 36, 37, 38]. Certains sites consomment de la biomasse, notamment
de la bagasse (résidus de la canne à sucre) ou bien du bois importé, afin de produire de l’électricité.
Le parc thermique français est donc constitué au total par plus d'une vingtaine de chaudières, une
douzaine de turbines et une trentaine de moteurs.
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible. La mise en place du système d’échange de quotas SEQE depuis 2005 permet de disposer
par l’intermédiaire des déclarations annuelles [19] de données spécifiques pour chaque installation.
Les facteurs d’émission moyens déterminés à partir des données de 2005 à 2012 sont appliqués sur
l’ensemble de la période 1990-2004. Pour les combustibles utilisés uniquement avant 2005, les
facteurs d’émission nationaux sont utilisés (cf. section générale sur l’énergie).
Emissions de CH4
Les émissions de CH4 sont déterminées au moyen des facteurs d’émission par défaut du GIEC 2006
[638].
Emissions de N2O
Les facteurs d’émission par défaut du GIEC 2006 [638] sont utilisés, excepté pour les installations
munies de dispositifs à lit fluidisé pour lesquelles des données spécifiques sont disponibles [19].
Les émissions sont déterminées par mesure directe et/ou à partir du bilan soufre établi sur la base
des consommations de combustibles et de leur teneur en soufre recensées chaque année [19, 20,
21]. Lorsqu’une valeur manque, la moyenne calculée à partir des installations analogues pour la
même année est utilisée. A défaut, la valeur moyenne nationale est employée.
Emissions de NOx
Les émissions sont, le plus souvent, déterminées par mesure directe des émissions [19, 20, 21]. Si ce
n’est pas le cas, des facteurs d’émission spécifiques ou des facteurs d’émission nationaux par type
d’équipement (voir section générale énergie) sont appliqués.
Emissions de COVNM
Les émissions sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission. Des réductions
sont en général observées au cours du temps [380].
Emissions de CO
Les émissions sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission tirés du Guidebook
EMEP / EEA [419] ou du guidebook de la profession [380].
Emissions de NH3
Les premiers équipements d’installations avec des dispositifs de réduction des émissions de NOx du
type réduction catalytique sélective (SCR) datent de 2005. Ces dispositifs sont susceptibles de rejeter
du NH3. Avant cette date, les émissions de NH3 sont nulles ou si faibles qu’elles sont négligées. Les
émissions sont estimées directement à partir des déclarations des industriels [19].
De 2005 à 2007, seuls des moteurs sont équipés. A partir de 2008, les effluents de certaines
installations entrant notamment dans la catégorie des Grandes Installations de Combustion (GIC)
fonctionnant au charbon sont également traités.
Les émissions de poussières totales sont mesurées sur la plupart des installations [19, 50], sinon elles
sont déterminées au moyen de facteurs d'émission par défaut [62] pour ce qui est du reste des
installations. La variabilité parfois observée pour les années les plus récentes vient, outre l’incertitude
élevée sur les mesures, de la plus grande disponibilité de données spécifiques aux installations et
d’un moindre recours aux facteurs d’émission par défaut.
Les variations des facteurs d’émission s’expliquent notamment par la prise en compte des résultats de
mesures lorsqu’ils sont disponibles à partir de 2004 [19].
La répartition des émissions de particules suivant leur taille provient principalement de travaux
menés par les producteurs d'électricité [50].
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5.
Les émissions de métaux lourds sont déterminées aux moyens de facteurs d'émission relatifs à
chaque combustible.
Pour la lignite (105), le fioul domestique (204) et le gaz naturel (301), les émissions de l’ensemble des
métaux lourds sont déterminées à partir des facteurs d’émission présentés en section générale
énergie.
Pour le fioul lourd (203), le coke de pétrole (110, assimilé au fioul lourd) et les charbons (102 et 103),
les facteurs d'émission proviennent du guide EURELECTRIC [380].
Pour le charbon, ces facteurs varient au cours du temps en fonction des dispositifs de traitement des
émissions de particules mis en place ainsi que de la mise en œuvre de dispositifs visant d’autres
substances (comme la SCR, qui aurait un impact très significatif sur la fraction gazeuse du mercure).
De ce fait, à partir de 2005, la déclaration annuelle des émissions [19] constitue une référence
importante. Les valeurs retenues avant 2005 sont des moyennes uniformément appliquées pour
toutes les années. Les évolutions observées avant / à partir de 2005 ne reflètent donc pas
nécessairement de véritables différences opérationnelles.
Les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque combustible,
supposés constants au cours des années [355].
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy). Les 4 HAP
suivants sont aussi estimés : fluoranthène (FluorA), benzo(a)anthracène (BaA), dibenz(ah)anthracène
(BahA) et benzo(ghi)pérylène (BghiPe).
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées à partir de facteurs d’émission relatifs
à chaque combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie) et
notamment à partir de la référence [968] pour le bois.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
RAFFINAGE DU PETROLE
Cette section concerne uniquement les installations de combustion dans le raffinage du pétrole brut
ou de produits partiellement élaborés provenant d’autres raffineries.
Les émissions issues des procédés du raffinage sont comptabilisées dans la section « 1B2a_petrol
refining » et celles relatives aux torchères « 1B2c_petrol refining ».
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les Généralement spécifiques de chaque
installations sont considérées installation considérée individuellement
individuellement) concernant SO2, CO2, particules et parfois NOx.
Valeurs nationales par défaut pour les autres
cas et les autres substances.
Niveau de méthode :
Rang 2 ou 3 selon les substances.
[39] Citepa – Inventaire des grandes installations de combustion en application des directives
88/609 et 2001/80/CE
[183] Citepa – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
[380] EURELECTRIC – European Wide Sector Specific Calculation Method for reporting to the
European Pollutant Relase and Transfer Register, January 2008
[397] GIEC – Guidelines 2006, Chapter 2, Pages 2.15 and 2.16, Table 2.2 stationary combustion in
the energy industries
[396] CONCAWE – Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by refineries,
2009
[446] EMEP / EEA Guidebook, Edition 2019 – secteur 1A1b – SNAP 010301/010302/010306 – FE
NOx – tables 4-2 à 4-6
[447] EMEP / EEA Guidebook, Edition 2019 – secteur 1A1b – SNAP 010305 – FE NOx – tables 4-7 et
4-8
[448] EMEP / EEA Guidebook, Edition 2019 – secteur 1A1a – SNAP 010304 assimilée à SNAP 010104
et 010105 – FE NOx – tables 3-17 et 3-18
[449] CONCAWE – Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by refineries -
2009 edition, p 83
[676] Guide méthodologique E-PRTR de déclaration des rejets pollutants des sites thermiques à
flamme
[677] CONCAWE - Air Pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by refineries,
2009 edition, HAP unece pour le gaz de raffinerie (p78 - table 29)
[932] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.1 Energy industries, tables
4-5 et 4-6, FE TSP pour le gaz naturel et le FOD
[933] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.1 Energy industries, tables
4-8, FE BC pour les moteurs au FOD
[934] Concawe - report 9/16 Emission factors for metals from combustion of refinery fuel gas and
residual fuel oil - Table 1 pour le gaz de raffinerie
Les sites de raffinage ont connu des modifications de capacité au cours des années écoulées.
Le site de La Mède a arrêté le traitement du pétrole brut fin 2016 et a été transformé pour créer la
première bioraffinerie française afin de répondre à la demande croissante en biocarburants. La
production des biocarburants du site de la Mède a démarré en juillet 2019.
➢ En 2010, la raffinerie des Flandres (Nord) a été arrêtée et reconvertie en dépôt pétrolier. Le
démontage des unités a été réalisé jusqu’en 2013 expliquant les faibles consommations
énergétiques dédiées aux utilités et déclarées de 2010 à 2013,
➢ En 2011, la raffinerie de Reichstett (Bas-Rhin) a arrêté son activité,
➢ En 2012, la raffinerie de Berre (Bouches du Rhône) a été mise en arrêt temporaire pour 2
années dans l’attente d’une reprise de site. Faute de repreneurs, l’exploitant a confirmé la
fermeture de la raffinerie mais s’engage à continuer de développer les activités pétrochimiques
sur le site,
➢ Enfin, en 2013, la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime) a fermé ses portes. Ce site est
en cours de reconversion en entrepôt logistique pour le secteur du e-commerce,
➢ En 2016, la raffinerie de Dunkerque (SRD) n’a pas fonctionné et a définitivement fermé ses
portes en Janvier 2017.
Ces fermetures consécutives expliquent ainsi la baisse de la production de brut traité et raffiné en
Métropole.
Les données disponibles détaillées (types, quantités et caractéristiques des combustibles, types
d’équipements, mesures des émissions, bilans, etc.) [13, 14, 19, 39, 47] permettent une estimation
assez fine des émissions de la combustion pour la plupart des substances, notamment celles
concourant à l’acidification et au changement climatique.
➢ qu'un site utilise des gaz de haut fourneau du site sidérurgique voisin, ce qui explique les
émissions spécifiques importantes pour la catégorie des combustibles solides pour ce secteur,
➢ qu’un site a démarré une turbine à combustion en 2004 au gaz naturel, dont la pleine capacité
est atteinte à partir de 2005. Cet équipement consomme plus de 80% des quantités totales de
gaz naturel allouées à ce secteur.
Les estimations sont effectuées pour chaque sous-ensemble de la raffinerie (fours, moteurs fixes,
turbines à gaz, chaudières).
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible.
Les facteurs spécifiques déclarés par l’exploitant sont utilisés en priorité [19], notamment afin
d’assurer la cohérence des données retenues pour l’inventaire avec celles déclarées au titre du
Système d’Echange de Quotas d’Emissions (SEQE), basées sur des mesures spécifiques.
Lorsque l’exploitant ne déclare pas de facteurs spécifiques, pour une année donnée, les facteurs
d’émission moyens par combustible et par site sont appliqués (notamment avant 2005) ou, en
dernier recours, les valeurs nationales (par combustible) sont utilisées (cf. section générale énergie).
Emissions de CH4
Les émissions sont calculées à partir des facteurs d’émission qui dépendent du combustible et de
l’installation. Si l’exploitant propose des facteurs d’émission ou des mesures fiables, ceux-ci sont pris
en compte en priorité. Les facteurs d’émission par défaut sont tirés du Concawe [396] et du GIEC
[397] pour les fours et les chaudières. Pour les turbines à combustion et les moteurs, les facteurs
d’émission proviennent du Concawe [396] et d’un guide méthodologique E-PRTR [676].
Emissions de N2O
Les émissions de N2O sont déterminées au moyen des facteurs d’émission par défaut (cf. section
générale énergie).
Les émissions de ces installations dont la puissance installée est importante sont déterminées par
mesure directe et/ou à partir du bilan soufre établi sur la base des consommations de combustibles
et de leurs teneurs en soufre recensées chaque année et généralement suivies en continu ou avec
une fréquence élevée [19, 50]. Lorsqu’une valeur spécifique manque pour un paramètre donné, la
valeur de l’année précédente, une valeur d’une installation analogue ou une valeur par défaut (cf.
section générale énergie) est utilisée.
Emissions de NOx
Les émissions sont le plus souvent déterminées, soit à partir d’une mesure, soit au moyen de facteurs
d’émission tirés de la littérature [446, 447, 448].
Emissions de COVNM
Les émissions liées à la combustion sont en général faibles. Elles sont déterminées au moyen de
facteurs d’émission tirés de la littérature [446, 380, 447].
Emissions de CO
Les émissions sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission tirés de la
littérature [446, 447, 448].
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont supposées négligeables d’autant qu’il n’y a pas actuellement d’installation
munie de dispositif d’épuration des NOx dont la nature du procédé serait susceptible de rejeter cette
substance en quantité significative.
Pour le gaz naturel (NAPFUE 301), le fuel domestique (NAPFUE 204), le gaz de raffinerie (NAPFUE
308) et le GPL (NAPFUE 303), les valeurs proviennent du Guidebook EMEP / EEA [932].
Afin d’évaluer l’évolution du facteur d’émission du FOL (NAPFUE 203) au cours des années, la
méthode suivante est appliquée :
Pour les années récentes (notamment depuis 2004 via les déclarations annuelles des rejets), lorsque
les émissions sont déterminées à partir d’une mesure (en continu voire périodique sur la base de
plusieurs mesures dans l’année), les émissions par équipement et par combustible (s’il y en a
plusieurs) sont recalculées via les facteurs d’émission fixes, puis le solde des émissions est attribué au
fioul de raffinerie (NAPFUE 203).
En parallèle (à titre de comparaison ou lorsque l’exploitant ne détermine pas ses émissions par la
mesure), les algorithmes définis dans le guide du Concawe 1/09 [449] relatifs aux émissions de PM10
du FOL sont appliqués. L’algorithme pour les équipements >100 MW est retenu pour les chaudières
(algorithme C) et celui relatif aux équipements de 10 à 100 MW est retenu pour les fours (algorithme
B).
Ensuite, le choix des FE retenus par site suit l’une des deux règles suivantes :
Les FE calculés à partir des mesures sont systématiquement retenus (applicable à partir de 2004 en
général). Pour les années antérieures, une « règle de trois » est appliquée entre le(s) FE FOL
« mesure » et le FE FOL « algorithme » pour réaliser la rétropolation jusqu’en 1990 (basée sur les
teneurs en soufre) permettant ainsi de prendre en compte la spécificité de l’installation.
Les facteurs calculés à partir du Concawe sont retenus sur toute la période. Il est donc fait
l’hypothèse que les émissions de TSP sont équivalentes aux émissions de PM10 (algorithme du
Concawe).
Concernant les moteurs, les facteurs d’émission de TSP utilisés sont les mêmes que pour la
production centralisée d’électricité (cf. section sur la production d’électricité).
L'hypothèse est émise que les chaudières et les fours de procédés sont équipés à 50% d'électrofiltres
et à 50% de filtres à manches. La granulométrie pour le fioul est alors obtenue en appliquant ces
distributions aux profils granulométriques présentés dans la section « 1A_fuel emission factors ». La
même granulométrie est appliquée aux bitumes et au GPL.
Pour le gaz naturel, toutes les particules sont considérées comme des PM1,0.
Pour le gaz de haut fourneau et le gaz de raffinerie, les données granulométriques proviennent de
l’étude ASPA [183].
Concernant les moteurs, la granulométrie utilisée est la même que pour la production centralisée
d’électricité (cf. section sur la production d’électricité).
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Les ratios
retenus dépendent du type de combustible et de l’équipement :
Chaudières/fours :
Les émissions de l’ensemble des métaux lourds sont déterminées à partir de la consommation de
combustibles et des facteurs d’émission moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Les émissions de métaux lourds issues du gaz de raffinerie (NAPFUE 308) sont estimées à partir des
facteurs d’émission proposés par le CONCAWE [934].
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy). Les 4 HAP
suivants sont aussi estimés : fluoranthène (FluorA), benzo(a)anthracène (BaA), dibenz(ah)anthracène
(BahA) et benzo(ghi)pérylène (BghiPe).
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible, supposés constants au cours des années.
Pour les combustibles usuels (fioul lourd, fioul domestique et gaz naturel), les émissions sont
déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Les bitumes sont assimilés au fioul lourd. Le GPL est quant à lui assimilé au gaz naturel. Les facteurs
d’émission pour le gaz de raffinerie sont tirés du Concawe [677].
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années. (Cf. section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
RAFFINAGE DU GAZ
Cette section concerne la combustion lors du raffinage du gaz ainsi que les activités connexes.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les installations sont Généralement spécifiques de chaque
considérées individuellement) installation considérée individuellement
concernant SO2, CO2, particules et parfois NOx.
Valeurs nationales par défaut pour les autres
cas et les autres substances.
Niveau de méthode :
Rang 2 et 3 selon les substances
Références utilisées :
[17] EMEP / CORINAIR Guidebook
[39] CITEPA – Inventaire des grandes installations de combustion en application des directives
88/609 et 2001/80/CE
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
Les données disponibles détaillées (types, quantités et caractéristiques des combustibles, types
d’équipements, mesures des émissions, bilans, etc.) [19, 39, 50] permettent une estimation assez fine
des émissions des différents équipements pour la plupart des substances, notamment celles
concourant à l’acidification et au changement climatique.
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs aux combustibles
consommés. Les facteurs spécifiques déclarés par l’exploitant sont utilisés en priorité [19, 50],
notamment afin d’assurer la cohérence des données retenues pour l’inventaire avec celles déclarées
au titre du Système d’Echange de Quotas d’Emissions (SEQE), basées sur des mesures spécifiques.
Lorsque, pour une année donnée, l’exploitant ne fournit pas de facteur spécifique pour un ou
plusieurs combustibles, la moyenne des facteurs d’émission sur les années renseignées ou la valeur
nationale (cf. section générale énergie) est appliquée (notamment avant 2005). Les facteurs
d’émission spécifiques à cette activité sont confidentiels (un seul site concerné).
Emissions de CH4
Pour les chaudières et les fours, les facteurs d’émission proviennent du Guidebook EMEP / CORINAIR
[17] pour le fioul lourd et de facteurs spécifiques déclarés par l’exploitant pour le gaz naturel [50].
Pour les moteurs fixes, des valeurs spécifiques sont utilisées [50].
Emissions de N2O
Les émissions de N2O sont déterminées au moyen de facteurs d’émission par défaut (cf. section
générale énergie).
Les émissions de cette installation sont déterminées à partir du bilan soufre établi sur la base des
consommations de combustibles et de leurs teneurs en soufre recensées chaque année [19, 50].
Emissions de NOx
Les émissions sont déterminées, soit à partir des déclarations annuelles des émissions (à partir de
2002), soit au moyen d’un facteur d’émission par défaut issu du Guidebook EMEP / CORINAIR [17]
entre 1990 et 2002.
Emissions de COVNM
Emissions de CO
Les émissions sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission par défaut pour les
chaudières (voir section générale énergie) et d’un facteur d’émission spécifique pour les moteurs
fixes.
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont supposées négligeables d’autant qu’il n’y a pas actuellement d’installation
munie de dispositif d’épuration des NOx dont la nature du procédé serait susceptible de rejeter cette
substance.
Les émissions sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission provenant du
Guidebook EMEP / CORINAIR [17] pour le gaz naturel (NAPFUE 301).
Pour le gaz naturel, toutes les particules sont considérées comme des PM1.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient des références [17] et [681].
- Chaudière : 2,5%,
- Moteur : 8,6%.
Métaux lourds (ML)
Les émissions de l’ensemble des métaux lourds sont déterminées à partir de la consommation de
combustibles et des facteurs d’émission moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Les émissions de l’ensemble des dioxines et furanes sont déterminées au moyen de facteurs
d’émission relatifs à chaque combustible, supposés constants au cours du temps (cf.section générale
énergie).
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy). Les 4 HAP
suivants sont aussi estimés : fluoranthène (FluorA), benzo(a)anthracène (BaA), dibenz(ah)anthracène
(BahA) et benzo(ghi)pérylène (BghiPe).
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
Polychlorobiphényles (PCB)
Pour les combustibles consommés dans les installations de raffinage du gaz, les émissions sont
déterminées à partir de facteurs d'émission moyens (cf. section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Pour les combustibles consommés dans les installations de raffinage du gaz, les émissions sont
déterminées à partir de facteurs d'émission moyens (cf. section générale énergie).
Emissions raffinage du
gaz - 1A1c
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Transformation du charbon, cokeries minières et sidérurgiques
Niveau de méthode :
Rang 2/3 du fait de la prise en compte de données spécifiques à une partie des installations.
Références utilisées :
[1] SDES (SOeS et anciennement Observatoire de l’Energie) – bilans de l’Energie français (données
non corrigées du climat). Communication annuelle
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[27] Fédération française de l’Acier (FFA) / A3M (Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux) -
Données internes (jusqu’en 2013)
[53] SESSI – Bulletin mensuel de statistique industrielle
[66] EPA – AP42 Compilation of air pollutant emission factors, January 1995
[70] CITEPA - BOUSCAREN R. - Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
connues. Une répartition moyenne des consommations par type de combustible, basée sur les années
connues, est appliquée à la consommation totale afin d’obtenir les consommations par combustible.
Lorsque les cokeries minières fonctionnaient encore, du gaz de mine et du gaz de cokerie étaient
produits. L’une des cokeries réutilisait le gaz de mine et le gaz de cokerie au sein de la cokerie comme
intrants énergétiques, et l’autre n’utilisait que du gaz de cokerie.
Au sein des cokeries sidérurgiques, le gaz de four à coke produit est réutilisé en tant que source
d’énergie dans les différents ateliers du site intégré de fabrication d’acier (au sein de l’atelier de
production de coke, de l’agglomération, des hauts-fourneaux, des fours à oxygène ou encore des
ateliers connexes). Une partie de ce gaz de cokerie est également vendu, notamment à des
producteurs d’électricité.
Les émissions liées à la fabrication du charbon de bois sont calculées à partir de la production [517,
518 et 1061], et des facteurs d’émission spécifiques au secteur [78].
Emissions de CO2
Pour la transformation du charbon, les émissions de CO2 sont déterminées au moyen des
consommations [1] et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Pour la fabrication de coke au sein des cokeries sidérurgiques, les consommations de combustibles
sont fournies par la fédération professionnelle [27]. Du gaz de cokerie est produit au sein des cokeries
sidérurgiques et est réutilisé en tant que combustible dans les différents ateliers des sites
sidérurgiques intégrés (au sein de la cokerie, mais aussi l’agglomération, les hauts-fourneaux et
d’autres ateliers connexes). Il peut également être vendu et utilisé comme source d’énergie par
d’autres secteurs (comme la production d’électricité par exemple). Les émissions associées à la
combustion de ce gaz acheté sont alors comptabilisées dans le secteur utilisateur. Le facteur
d’émission est tiré des teneurs en carbone moyennes (sur 2011-2008) de chaque combustible [27].
Dans le cas des cokeries minières (arrêt de l’activité fin 2009), les productions sont issues des
déclarations annuelles des exploitants [19]. Les facteurs d’émission pour le CO 2 liés aux
consommations de gaz de cokerie, de gaz de mine et de charbon à coke sont tirés des informations
individuelles des deux sites : une seule année (2001) pour l’un des sites, six années (2004 à 2009) pour
le second site [19] (Rang 3 pour ces années connues). Le même facteur d’émission est appliqué pour
les années pour lesquelles l’information n’est pas disponible (Rang 2).
Concernant la fabrication du charbon de bois, le facteur d’émission provenant de l’USEPA est pris par
défaut [66]. Ces émissions sont assimilées à du CO 2 biomasse et ne sont donc pas comptabilisées dans
le total national.
Emissions de CH4
Pour la transformation du charbon, les émissions de CH4 sont déterminées au moyen des
consommations [1] et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible issus du GIEC 2006 [638].
Pour la fabrication de coke au sein des cokeries sidérurgiques, les consommations de combustibles
sont fournies par la fédération professionnelle [27]. Les facteurs d’émission sont tirés du GIEC 2006
[638].
Dans le cas des cokeries minières (arrêt de l’activité fin 2009), les productions sont issues des
déclarations annuelles des exploitants [19]. Les facteurs d’émission sont tirés du GIEC 2006 [638].
Concernant la fabrication du charbon de bois, deux facteurs d’émission sont considérés selon le type
de procédé de production (artisanal ou industriel) ; ils proviennent d’une étude du CITEPA [78]. Le
facteur d’émission global varie au cours du temps en fonction de la répartition entre les productions
de type artisanale et industrielle.
Emissions de N2O
Pour la transformation du charbon, les émissions de N2O sont déterminées au moyen des
consommations [1] et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible issus du GIEC 2006 [638].
Dans le cas des cokeries sidérurgiques et minières, les facteurs d’émission sont tirés du GIEC 2006
[638].
Pour la fabrication de charbon de bois, les émissions de N2O sont estimées à partir de facteurs
d’émission issus du GIEC 2006 [638].
Emissions de SO2
Pour la transformation du charbon, les émissions de SO2 sont déterminées au moyen des
consommations [1] et des facteurs nationaux pour chaque combustible (cf. section générale énergie).
Pour les cokeries minières et sidérurgiques, les émissions de SO2 sont déterminées à partir des
déclarations annuelles [19, 27] à partir de 2004. La fédération professionnelle a transmis des facteurs
d’émission de 1999 à 2001 [27]. Le FE est interpolé entre 2001 et 2004. Avant 1999, les facteurs
nationaux sont utilisés (cf. section générale énergie).
Pour les installations de fabrication de charbon de bois, le facteur d’émission est déterminé en
fonction des caractéristiques physiques du bois (cf. section générale énergie).
Emissions de NOx
Pour la transformation du charbon, les émissions de NOx sont déterminées au moyen des
consommations [1] et des facteurs nationaux pour chaque combustible (cf. section générale énergie).
Pour les cokeries minières et sidérurgiques, les émissions de NOx sont déterminées à partir des
déclarations annuelles [19, 27] à partir de 2004. La fédération professionnelle a transmis des facteurs
d’émission de 1999 à 2001 [27]. Le FE est interpolé entre 2001 et 2004. Avant 2004, les facteurs
nationaux sont utilisés (cf. section générale énergie).
Pour la fabrication du charbon de bois, le facteur d’émission provient de l’US EPA [66].
Emissions de COVNM
Pour la transformation du charbon, les émissions de COVNM sont déterminées au moyen des
consommations [1] et des facteurs nationaux pour chaque combustible (cf. section générale énergie).
Pour les cokeries minières et sidérurgiques, les émissions de COVNM sont déterminées au moyen des
consommations [19][27] et des facteurs nationaux pour chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Concernant la fabrication du charbon de bois, deux facteurs d’émission sont considérés selon le type
de procédé de production (artisanal ou industriel) ; ils proviennent d’une étude du CITEPA [78]. Le
facteur d’émission global varie au cours du temps en fonction de la répartition entre les productions
de type artisanale et industrielle.
Emissions de CO
Pour la transformation du charbon, les émissions de CO sont déterminées au moyen des
consommations [1] et des facteurs nationaux pour chaque combustible (cf. section générale énergie).
Pour les cokeries minières et sidérurgiques, les émissions de CO sont déterminées au moyen des
consommations [19][27] et des facteurs nationaux pour chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Concernant la fabrication du charbon de bois, deux facteurs d’émission sont considérés selon le type
de procédé de production (artisanal ou industriel) ; ils proviennent d’une étude du CITEPA [78]. Le
facteur d’émission global varie au cours du temps en fonction de la répartition entre les productions
de type artisanale et industrielle.
Emissions de NH3
Pas d’émission attendue.
Pour les cokeries minières et sidérurgiques, les émissions de BC sont basées sur une spéciation
chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio est assimilé à celui de la catégorie 1.A.1 pour les
combustibles liquides et provient du Guidebook EMEP/EEA sur les inventaires d’émissions de polluants
[768]. Pour le charbon et les combustibles gazeux, les émissions de BC sont basées sur une spéciation
chimique des émissions de PM 2,5, ce ratio est assimilé à celui de la catégorie 1.A.2 et provient du
Guidebook EMEP/EEA sur les inventaires d’émissions de polluants ([761] et [756] respectivement).
Pour la production de charbon de bois, les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique
des émissions de PM2,5. Ce ratio est égal à 3,3% des PM 2.5 et provient du Guidebook EMEP/EEA sur les
inventaires d’émissions de polluants [764].
Polychlorobiphényles (PCB)
Pour les cokeries et les installations de transformation des combustibles solides, les émissions de
PCB sont estimées à partir des facteurs d’émission par défaut par combustible (cf. section générale
énergie).
En ce qui concerne la fabrication du charbon de bois, le facteur d’émission des PCB pour le bois est
tiré d’une étude de l’AEAT [346], puis il est affecté du ratio énergétique correspondant en GJ/Mg de
charbon de bois produit. Il est considéré constant au cours des années.
Hexachlorobenzène (HCB)
Pas d’émission notable attendue.
Facteurs
d’émission
Emissions transformation
des combustibles
minéraux solides - 1A1c
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les Le plus souvent spécifiques du secteur
installations sont considérées voire de chaque installation concernant
individuellement) SO2, NOx, particules, métaux lourds et
PCDD-F. Valeurs nationales pour les
autres substances y compris CO2.
Niveau de méthode :
Rang 2+ pour les polluants (selon les substances (c'est-à-dire la spécificité des facteurs d’émission de
chaque installation et leur poids dans l’ensemble du secteur)).
Références utilisées :
Principales sources d’information utilisées :
[68] OFEFP – Mesures pour la réduction des émissions de PM10. Document environnement n°136, juin
2001
[70] CITEPA - BOUSCAREN R. - Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[183] CITEPA – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[279] MEDD – Compilation annuelle des émissions de métaux lourds et dioxines émis par les UIOM
[280] INERIS, "Inventaires et facteurs d'émission de dioxines UIOM", rapport provisoire n°4
[281] Projet TOCOEN (Toxic Organic COmpounds in the ENvironment), Masaryk University, Mars 1993
[310] FNADE – Compte rendu du groupe de travail EPER sur l’incinération, juin 2006
[335] ADEME – Second état d’avancement de la mise en conformité des UIOM, 2005
[368] ADEME – Campagnes MODECOM (1993, 2007, 2017)
[569] EMEP/EEA 2013 – Industrial waste incineration including hazardous waste and sewage sludge
(page 11, table 3-2)
[608] MEDDE – Bureau de la Planification et de la Gestion des Déchets – Plan déchets 2014-2020, selon
les hypothèses d’application du scénario de prospective tendancielle à l’horizon 2025
[617] GIEC – Lignes directrices 2006, Volume 5, chapitre 2, table 2.4
[618] GIEC – Lignes directrices 2006, Volume 2, chapitre 5.4.1, table 5.2
[619] GIEC – Lignes directrices 2006, Volume 5, chapitre 5, table 5.3
[743] GIEC - Lignes Directrices 2006, Volume 5, chapitre 5, paragraphe 5.2.1.1, équation 5.2
Les résultats de l’enquête ITOM font en outre l’objet d’un rapport public tous les 2 ans. La dernière
édition a été publiée en 2022 et concerne les données de l’année 2020.
Règle de rapportage
Les émissions de CO2 issues de la part organique des déchets est comptabilisée hors totale.
Emissions de CO2
Les émissions de CO2 sont déterminées selon la méthodologie recommandée dans les lignes Directrices
2006 du GIEC [743] au moyen de facteurs d’émission calculés sur la base du contenu en carbone des
déchets (FC), de la composition des déchets traités en UIDND (WF), du facteur d’oxydation de
l’incinération (OF) et du ratio de carbone d’origine biomasse (CFC).
Où :
MSW = quantité totale de déchets solides municipaux (poids humide) incinérés, Gg/an
WFi = fraction du type de déchets/matière du composant i dans les DSM (poids humide) incinéré, avec
∑WFi = 1,
dmi = teneur en matière sèche des DSM (poids humide) incinérés, (fraction)
CFi = fraction de carbone dans la matière sèche (teneur totale en carbone), (fraction)
i = composants des DSM incinérés tels que le papier/carton, les textiles, les déchets alimentaires, le
bois, les déchets de jardin (cour) et de parc, les couches jetables, le caoutchouc et le cuir, les
plastiques, le métal, le verre, les autres déchets inertes.
Les valeurs par défaut de contenu en carbone des déchets (FC) proposées par le GIEC sont appliquées
[617][618].
La valeur par défaut du facteur d’oxydation de l’incinération proposée par le GIEC est appliquée
[618].
Les valeurs par défaut du ratio de carbone d’origine biomasse (FCF) proposées par le GIEC sont
appliquées [617][618].
Emissions de CH4
Le facteur d’émission de CH4 dépend du type de technologie d’incinération (four à grille ou à lits
fluidisés).
Pour une technologie à grille, le facteur d’émission est de 0,2 kg CH 4 / Gg de déchets [619].
Pour une technologie à lits fluidisés, le facteur d’émission du CH4 est nul [619].
La répartition des usines par type de four en France, en proportion de la capacité installée, est connue
pour 2005 au travers de l’enquête de l’ADEME [335]. Elle est composée de 97,2% de fours à grille
(grilles fixes, grilles mobiles et fours rotatifs) et de 2,8% de lits fluidisés.
Emissions de N2O
Le facteur d’émission du N2O est calculé sur la base des déclarations annuelles des sites sur la
plateforme GEREP à partir de 2004. Pour les années antérieures, le facteur d’émission de 2004 est
appliqué. L’estimation réalisée par les industriels s’appuie généralement sur les concentrations
mesurées en continu au niveau des cheminées.
Emissions de SO2
Un facteur d’émission moyen est déterminé à partir des déclarations annuelles des émissions de 1994
et depuis 2000 [19] (déclaration sans seuil). L’estimation réalisée par les industriels s’appuie
généralement sur les valeurs réglementairement mesurées en continu sur les cheminées. Le facteur
d’émission de 1994 est appliqué aux années antérieures. Les années intermédiaires sont interpolées.
1990 2000 2010 2020
Emissions de NOx
Un facteur d’émission moyen est déterminé à partir des déclarations annuelles des émissions de 1994
et depuis 2000 [19] (déclaration sans seuil). L’estimation réalisée par les industriels s’appuie
généralement sur les valeurs réglementairement mesurées en continu sur les cheminées. Le facteur
d’émission de 1994 est appliqué aux années antérieures. Le facteur d’émission de 1994 est appliqué
aux années antérieures. Les années intermédiaires sont interpolées.
Emissions de COVNM
Un facteur d’émission moyen est déterminé à partir des déclarations annuelles des émissions de 1994
et depuis 2000 [19] (déclaration sans seuil). Le facteur d’émission de 1994 est appliqué aux années
antérieures. Le facteur d’émission de 1994 est appliqué aux années antérieures. Les années
intermédiaires sont interpolées.
1990 2000 2010 2020
Emissions de CO
Les émissions jusqu’à 1994 sont déterminées au moyen d’un facteur d’émission de 700 g / t déchets
issu du Guidebook EMEP [17]. Entre 1994 et 2004 les émissions sont interpolées. Depuis 2004, le
facteur d’émission du CO est calculé à partir des déclarations annuelles des sites.
1990 2000 2010 2020
Emissions de NH3
Les installations équipées d’équipement de réduction des émissions d’oxydes d’azote (De-NOx) de
type SCR et SNCR sont émetteurs de NH3. Le premier DeNOx (de type SCR) a été installé en 1998. Le
facteur d’émission de NH3 retenu pour les années antérieures à 1998 est nul.
Le facteur d’émission est établi à partir du facteur d’émission déterminé par la FNADE [310] pour une
installation équipée d’un système De-NOx SCR ou SNCR (11 g NH3 / tonne déchets incinérée), ramené
au rapport de la quantité de déchets incinérés avec De-NOx à la quantité totale de déchets incinérés
dans des installations sans récupération d’énergie. Les investigations menées par le CITEPA amènent
à considérer qu’en 2013 environ 5% des déchets non dangereux traités en UIDND sont incinérés dans
une installation qui ne comporte pas de traitement des NOx.
1990 2000 2010 2020
PM10 95
PM2.5 78
PM1 (nd)
Facteurs d’émission de métaux lourds associés à l’incinération de déchets ménagers (mg ML/Mg de
déchets)
à 2003 [279]. Le facteur d’émission moyen est déduit de ces facteurs d’émission unitaires et d’un
taux de mise en conformité des incinérateurs.
A partir de 2004, le facteur d’émission est estimé sur la base des déclarations annuelles des industriels
[19] (déclaration sans seuil). L’estimation réalisée par les industriels s’appuie généralement sur les
valeurs réglementairement mesurées en semi-continu sur les cheminées.
Le facteur d’émission évolue donc chaque année et reflète les évolutions technologiques.
Polychlorobiphényles (PCB)
En ce qui concerne les PCB, en l’absence d’autres informations, une donnée issue de EMEP/CORINAIR
[17] est utilisée pour l’année 1990. Pour les autres années, on applique à ce facteur d’émission
l’évolution du facteur d’émission des dioxines et furannes.
Hexachlorobenzène (HCB)
Une distinction est faite entre les incinérateurs conformes et les non conformes. Le facteur d’émission
de chacune de ces 2 catégories est issu du rapport de R. Bouscaren [70]. Le facteur d’émission moyen
est déduit de ces facteurs d’émission unitaires et d’un taux de mise en conformité des incinérateurs
(100% depuis 2006).
• que des émissions de polluants sont liées à l’utilisation de l’énergie tandis que d’autres sont
liées à d’autres phénomènes (mécanique, chimique, etc.),
• la grande diversité des procédés spécifiques aux différents secteurs de la branche et aux divers
produits,
• la variabilité des caractéristiques des installations même au sein d’un secteur (type
d’équipement, taille, etc.).
Il en résulte que les méthodes d’estimation des émissions font appel :
• d’une part, à des données spécifiques de chaque secteur d’activité (cf. sections suivantes) et,
• d’autre part, à des données communes à tous les secteurs lorsque l’estimation porte sur la
combustion de produits fossiles, de biomasse et de déchets valorisés pour leur contenu
énergétique dans des équipements (chaudières, engins, etc.) appartenant aux entreprises et
activités classées dans l’industrie manufacturière quel que soit le secteur considéré. Auquel
cas, pour éviter une répétition inutile, les éléments correspondants sont fournis dans la
présente section.
Cependant, les phénomènes éventuellement concomitants responsables d’émissions des mêmes
substances ou d’autres substances sont traités dans d’autres sections (par exemple le CO2 issu de la
décarbonatation, cf. sections relatives aux codes CRF 2A1 à 2A4) en fonction de la classification
internationale des sources CRF.
CE / directive IED 1.1 (champ limité aux installations > 50 MW) quel que soit le secteur
d’activité
CE / E-PRTR 1c (champ limité aux installations > 50 MW) quel que soit le secteur
d’activité
CE / directive GIC 030101, 030102 (+ 030104 sous GIC à partir de l’inventaire relatif à
2004)
OMINEA_1A2_manufacturing industries.docm
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Top-down en général mais Le plus souvent valeurs nationales
recoupements partiels par Bottom-up notamment CO2, mais spécifiques pour
pour les installations de puissance certaines installations concernant SO 2,
50 MW et les installations soumises au NOx, particules principalement
SEQE (puissance 20 MW, fours, etc.)
Niveau de méthode :
2 ou 3 selon les substances (c'est-à-dire la spécificité des facteurs d’émission de chaque installation et
leur poids dans l’ensemble du secteur).
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[39] Citepa – Inventaire des grandes installations de combustion en application des directives
88/609 et 2001/80/CE
[459] EMEP / EEA Guidebook – Mai 2009 – Sections « 1A1 Energy industries » et « 1A4ai, 1A4bi,
1A4ci, 1A5a Small combustion »
[624] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 3, Combustion mobile, Table 3.3.1 et 3.2.2
[939] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1.A.1 Energy industries, tables
3-2 / 3-4 / 3-5 / 3-6, FE CO et COVNM
[940] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1.A.4 Small combustion, tables
3-29 / 3-30 / 3-31 / , FE NOx, TSP, CO et COVNM
[968] US EPA - AP 42 – 5th edition, Volume 1 - Chapter 1.6: Wood Residue Combustion In Boilers -
table 1.6-3
[1004] Note de l'ADEME - Proposition d'évolution des facteurs d'émission 1 à 20MW. 18/03/2019
OMINEA_1A2_manufacturing industries.docm
[1212] Cortea Acibioqa - Amélioration des connaissances en matière d’impact des chaufferies
biomasse sur la qualité de l’air, ADEME
Les principaux combustibles solides consommés sont les gaz sidérurgiques, le charbon, le lignite, et le
coke.
Les principaux combustibles liquides consommés sont le fioul lourd, le GPL, le fioul domestique et
diesel, le coke de pétrole et les autres produits pétroliers. Depuis 2011, la réglementation sur les
engins mobiles non routiers impose de consommer du gazole non routier (diesel) à la place du fioul
domestique.
Ces critères rendent complexes la détermination des consommations d’énergie car il n’existe pas de
statistiques appropriées prêtes à cet emploi environnemental. Les consommations énergétiques sont
donc reconstituées pour les divers sous-ensembles considérés à partir des statistiques et données
disponibles. A cet effet plusieurs sources sont utilisées :
• Le bilan de l’énergie du SDES [1], qui couvre l’ensemble de l’industrie y compris l’industrie du
bâtiment et des travaux publics (BTP) et la production du tabac, quelle que soit la taille de
l’entreprise. Cette statistique propose une répartition des consommations selon les différents
sous-secteurs mais la série temporelle n’est pas toujours cohérente. Le bilan de l’énergie du
SDES fournit également la part de biométhane consommé, qui est ensuite retranchée à la
consommation totale de gaz de réseau. L’autoproduction d’énergie n’est pas incluse dans la
catégorie « industrie » par le SDES, elle est incluse dans les secteurs de la transformation
d’énergie. Ces consommations sont réallouées par le Citepa aux secteurs autoproducteurs,
dont l’industrie, le raffinage et le tertiaire, selon des clés de répartition fournies par le SDES.
En revanche, la chaleur produite par des tiers (sites en NAF 35) et vendue à l’industrie
manufacturière, est comptabilisée dans la catégorie « production d’électricité et de chaleur »
(1A1a), en accord avec les lignes directrices du GIEC et d’EMEP.
• L’enquête annuelle des consommations d’énergie dans l’industrie [26] qui couvre
l’autoproduction d’énergie et la consommation de combustibles tels que biomasse et déchets
depuis 2006. Le BTP et l’industrie du tabac ne sont pas inclus dans le champ qui se limite en
outre aux entreprises de plus de 20 salariés (10 salariés pour les industries agro-alimentaires).
En règle générale, plus de 15 000 établissements sont enquêtés chaque année dont tous les
gros consommateurs d’énergie.
OMINEA_1A2_manufacturing industries.docm
• L’inventaire des Grandes Installations de Combustion (GIC) [39] dans lequel les données sont
disponibles par combustible pour les installations de plus de 50 MW.
• Les données relatives aux déclarations annuelles des rejets de polluants [19] qui comportent
des informations relatives aux différents combustibles consommés et à leurs caractéristiques
pour chaque installation.
• Les données statistiques publiques ou internes produites par certains secteurs tels que la
sidérurgie [27], la production de ciment [28] et la production d’enrobage routier [64].
• Les données relatives à l’Outre-mer fournies par le CPDP [14] et les observatoires régionaux
(cf. section générale énergie).
• Les données relatives aux installations soumises au système d’échange de quotas d’émissions
(SEQE) : les déclarations annuelles de rejets [19] fournissent les consommations de
combustibles particuliers non prises en compte dans les statistiques nationales, et qui sont
donc à ajouter au bilan national. Les données SEQE permettent par ailleurs d’effectuer un
contrôle de cohérence et vérifier que les émissions totales d’un secteur SEQE ne dépassent pas
les émissions du secteur correspondant dans l’inventaire.
Les différences entre les champs des diverses sources sont illustrées par les figures ci-après
respectivement en ce qui concerne la couverture sectorielle et la couverture des combustibles.
Données professionnelles
GIC
EACEI
BTP
SOeS
Petites entreprises
BDREP
(déclaration annuelle de polluants)
OMINEA_1A2_manufacturing industries.docm
•
Périmètres relatifs aux combustibles dans les bilans énergétiques
•
Déchets
Combustibles utilisés
Produits Gaz Autres
minéraux Biomasse comme
pétroliers naturel gaz
solides combustibles
SOeS
SDES
GIC
Autres
Les caractéristiques des combustibles prises en compte sont celles disponibles pour les installations
considérées individuellement [19, 39] (les plus gros consommateurs généralement). A défaut, les
caractéristiques moyennes par défaut sont utilisées (cf. section générale énergie). A noter que les
produits dérivés ou déchets utilisés comme combustibles le sont généralement dans des installations
de taille importante et sont appréciés sur une base individuelle. L’incertitude sur les niveaux d’activité
s’en trouve donc réduite.
Les sous-secteurs identifiés sont ceux définis par les Nations Unies dans le CRF et le NFR.
20, 21 et
Chemicals 20, 21 et 22 20, 21 et 22 Chimie NCE E23 à E28
22
Food
Industries
processing, 10, 11 et
10, 11 et 12 10, 11 et 12 agro- NCE E12 à E14
beverages 12
alimentaires
and tobacco
Equipements
et matériels de NCE E30 à 33
13 à 16, 13 à 16, 26 13 à 16, 26 transports
Other
26 à 32 à 32 à 32
Divers
NCE E15, E34, E36 à E38
industrie
Pour des raisons de confidentialité statistique, l’EACEI ne couvre pas l’industrie du tabac qui se
retrouve de facto répartie sur l’ensemble des secteurs et pas nécessairement dans le secteur de
l’industrie agro-alimentaire.
Le logigramme ci-après décrit les différentes phases de traitement de l’information qui aboutissent :
(3)
Données sur les
Calcul de la
combustibles (2)
consommation par
spéciaux Calcul de la
combustible et par
sous-secteur pour consommation par
(0) les fours combustible pour la
Bilan de l’énergie machinerie
du secteur 1A2
total
(4)
Calcul de la consommation par
combustible pour les installations < 50 MW
(4) = (0) – (1) – (2) – (3)
logigramme 1A2.pptx
Des ajustements sont introduits pour boucler, in fine, avec le bilan énergétique national. Ces
ajustements qui sont généralement limités et quantitativement faibles s’expliquent par les différences
structurelles des diverses sources d’information, la prise en compte de données spécifiques à
certaines installations, etc.
Les émissions sont calculées à partir des consommations d’énergie et des facteurs d’émission
éventuellement spécifiques à certaines catégories d’installation, voire par installation lorsque les
données sont disponibles (notamment les GIC).
Les consommations d’énergie relatives à tous ces sous-ensembles représentent une grande quantité
de données gérée par des bases de données qui ne peut être fournie ici. Un récapitulatif plus détaillé
par type de combustible est présenté en annexe 13 pour quelques années à partir de 1990.
Les équipements tels que les turbines à gaz, les moteurs fixes et les autres équipements thermiques
(fours exceptés) sont assimilés aux chaudières car les parcs de ces équipements ne sont pas connus
avec assez de précision. Les engins mobiles font l’objet d’une estimation distincte associée à des
facteurs d’émission spécifiques (cf. section 1A2_mobile sources).
La détermination des émissions des installations visées est effectuée au moyen de plusieurs
approches potentielles :
Ces facteurs d’émission sont développés dans les sous-sections suivantes propres aux différentes
catégories de polluants.
Les secteurs présentant des spécificités sont développés dans des sections particulières (sidérurgie,
métaux non ferreux, etc. – catégories CRF 1A2a, 1A2b, 1A2g et 1A2f) tandis que pour les autres
secteurs ne comportant que des installations de combustion relativement classiques et homogènes
(catégories CRF 1A2c, 1A2d et 1A2e), les éléments généraux développés dans la présente section et
ses sous-sections sont directement applicables.
Concernant la sidérurgie, les flux énergétiques présentent une complexité dans la répartition des
usages énergétiques et non énergétiques correspondant aux catégories CRF et NFR 1A2a, 1B1b et
2C1. En ce qui concernent les rejets de CO2 et CH4, en accord avec les lignes directrices du GIEC, les
émissions issues de la combustion de combustibles minéraux solides (hors gaz sidérurgiques
consommés dans les chaudières) sont allouées au CRF 2C1. En ce qui concerne les autres substances
(i.e. le N2O et les polluants atmosphériques), d’après les lignes directrices du GIEC et d’EMEP, les
émissions de la combustion de combustibles minéraux solides sont réparties entre usages
énergétiques et non énergétiques selon les divers usages (i.e. ateliers sidérurgiques). Toutes les
émissions liées à la combustion de combustibles liquides et gaz naturel sont considérées en tant
qu’usage énergétique, et donc allouées au CRF et NFR 1A2. Les émissions liées aux gaz sidérurgiques
vendus à d’autres sites sont allouées aux secteurs consommateurs.
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible. Les facteurs d’émission spécifiques nationaux ou par sites sont appliqués selon les
secteurs (cf. section générale énergie).
OMINEA_1A2_manufacturing industries.docm
Pour les combustibles particuliers, connus grâce aux déclarations annuelles de rejets [19] dans le
cadre du système d’échange de quotas d’émissions (SEQE), des facteurs d’émission spécifiques
recalculés d’après les déclarations sont utilisés.
Les émissions de CO2 des consommations de combustibles solides au sein des ateliers sidérurgiques
(liées à la combustion, cf. section 1A2a « Iron and steel »), hors GIC, sont désormais allouées au CRF
2C1, conformément aux lignes directrices du GIEC 2006.
Les émissions de CH4 et N2O sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible. Les valeurs par défaut par combustible proviennent du GIEC 2006 [624].
Comme pour le CO2, les émissions de CH4 liées aux consommations de combustibles solides au sein
des ateliers sidérurgiques (liées à la combustion, cf. section 1A2a « Iron and steel »), hors GIC, sont
également désormais allouées au CRF 2C1 conformément aux lignes directrices du GIEC 2006. Les
émissions de N2O, ne pouvant être rapportées dans le CRF 2C1, sont allouées au CRF 1A2a comme
auparavant.
Concernant les chaudières, on dispose chaque année de données spécifiques pour un certain nombre
d'installations de puissance supérieure à 50 MW [19, 39]. Ces valeurs spécifiques permettent de
déterminer une valeur moyenne par défaut basée sur plusieurs années d'observation. Pour les
installations de moins de 50 MW, des facteurs d’émission par défaut sont employés (cf. section
générale énergie).
Concernant les fours, les émissions sont déterminées le plus souvent à partir des déclarations
annuelles disponibles [19]. Dans les autres cas, les émissions sont déterminées à partir de méthodes
intermédiaires et de facteurs d’émission propres à chaque secteur de l’industrie (cf. sections 1A2a à
1A2g).
Pour les NOx et TSP, un cas particulier reste néanmoins à souligner pour la combustion du bois dans
des installations inférieures à 50 MW. Pour les NOx, une analyse spécifique des déclarations pour les
installations d’une puissance comprise entre 20 et 50 MW, ainsi qu’une étude sur les niveaux
d’émission des installations inférieures à 20 MW [1212], permettent de déterminer des facteurs
d’émission spécifiques. Pour les TSP, la prise en compte d’installations faisant partie du Fond Chaleur
de l’ADEME conduit à une baisse des facteurs d’émission à partir de 2010 [1004].
Emissions de COVNM et CO
Les émissions de COVNM et CO sont estimées au moyen de facteurs d’émission différents selon les
catégories de puissance des installations. Ces FE proviennent du Guidebook EMEP/EEA pour les
installations > 50 MW [939] et celles inférieures à 50 MW [940] et d’une étude nationale spécifique
pour les NAPFUE 111, 116 et 117 [67, 1004].
Emissions de NH3
OMINEA_1A2_manufacturing industries.docm
Les émissions de NH3 sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission moyens
par combustible pour les installations inférieures à 50 MW (cf. section générale énergie).
L'hypothèse est faite que toutes les installations de puissance supérieure à 50 MW sont équipées à
40% d'électrofiltres, à 40% de filtres à manches et à 20% de laveurs. Pour celles de puissance
inférieure à 50 MW, il est supposé qu’elles sont équipées à 50% de cyclones, à 10% d'électrofiltres, à
10% de filtres à manches et à 5% de laveurs, les 25% restantes n'étant pas du tout équipées. La
granulométrie est alors obtenue en appliquant ces distributions aux profils granulométriques
présentés dans la section générale énergie. Dans le cas du gaz naturel, les facteurs d’émission de
PM10 et PM2,5 proviennent du Guidebook EMEP / EEA [414] : le facteur d’émission utilisé est le même
que pour les particules totales.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient de la référence [17].
Chaudières > 50 MW
- 2,2% pour les combustibles minéraux solides (hors bois et déchets industriels),
- 6,4% pour les déchets industriels,
- 3,3% pour le bois,
- 5,6% pour les combustibles liquides hors fioul domestique et gazole,
- 33,5% pour le fioul domestique et le gazole,
- 2,5% pour les combustibles gazeux.
Chaudières < 50 MW
Les émissions de métaux lourds sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années sauf dans le cas du plomb dans l’essence. Ces
facteurs d’émission par combustible sont disponibles dans la section générale énergie.
Les facteurs d’émission utilisés sont ceux décrits dans la section générale énergie.
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Les émissions pour chacun des 8 HAP sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à
chaque combustible, supposés constants au cours des années.
Les facteurs d’émission utilisés sont ceux décrits dans la section générale énergie ou dans les
références [67] et [968] pour le bois.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
OMINEA_1A2a_grey iron.docm
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale annuelle de fonte Facteurs d'émission nationaux
Niveau de méthode :
Rang 2
Références utilisées :
[26] Ministère de l’Industrie, de l’Economie et des Finances (SESSI) et Ministère de l’Agriculture
(SCEES) – Enquête annuelle sur les consommations d’énergie dans l’industrie (EACEI)
[52] Charbonnages de France - Statistique charbonnière annuelle
[66] EPA - AP42. Janvier 1995
[68] OFEFP - Mesures pour la réduction des émissions de PM10. Document environnement n°136, juin
2001
[70] Citepa - BOUSCAREN R. - Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[253] Syndicat général des fondeurs de France – Chiffres clés de la fonderie française et contact
interne
[254] OCDE – Environment directorate, Greenhouse gas emissions and emissions factors - May 1989
[584] Citepa – Technical note on BAT in iron foundry industry, 1992, page 34
[622] INSEE – Indice de la production industrielle - Produit détaillé dans les industries
manufacturières
[638] IPCC - Guidelines 2006 - Volume 2 - section I.8 - table 1- 4 (CO2) ; Volume 2 - tables 2.2, 2.3, 2.4
et 2.5 (CH4 et N2O)
OMINEA_1A2a_grey iron.docm
[744] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016, Part B section 2C Aluminium
production
[1079] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C3
Aluminium production
OMINEA_1A2a_grey iron.docm
Les produits en fonte sont obtenus par le moulage de fonte liquide produite, soit immédiatement
avant la coulée dans des fours à cubilot, soit par le réchauffage de lingots de fonte dans des fours à
induction, à arc électrique ou rotatifs [253].
Les fours à cubilots, majoritairement utilisés en France, sont des fours remplis alternativement de
couches de coke de houille et de minerais de fer où l’on souffle de l’air à la partie inférieure après
avoir procédé à l’allumage du coke. A mesure de la combustion du coke, les charges de métal
s’échauffent et descendent dans le cubilot et la fonte finit par arriver dans la zone de fusion où elle
passe à l’état liquide.
Les autres types de fours (fours à arc électriques, à induction ou rotatifs) ne présentent pas
d’émission relative à la plupart des substances considérées dans l’inventaire contrairement aux fours
à cubilot cités précédemment.
Les particules sont considérées émises plutôt lors du moulage que lors de la combustion.
Les émissions sont calculées à partir de la production nationale de fonte ([622] de 1960 à 1980, [957]
à partir de 1981) et de facteurs d’émission. Pour les gaz à effet de serre, la consommation de
combustibles pour la production de fonte et des facteurs d’émission spécifiques aux combustibles
sont utilisés. Les consommations nationales de combustibles sont issues de statistiques nationales
sectorielles [26] jusqu’en 2010. A partir de 2011, par manque de données, une consommation totale
de combustibles est estimée à partir du ratio d’énergie consommée par tonne de fonte produite pour
l’année 2010 et de la production nationale de fonte [957]. Les consommations par type de
combustible sont estimées à partir de la consommation totale et de la répartition moyenne
(moyenne réalisée sur les années 2006 à 2010) des consommations par type de combustible,
appliquée à la consommation totale annuelle.
D’après CORINAIR [583], les émissions de CO2 induites par la production de fonte grise sont
uniquement dues à la consommation de combustibles. Les émissions de CO2 sont calculées en
multipliant les consommations de combustibles [26] par les facteurs d’émission nationaux (cf. section
générale énergie). Le facteur d’émission du CO2 est ensuite rapporté à la production annuelle
[622][957]. Il varie donc en fonction des années.
Comme pour le CO2, les émissions de CH4 et de N2O sont obtenues en appliquant les facteurs
d’émission par défaut par combustible [638] aux consommations [26]. Le facteur d’émission global est
ensuite déterminé en rapportant les émissions totales à la production annuelle [622].
OMINEA_1A2a_grey iron.docm
Pour le SO2 émis par les fours à cubilots, le facteur d'émission est déterminé à partir de la formule du
BREF fonderies [584], qui fait intervenir la teneur en soufre du coke, qui est variable d'une année à
l'autre [52].
Les autres types de four (fours à arc, à induction ou rotatifs) n’émettent pas de SO2 de façon
significative. Par conséquent, le facteur d’émission de SO2 est calculé en considérant un pourcentage
de fours à cubilots de 61% [253].
Emissions de NOx
Le facteur d’émission moyen retenu pour les NOx provient de la littérature [583].
Emissions de COVNM
Le facteur d’émission moyen retenu pour les COVNM provient de la littérature [583].
Emissions de CO
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont supposées négligeables lors de la production de fonte grise.
Le facteur d’émission des poussières totales est issu de l’OFEFP [68]. Ce facteur d’émission dépend du
type de four utilisé. La moyenne entre le facteur d’émission du four à cubilot et du four électrique est
retenue.
Pour les PM10, la même méthodologie que pour les TSP est appliquée. Le facteur d’émission des PM10
est issu de l’OFEFP [68]. Ce facteur d’émission dépend du type de four utilisé. La moyenne entre le
facteur d’émission du four à cubilot et du four électrique est retenue.
Pour les PM2,5, la granulométrie est la même que pour les PM10 [66].
Pour les PM1,0, la granulométrie est calculée à partir de données provenant de l’US EPA [66].
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1079]. La valeur retenue est assimilée à celle indiquée pour
la production d’aluminium secondaire.
Dans cette section, les facteurs d’émission proviennent tous de l’étude réalisée par R. Bouscaren [70].
Les émissions de mercure et de sélénium sont considérées comme négligeables.
Dans cette section, seules des émissions de dioxines et furanes sont attendues. Le facteur d’émission
provient de la littérature [70]
OMINEA_1A2a_grey iron.docm
➢ L’agglomération de minerai ;
➢ Les réchauffeurs de hauts-fourneaux ;
➢ Les fours de réchauffage pour les ateliers sidérurgiques autres que ceux précités.
Les émissions liées au procédé, concernant les autres activités (chargement des hauts-fourneaux,
coulée des hauts-fourneaux, aciéries à l’oxygène, aciéries électriques et laminoirs) sont traitées dans
la section « 2C1 - iron steel » (émissions non liées à la combustion). Les installations de combustion
connexes nécessaires à l’activité sidérurgique sont traitées dans les sections générales énergie.
Source : acier.org
➢ Agglomération de minerai
La chaîne d'agglomération est un atelier dans lequel le minerai de fer est broyé et calibré en grains
qui s'agglomèrent entre eux. L’ajout de liants (chaux, castine) et de poussier de coke conduit à la
production d’agglomérés. L'aggloméré obtenu est concassé puis chargé dans le haut fourneau avec
du coke. Le coke est un combustible résidu solide issu de la distillation de la houille.
➢ Hauts-fourneaux
Les hauts-fourneaux produisent de la fonte à partir du fer extrait du minerai (l’aggloméré) et du coke.
Ces deux produits sont introduits par le haut du haut-fourneau. L'air chaud (1 200°C) insufflé à la base
du haut-fourneau provoque la combustion du coke. L'oxyde de carbone formé réduit les oxydes de fer
pour isoler le fer. La chaleur dégagée fait fondre le fer. Le mélange obtenu est la fonte. Les résidus
formés (laitier) sont exploités par d'autres industries : construction de routes, cimenterie, etc.
L'opération qui se déroule dans les hauts-fourneaux est consommatrice d'énergie fossile. Le
processus de fabrication comprend, d’une part, la combustion d'énergie fossile (essentiellement du
gaz de haut fourneau) dans les régénérateurs ou « cowpers », également appelés « réchauffeurs »,
qui s'apparente à une combustion sans contact et, d’autre part, des procédés non énergétiques tels
que le chargement et la coulée au niveau du haut-fourneau . La présente section traite de la partie
énergétique, tandis que les procédés non énergétiques sont traités dans la section « 2C1 - iron and
steel ».
L'élaboration des aciers conduit à des traitements particuliers effectués soit dans les usines
sidérurgiques intégrées, soit dans des usines distinctes, à partir de fonte, d'ajouts de diverses
substances et dans des conditions de fonctionnement particulières (température, atmosphère, etc.).
Différents procédés sont utilisés pour fabriquer l’acier : les fours à oxygène dans lesquels de
l'oxygène est injecté et les fours électriques. Ces émissions de procédés sont traitées dans la section
« 2C1 - iron and steel ».
➢ Autres ateliers
Les autres ateliers sidérurgiques (code SNAP 030302) et les laminoirs (code SNAP 040208)
permettent de mettre en forme le métal (bandes, lingots, billettes, fils, poutres, etc.). Ces opérations
sont consommatrices d'énergie et sources d'émissions diffuses, notamment de COVNM. Les
émissions sont traitées dans la présente section.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Données de productions et Valeurs déterminées à partir des
consommations de combustibles émissions déclarées par les exploitants,
de valeurs nationales par défaut et des
caractéristiques des combustibles
Niveau de méthode :
Rang 2+ du fait de la prise en compte de données spécifiques à une partie des installations.
Références utilisées :
[10] Ministère de l’Environnement - Données internes
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[27] Fédération française de l’Acier (FFA) / A3M (Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux) -
Données internes (jusqu’en 2013)
[50] Données communiquées directement par les exploitants au Citepa
[70] Citepa – BOUSCAREN R. – Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[162] LECES - Evolution des métaux lourds et composés organiques persistants en sidérurgie, 1996
[357] TNO – Technical paper to the OSPARCOM – HELCOM – UNECE emission inventory, report TNO-
MEP R93/247, p26, 1995
[638] IPCC – Guidelines 2006 – Volume 2 – section I.8 – table 1-4 (CO2); Volume 2 – tables 2.2, 2.3,
2.4 et 2.5 (CH4 et N2O)
[756] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016, section 1.A.2 Manufacturing
industries and construction - table 3.3 Tier 1 emission factor for 1A2 combustion in industry
using gaseous fuels
[761] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016, section 1.A.2 Manufacturing
industries and construction (combustion), tables 3-2 à 3-5
[768] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016, section 1.A.1 Energy industries,
table 3-5 Tier 1 emission factors for source category 1.A.1.a using heavy fuel oil
[1081] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 1.A.2
Manufacturing industries
Actuellement, deux sites intégrés de production d’acier sont encore en activité (présence du four à
coke, de l’agglomération, du haut-fourneau, du convertisseur à oxygène, et de laminoirs), un site
ayant fermé ses hauts-fourneaux et le four à oxygène en octobre 2011. Certains sites disposent d’une
ou plusieurs activités spécifiques (hauts-fourneaux par exemple) sans posséder toute la chaîne de
production d’acier.
Quatre chaînes d’agglomération existent en France actuellement. Trois hauts-fourneaux dont deux
au sein des sites intégrés sont encore en fonctionnement. Ces deux sites comptent les deux
convertisseurs à oxygène encore présents sur le territoire français. Une vingtaine d’aciéries
électriques existe en France. Les laminoirs étaient au nombre de 70 en 2000 selon l’enquête EACEI
(d’après les codes NAF 272 et 273 (sauf 273J)).
➢ Agglomération de minerai
Les émissions liées à l’agglomération de minerai (partie énergétique) sont calculées sur la base des
déclarations annuelles des émissions des sites à partir de 2004 [19], d’une part, et de la production
nationale d’agglomérés [27] et de facteurs d’émission moyens appliqués sur les années antérieures,
d’autre part. Les consommations de combustibles [27], les contenus en carbone [27] et des facteurs
d’émission nationaux (cf. section générale énergie) sont également utilisés pour estimer les émissions
de certaines substances.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
En ce qui concerne les réchauffeurs de haut-fourneau, les émissions sont calculées à partir du bilan
énergétique fourni par la fédération professionnelle [27] et de facteurs d’émission moyens calculés à
partir de données disponibles dans les déclarations annuelles des émissions [19]. Les consommations
de combustibles [27], les contenus en carbone [27] et des facteurs d’émission nationaux (cf. section
générale énergie) sont également utilisés pour estimer les émissions de certaines substances.
➢ Autres ateliers
Pour les autres ateliers, les émissions sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces combustibles
(cf. section générale énergie).
Il convient de noter que la distinction entre les émissions liées à la combustion (1A2a) et les émissions
liées au procédé (2C1) est réalisée en fonction de l’atelier sidérurgique et du type de combustible
utilisé.
La fédération professionnelle fournit un bilan des consommations et productions « Energies et
matières » par atelier [27] jusqu’en 2013.
Par exemple, l’atelier de production de fonte (au sein du haut-fourneau) utilise du coke et des
charbons comme agents réducteurs (matières premières → émissions liées au procédé) et des
combustibles liquides et gazeux pour réchauffer l’air injecté à la base du haut-fourneau qui provoque
la combustion des matières premières (émissions liées à la combustion). Des gaz de haut-fourneau
issus de la transformation des matières premières sont produits et sont en partie réutilisés comme
combustibles (apport énergétique) au sein du site intégré. Les émissions des gaz de haut-fourneau
non valorisés et issues de la transformation des matières premières sont comptabilisées en procédé.
La distinction des émissions entre la combustion et le procédé est réalisée de différentes façons selon
la nature des intrants, selon les substances considérées (cf. sections dédiées aux émissions par
polluant) sur la base des lignes directrices pour la réalisation des inventaires des émissions. A partir
de 2014, les données fournies par la fédération professionnelle [27] ne sont plus disponibles. Afin
d’estimer les consommations de combustible pour les ateliers : agglomération, hauts-fourneaux, et
autres ateliers, une estimation de la consommation totale de combustibles par atelier est réalisée à
partir de la production (par type d’atelier) et d’un ratio moyen entre la consommation totale et la
production, basé sur les années connues. Une répartition moyenne des consommations par type de
combustible, basée sur les années connues, est appliquée à la consommation totale afin d’obtenir les
consommations par combustible.
La répartition des flux de combustibles et matériaux entrants des installations sidérurgiques, et des
émissions de gaz à effet de serre associées est présentée ci-dessous :
Minerais de fer
PROCÉDÉS (2C1a) Ferrailles
Castine, Dolomie Charbon Minerai de fer
ÉNERGIE Charbon Minerai de fer Dolomie
(1A1c, 1B1b)
Coke métallurgique
importé
Agglomération Agglomérés
Haut-
Four à fourneau Fonte
Coke métallurgique
Aciérie Acier
coke produit en site intégré
Charbon à
coke
GC
GHF
GAC
Électricité
Chaleur
GC : gaz de four à coke
GHF : gaz de haut-fourneau
GAC : gaz d’aciérie (convertisseur
à oxygène)
Électricité
Chaleur
Schéma tiré des Lignes directrices du GIEC – Refinement 2019 (V3_CH04_Figure 4.8d), et adapté à la situation française.
Emissions de CO2
Concernant les émissions de CO2, la distinction entre les émissions liées à la combustion (section
présente – 1A2a) et les émissions liées au procédé (2C1) est réalisée grâce à un bilan matière au sein
de l’atelier concerné. La fédération professionnelle du secteur fournit la quantité de carbone entrant
dans le haut-fourneau [27], en ne tenant compte que des matières premières utilisées comme
réducteurs (charbon et coke), ainsi que la quantité de carbone sortant, qui est contenu dans le produit
(fonte) et dans les gaz d’échappement (gaz de haut-fourneau). Ces gaz sont soit captés et valorisés
(réutilisés comme combustibles pour réchauffer l’air du haut-fourneau), soit captés mais non valorisés
(torches), soit non captés.
Les émissions de CO2 des consommations de combustibles solides et des gaz sidérurgiques au sein des
ateliers sidérurgiques, hors GIC, sont désormais allouées au CRF 2C1, conformément aux lignes
directrices du GIEC 2006.
Par ailleurs, la majorité des installations du secteur est soumise au système d’échange de quotas
d’émission de gaz à effet de serre de l’Union européenne (SEQE-UE). Les données sont utilisées à des
fins de contrôles de cohérence.
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de CO2 liées à la combustion sont calculées par type de combustible sur la base des
consommations annuelles des différents combustibles et matières employés [27] et des teneurs en
carbone moyennes (sur 2001-2008) spécifiques à ces combustibles [27]. Les émissions sont ensuite
ramenées à la production annuelle d’agglomérés [27] pour obtenir le facteur d’émission par tonne
d’agglomérés produits. Les émissions relatives à l’utilisation de castine (décarbonatation) et à
l’apport de minerai de fer sont traitées en section « 2C1 – iron steel ».
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Les émissions de CO2 sont calculées sur la base des consommations annuelles des différents
combustibles employés [27] et des teneurs en carbone moyennes (sur 2001-2008) spécifiques à ces
combustibles [27]. Les émissions sont ensuite ramenées à la production annuelle de fonte brute [27]
pour obtenir le facteur d’émission par tonne de fonte produite.
➢ Autres ateliers
Les émissions de CO2 sont calculées par type de combustible sur la base des consommations annuelles
des différents combustibles et matières employés [27] et des teneurs en carbone moyennes (sur 2001-
2008) spécifiques à ces combustibles [27].
Emissions de CH4
Comme pour le CO2, les émissions de CH4 liées aux consommations de combustibles solides et des
gaz sidérurgiques au sein des différents ateliers sidérurgiques, hors GIC, sont également désormais
allouées au CRF 2C1 conformément aux lignes directrices du GIEC 2006.
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de CH4 sont connues annuellement, site par site depuis 2003 [19]. A l’aide de la
production nationale d’agglomérés, un facteur d’émission moyen est recalculé. Pour rapporter les
émissions liées à la combustion par type de combustible, les facteurs d’émission standards nationaux
par combustible sont utilisés, pondérés par le facteur d’émission issu des déclarations annuelles (afin
d’assurer la cohérence avec les émissions déclarées). Avant 2003, un facteur d’émission moyen basé
sur les données de 2003 et 2004 est appliqué.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Les émissions de CH4 sont calculées sur la base des consommations annuelles des différents
combustibles employés [27] et des facteurs d’émission par défaut du GIEC 2006 [638]. Les émissions
sont ensuite ramenées à la production annuelle de fonte brute [27] pour obtenir le facteur d’émission
par tonne de fonte produite.
➢ Autres ateliers
Les émissions de CH4 pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission par défaut du GIEC 2006 [638].
Emissions de N2O
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de N2O sont connues annuellement, site par site depuis 2003 [19]. A l’aide de la
production nationale d’agglomérés, le facteur d’émission moyen est recalculé. Pour rapporter les
émissions liées à la combustion par type de combustible, les facteurs d’émission standards nationaux
par combustible sont utilisés, pondérés par le facteur d’émission issu des déclarations annuelles (afin
d’assurer la cohérence avec les émissions déclarées). Avant 2003, un facteur d’émission moyen basé
sur les données de 2003 et 2004 est appliqué.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Les émissions de N2O sont calculées sur la base des consommations annuelles des différents
combustibles employés [27] et des facteurs d’émission par défaut du GIEC 2006 [638]. Les émissions
sont ensuite ramenées à la production annuelle de fonte brute [27] pour obtenir le facteur d’émission
par tonne de fonte produite.
➢ Autres ateliers
Les émissions de N2O pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission par défaut du GIEC 2006 [638].
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de SO2 sont connues annuellement, site par site, depuis 1994 [19]. Le facteur d’émission
moyen est recalculé à l’aide de la production nationale d’agglomérés [27].
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
A partir de 2004, les émissions déclarées [19] sont utilisées. Pour les années antérieures, un facteur
d’émission moyen a été calculé sur la base des données disponibles [27]. Lorsque les déclarations
comprennent les émissions des réchauffeurs (combustion), et de la coulée et du chargement
(procédé), une étude menée par la profession [27] est utilisée pour calculer un facteur d’émission
dédié à la partie combustion.
➢ Autres ateliers
Les émissions de SO2 pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
Emissions de NOx
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de NOx sont connues annuellement, site par site, depuis 1994 [19]. Le facteur d’émission
moyen est recalculé à l’aide de la production nationale d’agglomérés [27].
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
A partir de 2004, les émissions déclarées [19] sont utilisées. Pour les années antérieures, un facteur
d’émission moyen a été calculé sur la base des données disponibles [27]. Lorsque les déclarations
comprennent les émissions des réchauffeurs (combustion), et de la coulée et du chargement
(procédé), une étude menée par la profession [27] est utilisée pour calculer un facteur d’émission
dédié à la partie combustion.
➢ Autres ateliers
Les émissions de NOx pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
Emissions de COVNM
➢ Agglomération de minerai
Avant 2004, les données disponibles sont partielles, et un facteur d’émission moyen est retenu sur la
base des données des années 2004 à 2007, déclarées par les exploitants [19]. A partir de 2004, les
émissions déclarées par les exploitants sont utilisées [19]. Le facteur d’émission moyen par tonne
d’agglomérés est recalculé à l’aide de la production nationale d’agglomérés.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Les émissions de COVNM pour cet atelier sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles liquides et gazeux employés [27] et des facteurs d’émission communs relatifs
à ces mêmes combustibles (cf. section générale énergie). Les émissions sont ensuite ramenées à la
production de fonte brute pour obtenir des facteurs d’émission par tonne de fonte brute.
➢ Autres ateliers
Les émissions de COVNM pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
Emissions de CO
Concernant les émissions de CO, la distinction entre les émissions liées à la combustion et les
émissions liées au procédé est réalisée grâce à un bilan matière sur le carbone au sein de l’atelier
concerné. Par exemple, l’atelier de production de fonte (dans le haut-fourneau) produit des gaz de
haut fourneau issus de la transformation des matières premières introduites dans le haut fourneau.
Des combustibles liquides et gazeux sont utilisés pour réchauffer l’air injecté à la base du haut-
fourneau qui provoque la combustion des matières premières. La fédération professionnelle du
secteur fournit la quantité de carbone entrant dans le haut-fourneau, en ne tenant compte que des
matières premières utilisées comme réducteurs (charbon et coke), ainsi que la quantité de carbone
sortant, qui est contenu dans le produit (fonte) et dans les gaz d’échappement (gaz de haut-
fourneau). Ces gaz sont soit captés et valorisés (réutilisés comme combustibles pour réchauffer l’air
du haut-fourneau), soit captés mais non valorisés (torches), soit non captés. Les émissions liées au
procédé sont basées sur la quantité de carbone présente dans les gaz torchés et dans les gaz non
captés (et sont attribuées au chargement et à la coulée du haut fourneau). Les quantités de gaz de
haut fourneau valorisés, ainsi que les combustibles liquides et gazeux utilisés comme combustibles
(ex. : gaz de four à coke ou gaz d’aciérie, gaz naturel) sont affectés de facteurs nationaux (cf. section
générale énergie) pour déterminer les émissions liées à la combustion.
➢ Agglomération de minerai
Cet atelier est très émetteur de CO. Avant 2010, un facteur d’émission moyen, calculé sur la base
des données partielles disponibles [19], est appliqué. A partir de 2010 les émissions des sites sont
suffisamment détaillées pour être utilisées [19][27] et pouvoir calculer un facteur d’émission par
année.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Les émissions de CO pour cet atelier sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission communs relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie). Les émissions sont ensuite ramenées à la production de
fonte brute pour obtenir des facteurs d’émission par tonne de fonte brute.
➢ Autres ateliers
Les émissions de CO pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
Emissions de NH3
➢ Agglomération de minerai
Le facteur d’émission des TSP des années 1990 à 1994 provient de données du LECES [162]. Depuis
2003, les données disponibles dans les déclarations annuelles des rejets par site [19] sont utilisées.
Entre ces deux périodes, le facteur d’émission est interpolé.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
La totalité des émissions de TSP est affectée au procédé (cf. section « 2C1 - iron steel ») car la
majorité des émissions provient des matières premières solides (coke et charbons).
➢ Autres ateliers
Les émissions de TSP pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
➢ Agglomération de minerai
La granulométrie provient d’une campagne de mesures menée par la fédération professionnelle [27].
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
La totalité des émissions de PM est affectée au procédé (cf. section « 2C1 - iron steel ») car la majorité
des émissions provient des matières premières solides (coke et charbons).
➢ Autres ateliers
Les émissions de PM pour ces ateliers sont calculées sur la base de la granulométrie commune aux
combustibles utilisés (cf. section générale énergie).
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient d’une estimation et vaut 5%.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Pas d’émission attendue dans cette section (affectées au procédé).
➢ Autres ateliers
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5 par type de
combustible. Ces ratios proviennent du Guidebook EMEP/EEA sur les inventaires d’émissions de
polluants [768], [1081].
➢ Agglomération de minerai
Les facteurs d’émission pour As, Cd, Cr, Cu, Pb, Hg et Zn sont basés sur les données transmises par
les exploitants [50] ainsi que les déclarations annuelles de rejets [19] depuis 2006. Le facteur
d’émission pour l’année 1990 provient de l’étude BOUSCAREN [70], hors Hg, qui provient de données
internes transmises par la profession pour l’année 2004 [50] et appliquée de 1990 à 2005. Les valeurs
des facteurs d’émission sont interpolées pour les années intermédiaires. Le facteur d’émission du Se
provient de données internes transmises par la profession pour l’année 2004 [50] et appliqué sur toute
la série temporelle.
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
La totalité des émissions de métaux lourds est affectée au procédé (cf. section « 2C1 - iron steel »)
car la majorité des émissions provient des matières premières solides (coke et charbons).
➢ Autres ateliers
Les émissions de métaux lourds pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations
annuelles des différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à
ces mêmes combustibles (cf. section générale énergie). Pour la consommation de gaz sidérurgiques,
pour lesquels il n’existe pas de facteurs d’émission nationaux de métaux lourds, ni de valeurs par
défaut spécifiques aux gaz sidérurgiques dans le guide EMEP/EEA 2019, les facteurs d’émission des
métaux lourds du gaz naturel sont appliqués aux gaz sidérurgiques (gaz de cokerie, gaz de haut-
fourneau, gaz d’aciérie).
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de dioxines et furannes sont produites significativement par les chaînes d’agglomération
de minerai. Pour les années antérieures à 1998, des données du ministère chargé de l’environnement
sont utilisées [10]. Depuis 1998, les données disponibles par site sont utilisées [19][50].
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Pas d’émission notable attendue.
➢ Autres ateliers
Les émissions de PCDD-F pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
➢ Agglomération de minerai
En 2011 et 2012, des facteurs d’émission moyens de HAP sont issus des données obtenues auprès des
sites et compilées par la fédération professionnelle [27]. En 2012 un des sites a été arrêté. Pour les
années 2010 et antérieures, le facteur d’émission de 2011 est utilisé (situation antérieure à la
fermeture). A partir de 2012, le facteur d’émission établi pour cette année-là est reporté (situation
postérieure à la fermeture).
➢ Réchauffeurs de hauts-fourneaux
Les émissions sont regroupées avec les autres émissions des hauts-fourneaux présentées dans la
section « 2C1 - iron steel ».
➢ Autres ateliers
Les émissions de HAP pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
Polychlorobiphényles (PCB)
➢ Agglomération de minerai
Les émissions de PCB sont calculées à partir de la production d’agglomérés et d’un facteur d’émission
provenant de la littérature [357].
➢ Autres ateliers
Les émissions de PCB pour ces ateliers sont calculées sur la base des consommations annuelles des
différents combustibles employés [27] et des facteurs d’émission nationaux relatifs à ces mêmes
combustibles (cf. section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Agglomération de
minerai
Emissions
disponibles par site
Bilan (SO2, NOX, COVNM, Production Facteurs d’émissions issus de
carbone N2O, CH4, ML, HAP, nationale la littérature (CO, PCB, BC)
Fédération PCDD/F, TSP ) d’agglomérés
Réchauffeurs de
hauts-fourneaux
Emissions
disponibles par
site (SOx, NOx)
Production Consommations Facteurs d’émission
nationale de de combustibles nationaux selon les
fonte combustibles
(COVNM, CH4, CO,
CO2, N2O)
Fours de réchauffage et
autres ateliers
PRODUCTION DE CUIVRE
Cette section concerne la production de cuivre de première et seconde fusion.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Volumes de production et consommations de Valeurs nationales ou par défaut selon les
combustibles du secteur substances
Niveau de méthode :
Rang 2 du fait de l’activité spécifique au secteur et 3 en fonction des données disponibles auprès des
exploitants.
Références utilisées :
[26] Ministère de l’Industrie, de l’Economie et des Finances (SESSI) et Ministère de l’Agriculture
(SCEES) - Enquête annuelle sur les consommations d’énergie dans l’industrie (EACEI)
[50] Données communiquées directement par les exploitants au Citepa
[66] EPA - AP42. Janvier 1995
[70] CITEPA - BOUSCAREN R. - Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[74] EMEP MSC EAST - Note technique 6/2000
[163] UK fine particulate – Emissions from industrial processes, août 2000
[186] Ministry of Housing, physical planning and environment – Handbook of emission Factors -
Industrial Sources – 1984
[223] Société de l'industrie minérale – Annuaire statistique mondial des minerais et métaux
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[744] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, Part B section 2C Aluminum
production
[930] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016 - Chapter 2.C.7.a Copper
production - Section 3.3.2 Technology-specific emission factors - Table 3-2 and 3-3
[937] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016 - Chapter 1.A.2 Combustion in
manufacturing industries and construction - Table 3-13
[1079] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C3 Aluminium
production
[1085] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C7a Copper
production - Section 3.3.2 Technology-specific emission factors - Tables 3-2 and 3-3
[1086] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 1A2 Combustion
in manufacturing industries and construction - Table 3-13
Il n'y a plus de production de cuivre de première ou de seconde fusion en France depuis 2000.
80 producteurs dans le monde utilisent des techniques liées à la pyrométallurgie pour produire plus
de 90% de la production totale de cuivre de première fusion.
Le cuivre de seconde fusion est obtenu par fusion des déchets de récupération (fils électriques,
laiton, bronze, etc.) contenant des proportions diverses en cuivre, puis converti en cuivre blister dans
un convertisseur de type Pierce-Smith par exemple.
Les facteurs d'émission dépendent de la technologie de fusion adoptée et des matériaux utilisés. La
seconde fusion du cuivre se déroule comme suit :
• Le prétraitement des déchets inclut le nettoyage et la préparation des déchets pour la fonderie.
• Le passage en fonderie consiste à chauffer les déchets pour séparer et purifier les métaux
spécifiques.
• L'ajout facultatif d’un ou plusieurs métaux au cuivre obtenu permet d'obtenir la qualité désirée
et les caractéristiques des différents alliages recherchés le cas échéant (principalement laiton
et bronze).
Les émissions de certains polluants sont connues directement à partir des données communiquées
par les industriels. Pour les autres polluants des facteurs d’émission rapportés à la production sont
déterminés.
Emissions de CO2
Les facteurs d’émission sont calculés sur la base des combustibles utilisés annuellement sur le site
[26] et des facteurs d’émission par combustible (cf. section générale énergie).
Les facteurs d’émission sont calculés sur la base des combustibles utilisés annuellement sur le site
[26] et de facteurs d’émission par combustible provenant des lignes directrices du GIEC 2006 [623].
• d’un facteur d’émission national par combustible (cf. section générale énergie),
• d’un facteur d’émission provenant du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1086] pour la production de
cuivre de seconde fusion.
Emissions de NH3
La production de cuivre est émettrice de particules. Les facteurs d’émission utilisés pour la première
et seconde fusion proviennent de la section procédé du Guidebook EMEP/EEA [1085] faute de
données spécifiques dans la partie combustion.
Les émissions de PM10 et PM2,5 sont déterminées à partir de facteurs d’émission provenant de la
section procédé du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1086] faute de données spécifiques dans la partie
combustion.
Faute de valeur disponible, le facteur d’émission pour les PM1,0 est supposé identique à celui des
PM2,5.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5, ce ratio
provient du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1079]. La valeur retenue pour la production de cuivre
primaire et secondaire est issue du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1085].
Pour la production de cuivre de première fusion, les facteurs d’émission proviennent d’une étude du
CITEPA [70] : les valeurs correspondent aux émissions de métaux lourds lors des opérations de
raffinage thermique, fonte et production de blister. Les facteurs d’émission sont ensuite ramenés à la
production de cuivre et varient donc d’une année à l’autre selon la part de la production de blister
par rapport au cuivre.
Pour la production de cuivre de seconde fusion, les facteurs d’émission proviennent du Guidebook
EMEP/EEA 2019 [1085]. Faute de valeurs disponibles dans la partie combustion pour ces substances,
ce sont les valeurs disponibles dans la partie procédés qui sont utilisées pour l’arsenic, le cadmium, le
cuivre, le nickel et le plomb. Les émissions de zinc ne sont pas estimées dans le Guidebook
EMEP/EEA, le facteur d’émission utilisé pour cette substance provient d’une étude du Citepa [70]
Des émissions de dioxines et furanes sont considérées pour la production de seconde fusion. Le
facteur d’émission provient d’une étude du Citepa [70].
Hexachlorobenzène (HCB)
Des émissions de HCB sont considérées pour la production de cuivre. Les facteurs d’émission
proviennent de l’EMEP MSC EAST [74].
Facteurs d’émission
des GES ramenés à la
production de Cu
PRODUCTION DE MAGNESIUM
Entre 1964 et 2001, la production de magnésium a eu lieu sur un seul site en France. Le site a fermé
au cours de l’année 2001. Il n’y a plus de production depuis 2002. A partir de 2003, ce site de
première fusion du magnésium devient une fonderie de seconde fusion classée parmi l'élaboration et
l’affinage des alliages non ferreux [222]. Aucune donnée n’est disponible sur les émissions de CO de la
part de l’exploitant.
Les émissions de CO2 liées au phénomène de décarbonatation de la dolomie sont traitées en section
2A relative aux produits minéraux et à la décarbonatation. Les émissions de gaz fluorés liées à la
production de magnésium sont traitées en section 2C relative à la métallurgie.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Volumes de production et Utilisation de facteurs d'émission
consommations de combustibles du spécifiques à la France à partir de
secteur données connues par site ou de
facteurs d’émission par défaut
Niveau de méthode :
Rang 2.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[227] Bennet R.L. and Knapp K.T. – Characterization of particulate emissions from non-ferrous
smelters – JAPCA, February 1989, vol. 39, number 2, page 169
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[744] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, Part B section 2C Aluminium
production
[1079] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C3 Aluminium
production
[1081] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 1A2
Manufacturing industries
• Production de métal
Le procédé électrolytique fut le premier à être mis au point. L'électrolyte est un mélange fondu de
chlorures alcalins et de chlorure de magnésium (extraits de l'eau de mer).
Les procédés industriels de réduction thermique du magnésium sont bien plus récents (entre 1930 et
1940). Dans le principe, on chauffe un mélange de magnésie (MgO) obtenu à partir de la calcination
de la dolomie - MgCO3), d'un réducteur et de produits de scarification. Le magnésium métal est libéré
à l'état gazeux : MgO + R -> RO + Mg.
Le SF6 était utilisé comme gaz inertant pour la production de magnésium notamment, en raison de la
complexité du procédé. Il y avait donc des émissions de SF6 dues à des fuites lors de la production
[222]. Ces émissions sont traitées dans la section 2C relative aux procédés de la métallurgie. Les
autres polluants étaient émis lors de la consommation de combustibles nécessaires au procédé [26].
b/ Seconde fusion
Outre le site précédemment évoqué après transformation, il existe également d'autres sites de
production de magnésium de seconde fusion dont les émissions proviennent des mêmes sources. Ces
sites utilisent aussi le SF6 et des HFC comme gaz inertant. Les émissions de ces gaz fluorés sont
traitées dans la section 2C relative aux procédés de la métallurgie, les émissions relatives à la
combustion sont traitées dans la section générale relative à la combustion dans l’industrie.
Pour la première fusion, les facteurs d’émission du CO2 sont calculés sur la base des combustibles
utilisés annuellement sur le site et des facteurs d’émission nationaux (cf. section générale énergie). Ils
varient donc en fonction des années.
Pour la première fusion, les facteurs d’émission du CH4 et du N2O sont calculés sur la base des
combustibles utilisés annuellement sur le site et des facteurs d’émission des guidelines du GIEC 2006
[623]. Ils varient donc en fonction des années.
Les gaz fluorés émis par la production de magnésium sont traités dans la section 2C relative à la
métallurgie.
Pour la première fusion, les facteurs d’émission de SO2 et NOx sont calculés sur la base des
déclarations annuelles [19] et de communications des industriels [222] ou, en cas d’indisponibilité de
ces informations (années antérieures à 1992), sur la base des combustibles utilisés annuellement sur
le site [26] et de facteurs d’émission moyens nationaux (cf. section générale énergie).
Emissions de NH3
Emissions de CO
Les émissions de CO de la production de magnésium ne sont pas estimées faute de données, de
méthodes ou de facteurs d’émission pertinents pour ce secteur dans les lignes directrices EMEP/EEA
2019.
Les émissions de particules pour la première fusion sont calculées sur la base d’un facteur d’émission
moyen provenant de la littérature [587].
Il n’y a pas de facteurs d’émission ou de granulométrie disponibles dans la littérature. Cependant, des
granulométries à partir des TSP sont disponibles pour d’autres procédés de la métallurgie (plomb et
zinc notamment) [227]. La moyenne de ces granulométries est retenue pour la production de
magnésium. En l’absence de données exploitables, le facteur d’émission pour les PM1,0 est supposé
identique à celui des PM2,5.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5, ce ratio provient
du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1079]. La valeur retenue pour la combustion dans la métallurgie est
celle indiquée pour la production d’aluminium secondaire (table 3.4).
Hexachlorobenzène (HCB)
Emissions liées à
la combustion
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Volumes de production et Valeurs nationales annuelles
consommations de combustibles
Niveau de méthode :
Rang 2 du fait de l’utilisation de facteurs d’émission nationaux.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[70] Citepa – BOUSCAREN R. – Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[227] Bennet R.L. and Knapp K.T. – Characterization of particulate emissions from non-ferrous
smelters – JAPCA, February 1989, vol. 39, number 2, page 169
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[744] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, Part B section 2C Aluminium
production
[1001] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, update November 2016, Part B
section 2C5
[1002] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, update November 2016, Part B
section 2C6
[1078] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C5 Lead
production
[1079] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C3 Aluminium
production
[1080] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, Part B section 2C6 Zinc
production
[1081] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 1A2
Manufacturing industries - Tables 3.1 à 3.5
Les données d’activité sont fournies par l’inspection des installations classées [19] :
Les émissions sont calculées à partir de facteurs d’émission. Il n’y a plus de production de plomb de
première fusion en France depuis 2003.
Les émissions sont calculées sur la base des consommations de combustibles du secteur d’activité et
des facteurs d’émission correspondant aux différents combustibles (cf. section générale énergie).
Depuis 2003, les facteurs d’émission rapportés à la production de zinc (confidentiels) ont fortement
diminué suite à la cessation d’activité d’un site très émetteur, du fait des combustibles utilisés, qui
produisait à la fois du plomb et du zinc de première fusion.
Les émissions déterminées sur la base des consommations du secteur et des facteurs d’émission par
combustible provenant des lignes directrices du GIEC 2006 [623]. Ils varient donc en fonction des
années.
Depuis 2003, les facteurs d’émission rapportés à la production de zinc (confidentiels) ont fortement
diminué suite à la cessation d’activité d’un site mettant en œuvre des procédés très émetteurs qui
produisait à la fois du plomb et du zinc de première fusion.
Les émissions de SO2 sont connues au travers des déclarations annuelles [19]. Pour chaque métal, les
émissions sont ramenées à la quantité produite. Pour le site produisant les deux métaux, la
répartition des émissions de SO2 entre plomb et zinc de première fusion se fait au prorata des
productions. Depuis la fermeture de ce site en 2003, il ne reste plus qu’un site producteur de zinc,
dont les émissions de SO2 sont ne sont pas comptabilisées pour cette activité mais dans la section
relative à la production d’acide sulfurique (B10).
Les facteurs d’émissions sont confidentiels compte tenu du nombre réduit de sites concernés.
Emissions de NOx
Les émissions de NOx sont connues au travers des déclarations annuelles [19]. Pour chaque métal, les
émissions sont ramenées à la quantité produite. Pour le site produisant les deux métaux, la
répartition des émissions de NOx entre plomb et zinc de première fusion se fait au prorata des
productions. Depuis la fermeture de ce site en 2003, il n’y a plus de production de plomb de première
fusion.
Les facteurs d’émission rapportés à la production sont confidentiels compte tenu du nombre réduit
de sites concernés
Emissions de COVNM
Le facteur d’émission est obtenu à partir des facteurs d’émission des différents combustibles (cf.
section générale énergie) et des consommations annuelles du secteur d’activité. Le facteur d’émission
ramené à la production est confidentiel compte tenu du nombre réduit de sites concernés et varie en
fonction des années. Il n’y a plus de production de plomb de première fusion en France depuis 2003.
Emissions de CO
Le facteur d’émission est obtenu à partir des facteurs d’émission des différents combustibles (cf.
section générale énergie) et des consommations annuelles du secteur d’activité. Le facteur d’émission
ramené à la production est confidentiel compte tenu du nombre réduit de sites concernés et varie en
fonction des années. Il n’y a plus de production de plomb de première fusion en France depuis 2003.
Emissions de NH3
Les émissions de TSP sont connues via la déclaration annuelle des sites producteurs [19].
Comme le site produisait à la fois du plomb et du zinc de première fusion, les émissions de TSP
étaient réparties au prorata des productions. Le facteur d’émission était recalculé sur la base de la
production de plomb, jusqu’à la cessation d’activité.
Comme l’un des sites produisait à la fois du plomb et du zinc de première fusion, les émissions de TSP
étaient réparties au prorata des productions. Jusqu’en 2002, le facteur d’émission est recalculé sur la
base de la production de zinc des deux sites producteurs. Depuis 2003, le facteur d’émission a
fortement diminué suite à la fermeture d’un site et du fait des efforts de réduction des industriels.
Les émissions de PM10 et PM2.5 sont déterminées sur la base d’une granulométrie provenant de la
littérature [227]. Faute de valeur disponible, le facteur d’émission pour les PM1,0 est supposé
identique à celui des PM2,5.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5, ce ratio provient
du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1079]. La valeur retenue pour la combustion dans la métallurgie est
celle indiquée pour la production d’aluminium secondaire (table 3.4).
Les productions de plomb et de zinc sont émettrices de certains métaux lourds décrits ci-dessous.
Dans les deux cas, il n’y pas de données disponibles sur les autres métaux qui sont sans doute émis
au niveau de traces et donc en quantité considérée négligeable.
Les facteurs d’émission tirés de la littérature [70] sont confidentiels compte tenu du nombre réduit de
sites concernés. Ils tiennent compte, le cas échéant des différents procédés mis en œuvre. Les
facteurs d’émission moyens peuvent donc pour certains métaux évoluer au cours des années.
La production de plomb de première fusion émet six des métaux lourds référencés dans le SNIEBA :
l’arsenic, le cadmium, le cuivre, le mercure, le plomb et le zinc. Les émissions de ces substances sont
estimées sur la base de facteurs d’émission moyens issus de la littérature [70] et appliqués à toutes
les années.
La production de zinc de première fusion émet du cadmium, du mercure, du plomb et du zinc. Du fait
des procédés différents utilisés sur les deux sites français (hydro-métallurgie et raffinage
thermolytique), des facteurs d’émission moyens pondérés sont recalculés pour ces substances sur la
base de la production respective de chacun des procédés et des facteurs d’émission spécifiques
associés. Depuis 2003, la production de zinc de première fusion se fait uniquement par
hydrométallurgie. Les facteurs d’émission sont issus de la littérature [70] et appliqués à toutes les
années.
Les productions de plomb et de zinc de première fusion émettent des dioxines et furanes. Les
émissions éventuelles d’autres polluants organiques persistants ne sont pas comptabilisées faute de
données disponibles. Les facteurs d’émission sont confidentiels compte tenu du nombre réduit de
sites concernés.
Les émissions sont estimées sur la base d’un facteur d’émission moyen tiré de la littérature [70] et
appliqué à toutes les années.
Jusqu’en 2003, du fait des procédés différents utilisés (hydro-métallurgie et raffinage thermolytique),
un facteur d’émission moyen pondéré est recalculé sur la base de la production respective de chacun
des procédés et des facteurs d’émission spécifiques associés. Depuis 2003, la production de zinc de
première fusion se fait uniquement par hydrométallurgie. Les facteurs d’émission sont tirés de la
littérature [70].
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont estimées à partir d’un facteur d’émission tiré du Guidebook EMEP/EEA 2019
[1001].
Les émissions de PCB sont estimées à partir d’un facteur d’émission tiré du Guidebook EMEP/EEA 2019
[1002].
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont estimées à partir des consommations de combustibles et de facteurs
d’émission tirés du Guidebook EMEP/EEA 2019 (tables 3.1 à 3.5) [1081].
La production d’aluminium de première fusion (par électrolyse) est traitée dans la section 2C relative
aux procédés de la métallurgie.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Volumes de production (pour les Valeurs calculées à partir des émissions
polluants hors GES) et de l’activité
Consommations de combustibles (pour Valeurs nationales et par défaut
les GES suivants : CO2, N2O, CH4)
Niveau de méthode :
Rang 2 et 3.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[42] OFEFP - Coefficients d’émission des sources stationnaires, éditions 1995 et 2000
[68] OFEFP - Mesures pour la réduction des émissions de PM10. Document environnement n°136,
juin 2001
[70] Citepa – BOUSCAREN R. – Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[107] BICOCHI S., L'HOSPITALIER C. - Les techniques de dépoussiérage des fumées industrielles, état
de l'art - RECORD, éditions TEC et DOC - mars 2002
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[744] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016, Part B section 2C Aluminium
production
[1079] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C3 Aluminium
production
[1081] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 1A2
Manufacturing industries
1. Estimation d’un ratio énergie/production (GJ combustible/t Al produit) sur la base des données
de consommation d’énergie et de production des sites pour lesquels ces deux types de
données sont disponibles (de 2003 à 2010) ;
2. Application du ratio calculé pour 2003 aux productions d’aluminium secondaire (t) pour les
années 1990 à 1998, afin d’obtenir la consommation énergétique totale (en GJ) ;
3. Application de la répartition de la consommation totale entre les consommations des différents
combustibles consommés en 1999 aux consommations totales de 1990 à 1998, afin d’obtenir
les consommations par type de combustible.
A partir de 2011, les données de consommations ne sont plus disponibles. Par conséquent, la
consommation globale annuelle est estimée en suivant les étapes 1 à 3 ci-dessus, à la différence près
que le ratio utilisé à partir de 2011 est le ratio moyen des années 2003 à 2010. De plus, la répartition
des consommations de combustibles de 2010 est appliquée pour les années à partir de 2011.
Les émissions de CO2 sont calculées à partir des consommations de combustibles utilisées pour la
production d’aluminium de seconde fusion [26] et des facteurs d’émission nationaux par combustible
(cf section générale énergie).
Les émissions de CH4 sont déterminées à partir des consommations de combustibles et des facteurs
d’émission par combustible provenant des lignes directrices du GIEC 2006 [623].
Il n’y a pas d’émission attendue de ces substances lors de la seconde fusion de l’aluminium.
Les émissions de SO2 sont calculées sur la base des déclarations annuelles des rejets [19] à partir de
2003.
Pour les années antérieures, le facteur d’émission de l’année 1960 provient de la littérature [42] et les
années intermédiaires sont interpolées. Les émissions des sites manquants sont déterminées en
utilisant le facteur d'émission des sites connus si ceux-ci représentent plus de 60% de la production.
Les émissions de NOx et COVNM sont calculées sur la base des déclarations annuelles des rejets [19]
à partir de 2003. Pour les années antérieures, les émissions sont déterminées en utilisant le facteur
d’émission de 2003.
Les émissions des sites manquants sont déterminées en utilisant le facteur d'émission des sites
connus si ceux-ci représentent plus de 60% de la production.
Emissions de CO
A partir de 2003, les émissions de CO sont calculées sur la base des déclarations annuelles des rejets
[19] ou à partir d’un facteur d’émission provenant de la littérature pour les sites manquants [42]. Le
facteur par défaut de la littérature [42] est appliqué aux années antérieures.
Emissions de NH3
Les émissions de TSP sont calculées sur la base des déclarations annuelles des rejets [19] à partir de
2003.
Pour les années antérieures, le facteur d’émission de l’année 1990 provient de la littérature [68] et les
années intermédiaires sont interpolées. Les émissions des sites manquants sont déterminées en
utilisant le facteur d'émission des sites connus si ceux-ci représentent plus de 60% de la production.
La mise en place de système de dépoussiérage, tels que les filtres à manches et les électrofiltres, est
de plus en plus fréquente.
Le facteur d’émission des PM10 est tiré de la littérature pour l’année 1990 [68]. Le ratio PM10/TSP est
ensuite appliqué au facteur d’émission des TSP pour les années suivantes.
La part des PM1,0 au sein des TSP est tirée de la littérature également [107].
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5, ce ratio provient
du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1079]. La valeur retenue pour la combustion dans la métallurgie est
celle indiquée pour la production d’aluminium secondaire (table 3.4).
A partir de 2003
Les émissions de l’ensemble des métaux lourds sont calculées sur la base des déclarations annuelles
des rejets [19] à partir de 2003, sauf pour le sélénium dont le facteur d’émission issu de la littérature
[70] est appliqué pour toute la période. Les émissions des sites manquants sont déterminées en
utilisant le facteur d'émission des sites connus si ceux-ci représentent plus de 60% de la production
ou en utilisant un facteur d’émission de la littérature [70] pour l’arsenic et le cadmium.
Avant 2003
Pour l’arsenic et le cadmium, les facteurs d’émission sont issus de la littérature [70] et gardés
constants car ils correspondent aux facteurs des déclarations.
Pour le chrome, le cuivre, le plomb et le zinc, le facteur d’émission est indexé sur l’évolution du
facteur d’émission des poussières totales.
Le facteur d’émission du nickel provient de la littérature [70] pour l’année 1990 ; les années
intermédiaires sont interpolées.
Pour le mercure, la valeur de 2002, calculée sur la base d’une moyenne des facteurs d’émission 2003-
2011, est reportée. En effet, le mercure est, par nature, majoritairement présent sous forme gazeuse,
et non particulaire comme la plupart des autres métaux lourds. Le facteur d’émission ne suit donc pas
l’évolution des facteurs d’émission des poussières totales.
Les émissions de dioxines et furannes sont connues site par site depuis 1998 au travers des
déclarations annuelles des rejets [19]. Avant 1998, les émissions sont calculées en reportant les
facteurs d’émission calculés site par site en 1998. Un facteur d’émission global pour chaque année est
recalculé en appliquant un facteur d’émission moyen au reste de la production (pour les sites qui ne
déclarent aucune émission de PCDD-F). Ce facteur d’émission moyen est déterminé à partir de la
moyenne sur deux années consécutives des facteurs d’émission connus, c’est-à-dire ceux calculés
pour les sites qui déclarent leurs émissions et leurs productions.
Polychlorobiphényles (PCB)
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de procédés sont déterminées à partir d’un facteur d’émission issu de la littérature
[74]. A partir de 1994, la profession utilise un produit de substitution qui n’émet plus de HCB. Le
facteur d’émission est donc nul à compter de 1994.
Emissions des
polluants, site par
site, pour les sites Emissions des Production
où la production est polluants pour les nationale d’Al
connue (à partir de sites restants (à partir secondaire (avant
de 2003, hors Se) 2003, hors Se)
2003, hors Se)
GES
1A2b
Depuis 2012, il reste trois sites de production de plomb de seconde fusion en France. Deux sites ont
fermé entre 2000 et 2002, et en 2012 un troisième site a recentré son activité uniquement sur le
broyage des batteries (cf. section 2C relative aux procédés de la métallurgie). Le plomb et le zinc de
première fusion sont traités dans la section « Production de plomb et zinc de première fusion »
(1A2b).
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Volumes de production et Valeurs nationales et par défaut
consommations de combustibles
Niveau de méthode :
Rang 2.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[70] Citepa – BOUSCAREN R. – Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[227] Bennet R.L. and Knapp K.T. – Characterization of particulate emissions from non-ferrous
smelters – JAPCA, February 1989, vol. 39, number 2, page 169
[460] Default emission factor Handbook 2nd edition - Janvier 1992 - Commission of European
community
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[744] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, Part B section 2C Aluminium
production
[761] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016, section 1.A.2 Manufacturing
industries and construction (combustion), tables 3-2 à 3-5
[944] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016 - Chapter 1.A.2 Combustion in
manufacturing industries and construction - Table 3-17
[1001] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016 – Chapter 2.C.5
[1002] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2016 – Chapter 2.C.6
[1079] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C3 Aluminum
production
[1078] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C5 Lead
production
[1080] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 2C6 Zinc
production
[1081] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 1A2
Manufacturing industries
Le plomb de seconde fusion représente les quantités de plomb qui ont déjà fait l'objet d'une
première fusion et/ou de plomb contenu dans des produits recyclés. Après un prétraitement, destiné
par exemple à éliminer les matériaux indésirables des batteries ou à effectuer une première fusion
sélective (ressuage) des vieux métaux, les matériaux sont placés dans des fours tournants, des fours
réverbères ou des hauts-fourneaux, en condition réductrice (obtention de plomb antimonieux -
mélange Pb-Sb) ou oxydante (obtention de plomb doux). Les procédés d'affinage ne diffèrent pas
notablement de ceux utilisés en première fusion.
La récupération du zinc, dans les déchets métalliques ou vieux zinc, était nettement moins
importante que pour les autres métaux (autour de 10% de la production de zinc raffiné). Elle était, de
plus, difficile à cerner autant du point de vue quantitatif, à cause de la réutilisation directe du zinc
usagé dans la fabrication du laiton par exemple, que du point de vue qualitatif puisque les unités et
les procédés utilisés n'avaient pu être répertoriés.
Depuis 2010, les consommations d’énergie du secteur du plomb et du zinc ne sont plus disponibles
dans les statistiques. Les consommations des années suivantes sont recalculées à partir de la
production nationale annuelle de plomb et zinc de seconde fusion, et du ratio énergétique de
consommation de combustibles par rapport à la production pour l’année 2010, dernière année
connue.
La production de plomb de seconde fusion est connue jusqu’en 2007 à partir des statistiques
mondiales de minerais et minéraux [223]. Entre 2007 et 2013, la production de plomb est issue des
déclarations annuelles [19]. Depuis 2014, pour cause de confidentialité, seule une valeur nationale
est fournie par la fédération du secteur [712].
La production de zinc de seconde fusion est connue jusqu’en 2002, date de cessation de production
hors déchets spéciaux, grâce aux bulletins mensuels de statistiques industrielles [53]. Un site de
production à partir de rejets spéciaux a ouvert en 1993 et est toujours en activité : les données de
productions sont communiquées par l’exploitant [714].
Les émissions sont calculées sur la base des consommations de combustibles [26] et des facteurs
d’émission par combustibles (cf. section générale énergie).
Les émissions sont calculées sur la base des consommations de combustibles [26] et des facteurs
d’émission par combustible (cf. section générale énergie).
Les émissions sont calculées sur la base des consommations de combustibles [26] et des facteurs
d’émission par combustibles provenant des lignes directrices du GIEC 2006 [623].
Le facteur d’émission ramené à la production varie selon le mix énergétique au cours de la période.
Celui-ci est considéré identique à partir de 2010, dû au recalcul des consommations de combustibles.
Les émissions sont calculées sur la base des consommations de combustibles [26] et des facteurs
d’émission par combustibles provenant des lignes directrices du GIEC 2006 [623].
Le facteur d’émission ramené à la production varie selon le mix énergétique au cours de la période. Il
est confidentiel compte tenu du nombre réduit de sites.
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
sont disponibles depuis 1995, notamment via les déclarations annuelles de polluants [19].
De 1990 à 1995, faute de données, le facteur d’émission moyen calculé à partir des émissions des
années 1995 à 1997 [19], est appliqué à la production nationale.
A partir de 1995, les émissions déclarées pour certains sites, notamment via les déclarations
annuelles de polluants [19], sont utilisées. Pour le reste de la production nationale, un facteur
d’émission est déterminé chaque année à partir de la moyenne des émissions et productions connues
des trois dernières années. Ce facteur d’émission est ensuite appliqué au solde de la production
nationale. Le schéma suivant synthétise la méthodologie mise en œuvre à partir de 1995.
Emissions nationales
Les émissions sont issues des déclarations annuelles [19] pour un site et pour le reste de la
production elles sont déterminées à partir :
- d’un facteur d’émission provenant du Guidebook EMEP/EEA pour les NOx (table 3-17) [1081];
- d’un facteur d’émission provenant d’un document de la Commission Européenne [460] pour
les COVNM, car non estimé dans le Guidebook EMEP/EEA 2019;
- des consommations de combustibles [26] et des facteurs d’émission par combustible (cf.
section générale énergie) pour le SO2. Le facteur d’émission ramené à la production varie selon
le mix énergétique au cours de la période. Il est confidentiel compte tenu du nombre réduit de
sites.
Emissions de CO
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
sont disponibles depuis 2003 via les déclarations annuelles de polluants [19].
De 1990 à 2002, faute de données disponibles, les émissions sont calculées sur la base des
consommations de combustibles et des facteurs d’émission par défaut [1081].
A partir de 2003, les émissions déclarées pour certains sites, notamment via les déclarations
annuelles de polluants [19], sont utilisées. Pour le reste de la production nationale, un facteur
d’émission moyen est déterminé chaque année à partir des facteurs d’émission par défaut [1081] et
des consommations de combustibles, rapporté à la production.
Emissions des sites pour lesquels Emissions des sites ayant déclaré
les déclarations ne sont pas des émissions de CO [19]
disponibles
Emissions nationales
Les émissions sont basées sur des facteurs d’émission par défaut provenant de la littérature et
confidentiels compte tenu du nombre réduit de sites.
Emissions de NH3
Pour le plomb de première fusion, les émissions de particules sont calculées sur la base des
déclarations annuelles des rejets [19] à partir de 1998. La valeur de cette dernière année est
appliquée aux années antérieures.
Pour le zinc de seconde fusion, les émissions de particules sont calculées sur la base des déclarations
annuelles de rejets [19] à partir de 2004. Avant 2004, les facteurs d’émission proviennent de
combinaisons de plusieurs facteurs d’émission reportés ou issus de rapports de l’administration, en
fonction des sites. Les facteurs d’émission du zinc de seconde fusion sont confidentiels compte tenu
du nombre réduit de sites.
Les émissions de PM10, PM2,5 et PM1,0 sont calculées à partir d’une granulométrie issue de la revue
JAPCA [227].
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5, ce ratio
provient du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1079]. La valeur retenue pour la combustion dans la
métallurgie est celle indiquée pour la production d’aluminium secondaire (table 3.4).
La production de plomb de seconde fusion émet plusieurs des métaux lourds inventoriés dans le
SNIEBA : arsenic, cadmium, plomb et zinc. La production de zinc de seconde fusion émet quant à elle
de l’arsenic, du cadmium, du mercure, du plomb et du zinc.
Les émissions de plomb sont calculées sur la base d’une compilation des déclarations annuelles des
sites [19] et sont utilisées pour déterminer un facteur d’émission basé sur la production nationale.
Concernant les émissions d’arsenic, de cadmium et de zinc, les déclarations annuelles de rejets [19]
permettent un suivi et un calcul annuel des facteurs d’émission depuis 2004. Le facteur d’émission de
l’année 1990 provient de la littérature [70] et le facteur d’émission des années intermédiaires est
interpolé.
Les facteurs d’émission de l’arsenic, du cadmium, du mercure, du plomb et du zinc sont confidentiels
compte tenu du nombre réduit de sites. Ils proviennent de la littérature et des déclarations annuelles
de rejets [19].
Pour le plomb de seconde fusion, les déclarations annuelles de rejets [19] permettent un suivi et un
calcul annuel des facteurs d’émission depuis 2004. Le facteur d’émission de l’année 1990 provient de
la littérature [70] et le facteur d’émission des années intermédiaires est interpolé.
Pour le zinc de seconde fusion, le facteur d’émission provient de la littérature et des déclarations
annuelles. Il est confidentiel compte tenu du nombre réduit de sites.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de HCB sont estimées à partir des consommations de combustibles et de facteurs
d’émission tirés du Guidebook EMEP/EEA 2019 (tables 3.1 à 3.5) [1081].
Consommations Consommations
d’énergie plomb 2nde d’énergie zinc 2nde
fusion fusion
Facteurs
d’émission
moyens
nationaux
Emissions de Rejets
Emissions de zinc de
plomb de 2nde déclarés par
2nde fusion
fusion les sites
1A2b
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Généralement spécifiques de chaque
Production de produits déshydratés ou
installation considérée individuellement.
consommation énergétique du secteur
Données nationales ou par défaut
Niveau de méthode :
Rang 1, 2 ou 3 selon les polluants.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[776] Communication personnelle de la Coopération Agricole France Déshydratation sur les
données de production et de consommation d'énergie pour le secteur de la déshydratation de
fourrage vert
[777] Méthode de Quantification des Flux Annuels des Unités de Déshydratation des Fourrages
pour les Polluants du Registre E-PRTR - Etude LRD/Citepa - Février 2021 – ETUDE CONFIDENTIELLE
[778] Rapport de synthèse réglementaire - Impact du préfanage à plat sur les rejets de
polluants atmosphériques des installations du secteur de la déshydratation - Etude LRD/Citepa -
Juillet 2010 - ETUDE CONFIDENTIELLE
[779] Mise à jour du facteur d’émission des COVNM des installations de déshydratation de
fourrage utilisé dans le cadre de l’arrêté GEREP – Etude Citepa pour la Coopération Agricole de
France - Avril 2016 - ETUDE CONFIDENTIELLE
[780] Compte rendu du Citepa (Laëtitia SERVEAU) de la réunion dans les locaux de la
Coopération Agricole de France déshydratation avec Yann MARTINET du 24 août 2016
[781] Données communiquées par la Coopération Agricole de France déshydratation (Yann
MARTINET) par mail le 20 juillet 2016
[782] Mail reçu de la Coopération Agricole de France déshydratation (Yann MARTINET) du
24/08/2016 sur deux rapports d'essai réalisés sur les particules en termes de granulométrie -
ETUDE CONFIDENTIELLE
[1248] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1-a-4-small-combustion -
Tables 3.42 - Tier 2 emission factors for NFR source category 1.A.4.b, using biomass
Source : www.luzernes.org
Les sites de production de fourrage vert n’existent qu’en France métropolitaine. Ils sont au
nombre de 26 en 2021.
Emissions de CO2
A partir de 2013, les données spécifiques d’émission de CO2 disponibles par l’intermédiaire des
déclarations des émissions sont utilisées, que ce soit dans le cadre du système d’échanges des
quotas d’émissions (SEQE) ou non (le même dispositif de déclaration servant au SEQE et à l’E-
PRTR) [19].
Jusqu’en 2012 inclus, les émissions de CO2 sont déterminées en multipliant la consommation par
combustible par le facteur d’émission moyen relatif à chaque combustible déterminé sur la base
des données disponibles depuis 2013 (cf. section générale énergie et la base de données OMINEA).
Emissions de CH4
Pour toutes les années, les émissions de CH4 sont estimées en multipliant la consommation par
combustible par les facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie et la base de données OMINEA).
Emissions de N2O
Pour toutes les années, les émissions de N2O sont estimées en multipliant la consommation par
combustible par les facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie et la base de données OMINEA).
Emissions SO2 (t) = consommation combustible (GJ) x facteur d’émission nationaux SO2 (g/GJ) x
FA (%)
Emissions de NOx
Lors de la combustion, les oxydes d’azote sont en partie fixés par les produits de fourrage vert
et non émis à l'atmosphère, selon une étude de la profession [777].
Emissions NOx (t) = consommation combustible (GJ) x facteur d’émission nationaux NOx (g/GJ)
x FA (%)
Emissions de COVNM
Les composés organiques volatiles non méthaniques sont un cas particulier puisque, selon une
étude de 2010 réalisée par le CITEPA pour la profession, environ 90% des émissions
atmosphériques proviennent des produits séchés (biogéniques) et seulement 10% de la
combustion de combustibles [778]. De plus, les campagnes de mesure montrent que les facteurs
d'émission sont équivalents d'un produit à l'autre [778].
Par ailleurs, à partir de 2008 [778], le secteur a mis en place la technique du préfanage à plat dans
les champs qui permet de diminuer les émissions de COVNM. En outre, l’accroissement du taux
de matière sèche due au préfanage à plat est susceptible de modifier les conditions de séchage,
notamment la quantité de COVNM émis [778].
Avant 2008, la technique du préfanage à plat n’était pas mise en œuvre. L’étude réalisée en 2010
par le CITEPA pour le compte de la Coopération Agricole France/LRD [778] sur la base de résultats
de mesures disponibles avant 2008 définit un facteur d’émission pour les COVNM qui ne tient pas
compte de la technique de préfanage à plat.
Après 2012, la technique du préfanage à plat est généralisée sur l’ensemble des exploitations.
L’étude réalisée en 2021 par le CITEPA pour le compte de la Coopération Agricole France/LRD
[777], sur la base des campagnes de mesures menées sur différentes installations de
déshydratation de fourrage après 2012, définit un facteur d’émission pour les COVNM en tenant
compte de la technique du préfanage à plat.
Sur la période 2009-2011, une interpolation linéaire du facteur d’émission de COVNM est
appliquée.
Emissions de CO
Sur l’ensemble de la période, les émissions de CO sont estimées en multipliant la consommation
par combustible par les facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Emissions de NH3
D’après l’étude faite par le Citepa pour la Coopération Agricole de France déshydratation/LRD
[777], il est supposé que s’il existe, le niveau d’émission de NH 3 est faible, sauf pour la biomasse.
A partir de 2021, et sur l’ensemble de la période, les émissions de NH 3 sont estimées pour la
biomasse en multipliant la consommation du combustible par le facteur d’émission par défaut issu
du guide EMEP/EEA 2019 [1248].
Emissions de poussières totales en suspension (TSP)
D'après les données de la profession [780], le premier cyclone a été installé en 1985. De 1985 à
1997, seuls des cyclones étaient installés. D'après les données de la profession [781], les cyclones
performaient entre 400 et 500 mg/m3.
Depuis 1997, il s'agit d'un mix filtre à manche et cyclone sur les sites industriels.
De plus, actuellement, le niveau respecté par les industriels en termes de particules est de 150
mg/m3 [780].
Ainsi, la méthode retenue est la suivante :
➢ de 1990 à 1997, on retient le fait que les concentrations respectaient la valeur de 400
mg/m3. En 2015 (émission retenue correspond aux émissions déclarées par les industriels
[19]), le niveau respecté est de 150 mg/m3, on recalcule le facteur d’émission pour la
période 1990-1997.
➢ de 1998 à 2002, on applique une décroissance linéaire sur le facteur d’émission car les
sites se sont équipés au fur et à mesure de technique de réduction.
➢ depuis 2003, on utilise les déclarations individuelles GEREP [19].
Emissions de PM10, PM2,5, PM1,0
La Coopération Agricole France déshydratation a réalisé deux rapports d'essai sur la
granulométrie des particules [782].
Les ratios à appliquer aux facteurs d'émission des particules totales, quelle que soit l'année
considérée, le combustible et le fourrage vert utilisés, sont les suivants :
PM2,5 6
PM1,0 0,7
Polychlorobiphényles (PCB)
Sur l’ensemble de la période, les émissions de PCB sont estimées en multipliant la consommation
par combustible par les facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Sur l’ensemble de la période, les émissions de HCB sont estimées en multipliant la consommation
par combustible par les facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Approche méthodologique :
Niveau de méthode :
Rang GIEC 2 ou 3 pour le CO2 selon les années et du fait de la prise en compte de données
spécifiques à une partie des installations.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[28] ATILH – Statistiques énergétiques annuelles de la profession cimentière
[218] SFIC (Syndicat Français de l'Industrie Cimentière) – données annuelles de production de
clinker
[273] ATILH – Communication spécifique relative aux facteurs d’émission de métaux lourds et de
particules, août 2006
[300] ATILH – Communication de M. Fauveau du 11 octobre 1999 relative aux émissions de PCDD/F
pour 1996
[301] FRABOULET I. – INERIS – Aerosol size distribution determination from stack emissions: the
case of a cement plant, DUST CONF, Maastricht, April 2007
Les sources de données relatives à la production de clinker qui ont été utilisées sont les
suivantes :
Emissions de CO2
A partir de 2005, les données spécifiques d’émission de CO2 disponibles par l’intermédiaire des
déclarations des émissions sont utilisées que ce soit dans le cadre du système d’échanges des
quotas d’émissions (SEQE) ou non (le même dispositif de déclaration servant au SEQE et à l’E-
PRTR) [19].
Jusqu’en 2004 inclus, les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible qui correspondent à la moyenne des facteurs d’émission par
combustible déterminés, sur la période 2005-2012 (1ère période du SEQE), à partir des
déclarations des émissions par combustible [19].
Emissions de CH4
Pour toutes les années, les émissions de CH4 sont estimées à partir des facteurs d’émission relatifs
à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Emissions de N2O
Pour toutes les années, les émissions de N2O sont estimées à partir des facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Emissions de SO2
La méthode par bilan ne peut pas être utilisée dans le secteur de la cimenterie car le soufre
contenu dans les combustibles et/ou dans les matières premières est en partie capté par le
clinker. Les émissions de SO2 des installations sont donc déterminées par mesure directe [19].
La méthodologie de calcul des émissions de SO2 pour le secteur des cimenteries est la suivante :
➢ Depuis 1994, les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de SO2
de l'ensemble des installations de production de ciment. Toutefois, lorsqu’une valeur
d'émission spécifique manque, la valeur de l’année précédente ou une valeur d’une
installation analogue est utilisée.
➢ Avant 1994, le plus ancien facteur d’émission estimé sur une base individuelle est relatif
à l’année 1994 (FE 94r). Cette même année, le facteur d’émission déduit des
combustibles utilisés a été estimé à partir des consommations nationales et des facteurs
d’émission nationaux associés (cf. section générale énergie) (FE 94c). Ces données sont
rapprochées de la production nationale. Le facteur d’émission relatif à une année N (FE
Nr) est déterminé selon la formule suivante à partir du facteur d’émission déduit des
combustibles cette même année (FE Nc) :
FE Nr = ( FE 94r / FE 94c ) x FE Nc
Les fluctuations du facteur d’émission sont liées à la variation de la teneur en soufre des matières
premières, en particulier l’argile, et des combustibles utilisés. La présence sur certaines
installations de dispositifs d’abattement des SOx explique la tendance à la réduction des
émissions sur la période.
Emissions de NOx
Les émissions déclarées par installation sont déterminées principalement par mesure en continu
[19].
La méthodologie mise en œuvre est la suivante :
➢ Depuis 1994, les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de NOx
de l'ensemble des installations de production de ciment. Toutefois, lorsqu’une valeur
d'émission spécifique manque, la valeur de l’année précédente ou une valeur d’une
installation analogue est utilisée.
➢ Avant 1994, le facteur d’émission utilisé correspond à la moyenne des facteurs
d’émission des années 1994 à 1996.
Globalement, sur l’ensemble de la période, la baisse du facteur d’émission s’explique par la mise
en place d’équipements de réduction des NOx (i.e. SNCR – Réduction Sélective Non Catalytique)
sur plus de la moitié des installations. Toutefois, les pics observés certaines années proviennent
des fluctuations de la composition des matières entrantes dans le procédé.
Emissions de COVNM
Les émissions déclarées par installation sont déterminées par mesure en continu ou ponctuelle
[19].
La méthodologie mise en œuvre est la suivante :
Les émissions de NH3 proviennent de l'azote contenu dans les combustibles ou dans la matière
première ainsi que des éventuelles fuites liées à l’utilisation des techniques d’abattement des
NOx mises en place.
Avant 2004, le facteur d’émission utilisé est celui proposé par l’ATILH [399], fixé à 19 g/t clinker.
A partir de 2004, les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de l’ensemble
des cimenteries [19]. Toutefois, lorsqu’une valeur manque, le facteur d’émission retenu est celui
fourni par l’ATILH (cf. ci-dessus).
L’augmentation sur le facteur d’émission résulte de la mise en œuvre progressive depuis 2006 de
dispositifs de traitement secondaire des NOx.
PM2,5 70
PM1,0 59,5
Les émissions de carbone suie sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5.
Les émissions de BC représentent 3% des émissions de PM2,5 [1064].
A partir de 2003, les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de l’ensemble
des installations de production de ciment [19]. Toutefois, lorsqu’une valeur d’émission spécifique
manque, la valeur de l’année précédente est reportée ou une valeur moyenne déduite des autres
installations est utilisée.
Avant 2003, des facteurs d’émission communiqués par la profession ont été utilisés [273].
Pour le sélénium, un facteur d’émission constant est utilisé pour toutes les années [1065].
Les métaux lourds sont principalement introduits dans le procédé par les déchets qui sont
recyclés, soit comme correcteur chimique, soit comme substitution à des combustibles
classiques. La nature et la composition des produits recyclés peuvent varier très
significativement d’une année à l’autre, ce qui explique les fluctuations observées.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions sont déterminées à partir d’un facteur d'émission des PCB identique pour toutes
les années [1065].
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions sont déterminées à partir d’un facteur d'émission des HCB identique pour toutes
les années [1065].
Facteur d’émission de
Facteur d’émission de
CO2 par combustible
CO2 par combustible
(moyenne 2005-2012)
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les Généralement spécifiques de chaque
installations sont considérées installation considérée
individuellement) individuellement
Niveau de méthode :
Rang 2 ou 3 pour le CO2 selon les années du fait de la prise en compte de données spécifiques à une
partie des installations.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[50] Données communiquées directement par les exploitants au Citepa
[756] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016, section 1A2 Manufacturing
industries and construction - table 3.3 Tier 1 emission factor for 1A2 combustion in industry using
gaseous fuels
[1081] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section 1A2 Manufacturing
industries
Les émissions de CO2 liées au phénomène de décarbonatation dans les installations de production
d’émail sont présentées dans la section relative aux procédés industriels.
En France, trois sites de production d’émail sont actuellement identifiés. Seuls deux de ces sites sont
soumis à la déclaration annuelle des rejets de polluants atmosphériques du fait de leur taille. Faute
d’informations, seuls ces deux sites sont retenus dans le calcul de l’inventaire national. Toutefois,
l’autre petit site est pris en compte dans le solde du bilan de l’énergie.
De plus, depuis avril 2010, un des deux sites retenus dans l’inventaire national a fermé.
Emissions de CO2
Les émissions nationales correspondent à la somme des émissions des installations de production
d’émail [19]. Toutefois, lorsqu’une valeur d’émission spécifique manque, la valeur de l’année
précédente ou un facteur d’émission moyen est utilisé.
Emissions de CH4
Les émissions nationales sont estimées à partir des consommations de combustibles déclarées par les
sites [19] et des facteurs d’émission par combustible (cf. section générale énergie).
Emissions de N2O
Les émissions nationales sont estimées à partir des consommations de combustibles déclarées par les
sites [19] et des facteurs d’émission par combustible (cf. section générale énergie).
Emissions de SO2
Les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de SO 2 des installations de
production d’émail [19]. Toutefois, lorsqu’une valeur d'émission spécifique manque, la valeur de
l’année précédente ou un facteur d’émission moyen est utilisé.
Les émissions proviennent très majoritairement de l’apport de soufre contenu dans les matières
premières.
Emissions de NOx
Les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de NOx des installations de
production d’émail [19]. Toutefois, lorsqu’une valeur d'émission spécifique manque, la valeur de
l’année précédente ou un facteur d’émission moyen est utilisé.
Les émissions de NOx proviennent majoritairement des matières premières utilisées chargées en
nitrates.
Emissions de COVNM
Les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de COVNM des installations de
production d’émail [19]. Toutefois, lorsqu’une valeur d'émission spécifique manque, la valeur de
l’année précédente ou un facteur d’émission moyen est utilisé.
Emissions de CO
Un facteur d’émission déterminé à partir des déclarations annuelles de CO [19] relatif à l’année 2002
est appliqué sur toute la période.
Emissions de NH3
Compte tenu des déclarations annuelles [19], il n’est pas attendu d’émission significative de NH 3 par
les installations de production d’émail.
PM10 46
PM2,5 46
PM1,0 46
Un facteur d’émission national a été déterminé à partir des quelques résultats de mesure disponibles
[19].
Les émissions nationales pour chacun des 8 HAP sont estimées à partir des consommations de
combustibles déclarées par les sites [19] et des facteurs d’émission par combustible (cf. section
générale énergie).
Polychlorobiphényles (PCB)
Compte tenu du type de combustible utilisé par les producteurs d’émail, il n’est pas attendu
d’émission de PCB.
Hexachlorobenzène (HCB)
Compte tenu du type de combustible utilisé par les producteurs d’émail, il n’est pas attendu
d’émission de HCB.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale (statistique ou données
industrielles par type de verre) pour les Généralement spécifiques de chaque
polluants hors gaz à effet de serre installation considérée individuellement pour
tous les polluants. Report de valeurs nationales
Consommation énergétique par combustible pour certaines années.
pour les gaz à effet de serre (CO2, CH4 et N2O)
Niveau de méthode :
Rang 2 ou 3 pour le CO2 du fait de la prise en compte de données spécifiques à une partie des
installations.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[26] Ministère de l’Industrie, de l’Economie et des Finances (INSEE et anciennement SESSI) et
Ministère de l’Agriculture (SCEES puis SSP) – Enquête annuelle sur les consommations d’énergie dans
l’industrie (EACEI)
[53] SESSI / INSEE– Production industrielle – Bulletin mensuel de statistique industrielle
[240] Fédération des Chambres Syndicales de l'Industrie du Verre - données communiquées au Citepa
[407] OFEFP – Coefficients d’émission des sources stationnaires, édition 2000, page 90
[409] EMEP/EEA Emission Inventory Guidebook, Part 1A2, table 3-26, May 2009
[457] Fédération des industries du verre – Rapport d’activité annuel
• Verre plat (030314) : de 1990 à 2010, les données proviennent des statistiques du SESSI/INSEE
[53]. Les statistiques de l'INSEE ne sont plus disponibles depuis 2011. Pour pallier ce problème,
une production est estimée sur la base des déclarations individuelles des industriels [19] de
l’année en cours et d’un ratio entre le total des déclarations individuelles et la donnée des
statistiques relatives à l’année 2011.
• Verre creux (030315) : de 1990 à 2013, les données proviennent de la Fédération des Industriels
du Verre [457]. Le rapport d'activité de la Fédération des Industriels du Verre n’est plus
disponible depuis 2014. Pour pallier ce problème, une production est estimée sur la base des
déclarations individuelles des industriels [19] de l’année en cours et d’un ratio entre le total
des déclarations individuelles et la donnée des statistiques relatives à l’année 2013.
• Fibre de verre (030316) : de 1990 à 2010, les données proviennent des statistiques du
SESSI/INSEE [53]. Les statistiques de l'INSEE ne sont plus disponibles depuis 2011. Pour pallier
ce problème, une production est estimée sur la base des déclarations individuelles des
industriels [19] de l’année en cours et d’un ratio entre le total des déclarations individuelles
et la donnée des statistiques relatives à l’année 2011.
• Verre technique (030317) : de 1990 à 2004, les données proviennent des statistiques du
SESSI/INSEE [53]. Depuis 2005, le SESSI ne fournit plus de donnée sur cette activité. Comme
des écarts importants sont observés entre les statistiques de la Fédération des Industriels du
Verre [457] et les statistiques du SESSI, la production retenue correspond à l'évolution entre
deux années des statistiques de la Fédération des Industriels du Verre appliquée à la dernière
année disponible du SESSI. Le rapport d'activité de la Fédération des Industriels du Verre n’est
plus disponible depuis 2014. Pour pallier ce problème, une production est estimée sur la base
des déclarations individuelles des industriels [19] de l’année en cours et d’un ratio entre le
total des déclarations individuelles et la donnée des statistiques relatives à l’année 2013.
• Fibre minérale (030318) : depuis 2001, les données de production proviennent des déclarations
individuelles des industriels [19]. Avant cette date, faute de données précises, il est fait
Les différentes étapes intervenant dans la fabrication du verre sont les suivantes :
➢ Le calcin, nécessaire à la fusion, est une matière première qui est, soit produite par
l'installation (réutilisation du surplus de production, récupération des pièces rejetées par le
contrôle qualité, etc.), soit récupérée à l’extérieur (recyclage du verre).
➢ Les matières premières utilisées lors de la fabrication de verre sont : la silice sous forme de
sable, l'oxyde de sodium sous forme de carbonate, les éléments alcalino-terreux sous forme
de chaux ou de dolomie.
➢ La fusion de ces matières premières ainsi que du calcin s'effectue, soit dans un four de
combustion, soit dans un four électrique à une température de 1550 °C.
➢ Le verre incandescent en fusion quitte le four pour passer dans l'avant bassin où il est amené
à sa température de travail (500 °C).
➢ Il s'écoule ensuite par des goulottes jusqu'aux machines.
➢ à partir de 2005, les consommations proviennent des données individuelles des sites à partir
des déclarations (approche site par site) [19].
➢ de 1990 à 2004, les consommations totales de l'ensemble des activités verrières hors laine de
roche (code NCE E22 fourni par le SESSI [26]) sont connues. Afin de répartir les consommations
par catégorie, les ratios déterminés en 2005 par catégorie sur la base des données
individuelles sont appliqués à la consommation totale annuelle de 1990 à 2004.
Emissions de CO2
La méthodologie mise en œuvre est appliquée à l’ensemble de la production de verre. Elle est
présentée sur le schéma ci-après.
A partir de 2005, les émissions par combustible et par installation sont directement connues via les
déclarations annuelles [19]. A partir des consommations par combustible, un facteur d’émission par
combustible est déterminé par année.
Pour les années antérieures à 2005, un facteur d’émission moyen est déterminé sur la période 2005-
2012 par combustible et par type de verre. Il est ensuite appliqué aux consommations par combustible
et par type de verre pour calculer les émissions de CO 2.
Les émissions ainsi obtenues par année et par combustible sont sommées pour estimer les émissions
de CO2 totales annuelles.
Emissions de CH4
Pour toutes les années et quel que soit le type de verre produit, les émissions de CH 4 sont estimées à
partir des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible, appliqués uniformément à toutes les
installations et présentés en section générale énergie.
Approche A : les émissions nationales correspondent à la somme, d’une part, des émissions des sites
qui déclarent annuellement leurs rejets [19] et, d’autre part, des émissions calculées des sites pour
lesquels les émissions ne sont pas directement disponibles (le calcul est alors basé sur l’utilisation de
données des sites connus et/ou des reports de l’année précédente).
Approche B : les émissions sont déterminées comme étant égales au produit de l’activité par un
facteur d’émission. Ce facteur est établi pour une année particulière pour laquelle des données ont
permis de le déterminer.
Autres approches : les émissions sont déterminées par un autre moyen (facteur d’émission de la
littérature, etc.).
Les approches mises en œuvre sont précisées au cas par cas dans les paragraphes ci-après.
Emissions de SO2
Les émissions de SO2 des installations de production de verre, quel que soit le type de verre produit,
peuvent être déterminées par bilan matière ou par mesure [19].
Depuis 1993 A
030314 Verre plat
Avant 1993 B base 1993
Depuis 1993 A
030315 Verre creux
Avant 1993 B base 1993
Depuis 1993 A
030316 Fibre de verre
Avant 1993 B base 1993
Depuis 1994 A
030317 Verre technique
Avant 1994 B base 1994
Depuis 1994 A
030318 Laine de roche
Avant 1994 B base 1994
Emissions de NOx
Les émissions déclarées de NOx des installations de production de verre, quel que soit le type de verre
produit, sont déterminées par mesure.
Les mêmes approches méthodologiques par type de verre que pour le SO2 sont mises en œuvre.
Emissions de COVNM
Depuis 2004 A
030315 Verre creux
Avant 2004 B base 2004
Depuis 2002 A
030318 Laine de roche
Avant 2002 B base 2002
Emissions de CO
Les émissions déclarées de CO des installations de production de verre, quel que soit le type de verre
produit, sont déterminées par mesure.
En fonction du type de verre et de l’année, différentes méthodologies sont mises en œuvre.
Depuis 2004 A
030316 Fibre de verre
Avant 2004 B base 2004
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 des verreries ne sont produites que par certaines fabrications de verre, en
particulier lors de la fabrication de produits isolants (laine de verre et laine de roche). Ces émissions
ne sont pas induites par la fusion du verre mais lors de la fabrication de la fibre. En effet, ces émissions
proviennent des liants et des encollages qui se dégradent au fibrage et en étuve de polymérisation.
Les facteurs d'émission ont été déterminés à partir des données disponibles dans les déclarations
annuelles des émissions à partir de 2004 [19] puis, pour les années suivantes, le facteur d’émission
relatif à l’année 2004 est appliqué uniformément à toutes les années antérieures.
Attention, les facteurs d’émission présentés dans la base de données OMINEA sont des facteurs
d’émission rapportés à l’ensemble de la production nationale même si tous les sites ne sont pas
émetteurs.
➢ M1. Les émissions déclarées sont utilisées [19] et, pour les autres sites, les émissions sont
déterminées au moyen d’un facteur d’émission moyen par année estimé à partir des déclarations.
➢ M2. Les facteurs d’émission utilisés proviennent de la profession [240].
➢ M6. Les émissions sont déterminées à partir d’une interpolation linéaire entre deux années dont
les facteurs d’émission sont connus.
Les émissions de carbone suie sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5 (cf.
tableau ci-dessous).
A partir de
2009 : M1
Cadmium
Chrome
Mercure
Plomb
Zinc
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy). Les
facteurs d’émission relatifs aux autres HAP sont également fournis (BaA, BghiPe, BahA et FluorA).
La méthodologie mise en œuvre consiste à déterminer les émissions au moyen des consommations
annuelles du secteur par combustible et du facteur d’émission approprié (cf.section générale
énergie).
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont calculées à partir de la consommation de combustibles et des facteurs
d’émission associés (cf. section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont calculées à partir de la consommation de combustibles et des facteurs
d’émission associés (cf. section générale énergie).
Compte tenu des combustibles utilisés, des émissions ne sont déterminées que pour la production de
laine de roche (SNAP 030318).
Facteurs
d’émission
nationaux
moyens par
Emissions globales des combustible
sites pour lesquels cette
information n’est pas
disponible Consommation
énergétique
nationale par
combustible
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale provenant de la profession
(Chambre Syndicale Nationale des Fabricants
de Chaux Grasses et Magnésiennes) et
production de chaux hydraulique (ATILH) pour Généralement spécifiques de chaque
les polluants hors gaz à effet de serre installation considérée individuellement
Niveau de méthode :
Rang 2/3 du fait de la prise en compte de données spécifiques à une partie des installations.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[26] Ministère de l’Industrie, de l’Economie et des Finances (INSEE et anciennement SESSI) et
Ministère de l’Agriculture (SCEES puis SSP) – Enquête annuelle sur les consommations d’énergie
dans l’industrie (EACEI)
[183] CITEPA – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[190] Chambre Syndicale Nationale des Fabricants de Chaux Grasses et Magnésiennes –Statistiques
annuelles de production de chaux grasses (aériennes) et magnésiennes
[196] Données annuelles de production nationale des installations de production de chaux hydraulique
fournies par l'ATILH (données confidentielles)
[1067] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, section 2A2 Lime Production,
table 3.1
Fabrication de la chaux
La fabrication de la chaux se déroule en plusieurs étapes dont les principales sont les suivantes :
➢ Le calcaire est extrait des carrières. Il est l'élément de base de la fabrication de la chaux. Les
émissions provenant des carrières ne sont pas comptabilisées dans cette partie.
➢ Le calcaire est concassé puis introduit dans des fours verticaux ou des fours rotatifs. Les
combustibles utilisés diffèrent selon les fours. Le produit obtenu est de la chaux vive.
➢ Le passage de la chaux vive à la chaux éteinte se fait par réaction chimique exothermique,
dite hydratation. Cette réaction a lieu dans un appareil appelé hydrateur où chaux et eau
sont mises en contact.
Deux types de production de chaux sont à distinguer :
➢ d'une part, la chaux aérienne [190], également appelée chaux grasse ou chaux calcique et,
d'autre part, la chaux magnésienne. La chaux aérienne est principalement constituée d'oxyde
ou d'hydroxyde de calcium qui durcit lentement à l'air sous l'effet du CO 2 présent dans l'air.
La chaux magnésienne est constituée intégralement d'oxyde ou d'hydroxyde de calcium et de
magnésium. Elle résulte de la calcination de la dolomie.
➢ d’autre part, la production de chaux hydraulique [19, 196] produite par la calcination d'un
calcaire plus ou moins argileux et siliceux avec réduction en poudre par extinction avec ou
sans broyage. Elle est constituée d'hydroxyde de calcium, de silicates et d'aluminates de
calcium.
A partir de 2005, les consommations énergétiques par combustible sont disponibles dans les
déclarations annuelles [19]. Toutefois, quelques petits sites de production de chaux ne sont pas
soumis au système déclaratif de leurs émissions. Une estimation de leurs consommations énergétiques
est réalisée à partir, d’une part, du ratio énergétique des sites faisant l’objet de déclarations
annuelles exprimée en GJ/t chaux produite, et d’autre part, de la répartition par année de la
consommation énergétique des sites déclaratifs et enfin de la production de chaux associée à ces
petits sites.
Entre 1993 et 2004, les consommations énergétiques proviennent des statistiques nationales de
consommations énergétiques [26] qui prennent en compte tous les sites de production de chaux.
Pour les années 1990 à 1992, les consommations énergétiques par combustible sont estimées à partir
des consommations disponibles en 1993 et en appliquant le ratio d’évolution de la production entre
les années.
Emissions de CO2
La méthodologie mise en œuvre pour calculer les émissions de CO2 du secteur de la production de
chaux aérienne, magnésienne et de chaux hydraulique s’applique pour l’ensemble de la production
de chaux mais dépend de l’année considérée.
Méthode mise en œuvre depuis 2005
Pour les plus gros sites de production de chaux, les émissions de CO 2 (par combustible) proviennent
des déclarations individuelles [19]. Les autres données disponibles dans ces déclarations sont les
données de consommation par combustible par site. Ainsi, un facteur d’émission moyen par année et
par combustible est déterminé sur la base des données déclarées.
Pour les plus petits sites pour lesquels aucune déclaration individuelle n’est disponible, les émissions
de CO2 sont calculées sur la base des consommations associées à ces petits sites (méthode décrite
précédemment) et des facteurs d’émission moyens annuels déterminés par combustible sur la base
des données déclarées par les sites plus importants.
Méthode mise en œuvre avant 2005
Pour l’ensemble des sites de production de chaux (aucune donnée individuelle disponible), les
émissions de CO2 sont calculées sur la base des consommations par combustible et des facteurs
d’émission moyens de la période 2005-2012 par combustible.
Emissions de CH4
Pour toutes les années, les émissions de CH 4 sont estimées à partir des facteurs d’émission relatifs à
chaque combustible. Les différentes sources utilisées pour déterminer les consommations de
combustibles sont présentées dans la section précédente. Les facteurs d’émission nationaux par
combustible sont appliqués uniformément à toutes les installations (cf. section générale énergie).
Emissions de N2O
Pour toutes les années, les émissions de N2O sont estimées à partir des facteurs d’émission relatifs à
chaque combustible. Les différentes sources utilisées pour déterminer les consommations de
combustibles sont présentées dans la section précédente. Les facteurs d’émission nationaux par
combustible sont appliqués uniformément à toutes les installations (cf. section générale énergie).
Emissions de SO2
Au niveau des sites industriels, les émissions de SO2 des installations de production de chaux aérienne,
magnésienne et hydraulique peuvent être déterminées par bilan matière, par mesure ou à partir des
consommations de combustibles.
Trois méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
sont disponibles pour les années 1994 et 1995 et à partir de 1999 via les déclarations annuelles de
polluants [19].
Pour les années 1994 et 1995 et à partir de 1999, les émissions déclarées pour certains sites via les
déclarations annuelles de polluants [19] sont utilisées. Pour le reste de la production nationale, un
facteur d’émission est déterminé chaque année à partir des sites qui ont déclaré des émissions de
SO2. Ce facteur d’émission est ensuite appliqué au solde de la production nationale. Le schéma suivant
précise la méthodologie mise en œuvre pour les années 1994 et 1995 et à partir de 1999.
Entre 1996 et 1998, les facteurs d’émission sont obtenus par linéarisation des facteurs d’émission
connus en 1995 et 1999.
Avant 1994, les émissions nationales sont estimées en utilisant le facteur d’émission déterminé en
1994.
Emissions de NOx
Au niveau des sites industriels, les émissions déclarées de NOx des installations de production de chaux
aérienne, magnésienne et hydraulique sont déterminées par mesure ponctuelle ou en continu.
Pour estimer les émissions de NOx des installations de production de chaux, la même méthodologie
que pour le SO2 est mise en œuvre.
Emissions de COVNM
Au niveau des sites industriels, les émissions déclarées des installations de production de chaux
aérienne, magnésienne et hydraulique sont déterminées par mesure périodique.
Pour estimer les émissions de COVNM des installations de production de chaux, la même méthodologie
que pour le SO2 est mise en œuvre.
Emissions de CO
Pour estimer les émissions de CO des installations de production de chaux, la même méthodologie
que pour le SO2 est mise en œuvre.
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont supposées négligeables d’autant qu’il n’y a actuellement aucune installation
munie de dispositif d’épuration des NOx dont la nature du procédé serait susceptible de rejeter cette
substance en quantité significative.
Pour les années 1994 et 1995 et à partir de 1999, les émissions déclarées pour certains sites via les
déclarations annuelles de polluants [19] sont utilisées. Pour le reste de la production nationale, un
facteur d’émission est déterminé chaque année à partir des sites qui ont déclaré des émissions de
particules totales. Ce facteur d’émission est ensuite appliqué au solde de la production nationale.
Entre 1996 et 1998, les facteurs d’émission sont obtenus par linéarisation des facteurs d’émission
connus en 1995 et 1999.
Avant 1994, les émissions nationales sont estimées en utilisant le facteur d’émission déterminé en
1994.
Les émissions de carbone suie sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Les
émissions de BC représentent 0,46% des émissions de PM2,5 [1067].
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy). Les
facteurs d’émission relatifs aux autres HAP sont également fournis (BaA, BghiPe, BahA et FluorA).
La même méthodologie que pour les dioxines et furannes est utilisée pour chaque composé HAP. Les
facteurs d’émission par combustible sont disponibles dans la section générale énergie.
Polychlorobiphényles (PCB)
La même méthodologie que pour les dioxines et furannes est utilisée. Les facteurs d’émission par
combustible décrits dans la section générale énergie sont appliqués.
Hexachlorobenzène (HCB)
La même méthodologie que pour les dioxines et furannes est utilisée. Les facteurs d’émission par
combustible décrits dans la section générale énergie sont appliqués.
Facteur
Production des autres d'émission
installations national /
production
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production de plâtre pour les polluants hors gaz
à effet de serre Déterminés à partir des données individuelles
ou à partir de facteurs spécifiques aux
Consommation énergétique par combustible combustibles consommés
pour les gaz à effet de serre (CO2, CH4 et N2O)
Niveau de méthode :
Rangs 1 et 2/3 du fait de la prise en compte de données spécifiques à une partie des installations.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[68] OFEFP - Mesures pour la réduction des émissions de PM10. Document environnement n°136, juin
2001
[364] Syndicat National des Industries du Plâtre – communication de données internes relatives à la
production annuelle
[395] EPA - AP42. Janvier 1995, page 11.16-8, table 11.16-4
[452] INSEE – Publication annuelle – Les consommations d’énergie dans l’industrie
[1064] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 – Chapter 2A1 – Section 3.2.2
Default emission factors – Table 3.1
La cuisson des gypses peut avoir lieu dans différents types de four : à chambre, à cuve ou tubulaire
rotatif.
➢ plâtres à prise rapide, préparés à basse température (107°C), qui prennent en 1 ou 2 minutes,
➢ plâtres à staff et à stuc, préparés à une température inférieure à 180°C, qui prennent en 3 à 4
minutes,
➢ plâtres d'ouvrages, préparés à une température de 200 à 230°C, qui prennent en plusieurs
minutes.
Lorsqu'on atteint une température de 600°C, le gypse n'a pratiquement plus de prise et est appelé
« plâtre mort ». Par contre, si on atteint 900 à 1200°C, le composé perd une partie du sulfate et
devient de la chaux (CaO) qui présente une bonne résistance mécanique et que l'on emploie comme
hourdis pour carrelages, dallages, etc. (plâtre à carrelage).
Les données disponibles détaillées (types, quantités et caractéristiques des combustibles, mesures
des émissions, etc.) permettent une estimation fine des émissions.
Consommation énergétique
A partir de 2003, les consommations par combustible proviennent, d’une part, des déclarations
individuelles des industriels [19] et, d’autre part, pour les sites non soumis au système déclaratif
(consommation surfacique), un calcul est réalisé par année :
Le secteur du plâtre est inclus dans le code NCE E20. Ainsi, en 2003, il est possible de déterminer la
part que représente le secteur du plâtre dans le total du code NCE E20 par combustible [452].
Ce ratio par combustible déterminé en 2003 est supposé constant sur la période 1990-2002.
Les consommations par combustible sur la période 1990-2002 correspondent donc au produit entre les
consommations par combustible du code NCE E20 et le ratio déterminé pour l’année 2003.
Emissions de CO2
La méthodologie mise en œuvre est la suivante. Elle permet d’assurer une cohérence temporelle.
A partir de 2005, les émissions de CO2 par combustible proviennent, d’une part, des déclarations
annuelles des industriels [19] et, d’autre part, elles sont calculées par produit entre la consommation
surfacique telle que décrite précédemment et le facteur d’émission de CO 2 par combustible
déterminé par année sur la base des déclarations annuelles individuelles.
Pour les années antérieures à 2005, les émissions de CO2 sont estimées sur la base des données de
consommation par combustible (méthode décrite précédemment) et des facteurs d’émission moyens
de la période 2005-2012 par combustible (cas particulier : pour le gaz naturel, le facteur d’émission
national est retenu car il est évolutif en fonction des années).
Emissions de CH4
Pour toutes les années, les émissions de CH 4 sont estimées à partir des facteurs d’émission relatifs à
chaque combustible appliqués uniformément à toutes les installations (cf. section générale énergie).
Emissions de N2O
La méthode appliquée est similaire à celle du CH 4.
Emissions de SO2
A partir de 2003, les émissions nationales correspondent à la somme des émissions de SO 2 provenant,
d’une part, des déclarations annuelles [19] (toutefois, lorsqu’une donnée n’est pas déclarée une
année, la valeur de l’année précédente ou une valeur moyenne calculée à partir des données
disponibles pour d’autres installations est utilisée) et, d’autre part, du calcul pour la production
surfacique. Les émissions de SO2 provenant de la production surfacique correspondent au produit
entre la production surfacique (production nationale – production des sites connus) et le facteur
d’émission déduit des données de SO2 déclarées par les industriels.
Avant 2003, les émissions sont déterminées à partir des consommations du secteur par combustible
et des facteurs d’émission nationaux (cf. section générale énergie).
Emissions de NOx
La méthode pour déterminer les émissions de NOx est la même que celle pour le SO 2.
Emissions de COVNM
La même méthodologie que pour le SO2 est employée.
Emissions de CO
La même méthodologie que pour le SO2 est employée.
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont supposées négligeables pour la production de plâtre.
entre la production surfacique (production nationale – production des sites connus) et le facteur
d’émission déduit des données de TSP déclarées par les industriels.
tranche
% répartition des TSP
granulométrique
PM10 62
PM2,5 37
PM1,0 37
Pour les PM1,0, il est fait l’hypothèse que la répartition est la même que celle des PM2,5.
Les émissions de carbone suie sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Les
émissions de BC représentent 3% des émissions de PM2,5. Il a été fait l’hypothèse que le ratio pour la
production de plâtre est le même que celui pour la production de ciment à partir du guide EMEP/EEA
2019 [1064].
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy). Les
facteurs d’émission relatifs aux autres HAP sont également fournis (BaA, BghiPe, BahA et FluorA).
La même méthodologie que pour les dioxines et furannes est utilisée pour chaque HAP. Les facteurs
d’émission par combustible sont disponibles dans la section générale énergie.
Polychlorobiphényles (PCB)
La même méthodologie que pour les dioxines et furannes est utilisée. Les facteurs d’émission par
combustible décrits dans la section générale énergie sont appliqués.
Hexachlorobenzène (HCB)
Il n’y a pas d’émission attendue de cette substance.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale de céramiques Données spécifiques à chaque
fines et consommations de installation, facteurs d’émission
combustibles du secteur nationaux et par défaut
Niveau de méthode :
Rang GIEC 2 ou 3 selon les années pour le CO2 et les autres polluants atmosphériques, du fait de la
prise en compte de données spécifiques à une partie des installations.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[26] Ministère de l’Industrie, de l’Economie et des Finances (SESSI) et Ministère de l’Agriculture
(SCEES) - Enquête annuelle sur les consommations d’énergie dans l’industrie (EACEI)
[42] OFEFP - Coefficients d’émission des sources stationnaires, éditions 1995 et 2000
[183] CITEPA – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[251] Confédération des Industries céramiques de France – Chiffres clés de la profession - statistiques
annuelles (confidentielles)
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[1064] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 – Chapter 2A1 – Section 3.2.2
Default emission factors – Table 3.1
➢ la poterie,
➢ la faïence,
➢ le grès,
➢ la porcelaine.
La fabrication de céramiques fines se décompose en quatre étapes principales :
➢ la fabrication de la terre : les matières premières constituées de terres argileuses sont broyées
avec de l'eau. Le grain obtenu est filtré puis pressé dans des filtres à presse. La terre subit
ensuite une dernière opération : le désaérage (étape permettant de supprimer les bulles d'air).
➢ le façonnage ou modelage : étape de mise en forme du produit.
➢ la cuisson : avant d'être décoré, l'objet subit une première cuisson à 900°C dont le but est de
sécher l'objet déjà façonné avant d'être émaillé. La porcelaine dure doit atteindre 1400°C.
➢ la décoration : les couleurs sont obtenues grâce à des oxydes métalliques après cuisson – le
bleu par le cobalt, le vert/turquoise par le cuivre, le jaune/rouge par le fer, le brun par le
manganèse, le rose/pourpre par le chlorure d'or.
Sur l’ensemble de la période, les émissions de CO2 sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Ces émissions peuvent être ramenées, au niveau national, soit à la consommation d’énergie, soit à la
production nationale.
Emissions de CH4
Sur l’ensemble de la période, les émissions de CH4 sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission par défaut tirés du GIEC 2006 [623], relatifs à chaque
combustible.
Emissions de N2O
Sur l’ensemble de la période, les émissions de N2O sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission par défaut tirés du GIEC 2006 [623], relatifs à chaque
combustible.
Emissions de SO2
Les émissions de SO2 sont induites, d’une part, par les combustibles et, d’autre part, par l’apport de
matières premières. Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines
données individuelles ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants
[19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de SO2 via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen relatif aux émissions
induites par la matière première est déterminé chaque année à partir des sites qui déclarent
des émissions de SO2, et est ensuite appliqué au solde de la production nationale. Les émissions
induites par la consommation de combustibles sont quant à elles recalculées à partir du solde
de la consommation nationale et des facteurs d’émission par combustible (cf. section générale
énergie).
➢ Un facteur d’émission moyen au niveau national est alors recalculé chaque année, à partir des
émissions totales (induites par l’utilisation de combustibles et par les éléments contenus dans
la matière première), ramenées à la production nationale.
Avant 2004, les émissions provenant des combustibles sont calculées à partir des consommations de
combustibles du secteur et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie). Les émissions induites par la matière première sont calculées en multipliant la production
nationale par le facteur d’émission moyen relatif à la matière première déterminé à partir des
déclarations annuelles de polluants des années 2004 à 2006. Un facteur d’émission moyen au niveau
national est également recalculé chaque année, à partir des émissions totales (induites par
l’utilisation de combustibles et par les éléments contenus dans la matière première), ramenées à la
production nationale.
Emissions de NOx
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de NOx via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de NOx, et est ensuite appliqué au solde
de la production nationale.
Avant 2004, les émissions nationales sont estimées en utilisant le facteur d’émission moyen déterminé
en 2004, la variabilité des émissions étant supposée au moins égale aux évolutions a priori limitées
du procédé au cours de la période démarrant en 1990.
Emissions de COVNM
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de COVNM via les déclarations annuelles de
polluants [19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de COVNM, et est ensuite appliqué au
solde de la production nationale.
Avant 2004, les émissions nationales sont estimées en appliquant le facteur d’émission issu de l’OFEFP
[42] à la production nationale.
Emissions de CO
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de CO via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de CO, et est ensuite appliqué au solde de
la production nationale.
Avant 2004, les émissions nationales sont estimées en appliquant le facteur d’émission issu de l’OFEFP
[42] à la production nationale.
Emissions de NH3
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de TSP via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de TSP, et est ensuite appliqué au solde de
la production nationale.
Avant 2004, les émissions nationales sont estimées en appliquant le facteur d’émission moyen
déterminé en 2004.
Les émissions de PM10 et PM2,5 sont calculées en utilisant des ratios exprimés par rapport aux particules
totales [183].
Les émissions de PM1,0 sont estimées en faisant l’hypothèse que le facteur d’émission est le même que
celui des PM2,5.
Les émissions de carbone suie sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5 ou
PM10. Les émissions de BC représentent 3% des émissions de PM2,5. Il a été fait l’hypothèse que le
ratio pour la production de céramique est le même que celui pour la production de ciment [1064].
Sur l’ensemble de la période, les émissions de dioxines et furannes sont déterminées à partir des
consommations de combustibles et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section
générale énergie). Un facteur d’émission moyen au niveau national est recalculé chaque année, à
partir des émissions totales ramenées à la production nationale.
Sur l’ensemble de la période, les émissions de HAP de chacun des composés (BaP, BkF, BbF, IndPy,
BghiPe, BaA, BahA, FluorA) sont déterminées à partir des consommations de combustibles et des
facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie). Des facteurs
d’émission moyens au niveau national sont recalculés chaque année, à partir des émissions totales
des polluants, ramenées à la production nationale.
Polychlorobiphényles (PCB)
Sur l’ensemble de la période, les émissions de PCB sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Un facteur d’émission moyen au niveau national est recalculé chaque année, à partir des émissions
totales ramenées à la production nationale.
Hexachlorobenzène (HCB)
Sur l’ensemble de la période, les émissions de HCB sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Un facteur d’émission moyen au niveau national est recalculé chaque année, à partir des émissions
totales ramenées à la production nationale.
Facteurs d’émission
moyens
Solde de production non
disponible par
installation Emissions de combustion de
la production de céramiques
fines – 1A2f
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale de tuiles et Données spécifiques à chaque
briques (pour les polluants) installation pour le CO2
Consommations de combustibles du Facteurs d’émission par défaut pour le
secteur (pour les gaz à effet de serre) CH4 et N2O
Autres polluants (cf. section spécifique)
Niveau de méthode :
Rang GIEC 2/3 pour le CO2, du fait de la prise en compte de données spécifiques à une partie des
installations. Rang GIEC 1 pour le CH4 et le N2O.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[183] CITEPA – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[1064] EMEP 2019 EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 – Chapter 2A1 –
Section 3.2.2 Default emission factors – Table 3.1
Les données de production proviennent de la Fédération Française des Tuiles et Briques [241] ainsi que
des déclarations annuelles [19].
Pour les années antérieures à 2005, les émissions de CO2 sont estimées sur la base des données de
consommation par combustible (méthode décrite précédemment) et des facteurs d’émission
nationaux (Tier 2).
La cohérence temporelle est vérifiée en comparant les facteurs d’émission de CO2 recalculés depuis
2005 à partir des données des exploitants avec les facteurs d’émission CO2 nationaux.
Pour information, pour les sites soumis au SEQE, un contrôle de cohérence est effectué entre les
émissions déclarées dans ce cadre, et les données disponibles dans les déclarations annuelles des
émissions [19].
Emissions de CH4
Sur l’ensemble de la période, les émissions de CH4 sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission par défaut relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Emissions de N2O
Sur l’ensemble de la période, les émissions de N2O sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission par défaut relatifs à chaque combustible (cf. section générale
énergie).
Emissions de SO2
Les émissions de SO2 sont induites, d’une part, par les combustibles et, d’autre part, par l’apport de
matières premières. Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines
données individuelles ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants
[19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de SO2 via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces valeurs d’émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen relatif aux émissions
induites par la matière première est déterminé chaque année à partir des sites qui déclarent
des émissions de SO2, et est ensuite appliqué au solde de la production nationale. Les émissions
induites par la consommation de combustibles sont quant à elles recalculées à partir du solde
de la consommation nationale et des facteurs d’émission par combustible (cf. section générale
énergie).
➢ Un facteur d’émission moyen au niveau national est alors recalculé chaque année, à partir des
émissions totales (induites par l’utilisation de combustibles et par les éléments contenus dans
la matière première), ramenées à la production nationale.
Avant 2004, le facteur d’émission utilisé est la moyenne des facteurs d’émission recalculés au niveau
national, sur la période 2004-2013. Ce facteur d’émission moyen est appliqué à la production
nationale [241].
Emissions de NOx
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de NOx via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de NOx, et est ensuite appliqué au solde
de la production nationale.
Avant 2004, le facteur d’émission utilisé est la moyenne de ceux déterminés sur la période 2004-2013,
appliqué à la production nationale.
Emissions de COVNM
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de COVNM via les déclarations annuelles de
polluants [19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de COVNM, et est ensuite appliqué au
solde de la production nationale.
Avant 2004, le facteur d’émission utilisé est la moyenne de ceux déterminés sur la période 2004-2013,
appliqué à la production nationale.
Emissions de CO
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de CO via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de CO, et est ensuite appliqué au solde de
la production nationale.
Avant 2004, le facteur d’émission utilisé est la moyenne de ceux déterminés sur la période 2004-2013,
appliqué à la production nationale.
Emissions de NH3
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction de l’année car certaines données individuelles
ne sont disponibles que depuis 2004 via les déclarations annuelles de polluants [19].
A partir de 2004 :
➢ Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de TSP via les déclarations annuelles de polluants
[19], ces émissions sont directement utilisées.
➢ Pour le reste de la production nationale, un facteur d’émission moyen est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions de TSP, et est ensuite appliqué au solde de
la production nationale.
Avant 2004, le facteur d’émission utilisé est la moyenne de ceux déterminés sur la période 2004-2013,
appliqué à la production nationale.
Les émissions de PM10 et PM2,5 sont calculées en utilisant des ratios exprimés par rapport aux particules
totales [183].
Les émissions de PM1,0 sont déterminées en faisant l’hypothèse que le facteur d’émission est le même
que pour les PM2,5.
Emissions de carbone suie / black carbon (BC)
Les émissions de carbone suie sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Les
émissions de BC représentent 3% des émissions de PM2,5. Il a été fait l’hypothèse que le ratio pour la
production de tuiles et briques est le même que celui pour la production de ciment à partir du guide
EMEP/EEA 2019 [1064].
Les émissions de métaux lourds proviennent, d’une part, de l’utilisation de combustibles et, d’autre
part, des éléments contenus dans la matière première. La même approche est utilisée pour
l’ensemble des métaux lourds étudiés ici.
Deux méthodologies sont mises en œuvre en fonction des années et des métaux lourds :
➢ Méthodologie 1 : Les données d’émissions sont disponibles via les déclarations annuelles de
polluants [19],
➢ Méthodologie 2 : Les données d’émissions ne sont pas disponibles.
Méthodologie 1 – Données d’émissions disponibles
Pour les sites ayant déclaré leurs émissions de métaux lourds via les déclarations annuelles de
polluants [19], ces émissions sont directement utilisées. Pour le reste de la production nationale, un
facteur d’émission moyen relatif aux émissions induites par la matière première est déterminé chaque
année à partir des sites qui déclarent des émissions du métal lourd considéré, et est ensuite appliqué
au solde de la production nationale. Les émissions induites par la consommation de combustibles sont
quant à elles recalculées à partir du solde de la consommation nationale et des facteurs d’émission
par combustible (cf. section générale énergie).
Un facteur d’émission moyen au niveau national est alors recalculé chaque année, à partir des
émissions totales (induites par l’utilisation de combustibles et par les éléments contenus dans la
matière première), ramenées à la production nationale.
Sur l’ensemble de la période, les émissions de dioxines et furannes sont déterminées à partir des
consommations de combustibles et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section
générale énergie). Un facteur d’émission moyen au niveau national est recalculé chaque année, à
partir des émissions totales ramenées à la production nationale.
Sur l’ensemble de la période, les émissions de HAP de chacun des composés (BaP, BkF, BbF, IndPy,
BghiPe, BaA, BahA, FluorA) sont déterminées à partir des consommations de combustibles et des
facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie). Des facteurs
d’émission moyens au niveau national sont recalculés chaque année, à partir des émissions totales
des polluants, ramenées à la production nationale.
Polychlorobiphényles (PCB)
Sur l’ensemble de la période, les émissions de PCB sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Un facteur d’émission moyen au niveau national est recalculé chaque année, à partir des émissions
totales ramenées à la production nationale.
Hexachlorobenzène (HCB)
Sur l’ensemble de la période, les émissions de HCB sont déterminées à partir des consommations de
combustibles et des facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Un facteur d’émission moyen au niveau national est recalculé chaque année, à partir des émissions
totales ramenées à la production nationale.
Emissions de combustion de la
production de tuiles et briques - 1A2f
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Consommation nationale de bitume Facteurs d’émission nationaux et
routier spécifiques au secteur en fonction des
combustibles et des polluants
Niveau de méthode :
Rang 2 du fait de l’utilisation de facteurs d’émissions nationaux et de valeurs spécifiques à la
production d’enrobés routiers selon les polluants les combustibles.
Références utilisées :
[183] Citepa – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[184] USIRF (Union des Syndicats de l'Industrie Routière Française) – Consommation annuelle de
bitume routier. Communication en 2006
[185] USIRF (Union des Syndicats de l'Industrie Routière Française) – Données internes
confidentielles transmises en 2001 et 2003
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[715] Routes de France, anciennement USIRF (Union des Syndicats de l'Industrie Routière
Française) - Les produits de l'industrie routière. Publication annuelle
[717] Citepa - Analyse réglementaire relative aux émissions atmosphériques des installations de
production d’enrobés routiers. Rapport d'étude et base de données B11. Janvier 2016,
confidentiel[1207] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019, Part B section
2D3b Road paving with asphalt
• la sélection et le transport de la matière première. Au cours de cette étape, les agrégats sont
concassés au niveau de la carrière afin d'obtenir des éléments de taille standard. La matière
première est généralement constituée de pierres et de cailloux mais on utilise parfois
également du verre pilé.
• l'asphalte est produit, soit par un procédé continu, soit par un procédé discontinu.
Simultanément, la matière première (pierres et cailloux concassés) est transportée dans un
sécheur puis passe à travers un jeu de tamis.
• l'opération finale consiste à mélanger la matière première et l'asphalte dans une cuve spéciale.
Les centrales d’enrobage mobiles se partagent par moitié entre les procédés continus et discontinus.
Les émissions déterminées dans cette section sont celles provenant de l'utilisation de combustibles
pour alimenter les fours (sécheurs).
- soit à partir de la consommation nationale de bitume des centrales d’enrobage, obtenue auprès de
l’USIRF par communication avant 2005 [184] et dans une publication annuelle à partir de 2005 [715] ;
- soit à partir de la répartition par type de combustibles, obtenue auprès de la profession pour
certaines années et de la consommation spécifique d’énergie rapportée au bitume consommé [185].
Les émissions sont déterminées au moyen de la répartition par type de combustibles consommés
[185] et du ratio énergétique associé [717] ainsi que des facteurs d'émission nationaux par
combustible (cf. section générale énergie).
Les émissions sont déterminées au moyen de la répartition par type de combustibles consommés
[185] et du ratio énergétique associé [717] ainsi que des facteurs d'émission nationaux du secteur par
combustible provenant d’une étude nationale [717] pour le fioul lourd et le gaz naturel et des lignes
directrices du GIEC 2006 [623] pour les autres combustibles.
Les émissions de SO2 sont déterminées au moyen de la répartition par type de combustibles utilisés
[185], du ratio énergétique associé [717] ainsi que des facteurs d'émission nationaux par combustible
(cf. section générale énergie).
Les émissions de NOx, COVNM et CO sont déterminées au moyen de la répartition par type de
combustibles utilisés [185], du ratio énergétique associé [717] ainsi que des facteurs d'émission
sectoriels par combustible [717].
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont déterminées au moyen de la répartition par type de combustibles utilisés
[185], du ratio énergétique associé [717] ainsi que des facteurs d'émission sectoriels par combustible
issus d’une étude nationale [717]. Faute de données disponibles, les émissions de NH3 ne sont pas
estimées pour le gaz naturel.
Les émissions de TSP sont déterminées au moyen de la répartition par type de combustibles utilisés
[185], du ratio énergétique associé [717] ainsi que des facteurs d'émission sectoriels par combustible
issus d’une étude nationale [717]. D'après l’USIRF [267], le type de dépoussiéreur le plus utilisé depuis
1988 est le filtre à manches.
Les émissions de PM10 et PM2,5 sont estimées au moyen d’une granulométrie fournie par l’étude ASPA
[183]. Faute de valeur disponible, le facteur d’émission pour les PM1,0 est supposé identique à celui
des PM2,5.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5, ce ratio provient
du Guidebook EMEP/EEA 2019 [1207] pour le recouvrement des routes. Les émissions de BC
représentent 5,7% des émissions de PM2,5.
Les émissions de métaux lourds sont calculées à partir des facteurs d'émission sectoriels par
combustible issus d’une étude nationale [717], du ratio énergétique associé [717] et de la répartition
par combustible fournie par la profession [185].
Les émissions de dioxines/furanes sont calculées à partir des facteurs d'émission nationaux de
dioxines/furanes par combustible (cf. section générale énergie), du ratio énergétique associé [717] et
de la répartition par combustible fournie par la profession [185].
Les émissions de HAP sont calculées à partir des facteurs d'émission sectoriels par combustible issus
d’une étude nationale [717], du ratio énergétique associé [717] et de la répartition par combustible
fournie par la profession [185]. Les HAP considérés sont : BaA, BaP, BbF, BghiPe, BkF, BahA, FluorA et
IndPy.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont calculées à partir des facteurs d'émission nationaux de PCB par
combustible (cf. section générale énergie), du ratio énergétique associé [717] et de la répartition par
combustible fournie par la profession [185].
Hexachlorobenzène (HCB)
Consommation de Consommation
bitume des centrales spécifique par Répartition par
combustible combustible de la
ramenée à la consommation
tonne de bitume énergétique
Facteurs d’émission nationale des
consommé
nationaux / centrales
consommation de
bitume
Facteurs
d’émission
nationaux par
combustible
Emissions des centrales
d'enrobage – 1A2f
AUTRES FOURS
Cette section concerne les émissions provenant de la combustion de certains combustibles dans les
fours de vapocraquage. La plus grande part des émissions est prise en compte dans la section
2B10_ethylene propylene.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les Généralement spécifiques de chaque
installations sont considérées) installation considérée
individuellement concernant SO2, CO2
et parfois NOx. Valeurs nationales ou
par défaut pour les autres substances.
Niveau de méthode :
Niveau supérieur ou égal à 2.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[623] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 2, Table 2.3 (combustion stationnaire)
[771] 2006 IPCC Guidelines for National Greenhouse Gas Inventories, Vol. 3_1_Chapitre
1_Introduction, Box 1.1
[1232] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019, section 1A2 Manufacturing
industries and construction - table 3.3 Tier 1 emission factor for 1A2 combustion in industry using
gaseous fuels
[1233] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019, section 1.A.1 Energy industries,
table 3-5 Tier 1 emission factors for source category 1.A.1.a using heavy fuel oil
• des alcènes (aussi appelés oléfines) : CnH2n ; ex : éthylène (C2H4), propylène (C3H6), butène,
• des hydrocarbures aromatiques (cycliques insaturés) : benzène, toluène, xylène.
Les coupes pétrolières sont introduites en présence de vapeur d’eau (de l’ordre de 30 à 100 % en
poids) dans le vapocraqueur qui possède une série de fours. Ce mélange est porté brutalement à
800°C pendant une fraction de seconde puis est très rapidement refroidi. Dans ces conditions, les
molécules se scindent en plusieurs morceaux et donnent naissance à divers gaz (hydrogène,
méthane, éthane, etc.), de l’éthylène, du propylène, du butadiène, de l’isobutène et d’autres produits
insaturés.
Depuis octobre 2015, il reste six vapocraqueurs en activité, tous situés en métropole.
Des combustibles liquides ne sont utilisés que certaines années (NAPFUE 225).
Les combustibles gazeux sont du gaz naturel (NAPFUE 301) et des déchets industriels gazeux (NAPFUE
307, 308 et 314). Les émissions liées au gaz naturel sont prises en compte dans cette section mais les
déchets industriels gazeux sont considérés dans la section 2B10_ethylène propylène car il s’agit de
sous-produits issus de la matière première introduite dans le vapocraqueur (naphta). Les émissions
de ces sous-produits sont donc considérées dans la partie procédé comme le recommande les lignes
directrices 2006 du GIEC [771].
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible. Les facteurs spécifiques déclarés par l’exploitant sont utilisés en priorité [19],
notamment afin d’assurer la cohérence des données retenues pour l’inventaire avec celles déclarées
au titre du SEQE, basées sur des mesures spécifiques. Lorsque l’exploitant ne donne pas de facteurs
spécifiques, une moyenne du facteur d’émission par combustible et par site ou les valeurs nationales
(par combustible) (cf. section générale énergie) sont appliquées.
Sur l’ensemble de la période, les émissions de CH4 et N2O sont déterminées au moyen de facteurs
d’émission relatifs à chaque combustible provenant des lignes directrices du GIEC 2006 [623].
Les émissions de SO2 sont induites par la consommation des combustibles. Les émissions des
vapocraqueurs sont le plus souvent déterminées par mesure directe et/ou à partir du bilan soufre
établi sur la base des consommations de combustibles et de leurs teneurs en soufre recensées
chaque année et généralement suivies en continu ou avec une fréquence élevée [19]. Lorsqu’une
valeur spécifique manque pour un paramètre donné, la valeur de l’année précédente ou une valeur
d’une installation analogue est utilisée.
Emissions de NOx
Les émissions sont déterminées à partir d’une mesure ou au moyen de facteurs d’émission tirés de la
littérature [22] ou de la section générale énergie.
Emissions de COVNM et CO
Les émissions de COVNM et de CO sont déterminées à partir des facteurs d'émission par combustible
(cf. section générale énergie).
Emissions de NH3
Les émissions de poussières totales en suspension sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Les émissions de PM10, PM2,5 et PM1,0 sont déterminées à l’aide de ratios granulométriques issus
d’une combinaison de systèmes de dépoussiérage (cf. section générale énergie).
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient des références [756] et [768].
Les émissions de l’ensemble des métaux lourds sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible, supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
Les émissions de dioxines et furanes sont déterminées à partir des consommations [19] et au moyen
de facteurs d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Les émissions de HAP sont déterminées à partir des consommations [19] et au moyen de facteurs
d’émission relatifs à chaque combustible (cf. section générale énergie).
Polychlorobiphényles (PCB)
Il n’y a pas d’émission de PCB puisque les facteurs d’émission relatifs à chaque combustible sont nuls
(cf. section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Consommations Caractéristiques
individuelles de des combustibles
combustibles (gaz et des produits
naturel et valorisés
combustibles liquides)
Facteurs
d’émission par
type de
combustible
Emissions Emissions par
individuelles des installation des
installations substances non
(spécifiquement connues
mesurées ou spécifiquement
détaillées)
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Top down Valeurs nationales pour les polluants
réglementés et valeurs par défaut pour
les autres
Niveau de méthode :
Rang 1 à 2 du fait de l’utilisation et de l’évolution des FE nationaux pour les polluants réglementés.
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[71] SAMARAS Z. & ZIEROCK K-H. – The estimation of other mobile sources and machinery.
May 1994
[624] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 3, Combustion mobile, Table 3.3.1 et 3.2.2
[748] UNEP - Standardized Toolkit for Identification and Quantification of Dioxin and Furan
Releases. Edition 2.1 - Décembre 2005 - UNEP Chemicals - Table 35, 37, 48, 50
[935] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1A4 Non-road mobile sources
and machinery, table 3-1, FE NH3 / FE BC / FE particules GPL
[938] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1A4 Non-road mobile sources
and machinery, Appendix E, Fraction black carbon pour EMNR diesel (moyenne entre <130kW et
>130kW selon les normes)
[1029] Règlement (UE) 2016/1628 du Parlement Européen et du Conseil du 14 septembre 2016 relatif
aux exigences concernant les limites d’émission pour les gaz polluants et les particules polluantes et
la réception par type pour les moteurs à combustion interne destinés aux engins mobiles non
routiers, modifiant les règlements (UE) n°1024/2012 et (UE) n°167/2013 et modifiant et abrogeant la
directive 97/68/CE
[1031] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1A4 Non-road mobile sources
and machinery, Table 3-11 deterioration factors for diesel machinery relative to average engine
lifetime
Par ailleurs, l’enquête EACEI [26] ne prend pas en compte le secteur du BTP (Bâtiments et Travaux
Publics). Il est fait l’hypothèse que les engins de ce secteur ne consomment que du FOD jusqu’en mai
2011 et uniquement du GNR par la suite. Les données de consommations proviennent du bilan de
l’énergie produit par le SDES [1].
Les caractéristiques des combustibles prises en compte sont les caractéristiques moyennes par défaut
(cf. section générale énergie). Les consommations d’énergie pour l’ensemble du secteur de l’industrie
manufacturière sont indiquées en annexe 13.
Les émissions sont calculées à partir des consommations d’énergie estimées et des facteurs
d’émission retenus pour chaque sous-ensemble « équipement x combustible » qui tiennent compte
des avancées technologiques au travers des réglementations en vigueur. Une activité globale pour
chaque combustible et des facteurs d’émission pondérés sont recalculés.
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible. Les valeurs nationales (par combustible) sont appliquées uniformément à tous les
équipements (cf. section générale énergie).
Emissions de CH4
Le calcul des émissions fait intervenir de multiples hypothèses sur la nature des équipements et leur
utilisation. Les facteurs d’émission sont établis sur la base de plusieurs références [71, 141, 1029] et
varient selon le combustible et les années, en fonction de l’évolution des réglementations et de la
composition du parc.
Pour information, les facteurs d’émission correspondant à chaque niveau de la réglementation pour
les engins diesel sont présentés ci-après :
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage IIIa Stage IIIb Stage IV Stage V
Directive
Compacteuses à plaque vibrante,
5,3 5,3 5,3 5,3 5,3 5,3 1,4
bétonnières
Chargeuses compactes 3,9 3,9 1,3 1,3 1,3 1,3 0,9
Trancheuses 3,9 3,9 1,3 1,3 1,3 1,3 0,9
Rouleaux 3,3 1,3 0,9 0,9 0,6 0,6 0,6
Pelles mécaniques, finisseurs 3,3 1,3 0,9 0,9 0,6 0,6 0,3
Bulldozers, chargeuses,
2,7 0,9 0,7 0,7 0,3 0,3 0,3
tractopelles
Niveleuses 1,1 0,7 0,7 0,7 0,3 0,3 0,3
Emissions de N2O
Le calcul des émissions fait intervenir de multiples hypothèses sur la nature des équipements et leur
utilisation. Les facteurs d’émission proviennent du GIEC 2006 [624].
Les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission calculés pour le FOD, le GNR et le
GPL à partir des teneurs en soufre réglementaires et des pouvoirs calorifiques moyens des
combustibles (cf. section générale énergie).
Le calcul des émissions fait intervenir de multiples hypothèses sur la nature des équipements et leur
utilisation. Les facteurs d’émission sont établis sur la base de plusieurs références [71, 141, 1029] et
varient selon le combustible et les années, en fonction de l’évolution des réglementations et de la
mixité du parc. Enfin, une méthode d’ajustement des facteurs d’émission, en prenant en compte un
facteur de détérioration selon le Stage et l’âge des machines, est appliquée aux facteurs d’émission
moyens des engins diesel, selon le guide EMEP/EEA 2016 [1031].
Pour information les facteurs d’émission correspondant à chaque niveau de la réglementation pour
les engins diesel sont présentés ci-après :
Tableau 2 : Facteurs d’émission pour les NOx par gamme et par norme d’engin
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage IIIa Stage IIIb Stage IV Stage V
Directive
Compacteuses à plaque vibrante,
988 988 988 988 988 988 541
bétonnières
Chargeuses compactes 891 891 727 574 574 574 360
Trancheuses 891 891 727 574 574 574 360
Rouleaux 1 053 842 641 363 363 363 363
Pelles mécaniques, finisseurs 1 053 842 641 363 302 37 37
Bulldozers, chargeuses,
1 242 859 560 320 308 37 37
tractopelles
Niveleuses 1 067 876 571 327 190 38 38
Tableau 3 : Facteurs d’émission pour les COVNM par gamme et par norme d’engin
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage IIIa Stage IIIb Stage IV Stage V
Directive
Compacteuses à plaque vibrante,
220 220 220 220 220 220 121
bétonnières
Chargeuses compactes 164 164 136 108 108 108 67
Trancheuses 164 164 136 108 108 108 67
Rouleaux 137 119 119 67 67 67 67
Pelles mécaniques, finisseurs 137 119 119 67 17 17 17
Bulldozers, chargeuses,
140 121 93 53 18 18 18
tractopelles
Niveleuses 143 124 95 54 18 18 18
Tableau 4 : Facteurs d’émission pour les CO par gamme et par norme d’engin
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage IIIa Stage IIIb Stage IV Stage V
Directive
Compacteuses à plaque vibrante,
705 705 705 705 705 705 705
bétonnières
Chargeuses compactes 636 636 500 500 500 500 454
Trancheuses 636 636 500 500 500 500 454
Rouleaux 595 595 458 458 458 458 458
Pelles mécaniques, finisseurs 595 595 458 458 458 458 458
Bulldozers, chargeuses,
560 467 467 467 467 467 467
tractopelles
Niveleuses 476 476 333 333 333 333 333
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 des sources mobiles sont estimées à partir des facteurs d’émission proposés
dans le Guidebook EMEP / EEA [935].
a/ combustion de carburants
Le calcul des émissions fait intervenir de multiples hypothèses sur la nature des équipements et leur
utilisation. Les facteurs d’émission sont établis sur la base de plusieurs références [935 pour GPL, 141
et 1029 pour FOD et GNR] et varient selon le combustible et les années, en fonction de l’évolution
des réglementations et de la mixité du parc. Enfin, une méthode d’ajustement des facteurs
d’émission, en prenant en compte un facteur de détérioration selon le Stage et l’âge des machines,
est appliquée aux facteurs d’émission moyens des engins diesel, selon le guide EMEP/EEA 2016
[1031].
Pour information les facteurs d’émission correspondant à chaque niveau de la réglementation pour
les engins diesels sont présentés ci-après :
Tableau 5 : Facteurs d’émission pour les TSP par gamme et par norme d’engin
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage IIIa Stage IIIb Stage IV Stage V
Directive
Compacteuses à plaque vibrante,
141 141 141 141 141 141 35
bétonnières
Chargeuses compactes 127 127 55 55 55 55 1
Trancheuses 127 127 55 55 55 55 1
Rouleaux 110 78 37 37 2 2 1
b/ abrasion mécanique
Les émissions de particules totales relatives à l'abrasion (usure des pneus, des freins, des embrayages
et du revêtement routier) sont déterminées par rapport à une distance parcourue par les engins. Ces
facteurs ont été déterminés par assimilation avec le transport routier.
a/ combustion de carburants
Les facteurs d'émission PM10, PM2,5 et PM1,0 sont estimés à partir de données du CEPMEIP [49] et du
Guidebook EMEP / EEA [935]. Les particules de diamètre inférieur à 2,5 µm sont supposées être
également en totalité inférieures à 1,0 µm de diamètre.
b/ abrasion mécanique
Les facteurs d’émission sont déterminés par assimilation avec le transport routier.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5.
a/ combustion de carburants
- Diesel [938] : évolution annuelle selon l’évolution du parc des engins (cf. base de données),
- GPL [935] : 4,9%.
b/ abrasion mécanique
Le ratio retenu varie entre 11,1 et 11,3% par assimilation avec le transport routier.
Les émissions de métaux lourds sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible et supposés constants au cours des années (cf. section générale énergie).
Le calcul des émissions fait intervenir de multiples hypothèses sur la nature des équipements et leur
utilisation. Les facteurs d’émission des HAP proviennent de COPERT IV [312].
Polychlorobiphényles (PCB)
Hexachlorobenzène (HCB)
Consommation
d’énergie des sources
mobiles de l’industrie
Transports
TRANSPORT AERIEN
Cette section ne porte que sur les rejets des aéronefs à l’exclusion des engins militaires. Les rejets
relatifs aux infrastructures et activités connexes sont exclus sauf mention contraire.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up basé sur les mouvements par - Pour le cycle LTO, spécifiques aux
type de couples avion x moteur, par types de couples avion x moteur et aux
destinations et caractéristiques du vol différentes phases du LTO.
- Pour la partie croisière, par type
d’appareils et selon les différentes
phases de la croisière
Niveau de méthode :
Rang GIEC 3a
Références utilisées :
[14] CPDP – Pétrole (publication annuelle)
[68] OFEFP - Mesures pour la réduction des émissions de PM10. Document environnement n°136,
juin 2001
[79] TNO - Particulate matter emissions (PM10 - PM2.5 – PM0.1) in Europe in 1990 and 1993 -
February 1997
[128] OACI - caractéristiques sur les moteurs et guide sur les APU 2007
[682] FE CO2 par défaut du transport aérien, CENWG10 EG 5 : "Default values for air transport" –
FNAM, Date : 11/02/2010
[697] BORT R., ANDRE J-M., SERVEAU L. – Guide méthodologique pour la détermination des
émissions dans l’atmosphère d’une zone aéroportuaire à l’exception des aéronefs - Citepa, 2013
[1132] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.vi-vii Road tyre and brake
wear
[1137] Union des Aéroports Français (UAF), Données des vols non commerciaux (www.aeroport.fr)
[1142] International Civil Aviation Organization (ICAO) Carbon Emissions Calculator Methodology,
Version 11, June 2018 (https://www.icao.int/)
[1143] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.a Aviation
➢ Une altitude de rejet dans un domaine beaucoup plus étendu et variable au cours du vol,
comprise entre le sol et plus de 10 000 m,
➢ Une localisation des rejets très étendue située dans des pays différents pour un même aéronef
en vol international.
Par suite, en application des règles convenues dans le cadre des conventions internationales mais
également de la particularité de la répartition du territoire français hors Europe ainsi que de la
variabilité des caractéristiques de fonctionnement des aéronefs au cours des différentes phases de
vol, il est nécessaire de décomposer le trafic aérien en sous-ensembles relatifs :
➢ A la phase de vol, dite « LTO (Landing and Take Off) », située au-dessous 3 000 pieds (914 m,
souvent arrondi à 1 000 m),
➢ A la phase de vol, dite « croisière », au-dessus de 3 000 pieds ( 914 m souvent arrondi à
1 000 m).
Chacun de ces deux sous-ensembles est lui-même partagé en :
➢ Trafic domestique ou intérieur (liaisons entre deux points situés dans le pays considéré, en
l’occurrence la France),
➢ Trafic international (liaisons entre deux points, l’un en France l’autre à l’étranger) pour la
contribution relative aux ventes de carburant sur le territoire national.
La combinaison de ces deux critères, conduit à définir quatre catégories qui sont diversement prises
en compte dans les inventaires :
Le cycle LTO
La partie du vol au-dessous de 3 000 pieds correspond aux phases de décollage et d’atterrissage des
avions. Elle comprend plusieurs phases :
Les émissions des APU (Auxiliary Power Unit) sont estimées et incluses dans les émissions LTO. L’APU
est un petit turboréacteur embarqué, qui permet à l’avion d’être autonome en escale pour l’air et
l’électricité.
La croisière
Les données relatives aux mouvements des aéronefs sont recensées par la DGAC [127, 131, 132,
1137]. Ces données correspondent aux vols commerciaux et non commerciaux. Le temps de « taxi »
13Format utilisé dans le cadre de la directive sur les plafonds d’émission nationaux (National Emission
Ceilings)
est déterminé pour chaque aéroport, lorsque ces données sont disponibles dans les bases de la
DGAC. En l’absence d’information, des données moyennes des années disponibles sont appliquées.
Les aéroports pour lesquels aucune information n’est disponible se voient appliquer des temps
forfaitaires et sont regroupés selon les classes suivantes :
➢ Roissy et Orly,
➢ Les 11 aéroports français dont les trafics commerciaux (en nombre de mouvements) sont les
plus importants après Roissy et Orly : Ajaccio, Bâle-Mulhouse, Bordeaux-Aquitaine, Lille-
Lesquin, Lyon-Satolas, Marseille-Provence, Montpellier-Méditerranée, Nantes-Atlantique,
Nice-Côte d’Azur, Strasbourg-Entzheim, Toulouse-Blagnac,
➢ Les autres aéroports français,
➢ Les aéroports internationaux étrangers.
Les informations sur la motorisation des aéronefs et les consommations associées proviennent de
différentes sources [903, 127, 128, 129, 130]. Certaines assimilations sont opérées en cas
d’information manquante ou de multiples motorisations.
Le partage des liaisons entre métropole et Outre-mer (avec distinction des Territoires inclus dans l’UE
ou non) est effectué en retenant l’hypothèse du partage pour moitié des liaisons respectives entre
ces trois ensembles.
Les données de ventes de carburants à usage de l’aviation [14] sont disponibles et permettent
d’assurer un bouclage sur les consommations totales de carburants avions. Pour les territoires
d’Outre-mer inclus ou non dans l’UE, c’est le bilan de l’énergie compilé par le Citepa qui est utilisé
[666].
Toutes les consommations à droite du signe égal de l’équation ci-dessus sont calculées à partir du
modèle développé par le Citepa avec la DGAC (Tarmaac). Le bouclage n’est pas fait séparément pour
la métropole et pour chaque territoire d’outre-mer, car pour ces derniers, il peut exister pour
certaines années, en fonction de données économiques, des effets de bunkering (i.e. les avions font
une escale pour simplement faire le plein dans un pays étranger au cours d’un vol domestique).
année), et aux divers paramètres en relation, le traitement des données est réalisé au moyen d’une
application informatique développée conjointement avec la DGAC, qui constitue un outil commun
pour les inventaires d'émissions nationaux et divers rapportages de la DGAC.
Les émissions sont déterminées chaque année aussi bien pour les vols commerciaux et non
commerciaux de manière à renseigner les différents sous-ensembles requis par le rapportage des
inventaires. Des résultats individualisés par aéroport peuvent également être déduits pour des
applications locales. De manière analogue, un traitement approprié permet de déterminer au sein du
trafic international, la fraction correspondant aux liaisons intra UE.
Les émissions non liées à la combustion (abrasion des pneus, des freins, de la piste) sont déterminées
en fonction du nombre de cycles LTO au moyen de facteurs d’émission.
Le facteur d’émission retenu est de 71,8 kg CO2/GJ (cf. partie générale combustion), pour le kérosène
[1142] et 70,5 kg CO2/GJ pour l’essence aviation (AvGas) [682]. Les émissions sont calculées à partir
des consommations d’énergie déterminées pour l’entité considérée (type de trafic, d’aéronef,
d’aéroport, etc.).
Emissions de CH4
Selon les hypothèses des lignes directrices du GIEC [903], il est supposé que les émissions de CH4
n’aient lieu que pendant les phases LTO et sont estimées à 10% des émissions des COV totaux.
Emissions de N2O
Un facteur d’émission de N2O moyen est utilisé : 2,0 g/GJ pour le LTO et pour la croisière [903], quel
que soit le carburant.
Les carburants avion contiennent peu de soufre. Le facteur d’émission de 22,7 g/GJ est utilisé (cf.
partie générale combustion) pour le kérosène et pour l’AvGas. Les émissions sont calculées à partir
des consommations d’énergie déterminées pour l’entité considérée (type de trafic, d’aéronef,
d’aéroport, etc.).
Si les valeurs des facteurs d’émissions par type de couple avion x moteur, par aéroport, par phase
sont considérées dans le calcul, seuls les émissions et facteurs d'émissions agrégés au niveau des
inventaires nationaux sont présentés in fine. Compte tenu des différents périmètres géographiques
éventuellement considérés, ces facteurs d’émission moyennés peuvent différer [16, 1143, 128, et
1142]. Par conséquence de l’évolution de la structure pondérée du trafic et des appareils, les facteurs
d’émission moyens varient au cours du temps.
Emissions de NH3
Les rejets de particules proviennent, d’une part, de la combustion et, d’autre part, de l’abrasion de
différents organes des aéronefs et de la piste.
PM Combustion
Les émissions de particules lors de la combustion sont calculées à partir de la méthode FOA3 (First
Order Approximation) développée par l’OACI [1144] pour calculer les émissions de particules des
cycles LTO à partir des données de « smoke number » de la certification des moteurs.
La méthode est généralisée à la croisière. Les émissions de particules de la phase croisière (PMCR, FOA3)
sont calculées à partir du ratio entre les émissions de PM du cycle LTO par la méthode FOA3
(PMLTO,FOA3) et les consommations du cycle LTO (ConsoLTO), auquel on multiplie les consommations de
la croisière (ConsoCR).
𝑃𝑀𝐿𝑇𝑂,𝐹𝑂𝐴3
𝑃𝑀𝐶𝑅,𝐹𝑂𝐴3 = 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝐶𝑅
𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝐿𝑇𝑂
Pour la combustion (hors APU), les émissions de PM1,0 sont calculées à partir d’une spéciation des
émissions de PM2,5. Le ratio appliqué est de 82% de PM2,5. Les ratios appliqués proviennent des ratios
des facteurs d’émission issus de TNO [79].
Pour les APU, les facteurs d’émission de particules sont donnés dans le tableau ci-dessous pour les
vols court et moyen-courrier d’une part et long-courrier d’autre part [128], la même spéciation
granulométrique que pour la combustion (hors APU) est utilisée.
Les émissions de BC de la combustion (APU et hors APU) sont calculées à partir d’une spéciation des
émissions de PM2.5. Les ratios appliqués proviennent du guidebook EMEP/EEA sur les inventaires
d’émissions de polluants [1132]. Les ratios appliqués sont de 57 % de PM2,5 pour le kérosène et de
18 % des PM2,5 pour l’AvGas.
Pour les APU, les références bibliographiques [128] n’indiquent pas si ce sont des matières filtrables
et/ou condensables.
Pour la combustion dans les moteurs, la méthode FOA3 pour la combustion permet de distinguer les
particules volatiles des non volatiles. Dans l’inventaire, les particules relatives à la combustion est le
total de deux.
PM Abrasion
Les facteurs d’émissions de particules provenant de l’abrasion couvrent l’usure des pneus, des freins
et des pistes. Les facteurs d’émission ci-dessous représentent une pondération de ces trois sources.
Les émissions sont indépendantes de la consommation d’énergie et les facteurs d’émission sont
exprimés par rapport au nombre de cycles LTO sans autre distinction au cours du temps ou du type
d’avion.
Le facteur d’émission pour les PM10 est 190 g/LTO [68]. Le facteur d’émission des TSP est
arbitrairement prit comme étant le double du facteur d’émission des PM10. Pour les PM2.5, le facteur
d’émission est extrapolé de la valeur des PM10 en se basant sur les ratios de l’abrasion du secteur
routier [1132]. Ainsi, le facteur d’émission des TSP est de 381 g/LTO, celui des PM2,5 est de 111 g/LTO
et celui du BC est de 11% des PM2.5.
Pour l’abrasion, la référence bibliographique [68] n’indique pas si ce sont des matières filtrables et/ou
condensables.
Il n’y a pas d’émission attendue de métaux lourds lors de la combustion du kérosène car celui-ci en
contient très peu.
Seules les émissions de plomb sont considérées pour l’AvGas (AVGAS 100LL), utilisée pour les avions
munis de moteurs à pistons. Ce carburant, contrairement à l’essence automobile, contient toujours
une petite part de plomb.
A noter que dans les rapports d’inventaires nationaux, le trafic aérien est caractérisé par une
consommation de carburants tous types confondus. Par suite, le facteur d’émission apparent pour le
plomb, rapporté à l’ensemble des carburants avions, évolue au cours du temps en fonction des
quantités respectives des différents carburants.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB liées à la combustion sont considérées comme nulles ou négligeables et donc
non estimées.
Hexachlorobenzène (HCB)
Trafic aérien par liaison et type d’avion Ventes de carburants avions sur le
territoire national
Facteurs de consommation et d’émission
avion x moteur selon différentes phases
TRANSPORT ROUTIER
Cette section concerne le transport routier de personnes et de marchandises à l’exclusion des engins
dits « off-road » tels que engins agricoles, forestiers, industriels, de loisirs, etc. Les émissions non
directement liées à l’utilisation de l’énergie sont également traitées dans cette section.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Top-down Recours à des modèles et des fonctions
ou facteurs spécifiques à chaque
catégorie, facteurs d’émission COPERT
pour la plupart des substances. Pour le
CO2, un facteur d’émission national est
utilisé.
CH4, N2O :
Autres polluants :
SO2, Métaux lourds : les émissions de ces polluants sont estimées sur la base des
consommations de carburant et de facteurs d’émissions.
HAP, PCCD/F, PCB : ces émissions de polluants sont déterminées sur la base des
données de trafic par type de véhicule et de facteurs d’émissions.
Références utilisées :
[14] Pétrole – statistiques annuelles des carburants
[55] Ministère de l’Equipement, des Transports et du Logement – DAEI – Le marché des véhicules,
immatriculations et parcs au 1er janvier (publication annuelle)
[58] INRETS – BOURDEAU B. – Evolution du parc automobile français entre 1970 et 2020 – 1998
[60] Ministère chargé des Transports – Rapports annuels de la Commission des Comptes des
Transports de la Nation (CCTN)
[61] Ecole des Mines de Paris – PALANDRE L., BARRAULT S., CLODIC D. – Inventaire et prévisions
des fluides frigorigènes et de leurs émissions (mise à jour annuelle)
[311] HUGREL C., JOUMARD R. - Transport routier - Parc, usage et émissions des véhicules en
France de 1970 à 2025, INRETS, Rapport LTE n°0420, Septembre 2004
[402] Observatoire Energie Réunion - Bilan énergétique de l'île de Mayotte, année 2008, édition
2009 -
[453] NERI – Heavy metal emissions for Danish road transport, technical report n° 780, 2010
[499] Kreider et al. – Physical and chemical characterization of tire-related particles: Comparison of
particles generated using different methodologies – Science of total environment, 2010, p 632-659
[545] EEA – Données annuelles relatives à la surveillance des émissions de CO2 des véhicules
particuliers en application du règlement 443/2009
[547] ANDRE M. et al. – Statistiques de parcs et trafic pour le calcul des émissions de polluants des
transports routiers en France, rapport provisoire de l’IFSTTAR, 2013
[550] MEDDE/CGDD/SOeS – Enquêtes sur l’utilisation des VUL (publication quinquennale depuis
1986)
[1032] Directive 2005/69/EC of the European Parliament and the Council of 16 November 2005
amending for the 27th time Council Directive 76/769/EEC on the approximation of the laws,
regulations and administrative provisions of the Member States relating to restrictions on the
marketing and use of certain dangerous substances and preparations (polycyclic aromatic
hydrocarbons in extender oils and tyres).
[1132] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.vi-vii Road tyre and brake
wear[1134] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.i-iv Road
transport
[1155] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 -1.A.3.b.v Gasoline evaporation
D’ordinaire, les instances internationales classent dans des catégories différentes les émissions liées à
l’utilisation de l’énergie et les émissions liées aux autres causes. Dans le cas du transport routier, elles
dérogent en partie à cette règle et classent dans la même catégorie 1.A.3.b toutes les émissions dues
au transport routier à l’exception :
L’estimation des émissions des véhicules routiers liées à la combustion/évaporation fait appel à de
très nombreux paramètres relatifs :
➢ Au parc de véhicules :
o Type de véhicule : véhicule particulier (VP), véhicule utilitaire léger (VUL), poids lourd (PL),
bus et cars, deux-roues,
o Type de motorisation / carburant : essence, Diesel, bicarburation, GPLc, GNV, etc.,
o Taille, masse ou cylindrée,
o Age du véhicule et conformité aux normes environnementales notamment EURO (donc de
la présence d’équipements tels que pot catalytique, filtre à particules, injection, type de
réservoir, climatisation),
➢ A l’utilisation du véhicule :
o Répartition par type de voie / comportement routier (autoroute, route, urbain),
o Vitesse moyenne,
o Pente de la route,
o Taux de chargement des véhicules lourds,
o Distance annuelle parcourue,
o Longueur moyenne du trajet,
➢ A divers autres :
o Température ambiante,
o Humidité relative,
o Bilan des ventes de carburants y compris la part d’agro-carburants.
L’estimation des émissions des véhicules routiers liées à l’abrasion et aux fluides frigorigènes fait
appel aux paramètres suivants :
➢ Les émissions de particules, de métaux lourds et de HAP provenant de l’usure de divers organes
du véhicule (frein et pneumatiques), d’une part, et provenant de l’érosion du revêtement
routier, d’autre part, sont basées sur les parcs dynamiques (i.e. trafic) issus du modèle COPERT
[1134], des vitesses par réseau, du taux de chargement et du nombre d’essieux des véhicules
lourds et d’une étude du WBCSD [499].
➢ Les émissions de HFC utilisées comme fluide frigorigène pour la climatisation des véhicules
sont déterminées à partir des travaux réalisés par l’Ecole des Mines de Paris [61] et de données
complémentaires du Citepa pour les années 2017 et 2018 considérant les quantités de fluide
mises en jeu à partir des caractéristiques des équipements, des données de parc et d’une
hypothèse de renouvellement du fluide tous les trois ans (cf. catégorie CRF 2.F).
Deux modèles sont couplés pour déterminer les émissions : le modèle OPALE pour le parc statique
(nombre) des véhicules et le modèle COPERT pour les émissions.
Il a été développé par le Citepa pour établir un parc statique détaillé des véhicules immatriculés en
France à partir des données statistiques disponibles [54, 55, 56, 57, 58, 60, 311, 387, 1141] qui soit
compatible avec le modèle COPERT (COmputer Programme to Calculate Emissions from Road Traffic)
[1134].
Pour la période 1960-2009, le parc global de référence retenu pour les VP est celui établi par le CCFA
[54] qui était, de l’avis de nombreux experts, le plus représentatif avant exploitation des données du
contrôle technique tenant bien en compte les véhicules en fin de vie retirés du parc.
La structure plus fine nécessaire pour le calcul des émissions est établie à partir des immatriculations
de véhicules de particuliers neufs par cylindrée [55, 56], introduites dans une base de données au
Citepa depuis 1960.
Les taux de survie annuels sont calculés à partir des deux jeux de données précédents (parc par âge
et immatriculations) :
Ces taux de survie sont ensuite appliqués uniformément à la structure plus fine de véhicules.
Pour les VP roulant au GPL ou au GNV, la structure fine est obtenue en appliquant la répartition fine
des VP essences, car en général ces véhicules ont une double motorisation dont la motorisation
essence.
Pour la période 1960-2009, le parc global de référence est celui établi par le CCFA [54].
La structure plus fine nécessaire est établie à partir des immatriculations de véhicules utilitaires
légers neufs par PTAC [55, 56], introduites dans une base de données au Citepa depuis 1960.
Les taux de survie annuels sont calculés à partir des deux jeux de données précédents (parc par âge
et immatriculations) :
Ces taux de survie sont ensuite appliqués uniformément à la structure plus fine de véhicules. Pour les
VUL roulant au GPL ou au GNV , la structure fine est obtenue en appliquant la répartition fine des
VUL essences.
PARC
ANNEE N
VIEILLISSEMENT
PAR TAUX DE SURVIE
PARC BRUT
ANNEE N+1
CALAGE
CCFA/CSNM/
OFF. CYCLE
PARC
PAR NORME
PARC CALE
ANNEE N+1
PARC
PAR AGE
Comme pour les VP et VUL, pour la période 1960-2009, le parc global de référence est celui établi par
le CCFA [54] et le calage se fait en appliquant une fonction de pondération en fonction de l’âge.
La structure plus fine nécessaire est établie à partir des immatriculations des poids lourds, des bus et
des cars neufs par PTAC [55], introduites dans une base de données au Citepa depuis 1960.
Pour la période 1960-2000, les taux de survie sont ceux de la littérature [311] :
• Pour les bus et cars, les taux de survie sont appliqués en fonction du type de motorisation
(diesel et roulant à essence) ;
• Pour les PL, les taux de survie sont appliqués en fonction de leur catégorie :
o Poids-lourds rigides diesel ;
o Poids-lourds articulés diesel ;
o Poids-lourds roulant à essence.
Pour la période 2001-dernière année d’évaluation, les taux de survie annuels sont calculés à partir
des deux jeux de données précédents (parc par âge et immatriculations) :
• Pour les bus et cars : par type de motorisation (diesel, roulant à essence et électrique).
• Pour les PL :
o Poids-lourds rigides diesel ;
o Poids-lourds articulés diesel ;
o Poids-lourds roulant à essence ;
o Poids-lourds électrique.
Ces taux de survie sont ensuite de facto appliqués uniformément à la structure plus fine de véhicules.
Pour les PL, ou les Bus roulant au GNV, la structure fine est obtenue en appliquant la répartition fine
des PL essences.
La structure plus fine nécessaire est établie à partir des immatriculations des 2 roues neufs par
cylindrée [55], introduites dans une base de données au Citepa depuis 1960. Pour les 2 roues dont la
cylindrée est inférieure à 50 cm3, les immatriculations ne sont disponibles que depuis mi-2004 (date
d’obligation d’immatriculation de cette catégorie de véhicules). Avant cette date, il est fait
l’hypothèse que les ventes représentent les immatriculations.
Pour les 2 roues électriques, la structure fine est obtenue en appliquant la répartition fine des 2 roues
essences.
Quel que soit le type de véhicule (VP, VUL, PL, Bus, Car ou 2 roues), hypothèse est faite que 30% des
immatriculations dans l’année qui précèdent la mise en place d’une norme sont conformes à ladite
norme [547].
Le parc détaillé (type de véhicule, type de motorisation, cylindrée, rattachement aux normes
d’émissions) est alors disponible.
De par son principe de calcul, le modèle OPALE estime donc un parc statique au 31 décembre de
chaque année et pour chaque type de véhicules par norme.
Le parc par norme ainsi calculé est le parc des véhicules immatriculés en France. Or les ventes de
carburants en France concernent principalement des véhicules français mais aussi des véhicules
étrangers.
Il faut donc estimer les parcs statiques et roulants des véhicules français et étrangers roulant sur prise
carburant en France.
Douanes Agro-carburants
Tx incorpo. et FE
CO2
CPDP
Consos Consos calées
Livraisons Véh. Fr+Et
CCTN
Conso Unitaire
Véh. Fr
km annuel moyen
Trafic calé
Véh. Fr
Calé Fr+Et
SOeS (immat)
Parc stat. (#)
ARGUS
(immat)
Fr
CCFA (# véh.)
OPALE Parc stat. Parc stat. (#) COPERT
Off. Du cycle
(# véh) Fr (Norme) Fr+Et
CSNM (# véh.)
IFSTTAR
VP
km annuel moyen
Fr+Et (Norme)
Logigramme du processus d’estimation des données nécessaires au calcul des émissions dans le modèle COPERT.
Les consommations de carburants, calées sur les ventes en France, par type de
véhicules/motorisations [Consocalée,Fr+et(type veh, motorisation)] sont estimées à partir des
consommations sur le territoire par type de véhicules (Français et étrangers) et par motorisation
[Consoterritoire,Fr+et(type veh, motorisation)] et du solde aux frontières (solde) issues de la CCTN [60,
1141].
Ce trafic, divisé par les kilométrages annuels moyens [60, 1141] par type de véhicules (français) et par
motorisation [kmFr(type veh, motorisation)], donne le nombre de véhicule (VP, VUL, PL, Bus et cars
et les deux roues) circulant sur prise carburant française [Nb véhiculecalé,Fr+et(type veh,
motorisation)].
𝑇𝑟𝑎𝑓𝑖𝑐𝑐𝑎𝑙é,𝐹𝑟+𝐸𝑡 (𝑡𝑦𝑝𝑒𝑣éℎ, 𝑚𝑜𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛)
𝑁𝑏 𝑣éℎ𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒𝑐𝑎𝑙é,𝐹𝑟+𝐸𝑡 (𝑡𝑦𝑝𝑒𝑣éℎ, 𝑚𝑜𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛) =
𝑘𝑚𝐹𝑟 (𝑡𝑦𝑝𝑒𝑣éℎ, 𝑚𝑜𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛)
L’hypothèse que les véhicules étrangers ayant fait une prise de carburant en France sont plus jeunes
que le parc français est appliquée de la façon suivante :
avec âgemax = longévité maximum des véhicules (30 ans pour VP,VUL, bus et cars, 24 ans pour les PL,
15 ans pour les 2 roues).
Et
Cette hypothèse ne s’applique qu’au VP essence et diesel, VUL essence et diesel, PL diesel et cars
diesel.
Nous prenons l’hypothèse que les VP GPL, électriques, GNV, les bus Diesel et GNV ainsi que les 2
roues sont des véhicules exclusivement français.
La répartition par norme est obtenue en considérant la norme à la date de première immatriculation
correspondante.
Le calcul des émissions est réalisé avec des parcs à mi-année calculés par moyenne arithmétique de
deux années consécutives des parcs estimés ci-dessus.
Le modèle calcule dans un premier temps la consommation globale de chaque carburant (essence +
bio-essence, gazole + bio-gazole, GPLc, GNV) sur la base des divers paramètres renseignés (parc,
trafic, pourcentage d’utilisation des différents réseaux et les vitesses associées, etc.). Le
rapprochement de ces consommations calculées avec les ventes de carburants conduit à un
processus itératif d’ajustement de certains paramètres jusqu’à obtention de balances énergétiques
satisfaisantes. Les valeurs des paramètres sont fixées à partir de diverses études [58, 60, 311]. Des
règles logiques sont respectées comme la décroissance de la distance annuelle parcourue en fonction
de l’âge du véhicule [547, 548, 549, 550, 551], la hiérarchie des vitesses moyennes sur les différents
réseaux [546], etc.
Toutes les valeurs des paramètres et conditions de trafic sont revues et si nécessaire ajustées chaque
année. L’ajustement est fait en conséquence sur les distances annuelles parcourues pour tous les
véhicules pour la toute la série temporelle.
Ils servent dans le modèle COPERT d’éléments de calage et de validation globale, par le biais d’un
processus d’ajustement itératif entre le calcul théorique COPERT de la consommation de carburant
(dépendant des paramètres de circulation) et la valeur statistique entrée14 (respectivement pour les
différents carburants) (cf. logigramme ci-dessous).
La différenciation entre les livraisons sur le territoire français (ventes CPDP [14] auxquelles sont
soustraites les usages non routiers) et les consommations sur le territoire français [60, 1141] est
nécessaire du fait des exigences liées aux spécifications du rapportage des émissions auprès des
instances internationales.
En effet, les spécifications des inventaires d’émissions CCNUCC pour les gaz à effet de serre et CEE-NU
pour les autres polluants requièrent pour le transport routier un calage énergétique sur les ventes de
carburant plutôt que sur l’estimation des consommations de carburant sur le territoire national. Les
chiffres de consommation de carburant de la CCTN [60, 1141] sont des estimations de consommation
sur le territoire français (indépendamment du lieu d’achat du carburant, en France ou à l’étranger).
C’est pourquoi, pour les inventaires d’émissions, ces chiffres de consommation de carburant par
grand type de véhicules de la CCTN [60, 1141] sont recalés sur les livraisons de carburant du transport
routier (déterminées comme les livraisons CPDP de carburant auxquelles les consommations des
usages non routiers estimées par la CCTN [60, 1141] sont soustraites).
14 Les statistiques énergétiques disponibles (et utilisées dans les inventaires) pour les carburants
routiers, correspondent aux données de livraisons de carburants plutôt qu’à des ventes à la pompe. La
différence entre les deux valeurs est faible et est due à un décalage temporel de stock(s).
N
COPERT Calcul des émissions
➢ Les kilomètres parcourus (trafic) : du fait du recalage des consommations CCTN [60, 1141] par
rapport aux livraisons pour le routier, et du ratio entre ces consommations et les
consommations unitaires de la CCTN [60, 1141], le trafic correspond au trafic des véhicules
circulant sur prise carburant française. Ces kilomètres parcourus par grand type de véhicule
servent de référence pour l’estimation des kilomètres parcourus par type de véhicule défini
dans COPERT.
➢ Les kilométrages annuels moyens par véhicule : la variation des kilométrages annuels moyens
en fonction de l’âge des véhicules est prise en compte, d’après les éléments du rapport de
l’IFSTTAR [547] pour les VP, et des enquêtes TRM, TRV, VUL et 2R [548, 549, 550, 551] pour les
autres types de véhicules. D’autre part, comme indiqué ci-avant, un bouclage sur les kilomètres
parcourus (trafic) CCTN [60, 1141] ajustés est assuré par grand type de véhicule.
➢ La répartition du trafic sur les 3 modes (urbain, rural, autoroute) : la répartition du trafic sur les
3 modes par type de véhicule est estimée à partir d’éléments relatifs dans le rapport de
l’IFSTTAR [547] et avec un recalage sur la répartition par réseau de la CCTN [60, 1141], globale
tout véhicule.
➢ Les vitesses moyennes de référence sur les 3 modes (urbain, rural, autoroute) : La variation des
vitesses sur les différents réseaux [545] est prise en compte pour refléter au mieux la réalité
des conditions de trafic en France.
A ce stade du processus, le kilométrage et donc le parc roulant (i.e. trafic = véhicules x kilomètres
parcourus) sont disponibles ainsi que le bilan énergétique par type de véhicule.
Dans un deuxième temps, le modèle COPERT permet d’estimer les émissions de certains polluants sur
la base du jeu de paramètres déterminés. Des tests de sensibilité ont montré que l’incidence de la
paramétrisation est relativement limitée du fait que les fourchettes plausibles de valeurs sont assez
bien maîtrisées et que pour obtenir une balance énergétique équilibrée, l’incidence de la
Les émissions de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) par évaporation, véhicule
en fonctionnement, à l’arrêt ou au remplissage du réservoir sont aussi déterminées [1155].
La consommation d’huile servant de lubrifiant dans les moteurs et qui est brûlée avec le carburant est
déterminée en utilisant la méthodologie développée par le NERI [453]. La consommation d’huile est
fonction du type de véhicule (VP, VUL, PL, 2 roues hors motocyclettes) et de l’âge de celui-ci en
considérant que les véhicules neufs consomment entre 0,25 litre / 10 000 km (2 roues) et 2,5 litres /
10 000 km (PL). Pour les motocyclettes et les motos à moteur 2 temps, l’hypothèse que l’huile est
mélangée à l’essence à hauteur de 3% en volume est retenue.
Les émissions relatives aux huiles des moteurs 2 temps sont rapportés dans le secteur du transport
routier (1.A.3.b), alors que celles relatives aux huiles des moteurs 4 temps sont rapportés dans le
secteur (NFR-2.G/CRF-2.D.1)
Les émissions de particules, de métaux lourds (ML) et de HAP sont prises en compte. Les émissions
de particules sont calculées comme étant le produit du parc roulant (par grand type de véhicule) par
un facteur d’émission (par grand type de véhicule) puis par un facteur correctif de vitesse. Les ML et
les HAP sont traités comme des spéciations des émissions de particules.
Les émissions de HAP disparaissent à partir de 2010 car le règlement REACH [1032] impose de ne plus
utiliser d’huile dans la fabrication des pneumatiques. De plus, l’huile n’a jamais été employée dans la
fabrication des pneumatiques pour les PL.
La diminution progressive des émissions de HAP est liée à l’hypothèse qu’un pneu a une durée de
vide de 40 000km. Les émissions seront donc nulles quand les pneumatiques achetés en 2009 auront
tous été retirés de la circulation.
Le calcul couvre les émissions de particules sans remise en suspension, de métaux lourds et de HAP.
Les émissions sont calculées comme étant le produit du parc roulant (par grand type de véhicule) par
un facteur d’émission (par grand type de véhicule). Les ML et les HAP sont traités comme des
spéciations des émissions de particules.
Les données de calcul pour les émissions liées à l’utilisation des climatisations
Cf. 2.F.1
Outre-mer
Les données pour le calcul des émissions pour l’Outre-mer y compris les PTOM sont dérivées en
partie des données de la métropole pour ce qui est de la structure de parc roulant.
Pour le parc statique, un parc agrégé (VP, VUL, PL, 2 Roues) est d’abord calculé à partir des données
de l’INSEE [318, 319, 320, 321, 322] et du SDES [55] pour ces territoires ainsi que pour la métropole.
Les ratios par grand types de véhicules entre les données de la métropole et les données de l’Outre-
mer sont appliqués à chaque catégorie de véhicule (norme – cylindrée/poids) du parc de la
métropole pour obtenir le parc de l’Outre-mer global (y compris PTOM).
Les consommations de carburants dans ces territoires sont données dans le bilan énergétique réalisé
en interne [318, 319, 320, 321, 400, 401, 402 et 403]. Les kilométrages annuels moyens introduits
dans le modèle COPERT [1134] sont ceux de la métropole. Des ajustements sont effectués pour
obtenir une balance énergétique équilibrée puis, in fine, le parc roulant et calculer les émissions. Les
émissions sont réparties au prorata des consommations de carburants dans chaque territoire.
Les émissions de CO2 sont issues de la combustion des carburants (essence, gazole, gaz naturel
véhicule et GPLc) et des agro-carburants (bio-essence et bio-gazole). L’incorporation d’agro-carburant
n’a lieu qu’en métropole.
L’estimation des émissions de CO2 issues de la combustion des agro-carburants est réalisée en
intégrant au modèle méthodologique COPERT [1134] les pourcentages massiques d’agro-carburants
dans les produits pétroliers ainsi que leurs facteurs d’émission. Il est ainsi possible de distinguer les
émissions de CO2 issues des produits pétroliers et celles issues des agro-carburants. Ces dernières
étant exclues du total des émissions des gaz à effet de serre dans le cadre de la convention sur les
changements climatiques.
Les facteurs d’émission du gazole et de l’essence, sont calculés en fonction du ratio hydrogène sur
carbone (H/C), mesuré en 2017 sur des carburants vendus en France (mesures additionnelles au
cadre de la directive UE sur la qualité des carburant-FQMS, cf. section OMINEA_1A_fuel emission
factor). La consommation d’huile des moteurs 2 temps est aussi prise en compte. Pour les agro-
carburants, le détail des facteurs d’émission de CO2 est présenté en section 1.A.
Les émissions de CO2 liées à la combustion de l’huile dans les moteurs 4 temps (huile qui remonte du
carter moteur dans la chambre de combustion) sont rapportées dans la section 2.D.1.
Les émissions de CO2 liées à la l’utilisation d’urée dans les catalyseurs SCR sont rapportées dans la
section 2.D.3.4 en considérant que les émissions de CO2 correspondent à 23,8% de la consommation
d’urée.
Il est à noter que la totalité des émissions de CO2 issues de l’huile est incluse dans l'inventaire
national faute d’information sur la part d’huiles moteur d’origine biologique.
Emissions de CH4
Les facteurs d’émissions de méthane sont issus du guidebook EMEP/EEA [1134]. Ils sont fonction de
divers paramètres comme : le type de véhicule, la norme d’émission, le réseau et la température.
Pour estimer les émissions de CH4 issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de CH4 des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont appliqués
à la consommation d’huile.
Emissions de N2O
Pour estimer les émissions de N2O issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission de N2O
des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont appliqués à la consommation
d’huile.
Les facteurs d’émission N2O des véhicules particuliers et des véhicules utilitaires légers dépendent du
kilométrage cumulé et du taux de soufre dans les carburants. Ce dernier, provoque des changements
des évolutions parfois fortes du facteur d’émission quand le taux change.
Pour estimer les émissions de SO2 issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de SO2 des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont appliqués
à la consommation d’huile.
Emissions de NOx
Pour estimer les émissions de NOx issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de NOx des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont
appliqués à la consommation d’huile.
Emissions de COVNM
Les émissions de COVNM sont dues à la combustion mais aussi aux évaporations de l’essence.
Les facteurs d’émissions de COVNM sont issus du guidebook EMEP/EEA [1134, 1155].
Pour estimer les émissions de COVNM issues de la combustion de l’huile, les facteurs
d'émission déduits des émissions de COVNM des produits pétroliers ramenés à la consommation
de carburant sont appliqués à la consommation d’huile.
Emissions de CO
Pour estimer les émissions de CO issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de CO des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont appliqués
à la consommation d’huile.
Emissions de NH3
Pour estimer les émissions de NH3 issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de NH3 des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont
appliqués à la consommation d’huile.
Les facteurs d’émission NH3 des véhicules particuliers et des véhicules utilitaires légers dépendent du
kilométrage cumulé et du taux de soufre dans les carburants. Ce dernier, provoque des changements
des évolutions parfois fortes du facteur d’émission quand le taux change.
Les facteurs d’émission de TSP sont issus du guidebook EMEP/EEA [1132, 1134].
Pour estimer les émissions de TSP issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de TSP des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont appliqués
à la consommation d’huile.
Pour l’abrasion, le guidebook [1132] n’indique pas si ce sont des matières filtrables et/ou
condensables.
Les PM1.0 se distribuent par rapport aux TSP à raison de 92% pour le diesel et 75% pour l’essence.
Pour la combustion les spéciations de BC (en %) par rapport aux émissions de PM2.5 sont les
suivantes :
Pour l’abrasion les spéciations de BC (%) par rapport aux émissions de TSP sont les suivantes :
Les émissions de métaux lourds sont issues de la combustion des carburants, de l’huile et de
l’abrasion des pneus, freins et de la route.
Il s’agit d’une spéciation des émissions particulaires pour les abrasions [1134]. Les émissions de
métaux lourds des combustibles et de l’huile [453, 1134] sont liées à la composition métallique des
produits.
Contenu en
Essence Gazole GNV
métaux lourds
des carburants mg/t mg/t mg/t
As 0,30 0,10 0,591
Cd 0,20 0,05 0,003
Cr 6,3 8,5 0,064
Cu 4,5 5,7 0,306
Hg 8,7 5,3 0,004
Ni 2,3 0,20 0,159
Pb 1,5 0,3 0,663
Se 0,20 0,10 0,002
Zn 33 18 0,074
Les facteurs d’émission de dioxines et furanes sont issus du guidebook EMEP/EEA [1134].
Pour estimer les émissions de PCDD-F issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission
déduits des émissions de PCDD-F des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant
sont appliqués à la consommation d’huile.
Les facteurs d’émission de HAP (somme des 4 retenus par la CEE-NU) sont issus du guidebook
EMEP/EEA [1134].
Pour estimer les émissions de HAP issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de HAP des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont
appliqués à la consommation d’huile.
Les facteurs d’émission de HAP de l’abrasion des pneus, des freins et de la route sont issus du
guidebook EMEP/EEA [1132] ainsi que d’une étude du WBCSD [499].
La teneur en HAP dans les pneus neufs devient nulle après 2010 car le règlement REACH impose de
ne plus utiliser d’huile dans la fabrication des pneumatiques. De plus, l’huile n’a jamais été employée
dans la fabrication des pneumatiques pour les PL.
Polychlorobiphényles (PCB)
Pour estimer les émissions de PCB issues de la combustion de l’huile, les facteurs d'émission déduits
des émissions de PCB des produits pétroliers ramenés à la consommation de carburant sont
appliqués à la consommation d’huile.
Hexachlorobenzène (HCB)
TRANSPORT FERROVIAIRE
Cette section couvre les émissions du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises. Les
émissions non directement liées à l’utilisation de l’énergie sont également traitées dans cette section.
Les émissions sont essentiellement dues à l’utilisation de combustible fossile (gazole) par les
locomotives et autres engins à moteurs Diesel tels que les locotracteurs. Les émissions issues de
l’abrasion des freins, des roues, des rails et des caténaires par les engins à moteur Diesel et
électriques sont aussi prises en compte.
Les émissions des sources fixes (gares, locaux, etc.) ne sont pas considérées ici. Elles sont
comptabilisées dans le secteur résidentiel/tertiaire.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Top-down Valeurs nationales par défaut
Niveau de méthode :
CO2 :
CH4, N2O :
Méthode de rang 1.
Polluants :
Références utilisées :
[14] CPDP – Pétrole (publication annuelle)
[60] Ministère chargé des Transports – Rapports annuels de la Commission des Comptes des
Transports de la Nation (CCTN)
[182] BUWAL - PM10 - Emissionen des Verkehrs ; Statusbericht Teil Schienenverkehrs, ed. 2002
[183] Citepa – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[341] COOPER D.A. – HCB, PCB and PCDD/F emissions from ships, Atmospheric Environment 39, Page
4908, Avril 2005
[554] Buckowiecki et al. – Iron, manganese and copper emitted by cargo and passenger trains in
Zürich (Switzerland): size-segregated mass concentrations in ambient air, 2006
[1029] Règlement (UE) 2016/1628 du Parlement Européen et du Conseil du 14 septembre 2016 relatif
aux exigences concernant les limites d’émission pour les gaz polluants et les particules polluantes et
la réception par type pour les moteurs à combustion interne destinés aux engins mobiles non routiers,
modifiant les règlements (UE) n°1024/2012 et (UE) n°167/2013 et modifiant et abrogeant la directive
97/68/CE
[1132] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.vi-vii Road tyre and brake
wear
[1140] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.c Railways
[1134] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.i-iv Road transport
[1223] SNCF - Données de trafic ferroviaire issue du Data Lab pour l'année 2018
En ce qui concerne les émissions liées à la combustion, seuls les modes de tractions à motorisation
Diesel, à savoir les locomotives, les autorails et les locotracteurs sont considérés. La traction
électrique est supposée ne pas émettre de polluants liés à l’utilisation de l’énergie, les émissions
liées à la production d’électricité étant comptabilisées au lieu de la production. Depuis 2011, le
gazole non-routier (GNR) remplace le gazole dans le ferroviaire qui lui-même à remplacer le fioul
domestique en 2006. Ces trois combustibles ont quasiment les mêmes caractéristiques physiques
(excepté pour le soufre), mais ont des taxes différentes.
Le GNR (à partir de 2011) et le gazole (à partir de 2006) ont permis l’incorporation d’agro-carburants.
Tous les types de véhicules (électriques et Diesel) sont considérés pour les émissions dues à l’usure
du matériel.
Introduction
Le parc de matériel en exploitation n’est pas connu avec précision, une méthodologie simplifiée est
donc utilisée. Les consommations de combustibles des locomotives et des locotracteurs sont estimées
à partir des données du CPDP [14], du bilan RSE de la SNCF [668], des données trafic de la SNCF de
2018 [1223] et de la CCTN [60].
Les émissions de CO, COVNM, NOx et PMs en particulier sont estimées à partir de l’évolution de la
répartition du parc théorique par année selon les phases de motorisation des directives appliquées.
Pour les émissions dues à l’usure des matériels, les longueurs des parcours sont déterminées à partir
des références [14, 60 et 104] jusqu’en 2005.
Les données SNCF [1223] fournissent le trafic des trains thermique et électrique pour l’année 2018.
Une interpolation est réalisée entre 2005 et 2018 pour obtenir une série temporelle cohérente.
Emissions de CO2
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs au combustible
utilisé. La valeur pour le gazole est appliquée uniformément à tous les engins (cf. Partie générale
combustion).
Emissions de CH4
Le facteur d’émission tiré de la section routier du Guidebook EMEP/EEA [1134] (du fait de
l’assimilation du moteur des locomotives Diesel au moteur des poids lourds routiers conventionnels,
i.e. sans post-traitement) est utilisé. La valeur moyenne pour tous les équipements est de 10,6 g/GJ.
Cette hypothèse est validée à la suite d’une consultation auprès des experts français de l’industrie
ferroviaire (SNCF, Société nationale des chemins de fer français).
Le facteur d’émission pris en compte est issu d’une pondération (1/3 de chaque réseau) des facteurs
d’émissions urbain (175 mg/km), route (80 mg/km) et autoroute (70 mg/km) des poids lourds
conventionnels du transport routier (tirés du Guidebook EMEP/EEA, table 3.47 [1134]).
Ce facteur d’émission est ramené en énergie en considérant une consommation unitaire des PL de
240 g/km (tirés du Guidebook EMEP/EEA, table 3.15 [1134]) ainsi que le PCI du combustible.
Emissions de N2O
Le facteur d’émission dépend du combustible utilisé (cf. Partie générale combustion). Pour le gazole,
la valeur spécifique à la France utilisée est de 2,93 g/GJ. L’origine des facteurs d’émission de base
est la référence [1134] du fait de l’assimilation du moteur des locomotives Diesel au moteur des poids
lourds routiers conventionnels (i.e. sans post-traitement). Cette hypothèse est validée à la suite d’une
consultation auprès des experts français de l’industrie ferroviaire (SNCF, Société nationale des
chemins de fer français).
Le facteur d’émission pris en compte est issu des facteurs d’émissions urbain, route et autoroute
(30 g/km) des poids lourds conventionnels du transport routier (tirés du Guidebook EMEP/EEA, table
3.65 [1134]).
Ce facteur d’émission est ramené en énergie en considérant une consommation unitaire des PL de
240 g/km (tirés du Guidebook EMEP/EEA, table 3.15 [1134])
Quand on se réfère au guide méthodologique EMEP/EEA 2019 [1140] pour le secteur ferroviaire (1A3c),
la valeur proposée pour l’approche tier 2 est de 24 g/t soit 0,57 g/GJ (en prenant comme source le
secteur 1A3biii, i.e. les poids lourds conventionnels).
Les valeurs par défaut des lignes directrices GIEC 2006 (comprises entre 14,3 g/GJ et 85,8 g/GJ avec
une valeur moyenne de 28,6 g/GJ) sont considérées trop hautes par la France.
Emissions de SO2
Les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission déterminés à partir des teneurs en
soufre moyennes et des pouvoirs calorifiques moyens des combustibles (cf. Partie générale
combustion).
En 2006, le gazole remplace progressivement le FOD (fioul ordinaire domestique), ce qui implique
l’usage de deux facteurs d’émission. Le passage du gazole au gazole non-routier (GNR) en 2011
n’implique pas de changement de facteurs d’émission, ces deux combustibles ayant les mêmes
propriétés.
Emissions de NOx
Les émissions sont estimées au moyen de facteurs d’émission spécifiques tirés du Guidebook
EMEP/EEA [1140]. Les facteurs d’émissions évoluent selon les directives appliquées aux motorisations
ferroviaires au fil du temps ([1209], [1029], [141]). Les valeurs sont :
NOx
Pre-control Phase I Phase II Phase III A Phase III B Phase V
(g/GJ)
Manœuvres de
1 958 1 958 1 277 730 400 219
locomotives
Locomotives
2 268 2 268 1 479 1 373 1 373 752
et autorails
Emissions de COVNM
Les émissions sont estimées au moyen de facteurs d’émission spécifiques tirés du Guidebook
EMEP/EEA [1140]. Les facteurs d’émissions évoluent selon les directives appliquées aux motorisations
ferroviaires au fil du temps ([1209], [1029], [141]). Les valeurs sont :
COVNM
Pre-control Phase I Phase II Phase III A Phase III B Phase V
(g/GJ)
Manœuvres de
140 140 108 62 34 18
locomotives
Locomotives
147 140 113 105 105 57
et autorails
Emissions de CO
Les émissions sont estimées au moyen de facteurs d’émission spécifiques tirés du Guidebook
EMEP/EEA [1140]. Les facteurs d’émissions évoluent selon les directives appliquées aux motorisations
ferroviaires au fil du temps ([1209], [1029], [141]). Les valeurs sont :
CO
Pre-control Phase I Phase II Phase III A Phase III B Phase V
(g/GJ)
Manœuvres de
362 362 254 254 254 254
locomotives
Locomotives
604 604 423 423 423 423
et autorails
Emissions de NH3
Les émissions sont estimées au moyen du facteur d’émission spécifique tiré du Guidebook EMEP/EEA
[1140]. La valeur est de 7 g/t soit 0,164 g/GJ.
Combustion
Les émissions de particules lors de la combustion sont calculées à partir de données provenant du
Guidebook EMEP / EEA [1140]. Les facteurs d’émissions évoluent selon les directives appliquées aux
motorisations ferroviaires au fil du temps ([1209], [1029], [141]).
Pour les TSP (qui représentent 1/95% des émissions de PM10), les facteurs d’émissions sont :
TSP
Pre-control Phase I Phase II Phase III A Phase III B Phase V
(g/GJ)
Manœuvres de
140 140 52 52 6,5 6,5
locomotives
Locomotives
80 80 30 30 3,7 2,2
et autorails
PM10
Pre-control Phase I Phase II Phase III A Phase III B Phase V
(g/GJ)
Manœuvres de
133 133 49 49 6,2 6,2
locomotives
Locomotives
76 76 28 28 3,5 2,1
et autorails
Pour les PM2,5 (qui représentent 95% des émissions de PM10), les facteurs d’émissions sont :
PM2,5
Pre-control Phase I Phase II Phase III A Phase III B Phase V
(g/GJ)
Manœuvres de
126 126 47 47 5,9 5,9
locomotives
Locomotives
72 72 27 27 3,4 2,0
et autorails
Pour la combustion, le guidebook [1140] n’indique pas si ce sont des matières filtrables et/ou
condensables.
Abrasion
Les facteurs d’émissions de particules provenant de l’abrasion couvrent l’abrasion des freins, des
roues, des rails et des caténaires dans le cas de trains électriques. Pour la catégorie « usure des roues,
des freins et des rails », les facteurs d’émission sont fournis par R. Ballaman [181]. Il n’existe pas de
valeur précise pour l’abrasion des freins. D’après R. Ballaman, les transports de marchandises sont
les sources d’émissions les plus importantes de PM par abrasion des freins. Une estimation est alors
faite pour ce facteur d’émission basée sur des études de l’OFEFP [182] et de IER/Citepa [183].
Abrasion rails et
6,76
roues
Pour la catégorie « usure des caténaires », un facteur d’émission de 0,16 g/km parcouru est fourni
par R. Ballaman [181], il est égal pour les TSP et les PM10. Selon une étude de l’OFEFP [182], la part
des émissions de poussières liées à l’usure des caténaires représente 1% de l’émission des TSP pour
l’activité transport ferroviaire.
Abrasion freins 32 15
Abrasion rails 50 15
Abrasion roues 50 15
Pour l’abrasion, R. Ballaman [181] n’indique pas si ce sont des matières filtrables et/ou condensables.
Emissions de BC
Combustion
Les émissions de BC sont calculées à partir d’une spéciation des émissions de PM 2,5. Les ratios
appliqués proviennent du guidebook EMEP/EEA sur les inventaires d’émissions de polluants [1140]. Le
ratio appliqué est de 65% de PM 2,5.
Abrasion
Les émissions de BC sont calculées à partir d’une spéciation des émissions de PM 2,5 uniquement pour
l’usure des freins. Le ratio appliqué provient du guidebook EMEP/EEA sur les inventaires d’émissions
de polluants [1132]. Le ratio appliqué est de 2,6% de PM 2,5.
Pour l’abrasion, le guidebook [1132] n’indique pas si ce sont des matières filtrables et/ou condensables.
Les émissions de cuivre liées à l’usure des caténaires utilisent le facteur d’émission de
140 mg/km.train [554].
Le facteur d’émission est de 6,162 (ng/GJ). Le facteur d’émission pris en compte est issu des facteurs
d’émissions de PCDD (25 pg I-Teq/km) et PCDF (38 pg I-Teq/km]) des poids lourds conventionnels du
transport routier (table 3.77 tirés du Guidebook EMEP/EEA [1134]).
Ce facteur d’émission est ramené en énergie en considérant une consommation unitaire des PL de
240 g/km (table 3.15 tirés du Guidebook EMEP/EEA [1134]) et des PCI des combustibles.
Facteur
d’émission 1,10 1,28 1,11 0,99 2,33 1,05 0,22 14,9
(mg/GJ)
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB liées à la combustion sont établies sur la base du facteur d’émissions de poids
lourds routiers conventionnels (i.e. sans post-traitement) [1134].
Le facteur d’émission est de 0,000147 (µg/GJ). Le facteur d’émission pris en compte est issu des
facteurs d’émissions de PCB (1,5 pg/km) des poids lourds conventionnels du transport routier (table
3.76 tirés du Guidebook EMEP/EEA [1134]).
Ce facteur d’émission est ramené en énergie en considérant une consommation unitaire des PL de
240 g/km (table 3.15 tirés du Guidebook EMEP/EEA [1134]) et des PCI des combustibles.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Niveau de méthode :
Rang 1.
Références utilisées :
[14] CPDP – Pétrole (publication annuelle)
[31] Ministère des Transports – Rapport annuel de la Commission des Comptes des Transports de
la Nation (CCTN)
[70] Citepa – BOUSCAREN R. – Inventaire des émissions dans l’atmosphère de métaux lourds et de
composés organiques persistants en France en 1990. Août 1996
[183] Citepa – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[341] COOPER D.A. – HCB, PCB and PCDD/F emissions from ships, Atmospheric Environment 39,
Page 4908, Avril 2005
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
[376] Décret no 2005-185 du 25 février 2005 relatif à la mise sur le marché des bateaux de plaisance
et des pièces et éléments d’équipement
[522] Arrêté du 22 septembre 2005 relatif à la réception des moteurs destinés à être installés sur
les engins mobiles non routiers installés sur les engins mobiles non routiers
[670] Commission des Comptes et Transports de la Nation (CCTN), Les transports, éditions
annuelles. Section transport de marchandises-Tableau E.4.c
[1133] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.d Navigation -shipping
[1134] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.i-iv Road transport
L’estimation des consommations et les facteurs d’émission utilisés étant différents, ces deux activités
sont considérées séparément :
➢ Les consommations de carburant des bateaux de plaisance & autres usages. Les
consommations sont estimées à partir des données de la CCTN [31] qui fournit les
consommations attribuées à la plaisance et autres engins. Le parc d’engins à motorisation
essence est reparti entre 25% de moteurs 2 temps et 75% de moteurs 4 temps.
o Gazole : Les consommations de gazole dues aux trafics de plaisance sont calculées en
déduisant du total donné par la CCTN [31] (ligne divers), la consommation de gazole
attribué aux engins du secteur résidentiel/tertiaire et à la consommation de gazole du
secteur ferroviaire. A noter que le secteur ferroviaire n’est inclus dans ces statistiques
que sur la période 2006-2010 car jusqu’en 2005 le ferroviaire utilisait du fioul
domestique (FOD) et, à partir de 2011, du gazole non-routier (GNR), ces deux
combustibles n’entrant pas dans le champ « gazole routier » de la CCTN.
o Essence : Les consommations d’essence dues aux trafics de plaisance sont calculées en
déduisant du total donné par la CCTN [31] (ligne divers), les consommations d’essence
attribuées aux engins des secteurs résidentiel/tertiaire et agriculture/sylviculture. La
consommation d’huile 2 temps mélangée et brulée avec l’essence est calculée en
prenant en compte l’hypothèse d’un mélange à hauteur de 3 % en volume.
➢ Les consommations de carburant du transport fluvial marchandise. Les activités liées à ce
trafic fluvial sont issues des données de la CCTN [670] et du bilan annuel des transports [1141].
Elles sont fournies en tonnes x kilomètres attribuées d’une part au transport domestique et
d’autre part au transport international. Les consommations sont calculées par la multiplication
de ces données d’activité par l’intensité énergétique. Cette dernière donnée est exprimée en
tonne de carburant consommé par tonnes x kilomètres de marchandise transportée. Ceci est
obtenu en faisant évoluer les ratios entre les consommations de carburant en tonnes fournies
jusqu’à l’année 1998 par le CPDP [14] et les données de trafic de la CCTN [670]. Les engins mis
en œuvre sont supposés utiliser comme carburant :
o Fioul domestique (FOD) : Le FOD est utilisé jusqu’en septembre 2011 (l’hypothèse prise
en compte est que deux tiers de la consommation totale en 2011 correspond à la
consommation de FOD) ;
o Gazole non routier (GNR) : Le GNR est utilisé à partir de septembre 2011 (l’hypothèse
prise en compte est qu’un tiers de la consommation totale en 2011 correspond à la
consommation de GNR). Avec le passage au GNR, l’incorporation d’agro-carburant est
donc considérée dans l’activité de ce sous-secteur.
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs au combustible
utilisé (cf. partie générale combustion). Les valeurs par défaut (par combustible) sont appliquées
uniformément à tous les bateaux.
Emissions de CH4
Pour les bateaux de plaisance, les émissions de CH4 sont estimées sur la base d’un facteur d’émission
de 58,0 g/GJ pour l’essence [669]. Pour le gazole, l’estimation est basée sur le facteur d’émission aussi
retenu pour les bateaux du trafic fluvial, soit 7,04 g/GJ [669].
Emissions de N2O
Le facteur d’émission utilisé est établi à 1,9 g/GJ pour le gazole et à 1,5 g/GJ pour l’essence. L’origine
des facteurs d’émission de base est la référence [669].
Les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission déterminés à partir des teneurs en
soufre moyennes et des pouvoirs calorifiques moyens des combustibles. Ces valeurs évoluent en
fonction du temps, cf. base de données OMINEA.
Pour les émissions de NOX, COVNM et poussières totales en suspension (TSP) les facteurs d’émission
évoluent en fonction du temps en raison de l’évolution du parc et des normes d’émissions
applicables. Les facteurs d’émission moyens pour des engins à moteur diesel et à moteur essence (2
et 4 temps) sont donc calculés par année à partir des références EMEP [105, 1133] et des
réglementations évolutives [1209, 141, 522, 376, 1029], cf. base de données OMINEA.
Pour le calcul des émissions liées au transport fluvial, il pourrait être pertinent d’appliquer des
facteurs d’émissions différents à certaines voies où la taille des bateaux est plus importante (Seine
aval et Rhin). Toutefois, compte tenu du peu de données disponibles et de l’impact assez faible de cet
affinement à l’échelon national, cette distinction n’est pas introduite.
Emissions de NH3
Pour le transport fluvial, les émissions de NH3 sont supposées négligeables d’autant que les engins ne
sont pas équipés actuellement de dispositifs d’épuration des NOX dont la nature du procédé serait
susceptible de rejeter cette substance.
Pour les bateaux de plaisance, les émissions sont estimées au moyen du facteur d’émission spécifique
tiré du Guidebook EMEP/EEA [1133]. La valeur est de 0,167 g/GJ pour le gazole et de 0,102 g/GJ pour
l’essence.
Les facteurs d’émission PM10 et PM2,5 pour le gazole et le FOD d’une part et pour l’essence d’autre
part sont estimés à partir d’une étude franco-allemande [183]. La granulométrie utilisée est donc la
suivante :
PM10 95 99 95
PM2,5 90 84 90
PM1,0 81 80 -
Pour les émissions de poussières (TSP, PM10, PM2,5, PM1,0) les références bibliographiques utilisés
n’indiquent pas s’il s’agit de matières filtrables et/ou condensables.
Les émissions de BC de la combustion sont calculées à partir d’une spéciation des émissions de PM2.5.
Les ratios appliqués proviennent du guidebook EMEP/EEA [1133]. Les ratios appliqués sont de 55% de
PM2.5 pour le gazole et de 5% de PM2.5 pour l’essence.
Les émissions de métaux lourds sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible, supposés constants au cours des années sauf pour le plomb des bateaux de plaisance à
essence avant l’année 2001.
Les facteurs d’émissions pour les métaux lourds sont les mêmes que ceux issues de la section
générale OMINEA_1A_fuel emission factor.
Pour les bateaux de plaisance, des facteurs d’émission de 2,38 ng/GJ pour les moteurs diesel [355] et
de 2,27 ng/GJ pour les moteurs à essence sont appliqués [70].
Pour le transport fluvial, le facteur d’émission utilisé est de 2,92 ng/GJ pour les moteurs diesel [341].
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible [1134], supposés constants au cours des années et communs aux
bateaux de plaisance et de transport fluvial.
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB liées à la combustion sont calculées sur la base d’un facteur d’émission de
8,76 µg/GJ [341].
Hexachlorobenzène (HCB)
Le facteur d’émission de HCB pour les moteurs diesel est considéré comme constant à 1,95 µg/GJ
[341]. Par contre, ceux des moteurs à essence varient en fonction de la teneur moyenne en plomb
des carburants [74], cf. base de données OMINEA.
TRANSPORT MARITIME
Cette section ne porte que sur les rejets des navires et plus particulièrement ceux utilisés pour le
transport des biens et des personnes. Les bateaux de plaisance ou professionnels, les activités
connexes des ports, les activités militaires et la pêche sont exclus. Seules les émissions liées à la
combustion sont considérées.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Niveau de méthode :
CO2 :
CH4, N2O :
Méthode de rang 1.
Polluants :
La méthode de rang 2 est appliquée pour l’estimation des émissions de NOx et des
TSP seulement.
Cela étant, pour un type de combustible spécifique et pour tous les polluants à
l'exception des NOx, de CO, des COVNM, des BC et des TSP, les facteurs d'émission de
rang 2 sont les mêmes que les facteurs d'émission de rang 1 dans le guide EMEP
[1134].
Références utilisées :
[14] CPDP – Pétrole (publication annuelle)
[133] Citepa — DANG Q.C. — Tentative d’estimation des émissions de polluants atmosphériques
dues au trafic maritime en Méditerranée Occidentale, Janvier 1993
[167] MINEFI / DIREM (ex-DIMAH) – données internes non publiées annuelles sur les bilans
énergétiques de l’Outre-mer y compris les PTOM
[341] COOPER D.A. – HCB, PCB and PCDD/F emissions from ships, Atmospheric Environment 39,
Page 4908, Avril 2005
[444] EUROSTAT – Tables matricielles croisant le nombre de touchées de navires par Grand Port
Maritime par classes de port en lourd et types de navires, 2007
[445] L’LOYDS – Base de données Seaweb, flotte et caractéristiques techniques des navires, 2007
[1133] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.d Navigation -shipping
[1134] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.i-iv Road transport
[1220] Defra UK Ship Emissions Inventory Final Report, 2010.
[1222] Z. Klimont et al., “Global anthropogenic emissions of particulate matter including black
carbon,” Atmos Chem Phys, vol. 17, no. 14, pp. 8681–8723, Jul. 2017, doi: 10.5194/acp-17-
8681-2017.
En application des règles convenues dans le cadre des conventions internationales mais également de
la particularité de la répartition du territoire français hors Europe, il est nécessaire de décomposer le
trafic maritime en sous-ensembles relatifs :
L’activité de transport maritime est caractérisée par la consommation de combustibles. Bien que cette
dernière diffère selon le type de navire, sa jauge et les diverses phases de navigation (croisière,
approche/départ, stationnement dans les ports), les inventaires nationaux s’appuient actuellement
sur la consommation totale de combustibles. Une distinction plus fine selon les paramètres cités ci-
dessus est certainement plus pertinente vis-à-vis des émissions d’une zone particulière telle qu’un
port, un estuaire, une liaison, etc.
Le CPDP [14] communique chaque année les consommations pour la métropole de diesel marine
léger (DML) et de fioul lourd (FOL) des soutes françaises et internationales. La même référence
renseigne globalement les soutes pour l’Outre-mer y compris les COM (pas de distinguo
national/international). Il est utile de rappeler que :
➢ Les soutes n’incluent pas les avitaillements sous douane destinés aux bateaux de pêche, aux
caboteurs ainsi qu’aux engins et matériels flottants ;
➢ La distinction entre les soutes françaises et internationales est établie en fonction du pavillon
du navire, sachant que les navires étrangers autorisés à transporter pour le compte d’affréteurs
français sont pris en compte avec les soutes françaises.
La DIMAH [167] fournit des données équivalentes jusqu’en 2000 pour l’Outre-mer y compris les COM.
Pour ces territoires, l’absence de données détaillées après cette date est palliée par l’hypothèse d’une
structure inchangée dans la répartition des combustibles par type d’usage. Les écarts engendrés sont
faibles en valeur absolue compte tenu des quantités en jeu et du bouclage sur le bilan énergétique
global de chacun de ces territoires.
La répartition du trafic entre liaisons nationales et internationales est complexe à établir car les
données existantes ne permettent pas d’en faire durablement la distinction. L’absence de données
détaillées concernant la part des ventes des soutes maritimes affectée au trafic domestique au regard
de celles affectées au trafic international est palliée par l’hypothèse d’une répartition inchangée,
établie selon une procédure de type bottom-up décrite ci-après pour l’année de référence 2005.
De même pour les Collectivités d’Outre-Mer (COM), les valeurs sont les suivantes :
Procédure bottom-up pour l’année de référence 2005 de discernement des ventes relatives au trafic
maritime domestique et trafic maritime international
➢ La part des « soutes maritimes françaises » (c’est-à-dire des pavillons français) dont les
consommations de carburant correspondent à des liaisons entre deux ports français (cabotage
ou escale technique) ;
➢ La part des « soutes maritimes internationales » (c’est-à-dire des pavillons étrangers) dont les
consommations de carburant correspondent à des liaisons entre deux ports français (cabotage
ou escale technique).
Les sources d’information identifiées pour estimer la part des avitaillements en France consacrée à la
navigation domestique en 2005 proviennent :
➢ Des grands armateurs maritimes (eg CMA/CGM, Dreyfus) : couvrant une part importante du
trafic maritime international. Ces acteurs exploitent des navires affectés à des lignes régulières
(l’essentiel du transport des produits finis) et à du transport à la demande (l’essentiel du
transport des matières premières). Pour les lignes régulières, les escales intermédiaires sont
précisées dans le cadre de la communication commerciale des opérateurs, ainsi que le temps
de transit entre chacune d’entre elles. Pour le transport à la demande, il est possible d’obtenir
également les itinéraires consolidés des navires.
➢ De la Lloyd’s : la base de données Seaweb [445] à laquelle le Ministère chargé de
l’environnement a accès permet de connaître toutes les spécifications techniques des navires
à partir de leur nom ou de leur identifiant OMI. Des informations, telles que le port en lourd
des navires (c’est-à-dire leur capacité maximale d’emport en tonnage), leur puissance ou leur
vitesse moyenne, peuvent y être aisément collectées via des requêtes d’export automatique.
➢ De l’Office statistique des Communautés européennes (EUROSTAT) : conformément à la
Directive 1995/64 CE relative au relevé statistique des transports de marchandises et de
passagers par mer, la France dispose via EUROSTAT de fichiers d’information dont l’un dit
« EURANAGREG » [444] permet de recenser par port le nombre de touchés effectué par navire
sur une période donnée.
➢ Des Grands Ports Maritimes métropolitains et d’outre-mer (GPM) : les relevés statistiques de
ces différents ports sont disponibles pour la plupart en ligne et permettent de collecter sur une
période donnée des informations précises quant aux transits de marchandises et de passagers
dans chacun d’entre eux.
➢ Du Ministère en charge de l’environnement : l’étude dédiée à l’efficacité énergétique du
transport maritime réalisée en 2008/09 propose une approche détaillée présentant des
facteurs de consommation spécifiques à chaque type de navire en fonction de son port en
lourd tout au long de son exploitation [443]. Des jeux d’indicateurs de consommation d’énergie
sont adossés à chacun des profils identifiés ;
➢ Du Comité Professionnel du Pétrole (CPDP) : dans son rapport annuel [14], cette structure
propose les bilans des marchés des soutes maritimes françaises et internationales qu’il détaille
par port.
L’approche retenue pour quantifier les ventes associées au trafic domestique se base sur les
consommations réelles de carburant dont la quantification est effectuée en bottom-up quasi-intégral
(trafics réels, reconstitution statistique de la flotte navigante) :
transits passagers et temps de transit entre transit maritime circulant port en lourd, carburation,
marchandises chaque escale entre les principaux ports vitesse des navires
Cette part de trafic maritime domestique est ramenée en % des ventes des « soutes françaises »
(c’est-à-dire pavillon français) lors de l’extrapolation aux autres années et en affectant 100 % des
« soutes internationales » (c’est-à-dire pavillons étrangers) au trafic international.
Jusqu’en 2008, la part des « soutes françaises » affectée au trafic domestique était estimée à 4 %
quelle que soit l’année, sur la base d’une étude réalisée en mer Méditerranée en 1993 relative à
l’année 1990 [133]. Les travaux menés sur une zone étendue à l’ensemble des côtes françaises pour
l’année 2005 renvoient par cette approche un équivalent de 6,2 % des soutes françaises attribuées au
trafic domestique en 2005.
Les facteurs d’émission retenus sont les valeurs spécifiques françaises par défaut, cf. section générale
énergie.
Emissions de CH4
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement et de sa charge elle-même variable selon les
phases. L’approche utilisée s’appuie sur des valeurs moyennes proposées par les directives GIEC [669]
appliquées uniformément à tous les navires et toutes les années à raison de 7,0 g/GJ pour le diesel
marin léger et pour le fioul lourd.
Emissions de N2O
Les émissions de N2O sont estimées sur la base des facteurs d’émission issus des directives GIEC
[669], à savoir de 2 g/GJ pour le diesel marin léger et pour le fioul lourd
Les teneurs en soufre des différents combustibles évoluent non linéairement au cours du temps et
sont très différentes d’un combustible à l’autre, cf. base de données OMINEA.
Emissions de NOx
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement et de sa charge elle-même variable selon les
phases. L’approche utilisée s’appuie sur des valeurs moyennes proposées dans le Guidebook EMEP
[1133]. Pour le fioul lourd, le facteur d’émission est 1967 g/GJ pour le fioul lourd et pour le diesel
marin léger 1929 g/GJ pour les années pré-2000 (année d’application de la première réglementation
sur les NOx, i.e. Tier I). En s’appuyant sur l’étude [1220], l’hypothèse d’un renouvellement annuel de
la flotte de navires de 4 % par d’autres dont la réduction unitaire annuelle des émissions NOx s’élève à
17 % est considérée pour les années post-2000. Ainsi, le niveau de réduction annuel des émissions de
NOx du secteur d’élève à 0,68%. Le facteur d’émission de référence utilisé dans les calculs correspond
à celui de l’année 2019 issu du guide méthodologique EMEP/EEA [1133] et s’élève à 1727 pour le FOL
et 1695 g/GJ pour le DML.
Emissions de COVNM
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement et de sa charge elle-même variable selon les
phases. L’approche utilisée s’appuie sur des valeurs moyennes proposées dans le Guidebook EMEP
[1133], pour le fioul lourd le facteur d’émission est 42 g/GJ et pour le diesel marin léger 41 g/GJ.
Emissions de CO
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement et de sa charge elle-même variable selon les
phases. L’approche utilisée s’appuie sur des valeurs moyennes proposées dans le Guidebook EMEP
[1133], pour le fioul lourd le facteur d’émission est 92 g/GJ et pour le diesel marin léger 90 g/GJ.
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont supposées négligeables d’autant qu’il n’y a pas à ce jour beaucoup de
navires qui soient équipés de dispositifs d’épuration des NOx dont la nature du procédé serait
susceptible de rejeter cette substance.
La mise en place de zones d’émissions de NOx contrôlées, NECA, autour de l’Europe voire de la France
devrait imposer aux navires de s’équiper en SCR et donc générer des émissions de NH3.
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement, de sa charge elle-même variable selon les
phases et du combustible. Les valeurs utilisées sont des valeurs moyennes issues du rapport d’étude
sur les GES de l’OMI [1221]. Elles sont dépendantes du taux de souffre présent dans le carburant
comme l’illustrent les formules ci-dessous.
g
𝑭𝑶𝑳 ∶ 𝐸𝐹𝑒,𝑃𝑀10 ( ) = 1,35 + 𝑆𝐹C ∗ 7 ∗ 0,02247 ∗ (𝑆 − 0,0246) (1)
kWh
g
𝑫𝑴𝑳 ∶ 𝐸𝐹𝑒,𝑃𝑀10 ( ) = 0,23 + 𝑆𝐹𝐶 ∗ 7 ∗ 0,02247 ∗ (𝑆 − 0,0024) (2)
kWh
Avec :
• 𝑆𝐹𝐶 ∶ Consommation spécifique de carburant en (g/kWh)
• 𝑆 : Le taux de souffre
Les valeurs de consommation spécifique (SFCi) utilisées pour obtenir des FE en g/GJ correspondent à
la moyenne des SFCi des moteurs à moyenne (medium speed diesel) et faible vitesses (slow speed
diesel) issues du guide méthodologique EMEP/EEA 2019 [1133], c’est-à-dire 204 et 194 g/kWh pour le
FOL et DML, respectivement.
Selon le guide méthodologique EMEP/EEA 2019 [1133], le total des poussières en suspension (TSP)
est considéré comme étant composé à 100 % de particules ayant une taille inférieure à
2,5 micromètres. Ainsi, la valeur du facteur d’émission des TSP et des PM2,5 est prise égale à celle des
PM10, et ce, pour l’ensemble des carburants.
Les PM1,0 se distribuent par rapport aux TSP à raison de 92% pour le diesel et le FOL. Cette hypothèse
est issue du transport routier [1134]
Les facteurs d’émission de BC sont calculés en deux temps, de la façon suivante : l’élaboration de
facteurs d’émission de référence de respectivement 2,26 et 1,13 g/GJ pour les FOL et DML est faite à
partir du guide méthodologique EMEP/EEA 2019 [1133]. Ces derniers sont associés à des taux de
souffre de 1,42 pour le FOL et 0,09 % pour le DML. Dans un second temps, le facteur d’émission de BC
est corrigé en fonction de la teneur en souffre du carburant en conservant la tendance observée dans
[1222].
Pour la combustion, les facteurs d’émission des métaux lourds sont issus de la section générale
OMINEA_1A_fuel emission factor pour le DML. En revanche, pour le fioul lourd, les facteurs
d’émissions proviennent de [1133] et sont les suivants :
As 17,00
Cd 0,50
Cr 18,00
Cu 31,25
Hg 0,50
Ni 800
Pb 4,50
Se 5,25
Zn 30,00
Dioxines et furannes (PCDD-F)
Les émissions sont déterminées à partir des facteurs d’émission spécifiques aux combustibles [341] :
11,7 ng/GJ pour le Fioul lourd et 2,92 ng/GJ pour le diesel marin léger.
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible, supposés constants au cours des années. Du fait que les facteurs
d’émission des HAP ne sont pas estimés pour le maritime dans le guide EMEP/EEA [1133], ceux du
transport routier (cf. 1.A.3.b.) sont utilisés à défaut [113].
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions sont déterminées à partir des facteurs d’émission spécifiques aux combustibles [341] :
14 µg/GJ pour le Fioul lourd et 8,76 µg/GJ pour le diesel marin léger.
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions sont déterminées à partir des facteurs d’émission spécifiques aux combustibles [341] :
1,95 µg/GJ pour le Fioul lourd et le diesel marin léger.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Consommation de gaz naturel prise en bottom- Spécifiques ou valeurs moyennes nationales
up par entreprise ou par installation selon les substances
Niveau de méthode :
Rang 2
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[1186] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 – 1.A.4 Small combustion, Table 3-
28 p59 et Table 3-30 p61
Introduction
Les données de consommation de gaz sont disponibles pour les différents sites ou entreprises [19, 29]
et permettent une estimation assez fine des émissions pour la plupart des substances, notamment
celles concourant à l’acidification et au changement climatique.
Les données d’activités et les émissions déclarées par les exploitants permettent de calculer des
facteurs d’émission moyens représentatifs du parc français.
Emissions de CO2
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen du facteur d’émission relatif au gaz naturel. La
valeur nationale est appliquée (cf. section « 1A_fuel emission factors ») jusqu’en 2004. Elle est
déterminée à partir des déclarations dans le cadre du SEQE à partir de 2005 [19].
Emissions de CH4
Un facteur d’émission spécifique annuel est calculé à partir des déclarations depuis 2005 [19]. Avant
cette date, afin d’assurer la cohérence temporelle, le facteur d’émission appliqué correspond à la
moyenne de la période 2005 - 2011.
Emissions de N2O
Un facteur d’émission spécifique annuel est calculé à partir des déclarations depuis 2005 [19]. Avant
cette date, afin d’assurer la cohérence temporelle, le facteur d’émission appliqué correspond à la
moyenne de la période 2005 - 2011.
Emissions de SO2
Les émissions de SO2 des stations de compression sont très faibles du fait de la consommation du gaz
naturel. Les émissions sont issues des données des exploitants à partir de 2007. Pour la période 1990-
2007, un facteur d’émission moyen, issu des déclarations des exploitants sur la période 2007-2011
[19], est appliqué.
Emissions de NOx
Les émissions de NOx sont déterminées, soit à partir de mesures à partir de 1998, soit au moyen de
facteurs d’émission spécifiques aux divers équipements qui, par suite des améliorations apportées au
cours du temps, décroissent d’environ un facteur 10 entre 1990 et 2010. Depuis 2005, les déclarations
annuelles [19] sont utilisées.
Emissions de COVNM
Les émissions de COVNM sont estimées au moyen de facteurs d’émission spécifiques aux
motocompresseurs et turbocompresseurs tirés du Guidebook EMEP/EEA [1186] et de l’évolution des
consommations de ces équipements au cours du temps.
Emissions de CO
Les émissions de CO sont en général faibles et estimées au moyen des déclarations annuelles (depuis
2007) [19]. Une moyenne du facteur d’émission entre 2007 et 2011 est utilisée pour calculer les
émissions entre 1990 et 2006.
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont supposées négligeables d’autant qu’il n’y a actuellement pas d’installation
munie de dispositif d’épuration des émissions de NOx dont la nature du procédé serait susceptible
d’utiliser une solution d’ammoniac, et donc de rejeter partiellement cette substance suite à
d’éventuelles fuites.
Les données issues des déclarations des exploitants ne sont pas assez exhaustives. Pour les PM 10 et
PM2,5, les émissions sont estimées au moyen de facteurs d’émission spécifiques aux motocompresseurs
et turbocompresseurs tirés du Guidebook EMEP/EEA [1186] et de l’évolution des consommations de
ces équipements au cours du temps. Les émissions de PM1,0 sont supposées être égales aux émissions
de PM2,5.
La part du BC dans les émissions de PM2,5 est de 2,5% selon le guide EMEP/EEA [1186].
Polychlorobiphényles (PCB)
Il n’y a pas d’émission attendue de cette substance lors de la combustion du gaz naturel.
Hexachlorobenzène (HCB)
Il n’y a pas d’émission attendue de cette substance lors de la combustion du gaz naturel.
Facteurs Facteurs
d’émission d’émission
spécifiques EMEP/EEA
s
Emissions des stations de compression - 1A3e
AUTRES TRANSPORTS
Cette section traite des émissions des machines mobiles et autres moyens de transport hors transport
et distribution de gaz naturel (1A3ei). Cette section concerne les émissions liées à la combustion de
carburants dans le transport terrestre des engins des aéroports et des ports, ainsi que les autres
activités et moyens de transports non compris en principe dans les secteurs commercial (1A4a),
résidentiel (1A4b), agricole et forestier (1A4c), industriel (1A2) ou bien encore militaire (1A5).
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Inclus ailleurs (IE) : 1A4a -
Niveau de méthode :
-
Références utilisées :
-
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up limité aux installations > 50 Valeurs spécifiques à chaque
MW qui sont considérées installation considérée
individuellement et bilan national de individuellement pour le SO2, les NOx,
l’énergie les particules et le CO2 pour les
installations couvertes par le SEQE.
Valeurs nationales ou valeur par défaut
pour les autres substances et les autres
installations
Niveau de méthode :
Rang 2/3 pour les installations > 50 MW
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[39] Citepa – Inventaire des grandes installations de combustion en application des directives
88/609 et 2001/80/CE
[42] OFEFP – Coefficients d’émission des sources stationnaires, éditions 1995 et 2000
[67] Citepa – N. ALLEMAND – Estimation des émissions de polluants liées à la combustion du bois
en France - mars 2003
[183] Citepa – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[638] IPCC - Guidelines 2006 - Volume 2 - section I.8 - table 1- 4 (CO2) ; Volume 2 - tables 2.2, 2.3,
2.4 et 2.5 (CH4 et N2O)
[1004] Note de l'ADEME - Proposition d'évolution des facteurs d'émission 1 à 20MW. 18/03/2019
[1112] Panorama du gaz renouvelable - Publication annuelle - GRDF, GRTgaz, Syndicat des énergies
renouvelables, SPEGNN, Teréga
[1212] Cortea Acibioqa - Amélioration des connaissances en matière d’impact des chaufferies
biomasse sur la qualité de l’air, ADEME
comme le gazole non routier (GnR), de la répartition entre secteurs résidentiel et tertiaire ainsi que
parmi les usages (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson).
La part de biométhane consommée est retranchée de la consommation de gaz naturel à partir des
données du bilan énergétique national annuel [1] et des publications annuelles du panorama du gaz
renouvelable [1112].
Il est à noter que les consommations d’énergie de ce secteur sont directement liées à la rigueur
climatique.
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission nationaux par combustible
(cf. section générale énergie). Une vérification de la cohérence des émissions ainsi estimées avec les
émissions déclarées par les quelques sites soumis aux quotas est réalisée.
Emissions de CH4
Les émissions de CH4 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission issus des lignes directrices du
GIEC 2006 [638].
Emissions de N2O
Les émissions de N2O sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission issus des lignes directrices du
GIEC 2006 [638].
Pour les quelques installations de puissance supérieure à 50 MW, les émissions de SO2 sont
déterminées à partir des déclarations annuelles des rejets [19]. En général, ces émissions sont
estimées par les exploitants par mesure directe et/ou à partir du bilan soufre établi sur la base des
consommations de combustibles et de leur teneur en soufre recensées chaque année.
Pour les autres installations, les émissions de SO2 sont déterminées à partir de facteurs d’émission
nationaux par combustible (cf. section générale énergie).
Emissions de NOx
Pour les quelques installations de puissance supérieure à 50 MW, les émissions de NOx sont
déterminées à partir des déclarations annuelles des rejets [19]. En général, ces émissions sont
estimées par les exploitants par mesure directe et/ou à partir de facteurs d’émission.
Pour les autres installations, les émissions de NOx sont déterminées à partir de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs d’émission de NOX des installations
inférieures à 20 MW et pour celles inférieures à 1 MW fonctionnant à la biomasse [1212].
Emissions de COVNM
Les émissions de COVNM sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs d’émission de COVNM des installations
inférieures à 20 MW faisant partie du Fond Chaleur de l’ADEME fonctionnant à la biomasse [1004]
ainsi que pour les FE des installations inférieures à 1 MW [1212].
Emissions de CO
Les émissions de CO sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission moyens par
combustible (cf. section générale énergie). Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs
d’émission de COVNM pour les installations inférieures à 1 MW fonctionnant à la biomasse [1212].
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission par défaut
par combustible (cf. section générale énergie).
Pour les quelques installations de puissance supérieure à 50 MW, les émissions de TSP sont
déterminées à partir des déclarations annuelles des rejets [19]. En général, ces émissions sont
estimées par les exploitants par mesure directe et/ou à partir de facteurs d’émission.
Pour les autres installations, les émissions de TSP sont déterminées à partir de facteurs d’émission
moyens par combustible présentés dans la section générale énergie sauf pour certains combustibles
pour lesquels les valeurs utilisées proviennent de la référence [42].
Une distinction spécifique est réalisée pour les facteurs d’émission de TSP des installations inférieures
à 20 MW faisant partie du Fond Chaleur de l’ADEME fonctionnant à la biomasse [1004].
La granulométrie est obtenue en appliquant des profils granulométriques moyens par combustibles,
et techniques de dépoussiérage et les hypothèses suivantes :
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient des références [17] et [681].
Equipement > 50 MW
Les émissions de l’ensemble des métaux lourds sont déterminées à partir de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Pour l’arsenic (As), le chrome (Cr), le cuivre (Cu), le nickel (Ni) et le plomb (Pb), des facteurs
d’émission spécifiques sont utilisés pour les installations de puissance inférieure à 20 MW ou
inférieure à 1MW fonctionnant au bois [1212].
Les émissions de dioxines/furannes sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par
combustible présentés dans la section générale énergie.
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy).
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens
par combustible présentés dans la section générale énergie sauf pour le bois et les déchets de bois
pour lesquels les valeurs utilisées proviennent de la référence [67].
Polychlorobiphényles (PCB)
Les émissions de PCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
SECTEURS RESIDENTIEL
Cette section concerne les installations de combustion fixes et mobiles du secteur résidentiel.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bilan national de l’énergie Valeurs nationales ou valeurs par
défaut
Niveau de méthode :
CO2, CH4 et N2O : Rang 1/2
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[67] Citepa – N. ALLEMAND – Estimation des émissions de polluants liées à la combustion du bois
en France - mars 2003
[68] OFEFP – Mesures pour la réduction des émissions de PM 10. Document Environnement n°136 -
juin 2001
[71] SAMARAS Z. & ZIEROCK K-H. – The estimation of other mobile sources and machinery. May
1994
[79] TNO - Particulate matter emissions (PM10 - PM2.5 - PM0.1) in Europe in 1990 and 1993 – février
1997
[81] EPA - Reconciling urban fugitive dust emissions inventory and ambient source contribution
estimates: summary of current knowledge and needed research - Desert Research Institute - mai 2000
[82] UBA - Etude sur la répartition granulométrique (< PM10, < PM2.5) des émissions de poussières -
février 1999
[183] Citepa – IER – Study on particulate matter emissions: particle size distribution chemical
composition and temporal profiles – Interreg III for ASPA, January 2005
[285] ADEME – Evaluation comparative actuelle et prospective des émissions du parc d’appareils
domestiques de chauffage en France (document confidentiel), Septembre 2005
[336] COLLET S. – HAP émis par la combustion du bois en foyers domestiques, INERIS, 2001
[338] COLLET S.– Emissions de la combustion du bois par les foyers domestiques, INERIS, mai 2002
[350] Determination of atmospheric pollutant emission factors at small industrial wood burning
furnace, AEAT, March 2001
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
[421] CEREN – Bilan national du bois de chauffage à partir des enquêtes Logement de l'INSEE,
pluriannuelle
[423] Directive européenne 2002/88/CE relative aux moteurs à combustion interne destinés aux
engins mobiles non routiers
[459] EMEP / EEA Guidebook – édition 2019 – 1A4 Small combustion - FE pour le 1A4b residential
(Tables 3-15, 3-16, 3-18)
[638] IPCC - Guidelines 2006 - Volume 2 - section I.8 - table 1- 4 (CO2) ; Volume 2 - tables 2.2, 2.3,
2.4 et 2.5 (CH4 et N2O)
[645] IPCC – Guidelines 2006 – Volume 2 – Chapitre 3 Combustion sources mobiles, Table 3.3.1
[755] IIASA - A framework to estimate the potential and costs for the control of fine particulate
emissions in Europe, Interim Report IR-01-023 - 2001.
[936] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.1 Energy industries, tables 3-
2 / 3-4 / 3-7 / 3-11 / 3-19, FE TSP et BC
[1005] Note technique de faisabilité pour l'évolution de la méthodologie du calcul des émissions de
NOx des chaudières résidentielles au fioul et gaz naturel, Citepa, 2019.
[1112] Panorama du gaz renouvelable - Publication annuelle - GRDF, GRTgaz, Syndicat des énergies
renouvelables, SPEGNN, Teréga
[1200] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1-a-4-small-combustion - Table
3.6 - Tier 1 emission factors for NFR source category 1.A.4.b, using biomass
[1213] Réévaluation des facteurs d'émission des particules totales (solide et condensable) du
chauffage domestique au bois, impacts sur les inventaires d’émission, Ineris & Citepa - 206576 -
2740861 - v2.0
[1214] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1-a-4-small-combustion - Tables
3.39 à 3.44 - Tier 2 emission factors for NFR source category 1.A.4.b, using biomass
Sources mobiles
Les équipements mobiles dans le secteur résidentiel consommateurs d’énergie fossile sont nombreux
et divers. Leur identification et leur dénombrement sont délicats car il n’existe pas de statistique
spécifique et fiable concernant les parcs et les consommations d’énergie.
A partir des données disponibles sur les ventes [72, 73], de caractéristiques d’utilisation de ces
équipements [71] et de diverses hypothèses relatives à l’importation et à l’exportation, à l’utilisation
des tailles d’équipements dans le secteur visé, etc., les parcs des engins et leurs consommations sont
estimées. Il est fait l’hypothèse que la consommation de gazole est le fait de groupes électrogènes
et que la consommation d’essence est principalement le fait de groupes électrogènes et d’engins de
jardinage.
Compte tenu des approximations importantes, il est fait l’hypothèse que tous les équipements
considérés dans cette section appartiennent au secteur résidentiel et qu’aucun n’appartient au
secteur tertiaire. Cette hypothèse n’engendre pas d’erreur autre qu’un biais dans la répartition des
sous-secteurs, supposé relativement faible car la majeure partie de ces équipements est utilisée par
des particuliers.
Sources fixes
Les consommations des installations résidentielles sont intégrées dans le secteur « résidentiel » du
bilan énergétique national [1]. Ces données incluent bien le bois récolté par des particuliers hors du
marché économique conventionnel. D’autres sources statistiques sont disponibles pour l’outre-mer
[63][69].
Les données complémentaires disponibles dans les services en charge du bilan énergétique national
[1] et publiées par le CPDP [14] permettent une distinction plus fine vis-à-vis des combustibles,
notamment pour la gazole non routier (GnR), de la répartition entre secteurs résidentiel et tertiaire
ainsi que parmi les usages (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson).
L’estimation des émissions liées à l’usage du bois dans les appareils domestiques individuels est
réalisée à l’aide d’une méthodologie spécifique permettant la prise en compte de la diversité des
appareils domestiques de chauffage au bois. En effet, les facteurs d’émission varient fortement d’un
type d’équipement à un autre, c’est pourquoi les émissions de ce secteur sont calculées à partir d’un
parc d’équipements. Ce parc est estimé, d’une part, à partir de données du CEREN et de l’INSEE [421]
proposant des distributions d’équipements au regard de certaines années et, d’autre part, des
données de ventes d’équipements fournies par Observ’ER [422]. La part spécifique de consommation
des granulés de bois (généralement moins émissifs) est en forte hausse et est prise en compte à partir
de l’année 2004 [1]. La répartition des consommations selon le type d’appareil est présentée dans la
base de données OMINEA.
La part de biométhane consommée est retranchée de la consommation de gaz naturel à partir des
données du bilan énergétique national annuel [1] et des publications annuelles du panorama du gaz
renouvelable [1112].
Il est à noter que les consommations d’énergie de ce secteur sont directement liées à la rigueur
climatique.
Emissions de CO2
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission nationaux par combustible
(cf. section générale énergie).
Emissions de CH4
Sources fixes
Les émissions de CH4 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [638]. Pour la combustion du bois domestique, des facteurs d’émission
spécifiques sont utilisés selon le type d’appareils et selon leurs performances, déterminés à partir
d’une étude du Citepa [67].
Sources mobiles
Les émissions de CH4 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [645] et spécifiques à la nature du carburant (essence et gazole) et au type
d’engin (2 temps et 4 temps pour les engins à essence).
Emissions de N2O
Sources fixes
Les émissions de N2O sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [638].
Sources mobiles
Les émissions de N2O sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [645] et spécifiques à la nature du carburant (essence et gazole) et au type
d’engin (2 temps et 4 temps pour les engins à essence).
Emissions de SO2
Les émissions de SO2 sont déterminées à partir de facteurs d’émission nationaux par combustible (cf.
section générale énergie).
Emissions de NOx
Sources fixes
Les émissions de NOx sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible [459].
Une évolution temporelle des émissions de NOX des chaudières domestiques fonctionnant au gaz
naturel a été implémentée pour prendre en compte l’amélioration de la performance des brûleurs
sur la période, supposant un taux de renouvellement constant de 4% sur la période [1005].
FE NOx
Période Source
(g/GJ)
Pour la combustion du bois domestique, des facteurs d’émission spécifiques sont utilisés selon le type
d’appareils et selon leurs performances, déterminés à partir des lignes directrices EMEP/EEA [1214] :
FE NOx
Bois Période d’installation des appareils Source
(g/GJ)
Chaudières et
Pas de distinction 80
poêles - granulés
Sources mobiles
Avant 2005, les émissions de NOx sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission moyens par
combustible [71]. A partir de 2005, les prescriptions de la directive 2002/98/CE relative aux moteurs
à combustion interne des engins mobiles non routiers sont prises en compte pour le calcul de facteurs
d’émission [423], ce qui entraine une évolution temporelle de ceux-ci.
Pour information les facteurs d’émission correspondant à chaque niveau de la réglementation pour
les engins essence sont présentés ci-après :
Emissions de COVNM
Sources fixes
Les émissions de COVNM sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission moyens
par combustible [459].
Pour la combustion du bois domestique, des facteurs d’émission spécifiques sont utilisés selon le type
d’appareils et selon leurs performances, déterminés à partir de plusieurs études [67][338].
Sources mobiles
Avant 2005, les émissions de COVNM sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission moyens par
combustible [71]. A partir de 2005, les prescriptions de la directive 2002/98/CE relative aux moteurs
à combustion interne des engins mobiles non routiers sont prises en compte pour le calcul de facteurs
d’émission [423], ce qui entraine une évolution temporelle de ceux-ci.
Pour information les facteurs d’émission correspondant à chaque niveau de la réglementation pour
les engins essence sont présentés ci-après :
Emissions de CO
Sources fixes
Les émissions de CO sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission moyens par
combustible [67] et [459].
Sources mobiles
Avant 2005, les émissions de CO sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission moyens par
combustible. A partir de 2005, les prescriptions de la directive 2002/98/CE relative aux moteurs à
combustion interne des engins mobiles non routiers sont prises en compte pour le calcul de facteurs
d’émission [423], ce qui entraine une évolution temporelle de ceux-ci.
Pour information les facteurs d’émission correspondant à chaque niveau de la réglementation pour
les engins essence sont présentés ci-après :
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission par défaut
par combustible (cf. section générale énergie).
Pour la combustion du bois domestique, des facteurs d’émission spécifiques sont utilisés selon le type
d’appareils et selon leurs performances, déterminés à partir des lignes directrices EMEP/EEA [1214] :
FE NH3
Bois Période d’installation des appareils Source
(g/GJ)
Chaudières et
Pas de distinction 12
poêles - granulés
Les émissions de TSP sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible [459]
et [936].
Pour la combustion du bois domestique, des facteurs d’émission spécifiques sont utilisés selon le type
d’appareils et selon leurs performances, déterminés à partir de plusieurs études [1213][1214]. Les
particules dites « condensables » (qui passent à l’état solide lors du refroidissement et de la dilution
des fumées) sont bien comptabilisées dans l’ensemble de facteurs appliqués :
FE TSP
Bois Période d’installation des appareils Source
(g/GJ)
Dites « anciennes » (jusqu’en 2010) 500 [1214]
Chaudières -
Dites « récentes » (à partir de 2005) 300 -
bûches
Dites « performantes » (à partir de 2015) 100 [1214]
Chaudières et
Pas de distinction 62 [1214]
poêles - granulés
Ces facteurs d’émission ne prennent pas en compte les éventuelles émissions supplémentaires des
phases d’allumage à froid et d’extinction du feu mais sont représentatifs d’un fonctionnement, à part
égale, entre allure nominale et allure réduite (plus émissive) des appareils domestiques.
Ces facteurs d’émission ne prennent pas en compte l’évolution depuis 1990 des usages des appareils
par les particuliers (méthodes d’allumage, entretien et maintenance, taux d’humidité du
combustible, choix de l’essence de bois, forme des bûches, part éventuelle de bois traité ou de
déchets (papier, carton ou autres), …) qui peuvent aussi affecter de façon significatives les émissions
de particules.
Sources mobiles
Deux types d’émissions de TSP sont déterminés pour les sources mobiles :
➢ Combustion de carburants : les émissions de TSP sont déterminées à partir de facteurs
d’émission relatifs à la nature du carburant (essence et gazole) et au type d’engin (2 temps
et 4 temps pour les engins à essence) [68] ;
➢ Abrasion mécanique : les émissions de TSP relatives à l'abrasion (usure des pneus, des freins,
des embrayages et du revêtement routier) sont déterminées par rapport à un temps
d'utilisation des engins et de facteurs d’émission moyens [68]. Seuls les micro-tracteurs sont
supposés avoir une usure relative non négligeable et sont assimilés aux motoculteurs du
secteur agricole.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio provient
des références [17][681][1200].
Sources fixes
FE BC
Bois Période d’installation des appareils Source
(%/PM2,5)
Chaudières et
Pas de distinction 15%
poêles - granulés
Les émissions de dioxines/furannes sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par
combustible présentés dans la section générale énergie sauf pour certains combustibles pour lesquels
des valeurs plus appropriées sont tirées de la référence [67].
Sources mobiles
Les émissions de dioxines/furannes sont déterminées à partir de facteurs d’émission relatifs à la
nature du carburant (essence et gazole) et au type d’engin (2 temps et 4 temps pour les engins à
essence) [355].
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens
par combustible présentés dans la section générale énergie sauf pour certains combustibles pour
lesquels des valeurs plus appropriées sont tirées des références [67] et [336].
Polychlorobiphényles (PCB)
Sources fixes
Les émissions de PCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible
présentés dans la section générale énergie sauf pour certains combustibles pour lesquels des valeurs
plus appropriées sont tirées de la référence [350].
Sources mobiles
Les émissions de PCB liées à la combustion des sources mobiles sont considérées comme nulles ou
négligeables.
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
Consommations finales de
combustibles du secteur
Résidentiel (source fixes)
Différenciation
gazole / essence
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Top-down Valeurs par défaut appliquées aux
consommations des installations fixes et mobiles
en tenant compte des parcs nationaux d’engins
Niveau de méthode :
Rangs 1 et 2
Références utilisées :
[1] SDES (SOeS et anciennement Observatoire de l’Energie) – bilans de l’Energie français
(données non corrigées du climat). Communication annuelle
[59] AEE - COPERT III - SAMARAS Z. & al. - Methodology and Emission Factors, 2000
[67] Citepa – ALLEMAND N. – Estimation des émissions de polluants liées à la combustion du bois
en France - Mars 2003
[68] OFEFP – Mesures pour la réduction des émissions de PM10. Document environnement n°136,
juin 2001
[71] SAMARAS Z. & ZIEROCK K-H. – The estimation of other mobile sources and machinery - May
1994
[75] AFME – CEMAGREF – Consommation de carburant des tracteurs agricoles – Février 1990
[76] ARMEF – Les ventes de matériel d’exploitation forestière en France de 1968 à 1992 – Avril
1993
[77] ARMEF – Etat du parc des machines d’exploitation forestière en région Lorraine – Février
1993
[139] Arrêté du 28 septembre 2005 modifiant l'arrêté du 17 janvier 2001 relatif aux contrôles des
émissions de gaz polluants et de particules polluantes provenant des moteurs destinés à la propulsion
des tracteurs agricoles et forestiers (JO du 26 octobre 2005)
[140] Arrêté du 22 septembre 2005 relatif à la réception des moteurs destinés à être installés sur le
engins mobiles non routiers en ce qui concerne les émissions de gaz et de particules polluants (JO du
23 décembre 2005)
[142] UBA – Entwicklung eines Modelis zur Berechnung der Luftschadstoffenemissionen und des
Kraftstoffverbrauchs von Verbrennungsmotoren in mobilien Geräten un Maschinen – Janvier 2004
[285] ADEME – Evaluation comparative actuelle et prospective des émissions du parc d’appareils
domestiques de chauffage en France (document confidentiel), Septembre 2005
[333] AGRESTE - Irrigation et matériel 2005, enquête structure 2005 et recensement agricole 2000
(disponible sur le site de l'Agreste http://agreste.agriculture.gouv.fr/)
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
[645] IPCC – Guidelines 2006 – Volume 2 – Chapitre 3 Combustion sources mobiles, Table 3.3.1
[646] IPCC – Guidelines 2006 – Volume 2 – Chapitre 2 Combustion sources fixes, Table 2.5
[675] Emission factors for heavy metals from diesel and petrol used in European vehicles - Table 6.
Atmospheric environment 61 (2012) 641-651. Pulles et al.
[935] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1A4 Non-road mobile sources and
machinery, table 3-1 (Tier 1)
[938] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1A4 Non-road mobile sources and
machinery, Appendix E, Fraction black carbon pour EMNR diesel (moyenne entre <130kW et >130kW
selon les normes)
[1004] Note de l'ADEME - Proposition d'évolution des facteurs d'émission 1 à 20MW. 18/03/2019
[1029] Règlement (UE) 2016/1628 du Parlement Européen et du Conseil du 14 septembre 2016 relatif
aux exigences concernant les limites d’émission pour les gaz polluants et les particules polluantes et
la réception par type pour les moteurs à combustion interne destinés aux engins mobiles non
routiers, modifiant les règlements (UE) n°1024/2012 et (UE) n°167/2013 et modifiant et abrogeant la
directive 97/68/CE
[1031] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016 - 1A4 Non-road mobile sources
and machinery, Table 3-11 deterioration factors for diesel machinery relative to average engine
lifetime
[1033] EMEP / EEA Guidebook – édition 2016 – 1A4 Small combustion - FE Tier 2 pour le 1A4c
agriculture/forestry (Tables 3-23 à 3-26)
[1034] EMEP / EEA Guidebook – édition 2016 – 1A4 Small combustion - FE Tier 1 pour NH3 pour
biomasse (Table 3-10)
[1076] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1a4 Non-road mobile sources
and machinery - Table 3.6, EF Tier 3
[1212] Cortea Acibioqa - Amélioration des connaissances en matière d’impact des chaufferies
biomasse sur la qualité de l’air, ADEME
Sources fixes
La consommation de combustibles fossiles et de biomasse des sources fixes agricoles est déterminée
à partir du bilan de l’énergie produit annuellement par le SDES [1] pour la métropole.
La part de biométhane consommé est retranchée de la consommation de gaz naturel à partir des
données fournies dans le bilan de l’énergie [1].
D’autres sources statistiques sont disponibles pour l’Outre-mer [69]. La consommation de gaz de
pétrole liquéfié (GPL) du secteur en Outre-mer est considérée en totalité dans les sources fixes.
Sources mobiles
Les équipements mobiles dans les secteurs agricoles et sylvicoles sont supposés consommer la
totalité des consommations de FOD, de GNR et d’essence indiquées dans les bilans énergétiques du
SDES [1]. La consommation totale de FOD en Outre-mer est également considérée pour les engins
mobiles.
Les parcs de tracteurs agricoles, de moissonneuses et de motoculteurs sont issus du CPDP [14] et de
l’Agreste [333]. Des évolutions dans les séries statistiques ont conduit à extrapoler le parc entre les
années où des données sont disponibles (1988, 2000, 2005 et 2013).
Les parcs d’engins forestiers (tracteurs, débusqueuses, débardeuses) sont issus de l’Agreste [333], et
extrapolés pour les années manquantes. Il est également pris en compte un parc de tronçonneuses
sur la base des données disponibles [72, 73] dans les proportions respectives de 50% et 35% pour
l’agriculture et la sylviculture. Le solde est supposé appartenir au secteur résidentiel/tertiaire. Les
caractéristiques relatives à l’utilisation de ces engins sont déterminées à partir des données
disponibles dans plusieurs sources [71, 75].
L’ensemble de ces hypothèses reste approximatif mais permet de déterminer des consommations
d’énergie. Ces dernières sont consolidées grâce aux consommations fournies par les bilans
énergétiques ce qui permet de s’affranchir, dans une certaine mesure, des risques de double compte
dans les parcs de machines.
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission relatifs à chaque
combustible (cf. section générale énergie). Ces facteurs sont appliqués uniformément à toutes les
installations et à tous les types d’engins.
Emissions de CH4
Pour les sources fixes, les émissions de CH4 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission par
combustible issus des lignes directrices du GIEC 2006 [646], sauf pour la combustion du bois qui est
estimée à partir des facteurs d’émissions fournie par une étude ADEME [285].
Pour les sources mobiles, les émissions des engins diesel sont déterminées au moyen de facteurs
d’émission recalculés à partir des différents engins et des caractéristiques associées [71, 142]. Les
facteurs d’émission moyens varient en fonction du temps avec l’évolution du parc et des technologies
des engins, et sont basés sur les facteurs d’émission Tier 3 proposés par le guidebook EMEP/EEA
[1077]. Pour les engins essence, les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission par
combustible issus des lignes directrice du GIEC 2006 [645]. De plus, dans les engins mobiles, la
combustion souvent imparfaite conduit principalement au rejet de COVNM.
Tableau 6 : Facteurs d’émission du CH4 par gamme et par norme d’engin diesel
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage IIIa Stage IIIb Stage IV Stage V
Directive
Tracteurs agricoles 3,4 1,3 1,0 1,0 0,7 0,7 0,7
Automoteurs télescopiques 3,2 1,2 0,9 0,9 0,6 0,6 0,3
Moissonneuses batteuses 1,2 0,7 0,7 0,7 0,3 0,3 0,3
Ensileuses automotrices 1,1 0,6 0,6 0,6 0,3 0,3 0,3
Epandeur de lisier
Motoculteurs, motofaucheuses…
Presses à grosses balles
Pulvérisateurs automoteurs
Récolteuses de maïs
automotrices 5,6 5,6 5,6 5,6 5,6 5,6 1,5
Tracteurs forestiers 1,2 0,7 0,7 0,7 0,3 0,3 0,3
Débusqueuses 3,0 1,0 0,7 0,7 0,3 0,3 0,3
Débardeuses 3,7 1,4 1,0 0,8 0,7 0,7 0,3
Emissions de N2O
Les émissions de N2O sont déterminées au moyen des facteurs d’émission par combustible des lignes
directrices du GIEC 2006 pour les sources fixes [646] et les sources mobiles [645].
Les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission basé sur les teneurs en soufre
moyennes et des pouvoirs calorifiques moyens des combustibles. Ces facteurs d’émission sont décrits
dans la section générale sur l’énergie.
Emissions de NOx
Pour les installations fixes, les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission par
combustible. Ces facteurs d’émission sont décrits dans la section générale sur l’énergie. Pour la
combustion du bois, une étude sur les installations fonctionnant à la biomasse, inférieures à 20 MW,
donne des facteurs d’émission de NOx spécifiques [1212].
Pour les sources mobiles, les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission recalculés
à partir des différents engins et des caractéristiques associées [71, 142]. Les facteurs d’émission
moyens varient en fonction du temps avec la mise en œuvre des réglementations récentes et
l’évolution du parc [139, 140, 142, 1029]. Enfin, une méthode d’ajustement des facteurs d’émission,
en prenant en compte un facteur de détérioration selon le Stage et l’âge des machines, est appliquée
aux facteurs d’émission moyens des engins diesel, selon le guide EMEP/EEA 2016 [1031].
Tableau 7 : Facteurs d’émission pour les NOx par gamme et par norme d’engin diesel
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage IIIa Stage IIIb Stage IV Stage V
Directive
Tracteurs agricoles 1 333 876 667 405 362 38 38
Automoteurs télescopiques 1 235 811 617 375 291 35 35
Moissonneuses batteuses 1 361 894 583 356 194 39 39
Ensileuses automotrices 1 235 811 529 323 176 35 39
Epandeur de lisier
Motoculteurs, motofaucheuses…
Presses à grosses balles
Pulvérisateurs automoteurs
Récolteuses de maïs
automotrices 1 169 1 169 1 169 1 169 1 169 1 169 661
Tracteurs forestiers 1 449 952 621 380 342 41 41
Débusqueuses 1 449 952 621 380 342 41 41
Débardeuses 1 449 952 725 440 342 41 41
Tableau 8 : Facteurs d’émission pour les NOx par gamme et par norme d’engin essence
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage V
Directive
Motoculteurs 183 223 223 139
Tronçonneuses 48 71 78 78
Emissions de COVNM
Pour les installations fixes, les émissions sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs
d’émission issus d’EMEP [1033] pour les combustibles fossiles et d’une étude du Citepa [67] pour le
bois. Pour la combustion du bois, l’intégration d’installations inférieures à 20 MW faisant partie du
Fond Chaleur de l’ADEME implique une baisse des facteurs d’émission à partir de 2010 [1004].
Pour les sources mobiles, les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission recalculés
à partir des différents engins et des caractéristiques associées [71, 142]. Les facteurs d’émission
moyens varient en fonction du temps avec la mise en œuvre des réglementations récentes et
l’évolution du parc [139, 140, 142, 1029]. Enfin, une méthode d’ajustement des facteurs d’émission,
en prenant en compte un facteur de détérioration selon le Stage et l’âge des machines, est appliquée
aux facteurs d’émission moyens des engins diesel, selon le guide EMEP/EEA 2016 [1031].
Tableau 9 : Facteurs d’émission pour les COVNM par gamme et par norme d’engin diesel
Tableau 10 : Facteurs d’émission pour les COVNM par gamme et par norme d’engin essence
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage V
Directive
Motoculteurs 1 081 508 508 316
Tronçonneuses 11 837 11 411 2 289 2 289
Emissions de CO
Pour les installations fixes, les émissions sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs
d’émission tirés du Guide EMEP [1033].
Pour les sources mobiles, les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission recalculés
à partir des différents engins et des caractéristiques associées [71, 142]. Les facteurs d’émission
moyens varient en fonction du temps avec la mise en œuvre des réglementations récentes et
l’évolution du parc [139, 140, 142, 1029]. Une méthode d’ajustement des facteurs d’émission, en
prenant en compte un facteur de détérioration selon le Stage et l’âge des machines, est appliquée
aux facteurs d’émission moyens des engins diesel, selon le guide EMEP/EEA 2016 [1031]. Des valeurs
élevées de l’ordre de 30 000 g/GJ sont utilisées pour l’essence compte tenu des modes d’utilisation
de la plupart de ces engins (accélérations fréquentes) et de l’introduction de dispositions limitatrices
des émissions que très récemment et n’affectant pas la plus grande partie du parc.
Tableau 11 : Facteurs d’émission pour le CO par gamme et par norme d’engin diesel
Tableau 12 : Facteurs d’émission pour le CO par gamme et par norme d’engin essence
Pré-
g/GJ Stage I Stage II Stage V
Directive
Motoculteurs 22 727 22 727 22 727 22 727
Tronçonneuses 33 144 33 144 33 144 33 144
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 des sources fixes sont supposées globalement négligeables pour les
combustibles autres que le bois, d’autant plus qu’il n’y a actuellement pas d’installation munie de
dispositif d’épuration des NOx dont la nature du procédé serait susceptible de rejeter cette substance.
Les émissions de NH3 liées à la combustion de bois sont estimées au moyen de facteurs d’émission
tirés du Guidebook EMEP/EEA [1034]. Toutes les émissions de NH3 des sources mobiles sont estimées
à partir des facteurs d’émission proposés dans le Guidebook EMEP / EEA [935].
Pour les installations fixes, les émissions de TSP sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
par combustible proposés par le guide EMEP/EEA [1033] pour le secteur tertiaire. Les émissions de
PM sont estimées avec une granulométrie identique à celle utilisée dans le secteur tertiaire.
Pour les sources mobiles, les émissions sont déterminées au moyen de facteurs d’émission recalculés
à partir des différents engins et des caractéristiques associées [71, 142]. Les facteurs d’émission
moyens varient en fonction du temps avec la mise en œuvre des réglementations récentes et
l’évolution du parc [139, 140, 142, 1029]. Enfin, une méthode d’ajustement des facteurs d’émission,
en prenant en compte un facteur de détérioration selon le Stage et l’âge des machines, est appliquée
aux facteurs d’émission moyens des engins diesel, selon le guide EMEP/EEA 2016 [1031].
Tableau 13 : Facteurs d’émission pour les TSP par gamme et par norme d’engin diesel
Pour les sources mobiles, les facteurs d'émission PM10 et PM2,5 sont estimés à partir des données
disponibles auprès du CEPMEIP [49].
Les émissions de particules totales relatives à l'abrasion (usure des pneus, des freins, des embrayages
et du revêtement routier) sont déterminées par rapport au temps d'utilisation des engins. Les
facteurs d'émission TSP sont estimés à partir des facteurs d'émission PM10 fournis par l'OFEFP [68] et
du ratio TSP/PM10 déduit de valeurs moyennes obtenues pour les engins routiers. Cette référence
OFEFP [68] produit une information détaillée par type d’abrasion (pneumatiques, freins, embrayages
et revêtement routier). Les tracteurs, moissonneuses, débardeuses et débusqueuses sont assimilés
aux poids lourds tandis que les motoculteurs sont assimilés aux véhicules particuliers. Les facteurs
d’émission utilisés dans l’inventaire ont été estimés en considérant que les tracteurs fonctionnent
uniquement 5% de leur temps sur un revêtement routier.
En ce qui concerne les motoculteurs, l'abrasion du revêtement routier est supposée ne pas avoir lieu
et pour les équipements non munis de roues (tronçonneuses), il est supposé qu'il n'y ait pas
d'émission liée à l'abrasion.
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5.
- Diesel : ratio fixe BC par rapport aux TSP évoluant selon les normes de moteurs [938]. Le ratio
final BC (en % PM2,5) varie donc annuellement selon l’évolution du parc des engins (cf. base de
données),
- Essence : 5%.
Emissions de métaux lourds (ML)
Les émissions des métaux lourds sont calculées à partir de facteurs d'émission par combustible
détaillés dans la section générale énergie (à l’exception des émissions liées à l’essence).
Les engins à moteur 2 temps fonctionnant à l’essence ont des émissions de métaux plus élevées du
fait de l’huile introduite dans le mélange qui en contient. Pour les engins à moteur 4 temps
consommant de l'essence, les facteurs d’émission sont issus de la publication de PULLES T. [675]. Pour
les engins à moteur 2 temps consommant de l'essence, le Guidebook EMEP/EEA [935] fournit des
facteurs d’émission pour six des neuf métaux lourds inventoriés. Pour l’arsenic, le mercure et le
plomb, qui manquent dans le guide EMEP/EEA, les facteurs d’émission des moteurs 4 temps [675]
sont affectés aux moteurs 2 temps.
Pour les installations fixes, les émissions de dioxines et furannes sont calculées à partir de facteurs
d'émission par combustible détaillés dans la section générale énergie.
Pour les sources mobiles, le facteur d’émission est issu d’un outil spécialisé (Toolkit) développé par le
PNUE [355].
Les émissions de chacun des HAP sont déterminées au moyen de facteurs d’émission par combustible
fournis dans la publication de SAMARAS Z. [59] et supposés constants au cours des années.
Les facteurs d’émission de HCB sont issus de la note technique de l’EMEP 6/2000 [74]. Pour les
moteurs diesel, ils sont supposés constants ; en revanche, pour les moteurs à essence, ces facteurs
varient en fonction de la teneur moyenne en plomb des carburants [74].
PECHE NATIONALE
La présente section traite des émissions liées à la combustion provenant de la pêche.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Consommations globales de combustibles Spécifiques aux divers carburants utilisés
Niveau de méthode :
CO2 :
CH4, N2O :
Méthode de rang 1.
Polluants :
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[341] COOPER D.A. – HCB, PCB and PCDD/F emissions from ships, Atmospheric Environment 39,
Page 4908, Avril 2005
[1133] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.d Navigation -shipping
[1134] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.i-iv Road transport
[1150] STECF (Scientific, Technical and Economic Committee for Fisheries). Balance capacity -
indicator table : https://stecf.jrc.ec.europa.eu/reports/balance
[1222] Klimont, Z., Kupiainen, K., Heyes, C., Purohit, P., Cofala, J., Rafaj, P., Borken-Kleefeld, J., &
Schöpp, W. (2017). Global anthropogenic emissions of particulate matter including black
carbon. Atmospheric Chemistry and Physics, 17(14), 8681–8723.
https://doi.org/10.5194/acp-17-8681-2017
La répartition du parc statique est calculée à partir des données statistiques ([1149]). A partir du
nombre de bateaux par puissance moteur et année de mise en service, le parc statique de navires est
alors disponible par puissance moteur (kW), par motorisation et norme.
Le parc flottant est déterminé à partir du parc statique précédemment estimé, du nombre d’heure en
mer et de la part inactive de navire.
A partir des statistiques ([1150]) la part inactive de bateaux et le nombre de jours en mer par type de
navire sont estimés. Il en résulte un parc flottant de navires par motorisation, par norme et par
puissance mise en jeu (kWh).
L’hypothèse de répartition constante entre 25% de bateaux à moteurs 2 temps et 75% à 4 temps est
considérée pour les bateaux essence.
Une répartition en pourcentage des normes par motorisation est calculée pour répartir les
consommations de carburants.
➢ Fioul lourd (FOL) : Les consommations sont issues du CPDP [14] qui fournit les consommations
totales attribuées à la pêche. A noter que depuis 1997 il n’y a plus de ventes de FOL pour la
pêche.
➢ Gazole : Les consommations sont issues du bilan d’énergie de la France Métropolitaine [1].
➢ Essence : Les consommations sont issues du CPDP [14] qui fournit les consommations totales
attribuées à la pêche.
➢ Lubrifiant : La consommation d’huile 2 temps mélangée et brulée avec l’essence est calculée
en prenant en compte l’hypothèse d’un mélange à hauteur de 3 % en volume.
Pour les Départements-Régions d'Outre-mer (DROM), les consommations totales de combustibles
(gazole et essence) sont établies selon le bilan d’énergie réalisé au Citepa [666].
La répartition en pourcentage du parc flottant obtenue auparavant (par motorisation et par norme)
est appliquée aux consommations totales par type de combustible.
La pêche est affectée en totalité au périmètre national même si les zones de pêche s’étendent bien
au-delà des eaux territoriales et des zones économiques exclusives (ZEE).
Les émissions
Les émissions par type de substance sont calculées comme le produit de ces consommations par les
facteurs d’émissions associés.
Les facteurs d’émission retenus sont les valeurs spécifiques françaises par défaut, cf. section générale
énergie.
Emissions de CH4
Les émissions de CH4 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission par combustible issus des
lignes directrices du GIEC 2006 [669] appliquées uniformément à tous les navires et toutes les
années. Ces valeurs sont égales à 5,2 g/GJ pour l’essence, à 7,0 g/GJ pour le gazole et le fioul lourd.
Emissions de N2O
Les émissions de N2O sont estimées sur la base des facteurs d’émission issus des directives GIEC
[669]. Ces valeurs sont égales à 1,8 g/GJ pour l’essence et à 2 g/GJ pour le gazole et le fioul lourd.
Les teneurs en soufre des différents combustibles évoluent non linéairement au cours du temps et
sont très différentes d’un combustible à l’autre, cf. base de données OMINEA.
Emissions de NOx
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement, de sa charge elle-même variable selon les
phases et du combustible. Les valeurs utilisées sont issues du guide EMEP [1133].
Les facteurs d’émission appliqués en g/GJ pour le gazole sont les suivants :
Motorisation TIER 0 TIER I(1)* TIER I(2)* TIER II TIER III
moteur diesel à haute vitesse (HSD) 930 930 808 649 137
moteur diesel à moyenne vitesse (MSD) 1359 1359 1327 1044 128
*La catégorie TIER I a été divisée en deux catégories intermédiaires dans le cadre de la convention MARPOL [1147] : TIER I(1)
pour les bateaux mis en marché entre 2000 et 2004 (inclus) et TIER I (2) pour les bateaux mis en marché entre 2005 et 2009
(inclus).
Pour le fioul lourd, le facteur d’émission appliqué est égal à 1 643 g/GJ (guide EMEP [1133]).
En ce qui concerne les bateaux à essence, les facteurs d’émission en g/GJ sont les suivants :
Motorisation pre-control stage I
2 temps 74 74
4 temps 609 586
Emissions de COVNM
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement, de sa charge elle-même variable selon les
phases et du combustible. Les valeurs utilisées sont issues du guide EMEP [1133].
Pour le fioul lourd, le facteur d’émission est de 45 g/GJ et pour le gazole de 46 g/GJ.
Emissions de CO
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement, de sa charge elle-même variable selon les
phases et du combustible. Les valeurs utilisées sont issues du guide EMEP [1133].
Pour le fioul lourd, le facteur d’émission est de 106 g/GJ et pour le gazole de 104 g/GJ.
Emissions de NH3
Le facteur d’émission utilisé est celui des bateaux de plaisance [1133]. Le facteur d’émission est de
0,175 g/GJ pour le fioul lourd et de 0,164 g/GJ pour le gazole.
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement, de sa charge elle-même variable selon les
phases et du combustible. Les valeurs utilisées de sont issues du rapport d’étude sur les GES de l’OMI
[1221]. Elles sont dépendantes du taux de souffre présent dans le carburant comme l’illustrent les
formules ci-dessous.
g
𝑭𝑶𝑳 ∶ 𝐸𝐹𝑒,𝑃𝑀10 ( ) = 1,35 + 𝑆𝐹𝐶𝑖 ∗ 7 ∗ 0,02247 ∗ (𝑆 − 0,0246) (1)
kWh
g
𝑫𝑴𝑳 ∶ 𝐸𝐹𝑒,𝑃𝑀10 ( ) = 0,23 + 𝑆𝐹𝐶𝑖 ∗ 7 ∗ 0,02247 ∗ (𝑆 − 0,0024) (2)
kWh
Avec :
• 𝑆𝐹𝐶𝑖 ∶ Consommation spécifique de carburant en (g/kWh)
• 𝑆 : Le taux de souffre
La conversion des émissions de g/kWh vers g/GJ est réalisée à partir des consommations spécifiques
Tier II suivantes et issues de [1133] :
Selon le guide méthodologique EMEP/EEA 2019 [1133], le total des poussières en suspension (TSP)
est considéré comme étant composé à 100 % de particules ayant une taille inférieure à
2,5 micromètres. Ainsi, la valeur du facteur d’émission des TSP et des PM2,5 est prise égale à celle des
PM10, et ce, pour l’ensemble des carburants.
Les PM1.0, quant à elles, se distribuent par rapport aux TSP à raison de 92% pour le diesel et le FOL.
Cette hypothèse est issue du modèle d’émission COPERT de la section OMINEA_1A3b_road transport.
Le facteur d’émission dépend du type d’équipement, de sa charge elle-même variable selon les
phases et du combustible. L’élaboration d’un facteur d’émission de référence est réalisée selon les
facteurs d’émissions ci-dessous.
Motorisation Carburant BC (g/GJ)*
moteur diesel à haute vitesse (HSD) Fioul lourd 1,96
moteur diesel à moyenne vitesse (MSD) Fioul lourd 2,26
moteur diesel à haute vitesse (HSD) Gazole pêche 0,98
moteur diesel à moyenne vitesse (MSD) Gazole pêche 1,14
*Les facteurs d’émissions sont donnés pour un taux de soufre de 1.42 et 0.09% pour
le fioul lourd et le gazole respectivement.
Dans un second temps, le facteur d’émission de BC est corrigé en fonction de la teneur en souffre du
carburant en conservant la tendance observée dans [1222].
Concernant les motorisations essence, le facteur d’émissions de BC est établi à partir d’un ratio de
PM2,5, à savoir 5%.
Pour la combustion, les facteurs d’émission des métaux lourds sont issus de la section
générale OMINEA_1A_fuel emission factor pour le gazole, l’huile et l’essence. En revanche, pour le
fioul lourd, les facteurs d’émissions proviennent de [1133] et sont les suivants :
Les émissions sont déterminées à partir des facteurs d’émission spécifiques aux combustibles [341] :
11,7 ng/GJ pour le fioul lourd, 2,92 ng/GJ pour le gazole et 0,455 ng/GJ pour l’essence.
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées au moyen de facteurs d’émission
relatifs à chaque combustible, supposés constants au cours des années. Du fait que les facteurs
d’émission des HAP ne sont pas estimés pour la pêche ni le maritime dans son ensemble dans le
guide EMEP/EEA, ceux du transport routier [1134] sont utilisés à défaut.
Les émissions de PCB sont supposées négligeables pour l’essence. Pour les autres combustibles, les
émissions sont déterminées à partir de la référence [341] : 14 µg/GJ pour le Fioul lourd et 8,76 µg/GJ
pour le gazole.
Les émissions sont déterminées à partir des facteurs d’émission spécifiques aux combustibles [341] :
1,95 µg/GJ pour le Fioul lourd et le gazole. Pour l’essence, le facteur d’émission évolue en fonction du
temps.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bilan national de l’énergie Valeurs nationales ou valeurs par défaut
Niveau de méthode :
CO2, CH4 et N2O : Rang 1/2 (voir en fonction des cas dans le texte)
Références utilisées :
[1] Ministère de l’Ecologie / CGDD / SDES et anciennement Observatoire de l’Energie – Les bilans
de l’Energie (données non corrigées du climat). Communication annuelle
[355] PNUE – Outil spécialisé (Toolkit) pour l’identification et la quantification des rejets de dioxine
et furanes, Février 2005
[638] IPCC - Guidelines 2006 - Volume 2 - section I.8 - table 1- 4 (CO2) ; Volume 2 - tables 2.2, 2.3,
2.4 et 2.5 (CH4 et N2O)
[1112] Panorama du gaz renouvelable - Publication annuelle - GRDF, GRTgaz, Syndicat des énergies
renouvelables, SPEGNN, Teréga
[1128] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1a4 Non-road mobile sources
and machinery - Table 3-1, EF Tier 1
[1134] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.A.3.b.i-iv Road transport
Sources fixes
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission nationaux par combustible
(cf. section générale énergie) ou par défaut et issus des lignes directrices du GIEC 2006 [638].
Sources mobiles
EMNR : Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen de facteurs d’émission nationaux par
combustible (cf. section générale énergie) ou par défaut et issus des lignes directrices du GIEC 2006
[638].
Emissions de CH4
Sources fixes
Les émissions de CH4 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [638].
Sources mobiles
EMNR : Les émissions de CH4 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des
lignes directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type
d’engin (4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Emissions de N2O
Sources fixes
Les émissions de N2O sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices du GIEC 2006 [638].
Sources mobiles
EMNR : Les émissions de N2O sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des
lignes directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type
d’engin (4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Sources fixes
Les émissions de SO2 sont déterminées à partir de facteurs d’émission nationaux par combustible (cf.
section générale énergie).
Sources mobiles
EMNR : Les émissions de SO2 sont déterminées à partir de facteurs d’émission nationaux par
combustible (cf. section générale énergie).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Emissions de NOx
Sources fixes
Les émissions de NOx sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
Sources mobiles
EMNR : Les émissions de NOx sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des
lignes directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type
d’engin (4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Emissions de COVNM
Sources fixes
Les émissions de COVNM sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Sources mobiles
Les émissions de COVNM sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type d’engin
(4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Emissions de CO
Sources fixes
Les émissions de CO sont en général faibles et estimées au moyen de facteurs d’émission moyens par
combustible (cf. section générale énergie).
Sources mobiles
Les émissions de CO sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type d’engin
(4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Emissions de NH3
Sources fixes
Aucune émission de NH3 n’est attendue pour la combustion fixe des combustibles consommés dans
ce secteur.
Sources mobiles
Les émissions de NH3 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type d’engin
(4 temps).
Sources fixes
Les émissions de TSP sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible
présentés dans la section générale énergie.
Sources mobiles
Les émissions de TSP sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type d’engin
(4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Sources fixes
La granulométrie est obtenue en appliquant des profils granulométriques moyens par combustibles,
et techniques de dépoussiérage et l’hypothèse suivante, identique à celle prise pour le secteur
tertiaire et concernant les installations de puissance inférieure à 50 MW.
Les profils granulométriques moyens par combustible sont présentés dans la section générale énergie.
Sources mobiles
Les émissions de PM10, de PM2.5 et de PM1.0 sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par
défaut issus des lignes directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant
(essence) et au type d’engin (4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Sources fixes
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient des références [17] et [681].
Les ratios retenus sont identiques à ceux pris pour le secteur tertiaire concernant les installations de
puissance inférieure à 50 MW :
Les émissions de BC sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission par défaut issus des lignes
directrices 2019 EMEP/EEA [1128] et spécifiques à la nature du carburant (essence) et au type d’engin
(4 temps).
Aviation : cf. 1.A.3.a
Sources fixes
Les émissions de l’ensemble des métaux lourds sont déterminées à partir de facteurs d’émission
moyens par combustible (cf. section générale énergie).
Sources mobiles
Les émissions de métaux lourds sont déterminées à l’aide de facteurs d’émission issus d’une étude
spécifique [573] valable vue la nature du carburant (essence) et le type d’engin (4 temps).
Aviation : seul les émissions de plomb sont estimées. cf. 1.A.3.a
Sources fixes
Les émissions de dioxines/furannes sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par
combustible présentés dans la section générale énergie.
Sources mobiles
Au sens de la CEE-NU, les HAP regroupent les quatre substances suivantes : benzo(a)pyrène (BaP),
benzo(b)fluoranthène (BbF), benzo(k)fluoranthène (BkF) et indéno(123-cd)pyrène (IndPy).
Sources fixes
Les émissions de chacun des HAP concernés sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens
par combustible présentés dans la section générale énergie.
Sources mobiles
Le calcul des émissions fait intervenir de multiples hypothèses sur la nature des équipements et leur
utilisation. Les facteurs d’émission des HAP de l’essence proviennent de COPERT 4 [1134].
Polychlorobiphényles (PCB)
Sources fixes
Les émissions de PCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
Sources mobiles
Les émissions de PCB liées à la combustion d’essence dans les sources mobiles sont considérées
comme nulles ou négligeables.
Hexachlorobenzène (HCB)
Les émissions de HCB sont déterminées à partir de facteurs d’émission moyens par combustible (cf.
section générale énergie).
Les émissions de polluants de la plaisance sont également comptabilisées dans ce secteur. Cependant
la méthodologie associée est présentée dans le chapitre couvrant la navigation et la plaisance.
Par souci de confidentialité, les consommations et émissions des activités mobiles militaires sont
incluses dans le 1A5a au lieu du 1A5b.
Emissions fugitives
EXTRACTION DU CHARBON
Cette section se rapporte aux activités liées à l’extraction du charbon et de sa mise à disposition aux
consommateurs à l’exclusion des phénomènes de combustion qui peuvent y être associés.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Spécifiques aux sites pour le CH4, par défaut
Bottom-up basé sur les données par site
pour les particules et les COVNM
Niveau de méthode :
Rang 2 ou 3 pour la période d’activité extractive (jusqu’en 2004), 2 pour la période après mine à
compter de 2005
Références utilisées :
[1] SDES (SOeS et anciennement Observatoire de l’Energie) – bilans de l’Energie français
(données non corrigées du climat). Communication annuelle
[159] Charbonnages de France – données internes sur les émissions de CH4, multi annuel
[160] INERIS, Evaluation des quantités de méthane rejetées dans l’atmosphère par les mines
françaises de charbon et de lignite, décembre 1991
[377] BRGM/DPSM – Bilan méthane après-mines dans les bassins houillers français à partir de
2004, multi annuel
[1187] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.B.1.a Fugitive emissions from
solid fuels: Coal mining and handling, table 3-2, table 3-3 et table 3-6
L’activité minière est recensée pour chaque site [52]. En France l’activité d’extraction a fortement
décru au cours des dernières décennies pour cesser totalement en 2002 pour les mines à ciel ouvert
et en 2004 pour les mines souterraines.
Le charbon importé est supposé avoir totalement dégazé avant d’arriver sur le territoire. Par
conséquent, des émissions de CH4 et COVNM supplémentaires ne sont pas prises en compte.
Cependant, les émissions de particules issues de la manutention du charbon importé et en sorti des
mines sont estimées sur les sites qui consomment le charbon.
Période pré-2004
Le charbon importé a dégazé en totalité avant de parvenir sur le territoire national. Il est en effet
impossible de connaître le temps de séjour de ce charbon hors de France. Cette hypothèse est
minorante en valeur absolue mais préserve actuellement les engagements nationaux de limitation et
de réduction des émissions dans la mesure où les quantités de charbon consommées se réduisent au
fil des années. En effet, la baisse des émissions qui en résulterait n’est pas prise en compte.
L’activité étant connue par site, la spatialisation des émissions est relativement aisée, bien que les
émissions diffuses puissent être de fait moins précisément localisées.
Les émissions de CH4 lors de l’exploitation étaient déterminées jusqu’en 2004 chaque année pour
chaque bassin par CdF à partir des caractéristiques des veines exploitées (grisouteuses ou non) [159].
Des fluctuations importantes sont donc observées d’une année à l’autre. Il n’y a plus d’exploitation de
mines de charbon en France depuis avril 2004.
Cette estimation englobe aussi le dégazage lié à la ventilation des galeries après la fin d’exploitation à
l’exception des quantités captées et valorisées.
Après la fin d’exploitation, les mines de charbon grisouteuses continuent de rejeter du méthane à
l’atmosphère via notamment les exutoires. Il est donc nécessaire d’estimer les émissions de l’« après-
mine ». Le BRGM, et plus particulièrement le DPSM (Département Prévention et Sécurité Minière),
est en charge de la problématique de l’après-mine et notamment de la surveillance des émissions des
anciennes mines.
Les débits des exutoires sont mesurés par le BRGM. Cependant, ceux-ci sont très faibles et très
variables en fonction de la localisation et de la pression atmosphérique. De plus, la teneur en
méthane du gaz de mine est également très variable d’un point de rejet à un autre.
A l’aide de ces différentes données, le BRGM [377], a élaboré une estimation des rejets de méthane à
l’air libre pour l’ensemble des anciennes mines [377].
Ces émissions sont variables d’une année à l’autre en fonction des caractéristiques des mines mais
diminuent progressivement au cours du temps après la fin d’exploitation des mines. Un processus de
mise à jour annuelle est effectué.
Les facteurs d’émission calculés ont principalement une utilité fonctionnelle puisque les émissions ne
sont pas proportionnelles à la production (on peut obtenir des facteurs d’émission de valeur infinie
lorsque l’émission est rapportée à une production nulle).
Période pré-2004
Les émissions sont calculées à partir de la production nationale (en distinguant les mines ouvertes et
souterraines), s’arrêtant en 2004, et de facteurs d’émission provenant du guide EMEP 2016 [1187].
Les émissions de COVNM sont considérées négligeable lorsque les mines ne sont plus en activité, dès
lors aucune émission n’est prise en compte après 2004.
Les rejets de particules proviennent de la manutention des produits et des envols lors du stockage et
du transport.
Les émissions de particules issues de la manutention du charbon au niveau des sites consommateurs
sont également estimées sur la base de la consommation nationale (incluant les importations et d’un
facteur d’émission du guide EMEP 2019).
Le facteur d’émission PM10 est identique à celui des TSP par suite des hypothèses retenues sur la
granulométrie des particules.
Les émissions de particules au sein des mines d’extraction de charbon sont nulles depuis l’arrêt de
l’exploitation des mines françaises en avril 2004.
Néanmoins, des émissions de particules issues de la manutention du charbon au niveau des sites
consommateurs sont estimées sur la base de la consommation nationale [1] (incluant les
importations) et d’un facteur d’émission du guide EMEP 2019 [1187].
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale Valeurs déterminées à partir des
déclarations annuelles des exploitants
Niveau de méthode :
Non défini par le GIEC / Rang EMEP 3
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[27] Fédération française de l’Acier (FFA) / A3M (Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux) -
Données internes (jusqu’en 2013)
[52] Charbonnages de France - Statistique charbonnière annuelle
[53] SESSI - Bulletin mensuel de statistique industrielle
[162] LECES Evolution des métaux lourds et composés organiques persistants en sidérurgie, 1996
[163] UK fine particulate – Emissions from industrial processes, août 2000
[626] EMEP/EEA Emission inventory guidebook – Edition 2013 – Chapter
1.B.1.b Fugitive emissions from solid fuels ; solid fuel transformation,
Section 3.2.2, table 3-1 Tier 1 emission factors
[767] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2016, section 1.B.1.b Fugitive emissions
from solid fuels - Solid fuel transformation, Table 3-1 Tier 1 emission factors for source
category 1.B.1.b Solid fuel transformation
Emissions de CO2
Pas d’émission attendue.
Emissions de CH4
Le méthane est le seul gaz à effet de serre considéré comme émis lors des phases d’extinction et de
défournement des fours à coke. Les émissions des autres GES sont intégralement comptabilisées dans
la section « 1A1c - solid fuels transformation ».
Les déclarations annuelles des sites [19] et des données communiquées par la fédération
professionnelle du secteur de la sidérurgie [27] permettent de calculer un facteur d’émission par
année à partir de 2006. Pour les années antérieures le facteur d’émission de 2006 est utilisé.
Emissions de N2O
Pas d’émission attendue.
Emissions de SO2
Pas d’émission attendue.
Emissions de NOx
Pas d’émission attendue.
Emissions de COVNM
Les déclarations annuelles des sites [19] et des données communiquées par la fédération
professionnelle du secteur de la sidérurgie [27] permettent de calculer un facteur d’émission par
année à partir de 2006. Pour les années antérieures le facteur d’émission de 2006 est utilisé.
Emissions de CO
Les déclarations annuelles des sites [19] et des données communiquées par la fédération
professionnelle du secteur de la sidérurgie [27] permettent de calculer un facteur d’émission par
année à partir de 2006. Pour les années antérieures le facteur d’émission de 2006 est utilisé.
Emissions de NH3
Les émissions de NH3 sont estimées à partir de la production annuelle de coke [19][27][52][53] et du
facteur d’émission par défaut (Tier 1) issu du Guidebook EMEP/EEA sur les inventaires d’émissions de
polluants [767] pour toute la série temporelle.
Polychlorobiphényles (PCB)
Pas d’émission attendue.
Hexachlorobenzène (HCB)
Pas d’émission attendue.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale Valeurs calculées à partir de données de la
(répartition connue par bassin) littérature
Quantité de pétrole brut importé
Quantité de pétrole brut transporté par pipeline
vs. camion-citerne
Niveau de méthode :
Rang 1
Références utilisées :
[13] UFIP - Données internes
[627] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 4, Fugitive emissions, Table 4.2.4, p4.50
L’exploration de pétrole brut est une activité existante en France et prise en compte dans les calculs
d’émissions de gaz à effet de serre et polluants.
Le transport de pétrole brut depuis les sites de production en France est assuré par pipeline et
camion-citerne.
En outre, même si des permis de recherche off-shore existent, l’extraction de pétrole brut off-shore
en France est négligeable. L’activité prise en compte pour la catégorie FUG correspond donc à
l’extraction terrestre. Il y a toujours eu moins de 1% de la production nationale de pétrole brut
localisée en dehors du Bassin Parisien et de l’Aquitaine.
L’activité de transport par pipeline est fournie par le CPDP chaque année. Celle pour les camions-
citernes est déterminée à partir de données d’expert et de la production française [14]. Le pétrole
brut importé arrive par bateau dans les terminaux pétroliers, ensuite il est acheminé principalement
par pipeline dans les raffineries et le transport en camions et wagons-citernes est exclusif à la
production de pétrole brut en France.
La quantité de pétrole brut importé transitant par les terminaux pétroliers est fournie par le CPDP
chaque année.
La quantité de pétrole brut transporté ou stocké dans les terminaux est exprimée en Mg qui peuvent
être convertis en PJ en utilisant le PCI du pétrole brut (41,868 MJ/kg).
Les émissions liées au torchage et à la ventilation (« venting ») lors de l’extraction de pétrole sur le
site de production sont incluses dans la section « 1B2c_flaring ». Cependant, les émissions de
torchage et de ventilation (« venting ») lors des activités d’exploration sont incluses dans cette
section.
Les émissions de CH4, CO2, N2O, COVNM sont estimées au moyen de facteurs d’émission par défaut.
Les émissions d’autres substances (SO2, NOx, CO, PM, etc.) sont estimées négligeables.
L’activité de production étant connue par site, la spatialisation des émissions par bassin est
relativement aisée, mais les émissions sont plus difficiles à allouer à des échelles géographiques très
fines.
Exploration de pétrole
L’exploration de pétrole engendre des émissions de CO2, N2O et CH4 provenant de l’ouverture des
puits (Well drilling), des essais (Well testing) et de la préparation des puits (Well servicing). La
méthode de calcul des émissions est basée directement sur la production nationale de pétrole [14].
Les facteurs d’émission utilisés sont ceux donnés par défaut pour les pays développés dans les Lignes
directrices du GIEC 2006 [627].
Les facteurs d’émission étant exprimés en Gg / 1000 m3 dans les lignes directrices du GIEC 2006, ils
peuvent être convertis en kg/Mg à partir de la masse volumique (0,86 Mg/m3).
Les émissions de CO2 et de CH4 survenant lors du transport de pétrole brut (PIP, CIT) sont calculées et
déterminées à partir des facteurs d’émission par défaut du GIEC [627], de la quantité de pétrole brut
transportée par pipeline en France (PIP) et de la production nationale de pétrole brut transportée par
camion-citerne (CIT).
Les facteurs d’émission pour le transport par pipeline et camion-citerne étant indiqués en Gg / 1000
m3 dans les lignes directrices du GIEC 2006, ils peuvent être convertis en kg/Mg à partir de la masse
volumique (0,86 Mg/m3).
Pour l’extraction (FUG et VEN), les lignes directrices du GIEC 2006 donnent des facteurs d’émission
pour le CH4 et le CO2 concernant la ventilation (« venting », VEN) mais seul un facteur d’émission pour
le CO2 est fourni pour les émissions fugitives (FUG). Le ratio CO2/CH4 a été calculé à partir des facteurs
d’émission de la ventilation (« venting », VEN) et est utilisé pour déterminer le facteur d’émission du
CH4 fugitif (FUG) [627].
Les facteurs d’émission étant indiqués en Gg / 1000 m3 dans les lignes directrices du GIEC 2006, ils
peuvent être convertis en kg/Mg à partir de la masse volumique (0,86 Mg/m3).
Les émissions qui proviennent du torchage sur le site de production sont incluses en section 1B2c.
Les émissions de CO2 et de CH4 liées au déchargement et stockage de pétrole brut dans les terminaux
pétroliers (BRT) sont estimées grâce à une méthodologie mise en place en collaboration avec des
experts du secteur pétrolier [13]. Cette méthodologie, basée sur les émissions de COVNM, tient
compte notamment des caractéristiques techniques de stockage des bacs (Toits fixes vs toits flottants,
volume de stockage…). Le ratio de conversion utilisé entre le facteur d’émission des COVNM et celui
du CO2 et du CH4 est le même que pour l’activité de transport de pétrole brut par pipelines [627] :
Ratio Ratio
COVNM CO2 CH4
CO2/COVNM CH4/COVNM
Facteur d'émission transport
5,40E-05 4,90E-07 5,40E-06
pipeline (Gg/1000 m3)
9,07E-03 1,00E-01
Facteur d'émission du stockage
7,44E+00 6,75E-02 7,44E-01
de pétrole brut en 19601 (g/Mg)
1
exemple pour les facteurs d’émission en 1960, ceux-ci évoluent au cours de la série temporelle, mais pas les ratios.
= valeur obtenue à partir d’une référence, = valeur calculée
Emissions de SO2
Les émissions attendues de ces substances lors de ces activités sont considérées marginales et aucun
facteur d’émission n’a pu être identifié dans la littérature.
Emissions de NOx
Emissions de COVNM
Exploration de pétrole
L’exploration de pétrole engendre des émissions de COVNM lors de l’ouverture des puits (Well
drilling), des essais (Well testing) et de la préparation des puits (Well servicing). La méthode de calcul
des émissions est basée directement sur la production nationale de pétrole [14]. Les facteurs
d’émission utilisés sont ceux donnés par défaut pour les pays développés dans les Lignes directrices
du GIEC 2006 [627].
Les facteurs d’émission étant indiqués en Gg / 1000 m3 dans les lignes directrices du GIEC 2006, ils
peuvent être convertis en kg/Mg à partir de la masse volumique (0,86 Mg/m3).
Les émissions liées au transport par pipeline et camion-citerne sont estimées à partir des facteurs
d’émission par défaut du GIEC [627], de la quantité de pétrole brut transportée par pipeline en France
(PIP) et de la production nationale de pétrole brut transportée par camion-citerne (CIT).
Les facteurs d’émission étant indiqués en Gg / 1000 m3 dans les lignes directrices du GIEC 2006, ils
peuvent être convertis en kg/Mg à partir de la masse volumique (0,86 Mg/m3).
Extraction de pétrole brut
Les émissions de COVNM survenant lors de l’extraction des combustibles fossiles liquides
(FUG, VEN) sont calculées et déterminées à partir des facteurs d’émission par défaut du GIEC
[627]. Seul le FE des COVNM pour la ventilation (« venting », VEN) est fourni par le GIEC. Le
ratio CO2/COVNM a été calculé à partir des facteurs d’émission de la ventilation
(« venting »,VEN) et est utilisé pour déterminer le facteur d’émission des COVNM fugitifs
(FUG) [627].
Les émissions liées au déchargement et stockage de pétrole brut dans les terminaux pétroliers sont
estimées grâce à une méthodologie mise en place en collaboration avec des experts du secteur
pétrolier [13]. Cette méthodologie tient compte notamment des caractéristiques techniques de
stockage des bacs (Toits fixes vs toits flottants, Volume de stockage…) ainsi que de l’implémentation
de la réglementation nationale relative à la lutte contre les émissions de COVNM provenant des
activités de stockage.
Emissions de CO
Emissions de NH3
Les émissions attendues de ces substances lors de ces activités sont considérées marginales et aucun
facteur d’émission n’a pu être identifié dans la littérature.
Polychlorobiphényles (PCB)
Hexachlorobenzène (HCB)
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Importations, exportations et livraisons Valeurs nationales selon produits et
nationales équipements
Niveau de méthode :
Rang 1 et 2 (par analogie, la classification n’étant pas clairement définie)
Références utilisées :
[13] UFIP - Données internes
[167] MINEFI / DIMAH – données internes non publiées annuelles sur les bilans énergétiques des
DOM et des TOM
[168] CPDP – données internes sur les caractéristiques des dépôts pétroliers
[170] Arrêté du 8 décembre 1995 relatif à la lutte contre les émissions de composés organiques
volatils résultant du stockage de l’essence et de sa distribution des terminaux aux stations-
service
[171] IFARE – Elaboration de fonctions de coûts pour la réduction des émissions de COV en France,
Tome II, 1999
[172] Décret 2001-349 du 18 avril 2001 relatif à la réduction des émissions de COV liées au
ravitaillement des véhicules dans les stations-service
[175] MEDD / DPPR / SEI – données internes sur les stations-service, 2003
[176] ALLEMAND N. – Gasoline distribution – service stations, background document EGTEI, 2003
[177] ALLEMAND N. – Evolution des émissions de polluants du trafic routier en 2010 et 2020,
Citepa 2004
[178] EGTEI – travaux pour la détermination des coûts de la réduction des émissions. Scénario
France en 2004 pour la première consultation bilatérale
[330] CONCAWE – Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by refineries,
2007
[396] CONCAWE – Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by refineries,
2009
[972] Citepa - Emissions de COV issues des stations-service, 2007, p105 et p145
[1188] EMEP / EEA 2019 – Section 1.B.2.a.v Distribution of oil products, table 3-10 et 3-11
[1189] Guide EMEP/EEA 2019, 1.B.2.a.v Distribution of oil products, Table 3-15
➢ Terminaux pétroliers
Les importations et les exportations de produits pétroliers sont connues quantitativement ainsi que
les points d’entrée sur le territoire notamment les terminaux pétroliers [14, 69, 167, 179, 180].
L’activité pour les terminaux pétroliers est représentée par la somme des produits pétroliers importés
et exportés (naphta, essence, carburéacteurs, en particulier).
Les produits pétroliers autres que ceux cités ci-dessus sont considérés comme très faiblement
émetteurs de COVNM du fait de leurs très faibles tensions de vapeur.
Les émissions de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) dépendent de divers
paramètres (type de produit, type d’équipement, conditions météorologiques, etc.). Elles sont
estimées à partir des quantités transférées [14].
Plusieurs dispositions réglementaires (arrêtés des 4 septembre 1986 et 8 décembre 1995) [169, 170]
prévoient la mise en place de dispositifs visant à réduire les émissions et en particulier la mise en
œuvre progressive du « stage I » dans les dépôts.
Les caractéristiques des dépôts quant à l’application des dispositions réglementaires et à leurs débits
sont prises en compte [168]. La nature de certaines de ces informations impose l’application de règles
de confidentialité.
L’activité fait l’objet d’un calcul spécifique et est constituée, d’une part, par les quantités transférées
de FOL, FOD et gazole et, d’autre part, par l’essence et les carburéacteurs plus volatils.
➢ Stations-service
Les émissions visées dans cette partie concernent les refoulements aux évents des cuves lors des
approvisionnements et le refoulement des vapeurs contenues dans les réservoirs des véhicules lors
du remplissage de ces derniers.
Seule l’essence automobile est prise en compte car le gazole est beaucoup moins volatil, les autres
essences et les carburéacteurs étant distribués différemment. Le GPLc est également négligé, les
quantités en jeu sont par ailleurs marginales.
➢ Terminaux pétroliers
La même méthodologie que pour la métropole est employée ici. La difficulté pour l’outre-mer réside
dans la disponibilité des données d’activités. La consommation de chacune des îles est assimilée à la
quantité de produits pétroliers importée [69]. L’export de produits pétroliers est considéré comme
nul pour les calculs de cette sous–section.
➢ Stations-service
La même méthodologie et les mêmes données (mise en place des dispositifs de limitation des rejets
« stage I » et « stage II ») que pour la métropole sont employées.
a/ Terminaux pétroliers
Les émissions de COVNM relatives au stockage et à la manipulation de produits pétroliers dans les
terminaux sont estimées en prenant en compte :
➢ Les types de produits transitant dans les terminaux pétroliers (naphtas, essences,
carburéacteurs, etc.),
➢ Les types de stockage (toit fixe, toit flottant, etc.),
➢ Les taux d’équipement relatifs à chaque type de stockage par type de produit [13],
➢ Les émissions liées au chargement des citernes routières et ferroviaires ainsi que des bateaux.
Les facteurs d’émission s’appuient sur les formules de l’arrêté de 1986 relatif aux stockages [169] et le
guide du CONCAWE [396].
Le facteur d’émission global évolue annuellement en fonction des quantités relatives des différents
produits stockés et transférés, de la température moyenne annuelle et de la mise en place
progressive, entre 1998 et 2005, des équipements de récupération.
Les facteurs d’émission de COVNM relatifs au stockage et à la manipulation de produits pétroliers peu
volatils (gazole, FOD, FOL) sont fournis par le Guidebook CORINAIR 1992 [1063]. Les FE sont
considérés constants sur toute la série temporelle, car les réglementations ne concernent pas ce type
de combustibles (peu volatils).
c/ Stations-service
Les émissions de COVNM relatives à la distribution d’essence dans les stations-service sont
déterminées au moyen d’un facteur d’émission élaboré à partir de la structure des stations faisant
intervenir la taille, le nombre et le débit des stations, ainsi que la proportion de stations équipées de
dispositifs de récupération des vapeurs et l’efficacité des dits dispositifs, ces paramètres variant au
cours du temps [170, 172, 173, 174, 175, 176, 177, 178, 972, 1188, 1189].
Le facteur d’émission de COVNM diminue au cours du temps grâce à la mise en place de dispositifs de
limitation des rejets stage I et stage II mais également du fait qu’il y a de moins en moins de petites
stations-service (non équipées d’un stage II) remplacées par quelques grandes stations-service
(équipées d’un stage II).
Facteurs d’émission
annuels pondérés pour
essence,
carburéacteurs,
naphtas
RAFFINAGE DU PETROLE
Cette section concerne uniquement les procédés dans le raffinage du pétrole brut ou de produits
partiellement élaborés provenant d’autres raffineries. Les émissions issues des installations de
combustion (i.e. chaudières, TAG, moteurs et fours) sont comptabilisées dans la section 1A1b_petrol
refining et celles relatives aux torchères 1B2c_petrol refining.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les installations sont Généralement spécifiques de chaque
considérées individuellement) installation considérée individuellement
concernant SO2, CO2, NOx et parfois COVNM,
CO et PCDD-F. Valeurs par défaut pour les autres
cas et les autres substances.
Niveau de méthode :
Rangs 2 ou 3 selon les substances
Références utilisées :
[14] CPDP – Pétrole (publication annuelle)
[48] Citepa - N. ALLEMAND - Estimation des émissions de COV dues au raffinage du pétrole, 1996
[466] Arrêté du 3 octobre 2010 relatif au stockage en réservoirs aériens manufacturés de liquides
inflammables exploités dans un stockage soumis à autorisation au titre de la rubrique 1432 de la
législation des installations classées pour la protection de l’environnement
Les sites de raffinage ont connu des modifications de capacité au cours des années écoulées.
Le site de La Mède a arrêté le traitement du pétrole brut fin 2016 et a été transformé pour créer la
première bioraffinerie française afin de répondre à la demande croissante en biocarburants. La
production des biocarburants du site de la Mède a démarré en juillet 2019.
On notera également que 9 raffineries ont fermé dans la période 1980 – 1985 puis dans les années
2000 :
➢ En 2003, un site a abandonné son activité de raffinage, ne conservant que ses activités
pétrochimiques,
➢ En 2010, la raffinerie des Flandres (Nord) a été arrêtée et reconvertie en dépôt pétrolier. Le
démontage des unités a été réalisé jusqu’en 2013 expliquant les faibles consommations
énergétiques dédiées aux utilités et déclarées de 2010 à 2013,
➢ En 2011, la raffinerie de Reichstett (Bas-Rhin) a arrêté son activité,
➢ En 2012, la raffinerie de Berre (Bouches du Rhône) a été mise en arrêt temporaire pour 2
années dans l’attente d’une reprise de site. Faute de repreneurs, l’exploitant a confirmé la
fermeture de la raffinerie mais s’engage à continuer de développer les activités pétrochimiques
sur le site,
➢ Enfin, en 2013, la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime) a fermé ses portes. Ce site est
en cours de reconversion en entrepôt logistique pour le secteur du e-commerce,
➢ En 2016, la raffinerie de Dunkerque (SRD) n’a pas fonctionné et a définitivement fermé ses
portes en Janvier 2017.
➢ Les quantités de pétrole brut traité [14, 19] servent à estimer les émissions fugitives des
procédés,
➢ La quantité de coke brûlé [19] permet de calculer les émissions liées à la régénération du
craqueur catalytique.
Pour les autres procédés, les niveaux d’activités ne sont pas connus. Les émissions sont déterminées
à partir des déclarations annuelles de rejets [19]. Les niveaux d’émission aux postes de stockage et
d’expédition varient en fonction des techniques mises en œuvre sur le site (type de stockage,
technique de chargement, etc.) [48].
Les émissions de CO2 sont déterminées au moyen d’un facteur d’émission relatif au coke brûlé.
Les facteurs spécifiques déclarés par l’exploitant sont utilisés en priorité [19], notamment afin
d’assurer la cohérence des données retenues pour l’inventaire avec celles déclarées au titre du SEQE,
basées sur des mesures spécifiques.
Lorsque l’exploitant ne fournit pas de facteur spécifique, la moyenne des facteurs d’émission du coke
par site ou, en dernier recours, la valeur par défaut (cf. section générale énergie) est appliquée.
Pour les autres procédés (SNAP 010405), les émissions proviennent directement des déclarations
annuelles d’émissions [19].
Emissions de CH4
Des émissions de CH4 sont recensées au niveau de la régénération du craqueur catalytique. Les
facteurs spécifiques et les mesures déclarés par l’exploitant sont utilisés en priorité [19]. Lorsque
l’exploitant ne fournit pas de données, les émissions sont estimées à partir d’un facteur d’émission
moyen basé sur les déclarations annuelles de rejets [19] (craqueur catalytique avec chaudière à CO).
Pour le site ne possédant pas de chaudière à CO avant 2013, le facteur d’émission associé est environ
120 fois plus élevé. Depuis 2013, les émissions ont été réduites suite à l’installation de cette
technologie.
Emissions de N2O
Des émissions de N2O sont recensées au niveau de la régénération du craqueur catalytique. Les
facteurs spécifiques et les mesures déclarés par l’exploitant sont utilisés en priorité [19]. Lorsque
l’exploitant ne fournit pas de données, les émissions sont estimées à partir d’un facteur d’émission
moyen basé sur les déclarations annuelles de rejets [19] (craqueur catalytique avec chaudière à CO).
Le facteur d’émission est environ 18 fois plus élevé pour le site non équipé d’une chaudière à CO
avant 2013.
Il n’y a pas d’émission attendue de ces substances pour les procédés considérés.
Le SO2 est émis au niveau de la régénération du craqueur catalytique et de l’unité Claus. Les
émissions de ces procédés sont déterminées à partir du bilan soufre établi sur la base des
consommations de combustibles et de leurs émissions de soufre déclarées chaque année en ce qui
concerne l’unité Claus [19, 50]. Lorsqu’une valeur spécifique manque pour un paramètre donné, la
valeur de l’année précédente ou une valeur d’une installation analogue est utilisée.
Pour les autres procédés (SNAP 040105), les émissions proviennent directement des déclarations
annuelles d’émissions [19].
Emissions de NOx
Les NOx sont émis au niveau de la régénération du craqueur catalytique. Les émissions sont le plus
souvent déterminées à partir d’une mesure [19]. En l’absence de donnée certaines années, le facteur
d’émission est recalculé à partir des années pour lesquelles des résultats de mesures sont
disponibles. Pour les sites ne disposant d’aucune mesure sur l’ensemble de la période, le facteur
spécifique calculé à partir des mesures de l’ensemble des autres sites peut être utilisé.
Depuis 2013, toutes les raffineries sont équipées d’une chaudière à CO.
Pour les autres procédés (SNAP 010405), les émissions proviennent directement des déclarations
annuelles d’émissions [19].
Emissions de COVNM
Les émissions les plus importantes proviennent des émissions fugitives, des postes de stockage, de
manutention et d’expédition des produits pétroliers. Mais des COVNM sont aussi émis au niveau de la
régénération du craqueur catalytique.
Les émissions fugitives sont, pour la plupart, déterminées à partir des déclarations annuelles
d’émissions [19]. Lorsque la donnée n’est pas disponible, un taux d’émission de 0,005% du brut traité
est considéré car les émissions fugitives sont fonction de la quantité de brut traité dans l’installation
[48].
Les émissions liées au stockage et à la manutention sont calculées, dans les déclarations annuelles de
rejet [19], à partir de l’arrêté du 4 septembre 1986 relatif à la réduction des émissions
atmosphériques d'hydrocarbures provenant des activités de stockage [169] abrogé et remplacé par
l’arrêté du 3 octobre 2010 relatif au stockage en réservoirs aériens manufacturés de liquides
inflammables exploités dans un stockage soumis à autorisation au titre de la rubrique 1432 de la
législation des installations classées pour la protection de l’environnement [466]. Ces arrêtés donnent
les équations permettant de calculer les émissions fugitives en fonction du type de stockage installé
sur le site (i.e. un réservoir à toit fixe, réservoir à toit flottant, etc.).
Les rejets des stations d’expédition sont déterminés à partir des déclarations annuelles [19].
Pour les trois postes ci-dessus, lorsque l’information n’est pas disponible, le facteur d’émission de
l’année précédente est utilisé.
Les émissions de la régénération du craqueur catalytique sont en général faibles. Les émissions sont
parfois déterminées à partir d’une mesure [19]. En l’absence de donnée certaines années, le facteur
d’émission est recalculé à partir des années pour lesquelles des résultats de mesures sont
disponibles. Pour les sites ne disposant d’aucune mesure sur l’ensemble de la période, le facteur
spécifique calculé à partir des mesures de l’ensemble des autres sites peut être utilisé.
Pour le site non équipé d’une chaudière à CO, le FE COVNM est environ 35 fois plus élevé. Cependant,
depuis 2013, ce site s’étant équipé d’une chaudière à CO, les émissions sont réduites.
Pour les autres procédés (SNAP 010405), les émissions proviennent directement des déclarations
annuelles d’émissions [19].
Emissions de CO
Pour le site non équipé d’une chaudière à CO, le FE est beaucoup plus élevé (environ 300 fois plus
élevé). Cependant, depuis 2013, ce site s’étant équipé d’une chaudière à CO, les émissions sont
réduites.
Emissions de NH3
Parmi les activités traitées dans cette section, les particules sont seulement émises lors de la phase
de régénération du craqueur catalytique.
Les émissions lors de la régénération des craqueurs catalytiques (avec chaudière à CO) sont calculées
selon des approches différenciées en fonction des années et des sites :
➢ Pour les années récentes et pour les sites qui réalisent des mesures [19], la donnée est
conservée et un facteur d’émission est recalculé. La moyenne des facteurs d’émission pour un
site donné est appliquée pour les années où il n’y a pas d’information,
➢ Pour les sites pour lesquels il n’y a pas de mesure disponible, un facteur d’émission moyen est
recalculé à partir des mesures des autres sites.
Pour le site sans chaudière à CO, le facteur d’émission mesuré par l’exploitant est légèrement moins
élevé. Cependant, depuis 2013, ce site s’est équipé d’une chaudière à CO.
Seules les émissions des métaux lourds (Hg, Pb et Cd) sont identifiées pour le brûlage du coke dans le
craqueur catalytique.
Les émissions proviennent directement des déclarations annuelles d’émissions [19]. En l’absence de
donnée certaines années, les facteurs d’émission sont recalculés à partir des années pour lesquelles
des résultats de mesures sont disponibles. Pour les sites ne disposant d’aucune mesure sur
l’ensemble de la période, le facteur spécifique calculé à partir des mesures de l’ensemble des autres
sites est appliqué.
Des émissions de dioxines et furannes sont possibles pour la régénération du craqueur catalytique lors
de régénération continue ou semi-continue. En France, seule une raffinerie utilise la régénération
continue depuis 1994 (pas d’émission avant 1994). Le facteur d’émission utilisé entre 1994 et 2010
provient du guidebook CONCAWE ("Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by
refineries - 2017 edition"). Depuis 2011, les émissions proviennent directement de la déclaration
annuelle des émissions de la raffinerie utilisant la régénération continue [19].
D’autres sources potentielles d’émissions de PCDD-F existent dans les procédés de raffinage (unité de
cokéfaction, unité de régénération du soufre…) mais aucun facteur d’émission n’est disponible pour
ces autres procédés, les émissions ne sont donc pas estimées pour ces autres procédés.
Il n’y a pas d’émission de HAP identifiée pour le brûlage du coke dans le craqueur catalytique.
Polychlorobiphényles (PCB)
Il n’y a pas d’émission de PCB identifiée pour le brûlage du coke dans le craqueur catalytique.
Hexachlorobenzène (HCB)
Il n’y a pas d’émission de HCB identifiées pour le brûlage du coke dans le craqueur catalytique.
Facteurs d’émission
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Volume de production nationale + bottom-up Déclaration annuelle des rejets et
(une seule installation) communication des exploitants
Niveau de méthode :
Rang 2 (Activités terrestres – autres que la désulfuration) et rang 3 (Activités terrestres –désulfuration)
Références utilisées :
[14] CPDP - Pétrole (publication annuelle)
Le site de Lacq représentait 90% de la production totale jusqu’en 2013 mais le site a fermé en 2014.
Introduction
Pour le site de production de Lacq (site majoritaire), les données proviennent directement de la
déclaration annuelle des rejets du site de Lacq [19, 404]. Pour les autres sites, les productions
nationales de gaz naturel sont données par le CPDP [14].
Avant 2014, la déclaration annuelle de rejets des polluants du site de Lacq donne les émissions pour
le site [19, 404]. Les émissions des autres sites de production sont estimées au prorata de leurs
productions de gaz considérant un ratio équivalent de production / émissions au site de Lacq. A partir
de 2014, un changement méthodologique est opéré puisque le site de Lacq est à l’arrêt. Un facteur
d’émission moyen est calculé sur la période 2007-2013. Ce facteur est ensuite appliqué pour le calcul
des émissions postérieures à 2014.
Emissions de SO2
Les émissions proviennent directement de la déclaration annuelle des rejets du site de Lacq ou des
communications directes de l’exploitant [19, 404]. En effet, le site de Lacq était le seul gisement de
gaz acide qui contenait une forte teneur en H 2S nécessitant donc une unité de désulfuration.
Des pics d'émission de SO2 sont observés en 2000 et 2005. Cela est dû à des arrêts techniques dans le
cadre du changement des catalyseurs sur les usines à soufre du site de Lacq. Ces unités permettent
de récupérer jusque 99,5 à 99,7 % du soufre contenu dans les effluents gazeux. Durant ces périodes
d'arrêts (1 mois environ), les effluents ne sont pas traités ce qui explique ces pics d'émission de SO2.
Emissions de COVNM
Avant 2014, la déclaration annuelle de rejets des polluants du site de Lacq donne les émissions pour
le site [19, 404]. Les émissions des autres sites de production sont estimées au prorata de leurs
productions de gaz considérant un ratio équivalent de production / émissions au site de Lacq. A partir
de 2014, un changement méthodologique est opéré puisque le site de Lacq est à l’arrêt. Un facteur
d’émission moyen est calculé sur la période 2007-2013. Ce facteur est ensuite appliqué pour le calcul
des émissions postérieures à 2014.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Longueurs des réseaux (l’activité est déclarée en Valeurs nationales moyennes à partir de
consommation intérieure de gaz naturel) données détaillées
Niveau de méthode :
Rang 2 (estimation, la classification n’étant pas clairement définie)
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[629] Transport Infrastructure Gaz France (TIGF) – Données internes, communication annuelle
[783] Méthode GRDF pour déterminer les émissions de méthane du Réseau de distribution de gaz
naturel en France
[784] Méthode GRTgaz pour déterminer les émissions de méthane du Réseau de transport de gaz
naturel en France, GRTgaz, 17/10/2016
[785] Méthode TIGF pour déterminer les émissions de méthane du Réseau de transport de gaz
naturel en France, TIGF, mail 04/14/2016
➢ du réseau de distribution,
➢ du réseau de transport,
➢ des stations de compressions,
➢ des sites de stockage,
➢ des terminaux méthaniers.
La nature des émissions est ici étroitement liée à la composition du gaz naturel. En conséquence, les
émissions renseignées portent sur le CH4, les COVNM et le CO2.
Le transport du gaz naturel (via le réseau de distribution) s’effectue au travers du réseau haute
pression (HP) d’une longueur supérieure à 35 000 km, tandis que la distribution correspond aux
réseaux moyenne et basse pressions (MP et BP) d’une longueur de l’ordre de 200 000 km. Les
réseaux MP et BP utilisent des canalisations hétérogènes quant aux matériaux utilisés : vieilles fontes
grises, fontes grises à joint express, polyéthylène, acier, fonte ductile, etc.
Les émissions du réseau de distribution sont principalement induites par les incidents et par les actes
d’exploitation et de maintenance survenus sur le réseau de distribution.
Les émissions ne sont pas liées à la quantité de gaz passant dans les canalisations mais à la longueur
de ces dernières (fuites liées à la perméabilité), aux micro-fuites et aux différentes opérations ayant
lieu sur le réseau (travaux, incidents, rénovation, etc.). Ces émissions sont estimées selon une
méthodologie développée par GRDF et extrapolées ensuite à l’ensemble du réseau de distribution.
Les émissions de CH4 liées au réseau de transport proviennent des opérations de décompression des
gazoducs lors des travaux sur le réseau (maintenance, exploitation, etc.) ainsi que des fuites liées à la
conception et aux conditions d'exploitation de certains types d'équipements et des rejets liés au
fonctionnement des soupapes de sécurité. Deux opérateurs partagent le réseau de transport : GRTgaz
(filiale de ENGIE et représentant 86% du kilométrage en 2015) et Terega (ex-TIGF).
GRTgaz [334] transmet annuellement les émissions de son réseau depuis 2004. Avant cette date, les
émissions du réseau GRTgaz sont considérées constantes hormis pour les micro-fuites résiduelles
calculées au prorata du nombre de postes réseau.
Terega transmet annuellement les émissions de méthane depuis 2006. Avant cette date, les émissions
sont supposées constantes.
Les émissions des sites de stockage de gaz naturel proviennent des rejets liés à la conception et aux
conditions d'exploitation de certains types d'équipements (démarrage et arrêt des installations de
compression), des rejets ponctuels lors des opérations de maintenance et/ou de travaux, des fuites
liées à un défaut d'étanchéité d'un équipement. Deux opérateurs partagent le stockage de gaz
naturel : Storengy (filiale de ENGIE) et Terega (ex-TIGF).
Depuis 2007, les émissions sont issues des déclarations GEREP pour les installations de Storengy ou
communiquées annuellement par Terega [19, 629]. Avant cette date, les émissions sont considérées
constantes.
Les émissions des terminaux méthaniers sont issues des fuites des réservoirs de stockage, des rejets
ponctuels lors d'opérations de maintenance et/ou de travaux sur les installations des terminaux
méthaniers, des fuites liées à la conception et aux conditions d'exploitations de certains types
d'équipement.
Depuis 2007, ces émissions sont issues des déclarations GEREP pour les installations de Elengy (filiale
de ENGIE)) [19]. Avant cette date, les émissions sont considérées constantes.
Les émissions des stations de compression sont issues des fuites des équipements, des rejets
ponctuels lors d'opérations de maintenance et/ou de travaux sur les installations de compression, ou
des émissions lors de la mise en sécurité du site.
Depuis 2006, ces émissions sont communiquées annuellement par GRTgaz ((filiale de ENGIE) et
Terega (ex-TIGF) [1075, 629]. Avant cette date, les émissions sont considérées constantes hormis pour
les micro-fuites de GRTgaz calculées au prorata du nombre de compresseurs.
Les émissions totales obtenues sont ramenées à la consommation annuelle intérieure de gaz naturel
(non corrigée du climat).
Les sites de stockage et stations de compression sont connus et peuvent être géoréférencés.
Les émissions de CH4 du réseau de distribution sont transmises annuellement par GRDF [334].
La méthodologie de calcul mise en œuvre par GRDF intègre des données précises recueillies par les
équipes de terrain. Les émissions de méthane sont divisées en 3 catégories [783] :
• Emissions liées à la perméabilité : du fait des conditions de pression, le gaz naturel traverse
par un processus de "dissolution-diffusion » les films polymères denses du polyéthylène.
• Emissions dues aux travaux : lors des actes d’allongement, de réfection, … du réseau, il est
nécessaire de purger une partie du réseau, l’équipement, puis de purger l’air introduit lors
des travaux et de le remplacer par du gaz naturel.
• Emissions dues aux incidents : lorsqu’une fuite est détectée sur le réseau de distribution ou
les équipements, l’incident est reporté par le personnel de GRDF.
Pour les émissions liées à la perméabilité, un facteur d’émission linéique est utilisé étant donné que
cette émission est directement proportionnelle à la longueur de canalisation en polyéthylène.
Pour les émissions dues aux travaux, GRDF a identifié différents types de travaux (renouvellement,
allongement, …) réalisés sur le réseau, et quantifié les émissions de méthane de chaque évènement à
partir d’équations de mécanique des fluides. Le nombre annuel de travaux est connu de GRDF.
Pour les émissions dues aux incidents, GRDF a aussi calculé des émissions de méthane par type
d’incidents à l’aide d’équations de mécanique des fluides. Néanmoins, pour les évènements les plus
importants (en occurrence ou en quantité estimée de méthane), un logiciel utilisé pour les études de
danger a été mis en œuvre pour vérifier et corriger ces émissions unitaires. Quant au nombre
d’incidents, les équipes de terrain de GRDF notent tout évènement, quel que soit son importance,
dans une base de données, que ce dernier soit repéré lors d’une tournée systématique ou, signalé
par des équipes GRDF ou des tiers.
Les émissions totales sont calculées en sommant les trois types d’émissions comme décrit dans le
schéma ci-dessous :
Les émissions de CH4 ainsi obtenues par GRDF sont ensuite extrapolées à l’ensemble du réseau de
distribution. Ainsi, afin de faire varier annuellement la part des autres opérateurs de distribution de
gaz naturel que GRDF, les données de consommation issues de la LTECV (Loi de transition énergétique
pour la croissance verte) sont utilisées depuis 2000. Cette part varie légèrement selon les années,
allant de 1% à 5% du total national [907].
Les émissions de CO2 sont ensuite déterminées à partir de la composition moyenne du gaz naturel
consommé en France et des émissions de CH4. Cette composition est estimée annuellement à partir
des quantités importées de gaz naturel par type de gisement (différent en fonction des pays
d’approvisionnement) et de leur composition respective [679]. Cette composition moyenne varie
donc légèrement d’une année à l’autre en fonction de la provenance du gaz naturel.
Les émissions de CH4 du réseau de transport sont transmises annuellement par les deux opérateurs
nationaux GRTgaz et TIGF.
GRTgaz estime les émissions de méthane en distinguant plusieurs sources distinctes [784] :
- Les micro-fuites résiduelles qui sont les rejets aux jonctions hors soudages des assemblages
(raccords, joints, vannes d’isolement avec l’atmosphère, etc.). Elles sont présentes sur les postes
réseau, les stations d’interconnexion et les stations de compression.
La méthodologie de quantification est la Norme NF EN 15 446 en appliquant la table de conversion
Petroleum (Oil and Gas). La norme est équivalente à l’USEPA (Environmental Protection Agency)
méthode 21 en utilisant la conversion d’une concentration mesurée vers un débit.
- Les soupapes qui sont les organes de sécurité destinés à protéger les installations d’une
surpression éventuelle.
Trois types de défauts pour les soupapes sont identifiés (fuite, ouverture, non fermeture) : à chacun
des défauts est associé une quantité de rejet dépendant des caractéristiques de la soupape et du
mode de détection du défaut.
- Les essais de fonctionnement des postes qui correspondent à une moyenne d’une mise à
l’évent par an et par poste (pré-détente et poste de livraison). Ceci est nécessaire pour assurer leur
maintenance.
Le volume est estimé par poste en fonction des diamètres amont et aval et de la longueur associée,
la pression utilisée est la pression aval (décompression du poste par les clients avant essai).
- Les dépressurisations pour travaux qui sont comptabilisés individuellement et font l’objet
d’un calcul spécifique dépendant du volume en eau et de la pression en début de purge. Sur certaines
opérations, le gaz mis à l’évent est brulé.
Terega (représentant 14% du kilométrage de réseau de transport en 2015) estime les émissions de
méthane en fonction de deux sources distinctes [785] :
- Les postes de livraison
Des campagnes de mesure par échantillonnage sur les installations ont été réalisées pour déterminer
des débits de pertes diffuses pour un poste sans action de maintenance d’une part et, d’autre part,
pour un poste avec action de maintenance.
Le débit total de pertes diffuses pour les postes de livraison correspond aux émissions des postes avec
et sans maintenance, ces postes se distinguant par des débits de pertes diffuses unitaires différents
(en tonne CH4/poste).
Des campagnes de mesures par échantillonnage sur ces postes ont été réalisées pour
déterminer des débits de pertes diffuses unitaires. Pour chaque année et pour chaque
catégorie de poste (gros, moyens, petits), le nombre de postes ayant subi des actions de
maintenance et le nombre de postes n’en ayant pas reçu sont connus. Le débit total de pertes
diffuses pour les postes de sectionnement correspond aux émissions des postes avec et sans
maintenance, ces postes se distinguant par des débits de pertes diffuses unitaires différents
(en tonne CH4/poste).
Les émissions lors du stockage, de la regazéification du GNL ou sur les sites de compression de gaz
naturel sont déterminées séparément à partir des communications annuelles avec les exploitants
pour GRT [1075] et Terega [629], et des déclarations annuelles pour GRDF et d’autres exploitants [19].
Les fuites des sites de stockage, de compression ou des terminaux méthaniers sont agrégées avec les
émissions du réseau de transport.
Les facteurs d’émission sont déduits en rapportant les émissions à la consommation intérieure
annuelle de gaz naturel.
Les émissions de COVNM sont évaluées à partir des émissions de méthane (CH4), en tenant compte
de la composition moyenne du gaz naturel consommé en France.
Cette composition est estimée annuellement à partir des quantités importées de gaz naturel par type
de gisement (différent en fonction des pays d’approvisionnement) et de leur composition respective
[679]. Cette composition moyenne varie donc légèrement d’une année à l’autre en fonction de la
provenance du gaz naturel.
Les émissions totales sont scindées en deux secteurs : le transport et la distribution. Elles sont
rapportées à la consommation intérieure annuelle de gaz naturel (non corrigée du climat).
Il est également possible de rapporter ces émissions à la longueur totale du réseau de transport et de
distribution (tous types de matériaux confondus).
Les émissions, la consommation annuelle, la longueur et la nature des réseaux, ainsi que les facteurs
d’émission pondérés varient chaque année.
Consommation et
caractéristiques du
gaz naturel
Les émissions dues aux gaz rejetés par les installations (purges, évents, etc.) dans l’extraction de
pétrole sont également reportées dans cette section.
Les torches des raffineries sont traitées dans la section 1B2c_petrol refining.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up (Lacq) et production nationale de
gaz + production nationale annuelle de pétrole Déclaration annuelle des rejets + facteurs
+ quantité de gaz torché sur les stations de spécifiques de la littérature
compression et les terminaux méthaniers
Niveau de méthode :
Rang 1 (pour l’extraction de pétrole), 2 (pour l’extraction de gaz, les stations de compression et
terminaux méthaniers) et 3 (pour l’extraction de gaz, les stations de compression et terminaux
méthaniers).
Références utilisées :
[14] CPDP - Pétrole (publication annuelle)
[627] GIEC – Lignes directrices 2006, Chapitre 4, Fugitive emissions, Table 4.2.4, p4.50
[1184] EMEP/EEA – Emission Inventory Guidebook 2019 – 1.B.2.c Venting and flaring, Flaring in
[1185] EMEP/EEA Emissions Inventory Guidebook 2019 - 1.B.2.c Venting and flaring, Flaring in
L’estimation des émissions, liées au torchage et à la ventilation lors de la production de pétrole, est
basée sur la quantité annuelle de gaz torché estimée à partir de la production de pétrole en France
[14] et des facteurs d’émission de la littérature [627]. Ces données permettent d’estimer les émissions
de la plupart des substances, notamment celles participant à l’acidification et au changement
climatique.
En ce qui concerne la production de gaz, l’activité, autrefois importante, est en régression continue
avec l’épuisement des gisements en particulier celui de Lacq. A l’exception du site de Lacq qui était
largement dominant jusqu’en 2014, les informations relatives au torchage lors de l’extraction du gaz
sur les divers petits sites ne sont pas connues spécifiquement et sont estimées à partir des
productions annuelles.
Concernant le torchage dans les terminaux méthaniers et les stations de compression, les quantités
de gaz torché sont directement obtenues auprès des exploitants [19]. Faute d’information précise et
compte tenu de la très faible activité, seules les émissions liées aux gaz à effet de serre sont estimées.
Extraction du pétrole
Concernant les émissions de la mise en torchère et de la ventilation (« venting ») sur les sites
d’extraction de pétrole, les facteurs d’émission utilisés sont tirés des lignes directrices du GIEC 2006
[627].
Ces facteurs d’émission étant indiqués en Gg / 1000 m3 dans les lignes directrices du GIEC 2006, ils
peuvent être convertis en kg/PJ à partir de la masse volumique (0,86 tonne/m3) et du PCI (42 MJ/kg)
du pétrole brut. Les résultats des conversions sont les suivants :
A ces émissions issues des torches de l’extraction de pétrole s’ajoutent les émissions des torches des
raffineries qui sont traitées dans la section 1B2c_petrol refining.
Extraction du gaz
Jusqu’en 2014, les émissions proviennent directement de la déclaration annuelle des rejets du site de
Lacq qui représente la quasi-totalité de la production [19]. Les facteurs d’émission de gaz à effet de
serre du site de Lacq sont appliqués à la production des autres sites d’extraction de gaz naturel afin
de calculer les émissions liées au torchage de l’ensemble de la production française.
A partir de 2014, le site de Lacq étant fermé, la méthodologie mise en place consiste en l’estimation
d’un facteur moyen d’émission pour chacun des gaz à effet de serre sur les années 2009-2013. Ces
facteurs permettent ensuite le calcul des émissions pour les années 2014 et suivantes liées aux
activités de torchage sur les sites d’extraction de gaz encore en activité.
Concernant les émissions de la mise en torchères dans les stations de compression et les terminaux
méthaniers, deux méthodes sont utilisées :
➢ soit les émissions sont directement tirées des déclarations des exploitants [19] pour les années
récentes (notamment pour le CO2 depuis 2005),
➢ soit un facteur d’émission moyen est recalculé à partir des consommations et des émissions
des années connues.
Extraction du pétrole
Les émissions de COVNM liées à la ventilation (VEN) sur les sites d’extraction de pétrole sont
calculées et déterminées à partir du facteur d’émission par défaut du GIEC [627] et de la
production nationale de pétrole brut [14]. Le FE est supposé constant au cours du temps.
Les émissions de SO2, NOx, COVNM et CO liées au torchage sur les sites d’extraction de pétrole
sont estimées à partir de la quantité de gaz torché et des facteurs d’émission Tier 1 du
guidebook EMEP/EEA 2019 [1184]. Les FE sont supposés constants au cours du temps.
Extraction du gaz
Jusqu’en 2014, les émissions proviennent directement de la déclaration annuelle des rejets du site de
Lacq qui représente la quasi-totalité de la production [19]. Les FE des polluants du site de Lacq sont
appliqués à la production des autres sites d’extraction de gaz naturel afin de calculer les émissions
liées au torchage de l’ensemble de la production française.
A partir de 2014, le site de Lacq étant fermé, la méthodologie mise en place consiste en l’estimation
d’un facteur moyen d’émission pour chacun des polluants sur les années 2009-2013. Ces facteurs
permettent ensuite le calcul des émissions pour les années 2014 et suivantes liées aux activités de
torchage sur les sites d’extraction de gaz encore en activité.
Le facteur d’émission du SO2 varie d’une année à l’autre en fonction de la quantité de gaz brûlé et du
contenu en souffre. Des pics d’émissions sont observés certaines années et engendrés par des
conditions opératoires particulières au sein du site. Cela a, par exemple, été le cas en 2010 et 2013.
En 2010, une quantité importante de gaz contenant un pourcentage élevé de H2S n’a pas pu être
recyclé et a donc été dirigé vers les torchères (expliquant ainsi une hausse des émissions). Les fortes
émissions de SO2 en 2013 s’expliquent par le fait que le site de Lacq a fermé cette année-là et que
plus de gaz a, par conséquent, été brûlé.
Les émissions sont calculées à partir des déclarations annuelles de rejets [19]. Les FE spécifiques aux
sites sont utilisés à partir de 2010 pour le NOx et le CO, 2011 pour le COVNM et 2013 pour le SO2.
Faute des données fiables disponibles, une moyenne basée sur les 3 premières années disponibles
est appliquée aux années précédentes.
Les émissions sont calculées sur la base du facteur d'émission du guide EMEP/EEA [1185].
Les émissions sont calculées à partir des déclarations annuelles de rejets [19]. Les FE spécifiques aux
sites sont utilisés à partir de 2013. Faute des données fiables disponibles, une moyenne basée sur les
3 premières années disponibles est appliquée aux années précédentes.
La granulométrie provient du guide EMEP/EEA [1185]. Toutes les TSP sont des PM2,5.
La part du BC dans les émissions de PM2,5 est de 24% selon le guide EMEP/EEA [1185].
RAFFINAGE DU PETROLE
Cette section concerne uniquement les torchères de raffinerie de pétrole. Les émissions issues des
installations de combustion (i.e. chaudières, TAG, moteurs et fours) sont comptabilisées dans la
section 1A1b_petrol refining et celles relatives aux procédés dans la section 1B2a_petrol refining.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Spécifiques de chaque installation ou
Bottom-up intégral (toutes les installations sont spécifiques des raffineries françaises (FE moyen
considérées individuellement) des raffineries) ou littérature spécifique
raffinage du pétrole (CONCAWE)
Niveau de méthode :
Rang 2 ou 3 selon les substances
Références utilisées :
[14] CPDP – Pétrole (publication annuelle)
[396] CONCAWE 1/09 – Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by
refineries, 2009
[1003] CONCAWE - report 4/17 Air pollutant emission estimation methods for E-PRTR reporting by
refineries - Values for 'Destruction of a gaseous stream - EF for fuel gas in a furnace'
[1234] EMEP/EEA air pollutant emission inventory guidebook 2019 - 1.B.2.c Venting and flaring, (p
7 - table 3-1)
Il y a actuellement 10 raffineries déclarant une activité en France dont une située en Martinique
(territoire hors PTOM) et une récemment reconvertie en bioraffinerie (site de La Mède, dont la
plateforme a vu en 2022 la création du nouveau site de bioraffinage Ecoslops).
Les sites de raffinage ont connu des modifications de capacité au cours des années écoulées.
Le site de La Mède a arrêté le traitement du pétrole brut fin 2016 et a été transformé pour créer la
première bioraffinerie française afin de répondre à la demande croissante en biocarburants. La
production des biocarburants du site de la Mède a démarré en juillet 2019.
Le niveau d’activité considéré par raffinerie est la quantité de brut traité [14, 19].
Selon les informations disponibles, les émissions sont déterminées avec l’une des méthodes
suivantes :
➢ les émissions sont déterminées par l’exploitant et rapportées via les déclarations annuelles de
rejets [19].
➢ les émissions ne sont pas déterminées par l’exploitant. Des facteurs d’émission (littérature ou
moyenne du site pour les années connues) rapportés à la quantité de brut traité sont
appliqués.
➢ à partir d’un facteur d’émission moyen spécifique à chaque raffinerie basé sur les données des
années récentes.
Emissions de CH4
Il n’y a pas d’émission attendue de ces substances pour les procédés considérés.
Les émissions de métaux lourds des torches sont estimées à partir des quantités déclarées de gaz
torchés et des facteurs d’émission proposés par le CONCAWE [1003].
Les émissions de BC sont basées sur une spéciation chimique des émissions de PM2,5. Ce ratio
provient de la référence [1184].
Emissions individuelles Quantité de brut pour les sites ne Facteurs d’émission calculés
des installations déclarant pas d’émissions pour par site ou provenant de la
(torchères) les torchères littérature
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Avant 2004 : Production nationale de clinker
provenant du Syndicat Français de l'Industrie
Cimentière Spécifiques de chaque installation considérée
individuellement
A partir de 2004 : déclarations annuelles
individuelles des sites industriels
Niveau de méthode :
Rang GIEC 2 ou 3 selon les années et du fait de la prise en compte de données spécifiques à une
partie des installations.
Références utilisées :
[218] SFIC (Syndicat Français de l'Industrie Cimentière) – données annuelles de production de
clinker
[239] ATILH – Mode d'obtention des données annuelles sur les émissions de CO 2 et moyens de
contrôle de ces valeurs d'émission, novembre 2002
[348] Arrêté du 31 mars 2008 relatif à la vérification et à la quantification des émissions déclarées
dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre pour la
période 2008 – 2012
[613] GIEC – Lignes directrices 2006 pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre – Volume
3 Procédés industriels et utilisation des produits – Chapitre 2 – section 2.2
[1064] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019 - Chapter 2A1 - Section 3.2.2
Default emission factors - Table 3.1
Les cimenteries ne déclarent leurs émissions annuelles de façon très détaillée que depuis 2004
(inclus). Ces émissions individuelles sont traitées spécifiquement et prises en compte dans
l’inventaire (approche totale bottom-up) depuis 2004.
Avant 2004, les émissions sont calculées au moyen de facteurs d’émission déterminés sur la base
des données détaillées disponibles depuis 2008 dans les déclarations annuelles.
Entre l’année 2004, année des premières déclarations détaillées et l’année 2008, première année
de la 2ème période du système d’échange des quotas d’émissions (SEQE), le périmètre des émissions
déclarées par les industriels a évolué. Depuis 2008, les cimenteries déclarent tout ou partie des
émissions des différentes sources suivantes :
➢ la calcination des carbonates dans les matières premières utilisées pour produire le clinker,
➢ la calcination totale ou partielle des poussières des fours à ciment ou des poussières de
by-pass,
➢ dans certains cas du carbone non issu de carbonates présent dans les matières premières.
Entre 2004 et 2008, les industriels ne déclaraient pas les émissions de CO 2 induites par les
poussières de by-pass, ni celles induites par le carbone non issu des carbonates. Afin d’assurer une
série homogène et cohérente sur l’ensemble de la période, un facteur d’émission pour les
différents types d’émissions de décarbonatation est déterminé et appliqué sur toute la série
temporelle.
Le détail des différents types d’émissions de décarbonatation est présenté ci-après :
Concernant la calcination des carbonates dans les matières premières utilisées pour produire le
clinker, le CO2 de la décarbonatation provient de la transformation du carbonate de calcium en
oxyde de calcium au cours du procédé de fabrication selon la réaction suivante :
CaCO3 → CaO + CO2
CaCO3, MgCO3 → CaO, MgO + 2 CO2
Le GIEC [613], dans son niveau 1, recommande de calculer le CO 2 de la décarbonatation à partir
du contenu en chaux du clinker et une valeur par défaut est proposée pour le contenu en CaO du
clinker : 65%.
Toutefois, le GIEC, dans son niveau 1, ne prend pas en compte la décomposition du MgCO 3. D'après
la profession cimentière [239], le clinker contient environ 2% de MgO.
Depuis 2004, les émissions de décarbonatation déterminées au niveau national sont cohérentes
avec les données d'émissions relatives à la décarbonatation des cimenteries couvertes par le
système d’échanges de quotas de gaz à effet de serre (SEQE). Ce dernier ne regroupant pas
l'ensemble des cimenteries, les émissions nationales sont légèrement supérieures à celles
observées dans le système d’échange. Toutefois, depuis 2013, toutes les cimenteries sont
couvertes par le système d’échanges de quotas de gaz à effet de serre.
Les émissions nationales dans l’inventaire correspondent au total des émissions déclarées par
l’ensemble des cimenteries.
Le facteur d’émission par défaut est de 525 kg CO 2 / t clinker [348-annexe VI]. Depuis la mise en
place du SEQE, la plupart des cimenteries ont mis en œuvre des niveaux de méthode précis (élevés
au sens de la règlementation EU ETS) pour la détermination des émissions. Ainsi, des mesures de
la teneur en carbone dans les matières premières sont réalisées, permettant d’obtenir des valeurs
spécifiques précises.
Concernant la calcination des poussières des fours à ciment ou des poussières de by-pass,
seules quelques installations sont concernées (environ la moitié est munie de tels équipements).
Ces émissions ne sont déclarées par les exploitants que depuis 2008 dans le cadre de la seconde
période du SEQE mais elles sont estimées dans l’inventaire pour les années antérieures grâce à une
méthode de calcul décrite ci-après.
Concernant le carbone non issu de carbonates présent dans les matières premières, seules
quelques installations sont concernées (environ 1/3). Ces émissions ne sont déclarées par les
exploitants que depuis 2008. Elles sont toutefois estimées dans l’inventaire pour les années
antérieures grâce à une méthode de calcul décrite ci-après.
Le facteur d'émission de CO2 est déterminé, d’une part, pour la production de ciment aluminate
et, d’autre part, pour la production des autres types de ciments.
Particularités
Suite à l’application de l’arrêté du 28 juillet 2005 puis de l’arrêté du 31 mars 2008 et enfin de
l’arrêté du 21 décembre 2020 relatifs à la vérification et à la quantification des émissions déclarées
dans le cadre du système communautaire d’échange des quotas d’émissions de gaz à effet de
serre, les industriels déclarent précisément leurs émissions de CO 2 issues de la décarbonatation.
Ces informations permettent, à partir de l’année 2004, de connaître par une approche bottom-up
les émissions de cette activité, ce qui explique l’évolution du facteur d’émission déduit à partir
de l’année 2004. Ces données sont utilisées afin d’affiner les estimations sur la période 1990-2004
et assurer la cohérence de la série temporelle.
En fonction des données disponibles et de l’année, la méthodologie diffère. Elle est
synthétiquement explicitée ci-dessous.
Ciment aluminate
Les sites de production de ciment aluminate n’existent qu’en France métropolitaine et ils sont au
nombre de trois. Toutefois, compte tenu des matières premières utilisées, les trois sites sont à
l’origine d’émissions induites par la décarbonatation dont l’un avec des émissions de CO2 très
faibles (inférieures à 300 tCO2).
La méthodologie mise en œuvre est la suivante. Cette méthodologie permet d’assurer une
cohérence temporelle.
➢ Avant 2004, le facteur d’émission moyen calculé sur la période 2008 – 2009 est appliqué à
la production de clinker aluminate qui représente entre 3% et 4% de la production nationale
de clinker (méthode appliquée : rang GIEC 2).
➢ De 2004 à 2016, les déclarations annuelles sont utilisées [19] (les émissions induites par
les poussières de by-pass sont intégrées) (méthode appliquée : rang GIEC 3).
La variation des facteurs d’émission est liée à la teneur en carbone dans la matière première.
Les sites de production de ciment classique, au nombre de 26, n’existent qu’en France
métropolitaine.
La méthodologie mise en œuvre est la suivante. Elle permet d’assurer une cohérence temporelle
sur l’ensemble de la période.
➢ Avant 2004, ne disposant pas des déclarations annuelles des exploitants, plusieurs
estimations sont effectuées pour chacune des trois sources et les émissions finales
correspondent à la somme de ces trois sources :
• Tout d’abord, les émissions induites par la calcination des carbonates dans les
matières premières sont estimées par année sur la base du facteur d’émission de 525
kg/t clinker [348 – annexe VI] et de la production relative aux autres types de clinker.
• Par ailleurs, une fois cette première source quantifiée, les émissions de CO 2 induites
par la calcination totale ou partielle des poussières sont estimées sur la base d’un
ratio de 0,4% des émissions induites par la calcination des carbonates dans les
matières premières. Ce ratio est déterminé à partir des données rapportées pour
l’année 2009 par les exploitants [19].
• Enfin, les émissions de CO2 induites par le carbone non issu des carbonates de la farine
crue sont estimées sur la base d’un ratio de 1,1% des émissions induites par la
calcination des carbonates dans les matières premières. Ce ratio est déterminé à
partir des données rapportées pour l’année 2009 par les exploitants [19].
➢ De 2004 à 2007, les déclarations annuelles [19] sont utilisées et les émissions de chaque
site sont corrigées (majoration) pour tenir compte du carbone non issu des carbonates de
la farine crue et des poussières de four et de by-pass qui ne sont pas estimées par les
exploitants durant cette période dans leurs déclarations (méthode appliquée : mix entre
les rangs GIEC 2 et 3). Les émissions déclarées sont donc majorées à partir d’un ratio
déterminé avec les données rapportées pour l’année 2009 par les exploitants [19]:
• majoration de 1,1% des émissions induites par la calcination des carbonates dans les
matières premières pour estimer les émissions induites par le carbone non issu des
carbonates de la farine crue,
• majoration de 0,4% des émissions induites par la calcination des carbonates dans les
matières premières pour estimer les poussières de four et celles de by-pass.
➢ A partir de 2008, les déclarations annuelles [19] comprennent la totalité des éléments
relatifs à la décarbonatation pour les installations concernées (méthode appliquée : rang
GIEC 3).
Le tableau suivant présente une synthèse des différentes méthodes mises en œuvre depuis 1990.
Les facteurs d’émission résultants pour la décarbonatation de la production des autres types de
production de clinker et pour l’ensemble de la production de ciment sont présentés dans la base de
données OMINEA (pour toutes les années).
Emissions de CH4
Emissions de N2O
Les émissions de particules relatives aux fours sont incluses dans la section 1A2f-cement.
Les émissions de particules relatives à la manipulation des produits minéraux sont prises en
compte dans le chapitre 2A5-mineral product handling.
Emissions
Avant 2004
déclarées en 2008
et à partir de
Emissions Facteur
2010 Production
Emissions déclarées de clinker d’émission
déclarées entre 2004 et par défaut
(hors
en 2009 2007 (525 kg/t)
aluminate)
(excluant A et
B)
Emissions
Part des Part des annuelles
émissions émissions (hors A et
induites par le induites par les B)
Carbone non poussières de
issu des four ou de by-
carbonates de pass (B)
la farine crue
(A)
Avant 2004
Emissions Production
déclarées Emissions de ciment
depuis 2004 déclarées aluminate
en 2008 et (avant 2004)
2009
Facteur
d’émission
moyen 2008 –
2009
Les émissions totales du secteur correspondent à la somme des émissions « ciment hors
aluminate » et « ciment aluminate ».
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale de chaux aérienne et Facteur d'émission de la chaux aérienne et
magnésienne provenant de la profession magnésienne déterminé par réaction chimique
(Chambre Syndicale Nationale des Fabricants (valeur stœchiométrique ou valeur mesurée par
de Chaux Grasses et Magnésiennes) les sites industriels) et prise en compte des
émissions induites par les poussières de by-pass
Niveau de méthode :
Chaux aérienne et magnésienne : niveau GIEC 1 avant 2000 et niveau 2/3 à partir de 2000 (données
individuelles en partie)
Chaux hydraulique : niveau GIEC 2/3 avant 2005 et niveau 3 à partir de 2005 (données individuelles)
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
[190] Chambre Syndicale Nationale des Fabricants de Chaux Grasses et Magnésiennes – Statistiques
annuelles de production de chaux grasses (aériennes) et magnésiennes
[194] Chambre Syndicale Nationale des Fabricants de Chaux Grasses et Magnésiennes – Données
communiquées au Citepa en septembre 2003
[195] ATILH – Données annuelles sur les émissions de l'ensemble des sites de chaux hydraulique
[332] ANPEA (Association nationale professionnelle pour les engrais et amendements) – Résultats
enquête amendements basiques - http://www.anpea.com/
[527] SNFS (Syndicat National des Fabricants de Sucre) – Données internes, octobre 2012
[614] Lignes directrices du GIEC – Version 2006 – Chapitre 2 : émissions dans l’industrie minérale –
tableau 2.4
[1068] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019 - Chapter 2A2 - Section 3.2.2
Default emission factors - Table 3.1
Le facteur d’émission pour la chaux dolomique est de 913 kg CO2 / t chaux dolomique [614]. Il s’agit
de la valeur stœchiométrique de la réaction chimique.
Toutefois, dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre, les
industriels peuvent réaliser des mesures sur la teneur en carbone des pierres utilisées et de fait
utiliser un facteur d’émission différent de celui obtenu par défaut.
Les éventuelles corrections effectuées pour tenir compte des impuretés conformément à la méthode
appliquée dans le cadre du Système d’Echange de Quotas d’Emissions (SEQE) sont prises en compte
[19].
De plus, des émissions de CO2 induites par les poussières de by-pass doivent être comptabilisées si le
site dispose de cette technique.
D'après le règlement 2018/2066 relatif à la surveillance et la déclaration des émissions dans le cadre
du SEQE, deux méthodes de calcul sont possibles pour estimer les émissions de CO 2 de la production
de chaux (annexe II, sections 4 et 5 et annexe IV, section 10) :
• méthode A basée sur la consommation des carbonates. Il est indiqué que dans ce cas, les
émissions des poussières de by-pass ne doivent pas être ajoutées ;
• méthode B basée sur la production de chaux. Dans ce cas, si le site dispose d'un système de
by-pass, alors le site doit comptabiliser les émissions de CO2 liées aux poussières de by-pass.
Dans le cas des déclarations, pour la chaux aérienne/magnésienne [19] :
• 9 sites déclarent selon la méthode A
• 7 sites déclarent selon la méthode B et parmi les 7 sites, uniquement 2 déclarent des émissions
de CO2 liées aux poussières de by-pass.
Période 1990-2012
Avant 2013, les déclarations ne prennent pas en compte les poussières de by-pass. Il convient donc
d'ajouter aux émissions déclarées les émissions liées aux particules de by-pass.
Pour les différentes années à partir de 2013, à partir des émissions de CO2 liées aux poussières de by-
pass pour les deux sites concernés, la part que représentent ces émissions sur les émissions totales
est déterminée. Un ratio moyen calculé sur la période 2013/2016 est appliqué aux émissions de CO 2
déterminées via les déclarations et via la méthode mise en œuvre pour le surfacique : ce ratio est de
0,2%.
Ainsi, les méthodes de calcul des émissions de CO 2 pour ce secteur, dépendant de l’année, sont
présentées sur le schéma ci-dessous. Les particularités méthodologiques associées par période sont
explicitées ci-dessous. Dans tous les cas, une cohérence temporelle est assurée.
Niveau GIEC Tier 1 Niveau GIEC Tier 2/3 Niveau GIEC Tier 2/3
P1 = Emissions CO2 chaux= P1 = Emissions CO2 chaux = P1 = Emissions CO2 chaux =
production nationale de chaux Emissions CO2 des déclarations Emissions CO2 des déclarations
aérienne x 785 kg/t + production annuelles (peu de sites) [19] annuelles [19]
nationale de chaux magnésienne
x 913 kg/t + +
(valeurs stœchiométriques (production nationale chaux (production nationale chaux
[614]) aérienne et magnésienne – aérienne et magnésienne –
production des sites utilisés en production des sites utilisés en
approche individuelle) x facteur approche individuelle) x facteur
d’émission moyen déterminé en d’émission moyen déterminé par
2004 année à partir des données
déclarées
De 1990 à 2000, les émissions de CO 2 sont déterminées à partir des productions nationales annuelles
par type de chaux (chaux aérienne et chaux magnésienne) et des facteurs stœchiométriques [614].
Une fois ces émissions calculées, il convient d’ajouter les émissions liées aux poussières de by-pass
qui correspondent aux émissions déterminées précédemment auxquelles on applique le ratio de 0,2%.
De 2001 à 2002, les émissions de CO2 induites par la décarbonatation sont connues pour un nombre
très restreint de sites via les déclarations annuelles de polluants [19]. Pour les autres sites, les
1990 1995 2000 2005 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
FE CO2
(kg/t chaux
790 792 792 769 742 748 742 738 731 730 716 729 739 734 723
aérienne et
magnésienne)
2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035
FE CO2
(kg/t chaux
740
aérienne et
magnésienne)
b) Chaux hydraulique
Tout le calcium n'étant pas décarbonaté dans le cas de la production de la chaux hydraulique, les
émissions de CO2 proviennent des données des industriels [19, 195].
Les émissions de CO2 induites par la chaux hydraulique représentent entre 1,5 et 4 % des émissions
totales.
Comme pour la chaux aérienne, le règlement 2018/2066 relatif à la surveillance et la déclaration des
émissions dans le cadre du SEQE propose deux méthodes de calcul pour estimer les émissions de CO 2
de la production de chaux (annexe II, sections 4 et 5 et annexe IV, section 10) :
• méthode A basée sur la consommation des carbonates. Il est indiqué que dans ce cas, les
émissions des poussières de by-pass ne doivent pas être ajoutées ;
• méthode B basée sur la production de chaux. Dans ce cas, si le site dispose d'un système de
by-pass alors le site doit comptabiliser les émissions de CO2 liées aux poussières de by-pass.
Depuis 2005, les émissions sont déterminées dans les déclarations [19] sur la base de la méthode A
donc il ne convient pas d'ajouter les émissions des poussières de by-pass. Avant 2005, les émissions
proviennent soit des données communiquées par les sites industriels, soit du calcul à partir de la
production du site et du facteur d’émission déterminé pour 2005 pour le site en question.
Ainsi, on peut conclure que les émissions de CO2 liées aux poussières de by-pass sont exhaustives pour
la chaux hydraulique sur toute la série temporelle.
Les méthodes de calcul des émissions de CO2 pour ce type de chaux sont présentées ci-dessous selon
l’année considérée (cf. schéma ci-dessous et méthodologie associée). Dans tous les cas, une
cohérence temporelle est assurée.
émissions estimées correspondent aux éventuelles pertes à l’atmosphère suite à l’injection de CO2
pour la carbonatation du jus de sucre (élimination des impuretés).
Il convient de noter que le point 10 de l’annexe IV du règlement 2018/2066 indique qu’il n’y a pas
d’émission comptabilisée « lorsque la chaux vive et le CO 2 issus du calcaire sont utilisés dans des
procédés de purification, de sorte qu'approximativement la même quantité de CO 2 se trouve à
nouveau sous forme liée ». Toutefois, pour éviter toute sous-estimation des émissions, une valeur de
2% de pertes est incluse dans le calcul, d’où la valeur de rendement égale à 98 %, comme mentionné
plus haut.
Le facteur d’émission est donc déterminé à l’aide de la formule suivante :
FE CO2 (kg/t chaux) = masse molaire CO2 / masse molaire CaCO3 x 1000 x (1 - 98/100)
Les émissions relatives à la production de chaux pour le raffinage des betteraves en sucrerie ne
représentent qu’environ 0,2 % des émissions totales de ce secteur, selon les années.
Emissions de CH4
Emissions de N2O
Les émissions de particules relatives aux fours sont incluses dans la section 1A2f-lime.
Les émissions de particules relatives à la manipulation des produits minéraux sont prises en compte
dans le chapitre 2A5-mineral product handling.
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Production nationale de verre neuf définie Facteur d'émission national pour le CO 2 lié à la
comme la différence entre la production de décarbonatation
verre totale (statistique nationale) moins la
quantité de calcin externe (profession)
Niveau de méthode :
Rang GIEC 2 ou 3 selon les années.
Références utilisées :
[19] DRIRE / DREAL - Déclarations annuelles des émissions de polluants
[53] SESSI / INSEE – Bulletin mensuel de statistique industrielle
[240] Fédération des Chambres Syndicales de l'Industrie du Verre – Communication de données
internes
[457] Fédération des industries du verre – Rapport d’activité annuel
[1069] EMEP/EEA air pollutant emission inventory Guidebook 2019 - Chapter 2A3 - Section 3.2.2
Default emission factors - Table 3.1
➢ la production de fibres de verre (en particulier laine de verre et fils de verre) (SNAP 030316)
compte 9 sites en activité.
➢ la production de verre technique (SNAP 030317) qui regroupe en particulier, la lunetterie et
l'optique, les ampoules, le verre pour télévision et radio, le verre de laboratoire, les
isolateurs, compte 5 sites en activité.
➢ la production de fibre minérale (laine de roche) (SNAP 030318), uniquement 4 sites en
activité.
Les sites de production de verre ne sont présents qu’en France métropolitaine.
Les sources de données relatives à la production qui ont été utilisées sont les suivantes :
• Verre plat (030314) : de 1990 à 2010, les données proviennent des statistiques du SESSI/INSEE
[53]. Les statistiques de l'INSEE ne sont plus disponibles depuis 2011. Pour pallier ce problème,
une production est estimée sur la base des déclarations individuelles des industriels [19] de
l’année en cours et d’un ratio entre le total des déclarations individuelles et la donnée des
statistiques relatives à l’année 2011.
• Verre creux (030315) : de 1990 à 2013, les données proviennent de la Fédération des Industriels
du Verre [457]. Le rapport d'activité de la Fédération des Industriels du Verre n’est plus
disponible depuis 2014. Pour pallier ce problème, une production est estimée sur la base des
déclarations individuelles des industriels [19] de l’année en cours et d’un ratio entre le total
des déclarations individuelles et la donnée des statistiques relatives à l’année 2013.
• Fibre de verre (030316) : de 1990 à 2010, les données proviennent des statistiques du
SESSI/INSEE [53]. Les statistiques de l'INSEE ne sont plus disponibles depuis 2011. Pour pallier
ce problème, une production est estimée sur la base des déclarations individuelles des
industriels [19] de l’année en cours et d’un ratio entre le total des déclarations individuelles
et la donnée des statistiques relatives à l’année 2011.
• Verre technique (030317) : de 1990 à 2004, les données proviennent des statistiques du
SESSI/INSEE [53]. Depuis 2005, le SESSI ne fournit plus de donnée sur cette activité. Comme
des écarts importants sont observés entre les statistiques de la Fédération des Industriels du
Verre [457] et les statistiques du SESSI, la production retenue correspond à l'évolution entre
deux années des statistiques de la Fédération des Industriels du Verre appliquée à la dernière
année disponible du SESSI. Le rapport d'activité de la Fédération des Industriels du Verre n’est
plus disponible depuis 2014. Pour pallier ce problème, une production est estimée sur la base
des déclarations individuelles des industriels [19] de l’année en cours et d’un ratio entre le
total des déclarations individuelles et la donnée des statistiques relatives à l’année 2013.
• Fibre minérale (030318) : depuis 2001, les données de production proviennent des déclarations
individuelles des industriels [19]. Avant cette date, faute de données précises, il est fait
l’hypothèse du maintien de la production de 2001 depuis la date de mise en activité de chaque
site industriel.
Les différentes étapes intervenant dans la fabrication du verre sont les suivantes :
➢ Le calcin, nécessaire à la fusion, est une matière première qui est, soit produite par
l'installation (réutilisation du surplus de production, récupération des pièces rejetées par le
contrôle qualité, etc.), soit récupérée à l’extérieur (recyclage du verre).
➢ Les matières premières utilisées lors de la fabrication de verre sont : la silice sous forme de
sable, l'oxyde de sodium sous forme de carbonate, les éléments alcalino-terreux sous forme
de chaux ou de dolomie.
➢ La fusion de ces matières premières ainsi que du calcin s'effectue, soit dans un four de
combustion, soit dans un four électrique à une température de 1550 °C.
➢ Le verre incandescent en fusion quitte le four pour passer dans l'avant bassin où il est amené
à sa température de travail (500 °C).
➢ Il s'écoule ensuite par des goulottes jusqu'aux machines.
Production de verre neuf = production de verre totale – quantité de calcin externe utilisée
Les sources de données de production nationale par type de verre produit sont décrites ci-dessus.
La quantité de calcin externe utilisée est fournie annuellement par la Fédération des Chambres
Syndicales de l'Industrie du Verre [457].
Le facteur d'émission établi à partir de données de la profession est de 185 kg CO2/ t verre neuf [240].
Ce facteur est supposé constant de 1990 à 2003 car les données permettant de connaître les variations
annuelles ne sont pas disponibles.
A partir de 2004, les données disponibles dans le cadre du système d’échange des quotas de gaz à
effet de serre [19] permettent d’apprécier les fluctuations annuelles. Le facteur d'émission est calculé
à partir des déclarations annuelles des émissions de polluants [19]. Il se situe autour de la valeur
fournie par la profession.
Emissions de CH4
Emissions de N2O
Les émissions de particules relatives aux fours sont incluses dans la section 1A2f-glass.
Les émissions de particules relatives à la manipulation des produits minéraux sont prises en compte
dans le chapitre 2A5 « mineral product handling ».
Production
nationale de verre
neuf
Approche méthodologique :
Activité Facteurs d’émission
Bottom-up intégral (toutes les installations sont Généralement spécifiques de chaque
considérées individuellement) installation considérée individuellement
Niveau de méthode :
Rang GIEC 3
Références utilisées :
[19] DRIRE/DREAL – Déclarations annuelles des émissions de polluants
Les émissions de CO2 sont donc prises en compte pour chacun de ces secteurs utilisateurs, soit dans
ce code CRF, soit dans un autre code CRF tel que mentionné ci-après.
Il ressort de cette analyse que les secteurs utilisateurs de carbonates ou matières carbonées sont les
suivants :
Production d’émail
L'émail est un mélange de silice, de minium, de potasse et de soude. Par la fusion à haute température
de ces différents éléments suivie d’un broyage, est obtenue une poudre incolore appelée "fondant"
qui, par sa nature, s'apparente davantage au cristal qu'au verre. L'émail peut être soit transparent,
soit opaque. La coloration du fondant s'obtient par addition d'oxydes métalliques réduits en poudre.
L'émaillage consiste à fixer la poudre d'émail sur son support métallique par des cuissons successives
et rapides de l'ordre de 800 degrés. L'or, l'argent, le cuivre, l'acier peuvent constituer le support de
toute pièce émaillée.
Comme indiqué en préambule, les émissions visées dans cette section sont celles liées au phénomène
de décarbonatation dans les installations de production d’émaux.
En France, il y a très peu de sites de production d’émail. Seuls deux de ces sites sont soumis à la
déclaration annuelle des rejets de polluants atmosphériques du fait de leur taille. Un seul de ces deux
sites met en œuvre des matériaux engendrant une décarbonatation. Ce site est fermé depuis avril
2010.
Les données de production nationales sont connues p