Chimie des Eaux Naturelles et Cycle de l'Eau
Chimie des Eaux Naturelles et Cycle de l'Eau
Les eaux naturelles, qu'elles se trouvent dans les océans, les rivières, les lacs, les nappes
phréatiques ou les glaciers, sont l'un des éléments les plus essentiels de la planète Terre.
Elles jouent un rôle fondamental dans la survie de la vie sur notre planète, ainsi que
dans de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Les eaux naturelles sont
indispensables à la biodiversité, à l'agriculture, à la production d'énergie, à
l'approvisionnement en eau potable, à la régulation du climat et à de nombreuses
activités économiques.
Ces précieuses ressources sont en constante évolution, influencées par des facteurs
naturels tels que les précipitations, l'évaporation, les cycles saisonniers et les
mouvements géologiques. Elles sont également soumises à l'impact des activités
humaines, telles que la pollution, l'urbanisation, la déforestation et le changement
climatique, ce qui peut compromettre leur qualité et leur disponibilité.
« Nous buvons 90 % de nos maladies », disait Louis Pasteur à la fin du 19ième siècle ».
La gestion responsable des eaux naturelles est devenue un enjeu majeur pour la
préservation de notre environnement et la durabilité de notre mode de vie. Il est
essentiel de préserver ces ressources, de les gérer de manière durable et équitable, et de
prendre des mesures pour prévenir leur épuisement ou leur dégradation. Les eaux
naturelles sont un bien commun de l'humanité, et leur préservation revêt une importance
cruciale pour les générations présentes et futures.
Plusieurs terminologies existent pour désigner un même produit : eau du robinet, eau
potable, eau du réseau public, eau distribuée, eau de boisson, eau d’alimentation…
Les principaux types d’eaux destinées à la consommation humaine sont celles fournies
par un réseau de distribution et les eaux en bouteille. Ainsi, qu’elle soit distribuée au
robinet ou en bouteille, l’eau destinée à la consommation humaine est un aliment, et
doit à ce titre :
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consommateur,
Ne pas porter atteinte à la santé de l’individu qui la consomme.
L’eau est l’aliment le plus surveillé. Le niveau d’exigence pour sa qualité est très élevé.
Pour une eau potable, la notion de qualité distingue la qualité des eaux brutes (à l’état
naturel, à son lieu de captage), de la qualité de l’eau distribuée (qui arrive au robinet du
consommateur, après traitement de potabilisation et parcours dans les canalisations).
Les normes et paramètres qui caractérisent ces deux « visions » de la qualité de l’eau
diffèrent.
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1.1 Cycle de l’eau
Le cycle de l'eau, également connu sous le nom de cycle hydrologique, est un processus
naturel qui décrit le mouvement continu de l'eau sur la Terre. Ce cycle implique
l'évaporation, la condensation, la précipitation, l'infiltration, l'écoulement et le stockage
de l'eau. Il est essentiel pour maintenir la disponibilité de l'eau douce sur notre planète.
Voici un cours simplifié sur le cycle de l'eau :
Évaporation
Le cycle de l'eau commence par l'évaporation de l'eau depuis les surfaces d'eau, telles
que les océans, les lacs, les rivières et même les sols humides. L'énergie solaire chauffe
l'eau, provoquant sa transformation en vapeur d'eau, qui s'élève dans l'atmosphère.
Condensation
À mesure que la vapeur d'eau monte dans l'atmosphère, elle se refroidit et se condense
pour former des gouttelettes d'eau. Ces gouttelettes se rassemblent pour former des
nuages.
Précipitation
Lorsque les nuages deviennent suffisamment saturés en gouttelettes d'eau, elles
tombent sous forme de précipitations, telles que la pluie, la neige, la grêle ou la bruine.
Ces précipitations tombent sur la surface de la Terre.
Infiltration
Une fois au sol, l'eau des précipitations peut s'infiltrer dans le sol. Cette eau infiltrée
peut atteindre la nappe phréatique ou être absorbée par les racines des plantes.
Écoulement
Une partie de l'eau de surface des précipitations peut s'écouler sur le sol et former des
rivières, des ruisseaux et des ruisseaux. Cet écoulement contribue à recharger les lacs
et les rivières, ainsi qu'à fournir de l'eau aux écosystèmes et aux communautés.
Ruissellement
Le ruissellement se produit lorsque l'eau s'écoule à la surface et ne peut pas s'infiltrer
dans le sol. Cela peut entraîner l'érosion du sol et la formation de ravines.
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Transpiration
Les plantes absorbent de l'eau du sol par leurs racines et la libèrent dans l'atmosphère
par un processus appelé transpiration. Cela contribue à l'humidité de l'air.
Evapotranspiration
L'évapotranspiration est la somme de l'évaporation de l'eau de surface et de la
transpiration des plantes. Elle est un élément clé du cycle de l'eau et contribue à
l'humidité de l'atmosphère.
Stockage
L'eau peut être stockée dans divers réservoirs naturels tels que les nappes phréatiques,
les glaciers, les lacs et les rivières. Ces réservoirs peuvent stocker l'eau pendant des
périodes plus ou moins longues.
Le cycle de l'eau est un processus continu et dynamique qui redistribue l'eau sur la
planète, la purifie naturellement et la maintient disponible pour les besoins humains, la
vie sauvage et les écosystèmes. Il est également étroitement lié au climat et joue un rôle
essentiel dans la régulation des températures et des précipitations à l'échelle mondiale.
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2 Composition de l’eau :
La molécule d’eau : H2O se compose : D’un atome d’oxygène et 2 atomes
d’hydrogène
Excellent solvant pour les sels, liquides et gaz au contact de l’air, l’eau des
précipitations se charge en CO2 au contact du sol, l’eau dissout des substances
diverses (ex : roches)
Minérales Organiques
Minérales Animal
Organiques Végétal
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2.2 Matières Insolubles :
Il s’agit de l'ensemble des substances solides que l'eau rencontre lors de son
déplacement, qu'elle transporte sans les dissoudre jusqu'au lieu où elle est puisée (point
de soutirage).
Cette pollution va de la plus fine à la plus grossière et peut être classée ainsi :
Matières solides
Matières organiques
Matières colloïdales en suspension
Matières vivantes
Matières organiques
Ces substances sont composées d'huiles minérales, de suies, d'argile colloïdale, etc., et
elles se trouvent sous forme d'émulsion, ce qui signifie qu'elles ne sont ni dissoutes ni
solides. Bien qu'elles ne soient pas visibles à l'œil nu, ces matières portent des charges
électriques en surface qui les empêchent de se regrouper, les maintenant ainsi en
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suspension. Pour les éliminer, il est nécessaire de neutraliser leur charge électrique
préalablement et de les agglomérer en particules plus volumineuses, un processus
appelé floculation.
Matières vivantes
l’azote N2
l’oxygène O2
La dissolution d'une substance dans l'eau implique une rupture de sa cohésion. Dans le
cas des sels minéraux tels que les sulfates, les chlorures, les oxydes, cette rupture
conduit à une véritable dissociation du sel, où il se sépare en ions chargés
électriquement dans l'eau. Ce processus d'ionisation implique la formation d'autant
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d'ions positifs, appelés cations, que d'ions négatifs, appelés anions.
Exemple des sels de calcium
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Chlorure Ferrique (FeCl3) Fer Ferrique Chlorure (Cl-)
(Fe3+)
Les colloïdes hydrophiles ont, comme leur nom l’indique, une grande affinité pour l’eau et
adsorbent donc une couche d'eau protectrice qui se fixe à la matière solide par des liaisons
physico-chimiques avec des groupements OH- , NH2 - , COOH- , totalement ou partiellement
ionisés. Dans cette catégorie on trouve les protéines, les carbohydrates et les produits
organiques généralement présents dans les eaux
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Les colloïdes hydrophobes qui n'ont aucune affinité pour l'eau, n'ont pas de couche protectrice.
Leur stabilité est due à la charge électrique développée par les particules qui engendrent une
répulsion mutuelle empêchant toutes agrégations. Ils proviennent des substances peu ou pas
solubles tels que les produits minéraux et en particulier les métaux, leurs oxydes et leurs
hydroxydes dont la stabilité dépend de l'interaction entre deux particules mettant en jeu deux
forces contraires. Une force de répulsion qui dépend de la charge électrique entre deux
particules de même signe et une force d'attraction (type de Van Der Waals) qui tend à
rassembler les particules afin d'atteindre une énergie potentielle minimale, en fonction de la
distance interarticulaire (Berné et al, 1991)
Pour déstabiliser les colloïdes et entraîner ainsi leur agglomération en flocs, on peut augmenter
la force ionique du milieu par l'introduction d'un électrolyte. Ceci a pour effet de diminuer
l'épaisseur de la double couche électrochimique en abaissant la barrière du potentiel existant
autour du colloïde et faciliter cette agglomération. On peut aussi augmenter l'énergie cinétique
des particules.
Une particule colloïdale est caractérisée par sa charge électrique de surface négative, due à
l'adsorption préférentielle de certains ions du fait de l'ionisation partielle d'un ou plusieurs
groupements constituant les matières colloïdales. La charge électrique des agrégats résulte
d'une adsorption sur les particules, d'ions d'un électrolyte, elles-mêmes par des ions de charge
opposée, présents dans la phase dispersée conduisant à la formation de micelles. Lorsque le
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système est en équilibre, c'est à dire à la neutralité, les charges électriques portées par les
micelles sont compensées par les charges de signe oppose du milieu environnant. Il y a un
équilibre physico-chimique entre les ions de la surface et ceux du liquide interstitiel à l'interface
solide-liquide
Les particules sont alors entourées d'une double couche électrochimique, l'une fermement fixée
à la particule solide, l'autre mobile diffuse du fait de l'agitation thermique qui tend à la
répartition uniforme dans le milieu qui suit les lois statistiques, mais de charge électrique égale
en grandeur et de signe opposé à la première. Ce qui montre bien que l'épaisseur de la double
couche dépend aussi bien de l'attraction électrostatique que des phénomènes de diffusion.
Ce modèle suppose que la charge électrique est répartie uniformément sur la surface des
micelles mais en réalité, il tient compte de la répartition topographique des ions adsorbés
préférentiellement sur les centres actifs. Ainsi, en partant du voisinage immédiat de la surface
du solide et en allant vers le liquide on rencontre successivement deux plans:
Le plan intérieur d’Helmotz, dans lequel se trouvent les centres des anions, un plan
constitué de cations hydrates et maintenus au contact du premier par des forces
électrostatiques. Les deux plans constituent la couche fixe de Stern.
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Une couche diffuse appelée de couche de Gouy se trouve entre cette couche fixe et la
phase liquide. Elle est le siège de transfert d'anions et de cations entre les deux dernières
du fait des résultantes des forces contraires d'attraction et de répulsion électrique. Sa
densité de charge globale diminue avec la distance à l'interface. Une particule colloïdale
possède ainsi deux potentiels:
Un potentiel de surface ou potentiel thermodynamique de Nernst, se situant au plan de
cisaillement noté Ψ. Gouy montre que celui-ci diminue suivant une loi exponentielle
jusqu'à une certaine valeur prise au sein du liquide.
Un potentiel électrocinétique situé au niveau de la couche fixe appelé potentiel Zêta ξ
𝑞
ξ = 4𝜋𝑒𝜀
Avec :
ε : la permittivité du milieu.
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Chimie des Eaux 1ère Partie : Chimie des Eaux Naturelles
Chapitre II
1 Analyse de l’eau
Pratiquement, à mesure que la qualité de l'eau se détériore, la nécessité de mener des contrôles
fréquents et approfondis devient de plus en plus pressante. À une époque, l'analyse de l'eau se
concentrait principalement sur le dosage des éléments naturels et la détermination de certaines
caractéristiques de la pollution organique. Cependant, suite à des incidents de pollution, une
préoccupation croissante pour les éléments toxiques d'origine minérale est apparue, et par la
suite, l'augmentation de l'utilisation de composés organiques de synthèse a complexifié
davantage le problème. Il a alors été impératif de développer des méthodes analytiques de plus
en plus sensibles, les limites de détection passant successivement du centigramme au
milligramme, puis au microgramme, voire même au nanogramme. Parallèlement, une
technologie instrumentale de plus en plus avancée s'est développée, avec des performances de
plus en plus élevées.
En général, on distingue deux grandes catégories de mesures en fonction du lieu où elles sont
effectuées : la mesure sur le terrain et la mesure en laboratoire.
La mesure sur le terrain peut être continue, à l'aide d'une chaîne de mesure, ou ponctuelle,
réalisée généralement avec des appareils portables ou des dispositifs simples qui fournissent
souvent des résultats semi-quantitatifs. Dans ces divers cas, l'obtention des résultats est rapide
et la procédure est généralement simple, à la différence de l'analyse en laboratoire, qui implique
la réalisation des différentes étapes : prélèvement, échantillonnage, prétraitement, analyse,
validation, exploitation. L'ensemble de ces étapes constitue le domaine du génie analytique, qui
vise à définir les meilleures conditions pour obtenir le résultat d'une analyse.
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3.1 Prélèvement et échantillonnage
En dehors des études de contrôle et des recherches scientifiques, la plupart des prélèvements
d'eau sont effectués en conformité avec les textes et les réglementations visant à assurer
l'hygiène publique, à lutter contre la pollution, et à surveiller les installations classées ainsi que
les stations de traitement. La réalisation d'un prélèvement d'échantillon d'eau est une opération
délicate nécessitant une extrême précaution, car elle influe sur les résultats analytiques et leur
interprétation ultérieure.
Il est impératif que l'échantillon soit homogène, représentatif et prélevé sans altérer les
caractéristiques physico-chimiques de l'eau, telles que les gaz dissous et les matières en
suspension (Rejsek, 2002).
Pour ce faire, il est essentiel de mettre en place une organisation structurée, de disposer d'un
personnel qualifié, de développer une méthodologie adaptée à chaque situation, de choisir
judicieusement les points de prélèvement et d'utiliser le matériel approprié. Les erreurs
susceptibles de compliquer l'interprétation des résultats découlent plus fréquemment d'un
prélèvement insatisfaisant que d'erreurs analytiques proprement dites. En pratique, il est
recommandé d'éviter la constitution d'un échantillon moyen s'étalant sur plus de 24 heures
(Rejsek, 2002)
Lors des prélèvements en vue d'une analyse chimique, les flacons doivent être rincés à trois
reprises avec l'eau à analyser et remplis jusqu'au bord. Le bouchon doit être positionné de
manière à éviter toute bulle d'air et à prévenir son éjection pendant le transport.
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Il est cependant important de noter qu'il n'existe pas de matériel idéal, et le choix entre différents
produits dépend de la nature des éléments à doser.
Le quartz est le matériau le plus adapté pour la bonne conservation des échantillons mais
s’avère très fragile.
Le verre ou le pyrex peuvent être employés sans problème pour le dosage des ions
majeurs. Cependant des oligo-éléments peuvent passer en solution dans l’eau (silice
pour le verre et le bore pour le pyrex).
Le polyéthylène est souvent recommandé pour tout échantillonnage, surtout pour les
prélèvements en vue de mesures d’éléments radioactifs. Relativement poreux vis-à-vis
des gaz, on lui préfère cependant le verre pour le prélèvement et la conservation des
échantillons fortement chargés en gaz (la diffusion est lente).
Les sachets du chlorure de polyvinyle présentent l’avantage de ne servir qu’une seule
fois, mais ils ont l’inconvénient de libérer du chlore si ces sachets restent trop longtemps
exposés à la lumière
3.3.1 Dans le cas d'une rivière, d'une nappe ouverte, d'un réservoir ou d'une citerne,
Lorsqu'on collecte des échantillons dans des environnements tels que des rivières, des nappes
d'eau souterraine, des réservoirs ou des citernes, il est important de suivre des protocoles
d'échantillonnage appropriés pour garantir la qualité des échantillons.
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Profondeur de prélèvement : La bouteille d'échantillonnage devrait être immergée à environ 50
centimètres à la fois du fond et de la surface de l'eau. Il est essentiel de s'assurer que cette
profondeur est choisie de manière à éviter les rives, les bords et les obstacles naturels ou
artificiels qui pourraient contaminer l'échantillon.
Multiples points de prélèvement : Dans le cas de plans d'eau plus vastes tels que les lacs ou les
réservoirs, il est recommandé de sélectionner plusieurs points de prélèvement différents. À
chaque point, plusieurs échantillons devraient être collectés à différentes profondeurs pour tenir
compte des variations verticales de la composition de l'eau.
Utilisation de dispositifs spéciaux : Il existe des dispositifs spéciaux conçus pour ouvrir les
flacons d'échantillonnage à des profondeurs spécifiques, permettant ainsi de prélever de l'eau à
des points précis à différentes profondeurs.
En respectant ces pratiques d'échantillonnage, on peut minimiser les erreurs potentielles liées à
la localisation, à la profondeur et aux contaminants, ce qui permet d'obtenir des données plus
représentatives et fiables
Stagnation de l'eau : L'eau qui a stagné pendant une longue période dans le puits ou le forage
n'est pas un échantillon représentatif de la nappe. Elle peut avoir été influencée par les matériaux
de tubage et des facteurs extérieurs tels que la pollution ou les précipitations.
Échantillonnage dans les cas complexes : Si le forage capte plusieurs niveaux aquifères,
l'échantillon obtenu sera un mélange de différentes eaux.
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Réduction du brassage de l'eau : Il est recommandé d'utiliser des hydrocapteurs dont le diamètre
est significativement plus petit que celui du forage.
Rinçage des hydrocapteurs : Lors de la descente des hydrocapteurs, il est possible de les rincer
au fur et à mesure pour éviter la contamination de l'échantillon.
Ces précautions sont essentielles pour garantir que les échantillons d'eau prélevés à partir de
puits ou de forages sont représentatifs de la nappe et ne sont pas altérés par des facteurs externes
ou des erreurs d'échantillonnage.
Volume requis : Le volume d'eau nécessaire pour une analyse complète peut varier, mais il est
généralement de 2 à 5 litres, en fonction des tests spécifiques que vous souhaitez effectuer.
Dosages sur place : Certains paramètres, tels que l'oxygène dissous, la température, la turbidité
et le pH, peuvent être mesurés directement sur place à l'aide d'instruments de mesure appropriés.
Cela permet d'obtenir des données immédiates sans avoir à prélever un échantillon pour analyse
en laboratoire.
En suivant ces procédures, vous pouvez vous assurer que l'échantillon d'eau prélevé à partir du
robinet est représentatif de la qualité de l'eau à ce point spécifique, ce qui est essentiel pour des
analyses précises et fiables
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Jour du prélèvement : Le jour du prélèvement, commencez par ouvrir complètement le robinet
pendant quelques minutes pour éliminer l'eau stagnante. Cette étape vise à s'assurer que l'eau
qui sera prélevée provient directement de la source.
Prélèvement des premières quantités : Une fois que vous avez éliminé l'eau stagnante, vous
pouvez commencer à collecter l'eau pour l'analyse des métaux lourds. Les premières quantités
d'eau qui sortent du robinet sont les plus susceptibles de contenir des métaux lourds qui
pourraient être présents dans les tuyaux ou les raccords. Ces premiers échantillons sont collectés
avec soin pour une analyse précise.
Cette procédure vise à garantir que les échantillons prélevés sont représentatifs de la qualité de
l'eau à ce point spécifique et qu'ils capturent les éventuels métaux lourds présents dans les
tuyaux. Elle contribue à obtenir des résultats d'analyse fiables pour les métaux lourds.
1mg/l=1ppm
1meq=5°F
5.3 Milliéquivalent
C’est une unité utilisée par les chimistes pour la concentration des ions (meq/L). En effet, c’est
une unité plus pratique que le mg/L, elle traduit la capacité des ions à se lier entre eux. Elle
permet par exemple de comparer la quantité de cations à la quantité d’anions
𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒
Equivalent= 𝑉𝑎𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒
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Chimie des Eaux 1ère Partie : Chimie des Eaux Naturelles
Chapitre III
1 Propriétés physico-chimique de l’eau
1.1 Propriété chimique
La nature des substances contenant dans l’eau définira le comportement réactionnel de cette
dernière et la connaissance quantitative des ions déterminera les possibilités réactionnelles. Il
est donc nécessaire d’établir des regroupements d’éléments sous forme de titres en vue de
permettre une interprétation pratique des analyses d’eau.
H2O → H + + OH –
Une eau parfaitement pure est très peu dissociée, les mesures de conductivité ont montré qu’à
20 °C, il y avait 10-7 , soit un sur dix millions ions H+ dans l’eau pure. Le pH d’une solution
est le cologarithme décimal de la concentration en ions H+ de cette solution (Pétard, 1993).
1
pH=𝐿𝑜𝑔(𝐻 + )
1.2.1 Mesure du pH
Principe :
La mesure de la différence de potentiel, existant entre une électrode de verre et une électrode
de référence (Calomel- Cl saturé) plongeant dans une même solution, est une fonction linéaire
du pH de celle-ci. Selon la loi de NERNST, le potentiel de l’électrode est lié à l’activité des
ions H+.
– E: potentiel mesuré
Matériel spécial :
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– Electrode spécifique
– Electrode combinée
– pH-métre
Réactifs :
Mesure :
Etalonnage de l’appareil à T= 20°C, par les solutions tampons citées ci-dessus en procédant
dans l’ordre suivant : la solution de pH=4, puis celle du pH=10 et enfin celle à pH=7.
Faire les mesures de vos échantillons à T=20°C, en plongeant l’électrode dans votre échantillon
et laisser stabiliser pendant quelques secondes ; noter la valeur du pH de votre échantillon.
2 Alcalinités (TA/TAC)
TA : Titre Alcalimétrique
TA = [OH-] + [C𝑂32− ]
- se mesure par la quantité d’acide à verser dans l’eau pour ramener son pH à 4,3 (<=> virage
du méthylorange du jaune au rouge orangé)
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Figure 3 : Détermination de l’alcalinité
Mode opératoire :
- Si le pH > 8,3, la solution est rose : le TA est déterminé par addition d’une solution d'acide
jusqu’à décoloration de la solution.
- Si le TA est non nul, ne pas réajuster la burette de liqueur alcalimétrique à zéro. Dans
l'échantillon précèdent, ajouter 3 gouttes de Méthylorange, titrer de nouveau avec le même
acide jusqu'au virage du jaune au jaune orangé (pH = 4,3).
25
3 Dureté,
3.1 Origine et conséquences
Ce sont essentiellement les ions Ca++et Mg++ qui sont responsables de la dureté. En effet, ils
réagissent avec les savons purs pour donner des sels de calcium et de magnésium insolubles.
2(RCOO-Na+) + Ca++→ (RCOO)2Ca(S)↓+2Na+
Insoluble
Fe++ (eaux souterraines), Cr+++ (eaux industrielles). La dureté augmente pour les eaux
naturelles. Origine des agents de Dureté : le calcium et magnésium résultent de l’infiltration des
eaux de surface à travers les formations rocheuses de calcium et dolomitique. Cette dissolution
est accrue par la présence, dans l’eau du CO2.
Consommation de savon
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4 TH : Titre Hydrotimétrique
o On distingue :
Dureté Calcique : THcalcique, qui ne comptabilise que le calcium : [Ca++]
Dureté Magnésienne : THmagnésienne, qui ne comptabilise que le magnésium : [Mg++]
Dureté totale =THtotale = [Ca++] + [Mg++]= Dureté Permanente + Dureté Temporaire
Dureté Temporaire est due aux seuls ions bicarbonates = [HCO3 -] –Dureté Permanente
= Dureté qui subsiste après ébullition
N.B : La dureté carbonatée est dite temporaire, car elle est éliminée par ébullition de l’eau.
Réactifs :
- Remplir la burette avec la solution de l’EDTA 0,02 N et titrer jusqu’au virage du rouge violacé
au bleu (soit V le volume en ml de l’EDTA versé).
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6 Dosage du Calcium : « Méthode Complexométrique »
6.1 Principe
Le principe est identique à celui de la dureté totale. Toutefois, comme le dosage se fait à un pH
élevé, le magnésium est précipité sous forme d’hydroxyde et n’intervient pas. Par ailleurs,
l’indicateur choisi, est (Indicateur de Patton et Reider ou le Meurexide), ne se combine qu’avec
le calcium pour former un complexe rouge.
– Indicateur 0,2 g
Ajouter la quantité nécessaire de solution d’EDTA, jusqu’au virage au bleu ; soit x le nombre
de millilitres versés.
Effectuer le dosage une deuxième fois et prendre la moyenne de ces deux titrages.
Soit f : le rapport entre le titre ainsi mesuré de la solution d’EDTA et le titre théorique (0,01M).
– Indicateur 0,2 g
Ajouter la quantité de la solution de l’EDTA nécessaire pour avoir un virage bleu. Soit y le
nombre de millilitres versés.
Effectuer le dosage une deuxième fois et prendre la moyenne des deux résultats ; soit V le
volume ainsi déterminé.
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2. la teneur en carbonate de calcium: CaCO3 (ppm) = (Vedta x Cedta x M(CaCO3) x 1000)/ V
échantillon
La fin du dosage, correspond à l’addition d’ions Ag+ en excès, peut être repéré par l’addition
potentionmétrie, grâce à une électrode spécifique d’argent. On utilise plutôt le chromate de
potassium K2CrO4 comme indicateur. En effet, ce chromate de potassium donne lieu à la
réaction suivante :
– Charpentier Volhard
– Nitrate mercurique
– Electrode spécifique
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gouttes de chromate de potassium. Remplir la burette avec la solution titrée de nitrate d’argent,
et verser goutte à goutte dans l’erlenmeyer en agitant constamment jusqu’à apparition d’une
teinte rougeâtre de précipité qui doit persister quelques secondes. Soit V le nombre de ml de
nitrate d’argent nécessaire au titrage.
8 La salinité
La salinité se réfère à la concentration de sel dissous dans l'eau, due à la présence de sels dissous,
tels que le chlorure de sodium (NaCl), le sulfate de magnésium (MgSO4), le sulfate de calcium
(CaSO4), le bicarbonate de calcium (Ca(HCO3)2) et d'autres composés ioniques. Ces sels se
dissolvent naturellement dans l'eau à partir de sources terrestres, telles que les rivières, les
affluents, et les processus géologiques
9 Minéralité
La minéralité de l'eau se réfère généralement à la concentration totale de minéraux dissous dans
l'eau.
Minéralité = ∑ [ions]
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10 Balance ionique :
Il faut rappeler qu'en théorie, une eau naturelle est électriquement neutre. De ce fait, la somme
des cations devrait être égale à celle des anions. En réalité, cette égalité est rarement obtenue.
Ainsi, une certaine marge de déséquilibre entre anions et cations est admise. Elle est exprimée
sous forme d'un écart relatif par la formule :
|Σ𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠− Σ𝑎𝑛𝑖𝑜𝑛𝑠|
BI= ∗ 100%
Σcations+Σanions
La sommes des cations et la sommes des anions doivent être exprimées méq/L
Le calcul de la balance ionique permet généralement de vérifier la fiabilité des résultats des
analyses chimiques. Cependant, les incertitudes sur les résultats, variables selon les techniques
d'analyse, peuvent expliquer les erreurs parfois élevées sur les balances ioniques, à cause de la
présence éventuelle d’anions organiques non pris en compte dans les calculs. D’une manière
générale, les analyses chimiques sont considérées :
• la concentration
• la température
Chaque substance possède un certain degré de conductivité. Pour les solutions aqueuses, le
niveau de la force ionique s’étend des très faibles conductivités pour les eaux ultra pures
jusqu’aux très fortes conductivités pour des échantillons chimiques concentrés
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La conductivité se mesure en appliquant un courant électrique alternatif (I) à deux électrodes
immergées dans une solution et en mesurant la tension (V) qui en résulte. Lors de cette
expérience, les cations migrent en direction de l’électrode négative, les anions se dirigent vers
l’électrode positive et la solution se comporte comme un conducteur électrique.
11.1 Résistance :
La résistance d’une solution R se calcule à partir de la loi d’Ohm :
V=RxI
R = V/I
Avec :
V = tension (volts)
I = courant (ampères)
11.2 Conductance :
La conductance G est définie comme étant l’inverse de la résistance électrique R d’une solution
entre deux électrodes.
G = 1/R (S)
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11.3 La constante de cellule :
C’est le rapport de la distance (d) entre les électrodes sur la surface des électrodes (a)
K = d/a
11.4 Conductivité :
L’électricité est un flot d’électrons. Ceci indique que les ions en solution sont en mesure de
conduire l’électricité. La conductivité est la capacité d’une solution à faire passer du courant.
La conductivité d’un échantillon varie avec la température.
k = G .K
K = conductivité (S/cm)
Le TDS (Total Dissolved Solids) correspond à la masse de la totalité des cations, anions et
toutes autres espèces non dissociées présentes dans un litre de solution aqueuse. La méthode
normalisée pour déterminer le TDS consiste à faire évaporer une quantité connue d’un
échantillon d’eau en le chauffant à 180 °C. Il suffit ensuite de peser le résidu de solides obtenu.
Bien sûr, toutes ces opérations sont réalisées dans des conditions rigoureuses. L'exactitude de
la méthode normalisée dépend de la nature des espèces dissoutes.
La méthode TDS intégrée dans les conductimètres offre un moyen facile et rapide de déterminer
le TDS en se basant sur une mesure de conductivité et en utilisant un facteur de conversion pour
exprimer le résultat TDS
33
0,9 TDSmin (ppm) ≤ TDS( ppm) ≤ 1,1 TDSmax (ppm)
34
13.2 Masse volumique
La masse volumique (ρ) de l’eau varie avec la température. Elle augmente de 0 à 4°C, puis
décroit. Le maximum est situé à 3,98°C avec ρ= 0.999973g/ml
On compare souvent la masse volumique d’un liquide quelconque à celle de l’eau à 4°C, pour
laquelle on prend alors la valeur 1000kg/m3. Il est évident que la densité des eaux naturelles
varie selon leur contenu en matières dissoutes l’eau de mer a une masse volumique moyenne
de 1,028g/mL. On peut ajouter que ρ de l’eau est aussi en fonction de la pression.
14 Paramètres Organoleptiques
14.1 Turbidité
La turbidité est une caractéristique optique de l'eau, à savoir sa capacité à diffuser ou absorber
la lumière incidente. La turbidité est donc un des facteurs de la couleur de l'eau. La turbidité est
due à la présence dans l'eau de particules en suspension minérales ou organiques, vivantes ou
détritiques. Ainsi, plus une eau est chargée en biomasse phytoplanctonique ou en particules
sédimentaires, plus elle est turbide. Les conséquences de la turbidité concernent la pénétration
de la lumière et des ultra-violets dans l'eau, et donc la photosynthèse et le développement des
bactéries. Par ailleurs, la couleur de l'eau affecte aussi sa température et donc sa teneur en
oxygène, son évaporation et sa salinité.
35
14.3 Principe et théorie:
La turbidité est un indice de la présence de particules en suspension dans l'eau. Elle est
déterminée à l'aide d'un néphélomètre. Cet appareil mesure la lumière dispersée par les
particules en suspension avec un angle de 90° par rapport au faisceau de lumière incident
14.4 Interférences :
Les interférences connues sont la présence de bulles d'air, de graisse, d'huile ou une coloration
intense. La présence de bulles d'air peut être corrigée en ajoutant une goutte d’agent mouillant
dans la cellule avant d'y introduire l'échantillon. L'interférence causée par la couleur peut être
minimisée par une dilution appropriée. L'huile ou les graisses sont écumées avant d'effectuer la
détermination.
14.7 Dosage:
Fermer le capot.
Vérifier l’étalonnage avant chaque série de mesures avec des étalons de formazine de 20 et
de 200 UTN et noter le résultat sur la feuille de travail.
Agiter l’échantillon et remplir dans une cuvette jusqu’au trait (environ 30 ml) en prenant soin
de manipuler la cuvette par la partie supérieure. Boucher la cuvette.
36
Procéder de la même manière avec les échantillons de contrôle.
15 Propriétés thermodynamiques
15.1 Pression de vapeur-température d’ébullition
L’évaporation et l’ébullition dépendent de la pression de vapeur du liquide considéré. Pour
simplifier l’interprétation de cette propriété importante des liquides, on peut admettre, par
analogie avec la théorie cinétique des gaz que, statistiquement, les molécules d’un liquide
possèdent, à une température donnée, une certaine énergie cinétique moyenne. Un petit nombre
de ces molécules à une énergie inférieure à la valeur moyenne et, bien entendu un petit nombre
de molécules a une énergie supérieure à cette valeur. Ces molécules les plus énergétiques
peuvent vaincre les forces d’attraction intermoléculaires (ponts hydrogène, forces de Van der
Waals) qui les retiennent au sein de la phase liquide.
si ce liquide est dans un récipient ouvert, les molécules qui s’échappent en phase
gazeuse ont peu de chance de retomber en phase liquide. Il y a évaporation progressive,
qui s’accompagne d’un refroidissement du liquide.
37
si ce liquide est dans un récipient clos, par suite des chocs contre les parois, certaines
molécules repassent en phase liquide. L’équilibre est atteint quand les vitesses
d’évaporation et de recondensation sont égales (équilibre dynamique).
si l’équilibre est atteint : les molécules en phase vapeur exercent sur le liquide une
certaine pression (pression de vapeur sturante) La pression de vapeur dépend de la
nature du liquide: elle est inversement reliée à l’intensité des forces d’attractions
intermoléculaires. Ainsi, pour l’eau, la pression de vapeur est relativement faible
(comparativement, par exemple, à celle de certains liquides organiques), du fait des
fortes associations entre les molécules. On dit que l’eau est relativement peu volatile
𝑷 ∆𝑯𝑽𝒂𝒑 𝟏 𝟏
ln(𝑷𝟐)= − (𝑻 − 𝑻 )
𝟏 𝑹 𝟏 𝟐
Cette relation où T est la température absolue et où ∆Hv est exprimée en kJ/kg, permet de
calculer une valeur moyenne pour ∆Hv entre T1 et T2.
Lorsqu’on chauffe de l’eau dans une casserole non couverte, sa température ↗, sa pression
de vapeur ↗ et quand P° est égale à la pression atmosphérique (dans des conditions normales
38
de pression 101.3 kPa), l'eau bout à 100°C. L'eau en ébullition reste ensuite à cette
température jusqu'à ce qu'elle se soit entièrement évaporée
Cependant, si l'on met un couvercle sur une casserole au cours de la cuisson, les conditions
de pression changent. La vapeur d'eau s'accumule dans la casserole et la pression s'élève.
C'est le principe de la cocotte-minute. Il est basé sur le fait que la température d’ébullition
de l’eau dépend de la pression à laquelle elle est soumise. La pression peut monter jusqu’à
deux fois la pression atmosphérique. L’eau va se mettre à bouillir à une température plus
élevée (environ 120 °C) ce qui permet alors de cuire les aliments beaucoup plus vite car les
réactions chimiques sont accélérées.
39
conservé liquéfié, sous pression, dans des bouteilles d’acier. Ce phénomène est tout de
même limité. Le point critique du diagramme de phases donne la température (374°C pour
l’eau) au-delà de laquelle on ne peut plus liquéfier la vapeur, quelle que soit la pression
exercée.
Exemple
17 Dissociation de l’eau
L'eau est une substance amphotère, c'est-à-dire qu'elle est à la fois un acide et une base.
En effet, lorsqu'une molécule d'eau se dissocie, elle forme à la fois un ion H+ (proton), ce
qui correspond à un acide, et un ion OH−, ce qui correspond à une base.
L'eau s'auto-ionise au contact d'une seconde molécule d'eau. L'une des molécules d'eau va
perdre un proton H+ et c'est l'autre molécule d'eau qui va capter ce proton H+, ce qui donne
spontanément naissance à des ions hydroxyde et des ions oxonium : ce phénomène est
appelé autoprotolyse de l'eau.
L'équilibre qui existe entre l'eau et les ions produits par la réaction d'autoprotolyse de l'eau
40
peut être caractérisé par la relation suivante appelé la constante d'équilibre ou constante
d'ionisation de l’eau et elle s'écrit:
[H3 O+ ][OH − ]
K=
[H2 O]2
𝐊 𝐞 = [𝐇𝟑 𝐎+ ][𝐎𝐇 − ]
La constante thermodynamique de l’équilibre précédent notée Ke est appelée produit
ionique de l’eau.
Retenons qu'à une température de 25 °C: 𝐊 𝐞 = [𝐇𝟑 𝐎+ ][𝐎𝐇 − ] = 10-14 pKe = 14
Ke Est une constante sans dimension, qui augmente en fonction de la température.
18 Propriétés optiques
18.1 L’indice de réfraction
La lumière se propage dans le vide à une vitesse c, appelée « vitesse de la lumière ». Quand
une onde lumineuse rencontre l’eau liquide, sa vitesse de propagation se réduit par rapport
à sa vitesse dans le vide, ce qui permet de définir l’indice optique de l’eau n. Ce changement
de vitesse de la lumière provoque deux phénomènes : la réflexion et la réfraction.
18.2 Viscosité
La viscosité des liquides est liée à leur vitesse de déplacement, et il est bien établi que les
liquides s'écoulent à des vitesses différentes. Les huiles, par exemple, présentent une
viscosité élevée, tandis que l'eau ou le benzène affichent une viscosité plus faible. Bien que
41
les gaz aient également une certaine viscosité, elle est nettement inférieure à celle des
liquides ordinaires.
Lorsqu'un liquide s'écoule sur une surface, la couche adhérant à la surface demeure
pratiquement immobile, tandis que les autres couches s'écoulent plus rapidement à mesure
qu'elles s'éloignent de cette surface.
𝐹 𝑑𝑣
=𝜂
𝑆 𝑑𝑦
𝐹
contrainte de cisaillement en pascals (Pa)
𝑆
𝑑𝑣
gradient de vitesse
𝑑𝑦
ρ = masse volumique
42
𝜇 =en m2 .s-1
La vapeur d’eau à 100°C (sous 1atm) a une viscosité de 1,25.10-5 Pa.s, soit environ 100
fois plus petite que celle de l’eau à 20°C
La nature du liquide : elle joue un rôle important. La viscosité dépend non seulement de la
nature du liquide et de l’intensité des forces d’attractions intermoléculaires, mais aussi de
la forme et de la grosseur des particules constituantes: ainsi, la mesure de la viscosité de la
solution colloïdale, contenant de grosses particules non sédimentables, permet de
déterminer si ces particules sont sphériques ou allongées.
43
Figure 12 : Appareil d’Ostwald
Le réservoir de rayon R positionné au-dessus du tube capillaire (à droite) est rempli d’un fluide
qui coule vers le second réservoir (à gauche). Le temps que met le volume contenu dans le
premier réservoir à passer de la graduation A à B peut être directement relié à la viscosité
dynamique du fluide. Cette durée est proportionnelle à la viscosité du liquide et inversement
proportionnelle à sa masse volumique ρ, ce que l'on exprimera par la relation :
1 𝜼
t = (𝑘) * (𝝆)
1 𝜼0
t0 = (𝑘) * (𝝆0)
1 𝜌0
(𝑘)= t0𝜂0
𝜌0 𝜂
t = t0𝜂0* (𝜌)
Exemple
44
Calculer
Solution
𝝆0 𝜼
t = t0𝜼0* (𝑝)
𝑡𝜼0 𝝆
𝜼=
𝑡0 𝝆0
𝑡𝜼0 𝝆 165,8∗2,256∗1,2178
𝜼= = =1,80 mPa
𝑡0 𝝆0 314,8∗0,8021
45
La mesure de la pression osmotique d’une solution s’effectue simplement grâce à un
osmomètre. La solution est enfermée dans une cellule étanche, surmontée d’un tube de faible
diamètre et fermée par une paroi semi – perméable. L’appareil est immergé dans le solvant pur;
celui – ci vient diluer la solution. Le niveau du liquide s’élève jusqu’à ce que la pression exercée
par la colonne de liquide contrebalance la pression osmotique. Exprimée en mm de Hg :
46
Chimie des Eaux 1ère Partie : Chimie des Eaux Naturelles
Chapitre IV
1 Phénomène de l’équilibre des eaux
Les eaux naturelles contiennent de nombreux éléments en solution parmi lesquels
l’hydrogénocarbonate de calcium est le plus fréquent et le plus important. Notons que ce sel est
très souvent appelé, selon une ancienne terminologie, « bicarbonate de calcium ».
L’hydrogénocarbonate de calcium, non isolé à l’état cristallisé, dérive d’un acide hypothétique,
l’acide carbonique H2CO3. Cet acide particulièrement instable se décompose dès sa formation
pour libérer du gaz carbonique et de l’eau :
Ca(HCO3 )2 ← →CaCO3+CO2+H2O
Il s’agit donc d’un équilibre hétérogène régi par les lois propres à ce type d’équilibre. A ce sujet,
rappelons que toute modification affectant la concentration de l’un des éléments participant à
cet équilibre (bicarbonate de calcium, acide carbonique, …) déplacera l’équilibre.
Ca(HCO3)2 ←CaCO3+CO2+H2O.
Une eau qui a la capacité de dissoudre ainsi le calcaire est appelée « eau agressive ».
47
• Concentration en CO2 inférieure à celle existant à l’équilibre. Le déplacement de l’équilibre
se fera alors vers la droite, c’est-à-dire dans le sens d’une précipitation de CaCO3 à partir du
Ca(HCO3)2 en solution :
Ca(HCO3)2 ←CaCO3+CO2+H2O.
Une eau qui présente la propriété de précipiter ainsi le calcaire est appelée « eau incrustante ».
Pour une concentration donnée de Ca(HCO3)2, il existe une quantité de CO2 libre, dont la
présence est nécessaire pour éviter la précipitation de tartre :
Si CO2 libre > CO2 équilibrant cet excès sera agressif => destruction des carbonates
=>CO2 agressif => eau agressive
Si CO2 libre < CO2 équilibrant déficit en CO2 équilibrant : eau entartrante =>
Carbonates et bicarbonates de calcium en particulier vont précipiter. L’eau devient
opaque et le phénomène d’entartrage s’enclenche, il sera plus important aux endroits
les plus chauds (chaudières, échangeurs) et aux endroits où la pression est basse.
Si CO2 libre = CO2 équilibrant eau à l’équilibre
2.1 Conséquences:
Eau agressive (corrosion):
Dissolution de la couche de carbonate de calcium protectrice des canalisations
Libération de métaux, éléments toxiques
Dégradation des appareils de chauffage
Eau incrustante (dépôts):
Entartrage des canalisations
Augmentation des besoins en savon et détergents qui moussent moins
48
2.2 Equations chimiques :
– Équilibres de dissociation de l’acide carbonique :
H2CO3 H+ + HCO3 –
HCO3 – H+ + CO3 2-
49
Equilibres carbonique et calcocarbonique de l’eau
On désignera :
On note que suivant les équilibres, l’ion hydrogénocarbonate 𝐻𝐶𝑂3− de l’acide carbonique
H2CO3 se comporte
− tantôt comme un acide : 𝐻𝐶𝑂− ↔ 𝐶𝑂2− + H3O +
3 3
50
Il sera beaucoup question de ce pH, dans certains plans de représentation de l’eau.
4 Equation de Langelier
La dissociation de la deuxième acidité de l’acide carbonique se présente comme suit :
avec :
De façon générale, selon LANGELIER, pHS = pK’2 – pK’S – log [Alc] – log [Ca2+],
L’équation de LANGELIER permet donc déterminer le pHS d’une eau quelconque, connaissant
le TAC et THCa
Ir = 2 pHs – pH
• Si pH < pHS, l’eau a tendance à dissoudre le calcaire (agressivité) ; la valeur trop basse du pH
est due à un excès de gaz carbonique dissous.
• Si pH > pHS est incrustante : elle présente un déficit en CO2 dissous, avec précipitation de
CaCO3.
6 Phénomene de corrosion
La corrosion obéit à une loi naturelle qui conduit les métaux à retourner à leur état de composés
chimiques. Dans la nature, le fer n'est pas présent sous la forme Fe, mais plutôt sous forme
d'oxydes tels que Fe2O, Fe2O3, Fe3O4. Lors de sa transformation en fer industriel ou en acier, le
51
fer perd son oxygène pour devenir du fer métal (Fe). Ensuite, dans la nature, en particulier dans
l'eau, le fer métal est reconvertis en oxydes, ce que l'on observe sous la forme de rouille. Dans
le contexte des installations hydrauliques, la corrosion se manifeste comme une dégradation du
métal dans l'eau (Berné et al, 1991), et cette détérioration suit généralement trois étapes
distinctes :
Lorsque le métal entre en contact avec l'oxygène présent dans l'air ou dans l'eau, il réagit pour
former une couche d'oxyde à la surface du métal. À ce stade, les réactions chimiques
commencent à se produire à la surface du métal, formant une fine couche d'oxyde. Cependant,
cette couche d'oxyde est généralement très mince et n'entraîne pas de détérioration significative
du métal. C'est le début du processus de corrosion.
Par exemple:
le fer métal (Fe) réagit avec l'oxygène pour former de l'oxyde de fer (Fe2O3), communément
appelé rouille.
À ce stade, la couche d'oxyde peut devenir poreuse, permettant à l'eau et à d'autres réactifs
corrosifs de pénétrer plus profondément dans le matériau. Cela accélère le processus de
corrosion, provoquant la formation de produits de corrosion plus épais, tels que la rouille. La
vitesse de corrosion peut varier en fonction de facteurs tels que la composition de l'eau, la
température, le pH, la concentration en ions, etc.
Concrètement, lorsqu'une barre de fer est immergée dans de l'eau, le fer a tendance à s'ioniser
en ions ferreux, qui ont ensuite tendance à se dissoudre dans l'eau.
Fe↔ Fe ++ + 2é
52
À l'interface fer-eau, se forme progressivement un ensemble d'ions positifs dans la phase liquide
et d'électrons négatifs dans le métal. À ce stade, un processus électrochimique intervient avec
l'oxygène et l'hydrogène présents dans l'eau, donnant lieu à la création d'une barrière physique
d'hydroxydes. Cette barrière entrave la dissolution du métal, constituant ainsi un blocage dans
le processus de corrosion. Cette étape représente la polarisation du site de corrosion,
théoriquement atteinte rapidement, et elle permet d'interrompre la dissolution du métal dans
l'eau. Toutefois, divers facteurs entravent l'atteinte de cet état d'équilibre et dépolarisent le site
de corrosion.
Un pH trop bas, résultant par exemple d'une élévation de la température, entraînant une
augmentation de la concentration en ions H+ qui réagissent avec les hydroxydes OH-
pour reformer de l'eau, rompant ainsi la barrière physique d'hydroxydes
Une vitesse d'écoulement de l'eau excessive, provoquant un balayage de la surface
métallique et, par conséquent, entraînant la dislocation de la barrière physique.
Un exemple courant de corrosion sèche est la corrosion par l'oxydation, qui se produit
lorsque le métal réagit directement avec l'oxygène de l'air pour former une couche d'oxyde
à la surface du métal
53
Figure 1 : Illustration de la corrosion sèche
54
9 Formes de corrosion
9.1 Forme Uniforme
o Progression uniforme sur toute la surface du métal
o Environnement homogène
o Hétérogénéité du matériau
o Environnement hétérogène
En présence des anions tel que les chlorures, une rupture locale du film se produit
55
Figure 3 : corrosion par piqure
56
10 Protection de la corrosion
La préservation contre la corrosion joue un rôle essentiel dans l'extension de la durée de vie
des métaux et la réduction des coûts d'entretien. Plusieurs méthodes sont disponibles pour
protéger les métaux de la corrosion, comprenant notamment :
57
11.3 Elimination de la dureté totale
Réduction de la dureté totale de l'eau en éliminant ou en réduisant les ions calcium et
magnésium, qui sont des contributeurs majeurs à la formation de tartre.
58