Sécurité Aérienne Européenne Unifiée
Sécurité Aérienne Européenne Unifiée
(Actes pris en application des traités CE/Euratom dont la publication est obligatoire)
RÈGLEMENTS
LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L'UNION EURO- internationale signée à Chicago le 7 décembre 1944 (ci-
PÉENNE, après dénommée «convention de Chicago»), à laquelle tous
les États membres sont parties.
vu le traité instituant la Communauté européenne, et notamment
son article 80, paragraphe 2,
(3) La convention de Chicago prévoit déjà des normes
minimales visant à assurer la sécurité de l'aviation civile
vu la proposition de la Commission,
ainsi que la protection de l'environnement y afférente. Les
exigences essentielles de la Communauté et les règles
vu l'avis du Comité économique et social européen (1), adoptées pour leur mise en œuvre devraient être conçues de
telle manière que les États membres respectent les
obligations contractées au titre de la convention de
après consultation du Comité des régions, Chicago, y compris à l'égard des pays tiers.
et sont fabriqués selon des procédés industriels. Ils limité et soient soumises à un contrôle communautaire
pourraient par conséquent être réglementés plus efficace- approprié.
ment au niveau communautaire en vue de garantir le niveau
uniforme requis de sécurité et de protection de l'environ-
nement. (12) Il est nécessaire d'améliorer les arrangements dans tous les
domaines couverts par le présent règlement, et certaines
missions actuellement assurées au niveau de la Commu-
nauté ou des États membres devraient être remplies par un
(6) Le champ de l'action communautaire devrait être clairement organisme spécialisé unique. Il convient par conséquent,
défini, de façon que les personnes, les organismes et les dans le cadre de la structure institutionnelle et de l'équilibre
produits soumis au présent règlement et à ses règles de mise des pouvoirs au niveau communautaire, de créer une
en œuvre puissent être identifiés sans ambiguïté. Ce champ Agence européenne de la sécurité aérienne (ci-après
devrait être clairement défini par un renvoi à une liste dénommée «Agence»), indépendante concernant les ques-
d'aéronefs auxquels les dispositions du présent règlement ne tions techniques et dotée de l'autonomie juridique,
s'appliquent pas. administrative et financière. À cette fin, il est nécessaire et
approprié que l'Agence soit un organisme de la Commu-
nauté doté de la personnalité juridique et exerçant les
(7) Les produits, pièces et équipements aéronautiques, les pouvoirs d'exécution qui lui sont confiés par le présent
exploitants exerçant des activités de transport aérien règlement.
commercial, ainsi que les pilotes et les personnes, produits
et organismes jouant un rôle dans leur formation et dans
leur examen médical, devraient être certifiés ou dotés de (13) Dans le système institutionnel communautaire, la respon-
licences dès lors qu'il aura été constaté qu'ils satisfont aux sabilité de la mise en œuvre du droit communautaire
exigences essentielles que la Communauté définira en incombe au premier chef aux États membres. Les tâches de
conformité avec les normes énoncées et les pratiques certification requises par le présent règlement et par ses
recommandées par la convention de Chicago. La Commis- règles de mise en œuvre doivent donc être exécutées au
sion devrait être habilitée à élaborer les règles de mise en niveau national. Dans certains cas clairement définis,
œuvre requises pour la mise en place des conditions de toutefois, l'Agence devrait également être habilitée à
délivrance du certificat ou de son remplacement par une effectuer des tâches de certification comme le prévoit le
déclaration d'aptitude, en tenant compte des risques liés aux présent règlement. Pour la même raison, l'Agence devrait
différents types d'exploitation, y compris certains types de être autorisée à prendre les mesures qui s'imposent en ce
travail aérien et les vols locaux effectués avec de petits qui concerne l'exploitation des aéronefs, la qualification des
aéronefs. équipages ou la sécurité des aéronefs de pays tiers lorsque
c'est le meilleur moyen de garantir l'uniformité et de faciliter
le fonctionnement du marché intérieur.
(10) Afin d'atteindre les objectifs communautaires en matière de (15) Le fonctionnement efficace d'un système communautaire
libre circulation des marchandises, des personnes et des de sécurité de l'aviation civile dans les domaines couverts
services, ainsi qu'en matière de politique commune des par le présent règlement exige le renforcement de la
transports, les États membres devraient accepter, sans coopération entre la Commission, les États membres et
exigence ni évaluation supplémentaire, les produits, pièces l'Agence afin de détecter les situations dans lesquelles la
et équipements, ainsi que les organismes et les personnes sécurité n'est pas garantie et de prendre des mesures
certifiés conformément au présent règlement et aux règles correctrices s'il y a lieu.
arrêtées pour sa mise en œuvre.
(16) Pour promouvoir une culture de la sécurité et un système
réglementaire fonctionnant correctement dans les domaines
(11) Il convient de prévoir une souplesse suffisante pour faire couverts par le présent règlement, il faut que les incidents et
face à des situations particulières, telles que des mesures de événements soient spontanément signalés par les personnes
sécurité urgentes ou des besoins opérationnels imprévus ou
limités. Des dispositions devraient également être prévues
(1) Règlement (CE) no 2111/2005 du Parlement européen et du Conseil
en vue d'atteindre par d'autres moyens un niveau équivalent du 14 décembre 2005 concernant l'établissement d'une liste
de sécurité. Les États membres devraient pouvoir accorder communautaire des transporteurs aériens qui font l'objet d'une
des dérogations aux exigences du présent règlement et à interdiction d'exploitation dans la Communauté et l'information des
celles des règles arrêtées pour sa mise en œuvre, pour passagers du transport aérien sur l'identité du transporteur aérien
autant que ces dérogations aient un champ d'application effectif (JO L 344 du 27.12.2005, p. 15).
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/3
qui en sont témoins. La mise en place d'un environnement que procéder à des constats techniques et délivrer les
non répressif et l'adoption, par les États membres, de certificats requis. Elle devrait assister la Commission dans le
mesures appropriées visant à garantir la protection de ces contrôle de l'application du présent règlement et des règles
informations et des personnes qui les rapportent facilite- arrêtées pour sa mise en œuvre et devrait disposer de
raient la communication de ces incidents et événements. l'autorité nécessaire pour s'acquitter de ses missions.
ou son impartialité. La procédure budgétaire communau- domaine de l'aviation civile. Il y a lieu, par conséquent,
taire devrait être applicable en ce qui concerne la d'abroger en temps opportun l'annexe III du règlement
contribution de la Communauté et toute subvention (CEE) no 3922/91 du Conseil du 16 décembre 1991 relatif
imputable sur le budget général de l'Union européenne. à l'harmonisation de règles techniques et de procédures
Le contrôle des comptes devrait être assuré par la Cour des administratives dans le domaine de l'aviation civile (2), et la
comptes. directive 91/670/CEE du Conseil du 16 décembre 1991 sur
l'acceptation mutuelle des licences du personnel pour
exercer des fonctions dans l'aviation civile (3), dans son
(28) Préalablement à la création de bureaux locaux de l'Agence, intégralité, sans préjudice des certifications et agréments de
une réglementation générale devrait en préciser les produits, de personnes et d'organismes déjà accordés
conditions, ainsi que la contribution devant être apportée conformément auxdits actes.
par l'État membre concerné.
pays tiers, la supervision et l'application, ainsi qu'à adopter 2. Dans les domaines couverts par le présent règlement, celui-ci
un règlement sur les honoraires et redevances de l'Agence. vise, en outre, à atteindre les objectifs suivants:
Ces mesures ayant une portée générale et ayant pour objet
de modifier des éléments non essentiels du présent a) garantir un niveau uniforme élevé de protection de
règlement, y compris en le complétant par l'ajout de l'environnement;
nouveaux éléments non essentiels, elles doivent être
arrêtées selon la procédure de réglementation avec contrôle
prévue à l'article 5 bis de la décision 1999/468/CE. b) faciliter la libre circulation des marchandises, des personnes
et des services;
(39) Pour des raisons d'efficacité, les délais normalement c) promouvoir l'efficacité dans les processus réglementaire et
applicables dans le cadre de la procédure de réglementation de certification et éviter le double emploi entre le niveau
avec contrôle doivent être abrégés pour l'adaptation des national et le niveau européen;
exigences essentielles de la protection de l'environnement et
pour l'adoption des règles de mise en œuvre de la
protection de l'environnement. d) aider les États membres à remplir leurs obligations au titre
de la convention de Chicago, en jetant les bases d'une
interprétation commune et d'une mise en œuvre uniforme
(40) En raison de l'urgence, il est nécessaire d'appliquer la des dispositions de cette dernière, et en garantissant que
procédure d'urgence prévue à l'article 5 bis, paragraphe 6, celles-ci soient dûment prises en compte dans le cadre du
de la décision 1999/468/CE pour permettre à la Commis- présent règlement et des règles arrêtées pour sa mise en
sion de statuer sur les mesures prises par les États membres œuvre;
en vue de réagir immédiatement en cas de défaut de
sécurité, ainsi que sur les agréments dérogatoires soumis e) promouvoir dans le monde entier les vues de la
par les États membres, Communauté en matière de normes et de règles de sécurité
de l'aviation civile, en établissant une coopération appro-
priée avec les pays tiers et les organisations internationales;
ONT ARRÊTÉ LE PRÉSENT RÈGLEMENT:
b) aux personnels et aux organismes participant à l'exploita- d) la mise en œuvre uniforme de tous les actes nécessaires par
tion d'aéronefs. les autorités aéronautiques nationales et par l'Agence, dans
leurs domaines de compétence respectifs.
2. Le présent règlement ne s'applique pas lorsque les produits,
pièces et équipements et les personnels et organismes visés au Article 3
paragraphe 1 sont affectés à des opérations militaires, de douane
ou de police ou à des opérations analogues. Les États membres Définitions
s'engagent à veiller à ce que ces opérations soient menées en
tenant dûment compte, dans la mesure du possible, des objectifs Aux fins du présent règlement, on entend par:
du présent règlement.
a) «supervision continue», les tâches à accomplir pour vérifier
que les conditions qui ont donné lieu à la délivrance d'un
Article 2 certificat continuent d'être remplies à tout moment au
cours de la période de validité de celui-ci, ainsi que
Objectifs l'adoption de toute mesure de sauvegarde;
1. L'objectif principal du présent règlement est d'établir et de b) «convention de Chicago», la convention relative à l'aviation
maintenir un niveau uniforme élevé de sécurité de l'aviation civile civile internationale, ainsi que ses annexes, signée à Chicago
en Europe. le 7 décembre 1944;
L 79/6 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
c) «produit», un aéronef, un moteur ou une hélice; — pour une exploitation par un équipage de
conduite minimal d'au moins deux pilotes, ou
d) «pièces et équipements», les instruments, dispositifs,
mécanismes, pièces, appareils, dispositifs auxiliaires ou iii) un aéronef à rotors basculants;
accessoires, y compris les systèmes de communication, qui
sont utilisés ou destinés à être utilisés pour exploiter ou
contrôler un aéronef en vol et qui sont installés dans ou sur k) «simulateur d'entraînement au vol», tout type d'appareil
l'aéronef; cela comprend les parties de la cellule, du moteur simulant au sol les conditions de vol; cela inclut les
ou des hélices; simulateurs de vol, les entraîneurs au vol, les entraîneurs
aux procédures de vol et de navigation et les entraîneurs
pour la formation de base aux instruments;
e) «certification», toute forme de reconnaissance attestant
qu'un produit, des pièces et équipements, un organisme ou
une personne satisfait aux exigences applicables, et l) «qualification», une déclaration portée sur une licence,
notamment aux dispositions du présent règlement et de indiquant les privilèges, les conditions spéciales ou les
ses règles de mise en œuvre, ainsi que la délivrance du limitations attachés à cette licence.
certificat correspondant qui atteste cette conformité;
CHAPITRE II
f) «entité qualifiée», un organisme qui peut se voir confier une
tâche de certification spécifique par l'Agence ou par une EXIGENCES DE FOND
autorité aéronautique nationale, et sous le contrôle et la
responsabilité de celle-ci;
Article 4
— pour une masse maximale au décollage supé- 3. L'exploitation des aéronefs visés au paragraphe 1, point b), c)
rieure à 3 175 kg, ou ou d), satisfait aux exigences du présent règlement.
— pour une configuration maximale en sièges 4. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux aéronefs visés à
passagers supérieure à neuf, ou l'annexe II.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/7
5. Les paragraphes 2 et 3 ne s'appliquent pas aux aéronefs visés privilèges. Sauf disposition contraire convenue, ces capa-
à l'annexe II, à l'exception des aéronefs visés à ladite annexe, cités et ces moyens sont reconnus par un agrément
point a) ii) et points d) et h), lorsqu'ils sont utilisés pour des d'organisme. Les privilèges accordés à l'organisme agréé et
activités de transport aérien commercial. la portée de l'agrément sont fixés dans les conditions
d'agrément;
5. Les mesures visant à modifier les éléments non essentiels du vi) la liste minimale d'équipements de référence, s'il y a
présent article en le complétant sont arrêtées en conformité avec lieu, et des spécifications supplémentaires de naviga-
la procédure de réglementation avec contrôle visée à l'article 65, bilité pour un type d'opération donné afin de garantir
paragraphe 4. Ces mesures précisent en particulier: la conformité avec l'article 8;
a) les conditions pour établir et notifier à un demandeur la f) les conditions régissant la délivrance, le maintien, la
base de certification de type applicable à un produit; modification, la suspension ou le retrait des agréments
relatifs aux organismes exigés conformément au para-
graphe 2, points d), e) et g), et les conditions dans lesquelles
b) les conditions pour établir et notifier à un demandeur les ces agréments peuvent ne pas être exigés;
spécifications de navigabilité détaillées applicables aux
pièces et équipements;
g) les conditions régissant la délivrance, le maintien, la
modification, la suspension ou le retrait des certificats
c) les conditions pour établir et notifier à un demandeur les délivrés au personnel et exigés conformément au para-
spécifications de navigabilité particulières applicables aux graphe 2, point f);
aéronefs pouvant bénéficier de certificats de navigabilité
restreints;
h) les responsabilités des titulaires de certificats;
i) les conditions relatives à la durée de ces certificats et a) reflètent l'état de l'art et les meilleures pratiques dans le
les conditions relatives à leur renouvellement lors- domaine de la navigabilité;
qu'une durée limitée est fixée;
b) tiennent compte de l'expérience acquise en service au
ii) les restrictions applicables à la délivrance des auto- niveau mondial dans le domaine de l'aviation ainsi que des
risations de vol. Ces restrictions devraient notamment progrès scientifiques et techniques;
porter sur les éléments suivants:
c) permettent de faire face immédiatement aux causes établies
— l'objet du vol, d'accidents et d'incidents graves;
— l'espace aérien utilisé pour le vol, d) n'imposent pas aux aéronefs visés à l'article 4, paragraphe 1,
point c), des exigences incompatibles avec les obligations
qui incombent aux États membres dans le cadre de
— la qualification de l'équipage, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
deviennent applicables dans tous les États membres, pour autant leurs privilèges en matière de délivrance de licences et de
que ces adaptations n'élargissent pas le champ d'application du certificats médicaux est reconnue par un agrément.
présent règlement.
Article 7
4. Un simulateur d'entraînement au vol utilisé pour la
formation des pilotes fait l'objet d'un certificat. Ce certificat est
Pilotes
délivré lorsqu'il est démontré que le simulateur satisfait aux règles
établies pour garantir la conformité avec les exigences essentielles
1. Les pilotes participant à l'exploitation des aéronefs visés à applicables définies à l'annexe III.
l'article 4, paragraphe 1, points b) et c), ainsi que les simulateurs
d'entraînement au vol, les personnes et les organismes
intervenant dans la formation de ces pilotes et dans les examens, 5. Les personnes chargées de dispenser une formation au vol
les contrôles et la surveillance médicale auxquels ils sont soumis ou une formation en vol simulé ou d'évaluer les compétences des
satisfont aux exigences essentielles pertinentes définies à pilotes, et les examinateurs aéromédicaux, sont titulaires d'un
l'annexe III. certificat approprié. Ce certificat est délivré lorsqu'il est démontré
que la personne concernée satisfait aux règles établies pour
garantir la conformité avec les exigences essentielles applicables
2. Sauf dans le cadre d'une formation, une personne ne peut définies à l'annexe III.
exercer les fonctions de pilote que si elle est titulaire d'une licence
et d'un certificat médical correspondant à l'opération à effectuer.
Le certificat précise les privilèges qu'il confère.
Un certificat médical n'est délivré à une personne que lorsque a) les différentes qualifications pour les licences de pilote et les
celle-ci satisfait aux règles établies pour garantir la conformité certificats médicaux requis pour l'exercice des différents
avec les exigences essentielles relatives à l'aptitude médicale fixées types d'activité;
à l'annexe III. Ce certificat médical peut être délivré par un
examinateur ou un centre aéromédical.
b) les conditions de délivrance, de maintien, de modification,
de limitation, de suspension ou de retrait des licences, des
Nonobstant le troisième alinéa, dans le cas d'une licence de pilote qualifications liées aux licences, des certificats médicaux,
de loisir, un médecin généraliste ayant une connaissance détaillée des agréments et des certificats visés aux paragraphes 2, 3,
suffisante des antécédents médicaux du demandeur peut, si le 4 et 5, et les conditions dans lesquelles ces certificats et
droit national le permet, agir en tant qu'examinateur aéro- agréments peuvent ne pas être exigés;
médical, conformément aux règles de mise en œuvre détaillées
adoptées selon la procédure visée à l'article 65, paragraphe 3; ces
règles de mise en œuvre garantissent le maintien du niveau de c) les privilèges et responsabilités des titulaires de licences, de
sécurité. qualifications liées aux licences, de certificats médicaux,
d'agréments et de certificats visés aux paragraphes 2, 3, 4 et
5;
La licence et le certificat médical précisent les privilèges accordés
au pilote et la portée de ladite licence et dudit certificat.
d) les conditions dans lesquelles les licences nationales de
pilote et les licences de mécanicien navigant existantes
En ce qui concerne les pilotes qui prennent part à l'exploitation peuvent être converties en licences de pilote, ainsi que les
des aéronefs visés à l'article 4, paragraphe 1, point c), les conditions dans lesquelles les certificats médicaux natio-
exigences visées aux deuxième et troisième alinéas peuvent être naux peuvent être convertis en certificats médicaux
satisfaites par l'acceptation de licences et de certificats médicaux communément reconnus;
délivrés par un pays tiers ou en son nom.
f) les conditions dans lesquelles les pilotes des aéronefs visés à b) les conditions de délivrance, de maintien, de modification,
l'annexe II, point a) ii) et points d) et f), utilisés pour des de limitation, de suspension ou de retrait des certificats
transports aériens commerciaux remplissent les exigences visés au paragraphe 2 et les conditions dans lesquelles le
essentielles pertinentes de l'annexe III. certificat est remplacé par une déclaration indiquant que
l'exploitant a la capacité et les moyens d'assumer les
responsabilités liées à l'exploitation de l'aéronef;
7. Lorsqu'elle adopte les mesures visées au paragraphe 6, la
Commission veille spécialement à ce qu'elles reflètent l'état de
l'art, y compris les meilleures pratiques et le progrès scientifique c) les privilèges et responsabilités des titulaires de certificats;
et technique, en matière de formation des pilotes.
1. L'exploitation des aéronefs visés à l'article 4, paragraphe 1, f) les conditions dans lesquelles l'exploitation est interdite,
points b) et c), satisfait aux exigences essentielles définies à limitée ou soumise à certaines conditions dans l'intérêt de la
l'annexe IV. sécurité;
2. Sauf si les règles de mise en œuvre en disposent autrement, g) les conditions dans lesquelles l'exploitation des aéronefs
les exploitants qui procèdent à une exploitation commerciale visés à l'annexe II, point a) ii), et points d) et h), lorsqu'ils
prouvent qu'ils ont les capacités et les moyens d'assumer les sont utilisés pour des transports aériens commerciaux,
responsabilités liées à leurs privilèges. Ces capacités et ces remplit les exigences essentielles pertinentes énoncées à
moyens sont reconnus par un certificat. Les privilèges accordés à l'annexe IV.
l'exploitant et le champ des activités sont indiqués sur le
certificat.
6. Les mesures visées au paragraphe 5:
— n'imposent pas aux aéronefs visés à l'article 4, paragraphe 1, e) les conditions et procédures relatives aux déclarations
point c), des exigences incompatibles avec les obligations effectuées par les exploitants visés au paragraphe 3 et à la
qui incombent aux États membres dans le cadre de l'OACI. supervision de ceux-ci;
3. Les exploitants qui procèdent à une exploitation non i) des résultats du programme universel d'audits de
commerciale d'aéronefs à motorisation complexe en utilisant supervision de la sécurité de l'OACI;
des aéronefs visés au paragraphe 1 peuvent être invités à déclarer
qu'ils ont les capacités et les moyens d'assumer les responsabilités
liées à l'exploitation de tels aéronefs. ii) des informations issues des inspections au sol et des
registres du programme d'évaluation de la sécurité des
aéronefs étrangers (SAFA), et
4. Les mesures visant à modifier les éléments non essentiels du
présent article en le complétant sont arrêtées en conformité avec
la procédure de réglementation avec contrôle visée à l'article 65, iii) d'autres informations reconnues ayant trait à la
paragraphe 4. Ces mesures précisent en particulier: sécurité concernant l'exploitant en question.
4. Afin de permettre aux autorités compétentes de prendre plus 5. Dans l'attente de l'adoption des mesures visées à l'article 8,
facilement les mesures qui s'imposent pour assurer le respect du paragraphe 5, et sans préjudice de l'article 69, paragraphe 4, les
présent règlement, les États membres, la Commission et l'Agence certificats qui ne peuvent être délivrés conformément au présent
échangent des informations sur les infractions constatées. règlement peuvent l'être sur la base des réglementations
nationales applicables ou, le cas échéant, sur la base des
dispositions applicables du règlement (CEE) no 3922/91.
5. Les mesures visant à modifier les éléments non essentiels du
présent article en le complétant sont arrêtées en conformité avec
la procédure de réglementation avec contrôle visée à l'article 65, 6. Les dispositions du présent article sont sans préjudice du
paragraphe 4. Ces mesures précisent en particulier: règlement (CE) no 2111/2005 et de ses règles de mise en œuvre.
Article 11
2. a) En l'absence d'un accord conclu par la Communauté, un
Reconnaissance des certificats État membre ou l'Agence peuvent délivrer des certificats
sur la base de certifications délivrées par les autorités
compétentes d'un pays tiers, en application d'un accord
1. Les États membres reconnaissent, sans exigence ni évalua-
conclu par cet État membre avec le pays tiers en question
tion technique supplémentaire, les certificats délivrés confor-
avant l'entrée en vigueur des dispositions correspondantes
mément au présent règlement. Lorsque la reconnaissance initiale
du présent règlement et notifié à la Commission et aux
correspond à une ou à des fins particulières, toute reconnais-
autres États membres. L'Agence peut également délivrer de
sance ultérieure couvre uniquement la ou les mêmes fins.
tels certificats pour le compte de tout État membre en
application d'un accord conclu entre l'un des États
2. La Commission, de sa propre initiative ou à la demande d'un membres et le pays tiers en question.
État membre ou de l'Agence, peut engager la procédure visée à
l'article 65, paragraphe 7, pour déterminer si un certificat délivré
conformément au présent règlement est réellement conforme au b) Si la Commission considère:
présent règlement et à ses règles de mise en œuvre.
Mesures dérogatoires
Lorsqu'une dérogation n'est pas conforme aux objectifs généraux
en matière de sécurité prévus par le présent règlement ou par
1. Le présent règlement et ses règles de mise en œuvre ne font toute autre disposition du droit communautaire, la Commission
pas obstacle à la réaction immédiate d'un État membre face à un arrête une décision n'autorisant pas la dérogation, selon la
problème de sécurité en relation avec un produit, une personne procédure visée à l'article 65, paragraphe 7. En pareil cas, l'État
ou un organisme auxquels les dispositions du présent règlement membre concerné retire la dérogation.
sont applicables.
Échange d'informations
4. Un État membre peut accorder des dérogations aux
exigences de fond précisées dans le présent règlement et dans
ses règles de mise en œuvre, en cas de circonstances 1. La Commission, l'Agence et les autorités aéronautiques
opérationnelles ou de nécessités opérationnelles imprévues et nationales se communiquent toute information dont elles
urgentes d'une durée limitée, pour autant que ces dérogations ne disposent dans le cadre de l'application du présent règlement et
soient pas préjudiciables au niveau de sécurité. Ces dérogations de ses règles de mise en œuvre. Les entités chargées d'enquêter
sont notifiées à l'Agence, à la Commission et aux autres États sur les accidents et incidents dans l'aviation civile, ou de les
membres dès qu'elles acquièrent un caractère répété ou analyser, sont habilitées à avoir accès à ces informations.
L 79/14 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
2. Sans préjudice du droit d'accès du public aux documents de La présente disposition ne s'applique pas aux cas de faute grave.
la Commission tel que défini dans le règlement (CE)
no 1049/2001, la Commission adopte, conformément à la
procédure visée à l'article 65, paragraphe 3, les mesures pour la 4. Le présent article s'applique sans préjudice des règles
diffusion, à son initiative, auprès des parties intéressées, des nationales relatives à l'accès à l'information par les autorités
informations visées au paragraphe 1 du présent article. Ces judiciaires.
mesures, qui peuvent être de portée générale ou individuelle, sont
fondées sur la nécessité: CHAPITRE III
Missions
b) de limiter la diffusion des informations à ce qui est
strictement nécessaire pour leurs utilisateurs, afin de Article 17
garantir à ces informations un niveau de confidentialité
adéquat. Création et fonctions de l'Agence
4. Afin d'informer le public du niveau général de sécurité, un a) effectue toute tâche et formule des avis sur toutes questions
rapport sur la sécurité est publié chaque année par l'Agence. À couvertes par l'article 1er, paragraphe 1;
compter de l'entrée en vigueur des mesures visées à l'article 10,
paragraphe 5, ce rapport contient une analyse de toutes les
informations reçues en vertu de l'article 10. Cette analyse doit b) assiste la Commission en préparant les mesures à prendre
être simple, facile à comprendre et indiquer s'il existe des risques pour la mise en œuvre du présent règlement. S'il s'agit de
accrus. Cette analyse ne divulgue pas les sources d'information prescriptions techniques, et notamment de règles liées à la
utilisées. construction, à la conception ou à des aspects opération-
nels, la Commission ne peut pas modifier leur contenu sans
coordination préalable avec l'Agence. L'Agence apporte
également à la Commission le soutien technique, scienti-
Article 16
fique et administratif nécessaire à l'accomplissement de ses
missions;
Protection des sources d'information
c) prend les mesures nécessaires dans les limites des pouvoirs
1. Lorsque les informations visées à l'article 15, paragraphe 1, qui lui sont conférés par le présent règlement ou un autre
sont fournies volontairement par une personne physique à la acte communautaire;
Commission ou à l'Agence, la source de ces informations n'est
pas révélée. Lorsque les informations ont été communiquées à
une autorité nationale, la source de ces informations est protégée d) effectue les inspections et les enquêtes nécessaires à
conformément à la législation nationale. l'accomplissement de ses missions;
La présente disposition ne s'applique pas aux cas de faute grave. Mesures adoptées par l'Agence
c) émettre des spécifications de certification, y compris des spécifications techniques détaillées nécessaires lorsque les
codes de navigabilité et des moyens acceptables de mise en caractéristiques de conception d'un produit donné ou
conformité, ainsi que tout document d'orientation concer- l'expérience en service rendent toute disposition d'un code
nant l'application du présent règlement et de ses règles de de navigabilité insuffisante ou inadéquate pour assurer la
mise en œuvre; conformité avec les exigences essentielles;
d) prendre les décisions requises concernant l'application des b) pour chaque produit pour lequel un certificat de naviga-
articles 20, 21, 22, 23, 54 et 55; bilité restreint est requis, déterminer et notifier les
spécifications de navigabilité particulières;
e) publier les rapports établis à la suite des inspections de
normalisation effectuées en application de l'article 24, c) pour chaque pièce ou équipement pour lequel un certificat
paragraphe 1, et de l'article 54. est requis, déterminer et notifier les spécifications de
navigabilité détaillées;
Article 19
d) pour chaque produit pour lequel un certificat en matière
Avis, spécifications de certification et documents d'environnement est requis conformément à l'article 6,
d'orientation déterminer et notifier les exigences appropriées en matière
d'environnement;
1. L'Agence élabore des projets afin d'assister la Commission
dans la préparation de propositions concernant les principes
e) effectuer, elle-même ou par l'intermédiaire des autorités
fondamentaux, l'applicabilité et les exigences essentielles à
aéronautiques nationales ou d'entités qualifiées, les enquêtes
présenter au Parlement européen et au Conseil et dans l'adoption
liées à la certification des produits, pièces et équipements;
des règles de mise en œuvre. Ces projets sont présentés à la
Commission par l'Agence sous la forme d'avis.
f) délivrer les certificats de type appropriés, ou les modifica-
2. Conformément à l'article 52 et aux règles de mise en œuvre tions qui y sont associées;
arrêtées par la Commission, l'Agence élabore:
g) délivrer les certificats pour les pièces et les équipements;
a) des spécifications de certification, y compris des codes de
navigabilité et des moyens acceptables de mise en h) délivrer les certificats appropriés en matière d'environne-
conformité, et ment;
b) des documents d'orientation, i) modifier, suspendre ou retirer tout certificat lorsque les
conditions aux termes desquelles il a été délivré ne sont plus
à utiliser lors du processus de certification. remplies ou lorsque la personne physique ou morale
titulaire du certificat ne remplit pas les obligations que lui
imposent le présent règlement ou ses règles de mise en
Ces documents reflètent l'état de l'art et les meilleures pratiques œuvre;
dans les domaines concernés et sont mis à jour en tenant compte
de l'expérience acquise en service au niveau mondial dans le
domaine de l'aviation ainsi que des progrès scientifiques et j) garantir les fonctions de suivi de navigabilité des produits,
techniques. pièces et équipements qui sont sous sa surveillance, et
notamment réagir dans un délai raisonnable en cas de
problème de sécurité, et émettre et diffuser les informations
Article 20 obligatoires utiles;
a) pour chaque produit pour lequel un certificat de type ou 2. Pour ce qui concerne les organismes, l'Agence:
une modification d'un certificat de type sont requis,
déterminer et notifier la base de certification de type. La
base de certification de type est constituée par le code de a) procède elle-même ou par l'intermédiaire des autorités
navigabilité applicable, les dispositions pour lesquelles un aéronautiques nationales ou d'entités qualifiées à des
niveau de sécurité équivalent a été accepté, et les contrôles et audits des organismes qu'elle certifie;
L 79/16 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
b) délivre et renouvelle les agréments: iii) des simulateurs d'entraînement au vol situés hors du
territoire des États membres;
f) le contenu des régimes individuels que l'Agence peut 4. L'Agence est consultée sur l'application de l'article 14 et
accepter, ou sur lesquels la Commission a adopté une adresse des recommandations à ce sujet à la Commission.
décision positive conformément au point e), est publié.
Amendes et astreintes
a) procède elle-même ou par l'intermédiaire des autorités
aéronautiques nationales ou d'entités qualifiées à des
enquêtes et des audits; 1. Sans préjudice des articles 20 et 55, la Commission peut, à la
demande de l'Agence:
Contrôle de l'application des règles a) les critères détaillés de fixation du montant de l'amende ou
de l'astreinte, et
1. L'Agence effectue des inspections de normalisation dans les
domaines couverts par l'article 1er, paragraphe 1, afin de
contrôler l'application, par les autorités nationales compétentes, b) les procédures d'enquête, les mesures connexes et le régime
du présent règlement et de ses règles de mise en œuvre, et fait de notification, ainsi que les règles de la procédure de
rapport à la Commission. décision, y compris les dispositions en matière de droit de la
défense, d'accès aux dossiers, de représentation juridique, de
confidentialité et de dispositions temporelles, et la fixation
2. L'Agence effectue des enquêtes dans les entreprises pour du montant des amendes et astreintes et leur perception.
contrôler l'application du présent règlement et de ses règles de
mise en œuvre.
4. La Cour de justice des Communautés européennes statue
avec compétence de pleine juridiction sur les recours formés
3. L'Agence évalue l'incidence de l'application du présent contre les décisions par lesquelles la Commission a fixé une
règlement et de ses règles de mise en œuvre, eu égard aux amende ou une astreinte. Elle peut supprimer, réduire ou majorer
objectifs énoncés à l'article 2. l'amende ou l'astreinte infligée.
L 79/18 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
5. Les décisions prises en application du paragraphe 1 ne 3. L'Agence peut établir ses propres bureaux locaux dans les
relèvent pas du droit pénal. États membres, sous réserve de l'accord de ces derniers.
Recherche
Article 29
1. L'Agence peut mettre sur pied et financer des activités de
recherche pour autant qu'elles se limitent strictement à Personnel
l'amélioration des activités relevant de son domaine de
compétence, sans préjudice du droit communautaire. 1. Le statut des fonctionnaires des Communautés européennes,
le régime applicable aux autres agents des Communautés
européennes et les règles adoptées conjointement par les
2. L'Agence coordonne ses activités de recherche et de institutions des Communautés européennes aux fins de
développement avec celles de la Commission et des États l'application de ce statut et de ce régime s'appliquent au
membres de manière que les politiques et les actions soient personnel de l'Agence, sans préjudice de l'application de
cohérentes entre elles. l'article 39 du présent règlement aux membres des chambres
de recours.
3. Les résultats de la recherche financée par l'Agence sont
publiés, sauf si l'Agence les déclare confidentiels. 2. Sans préjudice de l'article 42, les compétences conférées à
l'autorité investie du pouvoir de nomination par le statut, ainsi
que par le régime applicable aux autres agents, sont exercées par
Article 27 l'Agence en ce qui concerne son propre personnel.
Relations internationales
3. Le personnel de l'Agence consiste en un nombre strictement
1. L'Agence assiste la Communauté et les États membres dans limité de fonctionnaires affectés ou détachés par la Commission
leurs relations avec les pays tiers conformément au droit ou les États membres pour assumer des fonctions de gestion. Le
communautaire applicable. Elle contribue en particulier à reste du personnel se compose d'agents recrutés au besoin par
l'harmonisation des règles pertinentes et à la reconnaissance l'Agence pour assurer ses tâches.
mutuelle des agréments attestant l'application satisfaisante des
règles.
Article 30
Article 31
3. L'Agence assiste les États membres dans le respect de leurs
obligations internationales, et notamment celles découlant de la
convention de Chicago. Responsabilité
Structure interne
2. La Cour de justice des Communautés européennes est
Article 28 compétente pour se prononcer en vertu de toute clause
d'arbitrage contenue dans un contrat conclu par l'Agence.
Statut juridique, siège, bureaux locaux
3. En cas de responsabilité non contractuelle, l'Agence répare,
1. L'Agence est un organisme de la Communauté. Elle a la conformément aux principes généraux communs aux droits des
personnalité juridique. États membres, tout dommage causé par ses services ou par ses
agents dans l'exercice de leurs fonctions.
5. La responsabilité personnelle de ses agents envers l'Agence e) établit des procédures pour la prise de décision par le
est régie par les dispositions du statut ou du régime qui leur sont directeur exécutif, comme indiqué aux articles 52 et 53;
applicables.
b) les avis adressés à la Commission conformément à i) donne son avis sur les mesures relatives aux honoraires et
l'article 19, paragraphe 1; aux redevances visées à l'article 64, paragraphe 1;
c) le rapport général annuel et le programme de travail visés à j) arrête son règlement intérieur;
l'article 33, paragraphe 2, points b) et c), respectivement.
Chaque État membre désigne un membre du conseil d'adminis- de ses membres. À la demande d'un membre du conseil
tration, ainsi qu'un suppléant qui représentera le membre en son d'administration, la décision visée à l'article 33, paragraphe 2,
absence. La Commission désigne également son représentant et point k), est arrêtée à l'unanimité.
le suppléant de celui-ci. La durée du mandat est de cinq ans. Ce
mandat est renouvelable.
2. Chaque membre désigné conformément à l'article 34,
paragraphe 1, dispose d'une voix. En l'absence d'un membre,
2. Le cas échéant, la participation de représentants de pays tiers son suppléant peut exercer son droit de vote. Ni les observateurs
européens concernés ainsi que les conditions de cette participa- ni le directeur exécutif de l'Agence n'ont le droit de vote.
tion sont fixées par les arrangements visés à l'article 66.
3. L'organe consultatif visé à l'article 33, paragraphe 4, désigne 3. Le règlement intérieur fixe les modalités plus détaillées du
quatre de ses membres pour participer en qualité d'observateurs vote, notamment les conditions dans lesquelles un membre peut
aux réunions du conseil d'administration. Ils représentent, d'une agir au nom d'un autre membre, ainsi que les règles en matière de
manière aussi large que possible, les différents points de vue quorum, le cas échéant.
représentés au sein de l'organe consultatif. La durée de leur
mandat est de trente mois et il est renouvelable une fois.
Article 38
Article 35
Fonctions et pouvoirs du directeur exécutif
Présidence du conseil d'administration
1. L'Agence est gérée par son directeur exécutif, qui est
1. Le conseil d'administration élit un président et un vice- totalement indépendant dans l'exercice de ses fonctions. Sans
président parmi ses membres. Le vice-président remplace d'office préjudice des compétences de la Commission et du conseil
le président lorsque celui-ci n'est pas en mesure d'assumer ses d'administration, le directeur exécutif ne sollicite ni n'accepte
fonctions. aucune instruction d'aucun gouvernement ni d'aucun autre
organisme.
2. Le mandat du président et celui du vice-président expirent au
même moment que leur qualité de membres du conseil 2. Le Parlement européen ou le Conseil peuvent inviter le
d'administration. Sous réserve de ce qui précède, la durée du directeur exécutif à faire rapport sur l'exécution de ses tâches.
mandat du président et de celui du vice-président est de trois ans.
Ces mandats sont renouvelables une fois.
3. Le directeur exécutif est investi des fonctions et des pouvoirs
Article 36 suivants:
Réunions
a) approuver les mesures de l'Agence précisées à l'article 18,
1. Les réunions du conseil d'administration sont convoquées dans les limites fixées par le présent règlement, par ses
par son président. règles de mise en œuvre et par toute législation applicable;
2. Le directeur exécutif de l'Agence participe aux délibérations. b) décider de procéder aux inspections et enquêtes prévues aux
articles 54 et 55;
3. Le conseil d'administration se réunit au moins deux fois par
an en session ordinaire. Il se réunit, en outre, à l'initiative de son c) attribuer les tâches de certification aux autorités aéro-
président ou à la demande d'un tiers au moins de ses membres. nautiques nationales ou à des entités qualifiées, confor-
mément aux lignes directrices définies par le conseil
4. Le conseil d'administration peut inviter toute personne dont d'administration;
l'avis pourrait présenter de l'intérêt à assister à ses réunions en
qualité d'observateur.
d) assurer toute fonction internationale et toute coopération
technique avec les pays tiers en application de l'article 27;
5. Les membres du conseil d'administration peuvent, sous
réserve des dispositions de son règlement intérieur, être assistés
par des conseillers ou par des experts. e) prendre toutes les dispositions nécessaires, notamment
l'adoption d'instructions administratives internes et la
6. Le secrétariat du conseil d'administration est assuré par publication de notices, pour assurer le fonctionnement de
l'Agence. l'Agence conformément au présent règlement;
1. Sans préjudice de l'article 39, paragraphe 1, le conseil g) exercer à l'égard du personnel de l'Agence les pouvoirs
d'administration arrête ses décisions à la majorité des deux tiers prévus à l'article 29, paragraphe 2;
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/21
i) déléguer ses pouvoirs à d'autres membres du personnel de 1. Une chambre de recours se compose d'un président et de
l'Agence, dans le respect des règles à adopter conformément deux autres membres.
à la procédure fixée à l'article 65, paragraphe 2;
2. Le président et les autres membres sont remplacés, en cas
j) avec l'approbation du conseil d'administration, arrêter des d'absence, par leur suppléant.
décisions concernant l'établissement de bureaux locaux
dans les États membres, conformément à l'article 28,
paragraphe 3; 3. Le président, les autres membres ainsi que leur suppléant
sont désignés par le conseil d'administration sur une liste de
candidats qualifiés adoptée par la Commission.
k) élaborer et mettre en œuvre le programme de travail
annuel;
4. Lorsque la chambre de recours considère que la nature du
recours l'exige, elle peut faire appel, pour cette affaire, à deux
l) répondre aux demandes d'assistance de la Commission. autres membres inscrits sur la liste visée au paragraphe 3.
2. Le directeur exécutif peut être assisté d'un ou de plusieurs 2. Les membres d'une chambre de recours sont indépendants.
directeurs. Si le directeur exécutif est absent ou souffrant, un des Ils prennent leurs décisions sans être liés par aucune instruction.
directeurs le remplace.
Article 40
Article 43
Attributions des chambres de recours
Exclusion et récusation
1. Une ou plusieurs chambres de recours sont instituées au sein
de l'Agence. 1. Les membres d'une chambre de recours ne peuvent prendre
part à aucune procédure de recours s'ils ont un intérêt personnel
dans celle-ci, ou s'ils ont déjà représenté une des parties à la
2. La ou les chambres de recours sont chargées de statuer sur procédure, ou s'ils ont participé à la décision faisant l'objet du
les recours portant sur les décisions visées à l'article 44. recours.
3. La ou les chambres de recours se réunissent autant que de 2. Si, pour une des raisons visées au paragraphe 1 ou pour
besoin. Le nombre de chambres de recours et la répartition du toute autre raison, un membre d'une chambre de recours estime
travail entre elles sont déterminés par la Commission statuant qu'il ne peut prendre part à une procédure de recours, il en
conformément à la procédure visée à l'article 65, paragraphe 3. informe cette chambre de recours.
L 79/22 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
3. Les membres d'une chambre de recours peuvent être récusés 2. Si la décision n'est pas réformée dans un délai d'un mois à
par une partie au recours pour une des raisons visées au compter de la réception du mémoire exposant les motifs du
paragraphe 1 ou s'ils sont suspectés de partialité. Une telle recours, l'Agence décide, dans les meilleurs délais, si elle suspend
récusation n'est pas recevable si, ayant connaissance d'un motif l'application de la décision conformément à l'article 44,
de récusation, la partie à la procédure de recours en cause a paragraphe 2, deuxième phrase, et défère le recours à la chambre
engagé une étape procédurale. Aucune récusation ne peut être de recours.
fondée sur la nationalité des membres.
Article 48
4. Les chambres de recours décident des mesures à prendre
dans les cas visés aux paragraphes 2 et 3 sans la participation du
Examen du recours
membre concerné. Aux fins de cette décision, celui-ci est
remplacé à la chambre de recours par son suppléant.
1. Si le recours est recevable, la chambre de recours examine s'il
est fondé.
Article 44
Article 47
Article 51
Réformation préjudicielle
Recours direct
1. Si le directeur exécutif considère le recours comme recevable
et fondé, il réforme la décision. Cette disposition ne s'applique Les États membres et les institutions de la Communauté peuvent
pas lorsque la procédure oppose celui qui a introduit le recours à introduire directement un recours auprès de la Cour de justice
une autre partie à la procédure. des Communautés européennes contre les décisions de l'Agence.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/23
Procédures pour l'élaboration d'avis, de spécifications de d) garantissent que la décision est motivée.
certification et de documents d'orientation
2. Le conseil d'administration établit des procédures précisant
1. Dès que possible après l'entrée en vigueur du présent les conditions dans lesquelles les décisions sont notifiées, en
règlement, le conseil d'administration établit des procédures tenant dûment compte de la procédure de recours.
transparentes pour la délivrance des avis, des spécifications de
certification et des documents d'orientation visés à l'article 18,
points a) et c). 3. Des procédures particulières sont établies concernant les
mesures immédiates à prendre par l'Agence afin de faire face à un
problème de sécurité et d'informer les parties intéressées des
Ces procédures: mesures qu'elles doivent prendre.
1. L'Agence peut effectuer elle-même ou charger les autorités Le rapport indique les activités menées par l'Agence et évalue
aéronautiques nationales ou des entités qualifiées de toutes les leurs résultats par rapport aux objectifs et au calendrier fixés, les
enquêtes nécessaires dans les entreprises, en application des risques liés à ces activités, ainsi que l'utilisation des ressources et
articles 7, 20, 21, 22 et 23, et de l'article 24, paragraphe 2. Ces le fonctionnement général de l'Agence.
enquêtes sont effectuées dans le respect des dispositions légales
en vigueur dans l'État membre dans lequel elles doivent être Article 58
menées. Les personnes mandatées à cet effet en vertu du présent
règlement sont habilitées: Transparence et communication
e) à procéder à des inspections des aéronefs en coopération 4. Les informations collectées par l'Agence conformément au
avec les États membres. présent règlement sont soumises au règlement (CE) no 45/2001
du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2000
relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du
2. Les personnes mandatées pour effectuer les enquêtes visées traitement des données à caractère personnel par les institutions
au paragraphe 1 exercent leurs pouvoirs sur présentation d'un et organes communautaires et à la libre circulation de ces
mandat écrit précisant l'objet et les buts de leur mission. données (1).
SECTION IV
3. En temps utile avant l'enquête, l'Agence informe l'État
membre sur le territoire duquel celle-ci doit être menée, de
Dispositions financières
l'enquête prévue et de l'identité des personnes mandatées. Les
fonctionnaires de l'État membre concerné assistent, à la demande
Article 59
de l'Agence, les personnes mandatées dans l'exécution de leur
mission.
Budget
Le programme de travail annuel vise à favoriser l'amélioration b) d'une contribution de tout pays tiers européen avec lequel
constante de la sécurité de l'aviation européenne et respecte les la Communauté a conclu les accords visés à l'article 66;
objectifs, les mandats et les missions de l'Agence définis dans le
présent règlement. Il précise clairement les mandats et missions c) des redevances payées par les demandeurs et les titulaires de
de l'Agence qui ont été ajoutés, modifiés ou supprimés par certificats et d'agréments délivrés par l'Agence;
rapport à l'année précédente.
d) des honoraires pour les publications, la formation et tout
La présentation du programme de travail annuel s'appuie sur les autre service assuré par l'Agence, et
méthodes utilisées par la Commission dans le cadre de la gestion
par activité. (1) JO L 8 du 12.1.2001, p. 1.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/25
5. Chaque année, le conseil d'administration établit, sur la base 3. Au plus tard le 31 mars suivant l'exercice clos, le comptable
d'un projet d'état prévisionnel des recettes et des dépenses, un de la Commission transmet à la Cour des comptes les comptes
état prévisionnel des recettes et des dépenses de l'Agence pour provisoires de l'Agence accompagnés d'un rapport sur la gestion
l'exercice financier suivant. budgétaire et financière pour l'exercice considéré. Le rapport sur
la gestion budgétaire et financière de l'exercice considéré est
également transmis au Parlement européen et au Conseil.
6. L'état prévisionnel visé au paragraphe 4, qui comprend un
projet d'organigramme ainsi que le programme de travail
provisoire, est transmis avant le 31 mars au plus tard par le 4. En vertu de l'article 129 du règlement (CE, Euratom)
conseil d'administration à la Commission ainsi qu'aux États avec no 1605/2002, dès réception des observations formulées par la
lesquels la Communauté a conclu les accords visés à l'article 66. Cour des comptes sur les comptes provisoires de l'Agence, le
directeur exécutif établit les comptes définitifs de l'Agence sous sa
propre responsabilité et les soumet pour avis au conseil
7. L'état prévisionnel est transmis par la Commission à d'administration.
l'autorité budgétaire avec l'avant-projet de budget général de
l'Union européenne.
5. Le conseil d'administration rend un avis sur les comptes
définitifs de l'Agence.
8. Sur la base de l'état prévisionnel, la Commission inscrit dans
l'avant-projet de budget général de l'Union européenne les
estimations qu'elle juge nécessaires pour l'organigramme et le 6. Au plus tard le 1er juillet suivant l'exercice clos, le directeur
montant de la subvention à imputer sur le budget général, qu'elle exécutif transmet les comptes définitifs accompagnés de l'avis du
soumet à l'autorité budgétaire conformément à l'article 272 du conseil d'administration au Parlement européen, au Conseil, à la
traité. Commission et à la Cour des comptes.
9. L'autorité budgétaire autorise les crédits au titre de la 7. Les comptes définitifs sont publiés.
subvention destinée à l'Agence. L'autorité budgétaire adopte
l'organigramme de l'Agence.
8. Le directeur exécutif adresse à la Cour des comptes une
réponse aux observations de celle-ci le 30 septembre au plus
10. Le budget est arrêté par le conseil d'administration. Ce tard. Il adresse cette réponse également au conseil d'adminis-
budget devient définitif après l'adoption définitive du budget tration.
général de l'Union européenne. Il est, le cas échéant, ajusté en
conséquence.
9. Le directeur exécutif soumet au Parlement européen, à la
demande de celui-ci, comme prévu à l'article 146, paragraphe 3,
11. Le conseil d'administration notifie, dans les meilleurs délais, du règlement (CE, Euratom) no 1605/2002, toute information
à l'autorité budgétaire son intention de réaliser tout projet nécessaire au bon déroulement de la procédure de décharge pour
susceptible d'avoir des incidences financières significatives sur le l'exercice en question.
financement du budget, notamment les projets de nature
immobilière, tels que la location ou l'acquisition d'immeubles.
Il en informe la Commission. 10. Avant le 30 avril de l'année N + 2, sur recommandation du
Conseil statuant à la majorité qualifiée, le Parlement européen
donne décharge au directeur exécutif sur l'exécution du budget de
Lorsqu'une branche de l'autorité budgétaire a fait part de son l'exercice N.
intention de rendre un avis, elle transmet celui-ci au conseil
d'administration dans un délai de six semaines à compter de la (1) JO L 248 du 16.9.2002, p. 1. Règlement modifié par le règlement
date de la notification du projet. (CE) no 1525/2007 (JO L 343 du 27.12.2007, p. 9).
L 79/26 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
La période prévue à l'article 5, paragraphe 6, de la décision 2003. Jusqu'à cette date, les États membres continuent à mettre
1999/468/CE est fixée à un mois. en œuvre les dispositions législatives et réglementaires applica-
bles.
4. Dans le cas où il est fait référence au présent paragraphe,
l'article 5 bis, paragraphes 1 à 4, et l'article 7 de la décision 2. Durant une période de transition supplémentaire de
1999/468/CE s'appliquent, dans le respect des dispositions de quarante-deux mois à partir de la date visée au paragraphe 1,
l'article 8 de celle-ci. les États membres peuvent continuer à délivrer les certificats et
agréments par dérogation aux articles 5, 6, 12 et 20 dans les
conditions précisées par la Commission dans les mesures arrêtées
5. Dans le cas où il est fait référence au présent paragraphe, pour leur mise en œuvre. Lorsque, dans ces conditions, les États
l'article 5 bis, paragraphes 1 à 4, et paragraphe 5, point b), ainsi membres délivrent des certificats sur la base de certificats délivrés
que l'article 7 de la décision 1999/468/CE s'appliquent, dans le par un pays tiers, les mesures arrêtées par la Commission
respect des dispositions de l'article 8 de celle-ci. tiennent dûment compte des principes définis à l'article 12,
paragraphe 2, points b) et c).
Les délais visés à l'article 5 bis, paragraphe 3, point c), et
paragraphe 4, points b) et e), de la décision 1999/468/CE sont Article 68
fixés à vingt jours.
Sanctions
6. Dans le cas où il est fait référence au présent paragraphe,
l'article 5 bis, paragraphes 1, 2 et 4, paragraphe 5, point b), et Les États membres déterminent les sanctions applicables en cas
paragraphe 6, ainsi que l'article 7 de la décision 1999/468/CE de violation des dispositions du présent règlement ou de ses
s'appliquent, dans le respect des dispositions de l'article 8 de règles de mise en œuvre. Ces sanctions sont effectives,
celle-ci. proportionnées et dissuasives.
Article 69
7. Dans le cas où il est fait référence au présent paragraphe,
l'article 6 de la décision 1999/468/CE s'applique.
Abrogations
Avant d'arrêter sa décision, la Commission consulte le comité 1. Le règlement (CE) no 1592/2002 est abrogé, sans préjudice
visé au paragraphe 1 du présent article. des dispositions du deuxième alinéa.
La période prévue à l'article 6, point b), de la décision Les références au règlement abrogé s'entendent comme faites au
1999/468/CE est fixée à trois mois. présent règlement et sont à lire selon le tableau de correspon-
dance figurant à l'annexe VI.
Le présent règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans tout
État membre.
ANNEXE I
1. Intégrité du produit: l'intégrité du produit doit être assurée dans toutes les conditions de vol prévisibles pour la durée
d'exploitation de l'aéronef. La conformité avec l'ensemble des exigences doit être démontrée au moyen d'évaluations ou
d'analyses, étayées, le cas échéant, par des essais.
1.a. Structures et matériaux: l'intégrité de la structure doit être assurée pour toute l'enveloppe opérationnelle de
l'aéronef, y compris de son système de propulsion, et suffisamment au-delà, et maintenue pendant la durée
d'exploitation de l'aéronef.
1.a.1. Toutes les pièces de l'aéronef dont la défaillance pourrait réduire l'intégrité structurelle doivent répondre aux
conditions ci-après sans déformation ou défaillance préjudiciable. Sont inclus tous les éléments de masse
significative et leurs dispositifs de fixation.
1.a.1.a. Toutes les combinaisons de charge susceptibles de survenir dans les limites des poids, de la gamme de centrage, de
l'enveloppe opérationnelle et de la durée d'exploitation de l'aéronef, et même au-delà de ces limites, doivent être
envisagées. Cela inclut les charges dues à des rafales, à des manœuvres, à la pressurisation, aux surfaces mobiles,
aux systèmes de contrôle et de propulsion tant en vol qu'au sol.
1.a.1.b. Il doit être tenu compte des charges et des défaillances probables dues à des atterrissages ou amerrissages d'urgence.
1.a.1.c. Les effets dynamiques doivent être couverts dans la réponse des structures à ces charges.
1.a.2. L'aéronef doit être exempt de toute instabilité aéroélastique et de vibrations excessives.
1.a.3. Les procédés de fabrication et les matériaux utilisés pour la construction d'un aéronef doivent se traduire par des
propriétés structurelles connues et reproductibles. Tout changement des performances du matériel lié à
l'environnement opérationnel doit être justifié.
1.a.4. Les effets d'un effort cyclique, de la dégradation de l'environnement, des dommages accidentels ou provenant d'une
source discrète ne doivent pas ramener l'intégrité structurelle en dessous d'un niveau acceptable de résistance
résiduelle. Toutes les instructions nécessaires pour assurer le maintien de la navigabilité à cet égard doivent être
diffusées.
1.b. Propulsion: l'intégrité du système de propulsion (à savoir le moteur et, le cas échéant, les hélices) doit être
démontrée dans toute l'enveloppe opérationnelle, et suffisamment au-delà, du système de propulsion et être
maintenue pendant la durée d'utilisation du système de propulsion.
1.b.1. Le système de propulsion doit produire, dans les limites déclarées, la poussée ou la puissance demandée dans toutes
les conditions de vol requises, compte tenu des effets et des conditions de l'environnement.
1.b.2. Le processus de fabrication et les matériaux utilisés pour la construction du système de propulsion doivent se
traduire par un comportement structurel connu et reproductible. Tout changement des performances du matériau
lié à l'environnement opérationnel doit être justifié.
1.b.3. Les effets d'un effort cyclique, de la dégradation de l'environnement et du fonctionnement et les défaillances
partielles susceptibles de se produire ultérieurement ne doivent pas ramener l'intégrité du système de propulsion en
dessous de niveaux acceptables. Toutes les instructions nécessaires pour assurer le maintien de la navigabilité à cet
égard doivent être diffusées.
1.b.4. Toutes les instructions, informations et exigences nécessaires pour assurer une interface correcte et sûre entre le
système de propulsion et l'aéronef doivent être diffusées.
1.c.1. L'aéronef ne doit pas présenter de caractéristiques ou de détails de conception dont l'expérience a montré qu'ils
étaient dangereux.
1.c.2. L'aéronef, y compris les systèmes, équipements et dispositifs nécessaires pour la certification de type ou au titre des
règles d'exploitation, doit fonctionner comme prévu dans toutes les conditions d'utilisation prévisibles dans toute
l'enveloppe opérationnelle de l'aéronef et suffisamment au-delà, en tenant dûment compte de l'environnement
opérationnel du système, de l'équipement ou du dispositif. D'autres systèmes, équipements et dispositifs qui ne
sont pas exigés pour la certification de type ou au titre des règles d'exploitation, qu'ils fonctionnent de manière
L 79/30 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
satisfaisante ou non, ne doivent pas diminuer la sécurité et ne doivent pas compromettre le bon fonctionnement de
tout autre système, équipement ou dispositif. Les systèmes, équipements et dispositifs doivent pouvoir être utilisés
sans compétence ou force exceptionnelles.
1.c.3. Les systèmes de bord, les équipements et les dispositifs associés, pris séparément et en liaison les uns avec les
autres, doivent être conçus de telle manière qu'une seule défaillance n'entraîne pas une situation de défaillance
catastrophique dont il n'est pas démontré qu'elle est extrêmement improbable, et une relation inverse doit exister
entre la probabilité d'une situation de défaillance et la gravité de ses effets sur l'aéronef et ses occupants. S'agissant
du critère de la défaillance unique ci-dessus, il est admis qu'il faut tenir dûment compte de la taille et de la
configuration globale de l'aéronef et qu'il peut en découler que certaines pièces et certains systèmes des
hélicoptères et des avions de petite taille ne satisfont pas à ce critère.
1.c.4. Les informations nécessaires pour le bon contrôle de la conduite du vol et les informations relatives aux conditions
pouvant compromettre la sécurité doivent être fournies à l'équipage, ou au personnel d'entretien, le cas échéant,
d'une manière claire, cohérente et non ambiguë. Les systèmes, équipements et dispositifs de contrôle, y compris les
indications et les annonces, doivent être conçus et placés de manière à minimiser les erreurs qui pourraient
contribuer à l'apparition de dangers.
1.c.5. Des précautions de conception doivent être prises pour minimiser les dangers résultant, pour l'aéronef et ses
occupants, de menaces raisonnablement probables, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'aéronef, y compris la
protection contre le risque d'une défaillance grave ou d'une rupture d'un dispositif de l'aéronef.
1.d.1. Des instructions relatives au maintien de la navigabilité doivent être établies pour garantir que la norme de
navigabilité de la certification de type de l'aéronef soit maintenue pendant toute la durée d'exploitation de l'aéronef.
1.d.2. Il faut prévoir les moyens permettant d'inspecter, de régler, de lubrifier, de retirer ou de remplacer toute pièce et
équipement si cela s'avère nécessaire, pour garantir le maintien de la navigabilité.
1.d.3. Les instructions relatives au maintien de la navigabilité doivent se présenter sous la forme d'un ou de plusieurs
manuels, selon qu'il conviendra, en fonction du volume d'informations à fournir. Les manuels doivent contenir les
instructions de maintenance et de réparation, les informations concernant l'entretien, les procédures de diagnostic
et d'inspection et être d'une utilisation facile.
1.d.4. Les instructions relatives au maintien de la navigabilité doivent contenir des limitations de navigabilité précisant
chaque date de remplacement obligatoire, les intervalles d'inspection obligatoires, et les procédures d'inspection
obligatoires y afférentes.
2.a. Il faut démontrer que les éléments ci-après ont été pris en considération pour assurer un niveau de sécurité
satisfaisant pour les personnes à bord de l'aéronef ou au sol pendant le fonctionnement du produit.
2.a.1. Les types d'exploitation pour lesquels l'aéronef est agréé doivent être déterminés et les restrictions et informations
nécessaires pour assurer la sécurité de l'exploitation, y compris les limitations et performances environnementales,
doivent être établies.
2.a.2. L'aéronef doit pouvoir être contrôlé et manœuvré en toute sécurité dans toutes les conditions d'exploitation
prévisibles, y compris après la défaillance d'un ou, le cas échéant, de plusieurs systèmes de propulsion. Il faut tenir
dûment compte de la force du pilote, de l'environnement du poste de pilotage, de la charge de travail du pilote et
d'autres facteurs humains, ainsi que de la phase de vol et de sa durée.
2.a.3. Il doit être possible de passer sans heurts d'une phase de vol à une autre sans que cela n'implique en matière de
pilotage une compétence, une vigilance, une force ou une charge de travail exceptionnelles dans les conditions de
fonctionnement susceptibles de se présenter.
2.a.4. L'aéronef doit présenter une stabilité telle que les exigences imposées au pilote ne soient pas excessives compte tenu
de la phase de vol et de sa durée.
2.a.5. Il faut établir des procédures pour le fonctionnement normal, les défaillances et les situations d'urgence.
2.a.6. Il faut prévoir des alarmes ou des signaux dissuasifs pour empêcher le dépassement de l'enveloppe de vol normale,
en fonction du type.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/31
2.a.7. Les caractéristiques de l'aéronef et de ses systèmes doivent permettre de rétablir la situation en toute sécurité à
partir des conditions extrêmes de l'enveloppe de vol qui peuvent être rencontrées.
2.b. Les limites d'exploitation et les autres informations nécessaires pour assurer la sécurité du fonctionnement doivent
être portées à la connaissance des membres de l'équipage.
2.c. Le fonctionnement des produits doit être protégé contre les risques résultant de conditions externes et internes
défavorables, y compris les conditions environnementales.
2.c.1. En particulier, aucune situation d'insécurité ne doit résulter de l'exposition à des phénomènes tels que (cette
énumération n'étant pas exhaustive): mauvaises conditions météorologiques, foudre, impact d'oiseau, champ de
rayonnement de haute fréquence, ozone, etc., qui pourraient éventuellement survenir lors du fonctionnement du
produit.
2.c.2. Les compartiments de cabine doivent garantir aux passagers des conditions de transport adéquates et une
protection appropriée contre tout danger prévisible arrivant lors des opérations en vol ou résultant des situations
d'urgence, y compris le feu, la fumée, les gaz toxiques et les risques de décompression rapide. Des dispositions
doivent être prises pour donner aux occupants des chances raisonnables d'éviter des blessures graves et d'évacuer
rapidement l'aéronef et pour les protéger contre l'effet des forces de décélération en cas d'atterrissage ou
d'amerrissage d'urgence. Une signalisation et des annonces claires et sans ambiguïté doivent être prévues, le cas
échéant, pour informer les occupants quant aux comportements de maintien de la sécurité et à l'emplacement et à
l'utilisation correcte des équipements de sécurité. Les équipements de sécurité nécessaires doivent être facilement
accessibles.
2.c.3. Les postes d'équipage doivent être conçus de manière à faciliter les opérations en vol, et notamment à permettre
une prise de conscience des différentes situations, ainsi que la gestion de toute situation prévisible et situation
d'urgence. L'environnement des postes d'équipage ne doit pas compromettre la capacité de l'équipage de s'acquitter
de sa mission et leur conception doit permettre d'éviter toute interférence dans la manœuvre des commandes ainsi
que toute manœuvre incorrecte de celles-ci.
3. Organismes, y compris une personne physique engagée dans une activité de conception, de construction ou de maintenance:
3.a. Un agrément d'organisme doit être délivré lorsque les conditions ci-après sont remplies:
3.a.1. l'organisme doit disposer des moyens nécessaires pour réaliser les travaux de la portée de l'agrément. Sans être
exhaustifs, ces moyens comprennent notamment: installations, personnel, équipements, outils et matériel,
documentation relative aux tâches, aux responsabilités et aux procédures, accès aux données utiles et archivage;
3.a.2. l'organisme doit mettre en œuvre et gérer un système de gestion afin de garantir la conformité avec les exigences
essentielles en matière de navigabilité, et s'employer à l'améliorer en permanence;
3.a.3. l'organisme doit établir, en tant que de besoin, avec d'autres organismes, les accords qui sont nécessaires pour
assurer le maintien de la conformité avec ces exigences essentielles en matière de navigabilité;
3.a.4. l'organisme doit établir un système de rapports des événements et/ou de traitement des incidents, qui doit être
traité dans le cadre du système de gestion visé au point 3.a.2 ci-dessus et des accords prévus au point 3.a.3, afin de
contribuer à atteindre l'objectif d'une amélioration permanente de la sécurité des produits.
3.b. Les conditions énumérées aux points 3.a.3 et 3.a.4 ne s'appliquent pas dans le cas des organismes chargés de la
formation à la maintenance.
L 79/32 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
ANNEXE II
L'article 4, paragraphes 1, 2 et 3, ne s'applique pas aux aéronefs qui entrent dans une ou plusieurs des catégories ci-après:
ou
ii) les aéronefs présentant un intérêt historique manifeste, pour les raisons suivantes:
— le rôle important qu'ils ont joué dans les forces armées d'un État membre;
b) les aéronefs spécialement conçus ou modifiés à des fins de recherche ou d'expérience ou à des fins scientifiques, s'ils
sont susceptibles d'être construits en nombre très limité;
c) les aéronefs dont au moins 51 % ont été construits par un amateur, une association d'amateurs à but non lucratif, pour
leur usage propre, sans aucun objectif commercial;
d) les aéronefs qui ont été utilisés par les forces armées, sauf s'il s'agit d'un type pour lequel une norme de conception a
été adoptée par l'Agence;
e) les avions, hélicoptères et paramoteurs n'ayant pas plus de deux places et une masse maximale au décollage (MTOM),
enregistrée par les États membres, n'excédant pas:
iii) 330 kg pour un avion/un hélicoptère amphibie ou un hydravion/un hélicoptère à flotteurs monoplace, ou
iv) 495 kg pour un avion/un hélicoptère amphibie ou un hydravion/un hélicoptère à flotteurs biplace, à condition
que, lorsqu'ils fonctionnent à la fois comme hydravion/hélicoptère à flotteurs et comme avion/hélicoptère
terrestre, cette masse soit inférieure aux deux masses maximales au décollage, selon le cas,
v) 472,5 kg pour un avion terrestre biplace équipé d'un système de récupération totale par parachute installé sur la
cellule,
vi) 315 kg pour un avion terrestre monoplace équipé d'un système de récupération totale par parachute installé sur
la cellule,
et, en ce qui concerne les avions, dont la vitesse de décrochage ou la vitesse constante minimale de vol en
configuration d'atterrissage ne dépasse pas 35 nœuds en vitesse corrigée (VC);
f) les autogires monoplaces et biplaces ayant une masse maximale au décollage n'excédant pas 560 kg;
g) les planeurs dont la masse structurelle n'excède pas 80 kg en version monoplace ou 100 kg en version biplace, y
compris les deltaplanes;
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/33
h) les répliques d'aéronefs satisfaisant aux critères des points a) ou d) ci-dessus, dont la conception structurelle est
analogue à celle des aéronefs originaux;
i) les aéronefs sans pilote dont la masse en ordre d'exploitation n'excède pas 150 kg;
j) tout autre aéronef dont la masse structurelle maximale, carburant compris, n'excède pas 70 kg.
L 79/34 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
ANNEXE III
1. Formation
1.a. Généralités
1.a.1. Une personne qui entreprend une formation en vue de piloter un aéronef doit posséder un niveau d'éducation et
des aptitudes physiques et mentales suffisants pour acquérir, mémoriser et démontrer qu'elle possède les
connaissances théoriques et les compétences pratiques nécessaires.
1.b.1. Un pilote doit acquérir et conserver un niveau de connaissances correspondant aux fonctions exercées à bord de
l'aéronef et proportionnel aux risques liés au type d'activité concerné. Ces connaissances doivent couvrir au moins
les aspects suivants:
i) droit aérien;
vi) météorologie;
vii) navigation;
x) communications, et
xi) compétences à caractère non technique, dont la détection et la gestion des menaces et des erreurs.
1.c.1. L'acquisition et la mémorisation des connaissances théoriques doivent être démontrées par l'évaluation continue
pendant la formation et, le cas échéant, par des examens.
1.c.2. Un niveau approprié de connaissances théoriques doit être maintenu. Le respect de cette exigence est démontré par
des évaluations, des examens, des tests ou des contrôles réguliers. La fréquence des examens, tests ou contrôles doit
être proportionnée au niveau de risque lié à l'activité.
1.d.1. Un pilote doit acquérir et conserver les compétences pratiques nécessaires à l'exercice de ses fonctions à bord d'un
aéronef. Ces compétences doivent être proportionnées avec les risques liés au type d'activité exercée et couvrir, si
cela est approprié eu égard aux fonctions exercées à bord de l'aéronef, les éléments suivants:
i) activités avant le vol et en vol, notamment les performances de l'aéronef, les calculs de masse et de centrage,
l'inspection et l'entretien courant des aéronefs, la gestion du carburant, l'appréciation des conditions
météorologiques, la planification du trajet, les restrictions de l'espace aérien et la disponibilité des pistes;
vii) vol avec référence aux seuls instruments, en rapport avec le type d'activité;
viii) procédures opérationnelles, y compris le travail en équipage et la gestion des ressources, en rapport avec le
type d'opération, qu'elle soit monopilote ou en équipage multiple;
ix) navigation et mise en œuvre des règles de l'air et des procédures associées, avec utilisation, selon le cas, de
repères visuels ou d'aides à la navigation;
xi) respect des procédures des services de la circulation aérienne et des procédures de communications;
xiii) formation pratique additionnelle pouvant être requise pour réduire les risques liés à des activités spécifiques,
et
xiv) compétences à caractère non technique, y compris celles relatives à la détection et la gestion des menaces et
des erreurs, à l'aide de méthodes d'évaluation appropriées, en liaison avec l'évaluation des compétences
techniques.
1.e.1. Un pilote doit démontrer qu'il est capable d'exécuter les procédures et manœuvres avec un degré de compétence
correspondant aux fonctions exercées à bord de l'aéronef:
v) en conservant à tout moment le contrôle de l'aéronef de manière que la réussite d'une procédure ou d'une
manœuvre soit assurée, et
vi) en appliquant les compétences à caractère non technique, y compris celles relatives à la détection et à la
gestion des menaces et des erreurs, à l'aide de méthodes d'évaluation appropriées, en liaison avec l'évaluation
des compétences techniques.
1.e.2. Un niveau approprié de compétences relatif aux aptitudes pratiques doit être maintenu. Le respect de cette exigence
est démontré par des évaluations, des examens, des tests ou des contrôles réguliers. La fréquence des examens, tests
ou contrôles est proportionnée au niveau de risque lié à l'activité.
Un pilote doit avoir démontré qu'il possède un niveau de compétence linguistique adapté à l'exercice de ses
fonctions à bord de l'aéronef. Cette démonstration de compétence comprend notamment les capacités:
ii) d'utiliser des cartes aéronautiques de vol en route, de départ et d'approche et les documents associés
d'information aéronautique, et
iii) de communiquer avec les autres membres de l'équipage et les services de la circulation aérienne pendant
toutes les phases du vol, y compris la préparation du vol.
Lorsqu'un simulateur d'entraînement au vol est utilisé pour la formation ou pour démontrer que les compétences
pratiques ont été acquises ou sont maintenues, cet appareil doit être certifié pour un niveau donné de
performances dans les domaines se rapportant à l'exécution de la tâche concernée. En particulier, la reproduction
de la configuration, des qualités de vol, des performances de l'aéronef et du comportement des systèmes doit
représenter l'aéronef de façon adéquate.
1.h.1. La formation doit être réalisée dans le cadre d'un cours de formation.
ii) le cours de formation doit être réparti entre enseignement théorique et instruction pratique au pilotage, y
compris une formation sur entraîneur synthétique de vol, le cas échéant.
1.i. Instructeurs
L'instruction théorique doit être dispensée par des instructeurs dûment qualifiés, qui doivent:
L'instruction au pilotage en vol et en vol simulé doit être dispensée par des instructeurs dûment qualifiés qui
répondent aux exigences suivantes:
i) ils satisfont aux exigences en matière de connaissances théoriques et d'expérience requises pour l'instruction
dispensée;
iii) ils ont pratiqué les techniques d'instruction relatives aux manœuvres et procédures de vol faisant l'objet de la
formation au pilotage;
iv) ils ont démontré leur capacité à enseigner dans les domaines où l'instruction au pilotage sera dispensée, y
compris l'instruction concernant les procédures avant le vol, après le vol et au sol, et
v) ils suivent régulièrement des cours de mise à jour pour assurer l'actualisation du niveau d'instruction.
Les instructeurs de vol doivent également être habilités à remplir les fonctions de commandants de bord des
aéronefs pour lesquels la formation est dispensée, sauf en ce qui concerne la formation aux nouveaux types
d'aéronefs.
1.j. Examinateurs
i) satisfaire aux exigences concernant les instructeurs de vol ou les instructeurs sur simulateur de vol;
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/37
ii) être capables d'évaluer les performances des pilotes et d'effectuer des tests et des contrôles en vol.
2. Expérience requise
2.a.1. Toute personne intervenant comme membre d'un équipage de conduite, instructeur ou examinateur doit acquérir
et entretenir une expérience suffisante pour les fonctions exercées, sauf si les règles de mise en œuvre prévoient que
ses compétences doivent être démontrées conformément au point 1.e.
3. Organismes de formation
3.a.1. Un organisme de formation dispensant une formation au pilotage doit satisfaire aux exigences suivantes:
i) il dispose de tous les moyens nécessaires pour assumer l'ensemble des responsabilités liées à son activité. Ces
moyens sont, entre autres, les suivants: installations, personnel, équipement, outils et matériel,
documentation relative aux tâches, responsabilités et procédures, accès aux données pertinentes et archivage;
ii) il met en œuvre et maintient à jour un système de gestion relatif à la sécurité et au niveau de la formation, et
veille à l'amélioration constante de ce système, et
iii) il conclut, si besoin est, des accords avec d'autres organismes appropriés pour assurer le respect permanent
des exigences ci-dessus.
4. Aptitude médicale
4.a.1. Tout pilote doit démontrer périodiquement son aptitude médicale à remplir de manière satisfaisante ses fonctions,
compte tenu du type d'activité qu'il exerce. Cette aptitude doit être établie par une évaluation appropriée fondée sur
les meilleures pratiques aéromédicales, compte tenu du type d'activité et de l'éventuelle dégradation physique et
mentale due à l'âge.
L'aptitude médicale, qui recouvre l'aptitude physique et l'aptitude mentale, signifie que le pilote est indemne de
toute affection et de tout handicap le rendant incapable:
ii) de remplir à tout moment les fonctions qui lui sont assignées, ou
4.a.2. Lorsque l'aptitude médicale ne peut être pleinement démontrée, des mesures correctives assurant une sécurité de
vol équivalente peuvent être mises en œuvre.
ii) avoir reçu une formation en médecine aéronautique et suivre régulièrement des cours de recyclage en
médecine aéronautique pour assurer le maintien du niveau de l'évaluation;
iii) avoir acquis une connaissance et une expérience pratiques des conditions dans lesquelles les pilotes exercent
leurs fonctions.
L 79/38 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
i) il possède tous les moyens nécessaires pour assumer l'ensemble des responsabilités liées à ses privilèges. Ces
moyens sont, entre autres, les suivants: installations, personnel, équipement, outils et matériel,
documentation relative aux tâches, responsabilités et procédures, accès aux données pertinentes et archivage;
ii) il met en œuvre et maintient à jour un système de gestion relatif à la sécurité et à la qualité des évaluations
médicales, et veille à l'amélioration constante de ce système;
iii) il conclut, si besoin est, des accords avec d'autres organismes compétents pour assurer en permanence le
respect des exigences ci-dessus.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/39
ANNEXE IV
1. Généralités
1.a. Un vol ne doit pas avoir lieu si les membres d'équipage et, selon le cas, tous les autres membres du personnel
d'exploitation prenant part à sa préparation et à son exécution ne connaissent pas les lois, règlements et procédures
régissant l'exécution de leurs tâches et applicables aux zones à traverser, aux aérodromes qu'il est prévu d'utiliser et
aux installations de navigation aérienne connexes.
1.b. Un vol doit être exécuté conformément aux procédures d'exploitation prévues dans le manuel de vol ou, le cas
échéant, dans le manuel d'exploitation, pour la préparation et l'exécution du vol. Pour faciliter le respect de ces
procédures, un système de liste de vérification doit être prévu pour être utilisé, le cas échéant, par les membres
d'équipage à toutes les étapes de l'exploitation de l'aéronef dans des conditions et situations normales, anormales et
d'urgence. Des procédures doivent être établies pour toute situation d'urgence raisonnablement prévisible.
1.c. Avant tout vol, les rôles et les tâches de chacun des membres de l'équipage doivent être définis. Le pilote
commandant de bord est responsable de la conduite et de la sécurité de l'aéronef et de la sécurité de tous les
membres d'équipage, des passagers et du fret transportés.
1.d. Les produits ou substances pouvant constituer un risque significatif pour la santé, la sécurité, les biens ou
l'environnement, comme les marchandises dangereuses, les armes et les munitions, ne doivent pas être transportés
par aéronef, sauf si des procédures et instructions spécifiques de sécurité sont appliquées pour réduire les risques
qui y sont liés.
1.e. Tous les documents, données, comptes rendus et informations nécessaires pour établir le respect des conditions
énoncées au point 5.c doivent être conservés pour chaque vol et tenus à disposition pendant une période minimale
compatible avec le type d'exploitation.
2. Préparation du vol
2.a. Un vol ne peut débuter qu'après vérification, par tout moyen raisonnable disponible, que toutes les conditions ci-
après sont remplies:
2.a.1. Les installations directement nécessaires au vol et à l'exploitation en toute sécurité de l'aéronef, notamment les
installations de communication et les aides à la navigation, sont disponibles pour l'exécution du vol, compte tenu
de la documentation des services d'information aéronautiques disponible.
2.a.2. L'équipage doit connaître l'emplacement et le mode d'emploi des équipements de secours et ces informations
doivent être communiquées aux passagers. L'équipage et les passagers doivent être suffisamment renseignés sur les
procédures d'urgence et l'utilisation des équipements de sécurité de la cabine au moyen des informations spécifiées.
ii) le cas échéant, que l'aéronef est dûment immatriculé et que les certificats répondant à cette exigence sont à
bord de l'aéronef;
iii) que les instruments et les équipements visés au point 5 et requis pour l'exécution du vol sont installés à bord
de l'aéronef et fonctionnent correctement, sauf si cela est permis par la liste minimale d'équipement (LME)
applicable ou un document équivalent;
iv) que la masse de l'aéronef et son centre de gravité sont tels que le vol peut être exécuté dans les limites
prescrites par la documentation en matière de navigabilité;
v) que tous les bagages de cabine, bagages à main et fret sont correctement chargés et arrimés, et
L 79/40 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
vi) que les limitations opérationnelles de l'aéronef indiquées au point 4 ne seront dépassées à aucun moment du
vol.
2.a.4. Les informations concernant les conditions météorologiques à l'aérodrome de départ, de destination et, le cas
échéant, de dégagement, ainsi que les conditions en route, doivent être à la disposition des équipages de conduite.
Une attention particulière doit être accordée aux conditions atmosphériques potentiellement dangereuses.
2.a.5. En cas de vol où le risque de givrage est avéré ou possible, l'aéronef doit être certifié, équipé et/ou traité pour être
exploité en toute sécurité dans de telles conditions.
2.a.6. Pour les vols effectués selon les règles de navigation à vue, les conditions météorologiques sur le trajet qui sera
emprunté doivent être de nature à permettre le respect de ces règles. Pour les vols effectués selon les règles de
navigation aux instruments, un aérodrome de destination et, s'il y a lieu, un ou des aérodromes de dégagement où
l'aéronef peut atterrir doivent être sélectionnés, compte tenu, en particulier, des prévisions météorologiques, des
disponibilités en services de navigation aérienne, des disponibilités en matière d'installations au sol et des
procédures de navigation aux instruments approuvées par l'État dans lequel se situe l'aérodrome de destination ou
l'aérodrome de dégagement.
2.a.7. La quantité de carburant et de lubrifiant embarquée doit être suffisante pour garantir que le vol prévu pourra être
accompli en toute sécurité, compte tenu des conditions météorologiques, de tout élément modifiant les
performances de l'aéronef et de tout retard attendus pendant vol. En outre, une réserve de carburant doit être
prévue pour parer à toute éventualité. Des procédures de gestion en vol du carburant doivent être mises en place
s'il y a lieu.
3. Exploitation
3.a. Pour ce qui concerne l'exploitation, toutes les conditions ci-après doivent être respectées:
3.a.1. Pendant le décollage et l'atterrissage et lorsque le pilote commandant de bord le juge nécessaire dans un souci de
sécurité, chaque membre d'équipage doit être assis à son poste et utiliser les systèmes de retenue existants, lorsque
c'est nécessaire compte tenu du type d'aéronef.
3.a.2. Lorsque c'est nécessaire compte tenu du type d'aéronef, tous les membres de l'équipage devant être en service dans
le poste de pilotage doivent être à leur poste et y rester, avec leur ceinture de sécurité attachée, sauf en route en cas
de besoins physiologiques ou opérationnels.
3.a.3. Lorsque c'est nécessaire compte tenu du type d'aéronef et du type d'exploitation, avant le décollage et l'atterrissage,
pendant la circulation au sol et lorsqu'il le juge nécessaire dans un souci de sécurité, le pilote commandant de bord
doit veiller à ce que chaque passager soit correctement assis et attaché.
3.a.4. Un vol doit être effectué de telle manière qu'une séparation appropriée avec les autres aéronefs soit maintenue et
que le franchissement de tout obstacle soit assuré comme il convient pendant toutes les phases du vol. Cette
séparation doit être au moins égale à celle exigée par les règles de l'air applicables.
3.a.5. Un vol ne doit être poursuivi que si l'on sait que les conditions demeureront au moins équivalentes à celles
indiquées au point 2. En outre, pour tout vol effectué selon les règles de la navigation aux instruments, la
manœuvre d'approche d'un aérodrome ne doit pas être poursuivie au-dessous de certaines altitudes spécifiées ou
au-delà d'une certaine position, si les critères de visibilité prescrits ne sont pas satisfaits.
3.a.6. En cas d'urgence, le pilote commandant de bord doit veiller à ce que tous les passagers soient informés de toute
mesure d'urgence éventuellement requise.
3.a.7. Le pilote commandant de bord doit prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire au minimum les
conséquences sur le vol de tout comportement perturbateur de la part d'un passager.
3.a.8. Un aéronef ne doit circuler sur l'aire de mouvement d'un aérodrome, ou son rotor ne doit être mis en route, que si
la personne qui est aux commandes possède les compétences requises.
3.a.9. S'il y a lieu, les procédures applicables de gestion du carburant en vol doivent être mises en œuvre.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/41
4.a. Un aéronef doit être piloté conformément à sa documentation de navigabilité et à toutes les procédures et
limitations opérationnelles applicables indiquées dans son manuel de vol approuvé ou toute documentation
équivalente, selon le cas. Le manuel de vol ou la documentation équivalente doivent être à la disposition de
l'équipage et tenus à jour pour chaque aéronef.
4.b. L'aéronef doit être exploité conformément à la documentation applicable en matière d'environnement.
4.c. Un vol ne peut débuter ou être poursuivi que si les performances prévues de l'aéronef, compte tenu de tous les
facteurs qui ont une incidence significative sur son niveau de performances, permettent d'exécuter toutes les phases
du vol dans les limites de distance/zone et de franchissement d'obstacles applicables pour la masse d'exploitation
prévue. Les facteurs de performance qui ont une incidence significative sur le décollage, le vol en route et
l'approche/l'atterrissage sont, en particulier:
iii) la température;
iv) le vent;
vi) l'état de la cellule, du groupe moteur ou des systèmes, compte tenu d'éventuelles détériorations.
4.c.1. Ces facteurs doivent être pris en compte directement en tant que paramètres opérationnels, ou indirectement, par
l'application de tolérances ou de marges qui peuvent être prévues dans la programmation des données de
performances, en fonction du type d'exploitation.
5.a. Un aéronef doit être pourvu de tous les équipements de navigation, de communication et autres nécessaires pour le
vol prévu, compte tenu de la réglementation relative à la circulation aérienne et des règles de l'air applicables
pendant toute phase du vol.
5.b. Le cas échéant, un aéronef doit être pourvu de tous les équipements de sécurité, médicaux, d'évacuation et de
survie nécessaires, compte tenu des risques liés aux zones où le vol se déroule, aux routes empruntées, à l'altitude
du vol et à sa durée.
5.c. Toutes les données nécessaires à l'exécution du vol par l'équipage doivent être mises à jour et se trouver à bord de
l'aéronef, conformément à la réglementation relative à la circulation aérienne et aux règles de l'air applicables, et
compte tenu de l'altitude du vol et des zones dans lesquelles il se déroule.
6. Maintien de la navigabilité
6.a. Un aéronef ne peut être utilisé que lorsque les conditions suivantes sont remplies:
ii) les équipements opérationnels et d'urgence nécessaires à l'exécution du vol prévu sont en état de fonctionner;
6.b. Avant chaque vol ou série cohérente de vols consécutifs, l'aéronef doit faire l'objet d'une visite prévol, afin de
déterminer s'il est en état d'effectuer le vol prévu.
L 79/42 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
6.c. Le programme de maintenance doit prévoir notamment les tâches de maintenance et les intervalles auxquels elles
doivent être effectuées, en particulier lorsque les instructions relatives au maintien de la navigabilité les rendent
obligatoires.
6.d. Un aéronef ne peut être utilisé que s'il est remis en service après entretien par des personnes ou des organismes
qualifiés. Le document de remise en service signé doit décrire en particulier les principales tâches de maintenance
effectuées.
6.e. Tous les documents établissant l'état de navigabilité de l'aéronef doivent être conservés jusqu'à ce que les
informations qu'ils contiennent soient remplacées par de nouvelles informations équivalentes quant à leur objet et
à leur degré de précision, et au moins vingt-quatre mois dans le cas des rapports de maintenance détaillés. Lorsque
l'aéronef est loué, tous les rapports établissant son état de navigabilité doivent être conservés au moins pendant
toute la durée de la location.
6.f. Toute modification et toute réparation doit satisfaire aux exigences essentielles de navigabilité. Les données
justificatives démontrant la conformité avec les exigences de navigabilité doivent être conservées.
7. Membres d'équipage
7.a. Le nombre de membres d'équipage et la composition de l'équipage doivent être déterminés en prenant en compte:
i) les restrictions de certification de l'aéronef et, le cas échéant, la démonstration d'évacuation d'urgence qui lui
est applicable;
i) doivent suivre régulièrement des formations afin d'atteindre et de maintenir le niveau de compétences requis
pour exécuter les tâches de sécurité qui leur sont assignées, et ces compétences doivent être régulièrement
contrôlées, et
ii) leur aptitude médicale doit être régulièrement contrôlée, afin de s'assurer qu'ils sont en mesure d'exécuter de
manière sûre les tâches en matière de sécurité qui leur sont assignées. Le respect de cette exigence est
démontré dans le cadre d'un examen approprié fondé sur les meilleures pratiques aéromédicales.
7.c. Le pilote commandant de bord doit être habilité à donner tous les ordres nécessaires et à prendre toutes les
mesures qui s'imposent afin de garantir la sécurité de l'exploitation et la sécurité de l'aéronef et des personnes et/ou
des biens transportés.
7.d. En cas de situation d'urgence mettant en danger l'exploitation ou la sécurité de l'aéronef et/ou des personnes se
trouvant à bord, le pilote commandant de bord prend toute mesure qu'il juge nécessaire dans l'intérêt de la sécurité.
Lorsque ces mesures impliquent une violation des réglementations ou procédures locales, le pilote commandant de
bord a la responsabilité d'en aviser les autorités locales compétentes dans les plus brefs délais.
7.e. Aucune simulation de situation d'urgence anormale ne peut avoir lieu lorsque des passagers ou du fret sont
transportés.
7.f. Aucun membre d'équipage ne doit laisser sa capacité d'exécution des tâches/de prise de décision se dégrader au
point de mettre en danger la sécurité du vol à cause des effets de la fatigue, compte tenu notamment d'une
accumulation de fatigue, du manque de sommeil, du nombre de secteurs de vol parcourus, du travail de nuit ou des
changements de fuseau horaire. Les périodes de repos doivent être suffisamment longues pour permettre aux
membres d'équipage de surmonter les effets des services précédents et d'être bien reposés lorsque commence la
période de service suivante.
7.g. Les membres d'équipage ne doivent pas exécuter les tâches qui leur sont assignées à bord d'un aéronef lorsqu'ils
sont sous l'influence de psychotropes ou de l'alcool, ou inaptes du fait d'une blessure, de la fatigue, d'un traitement
médical, d'une maladie ou d'autres causes similaires.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/43
8. Exigences supplémentaires relatives à l'exploitation à des fins commerciales et à l'exploitation d'aéronefs à motorisation
complexe
8.a. L'exploitation à des fins commerciales et l'exploitation d'aéronefs à motorisation complexe ne peuvent être
entreprises que si les conditions suivantes sont remplies:
8.a.1. l'exploitant possède, directement ou indirectement par le biais de contrats, les moyens nécessaires et en rapport
avec l'importance et l'objet de l'exploitation. Ces moyens sont notamment les suivants: aéronefs, installations,
structure d'encadrement, personnel, équipements, documentation relative aux tâches, aux responsabilités et aux
procédures, accès aux données et archives utiles, cette liste n'étant pas exhaustive;
8.a.2. l'exploitant ne doit employer que du personnel dûment qualifié et formé; il doit mettre en œuvre des programmes
de formation et de contrôle pour les membres d'équipage et autres personnels concernés et les maintenir à jour;
8.a.3. l'exploitant doit établir une LME ou un document équivalent, en prenant en compte ce qui suit:
i) le document doit prévoir l'exploitation de l'aéronef dans des conditions spécifiées, lorsque certains
instruments, équipements ou fonctions ne fonctionnent pas au début du vol;
ii) un document doit être établi pour chaque aéronef, compte tenu des conditions d'exploitation et de
maintenance propres à l'exploitant, et
iii) la LME doit être fondée sur la liste minimale d'équipements de référence (LMER), si elle existe, et elle ne doit
pas être moins restrictive que la LMER;
8.a.4. l'exploitant doit mettre en œuvre et maintenir à jour un système de gestion visant à garantir la conformité avec ces
exigences essentielles en matière d'exploitation, et veiller à l'amélioration constante de ce système; et
8.a.5. l'exploitant doit établir et maintenir à jour un programme de sécurité et de prévention des accidents, comprenant
un programme de comptes rendus d'incidents, qui doit être pris en compte par le système de gestion en vue
d'améliorer constamment la sécurité de l'exploitation.
8.b. L'exploitation à des fins commerciales et l'exploitation d'aéronefs à motorisation complexe doivent être effectuées
conformément à un manuel d'exploitation de l'exploitant. Ce manuel doit contenir toutes les instructions,
informations et procédures relatives à tout aéronef exploité, et dont le personnel d'exploitation a besoin pour
s'acquitter de ses tâches. Il doit indiquer les limitations applicables au temps de vol et aux périodes de service en vol
et les exigences relatives aux périodes de repos des membres d'équipage. Le manuel d'exploitation et ses versions
révisées doivent être conformes au manuel de vol approuvé et être modifiés si besoin est.
8.c. L'exploitant doit mettre en place s'il y a lieu des procédures visant à réduire au minimum les conséquences sur la
sécurité de l'exploitation de tout comportement perturbateur de la part d'un passager.
8.d. L'exploitant doit élaborer et maintenir à jour des programmes de sûreté adaptés aux aéronefs et au type
d'exploitation, notamment:
iv) la protection des systèmes électroniques et informatiques pour prévenir toute atteinte à l'intégrité et toute
altération délibérées de ces systèmes, et
Lorsque des mesures de sûreté sont susceptibles de nuire à la sécurité de l'exploitation, les risques doivent être
évalués et des procédures appropriées doivent être définies pour réduire les risques pour la sécurité; cela peut
nécessiter l'utilisation d'équipements spécialisés.
8.e. L'exploitant doit désigner un pilote comme commandant de bord parmi les membres de l'équipage de conduite.
L 79/44 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
8.f. Un système de tableau de service doit être utilisé pour aider à prévenir la fatigue. Ce système de tableau de service
doit prévoir les temps de vol, les périodes de service de vol, les périodes de service et des périodes de repos
adaptées, pour un vol ou pour une série de vols. Les limitations prévues par le système de tableau de service
doivent tenir compte de tous les facteurs contribuant à la fatigue tels que, en particulier, le nombre de secteurs
parcourus en vol, le décalage horaire, le manque de sommeil, les perturbations des rythmes circadiens, le travail de
nuit, les trajets entre le domicile et le lieu de travail, l'accumulation de temps de service pendant une période
donnée, le partage des tâches assignées entre les membres d'équipage, ainsi que le renforcement des équipages.
8.g. Les tâches décrites aux points 6.a, 6.d et 6.e doivent être exécutées sous le contrôle d'un organisme responsable de
la gestion du maintien de la navigabilité qui doit satisfaire aux exigences de l'annexe I, point 3.a, ainsi qu'aux
conditions suivantes:
i) l'organisme doit être qualifié pour la maintenance des produits, pièces et équipements dont la responsabilité
lui incombe, ou avoir conclu un contrat de maintenance avec un organisme qualifié pour ces produits, pièces
et équipements, et
ii) l'organisme doit élaborer un manuel destiné à aider et à orienter le personnel concerné et décrivant toutes les
procédures relatives au maintien de la navigabilité appliquées par l'organisme et, s'il y a lieu, les accords
administratifs entre l'organisme et l'organisme de maintenance agréé.
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/45
ANNEXE V
1. L'entité, son directeur et le personnel chargé d'exécuter les opérations de vérification ne doivent pas intervenir, ni
directement, ni comme mandataires, dans la conception, la fabrication, la commercialisation ou l'entretien des
produits, pièces, équipements, constituants ou systèmes, ni dans leur exploitation, leur mise en service ou leur
utilisation. Cela n'exclut pas la possibilité d'un échange d'informations techniques entre les organismes concernés et
l'entité qualifiée.
2. L'entité et le personnel responsables de la certification doivent s'acquitter de leurs tâches avec la plus grande intégrité
professionnelle et la plus haute compétence technique possibles et ne doivent faire l'objet d'aucune pression ni
incitation, notamment de nature financière, susceptibles d'affecter leur jugement ou les résultats de leurs enquêtes,
notamment de la part de personnes ou de groupes de personnes concernés par les résultats des tâches de certification.
3. L'entité doit disposer du personnel et des moyens nécessaires pour accomplir correctement les tâches techniques et
administratives liées à la procédure de certification; elle doit également avoir accès aux équipements nécessaires pour
des contrôles exceptionnels.
— bien connaître les exigences relatives aux tâches de certification qu'il effectue et posséder une expérience
adéquate de ces activités,
— posséder les aptitudes requises pour rédiger les déclarations, documents et rapports établissant que les enquêtes
ont été effectuées.
5. L'impartialité du personnel chargé des enquêtes doit être garantie. Sa rémunération ne doit pas être fonction du
nombre d'enquêtes effectuées ni de leurs résultats.
6. L'entité doit contracter une assurance en responsabilité, à moins que cette responsabilité ne soit couverte par un État
membre en vertu de sa législation nationale.
7. Le personnel de l'entité doit observer le secret professionnel à l'égard de toute information recueillie dans le cadre de
l'exécution de ses tâches en vertu du présent règlement.
L 79/46 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
ANNEXE VI
TABLEAU DE CORRESPONDANCE
— Article 3, points h) à l)
Article 4, paragraphes 2 et 3
— Article 4, paragraphe 5
Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, partie introductive Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, partie introductive
Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, points a) à c) Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, points a) à c)
Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, point d) Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, points d) et e)
Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, points e) et f) Article 5, paragraphe 2, premier alinéa, points f) et g)
— Article 5, paragraphe 3
Article 5, paragraphe 4, premier alinéa, partie introductive Article 5, paragraphe 5, premier alinéa, partie introductive
Article 5, paragraphe 4, premier alinéa, points a) à d) Article 5, paragraphe 5, premier alinéa, points a) à d)
Article 5, paragraphe 4, premier alinéa, point e), i) à iii) Article 5, paragraphe 5, premier alinéa, point e), i) à iii)
Article 5, paragraphe 4, premier alinéa, points f) à i) Article 5, paragraphe 5, premier alinéa, points f) à i)
Article 5, paragraphe 5, premier alinéa, partie introductive Article 5, paragraphe 6, premier alinéa, partie introductive
Article 5, paragraphe 5, premier alinéa, points a), b) et c) Article 5, paragraphe 6, premier alinéa, points a), b) et c)
Article 6 Article 6
— Article 7
— Article 8
— Article 9
— Article 10
19.3.2008 FR Journal officiel de l'Union européenne L 79/47
Article 9 Article 12
— Article 13
Article 11 Article 15
— Article 16
Article 12 Article 17
Article 14 Article 19
Article 15, paragraphe 1, partie introductive Article 20, paragraphe 1, partie introductive
— Article 21
— Article 22
— Article 23
Article 25
Article 17 Article 26
Article 18 Article 27
Article 19 Article 28
L 79/48 FR Journal officiel de l'Union européenne 19.3.2008
Article 20 Article 29
Article 21 Article 30
Article 22 Article 31
Article 23 Article 32
Article 26 Article 35
Article 27 Article 36
Article 28 Article 37
Article 30 Article 39
Article 31 Article 40
Article 32 Article 41
Article 33 Article 42
Article 34 Article 43
Article 35 Article 44
Article 36 Article 45
Article 37 Article 46
Article 38 Article 47
Article 39 Article 48
Article 40 Article 49
Article 41 Article 50
Article 42 Article 51
Article 43 Article 52
Article 44 Article 53
Article 45 Article 54
Article 46, paragraphe 1, partie introductive Article 55, paragraphe 1, partie introductive
— Article 56
— Article 57
Article 48, paragraphe 1, partie introductive Article 59, paragraphe 1, partie introductive
Article 49 Article 60
Article 50 Article 61
Article 51 Article 62
Article 52 Article 63
Article 53 Article 64
Article 54 Article 65
Article 55 Article 66
Article 56 Article 67
— Article 68
Article 57 Article 69
Article 59 Article 70