00000698-Droits de Sociétés
00000698-Droits de Sociétés
Mme. Oumellal
2023/2024
Cours de droit des sociétés (prof BARTOLI DAVID) de la L3 Eco- Gestion pa. CCFE
Introduction :
Le droit est un ensemble de règle qui permet de vivre ensemble sans que cela
soit une fin en soi. Le droit des sociétés se situe entre le droit des obligations et
le droit commercial.
Vastité du droit :
Philosophiquement c’est plus que ça, elles dominent toutes les branches du droit
car l’obligation est le type le plus courant de rapport juridique pouvant s’établir à
l’intérieur d’une société. Le critère le plus important est celui de quantité (la plus
courante). (Un contrat = des obligations)
L’obligation qui nous intéresse est le droit des sociétés, càd le contrat (car
contractuel par les deux parties). La notion centrale ici est la volonté et elle doit
être encadrée. Les parties décident des modalités concrètes des contrats : durée,
contenu de l’accord, nature de la relation, etc. Il y a des choses interdites.
Depuis une dizaine d’année réformer le droit des contrats est nécessaire : il a
vieilli, il n’est plus adapté, plus attractif, et poids du droit français dans le monde.
Le code civil datant de 1804 a vieilli, ne reflète plus le droit des obligations qui
résultait en grande partie de la jurisprudence (=ensemble des décisions de
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justice). => Paradoxal que le droit des obligations était en grande partie
jurisprudentiel.
Le code civil n’avait plus de poids sur l’UE/le plan européen, donc tentative de
codification au niveau européen, mais c’est une tentative qui accordait peu de
poids au droit français, il faut donc présenter une alternative sérieuse aux
codifications étrangères, un code civil plus clair, cohérent => réforme intervenue
en 2016, entrée en vigueur en 2018.
La notion de contrat :
Commentaire :
l’origine du contrat
son but
Sa naissance est restreinte par un accord de volonté tandis que but est multiple.
Un accord de volonté pour être qualifié de contrat, il doit produire des effets
juridiques relatifs à une obligation.
p. 2
juridique unilatéral (=création spontanée, une seule personne) => ex : la
donation, contrat de prêt non rémunéré.
Un contrat est dit à titre onéreux lorsque chacune des parties reçoit de
l’autre un avantage en contrepartie de celui qu’il procure.
Ex : la vente, le vendeur ne s’oblige à transférer la propriété et à livrer la
chose uniquement sous la seule condition qu’il reçoit en échange le prix.
Un contrat est à titre gratuit ou de bienfaisance (dans les anciens textes)
lorsqu’un contractant veut procurer un avantage à son contractant tout en
acceptant délibérément de ne rien recevoir en contrepartie.
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moment de sa formation. (Juge ne peut normalement pas déterminer quel
contrat est considérer comme bon et un autre non).
Un contrat consensuel est un contrat qui se conclu par le seul échange des
consentements et dont la validité n’est subordonnée à aucune condition de
forme (il n’est pas écrit).
Un contrat solennel doit, pour être valablement formel outre l’accord des
volontés, remplir des conditions de forme spécifiques => ex : la donation
(il faut un acte authentique).
Les contrats réels requièrent non seulement un accord de volonté mais
aussi la remise matérielle de la chose qui en constitue l’objet => ex :
contrat de prêt.
p. 4
Partie 1 : le droit des sociétés :
Titre 1 : le droit commun des sociétés :
Chapitre 1 : introduction générale au droit des
sociétés :
Section 1 : les propos liminaires :
Droit commun des sociétés = règles d’ensemble (s’oppose au droit spécial des
sociétés).
Paragraphe 1 : l’histoire :
L’une des plus vieilles entreprises au monde date du Japon féodale, il s’agit d’une
auberge (sorte de société mais ne porte pas de nom, on voit des éléments de la
société, Japon = très organisé).
Le droit des sociétés regroupe une réalité pluriséculaire, la pratique des droits
des sociétés s’est accélérée avec l’avènement du capitalisme. Au 17 ème siècle,
avec la création des grandes compagnies, on peut vraiment parler de la
naissance moderne du droit des sociétés.
Le seul véritable point commun c’est que l’origine du droit n’est pas étatique
mais privée, cette origine privée n’est pas le fruit d’experts en droit mais de
praticiens, c’était surtout les seigneurs des mers et les banquiers qui diffusaient
les nouveautés juridiques => point commun qu’on retrouve toujours : le
pragmatisme. Il s’agit d’un agrégat de solution transnational => dimension
internationale. Le droit sera finalement national mais il s’inspire des autres droits
(il y a une grande porosité).
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De manière schématique les formes archaïques (anciennes) des sociétés sont
connues de tous, même si le terme société ne figure pas expressément. Exemple
de sociétés anciennes : exploiter un esclave, le financement d’une caravane,
exploiter un navire.
On retrouve des éléments communs, les idées sont identiques mais les idées de
la définition économique sont trop vagues donc elles ne sont pas valides
juridiquement.
« La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par
un contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leurs industries en
vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourrait en résulter.
Elle peut être instituée dans les cas prévus par la loi, par l’acte de volonté d’une
seule personne.
Les associés s’engagent à contribuer aux pertes. »
Commentaire de l’article :
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Article de loi fondamental avec 3 alinéas qui ne sont pas numérotés mais dans un
certain ordre. Les 3 axes du commentaire :
En plus des conditions générales de validité issues du droit commun des contrats
telle que l’absence de vice du consentement, la capacité des contractants ainsi
que la licéité et la possibilité de la cause et de l’objet social ;
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Paragraphe 3 : les sources :
Le code civil est le siège de la matière, il fonde le droit commun, ce sont les
articles 1832 à 1873.
A côté de ce droit commun vous devez aller chercher les dispositions qui vous
intéresse dans les autres textes et notamment le code de commerce.
Il existe un code des sociétés, c’est un code artificiel uniquement réalisé par les
grandes maisons d’édition juridique (fait par des personnes privées et non par la
loi, pas aussi efficace).
On trouve aussi des intérêts financiers, ici aussi l’intérêt est triple :
De l’optimisation à la fraude il n’y a qu’un pas => dépend de notre éthique, notre
morale. La CJIP (convention judiciaire d’intérêt public) de 2020.
L’attractivité des sociétés est aussi bien nationale qu’internationale surtout dans
un contexte de flux et de reflux au-dessus des frontières, autrement dit de
mondialisation.
Le droit des sociétés est une matière mouvante, changeante, vivante dans
laquelle l’influence du droit international et en particulier du droit de l’union
européenne (DUE) est flagrante.
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La loi pacte de 2019 a modifié profondément le droit des sociétés avec pour ligne
directrice la simplification et la modernisation des règles applicables aux
sociétés, on retiendra la notion d’intérêt social dans cette loi, le statut de
société de mission prévu pour les sociétés commerciales.
Une distinction qui permet de comprendre les types de sociétés. L’étendu des
risques et des responsabilités permettent de distinguer les sociétés de personne
et de capitaux.
Les sociétés de personne sont dominées par l’intuitu personae (contrat conclu
en considération du type ou de la qualité des relations existant entre les
personnes, on fait en fonction de la personne => exemple de contrat à intuitu
personae : contrat de travail, on recrute quelqu’un qui a les compétences
requises).
les parts ne sont pas librement cessibles (il faut le consentement des
autres associés).
la responsabilité est indéfinie, illimitée, si ce sont des commerçants ils
seront solidairement tenus des dettes sociales (solidarité commerciale
peut être dangereuse), exemple : somme demandée est 10 000€, si
personne ne paye on peut vous demander à vous de payer la somme ;
Les sociétés de capitaux/par action sont dominées par les capitaux apportés
en dehors de toutes considérations de la personne, à tel point que les
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actionnaires peuvent ne pas se connaitre et l’exercice du pouvoir est fortement
hiérarchisé (une compagnie avec 10 000 actionnaires par exemple, on apporte
capitaux et c’est tout). Chaque actionnaire n’est tenu du passif que dans la limite
de son apport les titres sont par principe librement négociables et cessibles (ex :
SA, SAS).
Le cas de la SARL est plus complexe elle est hybride càd il y a fort institut
personnel, mais les associés responsables uniquement dans la limite de leur
apports.
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groupements qui ont pour objet de permettre à leurs membres de faire des
économies.
Enfin, certains groupements repèrent une certaine confusion dans la
classification traditionnelle des personnes morales dans la mesure où des
groupements hybrides, ils relèvent à la fois de l’association et de la société
c’est le cas des EUSRL (entreprise unipersonnels sportives à responsabilité
limitée dont l’associé unique est une association et dont les bénéfices ne
peuvent pas être distribués à l’associé).
Les GIE constituent des personnes morales souples et adaptables mais entrainent
en contrepartie une obligation indéfinie et solidaire de leurs membres au passif.
Paragraphe 4: la fiducie:
Elle remonte à l’Egypte des pharaons ou Grèce Antique, en tous cas elle doit son
nom « la confiance » au droit romain qui prévoyait pour gérer un bien : « pactum
fiduciae cum » pour garantir le paiement de la créance.
Mais la fiducie connait son succès le plus remarquable sous l’avatar anglo-saxon
du TRUST.
Aux termes de l’article 2011 du code civil, la fiducie est l’opération par laquelle
un ou plusieurs constituants transfert des biens des droits ou des suretés ou un
ensemble de biens de droits ou de suretés présents au futur à un ou plusieurs
fiduciaires qui les tenant séparés de leur patrimoine propre agissent dans un but
déterminé au profit d’un ou plusieurs bénéficiaires.
Constituant
fiduciaire
bénéficiaire
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Fiducie sureté : la constitution d’une sureté au profit d’un créancier du
constituant.
Fiducie transmission : La transmission de biens ou de droits à un tiers.
En revanche le contrat de fiducie est nul s’il procède d’une intention libérale au
profit du bénéficiaire ; la fiducie libéralité est ainsi prohibée.
Parmi les premières fiducies de France a été réalisée une fiducie sureté portant
sur des immeubles ayant pour fiduciaire NATIXIS chargé de détenir des biens
pour le compte d’un tiers pour la garantie de la créance ou restructurée en 2008
(ex : selon l’association française des fiduciaires, il y avait au moins 430
conventions de fiducie (ce qui n’est pas beaucoup), elles représentaient un quota
d’actifs de 10 milliards).
A. La société contrat :
Cette vision est issue du droit romain et fait appel aux théories d’auteurs tels que
Domat et Pothier, le fondement du droit c’est le contrat, donc la société c’est un
contrat. La société en tant que contrat est issue d’une rencontre de plusieurs
volontés cette liberté aussi dit autonomie de la volonté se manifeste par
plusieurs constatations ; « l’affectio societatis » le prouve, il nécessite que les
associés se comportent comme tel et assument les risques et en partageant les
avantages. Les associé doivent avoir la capacité de contracter, avoir une
capacité juridique au sens du code civile.
Bien que la liberté existe indéniablement elle se trouve limitée par la loi, c’est
donc pour cela certains auteurs ont avancés une autre thèse pour expliquer la
nature de la société, il s’agit de la thèse institutionnelle.
B. La société institution :
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C. La conception hybride :
Il faut retenir qu’il n’y a pas une conception qui emporte l’autre, elles vont au
contraire se compléter et que beaucoup d’auteurs/membres de la doctrine
prennent une approche mixte, une synthèse équilibrée ; C’est le cas des
messieurs COZIAN et VIANDIER qui pour eux il n’y a pas un mais plusieurs
modèles de société, selon le cas c’est l’aspect contractuel ou l’aspect
institutionnel qui l’emporte sans toutefois être exclusif. On fait la synthèse des
deux parfois c’est contractuel parfois au contraire c’est institutionnel ; parfois
c’est la loi qui va régler les questions et parfois c’est l’autonomie des volontés/la
liberté des contractants qui va gérer leur rapports.
La création d’un société n’est pas le fruit d’un réflexion spontanée elle est
toujours précédée d’une période de gestation lus ou moins longue c’est un projet
qui germe dans l’esprit de ‘un ou de quelque uns des fondateurs qui peu à et
prennent corps et se traduisent par des pourparlers visant à préciser les contours
et caractéristiques de la futur société d’où l’importance de la promesse société
qui se présente comme un avant contrat par rapport au contrat de société, elle
peut être unilatérale ou synallagmatique.
Le projet de société est un accord entre des parties sur le principe de constituer
une société, à ce stade aucun élément essentiel ne doit être déterminé, les
parties sont libres de ne pas conclure le contrat cependant tant la responsabilité
contractuelle (peut être retenue en cas de rupture de mauvaise foi de manière
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brutale ou à la légère) que la responsabilité délictuelle peut être retenue en cas
d’abus de droits càd en cas de volonté nuisible de l’autre partie).
La promesse de société est un contrat licite càd que son principe même est
possible mais il doit revêtir certains certaines conditions afin d’être valide. (Un
contrat illicite ne peut jamais être valide)
Paragraphe 2 : le consentement :
Par ailleurs, la formation de la société requiert l’accord des volontés des futurs
associés et l’adhésion individuelle de chacun des associés doit être exempte de
vice.
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intérêts). Ex : on loue un appartement de vacances avec une vue mer
mais quand on s’y rend on trouve qu’il n’y a pas de vue mer.
c. la violence : elle ne se rencontre pratiquement jamais du moins
lorsqu’il s’agit de construction des sociétés.
Soit la nullité de la société elle-même ce peut être le cas par exemple dans
une SNC comptant seulement deux associés.
Soit à la nullité du seul engagement de l’associé ce qui est évidement
moins grave (SARL).
Paragraphe 3 : la capacité :
La capacité est l’attitude définie par la loi de conclure un acte juridique valable
ayant pour conséquences d’engager la responsabilité de celui qui le souscrit.
Le code civil prévoit que sont incapables les majeurs protégés et les mineurs non
émancipés, l’incapacité générale du mineur ne met pas d’obstacle absolue à sa
participation dans la société. Néanmoins la loi du 5 juillet 1974 dispose que le
mineur émancipé bien que possédant la pleine capacité civile ne peut jamais
acquérir la qualité de commerçant.
À la différence des textes applicables aux mineurs les dispositions concernant les
incapables majeurs ne font aucune différence entre les actes civils et les actes de
commerce.
En revanche une distinction est à faire entre les trois régimes de protection
institués par la loi :
la sauvegarde de justice
la curatelle
la tutelle
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majeur en curatelle, il doit être assisté de son curateur pour accomplir toute acte
qui sous le régime de la tutelle demanderait une autorisation du conseil de
famille. Enfin, avec la tutelle, on va encore plus loin c’est donc encore plus
complexe pour un majeur sous tutelle de participer à une société.
Conjoint collaborateur.
Conjoint salarié.
Conjoint associé.
La capacité des personnes morales est limitée par plusieurs règles, elle est
appréciée au regard de l’objet social, elle se limite aux actes utiles à la
réalisation de leur objet déterminé par les statuts. Aussi la capacité est limitée
par le principe de spécialité, elles sont créées pour réaliser une activité
déterminée. Exemple : l’état français peut être actionnaire associé mais s’il veut
acquérir la majorité du capital social ou nationaliser une société une loi sera
nécessaire.
QCM :
1) Les avant-contrats en droit des sociétés doivent contenir tous les éléments
du contrat de manière définitive ?
a. Vrai
b. Faux
2) Mr Wilson Entre en pourparlers avec Mr Decaprio au sujet de création
d’une société de film hors après 5 mois de négociations intenses Mr Wilson
rompt brutalement les pourparlers Mr Decaprio pourrai-t-il avoir des
dommages et intérêts ?
a. oui (on ne rompt pas des pourparlers brutalement sans engager sa
responsabilité civile)
b. non
3) le contrat de société pour être valide doit faire l’objet d’un vice du
consentement.
a. Vrai
p. 16
b. Faux
4) Les vices du consentement sont :
a. L’erreur, le dol, la violence
b. L’erreur, le vol, la lésion
c. Autres réponses
5) Le mineur non émancipé peut gérer une société commerciale.
a. Vrai
b. Faux
Si l’article 1832 du code civil il ne fait pas expressément allusion dans des
critères de qualification de la société il n’en est pas moins de liens nécessaires
entre les accords et la réalisation de bénéfice ou économies dans une entreprise
commune.
Quel est le risque d’un objet social très large ? => L’objet social limite le pouvoir
du dirigeant sans cette limite le dirigeant peut disposer de certains biens sans
que cela ne soit remise en cause, surtout que le dépassement de l’objet social
dans une société à risque limitée, il n’est pas déposable au tiers de bonne foi.
C’est pourquoi l’objet social qui est déterminé par les statuts doit être définie
avec un degré suffisant de précision tout en ouvrant des perspectives assez
larges pour ménager l et ne pas s’obliger à des s’obliger à des modifications
statutaires chaque fois que les activités de la société doivent évoluer voire
changer en fonction de la conjoncture d’où l’habitude qui s’est répondue de faire
figurer in fine de cette définition une formule du type suivant : « objet social » et
plus généralement toute opération commercial industrielle et financière,
mobilière ou immobilière peut se rattacher directement ou indirectement à
l’objet social ci-dessus définie. Cette dose n’est pas sans dangers car si elle
accroit virtuellement le champ des activités de la société, elle augmente
également les pouvoirs de ses dirigeants avec toutes les conséquences qui
peuvent en résulter pour les associés eux-mêmes.
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3. les caractéristiques de l’objet social :
Il doit être certain possible déterminable de plus il doit être licite autrement dit
pas contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs.
QUESTIONS :
Le nombre d’associés varie selon la forme sociétaire, les textes peuvent prévoir
le nombre maximum ou minimum des associés.
2) Les apports :
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La conséquence de l’absence d’apport ou un apport fictif non valable peut
entrainer la nullité de la société. La contrepartie est que l’associé est rémunéré
par l’attribution de parts sociales ou d’actions de manière proportionnelle à la
valeur du ou des apports.
En principe toute société doit disposer d’un capital social, il varie il peut être
important (120 000 euros) ou faible (1 euros). C’est une exigence, légal elle
constitue une mention obligatoire des statuts, la doctrine le définie comme
l’ensemble des valeurs apportés par les associés à la société. D’un point de vue
comptable, le capital social figure au passif du bilan car il constitue une dette de
la société à l’égard des associés.
Plus concrètement le capital sert d’acquérir des éléments d’actifs, aussi il permet
de préciser l’étendue de la responsabilité des associés dans une société à risque
limitée. Il permet de déterminer les droits et obligations de chacun des associés,
l’associé qui possède la majorité du capital exerce le contrôle de la société.
On doit retenir que le capital social est intangible, on ne peut pas y toucher, on
ne peut pas y porter atteinte, on doit le maintenir intacte ; il ne peut être modifié
sans l’accord des associés. Toute opération de modification du capital social fait
l’objet d’une réglementation très stricte qui vise à informer les tiers et assurer
l’égalité des associés.
3) La participation au résultat :
4) L’affectio societatis :
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Il peut être très fort dans les sociétés à risque limité (petite société), où les
associés vont s’intéresser à la vie de la société, très faible dans les grandes
sociétés ou dans les sociétés unipersonnelles.
La clause des léonines (une clause interdite) désigne une clause exorbitante
(elle dépasse le droit commun) qui est excessive, qui va procurer en réalité un
avantage disproportionnel à certains associés par rapport à d’autres. Par
exemple : la clause qui attribue à un associé la totalité du profit réalisée par la
société est interdite.
C’est obligatoire, ils doivent être signés en tant d’exemplaires originaux que
d’associés plus ceux à destination des administrations fiscales. Ils formalisent le
pacte social, ils doivent être établis par écrit.
La signature est importante car la société est conclue au jour de la signature des
statuts mais elle n’obtiendra sa personnalité juridique qu’au jour de son
immatriculation.
La forme de la société.
La durée de vie la société (max 99 ans).
Son appellation.
Son siège social.
Son objet.
Le montant de son capital social.
Les modalités de fonctionnement.
En dehors des statuts sociaux, des actes de nature variée peuvent être conclus
par exemple des protocoles, des pactes divers (pactes d’actionnaire dans une
société de capitaux, pactes d’associés dans des sociétés de personnes). Il s’agit
d’un contrat extrastatutaire conclue entre les parties d’une société qui le définie
et en carde des relations. Ce contrat ne vaut qu’entre les parties et ne peut être
opposé au tiers, l’avantage est qu’il est discret (pas publié).
Les statuts peuvent être rédigés sous seing privé (rédigé par toute personne) ou
par acte authentique (rédigé par le notaire ou une personne professionnelle).
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Le non-respect des règles impératives de formation est sanctionné par la nullité,
mais ces règles ne sont pas adaptées au droit des sociétés car c’est une atteinte
trop grave.
On en a 5 :
2) La procédure d’annulation :
Paragraphe 2 : la responsabilité :
Elle concerne la responsabilité civile des dirigeants de société, les dirigeants sont
responsables individuellement ou solidairement selon les hypothèses envers la
société ou envers le tiers, soit des infractions aux lois et règlements soit des
violations des statuts et enfin soit des fautes commises dans la gestion.
Ainsi dans l’exercice du mandat les dirigeants doivent respecter les règles de
droit privé issues de la théorie générale du contrat et le droit spécial applicable
aux sociétés qu’ils gèrent.
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lesquelles le dirigeant doit être considéré comme agissant au nom de la société
celle-ci étant engagée au titre des engagements pris, des cas dans lesquels le
comportement du dirigeant l’engage personnellement.
En deuxième lieu l’acte fautif doit poser un préjudice (on utilise aussi le terme de
dommage).
QCM :
B. La responsabilité pénale :
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Originalement en 1810 le code pénal ne prévoyait pas que les sociétés pouvaient
commettre des infractions, il a consacrer dans les années 70 au titre de la
responsabilité pénale une innovation majeure, le responsabilité pénale des
personnes morales après avoir énoncer que chacun est responsable de son
propre fait le code pénal dispose que les personnes morales sont à l’exclusion de
l’Etat responsables pénalement des infractions commises pour leur compte par
leurs organes ou représentants. Toutefois, depuis la loi du 15 mai 2001 le
législateur a largement dépénalisé le droit des sociétés en supprimant de
nombreuses infractions.
QCM :
p. 23
Non.
12) Les clauses exonérant les sociétés des pertes ou au contraire mettant à sa
charge la totalité des pertes sont :
a. Réputé d’un écrite
b. Réputé écrite. (n’existe pas)
c. Réputé ajustable. (n’existe pas)
13) L’affectio societatis :
a. La volonté de rédiger les statuts de la société.
b. La volonté de s’associer.
c. La volonté de dissoudre la société.
14) L’absence de pluralité d’associés est toujours une cause de nullité de la
société.
Faux.
15) La nullité peut être invoquée par toute personne dès lors :
a. Que la nullité tend à protéger in intérêt particulier.
b. Que la nullité tend à protéger un vice de portée générale.
16) Les statuts de société sont toujours rédigés par l’écrit.
Vrai.
17) Les associés doivent-ils déposer leur paraphe (on paraphe pour dire qu’on
a connaissance du contenu de la page) sur chaque page des statuts.
Vrai.
18) La société acquiert la personnalité morale au moment de :
a. La rédaction des statuts
b. L…
c. Son immatriculation
19) Sans immatriculation de la part de la société les contrats conclus sont :
a. Valables.
b. Suspendus.
c. Frappés de nullité.
La conséquence est que cela donne une identité juridique => la société a la
personnalité juridique et à partir de là elle peut se procurer un patrimoine propre
distinct de celui ou ses fondateurs (pour les sociétés unipersonnelles on aura du
mal à distinguer les patrimoines), cela va aussi nous doter de droits mais surtout
p. 24
d’obligations (chaque droit accompagné de devoir), ils vont jouer dans les
rapports externes (avec les tiers) et internes (entre associés et actionnaires).
Approche théorique : on l’a doit à deux prof Charles OBBRY et Charles RAU. Le
critère c’est que s’il y a une autonomie patrimoniale et une autonomie de
domicile alors ceux sont des personnes, on parle de patrimoine d’affectation.
2) L’approche française :
Dans un arrêt de l’an 2000, elle a consacré la théorie de fiction, donc cette
personnalité est attribuée artificiellement sur ordre de la loi, les conséquences
c’est qu’on part d’un instrument et il faut que son organisation soit rigoureuse
afin d’assurer la protection des tiers. Elle ne peut naitre spontanément sans
respecter des conditions strictes.
1) L’individualisation de la société :
le nom : toute société doit avoir une appellation figurant dans les
statuts.
le domicile : le siège social est obligatoire il doit être mentionné dans
les statuts il permet notamment de déterminer la juridiction
compétente en cas de litiges.
En cas de pluralité des établissements les tribunaux décident.
la nationalité : On retient généralement 4 critères, ces critères sont : les
centres d’exploitation, le siège social, le contrôle (des associés ou les
capitaux) et incorporation (lieu sur lequel les formalités ont été
réalisés).
p. 25
Cette séparation des patrimoines est souvent mal comprise, d’autant que
certains associés confondent volontiers le patrimoine personnel et le patrimoine
social.
La grosse infraction de droit des affaires c’est l’abus des biens sociaux (mal
usage des biens de la société pour un usage contraire de la société).
En revanche dans les sociétés de personnes les créanciers sociaux ont également
un droit de gage sur les patrimoines personnels des associés. A contrario, les
créanciers personnels des associés n’ont aucun droit sur le patrimoine social.
3) La représentation de la société :
Plus important encore les rapports de la société avec les tiers, si le représentant
légal n’a pas été donné dans des conditions régulières les actes pourront être
remises en cause, donc la loi vient pallier ses incertitudes en offrant une
protection, des textes répute régulière la désignation d’un représentant qui a fait
l’objet d’une mesure de publicité légale.
Dans les sociétés à risque limité, les dirigeants engagent la société à l’égard des
tiers de bonne foi même pour les actes qui ne relèvent pas de l’objet social, la
responsabilité personnelle des dirigeants pourra être engagée.
Dans les sociétés à risque illimité en revanche, les dirigeants engagent la société
à l’égard des tiers pour les seules actes qui rentrent dans l’objet social qu’ils
soient conformes ou non à son intérêt.
Enfin, quel que soit le type de société les restrictions statutaires des pouvoirs des
dirigeants sont inopposables aux tiers même de mauvaise foi sauf en cas de
fraude. Ainsi la société devra honorer les engagements pris ensemble par les
dirigeants même leur responsabilité personnelle pourra être engagée.
QCM :
1) Si la société n’est pas immatriculée elle n’a pas d’existence juridique =>
vrai.
2) M. lupin décide de nommer sa société BERNARD ARNAUT (par un nom
d’une personne qui existe déjà), est-il possible ? => non car ça porte
atteinte à la personne, ceci est aussi vrai pour une personne morale (par
exemple Channel).
3) Le nom de la société ne peut jamais contenir le nom patronymique d’un
tiers. => faux, c’est seulement s’il porte atteinte aux droits des tiers suite
à cette nomination, aussi on ne peut pas prendre un nom insultant.
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4) La société dotée de la personnalité morale à un patrimoine distinct de celui
de ses membres. => vrai.
5) Les sociétés unipersonnelles ne disposent pas d’un patrimoine distinct de
leur membre. => faux.
6) M et Mme X décident de s’associer mais ne voulant s’empêcher de
conclure certains contrats ils décident de rédiger l’objet social suivant :
« la conclusion, la conduite, l’avancement de toute opération de nature
commerciale, civile, fiscale, juridique, patrimoniale, financière à but
lucratif ». Peut-on rédiger un tel objet social ?=> l’objet social doit être
déterminé il peut être large mais déterminé ici on va trop loin on ne peut
même pas déterminer la nature civile ou commerciale de la société.
En contrepartie, ils contribuent aux dettes et pertes sociales. Les droits sociaux
font partie du patrimoine des associés.
En vertu du code civil article 1844 toute associé a le droit de participer aux
décisions collectives.
Le droit d’information sur les comptes sociaux et la politique sociale, ceux sont
les dirigeants qui doivent communiquer aux associés un certain nombre de
documents qui dépendent de la forme social.
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aménageable sous réserve des clauses léonines. Permet une distinction des
rôles (droit de vote double).
Ils disposent également d’un pouvoir de contrôle spécial des conventions conclus
entre la société et les dirigeants ou entre les associés par exemple la
rémunération du dirigeant.
2) L’exercice du pouvoir :
Une assemblée générale est obligatoire pour la probation annuelle des comptes.
Il existe deux types de décisions prises par les associés : les décisions ordinaires
(la nomination ou la révocation des dirigeants) les décisions extraordinaires (c’est
essentiellement les modifications statutaire par exemple du capital social).
Tous ces droits sont limités par des devoirs et le fil directeur de ces limites c’est
l’abus de ces droits. On s’intéresse à deux abus de droit qu’on rencontre
fréquemment :
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L’abus est sanctionné par des dommages et intérêts et la délibération
peut être annulée.
En cas d’abus minoritaire la décision n’est pas adopter. Le juge ne peut
pas prendre la décision pour eux (minorité ou majorité) alors, donc on
désigne un mandataire AD HOC (spécialement désigné).
1) L’exclusion de l’associé :
La loi prévoit des cas dans lesquels il est possible d’exclure les associés car le
droit de demeurer dans une société n’est pas absolu. On retient l’exemple de
lorsque la société fait l’objet d’un plan de sauvegarde le code de commerce
prévoit que les dirigeants peuvent parfois être exclus.
La validité des clauses d’exclusion est consacrée en droit français, il est possible
d’insérer certaines clauses d’exclusion en cas de survenance d’événements
nettement précisés ; Cette clause sera généralement prévue à la constitution de
la société, néanmoins elle pourra être adoptée au cours de la vie de la société
mais cela demandera l’accord unanime des associés.
2) Le retrait de l’associé :
Parfois l’associé n’est pas toujours libre de quitter la société, mais il ne doit pas
être prisonnier. L’associé peut vendre ses parts et actions, il peut les
transmettre ; Néanmoins dans les sociétés de personnes il faudra l’accord des
associés.
QCM :
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2) Le droit de vote des associés est consacré à l’article:
a. 1844 du code monétaire et financier.
b. 1844 du code de route.
c. 1844 du code civil.
3) L’associé bénéficie d’un droit d’information sur la situation économique et
financière de la personne morale :
a. dans les EURL uniquement.
b. dans certaines formes de société.
c. dans toutes les formes de société.
4) Les décisions extraordinaires ont pour objet la modification des statuts. =>
vrai.
5) Qu’est-ce qu’un QUOROM ?
a. Le nombre minimum de membres présents pour qu’un assemblée
puissent valablement délibérée.
b. Un type d’apport en industrie.
c. Une manifestation de l’affectio societatis.
Les dirigeants ceux sont des personnes physiques ou morales, qui bénéfice d’au
moins l’un des trois pouvoirs suivants :
La représentation de la société.
La direction de la société.
Le contrôle des autres organes.
Certains dirigeants cumulent deux pouvoirs par exemple c’est le cas du gérant
de la SARL ou un SA dans les deux cas le dirigeant représente la société et la
dirige le dirigeant est représentant légale et chef d’entreprise.
A. La désignation du dirigeant :
C’est la loi qui détermine dans chaque forme sociale le mode de nomination des
dirigeants, le plus souvent le dirigeant est nommé par les associés. Cette
désignation peut intervenir directement sur les statuts ou par une décision
postérieure le plus souvent à l’issue d(un vote en assemblée. Dès cette
nomination, le dirigeant peut représenter la société et réciproquement dès qu’il
démissionne il perd ce pouvoir.
Les tiers doivent être averties par le journal d’annonce légale, il s’agit de leurs
permettre de s’assurer que celui avec qui ils négocient est effectivement le
dirigeant de droit disposant des pouvoirs de représentation nécessaires pour
engager la personne morale. La notion de dirigeant de droit s’oppose au concept
p. 30
de dirigeant de fait (une personne qui s’immisce dans la société et qui dans les
faits la dirige).
B. La révocation du dirigeant :
1) La validité de la révocation :
Seul l’organe qui a désigné peut le révoquer (on appelle ça le parallélisme des
formes). En cas de révocation il faut donc vérifier que l’organe qui l’a désigné soit
compétant.
2) La légitimité de la révocation :
Dans toutes les formes sociales le titulaire de pouvoir de direction est également
investi du pouvoir de représentation. Le dirigeant à le pouvoir d’engager la
société qu’il représente.
p. 31
l’empiétement sur le pouvoir d’autres organes sociaux (ex : Les actes
interdits ou spécialement encadrés par la loi).
le dépassement de l’objet social (dans le cas des sociétés à risque
illimité cela n’empêche pas la société).
La contrariété à l’intérêt sociale c’est la boussole (subjective) que doit suivre les
organes. Dans les sociétés à responsabilité limitée ce n’est pas une cause de
nullité. Dans les sociétés à responsabilité illimité l’engagement est nul.
C. la responsabilité du dirigeant :
1) Responsabilité civil :
Contre-exemple (en revanche n’est pas constitutif d’une faute séparable) le fait
de ne pas autoriser une garantie donnée au nom de la société.
2) La responsabilité pénale :
Abus de biens sociales : Infraction la plus classique c’est utiliser les fonds de la
société au détriment de cette société.
3) La responsabilité fiscale :
Tous les dirigeants de droit comme de fait sont responsables des dettes fiscales
de la personne morale sous réserve de satisfaire deux conditions cumulatives. Il
faut établir d’une part l’existence de manœuvre frauduleuse afin de soustraire la
société à l’imposition ou établir qu’ils ont ignoré de façon grave et répétée des
obligations fiscales. D’autre part, la société débitrice de l’impôt doit être
solvable ; si et seulement si ces conditions sont remplies, l’administration fiscale
peut saisir le tribunal.
QCM :
p. 32
2) La nomination des dirigeants doit-elle faire l’objet d’une mesure de
publicité. => vrai.
3) Les golden hello sont :
a. Des primes de départ
b. Des prix de recrutement
c. Des primes de rendement
4) Les dirigeants sont-ils révocables à tout moment. => vrai.
5) Pour ne pas engager la responsabilité de la société au personnel de
l’associé la révocation du dirigeant ne doit pas être :
a. Vexatoire
b. Injurieuse
c. Disproportionnée
d. Autre
6) Les dirigeants engagent la responsabilité à l’égard les tiers que :
a. Si la faute est détachable de leur fonction.
b. La faute est exception mais connait l’affectio societatis.
c. La faute est de gestion.
7) Le dirigeant n’engage jamais sa responsabilité fiscale. => faux.
8) Le dirigeant peut engager sa responsabilité à l’égard de la société. =>
vrai.
9) Les associés qui ont subis un préjudice personnel peuvent rechercher la
responsabilité du dirigeant. => vrai.
p. 33
QCM :
C’est une opération dans laquelle une société apporte à une autre société une
partie de ses actifs correspondant soit à une branche de ses activités
(restauration, promotion immobilière…) soit un élément d’actif isolé (immeuble,
brevet…), il s’agit d’un apport en nature donc ça fait partie du capital social.
1) La fusion :
La fusion par création d’une nouvelle société : il y aura une dissolution des
sociétés.
La fusion par absorption : la société absorbée est dissoute et son
patrimoine est incorporé au patrimoine de la société absorbante.
p. 34
Un cas particulier est lorsque la société tient 100% des parts de la société qui va
fusionner, ici en réalité il n’y a pas dissolution de la personne morale, c’est juste
une sorte de transformation c’est le cas des filiales.
2) La scission :
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