0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues106 pages

Étude de stabilité géotechnique autoroute

Transféré par

no pain no gain
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
69 vues106 pages

Étude de stabilité géotechnique autoroute

Transféré par

no pain no gain
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

MINISTEUR DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

BADJIMOKHTAR – ANNABA UNIVERSITY ‫جـــــــامعة باجــــي‬


UNIVERSITE BADJI MOKHTAR – ANNABA ‫مختـار –عنـــــــــابة‬FACULTE DES
SCIENCES DE L’INGENIEUR

DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL

Mémoire

Présentée en vue de l’obtention du diplôme Master 2

Thème :

Etude numérique utilisant le logiciel Slide du tronçan de


l’autoroute Drean-Frontière Tunisienne

Option : Géotechnique

Présenter par :

Litim Zineb

Sous la direction du Boukhatem Ghania M.C.A

Devant le jury :
Président : Keffaf Tarek M.A Université Badji Mokhtar – Annaba

Encadreur : Boukhatem Ghania M.C.A Université Badji Mokhtar – Annaba

Examinateur : Chabbi Hsaine M.A Université Badji Mokhtar – Annaba

Année : 2021
‫بسم هللا الرحمان‬
‫الرحيم‬
Remerciement
En préambule à ce mémoire nous remerciant ALLAH qui nous aide et nous donne
la patience et le courage durant ces langues années d’étude.

Nous souhaitant adresser nos remerciements les plus sincères aux personnes qui nous
ont apporté leur aide et qui ont contribué à l’élaboration de ce mémoire ainsi qu’à la
réussite de cette formidable année universitaire. Notre remercie Au corps professoral
et administratif de la faculté de ‘Science Et Technologie’ pour la richesse et la qualité
de leur enseignement et leurs efforts pour nous assurer une information actualisée.

Tout nous respect et remerciement à notre encadrant, Docteur ‹‹Mme.Boukhatem


Ghania ›› qui est le directeur de mémoire, et qui est toujours présente pour nous
écouter et guider tout au long de la réalisation de ce mémoire. Aussi pour l’inspiration,
l’aide et le temps.»

Nos remerciements s’adressent également aux membres de jury professeur ‹‹


Keffaf Tarek » , professeur ‹‹ Chabi Hsaine ›› et aussi professeur ‹‹ Meksaouine
Mohammed ›› pour accepter d’évaluer notre travail et nos avoir honorés par leur
présence.

Un grand merci à nos parents, pour leurs amour, leurs conseils ainsi le soutien
inconditionnel, à la fois moral et économique.

Enfin, nous remercions tous nos amis de n’avoir apporté leur contribution pour
l’achèvement de ce modeste travail.
Dédicace
Je dédie ce travail à mes très chers parents.

Et spécialement à ma très chère maman qui a toujours été là pour moi.

A mes Frère et ma sœur.

A toute ma famille, mes oncles, mes cousins et mes cousines.

A touts mes amis et toute personne qui occupe une place dans mon cœur.

Zineb
Résumé
L’autoroute Est-Ouest est un projet autoroutier qui traverse toute l’Algérie sur une
longueur de 1216 km. Ce méga projet a connu plusieurs désordres dus à des problèmes
géotechniques qui sont apparus pendant les phases de réalisation et d’exploitation.

Parmi ces problèmes « le glissement ». Notre travail concerne a étudier la stabilité


et le confortement d’un glissement de terrain d’un tronçon de l’autoroute situé entre
le village de ‘Kebouda’ ( commune de Ben Mhidi ) la Wilaya d’El Taref et La
Frontière Algéro-Tunisienne au niveau du point kilométrique Pk402+080.

L’analyse de la stabilité du talus est faite à l’aide du logiciel SLIDE afin de


déterminer les valeurs du coefficient de sécurité avant et après le glissement. Ensuite
de suggérer des solutions de confortement et choisir la meilleure solution pour avoir
un talus stable.

Les mots-clés : Glissement de terrain, confortement, stabilité, modélisation,


terrassement, SLIDE, coefficient de sécurité.
Abstract
The East-West Highway is a highway project that crosses all Algeria over a length
of1216 km. This mega project has experienced several disorders due to geotechnical
problems that emerged during the construction and operation phases.

One of these problems the "Landslide". Our work concerns studying the stability
and comfortably of a landslide of a section at the East-West Highway located between
the village of ‘Kebouda’ ( Town of Ben Mhidi ) state of El Taref and the Algerian-
Tunisian border at the kilometer point Pk402+080.

The analysis of slope stability is done using SLIDE software to determine the
values of the safety factor before and after the landslide. After that suggest
reinforcement solutions and choose the best one to get the bank stability.

Keywords: Landslide, reinforcement, stability, modeling, grading, SLIDE, safety


coefficient.
‫مـــــلــخــص‬

‫الطريق السريع شرق‪-‬غرب هو مشروع طريق سريع يمر عبر الجزائر بطول ‪1216‬‬
‫كم‪ .‬شهد هذا المشروع الضخم العديد من االضطرابات بسبب المشاكل الجيوتقنية التي‬
‫ظهرت خالل مرحلتي البناء والتشغيل‪.‬‬
‫من بين هذه المشاكل "االنزالق"‪ .‬يتعلق عملنا بدراسة استقرار وتعزيز االنهيار‬
‫األرضي لجزء من الطريق السريع يقع بين قرية كبودة (بلدية بن مهيدي) والية‬
‫الطارف والحدود الجزائرية التونسية عند النقطة الكيلومترية رقم ‪.402 + 080‬‬
‫يتم إجراء تحليل ثبات المنحدر باستخدام برنامج 'ساليد' من أجل تحديد قيم معامل‬
‫األمان قبل وبعد االنزالق‪.‬بعد ذلك يتم اقتراح حلول للتعزيزواختيار الحل األفضل‬
‫للحصول على منحدر مستقر‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية ‪ :‬االنهيار األرضي ‪ ،‬التعزيز ‪ ،‬االستقرار ‪ ،‬النمذجة ‪ ،‬أعمال الحفر‬


‫‪ ،‬االنزالق ‪ ،‬معامل األمان‪.‬‬
LISTE DES FIGURES
 Chapitre I : Bibliographie sur les mouvements de terrain

Figure I.1 – Glissement de terrain l'autoroute nationale 55(2011), en Inde.

Figure I.2 – Schéma d’un glissement de terrain

Figure I.3 – Les quartes types de mouvements de terrain

Figure I.4 – Eboulement

Figure I.5 – Chute de bloc

Figure I.6 – Types d’écroulement (Philippe,R. 1988)

Figure I.7 – (a) Schématisation du phénomène de fluage, (b) Morgan’shill

Figure I.8 – Glissement réel à Mountain River, Canada.

Figure I.9 –Schématisation du phénomène de glissement de terrain plan

Figure I.10 – Glissement Plan

Figure I.11 – Schématisation du phénomène de glissement circulaire

(a)avant activation ; (b) après activation

Figure I.12 – Glissement circulaire simple

Figure I.13 – Glissement circulaire complexe

Figure 1.14 – Les causes principales du glissement de terrain

Figure I.15 – Différentes phases de l'activité d'un glissement de terrain

Figure I.16 – Courbe intrinsèque du modèle de Mohr-Coulomb.

Figure I.17 – Surface de rupture potentielle

Figure I.18 – Surface de rupture (Guide technique LCPC.1998)

Figure I.19 –Rupture Plane

Figure I.20 – Un schéma de la rupture circulaire

Figure I.21 – Analyse d’un talus homogène

Figure I.22 – Découpage d’un talus des tranches

Figure I.23 – Les forces agissantes sur une tranche

Figure I.24 – Les critères de choix de la méthode de confortement. (FahsiM.,2013)


Figure I.25 – Organigramme montre les types d’approche des systèmes de parade. (Bedr S.,2008)

Figure I.26 – Organigramme montre la processus de terrassement

Figure I.27 – Schématisation de la bute de pied

Figure I.28 – Schématisation de l’allègement en tête

Figure I.29 – Schématisation des dispositifs de drainages (Fahsi M.,2013)

Figure I.30 – L’implantation des plantes dans un talus

Figure I.31 – Renforcement par géotextiles (Boulfoul K.,2005)

Figure I.32 –Renforcement par géogrilles.(Boulfoul K.,2005)

Figure I.33 –Renforcement par Pneusol. (Bedr S.,2008)

Figure I.34 –Renforcement par ancrage. (Cartier G.,1986)

Figure I.35 –Classification des ouvrages de soutènement.(Fahsi M.,2013)

 Chapitre II : Présentation du cas d’étude

Figure II.1 – L'autoroute Est-Ouest et la principale agglomération.

Figure II.2 –Plan de situation du glissement

Figure II.3 –Localisation de chantier

Figure II.4 –Localisation de la zone de glissement

Figure II.5 – Etat actuel du glissement de talus

Figure II.6 – Etat actuel du glissement de talus

 Chapitre III : Méthode de calcul

Figure III.1 – Organigramme des choix technique de stabilisation

Figure III.2 – Boîte de dialogue du paramètres du projet «Project Settings ».

Figure III.3 –Fenêtre de dialogue des propriétés des couches de sols

Figure III.4 –Méthodes d'analyse dans les paramètres du projet.

Figure III.5 –Grille de dialogue Espacement.

 Chapitre VI : Modélisation numérique

Figure VI.1 –la modélisation numérique du terrain

Figure VI.2 – Profile modélisé par logiciel Slide


Figure VI.3 –Profile étudier avant le glissement

Figure VI.4 –Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Fellenius (avant glissement)

Figure VI.5 –Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Bishop Simplifié (avant glissement)

Figure VI.6 –Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Junbu Simplifié (avant glissement)

Figure VI.7 –Coefficient de sécurité obtenu de la méthode ordinaire de Fellenius (après glissement)

Figure VI.8 – Variation du coefficient de sécurité le long de la surface du talus par Fellenius (après
glissement)

Figure V.9 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Bishop Simplifié (après glissement)

Figure VI.10 – Variation du coefficient de sécurité le long de la surface du talus par Bishop Simplifié
(après glissement)

Figure VI.11 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Junbu Simplifié (après glissement)

Figure VI.12 – Variation du coefficient de sécurité le long de la surface du talus par Junbu Simplifié
(après glissement)

Figure VI.13 – Géométrie du modèle dans SLIDE ‘renforcement de terrain naturel’

Figure VI.14 –Coefficient de sécurité obtenu de Fellenuis après renforcement

Figure VI.15 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Bishop Simplifié après renforcement

Figure VI.16 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Junbu simplifié après renforcement

Figure VI.17 – Géométrie du modèle dans SLIDE ‘renforcement de terrain naturel’

Figure VI.18 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Fellenius

Figure VI.19 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Bishop simplifié

Figure VI.20 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Junbu Simplifié

Figure VI.21 – Comparaison des coefficients de sécurité


LISTE DES TABLEAUX
 Chapitre I : Bibliographie sur les mouvements de terrains

Tableau I.1 – Echelle cinématique des mouvements de terrain.

Tableau I.2 – Éléments caractérisant les différents mouvements de terrain

Tableau I.3 – Valeurs de FS en fonction de l’état de l’ouvrage

 Chapitre II : Présentation du cas d’étude

Tableau II.1 – Paramètre de calcul d’étude recommandée

 Chapitre III : Méthode de calcul

Tableau III.1 – Les données fournies à logiciel et les résultats

 Chapitre VI : Modélisation numérique

Tableau VI.1 –Les caractéristiques des matériaux utilisées dans le modèle

Tableau VI.2 – Les valeurs des coefficients de sécurité avant le glissement

Tableau VI.3 –Les Valeurs du coefficient de sécurité après le glissement

Tableau VI.4 –Les Valeurs du coefficient de sécurité au renforcement par pieux

Tableau VI.5 – Les coordonnées de buté entrer dans le logiciel SLIDE


NOTION ET ABREVIATION

Fs : Le coefficient de sécurité.

W : Le poids du bloc de sol considéré.

H : L’effort horizontal sur les côtés du bloc.

V : L’effort vertical sur les côtés du bloc.

N : La réaction normale à la base du bloc.

T : La réaction tangentielle à la base du bloc.

𝑼𝑳 : L’effort dû à la pression d’eau latérale.

U : L’effort dû à la pression d’eau à la base.

𝑻𝑴𝒂𝒙 : La réaction tangentielle maximale.

C’ : La cohésion effective du sol.

Φ' : L’angle de frottement effective du sol.

β : L'angle d'inclinaison de la pente et du plan de glissement.

h : La profondeur verticale au plan de cisaillement.

𝒉𝒘 : La distance entre les deux extrémités du bloc.

𝑯𝒏 et 𝑯𝒏 : Les efforts horizontaux inter-tranches.

𝑽𝒏 et 𝑽𝑵+𝟏: Les efforts verticaux inter-tranches.

𝑹𝒏 : La réaction du milieu sous-jacent sur l’arc AB.

𝝈𝒏 : La contrainte normale de cisaillement.

𝝉: La contrainte tangentielle de cisaillement.

b : La largeur des tranches.

α : L’angle orienté que fait le rayon du cercle avec la verticale.


Table des matières

Introduction Général .......................................................................................................................................1

Introduction général ........................................................................................................................................1

Chapitre I : Recherche Bibliographique...........................................................................................................4

I.Introduction ..................................................................................................................................................4

I.2. Caractérisation du mouvement de terrain .............................................................................................

I.3.Méthode d’analyse de la stabilité des pentes ............................................................................................ 23

I.4.Méthodes de calcul de la stabilité ............................................................................................................. 29

I.5. Méthode de confortement du sol ............................................................................................................. 36

I.5.3. Approche douce ................................................................................................................................ 39

I.5.4. Approche dure : ................................................................................................................................... 44

Chapitre II .................................................................................................................................................... 52

Présentation Du Cas D’étude ........................................................................................................................ 52

II.2.5. Caractéristique du sol de glissement : ................................................................................................. 58

II.2.6. Evaluation de la stabilité du talus : ...................................................................................................... 59

II.7. Précaution de l’exécution : .................................................................................................................... 59

Chapitre III ................................................................................................................................................... 60

Méthodes de calculs ...................................................................................................................................... 60

III.1. Introduction : ..................................................................................................................................... 61

III.2. Le choix de la technique de confortement : ......................................................................................... 61

III.3. Calcul de la stabilité par logiciel ........................................................................................................ 62

Chapitre VI ................................................................................................................................................... 69

Modélisation numérique du cas étudié .......................................................................................................... 69

VI.3. Choix des paramètres .......................................................................................................................... 71

VI.4. Début de modélisation........................................................................................................................ 72

Conclusion Général ...................................................................................................................................... 86


Référence bibliographiques ........................................................................................................................... 88

Site Web ....................................................................................................................................................... 89


Introduction Général
Introduction général
Depuis plus d’un siècle les géologues, géomorphologues, et plus récemment, les
mécaniciens des sols ont tenté par dévers moyens, de comprendre les mécanismes et
les processus qui génèrent les glissements de terrain et, plus largement, les
mouvements de terrain. Ces processus initialement naturels sont devenus au fil du
dernier siècle de plus en plus liés aux activités anthropiques. Chaque site
potentiellement instable pose des problèmes spécifiques ce qui rend la généralisation
et la classification des mouvements de terrain difficiles. Ainsi, on trouve de nombreux
ouvrages et articles qui traitent de l’analyse des mouvements de terrain, avec des outils
et des méthodes de recherche de plus en plus évolués.

Le phénomène de glissement de terrain est considéré comme dangers naturel


permanents rencontrés dans tous les pays du monde car l'importance des effets de
glissement pouvant engendrer des dégâts humains et matériels pouvant se chiffrer en
plusieurs millions de Dollars dont les gouvernements doivent prêter beaucoup
d'attention.

Pour cela, il faut compte tenu de ces phénomènes et de leurs dangers, et de prendre
les précautions convenable pour détecter les zones instables afin de trouver les
meilleurs solutions de protections ou de traitements.

Donc l’étude que l’on entreprend va permettre d’approfondir la connaissance des


phénomènes d’instabilités.

But du projet

Le projet de fin d'étude qui nous a été confié par la Ministère des travaux publique
et du transport (L’Algérienne des autoroutes) est basé sur l'étude de la stabilité
d'un tronçon de l’autoroute situé entre le village de ‘Kebouda’ (commune de Ben
Mhidi) la Wilaya d’El Taref et La Frontière Algéro-Tunisienne au niveau du point

1
kilométrique Pk402+080 .L'étude s'intéresse à la vérification de la stabilité de ce talus
par le calcul de son coefficient de sécurité par plusieurs méthodes avec le logiciel
SLIDE et afin de les comparer.

Organisation de la mémoire
Pour bien présenter l’étude de la stabilité des talus et éclairé les axes de notre étude,
la thèse a été articulée suivant les points suivants:

 Chapitre I : Recherche bibliographique sur les mouvements de terrain: dans


ce chapitre on a essayé de donné une aidé sur le phénomène de mouvement de
terrain, ses types et ses causes. Aussi on a représenté dans ce chapitre quelques
méthode de calcule du coefficient de sécurité et aussi quelques méthode de
calculs utilisée qui peuvent être utilisées dans l'analyse de la stabilité des talus.

 Chapitre II : Présentation du cas d’étude : dans ce chapitre on a présenté le


site de notre travail, la situation géographique du site, cause du glissement et
l’analyse de stabilité selon leur étude.

 Chapitre III : présentation de logiciel utilisé ‘SLIDE’ : On a donné les


caractéristiques générales de ce logiciel utilisés pour les calculs des talus, avec
une démarche simple pour définir un problème de talus. Ce chapitre peut être
considéré comme un manuel simple pour analysé les talus utilisant un des
logiciels informatiques.

 Chapitre IV : Modélisation numérique : dans ce chapitre une application


directe des différentes méthodes pour calculer le coefficient de sécurité d'un
talus existe à la Wilaya d’El Taref, après une présentation géométrique et
géotechnique de ce talus. Finalement une comparaison entre toutes les méthodes
utilisées a été présentée.

 Conclusions générales : une conclusion générale sur notre étude.

2
3
Chapitre I

Recherche Bibliographique

4
Introduction
L’intention des chercheurs s’est tournée ces dernières années vers un phénomène
naturel qui prend de plus en plus l’ampleur et cause des désordres et des victimes
humaines. La brutalité de ce phénomène est influencée par la nature et aussi par
l’activité de l’homme qui est parfois très nuisible. La nature géologique des terrains
est l’un des principaux facteurs d’apparition de ces phénomènes tout comme l’eau et la
pente.

L’objectif de ce chapitre est de définir en premier lieu les différents types de


mouvement de terrain selon leur vitesse et selon la morphologie de leur surface de
rupture, d’envisager en second lieu les principales causes qui peuvent mobiliser ces
glissements.

Figure I.1 - Glissement de terrain l'autoroute nationale 55,en 2011 dans la région
du Darjeeling, en Inde.

5
I.1. Généralité
 Qu’est-ce qu’un mouvement de terrain ?
Les mouvements de terrain sont un ensemble de déplacements plus ou moins
brutaux d’origine naturelle ou anthropique. Ces glissements se font vers l’aval sous
l’effet de la gravité. Elles sont un phénomène d'origine sismique, géologique et
géophysique où une masse de terre descend sur une pente, autrement dit un plan de
glissement plus ou moins continu, plus ou moins plan ou incurvé. Après la mise en
mouvement la masse conserve globalement sa consistance et sa physionomie.

Figure I.2 – Schéma d’un glissement de terrain

6
 Comment ? Quand ?
Le déclenchement d’un mouvement de terrain est souvent prévisible ; toutefois, il
ne peut être défini dans sa géométrie exacte que par une étude minutieuse. Certains
mouvements peuvent être considérés comme le processus évolutif naturel d’un site ;
par exemple l’éboulement d’une falaise dont le pied est sapé par la mer.

Mais il faut noter que, fréquemment aussi, un mouvement de masse peut être
déclenché par l’action de l’homme. Certains travaux rompent l’équilibre naturel d’un
site et amorcent un processus de rupture de masse sur un site auparavant stable. C’est
le cas notamment de l’ouverture de fouilles superficielles ou profondes, de la
modification du régime des eaux souterraines, de la mise en place de surcharge, de
l’usage d’explosifs, etc…

En première analyse, on peut dire qu’une masse de terrain se met en mouvement sous
l’action de pesanteur lorsqu’une certaine limite rhéologique du milieu se trouve
dépassée. Il peut s’agir :

 De la résistance à la traction (éboulement rocheux)


 De la résistance à la compression simple (écrasement de piliers de mines).
 De la résistance au cisaillement (glissement).
 Du frottement roche sur roche pour les glissements de bancs rocheux sur
un joint sec.
 De la limite de fluage non amorti (certains glissements en milieu argileux).
 De la limite de liquidité d’Atterberg (écoulements viscoplastiques ou
fluides).

7
I.2. Caractérisation du mouvement de terrain

De nombreuses classifications ont été proposées pour les mouvements de versants


instables ; elles s’appuient sur des notions de cinématique, de nature de sol, de
stratigraphie, etc.

De façon simplifiée, on peut considérer quatre familles principales :

 les glissements de terrain ;


 les écroulements et les chutes de blocs ;
 les mouvements de fluage ;
 les coulées et les laves torrentielles.

Figure I.3 - Les quartes types de mouvements de terrain

8
Les deux dernières familles présentent la particularité de mettre en jeu des
déplacements de matériaux importants et rapides ; il n’est généralement pas possible
d’intervenir au cours du phénomène ni de remettre en état le site après rupture.
L’intervention de l’ingénieur est orientée, dans ces conditions vers la prévention, la
prévision et la protection. -Les échelles géométriques et cinématiques des phénomènes
sont très étendues :

o Volumes allant de quelques décimètres cubes (pour des chutes de blocs) à


plusieurs millions de mètres cubes ;

o Vitesses très lentes (quelques millimètres par an) à très rapides (plusieurs
dizaines de mètres par seconde pour les éboulements).

Le tableau I.1 définit une terminologie cinématique caractérisant les mouvements de


terrain.

Tableau I.1 – Echelle cinématique des mouvements de terrain.

I.2.1. Les écoulements et chutes de blocs


Ce sont des mouvements rapides, discontinus et brutaux résultant de l’action de la
pesanteur et affectant des matériaux rigides et fracturés tels que calcaires, grès, roches
cristallines, etc.Ces chutes sont caractérisées par une zone de départ, une zone de
propagation et une zone d’épandage. Les blocs décrochés suivent généralement la
ligne de plus grande pente. Les distances parcourues sont fonction de la position de la
zone de départ dans le versant, de la pente du versant, de la taille, de la forme et du
volume des blocs éboulés, de la nature de la couverture superficielle, de la végétation..

9
Figure I.4 – Eboulement

Figure I.5 – Chute de Bloc

10
Figure I.6 - Types d’écroulement (Philippe,R. 1988)

 Principaux facteurs déclenchant :


 Les apports d’eau ;
 Les cycles gel-dégel ;
 L’altération ;
 L’érosion ;
 Les séismes.

I.2.2. Le fluage

Le fluage est caractérisé par des mouvements lents et continus, mais à des vitesses
faibles. Dans le cas de fluage, il est difficile de mettre en évidence une surface de
rupture. Le mouvement se produit généralement sans modification des efforts
appliqués (contrairement au glissement) : en fait le matériau est sollicité à un état
proche de la rupture.

11
Figure I.7 – (a) Schématisation du phénomène de fluage, (b) Morgan’shill, image
geograph.org.uk

I.2.2.1. Le fluage dans les sols meubles

Dans les formations meubles, les mouvements sont souvent désignés par le terme
générique de fluage. Ce sont des mouvements lents dans la masse, susceptibles
d’évoluer par un phénomène de rupture progressive vers des glissements ou des
écoulements (apparition d’une surface de rupture). Le fluage concerne généralement
les marnes, les argiles plastiques de grande épaisseur supportant une surcharge
naturelle ou anthropique. Les volumes de sol mis en jeu sont comparables à ceux des
glissements.

 Principaux facteurs déclenchant :


 La saturation progressive ;
 L’évolution des caractéristiques mécaniques du matériau.

I.2.2.2. Le fluage dans les sols rocheux

Dans les formations rocheuses, les mouvements de fluage sont désignés par le
terme de fauchage et se caractérisent par un basculement ou renversement des
sommets de couches très redressées (proches de la verticale). Le fauchage est
susceptible d’évoluer en écroulement ou en chute de blocs dans les roches tendres vers
un glissement. C’est un phénomène qui affecte les matériaux présentant une
12
schistosité (schistes, gneiss, micaschiste). Les marno-calcaires et grès sont également
sensibles au fauchage. Les volumes de sol mis en mouvement varient de quelques
centaines de m3à quelques milliers de m³.

 Principaux facteurs déclenchant :


 Les mouvements néotectoniques ;
 Le vieillissement et l’altération des joints.

I.2.3. Les collées et les laves torrentielles

Ce sont des mouvements fluides de suspensions de matériaux de granulométrie


variable. Les mouvements se produisent lorsque la matrice fine atteint une teneur en
eau très élevée qui la liquéfie. Les volumes déplacés se chiffrent en dizaines de
milliers de mètres cubes.

 Principaux facteurs déclenchant


 La disponibilité d’importantes quantités d’eau ;
 Fortes précipitations ;
 Rupture des digues ;
 Rupture des barrages.

Le tableau I.2 synthétise les éléments qui caractérisent les différentes familles de
mouvements de terrains.

13
Vitesse Facteur
Terrain Volume
moyenne déclenchant

Glissement Sols massifs Très lente à De quelques m³ à plus eau,


fracturée Moyenne de dix millions de m³ terrassements

chargement,
Formation De quelques m³ à plus
Fluage Très lente évolution du
meuble de dix millions de m³
matériau

De très
Massifs De quelques m³ à plus eau, gel
Ecroulement lente à très
rocheux de dix mille m³ dégel, séisme
rapide

très fortes
Sols argileux De dix à plusieurs pluies,
Coulée Très rapide
et Limoneux centaines de milliers rupture de
lâches de m³ digues

Tableau I.2 -Éléments caractérisant les différents mouvements de terrain

I.2.4. Les glissements


Ces mouvements se produisent généralement dans des matériaux meubles (des sols)
ou des massifs rocheux fracturés ou altérés. Ils se manifestent par le déplacement
d’une masse de matériau le long d’une (ou plusieurs) surface(s) de rupture. La forme
de cette dernière dépend en partie de la structure géologique du site. Les formations
complexes donnent généralement lieu à des surfaces de rupture qui suivent les
contacts entre couches ou qui se développent au sein des zones de plus faibles
résistances, ces surfaces peuvent être de forme quelconque. Dans les massifs rocheux
fracturés, les glissements se produisent le long des plans privilégiés (schistosité,
pendage, plans de fracturation, etc.) qui délimitent des dièdres.

14
Figure I.8 - Glissement réel à Mountain River, Canada.

 Les facteurs déclencheurs sont généralement :


 Les modifications du régime hydraulique (saturation du matériau,
augmentation des pressions interstitielles, etc.) ;
 Les terrassements ;
 L’érosion naturelle (ruissellement, érosion de berges) ;
 Les accélérations produites par les séismes.

I.2.4.1.Classification de glissement selon la forme


Trois types de glissement sont distingués en fonction de la géométrie de la surface de
rupture :

 glissement plan, le long d’une surface plane ;


 glissement circulaire ou rotationnel, le long d’une surface convexe ;
 glissement quelconque ou composite lorsque la surface de rupture est un
mélange desdeux types.

15
I.2.4.1. a. Glissement plan ou translationnel

Ils se manifestent lorsqu’il existe une surface topographique pouvant guider une
rupture plane : telle qu’une couche mince de caractéristiques médiocres sur un
substratum, Les volumes des masses en mouvement varient de quelques mètres cubes
à plusieurs dizaines de millions de mètre cubes.

Figure I.9 - Schématisation du phénomène de glissement de terrain plan

Figure I.10 - Glissement Plan

16
I.2.4.1.b. Glissement rotationnel ou circulaire
o Glissement rotationnelle simple

Ils sont caractérisés par un basculement de la masse glissée le long d'une "surface
de rupture" dont la forme est parfois assimilable à un cylindre à directrice circulaire,
c'est le cas en particulier des ruptures de remblai sur sols mous et de déblai en sols
homogènes. Les volumes des masses en mouvement varient de quelques mètres cubes
à plusieurs dizaines de millions de mètres cubes.

 Principaux facteurs déclenchant


 Les modifications du régime hydraulique (saturation du matériau, augmentation
de pressions interstitielles….) ;
 Les terrassements ;
 L’érosion naturelle (ruissellements, érosions des berges) ;
 Les séismes.

(a) (b)

Figure I.11 - Schématisation du phénomène de glissement circulaire

(a) avant activation ; (b) après activation

17
Figure I.12 - Glissement circulaire simple

o Glissement rotationnel Complexe :

Lorsque le sol est hétérogène ou anisotrope il peut y avoir formation de glissements


"complexes" dont certaines parties correspondent à des mouvements rotationnels et
d'autres à des mouvements plans. C'est le cas, en particulier, des remblais sur versants.
Les volumes des masses en mouvement varient de quelques mètres cubes à plusieurs
dizaines de millions de mètres cubes.

Figure I.13 - Glissement circulaire complexe

18
I.2.4.2. Classification de glissement selon la vitesse
- Glissement de terrain permanant : C’est un mouvement qui s’étend sur une longue
période, la masse de terre se déplace régulièrement vers l’aval le long d’une surface de
rupture existante, avec des phases d’accélération et de réactivation.

- Glissement de terrain spontané : C’est un mouvement relativement rapide qui se


produit contrairement au glissement permanent le long d’une nouvelle surface de
glissement, il se déclenche de manière subite avec des vitesses instantanées élevées, la
teneur en eau étant insuffisante pour induire la liquéfaction du matériau (le sol garde
une partie de sa cohésion) donc une surface de glissement peut être observée (pas de
coulée).

I.2.4.3. Les causes principales de glissement de terrain :


Il y a plusieurs facteurs contribuent au déclenchement des glissements, les plus
importants sont :

o La nature des terrains : La nature de terrains dépend de la:

 Géométrie de terrains.

 Résistance au cisaillement des sols ou des roches.

o L’action de l’eau : l’eau est dans la plupart des cas la cause principale dans
la mise en mouvement des terrains.

o Les actions climatiques : Les facteurs climatiques prépondérants sont


constitués par les apports d’eau. Les autres actions externes, susceptibles de
modifier l’état d’équilibre d’un versant, résultent principalement de
modifications de géométrie, de chargements et de déchargements.
o Les causes mécaniques externes : citons parmi les causes mécaniques
externes, le terrassement au pied du talus, les entailles effectuées dans les

19
talus stables, toute sur charge naturelle ou artificielle déposée sur une pente,
les vibrations naturelles (séismes) ou artificielles (explosion, machines ...).

o Construction sur pente : La construction de remblais sur pente naturelle


diminue de l’ensemble pente et remblai.

cause du glissement
de terrain

La nature L'action de Les actions Les causes Construction


des terrains l'eau climatiques mécanique sur pente
externes

Figure I.14 - Les causes principales du glissement de terrain

I.2.4.4. Indices et phénomènes induits par les glissements


 Indices caractéristiques d’activité d’un glissement : niche d’arrachement,
fissures, bourrelets, arbres basculés, zone de rétention d’eau, fissuration des
bâtiments, déformation des routes, etc.
 Phénomènes aggravants induits par les glissements de terrain:
 formation d’embâcles sur les cours d’eau
 laves torrentielles suite à l’apport de matériaux dans les cours d’eau
 coulées de boue à partir des bourrelets de pieds formés de matériaux remaniés.
Les glissements de terrain se caractérisent par des phases d'activité variables : des
périodes de vitesse de glissement plus élevée avec des phases de calme apparent.

20
 Glissements de terrains actifs

Un glissement de terrain est considéré comme actif si un mouvement peut

être constaté. Le déplacement peut être minime, les déformations de moins d'un

millimètre étant toute fois difficilement détectables. Les glissements actifs

comprennent les glissements présentant des vitesses plus ou moins constantes à

long terme tout comme les glissements avec des phases successives

d'accélérations.

 Glissements de terrains réactivés

Désignent les glissements de terrain qui quittent une phase inactive pour

entrer dans une phase active. Habituellement, les glissements de terrain

réactivés se déplacent le long d'une surface de glissement existante.

 Glissements de terrains inactifs

Désignent les glissements de terrain restés immobiles pendant plusieurs

années. Ceux-ci se subdivisent en quatre catégories :

- Glissements bloqués.
- Glissements latents.
- Glissements abandonnés.
- Glissement stabilisés.

21
Figure I.15 - Différentes phases de l'activité d'un glissement de terrain

I.2.4.5. Comment réduire le problème de glissement ?

I.2.4.5.a. Évitement

En utilisant les commentaires d’experts et une planification méthodique, les


collectivités peuvent déterminer les pentes à risque et restreindre ou surveiller le
développement dans les zones dangereuses.

I.2.4.5.b. Mesures de protection

Dans les collectivités déjà établies, les autorités municipales ou provinciales


doivent déterminer si l’on doit prendre des mesures de protection de génie civil ou
racheter certaines propriétés afin de déplacer leurs occupants.

22
I.2.4.5.c. Solutions de génie civil

Si l’on doit vivre à proximité de pentes à risque, il existe plusieurs solutions de


génie civil afin de prévenir les glissements de terrain, notamment :

 améliorer le drainage ;
 réduire la dénivellation de la pente ;
 excaver le haut de la pente ;
 construire une berme ou un mur de protection afin de renforcer le bas de la
pente.
I.2.4.5.d. Confinement ou ouvrages de dérivation

Lorsque l’on ne peut prévenir ni éviter les glissements de terrain, il existe un


certain nombre de mesures de confinement physique ou d’ouvrages de dérivation,
notamment :

 barrages de captage et bassins de confinement afin de retenir les débris et l’eau ;


 canaux ou chutes artificiels afin de détourner les débris ;
 filets et murs artificiels afin d’empêcher que les éboulements de roches ou de
terre n’atteignent les routes ou les structures.

I.3.Méthode d’analyse de la stabilité des pentes

Les problèmes de stabilité de pentes se rencontrent fréquemment dans la


construction des routes, des canaux, des digues et des barrages. En outre certaines
pentes naturelles sont ou peuvent devenir instables. Une rupture d’un talus peut être
catastrophique et provoquer des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts
naturelles considérables. L’estimation de la sécurité réelle vis-à-vis du risque de
rupture est une question complexe surtout dans le domaine des données limitées ou
peu connues. L’étude d’un talus comporte, outre la reconnaissance du site et le choix
des caractéristiques mécaniques des sols, un calcul de stabilité pour déterminer d’une

23
part la courbe de rupture le long de laquelle le risque de glissement est le plus élevé,
d’autre part la valeur correspondante du coefficient de sécurité.

Cependant une longue expérience a été acquise tant que les méthodes de calcul que
dans les techniques de construction, de telle sorte que les problèmes de stabilité de
pentes peuvent maintenant être résolus avec une assez bonne fiabilité.

Dans leur principe, les mouvements de terrain sont bien compris: ils surviennent
lorsque la résistance des terrains est inférieure aux efforts moteurs engendrés par la
gravité et l'eau souterraine ou par les travaux de l'Homme; leur dynamique répond
naturellement aux lois de la mécanique. Dans la pratique cependant, les choses sont
très complexes, du fait des incertitudes:

- sur les conditions initiales, notamment en profondeur,


- sur les propriétés mécaniques des terrains, en général hétérogènes, non linéaires,
anisotropes discontinus,...
- sur les conditions hydrauliques: position de la nappe, phénomènes se produisant
en zone non saturée. L'eau est la cause déclenchant de la plupart des
mouvements; c'est un facteur variable dans le temps.

I.3.1. La définition d’une pente

Une pente est l’inclinaison d’un terrain .Elle se mesure en degrés ou en pourcentage
et ne doit pas être confondue avec le dénivelé, évalué en mètres ou le pendage qui
s’applique aux couches du sous - sol. La pente peut être une contrainte naturelle pour
l’installation humaine, elle peut être le théâtre d’éboulements, d’avalanches ou de
glissement de terrain.

I.3.1.1. Ponte naturelle

Il s’agit des talus existants, peu homogènes et présentant des variations géologiques
et éventuellement des discontinuités.

24
I.3.1.2. Ponte artificiel

Les pentes artificielles sont essentiellement affectées par des glissements et parfois
par des :

- Talus en déblai ;
- Talus en remblai sur sol non compressible ;
- Talus en remblai sur sol compressible ;
- Digues et barrages en terre phénomènes du fluage.

I.3.2.Hypothèses de calcul

Il existe, en principe, deux possibilités pour calculer la stabilité d’une pente. La


première est de considérer que la masse instable forme un bloc rigide, que le sol a un
comportement rigide-plastique et donc qu’à la rupture tous les points de la masse
stable atteignent en même temps leur seuil de rupture; ce sont les méthodes de calcul à
la rupture, les seules encore employées pratiquement à ce jour. La seconde possibilité
est d'appliquer la méthode des éléments finis en choisissant une loi de comportement
réaliste en réduisant, par exemple, les caractéristiques de sol jusqu’à la rupture.

I.3.2.1. Définition du critère de rupture

Le comportement de Mohr-Coulomb présente un comportement élastique


parfaitement plastique sans écrouissage. Il a une grande utilisation dans la
géotechnique vu les résultats obtenus dans les calculs. Dans le plan de Mohr, la droite
intrinsèque est représentée par :

𝝉 = 𝝈𝒏 𝐭𝐚𝐧 𝝋 + 𝒄 2.1

Où 𝝈𝒏 et𝝉 sont respectivement les contraintes normales et de cisaillement, et c et 𝝋


respectivement la cohésion et l’angle de frottement du matériau, figure

25
Figure I.16 - Courbe intrinsèque du modèle de Mohr-Coulomb.

I.3.2.2. Le coefficient de sécurité


Le principe de calcul de stabilité des talus consiste à déterminer le facteur de
sécurité Fs par lequel il faut diviser la résistance de la surface de glissement pour que
la masse potentiellement stable soit à la limite de l’équilibre. Il existe plusieurs
définitions possibles du coefficient de sécurité chacun présente des avantages et des
inconvénients nous citons ci-dessous un certain nombre de ces définitions :

𝑹é𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒂𝒖 𝒄𝒊𝒔𝒂𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒎𝒂𝒙𝒊𝒎𝒂𝒍 𝒎𝒐𝒃𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒃𝒍𝒆


𝑭= 2.2
𝑹é𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒂𝒖 𝒄𝒊𝒔𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒏é𝒄𝒊𝒔𝒔𝒂𝒊𝒓𝒆 à 𝒍′ é𝒒𝒖𝒊𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆

Il faut noter qu’avec cette définition la valeur du coefficient de sécurité est une
valeur Ponctuelle qui va donc dépendre de la position du point M considéré le long de
la surface testée.

𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒓é𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕
𝟏. 𝑭= 2.3
𝑬𝒇𝒇𝒐𝒓𝒕 𝒎𝒐𝒕𝒆𝒖𝒓

Cette définition suppose que la surface testée est planaire.


𝑴𝒐𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒓é𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕
1. 𝑭= (définition de Frӧhlich) 2.4
𝑴𝒐𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒎𝒐𝒕𝒆𝒖𝒓

26
Cette définition suppose que la surface testée est circulaire (ellipsoïdale en 3D).
𝑯𝒄 𝑯𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒄𝒓𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆
2. 𝑭= = 2.5
𝑯 𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆

Toutes ces définitions conduisent à des valeurs différentes pour une même
géométrie, sauf dans le cas où l’on se trouve à la rupture (F=1). La définition 1 est
couramment employée. Fellenius a proposé une définition voisine en considérant que
l’équilibre du volume V (Figure 2.1) est atteint lorsque le système des forces
extérieures qui luis est appliqué mobilise les fractions tan 𝜑/F et 𝑐/F des valeurs
réelles du frottement et de la cohésion du milieu. Cette définition permet d’obtenir un
coefficient de sécurité pour l’ensemble de la surface.

Cette définition à donc pour inconvénient de considérer que la rupture se produira


Simultanément en tout point, ce qui est fortement contestable dans le cas de sol
fortement hétérogène et n’est pas compatible avec la notion de « Rupture progressive
».

Figure I.17 - Surface de rupture potentielle

27
On distingue deux démarches pour le calcul de facteur de sécurité :

1. Dans la première, le glissement a déjà eu lieu, il s’agit d’une valeur de Fs


Inférieure ou égale à 1, donc :

- Soit, on connaît la surface exacte et on cherche à déterminer, pour Fs =1 Les


caractéristiques correspondantes.

- Soit, on a les caractéristiques et on cherche à déterminer la surface de glissement.

2. La deuxième, la plus fréquente, consiste à déterminer la marge de sécurité


disponible et adopter les solutions adéquates pour améliorer la sécurité de l’ouvrage en
répondant à des exigences en fonction de l’emploi des talus.

 Choix de la valeur du coefficient de sécurité dans le calcul de stabilité

Théoriquement, le talus est dit stable si Fs > 1. L’état d’équilibre limite (rupture)
est obtenu lorsque Fs = 1. Mais dans la pratique, le coefficient Fs est compris entre 1,3
et 1,5 en tenant compte des facteurs suivants :

- Les erreurs dues à l’exactitude des méthodes de calcul de la stabilité du bord.

- Les incertitudes expérimentales de la détermination des propriétés physico-


mécaniques des roches, comme par exemple la valeur moyenne du poids volumique
des roches composant le massif.

-Les incertitudes de la détermination de l’influence de la fissuration.

-L’influence des charges dynamiques provoquées par le tir, par le mouvement des
moyens de transport et par les séismes. (M’zoughem K.,2005)

Le tableau I.3, nous donne les valeurs de Fs en fonction de l’importance de L’ouvrage


et des conditions particulières qui l’entourent.

28
Fs Etat de l’ouvrage
˂1 Danger

1 – 1,25 Sécurité contestable


Sécurité satisfaisante pour les
1,25 – 1,4
ouvrages peu importants.
˃ 1,4 Satisfaisante pour les barrages

Tableau I.3 - Valeurs de FS en fonction de l’état de l’ouvrage

I.4.Méthodes de calcul de la stabilité


I.4.1. Calcul à la rupture
L’analyse de la stabilité des talus est traitée comme un problème d’équilibre limite.
Les calculs à la rupture supposent que le terrain se comporte comme un solide rigide-
plastique (ou rigide-rupture). Le critère de plasticité (ou rupture) est défini par une loi
classique (Mohr-Coulomb en général). Ce critère atteint au niveau de limite du volume
étudié (surface de rupture potentielle). (BENAISSA.2003)

Figure I.18 - Surface de rupture (Guide technique LCPC.1998)

29
I.4.1.1. Stabilité des pentes en rupture Plane
On dit une rupture plane quand la surface de rupture potentielle est parallèle à la
surface de la pente, et quand la hauteur est petite par rapport à la longueur de la pente
on dit que la pente est infinie.

La pente est incliné à l’horizontale d’un angle β, et de hauteur ℎ, le niveau d’eau est
situé à ℎwet considéré comme parallèle à la pente (Figure I.16)

Figure I.19 – Rupture Plane

Le critère de rupture de Coulomb s’écrit :

𝒅𝒙
𝑻𝒎ₐₓ = 𝑪′ + (𝑵 – 𝑼) 𝐭𝐚𝐧 𝝋′ 2.6
𝐜𝐨𝐬 𝜷

T=W. sin β

Avec: β: l’angle d’inclinaison de la pente et du plan de glissement mesuré par rapport


à l’horizontale

𝒅𝒙 : la distance entre les deux extrémités du bloc.

30
On obtient l’expression suivante pour le cas générale :

𝐜′𝐋 + (𝐖𝐜𝐨𝐬𝛂 − 𝐔) 𝐭𝐧𝐠𝛟′


𝐅𝐬 = 𝟐. 𝟕
𝐖𝐬𝐢𝐧𝛂

Avec: L : désigne la longueur du talus.


α: sa pente.
W : le poids des terres en mouvement.
U : la résultante des pressions interstitielles éventuelles.
C' : la cohésion effective.
ϕ’: l’angle de frottement interne effectif.

I.4.1.2. Stabilité des pentes en rupture circulaire ou quelconque

Cette stabilité peut être scindée en deux axes fondamentaux :

- Prise en compte de la totalité de la masse formant le sol dans l’étude d’équilibre et


adaptation aux sols homogènes (Méthodes globales),

- Subdivision du massif en tranches verticales. La stabilité de chaque tranche est


calculée séparément (Méthode des tranches).

Figure I.20 - Un schéma de la rupture circulaire

31
I.4.2. Présentation des méthodes de calcul
I.4.2.1.Méthode de Taylor (1937) :
Cette méthode s’adapte aux pentes de géométrie simple formées d’un sol
homogène sans présence d’eau. Il est considéré au niveau de la méthode les forces
relatives au poids propre du massif, à la cohésion et à la résultante de la force normale
et celle de frottement. La formulation du coefficient de sécurité :

𝑭 = 𝑪/(𝜸 𝑯 𝑴𝒕) 2.8

Figure I.21 - Analyse d’un talus homogène

Où le coefficient de stabilité mt dépend de la géométrie de la pente.

I.4.2.2.Méthode des tranches


Le sol est divisé en plusieurs tranches verticales. Les différentes forces externes et
internes qui s’appliquent sur chacune des tranches sont montrées sur la figure I.19.

32
Figure I.22 - Découpage d’un talus des tranches

Figure I.23 - Les forces agissantes sur une tranche

La méthode des tranches consiste à découper le volume de sol en un certain nombre


de tranches limitées par des plans verticaux. En l’absence d’eau, une tranche (n) est
soumise à :

 Son poids : W =b ∑ (γᵢ.hᵢ)

33
 Les efforts inter-tranches décomposés en efforts horizontaux 𝑯𝒏 et 𝑯𝒏+𝟏 et en
efforts verticaux 𝑽𝒏 et 𝑽𝒏+𝟏
 La réaction Rn du milieu sous-jacent sur l’arc AB (résistance de cisaillement).
Elle se décompose en une composante normale et tangentielle.
(BENAISSA.2003)

Il existe environ une douzaine de variantes de cette méthode qui diffèrent entre
elles par :

 la manière d’utiliser les équations de la statique pour définir la sécurité.


 les hypothèses utilisées pour rendre le problème déterminé. Parmi les méthodes
les plus couramment utilisées on considère:
 La méthode de Fellenius ;
 La méthode de Bishop simplifiée ;
 La méthode de Janbu simplifièe.

I.4.2.3Méthodes probabilistes
Il y a lieu de signaler que les méthodes d’équilibre limite ne considèrent pas
l’ensemble des incertitudes sur les paramètres du problème à résoudre, notamment les
données géométriques, et les erreurs de mesure au laboratoire des caractéristiques
mécaniques du sol et leur variation spatiale et temporelle sur le terrain. Compte tenu
de l’aspect plus ou moins aléatoire des paramètres d’analyse, des méthodes
probabilistes, basées spécialement sur le calcul de risque ont été développés.

Il faut cependant ajuster la variation de chaque paramètre influençant d’une manière


significative la stabilité à une loi probabiliste et de calculer la fonction probabilité de
rupture comme étant une combinaison de plusieurs fonctions aléatoires.

On synthétise dans ce qui suit quelques méthodes probabilistes :

 Simulation Monte-Carlo.
 Evaluation de la stabilité.

34
 Analyse statistique.
 Analyse de la stabilité des pentes par approche stochastique.

I.4.2.4. Méthodes numériques


Le développement des programmes sur ordinateurs a été très bénéfique pour la
résolution de certains problèmes de stabilité des pentes. Beaucoup de méthodes
numériques sont utilisées pour le faire en l’occurrence :

- Méthode des éléments finis, permettant de modéliser les aspects liés à l’hétérogénéité
des matériaux, la géométrie des talus et leur environnement, l’interaction entre les
terrains et les structures ainsi que les discontinuités spécifiquement pour les massifs
rocheux.

- Méthode des différences finies, dans laquelle les variables ne sont définies qu’aux
nœuds du maillage et la résolution est locale et pas à pas. Le code de calcul utilisé au
niveau de ce mini-projet se base essentiellement sur cette méthode.

- Méthode des éléments distincts, qui se base sur les principes de la méthode des
différences finies tout en tenant compte de la discontinuité du milieu étudié.

Toutefois, les méthodes numériques ont permis de faire de grands progrès dans la
compréhension des divers types de comportement des talus.

35
I.5. Méthode de confortement du sol

Quand on veut consolider un glissement, peu importe que la surface de rupture soit
circulaire, logarithmique, plane,...etc. Par contre, il est de la plus grande importance de
connaître ses dimensions et d’avoir une idée sur son origine: surcharge, écoulement
d’eau, altération des sols ou simplement ruissellement exceptionnel. Le choix de la
méthode de consolidation en dépend. Face à un problème de stabilité, une première
solution consiste à s’affranchir des mouvements de la pente instable sans les
empêcher.

I.5.1. Choix de méthode de confortement


Le choix de la méthode de confortement varie d'une part avec les caractéristiques et
l'état de chaque site comme le type de sol, les conditions de drainage et les surcharges,
et d'autre part avec le coût économique (quand il existe plusieurs solutions de
confortement).

La méthode de confortement choisie doit répondre aux exigences suivantes :

 Coté résistance: la méthode doit assurer la stabilité du talus, ainsi le mode de


renforcement ne génère aucun risque d'augmenter les efforts moteurs de notre
talus.
 Coté économique: le mode de renforcement doit être le moins coûteux et le plus
disponible dans le marché, car il y a des modes de renforcement qui nécessitent
une importation, en règle générale on utilise ce qui est disponible (locale) et
moins coûteux.
 Coté technologique (ouvrabilité et maniabilité) : la méthode de renforcement
doit être simple et ne demande qu'un minimum d'effort ainsi qu'on peut la
réaliser facilement. (Aissa M. H., 2011)

36
Choix de la
méthode de
renforcement

Condition de Condition Contrainte


résistance technique économique

Figure I.24 - Les critères de choix de la méthode de confortement. (FahsiM.,2013)

I.5.2. Classification des méthodes de confortement :


Les méthodes de confortement peuvent être classées selon deux aspects : préventif
et curatif.

I.5.2.1. Aspect préventif :


Les risques d’instabilité des sols, qu’ils résultent de phénomènes naturels ou des
activités humaines, font l’objet de travaux de confortement préventif. Ceux-ci sont
effectués avec des méthodes de renforcement, de soutènement, développées par le
génie civil, mais mettent aussi en œuvre plusieurs procédés spécifiques comme :

- Soutènements et traitements des talus en déblai ou en remblai devant être


réalisés pour le passage des chaussées des routes et autoroutes et des formes
d’assise des bâtiments de nature diverses.-Protections et confortements de site
situé géo-morphologiquement en zones dites sensibles ou fragiles et contenant
un ou plusieurs ouvrages ou installations stratégiques.-Soutènement et
étaiements à mettre en place, en phase provisoire de travaux de terrassement
importants ou excavations en sous-sol assez profondes.

37
- Protections et comportements de site situé géo-morphologiquement en zones
dites sensibles ou fragiles et contenant un ou plusieurs ouvrages ou installations
stratégiques.
- Soutènement et étaiements à mettre en place, en phase provisoire de travaux de
terrassement importants ou excavations en sous-sol assez profondes.

I.5.2.2. Aspect curatif :

Cas de glissement déjà produit et qui s’est immobilisé et dont il y a lieu de prévoir
le soutènement et protections nécessaires vis-à-vis d’éventuels mouvements
d’instabilité récurrents.

Cas de glissement amorcé (à partir de signes apparents) et soumis encore à un


mouvement actif à vitesse lente ou moyenne.

En effet l’un ou l’autre aspect (préventif ou curatif) suivant le cas posé, ces deux types
d’approche sont généralement reconnus à l’emploi, à savoir : l’approche douce et
l’approche dure.

L’approche douce faisant appel à l’utilisation des opérations simples telles que les
terrassements, le drainage et la végétation et d’autre part l’approche dure introduisant
un peu plus les facteurs de la reconnaissance géotechnique et de sollicitation du cas et
un apport technologique plus développé (DSPR.,2008), tels que les renforcements,
l’amélioration des caractéristiques du sol et le soutènement par éléments résistants
comme le montre la figure suivante :

38
Système de
confortement

Approche douce Approche dure

Traitement Soutènement
Terrassement drainage thermique et via des éléments
Végétation Renforcement
chimique des résistants
sols

Figure I.25 - Organigramme montre les types d’approche des systèmes de


parade. (Bedr S.,2008)

I.5.3. Approche douce


I.5.3.1. Terrassement :

La stabilité du talus dépend directement de la géométrie du versant, le terrassement


reste le moyen d'action le plus naturel. On peut distinguer trois groupes de méthodes
de stabilisation par terrassement :

o Les actions sur l'équilibre des masses : allégement en tête, remblai en pied.

o Les actions sur la géométrie de la pente : purge et reprofilage.

o Les substitutions partielles ou totales de la masse instable

39
Terrassement

Equilibre des Géometrie de Les


masses la pente substitutions

Figure I.26 – Organigramme montre la processus de terrassement

I.5.3.1.a. Remblai de pied

Le chargement en pied d’un glissement est une technique souvent utilisée,


généralement efficace. L’ouvrage, également appelé banquette, berme ou butée, agit
par contre-balancement des forces motrices. Pour qu’il soit efficace, il faut réaliser un
ancrage dans les formations sous-jacentes en place. Comme dans le cas d’un ouvrage
de soutènement, le dimensionnement doit justifier de la stabilité au renversement, de
la stabilité au glissement sur la base et de la stabilité au grand glissement.
(PhilippeL.,2002)

Figure I.27 – Schématisation de la bute de pied

40
I.5.3.1.b. Allégement en tête

L’allégement en tête de glissement consiste à venir terrasser dans la partie


supérieure. Il en résulte une diminution du poids moteur et par conséquent, une
augmentation du coefficient de sécurité. La méthode de dimensionnement consiste en
un calcul de stabilité le long de la surface de rupture déclarée en prenant en compte la
modification de géométrie en tête. On peut également substituer le matériau terrassé
par un matériau léger (polystyrène, matériau à structure alvéolaire, etc.). (Philippe
L.,2002)

I.28 – Schématisation de l’allègement en tête

I.5.3.1.c. Reprofilage

Les conditions de stabilité d’un talus étant directement liées à sa pente, on peut
assez simplement augmenter la sécurité par retalutage du terrain naturel. Dans ce sens,
le procédé s’apparente à l’allégement en tête : il consiste en un adoucissement de la
pente moyenne. Ce type de traitement est particulièrement bien adapté aux talus de
déblais et il est de pratique courante. Notons que l’exécution de risbermes a l’avantage
d’améliorer la stabilité par rapport à une pente unique et de créer des voies d’accès
pour l’entretien ou des travaux complémentaires. (Philippe L.,2002)

41
I.5.3.1.d. Purge

Les techniques de terrassement s’accompagnent fréquemment de purges du


matériau déplacé par le glissement. Cette solution est généralement limitée aux
glissements de taille modeste. On peut dans certains cas purger l’ensemble du
matériau glissé à condition que la surface mise à nu soit stable.

I.5.3.2. Drainage
L’eau joue un rôle très important dans les sols, en particulier dans les sols fins
cohérents. En effet, la présence de l’eau dans le sol crée des pressions interstitielles au
sein de ce dernier et diminue sa cohésion. Comme il est à rappeler aussi que le poids
des terres augmente avec la présence de l’eau. En ce sens que l’eau constitue un
facteur moteur déterminant dans les phénomènes de glissements des terrains où le plus
souvent, pour prévenir ou limiter les effets d’un glissement déclaré, on fait recours aux
techniques de drainage qui ont pour but de réduire les pressions interstitielles dans les
masses de sol jugées critiques. Pour ce faire, deux dispositifs de drainage sont
généralement employés, le drainage superficiel et le drainage profond, selon qu’on
veut éviter que le sol reçoive de l’eau où qu’on veut expulser l’eau du sol. (Sekkak
M.,2014)

La figure I.29 illustre les deux dispositifs employés :

42
Drainage

Drainage profond Drainage en surface

Tranché Coutière
Drain sub Galeries Eperons Puits Tranché Rigole
perpondiculair en PVC
horizontaux drainantes drainante drainants drainante e à la pente

Figure I.29 – Schématisation des dispositifs de drainages (Fahsi M.,2013)

I.5.3.3. Végétation

La végétation possède un rôle stabilisateur mécanique par enracinement dans le sol.


C'est une méthode écologique et économique qui consiste à stabiliser le sol avec des
plantations appropriées au terrain et à l'environnement. L’utilisation de la végétation
arboricole et herbacée a de tout temps donné des résultats positifs dans la prévention
de l'érosion et le renforcement de la stabilité des pentes. D’ailleurs, ces dix dernières
années, l'approche "douce" par l’utilisation de la végétation pour la stabilisation des
pentes l’emporte sur l'approche "dure" qui utilise des dispositifs de stabilité
mécanique. Ainsi à ce souci pour l'environnement s'ajoutent une meilleure
connaissance et la disponibilité de plus d'informations relatives à la végétation dans les
travaux d'ingénierie. (Louis C.,1984)

43
Figure I.30 – L’implantation des plantes dans un talus

I.5.4. Approche dure :

Dans le domaine de la stabilisation des talus, l’utilisation d’une approche dure


s’impose régulièrement comme une méthode pertinente, car les délais d’exécution sont
réduits eu regard des méthodes utilisées selon l’approche douce. Cette approche
s’attaque au problème en modifiant, d’une manière directe, les propriétés, mécanique,
physique ou chimique du sol. Les systèmes de parades qui utilisent cette approche
sont :

 Le renforcement.
 Le soutènement.
 Le durcissement.

44
I.5.4.1. Le renforcement :

Le renforcement est un domaine récent et particulier. Il recouvre toute technique


permettant d’améliorer le comportement géotechnique d’un massif de sol. En général,
on renforce un massif de sol pour deux raisons principales :-Soit pour limiter ses
déformations à chargement fixé.-Soit pour augmenter la capacité du sol à supporter
des déformations élevées. Parmi les différents procédés décrits dans la norme (NF P
94-210 qui est spécifique aux méthodes de renforcement des sols) on peut retenir
quelques techniques valables au confortement des talus.

I.5.4.1.a. Le renforcement par géotextiles :

Les géotextiles sont des produits textiles à bases de fibres polymères utilisés au
contact du sol dans le cadre d’applications dans le domaine de la géotechnique et du
génie civil. Leurs domaines d’utilisation sont très vastes et concernent aussi bien la
géotechnique routière, les centres de stockage de déchets, les aménagements
hydrauliques, la stabilisation des sols et le renforcement des fondations.
(BoulfoulK.,2005)

Figure I.31 - Renforcement par géotextiles (Boulfoul K.,2005)

45
I.5.4.1.b. Le renforcement par géogrilles :

Les géogrilles sont classées parmi les produits géosynthétiques. Elles se


présentent sous la forme de grilles monolithiques, tissées ou à fils soudés dont la
maille peut avoir des formes diverses. On distingue, en particulier, les géogrilles
uni-axiales ayant une résistance à la traction plus élevée dans une direction que
dans la direction perpendiculaire et dont la maille est allongée, et les géogrilles
biaxiales ayant la même résistance dans les deux directions du maillage qui, dans
ce cas, est carré. (BoulfoulK.,2005)

La figure qui suit présente un exemple de géogrille uniaxiale.

Figure I.32 - Renforcement par géogrilles.(Boulfoul K.,2005)

I.5.4.1.c. La technique pneu sol :


Cette technique diffère du procédé géogrilles par le fait que le renforcement n’est
plus assuré par des nappes géotextiles mais par des niveaux de pneumatiques usagés
de véhicules légers, reliés entre eux par sangles en polyester ou attaches métalliques et
dont les flancs sont entièrement découpés.

46
Figure I.33 - Renforcement par Pneusol. (Bedr S.,2008)

I.5.4.1.d. Le renforcement par ancrage


Il s’agit de renforcer le sol par des barres métalliques au bout desquelles sont placés
des blocs d’ancrage. Le renforcement est ainsi assuré par frottement ainsi que par
contre butée. Les barres ont une section ronde pour réduire la surface soumise à la
corrosion et sont liées au parement composé d’écailles en béton.

Le principe consiste à réduire les forces actives du glissement et à accroître les


contraintes normales effectives sur la surface de rupture. Pour ce faire, on ancre des
tirants constitués de câbles d’acier multi-torons dans le terrain stable situé sous la
surface de rupture, et on applique en tête un effort de traction. Cet effort peut être
réparti sur la surface du terrain par l’intermédiaire de plaques ou de petits massifs en
béton armé. Dans de nombreux cas, les tirants sont combinés à un mur ou à des
longrines. (Sekkak M.,2014)

47
Figure I.34 - Renforcement par ancrage. (Cartier G.,1986)

I.5.4.1.e. Le renforcement par clouage

Le clouage des pentes consiste à goujonner les masses instables sur le substratum
fixe en répartissant in situ des groupes de pieux verticaux ou des inclusions
perpendiculaires à la surface de glissement. Cette méthode connaît actuellement un
certain essor pour les cas où les méthodes classiques de stabilisation par drainage ou
terrassement ne sont pas applicables. L'efficacité de la technique s'appuie, d'une part,
sur le transfert des efforts de glissement vers le substratum au droit des points durs
constitués par les clous et, d'autre part, sur un renforcement global de la masse
déformable par effet de voûte et effet de groupe dû à la densité de clous. (Cartier
G.,1986)

I.5.4.2. Amélioration thermique et chimique des sols

Ces techniques consistent principalement à changer les paramètres essentiels du sol


en fonction des conditions du site sensible au risque de glissement après avoir analyser
et diagnostiquer le terrain concerné. On peut distinguer quelques techniques pour le
confortement des glissements :

48
I.5.4.2.a. Cuisson

La cuisson est depuis quelques millénaires utilisée pour faire des céramiques. Il est
donc normal que l’on ait pensé à cette méthode pour améliorer les caractéristiques de
certains sols. Cuire ou chauffer modérément sont deux choses tout à fait différentes.
Seuls des essais de laboratoire systématiques peuvent préciser la limite de ces
procédés effectués sur des échantillons saturés et non saturés. (Fahsi M.,2013)

I.5.4.2.b. Consolidation électro-osmose

Cette technique a été découverte par « Veder, 1968 ». Si on fait passer un courant
électrique continu entre deux électrodes séparées par une paroi poreuse de longueur let
de section S, il s’écoule un débit. Si on réalise une telle expérience on constate quel
débit initial décroît progressivement pour presque s’annuler à la longue. On constate
en outre que cette simple électro-osmose fait durcir le sol entre la barrière et la
cathode.

I.5.4.2.c. Consolidation électro chimique

La consolidation électrochimique consiste à introduire des ions convenables à


l’anode pour que la barrière se rapproche le plus possible d’elle et ainsi le volume de
la zone durcie augmente. Initialement la consolidation se faisant en utilisant des
anodes en aluminium. Mais les anodes métalliques ont un très grave défaut. Le sol se
des sèche autour de l’anode et se décolle d’elle : il en résulte une forte augmentation
des résistances électriques de contact. (Fahsi M.,2013)

I.5.4.3. Confortement par ouvrages de soutènement

Les ouvrages de soutènement comprenant tous les types de murs et de systèmes


d’appui dans lesquels des éléments de structure subissent des forces imposées par le
matériau soutenu. Ils peuvent être classés de plusieurs façons d’où, on peut distinguer
quatre principales façons décrites et illustrées dans le schéma de la figure suivante :

49
Fonctionnement par poid

Mode de Fonctionnement par encastrement


fonctionnement

Fonctionnement par encrage ou clouage

Matériau du mur Maçonnerie, béton, bétonarmé,


Classification des enrochement, terrearmé, acier, etc.
ouvrages de
soutènement
Provisoire
Durée de
fonctionnement
Permanant

Flexible
Régidité relative
mur/sol

Rigide

Figure I.35 - Classification des ouvrages de soutènement.(Fahsi M.,2013)

L’intersection de ces classifications se divise en deux grandes familles :

 Ouvrage à structure apparente:


 Murs poids en maçonnerie de pierres sèches.
 Murs poids en maçonnerie jointoyée.
 Murs poids en béton.
 Murs poids en gabions.
 Murs poids en éléments préfabriqués en béton empilés.
 Murs en béton armé encastrés sur semelle

50
 Ouvrage à structure enterré :
 Rideaux de palplanches métalliques.
 Parois moulées ou préfabriquées.
 Parois composites.
 Terre armée.
 Murs en remblai renforcé par des éléments géo-synthétiques.
 Voiles ou poutres ancrés.
 Ouvrages divers.

I.5.4.4. Technique de surveillance :

L'objectif principal du système de surveillance est de fournir des informations sur


l'évolution du phénomène de façon à pouvoir prendre les mesures nécessaires : on
redoute soit l'accélération plus ou moins brutale du phénomène (la rupture), pouvant
mettre en danger des vies humaines, soit le dépassement du seuil de déformation
admissible sur un ouvrage. Les disposions incluses dans une surveillance comprennent
donc essentiellement un contrôle (visuel ou par des instruments de mesure) de
l'évolution, auquel succèdent un dépouillement et une interprétation qui amènent
éventuellement à prendre des dispositions de sécurité. (Aissa M. H.,2011)

I.5.5. Conclusion

Les moyens mis en œuvre actuellement pour améliorer la stabilité des pentes
reposent sur plusieurs techniques. Le choix à adopter sur terrain doit satisfaire
plusieurs critères, à savoir : la maîtrise des techniques employées, l’existence
localement des moyens de confortement et le critère économique. L’ingénieur doit
trouver la solution optimale pour satisfaire en même temps les exigences techniques et
les contraintes économiques.

51
Chapitre II

Présentation Du Cas D’étude

52
II.1. Introduction
L’autoroute est-ouest est un projet autoroutier traversant toute l'Algérie
parallèlement aux côtes méditerranéennes. L'autoroute doit relier la frontière
tunisienne près de la ville d'El Kala à la frontière marocaine près de celle de Maghnia
en passant près des grandes villes algériennes du nord tel que Annaba, Skikda,
Constantine, Setif, Alger, Chlef, Oran et Tlemcen, sur une distance de 1216 km (1 720
km en comptant les routes annexes et les bretelles).

Figure II.1 - L'autoroute Est-Ouest et la principale agglomération.

II.2. Rapport du traitement du glissement


II.2.1. Situation fondamental
La plate-forme du côté droit de la section PK402+080 a été exécutée en
déblai avec une pente originale de 1:2.5 de trois niveaux. COJAAL a
effectué une excavation de 4-6m au-dessous du terrain naturel, et pour
l’instant, CITIC s’engage dans l’excavation de 1-2m par rapport à la
surface de chaussée. Au cours d’excavation de premier niveau du talus en
avril 2018, le suintement de talus à petite échelle a été découvert, et puis
lors de la reconnaissance du terrain en juillet 2018, on a décelé dans le bord
arrière du talus de troisième niveau une longue fissure avec largeur de 20 à
70 cm, ainsi que le dénivellement de 20 à 50 cm. Comme la fissure montre
53
le signe précis de glissement, on peut estimer l’existence du glissement sur
site.

Pour vérifier la situation d’eau souterraine, on a excavé une fouille de


prospection au pied de talus et à la plate - forme du premier niveau du talus,
une grande quantité d’eau souterraine est détectée au terrain. La photo sur
site est la suivante :

Figure II.2 - Plan de situation du glissement

54
II.2.2. Situation géographique du site :
Le site de glissement est situé à Keboud à la commune de Ben M’hidi –
El Taref .

 Les cordonnées du site de travail sont :


o 36° 43’’ 58.6’’ Nord
o 8° 00’ 54.7’’ Est

Figure II.3 - Localisation de chantier (Google Maps)

55
Figure II.4 - Localisation de la zone de glissement (google Maps)

II.2.3. Etat actuel du glissement


La surface de glissement entre la masse glissée et le talus est assez évidente.
L’épaisseur de la plupart de la masse glissée est estimée de presque 10m en fonction
de la forme de terrain glissée et la répartition de strate non glissée. Voici les photos
prises sur site : Figure II.5 et Figure II.6.

Figure II.5 – Etat actuel du glissement de talus

56
Figure II.6 – Etat actuel du glissement

II.2.4. Cause du glissement et l’analyse de stabilité :


II.2.4.1. Cause du glissement :
Selon l’analyse du développement de la fissure de talus sur site, les principales
causes du Glissement sont les suivantes :

 Le stratum original est en argilite et marne épaisses ; à cause de leurs médiocres


nature le Fossé à crête n’est pas encore fini ;
 Dans la saison pluviale, les pluies s’accumulent dans la sortie du fossé à crête
déjà exécutée, ce qui engendre l’affouillement du talus.
 La masse d’argilite se gonfle dans la rencontre de l’eau, se rétrécit avec la perte
d’eau, se décompose en argile en Conséquence.
 Avec la résistance diminuant, une déformation glissante du fluage au niveau de
la couche faible est apparue.

57
II.2.4.2. Analyse de la stabilité du glissement
 Référence de base :
 Eurocode 7
 Eurocode 8
 Logiciel utilisé
 Talren4V2.0.2.
 Bishop

Pour le talus en terre et talus à la rupture de roche, la surface de la rupture est


en forme d’arc, on adopte la méthode de Bishop.

 Coefficient de sécurité

Selon les référence de base, Trois (03) cas seront prise en compte lors de calcul :

 Stabilité à court terme (en chantier), effet sismique non prise en compte :
Fmin ≥ 1.25
 Stabilité à long teme (en exploitation), effet non sismique prise en compte :
Fmin ≥ 1.4

II.2.5. Caractéristique du sol de glissement :


Les paramètres de calcul d’étude recommande sont présentés ces dessus :

Nom
N˚ de couche ɣ (g/cm³) C (Kpa) Φ (°)
géotechnique

1 Argilite 2.11 19.3 18

2 Marne 2.03 11.06 20

Tableau II.1 - paramètre de calcul d’étude recommandée

58
La protection dans cette section sera effectué avec le sol ordinaire, avec les paramètres
mécaniques dans le calcul : poids volumique ɣ = 21KN/m³, cohésion C = 19.3KPa,
angle de frottement interne φ = 18%

II.2.6. Evaluation de la stabilité du talus :

Il est choisi le profile PK402+140 comme la section représentative le calcul de


stabilité de talus.

Selon le calcul, pendant l’exécution de la substitution, le coefficient de stabilité et de


sécurité à court terme (en phrase d’exécution) est de 1.34 ≥ 1.25 (sans prise en compte
de l’effet sismique) ; après l’exécution de la substitution, le coefficient de sécurité à
long terme (en phase d’exploitation) est de 1.9 ≥ 1.4 (sans prise en compte l’effet
sismique).

II.7. Précaution de l’exécution :


1) Lors de la protection, les mesures provisoires de drainage doivent être
disposées.
2) Exécuter immédiatement le remblaiement avec des graviers et le sol après
l’excavation du talus afin de diminuer les heures d’exposition du corps de talus.
3) Il faut vérifier les résultats de reconnaissances pendant les travaux et modifier
l’étude selon la situation géologique réelle n’est pas cohérente avec les résultats
des reconnaissances.
4) Il faut mieux exécuter la substitution pendant la saison sèche. La zone de
traitement va être séparée en deux parties pour l’exécution.
5) Durant l’exécution des travaux, les redans doivent se réaliser du haut en bas. Il
est strictement interdit d’excaver verticalement et il faut éviter une excavation
d’un seul coup.
6) Tous types d’anomalie constatée sur chantier doit être communiquée au bureau
d’étude immédiatement.

59
Chapitre III
Méthodes de calculs

60
III.1. Introduction :
L’évolution de la technologie amène l’ingénieur à réaliser des projets
géotechniques de plus en plus complexes, coûteux et soumis à des contraintes de
sécurité de plus en plus sévères. Pour réaliser ces projets et vu la complexité des
méthodes analytiques, l’ingénieur a recours aux méthodes qui lui permettent de
simuler le comportement des systèmes physiques complexes. Conditionnée par les
progrès effectués dans le domaine informatique et les acquis des mathématiques. La
méthode des éléments finis (MEF) est devenue actuellement la plus performante des
méthodes numériques vues son grand champ d’application, où elle est utilisée dans de
nombreux cas du domaine de la géotechnique.

III.2. Le choix de la technique de confortement :


L'étude géotechnique et la configuration des terrains nous permettent de choisir la
solution convenable et le type de confortement à adopter. Cette solution doit tenir
compte de la faisabilité des travaux liée à l’investissement consenti, l’accessibilité de
site, la période de l’année choisie pour l’exécution des travaux, la cinématique du
glissement, et les moyens en matériels et la technicité des entreprises locales.

Le choix de la technique de la stabilisation devra être le fruit d’un compromis entre


trois aspects qui sont :

 L'analyse des paramètres techniques de site,

 La connaissance des techniques de stabilisation,

 Les impératifs technico-économique.

61
L'analyse des
paramètres
techniques de site

Choix de la La connaissance
technique de des techniques de
stabilisation stabilisation

Les impératifs
technico-
économique

Figure III.1 – Organigramme des choix technique de stabilisation

III.3. Calcul de la stabilité par logiciel


L’ingénieur choisit l’outil de calcul qui lui paraît adapté ; il opère seul la
modélisation de l’objet réel (processus de réduction d’un objet réel à un objet
virtuel simple) ; il décide seul de prendre en compte le résultat obtenu sur l’objet
virtuel simple pour définir le comportement de l’objet réel.

III.3.1. Présentation de logiciel SLIDE


Slide est un programme 2D qui permet de faire une analyse de stabilité des talus en
deux dimensions, par la méthode de l'équilibre limite, pour des surfaces circulaires ou
non circulaires dans les roches et dans les sols. Les approches déterministe (calcul du
facteur ou coefficient de sécurité) ou probabiliste (détermination de la probabilité de
rupture) peuvent y être développée.

Slide est le seul logiciel de stabilité des pentes avec l’analyse de la stabilité des
pentes par la méthode des éléments finis.

62
Les données nécessaires à saisir et les résultats livrés par le logiciel sont résumés
dans le tableau suivant :

Donnée fournies au logiciel Donnée livrés au logiciel


- La méthode de calcul. - Le Facteur de sécurité avant et
- Les paramètres géotechniques de après confortement.
chaque couche :
 La masse volumique𝜸(𝑲𝑵/𝒎𝟑 ), - Les cercles de rupture.
 𝑳𝒂 𝒄𝒐𝒉é𝒔𝒊𝒐𝒏 𝑪( 𝑲𝑵/𝒎𝟐 ),
 𝑳′ 𝒂𝒏𝒈𝒍𝒆𝒅𝒆 𝒇𝒓𝒐𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 ∅ (°) . - Les sollicitations sur les tranches.

- Les surcharges si nécessaires.


- Géométries du talus. - La résistance au cisaillement au

- La grille du centre de rupture. fonction de la langueur de talus.

- Le niveau de la nappe phréatique.


- Le type de confortement et ce après
l’analyse de stabilité.

Tableau III.1 – Les données fournies à logiciel et les résultats

III.3.2. Paramètres du projet

La boîte de dialogue Paramètres du projet est utilisé pour configurer les principaux
paramètres d'analyse pour votre modèle, comme les unités de mesure, les méthodes
d'analyse de stabilité et des eaux souterraines...etc. Les Paramètres du projet sont
organisés en plusieurs pages qui sont accessibles en sélectionnant le nom de la page
dans la liste à gauche de la fenêtre (par exemple general, methodes, Groundwater, etc.)
Sur la page Général, assurez-vous que l'option unités. Cela détermine les unités de
longueur, le temps et l’unité de perméabilité qui utilisées dans les analyses.

63
Analysis → Project settings

Figure III.2 - Boîte de dialogue du paramètres du projet «Project Settings ».

III.3.3. Discrétisation géométrique

Entering Boundries

64
La première limite qui doit être définie pour chaque modèle de Slide est la frontière
externe. La frontière externe dans la Slide est une poly ligne fermée englobant la région
du sol que vous souhaitez analyser. En général:

 Les segments supérieurs de la frontière externe représentent la surface de la


pente que vous analysez.
 La gauche, à droite et à des degrés inférieurs de la frontière externe sont
arbitraires et peuvent être étendues aussi loin que l'utilisateur juge nécessaires à
une analyse complète du problème.

Pour ajouter la frontière externe, sélectionnez Ajouter des limites externes de la barre
d'outils ou le menu de délimitation.

Boundaries → Add External Boundary

Entrez les coordonnées suivantes dans la ligne de commande en bas à droite de


l'écran. Lorsque vous entrez les coordonnées, notez que les limites d'affichage sont
automatiquement mis à jour pour inclure les coordonnées que vous entrez.

Propreties → Define Materiel

après avoir conçu le modèle à assigner aux matériaux rocheux leurs caractéristiques
physico-mécaniques (la cohésion, l'angle de frottement interne et le poids volumique).

65
Figure III.3 – Fenêtre de dialogue des propriétés des couches de sols

III.3.4. Exécution les analyses de talus

Lorsque toutes les conditions aux limites et les propriétés des matériaux ont été
définies, alors nous sommes prêts à exécuter l'analyse de la stabilité de talus.

Le moteur de l’analyse de la stabilité dans Slide est un programme distinct du moteur


d'analyse de la stabilité des pentes.

 Pour exécuter l’analyse:

Sélectionnant l'option Compute dans le menu de l'analyse ou de la barre


d'outils. Cela va faire tourner le moteur d'analyse des talus.

66
III.3.5. Interprétation des résultats
Les résultats d'analyse de la stabilité des pentes (surfaces de glissement, des
facteurs de sécurité, etc.) sont entièrement intégrés dans la Slide programme
interpréter.

Pour exécuter le programme interpréter, sélectionnant l'option Interpréter


dans le menu de l'analyse ou de la barre d'outils, après avoir calculé l'analyse de la
stabilité avec l'option Compute.

III.3.6. Les méthodes d'analyse

Avant de lancer l'analyse, nous allons examiner les méthodes d'analyse qui sont
disponibles dans la Slide.

Analysis→ Project settings

Sélectionnant sur la page Méthodes dans la boîte de dialogue Paramètres du projet.

Figure III.4 -Méthodes d'analyse dans les paramètres du projet.

67
III.3.7. Surfaces de glissement
Slide peut analyser la stabilité de surface du glissement soit circulaire ou
non circulaire. Les Surfaces individuelles peuvent être analysées, ou la
recherche de surface critique peut être effectuée, pour tenter de trouver la
surface de glissement avec le facteur le plus bas de la sécurité.
Grilles des centres de glissement peuvent être définis par l'utilisateur (Add
Grid)) ou automatiquement créé par Slide (Auto Grid).

Surfaces → Auto Grid


Nous allons utiliser le numéro de l’espacement de surface de glissement pardéfaut
d'intervalles (20 x 20), donc il suffit de sélectionner OK, et la grille sera créée.

Figure III.5 - Grille de dialogue Espacement.

III.4. Conclusion
La modélisation numérique d'un ouvrage géotechnique, réalisée à l'aide d'un code
de calcul aux éléments finis, est une approche simplifiée de la réalité géométrique et
géomécanique de l'ouvrage.

Le choix du modèle de comportement dépend en fait du problème posé : soutènement,


Tassement de remblai, fondation sur sol en pente, tunnel : quel modèle de
comportement utilisé pour quel problème géotechnique.

68
Chapitre VI
Modélisation numérique du cas
étudié

69
VI.1. Introduction
L’objectif de la modélisation « au sens large » en géotechnique est souvent la
recherche d’une réponse, d’une solution à un problème particulier et complexe. La
modélisation numérique est un outil puissant, elle est en constante progression depuis
les années cinquante. Aujourd’hui, la modélisation intervient dans tous les domaines
sans exception.

Les résultats des essais in-situ et de laboratoire ont permis de définir le profil
géologique du terrain étudié (présentation des différentes couches et leurs
caractéristiques physiques, mécaniques et chimiques). Dans ce chapitre on va étudier
la stabilité du site déjà présenté en chapitre précédant, en utilisant les différentes
méthodes de calcul.

En ce qui concerne l’étude de glissement présentée dans ce mémoire, un logiciels de


calcul a été utilisés, qui est basé sur la méthode des éléments finis appelé Slide.

VI.2. L’étude de la stabilité du site par utiliser logiciel Slide


La modélisation englobe plusieurs modèles propres à chaque situation du talus, cités
ci-dessous :
- Avant glissement : représente l’état initial du talus, avant son glissement.
- Après glissement : représente l’état du talus après son glissement.
- Renforcement du terrain naturel : excavation de la masse éboulée et
renforcement du terrain naturel.
- Remblayage et finition du confortement : finition des travaux et restauration
de la route.
- Application des surcharges : application des surcharges routières sur le talus.

70
Figure VI.1 - la modélisation numérique du terrain

VI.3. Choix des paramètres

L’utilisation du logiciel Slide nécessite les déférents paramètres des différentes


couches de sol constituant le profil d’étude. Ces derniers sont déterminés par les essais
de laboratoire et in situ, ces paramètres d’entrée sont :

- La masse volumique γ (KN/m3),

- La cohésion c (KN/m2),

- L’angle de frottement φ (°).

Le tableau VI.1 présente les déférentes caractéristiques pour chaque couche :

Couche de Poids Angle de


Cohésion Couleur
sol volumique frottement

Argilite 21.1 19.3 18

Marne 20.3 11.6 20

Tableau VI.1 – les caractéristiques des matériaux utilisées dans le modèle

71
VI.4. Début de modélisation
La figure VI-1 présente le profil le talus à étudier. Ce profil a été réalisé selon les
différents essais effectués dans le site.

Le profil est formé de deux couches de caractéristiques différentes.

Figure VI.2 – Profile modélisé par logiciel Slide

Après que le profil a été tracé, les paramètres sont introduit, un calcul du facteur de

sécurité est effectué avec différentes méthodes de calcul de stabilité, les valeurs du

coefficient de sécurité Fs sont données dans les figures suivantes :

72
VI.4.1. Avant glissement
La figure VI.3 présente notre cas d’étude avant le glissement :

Figure VI.3 – Profile étudié avant le glissement

Ensuite, on a interpréter ce profile pour avoir les valeurs du coefficient de


sécurité avec trois différentes méthodes :

 Fellenius,
 Bishop simplifié,
 Junbu simplifié.

73
 La méthode Fellenius

Figure VI.4 - Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Fellenius (Fs=1.337)

 La méthode de Bishop simplifié

Figure VI.5 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Bishop.S


(Fs=1.403)

74
 La méthode Junbu simplifié

Figure VI.6 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Junbu.S (avant


glissement, Fs = 1.320)

Le Tableau VI.2 résume les valeurs du coefficient de sécurité obtenues par chaque
méthode :

Méthode de calcul Coefficient de sécurité

Fellenius 1. 337

Bishop Simplifier 1.403

Junbu Simplifier 1.320

Tableau VI.2 – Les valeurs des coefficients de sécurité avant le glissement

75
VI.4.2. Après le glissement
 La méthode Fellenius :

Figure VI.7 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Fellenius (Fs=1.204)

Figure VI.8 - Variation du coefficient de sécurité le long de la surface du talus


par Fellenius
76
 La méthode de Bishop simplifié

Figure VI.9 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Bishop.S (Fs=1.311)

Figure VI.10 - Variation du coefficient de sécurité le long de la surface du talus


par Bishop simplifié

77
 La méthode de Junbu Simplifié

Figure VI.11 – Coefficient de sécurité obtenu de la méthode Junbu.S (après


glissement Fs=1.195)

Figure VI.12 - Variation du coefficient de sécurité le long de la surface du talus


par Junbu simplifié

78
o Une fois que le calcul du facteur de sécurité est effectué avec ces différentes
méthodes de calcul de stabilité, les valeurs du coefficient de sécurité Fs sont
données dans le tableau VI.3 :

Méthode de calcul Coefficient de sécurité

Fellenius 1.204

Bishop Simplifier 1.311

Junbu Simplifier 1.195

Tableau VI.3 - les Valeurs du coefficient de sécurité après le glissement

VI.4.3. Solution
VI.4.3.1. Première solution
Dans cette solution on a utilisé les micro pieux pour renforcer le talus, une
installation vertical des deux micro-pieux de 6m au pied de talus.

 Le model géométrique

Figure VI.13 – Géométrie du modèle dans SLIDE ‘renforcement de terrain


naturel’

79
 Le facteur de sécurité

Figure VI.14 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Fellenius (Fs=1.205)

Figure VI.15 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Bishop.S (Fs=1.311)

80
Figure VI.16 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode Junbu.S (Fs=1.196)

Les valeurs de facteur de sécurité obtenus après la renforcement par pieux sont résumé
dans le tableau suivant :

Méthode de calcul Coefficient de sécurité

Fellenius 1.204

Bishop Simplifier 1.311

Junbu Simplifier 1.195

Tableau VI.4 - les Valeurs du coefficient de sécurité au renforcement par pieux

Après la mise en place du micro-pieu, on a trouvé des Fs < 1.5 .Ces valeurs montre
que le talus n’est pas stable.

81
VI.4.3.2. Deuxième solution

Dans la deuxième solution, on a utilisé la buté (remblaiement). On supposant des


coordonnées (X , Y ) qui amènent à la stabilisation de se profile.

X Y
6.588 -18.00
16.296 -18.767
45.500 -26.00
73.233 -33.336
74.163 -33.169
101.244 -41.110

Tableua VI.5 – Les coordonnées de buté entrer dans le logiciel SLIDE

 Le modèle géométrique

Figure VI.17 – Géométrie du modèle dans SLIDE ‘renforcement de terrain naturel’

82
 Le facteur de sécurité

Figure VI.18 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Fellenius (Fs=1.753)

Figure VI.19 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Bishop.S (Fs=1.883)


83
Figure VI.20 – Coefficient de sécurité obtenu par la méthode de Junbu.S ( Fs=1.753)

VI.4.3.3. Comparaison entre les deux solutions

2
1.8
1.6
Coefficient de sécurité

1.4
1.2
1
0.8 Renforcement par micro-pieu
0.6 Renforcement par buté
0.4
0.2
0
Par Fellenius Par Bishop Par Junbu
Simplifié Simplifié
Méthode de confortement

Figure VI.21 - Comparaison des coefficients de sécurité, ( Renforcement du


terrain naturel)

84
VI.5. Conclusion
Les résultats obtenus de la modélisation numérique par la méthode des éléments
finis avec le logicielSLIDE montrent que le coefficient de sécurité calculé avant
et après le glissement est inférieur à 1,5 ce qui confirme l’instabilité du talus.
Deux solutions de renforcement ont été modélisées, on a constaté que les
résultats n’étaient pas proches.

La solution la plus optimale était le renforcement par micro-pieu, avec un faible


coefficient de sécurité.la solution d’ajout du butée été la meilleur pour le
renforcement, elle a montré une amélioration notable du facteur de sécurité égale
à 1,883 (Bishop.s) indiquant que le talus est stable.

En effet s’appuyant sur le facteur économique et les données géologiques et


géotechniques du site, la troisième technique de géotextile et paroi clouée a été
choisie car elle a donnée un facteur de sécurité satisfaisant pour la stabilité du
talus.

85
Conclusion Général

86
Conclusion général

L’acte de construire s’est considérablement complexifié ces dernières années. Cette

complexification concerne au premier rang la partie géotechnique des ouvrages,

terrassements, soutènements et fondations en particulier. Sans une bonne maitrise de la

géotechnique, le projet ne peut réussir. La géotechnique est une science complexe.

Elle est un savant mélange entre théorie et empirisme, entre mécanique des milieux

continus et expérience personnelle des ingénieurs. La modélisation de l’interaction

sol-structure est conditionnée par la nature des sols, par la nature et l’intensité des

efforts, par la géométrie du contact entre sol et structure, par les techniques de

réalisation et par le phasage des travaux.

Le coût d’une étude géotechnique est sans rapport avec les enjeux financiers d’un

projet. Ainsi, une étude géotechnique complète, comprenant toutes les missions,

représente un très faible pourcentage du coût des ouvrages.

Il existe plusieurs techniques de renforcement, mais il faut choisir la technique la plus

efficace et la moins chère. Il faut faire le bon choix du terrain et effectuer une étude

géotechnique rigoureuse afin d’éviter les accidents de glissement.

87
Référence bibliographiques

[1](LAUNAY.J, HORSIN MOLINARO.H) (2017) .Les glissements de terrain, modélisation et


prévision [Article scientifique, école normal supérieure paris Saclay]
[2] Alp’Géorisques Septembre 2004, ’’Les mouvements de terrain’’ ; ministère de l’écologie et du
développement durable, Page (5), France.

[3] Djamel Eddine Benouis 2010, ’’étude d’un glissement de terrain par différente méthodes’’ ;
mémoire d’ingéniorat ; ingénieure d’état en génie civil option construction civil et industriel ;
université de Saida ; (Alger).

[4] Aissa Mohamed hamza ; Maddouche khadidja 2010/2011; ’’ analyse et modélisation d’un
glissement de terrain’’ ; mémoire master ; Université De Khemis Miliana ; page (16) ; Algérie.

[5] Lee W. Abramson et Al 2002, "Slope stability and stabilization methods", USA

[6] Mohamed KHEMISSA 2006, METHODES D'ANALYSE DE LA STABILITE ET


TECHNIQUES DE STABILISATION DES PENTES, Journées Nationales de Géotechnique et de
Géologie de l'Ingénieur - JNGG' 2006 Lyon (France)

[7]M .H. AISSA (2011), Analyse et modélisation d'un glissement de terrain. Cas de Sidi Youcef
(Béni Messous, Alger) [mémoire de mastère ,Centre universitaire Khemis Miliana Algérie ]

[8]BOURAS .A, (2017). MODÉLISATION NUMÉRIQUE DU GLISSEMENT ET


STABILISATION DU CW15 DU PK 01+300 AU PK 01+700 - SIDI AISSA,
ANNABA[Mémoire,Badji Mokhtar - Annaba].
[9] Slide 2D limit equilibrium slop stability for soil and rock slopes ‘User guide’ (1989-2002)
Rocscience.Inc

[10] JULIEN LAUNAY , HELENE HORSIN MOLINARO (2017) Les glissement de terrain,
modélisation et prévision
[11] Bendjeddou Azzeddine (2015) Etude des glissements routiers Au Nord Est de l’Algérie,
Mémoire de Magister (université de Mohamed Khider –Biskra)

88
Site Web

[1]http://www.ccdz.cerist.dz
[2]http://observatoire-regional-risques-paca.fr/article/glissements

[3] http://www.mementodumaire.net/wp-content/uploads/2012/03/prévention-mouvement-terrain-
2012.pdf

[4]https://www.cfmr-roches.org/sites/default/files/jngg/JNGG%202006%20s3%20pp%209-
16%20Khemissa.pdf

[5] http://dspace.univ-tlemcen.dz/bitstream/112/14892/1/Ms.Gc.Goual.pdf

[6]https://cours-
examens.org/images/Etudes_superieures/Ingeniorat_Genie_civil/4_annee/Mecanique_des_sols/Cour
s_cisaillement/chapitre5.pdf

[7]https://www.univ-chlef.dz/FGCA/wp-content/uploads/2019/06/cours-STABILITE-DES-TALUS-
barrage-en-terre.pdf

[8]https://www.finesoftware.fr/aide-contextuelle/geo5/fr/janbu-01/

89

Vous aimerez peut-être aussi