Marcu Cătălina
XII D
La France d’outre – mer
Le territoire français européen d’une superficie de 550.000 km 2 n’est pas limité à la
France métropolitaine qui ressemble à un hexagone. Depuis l’époque des colonisations
et de la traite des Noirs, il existe des territoires d’outre-mer, appelés parfois «
ultramarins » qui sont restés attachés à la France et sont situés très loin de la
Métropole, dans l’océan Atlantique, l’océan Indien, l’océan Pacifique et l’Antarctique.
Ces territoires se définissent surtout par deux critères : leur éloignement et leur degré
d’autonomie par rapport à la métropole.
Les acronymes DOM-ROM et COM sont d’usage courant et désignent l’ensemble des
territoires sous souveraineté française situés hors métropole avec des statuts juridiques
variés. Ces territoires représentent 120.000 km 2 et abritent 1,7 millions d’habitants. On
peut distinguer douze territoires dont cinq sont désignés sous la forme de «
Départements d’outre-mer et régions d’outre-mer » (DOM-ROM / DROM), six de «
Collectivités d’outre-mer » (COM) et dont un a gardé l’appellation plus ancienne de «
Territoire d’outre-mer » (TOM). La plupart de ces territoires sont des îles tropicales,
excepté la Guyane qui se trouve sur le continent sud-américain, et la terre Adélie ou les
îles Crozet et les Kerguelen qui sont des territoires en zone froide.
En ce qui concerne les questions reliées à la nationalité et la citoyenneté des
ressortissants de l’outre-mer, celles-ci ne soulevaient aucun problème majeur jusqu’à la
fin de la Deuxième guerre mondiale. Du fait que l’outre-mer était partie intégrante du
territoire français tous les habitants jouissaient de la nationalité française depuis la
révolution de 1848 et l’abolition officielle de l’esclavage.
Cependant la nationalité est distincte de la citoyenneté. « Jusqu’en 1946, la plupart des
ressortissants des colonies étaient des sujets et non des citoyens bien qu’ils fussent des
nationaux français. » (1) Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle c’était le régime
de l’indigénat qui réglait la législation locale dans le contexte du droit personnel et
coutumier dans de nombreux territoires du second empire colonial français. Cette
législation ambiguë différenciait entre le « sujet » inférieur, le colonisé soumis au code
de l’indigénat et le « citoyen » supérieur, le colon blanc qui jouissait de la pleine
citoyenneté selon le droit commun. C’est seulement à partir de la création de l’Union
française qui remplace l’ancien empire colonial et la nouvelle constitution du 27
octobre 1946 que le principe égalitaire en droit est mis en avant et que la qualité
de citoyen français sera appliquée aux nationaux français ainsi qu’aux nationaux et
ressortissants des Etats protégés, c’est-à-dire sous la tutelle de la métropole.
Cette décision sera reprise et affinée par la constitution du 4 octobre 1958 de
la Communauté française et s’appliquera aussi dans les départements d’outre-mer, tels
la Guadeloupe (971), la Martinique (972), la Guyane (973), la Réunion (974) et le
dernier né en 2011, Mayotte (976) (2). A partir de ce moment la nationalité et la
citoyenneté coïncident. Aux 94 départements français sur le continent européen il faut
ajouter les deux départements formés par la Corse-du-Sud (2A) et la Haute Corse (2B)
qui remplacent le numéro 20 sur les 95 départements, puis les cinq départements
d’outre-mer pour arriver à 101 départements qui constituent la division administrative
de la France. De manière informelle le « 5ème DOM » (3) est constitué par les natifs
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d’outre-mer ayant migré en métropole ; certains parlent aussi d’une 3ème île (4) pour
désigner les Antillais en métropole.
Contrairement à la France métropolitaine les cinq départements d’outre-mer (DOM)
ont en même temps le statut de région (ROM) et n’ont qu’un seul préfet à la tête du
conseil général et régional. Il s’agit alors de régions monodépartementales avec des
structures superposées. Tous les DROM sont soumis aux lois françaises, mais avec un
certain assouplissement quant à l’adaptation des textes législatifs à l’organisation
administrative sur place. Les DROM profitent ainsi d’un peu plus d’autonomie.
Contrairement à la France métropolitaine les cinq départements d’outre-mer (DOM)
ont en même temps le statut de région (ROM) et n’ont qu’un seul préfet à la tête du
conseil général et régional. Il s’agit alors de régions monodépartementales avec des
structures superposées. Tous les DROM sont soumis aux lois françaises, mais avec un
certain assouplissement quant à l’adaptation des textes législatifs à l’organisation
administrative sur place. Les DROM profitent ainsi d’un peu plus d’autonomie.
A l’heure actuelle et depuis sa constitution en 2002, l’Union européenne reconnaît les
DROM et les « Pays et territoires d’outre-mer » (PTOM) (= les COM et TAAF) en tant
que dépendances de la France et régions ultrapériphériques (RUP). Ces territoires sont
considérés comme faisant partie intégrante de l’Union européenne.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2003, complétée par celle de 2008, l’appellation
TOM qui désignait les anciennes « Terres d’outre-mer » a disparu afin de faire place
aux « Collectivités d’outre-mer » (COM) (Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Wallis et
Futuna, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon), sauf
pour les « Terres australes et antarctiques françaises » (TAAF) (depuis 2007, les TAAF
sont composées de l’archipel de Crozet, l’archipel des Kerguelen, des îles Saint-Paul et
Amsterdam et de la terre Adélie auxquels se sont ajoutées les îles Éparses: Bassas da
India, Europa, Glorieuses, Juan de Nova et Tromelin). Les COM qui sont des entités
distinctes de l’État français bénéficient d’un statut particulier quant à leur autonomie
relative à l’exercice de leurs compétences administratives. Saint-Pierre-et-Miquelon est
la seule « Collectivité d’outre-mer territoriale ». Les îles Saint-Martin et Saint-
Barthélemy, anciens arrondissements de la Guadeloupe, sont des COM au sein de la
République depuis le 14 juillet 2007 lorsqu’elles se sont séparées administrativement
de leur grande sœur.
La Polynésie française ainsi que la Nouvelle-Calédonie sont aussi des « Pays d’outre-
mer » (POM) qui font parti de la République, avec un statut provisoire qui pourrait
déboucher sur leur indépendance. En Nouvelle-Calédonie on attend le référendum
local de 2014 pour décider de l’indépendance ou du maintien de la N.-C. au sein de la
République.
Bibliographie
Collectivité d’outre-mer départementale depuis 2001, Mayotte est devenue DROM le 31
mars 2011, suite au référendum du 29 mars 2009 approuvé par 95,2% des Mahorais.
Avant que Mayotte n’obtienne le statut de département et qu’il faudrait alors plutôt parler
d’un « 6ème DOM.
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Marcu Cătălina
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