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El Watan

LE QUOTIDIEN INDPENDANT - Samedi 21 janvier 2012


PHOTO : DR

Dcs du journaliste aliste ni Aziz Rahmani


LIRE EN PAGE 28

CONSTANTINE ORPHELINE DE SON DOYEN

DITION DU CENTRE

N 6462 - Vingt-deuxime anne - Prix : Algrie : 15 DA. France : 1 . USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - [Link]

LE MAE MAROCAIN, SAD-EDDINE EL OTHMANI, ALGER LUNDI

Des relations moins tendues


Il sagit de la premire visite ofcielle ltranger du nouveau chef de la diplomatie marocaine. Sad-Eddine El Othmani sera reu par le prsident Abdelaziz Bouteika
LIRE LARTICLE DE SAD RABIA EN PAGE 3

La visite conrme une tendance au rchauffement des relations entre les deux pays amorce depuis quelque temps malgr la persistance de nombreux contentieux.

VIE POLITIQUE

Rebane, prsident de Ahd 54,


Bouguirat (Mostaganem) :

Ali Laskri Boumerds : Tout dmontre que les 50 ans de supplice, a suft ! lections seront incontrlables Ils interpellent Ahmed Ouyahia : Des militants RND dnoncent Seddik Chihab Le confrencier Ammar Belhimer : Le dcit dmocratique, un obstacle au changement

LE RND, AHD 54 ET LE FFS, ANIMATEURS DU WEEK-END

TRANGERS DIPLMS EN FRANCE

LE SNAT INTERPELLE LE GOUVERNEMENT

LIRE LES COMPTES RENDUS EN PAGE 2

STPHANE GALOUSTIAN DIRECTEUR GNRAL DE RENAULT ALGRIE

NOS RSULTATS DE 2011 SONT PLUS QUE SATISFAISANTS


PHOTO : H. LYES

La circulaire Guant relative lemployabilit des trangers titulaires de diplmes franais continue de faire des vagues

Le Snat juge essentiel de favoriser lemploi des diplms trangers et a vot mercredi une proposition de rsolution pour interpeller le gouvernement.

LIRE LARTICLE DE NADJIA BOUZEGHRANE EN PAGE 8

Avec pas moins de 75 042 ventes ralises pendant cette priode, le groupe Renault Algrie, qui rassemble les marques Renault et Dacia, a termin lanne 2011 en beaut.

Arts

& lettres
LES MATRES DE LA MUSIQUE ANDALOUSE OUSE

EXPOSITION

LIRE LARTICLE DE NADIR KERRI EN PAGE 28

La chane de la Nouba ba
Lire le supplment en pages 11, 12, 13, 14, 15 et 16 3, 5

PUBLICIT

PHOTO : DR

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 2

LACTUALIT LE CONFRENCIER AMMAR BELHIMER INVIT DU FFS REBANE BOUGUIRAT

e changement, les rformes, des mots qui reviennent avec insistance pour dire combien le besoin de voir la situation actuelle voluer vers le meilleur se fait pressant et fort. Il se trouve toutefois que les conditions requises pour mettre sur les rails tout projet de changement ou de rformes sont compromises par labsence de dmocratie. Cest en tout cas lavis de Ammar Belhimer, docteur en droit, enseignant luniversit dAlger, invit hier par le Front des forces socialistes dissquer les grands indicateurs de la situation conomique et sociale, en Algrie. Lors de cette confrence entrant dans le cadre de lassociation par le FFS des personnalits de la socit civile afin dlargir et dclairer la rflexion pour la prparation de la convention nationale prvue le 11 fvrier Alger, M. Belhimer estime que deux obstacles majeurs ferment la voie au changement. Il sagit, dit-il,

Le dcit dmocratique, un obstacle au changement


du dficit dmocratique et de la prise en otages des intrts conomiques locaux par des facteurs extrieurs. Malgr les moyens financiers importants dont dispose le pays, le confrencier souligne que labsence de transparence et de rgles de gestion saine des deniers de lEtat fait quil est impossible de sortir de lconomie de comptoir dans laquelle on sest engouffrs pour servir des puissances trangres. Parler de rformes dans ces conditions relve de la pure fantaisie, le mal tant plus profond et ncessitant des rponses politiques appropries. Le dficit dmocratique sexprime par la prminence de la violence politique. Nous nous trouvons devant une dmence du systme face un peuple pacifique, note Ammar Belhimer qui relve que la violence employe par le systme comme mode de fonctionnement politique sexprime sous diffrentes formes, dont labsence dalternance au pouvoir. Les successions sordonnent de manire opaque par le cabinet noir ou conclave de dcideurs le changement des chefs dEtat ne se fait pas de manire pacifique, ils sont soit faits prisonniers, soit assassins, soit pousss dmissionner, dit-il en notant que chaque prsident concocte sa propre Constitution prouvant ainsi labsence de contrat social ngoci autour duquel tout le monde se retrouve. Une succession de violences qui traduit on ne peut mieux la nature dun pouvoir de prdation. Lautre forme de violence voque par M. Belhimer est celle lie au mode de rgulation institutionnelle. Corruption, clientlisme et compromission sont les matresmots dun mode de rgulation des institutions dans le cadre dun contrle policier de ces dernires. Le confrencier souligne en outre que la violence sexerce aussi dans lencadrement de la socit travers la matraque qui sexprime davantage en temps de crise. La violence comme rfrent culturel est aussi, note le confrencier, mise contribution dans lopration de
PHOTO : B. SOUHIL

50 ans de supplice, a sut


ace un parterre dune centaine de sympathisants venus de Chlef, Mascara, Oran et Mostaganem, Mohamed Fawzi Rebane, responsable de Ahd 54 a commenc par rappeler son parcours de fils de chahid ne recevant quun dinar de la part de lEtat. Face une camra de lENTV dpche Bouguirat (une bourgade situe 30 km au sud de Mostaganem) pour couvrir son meeting, il a dnonc sa mise lcart par ceux qui dtiennent le pouvoir, comme pour justifier ses pisodiques apparitions lors des trois dernires lections prsidentielles. Des lections dont il dira quelles ont t truques, appelant une limitation deux mandats et un changement radical du personnel politique. Parlant des rformes engages par le prsident Bouteflika, il dira quelles sont tout juste destines lopinion publique internationale. Evoquant le fonds de soutien lagriculture et sa gestion, lorateur souligne avec force que leffacement de la dette des fellahs na bnfici quaux puissants ; ensuite, parlant dun haut responsable quil ne nomme pas, il rappelle que ce dernier avait bnfici de 3000 milliards de centimes au titre du FNDRA et que jamais il na eu justifier lusage quil en a fait, prcisant toutefois que cet argent aurait t englouti dans des projets situs dans les hautes plaines steppiques. Abordant la fameuse dclaration de patrimoine, M. Rebane dira que sur les 60 000 cadres et lus soumis cette dclaration, seuls 5 lont effectue, ajoutant que mme le premier magistrat du pays ne sest pas soumis cette rgle. Quant la gestion opaque des recettes ptrolires qui sont les richesses de lensemble du peuple algrien, lorateur a annonc que 50% des ces recettes ne sont pas dclares et chappent, de ce fait, au Trsor public, ajoutant que ce pays possde dans son sol et son sous-sol de quoi faire vivre un demi-milliard dhabitants et que ce pouvoir ne survit que par la fraude. Abordant les prochaines lgislatives, il dira sa crainte des quotas prpars den haut. Et dajouter : Jai peur que ces gens ne soient en train de prparer une fraude, car ils ne respectent aucune institution, nhsitant pas mettre en garde contre ce qui se passe en Libye et en Syrie. En rappelant que lanne 2012 est celle du 50e anniversaire de lindpendance, il dira avec force que cela na pas profit aux patriotes, mais que ce sont les tratres et leurs enfants qui en ont profit, appelant leur mise lcart dfinitive de la sphre politique. Ceux qui sont au pouvoir sont venus pour se venger de ce peuple, dira-t-il en guise de conclusion, ajoutant que son parti projetait de donner du travail tous les Algriens, qui pourront tous accder aux soins et aux voyages touristiques et quaprs 50 ans de supplice, a suffit, il faut quils partent. Yacine Alim

TOUT DMONTRE QUE LES LECTIONS SERONT INCONTRLABLES, ESTIME ALI LASKRI
our le moment, tous les indices laissent penser que les prochaines lections seront incontrlables, a dclar le premier secrtaire national du FFS, hier Boumerds. Sexprimant lors dune rencontre tenue avec les militants dans le cadre des prparatifs de la convention nationale du parti, prvue Alger le 11 fvrier prochain, Ali Laskri a soutenu que rien de concret nest encore fait pour assurer le bon droulement de ces joutes dcisives pour lavenir du pays. Il ny a que des promesses. Les tenants du systme parlent de linvitation dobservateurs trangers et de la dsignation de magistrats pour y assurer le contrle, alors que tout le monde sait que ces derniers ne sont pas indpendants, a-t-il encore not, avant de rclamer un changement dmocratique pacifique en Algrie. Poursuivant, lorateur soutient quil ny a pas eu de rformes en Algrie. Elabores suite un processus de

consultations qui, dans le fond comme dans la forme, a fris le ridicule, ces rformes nont pas intress les Algriennes et les Algriens. Elles nont mme pas suscit leur curiosit, a-t-on crit dans le document de prparation de la convention nationale. Des copies de ce document ont t remises aux militants, hier, en vue dapprofondir le dbat lanc autour de la question portant sur la participation du FFS ou non aux prochaines joutes lectorales. Le parti de Hocine At Ahmed indique que celles-ci sannoncent dans un contexte de fermeture et mettent encore une fois le parti devant un choix difficile au vu de sa situation et de la

situation du pays. Evoquant cette question, Ali Laskri a soulign que la dcision qui sera prise par la convention nationale manera de la base. Nous avons entrepris des contacts avec des spcialistes et des reprsentants de syndicats autonomes pour que la dcision finale ne soit pas contraire lavis des militants du parti, aux attentes de nos sympathisants et de la majorit des Algriens et des Algriennes, a-t-il encore annonc, avant de rappeler la complexit du choix en raison de la complexit des enjeux. Le premier secrtaire du parti sest longuement tal sur la ncessite dengager un dbat libre et cohrent pour aboutir une vritable dcision. R. Koubabi
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contrle de la socit et elle sexprime par la violence lgard des femmes, la violence dans les coles, etc. Lautre obstacle au changement li aux intrts conomiques du pouvoir et de sa clientle sert, selon linvit du FFS, des intrts trangers. Nous navons pas construit une conomie nationale, mais une conomie de comptoir, une conomie de brique, selon lexpression espagnole ou de tchipa, selon lexpression algrienne, note M. Belhimer. Ce dernier prcise que lconomie de comptoir se caractrise par une grande fuite de capitaux, mais aussi de cerveaux. Ces fuites, qui ont un coup faramineux, hypothquent lavenir du pays, dira M. Belhimer en indiquant que lAlgrie a dpens pas moins de 11 milliards de dollars en 2010 au titre des services. Le port dAlger est gr par Dubai Port, le mtro par la RATP franaise, leau par la Seaal filire franaise, larogare dAlger est gre par les Franais, prcise le confrencier qui sinterroge sur le devenir de lencadrement algrien. Ammar Belhimer estime quon se trouve devant un pouvoir de janissaires qui agit pour les intrts trangers et qui ne peut grer que dans la violence On est dans le pompage des ressources naturelles. En termes de dmocratie reprsentative, on a eu droit une Assemble lue seulement 15% et ose lgifrer. Et en termes de dmocratie participative, toute association qui nest pas allie au pouvoir est exclue. Le dramaturge Slimane Benassa interviendra pour dire : On peut reprsenter ce systme de voyous en le comparant une quipe de football dans laquelle on fait jouer cinq joueurs invisibles. La problmatique qui se pose maintenant est de savoir comment dgager ces joueurs invisibles qui en fait grent tout. N. B.

ILS INTERPELLENT AHMED OUYAHIA

Des militants RND dnoncent Chihab


D
es jeunes militants du RND adressent une lettre ouverte au secrtaire gnral du parti, Ahmed Ouyahia, dans laquelle ils dnoncent le comportement de Seddik Chihab, responsable du bureau de la wilaya dAlger. Cette lettre est accompagne dune longue liste de signataires avec le numro de leurs cartes didentit nationale. Certains se rclament militants de la circonscription de Gu de Constantine, dautres de Birkhadem. Les signataires disent vouloir attirer lattention du premier responsable du parti sur la manire avec laquelle est gr le bureau de wilaya dAlger. Cette gestion, marque par des atteintes incalculables aux rgles et normes lmentaires de la pratique partisane, a touch notre instance dans ses fondements, donnant lieu des dissensions frquentes entre les militants les plus fidles et la marginalisation de la jeunesse, est-il crit dans la lettre dont nous dtenons une copie. Ils sestiment ainsi exclus. Cette marginalisation dune ressource humaine, dont la jeunesse et la vitalit constituent lun des piliers fondateurs du parti, aura des consquences sans doute catastrophiques lore des chances lectorales dcisives qui pointent lhorizon, si le maintien de Seddik Chihab au poste de secrtaire gnral du bureau de wilaya dAlger est confirm, est-il ajout. Les signataires reprochent galement M. Chihab son insensibilit la large contestation interne et aux messages qui lui sont transmis par un lectorat habituellement fidle aux idaux du RND. Dun ton ferme, ils disent tre rsolus engager toutes les actions militantes en vue du salut du parti, appelant par l mme Ahmed Ouyahia ouvrir les portes du parti aux jeunes intellectuels et intgres. Pour Seddik Chihab, cette lettre ne date pas daujourdhui. Daprs lui, elle a t luvre dun dsquilibr exclu des rangs du RND en 2006 pour avoir utilis des fins personnelles le label du parti. je peux vous assurer que la majorit des noms sur la liste nont rien voir avec le parti. Dailleurs, la commission jeunes du parti a port plainte contre cet individu auprs du tribunal de Chraga, a prcis M. Chihab. M. A. O.
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El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 3

LACTUALIT LE MINISTRE MAROCAIN DES AFFAIRES TRANGRES ALGER

e ministre des Affaires trangres et de la Coopration du royaume du Maroc, Sad-Eddine El Othmani, effectuera partir de lundi une visite de deux jours en Algrie linvitation de son homologue algrien, Mourad Medelci, a indiqu hier le porte-parole du ministre des Affaires trangres, Amar Belani, lAgence presse service (APS). Cette visite, affirme la mme source, sinscrit dans le cadre de la dynamique constructive engage par les deux pays travers lchange de visites ministrielles et la concertation pour raffermir les liens de fraternit et de coopration qui unissent les deux peuples frres. Selon Amar Belani, outre les relations bilatrales, les deux ministres examineront les voies et moyens susceptibles de relancer lUnion du Maghreb arabe en rorganisant certaines de ses institutions et de ses mcanismes en vue dune meilleure efficacit. Les deux parties voqueront galement les questions rgionales et internationales dintrt commun, ajoute le porte-parole du ministre des Affaires trangres. En effet, il sagit de la premire visite officielle ltranger du nouveau chef de la diplomatie marocaine, et la premire aussi ce niveau-l depuis longtemps entre les deux pays. Le chef de la diplomatie marocaine sera galement reu par le prsident Abdelaziz Bouteflika, prcise le ministre des Affaires trangres ma-

Des relations moins tendues


si les contentieux sont importants, on a assist ces derniers temps, de part et dautre, des dclarations de bonnes intentions. Le chef de lEtat, Abdelaziz Bouteflika, avait, lors de son discours prononc le 14 janvier dernier Tunis, mis en relief la ferme dtermination de lAlgrie relancer lUnion maghrbine. Le souverain marocain avait lui aussi, maintes reprises, ritr lappel sans pour autant sempcher denvoyer des piques, qui ont dailleurs rendu Alger insensible ses insistantes demandes de rouvrir la frontire dont le royaume chrifien a t beaucoup concernant la fermeture. Si Alger a toujours refus daccder aux sollicitations marocaines, cest parce que les raisons sont claires et videntes : la frontire ouest est plus une source de problmes quune panace pour la relance des relations entre les deux voisins. Cette visite de deux jours Alger du chef de la diplomatie marocaine ouvrira-t-elle donc une nouvelle page

rocain. Arriver ce stade dchanges laisse entrevoir une espce de rchauffement des rapports entre

les deux voisins. Y aura-t-il un dgel des relations bilatrales comme souhait par les deux pays ? Mme

SAD-EDDINE EL OTHMANI SENTRETIENT AVEC UN RESPONSABLE AMRICAIN


Le ministre marocain des Affaires trangres, Sad Eddine El Othmani, et le sous-secrtaire dEtat adjoint amricain charg du Maghreb, Raymond Maxwell, ont discut hier Rabat du partenariat stratgique et de la coopration bilatrale, a rapport lagence dinformation MAP. Lentretien a galement port sur la situation dans la rgion du Maghreb, a ajout lagence marocaine. Les relations conomiques, le commerce et les investissements ont t galement abords, ainsi que les stratgies suivre en vue de consolider les relations bilatrales entre le Maroc et les Etats-Unis, a-t-on ajout. Cette visite du responsable amricain sinscrit dans le cadre du partenariat stratgique et des consultations rgulires mens par les responsables des deux pays, selon le ministre marocain des Affaires trangres. AFP

dans les relations entre les deux pays ? Les derniers changes dvelopps dans le domaine conomique pourraient constituer un nouveau dpart, du moins les prmices dun dbut de dcrispation des relations bilatrales. Le ministre des Affaires trangres, Mourad Medelci, dclarait rcemment quil tait temps de se mettre table pour parler srieusement de lUnion du Maghreb arabe. Mais la fixation marocaine sur lunique objectif douvrir la frontire sans traiter des questions de fond qui empoisonnent les rapports algromarocains pourrait savrer nfaste pour le projet de relancer lUMA comme pour les relations bilatrales qui risquent dtre maintenues au stade o elles sont aujourdhui. Les responsables marocains donnent en tout cas lair daller vite en besogne. Cest le cas surtout du nouveau chef du gouvernement marocain, issu du parti islamiste, Parti pour la justice et le dveloppement(PJD), Abdelilah Benkirane, qui avait appel en dcembre un rapprochement avec lAlgrie, susceptible, selon lui, de rsoudre le problme du Sahara occidental. Si nos diffrends avec lAlgrie sont rgls avec louverture de la frontires, le problme du Sahara sera rsolu. La fraternit avec lAlgrie rsoudra tous les problmes, avait-il dclar. La visite du chef de la diplomatie du royaume chrifien aura traiter de toutes ces questions. Quelles rponses donnera Alger aux demandes de Rabat ? Sad Rabia

COOPRATION DENSE ET DIVERSIFIE AVEC LALLIANCE ATLANTIQUE

e lart du discours paradoxal. Ltat-major de lArme nationale populaire (ANP) a particip, jeudi, la 166e runion du comit militaire de lOTAN, Bruxelles, confortant ainsi la politique des petits pas, en uvre depuis une dcade, de la collaboration active mais non assume publiquement avec lAlliance atlantique. Passe trangement sous silence par le gouvernement algrien aucun communiqu du MDN , la participation de larme algrienne ce conclave prend, contresens, le discours officiel et sa rhtorique faussement anti-atlantiste. Consacre essentiellement aux questions de coopration militaire, la runion, prside par le gnral Knud Bartels, ancien chef dtat-major des armes du Danemark, a vu la participation des chefs militaires des 28 pays de lOTAN largie aux dlgus des pays membres du Dialogue mditerranen (avec lOTAN), savoir lAlgrie,

Larme algrienne invite du comit militaire de lOTAN


lEgypte, Isral, la Mauritanie, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie. LAlgrie est, pour rappel, partie prenante depuis le 14 mars 2000 du Dialogue mditerranen instaur en 1994 leffet de renforcer la scurit et la stabilit dans la rgion mditerranenne. Durant la runion de jeudi, le gnral Bartels a indiqu que les pays membres du Dialogue mditerranen ont exprim leurs inquitudes sur les bouleversements dans la rgion, que ce soit au Maghreb ou au Proche-Orient. Mais, en aucun cas, il na t discut dune intervention militaire (en Syrie), a-t-il rpondu la question dun journaliste. Linclusion (volontariste ?) de lAlgrie dans le dispositif atlantiste et la coopration de plus en plus dense et diversifie avec les structures de lAlliance sont plus quun secret de Polichinelle. Aprs les deux visites du prsident Bouteflika au sige de lOTAN

PHOTO :D. R.

Bruxelles (2001 et 2002), en mai 2006 ctait au tour du gnralmajor Ahmed Gad Salah, chef dtat-major de lANP, deffectuer une visite au mme quartier gnral, sur invitation du gnral Raymond Henaut, ex-prsident du comit militaire de lOTAN. M. Gad Salah avait pris part la 4e runion du comit militaire en session des chefs dtat-major de la dfense des pays de lOTAN avec ceux du Dialogue mditerranen. Officiellement, cette runion sinscrivait dans le cadre de la poursuite du renforcement des relations de coopration entre les pays de lAlliance et les pays du Dialogue mditerranen. Depuis, la Marine algrienne participe assidment lopration Active Endeavour (surveillance et escorte des bateaux en Mditerrane) aux cts dIsral et des autres pays de la rive sud de la Mohand Aziri Mditerrane.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 4

LACTUALIT UNION EUROPENNE ET PROCHAINES LGISLATIVES

Une mission Alger n janvier


L
aura Baeza, chef de la dlgation de lUnion europenne (UE), a mis profit sa participation une confrence-dbat, jeudi dernier, lEcole nationale suprieure de journalisme et des sciences de linformation (ENSJSI) pour faire une srie dannonces. Sur le volet politique, elle rend publique la visite dune mission de prcurseurs de lUE qui sera Alger fin janvier pour discuter avec ladministration algrienne de lenvoi dobservateurs des prochaines lections lgislatives. Elle prend soin de prciser que cela a t envisageable suite une demande officielle introduite par le gouvernement algrien auprs de lUE pour lenvoi dobservateurs europens lors des lections lgislatives. Cette mission laborera un rapport pralable la signature dun mmorandum dentente consignant les conditions dans lesquelles volueront les missions dobservation. Par ailleurs, des rencontres exploratoires sont prvues ce moisci pour discuter du souhait exprim par lAlgrie de participer de la socit civile, en rponse aux revendications de dmocratie et de libert des peuples de ces rgions. Sur les questions conomiques, il faut savoir que la Commission europenne a dj adopt un programme daction annuel en faveur de lAlgrie de 58 millions deuros, rparti comme suit : programme dappui la protection et la valorisation du patrimoine culturel (21,5 millions deuros), programme dappui au secteur des transports II (13 millions deuros) et programme dappui jeunesse-emploi (23,5 millions deuros). Concernant les visas, loratrice a voqu le partenariat pour la mobilit que veut tablir lUE avec des pays partenaires de la Politique europenne de voisinage, le but tant de renforcer la coopration dans le domaine de limmigration. Il vise notamment faciliter les procdures doctroi des visas pour certaines catgories de personnes, notamment les tudiants, les chercheurs et les hommes daffaires. Kamel Benelkadi
PHOTO : D. R.

LA REVUE NAQD FTE SES VINGT ANS

Le d dmocratique et le Printemps arabe

Laura Baeza, chef de la dlgation de lUnion europenne

la Politique europenne de voisinage rnove. Elle a soulign, dans ce contexte, que le souhait du gouvernement algrien ne me surprend gure car il rpond aux aspirations du citoyen algrien. Nos sondages montrent que lAlgrien connat lEurope, connat ltendue de nos relations et souhaite encore plus. Nous sommes lcoute pour rpondre ces attentes. Questionne sur la repentance vis--vis de la guerre dAlgrie, Mme Baeza

rpond quil ne faut pas confondre lUE avec la France, avant dajouter, quelque peu irrite : LUE est le principal donateur pour la rgion, cela nest-il pas une forme de repentance ? La stratgie nouvelle lgard dun voisinage en mutation propose notamment de dvelopper des partenariats avec les socits civiles en complment de ceux dj mis en uvre avec les gouvernements. Il sagit en particulier du soutien lmergence

CONSEIL DE LEUROPE : LALGRIE, UN ACTEUR-CL EN MDITERRANE


Limportance de lAlgrie pour la scurit et la stabilit conomique de lEurope a t souligne, hier, par la reprsentante Rome des relations extrieures du Conseil de lEurope. LEurope, qui agit deux vitesses vis--vis de pays tiers, notamment ceux dAfrique du Nord, ne comprend pas limportance de lAlgrie pour sa scurit et sa stabilit conomique, a affirm Silvia Francescon, chef du bureau de Rome des relations extrieures du Conseil de lEurope, lors dun dbat sur le projet de Politique europenne de voisinage (PEV) rnove, qui a reu lintrt dAlger. La responsable europenne a dplor que depuis plusieurs mois, les dbats en Europe sur la situation dans la rgion de la Mditerrane du Sud sont focaliss sur la Tunisie, la Libye, lEgypte et la Syrie, occultant lAlgrie qui est, sans conteste, un acteur-cl dans cette zone. Dans le cadre de ce projet, le bureau de Rome avait prsent, la mi-dcembre 2011, un rapport sur la situation politique, conomique et sociale de lAlgrie, en prvision de la conclusion dun partenariat stratgique entre lAlgrie et lUnion europenne.

a revue dtudes et de critique sociale Naqd fte ses vingt ans. Et cest avec un numro spcial sur Le dfi dmographique que la publication dirige par lhistorien Daho Djerbal marque cet anniversaire. Il y a de cela 20 ans, le numro inaugural relevait que dans lespace maghrbin ou oriental, le Monde arabe est confront une grave crise. Il est en proie de srieux problmes dordre conomique, social, politique, culturel et thique, est-il rappel dans le texte prsentatif de ce 29e numro. Et 20 ans aprs, la rgion mditerranenne, lAfrique et ce que lon appelle plus gnralement le Sud global vivent toujours dans la tourmente, accentue par le Printemps arabe et cette vague de soulvements populaires, qui ont t, peu ou prou, couronns de succs. Quest-ce qui est vraiment en train de se jouer aujourdhui dans notre monde ? Quels en sont les enjeux ? Sommes-nous vraiment en train de vivre une priode historique de dfi dmocratique ?, sont les questions directrices auxquelles participent rpondre les auteurs de cet ouvrage. Il se dgage une triple intrication entre la corruption, la rente de monopole et la constitution de rseaux clientlaires, tant lchelle interne quau niveau international, analyse M. Djerbal dans un rcapitulatif de ces deux dcennies douvrage. Dans les pays ex-socialistes comme dans les socits post-coloniales, ce que lon pourrait appeler la transition a t accompagne dun effondrement de lEtat donnant lieu une crise conomique et politique o les frontires entre public et priv, national et international, individu et communaut sont devenues mouvantes et poreuses, poursuit-il. La part belle est donne, dans cette publication, ce moment historique quest le Printemps arabe. Transition, mcanismes, origines, rpercussions, propagation dans la rgion, succs et checs, luttes des classes, rcupration islamiste, place de la femme, diffrents aspects sont abords et analyss par plusieurs spcialistes et auteurs. Et ils sont nombreux mettre en garde contre un trop grand optimisme quant cette gigantesque meute surgie en de nombreux points du Monde arabe. Car lon peut considrer quil y a eu la dmocratisation comme antidote au mal absolu la rvolution. Au final, ces bouleversements-l, de quoi sont-ils les annonciateurs ? Ne sont-ils pas communs aux autres rgions du monde, dans ce quon appelle le Sud global, un Sud qui nest plus gographique mais social et politique ?, sinterroge Naqd. Ghania Lassal

ELECTIONS LGISLATIVES 2012

Un dput exclusif pour les Algriens du Canada


Canada De notre correspondant

ans la foule de lannonce par le ministre de lIntrieur, Daho Ould Kablia, de laugmentation du nombre de siges lAssemble populaire nationale en prvision des lgislatives de mai 2012, il est prvu que celle-ci touchera aussi le nombre de dputs reprsentant les Algriens vivant ltranger, a-t-on appris de source proche de ce dossier. Le Canada, faisant partie de la zone 6 regroupant les pays dAmrique et dAsie-Ocanie, aura son propre dput la faveur de ce changement. Le reste de la zone 6 aura un dput qui lui sera propre. Le poids dmographique des Algriens du Canada justifie largement ce sige exclusif au pays de lrable. 62 000 Algriens sont immatriculs Montral, affirme Abdelghani Amara, consul gnral dAlgrie Montral. Si on leur rajoute ceux qui rsident ailleurs au Canada et inscrits la section consulaire de lambassade algrienne Ottawa, le total grimpera prs de 70 000. Ceci, sans parler de ceux qui ne sont pas immatriculs, dont le nombre dpasserait les 100 000, selon diffrentes estimations. Il dpasse de loin le nombre de tous les Algriens rsidant dans le reste de la zone (Etats-Unis, Amrique latine et Asie-Ocanie). A lui seul, ce chiffre milite en

faveur dun dput exclusif au Canada. La loi qui dfinit le nombre de dputs, lordonnance 02-04 du 25 fvrier 2002, fixe le nombre de dputs 389, dont 8 pour la communaut nationale tablie ltranger. Elle se base globalement sur le principe dun sige pour une tranche de 80 000 personnes. Sur les trois dputs qui ont reprsent la zone 6, deux vivent au Canada. Le dernier, contre toute attente, vit aux Etats-Unis. La loi du nombre suggre quil vienne du Canada. Dailleurs, dans les faits, les Algriens de Montral, o vivent plus de 95% de la communaut algrienne du Canada, nont pas eu loccasion de le voir les cinq dernires annes. Comme en 2002, loccasion de la dernire augmentation du nombre des siges, le prsident Bouteflika devrait lgifrer par ordonnance pour apporter les changements ncessaires la loi, environ 60 nouveaux siges. Elle sera soumise au Parlement pour approbation au mois de mars, pendant sa dernire et courte session de printemps. Celle-ci durerait juste un mois. Il sera aussi ncessaire de modifier le dcret excutif 02-87 du 5 mars 2002 qui dtermine la rpartition des siges des dputs de lmigration. LE CANADA CONTRE ! Le Canada, qui compte des citoyens venant de tous les pays du monde, commence montrer

des signes dexaspration quant aux lections quorganisent diffrents Etats sur son sol. Particulirement quand il est considr comme une circonscription lectorale. Une porte-parole du ministre canadien des Affaires trangres a affirm El Watan que depuis 2008, le Canada a mis en uvre une politique visant refuser toutes les demandes des Etats trangers dinclure le Canada dans leurs circonscriptions lectorales extraterritoriales respectives. Cette politique fonde sur des principes a t applique de faon uniforme depuis sa cration en 2008. La politique ne cible pas un pays ou une rgion en particulier. Lors de sa visite au Canada, Halim Benatallah, secrtaire dEtat en charge de la communaut nationale ltranger, avait abord ce problme avec le ministre canadien de lImmigration, Jason Kenney. Il a souhait que des amnagements y soient apports afin de permettre nos ressortissants de participer activement aux futures chances lectorales. Une dolance laquelle aucune suite na t donne par les Canadiens. LAlgrie nest pas seule dans ce cas. Rcemment, les Tunisiens et les Marocains nont pas t autoriss organiser leurs lections en dehors des locaux diplomatiques. Les Franais, qui liront, en juin, pour la premire fois des dputs pour lmigration, ont eu la mme rponse. Abdelghani Amara soutient quil aurait souhait

mettre en place des bureaux itinrants pour permettre un maximum dlecteurs de voter. A lambassade algrienne Ottawa, on rappelle que depuis plusieurs annes, le Canada a fix comme rgle que quelle que soit llection organise au Canada par un pays tranger, le scrutin doit se drouler uniquement dans les locaux diplomatiques et consulaires. En septembre dernier, le Canada a inform lensemble des missions diplomatiques des nouvelles mesures restrictives concernant lorganisation sur son territoire de scrutins trangers o le Canada est intgr dans une circonscription lectorale trangre. Comme la date des lections algriennes nest pas encore connue, lAlgrie na pas demand formellement laccord pour lorganisation du scrutin lgislatif de 2012. Par ailleurs, la porte-parole du ministre canadien des Affaires trangres a soulign aussi que le Canada nautorise pas les gouvernements trangers tenir des campagnes lectorales sur son territoire ni y crer des partis ou des mouvements politiques. Quoi quil en soit, comme dans le cas de la Tunisie et du Maroc, les lecteurs algriens pourront toujours voter au consulat ou lambassade pour choisir leur dput qui, cette fois-ci, sera srement du Canada et non parachut de Washington. Samir Ben

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 5

LACTUALIT CEVITAL BJAA

Une fois rassurs par lengagement de la direction de rpondre leurs dolances, les grvistes,

Grve suspendue aprs des promesses du groupe

LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DARG ENT

qui ont dnonc des conditions de travail dtestables au sein de lusine de Bjaa, ont consenti reprendre le travail.
es travailleurs de Cevital ont repris le travail aprs avoir dbray durant toute la journe de mercredi dernier pour revendiquer publiquement pour la premire fois de lhistoire de ce groupe priv, leader dans lagroalimentaire une revalorisation salariale et surtout leur droit de se constituer en syndicat. Les units sucre, huile et margarine, se trouvant larrire-port de Bjaa, ont t mises compltement larrt par la force de ce mouvement de grve inattendu, avant de reprendre leur fonctionnement en n de journe. Partie pour durer, la grve avait fait planer le risque dune pnurie de sucre et dhuile sur le march national dans lequel Cevital dtient de grosses parts. Cest une fois rassurs par lengagement de la direction de rpondre leurs dolances que les grvistes, qui ont dnonc des conditions de travail dtestables au sein de lusine de Bjaa, ont consenti reprendre le travail. Un responsable et actionnaire du groupe a t dpch sur place

Lentre du complexe Cevital Bjaa

pour engager un dialogue avec les collaborateurs, annonce un communiqu de presse du groupe, qui assure en outre que la grve na pas eu dimpact sur la disponibilit des produits.

Larrt de travail de 8 heures tait une action de protestation anime par la volont dattirer lattention de la direction gnrale du groupe sur certaines proccupations des employs,

prcise le communiqu, qui ne stale pas sur les dolances exprimes. Les employs grvistes ont exprim leur refus de continuer accepter autant la grille des salaires en vigueur que les disparits salariales auxquelles ils font face ; ils dnoncent aussi les obstacles quils accusent la direction de les mettre sur leur chemin, les empchant de crer leur syndicat dentreprise. Dans son communiqu de presse, le groupe inscrit le dplacement, mercredi dernier, dun de ses actionnaires Bjaa dans une dmarche visant instaurer une communication ouverte, saine et sereine, avec lensemble des employs. Pour dsamorcer la crise naissante, il informe que lengagement dtudier les dolances des employs a t pris et le retour sera fait dici la n du mois. En reprenant le travail, les grvistes semblent ainsi accepter ce rendez-vous pris pour la n janvier tout en esprant obtenir K. Medjdoub gain de cause.

5000 dclarations de soupon depuis 2005


uelque 5000 dclarations de soupons de blanchiment dargent ont t enregistres depuis 2005 auprs de la Cellule de traitement du renseignement nancier (CTRF), a dclar, avant-hier au Snat, le ministre des Finances, Karim Djoudi, repris par lAPS. Rpondant une question dun membre du Conseil de la nation sur les moyens de lutte contre les transferts illgaux des fonds en Algrie, le ministre des Finances a ainsi indiqu que la CTRF, qui travaille travers lchange dinformations avec les cellules trangres dans le cadre de la rciprocit, a enregistr 11 dclarations de soupons de blanchiment en 2005, avant que le nombre de ces dclarations ne passe 3302 en 2010 et 1398 en 2011. En cas de non conrmation du soupon, a-t-il tenu prciser, le dossier nest pas soumis la justice et restera en instance de traitement. Le phnomne du blanchiment dargent est exacerb par le march parallle et le recours accru aux liquidits plutt quau traitement bancaire des transactions, a admis le ministre des Finances, ajoutant que lEtat na pas trait nombre de questions lies au blanchiment dargent, car ce phnomne, comme celui du nancement du terrorisme, constitue un nouveau concept en Algrie. A noter que la CTRF, qui a t cre en vertu du dcret excutif 02-127 davril 2002, a pour rle de collecter et de traiter les dclarations de soupon de blanchiment pour soumettre ensuite les dossiers au procureur de la Rpublique territorialement comptent, si ncessaire. Lensemble des institutions nancires, les banques, les services dAlgrie Poste et toute personne physique ou morale exerant des missions de consulting ou des oprations induisant des dpts et des changes, notamment les professions librales rglementes, sont tenus de se soumettre ce systme de dclaration de soupons de blanchiment, a encore indiqu le ministre. Akli R.

PROTECTION DES PERSONNES GES

a protection des personnes ges par leur prise en charge au sein de la famille est une obligation et non un choix. Cest ce qua conrm, hier, Nouara Sadia Djafar, ministre dlgue charge de la Famille et de la Condition fminine en marge dune sance plnire du Conseil de la nation. Toute atteinte une personne ge est passible dune peine de 6 mois 3 ans de prison, assortie dune amende allant de 20 000 500 000 DA, selon le cas. Cest en tout cas ce que prvoit la loi relative la protection des personnes ges adopte en 2010. Jusque-l, rien de nouveau dans la mesure o ces peines sont les mmes que celles que prvoit le code pnal, notamment les articles 314 et 316. Agression, violence ou maltraitance dune personne ge ou pas, surtout lorsquil sagit dun ascendant ont toujours t condamnes par la loi. La nouveaut dans le texte adopt en 2010 est labandon, la marginalisation ou lexclusion des personnes ges du milieu familial. Ces formes de chtiment ne retent en aucun cas la souffrance des personnes ges. Dailleurs, aucun chiffre sur les condamnations pour abandon dun as-

Le rle de la justice mis en exergue

cendant na t communiqu depuis ladoption de ce texte. Si lintention est bonne, reste vrier lapplication relle du texte sur le terrain. La ministre met en exergue le rle de la justice dans lapplication de cette loi. Comment identier les personnes ayant failli leur devoir ? Except les personnes qui placent leurs parents dans des maisons de repos et celles qui les jettent la rue, aucune autre modalit ne peut identier ceux qui traitent mal leurs parents. Des centaines de personnes ges (malades mentaux, mendiants) dorment sur les trottoirs au su et au vu des autorits. Il ny a pas eu denqute jusque-l qui rvle les raisons qui les ont contraintes quitter le foyer familial ; elles subissent des atteintes physiques et morales sans que quiconque ne bouge le petit doigt, comme la loi le stipule. Pourtant, la ministre souligne que la protection des personnes ges constitue un engagement national, la personne ge jouissant du droit de vivre parmi les siens. Une question simpose : comment peuton savoir si une vieille personne est maltraite lorsquelle demeure dans le foyer familial ? Djedjiga Rahmani

DISTRIBUTION DES HUILES POUR MOTEURS

Des mesures en vue pour juguler la pnurie


a pnurie des huiles pour moteurs trouve son origine dans la fermeture de la rafnerie dArzew, lpuisement du stock du groupe Naftal ainsi que lincapacit des importateurs privs approvisionner le march national, selon Youcef Yous, ministre de lEnergie et des Mines. La mise larrt de cette rafnerie vise le renouvellement de ses infrastructures et llargissement de sa capacit de production, a expliqu le ministre, jeudi dernier, en rponse la question dun dput du Conseil de la nation, Lamri Lekhal, sur les dysfonctionnements enregistrs lt dernier concernant la distribution des huiles pour moteurs. Pour mettre un terme cette pnurie, la rafnerie dArzew, implante dans la wilaya dOran, devrait reprendre son activit partir de fvrier prochain, aprs lachvement des travaux de maintenance, a indiqu M. Yous, pr-

PHOTO : B. SOUHIL

DCS
La famille Boulbadaoui, parents et allis, ont la douleur de faire part du dcs de leur mre BENGUELLA RABI survenu le 18 janvier 2012 lge de 86 ans. Lenterrement a eu lieu jeudi au cimetire de Blida. A Dieu nous appartenons et Lui nous retournons. ---oOo---

cisant que sa capacit de production permettra de satisfaire les besoins du march national en huiles pour moteurs. La pnurie de ce produit ptrolier na pas seulement pour origine la fermeture de ladite rafnerie. Le ministre a relev, ce titre, lpuisement du stock du groupe Naftal en huiles pour moteurs, engendr par la forte demande sur ce produit enregistre lt dernier et lincapacit des importateurs privs approvisionner le march national en quantits ncessaires. Outre la rouverture prochaine de la rafnerie, le groupe Naftal, charg de la distribution des drivs ptroliers, a t destinataire de consignes pour limportation de quantits supplmentaires dhuiles pour moteurs en vue de constituer un stock national de produits ptroliers, a fait savoir M. Yous. Celui-ci na pas souf mot sur lautre crise, celle

du carburant qui affecte plusieurs rgions du pays. Interpell sur la mauvaise qualit des huiles importes par des oprateurs privs, lorigine de panne de plusieurs vhicules, M. Yous a rpondu que le contrle de la qualit ne relve pas des prrogatives de son ministre, jetant la pierre son collgue charg du Commerce. A en croire le ministre, ses services travaillent actuellement en coordination avec le ministre du Commerce pour llaboration dun nouveau dispositif rglementaire, qui aura pour but de rorganiser lactivit du march national via le durcissement du contrle et la dfinition des normes de pratique de lactivit de stockage et de distribution sur le march national. Dsormais, la responsabilit incombera au distributeur en cas de dgts enregistrs par les utilisateurs. H. Lamriben

CONDOLANCES
Le directeur et lensemble du personnel dEl Watan, trs touchs par le dcs de la mre de leur collgue et ami Boulbadaoui Sid Ali, lui prsentent leurs sincres condolances et lassurent, en cette pnible circonstance, de leur profonde sympathie.

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DOCUMENT COMMISSION DE STRATGIE POLITIQUE

DOCUMENT DU FRONT DES FORCES SOCIALISTES

PRAMBULE Chers camarades, Le caractre particulier du contexte politique dans le cadre duquel se tient ce dbat nchappe aucun militant. Mme les citoyens qui se sont mfis de laction politique, ces dernires annes, expriment - de nouveau - une inquitude envers les questions qui concernent tout le monde. Cest--dire les questions politiques. Notre mission se trouve aujourdhui facilite par ce cadre global et laccumulation de lexprience. Mais notre mission se trouve grandement complique par la complexit des enjeux. Il ne suffit plus de sopposer au rgime pour faire du bien la socit et au pays ! Il ne suffit plus de dire non pour tre sur le chemin de la fidlit nos idaux dmocratiques et patriotiques. Il faut en plus le faire en toute connaissance des tenants et des aboutissants de chacune de nos positions, de chacun de nos gestes. Le dbat simpose donc plus que jamais. Nous allons devoir dfendre un point de vue et son contraire dans une dmarche constructive. Il sagit dvaluer chacune des hypothses partir de la situation actuelle, du bilan des participations passes et des boycotts antrieurs. Nous ne devons pas hsiter pointer les dfaillances, le confort intellectuel, la lgret et les calculs troits qui peuvent influer sur la prise de dcision autant que sur le dvoiement de la dcision. Cette convention devra se donner une mission dinstruction publique. Le parti doit, avant tout, disposer dune vision claire de ses objectifs, des moyens de les raliser ainsi que dune alternative en cas dchec ou de bouleversement de lagenda. Au printemps de lanne 2012, les Algriennes et les Algriens seront appels se rendre aux urnes pour le renouvellement des membres de lAssemble populaire nationale. Dans quelles conditions, quel climat et quelle ambiance ce scrutin se droulera-t-il ? Dans quel contexte historique, politique, social, conomique et scuritaire ? A lvidence, sans lacte dsespr, mais librateur de Mohamed Boua-

zizi en Tunisie, vritable dtonateur des rvoltes populaires dans les pays de la rgion, ces lections nauraient constitu quune formalit banale pour le pouvoir algrien. Une opration technique ordinaire, un rituel excut les yeux ferms. Sans ce bouleversement gostratgique, les dcideurs auraient fraud avec toujours aussi peu de scrupules et toujours avec autant darrogance et de mpris. Mais le changement en Tunisie, la chute dEl Gueddafi en Libye, les manifestations en Egypte, les affrontements meurtriers en Syrie et au Ymen, amneront-ils les dcideurs algriens faire preuve de clairvoyance, de sagesse et desprit de responsabilit ? Leurs compatriotes seront-ils enfin en mesure dexercer leur droit de dsigner leurs reprsentants dans la libert et en toute transparence ? Rien nest moins sr, en tout cas et, pour le moment, rien ne le laisse prsager. Malgr les dangers qui menacent notre pays, les dcideurs refusent toujours toute issue politique, pacifique et dmocratique. Ainsi, le verrouillage des champs, politique et mdiatique, les restrictions aux liberts fondamentales, les violations des droits de lhomme et la corruption font courir au pays des risques rels de dsintgration. Les besoins fondamentaux de pans entiers de la population, vritable ciment de la cohsion sociale, ne sont pas assurs. Les rvoltes de citoyens travers tout le territoire national pour exprimer des revendications lgitimes ne reoivent comme rponses que rpression et humiliation. Les Algriennes et les Algriens sont privs de tout recours face larbitraire quand, dans le mme temps, rgne limpunit pour les tenants du pouvoir et ses dmembrements. Le pouvoir continue dignorer la ralit algrienne et continue gagner du temps. Pour coller au contexte rgional, agissant sous la pression de ses partenaires occidentaux, le pouvoir a initi et men des rformes censes rapprocher le fonctionnement de lEtat des standards en vigueur dans les Etats modernes et dmocratiques.

Prparation de la convention
QUEN EST-IL DANS LA RALIT ? Elabores, suite un processus de consultations, lequel, dans le fond comme dans la forme, a fris le ridicule, ces rformes nont pas intress les Algriennes et les Algriens, elles nont mme pas suscit leur curiosit. Matrialises par une batterie de lois qui nont pour finalit que de donner lillusion que quelque chose bouge, elles ne font que confirmer que la machine est bel et bien immobile, que le systme est verrouill. Larchitecture institutionnelle, politique et judiciaire, va garder les aspects dun dcor en trompe-lil et tout continuera de se faire au dtriment des intrts de lEtat. Il est vrai que les dcideurs sont trop obsds par leur dtermination maintenir le peuple loin du politique, dans une attitude de mfiance et de rejet de la classe politique. Allant mme, pour cela, jusqu user et abuser, leur profit exclusif, des valeurs et symboles de la rvolution algrienne. A travers ces rformes, une fois de plus, le pouvoir sinscrit en marge de lhistoire. Force dopposition radicale la dictature, mais surtout, parti de propositions, le Front des forces socialistes (FFS) rejette cette nime fuite en avant et rappelle lurgence dune solution politique, pacifique et dmocratique. Les militants du FFS peuvent se fliciter et tirer fiert davoir su et pu rester autonomes. Le FFS est lun des rares partis, sinon le seul, ntre lotage ni dun clan du pouvoir ni dun quelconque groupe de pression. Cest donc dans un contexte de fermeture que sannoncent les prochaines lections lgislatives. Elles mettent une fois de plus le FFS devant un choix difficile au vu de sa situation et de la situation du pays. Le FFS va prendre sa dcision dans la transparence et en toute autonomie. Elle refltera les avis des militants du parti et traduira les attentes des sympathisants et groupes sociaux qui se reconnaissent dans son programme. Nous sommes conscients quil ny a pas de bonnes dcisions ; il ny a que de moins mauvaises. Alors, il nous faudra bien peser les choses, et pour cela ouvrir un dbat qui soit le plus large possible. Loption de la participation ou du boycott est dterminer en tenant compte du niveau de prparation de ces lections, de lengouement de la population pour la participation et du seuil de limplication des citoyens dans les discussions tournant autour de la thmatique des rformes. Nous devons nous prononcer en traitant en profondeur les questions suivantes : 1) LAlgrie est-elle dfinitivement pargne par le vent des rvolutions qui balaie la rgion ? 2) La population fait-elle compltement siennes les rformes prsentes par le pouvoir ? 3) Le parti dispose-t-il dassez de ressources et de moyens pour glaner un nombre lev de siges au Parlement en vue de pouvoir peser dans lchiquier et de ne pas subir les critiques et sarcasmes de la population comme servant de dcor, dalibi et de caution ? 4) La participation aux lgislatives ne va-t-elle pas freiner ou tout au moins compliquer la mise en uvre du projet de rassemblement des nergies militantes ? 5) Quels sont les changements apparus depuis les lections de 2007 qui pourraient justifier la participation du parti aux lections de 2012 ? 6) Sommes-nous capables de convaincre la population de voter ? Par ailleurs, et sur le plan juridique, nous constatons que malgr la leve de ltat durgence, son esprit demeure travers les lois scuritaires. Labsence dune justice indpendante et dune administration neutre compromet la transparence des lections. tins : 4 prsidentiels, 4 lgislatifs et 4 locaux. Toutes ces lections nont pas russi raliser une alternance au pouvoir. Systmatiquement et massivement truques, ces lections ont t utilises par le systme pour se reproduire. Par sa dcision de rejet des lections locales de juin 1990, le FFS a russi inculquer la notion de boycott aux citoyens et lesprit de rsistance. Pour le FFS, la priorit tait llection dune Assemble nationale constituante, et non pas, llection des maires. Une anne plus tard, le parti a pris part aux lections lgislatives de dcembre 1991, des lections avortes par un coup dEtat en janvier 1992 qui a engendr la violence et la dislocation de la socit. Aussitt, le FFS avait opt pour le chemin le plus dur, mais le moins coteux : celui de la lgitimit populaire. Nous avons tout entrepris pour amener les protagonistes de la violence sur le terrain politique, un terrain que rejetait le pouvoir puisque ctait dans la violence quil se renforait. En 1995, le FFS a boycott les lections prsidentielles, des lections organises avec le soutien de quelques appareils politiques afin de construire une lgitimit au gnral Zeroual et, travers lui, un pouvoir illgitime et surtout violent. PARTICIPATION AUX LGISLATIVES DE 1997 : LAPN, UNE TRIBUNE POUR LE FFS Vingt mois aprs cette mascarade, le FFS a particip aux lections lgislatives de 1997 dans le seul but de garder un espace dexpression si rduit soit-il lAPN et surtout en dehors delle, pour continuer faire entendre les aspirations du peuple algrien. Ce que nous avons fait lorsque les dbats taient retransmis en direct la tlvision. Quelques mois plus tard, le black-out tait dcid. Le FFS la porte des Algriens, cela devenait trop dangereux pour les dcideurs. Le parti a pris part aux lections locales doctobre 1997, un scrutin mains armes, entaches dune fraude massive en faveur dun parti qui, cr trois mois plus tt, devenait majoritaire dans le pays.

nationale du 11 fvrier 2011

Des marches de protestation contre la fraude ont t organises, Alger, par plusieurs partis politiques, mais le pouvoir restait sourd. PRSIDENTIELLE DE 1999 : RETRAIT DE SIX CANDIDATS Aprs la dmission du chef de lEtat, Liamine Zeroual, le pouvoir a organis une lection prsidentielle anticipe en avril 1999. Le prsident du FFS, Hocine At Ahmed, a particip la comptition. Sera-t-elle, en dfinitive, une alternance crdible, cest--dire, la premire alternance depuis 35 ans ? Donc, la chance dun vrai changement de systme et de personnels politiques ? () Je nhsiterais pas me dresser contre toute tentative de dtourner de son cours cette lection prsidentielle, avait averti Hocine At Ahmed dans son message aux Algriens en mars 1999. Les craintes du prsident du FFS taient relles et fondes puisque la fraude a t massive au niveau des bureaux spciaux. La veille du scrutin, le 14 avril, six candidats ont dcid de se retirer de la course en guise de protestation contre la fraude. Le candidat du pouvoir devenait ainsi candidat unique. En septembre 1999, le pouvoir a organis un rfrendum sur la concorde civile. Le FFS a estim, dans une dclaration, que ce rfrendum tait inutile et sannonce comme un plbiscite, ds lors que la loi sur la concorde civile est dj en application. Pour le FFS, ce rfrendum participe, une nouvelle fois, dune volont de normalisation autoritaire de la socit au dtriment de la dmocratie et du libre exercice des droits politiques et civiques. LA RSISTANCE CITOYENNE FACE AUX LECTIONS LGISLATIVES DE 2002 Le scrutin lgislatif de mai 2002 sinscrivait dans un contexte totalement diffrent, avec le printemps noir en Kabylie et les sursauts de rsistance citoyenne qui ont rendu espoir et confiance en elle-mme notre jeunesse. Dans cette extraordinaire dynamique, et pour rejeter un scrutin ni propre ni honnte, lappel la dissidence citoyenne nationale et pacifique tait la seule alternative. Il a t parfaitement entendu et compris. Le taux lev de non-participation a t sans prcdent. Les manifestations de ras-le-bol et les meutes ont gagn lensemble du pays et toutes les catgories sociales, jusque dans les prisons. En face, une rpression froce en Kabylie et des manipulations fascisantes ciel ouvert menes tambour battant dans limpunit totale. avait tablie avec les populations de la rgion. PRSIDENTIELLE DE 2004 : BOYCOTT MASSIF ET ACTIF Le FFS a appel un boycott massif et actif du scrutin prsidentiel de 2004. Lchance du 8 avril 2004 est discrdite et dcrdibilise par lexclusion de lopposition relle, la mise au pas de ladministration, le monopole exerc sur toutes les institutions de lEtat, la dilapidation des biens publics, le harclement exerc sur la presse prive, la fermeture du champ politique et le maintien de lEtat durgence, a dnonc le parti. Lexprience de 1997 et la non-participation aux lgislatives de 2002 pour les raisons voques ont pes dans la dcision de boycott des lgislatives de 2007. Le prsident du parti, Hocine At Ahmed, a qualifi le scrutin lgislatif du 17 mai de messe qui fte zawadj el mouta. Le FFS a particip aux lections locales de 2007, mais nous navons pas toujours su maintenir le lien ncessaire entre les lus et les structures du parti ; cela a entran un dficit de lisibilit et de visibilit de la gestion de nos municipalits et parfois mme des drives. Par ailleurs, la dstructuration de nos sections a empch une rflexion fconde sur nos politiques et notre action locale. En avril 2009, le FFS a appel les Algriens un boycott actif du scrutin prsidentiel. Pour le FFS, le boycott de ce scrutin est un acte rvolutionnaire. Les Algriens savent que les lections ne sont daucun impact positif sur leur vie. Les lections sont organises pour le maintien du statu quo. Au terme de ce bilan sommaire concernant notre stratgie lectorale, essayons de rpertorier les arguments qui militent pour la participation comme de ceux qui militent pour le boycott du prochain scrutin lgislatif. 1 - DE LA PARTICIPATION a/ Les avantages - La participation aux lections enclenchera des dbats internes et une dynamique qui permettront un renforcement des rangs du parti ;

VALUATION DE LA STRATGIE LECTORALE DU FFS DEPUIS 1990 Nous devons valuer notre stratgie lectorale depuis les lections locales de juin 1990. Aucune dcision srieuse ne peut tre prise sans une vritable valuation base sur les politiques et stratgies collectives, surtout pas sur les ego et autres stratgies personnelles. La crise qui puise lAlgrie sest aggrave un point tel, que nous devons nous focaliser sur le fond, et le fond aujourdhui, cest sauver lAlgrie ! De 1990 nos jours, lAlgrie a connu 12 scru-

LA PARTICIPATION AUX LECTIONS LOCALES DE 2002 POUR BARRER LA ROUTE LA MAFIA Aprs de larges consultations au sein de nos structures, le FFS a dcid de participer aux lections locales de 2002 pour deux raisons principales : - Dvelopper la dynamique pacifique citoyenne lchelle nationale. La jeunesse, en gnral, le mouvement associatif, les syndicats autonomes sont en contestation permanente. Il est possible de tenter de rsoudre les problmes sociaux en allant la conqute des municipalits, au lieu dtre entrans dans des aventures violentes. Le FFS a conditionn sa participation par la cessation des poursuites contre les lus locaux du parti et la libration des dtenus du mouvement citoyen. Ces mesures dapaisement taient de nature convaincre les jeunes de ne pas sexclure du pouvoir local. - Deuxime raison de notre participation : ne pas permettre le vide dans les communes de Kabylie et barrer la route toutes les catgories de mafia qui les avaient privatises et pilles. Trois ans plus tard, en 2005, le pouvoir prend la dcision de dissoudre les APC gres par le FFS, rsultat dun accord avec les reprsentants des arch, dont la mission tait dradiquer le politique pour mieux livrer les communes la mafia locale. Le FFS a dcid de participer aux lections locales partielles imposes par la rvocation scandaleuse des seuls lus librement, malgr les violences et les exactions des mafias locales diriges par les forces de scurit spciales. Pour le prsident du parti, ne pas y participer, cest faire le jeu du pouvoir dont la stratgie est de couper le FFS de losmose permanente quil

- elle permet au parti de toucher et de sensibiliser la socit par son discours, dlargir sa base sociale, et aux parlementaires de dnoncer les drives du pouvoir ; - avoir accs aux mdias, notamment les mdias lourds pour transmettre notre message lensemble des citoyens ; - travers ses futurs dputs, le FFS aura plus de moyens pour sinformer de la situation du pays ; - des dlgations trangres viennent rencontrer des parlementaires algriens. Les dputs du FFS briseront la faade dmocratique pour mieux exprimer le vcu et les aspirations de la population ; - les dputs du FFS pourront briser lunanimisme que veut imposer le pouvoir la classe politique ; - le parti peut apporter la contradiction aux choix conomiques dsastreux du pouvoir ; - notre participation peut constituer un rempart devant la monte des radicalismes ; - participer aidera au dveloppement des ressources humaines et financires du parti. Pour participer, il faut au pralable : - conditionner notre participation par exemple par labrogation des lois qui visent verrouiller davantage les champs politique et mdiatique ; - faire un tat de lieux rel de nos ressources humaines et matrielles ; - choisir de bons candidats, des militants engags ; - laborer un discours politique qui peut contrecarrer les critiques qui nous seraient retournes. b/ Les inconvnients - Une participation peut sapparenter une caution la dmarche visant consolider une dictature. Le parti risque alors de perdre sa crdibilit en aidant le systme se rgnrer de lintrieur ; - risque de dfection de llectorat qui ne croit pas aux lections, car elles nont rien chang son quotidien. 2- DU BOYCOTT a/Les avantages - Cohrence de nos positions aprs le rejet du dialogue initi par le pouvoir dans le cadre des rformes politiques ; - ne pas se rendre complice des

vnements crs par le pouvoir, sachant quaucune lection nest honnte ni propre depuis lindpendance ; - continuer dnoncer la dmarche du pouvoir qui refuse une solution politique, pacifique et dmocratique ; - accompagner le peuple dans son refus des mesures du pouvoir en demeurant ces cts, notamment dans sa dsaffection de ces lgislatives. b/Les inconvnients - Risque dabsence dimpact sur la socit ; - exclusion des mdias pour mener la campagne ; - le FFS sera, une fois de plus, victime du verrouillage du champ politique, sans aucune chance daccs aux espaces (salles et autres lieux) pour rencontrer les populations ; - ne pas bnficier du statut de dput pour faire passer nos messages vis--vis des dlgations trangres ; - laisser le champs libre, au pouvoir et ses suppltifs, lintrieur et lextrieur de lAPN. CONCLUSION Nous avons, dans le parti, accumul une certaine exprience sur nousmmes, sur le terrain politique dans lequel nous nous investissons, sur le pouvoir auquel nous sommes confronts. Cest cette exprience qui doit, en permanence, clairer nos discussions et guider nos pas vers plus dintelligence, de force et dassurance dans la fidlit nos idaux dmocratiques et patriotiques. Aussi, doit-on considrer chacune des propositions des camarades avec srieux et une considration gale. Chacun de nous doit tre en mesure, la fin de cette convention, de dfendre, avec conviction, loption qui sera arrte en dfinitive. Pour toutes vos contributions, vous pouvez nous rejoindre sur facebook [Link] Twitter: [Link] Adresse mail : ffsconvention2012@[Link] Nouveau site du FFS: -[Link]

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El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 8

LACTUALIT TRANGERS DIPLMS EN FRANCE

Le Snat interpelle le gouvernement


Paris De notre correspondante oici une circulaire dont les seules consquences sont qualies de stupides, aberrantes, infamantes par tous les acteurs concerns. Tous dnoncent les ravages ports nos coles, luniversit, la francophonie et lconomie, a afrm la vice-prsidente du Snat et snatrice socialiste de Paris, Bariza Khiari. Cette rsolution, dont Bariza Khiari est lauteure, a t adopte par 174 voix contre 139. Seule lUMP a vot contre. Mme Khiari a contest les arguments avancs par le ministre de lIntrieur, Claude Guant, qui a justi sa circulaire par le fait quil faut rserver lemploi en priorit aux Franais et aux rsidents rguliers ; quil ne faudrait pas encourager le pillage des cerveaux et que cela ouvrirait la voie une installation dnitive sur le territoire franais de ces diplms trangers. Largument du pillage des cerveaux, invoqu par le ministre de lIntrieur est, selon Bariza Khiari, vice-prsidente du Snat, un argument gomtrie variable. La semaine prochaine, nous allons lgifrer sur la situation des mdecins diplmes extracommunautaires. Ceux-l nont pas obtenu leur diplme en France, mais ils exercent dans nos hpitaux. Parlera-t-on du pillage des cerveaux cette occasion ? En enjoignant les prfets instruire avec rigueur les demandes de changement de statut, vous leur demandiez en ralit dappliquer une politique du chiffre aboutissant chasser du territoire des polytechniciens, des HEC, des centraliens, a accus Mme Khiari. La vice-prsidente du Snat sest leve contre lune des grandes indignits de notre Rpublique, le traitement des trangers dans les prfectures. Il est indigne dans un pays comme le ntre que des hommes et des femmes soient obligs de se lever au milieu de la nuit pour aller faire la queue devant une prfecture ou une sous-prfecture sans tre srs dtre reus par le fonctionnaire en charge des dossiers de titres de sjour. Et les agents prfectoraux sont transforms, bien malgr eux,

Pour les snateurs de gauche, la France doit favoriser lemploi des diplms trangers

en agents dadministration de larbitraire, de lhumiliation et du nonrespect du droit. Votre circulaire nest pas un malentendu, mais un calcul lectoral, a-t-elle poursuivi, estimant que la deuxime circulaire ne rglait rien. La snatrice Esther Benbassa (Europe cologie les Verts) a estim pour sa part que la France tait en train de perdre son excellence dans le domaine de lintelligence. LEVE DE BOUCLIERS La circulaire du ministre de lIntrieur, Claude Guant, du 31 mai 2011 restreignant la possibilit pour les diplms trangers dobtenir un statut de salari aprs leurs tudes a provoqu une leve de boucliers, notamment dans les universits, mais aussi des rserves au sein du gouvernement et du patronat. Charles Givadinovitch, secrtaire national de lUMP charg de la lutte contre la prcarit et la pauvret, avait demand M. Guant de supprimer cette circulaire qui va lencontre

de toute logique conomique puisque nos entreprises ont rellement besoin de ces salaris qualis qui apportent leur double culture, une vritable richesse. Le ministre de lEnseignement suprieur, Laurent Wauquiez, avait afrm : On sest plants ! Le texte contest donne instruction aux prfets dtudier avec rigueur les demandes dautorisation de travail des tudiants et dexercer un contrle approfondi des demandes de changement de statut des tudiants trangers. Aprs la publication de cette circulaire, de nombreux diplms trangers, dont certains trs qualis, qui avaient t recruts dans des entreprises franaises, nont pas pu obtenir un changement de statut (dtudiant salari). A la suite dune mobilisation grandissante, M. Guant a annonc le 4 janvier une nouvelle circulaire quil vient denvoyer aux prfets. La nouvelle mouture est prsente par le gouvernement comme un assouplissement de la dlivrance du permis de travail certains tudiants trangers haut potentiel, notamment ceux ayant une comptence spcique recherche comme la connaissance approfondie dun pays ou dune culture trangre. Et un titre de sjour pour motif professionnel doit tre accord ds lors que lintress est pourvu dun

emploi ou titulaire dune promesse dembauche, y compris lorsque cela intervient avant la dlivrance de son diplme. Les tudiants trangers, runis dans le Collectif du 31 mai, continuent de rclamer le retrait de la circulaire Guant car son assouplissement annonc mercredi 4 janvier est fond sur des critres qui laissent la place larbitraire, ont-ils annonc lors dune confrence de presse. Dans un communiqu, la premire organisation tudiante, lUNEF, a demand labrogation de la circulaire Guant car le nouveau texte revient faire beaucoup de bruit pour des volutions mineures. Le recul de Claude Guant sur la circulaire tudiants trangers ne suft pas. Le gouvernement ne sengage pas sur les dlais de dpt et de traitement des dossiers et les tudiants dj renvoys dans leur pays auront pti dun texte regrettable, crivent pour la mairie de Paris Didier Guillot (adjoint charg de la vie tudiante), Jean-Louis Missika (adjoint charg de linnovation, de la recherche et des universits) et Pascale Boistard (adjointe charge de lintgration et des trangers non communautaire). Les jeunes diplms trangers occupent souvent des postes linternational qui permettent nos entreprises de conqurir de nouveaux

marchs. A lheure o le gouvernement ne cesse de vanter les mrites du modle allemand, il devrait sinspirer de son rcent projet de loi visant faciliter linsertion professionnelle des diplms trangers, ajoutent-ils. En effet, confront au vieillissement de la population et donc lamenuisement de la main-duvre qualie, le gouvernement allemand a prsent, le 7 dcembre 2011, un projet de loi pour simplier trs largement laccs lemploi pour les trangers qualis. Pour sa part, Mireille Le Corre, responsable du ple immigration-intgration dans lquipe du candidat socialiste, Franois Hollande, la prsidentielle, afrmait, dans un communiqu dat du 24 dcembre 2011, que si le candidat socialiste est lu il saura repenser laccueil des tudiants trangers et redonner une impulsion lchange entre les universits franaises et trangres, dans le respect de lautonomie des universits. Douze organisations des syndicats comme la CGT, la FSU et lUNEF, des associations comme SOS Racisme, Rseau ducation sans frontires ou Cimade ont donn, dbut dcembre, une confrence de presse au cours de laquelle elles ont annonc la cration dune plateforme commune exigeant la rgularisation des travailleurs sans papiers et lgalit de traitement entre Franais et trangers dans les tudes comme au travail. Une centaine de personnalits, dont le prix Nobel de physique Albert Fert, avaient lanc une ptition demandant le retrait de la circulaire Guant qui avait recueilli, n dcembre 2011, plus de 18 500 signatures. Nadjia Bouzeghrane

PHOTO : D. R.

Les mdecins diplms hors UE autoriss exercer jusqu n 2016


Les dputs franais ont adopt mercredi, lunanimit, une proposition de loi UMP qui proroge jusquau 31 dcembre 2016 lautorisation dexercer pour les professionnels de la sant titulaires dun diplme obtenu hors de lUnion europenne. Ce texte reprend une mesure qui avait t introduite dans la loi de financement de la Scurit sociale (PLFSS) pour 2012, mais que le Conseil constitutionnel avait censur, estimant quelle navait pas sa place. Selon le rapport de la commission des affaires sociales de lAssemble, prs de 4000 praticiens, mdecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et sagesfemmes trangers sont concerns par cette autorisation dexercer. Le texte a galement un effet rtroactif puisque, du fait de la censure de cette mesure, le dispositif, qui avait t vot en 2007, arrivait terme au 31 dcembre 2011. Le Snat devrait examiner son tour cette proposition de loi dans les Reuter prochains jours.

LES 2/3 DES TUDIANTS EXTRACOMMUNAUTAIRES REPARTENT CHEZ EUX


La France compte aujourdhui 285 000 tudiants internationaux, ce qui correspond un flux annuel de 60 000 nouveaux tudiants trangers. Parmi eux, 35 000 sont des extracommunautaires. La grande majorit dentre eux (les 2/3) partent lobtention de leur diplme. Sur les 10 000 restants, 5000 6000 obtiennent le changement de statut dtudiant salari. Sur ces quelque 6000 tudiants, seuls 1/3 sont encore prsents sur le territoire franais les 10 annes suivant leur arrive, soit 2000 par an. Ces chiffres, donns par la vice-prsidente du Snat, Bariza Khiari, mercredi, parlent deux-mmes : limmigration choisie via des filires tudiantes dexcellence ne concerne que trs peu de cas, quelque 2000 par an, sur les 35 000 extracommunautaires. Il est par consquent faux de dire et de penser que les restrictions visant ces tudiants puissent baisser le N. B. chmage.

Mme Bariza Khiari, vice-prsidente du Snat

PHOTO : D. R.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 9

I N T E R N AT I O N A L E ALORS QUE LOPPOSITION SYRIENNE RCLAME LA SAISINE DE LONU IRAK

es milliers de manifestants sont descendus hier dans la rue en Syrie pour rclamer une saisine du Conseil de scurit de lONU comme le souhaite lopposition. Les manifestants ont appel aussi la chute du rgime et la libration des dtenus dans les provinces dAlep au nord, dIdleb et Lattaqui au nord-ouest, Deraa au sud et Hama (centre), selon lAFP citant lObservatoire syrien des droits de lhomme (OSDH). Comme tous les vendredis, les forces du rgime taient dployes dans la plupart des localits pour empcher ces manifestations. A Idleb, des soldats ont ouvert le feu pour disperser les protestataires, a ajout lOSDH. Dans un communiqu rendu public le mme jour, le Conseil national syrien (CNS), groupe dopposition, a rclam le transfert du dossier syrien au Conseil de scurit de lONU, et la mise en place dune zone dexclusion arienne pour protger les civils des crimes du rgime. La Ligue arabe a envoy en Syrie des observateurs, et le chef de cette mission, Mohammed Ahmed Moustapha Al Dabi, doit prsenter demain au Caire un rapport sur la base duquel lorganisation dcidera du sort de la mission. Le CNS a demand que le rapport en question qualifie les actes du rgime de crimes de guerre et de gnocide. De son ct, lorganisation des droits de lhomme Human

Enime manifestation anti-Assad

Nouvelle oensive du Premier ministre contre lopposition

Pour sensibiliser lopinion internationale, les Syriens nont que la rue pour sexprimer

Rights Watch (HRW) a appel hier la Ligue arabe rendre public le rapport de ses observateurs en Syrie et exhorter le Conseil de scurit de lONU imposer des sanctions Damas. HUMAN RIGHTS WATCH COMME LE CNS La Ligue arabe devrait faire paratre de faon publique lintgralit du rapport final de sa mission dobservation en Syrie, a indiqu HRW dans une lettre ouverte adresse La Ligue arabe et aux ministres arabes des Affaires trangres. HRW appelle aussi ladite organisation demander au Conseil de scurit des Nations unies dimposer des sanctions cibles pour mettre fin aux tueries incessantes. Se basant sur des chiffres de militants syriens, HRW note que 506 civils ont t tus et 490 personnes arrtes depuis

le 26 dcembre, date du dbut de la mission arabe cense vrifier le respect par Damas dun protocole recommandant un arrt des violences, le retrait des chars des villes et le dplacement libre des mdias trangers. La Ligue arabe devrait publiquement reconnatre que la Syrie na pas respect le plan de la Ligue, a estim encore HRW. La crdibilit de la mission a t ternie depuis son commencement par son manque de transparence et dindpendance, a observ HRW, regrettant notamment que les critres de slection des observateurs naient pas t pas disponibles. Elle a relev les inquitudes croissantes de capitales trangres ou dopposants quant une manipulation de la mission par les autorits syriennes. Seule une valuation transparente de la mission dobservation

peut dterminer si les observateurs doivent rester dans le pays, indique lorganisation. Dans sa lettre, elle a recommand la Ligue arabe travailler avec le Conseil de scurit pour imposer un embargo la Syrie sur les armes et des sanctions contre les individus responsables de graves violations, demander un accs libre au pays pour les humanitaires, journalistes trangers, et ONG indpendantes de dfense des droits de lhomme. R. I.

e Premier ministre chiite, Nouri Al Maliki, a lanc hier une nouvelle offensive contre le bloc dopposition Iraqiya en faisant arrter un lu provincial sunnite pour terrorisme, selon lAFP citant une source locale. Les forces de scurit du bureau du Premier ministre ont arrt son domicile Baqouba (60 km au nord-est de Baghdad) ladjoint du gouverneur charg des investissements, Ghadbane Al Khazraji, sous laccusation de terrorisme, a affirm Bassem Al Samarra, en charge des questions techniques au gouvernorat. Elles cherchent galement arrter Talal Al Joubbouri, adjoint pour les affaires administratives, mais ce dernier a russi senfuir au Kurdistan, a ajout cette source. Al Khazraji et Al Joubbouri, tous deux sunnites, appartiennent la liste Iraqiya de lancien Premier ministre Iyad Allawi. La majorit du conseil provincial de Diyala (centre), majorit sunnite et kurde, a sign un texte le 12 dcembre demandant un statut dautonomie pour leur province, ce qui a provoqu la colre du chef du gouvernement. Selon des membres du conseil, quatre autres mandats darrt ont t dlivrs contre deux conseillers provinciaux dIraqiya, un membre du Parti islamique (sunnite) et un Kurde. Tous les mandats concernent des activits terroristes. A la suite de menaces, le conseil provincial et le gouverneur Abdel Nasser Al Mahdaoui ont d sinstaller dans la ville majorit kurde de Khanaqine, 150 km au nord-est de Baghdad. Sestimant lses par la politique du gouvernement majorit chiite de Nouri Al Maliki, les provinces sunnites dAnbar, de Diyala et Salaheddine ont dcid ces derniers mois, comme le leur permet la Constitution, de se constituer en rgions autonomes, linstar du Kurdistan (nord). Option rejete par le Premier ministre et les partis chiites. Ces nouvelles poursuites judiciaires interviennent alors que lIrak est enlis depuis plus dun mois dans une grave crise politique opposant Al Maliki Iraqiya, dont les leaders accusent le Premier ministre dautoritarisme et sestiment perscuts par ses forces de scurit. Le bloc Iraqiya refuse de participer depuis la midcembre aux travaux du Parlement. AFP

APRS LATTAQUE DE TROIS VILLES PAR DES REBELLES AU MALI

Larme reprend le contrle


arme malienne a repris, dans la nuit de jeudi vendredi, le contrle des trois villes du nord-est du Mali attaques mardi et mercredi par des rebelles touareg, selon lAFP citant des sources concordantes. Larme malienne a repris le contrle des villes de Mnaka, de Tessalit et dAguelhok. Des renforts sont venus sur place, a dclar une source militaire rgionale. Il ny a aucun doute, a-t-elle assur. Les combats ont fait 47 morts, soit 45 rebelles et deux soldats, selon le ministre malien de la Dfense. Selon ce ministre, 35 rebelles ont t tus Aguelhok, 10 Tessalit. Deux soldats ont t tus dans ces deux localits, selon le ministre, qui parle galement de nombreux blesss chez les rebelles et de 10 soldats blesss (7 Aguelhok, 3 Tessalit). Le gouvernement a indiqu mardi que plusieurs rebelles touareg et un soldat ont t tus Mnaka. Des rebelles touareg maliens ont attaqu mercredi Aguelhok et Tessalit, prs de la frontire algrienne, aprs un assaut la veille sur Mnaka, autre ville du nord-est. Ils ont affirm vouloir sattaquer dautres villes. Dans un discours la Nation prononc loccasion du 51e anniversaire de larme, le prsident malien Amadou Toumani Tour na

pas voqu directement ces attaques ni la situation sur le terrain. Le maintien de lintgrit territoriale du Mali reste lune des missions de notre arme, a-t-il dit. Il sest flicit de la formation et la prparation des troupes, la rhabilitation du matriel majeur et limplication toujours plus marque des forces armes et de scurit dans les grands chantiers de dveloppement. Le chef de lEtat a affirm quen 2006, les vnements survenus Kidal (nord-est), ville o des rebelles touareg avaient repris les armes, ont t un bon rvlateur de lefficacit dune gestion de crise qui combine la ngociation politique et linitiative militaire sur le terrain. Il na pas prcis si ctait la stratgie quil entendait adopter concernant les dernires attaques des rebelles touareg. Les rebelles ont t prsents par le gouvernement comme des combattants rentrs rcemment de Libye et des membres du Mouvement national de libration de lAzawad (MNLA). Le MNLA est un mouvement politico-militaire n fin 2011 de la fusion de groupes rebelles, dont le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM) dIbrahim Ag Bahanga, mort officiellement dans un accident de la route AFP lan dernier.

PHOTO : D. R.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 10

RGION EST LOGEMENT SOCIAL SOUK AHRAS CONSTANTINE

Des attributions qui provoquent la polmique


Toutes les oprations ont t marques par des protestations et des sit-in contre
des listes qui comptent de nombreux indus bnficiaires.

1,5 milliard de dinars pour lamnagement du centre-ville


lusieurs questions lies aux programmes de dveloppement ont t dbattues jeudi dernier, par le wali de Constantine, Noureddine Bedoui, et les reprsentants des mdias, lors dune confrence de presse donne par le chef de lexcutif au sige de la wilaya. Les dossiers relatifs au logement et lamlioration du cadre de vie des Constantinois ont t abords lors de cette rencontre. A ce propos, le wali a annonc quavant la fin du mois en cours les demandeurs, inscrits dans la premire tranche du programme du logement promotionnel aid (LPA), seront convoqus pour rgler le premier versement. Nous avons engag plus de 15 000 aides pour le logement rural, un programme dradication de plus de 9 000 logements prcaires, 15 000 units pour le LPA et 10 000 aides de rhabilitation des chalets, a-t-il affirm. Par ailleurs, il a ajout que lanne 2012 sera consacre au dveloppement de la ville de Constantine. Et de poursuivre: 1,5 milliard de dinars sera rserv pour des oprations de conservation et de ramnagement dont les travaux seront entams dans les prochaines semaines. Il a aussi dnonc la bureaucratie qui retarde la ralisation des projets de dveloppement local, et dclar: LAPC de Constantine nest pas la hauteur de ses responsabilits, ni en matire dassainissement, ni en amlioration urbaine, et ce, malgr la disponibilit de tous les moyens ncessaires. Ratiba B.

Hausse du crime organis et des accidents de la route


elon le bilan annuel du groupement territoriale de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Constantine, communiqu jeudi dernier par le nouveau commandant Mohamed Haben, une hausse sensible du crime organis a t enregistre par ses services, lesquels ont enregistr, en 2011, 1 407 affaires criminelles, soit une augmentation de plus de 74 % par rapport 2010. Par ailleurs, les mmes services ont procd larrestation de 1 337 personnes, dont 252 ont t places sous mandat de dpt et 1007 mises en libert provisoire. Par contre, la lutte contre la drogue a rvl une baisse de lactivit ayant trait ce flau. Il a t comptabilis 102 affaires ayant permis la saisie de plus de 11 kg de kif trait et 5 958 comprims de psychotropes, ainsi que larrestation de 153 individus. Les services de la scurit routire ont enregistr, quant eux, une hausse du nombre daccidents de la circulation. Les 598 accidents recenss ont fait 78 morts et 1070 blesss, avec un taux de deux dcs et 35 blesss par jour, a annonc le commandant du groupement, qui a point du doigt le non- respect du code de la route parmi les principales causes des drames. R. B.

La campagne de dmolition des baraques se poursuit

inextricables problmes lis la crise du logement mergent, depuis quelques semaines, du lot des proccupations majeures des habitants de Souk Ahras. Les sit-in, les regroupements devant les siges de la wilaya et de la dara sont devenus quotidiens, notamment depuis lattribution des 999 logements que la commission comptente a voulu fractionner pour grer les humeurs des mcontents. Il est utile de rappeler quaucun citoyen, comme dailleurs la presse,

nest au courant du nombre dindus attributaires retenus par la commission des recours, encore moins des drogations faites au profit de personnes non concernes par le barme de notation national. Si la majorit des contestataires dchans rclament seulement un gte, pour dautres, la chose est plus complique que cela. Au moins une centaine de bnficiaires, cls en main, refusent de quitter leurs baraques ou leurs constructions menaant ruine, prtextant labsence des propritaires lgaux ou

la vacuit des terrains qui, en fait, appartiennent soit la commune, soit la direction des domaines. Les bulldozers ont ratiss large, la semaine coule, et des hectares ont t rcuprs suite une opration de dmolition des baraques dans les quartiers de Rebbahi, Diar Ezzerga, Akli et Ibn Rochd. Voici les propos dun lu communal: Pour viter le retour des bnficiaires des logements sociaux aux bidonvilles ou aux btisses menaant ruine, nous avons lanc une opration denvergure

OUM EL BOUAGHI

73 cas dhpatite C diagnostiqus


uelles soient de type A, B ou C, les hpatites connaissent une effarante recrudescence dans la wilaya dOum El Bouaghi, notamment dans les villes de An MLila, An Beda et Meskiana, selon les services de la sant. Pour la seule hpatite C, la plus virulente, puisque mortelle et sans vaccin, les mmes services ont diagnostiqu 73 cas en 2011, ce qui est fort inquitant. Le seul moyen de parer cette pernicieuse pathologie reste la prvention. Lautre maladie qui fait rage dans la rgion, est la tuberculose avec 230 cas recenss. Presque toutes les personnes qui en sont atteintes rsident dans les L. Baziz grands centres urbains.

BORDJ BOU ARRRIDJ

Second dcs par asphyxie au gaz


prs trois jours de lutte contre la mort, suite une asphyxie au monoxyde de carbone qui a emport son poux, une jeune marie, H.H., 27 ans, est dcde, la nuit du jeudi vendredi. Victime dinhalation de gaz toxique, le couple, de nouveaux maris, avait t dcouvert dans son appartement, sis El Anasser, 10 km de Bordj Bou Arrridj. Lhomme, D.S., g de 35 ans, tait dj mort, alors que sa femme, encore vivante, mais gravement intoxique, avait t vacue aux urgences de lhpital Bouzidi Lakhdar de Bordj Bou Arrridj, o elle a rendu lme. Les causes de ce drame sont dues un chauffage dfectueux, A. B. a-t-on appris de source crdible.

qui a donn des rsultats satisfaisants. Plusieurs baraques ont t dmolies et des constructions vtustes ont t interdites daccs aux anciens locataires. Cela sest pass sans heurts grce la prsence des forces de lordre et des responsables communaux. Mais quen est-il des proprits prives ? Je narrive pas rcuprer mon bien ou mme prvenir un sinistre pour mes six appartements qui sont en totale dcrpitude, et pour cause, mes ex-locataires, tous bnficiaires de logements refusent de les quitter, nous dit un propritaire du centre-ville qui reconnat un vide dans lapplication des textes juridiques. Ce problme est aussi pos par rapport aux erreurs commises dans le traitement des dossiers dtude et dattribution, voire lors de la ventilation des bnficiaires. Nouasria Hafsia est un cas parmi dautres. Inscrite en 2005 au nom de son poux dcd avant lopration dtude des dossiers, elle a eu du mal faire valoir son droit cause dune situation corrige par elle-mme mais non acheve administrativement au niveau de la dara. Aprs une pousse dadrnaline, elle na eu droit qu un F2, alors quelle dtient encore les cls dun F3. Est-ce une sanction pour une erreur quelle na pas commise ? Ou se venge-t-on sur ceux qui rclament lgalement leur droit ? se demande A. Djafri son frre.

PHOTO: EL WATAN

CIT DU 19 JUIN GUELMA

Des habitants veulent rcuprer leur rue


n autorisant, dans un pass rcent, un particulier construire sur une route cadastre la cit du 19 Juin, n1, lAPC de Guelma a provoqu la zizanie entre voisins. Situ labri des regards, entre lavenue Bounar Salah et la rue Khalla Mohamed, cest un pan entier dune rue suivie dune ruelle, le tout en forme de L sur une cinquantaine de mtres de long, qui a disparu du paysage urbain pour donner place une btisse. Pour ceux qui on connu ces rue et ruelle, ils seront surpris, en voulant les emprunter, de buter dune part sur un portail, et lautre bout sur une faade dhabitation. La raction du voisinage, face ce quils appellent une construction illicite sur une servitude publique, bien quexprime tardivement, en mai 2011, en faisant appel un huissier de justice pour un constat et par l mme de saisir par crit le wali de Guelma, est reste sans chos probant nos jours. Et pourtant, il sagit bien dune demande dintervention pour arrt de travaux. Les trois voisins, qui ont eu le courage de dnoncer cette situation, nont pas t au bout de leurs peines, puisquils ont assist, impuissants, la fermeture de leurs accs, ct jardin, sur ladite rue et mme vu une canalisation deau potable dtruite puis dtourne leur insu, comme latteste un PV dhuissier de justice, dont une copie nous a t remise. Aujourdhui ils veulent rcuprer leurs rue et ruelle. En effet, limbroglio est de taille car si lon se rfre un plan du cadastre datant de 2005 et dun plan parcellaire de la direction de lurbanisme et de lhabitat, datant du 28 juin 2011, le passage en question existe bel et bien, mais sur les documents ! sexclament les plaignants, sachant pertinemment que le permis de construire de leur voisin qui a t dlivr le 26 dcembre 2007 est non-conforme, en ralit. En effet, leur vis--vis rclame, nous dit-on, depuis le mois de mars 2011, la rgularisation de sa situation auprs des services concerns. Ainsi, va la ville de Guelma. Cest la course effrne aux lots de terrain, et les constructions illicites alimentent les discussions au quotidien. Des dizaines dhabitations sont dtruites en une journe et Karim Dadci dautres poussent le lendemain.

REMERCIEMENT
Madame veuve ZAABOUB ne MAHBOUB Khadija et ses ls remercient tous ceux qui ont compati leur douleur suite au dcs du dfunt, ZAABOUB Ali, retrait CASOREC Skikda , survenu le 21 dcembre 2011 lge de 81 ans suite une trs longue maladie. Puisse Dieu Le Tout Puissant laccueillir en Son vaste paradis. A Dieu nous appartenons et Lui nous retournons.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 10

KABYLIE INFO
WILAYA DE BOUMERDS HAMMADI

3 000 dossiers ont t dposs lanne dernire lagence Ansej de Boumerds. Un projet sur deux a reu le crdit bancaire.

LANSEJ satisfaite de son bilan

DES RIVERAINS RCLAMENT LA FERMETURE DUNE USINE

urant lanne 2011, lantenne ANSEJ de Boumerds a connu un rush sans prcdent de jeunes chmeurs en qute dappui pour la cration de leurs propres petites entreprises. Quelque 3000 dossiers ont t dposs dont 2500 ont t valids par le comit de slection et. Parmi les dossiers accepts, 1400 ont dj obtenu laccord bancaire et sont en voie de finalisation. 948 projets ont t financs, selon le directeur de lantenne, M. Koriche. Ce responsable trouve ce bilan nettement meilleur que celui des annes prcdentes car ces rsultats reprsentent lquivalent des exercices des quatre prcdentes annes runies. Cette progression a t le rsultats defforts consentis par tout le personnel de lagence de Boumerds qui subit, faut-il le souligner, une grande pression. Au sujet des secteurs dactivits soutenus par lagence de soutien lemploi, M. Koriche explique que le financement est affect aux activits artisanales et celles issues de la formation professionnelle et de lenseignement suprieur. Nous avons organis, tout le long de lanne 2011, des campagnes de sensibilisation pour les activits conomiquement viables. A chaque fois quun candidat se prsente chez nous, nous lorientons vers des crneaux comptitifs et reprsentant une garantie minimale de russite. Car il y a des activits totalement satures et qui ne peuvent tre daucun apport pour un

es habitants du quartier El Raya, situ prs de la localit dOuled Brahim, dans la commune de Hammadi, demandent la fermeture dune usine de transformation de lacier se trouvant une centaine de mtres de leur cit. Les habitants justifient leur demande par les nuisances sonores et autres dsagrments qui leur sont causs longueur danne en raison des activits effectues lintrieur de ladite firme. Ils se plaignent du bruit et du tapage nocturne d aux va-et-vient incessants des camions de gros tonnage. Comme ils redoutent les consquences pouvant tre gnres par la pollution atmosphrique et les poussires nocives projetes journellement par ladite usine. Les habitants dnoncent, en outre, la non-excution de larrt de fermeture sign par le SG de la wilaya le 4 juillet 2011 et la signature dun autre arrt le 15 septembre de la mme anne pour sa rouverture. Difficile de satisfaire une telle revendication, surtout lorsque lon sait que de nombreux chefs de famille de la rgion sont employs dans cette manufacture. La fermeture de lusine quivaut, pour eux, la perte de leur gagne pain. R. K.

PHOTO: EL WATAN

BOUDOUAOU

Le chmage chez les jeunes na pas connu de recul

jeune investisseur. Malheureusement, les jeunes ne nous coutent pas toujours, explique-t-il. M. Koriche cite, titre dexemple, ceux qui ont dpos des dossiers pour des activits de transport (de voyageurs ou de marchandises). Cette activit, relance au dbut de lanne, a t de nouveau gele au mois daot dernier. Ceux qui avaient dpos des dossiers et dont les projets nont pas pu tre examins sont appels choisir dautres activits, mais cela cre parfois des incidents. Il y a quelques jours, un jeune a commis des actes de saccage dans nos locaux, ajoute-t-il. Pourtant, depuis les meutes de janvier 2011, la police est constamment prsente devant les bureaux de lANSEJ. Lorsque les pouvoirs publics avaient dcid de relancer tou-

tes les activits, sans exception aucune, sous la pression de la rue, les bureaux de lAnsej taient littralement pris dassaut. LAnsej est plutt favorable des activits artisanales, industrielles et agricoles. On cite, par exemple, la plomberie, la menuiserie, la maonnerie, le tournage, la fabrication de produits chimiques et llevage ovin et bovin. Elle accorde galement des mesures incitatives pour les fourgons ateliers et les cabinets groups pour les avocats, mdecins et autres. Pour les fourgons ateliers, les postulants bnficient, en plus du vhicule, de tout le matriel ncessaire lexerce de lactivit. Cela peut intresser tous ceux qui prsentent des qualifications pour les mtiers manuels et dont lexercice demande un

certain matriel comme la plomberie, la mcanique et llectricit automobile. LAnsej de Boumerds a ainsi cr 15000 postes demploi directs depuis le lancement de ses activits, dont 4000 durant lanne 2011, soit prs du tiers. A souligner cependant que malgr lapport de lagence tatique, le chmage demeure trs lev dans cette wilaya qui dispose pourtant de relles potentialits de cration demploi. Les terres agricoles, le littoral et les montagnes pourraient tre dun apport certain dans la cration demplois si ces crneaux dinvestissement taient valoriss. On constate quau contraire les pouvoirs publics nont jamais song encourager, soutenir et inciter les jeunes investir dans le domaine du tourisme. Yacine Omar

GARE ROUTIRE DPASSE gare Boudouaou devient, au fil des une Lasource routirededelagglomration, elle habitants deans,ville. de nuisances multiples pour les la Situe au centre est daccs difficile
aux bus de transport de voyageurs. Les habitants de la ville ne peuvent plus respirer car des bus assurant la desserte de Boumerds, Bordj Menaiel, Thenia, Ouled Moussa, Alger, Boumati, Rouiba et Reghaia en plus des communes de la dara (Kharouba et Keddara) y marquent des arrts, nous dit un cafetier. En effet, sur place, nous avons constat que lespace est trop exigu pour accueillir un nombre aussi important de vhicules et de voyageurs. Les bus sont pour la plupart uss et vieux et donc polluants. Les dlinquants profitent de ce dsordre pour se livrer au vol. Plusieurs fois, des cas dagressions et de vols ont t enregistrs. Parfois des bagarres clatent entre les bandes de voyous, notamment le soir. Dailleurs, cet endroit est viter ds la tombe de la nuit, ajoute un chauffeur de taxi. Les autorits ont annonc la construction dune gare intermodale prs de la voie ferre il y a plusieurs annes, mais le projet demeure encore une promesse sans lendemain. Y. O.

RN24

Lradication des bidonvilles en suspens


es autorits locales Boumerds avaient annonc il y a trois annes leur dtermination pour venir bout du problme des bidonvilles qui pullulent dans la wilaya. Une enqute a mme t ralise sur le terrain afin de pouvoir arrter des actions concrtes entreprendre pour dradiquer ce flau. Il a t recens 261 sites rpartis sur 27 communes de la wilaya. Cest dire que le problme npargne quune infime partie des communes (cinq seulement). Ces bidonvilles renferment 7200 habitations occupes par prs de 8000 familles. Boudouaou El Bahri vient en tte des communes les plus atteintes par ce flau. Elle comptait, en 2010, 13 sites o vivotaient quelque 700 familles. Pourtant elle est destine tre une rgion touristique. En effet, il y est projet une importante zone dexpansion touristique dont le lancement des travaux de ralisation semble imminent. Une autre commune du littoral vient en 2e position : Cap

LES TRAVAUX DE MODERNISATION PITINENT de modernisation de la peinent Les travauxla wilaya deBoudouaouRN24effet,etseuleavancer au niveau de Boumerds. En une petite partie a t ralise entre El Bahri Corso, et entre
Boumerds et Figuier (pas plus de 10 km en tout) depuis que le programme a t lanc, il y a plus de cinq ans. Pourtant, limportance de cet important axe routier qui court le long du littoral dAlger jusqu Bejaia en passant par Boumerds et Tizi Ouzou est connue et reconnue de tous. Mais les responsables en charge de ce secteur sont dfaillants et pour le moins trs lents agir pour amliorer le quotidien du citoyen et doter la rgion dinfrastructures modernes. Y. O.

Djinet, avec 9 sites constitus de plus de 600 habitants. Khemis El Khechna, Boumerds, Bordj Menael et Zemmouri ont aussi leur lot de bidonvilles et de misre. La situation est dautant plus dramatique que ces bidonvilles occupent des terres agricoles ou se situent dans les centres urbains. Boudouaou El Bahri, des exploitations agricoles sont squattes et sont ainsi dtournes de leur vocation. Cela dnote le laxisme des responsables locaux face ce flau. Les bidonvilles continuent de stendre et les autorits ne prennent aucune mesure pour arrter le massacre, dit un habitant de Boumerds qui cite lexemple de Boukaroucha. Notre interlocuteur parle en outre dun vritable business qui se forme autour de ces espaces. Des baraques sont cdes contre quatre six millions de centimes ajoute-t-il. Aujourdhui, aucune mesure concrte na encore t prise. Et le nombre de

bidonvilles continue daugmenter. Au contraire, certains occupants ont mme bnfici des aides destines aux sinistrs du sisme de mai 2003 pour rhabiliter leurs habitations. Contre 72000 taudis et baraques recenss ainsi sur le territoire de la wilaya, les pouvoirs publics nont dgag que quelques milliers de logements (4000) dans le cadre de la rsorption de lhabitat prcaire. Ce qui nest pas fait pour aider rsoudre le problme. En outre, ce programme a touch seulement la moiti des communes concernes par le problme des bidonvilles. Dans le meilleur des cas, elles ont bnfici de 300 logements seulement. Lorsque quelques centaines de logements sont attribues des communes qui comptent des milliers dhabitations dans des bidonvilles, comme Khemis-El Khechna, Boudouaou El Bahri, Cap Djinet et Bordj Menaiel, il ne faut pas stonner de voir les problmes Y. O. saggraver.

OULED MOUSSA

ANARCHIE DANS LE COMMERCE population commune Moussa attend Lades annes ladeneladisposedunde Ouledauamnagdupourdepuis ralisation march niveau chef-lieu. Notre commune pas despace servir
de march. Pourtant, les habitants en ont toujours exprim le besoin. La vente des fruits et lgumes se fait actuellement au milieu dune cit du centre-ville. Ceci provoque moult dsagrments aux habitant et incommode les marchands. Ces derniers sont obligs de se dplacer chaque fois pour satisfaire leur clientle. Sils disposaient de stands fixes, couverts et protgs, ils travailleraient certainement dans de meilleures conditions, nous dit un habitant. Y. O.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 10

RGION OUEST
MOSTAGANEM

La RN 11 bloque par les parents dlves


De nombreux professeurs et parents dlves ont bloqu, jeudi, la RN 11 suite au grave accident de circulation survenu proximit de lcole de Kharrouba, situe la sortie Est de la ville. La victime tait un collgien qui voulait traverser la route. Par cette action, les protestataires veulent dnoncer le problme qui guette leurs prognitures au niveau de la route qui longe cette infrastructure scolaire. Ces derniers interpellent le premier responsable de la wilaya pour quil intervienne afin de trouver une solution rapide. Les lus locaux, leur tte le chef de la dara, se sont dpchs sur les lieux pour calmer les esprits et trouver des solutions rapides. Ils ont promis des ralentisseurs dans limmdiat. A. T.

AN TMOUCHENT

ORAN

Chaotique gestion du port de Bni-Saf


Le plan deau du port est satur alors que sa capacit thorique daccueil est loin dtre atteinte en raison de lanarchie dans lamarrage des embarcations.

ran accueillera la deuxime dition du forum Asie-Arabes sur les nergies durables les 15 et 16 mai prochain. Vingt pays, une dizaine de pays arabes et autant dasiatiques, ont dj confirm leur participation cette manifestation ddie lnergie durable, la protection de lenvironnement et la coopration rgionale. Initie par luniversit Mohamed Boudiaf, ce forum concidera, selon nos sources, avec le 4me workshop international sur le programme algro-nippon Sahara Solar Beeder consacr au dveloppement des technologies solaires. Pour rappel, ce projet de coopration a t entam en janvier 2011 en partenariat avec un consortium de six universits et de deux agences japonaises (JICA et JSTA). Lon saura, par ailleurs, quoutre la participation dminents scientifiques, la participation japonaise sera marque par la prsence dacteurs du secteur nergtique, tels ceux spcialiss dans llaboration du silicium partir du sable et les nouvelles technologies de dessalement deau de mer, entre autres. La participation algrienne sera marque par la prsence de socits telles que la Sonatrach, la Sonelgaz et de nombreux organismes spcialiss tels que le Centre de dveloppement des nergies renouvelables (CDER), lUnit de dveloppement des technologies solaires (UDTS), etc. Dans ce mme contexte, lon apprendra que lUSTO bnficiera de la cration dun centre de recherche sur les technologies solaires alors que le centre dAdrar bnficiera, quant lui, dune plate-forme technologique pour la construction de cellules photovoltaques et lexploitation de lnergie produite. Saou Boudjema

20 pays prsents au forum Asie-Arabes

ADRAR

Port de pche de Bni-Saf

PHOTO : DR

Perturbations atmosphriques
Adrar a vcu, ces dernires quarante huit heures, une vague de froid sans prcdent. Celle-ci a t accompagne dune importante perturbation atmosphrique caractrise par des rafales de pluies et des vents violents de dominance de Nord-est appels communment par les autochtones le chergui. En effet, ce facteur mtorologique est trs redout par les autochtones, notamment les fellahs car il laisse souvent des traces aprs son passage. Il est toujours coupl avec du sable qui rduit intensment la visibilit et paralyse les activits conomiques et, surtout, qui perturbe la circulation routire. Dans la plupart des cas, il isole la wilaya des autres parties du territoire national. Pour cette fois, selon les services de Mto Algrie, ce vent a atteint une vitesse de 70 km/h et a entran prs de 30 mm de pluie dans certaines localits surtout celle du Nord de la wilaya. Cest ainsi que Tinerkouk et Zaouiet Debagh, situes 75 km de latitude de Timimoun, ont t fortement arroses durant ces deux jours au point o tous les mouvements ont t rduits zro. Pour sa part, la protection civile a dclar avoir intervenu sur leffondrement dun mur qui sest abattu sur un vhicule en stationnement sur une artre de la ville ainsi que sur un arbre qui, dans sa chute, a bloqu temporairement la circulation au niveau de la rue principale Bouda. Toutefois, on nous a signal quune femme a t srieusement blesse au visage suite un autre effondrement dun mur dans le Ksar Djedid Fenoughil. A. A.

implantation dune glacire au niveau du port a t dnonce par le ministre de la Pche en visite Bni-Saf, cela bien que son dpartement ait approuv sa ralisation. De la sorte, il a signifi ses htes de ne pas lentretenir des autres projets programms en faveur dautres activits qui peuvent sexercer en dehors de linfrastructure portuaire. Cest que la gestion de cette dernire sest rvle des plus cahotiques. Ainsi, rpondant cette fois la ncessit dinvestissements, non plus privs, mais publics, le ministre a rpondu par un niet catgorique: maximisez dabord lexploitation de ce qui a t investi. En effet, le plan deau du port est satur alors que sa capacit thorique daccueil est loin dtre atteinte en raison de lanarchie dans lamarrage des embarcations. Cette sous-utilisation des appontements sexplique par labsence dun plan daccostage dont la confection

revient lEGPP Ghazaouet qui est en charge de la gestion du port. Par ailleurs, un conflit est pendant devant la justice entre la SARL qui gre la halle mare et lEGPP. Cette dernire rclame curieusement le versement dune taxe de transit dun montant de 400 000DA/mois alors que le transit du poisson est interdit, sa vente devant seffectuer obligatoirement au sein de la halle mare. ANARCHIE Cette pratique de ventes en gros hors de la halle mare, en plus de labsence de traabilit des produits commercialiss quelle implique, ne passe pas par le contrle du vtrinaire. Elle nest galement pas comptabilise, ce qui fausse les statistiques des quantits captures. En outre, elle gnre un manque gagner pour la SARL mais aussi pour le fisc. Par ailleurs, il existe un second sujet de fcherie entre la SARL et lEGPP propos

du loyer pour loccupation du domaine portuaire. Il lui est fix 1 260 000DA. Ce montant sest rvl au double de ce quil doit tre au regard de la rglementation, selon la SARL. Enfin, le dernier accroc dans la gestion du port a trait au refus des armateurs de prendre livraison des caisses en plastique imposes rglementairement en remplacement des caisses en bois. Le prsident de la chambre de pche soutient leur refus arguant que ces caisses nont pas t usines selon les normes fixes par la loi. De la sorte, la sardine tant un poisson qui se dtriore plus rapidement que le poisson blanc, il se trouve contamin par les produits toxiques contenus dans la matire composant les caisses en plastique: Voyez-vous, mme si ces caisses taient alimentaires, personne nen voudrait galement parce quil nexiste ni eau au niveau du port ni lave-caisses. M. Kali

RUE SAHRAOUI ABDELHADI

8 habitants menacs dexpulsion de personnes totalisant 8 familles de limUne quarantaineHa Miramar, sous8 larue Sahraoui Abdelhadi meuble sis au (Ex-Guillaume Apollinaire), sont menace dune dcision
dexpulsion. Dans une lettre dont une copie a t adresse la rdaction du journal -, les chefs de famille sollicitent la justice dans un but humanitaire surseoir cette dcision afin dexaminer leurs dolances. Ils indiquent que ces locataires, des retraits et danciens cadres du ministre de lIntrieur et des Collectivits locales, occupent pour certains ces logements depuis plus de deux dcennies. Aprs avoir pass leur carrire dans le srieux et labngation totale au service du pays, prsent des personnes ges qui, lpoque, pouvaient bnficier des avantages (lots de terrain btir ou logements) octroys au profit des cadres de ladministration, ils vivent actuellement de leur retraite avec des parents leur charge et/ou des enfants scolariss. En guise de remerciements pour services rendus la Nation, au moment o les enfants de lAlgrie souveraine sapprtent fter le 50me anniversaire de lIndpendance, les occupants de limmeuble, en plein hiver, vivent sous le stress. Ils sont dans lattente dtre jets la rue comme de vulgaires parias. La requte, qui a t transmise la justice, comporte un dossier bien ficel avec, lappui, des documents officiels et des P.-V. des services des domaines quant la situation juridique de cet immeuble sis au 8, rue T. K. Sahraoui Abdelhadi.

BAB EL ASSA (TLEMCEN)

Arrestation des cambrioleurs de lagence postale


es services de la police judiciaire de Tlemcen ont russi, en lespace de 48 heures, arrter, hier en fin de matine, cinq personnes ayant un lien avec le cambriolage de lagence postale de Bab El Assa, louest de Tlemcen, survenu dans la nuit de mercredi jeudi dernier. Il sagit du receveur, de son frre, de son beau-frre et de deux agents de la poste. 10 millions de dinars ont t subtiliss, avant-hier, dans la nuit de mercredi jeudi, du coffre-fort de lagence postale de Bab El Assa. Selon les premiers lments de lenqute diligente par la police judiciaire, le bureau de poste est situ au rez-de-chausse du logement de fonction du receveur, absent de son domicile la nuit des faits. La mme source indique, galement, que

PETIT LAC

cette structure ne dispose trangement pas dun gardien. Ce nest que jeudi, 8h15 du matin, louverture des bureaux, que lalerte a t donne, a-t-on ajout. Les enquteurs, ds lenclenchement de lenqute, estiment quil existait beaucoup de zones dombres dans cette affaire au vu de la facilit des malfaiteurs accder la poste et douvrir le coffre-fort, sans que quiconque nait entendu ou remarqu quoi que ce soit. Le chef de la sret de la wilaya, qui tait sur les lieux avant-hier, avait confi que lenqute finira rapidement par dissiper cette extraordinaire affaire. Chose faite. Ce vol, le premier dans les annales de cette rgion frontalire, avait suscit beaucoup dinterrogations mais, aussi, des inquitudes. C. B.

Chute mortelle de trois personnes dans une tranche sont mortes, jeudi, dans une Daya Trois personnescharge desest produitrseau tranche Hadune (ex-Petit Lac). Le drame lorsquun employ entreprise prive raliser le dassainissement au
niveau du lotissement n68 Ha Daya a chut dans une crevasse de prs de 4 mtres de profondeur. Trois autres personnes, dont un employ de la mme entreprise, ont voulu le secourir. Les quatre hommes ont t ensevelis. Aprs lintervention des lments de la protection civile, une seule personne a pu tre sauve, les trois autres sont dcdes sous les remblais. ges de 21, 28 et 45 ans, les dpouilles des trois victimes ont t dposes la morgue de lhpital 1er Novembre. Une enqute a t ouverte. Cherifa K.

El Watan

ARTS
FRONTON

&LETTRES
Samedi 21 janvier 2012 - 11

EXPOSITION LES MATRES DE LA MUSIQUE ANDALOUSE

La chikhitude
PAR AMEZIANE FERHANI Lexposition Nouba, en hommage aux matres de la musique andalouse algrienne (lire ci-contre), que je vous invite visiter, est une source de dcouvertes sur un pan admirable de notre patrimoine musical, dmotions aussi sur la destine et lacharnement de musiciens et de chanteurs, et enfin dinterrogations passionnantes. Comment, par exemple, sans transcription musicale, les douze (ou presque) noubas encore existantes ont russi traverser tant de temps et de bouleversements ? Mais aussi, celles-ci : comment devient-on cheikh ? Qui dcide de llvation cette dignit ? Quels peuvent tre les critres de la chikhitude ? Vous lirez ct (si vous le voulez bien), que je considre le choix des concepteurs de lexposition comme raisonn et raisonnable, en labsence dun systme acadmique dcernant titres et rangs. Non pas pour souhaiter quil en soit institu un, car ce patrimoine, comme tous ceux dAlgrie, a peut-tre survcu justement par son caractre vivant, sans protocoles figs, ni procdures contraignantes, chappant quelque peu aux diktats et aux dculturations. En fait, quest-ce quun cheikh dans le monde de lart ? Finalement un artiste mrite se distinguant par la matrise de sa discipline, sa capacit crative ou dexcution, sa connaissance du rpertoire et des codes culturels lis son art. On peut donc supposer que la question de la chikhitude est soluble dans celle de lartistitude. De l, se poser la question de la qualit dartiste dans un pays o lon confond, plus que souvent, et dans tous les domaines, lexprience avec lanciennet. De l, relever que lautoproclamation demeure le systme le plus rpandu, un tel dcidant un beau matin de se nommer lui-mme. Les bons usages dans le monde veulent que ce soit les autres, les publics, les critiques, la rputation et, en tout cas, des lments extrieurs un artiste, qui lui attribuent ce statut. On y voit rarement des cartes de visite avec le libell artiste mais des mentions de la spcialit, telles que musicien, chanteur, miniaturiste, comdien, etc. Petite exception pour les peintres auxquels est accorde la mention artistepeintre du fait de la confusion possible avec leurs homonymes du btiment, qui, cependant, ont rarement des cartes de visite ! Dans le patrimoine traditionnel, la chose se complique car le mot cheikh est synonyme de vieux. Elle se corse aussi car cette notion nest pas seulement attache une excellence artistique, mais se trouve connote par des valeurs dexemplarit morale, dinfluence positive, etc. La sagesse populaire a rgl le problme par ladage li mandouch cheikh, mahou cheikh (celui qui na pas de matre ne peut en tre un). Cest donc dans la relation de matre disciple, puis de disciple devenant matre, que le critre stablit, soit par la transmission. Sinon, il est quand mme temps de rappeler que les vrais crateurs utilisent leur ego pour crer et leur humilit pour sortir en ville.

La chane de la "Nouba"
une dure de plus dun demi-millnaire. On doit mme stonner que le legs de Zyriab (Mossoul, 789 - Cordoue, 857) qui a codifi cette musique, faisant uvre de synthse et damlioration, nous soit parvenu, sans doute pas entirement, ni de manire totalement fidle, mais cependant dans la forme dun patrimoine la fois beau, divers et important. La transmission de cette musique dans ltat que nous lui connaissons leur tour et ainsi de suite Do la dmarche emprunte par lexposition Nouba, consacre la musique andalouse et conue en hommage aux matres. Organise par le dpartement Patrimoine immatriel de Tlemcen, 2011, capitale de la culture islamique, elle a occup les cimaises de cette cit durant un trimestre (sept.-nov. 2011), rencontrant un grand succs populaire. Elle est depuis cette semaine Alger, au Palais de la culture Moufdi Zakaria, et ce, jusquau 9 fvrier 2012. Conue partir dun scnario de notre confrre Abdelkrim Djilali, elle a mobilis une dizaine de contributeurs o figurent des spcialistes comme Abdelkader Bendameche, Abdelmadjid Merdaci ou Manuela Corts Garcia et des praticiens comme Noureddine Saoudi. Sa scnographie, signe Areski Larbi et Djamel Matari, tente dallier au mieux les principes de visibilit et desthtique en vigueur dans le monde, bien quayant t conue lorigine pour un autre espace. En tout cas, ce transfert na pas altr le contenu de lexposition qui reste agrable visiter du point de vue de lesthtique, de lagencement et de la circulation.

g )

ZESTE D'CRITURE
Ces concerts ou Samas ntaient pas contrls par des hommes de religion et en scandalisaient certains. Cest pourtant le grand cadi de Sville, Abou Bakr Ibn el Arabi, qui, en pleine priode almoravide, publie une justification de cette pratique, linstar de son matre, Abou Hamid el Ghazali. Fatima Zohra Bouzina-Oufriha Sidi Boumediene, Ibn Rochd

n ne mesure jamais assez le miracle de la transmission de la musique andalouse travers les bouleversements survenus dans le monde depuis le 15e sicle, et, particulirement cette date-charnire de 1492 qui voit Grenade tomber, achevant ainsi la reconqute de lAndalousie par les rois catholiques, tandis que Christophe Colomb ouvre la porte de lAmrique et que lOccident, ds lors, assoit sa domination sur le monde. LInquisition et lexode andalou des musulmans et des juifs vers le Maghreb, les tentatives de lempereur Charles Quint daccaparer totalement cette rgion, la contre-offensive de lEmpire ottoman vers louest de la Mditerrane, lapparition de la Course algroise et ses enjeux gostratgiques, les grandes batailles navales, les famines, les butins, la peste, les tremblements de terre, la colonisation, les dculturations, les Guerres mondiales, la guerre dindpendance, le dlaissement du patrimoine, etc. On ne peut vraiment apprcier la musique andalouse sans considrer quelle ait pu survivre ces normes vnements sur

Un hommage en forme de voyage passionnant dans le patrimoine musical.


aujourdhui, est dautant plus admirable quil sagit dune musique non crite, empruntant les chemins du patrimoine oral pour se perptuer dans le temps et stendre dans lespace. Cest donc le fil humain qui a servi de conducteur, dans une interminable chane initiatique entre matres et disciples, ces derniers devenant matres

Suite page 12

MAIS ENCORE...
LAFFICHE LA VOLE VRAI DIRE LA PAGE SUIVRE Suite exposition : les matres de la musique andalouse Casablanca livre/Cin espagnol/Musique AARC/Danse Belaza/Feraoun/Benanteur... Hamsi Boubeker, artiste polyvalent : Lide d'endosser le rle d'un artisan Parution : posie andalouse fminine / Abcdarius France : regards sur le cinma algrien / Radio : une jeune chane pour les jeunes 12 13 14 15 16

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PHOTO : SAMI K.

El Watan - Arts & Lettres - Samedi 21 janvier 2012 - 12

L'AFFICHE
EXPOSITION LES MATRES DE LA MUSIQUE ANDALOUSE

ouba propose donc un voyage dans la musique andalouse partir de la chane des grands matres qui se sont succd travers les poques parfois en coexistant durant la mme et ont jou le rle de passeurs de ce patrimoine. Lexposition donne dcouvrir 47 matres, dont 11 rattachs lEcole de Tlemcen, 17 celle dAlger et 19 celle de Constantine. Nous avons compt en outre 21 dentre eux qui sont ns au 19e sicle et 26 au 20e sicle, le plus loign dans le temps tant le Malem Mohamed Sfindja, n en 1834 et dcd en 1908. Cela signifie que nous ne disposons daucune information sur leurs prdcesseurs depuis lexode andalou, soit depuis plus de cinq sicles ! Faute darchives disponibles, la transmission de la musique andalouse, avec ses nombreux maillons manquants, reste un mystre. On se souvient de lanecdote rapporte dans ces colonnes (Arts & Lettres, El Watan, 17 oct. 2008) dans une contribution de la chanteuse Fazilet Diff : Lors dune soire prive, quelquun aurait dit cheikh El Anka que son interprtation dune pice ne respectait pas la rgle. Le cheikh lui aurait rpondu : ''Que celui qui a reu lhritage directement de Ziryab vienne me faire face !''. Lexposition doit donc se contenter de citer les grandes figures contemporaines, ou presque, de Zyriab auxquelles nous devons des contributions fondatrices en musique ou en textes : Ibn Baja, Aqil Ibn Nar, Abbas Ibn Firnas, Muqaddam Ibn Wafa Al Qabri, Ahmed Al Tifashi, Ibn Zeydoun, Wallada Bint Al Moustakfi, princesse rudite, potesse et amante du prcdent, et enfin Abou Medine. Entre ceux-ci et les 47 cheikhs

On ne peut vraiment apprcier la musique andalouse sans considrer quelle ait pu survivre dnormes vnements sur plus de 500 ans.

AUX ORIGINES
Historiquement, cette musique millnaire reprsente une mosaque de styles venus dhorizons culturels diffrents, des prmices du chant arabe ancien jusquau chant labor de la cour de Baghdad, la grande nouba actuelle. Cest le rsultat dun long travail qui a fdr des gnrations de musiciens et de potes sur les deux rives de lOccident musulman. La musique qui scoutait Al Andalus pendant les premires annes de la prsence musulmane tait un mlange de chants chrtiens wisigoths, arabes et berbres Ces chants devinrent une musique plus pure, reflet fidle de ce que lon coutait dans les cours omeyyades et abbassides. Plus tard, une partie des pomes chants furent pris du Kitab Al Aghani (Le livre des chants) du persan Al Isfahani (Isfahan 897- Baghdad 967) pour lacquisition duquel le khalife de Cordoue, El Hakam II, aurait offert lauteur mille monnaies en or. Les sources documentaires arabes montrent que la musique dAl Andalus du dbut de lmirat de Cordoue tait profondment enracine dans la tradition musicale arabe de lEcole classique du Hijaz, de lcole Omeyyade et de lcole Abbasside. Linfluence de la culture de lOrient fut dterminante dans le processus dacculturation de lOccident musulman et dans la cration dune nouvelle culture musicale. (Source : Catalogue de lexposition Nouba).

de lexposition, un vide sidral qui, certes, nourrit des fantasmes, mais nuit la connaissance tout en soulignant limportance vitale de recherches historiques culturelles. Il faut souligner, de plus, que dans la belle lite artistique algrienne, il ne reste plus que cinq matres qui soient parmi nous : Ahmed Serri (n en 1926), Mohamed Darsouni (1927), Mohamed Khaznadji (1929), Mohamed Tahar Fergani (1928) et Hadj Mohamed Ghaffour (1930). Cest dire combien leur prsence est prcieuse et combien est fragile le lien dont ils sont les insignes dpositaires. Cest dire aussi combien il faut entourer de soutien et de sollicitude leurs efforts de transmission, limage dAhmed Serri qui vient denregistrer une srie de CD, contribution mrite la prservation de ce patrimoine. Signalons que sur les 47 matres de lexposition, on ne peut compter que deux femmes, Cheikha Tetma (1891-1962) et Maalma Yamna (1859-1933). Il faut croire que les portes de la gloire se sont ensuite fermes la gent fminine. Lexposition a retenu trois matres de confession hbraque : Malem Chaouel (Sal) Durand, dit Mouzino (1865-1928), Edmond Nathan Yafil (1874-1928) et Raymond Leyris (1916-1961). En ne signalant pas leur origine, dailleurs vidente par leurs noms, les organisateurs ont centr le propos sur leur apport artistique, dmentant avec lgance quil ne soit pas reconnu en Algrie. Ont-ils oubli des noms de cheikhs ? On pourrait peuttre citer quelques uns qui auraient ventuellement pu prtendre (ou qui prtendent, ou dont les ayants droit prtendent) figurer dans cette galerie. Mais, outre que cela na jamais exist dans le genre de systme institutionnel de hirarchisation, type acadmie, les rdacteurs des textes de lexposition ont pris la prcaution de citer, dans la biographie des nomins, de nombreux autres noms dont le talent est ainsi mis en valeur. Sinon, faute de comptence pour trancher, il semble quils aient opr ainsi un choix raisonn et raisonnable. Les matres cits disposent bien dune notorit et dune reconnaissance qui stendent ce jour. De cette passionnante galerie ditinraires, il ressort que les matres de la musique andalouse ne se sont pas contents de transmettre en ltat. Invitablement, ils ont d composer avec les trous du patrimoine antrieur et les altrations dues aux transmissions successives. Ils ont d aussi adapter leurs interprtations et styles aux gots et aux conditions de leur poque et, tant artistes avant tout, laisser leur crativit donner un ton particulier aux pices anciennes. Seules des recherches de musicologie pourraient un jour trancher sur ces questions. Les minentes personnalits qui, sans tre des matres, se sont consacres ardemment lenseignement et la transmission, ont vu leur rle honor travers la biographie de huit dentre eux. Musiciens, mais avant tout

pdagogues, dirigeants ou animateurs, parfois aussi mcnes, ces instituteurs de la musique andalouse mritaient cette prsence, mme si lon peut regretter que les associations les plus anciennes naient pas occup un panneau de lexposition. A-t-on voulu viter des querelles de minaret ? Ce sont ces creusets de rsistance lacculturation qui ont permis la prservation, vaille que vaille, de ce patrimoine. Sans les associations, les matres nauraient pas pu voir le jour. Cependant, les biographies de chacun dentre eux soulignent les associations qui les ont initis ou quils ont cres ou animes. Le parcours de lexposition prsente, en prambule, de nombreux lments de connaissance de ce patrimoine en le situant dans son contexte historique et gographique dorigine, en prsentant des graphismes et des tableaux explicitant des concepts-cls comme celui de la nouba (dfinition, structures), en dressant un inventaire des pices existantes et de celles donnes comme perdues Lexposition comprend en outre un volet instrumental matrialis par des instruments anciens et des informations sur la typologie des instruments utiliss. Plusieurs dcouvertes attendent les visiteurs, comme les informations sur les tentatives de transcription musicale, les recherches effectues, ou encore le caractre original de la musique andalouse maghrbine. Tous les lyces devraient organiser des visites de cette exposition, mais ils semblent proccups par dautres questions ! Nouba est cependant une exposition enrichissante pour toute personne en qute de vraies richesses. A. F.

PHOTOS : SAMI K.

LEGENDAIRE ZYRIAB
A Cordoue, laccueil que reoit Ziryab est la hauteur de sa rputation et de son talent. Il entre bientt dans lintimit du khalife et est combl de ses bienfaits. Il devient lindiscutable rfrence en matire de bon got et de savoir-vivre. Sous son influence, les Andalous transforment leurs usages domestiques, leurs coutumes, leur mobilier et leur cuisine. Ils adoptent de nouvelles modes vestimentaires, ils shabillent avec lgance et se parfument avec subtilit. Ils simprgnent de nouveaux plats et de nouvelles ptisseries. Mais Ziryab est avant tout musicien. Dou dune mmoire prodigieuse, il sait par cur plus de dix mille chansons, aghni, avec leurs airs, alhn. Parmi les rformes dont il est lauteur, outre les innovations quil apporte a son oud, il remplace lancien plectre, midhrb, de bois, par un autre, dcoup dans une plume daigle, afin de rendre le jeu plus ais et denrichir lintensit des sons. Il invente plusieurs procds p&pdagogiques relatifs lenseignement de la musique et du chant selon une mthode rationnelle oprant par degrs. A travers son Conservatoire de musique et ses lves qui compteront parmi les gloires dAl Andalus, tous les aspects de cet art atteignent un dveloppement sans prcdent. (Source : Idem).

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CINMA

Fins de sries
Deux expositions Alger ne sont pas loin de fermer leurs portes. Cest le moment de les visiter avant leur dcrochage. Si vous tes modernes en gardant quand mme le got du figuratif, rendez-vous au Palais de la culture Moufdi Zakaria (Plateau des Anassers, Kouba) o se tient encore le 4e Salon dAutomne qui vous propose, jusquau 31 janvier, les uvres de 61 artistes de tout le territoire national et de lmigration. Si vous tes contemporains et ports sur linnovation et la dcouverte, alors cest le Festival international dart contemporain (Mama, 25, rue Larbi Ben Mhidi) qui mrite votre attention. Si vous aimez lart pour lart, allez aux deux. En hiver, les expos sont de bons plans de sortie.

Exotisme espagnol

CASABLANCA

Salon du livre

Les films orientalistes du cinma espagnol qui, lui aussi, a particip lexotisme europen par le film. Ce genre trs populaire, qui a accompagn celui des pplums, a marqu la distribution jusque dans les annes 1960. Cest ce que vous proposera lInstitut Cervants dans un cycle la Cinmathque dAlger, du 23 au 26 janvier 2012. Quatre longs mtrages sont programms dans ce petit cycle passionnant : La Chanson de Acha de Florin Rey (1939), Les Amants du dsert de quatre ralisateurs (1957), LEsclave du paradis de Jos Maria Ellorietta (1967) et Requiem pour Grenade de Vicente Escriv (1990) qui se passe aux ultimes moments prcdant la chute de cette dernire cit musulmane dAndalousie. Cette manifestation est la premire dune programmation cinmatographique soutenue de lInstitut.

LAgence algrienne pour le rayonnement culturel a annonc sa prochaine saison musicale intitule Des racines et des airs pour souligner son contenu ax sur le rapport des musiques entre leur enracinement et leur migration. Durant tout le premier semestre 2012, quatre rendez-vous seront proposs, chacun tant compos de trois concerts donns par des artistes et groupes diffrents sur une thmatique particulire. Le premier rendez-vous (salle Ibn Zeydoun, 24 au 26 janvier), Andalousie, Maghreb, terres daccueil proposera lex-leader de lONB, Aziz Sahmaoui et le groupe University of Gnawa, puis le grand guitariste Louis Winsberg (jazz et flamenco) et, enfin, le virtuose Calle Cerezo dans un spectacle de musique et de danse flamenco et indiennes. Les trois prochains rendez-vous porteront aussi sur des musiques issues de plusieurs patrimoines et interprtes de manire moderne. Un programme allchant en perspective. Rservation : Centre de Doc. AARC, l'entre de Riadh El Feth.

MOULOUD FERAOUN

N le 8 mars 1913 Tizi Hibel, lcrivain algrien, Mouloud Feraoun, a t assassin par un commando de lOAS, le 15 mars 1962 Ben Aknoun, la veille de lindpendance, avec cinq de ses collgues,. Pour marquer ce cinquantenaire, le directeur du Centre national de recherches prhistoriques, anthropologiques et historiques (Cnrpah), Hachi Slimane, a annonc lAPS quun colloque international lui sera consacr en mars prochain Alger.

Cinquante ans en mars

Des universitaires algriens, maghrbins et europens se pencheront sur le parcours de lcrivain, son uvre, son action pdagogique et le contexte historique de lpoque. Mouloud Feraoun est lauteur de romans marquants : Le fils du pauvre, La terre et le sang, Les chemins qui montent, ainsi que dun journal crit durant la guerre dindpendance et dun essai-recueil sur les pomes de Si Mohand U Mhand.

CULTURE DU MTRO

Etat stationnaire
Sauf erreur, depuis linauguration du mtro dAlger, aucune institution, entreprise, collectivit locale ou autre entit se trouvant sur sa ligne, na cru bon de mentionner sur ses imprims, documents, cartes de visites ou sites Internet la station de mtro la plus proche de son adresse. Est-ce un effet de lassitude d au retard immense de son chantier ? Est-ce parce quelles craignent quon ne leur rende visite plus facilement ? Est-ce une question de culture urbaine ? En tout cas, ce jour, seul lInstitut franais (ex-CCF) a pris la peine de noter la plus proche station sur ses documents d'information.

DANSE

Nacera Belaza

PARIS

Benanteur toujours lumineux


Parmi les pionniers de lart moderne algrien, Abdallah Benanteur est n en 1931 Mostaganem. Son pre tait enseignant, imam et passionn de posie arabe classique et de mystique soufie et son oncle, membre dun orchestre de musique andalouse. Un peintre ne nat pas de rien, affirme lartiste. Aprs lEcole des beaux-arts dOran, il sinstalle Paris en 1953. Ses uvres lui valent une grande notorit, notamment auprs des muses et des collectionneurs. Typographe, maquettiste et graveur de gnie, il a cr plus de 1000 livres (souvent uniques) quil conoit et ralise entirement la main. Ses toiles, entre abstraction et figuration, sont transparentes, irises de couleurs multiples. Benanteur, un itinraire de 1957 2011. Galerie Claude Lemand, 6 rue Littr, Paris, 75006. Du 19 janvier au 25 fvrier 2012.

La capitale conomique du Maroc prpare activement la dix-huitime dition du SIEL (Salon international de ldition et du livre) qui se tiendra du 10 au 18 fvrier 2012 dans les pavillons de lOffice des foires et expositions de Casablanca. A la diffrence, par exemple, du Salon international du livre dAlger qui rserve ses stands aux diteurs, cet vnement annuel, organis par le ministre de la Culture, concerne les acteurs nationaux et internationaux de plusieurs secteurs, lis directement ou indirectement au livre : dition, librairie, presse, diffusion, distribution, bibliothques, photogravure, lithographie, matriel dimprimerie, arts graphiques, papier, encres, reliure, matriel de documentation, publicit, micro dition lectronique, dition et diffusion de produits multimdias. Avec une telle amplitude sectorielle, il nest pas tonnant que 800 exposants se soient dj inscrits cette rencontre, un chiffre record obtenu en dpit dun appel au boycott lanc par lAssociation des diteurs marocains qui accusent, selon le quotidien marocain, Le Matin (dition du 7 janvier 2012), le ministre de la Culture de ne pas avoir tenu ses engagements vis-vis de la profession.

MUSIQUE

Tir lAARC

La compagnie Nacera Belaza, propose aujourdhui, partir de 17 heures, une performance danse au Mama, parmi les uvres du Festival international dart contemporain. Organise en partenariat avec le muse et les services culturels de lambassade de France, cette performance de la chorgraphe et danseuse Nacera Belaza consistera en deux pices en cours de cration, programmes pour le prochain festival dAvignon en France. A lissue de la reprsentation, il est prvu une rencontre avec le public. Entre libre.

Prix littraires franais : prestige et voltige


Relev sur le site [Link], un article passionnant sur leffet financier des prix littraires en France. On y apprend que certains prix, pourtant prestigieux, ne sont pas de bonnes affaires pour leurs auteurs et diteurs. A souligner, cette note en fin darticle sur le rapport dactivit 2004 du service central de prvention de la corruption : Il est difficile de faire la part des choses entre les membres des jurys, gnralement tous auteurs d'uvres littraires, et les maisons qui les ditent. Il y a l un risque vident de conflits d'intrts. Or, les conditions dans lesquelles sont recruts,

EXPO ICI

voire coopts, les jurs, souvent dsigns vie, sont peu claires, ce qui les rend a priori suspectes (). Quant au choix qui est effectu par les jurys, il ne manque pas de laisser perplexe, certaines maisons d'dition paraissant monopoliser, directement ou indirectement, les prix au dtriment des autres, jamais ou rarement rcompenses, sauf peuttre pisodiquement pour dtourner l'attention. Il est reconnu en tout cas que le systme franais des prix littraires est lun des moins transparents au monde.

Algrie-Italie
Pour retracer 50 ans damiti entre les deux pays, lambassade dItalie et lInstitut culturel italien dAlger, en collaboration avec le journal El Moudjahid, prsentent une exposition de photos refltant diverses poques et aspects de cette relation. La manifestation sinscrit dans le cadre des clbrations du 150e anniversaire de lUnit italienne et du cinquantenaire de lindpendance de lAlgrie. A partir de demain et jusquau 5 fvrier 2012, lICI, 4 bis rue Yahia Mazouni, El Biar, Alger.

PHOTOS : D. R

El Watan - Arts & Lettres - Samedi 21 janvier 2012 - 14

VRAI DIRE
HAMSI BOUBEKEUR ARTISTE POLYVALENT

Lide dendosser le rle dun artisan


Le crateur nous parle de son exposition Bruxelles, prvue Alger en mai prochain.
PAR NADIA AGSOUS Des motifs similaires aux symboles berbres ont t retrouvs sur des poteries de plusieurs pays du bassin mditerranen.

Dans quel contexte cette nouvelle forme artistique a-t-elle t cre ? L'ide des bannires a merg lors dune priode particulirement difficile de mon existence, quand je dirigeais lassociation Afous, cre dans le cadre de l'opration internationale "Les Mains de l'Espoir", en faveur de la paix dans le monde. Les agissements dune personne, un ancien membre du Front national de Belgique, ont sabord nos actions. Cette situation a beaucoup affect mon moral. Je me suis isol et jai mme arrt de peindre durant plusieurs mois. Aprs ce passage vide, jai ralis que je navais aucun pouvoir de changer le monde. Mais jai pris conscience de la n-

REPERES
Les bannires de Hamsi Boubeker feront lobjet dune exposition la Maison des Cultures de Saint-Gilles (Bruxelles) et ce, du 26 janvier au 12 fvrier 2012. N en 1952 Mezgoug (w. de Bejaa), Hamsi Boubeker vit depuis 1979 en Belgique. A 11 ans, il est llve du matre Sadek El Bedjaoui qui linitie au rpertoire andalou, kabyle et chaabi. Sa premire carrire fut celle de la musique et de la chanson. Choriste, chef de cur, co-fondateur de la Chorale Polyphonique dAlger, il a enregistr de nombreux albums. Lors de son service national, il est affect au CRAPE dont le directeur, Mouloud Mammeri, lui confie un travail de collecte des chants folkloriques dAlgrie. A partir des annes 80, ses peintures commencent tre connues et il participe plusieurs expositions, tout en continuant chanter. Il est aussi lauteur de livres de contes. Engag pour la paix et la tolrance, il conoit plusieurs manifestations artistiques. En 1998, il collecte des empreintes de mains de plus de 50 pays, dont celles de Prix Nobel de la Paix, pour crer Les Mains de lEspoir qui connat un succs mondial et est labellis par lUnesco. Sur le mme thme, il compose un hymne la paix chant par des enfants. En 2009, il achve la dcoration de la station de mtro Lemonnier de Bruxelles. Il reoit la mme anne, la haute distinction dOfficier de lOrdre de la Couronne. Voir : [Link]

cessit de recommencer peindre. Je me souviens encore de ce jour. Jtais Bjaa, ma ville natale. Il me semble que lide dendosser le rle dun artisan qui puise dans le fond symbolique berbre tait enfouie dans mon subconscient. Ctait pour moi un retour vers lpoque o je vivais Alger, chez ma sur, Khedidja Hamsi, connue pour ses crations vestimentaires ornementes de motifs berbres quelle brode sur du tissu. Et, ds mon retour Bruxelles, jai achet du papier spcial et jai commenc dessiner, tracer, colorer, imaginer En plein ouvrage, je devenais un artisan, un peu comme les potires, les tisseuses, les dcoratrices des murs des maisons. Vous vous inspirez du fond pictural artisanal berbre. Que reprsentent ces symboles ? Cest notamment en Kabylie que jai dcouvert ces motifs gomtriques. Dailleurs, il existe plusieurs crits qui analysent la signification et le sens de ces symboles dont Les grands symboles mditerranens dans la poterie algrienne de JeanBernard Moreau (Alger, 1976) et Peintures murales et pratiques magiques dans la tribu des Ouadhias de M. Devulder (1958). Ces motifs, qui revtent une dimension symbolique significative, sont omniprsents dans la vie sociale et domestique en Kabylie. Ils ornent les poteries, les bijoux, les tapis, les couvertures en laine. Ils sont galement utiliss dans une perspective dcorative domestique, notamment sur les murs des maisons kabyles dantan. Certains ont une fonction sotrique et magique. Ils portent bonheur et sont utiliss pour rpandre le bien et loigner le mauvais sort. Cet art graphique revt galement une dimension esthtique. Les formes et les couleurs sont agrables contempler. Cette dmarche est-elle en rupture avec vos crations prcdentes ou reprsente-t-elle une continuit, voire un renouvellement ? Je considre ces bannires comme la continuit d'une dmarche entame il y a plus de vingt ans. A travers mes peintures, j'ai voulu mettre en scne la vie quotidienne des hommes et des femmes dans leur environnement naturel, en l'occurrence la Kabylie, ses champs, ses maisons, son soleil, ses coutumes et ses modes d'organisation sociale et spatiale. La cration des bannires poursuit un double objectif. D'une part, elle vise poursuivre ce rcit pictural de la vie sociale en Kabylie reprsente travers mes toiles. Jai voulu galement mettre en exergue la dimension ethnographique de ces motifs. Jai demand Daniel Laroche, directeur de la Maison de la Francit Bruxelles, de produire un crit sur la signification de ces symboles. Ce texte sera publi dans le catalogue de lexposition qui permettra au public bruxellois de dcouvrir la culture berbre et de se familiariser avec son art et sa symbolique. D'autre part, ces nouvelles crations s'inscrivent dans la continuit du travail men autour de la thmatique des mains couvertes de symboles berbres et de motifs cres par mon imaginaire. Contrairement aux mains qui constituent des petits supports, les bannires permettent de raliser de grandes uvres. En tant qu'artiste, je cherche poursuivre luvre des artisans, tout en lui confrant une dimension originale, un cachet propre et une destine nouvelle qui se forgera au fil du temps. En minspirant de lexistant, je mengage dans une dmarche qui moblige la rinterprtation de leur sens et de leur fonction et favorise la cration de mes propres symboles. Je contribue ainsi lenrichissement, voire au renouvellement, du champ pictural symbolique kabyle et berbre qui existe depuis lAntiquit et repr-

sente un art millnaire caractristique de la culture berbre. Les motifs graphiques sur bannires sont rputs comme un moyen d'expression et un savoir-faire des femmes. Est-ce un hommage que vous leur rendez l ? Oui, cest avant tout un hommage que je rends aux femmes de Kabylie et d'autres rgions de la Berbrie. Leur rle, travers les ges, a notamment consist sauvegarder et immortaliser les symboles dune culture millnaire. A travers leurs gestes crateurs sur les poteries, les tissages ou les murs, une partie de la culture berbre et de sa richesse picturale et graphique s'est transmise de gnration en gnration. Dans la tradition, les femmes ont la vocation de rester au village. Contrairement aux hommes qui sont contraints de migrer pour trouver du travail et nourrir leur famille, les femmes ne se dplacent pas. Elles sont sdentaires et ont la mission quasi naturelle de veiller la reproduction de l'ordre des choses dans l'organisation sociale, y compris dans l'art artisanal. En sus de la fonction de l'entretien physique de la famille qui incombe la femme, celle-ci est, selon Moreau, seule matresse du foyer, gardienne des dieux, prtresse du rituel traditionnel. Quelle est votre part de crativit au plan de la forme et du contenu ? Les motifs que jai reproduits sont notamment ceux dont la symbolique est trs rpandue : la fcondit, la gnrosit, la bndiction des dieux et des saints... Mais une grande partie des motifs est le produit de ma propre invention, par exemple les poissons, lhorloge des saisons, le tournesol ou encore les danseuses. Pour certaines bannires, jai innov en utilisant les motifs berbres comme dcors du sujet. Des motifs similaires aux symboles berbres ont t retrouvs sur des poteries de plusieurs pays du bassin mditerranen. Cela prouve quil y a eu des rencontres et des changes entre les peuples de cette rgion du monde. Partant de ce constat, jai conu mes bannires comme le symbole du lien entre les peuples et les cultures. L'une des plus grandes bannires intitule Ma terre est forme de neuf bannires (53 x 210 cm). Elle est l'illustration du rve que je porte en moi : riger un monde sans frontire, sans guerre, ni haine. Un monde dans lequel chaque tre sera porteur de bien pour l'humanit entire. La figure reprsente sur laffiche est une desse-mre qui symbolise la fcondit, le partage, la gnrosit, le bientre Le corps de ce personnage fminin du nom de Lya est couvert de symboles berbres. Elle tient dans ses deux mains deux instruments de la paix : un pi de bl et une bougie dont la fonction est dclairer le chemin quelle parcourra lors de sa traverse de la Mditerrane pour rpandre le bl rcolt de sa terre baigne de soleil et quelle a soigneusement entrepos dans la coupe doffrande quelle porte sur sa tte. Lya qui joue le rle dun lien entre deux espaces gographiques et ses populations, merge comme la messagre de Dame Nature qui gratifie le monde de ses semences, symboles de la vie et de limmortalit. Quels sont vos projets d'exposition ? En mai 2012, ces bannires seront exposes Alger et, en novembre, au grand-duch de Luxembourg. Une exposition Paris, organise par la Mairie de Paris, est prvue en septembre ou octobre 2012, et ce, dans le cadre du cinquantime anniversaire de l'indpendance de l'Algrie (sous rserve). D'autres pays ont t contacts pour exposer ces bannires. N. A

PHOTO : D. R.

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LA PAGE
PARUTION POSIE ANDALOUSE FMININE ABECEDARIUS
Un ouvrage dun raffinement et dune rudition remarquables.

Corpus parfum
es ditions Barzakh viennent de publier un vritable petit crin de bijouterie dont les pices sont composes de pomes de dames et jeunes filles qui ne sont, hlas, plus de ce monde, puisquelles ont vcu lpoque mythique de lAndalousie musulmane. Un crin, car louvrage, dun graphisme et dune impression impeccables, vient nous rappeler que le livre est aussi un objet dart. Nulle illustration, ni couleurs, mais un papier propre, lgrement ivoire, un encrage parfait, des tranches nettes, une reliure qui mrite son nom, un livre qui tient bien en main. Franchement bravo aux artisans de limprimerie Mauguin de Blida ! Et il fallait un crin pour accueillir les textes que contient ce Florilge de la posie andalouse au fminin de Hamdane Hadjadji, lequel a entrepris une longue recherche pour runir, sous sa plume prcise et agrable, sept potesses de ces temps bien rvolus. On retrouve ainsi

Mozart a triomph
PAR MERZAC BAGTACHE le quartier est de Cordoue, exerait 170 femmes copistes et quil existait des femmes scientifiques, mdecins, chirurgiens, spcialistes des sciences de la nature (Ibn Fayd cit par Ibn Zaydn). A cet accs au savoir et au savoir-faire, que lon retrouvait mme chez des femmes esclaves, correspondait aussi une libert de pense qui touchait aux murs, notamment durant la priode des Mulk Al Tawaif. Aussi, ces potesses se distinguent-elles par une expression audacieuse, clamant leurs amours, ddicaant leurs vers leurs compagnons ou amants, voquant les plaisirs, les tortures de lattente, du dsir et de labsence. Certaines sont plus hardies que dautres, mais toutes mettent en avant leur droit au bonheur, entrevu autant dans la sphre affective que dans laccomplissement physique. Et, elles sont amenes user en la matire, de mtaphores, parfois de double sens ou de sous-entendus, bien plus que dans la tradition masculine de la posie arabe enrobant peine les transgressions de symboles pudiques. Nous ne sommes donc pas dans un univers de luxure dbrid et Hamdane Hadjadji dfend lhypothse que des transmetteurs et chroniqueurs se sont focaliss sur quelques vers oss pour compromettre cette posie fminine. Ainsi, la smillante princesse Wallda, fille du calife Al Mustakfi Billh ne Cordoue en 1001 et qui fut lie Ibn Zaydn, tient-elle mettre en garde ses dtracteurs dans un pome o elle dfend sa libert en invoquant sa morale : Si les hommes admirent ma beaut, quils sachent que je suis telle ces antilopes de La Mecque dont la chasse est illicite./ La douceur de leur propos les faisait prendre pour des filles de joie, mais lIslam les avait loignes dune telle dbauche. Le lecteur jugera par lui-mme mais il est sr, sil aime la posie, quil se laissera emporter par le verbe capiteux de ces belles dames du pass. En nous faisant dcouvrir le plaisir de ce corpus parfum, Hamdane Hadjadji, nous offre la rigueur dune meilleure connaissance de la socit andalouse. Ce brillant universitaire algrien, docteur es-lettres en langue et littrature arabes, spcialiste de la civilisation et de la posie andalouse ainsi que de la didactique de la langue arabe moderne mriterait que ses uvres et travaux soient plus connus. Slimane Brada
* Hamdane Hadjadji, Florilge de la posie andalouse au fminin, pomes. Ed. Barzakh, Alger. Dc. 2011, 152 p. (Pomes en version arabe originale et dans leur traduction en franais).

Ces potesses se distinguent par une expression audacieuse, clamant leurs amours, voquant les plaisirs, les tortures de lattente, du dsir et de labsence.

UVRE DE J. F. PORTAELS

Pour chacune delles, lauteur sest attach inventorier tous les lments disponibles, et, autant que possible, valids, nhsitant pas nuancer ses propos, voire exprimer ses doutes sur une information tenue jusque-l pour crdible. Les vers de chaque potesse sont tous prcds dune partie intitule Sa vie, son milieu, sa posie regroupant les lments retenus par lauteur. Dans son introduction qui permet de contextualiser cette production potique, Hamdane Hadjadi signale : Nous ne disposons daucune tude exhaustive qui nous permettrait dapprcier la place, sans doute importante, de la femme potesse dans cette socit au niveau culturel lev. Ces potesses ont t nombreuses, mais leur production potique ne nous a pas t transmise dans les mmes proportions que celles des hommes potes. Il relve, en effet, que les chroniqueurs et rapporteurs ont, pour la plupart, uvr rduire cette production fminine ou la ngliger. Lauteur se demande ainsi, peut-tre navement, mais mthodiquement : Il est permis de se demander pourquoi ces historiens de la littrature andalouse, ces anthropologues prestigieux, lexception de Maqqatig ri, ri qui nous devons beaucoup du d peu que nous connaissons, ont on agit de cette manire discriminatoire. Les rponses ce m questionnement ne peuvent tre qu que qu des hypothses. Nous remarquons qu en premier lieu que, parmi tous to les transmetteurs de cette posie fminine, il ny a aucune po femme. Cest donc une histoire fe tablie par des hommes qui ont t rserv la part du lion au sexe r dit di fort . Il ressort de ces remarques qu que les sept potesses rescapes des archives et de loubli, ca ntaient sans doute quun infin me m chantillon du nombre de femmes qui crivaient. Celles-ci fe appartiennent toutes des miap lieux li aristocratiques et Hamdane Hadjadji rapporte des auteurs H qui q signalent le haut niveau dinstruction et la matrise des d langues dont elles jouissaient la aussi. au Il nous apprend que dans
Outre le Festival culturel europen quelle organise chaque anne, la Dlgation de lUnion europenne en Algrie a institu, ces dernires annes, une nouvelle tradition dvnement littraire. Pour 2012, elle a retenu une rencontre euro-algrienne des crivains autour du thme des Identits plurielles. Mercredi 25 et jeudi 26 janvier, lhtel El Djazar (ex. Saint-Georges) Alger. Sur invitation seulement.

dans son florilge, la fameuse Wallda, princesse de Cordoue ; Nazhn Al Qaliyya ; Hafsa Bint Al Hadj Ar Rakniyya ; Buthayna, autre princesse ; Hamda Bint Ziyd Al Wdi Ashiyya ; Qasmna Bint Ismail Al Yahuddiya et enfin Ummu Lhana. Pour la plupart inconnues ou mconnues, ces femmes nont laiss que peu de traces de leur vie, sinon des pomes ou des lgendes en guise de biographies.

Un sage dantan avait coutume de dire son entourage direct : Mfiez-vous de limpact de toute lgende. Celle-ci reste indlbile dans lesprit de ltre humain ! Est-ce dire que la lgende, en tant que telle, se suffit elle-mme, que son statut si spcifique lautorise voluer sa guise travers les ges et les socits ? Le pote Franois Villon (1431-1463), trs avis sur ce sujet, voulant coup sr se soustraire aux effets de tout ce qui fut colport sur son compte avant de disparatre volontairement, invita la postrit se montrer comprhensive son gard et celui de tous ceux qui furent rattraps par des lgendes, tisses tort ou raison, contre eux. Frres humains, chante-t-il dans la Ballade des pendus, qui, aprs nous vivez, nayez les curs contre nous endurcis. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), se saisissant du mme thme, a voulu contourner celui-ci tout en sachant que la postrit aurait le dernier mot en ce qui le concerne. Diminu physiquement, alors quil navait pas plus de 35 ans, endett et dlaiss par la socit viennoise, il composa sa Marche funbre. Vrit vrifiable, selon certains de ses biographes, ou lgende fabrique par dautres auteurs, le requiem de Mozart en lhonneur de sa propre personne est l, jou et rejou travers le monde depuis plus de deux sicles. Finalement, cest Mozart qui a triomph, non seulement de sa lgende, mais aussi de ses contemporains pour lavoir abandonn comme sil navait pas t la coqueluche de Vienne durant toute sa vie. Ce besoin pressant de rectifier le tir et de se forger une image personnelle, viable et acceptable par la postrit, on le retrouve, esthtiquement et intelligemment agenc, chez le pote Malik Ibn Eayb, du premier sicle de lHgire. Il serait, selon ses biographes, lauteur dun seul pome, mais quel pome ! En fait, il fit sa propre lgie qui, au-del de toute autre considration, sinscrivit dans le panthon de la posie arabe et devint, par sa mtrique et sa sonorit, le modle dexcellence suivre par tous ceux qui ont eu quelque prtention de chanter leurs exploits guerriers en affrontant la mort dvastatrice. Pote, bandit dhonneur et grand buveur au nord de lArabie, de noble souche de surcrot, il fut emprisonn plusieurs reprises avant de se dcider revenir de bons sentiments lgard de la socit. Il prit alors la dcision de faire partie de larme qui sapprtait conqurir la citadelle de Khorasan. Mais, avant datteindre les remparts de cette ville, il fut piqu par un serpent venimeux sous sa propre tente. Voyant la mort sapprocher, il ne put sempcher de fondre en larmes dans quelques strophes qui ont fait depuis partie de ce quon a appel, El yatimate, dont les auteurs ne sont connus que par un seul pome. Si le requiem de Mozart, limage de toute sa composition musicale, na souffert daucune altration, dfiant ainsi la postrit elle-mme, llgie de Malik Ibn Rayb, elle, est devenue presquun pome apocryphe puisque plusieurs versificateurs y ont mis leur grain de sel, sans la moindre gne, ni intelligence. Du reste, le fonds de cette lgie est dcelable pour ceux qui sont en mesure de dgager le grain de livraie. Notre pote, pour le commun de ses lecteurs, fait face la postrit comme Lalbatros de Baudelaire qui trane sur le pont du navire des ailes piteuses devant des marins dnus de toute piti son gard. Ainsi donc, il coulera de leau sous les ponts avant quun consensus soit tabli entre les hommes, tout particulirement parmi les potes, les musiciens et les diffrents crateurs artistiques, sur la manire dapprhender la mort, mme si cette dernire se montrera jusqu la fin du temps toujours hideuse et rcalcitrante la fois. En attendant, consolonsnous en rptant la suite du pote mtaphysicien anglais, John Donne (1572-1631) : mort, cesse dexhiber ta fiert. Toi, aussi, tu connatras la mort un jour !. toyour1@[Link]

El Watan - Arts & Lettres - Samedi 21 Janvier 2012 - 16

SUIVRE
FRANCE REGARDS SUR LE CINMA ALGRIEN

Ecrans du cinquantenaire
Organise dans le Sud-Ouest, cette cinquime dition durera tout un trimestre.
a manifestation Regards sur le film algrien continue sa formidable aventure dans le dpartement franais de lHrault, et ce, sur une priode de trois mois, entre le 30 janvier et le 30 mars 2012. Plusieurs grandes villes de la rgion y participent, comme Narbonne, Mende, Perpignan, Mze et bien entendu Montpellier qui reste la ville pivot de la manifestation. Un vnement qui en est sa cinquime dition et qui, comme le souligne son prsident, Nadir Bettache, offre une programmation refltant 50 annes de lAlgrie indpendante avec des films mythiques comme Chroniques des annes de braise, Omar Gatlato ou encore La montagne de Baya. Le public aura aussi loccasion de rencontrer diffrents intervenants et professionnels qui ont fait de ce cinma un moyen de rapprocher les deux rives de la Mditerrane. Chaque anne, des milliers de cinphiles, amateurs de films algriens, viennent aux projections et attendent avec impatience les dbats qui permettent toutes les paroles davoir droit au chapitre. Pour rester dans la symbolique du cinquantenaire de lindpendance, lassociation "Regards" sur le cinma algrien organise une grande exposition de cinquante affiches de films algriens la Maison des relations internationales de Montpellier. En fait, comme le rappelle Nadir Bettache, ces affiches racontent la formidable pope du cinma algrien sur un demi-sicle de production et de crations. Mme si les nouveauts se comptent sur les doigts dune main, le public va dcouvrir Normal la nouvelle production de Merzak Allouache et des uvres un peu plus anciennes, comme la

"La baie dAlger" de Merzak Allouache, adapt du roman ponyme et autobiographique de Louis Gardel, replonge le spectateur dans la guerre dindpendance.

comdie musicale La place ou encore Mimezrane. A quelques jours de louverture officielle, le public de Montpellier a eu un avant-got de la programmation, ce dimanche 15 janvier, lors de la projection de lavant-premire du film La baie dAlger de Merzak Allouache, adapt du roman ponyme et autobiographique de Louis Gardel. Ce film, destin la tlvision, replonge le spectateur dans lambiance de la guerre dAlgrie. La voix off de Louis Gardel racle le fond de ses souvenirs pour relater un pisode de son adolescence. Tout de suite, le spectateur se retrouve sur la plage de Surcouf, proche dAlger, en compagnie de la jeunesse dore pied noir qui semble insouciante. Mais la guerre est l et la presse rapporte les diffrentes oprations des rsistants algriens. Le jeune Louis trouve en Bouarab le pcheur, chef local du FLN, un interlocuteur qui essaye de le rassurer et de le mettre en garde contre les prils qui le guettent. Au lyce, les dbats entre pro et anticolonialistes sont vifs, surtout quand

le pre Sints est arrt pour avoir aid la rsistance algrienne. Le jeune Louis narrive pas prendre une position claire car il a des amis dans les deux camps. La jeune Michelle, une voisine quil retrouve sur les sables chauds de la plage, le trouble et semble le dtourner des questions quil se pose. Mais la littrature et son professeur dhistoire, dobdience communiste, le ramnent chaque fois la ralit dun pays en guerre. Le succs au baccalaurat le conduit Paris o il deviendra diteur littraire aux ditions du Seuil. Enfin, pour clore ce mois riche en festivits, lassociation "Identits et Partage" organise, le 21 janvier la salle des rencontres de la mairie de Montpellier la commmoration de Yennayer. Ce rendez-vous convivial, devenu incontournable dans la rgion, draine chaque anne une assistance nombreuse qui vient dcouvrir les richesses et les multiples facettes de la culture algrienne. Slimane At Sidhoum

RADIO

UNE JEUNE CHANE POUR LES JEUNES

Djil FM, go !
Depuis moins dune semaine, lespace sonore accueille une nouvelle station.

Cette nouvelle chane de la Radio algrienne compte beaucoup sur linteractivit offerte par les relais Internet.

e paysage radiophonique algrien vient de senrichir dune nouvelle chane, Djil FM, qui saffiche demble 100 % jeune. Cest donc une radio spcialise et cible quand la plupart des stations algriennes sont soit territoriales (pour les radios locales), soit linguistiques (chanes nationales). Dirige par lancienne animatrice, Maya Zerrouki, Djil FM affiche avec enthousiasme ses ambitions. Elle met depuis dimanche dernier, sept jours sur sept et 24/24 h, sur le point 94.7 FM pour le centre et sur ondes moyennes pour le reste du pays, en attendant la gnralisation de la frquence moyenne toutes les rgions. Mais elle peut tre capte galement sur le satellite Nil Sat 3 sous lintitul Radio Jeunesse ainsi que sur Internet. La programmation sarticule essentiellement autour de la musique, et, spcialisation oblige, sur les genres de prdilection des jeunes. On suppose ainsi que les 3 R (rap, ra et rock) auront une place de choix sur ses ondes. Mais la chane entend brasser plus large en suscitant des dcouvertes dans le monde musical. Des missions spcialises sur des genres donns contribueront leur connaissance et leur apprciation par le public cibl. La tranche matinale souvre en fanfare sur Djil Morning, un cocktail dinformations, dhumour, de sketchs, de conseils de sorties et de loisirs, etc. La tranche nocturne propose, comme chez les grands, une mission dappels anime

par Imad, dj connu travers lmission de tlvision Djil Chabab et qui, outre ses qualits radiophoniques, est psychologue de formation, ce qui ne gche rien. Les jeunes auditeurs disposeront ainsi dun espace dexpression radiophonique directe, ouvert leurs tmoignages, points de vue et ides pour recevoir, en retour, une coute attentive mais aussi des conseils et orientations relatifs aux problmes poss. La chane mise beaucoup sur ces deux moments forts entre lesquels se structureront bientt dautres missions, entre jeux, reportages, dbats de socit, etc. La formule globale de Djil FM se rpartit entre 60 % de musique (diffusion et missions), 20 % sur les questions dtudes, de formation professionnelle et demploi. Environ 15 % sont rservs la culture et la vie culturelle

tandis que 5 % portent sur linformation. La radio propose en effet quatre flashes dinformation qui devraient prsenter lactualit nationale et internationale selon des formats et un langage accessible aux jeunes et en mesure de les intresser. Comme attendu, cette nouvelle chane de la Radio algrienne compte beaucoup sur linteractivit offerte par les relais Internet auquel son public cible est accoutum. En deux jours peine, le compte de Djil FM sur un rseau connu a enregistr 700 abonns. Il est certain aussi que ce nouveau mdia attirera les annonceurs dont les produits concernent les jeunes. Il est probable galement que les anciennes chanes devront adapter leurs programmes jeunes en fonction de cette nouvelle venue. Bon dpart toute lquipe ! Othmane Djendir

PHOTOS : D. R.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 18

MODE IMANE AYISSI. Styliste camerounais

LES DERNIRES NEWS


Fashion Week au Brsil
Cest dans des entrepts du port de Rio de Janeiro que la 20e dition de la Fashion Week bat son plein. Le Brsil renforce ainsi sa position de grande destination de mode : les maisons Fendi, Bottega Veneta et Yves Saint-Laurent vont amorcer, ds cette anne, leur expansion dans le pays. Pour Esther Bauman, la conceptrice de la marque Acquastudio, un seul dfil au Brsil serait plus efficace : Je pense que les organisateurs devraient rellement associer les vnements mode. Lt se fait ici et lhiver Sao Paulo : cest dommage davoir tant de dfils pour prsenter des crateurs qui innovent. Nous devrions tous les associer comme cela se fait Paris, Milan, Londres et New York. Un seul grand vnement de mode au [Link] sombres et denim, cheveux boucls et maquillage naturel pour la seconde collection du trs clbre designer brsilien, Alexandre Herchcovitch. Cest sa ligne la moins chre, elle sadresse surtout aux jeunes. Une collection inspire par les artistes new-yorkais des annes 1980.

Je revendique une totale libert dinspiration


Artiste multidisciplinaire, mannequin, danseur, crivain et styliste, Imane Ayissi sublime le monde de la mode avec ses collections raffines et contemporaines. En fvrier, il organisera un dfil Yaound, au bnfice de lassociation Almoha, qui soccupe des maladies rares des enfants dAfrique.
PHOTOS : D. R.

Propos recueillis par Faten Hayed Aujourdhui, vous tes reconnu au niveau international. Parlez-nous un peu de votre parcours. Je me suis intress la mode trs tt. Enfant, jessayais de dessiner et je transformais des vtements de ma mre. Plus tard, jai travaill pour Blaz Design, une des marques textiles importantes du Cameroun et pour la cratrice Mad Jong. Paralllement, je faisais de la danse, parce que cela faisait partie de la culture familiale, mon grand-pre maternel tait un grand danseur. Jai donc intgr, avec ma sur Chantal Ayissi, qui est aujourdhui une chanteuse trs populaire en Afrique, le ballet familial que mon frre Ayissi Le Duc, qui est toujours danseur et chorgraphe, avait cr. Ensuite, nous nous sommes tous retrouvs dans le ballet national du Cameroun. Cest l que jai commenc voyager en Europe. Jai ensuite dans avec Yannick Noah sur son tube Saga Africa, la mme poque, je minstallais Paris. Jai aussi dans avec Tour Kounda, Kassav, Baaba Maal, jai tourn dans des clips avec Sting et Mylne Farmer, je suis parti en tourne travers le monde avec Patrick Dupond... Comment tait la vie parisienne ? Quand je me suis install Paris, jai essay de faire du mannequinat, bien sr, un peu pour gagner de largent, mais surtout pour rentrer dans le monde de la mode qui me fascinait. Les dbuts nont pas t faciles, mais peu peu, jai dfil pour Yves Saint-Laurent, Claude Montana, Dior Homme, Valentino et Romo Gigli. Jai galement travaill de manire plus artistique avec des photographes, des peintres, des scnographes En mme temps, je me suis remis crer des vtements, puis de vraies collections, que je vendais uniquement sur commande des clientes fidles. Jai rapidement voulu montrer mon travail travers des dfils, comme les grandes maisons de couture. Mon premier dfil Paris sest droul en 1993, je navais aucun moyen lpoque, mais je voulais y arriver et jen ai mis plein la vue avec plus dune centaine de robes pois, ce qui, rtrospectivement, me fait encore rire. Aujourdhui, je continue crer des collections couture, mais aussi du prt--porter de luxe, et je crois que je suis un peu plus insr dans le circuit professionnel de la mode internationale. Comment passe-t-on de mannequin styliste ? Cela na rien dvident, et cest assez rare, peu de mannequins, mme des top models, ont russi une reconversion dans la mode. On peut citer Katoucha ou Ines de la Fressange. Quand on est mannequin, bien sr, on connat mieux les vtements force de les porter, le milieu de la mode,

Les foulards de Marni


Marni rend une fois de plus hommage aux foulards. Nouvelle collection Marni Foulard de la maison italienne, les imprims graphiques et colors reviennent gayer le printemps/t 2012. Cette collection daccessoires et de prt--porter, Marni Foulard puise dans lADN de la maison et clbre les mlanges spontans et audacieux dimprims, iniative chre Consuel Castiglioni, directrice artistique de Marni. Une explosion visuelle, un clash inattendu de couleurs et de cultures, les robes en coton et en soie, les jupes, tops, pantalons, bijoux, sacs et pochettes qui composent la ligne se veulent un clin dil joyeux aux archives et au savoir-faire technique de la marque. Patchwork de multiples influences qui mlange PVC, nylon, soie, cuir ou vinyle fait partir de disques vinyles recycls, cette nouvelle dition fait dialoguer, avec chic et charme, des motifs audacieux pour un rsultat explosif.

Le styliste Imane Ayissi entour de deux mannequins

ses rgles, son fonctionnement, mais cela ne veut pas dire que lon est cratif ni mme que lon aime vraiment les vtements. Si je suis devenu styliste aprs avoir t mannequin, cest que javais envie de le devenir depuis longtemps. Que pensez-vous justement des personnes qui se reconvertissent dans lorganisation dvnements, alors quelles sont mannequins ou stylistes ? Dans une bonne partie de lAfrique, les stylistes sont obligs de simproviser organisateurs dvnements mode, parce quil ny a pas de structures pour le faire leur place : pas de fdrations, pas de Fashion Week structures comme en Europeetc. Et on peut saluer ceux qui ont pris ces initiatives Mais cela nest pas forcment une bonne chose. Il est difficile dtre la fois cratif et organisateur, et je pense que cest compliqu pour un styliste de promouvoir son travail en mme temps que celui dautres stylistes. Les stylistes du continent devraient sorganiser en fdrations, syndicats et confier ces vnements des professionnels, pour en faire non pas des spectacles mais de vrais rendez-vous entre les crateurs et les acheteurs, la presse LAfrique du Sud avec la Fashion Week de Johannesburg en est le parfait exemple de ce que lon pourrait faire ailleurs. Vous tes issu dune grande famille dartistes. Est-ce que cela a influenc votre univers artistique ? Si oui, en quoi ? Le fait dtre issu dune famille dartistes ma sans doute aid, dans le sens o ma famille nattendait pas forcment de moi que je devienne mdecin ou avocat comme dans beaucoup de familles. Personne dans ma famille na essay de me dcourager. En revanche, quand tout le monde dans votre famille est artiste ou sportif de haut niveau, donc connu du public, il est plus difficile de trouver sa place et de se faire son propre nom. Dun point de vue artistique, la personne qui a le plus influenc mon univers est ma mre. Cest une personne trs lgante, qui portait des vtements de grandes marques parisiennes, quand jtais enfant, et qui reste une rfrence de chic pour moi. Dans vos crations, vous nutilisez pas les tissus africains, pourquoi ? Il mest arriv dutiliser, dans certaines collections ou pour des pices exceptionnelles, de vrais tissus traditionnels africains, comme les tissus ashanti, ou lendop par exemple. Le problme cest que ces tissus sont peu adapts la vie

moderne. Puisque souvent trop lourds, trop pais, non lavables, sans parler des problmes de fixation de coloris, dirrgularit des fils et des tissages, des problmes dapprovisionnement Il y a sans doute un travail faire pour adapter ces tissus toujours trs artisanaux un usage contemporain. En ce qui concerne le wax et ce genre de tissus imprims, qui paraissent presque obligatoires, quand on parle de mode africaine et qui ont inond les marchs en Afrique, tout dabord, je revendique une totale libert dinspiration comme tous les crateurs, quelle que soit leur nationalit, et le wax ne correspond pas vraiment mon style. En outre, ces tissus ne sont pas des tissus africains, mais des tissus qui sont vendus aux Africains. Ce sont des tissus dorigine indonsienne, imports par les marchands hollandais au XIXe sicle, qui aujourdhui sont toujours produits en Europe, en Europe de lEst, voire en Chine. Quelle ide de la mode voulez-vous exprimer ? Pour moi, la mode est une manire dtre, un moyen de sexprimer et de communiquer avec les autres, cest aussi un discours culturel avec des rfrences, des concepts. Avec ma mode, jessaie de donner limage dune crativit qui sinspire de lAfrique, mais qui est contemporaine, ouverte sur le monde. Comment le continent africain influence-t-il vos crations ? LAfrique traditionnelle authentique comme lAfrique contemporaine minspirent. Visiter les muses europens avec tous ces chefs-duvres africains, sculptures, masques, statuettes est toujours pour moi un grand plaisir et une source constante dinspiration. Mais, jai la chance de me rendre rgulirement dans diffrents pays africains, et lnergie, la dbrouillardise de la rue africaine sont pour moi toujours trs inspirants. Ensuite, il est difficile dexpliquer prcisment comment ces ambiances, ces corps, ces attitudes, cette vie de tous les jours, si particuliers et riches en Afrique, se retrouvent dans mon travail, cest le mystre de la crativit, mais ils maccompagnent dans toutes mes crations Quels sont vos projets de mode ou littraires ? Les collections senchanent, peine une collection finie, il faut commencer la suivante. Cest le rythme de ce secteur en Europe. Quand aux projets littraires, je travaille sur un 3e livre de contes, mais l, je ne suis tenu aucun dlai F. H.

Atol, nouvelle ligne de montures


Les opticiens Atol clbrent la nouvelle anne avec une collection de montures destines aux fashionistas. Baptise DCLIP, cette nouvelle ligne est compose de nombreux modles disponibles en 25 coloris et 4 motifs diffrents, aux branches interchangeables. La collection DCLIP comprend des modles aux couleurs acidules pour hommes et femmes. Les branches interchangeables ont cette particularit de se clipper et de se dclipper volont, grce un procd inspir du systme de la barrette cheveux. Pour mettre en avant cette ligne de montures indite, les opticiens Atol ont choisi le chanteur M. Pokora pour la publicit de cette collection. Les lunettes DCLIP vont plaire tous ceux qui trouvent les lunettes dordinaire tristes, car cette collection est pop et dynamique. Le principe du clip est trs simple et permet dadapter ses lunettes son look ou son humeur, confie M. Pokora dans un communiqu.

EAU DE TOILETTE DE LA SEMAINE

Un nouveau parfum pour Louis Vuitton


La maison Louis Vuitton a confirm les rumeurs sur la prparation dun parfum son nom. On se souvient dEau de Voyage, Heures dAbsence et Je, tu, il, les seules et uniques fragrances cres par la maison Louis Vuitton, dans les annes 1920-1930. Prs dun sicle plus tard, Louis Vuitton tient la russite de sa nouvelle fragrance. La maison fait alors appel lun des plus grands nez, Jacques Cavallier-Belletrud, crateur des plus grands jus comme Leau dIssey, Jean Paul Gaultier Classique, Dior Addict, Pome de Lancme, Cinma dYves Saint-Laurent ou autres centaines dessences qui ont connu un succs mondial. La maison na pas encore prcis de date pour la sortie du parfum, mais a dj indiqu quil serait disponible uniquement dans les boutiques Vuitton, cest-dire 461 points de vente dans le monde.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 19

I D E S - D B AT S

En ce Yannayer 2962, lidologie complique la donne politique et parasite lidentitaire


Par Kamel Filali (*) our comprendre les effets idologiques sur lidentit algrienne, il faut dabord comprendre les effets idologiques sur lhistoire, car lidentit subtilise et tronque ntait pas seulement le fait des fantasmes coloniaux. Les modles idologiques inbranlables, souvent marqus par le conservatisme hostile toute modification au sein du corps social, sont la traduction du marasme identitaire qui branle mme les lites de la haute culture. Lidentit algrienne tient ses sources principales de ses conqutes successives des dynasties arabo-musulmanes, la mentalit et limaginaire algriens en sont profondment imprgns. Larabisme ou larabit a fini par simposer comme une vidence, et nul ne pourra se reconnatre dans une autre identit que celle de lIslam et dans sa variante ancre dans le substrat arabo-berbre. LIslam sest impos comme religion, et larabe, mme parfois incompris, comme unique langue nationale. Mais ce lien affectif et religieux larabe nexclut naturellement pas lesprit de corps, qui dailleurs ne transcende jamais le mythe de la gnalogie commune et du charme de loralit, ce vecteur essentiel de la littrature et de limagerie populaire. Sur la notion de loralit et de la gnalogie dans la formation des solidarits ethniques, rgionales et mme professionnelles, la Aabiya dIbn Khaldoun nous apprendra beaucoup de choses. En fait, lidologie coloniale la fin du XIXe sicle constitue non seulement une rupture dans le temps, mais aussi dans sa forme dexpression et dhistorisation. Depuis, lhistoire tait scinde entre le courant traditionaliste et les coteries de lexploration coloniale qui voulaient imprgner le pass pour matriser le devenir de lhistoire et le faire tourner en faveur des desseins imprialistes. Cette manuvre, tendant subtiliser lhistoire, constitue lun des fondements idologiques de limprialisme. Ds le dpart, les artisans de la colonisation de lAlgrie avaient recours lidologisation des outils dexpression traditionnels et aux murs et coutumes des socits indignes pour oprer une mtamorphose ajuste au moule strotyp du droit de coloniser et du devoir de la mission civilisatrice. Cette grande volont de vouloir comprendre lindigne a pouss E. de Neveu, M. Daumas, de M. Fabr, de E. Carrette, de [Link], de Hanetaux et Letournaux (tous officiers de larme coloniale) promouvoir lethnologie coloniale avec sa devise bien connatre pour mieux dominer. Une ethnologie qui fut pour longtemps une fiert de la France rpublicaine. La cration des Bureaux arabes , en 1844, qui taient en quelque sorte des centres de collecte de donnes et dinformations, va permettre cette cole de mettre la disposition des officiers de la colonisation, devenus des explorateurs scientifiques de lAlgrie, tout support dinformations rflchissant le pass des hommes et des espaces conquis. Le profil du nationalisme de lpoque constitu dinfluences religieuses, en dpit de linfluence structurelle de lIslam, et sa farouche rsistance, notamment culturelle, compliqurent encore plus la tche coloniale dimprgnation de lidentit. Le pionnier de lethnologie coloniale, le capitaine (en 1837) E. de Neveu, (que nous avons arabis et rdit en 2005 aux ditions Dar al Houda) reconnaissait que lhistoire de cette priode tait embourbe dans le merveilleux et ne laisser filtrer des ralits strictes que ce que recherchait la colonisation.

La crise identitaire, une question pineuse pour les autorits

non-colonisabilit de lAlgrie (concept formul plus tard, dans les annes 1960, par Malek Benabi), jusqu lindpendance, lhistoire apparaissant, en fait, comme un rquisitoire ngociant avec le colonialisme des prrogatives et dbattant de loriginalit de la culture autochtone. Noureddine Abdelkader, Muhammad Al Djazari, fils de lEmir Abdelkader, Tawfiq al Madani et Mouloud Kassim mythe fondateur de lAlgrie-prcoloniale superpuissance, entre autres... furent les pionniers de cette histoire nationaliste de plaidoirie. Depuis, lidologie nationale paralyse la dynamique de la rflexion historique en la rduisant lapologie. Elle tait dautant plus latente, voire brouillante lorsquelle cohabitait avec lidologie socialiste et larabisme des annes 1970. DISCOURS HISTORIQUE ET IDOLOGIE NATIONALE Aux passions nationalistes, qui estamprent la fiabilit du discours historique, se relie progressivement lidologie nationale de lunanimit, incarne par le parti-Etat (FLN) toujours divis entre diverses tendances rivalisant la lgitimit historique. Beaucoup dacteurs deviennent les griots de cette histoire vernie glorieuse du fait de leur rle historique et de la place prpondrante que ces derniers occupent dans lEtat postcolonial. Ainsi, le discours dune histoire soucieuse de lgitimation politique domine toutes les sphres tribunitiennes de lEtat. LEtat-FLN et ses agents ne sont pas les seuls accapareurs du discours historique, ds les annes 1980, lidologie nationale se trouve concurrence par le discours islamiste qui avait tendance supplanter la tradition gnalogique des lignes nobiliaires exaltant les vertus des saints mythes fondateurs et de la noblesse chrifienne. Limportance politique du mouvement islamiste, pendant les vingt dernires annes, explique pour sa part le basculement de la tradition populaire qui se rvle parfois comme une forme dhistoricit spontane, vers une tradition extrapole. Entre historicit et discours politique se noue une perptuelle complicit, une sorte de symbiose imbriquant lun dans lautre. Cette perptuelle complicit semble trouver justification dans une maxime dIbn Khaldoun selon laquelle la politique est lhistoire daujourdhui, et lhistoire est la politique dhier. Quoi quil en soit, en dehors des jeux idologiques, lidentit algrienne rsulte dun cumul historique aussi riche et dune culturalit aussi complexe. Et depuis le XVIe sicle, elle na pas cess de faire bon mnage, dans le Panthon des hauts faits, avec le glaive, le sacr et le nobiliaire. Les Turco-Ottomans, ces semi-Europens qui firent souche avec llment local, laissrent leurs marques durbanit. Culturalit qui sera transfre par les Kul-Ougli (mtis turco-algriens), prolonge et reprise dans les temps prsents travers notamment la riche gastronomie (kfta, baklawa, burak, kebab, .etc., tous des noms turcs) et la couture chevalire en fil dor (starzi : bashtarzi = tailleur). Cependant, lhistoire nationale, notamment celle du XXe sicle ne semble pas avoir lesprit du temps unitaire par lopposition des tendances traditionalistes et modernistes en lutte les unes contre les autres

DE LHISTOIRE COLONIALE LHISTOIRE NATIONALE En fait, jusquen 1930, ltude des socits algriennes domine par lethnologie offre une vision fige de lhistoire. Les premiers crits historiques en tant que tels ne feront leur apparition qu loccasion du centenaire de la colonisation qui concida avec la naissance du mouvement national. Pour les pionniers du nationalisme algrien, lhistoire va servir de recours pour revendiquer et affirmer larabit et lislamit de lAlgrie. Depuis le libell, adress en 1834, ladministration coloniale (qui sera publi quelques annes plus tard sous le titre du Miroir), travers lequel le gentleman Hamdane Khudja voulait convaincre le Snat franais de la

auxquelles sajoutent les problmes des courants nationalistes, parfois substantiellement opposs sur le fond, qui marqurent lattitude mentale des peuples. Plurielle, lidentit algrienne stait dcline au cours de la colonisation sous diverses formes : berbrisme (crise berbriste en 1945), islamisme avec les ulmas, arabisme et nationalisme avec lEmir Khaled, Messali Hadj, libralisme, version Ferhat Abbas, et enfin, nationalisme populiste avec le FLN, pour reprendre le titre de louvrage de Mohammed Harbi. Le nationalisme tait devenu un mcanisme idologique, dinstrumentation et dimposition. En raction aux dngations de lidentit nationale par le colonialisme franais, qui est all jusqu dcrter larabe langue trangre en Algrie, et les Berbres plus proches des Gaulois quils ne ltaient envers leurs coreligionnaires, le pouvoir stait empress de rassembler les Algriens sous ltendard unioniste, faisant fi de la diversit culturelle et des aspirations spcifiques des diffrentes minorits nationales. Lunit de pense et daction, applique pendant la guerre dindpendance (1954-1962), est reconduite dans lAlgrie indpendante. Les diffrences et les identits individuelles, collectives, de catgories sociales et de classes, ntaient pas des privilges pour lEtat. Les vraies proccupations taient lunit des rangs face des ennemis rels et supposs. Le pouvoir nest certes pas le seul cultiver le mythe dune histoire lisse, glorieuse, magnifie, unitaire depuis lpoque ziyanide (XIIIe-XVIe). Dautres tendances dans la socit algrienne ont leurs propres mythes idologiques. Ces divergences tiennent au fait quil ny avait jamais eu un vrai dbat sur la question sensible de lidentit algrienne. Elle a t refoule jusquau bout. Il fallait attendre le Printemps berbre de 1980 pour quelle se trouve ramene brutalement sur le tapis des controverses. Les islamistes impliqus dans le jeu de la rcupration la posrent, eux aussi, leur manire, avant de sengager dans une preuve de force sanglante pour le pouvoir. A lhistoire de lAlgrie, les diffrentes forces politiques qui sy affrontent lui font subir une svre slection ; slection des vnements en fonction de leurs intrts, mais aussi slection de la mmoire collective et sa manipulation des fins partisanes. Lislahisme, le rformisme, tel quil a tait conu par les ulmas, dans les annes trente, trop port sur les esprances et lapplication de lorthodoxie, mal assimile par un peuple accroch au culte du saint, fut, partir des annes 1950, escamot par lesprit de djihad. Fort marquant, cet esprit de baraka allait mme imprgner le mythe de lhrosme comme rfrence identitaire. La rsistance anticoloniale devient pour lidentit plus quun aspect saillant, un tat desprit exaltant lidentit dans la cohrence nationale. Car en vrit, dans limaginaire de lEtat algrien, la culture commune des Algriens est et reste des principes subsidiaires de lhistoireaction puiss dans le principe du djihad contre le mcrant depuis les conqutes musulmanes, puis dans le fondement de la guerre de libration. Lacculturation tait telle que lamalgame entre identit et mouvement social se confonde. En fait, lentretien de la confusion identitaire

conduit la confusion politique, qui sinstalle sous les formes les plus archaques et vice versa, lchec politique conduit la mvente de lidentit. La prise en charge de lidentit nationale par le jeune Etat algrien relve plus du ravaudage idologique et de la complaisance dogmatique. Son but nest pas dclairer les gnrations montantes sur les tenants et les aboutissants du pass de la nation algrienne, mais de leur prsenter et inculquer une identit imaginaire, construite selon les rquisits des prsupposs idologiques de la geste hroque. Cette identit construite et enseigne sapparente plus un endoctrinement visant enrler le peuple au service de lEtat-nation qu lui faire prendre de sa capacit rflchir sur des pans entiers de son existence. Ce moule rigide dans lequel on essaie denfermer lidentit nationale, ce carcan idologique du nationalisme restreint, nous fait songer au sillage trac par le jacobinisme franais, cher Jules Ferry (1832-1893). Lobsession de lunit nationale explique les concessions conjoncturelles faites ici et l certaines revendications culturalistes, notamment berbres, mais qui ne saccompagnent pas dune vritable ouverture dmocratique sur lensemble de la socit civile et politique. Il est, en effet, plus facile daccder et de rpondre des demandes culturalistes qu des demandes politiques, de refonte profonde. La raison en est simple, cest que les revendications culturelles nentravent pas la souverainet de lEtat, parce que lunit politique est territoriale et non culturelle. Ce qui conditionne, en effet, le rflexe de lEtat algrien, malgr lintroduction du pluralisme, cest toujours sa prennit au-dessus de toute prrogative culturelle ou identitaire. De ce qui prcde, on voit que si lidentit algrienne est en crise, cest parce quelle est lie non seulement aux squelles de la colonisation, mais cest parce que lidologie unitaire et jacobine de lEtat ne rpond plus aux demandes identitaires qui ne sont pas uniques, mais plurielles. La rvolte dite berbre, qui se poursuit encore sous diverses formes, pacifiques ou violentes, et la raction fondamentaliste sont l pour rappeler lchec quant la gestion identitaire de la nation algrienne dont on a vu dans sa riche diversit culturelle et ethnique non pas une chance ou une richesse pour lAlgrie, mais un ferment de dissolution des bases tatiques. Cest oublier que les Algriens ont vcu depuis des sicles et des sicles sans que leurs diffrences tribales ou ethniques les eussent empchs de saffirmer algriens et de combattre lunisson les conqurants successifs. Cest que lIslam a toujours constitu un vritable ciment entre les diffrents fragments de la socit algrienne. Les militants laques aussi bien culturalistes que progressistes, mais aussi traditionalistes, bien sr, utilisent leurs usages politiques spcifiques et proposent des recettes toutes faites pour rsoudre le problme de lidentit. Ces modles, souvent thoriques, sont poss en termes idologiques et toujours passionnment opposs la partie adverse. Au niveau de ces sphres, la question identitaire na jamais t approche en termes politiques, au sens noble de ce mot. Elle est rduite au stade des polmiques entre lacs et islamistes ou encore en termes de nationalistes et berbristes dont les revendications demeurent souvent imaginaires, voire abusives. Comme le tmoignent les circonstances dans lesquelles tait clbr Yanayer 2962, (qui bizarrement symbolise et concide avec le cinquantime anniversaire de lindpendance, 62) jonches dincidents entre culturalistes et islamistes se revendiquant de la nahda (renaissance ?) (exp. vnements de Batna, voir El Watan du 13 janvier), lidologie manipule subtilise par loligarchie dtenant les rgnes du pouvoir, tantt populiste tantt islamiste, demeure le premier lment perturbateur de lidentit, elle incarne la pierre qui bouche la source ; voue le social lankylose et le politique au perptuel blocage. A contre courant de lhistoire et de la logique gostratgique, le printemps algrien semble tarder pour venir avec beaucoup plus de tempte qu lordinaire. K. F. (*) Historien-anthropologue Directeur du Labo dtude et de recherche socio-historiques et mouvements migratoires, universit de Constantine Auteur de LAlgrie mystique, Paris 2002.

PHOTO : D. R.

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 20

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 21

I D E S - D B AT S

I D E S - D B AT S

La Bourse dAlger ou lart de planter


Par Hadj Ramdane Yahia-Cherif(*)

sur la banquise un palmier dattier


Larrive au pouvoir, en 1842, de la jeune reine Victoria, (la jeunesse est toujours favorable aux innovations et lauteur dcline une fois de plus tout rapprochement), propulse ce nouveau mode de transport. Chaque contre anglaise veut avoir sa voie ferre. Les socits se multiplient et les actions sont cotes avant mme que le Parlement nautorise la ligne. En 1845, les trois premires compagnies de chemin de fer paient des dividendes de 10%, soit trois fois le taux dintrt courant. La folie collective dmarre. Au mois daot 1845, le Parlement adopte plus dune centaine dautorisations pour la construction de 3000 km de voie ferre, soit environ 1200 projets pour un budget dpassant le Produit national brut anglais. La seule ville de Leeds dispose de trois places de cotation, o 3000 courtiers traitent chaque jour 500 000 transactions. Comme toute bulle spculative, elle finit, force denfler, par clater, entranant leffondrement du march, la faillite des entreprises et la ruine des particuliers, la liquidation des banques dont les crdits taient gags sur la valeur financire des titres mobiliers do la crise systmique de 1847. Parler aujourdhui de la crise financire, de la faillite de Lehman Brothers, de la crise de leuro, en prsentant ces faits comme sil sagissait de gnration spontane est linsulte suprme adresse lhistoire de lhumanit. Et cette insulte ne peut tre profre que par des individus acculturs. Ces deux exemples, parmi tant dautres, portent un coup svre et jettent le discrdit sur ces nouveaux mcanismes, entranant un repli stratgique des investisseurs, lesquels vont prfrer opter pour des placements plus srs et scuriss. Ces tentatives malheureuses vont contraindre les pouvoirs publics organiser et rglementer. Aujourdhui encore, les crises successives, y compris la dernire touchant lEurope des 27 et sa monnaie, poussent les autorits rorganiser et encore rglementer, au point dinscrire la rgle dor (relative au dficit budgtaire) sur le texte fondateur dune nation, savoir la Constitution. Ici aussi, lauteur dcline tout rapprochement avec la transparence de nos finances publiques. De ce point de vue historique, la cration de la Bourse dAlger sest effectue en inversant lordre naturel des choses. On a organis, rglement puis par la suite cherch des offreurs et des demandeurs de capitaux, lesquels ne se sont pas du tout empresss dy adhrer. Au-del de la dfiance habituelle exprime vis--vis des pouvoirs publics qui ne porte pas sur ce seul aspect, on ne peut comprendre cette attitude que par lexamen des mobiles naturels qui animent les comportements de ces acteurs.

a Bourse dAlger est lobjet depuis plusieurs annes de nombreux articles de presse, de contributions publies, de sminaires organiss, dinterviews accordes, dassistance trangre sollicite. Pour cette dernire, nous citerons celle de lUnion europenne, dans le cadre du Programme dappui la modernisation du secteur financier, effectue en 2002, et la plus rcente, celle du Programme des Nations unies pour le dveloppement (PNUD) en 2010-2011. Malgr toute cette ressource humaine de qualit dploye, toute cette nergie sollicite et dpense, tous ces financements consomms depuis plus dune dcennie, le constat reste le mme, savoir que la Bourse ne veut pas dmarrer puisqu ce jour seuls trois titres de capital Saidal (public) El Aurassi (public) et Alliance Assurances (priv) sont cots. Nous passons outre les missions obligataires pour les examiner plus [Link] plusieurs reprises pour y exprimer notre point de vue (un de plus diriez-vous !) je ne pus mempcher desquisser un sourire narquois et moqueur lvocation de ce vieux couple, qui, sur insistance de la vieille dame prise dart et de culture, visitait au Mama une exposition de peinture consacre au surralisme. Soudainement, le vieil homme grabataire, inculte mais nanmoins riche scria : Quil est moche, quil est laid ce tableau ! Et son pouse loreille de lui murmurer : Mon chou, ceci nest pas un tableau mais un miroir. Il en est ainsi de la Bourse dAlger. Daucuns sindigneront de cette apprciation premptoire, sans appel et dfinitive, dautres, sans prendre la peine de lire la dmonstration, laccepteront, habitus et dsabuss quils sont, aux ternelles prorogations. Mais un tel jugement prsuppose des attendus que le lecteur est en droit dexiger et le rdacteur dans lobligation de prsenter.

Sige de la Bourse dAlger

DE LA NAISSANCE ET DE LA FINALIT DES MARCHS FINANCIERS Si le XIXe sicle est la priode charnire de cette histoire des marchs financiers, car lie la rvolution industrielle, il sen faudrait de beaucoup quil la rsume tout entire. Plus dun demi-millnaire avant notre re, la trace de titres mobiliers se retrouve prs de lEuphrate o rgnait un certain Hammourabi, fondateur de Babylone et auteur dun code clbre rglementant les oprations de prt avecv intrt, le contrat de commission, la perception des impts. Au VIIe sicle avant J.C, les Babyloniens traitaient dj avec les Phniciens et les Grecs. De cet hritage babylonien et de leur apport philosophique, les Grecs dclarent la libert de sassocier. Ils inventent de nouvelles techniques, notamment le prt la grosse aventure, prcurseur du contrat dassurance maritime et surtout la socit en commandite. A leur suite, Rome, la classe des publicains (1) stait assure de la collecte des impts, dadjudication des constructions de navires et des routes ainsi que de lapprovisionnement des lgions. Or, de telles oprations ncessitaient dimportants investissements, donc des besoins de financement. Sinspirant du legs grec, les Romains inventaient, il y a plus de deux millnaires, la Socit par actions, permettant ainsi de pouvoir collecter des capitaux auprs de ceux qui en disposaient, sous rserve de se partager les bnfices. Aprs la chute de Rome, Byzance reste le dernier centre commercial en activit. Larrive denvahisseurs venus du Nord (Mongols et Tartares) fait rgner pendant cinq sicles linscurit. Le commerce priclite, le troc remplace la monnaie, laquelle est thsaurise. Au Moyen-ge et prenant le contre-pied de lEglise catholique, lEglise rformatrice protestante reprsente par Luther qui exalte lactivit conomique se rapprochant ainsi de notre religion musulmane qui lavait sur ce point devanc, et Calvin lve la prohibition du prt intrt, rintroduit lactivit conomique et lorganisation bancaire. La loi sur lusure est abroge en Angleterre ds 1571, aux Etats-Unis la fin du sicle, en Hollande partir de 1668. Ces dcisions favorisent larrive des Juifs(2). Ce qui expliquera plus tard

lessor des places financires de Londres, Ge- Cette trs courte rtrospective millnaire et uninve, Ble, Frankfort, Amsterdam et New York. verselle nous permet de tirer les enseignements Laccumulation et lutilisation du capital finan- suivants : cier ont t rendues possibles au terme dune La cration des Bourses de valeurs mobilires a srie dvnements, qui, comme la formation prcd celle des banques. du capitalisme commercial, sest chelonne sur Ces deux crations sont luvre de linitiative plusieurs [Link] des techniques de navi- prive pour la collecte de ressources financires, gation et de construction de nouveaux bateaux de en vue de les affecter vers des activits porteuses gros tonnages, associs aux nouvelles techniques de profit et de rentabilit. La forme juridique de de financement vont acclrer la naissance et le ces socits financires ou bancaires relve du droit priv, sous forme de socits de capitaux, dveloppement des marchs financiers. La dcouverte et la conqute de nouveaux dont la seule et unique finalit est de rmunrer mondes en qute dabord de mtaux prcieux les associs, lesquels sont des investisseurs mus se traduisent par des expditions sur les pays par les bnfices pouvant en [Link] dAfrique, dAmrique, du Moyen-Orient et de pralable dune offre et dune demande de capitaux saccompagne par la suite dune organisalInde. Cortez dcouvre lor des Aztques au Mexique tion et dune rglementation. et Piuzzaro fit main basse sur lor des Incas au Prou en 1532. La Grande-Bretagne et les Pays- CONTRAIREMENT CES ENSEIGNEMENTS, Bas sorientent sur les pays du Moyen-Orient, de LA BOURSE DALGER A T CRE SOUS lInde et de lAmrique du Nord. En un sicle, LIMPULSION DES POUVOIRS PUBLICS ET 300 tonnes dor se dversent sur lEurope et 7000 NON DE LINITIATIVE PRIVE incas sont tus en un aprs-midi. Ces nations, autrefois guerrires et gnocidaires, Bien plus, cette cration navait pas pour prese posent, aujourdhui, comme les aptres de mier objectif la collecte de ressources pour la dfense des droits de lhomme et de la lutte les affecter au financement de nouvelles accontre la corruption quelles ont bafoue pour la tivits porteuses de rentabilit, mais, plutt, la privatisation des entreprises publiques. premire et inculque pour la seconde. Avec lessor de ce capitalisme mercantile (com- Or, celle-ci a t totalement improvise et bcle, et ce, pour mercial), la la seule raison cration de soLessor des techniques de navigation et de cite plus haut, cits commerconstruction de nouveaux bateaux de gros savoir que seules ciales se multiplie, ncessitant tonnages, associs aux nouvelles techniques les entreprises de financement vont acclrer la naissance c o m p t i t iv e s de plus en plus de fonds pro- et le dveloppement des marchs financiers. prsentant le meilleur taux de pres, do la La dcouverte et la conqute de nouveaux rentabilit assonaissance et le mondes en qute dabord de mtaux prcieux ci au moindre dveloppement se traduisent par des expditions sur les risque peuvent de Bourses de valeurs mobi- pays dAfrique, dAmrique, du Moyen-Orient disposer du statut demprunlires. et de lInde. teur sur les marLusage de la chs financiers. lettre de change Or les entreprises et du contrat de socit, par lesquels plusieurs marchands sassocient pour financer une exp- publiques souffraient dun dficit chronique dexdition commerciale, s est lentement vulgaris, ploitation, ncessitant des besoins de financement chacun deux possdait une partie de lentreprise de fonctionnement et dinvestissement et nont pu et encaissait une fraction proportionnelle de b- tre maintenues flot que grce aux restructuranfices ; cest ainsi que naissent la Compagnie tions financires et des recapitalisations rptes. des Indes orientales et la Compagnie du Canada. De plus, cette privatisation na port que sur Les premires Bourses apparaissent Anvers, 20% du capital social permettant ainsi lactionAmsterdam et Lyon. On y ngocie des parts naire public de garder le contrle de la socit. Qui voudrait dans ce cas sassocier transmissibles de socits. A Bruges se tenait un march de change dans lEtat ? Ce dernier de par sa double fonclhtel particulier de la famille Van der Burse. tion dagent conomique et darbitre ne peut privilgier lunique objectif de rentabilit. Do lorigine du terme Bourse. A cette poque, le secteur bancaire nexistait Il devra tenir compte dautres impratifs, tels pas encore sous sa forme institutionnelle et ne que la prservation de lemploi, lamnapouvait donc collecter des ressources pour les gement du territoire, la lutte contre lexode affecter au financement de ses activits commer- rural, lquilibre rgional, etc. en dautres ciales. Ce nest quau XVIIe sicle que la Banque termes ses missions de service public. dAmsterdam, considre comme la premire Cest cette dichotomie, cet antagonisme entre banque universelle, consent des avances la rentabilit et service public de lEtat propritaire qui na toujours pas t, ce jour, tranch. Compagnie des Indes orientales. Or, le march financier a depuis toujours opt

demble pour la seule rgle de la rentabilit. Apprcier aujourdhui lentreprise publique sous cet angle serait intellectuellement malhonnte, car elle na pas t cre pour cette finalit. A loppos du processus historique, la cration de la Bourse dAlger a dmarr sur une base lgale et rglementaire suivie de la mise en place de la Cosob, puis de la Sgbvm, du dpositaire central de titres, dun sige, de capitaux publics, mais en oubliant lessentiel, savoir les principaux intresss, cest--dire les demandeurs et les offreurs de capitaux. Les pouvoirs publics nont toujours pas compris qu vouloir trop embrasser, on treint mal DE LA RGLEMENTATION ET DE LORGANISATION DES MARCHS FINANCIERS Ces deux piliers ne prcdent pas et ne crent pas le march. Ils naissent dun besoin exprim dabord par les agents conomiques. Et celui-ci nat dune ralit historique, savoir les crises financires et la spculation boursire. Car lhistoire, chers amis lecteurs, nest quun ternel recommencement. Tout le monde parle aujourdhui des crises bancaires, des crises financires, comme sil sagissait de faits nouveaux dans lhistoire de lhumanit. Hlas non ! Parmi les exemples fort nombreux de ces faillites bancaires et financires, nous en citerons deux : LA COMPAGNIE ORIENTALES DES INDES, LAVENTURE DE JOHN LAW (1720) Spculateur cossais, il obtient grce ses amitis avec le Rgent Philippe dOrlans (ternel recommencement !) lautorisation de crer une banque disposant du monopole sur le raffinage de lor et de largent. Celle-ci, deux ans aprs sa cration, sappellera dsormais la Banque royale de France, alors quil sagit dune entreprise prive. John Law a un grand projet : crer et dvelopper la Compagnie des Indes orientales, qui jouit de lexclusivit du commerce avec les provinces du Mississippi (notamment la Louisiane), des Indes orientales, de la Chine et des mers du Sud. Son objectif est de vendre des actions pour collecter des capitaux et lancer des expditions commerciales. Son prospectus et sa promesse de dividendes de 120%, en 1719, font qu la premire mission, plus de 300 000 souscripteurs achtent laction. La valeur les bons du Mississippi passe en moins dun an de 500 18 000 livres. On vendait terres et maisons contre lachat de ces titres. Mais en 1720, le prince de Cotti, hostile Law, vend dun seul coup ses 60 millions de livres de titres. Ses amis limitent, entranant une panique chez les dtenteurs. Le cours baisse 40 livres, entranant la ruine et la faillite des souscripteurs, de la banque et de la compagnie. Compagnies de chemin de fer en Grande-Bretagne (1845). Ds 1830, les Anglais dcouvrent les premires locomotives vapeur.

PHOTO : DR

vis de la crise de leuro rsume on ne peut mieux le dbat actuel entre les tenants de lorthodoxie montaire et ceux favorables lutilisation de la monnaie comme un levier de financement. Epargner prsuppose, donc, une rmunration au taux dintrt rel positif, ce qui signifie un taux suprieur au taux dinflation. Investir ou employer plus intelligemment son pargne prsuppose une rmunration plus forte que celle offerte par lpargne en contrepartie de lacceptation dun risque. Ayant pris ce risque, il en exige une plus forte rmunration. Le seul mobile de loffreur, en sa qualit dinvestisseur, est la recherche du meilleur taux rel de rentabilit associ aux moindres risques. Pour ce faire et valuer les risques lis aux emprunteurs, ils peuvent faire appel aux agences de notation, socits prives de services dont le fonds de commerce est dvaluer les perspectives des emprunteurs et de leur capacit remplir leurs obligations. Les demandeurs de capitaux, devant tre dots de la personnalit morale pour pouvoir accder aux marchs, sont lEtat et les socits de capitaux. Mais ces agents conomiques ne peuvent emprunter au-del de leur capacit. Et celle-ci se dtermine par deux critres savoir les revenus et le patrimoine, lesquels ne sont que lexpression finale de la cration de richesses, elles-mmes rsultante de deux facteurs de production, en loccurrence le travail et le capital. Plus ces deux facteurs sont de qualit et en quantit, plus la production est de qualit et en quantit, plus elle est demande, plus il y DES MOBILES, DES OFFREURS ET a de rentabilit. El les quipements eux-mmes DES DEMANDEURS DE CAPITAUX. Partant du principe ancestral que toute action (contrepartie du capital) ne sont que lexpression du facteur travail. Comhumaine est motive par me quoi, seul le travail lintrt, quil soit dorLune des raisons majeures de est crateur de richesses. dre instinctif, spirituel, cet enttement de la Bourse Pour des raisons desmatriel, sentimental ou culturel, il est primordial dAlger ne pas vouloir dmarrer pace et du fait que le Trsor public dispose dune est lexistence dun secteur de cerner les mobiles des capacit de financement bancaire public par lequel offreurs et des demandonc a priori non ligible deurs de capitaux. transite une partie de la rente aux marchs de capitaux Pour les offreurs, la rgle ptrolire. Et ce nest pas sans en qualit demprunteur, est simple : linvestissement en valeurs mobi- raison que la privatisation de ces nous nous intresserons lires rsulte dabord de banques est, danne en anne, exclusivement lentreprise, source principale retarde et reporte. lpargne, laquelle rsulde cration de richeste dun choix conomises. Or, lentreprise subit que en lespce dune liquatre contraintes : mitation de la dpense de consommation dont on sest priv dans limmdiat en vue de lui donner 1- vis--vis des associs investisseurs quil y a un emploi plus utile, plus judicieux avec lespoir lieu de rmunrer au meilleur taux du march. de le faire augmenter afin de disposer de plus de 2- vis--vis des cranciers dont il faut assurer le biens consommer. Do labsolue ncessit service de la dette (principal et intrts). de prserver ce pouvoir dachat. Aujourdhui, 3- vis--vis de la demande des biens et services lpargne tant conserve en monnaie, le rle exprims par le seul rapport qualit/prix. dune Banque centrale tant donn sa premire 4- vis--vis de la concurrence nationale et tranfonction, celle dmettre de la monnaie, est de gre en termes de comptitivit. Pour lever ces prserver ce pouvoir dachat cest--dire lutter contraintes et continuer dexister, lentreprise contre linflation. Dans le cas contraire, lpar- na dautres choix que celui de la rentabilit, en gnant pargnera dans une autre monnaie, quitte maximisant le chiffres daffaires et en diminuant les charges, quitte dlocaliser ou compresser. par la suite la thsauriser. Le rle de la Banque centrale europenne vis-- Car lentreprise na pas dtat dme. Elle ne peut

en disposer quune fois cet objectif ralis. Elle est rpute commerante, but lucratif de mme que la Zakat nest exige que de ceux qui crent des richesses ou qui disposent dun patrimoine. Or, cet objectif de chiffre daffaires ne peut tre atteint que si les facteurs de production sont de qualit et de dernire gnration. Mais, le classement de nos universits et les budgets de recherche et de dveloppement sont l pour tmoigner du peu dempressement la comptitivit. Cette exigence de comptitivit oblige lentreprise solliciter, en permanence, des financements pour ractualiser son appareil de production, et elle ne peut les obtenir que si elle est capable de les transformer en rentabilit, gage de fidlit des associs et des cranciers. Parmi ces derniers, citons les banquiers, lesquels, comme chacun sait, ne prtent quaux riches, cest--dire ne prtent qu ceux qui crent des richesses et/ou qui disposent dun patrimoine. Et les banques, tout comme les marchs de capitaux, allouent leurs ressources vers des emplois rmunrateurs, cest--dire vers des secteurs porteurs de profitabilit. Et cela est dautant plus vrai pour les banques quune grande partie de leurs ressources ne leur appartient pas. Et le premier critre doctroi dun crdit est le niveau de fonds propres, car il exprime dabord et avant tout la confiance des associs dans la capacit de lentreprise gnrer de la rentabilit mme de garantir la rmunration et le remboursement de leurs apports. Sous dautres cieux, ce sont les banques qui poussent les entreprises vers les marchs de capitaux pour augmenter et renforcer les fonds propres. Or ce processus exige, outre le respect du sens de lentreprise (lieu de cration de richesses), la ncessit dune transparence totale de lemprunteur ; celle-ci doit porter sur la sincrit des documents comptables, du niveau rel des fonds propres et de lendettement, de la valeur relle des actifs surtout immatriels, du chiffre daffaires (pas de fraude et dvasion fiscale) et surtout de la qualit des propritaires rels de lentreprise, mettant ainsi nu les parrains de lentreprise. Quelle est lentreprise publique algrienne qui peut satisfaire lexigence de rentabilit ? Quelle est lentreprise prive algrienne qui peut satisfaire la double exigence de rentabilit et de transparence ? Et pourquoi celles-ci sobligeraient-elles solliciter les marchs de capitaux alors que les banques publiques, en surliquidits, continuent doctroyer des financements au-del de leurs capacits. Car lactionnaire des banques publiques, quest lEtat, se soucie peu de lexigence de rentabilit. Ce qui a fait dire Ahlers Theodore, directeur au dpartement Maghreb de la Banque mondiale que le systme bancaire actuel est coteux pour le contribuable algrien. Louverture du secteur bancaire aux capitaux privs aurait d saccompagner, et ce pour affinits, dune domiciliation bancaire des entreprises prives auprs des banques prives. Or, cette translation ne sest pas opre. Du fait que les

banques publiques sont moins disantes et surtout peu regardantes sur les critres de transparence et de rentabilit. Ce qui explique le niveau de leurs crances non performantes et de profitabilit (4% aprs rachat par le Trsor de crances improductives contre plus de 20% pour les banques prives).Do lune des raisons majeures de cet enttement de la Bourse dAlger ne pas vouloir dmarrer est lexistence dun secteur bancaire public par lequel transite une partie de la rente ptrolire. Et ce nest pas sans raison que la privatisation de ces banques est, danne en anne, retarde et reporte. L o existe un march financier, le secteur bancaire est priv ! Car m par la seule exigence de rentabilit laquelle ne peut rsulter dun comportement rentier. Dans les conomies qui disposent dun march financier, lEtat lui-mme est soumis aux rgles de transparence et de bonne gouvernance au profit de ses administrs. Car dans ces pays dvelopps, lEtat nest quune socit par actions dont les actionnaires sont les citoyens et chaque actionnaire na droit qu une seule voix. Faut-il rappeler que la bonne gouvernance de lEtat et de lentreprise nest rien dautre que lexigence d El Amana au sens de dpt et que notre religion oblige de la restituer dans les meilleures conditions et la transparence absolue aux dposants ! La monnaie, tout comme les valeurs mobilires dont elles ne sont quune expression, sont des titres de crances pour ceux qui en possdent et qui en disposent et des titres de dettes pour ceux qui les mettent. Or seul lEtat de droit peut obliger le dbiteur et garantir le crancier, car il permet daffirmer que la loi est la mme pour tous, fondement de la confiance sans laquelle aucune conomie ne peut sinstaurer. Vrit que nous navons cess de rappeler dans nos prcdentes contributions. (3) Vous conviendrez, chers amis lecteurs, que nous ne pouvions indfiniment nous taire devant ce vaudeville clownesque qui nous est impos et surtout expos la vue de ltranger, lequel doit bien sesclaffer de la perte de notre sens des ralits et constater dans le mme temps la sortie des capitaux vers ltranger. En dautres termes peuton planter sur la banquise un palmier dattier ? H. R. Y. -C. (*)Docteur en conomie montaire et bancaire Ancien magistrat, premier conseiller la Cour des comptes et membre fondateur de lOrdre des commissaires aux Comptes.
NOTES : (1) Publicains : socit civile forme dhommes daaires but lucratif autorise collecter, par contrat avec lautorit civile, les taxes en son nom. Jaques Attali : les juifs et lArgent (2) Ren Sedillot histoire morale et immorale de la Monnaie (3) du remboursement anticip de la dette (El Watan du 10/12/2006) de la primaut de Montesquieu et de Tocqueville ses Keynes (El Watan du 15/04/2009).

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 24

JEUX - DTENTE
HORIZONTALEMENT : [Link] [Link] blanchi. Sur une borne. Faon [Link] de conduite. Chose latine. Symbole chimique [Link] de duret. Tonifiera [Link]. D'une odeur forte et rpugnante. Consonne double. Branch 6. Ancienne UE. Crmonial. Paresseux de nature. Cardinal de droite [Link]. Hauts de chemises [Link] de mots plaisants. Fait un coup mont. Partie du corps [Link] rgion d'Asie Mineure. Article. Touch [Link]. Sans fioritures. Remplie [Link] en justice. Avant Paulo. Peine [Link]. Vieille bte. Brille [Link]. Mas mre [Link] de jeunesse. Aperus. Fatigu. Valeur du silence [Link]. Fleur. Feuillte. VERTICALEMENT : [Link]. Oncle d'Amrique 2. Met en prison. Querelle. Dmonstratif [Link] sans emballage. Manifestations [Link]. Mot de la fin 5. Proceesives [Link]. Prsident yougoslave. Songe 7. Inluctables. Double en douceur [Link] de stupeur. Egalement [Link] midi. Sorte de cale. Elment unicellulaire [Link] sec. Mesure itinraire chinoise [Link]. Pars [Link]. Squelette. Mille-pattes [Link]. Port du Danemark [Link] peu frquent. De mme [Link]. Tableau de matre. Cube.

Quinze sur 15
1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 2 3 4 5 6 7 8 9

N 3102

Mots Croiss
1 2 3 4 5 6

N3101
7 8 9 10

10 11 12 13 14 15
I II III IV V VI VII VIII IX X

Par M. IRATNI

HORIZONTALEMENT
I- Ecrivain qui excelle dans le genre de la lettre. II- Rparer un navire. III- Au fur et mesure - Pronom - Rapport en maths. IV- Bnfice - Domicili. V- Automatiquement (compos). VI- Mis jour - Grands nombres de personnes. VII- Mettre pour la premire fois. VIII- Voies. IX- Oncle dAmrique - Squelette. X- Dans - Elle est moiti marteau.

VERTICALEMENT
VERTICALEMENT : [Link] [Link]. RIEUSES [Link]. ASILE. SG [Link]. MIS. AVERSION [Link]. ORIEL. IE 6. LATRINES. LANUGO [Link]. ASSENE. ON [Link]. EU. ACE 9. DROLE. SALUBRE [Link]. DORAIT [Link]. LONGERA [Link] [Link]. GENERENT [Link]. USINEE [Link]. UT. ERS. ETES.
1- Qui a laspect de la rouille. 2- Muret formant gardecorps - Il finit pour recommencer. 3- Cest idem - Queue de brebis - Mmoire vive. 4- Manquer dactivit. 5- Sucre Interstices. 6- Fleuve froid. 7- Article - Longue chandelle. 8- Symbole chimique - Rideau. 9- Surveillant - Dnu desprit. 10- Prsident arabe - Possessif - Rflchi.

SOL. QUINZE SUR 15 PRCDENTS : HORIZONTALEMENT : [Link] [Link]. ARME [Link]. ETENDARDS [Link]. MUR. ARTERES [Link]. IN. OH. AU [Link]. FLEURAIT [Link]. REA. EM [Link]. ELEGIE [Link]. SUS. OSE [Link]. ELLE. ADN. NUS [Link]. ANALOGIES [Link]. SINECURE. RIE [Link]. ABARBENT [Link]. GO. RIA. NEE [Link]. NEON. ET. OTES.

SOLUTION N 3100
HORIZONTALEMENT
I- ATEMPORELS II- TAM - ASE. III- MNEMONIQUE. IV- OGRE - ONU. V- SEINS - EIRE. VI- PR UNS - NA. VII-HIER - AUTRE. VIII- ENTERINEES. IX- REA - ADER. X- TETAS - DE.

Biffe Tout
N F E C N A S S I O R C C R H N O I P A R A F F I N E U O E R E I T E T E B A I D E N R L E P I R A I M A G E T L O D B L A L R C C S T S A R O I I A U T A L A E U E I T E I T N R

N 3102
B U N I B C U D C A I G C A A M R I E C L A R E R H N N T P A A M N E R B E F E E E O E M E G R M S A U E G A R T F U O D E E T N O M A R A C U I R C P N G H A L T E E C P E E O E T E M R A D N E G D A P T P N O B E I S S A N C E I I A T A E I H P A R G O I B O R L N E
RGLE DU JEU Biffer tous les mots de la liste que vous retrouverez dans la grille, en utilisant tous les sens possibles. Les lettres qui n'auront pas t coches serviront former le mot dfini ci dessous.

ABCES - ACARIEN - APEURE - BERCAIL BIOGRAPHIE - COMPARABLE - CROISSANCE - DEAMBULER - DIABETE - EDUCATIF E L O I G N E - FA C E T T E - F O N C T I O N GENDARME - GERMINAL - HALTE - HIER IMAGE - LIEN - MONT - NAPPAGE NOIRCEUR - OBEISSANCE - ORDINATEUR PARAFFINE - PATURAGE - RADIATEUR RIDEAU - SECRETION - SEULEMENT - TARE
difficile passer volont sacrilge multiplicateur volcan apparu

VERTICALEMENT
1- ATMOSPHERE. 2- TANGERINE. 3- EMERI ETAT. 4- MENURE. 5- PRO - SN - RAT. 6- NOSAIDA. 7- RAINE - UNES. 8- ESQUINTER. 9- LEU - RARE. 10- ETE - ESSE.

Flchs Express
course de taureaux pied de vers

N 3102
roi lgendaire de Pylos

DFINITION Grosse main (7 lettres)


Solution Biffe Tout prcdent : CONTIGUIT

chant sous le balcon saine habitants licencieux effleure pour pied difforme outil de tisserand de la nature du feu cocotte dynamisme

Tout Cod

N 3102

Dfinition du mot encadr


1 9 9 10 12 11 7 1 10 2 8 16 15 10 10 11 10 2 10 1 6 11 7 6 5 1 2 10 19 1 6 7 6 7 3 1 15 5 11 14 5 5 17 5 1 3 6 1 11 14 10 4 12

En vous aidant de la dfinition du mot encadr, compltez la grille, puis reportez les lettres correspondant aux bons numros dans les cases ci-dessous et vous dcouvrirez le nom dun personnage clbre.

Soldat mis la disposition dun officier.


4 1 5 7 6 2 11 2 11 14 5 11 18 1 8 9 10 10 13 11 13 16 3 5 5 6 5 1 2 11 13 5 6 17 7 16 5 9 5 5 2 2 11 2 5 8 11 7 5 2 3 7 1 4 5 13 11 6 7 5 6 8

privatif

10 2 2 5 6
agit des Etats unis

11 2 13 16 5

fin de verbe dit Le Terrible fatigu

colos

semblable

7 5 8 7
fondt lettre quelconque geste de scout gte

en ville

5 2 7

mlodie symbole rpare une omission temps de repos

SOL. TOUT COD PRCDENT :

SOURNOIS - EVA LONGORIA


pnible de d. g.) possessif

SOLUTION FLCHS EXPRESS PRCDENT :


HORIZONTALEMENT : PENITENCE / REVEREND / ETOILE / ER / INES / IF / REND / ISERE / OO / ECU / SATIN / ABO / CLE / ETIRAT / ISE / IASI / POSERONT / NES / NEES VERTICALEMENT : CERTIFICATION / NEON / SUBISSE / CIVIERE / OREES / TELS / RS / MERE / REACTION / NE / DE / TL / ANE / ACNE / NOIE / STE / EDREDON / AI.

Jeux proposs par

gym C Magazine

El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 25

LPOQUE
ON VOUS LE DIT SALONS SPCIALISS ALGER

A la dcouverte du noyau historique dAlger


La Fondation Casbah organise aujourdhui au Caf littraire Mohammed Boudia, une confrence-dbat autour de la cit chre Sidi Abderrahmane el Thalibi. Anime par le talentueux architecte et urbaniste Halim Fadi, cette confrence permettra lassistance daller la dcouverte ou la redcouverte dAlger et de son noyau historique la faveur de quelques prises de vue ariennes et dune approche indite et originale. Linvit du Caf littraire Mohammed Boudia a coralis le plan du nouveau sige du ministre des Affaires trangres et conu lamnagement des anciennes Galeries dAlger en un muse dArt moderne, connu dsormais sous labrviation (MaMa). Cette manifestation se droulera au sige de la Fondation Casbah Bab Jdid.

Le Sicom la recherche dune vocation prenne

20:00 Journal 20:30 Magazine Du ct de chez vous 20:50 Divertissement Gnration tubes de toujours 23:10 Les Experts Miami Une empreinte de trop 00:00 Les Experts MiamiOeil pour oeil 00:45 Les Experts Miami Chaud et froid

20:00 Journal 20:30 Tirage du Loto 20:30 Divertissement Le plus grand cabaret du monde 22:55 Magazine CDaujourdhui 23:00 Talk-show On nest pas couch 02:10 Magazine Plante musique mag 02:40 Magazine Th ou caf 03:20 Courtmtrage Peinture

Les SMS du ministre de lIntrieur


Le ministre de lIntrieur a dcouvert les vertus des SMS ! En effet, depuis quelques jours, les citoyens reoivent sur leur mobile des petits messages les exhortant voter car il sagit dun acte de citoyennet et de responsabilit . Apparemment, ce ministre redoute quelque peu labstention qui dcrdibilise le scrutin. Initiative louable mais pourquoi ne pas utiliser les mmes SMS pour confirmer des rendez-vous par exemple auprs des APC pour obtenir des documents et auprs des daras pour dposer les dossiers de cartes didentit, de cartes grise et de passeports et les retirer en vitant les chanes et les bousculades. Ce serait un moyen concret de rapprocher ladministration du citoyen.

PHOTO : D. R.

Une caravane en faveur des rfugis sahraouis


Une cargaison de 530 tonnes de sucre a pris le dpart jeudi du port dOran destination des camps des rfugis sahraouis Tindouf. Ce don, offert par la Rpublique de Cuba, linitiative du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, a t remis en prsence du reprsentant du PAM en Algrie, Ussama Osman, de lambassadeur de Cuba en Algrie, du charg daffaires lAmbassade de la Rpublique arabe sahraouie dmocratique en Algrie, de la premire secrtaire de lambassade du Venezuela en Algrie et dun reprsentant du Croissant-Rouge algrien. Lambassadeur de Cuba en Algrie, Eumelio Caballero Rodriguez, a dclar que ce don est ncessaire pour les rfugis sahraouis, ajoutant : Nous avons initi cette opration en signe de solidarit avec la cause sahraouie.

ans le but de prparer convenablement le Sicom 2012, la socit Mira, organisatrice du Salon avec la Safex, a runi, mardi dernier, lhtel Hilton (Alger) les exposants de lanne dernires et les partenaires. Lors de cette runion, ils ont exprim leurs attentes et signal certaines insuffisances. Parmi les observations voques, les exposants ont insist pour quune nette distinction soit effectue entre la partie destine aux professionnels et celle de la vente. Depuis deux ans, le salon international de linformatique, de la bureautique et de la communication (Sicom) a connu une nette amlioration, tant quantitative, au regard du nombre de participants qui a connu une augmentation de plus de 70%, que qualitative, parce que tout en sauvegardant son ct populaire et grand public, il a pu sadapter aux exigences

dun salon professionnel. Il veut sinscrire dfinitivement comme leader incontournable des vnements IT en Algrie. Le Sicom semble tre la recherche dune vocation prenne, voire dune identit. Lorganisateur parle de Sicom qui doit faire figure de rfrence sur le march de lvnementiel, permettant aux entreprises dlargir leurs activits et de faciliter leurs relations clients. Les salons professionnels constituent de formidables outils de communication et de dveloppement commercial. Prospections, relations commerciales privilgies, veille concurrentielle, les motivations pour visiter et exposer sont multiples. En runissant sur un mme site lensemble des acteurs dun secteur ou dune filire, un salon gnre un gain de temps et de moyens pour les entreprises souhaitant se dvelopper. Le salon professionnel est non

seulement loccasion de prsenter ses produits, mais aussi de dcouvrir ceux de ses concurrents, dvaluer les forces et faiblesses de son offre et dapprhender son positionnement sur le march. Les exposants ont affirm quil faut amliorer la communication autour du salon (dans la presse quotidienne et spcialise, la presse audiovisuelle, affiches, rseaux sociaux) et valoriser en mme temps lespace ple emploi (dpt et retrait de CV). Lvolution rapide des moyens et des techniques de traitement et de diffusion de linformation, la ncessit pour toute entreprise algrienne dy recourir, la multiplication des socits spcialises dans linformatique sous forme de PMI et PME dynamiques et entreprenantes sont autant de raisons de programmer annuellement la tenue dun tel salon. Kamel Benelkadi

20:00 Journal Tout le sport 20:10 Magazine Cest pas sorcier 20:35 Telefilm Je retourne chez ma mre 22:00 Telefilm Famille dcompose 23:35 Journal Soir 3 00:00 Journal Tout le sport 00:10 Magazine Appassionata 00:11 Musique Horowitz joue Mozart

20:05 Scnes de mnages Saison 3 pisode 20:50 N.C.I.S. : Los Angeles Saison 2 pisode 24 Lopration Comescu 21:40 N.C.I.S. : Los Angeles Deux frres 22:30 N.C.I.S. : Los Angeles Une pouse trop parfaite 23:15 N.C.I.S. : Los Angeles Lennemi sans visage

20:00 Magazine

20:30 Journal

360- Go 20:01 Reportage Le secret des montres suisses


20:45

Le journal de France 2
21:00 Magazine

Les cousinades
21:45 Magazine

TRANGE DCOUVERTE SCIENTIFIQUE

Documentaire Premiers lEverest ?


21:35

Quand lERMA bloque les routes


Depuis quelque temps dj, beaucoup dautomobilistes ont constat que la socit qui soccupe de lclairage publique au niveau de lAlgrois,lERMA, est souvent sur les routes pour apporter le rglage ncessaire. Mais ce quil faut le plus retenir, cest le fait que ces travaux se droulent durant la journe, parfois au moment des heures de pointe et le plus souvent ce sont des embouteillages monstres qui obstruent les routes. Les automobilistes savent maintenant quoi sen tenir lorsquil y a unegrande circulation, cest tout simplement lERMA qui soccupent changer une ampoule.

a question intriguait les scientifiques depuis un bon moment. Comment le moustique ectotherme- dont la temprature corporelle dpend de la temprature ambiante - pouvait-il se gorger de sang chaud sans succomber ? Dautant que pour limiter les risques de recevoir en pleine figure une main vengeresse, linsecte se doit dtre capable de prlever un maximum du prcieux nectar en un minimum de temps... Deux scientifiques de lInstitut de recherche sur la biologie de linsecte, luniversit Franois Rabelais de Tours (CNRS), viennent de rsoudre cette nigme, en observant des moustiques anophles en action. Pour suivre en temps rel lvolution de la temprature du corps des insectes, les deux chercheurs ont utilis une camra de thermographie infrarouge. Cest alors quils ont fait une bien trange dcouverte : quand un moustique vous pique, il urine en mme temps ! Plus prcisment, il scrte par lanus une gouttelette durine mle de sang quil retient contre lui en maintenant releve lextrmit postrieure de son corps. Pourquoi tant dacrobaties ? Parce quen entrant en contact avec lair, le liquide svapore, refroidit et permet du mme

Quand un moustique vous pique, il urine

Documentaire Lodysse polynsienne


22:30

Documentaire coup lanimal dabaisser la temprature de son StyleNite Berlin abdomen. Le moustique sacrifie alors un peu du 00:05 Magazine sang gagn au pril de sa vie, pour augmenter le Tracks volume et la surface dvaporation de cette vitale goutte de liquide. Cest ce mcanisme baptis DAVID evaporative cooling, combin une synthse PEOPLE rapide de protines de choc thermique mise au BECKHAM A DCID DE jour auparavant par une quipe amricaine, qui permet linsecte de prserver son intgrit phyRESTER LOS ANGELES siologique. David Beckham A quoi bon, me direz-vous ? Il sagit de recher- sest enfin exprim che fondamentale, mais, terme, cette nouvelle sur son refus donne pourrait permettre de dvelopper de nou- de rejoindre velles armes dans la lutte contre les maladies que lquipe du Paris transmettent les moustiques, explique Claudio Saint-Germain. Lazzari. Si lon parvenait empcher llimina- Californie. Cest tion rapide durine pendant le repas de linsecte, lors dune discussion non seulement son bilan hydrique serait perturb, avec sa femme Victoria que le joueur de foot a pris sa dcision de rester Los Angeles. mais aussi sa capacit limiter les variations de Mes dcisions concernant ma carrire dans le sa temprature corporelle. Ce mcanisme peut football, ont toujours t dcides en fonction constituer une cible et donc une nouvelle piste de ma famille. Ce nest pas une dcision que jai de recherche, estime-t-il. Lquipe a dailleurs- prise la lgre. Jai reu diffrentes offres de travaill dessein sur des anophles femelles, la part de diffrents clubs du monde entier () mais ma famille est heureuse ici en ce moment. vecteurs du paludisme.

Cousinades-Specimen 22:45 Magazine Cousinades-Monsieur dictionnaire 22:50 Courtmtrage [Link] Thrapie domicile 22:55 Court mtrage [Link] Grossesse inverse.

El Watan - Le Quotidien Indpendant


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El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 26

SPORTS 28e COUPE DAFRIQUE DES NATIONS DE FOOTBALL


PALMARS DE LA COMPTITION DEPUIS 1957
1957 : Egypte 1959 : Egypte 1962 : Ethiopie 1963 : Ghana 1965 : Ghana 1968 : RD Congo 1970 : Soudan 1972 : Congo 1974 : Zare 1976 : Maroc 1978 : Ghana 1980 : Nigeria 1982 : Ghana 1984 : Cameroun 1986 : Egypte 1988 : Cameroun 1990 : Algrie 1992 : Cte dIvoire 1994 : Nigeria 1996 : Afrique du Sud 1998 : Egypte 2000 : Cameroun 2002 : Cameroun 2004 : Tunisie 2006 : Egypte 2008 : Egypte 2010 : Egypte

e coup denvoi de la 28e dition de la Coupe dAfrique des nations de football, quabritent conjointement le Gabon et la Guine quatoriale, sera donn aujourdhui, Libreville, avec le match douverture qui opposera, Bata, lun des pays organisateurs, en loccurrence la Guine quatoriale la Libye (19h30), groupe A, qui sera suivi dans la soire (22h), toujours Bata et dans le mme groupe, de celui opposant le Sngal la Zambie. Cest donc parti pour cette CAN 2012. La deuxime de lhistoire de la CAN coorganise par deux pays, aprs ldition de 2000 qui a eu lieu au Ghana et au Nigeria. Cette dition sera surtout marque par la dfection de taille de cinq grandes nations de football dont lAlgrie, demi-finaliste de la dernire dition dispute en Angola, mais labsence la plus notable reste incontestablement celle du triple tenant du titre, lEgypte, aprs un rgne sans partage durant les annes 2000 avec trois titres conscutifs. Une dfection qui ouvre grande la voie dautres nations de football pour lui succder et accder au trne africain. Avec

La passion intacte malgr labsence des tnors

La Cte dIvoire et le Ghana, les deux grands favoris pour succder lEgypte

la dfection surprise de quatre autres habitus de la CAN que sont le Cameroun, le Nigeria, lAlgrie et lAfrique du Sud, loccasion semble propice pour voir le titre africain suprme revenir une des autres slections

moins loties, en labsence des habituels prtendants. Une occasion inoue, notamment pour la Cte dIvoire, qui se prsente dsormais comme tant lun des prtendants par excellence pour succder aux Pharaons.

Une slection ivoirienne qui, malgr ses stars mondiales, a rat ces dernires annes une conscration logique au vu de leffectif qui la compose, limage des Didier Drogba, Salomon Kalou, Keta et les

deux frres Tour. Toute une gnration dexcellents joueurs qui veulent tirer leur rvrence avec une reconnaissance et un titre africain qui les fuit depuis des annes. Une ultime chance donc pour la Cte dIvoire daccrocher un 2e titre continental. En plus de la Cte dIvoire, qui saffiche comme le favori par excellence, le Ghana reste aussi un des srieux prtendants. Des Blacks Stars, avec leur pliade de stars, la qute dune cinquime couronne africaine, 30 ans aprs le dernier sacre (1982). Dautres slections, et en labsence des tnors, peuvent jouer les trouble-fte, limage du Sngal, bourreau du Cameroun en liminatoires, le Gabon, pays organisateur, et un degr moindre, le Maroc qui a limin les Verts, mais aussi le Mali. La succession de lEgypte est donc ouverte dans cette 28e dition de la CAN 2012, dont le coup denvoi est prvu ce soir. On en saura un peu plus sur les prtentions des outsiders aprs les premiers matchs de la phase des poules qui stalera T. A. S. jusquau 1er fvrier.

LA LIBYE OUVRE LE BAL, LE SNGAL ENTRE EN PISTE


a Libye, qualifie avec la rvolution en toile de fond, lance la Coupe dAfrique des nations 2012 face la Guine quatoriale, pays hte, aujourdhui Bata (19h30 locale, 18h30 GMT), avant lentre en lice dun des grands favoris, le Sngal, face la Zambie (21h GMT). Jusquo ira la Libye ? Les Verts, devenus les Chevaliers de la Mditerrane aprs la chute dEl Gueddafi, se sont qualifis pour la premire fois de leur histoire, sur le terrain, une CAN en dpit de conditions rocambolesques (la plupart des matches prvus Tripoli ont t disputs lextrieur et certains joueurs ont t vincs pour avoir soutenu le dfunt rgime). Cest un des meilleurs moments pour lquipe nationale vu les difficults traverses, a soulign le slectionneur, Marcos Paqueta. La clef sera de remporter le premier match parce que si nous le perdons, il faudra prendre plus de risques lors du deuxime match et ouvrir des espaces. Les Libyens partent largement favoris contre la modeste Guine quatoriale, 151e au classement de la FIFA. La slection libyenne a chang dentraneur dbut janvier, lorsque le Brsilien Gilson Paulo a succd au Franais Henri Michel, dmissionnaire

PHOTO : DR

COMPOSITION DES GROUPES


GROUPE A Ville hte : Bata (Guine quatoriale) Guine quatoriale Libye Sngal Zambie GROUPE B Ville hte : Malabo (Guine quatoriale) Cte dIvoire Soudan Burkina Faso Angola GROUPE C Ville hte : Libreville (Gabon) Gabon Niger Maroc Tunisie GROUPE D Ville hte : Franceville (Gabon) Ghana Botswana Mali Guine

Le Sngal retrouve la CAN

pour cause dingrence politique dans son travail. Telle nest pas la meilleure manire de prparer un tournoi... LE SNGAL, UN MONSTRE Le Sngal aura la pression du rsultat. Jamais titr, il figure parmi les grands favoris, avec la Cte dIvoire et le Ghana, aprs des qualifications sans faute. On va essayer de rester invaincus, avance le slectionneur Amara Traor, qui a fait part de sa nostalgie : Jai fait la

CAN comme joueur et comme adjoint. La CAN, cest dautres sensations, dautres odeurs. Petit petit, on va entrer dans la comptition. La slection sngalaise devrait tre prive du dfenseur central Diakhit, qui sest entran part jeudi.

Sur le plan offensif en revanche, Traor a lembarras du choix entre le capitaine Mamadou Niang, Moussa Sow, Demba Ba et Papiss Ciss, voire Issiar Dia. La Zambie dHerv Renard ? Le Sngal est un monstre et normalement il est le favori. Nous lutterons pour la deuxime place, avance le Franais. Et de rappeler : A la CAN 2010, on ntait pas favoris et on avait termin premiers du groupe devant le Cameroun, la Tunisie et le Gabon... Il sagit pour la Zambie de faire mieux quen 2010 lorsque les Chipolopolos staient fait liminer en quarts de finale. Il y a eu cet chec aux tirs au but bien qutant meilleur dans le jeu que le Nigeria. Jespre quon saura mieux matriser lvnement et quon ira plus loin, dit le slectionneur. Le forfait de lattaquant Jacob Mulenga fut un coup dur pour la Zambie, qui pourra toujours compter sur le milieu Christopher Katongo ou lattaquant James Chamanga. AFP

PROGRAMME DE LA 1re JOURNEAUJOURDHUI


Guine quatoriale - Libye Sngal - Zambie 19h30 (Bata) 22h (Bata)

PHOTO : DR

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El Watan - Samedi 21 janvier 2012 - 27

SPORTS 16e JOURNE DU CHAMPIONNAT NATIONAL DE LIGUE 2

USMAn 1 - OM 0

Saoura conrme, le MOC se place


(Latreche 51), Sabouni Entr. : Belafiane

Laborieusement
Stade du 19 Mai de Annaba Arbitres : Benassa, Dilmi et Boughalem Buts : Harbche (73 sp) USMAn Avrts : Kebia et Namoune (USMAn). Benmedour, Amoura I et Messaoudi (OM) USMAn : Ouaddah, Kebia,Toubal, Debouze, Harbeche, Bouharbit, Benabdallah, Benghomari (Seddik 66), Namoune (Bey 53), Chebira (Lahcen 57), Zemouchi Entr. : Mouassa OM : Benmedour, Amoura I, Droukdel, Boutenef, Rat, Bakhti (Anani 58), Benhamri (Boussefiane 68), Niati, Sahraoui, Messaouadi (Amoura L. 77) Entr. : Latrache

Lquipe de Mda a donn du fil retordre aux Usmistes. Particulirement en premire priode o en procdant par des contres, les visiteurs auraient pu ouvrir la marque plusieurs reprises. Certainement sermonns par leur entraneur dans les vestiaires, les Usmistes seront plus laborieux en deuxime mi-temps. Aprs plusieurs ratages, ils trouveront le chemin des filets la 73 qui vit Bouharbit se faire crocheter par le gardien Benmedour dans la surface de rparation. Penalty qui permettra Harbche douvrir la marque pour lUSMAn. Malgr les quelques tentatives dgaliser des visiteurs et loccasion lamentablement rate de lattaquant usmiste Benabdallah la 82, la rencontre sachvera lavantage des locaux par la plus petite des marges. Adnene D.

LUSM Annaba gagne et revient dans la course laccession

PHOTO : D. R.

La formation de Saoura, surprise de cette phase aller en terminant la deuxime place, a confirm sa bonne sant, en entamant la phase retour du championnat avec un succs en dplacement face au PAC. Dominant lgrement les dbats, les Sudistes russissent ouvrir la marque la 42 par lentremise de Omrani. En dbut de seconde mi-temps, la JSS est rduite dix, suite lexpulsion de Bousmaha (48) pour cumul de cartons. Pourtant, cela ne profitera pas la formation du PAC mconnaissable avec de nouvelles recrues qui rateront leur baptme du feu. On enregistre par la suite deux autres expulsions ct PAC en lespace de 5 minutes, Kedjour (70) et Toumi (74). Une aubaine pour la JSS qui double la marque par Zadi la 83, avant que Djad ne la rduise (90) par penalty. Y. Temani

USB 1 - MOB 0

Leet Bougherara !
Stade du 18 Fvrier (Biskra) Arbitres : Bachir, Benmansour et Abid But : Mosbah 34 (USB) Averts. : Bouali (MOB) - Djabou, Benmoussa (USB) USB : Benmoussa, Guedja, Rasmel, Belouham, Si Ahmed, Daoud (Zebiri 84), Mosbah, Moundji (Zemouri 69), Heriet, Djabou, Benassa (Khoualed 74) Entr. : Bougherara MOB : Assani, Chaoui, Bouali, Kalahnemer, Ferhat, Akrour (Rahal 78), Dahouche, Ousmal (Nemdil 46), Yaya, Henider (Bensalem 46), Benchabane Entr. : Rahmouni

Les Mocistes oprent un forcing important ds lentame de la rencontre, ce qui leur permet de trouver le chemin des filets ds la 9par lintermdiaire de Djemaouni, qui profite dun long centre de Benayada, pour slever plus haut que les dfenseurs bordjiens et battre Ferradji dune tte rageuse. Loin dtre intimids par ce but prcoce, les visiteurs essaient dgaliser et Bentayeb parvient le faire, suite un penalty valable accord par larbitre cause dune faute de Khenifsi. Dix minutes plus tard, ce mme Khenifsi redonne lavantage aux siens, avec un but inscrit de la tte aussi, conscutif au coup franc bott par Chermat la 42. Le public a t gratifi dun match attrayant L. B. avec du beau spectacle.

ASMO 2 - MSPB 2
Arbitres : Hallalchi, Doulache et Brahim. Buts : Mebarki (18 et 68) ASMO. Ounes (30) et Boukhlouf (58). MSPB Averts : Youssef Yacine (ASMO). Belkhir (MSPB) ASMO : Moudjer, Youcef Yacine, Sirat, Bouamria, Mazari (CAP), Youcef Zakaria, Chaouti, Chab, Balegh (Raho 65), Ani (Belbahri 46), Mebarki. Entr. : Medjahed MSPB : Sahraoui, Amrane, Belkhir, Leblalta, Zeghidi, Chouati, Bakhtaoui (Boukglouf 46), Righi (Benmeghit 71), Abdellaoui, Ounes, Hadjidji Entr. : Magra

Lquipe de la ville des Roses a t tenue en chec par la formation de Bel Abbs, venue uniquement chercher le point du match nul, et qui a rsist durant tout le long du match, en repoussant toutes les tentatives des attaquants locaux. Il a fallu attendre la 76e minute de jeu pour voir lunique franche occasion de lUSMB. Le centre en cordeau de Djerroudi est repris par Ledraa mais le montant gauche est venu suppler le gardien Zadi. Auparavant, les attaquants locaux ont tourn en rond, multipliant les maladresses et les imperfections sans crer le moindre danger devant les bois adverses. La ligne dattaque de lUSMB, dj dcrie durant la phase aller, a encore une fois montr ses limites. Laccession tant espre par les fans blidens sloigne encore plus. H. H.

CAN DE HANDBALL

Les Algriennes ratent la troisime place


Lquipe algrienne senior lles, vaincue hier matin au Maroc par la Rpublique dmocratique du Congo sur le large score de 24-33 (mi-temps 8 14), a termin la quatrime place de la 20e Coupe dAfrique des nations de handball 2012 qui sest acheve hier. LAlgrie a ralis le mme classement qu la prcdente dition (Le Caire 2010). Ainsi donc, lAlgrie rate le podium ; son meilleur rsultat demeure la 2e place dcroche au Bnin en 1996. Hier, les handballeuses algriennes ont paru mousses aprs les eorts consentis face la Tunisie et en absence de vritables doublures. Lincorporation pour la premire fois de la jeune Sara Khouidi au poste dailier na pas apport le plus escompt. La dfense a connu une nouvelle fois des ottements. A noter que les quatre deminalistes sont qualis pour le prochain Mondial de Serbie 2013. Il sagit de lAngola, de la Tunisie, de la Rpublique dmocratique du Congo et de lAlgrie. Cest grce la 8e place obtenue par lAngola au dernier 2011), que la Fdration internationale de handball (IHF) a rserv une quatrime place pour Chak B. la zone Afrique.

Laccession sloigne SAM 1 - RCK 0 Victoire trique Stade Ahmed Zabana dOran
Stade Ouali Mohamed de Mohammadia Arbitres : Bahloul, Boughzi et Belakhal But : Tlemcani (85) SAM Averts : Bouhadi, Beriat, Feroual et Haoua (SAM). Khelaf, Bernani, Mokrani et Zemame (RCK) Expulsion : Haoua 75 (SAM) SAM : Gharriche, Bahri, Mesbah, Aroussi, Feroual, Moumne, Grine, Haoua, Beriat (Allali 46), Kineskhi (Zouhiri 90+2), Boumadi (Tlemcani 61) Entr. : Bordji RCK : Mokrani, Zemame, Benchorfa, Anoussi, Sad, Bentadjuine (Allouli 71), Naddour, Berani (Oughrisse 62), Khelaf, Yssad, Chouied Entr. : Himade

Rsultats et classement
Ligue 2 (16e journe)

LUSB version Bougherara a bris une srie de dfaites en remportant ce match de la 16e journe aux dpens des Bjaouis, qui ont pourtant globalement domin la premire mi-temps en faisant peser un danger constant sur la cage de Benmoussa qui a dtourn avec brio les tirs successifs de Benchabane. A la 34 et contre le cours du jeu, Heriet a ouvert le score pour les locaux sur un coup franc direct excut des 20 mtres. Quelques minutes plus tard, celui-ci est fauch dans la surface de rparation, mais Belouham, charg de transformer le penalty, voit son tir arrt par Assani, le portier du MOB. Au retour des vestiaires, les gars de Rahmouni tentent plusieurs combinaisons pour dverrouiller la dfense de lUSB, sans toutefois russir concrtiser plusieurs occasions de niveler la marque. Le signe indien serait-il vaincu par les Biskris ? H. Moussaoui

MOC 2 - CABBA 1

LASM Oran narrive plus simposer. En effet, les gars de Mdina Jdida lont encore une fois prouv en concdant le nul face au MSPB qui aurait pu revenir avec les trois points en menant au score jusqu la 68 de jeu. Ce sont les locaux qui ouvrent le score peu aprs le premier quart dheure par le buteur maison, Mebarki, avant que les visiteurs ngalisent dix minutes plus tard. Plus entreprenant, le MSPB ne sest pas content de dfendre. Beaucoup plus dangereux, notamment sur des contres, les visiteurs ont surpris les protgs de Medjahed par un second but. Les Asmistes sloignent donc davantage du trio de tte. A noter que les joueurs de lASMO ont contest la dcision de larbitre qui a refus un but de Raho cinq minutes de la fin du match. A. M.

La rencontre, qui sest joue huis clos, a connu une domination des locaux en premire priode, sans quils ne parviennent trouver le chemin des filets faute de prcipitation et de manque de concentration. De retour des vestiaires, les hommes de la ville des Oranges sermonns par leur coach, sortirent de leur coquille, mais il a fallu attendre la 85 de jeu pour voir lexcellent Tlemcani, rentr en cours de jeu, ouvrir la marque, alors que le SAM voluait dix ds la 75 suite lexpulsion de Houa. A la 90+2, Benchorfa a failli galiser si ce nest la perspicacit du portier Gharriche qui sauva son team, lui offrant ainsi une prcieuse A. Taoui victoire.

MOC - CABBA ABM - ESM PAC - JSS USB - MOB ASMO - MSPB SAM - RCK USMB - USMBA USMAn - OM

2-1 1-1 1-2 1-0 2-2 1-0 0-0 1-0

Classement
1. CABBA 2. JSS 3. MOC 4. USMBA 5. MSPB 6. O.M - . ASMO 8. USMAn 9. MOB - . ESM 11. USMB 12. RCK --. ABM 14. SAM 15. PAC 16. USB
Ligue 1 (16e J)

Pts
36 31 28 27 26 23 23 22 21 21 20 18 18 15 14 8

J
16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16 16

Du beau spectacle
Stade Chahid Hamlaoui (Constantine) Arbitres : Necib, Meghlout, Hadjadji. Buts : Djemaouni (9), Khenifsi (42) MOC Bentayeb (32) CABBA Averts : Khenifsi, Chermat (MOC). Bendahmane, Bekhtaoui (CABBA) MOC : Chouih, Aiche, Bendridi, Benayada, Khenifsi, Yazid (Ydiou 83), Bourenane, Chermat (Belaidi 62), Bouregaa (Derbal 87), Beloufa, Djemaouni Entr. : Mechiche CABBA : Ferradji, Bekhtaoui, Mekioui (Djerrar 78), Benchergui, Bendahmane, Mohamed Rabah, Cherif El Ouezzani, Oudni (Abed 65), Benlatreche (Belkheir 52), Bentayeb, Belguerfi Entr. : Iftissene

USMB 0 - USMBA 0 PAC 1- JSS 2

Blida accroche

Saoura frappe fort


Stade Ahmed Falek de Hydra Arbitres : Sadi, Hadj Sad et Rezgane Buts : Djad (90 sp) pour le PAC-Omrani (42) et Zadi (83) pour la JSS Averts : Kedjour (PAC). Latrche et Sabouni (JSS) Expulsion : Kedjour (70) et Toumi (74) PAC. Bousmaha (48) JSS PAC : Hadjaoui, Si Hadj, Bitat, Kedjou, Kechameli, Toumi, Boudoumi, Ammour (Madouni 82), Harrouche (Djad 46), Benachour, Bouabdellah (Nekache 46) Entr. : Hamel JSS : Sefioune, Benhamioune, Terbah, Boukemacha, Fetehi, Bousmaha, Omrani, Zadi, Beldjillali, Bentazi

Stade Tchaker (Blida) Arbitres : Brahimi, Chebalah, et Idir Averts. : Aliouane (USMB), Kebali, Benharoun, Zadi, Boughendja (USMBA) USMB : Khaladi, Aliouane (Djahel 84), Djerroudi, Belkhither, Namani, Defnoun, Benloucif, Melika, Belkheir (Kirfali 63), Hammia (Hamrouni 80), Ledraa. Entr. : Amrouche USMBA : Zadi, Chikhaoui, Benharoun, Boughendja, Chebbana, Kebali, Banou, Zazoua (Kab 74), Hamich, Hamzaoui (Dif 45), Boukhari (Khali 84) Entr. : Benyelles.

Aujourdhui (15h)
MCEE - CRB ASK - WAT USMH - MCO JSMB - CSC NAHD - ESS CAB - USMA MCA - JSK ASO - MCS

(17h45) (17h45) (17h45)

El Watan

5 ALGER 16

8 ORAN 15

CONSTANTINE -1 13

4 OUARGLA 16

Retrouvez les prvisions compltes sur [Link]

LE QUOTIDIEN INDPENDANT - Samedi 21 janvier 2012


COMMENTAIRE

Lautre apartheid
Par Mohammed Larbi
n ltat actuel des choses, la solution deux Etats est difficilement envisageable. Elle est mme impossible. Dailleurs, des Palestiniens lont fait savoir et ont mme soulign quils allaient cesser denvisager le rglement de la question palestinienne sous cette forme. Un cauchemar pour ses dirigeants persuads quIsral pourrait disparatre dici les trente prochaines annes en raison du dsquilibre dmographique. Le premier dentre eux mettre en garde contre cette perspective est Shimon Peres, connu pour tre larchitecte de la colonisation isralienne. Lhistoire ne dit pas si ce chef, aujourdhui prsident isralien, regrette une politique qui nest plus seulement la sienne, car endosse par toute la classe politique isralienne. Ce qui est sr, par contre, cest que ce processus est maintenu, privant les Palestiniens de tous les lments constitutifs de lEtat, comme le territoire. Cest ce que constatent les organisations internationales, sans quune quelconque action internationale soit envisage. En ce sens, le ministre palestinien de lAgriculture, Ahmed Madjdalani, a affirm, jeudi Alger, que la Cisjordanie sera prive de 22% de ses terres agricoles, les plus fertiles de la Palestine, aprs le parachvement de la construction par Isral du mur de sparation peru, y compris par lONU, comme une frontire de fait. Le ministre palestinien a indiqu que la politique isralienne consistait en laccaparement des terres et des eaux, ce qui a grandement affect le secteur de lagriculture palestinienne. Lapport du secteur au PIB a baiss de 16% vers la fin des annes 1991 8% en 2007. Leau est aussi accapare au seul profit des Israliens, amenant une mission parlementaire franaise parler dapartheid. Quant lUnion europenne, elle aussi dresse des rapports alarmants classs sans suite, constate-t-on. Sa dernire trouvaille annonce hier consiste, si elle est retenue bien entendu, mettre les colons violents israliens sur une liste noire pour les empcher dentrer sur son territoire. Ce qui nest pas du tout srieux, car il ne sagit pas de sanctionner des individus, sachant que ces derniers, mme plus extrmistes que dautres, nauraient jamais mis les pieds en territoires palestiniens occups si, justement, Isral navait pas lanc le processus de leur colonisation. Cest une politique dEtat et rien dautre quil faut condamner et faire cesser. Membre du Quartette international, lEurope sait que cest cette politique qui bloque le processus de paix, parce quIsral, comme le soulignent les diplomates, veut la paix et les territoires, ce qui est impossible comme quation. Ce chantage la paix est apparu en 1995, quand les Israliens insistaient pour que les Arabes renoncent leurs territoires sils voulaient avoir la paix. Cest cette quation qui a t reprise par les Arabes, mais autrement, en parlant de lchange de paix contre les territoires. Cest ce qui avait t convenu dans les diffrents processus de paix, dtruits les uns aprs les autres par Isral.

STPHANE GALOUSTIAN DIRECTEUR GNRAL DE RENAULT ALGRIE

Nos rsultats de 2011 sont plus que satisfaisants

e groupe Renault Algrie, qui rassemble les marques Renault et Dacia, a termin lanne 2011 en beaut. Avec pas moins de 75 042 ventes ralises pendant cette priode, la marque au losange a ralis un rsultat plus que satisfaisant, selon les dclarations du directeur gnral de Renault Algrie, Stphane Galoustian. Au cours dun point de presse organis au niveau du nouveau sige du groupe, Oued Smar (Alger), M. Galoustian a attribu ces rsultats aux efforts fournis par son rseau : Cest grce notre rseau qui sagrandit danne s en anne que nous avons pu raliser ce iant chiffre, tout en remerciant les clients algriens qui continuent faire confiance au groupe Renault. Par marque, cest Renault qui rafle la s, mise avec 55 800 vhicules, ce qui rts reprsente 25,7% de parts de u march. Nous aurions pu faire davantage de chiffre si nous tions prsents dans deux voir segments importants, savoir le segment I0 (Atos, Picanto) et celui des pick-up, dira Zineb Ghout, responsable marketing chez Renault, qui ajoute quen dpit de cela, les ventes de son entreprise pour 2011 ont t au sommet de la vec pyramide du march avec la

commercialisation de 48 175 vhicules particuliers, alors quune berline familiale sur 3 vendues est une Symbol (28 171 ventes). Le quart des berlines citadines sont des Renault, en 2011, ds lors que la Clio a ralis 13 984 ventes durant cette priode. La marque roumaine Dacia nest pas en reste puis quelle a affich une lgre progression de 3,57% avec un volume de vente de 19 242 vhicules Dacia. Le SUV Duster demeure la satisfaction de cette marque puisque le Duster a ralis 2791 units, se classant en tte des ventes du segment. Au chapitre des agents agrs, Renault compte le plus grand

rseau avec 64 agents agrs travers le territoire national, alors quen 2005, ils ntaient que 26. En 2011, la filiale du constructeur franais a inaugur pas moins de 11 nouvelles affaires, prcise Hichem Nacer Bey, directeur du rseau. Pour 2012, Renault prvoit de dvelopper son rseau par louverture de nouvelles affaires. 90% des ventes, prcise le responsable, sont ralises par le rseau Renault. A une question sur le rseau des garages Motrio, Karim Cheriet, en sa qualit de directeur du service aprs-vente, a avanc le chiffre 202 points entre lEst, lOuest, le Centre et le dbut du Sud. C Interrog sur u probable hausse des prix, une M. Galoustia a assur que cette question Galoustian est tributa de leuro. Ce dernier, qui tributaire schang schangeait 100 DA, est pass 106 DA en 2012. Cela se rpercute forcm sur le prix des vhicules. forcment Idem p pour le projet de lusine de montage de vhicules Renault en Algrie o il a dclar que le dossier avance bie mais quen raison dune bien clause de con confidentialit entre les deux parties, il ne p pourra pas dire plus. Enfin, M. G Galoustian na rien voulu dvoiler de sa stratgie pour 2012 ni sur les vhicules qui seront introduits cette anne. Notre politique est base sur la discrtion. Je ne veux pas la d dvoiler mes concurrents, a-t- conclu. a-t-il Nadir Kerri

CONSTANTINE ORPHELINE DE SON DOYEN

DCS DU JOURNALISTE AZIZ RAHMANI


Un journaliste est parti. Aziz Rahmani a tir sa rvrence mercredi soir lge de 68 ans, aprs avoir combattu deux ans durant le cancer. Aziz sen va rejoindre ainsi son ami et compagnon Selim Mesbah. Cest toute la corporation qui perd son doyen, lun des gants qui ont donn au mtier ses lettres de noblesse et la ville du Rocher sa rputation de rservoir de plumes journalistiques. Il sen va au bout de 45 ans dune carrire palpitante qui lui a permis de briller, notamment dans la rubrique sportive o il a excell. Aziz a embrass le journalisme en septembre 1963 au quotidien An Nasr avant son arabisation. Beaucoup parmi les jeunes journalistes qui lont ctoy retiennent de lui sa lgendaire jovialit et sa tendresse. Tout tait dans le calembour et sa faon de dtourner le sens. La cigarette colle aux lvres, Aziz imprgnait les rdactions de son esprit. Lhumour tait sa faon dtre, son art de communiquer. Ctait lune des plus belles plumes que jai connues. Le matre du calembour. Un brillant billettiste et lun des plus grands journalistes sportifs aux cts de Selim Mesbah. Le plus subtile mme. Cest ainsi que se rappelle de lui son ami et compagnon, le chroniqueur Boubakeur Hamidechi. Sa matrise de la langue franaise faisait aussi sa notorit. Fin cruciverbiste, aucune grille ne lui rsistait. Ctait son passetemps favori. Aziz Rahmani faisait partie de la poigne de journalistes prcurseurs qui ont fond lhistorique magazine sportif El Hadef. Ctait aussi le premier journaliste algrien avoir couvert une Coupe du monde, ctait Londres en 1966. Il a t aussi directeur du quotidien rgional El Acil au milieu des annes 1990, et a travaill pour lEst Rpublicain et Le Soir dAlgrie avant de terminer au Quotidien dOran. Aziz Rahmani a t enterr jeudi, au cimetire dEl Khroub, en prsence de sa famille, de ses amis et de beaucoup de ses confrres. Nouri Nesrouche

POINT ZRO O

Le vent tide de la hamada

Par Chawki Amari

est connu, lagitation est un phnomne physique contagieux. Ce nest pas pour rien que le seul wali jamais enlev a t kidnapp prs de Debdeb. Cest la frontire libyenne que lnergie (positive pour les uns, ngative pour dautres) est la plus concentre. Cest connu aussi, il ne sut pas de surveiller militairement la bordure libyenne pour viter la contamination, le vent de lagitation sait passer barrages et patrouilles par les chotts, ergs et pistes. Mais en plus de tout lEst, il y a le Grand Sud, o au nord du Mali, la 4e rbellion targuie vient de dmarrer en attaquant plusieurs villes frontalires avec lAlgrie. Si lon ajoute au tableau le conit au Sahara occidental, cest la grande partie des territoires sahariens (laxe TindoufTamanrasset-Illizi) qui est soumis des mouvements de large ampleur. Le chaos ? Non, le danger vient des jonctions entre manifestations citoyennes et mthodes terroristes, par exemple, qui a par exemple permis

lenlvement du wali. Pour le Grand Sud, si les groupes dactivistes font alliance avec AQMI, qui a dj fait alliance avec les voyous du coin, et si les groupes touareg pour la libration de lAzawad font bon commerce avec les nombreux marchands darmes qui se sont installs dans la rgion, cest la tempte de sable. Si encore les nomades contrebandiers, qui ont dj fait alliance avec AQMI, sallient aux groupes surarms qui viennent de Libye, si tous sallient plus ou moins, cest lanarchie. Leondrement ? Tout se compliquera videmment, surtout si les chasseurs toubou et les chameliers reguibat sen mlent. Mais plus srieusement, ajoute aux rvoltes internes de Laghouat ou de Ouargla, linstabilit au Sud, Sud-Est et Sud-Ouest, rgions qui reprsentent les troisquarts du territoire algrien grandit sur tous les fronts. Il ny a que les gens du Nord qui pensent que le dsert est un paysage qui ne bouge pas.

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