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Espaces Vectoriels Normes

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Interrogation orale - Espaces vectoriels normés Jérôme Von Buhren - http://vonbuhren.free.

fr

Exercice 5 : Pour f 1 , . . . , f n : [0, 1] → R continues, on définit N : Rn → R par


Espaces vectoriels normés
N (x) = ∥x 1 f 1 + · · · + x n f n ∥∞ .

Déterminer une condition nécessaire et suffisante portant sur ( f 1 , . . . , f n ) pour


que l’application N soit une norme sur Rn .

Partie I Normes Exercice 6 : Montrer que pour tout x ∈ Rn , on a lim ∥x∥p = ∥x∥∞ .
p→+∞

I.A - Généralités
Exercice 7 : Soit n ∈ N∗ . Pour tout A ∈ Mn (R), on définit
Exercice 1 : Soit E un espace vectoriel normé. Ã !1/2
1. Montrer que ∥x∥ + ∥y∥ ⩽ 2 max(∥x + y∥, ∥x − y∥) pour tout (x, y) ∈ E 2 . a i2, j
X X
∥A∥1 = |a i , j |, ∥A∥2 = , ∥A∥∞ = max |a i , j |.
1⩽i , j ⩽n 1⩽i , j ⩽n 1⩽i , j ⩽n
2. Montrer que si la norme est euclidienne, alors on a
p
∀(x, y) ∈ E 2 , ∥x∥ + ∥y∥ ⩽ 2 max(∥x + y∥, ∥x − y∥). 1. Montrer que ∥ · ∥1 , ∥ · ∥2 et ∥ · ∥+∞ sont des normes sur Mn (R).

3. Vérifier que les constantes dans les inégalités précédentes sont optimales. 2. Pour chaque p ∈ {1, 2, +∞}, déterminer la constante C p ∈ R optimale telle
que
∀(A, B ) ∈ Mn (R)2 , ∥AB ∥p ⩽ C p ∥A∥p ∥B ∥p .
Exercice 2 : Soit E un espace vectoriel normé non nul. Montrer que E est une
droite vectorielle si et seulement si
Exercice 8 : On définit N : Mn (C) → R par
∀(x, y) ∈ E 2 , ∥x∥ + ∥y∥ = max(∥x + y∥, ∥x − y∥). Ã !
n
X
N (A) = max |a i , j | .
Exercice 3 : Montrer que N : R2 → R définie par N (x, y) =
p
x 2 + 2x y + 5y 2 est 1⩽i ⩽n j =1

une norme sur R2 .


1. Montrer que N est une norme sur Mn (C).

Exercice 4 : Soit (a 1 , . . . , a n ) ∈ Rn . On définit N : Rn → R par 2. Montrer que N (AB ) ⩽ N (A)N (B ) pour tout (A, B ) ∈ Mn (C)2 .
3. Montrer que si λ ∈ Sp(A) avec A ∈ Mn (C), alors |λ| ⩽ N (A).
N (x 1 , . . . , x n ) = a 1 |x 1 | + · · · + a n |x n |.
4. Montrer pour toute matrice A ∈ Mn (C) que
1. Déterminer une condition nécessaire et suffisante portant sur (a 1 , . . . , a n )
pour que l’application N soit une norme sur Rn . N (A) = sup ∥AX ∥∞ ∈ R | X ∈ Cn , ∥X ∥∞ = 1 .
© ª

2. Sous cette condition, comparer la norme N avec ∥ · ∥1 .

1
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Exercice 9 : On fixe une norme ∥ · ∥ sur Cn et on définit N : Mn (C) → C par Exercice 14 : Soit I ̸= ∅ un intervalle ouvert. On définit N : L 1 (I , R) → R par
½ ¯Z ¾ Z
∥AX ∥
∀A ∈ Mn (C), N (A) = sup . L (I , R) = f ∈ C (I , R) ¯ | f (t )| dt < +∞ et N ( f ) = | f (t )| dt .
1 0 ¯
X ∈Cn \{0} ∥X ∥ I I

1. Montrer que N est une norme sur Mn (C). Montrer que N est une norme sur L 1 (I , R).

2. Montrer que N (AB ) ⩽ N (A)N (B ) pour tout (A, B ) ∈ Mn (C)2 .


Exercice 15 : Soit I ̸= ∅ un intervalle ouvert. On définit N : L 2 (I , R) → R par
3. Montrer que si λ ∈ Sp(A) avec A ∈ Mn (C), alors |λ| ⩽ N (A).
¶1/2
4. Soit A ∈ Mn (C). Déterminer une expression explicite de N (A) en fonction
½ ¯Z ¾ µZ
L (I , R) = f ∈ C (I , R) ¯ | f (t )| dt < +∞ et N ( f ) =
2 0 2 2
f (t ) dt .
¯
des coefficients de A dans les deux cas suivants. I I

(i ) ∥ · ∥ = ∥ · ∥1 , (i i ) ∥ · ∥ = ∥ · ∥∞ . Montrer que N est une norme sur L 2 (I , R).

Exercice 10 : Soit n ∈ N avec n ⩾ 2. Existe-t-il une norme N sur Mn (R) telle que Exercice 16 : Montrer que pour tout f ∈ C 0 ([0, 1], R), lim ∥ f ∥p = ∥ f ∥∞ .
p→+∞

∀(A, B ) ∈ Mn (R)2 , N (AB ) = N (A)N (B ).


Exercice 17 : On définit l’application N : ℓ1 (R) → R par
( )
Exercice 11 : Soit n ∈ N avec n ⩾ 2. Existe-t-il une norme N sur Mn (R) telle que +∞
¯ X
1 N¯
ℓ (R) = u ∈ R ¯
X
|u n | < +∞ et N (u) = |u n |.
n∈N n=0
∀M ∈ Mn (R), ∀P ∈ GLn (R), N P M P −1 = N (M ).
¡ ¢

Montrer que N est une norme sur ℓ1 (R).


Exercice 12 : On définit une application N : Sn (R) → R par
Exercice 18 : On définit l’application N : ℓ2 (R) → R par
∥AX ∥2
∀S ∈ Sn (R), N (S) = sup . ( ) µ +∞ ¶1/2
X ∈Rn \{0} ∥X ∥2
¯ X
2 N 2
X 2
ℓ (R) = u ∈ R ¯ |u n | < +∞ et N (u) = un .
¯
n∈N n=0
1. Montrer que N est une norme sur Sn (R).
2. Montrer que N (AB ) ⩽ N (A)N (B ) pour tout (A, B ) ∈ Sn (R)2 . Montrer que N est une norme sur ℓ2 (R).
3. Soit S ∈ Sn (R). Montrer N (S) = max |λ| ∈ R | λ ∈ Sp(S) .
© ª

Exercice 13 : Montrer qu’il n’existe pas de norme sur l’algèbre RN vérifiant la pro-
priété ∥u · v∥ ⩽ ∥u∥∥v∥ pour tout (u, v) ∈ RN × RN .

2
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I.B - Boules d’un espace vectoriel normé I.C - Normes équivalentes


Exercice 19 : Soient E un espace vectoriel normé, (a, b) ∈ E 2 et (r, s) ∈ R2+ . Montrer Exercice 26 : Si (a n ) désigne la suite des coefficients de P ∈ R[X ], on note
que B (a, r ) = B (b, s) si et seulement si (a, r ) = (b, s).
à !1/2
+∞ +∞
2
X X
N1 (P ) = |a i |, N2 (P ) = |a i | , N∞ (P ) = max |a i |.
Exercice 20 : Soient E un espace vectoriel normé, (a, b) ∈ E 2 et (r, s) ∈ R2+ . Montrer i =0 i =0 i ∈N
que B̄ (a, r ) ⊂ B̄ (b, s) si et seulement si ∥a − b∥ ⩽ s − r .
1. Montrer que ces applications sont des normes sur R[X ].
Exercice 21 : Soient E un espace vectoriel normé, (a, b) ∈ E 2 et (r, s) ∈ R2+ . Montrer 2. Comparer ces normes.
que B̄ (a, r ) ∩ B̄ (b, s) ̸= ∅ si et seulement si ∥a − b∥ ⩽ r + s.
Exercice 27 : Pour tout a ∈ R+ , on définit N a : R[X ] → R par
Exercice 22 : Soient N1 et N2 deux normes sur un espace vectoriel E . Montrer Z 1
que N1 = N2 si et seulement si leur sphère unité est la même.
N a (P ) = |P (a)| + |P ′ (t )| dt .
0

Exercice 23 : Soient N1 et N2 deux normes sur un espace vectoriel E .


On fixe (a, b) ∈ R2+ .
1. Montrer que N = max(N1 , N2 ) est une norme sur E .
1. Montrer que N a et Nb sont des normes sur R[X ].
2. Exprimer la boule unité de N avec les boules unités de N1 et N2 .
2. Montrer que si a ̸= b et b > 1, alors N a et Nb ne sont pas équivalentes.

Exercice 24 : Soient a, b > 0. On définit N : R2 → R par 3. Montrer que si (a, b) ∈ [0, 1]2 , alors N a et Nb sont équivalentes.
q
N (x, y) = ax 2 + b y 2 . Exercice 28 : Soit A une partie non vide de R. Pour tout P ∈ R[X ], on note

1. Montrer que N est une norme sur R2 . N A (P ) = sup |P (x)|.


x∈A
2. Représenter sa boule unité.
3. Comparer N avec ∥ · ∥2 de R2 . 1. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur l’ensemble A pour
que l’application N A soit une norme sur R[X ].

Exercice 25 : On définit N : R2 → R par N (x, y) = sup |x + t y|. 2. Soient A et B deux parties non vides de R vérifiant la condition trouvée. Mon-
t ∈[0,1] trer que les assertions suivantes sont équivalentes.
1. Montrer que N est une norme sur R2 . (i ) On a A = B .
2. Représenter sa boule unité. (i i ) Les normes N A et NB sont égales.
(i i i ) Les normes N A et NB sont équivalentes.

3
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Exercice 29 : Soit (a n ) ∈ RN . On définit N a : B (N, R) → R où B (N, R) est l’en- Exercice 34 : On définit l’application N : C 1 ([0, 1], R) → R par
semble des suites réelles bornées par
µ Z 1 ¶1/2
+∞
X N ( f ) = f (0)2 + f ′ (t )2 dt .
N a (u) = a n |u n |. 0
n=0
1. Montrer que N est une norme sur C 1 ([0, 1], R).
1. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur (a n ) pour que N a soit
une norme sur B (N, R). 2. Comparer N à ∥ · ∥∞ .

2. Sous cette condition, comparer N a et ∥ · ∥∞ .


Exercice 35 : On définit N1 : C 1 ([0, 1], R) → R et N2 : C 1 ([0, 1], R) → R par

Exercice 30 : On note ℓ1 (R) l’espace vectoriel des suites réelles sommables. Pour
N1 ( f ) = | f (0)| + ∥ f ′ ∥∞ et N2 ( f ) = ∥ f ∥∞ + ∥ f ′ ∥∞ .
toute suite u ∈ ℓ1 (R), on note

+∞ µ +∞ ¶1/2 1. Montrer que N1 et N2 sont des normes équivalentes sur C 1 ([0, 1], R).
u n2
X X
∥u∥1 = |u n |, ∥u∥2 = , ∥u∥∞ = sup |u n |. 2. Sont-elles équivalentes à ∥ · ∥∞ ?
n=0 n=0 n∈N

1. Montrer que ∥ · ∥1 , ∥ · ∥2 et ∥ · ∥∞ sont des normes sur ℓ1 (R). 1


Z
Exercice 36 : Soit ϕ : [0, 1] → R une fonction de classe C telle que 1
ϕ(t ) dt ̸= 0.
2. Comparer ces trois normes. 0
On définit N1 : C 1 ([0, 1], R) → R et N2 : C 1 ([0, 1], R) → R par

Exercice 31 : Soit E l’ensemble des suites réelles bornées u telles que u 0 = 0. On Z 1¯


¯Z 1
¯ Z 1
¯ f ′ (t )¯ dt
¯ ¯ ¯ ¯ ′ ¯
définit N : E → R par N (u) = sup |u n+1 − u n |. N1 ( f ) = | f (0)| + et N2 ( f ) = ¯¯ f (t )ϕ(t ) dt ¯¯ + ¯ f (t )¯ dt .
n∈N 0 0 0

1. Montrer que N est une norme sur E .


1. Montrer que N1 et N2 sont des normes sur C 1 ([0, 1], R).
2. Comparer N et ∥ · ∥∞ .
2. Montrer que N1 et N2 sont équivalentes.

Exercice 32 : Pour ( f , g ) ∈ C 0 ([0, 1], R)2 , on note N g ( f ) = ∥g f ∥∞ .


Exercice 37 : On note E l’ensemble des fonctions f : [0, 1] → R de classes C 1 vé-
1. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur g pour que N g soit rifiant f (0) = 0. On définit N1 : E → R et N2 : E → R par
une norme sur C 0 ([0, 1], R).
2. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur g pour que N g soit N1 ( f ) = ∥ f ′ ∥∞ et N2 ( f ) = ∥ f + f ′ ∥∞ .
une norme équivalente à ∥ · ∥∞ sur C 0 ([0, 1], R).
1. Montrer que N1 et N2 sont des normes sur E .
Exercice 33 : Comparer ∥ · ∥1 , ∥ · ∥2 et ∥ · ∥∞ sur C ([0, 1], R). 0
2. Montrer que N1 et N2 sont équivalentes.

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Exercice 38 : On note E l’ensemble des fonctions f : [0, π] → R de classes C 2 vé- I.D - Équivalences des normes en dimension finie
rifiant f (0) = f ′ (0) = 0. On définit N1 : E → R et N2 : E → R par
Exercice 42 : Soit n ∈ N∗ . Pour tout p ∈ [1, +∞[ et x ∈ Rn , on note
N1 ( f ) = ∥ f ∥∞ + ∥ f ′′ ∥∞ et N2 ( f ) = ∥ f + f ′′ ∥∞ . Ã
n
!1/p
p
X
∥x∥p = |x k | et ∥x∥∞ = max ( |x k | ).
1. Montrer que N1 et N2 sont des normes sur E . k=1 1⩽k ⩽n

2. Montrer que N1 et N2 sont équivalentes. 1. Montrer que pour tout p ∈ [1, +∞[ et tout x ∈ Rn , on a
1

Exercice 39 : Soit E un sous-espace vectoriel de C 0 ([0, 1], R) tel que ∥x∥∞ ⩽ ∥x∥p ⩽ n p ∥x∥∞ .

∃A > 0, ∀f ∈ E, ∥ f ∥∞ ⩽ A∥ f ∥2 . 2. Soit (p, q) ∈ R2 tel que 1 ⩽ p < q. Montrer que pour tout x ∈ Rn , on a
1
− q1
1. Montrer que si (e 1 , . . . , e p ) une famille orthonormée de E , alors ∥x∥q ⩽ ∥x∥p ⩽ n p ∥x∥q .
° °
p p
Exercice 43 : Soit n ∈ N un entier naturel.
°X °
∀(x 1 , . . . , x p ) ∈ Rp , ° x i e i ° ⩽ A x i2 .
° ° X
°i =1 °
∞ i =1 1. Montrer qu’il existe λn > 0 tel que
Z 1
2. En déduire que E est de dimension finie et que dim(E ) ⩽ A 2 . ∀P ∈ Rn [X ], |P (t )| dt ⩾ λn · sup |P (t )|.
0 t ∈[0,1]

Exercice 40 : Soit A une partie bornée d’un espace vectoriel normé E . On note L 2. Montrer que la suite (λn )n∈N converge vers 0.
l’ensemble des applications lipschitzienne de A dans E et pour a ∈ A, on définit
l’application N a : L → R par
Exercice 44 : Soit (z 0 , . . . , z d ) ∈ Rd +1 où d ∈ N. On définit N : Rd [X ] → R par
∥ f (x) − f (y)∥
½ ¯ ¾
2 d
N a = ∥ f (a)∥ + sup ∈ R+ ¯ (x, y) ∈ A , x ̸= y .
¯ X
∥x − y∥ N z (P ) = |P (z i )|.
i =0
1. Montrer que N a est une norme sur L pour tout a ∈ A.
1. Montrer que N est une norme sur Rd [X ].
2. Montrer que les normes N a et Nb sont équivalentes pour tout (a, b) ∈ A 2 .
2. On considère une suite (P n )n∈N de polynômes de Rd [X ]. Pour tout n ∈ N,
on note (a 0,n , . . . , a d ,n ) les coefficients de P n . Montrer que les assertions sui-
Exercice 41 : Soient N1 et N2 deux normes sur un espace vectoriel E . Montrer que vantes sont équivalentes.
les assertions suivantes sont équivalentes. (i ) La suite (P n )n∈N converge uniformément sur tout segment de R.
(i ) Les normes N1 et N2 sont équivalentes. (i i ) La suite (P n )n∈N converge simplement sur R.
(i i ) Les ouverts de (E , N1 ) sont les ouverts de (E , N2 ). (i i i ) Pour tout k ∈ J0, d K, la suite (a k,n )n∈N converge.
(i i i ) Les suites convergentes de (E , N1 ) sont les suites convergentes de (E , N2 ).

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Exercice 45 : Soit n ∈ N un entier naturel. On note E n l’ensemble des polynômes I.E - Calculs de distance à une partie
unitaires de degré n de R[X ]. Montrer que
Exercice 48 : On munit l’espace B (N, R) des suites réelles bornées de ∥ · ∥∞ .
Z 1
1. Calculer la distance de la suite (1)n∈N au sous-espace vectoriel des suites
∃C > 0, ∀P ∈ E n , |P (t )| dt > C .
0 réelles convergeant vers 0.
2. Calculer la distance de la suite ((−1)n )n∈N au sous-espace vectoriel des suites
Exercice 46 : On définit N : Mn (R) → R par N (A) = n max |a i , j |. réelles convergentes.
1⩽i , j ⩽n

1. Montrer que N est une norme sur Mn (R). 3. Calculer la distance de la suite (1)n∈N au sous-espace vectoriel
2. Montrer que N (AB ) ⩽ N (A)N (B ) pour tout (A, B ) ∈ Mn (R) . 2
∆u | u ∈ B (N, R)
© ª
où (∆u)n = u n+1 − u n .
3. Montrer que si ∥ · ∥ est une norme sur Mn (R), alors il existe C > 0 tel que

∀(A, B ) ∈ Mn (R), ∥AB ∥ ⩽ C ∥A∥∥B ∥. Exercice 49 : On munit l’espace B ([−1, 1], R) des fonctions bornées de [−1, 1]
vers R de la norme ∥ · ∥∞ . On définit f : [−1, 1] → R par

Exercice 47 : Soit A une algèbre normé de dimension finie. On définit une appli-

 1 si x ∈ ]0, 1]
cation N : A → R par N (a) = sup ∥ax∥. f (x) = 0 si x =0
∥x∥=1 
−1 si x ∈ [−1, 0[.
1. Montrer que N est bien définie.
2. Montrer que N est une norme sur A équivalente à ∥ · ∥. Déterminer la distance de la fonction f à C 0 ([−1, 1], R).
3. Montrer que N (ab) ⩽ N (a)N (b) pour tout (a, b) ∈ A 2 .

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Partie II Suites d’un espace vectoriel normé Exercice 55 : On considère la matrice


µ ¶
1 1 −2
Exercice 50 : Soient (u n ) et (v n ) deux suites d’un espace vectoriel réel de dimen- A= ∈ M2 (R).
4 1 4
sion finie convergeant respectivement vers u et v. Montrer que si u n et v n sont
colinéaires pour tout n ∈ N, alors u et v sont colinéaires. 1. Étudier la convergence de la suite (A n )n∈N .
2. Étudier la convergence de la série de terme général A n .
Exercice 51 : On admet que l’ensemble Z + 2πZ est dense dans R. On fixe un
intervalle non vide I = ]a, b[ tel que I ⊂ ] − 1, 1[.
Exercice 56 : Soit x ∈ R. Étudier la convergence de la suite (A n )n∈N∗ définie par
1. Montrer qu’il existe n ∈ N tel que cos(n) ∈ I .
 x n
2. Montrer qu’il existe une infinité de n ∈ N tel que cos(n) ∈ I . 1 −
∀n ∈ N∗ , An =  x n  ∈ M2 (R).
3. En déduire l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite (cos(n))n∈N . 1
n

Exercice 52 : Soient (p n )n∈N une suite d’entiers relatifs et (q n )n∈N une suite d’en- Exercice 57 : Soit M ∈ Mn (C) une matrice diagonalisable.
tiers naturels non nuls. Montrer que si (p n /q n )n∈N converge vers x ∈ R \ Q, alors 1. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur les valeurs propres de
la matrice M pour que la suite (M k )k∈N converge.
lim |p n | = lim q n = +∞.
n→+∞ n→+∞ 2. Sous cette condition, montrer que la limite est un projecteur.
3. Préciser les éléments caractéristiques de ce projecteur.
Exercice 53 : Soit (A k )k∈N une suite d’éléments de GLn (C) qui converge vers la
matrice A ∈ Mn (C).
Exercice 58 : Soit M ∈ Mn (C) une matrice diagonalisable. Montrer que les asser-
1. La matrice A est-elle nécessairement inversible ? tions suivantes sont équivalentes.
2. On suppose que (A −1 )
k k∈N
converge vers B ∈ Mn (C). Montrer que A est in- 1. Toutes les valeurs propres de M sont de module strictement inférieur à 1.
−1
versible et que B = A .
2. La suite (M k )k∈N converge vers la matrice nulle.
3. La série de terme général M k converge.
Exercice 54 : On considère la matrice

Exercice 59 : Soit A ∈ Mn (Z). Montrer que si la suite (A k )k∈N converge vers la


µ ¶
1 −1 −2
A= ∈ M2 (R).
2 3 4 matrice nulle, alors A est nilpotente.

1. Étudier la convergence de la suite (A n )n∈N .


Exercice 60 : Soit A ∈ Mn (R). Montrer qu’il existe une suite (A p )p∈N d’éléments
2. Étudier la convergence de la série de terme général A n . de GLn (R) qui converge vers A.

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Exercice 61 : On fixe une norme sous-multiplicative ∥ · ∥ sur Mn (C) et on consi- Exercice 66 : Si (a n )n∈N désigne la suite des coefficients de P ∈ R[X ], on note
dère une matrice A ∈ Mn (C) tel que ∥A∥ < 1. ¯a ¯
¯ i¯
1. Montrer que la suite (A k )k∈N converge vers la matrice nulle. N (P ) = max ¯ ¯ .
i ∈N i
2. Montrer que la série de terme général A k converge, que la matrice In − A est
1. Montrer que N est une norme sur R[X ].
inversible et que l’on a la relation
2. Montrer que la suite (X n ) converge vers 0.
+∞
(In − A)−1 = Mk. 3. Soit P ∈ R[X ] de degré d > 0.
X
k=0 (a) Montrer que (1, . . . , X d −1 , P, X d +1 − P, . . .) est une base de R[X ].
3. Montrer que l’on a l’inégalité (b) Construire une norme N sur R[X ] telle que (X n ) converge vers P .

2
°(In − A)−1 − (In + A)° ⩽ ∥A∥ .
° °
1 − ∥A∥

Exercice 62 : Pour q ∈ N∗ , on note E q l’ensemble des A ∈ Mn (C) tels que A q = In .


1. Montrer que In est un point isolé dans E q .
2. Montrer que les points de E q \ {±In } ne sont pas isolés dans E .
3. Soit A ∈ E q . Montrer qu’il existe un réel ε > 0 tel que si une matrice B ∈ E q
vérifie ∥A − B ∥ < ε, alors A et B sont semblables.

Exercice 63 : Soit A ∈ Mn (C). Montrer que exp(A) est un polynôme en A.

Exercice 64 : Soit A ∈ Mn (C). Montrer qu’il existe un entier k 0 ∈ N tel que

k Ap
∀k ∈ N ∩ [k 0 , +∞[, ∈ GLn (C).
X
p=0 p!

A k
µ ¶
Exercice 65 : Soit A ∈ Mn (C). Montrer que lim In + = exp(A).
k→+∞ k

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Partie III Topologie Exercice 72 : Soit E un espace vectoriel complexe de dimension finie. Montrer
que l’ensemble des symétries de E est une partie fermée de L (E ).
III.A - Parties ouvertes et fermées
Exercice 73 : Soient n ∈ N∗ et r ∈ J0, n K. Montrer que l’ensemble des matrices
Exercice 67 : Déterminer si les parties suivantes de R sont ouvertes ou fermées. de Mn (R) de rang au plus r est un fermé de Mn (R).

(i ) Q, (i i ) R \ Q, (i i i ) Z.
Exercice 74 : Soit B (N, R) l’espace vectoriel des suites réelles et bornées muni de
la norme définie par ∥u∥∞ = sup|u n |.
Exercice 68 : Soit U un ouvert de R. On définit une relation sur U par n∈N
1. La partie des suites croissantes de B (N, R) est-elle fermée ?
xR y ⇔ [x, y] ⊂ U . 2. La partie des suites convergentes de B (N, R) est-elle fermée ?

1. Montrer que R est une relation d’équivalence. 3. La partie des suites stationnaires en 0 de B (N, R) est-elle fermée ?

2. Soit x ∈ U . Montrer que la classe de x est un intervalle ouvert.


Exercice 75 : Soit B (N, R) l’espace vectoriel des suites réelles et bornées muni de
3. En déduire que U est une réunion d’intervalles ouverts disjoints. la norme définie par ∥u∥∞ = sup|u n |. Pour tout k ∈ N, on note
n∈N

Exercice 69 : Soit λ > 0. Pour tout entier n ∈ N∗ , on note F k = {u ∈ B (N, R) | u 0 = · · · = u k = 0, ∥u∥∞ = 1}.

1 2 1 2 λ2 1. Montrer que F k est une partie fermée pour tout k ∈ N.


½ ¯ µ ¶ µ ¶ ¾

B n = (x, y) ∈ R ¯ x − + y− ⩽ 2 .
n n n 2. Déterminer l’intersection des F k pour k ∈ N.
1. A quelle condition sur λ a-t-on B n+1 ⊂ B n ?
Exercice 76 : Soit ℓ1 (C) l’espace vectoriel des suites (a n ) ∈ CN telles que la série de
2. Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour la réunion des B n
terme général a n converge absolument. On définit N : ℓ1 (C) → R et l’ensemble F
pour n ∈ N∗ soit fermé.
par
+∞ ½ ¯ +∞ ¾
1
|a n | et F = a ∈ ℓ (C) ¯
X ¯ X
N (a) = an = 1 .
Exercice 70 : Déterminer si les parties suivantes de l’espace vectoriel Mn (R) sont n=0 n=0
ouvertes ou fermées.
1. Montrer que N est une norme sur ℓ1 (C).
(i ) GLn (R), (i i ) Sn (R), (i i i ) On (R). 2. L’ensemble F est-il ouvert ? fermé ? borné ?

Exercice 71 : Soit E un espace vectoriel complexe de dimension finie. Montrer


que l’ensemble des projecteurs de E est une partie fermée de L (E ).

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Exercice 77 : On note E n l’ensemble des polynômes réels unitaires de degré n Exercice 82 : Montrer que si F un sous-espace vectoriel ouvert d’un espace vec-
scindés sur R. Soit P ∈ Rn [X ] un polynôme unitaire de degré n. toriel normé E , alors F = E .
1. Montrer que P ∈ E n si et seulement si |P (z)| ⩾ | Im(z)|n .
Exercice 83 : Soient E un espace préhilbertien et X une partie de E . Montrer
2. En déduire que E n est une partie fermée de Rn [X ].
que X ⊥ est une partie fermée de E .

Exercice 78 : On note Un l’ensemble des polynômes réels de degré n scindés à


racines simples sur R. III.B - Intérieur et adhérence
1. Soit P ∈ Un . Montrer qu’il existe x 0 < · · · < x n tel que Exercice 84 : Déterminer l’intérieur et l’adhérence des parties suivantes de R.

∀i ∈ J0, n − 1K, P (x i )P (x i +1 ) < 0. (i ) Q, (i i ) R \ Q, (i i i ) Z.

2. En déduire que Un est une partie ouverte de Rn [X ]. Exercice 85 : Déterminer l’intérieur et l’adhérence des parties suivantes de l’es-
pace vectoriel Mn (R).
Exercice 79 : Soient A et B deux parties d’un espace vectoriel normé E .
(i ) GLn (R), (i i ) Sn (R), (i i i ) On (R).
1. Montrer que si A et B sont ouverts, alors A + B est ouvert.
2. Montrer que A = {(x, y) ∈ R2 | x y = 1} et B = {0} × R sont fermés.
Exercice 86 : On munit E = C 0 ([−1, 1], R) de la norme ∥ · ∥∞ . Déterminer l’inté-
3. Montrer que A + B n’est pas fermé. rieur et l’adhérence de l’ensemble P des fonctions polynomiales dans E et de
l’ensemble D des fonctions dérivables dans E .
Exercice 80 : Soit (x n ) une suite d’un espace vectoriel normé E . On note
\ Exercice 87 : Soit A ∈ Mn (C). Montrer que A est nilpotente si et seulement si la
A= An où A n = {x p | p ⩾ n}. matrice nulle est dans l’adhérence de {P AP −1 | P ∈ GLn (C)}.
n∈N

1. Montrer que A est l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite (x n ). Exercice 88 : On fixe deux parties A et B d’un espace vectoriel normé E . Montrer
2. En déduire que A est fermé. les relations suivantes.

(i ) (A ∩ B )◦ = A ◦ ∩ B ◦ , (i i ) A ◦ ∪ B ◦ ⊂ (A ∪ B )◦ ,
Exercice 81 : Soient A et B deux parties non vides d’un espace vectoriel normé E
telles que (i i i ) A ∪ B = A ∪ B , (i v) A ∩ B ⊂ A ∩ B .
d (A, B ) = inf d (x, y) > 0.
x∈A,y∈B
Exercice 89 : Soit E un espace vectoriel normé. Montrer que l’adhérence d’une
Montrer qu’il existe deux ouverts disjoints U et V tels que A ⊂ U et B ⊂ V . boule ouverte est la boule fermée de même centre et même rayon.

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Exercice 90 : Montrer que l’adhérence et l’intérieur d’une partie convexe d’un III.C - Densité
espace vectoriel normé E sont des parties convexes.
Exercice 95 : Soit r ∈ N∗ .
1. Montrer que l’ensemble {p · r −n | (p, n) ∈ Z × N} est dense dans R.
Exercice 91 : Soient F un fermé non vide d’un espace vectoriel normé E . Montrer
que x ∈ F si et seulement si d (x, F ) = 0. 2. En déduire que l’ensemble des nombres décimaux est dense dans R.

Exercice 92 : Soit F un sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel normé E . Exercice 96 : Soit A une partie non vide de R telle que
1. Montrer que si F ̸= E , alors F est d’intérieur vide. a +b
∀(a, b) ∈ A 2 , ∈ A.
2. Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E . 2
3. En déduire que si F est un hyperplan de E , alors F est fermé ou F est dense Montrer que A est dense dans ] inf(A), sup(A)[.
dans E .

Exercice 97 : Soit A une partie non vide de R∗+ telle que


Exercice 93 : Soit A une partie bornée et non vide d’un espace vectoriel normé E .
p
On définit Diam(A) = sup ∥x − y∥. ∀(a, b) ∈ A 2 , ab ∈ A.
(x,y)∈A 2

1. Montrer A et Fr(A) sont bornés. Montrer que A est dense dans ] inf(A), sup(A)[.
2. Montrer que Diam(A) = Diam(A).
Exercice 98 : Soit H un sous-groupe non trivial de (R, +). On note
3. Montrer que Diam(Fr(A)) = Diam(A).
a = inf{x ∈ H | x > 0}.
Exercice 94 : On considère un entier n ∈ N∗ .
1. Montrer que si f : Rn → R est une fonction polynomiale non nulle, alors l’en- 1. Montrer que si a > 0, alors a ∈ H et H = a Z.
semble Z = {x ∈ Rn | f (x) = 0} est un fermé d’intérieur vide. 2. Montrer que si a = 0, alors H est dense dans R.
2. Montrer qu’il existe une partie E ⊂ R contenant n 2 éléments telle que pour 3. Soit (a, b) ∈ (R∗ )2 . Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour
toute matrice A ∈ Mn (R) vérifiant que la partie a Z + b Z soit dense dans R.

E = a i , j | (i , j ) ∈ J1, n K2 ,
© ª
Exercice 99 : Montrer que si H est un sous-groupe strict de R, alors R\H est dense
on a A ∈ GLn (R). dans R.

Exercice 100 : On admet que l’ensemble Z + 2πZ est dense dans R. Montrer que
la partie {cos(n) | n ∈ N} est dense dans [−1, 1].

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Exercice 101 : Soient (u n ) et (v n ) deux suites de nombres réels telles que Exercice 106 : En utilisant la densité de GLn (C) dans Mn (C), montrer les résultats
suivants.
lim u n = lim v n = +∞ et lim u n+1 − u n = 0.
n→+∞ n→+∞ n→+∞ (i ) On a det(Com(A)) = (det(A))n−1 pour tout A ∈ Mn (C).

1. Montrer que {u p − v q ∈ R | (p, q) ∈ N2 } est dense dans R. (i i ) On a Com(AB ) = Com(A) Com(B ) pour tout (A, B ) ∈ Mn (C)2 .

2. En déduire que {cos(ln(n)) | n ∈ N∗ } est dense dans [−1, 1]. (i i i ) Si A ∈ Mn (C) et B ∈ Mn (C) sont des matrices semblables, alors les ma-
trices Com(A) et Com(B ) sont semblables.

Exercice 102 : Soit (u n ) une suite strictement croissante vérifiant


Exercice 107 : On note E = C 0 ([0, 1), R) et F = { f ∈ E | f (0) = 0}.
u n+1
lim u n = +∞ et lim = 1. 1. Montrer que F n’est pas dense dans E muni de ∥ · ∥∞ .
n→+∞ n→+∞ u n
2. Montrer que F est dense dans E muni de ∥ · ∥1 .
up
½ ¯ ¾
2
Montrer que ∈ R ¯ (p, q) ∈ N , p > q est dense dans [1, +∞[.
¯
uq Exercice 108 : On munit C 0 ([0, 1], R) de la norme ∥ · ∥∞ . On note
1
Exercice 103 : Soit f : R+ → R une fonction dérivable telle que
½ ¯Z ¾
A= f ∈E ¯ f (t ) dt = 0 et B = { f ∈ E | ∀t ∈ [0, 1], f (t ) ⩾ 0}.
¯
0
lim f (x) = +∞ et lim f ′ (x) = 0.
x→+∞ x→+∞ 1. Montrer que l’ensemble des fonctions polynomiales de B est dense dans B .
Montrer que { f (m) − f (n) ∈ R | (m, n) ∈ N2 } est dense dans R. 2. Montrer que l’ensemble des fonctions polynomiales de A est dense dans A.

Exercice 104 : Soit n ∈ N∗ . Pour tout corps K , on note D n (K ) l’ensemble des ma- Exercice 109 : On munit C ∞ ([0, 1], R) de la norme N : C ∞ ([0, 1], R) → R définie
trices diagonalisables de Mn (K ) par N ( f ) = ∥ f ∥ + ∥ f ′ ∥. Montrer que l’ensemble des fonctions polynomiales est
dense dans (C ∞ ([0, 1], R), N ).
1. Montrer que D n (C) est dense dans Mn (C).
2. Est-ce que D n (R) est dense dans Mn (R) ?
Exercice 110 : Soit f : [a, b] → R continue par morceaux. On souhaite montrer

Exercice 105 : Soient (A, B ) ∈ Mn (C)2 . b 2 b


Z Z
lim f (t )| sin(nt )| dt = f (t ) dt .
1. Montrer que si A est inversible, alors AB et B A sont semblables. n→+∞ a π a

2. En déduire que si A est inversible, alors χ AB = χB A . 1. Montrer le résultat si f est une fonction constante.
3. Montrer que GLn (C) est dense dans Mn (C). 2. Montrer le résultat si f est une fonction en escalier.
4. En déduire que χ AB = χB A . 3. Montrer le résultat en toute généralité.

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Exercice 111 : Soient U et V deux parties denses d’un espace vectoriel normé E . Partie IV Compacité
Montrer que si U est ouvert, alors U ∩ V est dense dans E .
IV.A - Généralités
Exercice 112 : Soit f : E → F une application continue et surjective entre deux
espaces vectoriels normés. Montrer que si X est une partie dense de E , alors f (X ) Exercice 114 : On considère E = C 0 ([0, 2π], C) muni de la norme ∥ · ∥2 . Pour tout
est dense dans F . entier n ∈ N, on définit f n ∈ E par f n (t ) = eint .
1. Calculer ∥ f n − f m ∥ pour tout (m, n) ∈ N2 .
Exercice 113 : Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie. Montrer que 2. En déduire que la boule unité fermé de n’est pas compact.
si C est une partie convexe et dense dans E , alors C = E .
Exercice 115 : Montrer que On (R) est un compact de Mn (R).

Exercice 116 : On note S l’ensemble des solutions de l’équation différentielle

y (n) + a n−1 y (n−1) + · · · + a 1 y ′ + a 0 y = 0

où a 0 , . . . , a n−1 : I → R sont des fonctions continues. On fixe x 0 ∈ R. On souhaite


montrer qu’il existe η > 0 tel que tout élément non nul de S s’annule au plus n − 1
fois sur ]x 0 − η, x 0 + η[. On raisonne par l’absurde et on note

n−1 n o
sup | f (k) (x)| ∈ R | x ∈ [x 0 − 1, x 0 + 1] .
X
∀ f ∈ S, N(f ) =
k=0

1. Montrer que N est une norme sur S.


2. Montrer qu’il existe une suite ( f p ) ⊂ S telle que N ( f p ) = 1 et f p s’annule au
moins n fois sur ]x 0 − 1/p, x 0 + 1/p[.
3. En déduire le résultat.

Exercice 117 : Soit (x n ) une suite convergente d’un espace vectoriel normé E . On
note x la limite de (x n ). Montrer que A = {x} ∪ {x n | n ∈ N} est compact.

Exercice 118 : Soit G une partie non vide et compacte de GLn (C). Montrer que
si G est stable par produit, alors G est un sous-groupe de GLn (C).

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Exercice 119 : Soit G une partie compacte et stable par produit de GLn (C). Exercice 125 : Montrer que la boule unité fermé d’un espace vectoriel normé est
1. Montrer que si A ∈ G, alors Sp(A) ⊂ U. compact si et seulement si sa sphère unité est compact.
2. Montrer que si A ∈ G, alors Ker(A − λIn ) = Ker (A − λIn )2 pour tout λ ∈ C.
¡ ¢

3. Que peut-on en déduire ? Exercice 126 : Soit K une partie compacte d’un espace vectoriel normé E . Montré
que si 0 ∉ K , alors F = {λ · x | λ ∈ R+ , x ∈ K } est une partie fermée de E .

Exercice 120 : Soit n ∈ N. On note F n l’ensemble des polynômes complexes uni-


taire de degré n dont toutes les racines sont de module 1. Exercice 127 : Soient K un compact et L une partie d’un espace vectoriel
normé E .
1. Montrer que F n est une partie fermée de Cn [X ].
1. Montrer que si L est fermé, alors K + L est un fermé de E .
2. Déterminer l’adhérence de {M ∈ Mn (C) | ∃k ∈ N∗ , M k = In } dans Mn (C).
2. Montrer que si L est compact, alors K + L est un compact de E .

Exercice 121 : Soient (u n )n∈N et (v n )n∈N deux suites réelles telles que
Exercice 128 : On considère deux parties K et L non vides d’un espace vectoriel
u n + v n −−−−−→ 0 et eun + ev n −−−−−→ 2. normé E . On note
n→+∞ n→+∞
d (K , L) = inf d (x, y).
Montrer que les suites (u n )n∈N et (v n )n∈N sont convergentes. x∈K ,y∈L

1. On suppose que K et L sont compacts. Montrer que K et L sont disjoints si


Exercice 122 : Soit (u n ) une suite bornée d’un espace vectoriel normé E . On sup- et seulement si d (K , L) > 0.
pose que lim 2u n + u 2n = 0. 2. Le résultat reste-il vrai si K est compact et L fermé ?
n→+∞
1. Montrer que si a ∈ E est une valeur d’adhérence de (u n ), alors −2a aussi. 3. Le résultat reste-il vrai si K et L sont fermés ?
2. En déduire que (u n ) converge vers 0.
Exercice 129 : Soient F un fermé non vide d’un espace vectoriel normé E . On
Exercice 123 : Soit (u n ) une suite réelle telle que lim u n+1 − u n = 0. définit d F : E → R par d F (x) = d (x, F ).
n→+∞
1. Montrer que si F est compact, alors pour tout x ∈ E , il existe un vecteur y ∈ F
1. Montrer que l’ensemble des valeurs d’adhérences de (u n ) est un intervalle.
tel que d (x, F ) = d (x, y).
2. Soit f : [a, b] → [a, b] une fonction continue et soit (v n ) la suite définie par
2. Montrer que le résultat précédent reste vrai si F n’est pas compact.
v 0 ∈ [a, b] et v n+1 = f (v n ). 3. Montrer que l’application d F est 1-Lipschitzienne.
Montrer que (v n ) converge si et seulement si lim v n+1 − v n = 0.
n→+∞
Exercice 130 : Soit (K n ) une suite décroissante de compacts non vides d’un es-
pace vectoriel normé E . On note K l’intersection des K n .
Exercice 124 : Soit f : R → R une fonction continue. Montrer que si la suite de
1. Montrer que K est un compact non vide de E .
réels (x n )n∈N définie par x 0 ∈ R et x n+1 = f (x n ) admet une unique valeur d’adhé-
rence, alors la suite (x n )n∈N converge. 2. Soit U un ouvert contenant K . Montrer qu’il existe n ∈ N tel que K n ⊂ U .

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Exercice 131 : Soit E un espace vectoriel normé. Montrer que tout sous-espace Exercice 137 : Soit f : Rn → R une fonction continue. Montrer que les assertions
vectoriel de dimension finie de E est fermé. suivantes sont équivalentes.
(i ) Pour tout M ∈ R∗+ , il existe un réel R ∈ R∗+ tel que
Exercice 132 - Théorème de Riesz : Soit F un sous-espace vectoriel de dimension
∀x ∈ Rn ,
¡ ¢
finie d’un espace vectoriel normé E de dimension non finie. ∥x∥ > R ⇒ | f (x)| > M .
1. Montrer que pour tout a ∈ E , il existe x ∈ F tel que d (a, F ) = ∥x − a∥.
(i i ) Pour toute partie bornée B de R, f −1 (B ) est une partie bornée de Rn .
2. Soit a ∈ E \ F et x ∈ F tel que d (a, F ) = ∥x − a∥. Montrer que
(i i i ) Pour tout compact K de R, f −1 (K ) est un compact de Rn .
a−x
d (b, F ) = 1 et ∥b∥ = 1 où b = .
∥a − x∥
Exercice 138 : Soient E et F deux espaces vectoriels normés. Soit f : E → F tel
3. En déduire que la boule unité de E n’est pas compact.
que pour tout compact K de F , l’ensemble f −1 (K ) est un compact de E . Montrer
que si A est un fermé de E , alors f (A) est un fermé de F .
IV.B - Compacité et fonctions
Exercice 133 : Soit f : Rn → R une fonction continue telle que f (x) → +∞ Exercice 139 : Soient K un compact d’un espace vectoriel normé et f : K → K
lorsque ∥x∥ → +∞. Montrer que f admet un minimum global sur Rn . une application vérifiant

∀(x, y) ∈ K 2 , x ̸= y ⇒ ∥ f (x) − f (y)∥ < ∥x − y∥.


Exercice 134 : Soit f : A → B une application où A et B sont des parties d’un
espace vectoriel normé E . On note Γ = {(x, f (x)) | x ∈ A}. 1. Montrer que f admet un unique point fixe a ∈ K .
1. Montrer que si f est continue, alors Γ est fermé. 2. Montrer que la suite (x n ) définie par x 0 ∈ K et x n+1 = f (x n ) converge vers le
2. Montrer que si Γ est fermé et B est compact, alors f est continue. point fixe a.
3. On suppose que K est convexe. On considère une application g : K → K que
Exercice 135 : Soient K un compact de Rn et f : K → Rn une application telle que l’on suppose 1-Lipschitzienne. En considérant pour a ∈ K et pour tout n ∈ N
pour tout x ∈ K , il existe un voisinage V de x tel que l’application
a n −1
∃C > 0, ∀(y, z) ∈ (K ∩ V )2 , ∥ f (z) − f (y)∥ ⩽ C ∥z − y∥. g n : K → E , x 7→ +
n n
g (x),

Montrer que f est lipschitzienne. montrer que g admet un point fixe.

Exercice 136 : Soit P ∈ C[X ] un polynôme non constant. Exercice 140 : Soient E et F deux espaces vectoriels normés et f : E → F une ap-
1. Montrer que si F est une partie fermé de C, alors P (F ) est un fermé de C. plication continue. Montrer que si (K n ) une suite décroissante de compact de E ,
2. Montrer que si U est une partie ouverte de C, alors P (U ) est un ouvert de C. alors µ ¶
\ \
f Kn = f (K n ).
n∈N n∈N

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Exercice 141 : Soient E et F deux espaces vectoriels normés. Soient K un com- Partie V Connexité par arc
pact de E et f : K → F une application continue et injective.
1. Montrer que L = f (K ) est une partie compacte de F . Exercice 143 : Étudier la connexité par arc de On (R) et SO2 (R).
2. Montrer que l’application f −1 : L → K est continue.
Exercice 144 : Étudier la connexité par arc de GLn (R) et GLn (C).
Exercice 142 : Soient E et F deux espaces vectoriels normés, A une partie fermée
de E et B une partie compacte de F . Soit f : A → B tel que Exercice 145 : Montrer que l’ensemble des matrices nilpotentes de Mn (C) est
(i ) L’image de tout fermé de A est un fermé de B . connexe par arc.

(i i ) Pour tout b ∈ B , l’ensemble f −1 ({b}) est compact.


Exercice 146 : Montrer que l’ensemble des matrices diagonalisables de Mn (R)
Montrer que A est compact. est connexe par arcs.

Exercice 147 : Soit E un espace vectoriel normé. Montrer que la sphère unité de E
est connexe par arc.

Exercice 148 : Existe-t-il une application f : R → R2 bijective et continue telle que


l’application f −1 est continue ?

Exercice 149 : On note S 1 le cercle trigonométrique. Existe-t-il f : [0, 1] → S 1 bi-


jective et continue telle que f −1 est continue ?

Exercice 150 : Soit f : I → R continue et injective sur un intervalle I . On définit


l’application F : C → R par

C = {(x, y) ∈ I 2 | x < y} et F (x, y) = f (x) − f (y).

1. Montrer que F (C ) est un intervalle ne contenant pas 0.


2. En déduire que f est strictement monotone.

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Exercice 151 - Théorème de Darboux : Soit f : I → R dérivable sur un intervalle Partie VI Continuité
ouvert I . On définit l’application F : C → R par

f (x) − f (y) VI.A - Généralités


C = {(x, y) ∈ I 2 | x < y} et F (x, y) = .
x−y Exercice 154 : Soit E un espace vectoriel normé. Déterminer toutes les applica-
tions f : E → E continues en 0 vérifiant f (2x) = f (x) pour tout x ∈ E .
1. Montrer que F (C ) ⊂ f ′ (I ) ⊂ F (C )
2. En déduire que f ′ (I ) est un intervalle. Exercice 155 : Soit E un espace vectoriel normé. Soit f : E → E une application
continue vérifiant
Exercice 152 : Soient A et B deux parties connexes par arcs d’un espace vectoriel ³x + y ´ f (x) + f (y)
normé E . ∀(x, y) ∈ E 2 , f = .
2 2
1. Montrer que A × B est une partie connexe par arc de E 2 .
1. Montrer que l’ensemble {p · 2−n | (p, n) ∈ Z × N} est dense dans R.
2. Montrer que A + B est une partie connexe par arc de E .
2. Montrer que si f (0) = f (1) = 0, alors l’application f est nulle.
Exercice 153 : Soit (A i )i ∈I une famille de parties connexes par arcs d’un espace 3. En déduire que f est affine.
vectoriel normé. Montrer que si l’intersection des A i pour i ∈ I est non vide, alors
la réunion des A i pour i ∈ I est un connexe par arc. Exercice 156 : Soit f : I → R où I est un intervalle de I non réduit à un point.
Montrer que f est continue sur I si et seulement si
(i ) L’image de tout segment inclus dans I par f est un segment.
(i i ) Pour tout y ∈ R, l’ensemble f −1 ({y}) est fermé dans I .

Exercice 157 : On considère E = C 0 ([0, 2π], C) muni de la norme ∥ · ∥2 . Pour tout


entier n ∈ N, on définit f n ∈ E par f n (t ) = eint et B n = B̄ ( f n , 1).
1. Montrer que les B n pour n ∈ N sont disjoints deux à deux.
2. Montrer que l’application ϕ : E → R ci-dessous est continue.

 n(1 − ∥ f − f n ∥) si f ∈ Bn
ϕ( f ) =
 0 sinon.

3. L’image d’une partie bornée de E par une application continue est-elle tou-
jours une partie bornée ?

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Exercice 158 : Soit f : E → F une application uniformément continue entre deux Exercice 162 : Étudier la continuité de f : R2 → R définie par
espaces vectoriels normés.
3x 2 + x y

1. Montrer qu’il existe (A, B ) ∈ R2 tel que

2
 p si (x, y) ̸= (0, 0)
∀(x, y) ∈ R , f (x, y) = x 2 + y2

0 sinon.

∀x ∈ E , ∥ f (x)∥ ⩽ A∥x∥ + B.

2. En déduire que l’image d’une partie bornée par une application uniformé- Exercice 163 : Étudier la continuité de f : R2 → R définie par
ment continue est bornée. 
 2x 2 + y 2 − 1 si x 2 + y 2 > 1
2
∀(x, y) ∈ R , f (x, y) =
Exercice 159 : Soit E un espace vectoriel normé. On définit f : E → R par  x2 sinon.
x
f (x) = .
Exercice 164 : On considère l’ensemble D = (x, y) ∈ R2 | x y ̸= 0 . Montrer que
© ª
max(1, ∥x∥)
l’application f : D → R2 définie par
1. Montrer que f est 2-lipschitzienne.
2. Montrer que si la norme est hilbertienne, alors f est 1-lipschitzienne. sin(x y)
∀(x, y) ∈ D, f (x, y) =
xy

VI.B - Études de continuité dans Rn se prolonge en une fonction continue sur R2 .

Exercice 160 : Étudier la limite en (0, 0) des fonctions suivantes.


Exercice 165 : Soit (α, β) ∈ R2+ . Étudier la continuité de f : R2 → R définie par
x2 + y 2 xy
(i ) f (x, y) = , (i i ) f (x, y) = , α β

|x| + |y| x4 + y 4  |x| |y|

si (x, y) ̸= (0, 0)
∀(x, y) ∈ R2 , f (x, y) = x2 + y 2
xy + yz 1 − cos(x y) 
(i i i ) f (x, y, z) = 2 , (i v) f (x, y) = , 
0 sinon.
x + 2y 2 + 3z 2 x y2
(v) f (x, y) = (x 2 + y 2 )x , (vi ) f (x, y) = |x| y ,
Exercice 166 : Soit f : R → R une fonction de classe C 1 . Étudier la continuité de
sh(x) sh(y) sin(x 2 ) + sin(y 2 ) l’application F : R2 → R définie par
(vi i ) f (x, y) = , (vi i i ) f (x, y) = p .
|x| + |y| x2 + y 2
 f (x) − f (y)

si x ̸= y
∀(x, y) ∈ R2 , F (x, y) = x−y
Exercice 161 : Étudier la limite en (0, 0, 0) et en (2, −2, 0) de la fonction 
f ′ (x) sinon.
x+y
(x, y, z) 7→ 2 .
x − y 2 + z2

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Exercice 167 : Soit f : R → R une fonction de classe C 1 . Étudier la continuité de Exercice 171 : On munit l’ensemble des suites réelles bornées B (N, R) de la
l’application F : R2 → R définie par norme ∥ · ∥∞ . Étudier la continuité des endomorphismes suivantes de B (N, R).
2 2

 f (x + y ) − f (0) si (x, y) ̸= (0, 0)
à !
 1 X n
2
∀(x, y) ∈ R , F (x, y) = x + y2
2 (i ) (u n )n∈N 7→ (u n+1 − u n )n∈N , (i i ) (u n )n∈N →
7 uk .
n + 1 k=0
n∈N
f ′ (0)

sinon.

2
Exercice 172 : On définit l’application N : ℓ2 (R) → R par
Exercice 168 : L’application f : R → R définie par (x, y) 7→ x y est-elle uniformé-
ment continue ? µ +∞ ¶1/2
( )
¯ X
2 N 2
X 2
ℓ (R) = u ∈ R ¯ |u n | < +∞ et N (u) = un .
¯
n∈N n=0
VI.C - Continuité des applications linéaires
1. Montrer que N est une norme sur ℓ2 (R).
Exercice 169 : Soit A ∈ R[X ]. On munit R[X ] de la norme ∥ · ∥ définie par
° +∞ ° +∞ 2. Soit a ∈ ℓ2 (R). Étudier la continuité de l’application linéaire

°X ° X
° an X ° = |a n |. +∞
f : ℓ2 (R) → R,
° X
n=0 n=0 f (u) = an un .
n=0
Étudier la continuité de u ∈ L (R[X ]) dans les cas suivants.
3. Déterminer sup | f (u)|.
(i ) u(P ) = P (X + 1), (i i ) u(P ) = P ′ , (i i i ) u(P ) = AP. N (u)=1

Exercice 170 : Soit (r n ) une suite de réelles strictement positif. On définit une Exercice 173 : Montrer qu’il n’existe pas de norme sur C ∞ (R, R) telle que l’endo-
application N : R[X ] → R par morphisme f 7→ f ′ soit continu.
à !
+∞
n
Exercice 174 : On munit C 0 ([0, 1], R) de la norme ∥·∥p pour p ∈ {1, 2, +∞}. Étudier
X
N a n X = sup |r n a n |.
k=0 n∈N
la continuité de l’application
1. Montrer que N est une norme sur R[X ].
u : C 0 ([0, 1], R) → R, f 7→ f (0).
2. Montrer qu’il existe une norme telle que l’endomorphisme m de R[X ] défini
par m(P ) = X P soit continu.
Exercice 175 : Soit g ∈ C 0 ([0, 1], R) non nul. Étudier la continuité de
3. Montrer qu’il existe une norme telle que l’endomorphisme d de R[X ] défini
par d (P ) = P ′ soit continu. u : (C 0 ([0, 1], R), ∥ · ∥p ) → (C 0 ([0, 1], R), ∥ · ∥q ), f 7→ g f .
4. Montrer qu’il n’existe pas de norme sur l’espace vectoriel R[X ] telle que les
endomorphismes m et d soient continus simultanément. pour les couples (p, q) ∈ {1, 2, +∞}2 .

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Exercice 176 : On munit E = C 0 ([0, 1], R) de ∥ · ∥1 . On définit ϕ : E → E par Exercice 181 : Soit E un espace vectoriel normé. On définit N : Lc (E ) → R par la
Z x relation N (u) = sup ∥u(x)∥.
∥x∥=1
∀x ∈ [0, 1], ϕ( f )(x) = f (t ) dt .
0 1. Montrer que N est une norme sur Lc (E ).
1. Montrer que ϕ est un endomorphisme continu de C 0 ([0, 1], R). 2. Montrer que N (u ◦ v) ⩽ N (u)N (v) pour tout (u, v) ∈ Lc (E )2 .
2. Calculer ∥ f n ∥1 et ∥ϕ( f n )∥1 où f n ∈ E est défini par f n (t ) = ne−nt . 3. On note GLc (E ) l’ensemble des u ∈ Lc (E ) bijectifs tel que u −1 ∈ Lc (E ). On
∥ϕ( f )∥1 fixe un endomorphisme u ∈ Lc (E ) avec N (u) < 1.
3. En déduire la valeur de sup .
f ∈E \{0} ∥ f ∥1 (a) Montrer que la suite (s n )n∈N définie par s n = IdE +u +· · ·+u n converge.
4. Montrer qu’il n’existe pas de fonction f ∈ E \ {0} tel que ∥ϕ( f )∥1 = ∥ f ∥1 . (b) En déduire que IdE − u ∈ GLc (E ).
(c) En déduire que GLc (E ) est un ouvert de Lc (E ).
Exercice 177 : Soit E un espace vectoriel normé. On considère u ∈ L (E ) vérifiant
l’inégalité ∥u(x)∥ ⩽ ∥x∥ pour tout x ∈ E et on définit la suite (v n ) par Exercice 182 : Soit A une algèbre sur C dont on note l’élément neutre e ∈ A. On
n
suppose que A est muni d’une norme vérifiant
1 X
vn = uk .
n + 1 k=0 ∀(x, y) ∈ A 2 , ∥x · y∥ ⩽ ∥x∥∥y∥.

1. Calculer v n ◦ (u − IdE ) pour tout n ∈ N. 1. On fixe un élément x ∈ A tel que ∥x∥ < 1.
2. Montrer que Ker(u − IdE ) ∩ Im(u − IdE ) = {0}.
(a) Montrer que la suite (s n )n∈N définie par s n = e + u + · · · + u n converge.
3. Montrer que si E est de dimension finie, alors la suite (v n ) converge vers la (b) En déduire que e − x est un élément inversible de A.
projection sur Ker(u − IdE ) parallèlement à Im(u − IdE ).
2. Soient λ ∈ C et x ∈ A tels que |λ| > ∥x∥. Montrer que λe + x est un élément
inversible de A.
Exercice 178 : Soit E un espace vectoriel normé. Soit (u, v) ∈ L (E )2 vérifiant la
relation u ◦ v − v ◦ u = IdE . 3. Soit ϕ : A → C une application linéaire non nulle vérifiant la relation

1. Calculer u ◦ v n − v n ◦ u pour tout n ∈ N∗ . ∀(x, y) ∈ A 2 , ϕ(x · y) = ϕ(x)ϕ(y).


2. Montrer que u ou v n’est pas continu.
(a) Montrer que ϕ(e) = 1.
Exercice 179 : Soit E un espace vectoriel normé. Montrer qu’une application li- (b) Montrer que si x ∈ A est un élément inversible, alors ϕ(x) ∈ C∗ .
néaire non nulle f : E → R est continue si et seulement si Ker( f ) est fermé. (c) Déduire des questions précédentes que |ϕ(x)| ⩽ ∥x∥ pour tout x ∈ A.

Exercice 180 : Soit E un espace vectoriel normé. Montrer que f ∈ L (E ) est conti- Exercice 183 : Soit f : E → F une application linéaire entre deux espaces vecto-
nue si et seulement si {x ∈ E | ∥ f (x)∥ = 1} est fermé dans E . riels normés. Montrer que si E est de dimension finie, alors f est continue.

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Exercice 184 : Soit f : E → F une application linéaire entre deux espaces vecto-
riels normés. Montrer que si le sous-espace vectoriel f (E ) est de dimension finie,
alors il existe en entier d ∈ N, des vecteurs v 1 , . . . , v d ∈ F et des formes linéaires
continues f 1 , . . . , f d ∈ L (E , R) tels que

d
X
∀x ∈ E , f (x) = f k (x)v k .
k=1

Exercice 185 : Soient E un espace vectoriel normé et B : E × E → R une applica-


tion bilinéaire. Montrer que B est continu si et seulement si

∃C > 0, ∀(x, y) ∈ E 2 , |B (x, y)| ⩽ C ∥x∥∥y∥.

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Solutions partielles Exercice 28 : Pour (i i i ) implique (i ), on peut supposer que A et B sont fermés.
Soit [α, β] un segment contenant A ∪ B . S’il existe b ∈ B \ A, on note f n la fonction
affine par morceaux vérifiant
Exercice 2 : Si a ∈ E est de norme 1, alors en notant r = ∥x∥ pour x ∈ E , on a
f (α) = f (b − 1/n) = f (b + 1/n) = f (β) = 0 et f (b) = 2n.
∥x∥ + ∥r a∥ = max(∥x + r a∥, ∥x − r a∥) = 2r, Par densité des polynômes, on en déduit l’existence de P n pour tout n > 0 suffi-
∥x + r a∥ + ∥x − r a∥ = 2 max(∥x∥, ∥r a∥) = 2r. samment grand tel que N A (P n ) ⩽ 1 et NB (P n ) ⩾ n, d’où le résultat.

On en déduit que x + r a = 0 ou x − r a = 0. Exercice 29 : On a une norme si et seulement si (a n ) est positive et sommable.


On a que N a ⩽ S∥ · ∥∞ où S est la somme de (a n ), mais les normes ne sont pas
Exercice 5 : L’application N est une norme si et seulement si la famille ( f 1 , . . . , f n ) équivalentes.
est libre. Exercice 30 : On a ∥· ∥∞ ⩽ ∥· ∥2 ⩽ ∥· ∥1 , mais ces normes ne sont pas équivalentes.

Exercice 7 : On a C 1 = C 2 = 1 et C p = +∞. Exercice 31 : On a N ⩽ 2∥ · ∥∞ , mais les normes ne sont pas équivalentes.

Exercice 32 : L’application N g est une norme si et seulement si g ne s’annule pas


Exercice 9 : Pour la dernière question, on a
sur un intervalle non réduit à un point, c’est à dire si g −1 (R∗ ) est dense dans [0, 1].
Ã
n
! Ã
n
! La norme N g est équivalente à ∥ · ∥∞ si et seulement si g ne s’annule pas.
X X
(i ) N (A) = max |a i , j | , (i i ) N (A) = max |a i , j | .
1⩽ j ⩽n i =1 1⩽i ⩽n j =1 Exercice 33 : On a ∥ · ∥1 ⩽ ∥ · ∥2 ⩽ ∥ · ∥∞ , mais les normes ne sont pas équivalentes.
p
Exercice 34 : On a ∥ · ∥∞ ⩽ 2 · N , mais les normes ne sont pas équivalentes.
Exercice 10 : Non, car il existe (A, B ) ∈ Mn (R)2 tel que A ̸= 0, B ̸= 0 et AB = 0.
Exercice 35 : On a N1 ⩽ N2 ⩽ 2N1 .
Exercice 11 : S’il existait une telle norme, alors on déduit de l’hypothèse et de la
Exercice 36 : Pour la question 2, il suffit de remarquer qu’en notant Φ : [0, 1] → R
densité de GLn (R) dans Mn (R) que N (AB ) = N (B A) pour tout (A, B ) ∈ Mn (R)2 .
la primitive de ϕ qui s’annule en 1, on a
Or il existe (A, B ) ∈ Mn (R)2 tel que AB = 0 et B A ̸= 0, ce qui contredit l’existence
Z 1 Z 1
d’une telle norme.
f (t )ϕ(t ) dt = − f (0)ϕ(0) − f ′ (t )Φ(t ) dt .
0 0
Exercice 13 : Considérer e k = (δk,n )n∈N , u = (n)n∈N et u · e k = ne k .
Exercice 37 : Avec la méthode de la variation de la constante, on a
Z x
Exercice 26 : On a N∞ ⩽ N2 ⩽ N1 , mais ces normes en sont pas équivalentes. f (x) = e −x
( f (t ) + f ′ (t ))et dt .
0
−1
Exercice 27 : Dans le dernier cas, on a N a ⩽ 2Nb . On en déduit 2 N1 ⩽ N2 ⩽ 2N1 .

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Exercice 38 : Avec la méthode de la variation des constantes, on a Exercice 56 : Pour tout n ∈ N∗ , en notant θn = Arctan (x/n), on a
Z x
¶n/2 µ ¶n µ ¶n/2 µ
f (x) = ( f ′′ (t ) + f (t )) sin(x − t ) dt . x2 x2
µ ¶
cos(θn ) − sin(θn ) cos(nθn ) − sin(nθn )
0 An = 1 + 2 = 1+ 2 .
n sin(θn ) cos(θn ) n sin(nθn ) cos(nθn )
−1
On en déduit (π + 1) N1 ⩽ N2 ⩽ N1 .
On en déduit que
Exercice 39 : Pour la seconde question, on obtient en considérant l’inégalité pré- µ
cos(x) − sin(x)

cédente avec x i = e i (t ) puis en intégrant pour t ∈ [0, 1] que p ⩽ A 2 . A n −−−−−→
n→+∞ sin(x) cos(x)
.

Exercice 42 :
Exercice 59 : Utiliser ∥ · ∥∞ .
2. Si ∥x∥p = 1, alors on a ∥x∥q ⩽ 1 = ∥x∥p . On en déduit la première partie
de l’inégalité par homogénéité. Pour la seconde partie de l’inégalité, il suf-
Exercice 62 : Pour la première question, si (A n ) est une suite d’élément de E q \{In },
fit d’appliquer l’inégalité de Jensen à la fonction t 7→ t q/p .
majorer leur trace. Pour la seconde question, soit (V1 , . . . ,Vn ) une base de vecteurs
propres de Cn pour A ∈ E q \ {±In }. On note λi la valeur propre associée à Vi et on
à !
n n
i
X X
Exercice 45 : Utiliser l’équivalence des normes avec N ai X = |a i |. suppose que λ1 ̸= λ2 . On définit A n ∈ Mn (C) par A n (V1 + V2 /n) = λ1 (V 1 + V2 /n)
i =0 i =0
et A n Vi = λi Vi . Alors (A n ) ⊂ E q \ {A} et (A n ) converge vers A. Pour la dernière
Exercice 48 : On trouve que la distance est 1 dans les trois cas. question, raisonner par l’absurde.

Exercice 49 : On trouve que la distance est 1.


Exercice 63 : Utiliser que C[A] est une partie fermée de Mn (C).
Exercice 50 : Raisonner par l’absurde et compléter (u, v) en une base de E .
Exercice 64 : Utiliser que GLn (C) est une partie ouverte de Mn (C).
Exercice 51 : Pour la question 2, s’il n’y en avait qu’un nombre fini n 1 , . . . , n p , alors
en posant a ′ = max(cos(n k )), on aboutit à une contradiction avec I ′ = ]a ′ , b[. Exercice 65 : En utilisant une norme sous-multiplicative, on remarque avec le
binôme de Newton et la définition de l’exponentielle que
Exercice 54 :
1. La suite (A n )n∈N converge vers 2A − I2 .
° ¶ °
A k° ∥A∥ k
° µ µ ¶
°exp(A) − In + ° ⩽ exp(∥A∥) − In + −−−−−→ 0.
° °
2. La série diverge grossièrement. ° k ° k k→+∞

Exercice 55 :
Exercice 66 : On reprend la norme du départ mais où les (a i ) désigne les coor-
1. La suite (A n )n∈N converge vers la matrice nulle. données du polynôme dans la nouvelle base.
2. La série converge vers la matrice
µ ¶ Exercice 68 : Pour la deuxième question, notons b = sup cl(x). Si b ∈ cl(x), alors
0 −4
(I2 − A) −1
= ∈ M2 (R). comme U est ouvert, il existe un voisinage de b dans U , ce qui contredit la défini-
2 6
tion de b.

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p
p est vrai si et seulement si λ ⩾ 2. La réunion est fermé
Exercice 69 : L’inclusion Exercice 101 : Soient x ∈ R et ε > 0. Il existe un entier N > 0 tel que |u n+1 − u n | < ε
si et seulement si λ ⩾ 2 (sinon (0, 0) est dans l’adhérence, mais dans aucune des pour tout n ⩾ N . Il existe un entier k > 0 tel que x + v k > u N . On en déduit que
parties B n ). l’on a l’inégalité |x + v k − u n | < ε pour un entier n ⩾ N , d’où le résultat.

Exercice 74 : En utilisant la caractérisation séquentielle, on montre que les par- Exercice 102 : Soit 1 < a < b. Soit q > 1 tel que q a < b. Il existe un entier N > 0 tel
ties de (i ) et (i i ) sont fermées. La partie (i i i ) n’est pas fermée car la suite (u (k) ) que u n+1 < qu n pour tout n ⩾ N . On en déduit qu’il existe M > N tel que
d’élément de E définie par u M +1 u M +1
⩽b et > b.
µ
1 1
¶ uN uN
(k)
u = 1, , . . . , , 0, 0, . . .
2 k On en déduit que a ⩽ u M /u N ⩽ b.
converge vers la suite (1/(n + 1))n . qui n’est pas stationnaire. Exercice 113 : Procéder par récurrence sur la dimension de E . Si H est un hyper-
plan de E , montrer que H ∩C est dense dans H .
Exercice 75 : L’intersection est vide.
Exercice 118 : Soit A ∈ G. Il existe une suite strictement croissante d’entier (ϕ(n))
Exercice 76 : L’ensemble F est fermé, mais pas ouvert et pas borné.
tel que (A ϕ(n) ) converge vers B ∈ G. En particulier, la suite (A ϕ(n+1)−ϕ(n) ) ⊂ G
Exercice 78 : L’application f i : Rn [X ] → R, P 7→ P (x i ) est continue. De plus, P converge vers B B −1 = In ∈ G. De plus, on peut supposer ϕ(n + 1) − ϕ(n) ⩾ 2. Dans
appartient à l’intersection des f i−1 ((−1)n−i R∗+ ) pour i ∈ J0, n K qui est elle même ce cas, la suite (A ϕ(n+1)−ϕ(n)−1 ) ⊂ G converge vers A −1 ∈ G.
incluse dans Un . On conclut que Un est un ouvert de Rn [X ]. Exercice 119 :
Exercice 86 : On a D ◦ = P ◦ = ∅ (si f ∈ D, considérer f n = f +|·|/n). On a D = P = E 1. Si V ∈ Ker(A − λIn ) où λ ∈ C, considérer A n V pour n ∈ N et extraire une sous-
par densité des polynômes. suite convergente de (A n )n∈N .
2. Considérer un vecteur V ∈ Ker (A − λIn )2 et exprimer A p V pour p ∈ N∗ en
¡ ¢
Exercice 92 : Montrer la contraposée. fonction de V et W = (A − λIn )V .

Exercice 93 : Pour la troisième question, si (x, y) ∈ A 2 , montrer qu’il existe un 3. Tout élément de G est diagonalisable.
couple (u, v) ∈ Fr(A)2 tel que [x, y] ⊂ [u, v]. Exercice 120 : Soit (P k ) ⊂ F une suite qui converge vers un polynôme P ∈ Cn [X ].
On note Zk = (λ1,k , . . . , λn,k ) les racines de P k . Alors Zk est une suite bornée de Cn ,
Exercice 95 : Si x ∈ R, considérer x n = ⌊r n x⌋r −n .
donc on peut en extraite une suite convergente Zϕ(k) vers Z = (λ1 , . . . , λn ). On
ka + (2n − k)b a |λi | = 1 pour tout i ∈ J1, n K et
Exercice 96 : Si (a, b) ∈ A 2 , montrer que ∈ A pour k ∈ J0, 2n K.
2n n n
(X − λi ,ϕ(k) ) −−−−−→ P (X ) = (X − λi ),
Y Y
Exercice 97 : Se ramener au cas de l’exercice 96. P ϕ(k) (X ) =
i =1 k→+∞ i =1

Exercice 100 : Soit x = cos(θ) ∈ [−1, 1]. Il existe deux suites d’entiers (a n ) et (b n ) donc P ∈ F . L’adhérence demandée est l’ensemble des matrices de Mn (C) dont
tel que (a n + 2πb n ) converge vers θ, donc (cos(|a n |)) converge vers x. toutes les valeurs propres sont de module 1.

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Exercice 121 : Montrer que (u n )n∈N et (v n )n∈N sont bornées et qu’elles ad- Exercice 139 : Considérer le minimum de l’application x 7→ ∥ f (x)−x∥ pour l’exis-
mettent 0 comme unique valeur d’adhérence. tence de a. La suite (∥x n − a∥) est décroissante et minorée, donc elle converge
vers ℓ. De plus, on peut extraire de (x n ) une sous-suite (x ϕ(n) ) convergente vers
Exercice 123 : Par l’hypothèse, on vérifie que toute valeur d’adhérence est un un élément b ∈ K . Si on suppose b ̸= a, on en déduit
point fixe de f . Supposons que (v n ) admettent deux valeurs d’adhérences α < β.
On sait qu’il existe N ∈ N∗ tel que α < u N < β et que u N est valeur d’adhérence ℓ ⩽ lim ∥x ϕ(n)+1 − a∥ = ∥ f (b) − a∥ = ∥ f (b) − f (a)∥ < ∥b − a∥ = ℓ,
n→+∞
par la première question. On en déduit que (u n ) stationne en u N , ce qui contredit
que les éléments α et β sont valeurs d’adhérences. Ainsi (u n ) a une unique valeur ce qui est absurde. Donc (x n ) n’admet que a comme valeur d’adhérence, donc la
d’adhérence et comme elle est bornée, elle converge. suite (x n ) converge vers a. Pour la dernière question, utiliser que l’application g n
vérifie les hypothèses de la question 1.
Exercice 124 : Notons a ∈ R la valeur d’adhérence de (x n )n∈N . Si la suite ne
Exercice 141 : Raisonner par l’absurde.
converge pas vers a, il existe une sous-suite (x ϕ(n) )n∈N telle que

∀n ∈ N, x ϕ(n) ∈ B̄ (a, 1) et x ϕ(n) ∈ f (B̄ (a, 1)) \ B̄ (a, 1), Exercice 142 : Soit (a n ) une suite d’élément de A. On note F N l’adhérence de la
partie {a n | n ⩾ N }. Alors ( f (F N )) est une suite décroissante de fermés non vides.
ce qui permet de construire une seconde valeur d’adhérence à la suite (x n )n∈N . En considérant une suite (b n ) telle que b n ∈ f (F n ), on peut en extraire une sous-
suite convergente vers b ∈ B . Pour chaque n ∈ N, il existe a n′ ∈ F n tel que f (a n′ ) = b.
Exercice 131 : Si F n’est pas fermé, on peut construire une suite (x n ) ⊂ F conver- Par compacité de f −1 ({b}), on peut extraire de (a n′ ) une sous-suite convergeant
gente dans E , dont la limite n’est pas dans F . Cette suite est bornée, on peut donc vers un point a ∈ A qui est aussi une valeur d’adhérence de (a n ).
en extraire une sous-suite convergente dans F , ce qui est absurde.
Exercice 156 : Si f n’était pas continue, on ramène au cas où il existe ε > 0 tel qu’il
Exercice 134 : Pour la seconde question, montrer que si (x n ) est une suite conver- existe une suite (x n ) qui converge vers a et f (x n ) > f (a) + ε > f (a). Alors, il existe
geant vers a ∈ A, alors f (x n ) admet une unique valeur d’adhérence qui est f (a). un réel b n ∈ [x n , a] tel que f (b n ) = f (a) + ε. Ainsi, la suite (b n ) converge vers a et
on a b n ∈ f −1 ({ f (b 0 )}) qui est fermé, donc f (a) = f (b 0 ) = f (a) + ε.
Exercice 135 : Raisonner par l’absurde et considérer deux suites (y n )n∈N ∈ K N
et (z n )n∈N ∈ K N telles que ∥ f (z n ) − f (y n )∥ ⩾ n∥z n − y n ∥ pour tout n ∈ N. Exercice 160 : Les fonctions des (i i ), (i i i ) et (vi ) n’ont pas de limite en (0, 0). Pour
les fonctions des autres points, les limites sont les suivantes.
Exercice 136 :
1. Utiliser que |P (z)| → +∞ lorsque |z| → +∞. (i ) 0, (i v) 0, (v) 1, (vi i ) 0, (vi i i ) 0.
2. On a C \ P (U ) = P (C \U ) par surjectivité de z 7→ P (z). Exercice 161 : La fonction n’a pas de limite en (0, 0, 0) et en (2, −2, 0).
Exercice 138 : Soit (b n ) une suite d’élément de f (A) convergeant vers b. On peut Exercice 165 : L’application f est continue si et seulement si α + β > 2.
écrire b n = f (a n ). L’ensemble K N = {b n | n ⩾ N } ∪ {b} est un compact de F , donc
la suite (a n ) est une suite du compact f −1 (K N ). On peut donc en extraire une Exercice 169 : Les applications des points (i ) et (i i ) ne sont pas continues. L’ap-
sous-suite convergente vers a ∈ A. Ainsi l’élément a est dans l’intersection des plication du point (i i i ) est continue : il suffit de traiter le cas A = X , car le cas
ensembles f −1 (K N ), c’est à dire dans { f −1 (b)}, d’où le résultat. général s’en déduit par composition.

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Exercice 173 : Considérer f a (t ) = eat .

Exercice 174 : L’application est continue si et seulement si p = +∞.

Exercice 175 : L’application est continue si et seulement si q ⩽ p.


Pour le cas p = 1 et q = 2, on note M = ∥g ∥∞ > 0 et a ∈ [0, 1] tel que |g (a)| = M .
Dans le cas où 0 < a < 1, on peut considérer la fonction f n affine par morceaux
définie par
p
f n (0) = f n (a − 2/n) = f (a + 2/n) = f (1) = 0 et f (a − 1/n) = f (a + 1/n) = n.

Pour tout n > 0 suffisamment grand, on a


4M
M ⩽ ∥ f n g ∥2 et ∥ f n g ∥1 ⩽ p
n
ce qui prouve la non continuité.

Exercice 178 :
1. On obtient que u ◦ v n − v n ◦ u = nv n−1 pour tout n ∈ N∗ .
2. Si u et v sont des applications continues, alors on obtient en considérant la
norme subordonnée à la norme de E que

∀n ∈ N∗ , n∥v n−1 ∥ ⩽ (∥u ◦ v∥ + ∥v ◦ u∥) ∥∥v n−1 ∥.

Cette dernière inégalité n’est que possible si v est nilpotent. On en déduit


avec la relation de la question 1 que v = 0, ce qui contredit l’hypothèse de
l’exercice.

Exercice 179 : Si a ∉ Ker( f ) qui est fermé, alors il existe r > 0 tel que 0 ∉ f (B (a, r )).
On en déduit que f (B (0, r )) ⊂ ] − | f (a)|, | f (a)|[, puis que f est continue.

Exercice 182 : Pour la dernière question, si |ϕ(x)| > ∥x∥, alors l’élément ϕ(x)e − x
est inversible d’après 2, mais il n’est pas inversible d’après 3b, d’où le résultat.

Exercice 184 : Pour la continuité des formes linéaires, utiliser que toutes les
normes sur f (E ) sont équivalentes.

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