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ROYAUME DU MAROC

Ministère de l’Energie, des Mines,


de l’Eau et de l’Environnement
Département de l'Energie et des Mines

Code DES Hydrocarbures


Loi n°21-90 amendée et complétée
par Loi n°27- 99

Édition 2016
Édition 2016

Code des Hydrocarbures


Loi n°21-90 amendée et complétée par Loi n°27- 99
Loi n° 21-90 relative à la recherche et à l’exploitation des gisements
d’hydrocarbures, promulguée par Dahir n° 1-91-118 du 27 Ramadan 1412
(1er Avril 1992) publié au Bulletin Officiel n° 4146 du 11 Chaoual 1412 (15
Avril 1992) amendée et complétée par la loi n° 27-99 promulguée par
Dahir n° 1-99-340 du 9 Kaada 1420 (15 Février 2000), publié au Bulletin
Officiel n°4778 du 9 Hija 1420 (16 Mars 2000).

CHAPITRE PREMIER
Des dispositions générales
Article premier
Les gisements d’hydrocarbures naturels font partie du domaine public de
l’Etat.
La reconnaissance, la recherche et l’exploitation des hydrocarbures
naturels dans les zones terrestres et maritimes ainsi que les activités
annexes à ces dernières sont réglementées par les dispositions de la
présente loi.

Article 2
Au sens de la présente loi, on entend par :
1) Hydrocarbures : les hydrocarbures naturels liquides gazeux ou
solides, à l’exception des schistes bitumineux. Ils comprennent à la
fois le pétrole brut et le gaz naturel ;
2) Pétrole brut : tous les hydrocarbures liquides à l’état naturel ou
obtenus à partir du gaz naturel par condensation ou séparation ainsi
que l’asphalte ;
3) Gaz naturel : tous hydrocarbures gazeux obtenus de puits de pétrole
ou de gaz ainsi que le gaz résiduel provenant de la séparation des
hydrocarbures liquides ;
4) Travaux de reconnaissance : les travaux de géologie, de géochimie,
de géophysique et de levés aériens exécutés en vue de déterminer
la nature pétrolifère du sous-sol, à l’exclusion des travaux à but
scientifique et de tout forage d’exploration ;
5) Travaux de recherche : toutes opérations de recherche et
d’appréciation visant à établir l’existence d’hydrocarbures en
quantités commercialement exploitables ;

CODE DES HYDROCARBURES 1


6) Travaux de développement et d’exploitation : toutes les opérations
qui se rapportent aux concessions d’exploitation et y sont exécutées,
notamment les travaux géologiques et géophysiques, le forage de puits
de développement, la production d’hydrocarbures, l’installation de
conduites de collectes, et les opérations nécessaires pour maintenir la
pression et pour la récupération primaire et secondaire ;
7) Activités annexes : les opérations de séparation, de première
préparation, de chargement et de transport des hydrocarbures
extraits, ayant pour objet de rendre ceux-ci marchands ainsi que
l’aménagement des installations nécessaires à cet effet.
Sont exclues de cette définition :
- Les activités de transformation des hydrocarbures liquides, telles
que le raffinage ;
- Les activités de production ou de transformation de l’énergie
lorsqu’elles ne sont pas destinées à l’usage principal du
concessionnaire ;
- Les activités de distribution au public des combustibles liquides
ou gazeux.
8) Production régulière : toute production d’hydrocarbures effectuée
sur une concession d’exploitation comportant une infrastructure de
production, comprenant notamment des gazoducs, des unités de
traitement et de stockage, et livrée par le titulaire ou le co-titulaire de
la concession d’exploitation à des tiers, dans le cadre d’une opération
commerciale de vente.

Article 3
Les dispositions de la présente loi s’appliquent aux activités de
reconnaissance, de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures qui
s’exercent dans les deux zones définies ci-après :
- La zone terrestre qui comprend le territoire limité :
• à l’ouest par l’Océan Atlantique et au Nord par la mer Méditerranée ;
• à l’Est et au sud par les frontières du Royaume.
- La zone maritime qui comprend le lit de la mer et le sous-sol des
régions adjacentes aux côtes marocaines s’étendant jusqu’au point
où la profondeur des eaux permet l’exploitation des gisements
d’hydrocarbures desdites régions et ce, sans préjudice :
• des conventions internationales dûment ratifiées par l’Etat
marocain et des circonstances particulières d’ordre géographique

2 CODE DES HYDROCARBURES


ou géomorphologique dans lesquelles, compte tenu de tous les
facteurs pertinents et conformément aux principes équitables
consacrés par le droit international, la délimitation des espaces
marins est effectuée par voie d’accord entre Etats.

Article 4
La reconnaissance géologique, géochimique ou géophysique, la
recherche de gisements d’hydrocarbures et l’exploitation de ces derniers
sont subordonnées à l’obtention, suivant le cas, d’une autorisation
de reconnaissance, d’un permis de recherche ou d’une concession
d’exploitation.
L’octroi de permis de recherche est subordonné à la conclusion d’un accord
pétrolier avec l’Etat. Il sera stipulé dans cet accord que l’Etat détiendra une
participation dans le permis de recherche et la concession d’exploitation
dont le taux fixé dans ledit accord ne peut être supérieur à 25 % dudit
permis et de ladite concession.
Toutefois, lorsque le permis de recherche est demandé par un organisme
d’Etat l’accord pétrolier n’est conclu entre ce dernier et l’Etat que lors de
l’attribution de la concession d’exploitation.

Article 5
L’existence d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de
recherche ou d’une concession d’exploitation d’hydrocarbures ne fait pas
obstacle à l’octroi de permis miniers pour la recherche ou l’exploitation de
substances minérales autres que les hydrocarbures naturels, de même
que l’existence de permis miniers pour la recherche et l’exploitation de
substances minérales, autres que les hydrocarbures, ne fait pas obstacle
à l’octroi d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de recherche
ou d’une concession d’exploitation d’hydrocarbures.

Article 6
Le permis de recherche et la concession d’exploitation constituent des
droits réels de durée limitée qui ne confèrent à leur titulaire aucun droit de
propriété sur le sol ni sur le sous-sol.
Les terrains, bâtiments, ouvrages, machines, appareils et engins de
toute nature servant à l’exploitation de la concession constituent des
dépendances de ladite concession.

CODE DES HYDROCARBURES 3


A son expiration, la concession ainsi que ses dépendances font gratuitement
retour à l’Etat, libres et franches de toutes charges. Ce retour est prononcé
par un acte administratif.
Le concessionnaire est tenu de remettre les dépendances de la concession
dans un état permettant la poursuite de l’exploitation normale du
gisement.
Si la poursuite de l’exploitation du gisement n’est plus justifiée,
le concessionnaire est tenu de nettoyer le site dans les conditions
généralement admises dans l’industrie pétrolière.

Article 7
Le titulaire d’un permis de recherche ou d’une concession d’exploitation,
qui a accompli les obligations afférentes à son permis de recherche
ou à sa concession d’exploitation dans les délais impartis, a le droit de
l’abandonner en partie ou en totalité.
Lorsque le permis ou la concession sont accordés conjointement à
plusieurs titulaires, l’abandon d’un ou de plusieurs d’entre eux n’entraîne
pas l’annulation partielle ou totale du permis ou de la concession si le
ou les autres titulaires reprennent à leur compte tous les engagements
souscrits par celui ou ceux qui abandonnent.
Cependant, s’agissant de la concession, l’Etat bénéficie d’un droit de
priorité pour disposer de la partie ou de la totalité de l’abandon effectué.
Ce droit de priorité doit être exercé dans les trois (3) mois à partir de la
date de notification de l’abandon à l’administration.
Si l’Etat décide de reprendre à son compte la partie ou la totalité de la
concession abandonnée, les installations, matériels et terrains nécessaires
à l’exploitation lui seront remis gratuitement dans un état permettant la
poursuite de l’exploitation normale du gisement.
Si l’Etat n’exerce pas le droit de priorité visé au présent article et que le
ou les autres titulaires de la concession ne reprennent pas à leur compte
la partie abandonnée, le concessionnaire abandonnant doit nettoyer le
site à ses frais dans les conditions généralement admises dans l’industrie
pétrolière. Dans ce cas, les biens immobiliers fixes résultant des travaux
d’exploitation tels que barrages, canaux, conduites d’eau, réservoirs,
bassins, facilités d’emmagasinage, pipelines, entrepôts, bureaux et
locaux du chantier non démontables, ports, docks, havres, digues, jetées,

4 CODE DES HYDROCARBURES


brise-lames, appontements sous-marins, voies ferrées, routes, ponts
et autres facilités de transport, matériels pétroliers d’équipement des
puits, deviennent la propriété de l’Etat à titre gratuit dans la mesure où
le concessionnaire n’envisage pas d’utiliser ces biens ou ouvrages pour
d’autres exploitations au Maroc.

Article 8
La cession totale ou partielle des parts d’intérêt dans un permis de
recherche ou dans une concession d’exploitation doit porter sur la totalité
du périmètre couvert par ce permis ou cette concession. Elle est soumise
à l’autorisation préalable de l’administration.
Aucune cession de la concession ne sera autorisée si elle ne comprend
pas la totalité des terrains, des installations et du matériel nécessaires à
l’exploitation du gisement.
Le cessionnaire prend à son compte tous les engagements souscrits par
le cédant.
Lorsque la cession doit être faite au profit d’un tiers, autre que la société-
mère ou une filiale du cédant, l’Etat peut exercer un droit de préemption.
Les modalités de l’exercice de ce droit de préemption sont fixées par voie
réglementaire.

Article 9
L’amodiation, partielle ou totale, d’un permis de recherche ou d’une
concession d’exploitation doit faire l’objet d’une autorisation préalable de
l’administration.
L’amodiataire du permis de recherche ou de la concession d’exploitation
est soumis aux obligations qui résultent dudit permis ou de ladite
concession.

Article 10
Les contrats relatifs à toutes les locations de terrains utilisés pour les besoins
de la concession d’exploitation doivent comporter une clause réservant à
l’Etat, la faculté de se substituer au concessionnaire soit en cas d’abandon
de celui-ci, soit en cas de retrait de la concession, soit lorsque l’expiration
normale de la concession doit survenir au cours de la durée du contrat.

CODE DES HYDROCARBURES 5


Article 11
Aucune activité de recherche ou d’exploitation ne peut être entreprise à
la surface du sol dans une zone de cinquante mètres (50 m) à l’entour
des propriétés closes de murs ou d’un dispositif équivalent, village,
groupe d’habitations, puits, édifices religieux, lieux de sépulture, voies de
communication, conduites d’eau, et généralement de toutes installations
d’utilité publique ou ouvrage d’art, sauf consentement du propriétaire pour
les propriétés privées ou de l’administration ou des collectivités locales
concernées pour ce qui est du domaine public, des installations d’utilité
publique et des ouvrages d’art.

Article 12
Des périmètres de protection de dimensions appropriées peuvent
également être établis par l’administration en tous lieux où il serait jugé
nécessaire de les établir dans l’intérêt général.
A l’intérieur de ces périmètres, aucune activité de reconnaissance, de
recherche ou d’exploitation souterraine ou superficielle, ne peut être
entreprise ni poursuivie que sur accord de l’administration.

Article 13
L’existence d’un permis de recherche ou d’une concession d’exploitation
ne peut empêcher l’exécution des travaux d’utilité publique à l’intérieur du
permis de recherche ou de la concession d’exploitation ni l’ouverture ou
l’exploitation de carrières.

Au cas où les opérations, les installations et le matériel du titulaire du


permis de recherche ou de la concession d’exploitation seraient, suivant le
cas, entravés ou endommagés à la suite des travaux visés ci-dessus ou par
l’exploitation desdites carrières, les dommages subis seront compensés y
compris, le cas échéant, les avantages qui auraient pu être légitimement
retirés desdites opérations, matériel ou installations si les travaux ci-
dessus n’avaient pas été effectués ou si les carrières n’avaient pas été
ouvertes.

6 CODE DES HYDROCARBURES


Article 14
Le titulaire d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de
recherche ou d’une concession d’exploitation peut, à défaut d’entente
amiable avec les propriétaires du sol, être autorisé par l’administration
à occuper temporairement les terrains situés à l’intérieur du périmètre
de l’autorisation de reconnaissance, du permis de recherche ou de la
concession d’exploitation et nécessaires à la recherche, à l’exploitation,
au transport des hydrocarbures ou à l’établissement des voies ferrées,
ateliers et industries annexes.
Sont de plein droit exclus du périmètre d’occupation les terrains visés aux
articles 11 et 12 ci-dessus.
L’acte administratif autorisant l’occupation temporaire est pris après une
reconnaissance contradictoire des lieux avec le propriétaire et le titulaire
de l’autorisation de reconnaissance, du permis de recherche ou de la
concession d’exploitation, en présence de représentants de l’administration,
de l’autorité locale et du président du conseil de la commune intéressée.
L’occupation temporaire ne peut avoir lieu que lorsque le bénéficiaire aura
payé au propriétaire des terrains la première indemnité annuelle fixée par
le tribunal de première instance. La décision du tribunal est exécutoire
nonobstant toute voie de recours.
Au cas où les propriétaires présumés ne produisent pas de titres ou si les
titres produits ne paraissent pas réguliers, l’occupation peut avoir lieu avant
même que le litige soit tranché par les tribunaux dès que le bénéficiaire
aura consigné au secrétariat-greffe du tribunal de première instance au
nom des propriétaires présumés désignés dans l’acte administratif visé ci-
dessus, le montant de la première indemnité annuelle fixée par le tribunal
de première instance ainsi qu’il est indiqué ci-dessus.
Dans ce cas, des avis affichés par les soins des autorités locales, font
connaître les immeubles occupés, les noms des propriétaires présumés
et le montant de l’indemnité. Si dans un délai d’un an à dater de cette
publicité, aucune opposition n’est survenue, l’indemnité est versée par
le greffier entre les mains des propriétaires présumés. Au cas où le
véritable propriétaire peut produire des titres au cours de ce délai d’un an,
l’indemnité consignée lui est payée immédiatement.
En cas d’opposition, l’indemnité demeure consignée jusqu’à ce que
soit intervenue une décision judiciaire déterminant le bénéficiaire de
l’indemnité.

CODE DES HYDROCARBURES 7


Lorsque l’occupation dure plus de trois (3) années ou que le terrain
ne soit plus propre, après les travaux, à l’usage auquel il était affecté
auparavant, le propriétaire du sol peut obliger le titulaire d’une autorisation
de reconnaissance, d’un permis de recherche ou d’une concession
d’exploitation à acquérir le terrain à un prix qui, à défaut d’accord amiable
entre les parties, est fixé par le tribunal de première instance. Ce prix
ne pourra être inférieur à la valeur que le terrain avait avant la date
d’occupation.
Le droit d’occupation s’exerce tant que l’autorisation de reconnaissance, le
permis ou la concession est en vigueur, à condition que les terrains soient
effectivement utilisés dans le but prévu par le présent article. Toutefois ce
droit ne fait pas obstacle à l’application des dispositions de la loi n° 7-81
relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et à l’occupation
temporaire promulguée par le dahir n° 1-81-254 du 11 rejeb 1402 (6 mai
1982).

Article 15
Par dérogation aux dispositions législatives en vigueur relatives à
l’occupation du domaine public et au régime des eaux, l’administration
est habilitée, d’une part, à fixer des règles suivant lesquelles le titulaire
d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de recherche ou
d’une concession d’exploitation peut exécuter des opérations relevant
normalement des services publics, bénéficier de dispositions particulières
en ce qui concerne le captage des eaux, ou l’occupation temporaire
du domaine public de l’Etat, et, d’autre part, à imposer des servitudes
particulières au titulaire d’autorisations de reconnaissance, de permis de
recherche ou de concession d’exploitation.

Article 16
Peuvent être déclarés d’utilité publique par l’administration tous les
travaux et aménagements exécutés par les titulaires d’autorisations de
reconnaissance, de permis de recherche ou de concessions d’exploitation.
La déclaration d’utilité publique visée ci-dessus entraîne au profit du
titulaire de l’autorisation de reconnaissance, du permis de recherche ou
de la concession d’exploitation le droit d’acquérir par voie d’expropriation
conformément à la législation en vigueur.

8 CODE DES HYDROCARBURES


Article 17
Le bornage d’une concession d’exploitation peut être prescrit par
l’administration. L’opération peut être exécutée ou contrôlée, aux frais du
concessionnaire, par l’administration.
Le titulaire d’une concession d’exploitation doit constamment entretenir en
état les bornes marquées au procès verbal de bornage ainsi que celles dont
l’implantation aurait été prescrite lors de l’institution de la concession.

Article 18
La recherche et l’exploitation des hydrocarbures sont considérées comme
des actes de commerce.

Article 19
La preuve par écrit est seule admise en matière de droit minier
d’hydrocarbures.

CODE DES HYDROCARBURES 9


CHAPITRE II
De la reconnaissance
Article 20
L’autorisation de reconnaissance délivrée par l’administration ne peut
être accordée que sur des superficies non couvertes par des permis de
recherche ou des concessions d’exploitation d’hydrocarbures. Sont fixées
dans l’acte d’autorisation, sa durée de validité, les conditions de constitution
et de restitution des garanties ou des cautions, les obligations du titulaire
et les limites à l’intérieur desquelles elle est valable.
L’autorisation de reconnaissance est accordée pour une durée initiale
maximum d’une année à partir de sa date de notification et peut être
prorogée pour une ou plusieurs périodes d’une durée maximale d’une
année chacune, soit pour la même superficie soit pour une partie de cette
dernière, à condition que les engagements pris lors de la première période
aient été remplis.
Plusieurs autorisations de reconnaissance peuvent être accordées
concurremment pour une même superficie sauf si la première autorisation
confère des droits exclusifs à son titulaire.
L’autorisation de reconnaissance est incessible.

Article 21
L’autorisation de reconnaissance confère à son bénéficiaire le droit de
procéder à toutes activités nécessaires pour mener à bonne fin les travaux
de reconnaissance définis à l’article 2 ci-dessus.
Tous les résultats des travaux de reconnaissance sont communiqués
à titre gratuit à l’administration dans les conditions fixées dans l’acte
d’autorisation.

10 CODE DES HYDROCARBURES


CHAPITRE III
De la recherche
Article 22
Le permis de recherche ne peut être accordé qu’à une personne morale
ou à titre indivis à plusieurs personnes morales. Il est attribué par un acte
administratif notifié à l’intéressé et publié au « Bulletin officiel ».
Nul ne peut obtenir un permis de recherche s’il ne justifie des capacités
techniques et financières nécessaires pour mener à bien ses recherches
et s’il ne s’engage à réaliser un programme minimum de travaux assorti
d’un engagement financier correspondant. Ce programme doit être
accompagné d’un calendrier prévisionnel pour sa réalisation.
Le permis de recherche peut être assorti de l’obligation pour son titulaire
de fournir une caution en vue de garantir ses obligations contractuelles.
Les conditions de dépôt des demandes de permis de recherche et de leurs
prorogations sont définies par voie réglementaire.

Article 23
Le permis de recherche confère à son titulaire, dans les conditions
prévues à la présente loi le droit exclusif de recherche des gisements
d’hydrocarbures dans le territoire sur lequel il porte.

Article 24
La durée totale de validité d’un permis de recherche ne peut excéder huit
(8) années consécutives réparties en périodes dont les durées sont fixées
dans l’acte administratif visé à l’article 22 ci-dessus. Chaque prorogation
s’accompagne d’une réduction de la superficie du permis. L’ensemble des
parties abandonnées constitue les rendus de surface qui deviennent libres
à la recherche.
Toutefois, lorsqu’une découverte d’hydrocarbures est faite au cours de
la dernière année de validité du permis, la durée de ce dernier peut être
prorogée par l’administration pour une période exceptionnelle qui ne peut
excéder deux (2) années en vue de l’évaluation de ladite découverte.

CODE DES HYDROCARBURES 11


Article 25
La superficie d’un permis de recherche ne peut être inférieure à 200
kilomètres carrés ni supérieure à 2.000 km2.
Une même personne morale ne peut, sous réserve des droits acquis
antérieurement à l’entrée en vigueur de la présente loi, détenir directement
ou indirectement des droits de recherche portant sur une superficie
supérieure à 10.000 km2 en zone terrestre et 20.000 km2 en zone maritime,
sauf dérogation accordée par l’administration lorsqu’il s’agit de permis
situés dans les zones peu explorées.

Article 26
Dans le cas où une personne morale viendrait à détenir des droits sur des
superficies supérieures à celles autorisées par l’article 25 ci-dessus, elle
est mise en demeure par l’administration de procéder à la réduction de ces
superficies. S’il n’est pas donné suite à la mise en demeure dans le délai
d’un (1) mois, il est procédé d’office, par l’administration, à la réduction
des superficies dans les limites indiquées audit article 25.

12 CODE DES HYDROCARBURES


Chapitre IV
De l’exploitation
Article 27
Le titulaire d’un permis de recherche qui a rempli ses obligations
légales et contractuelles, a le droit, en cas de découverte d’un gisement
d’hydrocarbures commercialement exploitable, d’obtenir, pour ce
gisement, une concession d’exploitation.
Cette concession est octroyée par un acte administratif notifié à l’intéressé
et publié au “ Bulletin officiel ”. Cet acte annule la partie de la superficie du
permis de recherche couverte par la concession et statue définitivement sur
l’attribution, les limites et la consistance de la concession exploitation.

Article 28
Une découverte d’hydrocarbures est réputée commerciale lorsqu’après
l’exécution d’un programme de forages d’appréciation adéquat en
conformité avec les dispositions particulières de l’accord pétrolier décrit
au chapitre V ci-après, le titulaire du permis aura démontré que cette
découverte recèle un potentiel de réserves d’hydrocarbures récupérables
pouvant aboutir à une exploitation économiquement rentable et qu’il
s’engage à la développer.

Article 29
La durée de validité d’une concession d’exploitation ne peut excéder vingt-
cinq (25) années. Toutefois, une seule prorogation exceptionnelle qui ne
peut excéder dix (10) années peut être accordée par un acte administratif,
si l’exploitation rationnelle et économique du gisement le justifie.

Article 30
Lorsqu’un gisement se prolonge au-delà du périmètre d’un permis de
recherche mitoyen d’un ou de plusieurs autres permis, son développement
et son exploitation doivent se faire, le cas échéant, au moyen d’un accord
dit d’unitisation entre les titulaires desdits permis selon des conditions qui
doivent être approuvées par l’administration.

CODE DES HYDROCARBURES 13


Si un tel accord ne peut être conclu entre les titulaires des permis
mitoyens, le différend sera résolu par des règles techniques arrêtées par
l’administration tenant compte notamment de l’extension du gisement et
de sa conservation.
Au cas où il n’existe pas de permis mitoyens, le titulaire du permis de
recherche où la découverte initiale aura été faite, pourra dans le cadre d’un
nouvel accord pétrolier étendre sa demande de concession d’exploitation à
toute la zone du gisement.

Article 31
En cas de déchéance de la concession pour un des motifs visés à l’article
40 ci-après, il est procédé par voie administrative à une adjudication à
laquelle le concessionnaire déchu ne peut prendre part.
Le produit, déduction faite des frais exposés par l’administration et, le cas
échéant, des taxes et impôts non acquittés est remis au concessionnaire
déchu ou consigné pour être distribué aux ayants droit et créanciers
éventuels.
L’Etat peut, pendant le mois qui suit l’adjudication, exercer un droit de
préemption.
Si aucun soumissionnaire n’est retenu lors de l’adjudication, un acte
administratif annule la concession et prononce son retour gratuit à l’Etat,
libre et franche de toute charge y compris ses dépendances telles que
définies à l’article 6 ci-dessus.

14 CODE DES HYDROCARBURES


Chapitre V
Des accords Pétroliers
Article 32
Les accords pétroliers visés à l’article 4 ci-dessus définissent,
conformément aux dispositions de la présente loi et des textes pris pour
son application, les conditions d’exercice des activités de recherche et, le
cas échéant, d’exploitation, dans les périmètres couverts par le permis de
recherche ou la concession d’exploitation. Ils déterminent également les
conditions et modalités de la participation de l’Etat aux dites activités.

Ils comportent notamment des dispositions relatives aux questions


suivantes :
- Le périmètre du permis de recherche, les rendus de surface;
- Les engagements de travaux et les engagements financiers
correspondants ;
- La découverte commerciale ;
- Les pourcentages d’intérêt des parties dans le permis de recherche
et, le cas échéant, dans la concession d’exploitation ;
- La direction des opérations ;
- Les modalités de contrôle par l’administration ;
- Les droits de concession, et le loyer superficiaire applicables ;
- Le transfert et le rapatriement des capitaux et des bénéfices;
- La détermination des prix des hydrocarbures à prendre en considération
pour l’application desdits accords ;
- La répartition de la production ;
- L’approvisionnement du marché intérieur
- Les programmes de formation professionnelle ;
- Le règlement des différends ;
- Le respect de l’environnement ;

CODE DES HYDROCARBURES 15


- Les facilités qui pourront être accordées, dans le respect des
dispositions législatives en vigueur, par l’administration aux titulaires
du permis et de la concession en ce qui concerne notamment les
installations annexes, l’utilisation de l’outillage public existant, les
autorisations ou concessions autres que les concessions d’exploitation
des hydrocarbures, les captages et adductions d’eau, l’utilisation des
voies ferrées et des installations de chargements et de déchargements
maritimes.

Article 33
Les accords pétroliers peuvent prévoir le recours à l’arbitrage lorsqu’une
des parties est une personne morale étrangère. Dans le cas où il est fait
usage de cette faculté, les accords fixent une procédure conforme aux
pratiques internationales en matière d’arbitrage pétrolier. Il doit alors être
précisé que le droit applicable est le droit marocain.

Article 34
Tout accord pétrolier doit être approuvé par l’administration.

16 CODE DES HYDROCARBURES


Chapitre VI
Des obligations des titulaires d’autorisation
de reconnaissance, de permis de recherche
ou de concession d’exploitation
Article 35
Le titulaire d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de recherche
ou d’une concession d’exploitation est tenu de réparer les dommages que
ses travaux auront causés aux propriétaires du sol ainsi qu’aux travaux de
recherches et exploitations voisines.

Article 36
En cas de cessation, pour quelque motif que ce soit, des droits du titulaire
d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de recherche ou d’une
concession d’exploitation sur tout ou partie du périmètre de reconnaissance,
du permis de recherche ou de la concession d’exploitation, le titulaire est tenu
de restituer ladite surface dans les conditions fixées par voie réglementaire.

Article 37
Le titulaire d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de recherche ou
d’une concession d’exploitation doit contribuer à la formation professionnelle
des cadres et techniciens nationaux de l’industrie pétrolière en les associant
aux opérations de reconnaissance, de recherche et d’exploitation et en les
faisant bénéficier de programmes de formation adaptés.

Article 38
ll n’est en rien dérogé à l’occasion de la délivrance de l’autorisation de
reconnaissance, du permis de recherche et de la concession d’exploitation
à la législation et à la réglementation en vigueur relatives à la sécurité
et la salubrité publique, l’environnement, la sécurité et l’hygiène du
personnel, l’habitat, la meilleure utilisation et la conservation des
gisements, la protection des sources, voies publiques et édifices, et, en ce
qui concerne les recherches marines, la protection des richesses marines,
de l’environnement et la sauvegarde de la navigation.

Article 39
Sous peine de déchéance de son permis de recherche prononcée par un
acte administratif, le titulaire dudit permis est tenu de :

CODE DES HYDROCARBURES 17


a) Commencer l’exécution du programme de travaux dans un délai
qui est fixé dans l’acte administratif attribuant le permis et ne pas
interrompre lesdits travaux sans motif valable ;
b) Exécuter selon les règles de l’art le programme de travaux de
recherche convenu ;
c) Observer tous les engagements particuliers pris lors de l’attribution
du permis ;
d) Porter par écrit à la connaissance de l’administration toute découverte
d’hydrocarbures ou autres ressources minières dans un délai ne
dépassant pas trois (3) jours ;
e) Communiquer à l’administration dans les délais fixés par voie
réglementaire, tous renseignements, documents et études de tous
ordres relatifs à ses opérations de recherche ;
f) Conserver au Maroc les carottes de sondage ainsi que tous échantillons
intéressant les hydrocarbures et les produits miniers ;
g) Exécuter sans retard les forages d’appréciation permettant d’évaluer
toute découverte potentiellement commerciale.

Article 40
Sous peine de déchéance de sa concession prononcée par un acte
administratif, le concessionnaire est tenu de :
a) Procéder au développement et à la mise en production du gisement sans
retard en observant les pratiques saines de l’industrie en la matière ;
b) Exécuter, selon des règles de l’art et de façon continue, le programme
de développement convenu ;
c) Exploiter le gisement de façon rationnelle et selon les règles de l’art ;
d) Observer tous les engagements particuliers pris lors de l’attribution
de la concession ;
e) Porter, par écrit, à la connaissance de l’administration, dans les délais
fixés par voie réglementaire, tous renseignements utiles sur la marche
des travaux, les résultats obtenus et les recherches complémentaires ;
f) Conserver au Maroc les carottes de sondage ainsi que tous échantillons
intéressant les hydrocarbures et les produits miniers.

Article 41
Le titulaire d’une concession d’exploitation doit, avant d’envisager
l’exportation de sa part de production, contribuer à la satisfaction du
marché intérieur selon les conditions définies par l’accord pétrolier.

18 CODE DES HYDROCARBURES


CHAPITRE VII
Des dispositions fiscales, douanières,
de commerce extérieur et de changes
Article 42
Le titulaire ou le cas échéant, chacun des co-titulaires de toute concession
d’exploitation bénéficie d’une exonération totale de l’impôt sur les sociétés
pendant une période de dix (10) années consécutives courant à compter de la
date de mise en production régulière de toute concession d’exploitation.

Article 43
Toute personne morale autre qu’un organisme d’Etat, doit verser à
l’Etat selon les taux et modalités définis par voie réglementaire, des
droits d’institution pour toute demande de permis de recherche et de sa
prorogation.
Le titulaire ou, le cas échéant, chacun des co-titulaires d’une concession
d’exploitation, doit verser à l’Etat, un loyer superficiaire annuel proportionnel
à la superficie de la concession d’exploitation selon les taux et modalités
prévus par voie réglementaire.

Article 44
Le titulaire ou, le cas échéant, chacun des co-titulaires d’une concession
d’exploitation doit verser à l’Etat selon les barèmes, les taux et les modalités
prévus par voie réglementaire, un droit de concession annuel sur sa quote-
part de la production d’hydrocarbures provenant de la concession, payable
suivant les stipulations des accords pétroliers, soit en numéraire, soit en
nature, soit partie en nature et partie en numéraire.
Pour le calcul du droit de concession, les quantités d’hydrocarbures
consommées à l’intérieur du périmètre de la concession pour les besoins
de l’exploitation directe ou de l’exploitation assistée du gisement ne sont
pas prises en considération.

Article 45
Le titulaire, ou le cas échéant, chacun des co-titulaires d’une concession
d’exploitation peut, s’il le désire, constituer une provision pour reconstitution
de gisements d’hydrocarbures en exonération de l’impôt sur les sociétés.
Cette provision doit être employée pour la réalisation des travaux de
reconnaissance, de recherche et de développement des hydrocarbures.

CODE DES HYDROCARBURES 19


La provision constituée est soumise aux dispositions de la loi n° 24-86
instituant l’impôt sur les sociétés, relatives à la provision pour reconstitution
de gisements miniers.

Article 46
Les prix des hydrocarbures servant de base pour le calcul de l’impôt sur
les sociétés sont les prix réels appliqués dans les ventes directes des
hydrocarbures à des tiers nationaux ou étrangers n’ayant pas de liens de
dépendances avec les titulaires de la concession ou, en l’absence de tels
prix, les prix publiés du pétrole brut sur le marché international, corrigés
notamment suivant les différentiels de qualité et de transport.
Pour le calcul du droit de concession en numéraire, le prix des hydrocarbures
à appliquer est la valeur moyenne pondérée des prix de vente par les
quantités vendues pendant la période prise en considération telle qu’elle
est définie par voie réglementaire. Ces prix de vente sont ceux définis à
l’alinéa ci-dessus diminués de tous les frais relatifs aux commissions
sur les ventes, au transport et ou de prise en charge à partir du point de
production jusqu’au point de vente.

Article 47
A) Aux fins de la présente loi, on entend par bénéfices imposables la
différence entre,
d’une part :
- Le produit brut constitué par la valeur de la quote-part des
hydrocarbures revenant au titulaire de la concession au titre
de l’exercice considéré, déterminée conformément à l’article 46
ci-dessus,
et d’autre part la somme :
- Des frais, charges et amortissements afférents au même exercice
tels que définis par la loi n° 24-86 relative à l’impôt sur les sociétés
précitée ; et
- Des déficits antérieurs reportables conformément à l’article 49
ci-après.
B) Les frais et charges déductibles comprennent notamment :
1) Les frais de premier établissement relatifs à l’organisation et au
démarrage des opérations pétrolières au Maroc ;
2) Les frais de reconnaissance, de recherche et de développement, les
frais de forage non compensés, les frais exposés pour le forage de
puits qui ne produisent pas de pétrole ni de gaz naturel en quantités
commercialisables.

20 CODE DES HYDROCARBURES


Les frais visés aux 1 et 2 ci-dessus peuvent être considérés, selon le
choix fait annuellement par le titulaire de la concession, soit comme frais
déductibles au titre de l’exercice fiscal au cours duquel ils ont été exposés,
soit comme des immobilisations à amortir et à déduire dans la durée fixée
par les accords pétroliers sans que cette durée puisse dépasser dix (10)
ans.
3) Les frais d’exploitation ;
4) Le loyer superficiaire et le droit de concession ;
C) Pour le calcul de l’impôt sur les sociétés, le titulaire ou, le cas échéant,
chacun des co-titulaires d’une concession d’exploitation, pourra
consolider les produits, charges et résultats provenant de tout permis
de recherche et de toute concession d’exploitation dont il est titulaire
ou co-titulaire.

Article 48
Pour l’application de l’article 47 ci-dessus.
A) L’expression “ frais de reconnaissance et de recherche ” désigne toutes
les dépenses effectuées pour les reconnaissances de surface ou les
opérations de prospection, ou à l’occasion desdites activités, à l’exception
des frais correspondant aux installations, matériels et équipements
dont la durée d’utilisation est supérieure à un an.
Ces installations, matériels et équipements sont amortissables sur la
durée normale d’utilisation d’après les taux linéaires en usage dans la
profession.
B) L’expression “ frais de forage non compensés ” désigne tous les achats
de matériaux, de carburant et autres matières consommables, toutes
les dépenses de réparations, de manutention et de transport ou autres
dépenses similaires, toutes les dépenses de personnel faites pour le
forage, le nettoyage, l’entretien, le prolongement en profondeur des
puits, ainsi que d’une manière générale toutes dépenses afférentes à
ces opérations, à l’exception des frais correspondant à des installations,
matériels et équipements dont la durée d’utilisation est supérieure à une
année. Ces installations, matériels et équipements sont amortissables
sur la durée normale d’utilisation d’après les taux linéaires en usage
dans la profession.

CODE DES HYDROCARBURES 21


Article 49
Si, au cours d’un exercice fiscal, le total des déductions faites au titre des
frais, charges et amortissements conformément à l’article 48 ci-dessus
dépasse le produit brut du même exercice, la différence constitue un déficit
reportable sur les résultats fiscaux des exercices suivants dans la limite
d’une période de quatre (4) ans.
Toutefois, les dispositions du 2e alinéa de l’article 11 de la loi n° 24-86
instituant un impôt sur les sociétés sont applicables à la fraction du déficit
correspondant à l’amortissement des immobilisations visées au 2e alinéa
de l’article 47 ci-dessus.

Article 50
Les titulaires d’autorisations de reconnaissance, de permis de recherche
et de concessions d’exploitation, leurs contractants et sous-contractants
bénéficient de l’exonération de tous droits et taxes à l’importation
sur les matériels, matériaux et produits consommables destinés à la
reconnaissance, à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures ainsi
qu’aux activités annexes à celles-ci.
Toutefois, les avantages ci-dessus ne seront pas accordés lorsque ces
matériels, matériaux et produits consommables peuvent être fournis par
le marché national dans la limite d’une majoration - prix CIF - de 10% à
des conditions de qualités et de délais de livraisons équivalentes.
Les mobiliers, effets et autres objets personnels en cours d’usage
appartenant au personnel de la société partenaire de l’Etat, de ses
contractants ou sous-contractants, dans la reconnaissance, la recherche
et l’exploitation des hydrocarbures, recruté à l’étranger, sont mis à
la consommation en franchise des droits et taxes conformément à la
législation en vigueur.
Les objets neufs peuvent être importés sous le régime de l’importation
temporaire.
La liste desdits matériels, matériaux, produits consommables, mobiliers,
effets et objets, est visée par l’administration.
Les véhicules soumis à la procédure d’immatriculation, propriété dudit
personnel, bénéficient du régime d’importation temporaire prévu dans les
articles 145 et suivants du Code des douanes et impôts indirects.

22 CODE DES HYDROCARBURES


Article 51
Sauf dérogation accordée par l’administration, les matériels, matériaux et
produits consommables ayant bénéficié du régime institué par le présent
chapitre ne peuvent recevoir d’autres utilisations que celles pour lesquelles
ils ont été importés. Les titulaires d’autorisation de reconnaissance, de
permis de recherche ou de concession d’exploitation peuvent être soumis
à des contrôles administratifs. Les biens bénéficiant du régime institué par
le présent chapitre ne peuvent être cédés qu’après paiement des droits et
taxes qui sont dus à l’importation.

Article 52
Les titulaires d’autorisation de reconnaissance, de permis de recherche
ou de concession d’exploitation, leurs contractants et sous-contractants
bénéficient de l’importation temporaire, en exonération de la redevance
prévue par l’article 148 du code des douanes et de tous droits et taxes,
de tous matériels, matériaux et produits consommables destinés à
la reconnaissance, à la recherche et à l’exploitation des gisements
d’hydrocarbures ainsi qu’aux travaux connexes. La liste desdits biens
d’équipement est visée par l’administration.

Article 53
Le droit d’apport en société à titre pur et simple est fixé à 0,50% en faveur
des constitutions ou des augmentations de capital des sociétés quelle que
soit la nature des biens apportés.
L’application du droit d’apport visé ci-dessus entraîne la dispense des
droits de mutation afférents à la prise en charge du passif s’il y a lieu.

Article 54
Les personnes physiques étrangères titulaires d’autorisation de
reconnaissance et les sociétés titulaires d’autorisation de reconnaissance
ou de permis de recherche qui ne sont pas constituées en sociétés de
droit marocain doivent pourvoir intégralement à leurs besoins en devises
étrangères.

CODE DES HYDROCARBURES 23


Article 55
Les étrangers titulaires d’une concession d’exploitation peuvent conserver
à l’étranger le produit de leurs ventes d’hydrocarbures réalisées à
l’extérieur du Maroc.
La sortie des hydrocarbures du territoire marocain doit intervenir dans
les conditions et selon les formalités prévues par la réglementation en
vigueur.
Les étrangers titulaires d’une concession d’exploitation doivent fournir
périodiquement, dans les formes prévues par la réglementation des
changes, un état de leurs avoirs à l’étranger résultant de leurs ventes à
l’exportation des hydrocarbures ainsi que des paiements effectués à l’aide
de ces avoirs pour les opérations afférentes à leur activité de titulaires de
concession d’exploitation d’hydrocarbures.

Article 56
Nonobstant les dispositions de l’article 55 ci-dessus, les étrangers
titulaires d’une concession d’exploitation sont tenus de rapatrier au Maroc
les fonds en devises nécessaires à la couverture de leurs dépenses locales
et de leurs obligations financières et fiscales, et ce, en complément aux
produits de leurs ventes sur le marché intérieur.

Article 57
Sauf autorisation contraire de l’administration, qui pourra leur être
accordée pour faire face à leur besoin en devises à l’étranger dans le
cadre de leurs activités de recherche et d’exploitation des hydrocarbures,
les personnes morales marocaines titulaires d’une concession
d’exploitation sont tenues de rapatrier au Maroc le produit de leurs
ventes d’hydrocarbures effectuées à l’étranger.
Les exportations d’hydrocarbures doivent intervenir dans les conditions et
selon les modalités prévues par la réglementation en vigueur.

Article 58
Le transfert du produit net de cession est garanti lorsque l’investissement
est effectué par un étranger. Cette garantie porte sur:
- L’apport en capital effectué par cession à Bank Al-Maghrib de devises
convertibles ;
- La plus-value nette de cession.

24 CODE DES HYDROCARBURES


Article 59
Les bénéfices et dividendes des titulaires d’une concession d’exploitation
et ceux des actionnaires dans les entreprises concessionnaires sont
exemptés de la taxe sur les produits des actions, parts sociales et revenus
assimilés, instituée par la loi n° 18-88 promulguée par le dahir n° 1-89-145
du 22 rebia I 1410 (23 octobre 1989).

Article 60
La garantie de transfert des bénéfices et des dividendes visés à l’article
59 ci-dessus, après paiement des impôts dus, est accordée sans limitation
aux étrangers titulaires d’une concession d’exploitation.

Article 61
Les titulaires d’autorisation de reconnaissance, de permis de recherche
ou de concession d’exploitation, leurs contractants et sous-contractants,
bénéficient sur les biens et services qu’ils acquièrent sur le marché local
ou extérieur pour les besoins de leurs activités, de l’exonération de la
taxe sur la valeur ajoutée instituée par la loi n° 30-85 promulguée par le
dahir n° 1-85-345 du 7 rebia II 1406 (20 décembre 1985), sous réserve des
dispositions du 2ème alinéa de l’article 50 ci-dessus
Les modalités d’application de cette exonération sont définies par voie
réglementaire.

Article 62
Les titulaires d’un permis de recherche ou d’une concession d’exploitation
bénéficient de l’exonération de :
- L’impôt des patentes ;
- La taxe urbaine instituée par la loi n° 37-89 promulguée par le dahir
n° 1-89-228 du 1er joumada II 1410 (30 décembre 1989) à l’exception
de la taxe d’édilité ;
- La taxe sur les terrains urbains non bâtis instituée par la loi n° 30-89
relative à la fiscalité des collectivités locales et de leurs groupements,
promulguée par le dahir n° 1-89-187 du 21 rebia II 1410 (21 novembre
1989).

Article 63
Les dispositions de l’article 63 de la loi n° 21-90 sont abrogées par la loi
n° 27-99.

CODE DES HYDROCARBURES 25


CHAPITRE VIII
Dispositions exceptionnelles
Les dispositions des articles 64, 65, 66 et 67 de la loi n° 21-90 sont
abrogées par la loi n° 27-99.

26 CODE DES HYDROCARBURES


CHAPITRE IX
Des sanctions
Article 68
Les infractions à la présente loi ainsi qu’aux textes pris pour son application,
feront l’objet des poursuites et pénalités prévues par la loi, sans préjudice,
en ce qui concerne les titulaires de permis de recherche ou de concessions
d’exploitation, des autres sanctions prévues par la présente loi telles que,
le cas échéant, la déchéance du permis de recherche ou de la concession
d’exploitation.
L’administration peut décider qu’une personne ayant fait l’objet
d’une sanction conformément au 1er alinéa ci-dessus n’obtiendra pas
d’autorisation de reconnaissance ni de permis de recherche pendant un
délai maximum de cinq (5) ans à compter de la date de la sanction si elle
est administrative ou de la date à laquelle la condamnation est devenue
irrévocable, s’il s’agit d’une sanction judiciaire.
Il est adressé à cet effet à l’administration un extrait de tout jugement
portant condamnation.

Article 69
Tout travail entrepris contrairement aux dispositions de la présente loi
et des textes pris pour son application peut être suspendu par mesure
administrative sans préjudice de l’application des dispositions de l’article
68 ci-dessus.

Article 70
Les infractions aux dispositions de la présente loi et aux textes pris pour
son exécution sont constatées par les officiers de la police judiciaire
et les agents habilités à cet effet par l’administration. Ces officiers et
agents ont à tout moment libre accès aux installations et chantiers des
titulaires d’autorisations de reconnaissance, de permis de recherche ou de
concessions d’exploitation.
Les titulaires desdites autorisations de reconnaissance, desdits permis de
recherche ou desdites concessions d’exploitation sont tenus de leur fournir
tous documents et renseignements nécessaires pour l’accomplissement
de leur mission et de les faire accompagner dans leurs visites, s’ils en
sont requis, par les préposés et surveillants dont le concours serait jugé
nécessaire.

CODE DES HYDROCARBURES 27


CHAPITRE X
Dispositions diverses
Article 71

L’Etat peut déléguer un organisme de droit public afin d’exercer pour son
compte les missions suivantes :
- Conclure les accords pétroliers avec les sociétés pétrolières ;
- Détenir la participation réservée à l’Etat dans les permis de recherche
ou concessions d’exploitation en vertu de l’article 4 ci-dessus ;
- Exercer le droit de priorité dans les conditions prévues aux alinéas 3
et 4 de l’article 7 ci-dessus ;
- Exercer le droit de préemption visé aux articles 8 et 31 ci-dessus ;
- Se substituer au concessionnaire dans les cas prévus à l’article 10
ci-dessus.

Article 72
La présente loi abroge le dahir n° 1-58-227 du 4 moharrem 1378 (21 juillet
1958) portant code de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures
ainsi que les dispositions du dahir du 9 rejeb 1370 (16 avril 1951) portant
règlement minier, tel qu’il a été modifié et complété, concernant les permis
de 4e catégorie.

Article 73
Les concessions d’exploitation en cours de validité ou de renouvellement
à la date de publication de la loi n°27-99 au « Bulletin officiel » demeurent
soumises, jusqu’à leur expiration, aux dispositions légales en vigueur au
moment de leur octroi.
Les personnes morales titulaires de permis de recherche à la date de
publication de la loi n°27-99 au « Bulletin officiel », disposent d’un délai
de cent quatre-vingt (180) jours courant à compter de la publication des
dispositions réglementaires visées aux articles 22, 43, 44 et 46 de la loi
n° 21-90 telle que modifiée et complétée par la loi n°27-99, pour opter soit
pour rester régies par les dispositions arrêtées dans les accords pétroliers

28 CODE DES HYDROCARBURES


les concernant, soit pour bénéficier des dispositions de ladite loi n° 21-
90 telle qu’elle a été modifiée et complétée par la loi n°27-99. Dans ce
dernier cas, lesdits accords pétroliers doivent être mis en conformité avec
les dispositions de la loi précitée et approuvés conformément à l’article 34
de ladite loi.
Les termes “ impôt sur les bénéfices professionnels ” et “ taxe sur les
produits et services ” contenus dans les accords conclus avant la date
de publication de la présente loi au « Bulletin officiel », sont remplacés
respectivement par les termes “ impôts sur les sociétés ” (IS) et “ taxe sur
la valeur ajoutée ” (TVA).

Article 74
Les dossiers des matériels, matériaux et produits consommables
importés dans le cadre du dahir n° 1-58-227 du 4 moharrem 1378
(21 juillet 1958) précité, en instance d’apurement à la date de publication
de la loi n°21-90 telle que modifiée et complétée par la Loi n° 27-99 au
Bulletin officiel seront régularisés conformément aux dispositions de
cette dernière.

CODE DES HYDROCARBURES 29


Décret n° 2-93-786 du 18 joumada I 1414 (3 novembre 1993) pris pour
l’application de la loi n° 21-90 relative à la recherche et à l’exploitation
des gisements d’hydrocarbures comme amendé et complété par Décret
n° 2-99-210 du 9 Hija 1420 (16 Mars 2000) pris pour l’application de la loi
n° 27-99.

CHAPITRE PREMIER
Des autorisations de reconnaissance et
des permis de recherche
Article premier
La demande d’une autorisation de reconnaissance ou d’un permis de
recherche doit être déposée auprès du ministère chargé de l’énergie.
Les demandes envoyées par la poste ne sont pas admises.

Article 2
La demande doit être accompagnée de tous documents de nature à établir
la capacité technique et financière du demandeur.
Elle doit indiquer :
A- La dénomination de la personne ou des personnes morale (s)
demanderesse (s), ses ou leurs statuts, son ou leur siège social.
B- Les noms du président, des membres du conseil d’administration, pour
les sociétés anonymes.
C- Les noms des gérants et des membres du conseil de surveillance pour
les sociétés en commandite par actions et les sociétés à responsabilité
limitée.
D- Les noms de tous les associés, pour les sociétés en nom collectif et
pour les sociétés à responsabilité limitée n’ayant pas de conseil de
surveillance.
E- Les noms des dirigeants ayant la signature sociale pour toutes les
sociétés.
F- Au cas où la demande est présentée au nom d’une société en formation,
elle doit en faire mention en indiquant tous les renseignements connus
sur la condition du titulaire définitif.

30 CODE DES HYDROCARBURES


G- Le nom et l’adresse du mandataire ou du représentant au Maroc du
demandeur.
H- Au cas où la demande d’autorisation de reconnaissance est présentée
par une personne physique, les indications prévues ci-dessus sont
remplacées par la profession, la nationalité et le domicile du demandeur
et, s’il y a lieu, de son mandataire ou représentant au Maroc.
I- Les autorisations de reconnaissance ou les permis de recherche, venus
ou non à expiration, dont il a déjà bénéficié.
J- Les coordonnées précises du périmètre de l’autorisation de
reconnaissance ou du permis de recherche sollicité, accompagné d’un
extrait de carte topographique au 1/250 000 ou à toute autre échelle
convenable indiquant les limites du périmètre par des lignes orientées
du nord au sud et de l’est à l’ouest et dérivant du système de coordonnées
Lambert ou géographiques.
Pour les permis maritimes, l’une des limites peut être le tracé de la côte
marocaine.
Si la superficie délimitée par le périmètre se trouve en zone maritime,
l’extrait de la carte ci-dessus visée est remplacé par une carte
hydrographique précisant les limites du périmètre marin en question ainsi
que les renseignements permettant d’apprécier les possibilités d’exécution
des travaux projetés.
La carte est à fournir en trois (3) exemplaires.
K- Le programme général et l’échelonnement des travaux que le
demandeur projette d’exécuter pendant la durée de validité de
l’autorisation de reconnaissance ou pendant les différentes périodes du
permis de recherche, ainsi que l’effort financier minimum qu’il s’engage
à consacrer à l’exécution de ces travaux.
Pour le permis de recherche, la demande devra indiquer le mode de
découpage de la durée totale de validité du permis en périodes successives
en précisant, pour chaque période, le programme minimum de travaux que
le demandeur s’engage à réaliser ainsi que les efforts financiers minima
correspondants.

CODE DES HYDROCARBURES 31


Article 3
Au cas où la demande est formulée par un mandataire ou représentant,
ce dernier doit remettre les pièces qui l’accréditent et qui justifient de son
identité.
Article 4
L’autorisation de reconnaissance est accordée par décision du ministre
chargé de l’énergie notifiée au demandeur.
La demande de renouvellement est déposée au moins un (1) mois avant
l’expiration de la période précédente.

Article 5
Conformément à l’article 21 de la loi précitée n° 21-90, tous les résultats
des travaux de reconnaissance sont communiqués à titre gratuit au ministre
chargé de l’énergie ou à ses représentants dans les conditions fixées par
lui dans la décision d’autorisation.

Article 6
Chaque demande de permis de recherche et de période complémentaire
est accompagnée à peine d’irrecevabilité, du récépissé de versement à la
Trésorerie générale, des droits d’institution prévus à l’article 43 de la loi
précitée n° 21-90 et dont le montant est fixé à 1.000 dirhams.
La demande de permis de recherche ou de période complémentaire est
inscrite sur un registre spécial tenu au ministère chargé de l’énergie et un
récépissé en est délivré au demandeur.

Article 7
Le permis de recherche est attribué dans les soixante (60) jours qui suivent
la date du dépôt de la demande, par arrêté du ministre chargé de l’énergie,
notifié au demandeur et publié au « Bulletin officiel ».

Article 8
Le périmètre couvert par un permis doit être délimité par des lignes droites
orientées du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest.

32 CODE DES HYDROCARBURES


Article 9
Le permis de recherche dont la durée totale de validité ne peut,
conformément aux dispositions de l’article 24 de la loi précitée
n° 21-90, excéder huit (8) années, comporte une période initiale, suivie
éventuellement lorsque le titulaire du permis a rempli les obligations dont
il était tenu, d’une ou de deux (2) périodes complémentaires successives.

Article 10
En application de l’article 24 de la loi précitée n° 21-90, la superficie
initiale du permis est réduite de n fois 10% à l’occasion de la première
des périodes complémentaires du permis visées à l’article 9 ci-dessus,
«n» étant la durée en années de la période initiale dudit permis. Pour la
deuxième période complémentaire, la superficie du permis est, le cas
échéant, réduite de manière à ce qu’elle soit ramenée à un maximum de
50% de sa superficie initiale.

Article 11
En application du 2 alinéa de l’article 24 de la loi précitée n° 21-90, la
e

prorogation exceptionnelle du permis de recherche est accordée par arrêté


du ministre chargé de l’énergie.

Article 12
Conformément au 1 alinéa de l’article 7 de la loi précitée n° 21-90, le
er

titulaire d’un permis de recherche peut à tout moment abandonner, en


tout ou en partie, son permis de recherche sous réserve qu’il ait rempli les
engagements de travaux et les engagements financiers correspondants
auxquels il était tenu.
La zone faisant l’objet d’un abandon volontaire est déduite de la superficie
que doit rendre le titulaire conformément aux dispositions de l’article 10
ci-dessus.

Article 13
La réduction de la superficie du permis conformément à l’article 10 ci-
dessus, ainsi que l’abandon partiel ou total d’un permis de recherche
rendent libre à la recherche la portion ou la totalité du permis concerné.

CODE DES HYDROCARBURES 33


Article 14
Lorsqu’il y a lieu de réduire la superficie du permis de recherche, le
titulaire du permis fait connaître au ministre chargé de l’énergie la ou les
portions du territoire qu’il abandonne. La ou les portions retenues doivent
autant que possible former une surface continue, délimitée par des lignes
droites orientées du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest dérivant du système
de coordonnées définissant le permis de recherche.

Article 15
Toute demande de période complémentaire au cours de la durée de validité
du permis de recherche doit être déposée auprès du ministère chargé de
l’énergie au plus tard deux (2) mois avant l’expiration de la période en
cours.
Seules les demandes déposées contre récépissé sont admises.
La demande désigne le permis de recherche concerné. Elle fournit
également les renseignements visés au 1er et au 2e alinéas, paragraphes
A, B, C, D, E, F, G, de l’article 2 ci-dessus et désigne le ou les périmètre
(s) délimité (s) ainsi qu’il est prévu à l’article 8 ci-dessus et que le titulaire
demande à conserver.

Article 16
La demande visée à l’article 15 ci-dessus est accompagnée :
1) D’un mémoire détaillé indiquant les travaux déjà exécutés, leurs
résultats, les dépenses déjà faites en vertu des engagements pris,
précisant dans quelle mesure les objectifs indiqués dans la demande
initiale ont été atteints ou modifiés et motivant le choix du ou des
périmètres que le titulaire demande à conserver ;
2) D’une carte au 1/50.000 ou à toute autre échelle convenable en triple
exemplaire, sur laquelle sont portés lesdits périmètres ;
3) D’un programme des travaux que le titulaire s’engage à exécuter
pendant la période sollicitée, indiquant le calendrier desdits travaux
ainsi que l’effort financier minimum correspondant à leur exécution.

34 CODE DES HYDROCARBURES


Article 17
La demande visée à l’article 15 ci-dessus est inscrite sur un registre spécial
tenu au ministère chargé de l’énergie.
Un avis publié dans la presse aux frais du demandeur au cours du mois
qui suit la date du dépôt de la demande, fait connaître, le cas échéant,
les surfaces abandonnées sur lesquelles des demandes de permis de
recherche peuvent être déposées.

Article 18
Un arrêté du ministre chargé de l’énergie fixe la durée de la période
complémentaire demandée et définit le périmètre du permis de recherche
conservé par le titulaire. Il est notifié à l’intéressé dans les quinze jours qui
suivent sa signature et publié au « Bulletin officiel ».

Article 19
Conformément à l’article 8 de la loi précitée n° 21-90, toute cession totale
ou partielle d’un permis de recherche est soumise à l’autorisation préalable
du ministre chargé de l’énergie.
Un arrêté du ministre chargé de l’énergie institue la partie ou la totalité du
permis cédée au profit du cessionnaire.

Article 20
Conformément aux dispositions de l’article 9 de la loi précitée n° 21-90,
l’amodiation partielle ou totale d’un permis de recherche est soumise à
l’autorisation préalable du ministre chargé de l’énergie.

Article 21
En application des dispositions de l’article 39 de la loi précitée n° 21-90, la
déchéance d’un permis de recherche peut être prononcée par arrêté motivé
du ministre chargé de l’énergie après une mise en demeure non suivie
d’effet dans les trente (30) jours qui suivent la date de sa notification.

CODE DES HYDROCARBURES 35


CHAPITRE II
Des concessions d’exploitation
Article 22
La demande de concession doit être déposée auprès du ministère chargé
de l’énergie au plus tard trois (3) mois avant l’expiration de la période de
validité du permis de recherche en vertu duquel elle est présentée. Elle
est inscrite à la date de son dépôt sur un registre spécial tenu au ministère
chargé de l’énergie. Un récépissé du dépôt de la demande est remis au
déposant et un avis est publié par voie de presse pendant cinq (5) jours
consécutifs, dans les trente (30) jours qui suivent ledit enregistrement.
Les demandes envoyées par la poste ne sont pas admises.
Les frais de publication dans la presse sont à la charge du demandeur.

Article 23
La demande doit indiquer les renseignements exigés au 1er et au 2e alinéas,
paragraphes A, B, C, D, E, F, G, I, de l’article 2 du présent décret, ainsi que
le permis de recherche ayant donné lieu à la découverte d’hydrocarbures
et en vertu duquel la demande est présentée.
Elle doit être accompagnée des documents suivants :
- Une carte en triple exemplaire à l’échelle de 1/10.000 sur laquelle
sont portées les limites de la concession demandée ainsi qu’une carte
indiquant notamment les travaux et les forages effectués ;
- Un rapport technique qui précise le détail des travaux de recherche
et d’appréciation effectués, comportant les études réalisées et
les résultats démontrant l’existence et l’importance du gisement
d’hydrocarbures pour l’exploitation duquel la demande de concession
est faite ;
- Le programme des travaux de développement que le requérant
s’engage à effectuer ainsi que le calendrier correspondant en vue de
la mise en production commerciale du gisement ;
- Une étude économique et commerciale relative à l’exploitation du
gisement découvert.

36 CODE DES HYDROCARBURES


Article 24
Conformément aux dispositions de l’article 27 de la loi précitée n° 21-90, la
concession est attribuée par décret pris sur proposition du ministre chargé
de l’énergie, notifié à l’intéressé et publié au « Bulletin officiel ».
Le décret d’attribution de la concession est inscrit sur le registre des
concessions d’exploitation d’hydrocarbures tenu au ministère chargé de
l’énergie, et peut être communiqué à tout demandeur.

Article 25
La demande de la prorogation exceptionnelle visée à l’Article 29 de la loi
précitée n° 21-90, doit être déposée au ministère chargé de l’énergie au
moins deux (2) années avant l’expiration de la période de validité de la
concession.
Elle doit comporter, en les actualisant, les mêmes renseignements que
ceux fournis pour la demande de la concession.
Le concessionnaire doit démontrer l’existence de réserves d’hydrocarbures
justifiant la prorogation et fournir le programme de production envisagé et
les travaux complémentaires éventuels.
La prorogation est accordée par décret pris sur proposition du ministre
chargé de l’énergie.
Ce décret précise la durée de prorogation de la concession qui ne peut
excéder dix (10) ans. Il est notifié au concessionnaire et publié au « Bulletin
officiel ».

Article 26
Conformément au 1 alinéa de l’article 7 de la loi précitée n° 21-90, le
er

concessionnaire peut abandonner en partie ou en totalité sa concession


d’exploitation, sous réserve qu’il ait rempli les engagements de travaux et
les engagements financiers correspondants auxquels il était tenu, et que
la concession, ainsi que ses dépendances soient libres de toutes charges.
Cette décision notifiée par écrit au ministre chargé de l’énergie, prend
effet après l’expiration d’un délai de trois (3) mois à compter de la date
de sa notification sauf accord exprès donné par décret pour une date plus
avancée.

CODE DES HYDROCARBURES 37


Un décret pris sur proposition du ministre chargé de l’énergie définit, le cas
échéant, le périmètre conservé par le concessionnaire et la suite réservée
à la partie ou à la totalité de la concession abandonnée.
Lorsque l’Etat décide conformément à l’Article 7 de la loi précitée
n° 21-90, de reprendre à son compte la partie ou la totalité de la concession
abandonnée, les documents et dossiers nécessaires à la poursuite de
l’exploitation lui seront remis dans les conditions fixées dans les accords
pétroliers.

Article 27
Conformément aux dispositions de l’article 8 de la loi précitée n° 21-90,
toute cession totale ou partielle de la concession d’exploitation est soumise
à autorisation préalable dans les conditions suivantes :
Le concessionnaire notifie au ministre chargé de l’énergie, par lettre
recommandée avec accusé de réception son intention de procéder à un
acte de cession, la dénomination sociale et le siège du cessionnaire, le
prix, les clauses et les conditions exactes de cette cession.
La cession est autorisée, le cas échéant, par décret pris sur proposition du
ministre chargé de l’énergie.
Le droit de préemption visé à l’article 8 de la loi précitée n° 21-90, s’exerce
pendant un délai de cent vingt (120) jours à compter de la date de la
notification prévue au 2e alinéa ci-dessus.

Article 28
L’amodiation totale ou partielle d’une concession d’exploitation doit faire
l’objet d’une autorisation préalable suivant la procédure prévue pour le cas
de la cession d’une concession.

Article 29
Le retour à l’Etat de la concession d’exploitation et de ses dépendances,
visé à l’article 6 de la loi précitée n° 21-90, est prononcé par décret pris sur
proposition du ministre chargé de l’énergie et publié au « Bulletin officiel ».

38 CODE DES HYDROCARBURES


Article 30
En application des dispositions de l’article 40 de la loi précitée n° 21-90, la
déchéance d’une concession d’exploitation peut être prononcée par décret
motivé pris sur proposition du ministre chargé de l’énergie, après une
mise en demeure non suivie d’effet dans les quatre-vingt-dix (90) jours
qui suivent la date de sa notification. Ce décret est notifié à l’intéressé et
publié au « Bulletin officiel ».

Article 31
Lorsque l’adjudication visée à l’article 31 de la loi précitée n° 21-90, ne
donne pas de résultat, un décret motivé pris sur proposition du ministre
chargé de l’énergie annule la concession ou prononce son retour gratuit à
l’Etat, libre et franche de toute charge y compris ses dépendances telles
que définies à l’article 6 de ladite loi.

CODE DES HYDROCARBURES 39


CHAPITRE III
Obligations des titulaires d’autorisations
de reconnaissance, de permis de recherche
ou de concessions d’exploitation
Article 32
Le titulaire d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de
recherche ou d’une concession d’exploitation doit mener ses opérations
en respectant les impératifs d’hygiène, de santé, de sécurité de ses
employés et des populations avoisinantes, de façon à causer le minimum
de nuisances sociales et écologiques et en déployant tous ses efforts pour
ne pas causer de dommages aux propriétés publiques et privées. Il doit
notamment prendre des précautions en vue d’assurer :
- La protection de la circulation ;
- La protection de la navigation ;
- La sauvegarde des richesses halieutiques nationales et pour la
prévention de la pollution des mers, lacs, plages, rivières et nappes
d’eau ;
- La protection de la forêt, des terres agricoles et des plantations
agricoles.
Il doit également contracter une assurance contre tout dommage causé à
l’environnement.

Article 33
Le titulaire d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de recherche
ou d’une concession d’exploitation doit porter tout accident grave à la
connaissance des autorités locales et du ministère chargé de l’énergie qui
en avisera les départements concernés.
Il est tenu d’avoir sur les lieux des travaux, en quantités suffisantes, les
médicaments et moyens de secours indispensables à ses ouvriers.

40 CODE DES HYDROCARBURES


Article 34
En application des dispositions de l’article 43 de la loi précitée n° 21-90,
le titulaire ou, le cas échéant chacun des co-titulaires d’une concession
d’exploitation doit verser à la Trésorerie générale, proportionnellement à
sa part d’intérêt, un loyer superficiaire annuel au taux de 1.000 dirhams par
kilomètre carré. Le premier versement du loyer superficiaire sera effectué
dans les trente (30) jours qui suivent la date d’octroi de la concession
d’exploitation.
Les autres versements annuels se feront au plus tard à la date anniversaire
du premier versement.

Article 34 bis
En application des dispositions de l’article 44 de la loi précitée n° 21-90,
le titulaire ou, le cas échéant, chacun des co-titulaires d’une concession
d’exploitation, doit verser à l’Etat un droit de concession annuel sur sa
quote-part de production d’hydrocarbures selon les taux suivants :
1- Le pétrole brut :
La production des premières 300 000 tonnes provenant de chaque
concession d’exploitation située en terre ou en mer à une profondeur d’eau
marine inférieure ou égale à 200 mètres, est exonérée du paiement du
droit de concession.
La production des premières 500 000 tonnes provenant de chaque
concession d’exploitation située en mer à une profondeur d’eau
marine supérieure à 200 mètres, est exonérée du paiement du droit de
concession.
Au-delà de la production des premières 300 000 tonnes provenant de
chaque concession d’exploitation située en terre ou en mer à une profondeur
d’eau marine inférieure ou égale à 200 mètres, le taux est fixé à 10%.
Au-delà de la production des premières 500 000 tonnes provenant de
chaque concession d’exploitation située en mer à une profondeur d’eau
marine supérieure à 200 mètres, le taux est de 7%.
2 - Le gaz naturel :
La production des premiers 300 millions m3 provenant de chaque
concession d’exploitation située en terre ou en mer à une profondeur
d’eau marine inférieure ou égale à 200 mètres, est exonérée du paiement
du droit de concession.

CODE DES HYDROCARBURES 41


La production des premiers 500 millions m3 provenant de chaque
concession d’exploitation en mer à une profondeur d’eau marine
supérieure à 200 mètres, est exonérée du paiement du droit de concession.
Au-delà de la production des premiers 300 millions m3 provenant de chaque
concession d’exploitation située en terre ou en mer à une profondeur d’eau
marine inférieure ou égale à 200 mètres, le taux est fixé à 5%.
Au-delà de la production des premiers 500 millions m3 provenant de
chaque concession d’exploitation située en mer à une profondeur d’eau
marine supérieure à 200 mètres, le taux est fixé à 3,5%.
Les versements en numéraire du droit de concession annuel se font auprès
de la Trésorerie générale.
Le paiement en numéraire du droit de concession annuel a lieu le 31 juillet
et le 31 janvier pour les semestres se terminant respectivement les 30 juin
et 31 décembre de chaque année calendaire.
Le titulaire ou le cas échéant, chacun des co-titulaires soumet à la
Trésorerie générale, dans les quatre-vingt-dix (90) jours suivant la fin de
chaque année calendaire, une déclaration du droit de concession annuel
définitif calculé comme étant le produit de sa quote-part du volume du
droit de concession annuel par le prix moyen pondéré des prix de vente
réalisés pendant l’année calendaire se terminant le 31 décembre, et règle
la différence entre le montant réellement dû ainsi calculé et la somme des
paiements semestriels effectués.
Si la somme des paiements semestriels effectués est supérieure au
montant final dû, la différence sera reportée comme crédit sur le droit de
concession annuel de l’année calendaire suivante.

Article 35
Pour l’application des dispositions de l’article 61 de la loi précitée
n° 21-90, la direction des impôts délivre au titulaire de l’autorisation de
reconnaissance, du permis de recherche ou de la concession d’exploitation,
une attestation qui lui permet d’acquérir sur le marché local, les biens et
services en exonération de la taxe sur la valeur ajoutée.
Cette attestation est délivrée sur demande écrite de l’intéressé à laquelle
doivent être jointes les factures proforma correspondant aux biens et
services précités et dont la liste doit être visée au préalable par le ministère
chargé de l’énergie.

42 CODE DES HYDROCARBURES


Les factures et tous documents se rapportant aux ventes ou prestations
réalisées sous le bénéfice de l’exonération prévue ci-dessus doivent être
revêtus d’un cachet portant la mention “ vente ou opération en exonération
de la taxe sur la valeur ajoutée ” en application des dispositions de l’article
61 de la loi n° 21-90 promulguée par le dahir n° 1-91-118 du 27 ramadan
1412 (1er avril 1992).

Article 36
Conformément à l’article 39 de la loi précitée n° 21-90, le titulaire d’un
permis de recherche est tenu de :
a) Porter par écrit à la connaissance du ministre chargé de l’énergie toute
découverte d’hydrocarbures ou autres ressources minières dans un
délai ne dépassant pas trois (3) jours à partir de la constatation de
cette découverte;
b) Communiquer au ministre chargé de l’énergie tous renseignements,
documents et études de tous ordres relatifs à ses opérations de
recherche.

Article 37
Conformément à l’article 40 de la loi précitée n° 21-90, le concessionnaire
est tenu de porter par écrit à la connaissance du ministre chargé de
l’énergie tous renseignements utiles sur la marche des travaux, les
résultats obtenus et les recherches complémentaires éventuelles.

Article 38
Le titulaire d’une autorisation de reconnaissance, d’un permis de
recherche ou d’une concession d’exploitation est tenu de communiquer
au ministre chargé de l’énergie des copies des cartes géologiques, des
levés géophysiques et des rapports de sondages établis par lui lors des
opérations de reconnaissance, de recherche ou d’exploitation. Tant que
l’autorisation de reconnaissance, le permis de recherche et la concession
d’exploitation auxquels ils se rapportent sont en cours de validité, ces
documents ainsi que les renseignements qu’ils contiennent ne peuvent,
sauf autorisation du titulaire, être rendus publics ou communiqués à des
tiers par l’administration.

CODE DES HYDROCARBURES 43


Article 39
Les résultats des levés géophysiques sont adressés au ministre chargé de
l’énergie, dès l’achèvement des opérations ou tous les six (6) mois, si la
durée de celles-ci s’étend sur une durée supérieure à six (6) mois, sous la
forme d’un compte rendu comportant :
1) L’indication des noms, prénoms, qualité et domicile du maître de
l’œuvre et de la personne chargée du levé ;
2) L’indication de l’objet du levé, de la méthode et des appareils utilisés ;
3) Les résultats des mesures, y compris les calculs de correction, les
enregistrements bruts, les informations topographiques et tous
les renseignements nécessaires pour permettre d’en apprécier la
signification ;
4) Copie des cartes ou dessins résumant les résultats des mesures s’il
en a été établi.

Article 40
Le titulaire du permis de recherche ou de la concession d’exploitation
adresse au ministre chargé de l’énergie au plus tard quinze (15) jours avant
le commencement des travaux d’exécution d’un forage de recherche ou
d’exploitation d’hydrocarbures un rapport d’implantation précisant :
- L’emplacement du forage projeté ;
- Les objectifs du forage ;
- Les prévisions géologiques relatives aux terrains à traverser ;
- Le programme minimum des opérations de carottage et de contrôle
du forage ;
- La nature et les caractéristiques du matériel employé ;
- Le programme de tubage.

Article 41
Le titulaire tient sur tout chantier de forage un registre où sont notées les
conditions d’exécution du travail, notamment :
- La nature et le diamètre des outils :
- Les vitesses d’avancement du forage ;
- La nature et la durée des manœuvres et opérations spéciales,
telles que le carottage, les alésages, les changements d’outils, les
diagraphies, la coupe stratigraphique, les analyses géologiques et
pétrophysiques ;
- Et de façon générale, les paramètres de forage.

44 CODE DES HYDROCARBURES


Ce registre est tenu sur place à la disposition des agents du ministère
chargé de l’énergie.
Un extrait hebdomadaire de ce registre est transmis au ministre chargé
de l’énergie.

Article 42
Le titulaire est tenu de faire surveiller tout forage par un service géologique
dont la composition et la mission doivent être portées à la connaissance du
ministre chargé de l’énergie sur sa demande.

Article 43
En dehors des opérations de carottage et de contrôle du forage prévues
dans le rapport d’implantation, le titulaire doit exécuter les mesures
appropriées, chaque fois que l’examen des déblais de forage ou les
mesures de contrôle du forage révèlent un changement important dans la
nature des terrains traversés.
Les carottes sont soumises à examen dans les conditions fixées par une
consigne spéciale.
Les échantillons d’autres produits miniers décelés pendant les opérations
de forage doivent être remis au service désigné par le ministre chargé de
l’énergie.
Les découvertes de nappes d’eau souterraines ainsi que tous documents et
données de nature à aider à une meilleure connaissance des potentialités
en eaux souterraines doivent être communiquées au ministre chargé de
l’énergie qui en informe le ministre chargé des ressources en eau.

Article 44
Le titulaire informe le ministre chargé de l’énergie, afin de s’y faire
représenter, de toute opération importante telle que les essais de fermeture
d’eau, tests et essais de mise en production. Un compte rendu d’exécution
de ces opérations est établi et conservé par le titulaire du permis qui en
adresse copie au ministre chargé de l’énergie.
Lorsqu’il s’agit d’essais de fermeture d’eau ou de toute opération se
rapportant aux ressources en eau, le ministre chargé de l’énergie invite le
ministre chargé des ressources en eau à s’y faire représenter et lui adresse
une copie du compte rendu de ces opérations.

CODE DES HYDROCARBURES 45


Le titulaire avise sans délai le ministre chargé de l’énergie de tout incident
grave susceptible de compromettre le travail de forage ou de modifier de
façon notable les conditions de son exécution.
Le titulaire adresse au ministre chargé de l’énergie un rapport mensuel
d’activité précisant, notamment, l’avancement réalisé et les observations,
mesures, essais faits sur la sonde ; à ce rapport doit être jointe une coupe
géologique des terrains traversés.

Article 45
Le titulaire ne peut arrêter définitivement un forage qu’après en avoir
avisé le ministre chargé de l’énergie. Sauf circonstances particulières, cet
avis doit être donné au moins huit (8) jours à l’avance et faire connaître,
lorsqu’il s’agit d’un abandon du forage, les mesures envisagées pour éviter
les risques qui pourraient en résulter.

Article 46
Le titulaire adresse au ministre chargé de l’énergie, dans un délai maximum
de trois (3) mois après l’arrêt d’un forage, un rapport d’ensemble précisant
notamment :
- Les résultats des essais éventuels de mise en production ;
- La coupe des terrains traversés avec les observations et mesures faites
pendant le forage ainsi que celles faites sur les carottes relevées ;
- Les fermetures d’eau effectuées ;
- Les circonstances particulières du travail.

Article 47
Le concessionnaire est tenu d’effectuer un minimum de travaux permettant :
a) D’atteindre, dès que possible, dans les limites des possibilités
d’écoulement commercial du produit, la cadence optimale
d’exploitation du gisement ;
b) D’employer lorsque les conditions économiques de l’opération le
justifient, les méthodes de récupération secondaire ayant pour objet
de stimuler la production de pétrole résiduel ;
c) D’exécuter les compléments d’exploration nécessaires notamment
l’exploration latérale ou profonde dans la concession, dans la mesure
où ils seraient justifiés du point de vue géologique et économique.

46 CODE DES HYDROCARBURES


Article 48
Le concessionnaire est tenu de communiquer annuellement au ministre
chargé de l’énergie, un (1) mois avant le début de chaque exercice, les
prévisions de production pour cet exercice ainsi que celles concernant
la production destinée au marché intérieur indiquant éventuellement la
répartition de la production.

Article 49
Le concessionnaire doit adresser au ministre chargé de l’énergie, les états
permettant de suivre :
- La production du gisement ;
- Les stocks de pétrole brut entretenus par le concessionnaire ;
- Les quantités de produits finis extraits du pétrole traité ;
- Les quantités d’hydrocarbures livrées au marché local ;
- Les quantités d’hydrocarbures exportées ;
- Les quantités d’hydrocarbures utilisées pour la consommation interne ;
- Le prix de vente des hydrocarbures sur le marché local et à
l’exportation
- Les coûts de frêt.

CODE DES HYDROCARBURES 47


CHAPITRE IV
Activités annexes des titulaires de permis de recherche
et de concessions d’exploitation d’hydrocarbures
Article 50
En application des dispositions de l’article 15 de la loi précitée n° 21-90,
l’exécution par le titulaire d’un permis de recherche ou d’une concession
d’exploitation, d’opérations relevant normalement des services publics
ainsi que l’occupation du domaine public pour ses activités annexes sont
régies par les dispositions du présent chapitre.

Article 51
Installations ne présentant pas un intérêt public général.
1) Il incombe au titulaire d’établir lui-même, et à ses frais, risques et
périls, toutes installations qui seraient nécessaires pour ses recherches
et ses exploitations d’hydrocarbures et qui ne présenteraient pas un
caractère d’intérêt public général, qu’elles soient situées à l’intérieur
ou à l’extérieur des concessions, et sous réserve des droits des tiers.
Rentrent notamment dans cette catégorie :
a) Les réservoirs de stockage sur les champs de production ;
b) Les « pipe-lines » assurant la collecte du pétrole brut ou du gaz depuis
les puits jusqu’aux réservoirs visés au paragraphe a) ci-dessus;
c) Les « pipe-lines » d’évacuation permettant le transport du pétrole brut
ou des gaz depuis lesdits réservoirs jusqu’aux points d’embarquement
par chemin de fer ou par mer ou jusqu’aux usines de traitement ;
d) Les réservoirs de stockage aux points d’embarquement ;
e) Les installations d’embarquement en vrac par pipe-lines permettant
le chargement des wagons-citernes ou des bateaux-citernes ;
f) Les prélèvements et adductions d’eau particuliers et généralement
tout aménagement hydraulique, dont le titulaire aurait obtenu
l’autorisation ou la concession ;
g) Les lignes privées de transport d’énergie électrique ;
h) Les pistes et routes de service pour l’accès terrestre et aérien à ses
chantiers ;

48 CODE DES HYDROCARBURES


i) Les télécommunications entre ses chantiers ;
j) D’une manière générale, les usines, centrales thermiques,
installations industrielles, ateliers et bureaux destinés à l’usage
exclusif du titulaire, et qui constitueraient des dépendances au sens
de l’article 6 de la loi précitée n° 21-90.
Pour la réalisation des installations visées aux paragraphes a, b. c et d
ci-dessus, le titulaire est tenu d’aviser le ministre chargé de l’énergie, à
une date lui permettant de s’y faire représenter, de toutes opérations de
contrôle relatives à la sécurité en particulier lors des essais d’étanchéité
et des essais de mise en production.
2) Pour les installations visées aux alinéas 1c), 1e), 1f), 1g) et 1h) du
paragraphe ci-dessus, le titulaire est tenu, lorsque l’administration l’en
requiert, de laisser des tierces personnes utiliser lesdites installations,
sous les réserves suivantes :
a) Le titulaire n’est tenu ni de construire, ni de conserver des installations
plus importantes que ses besoins propres ne l’exigent ;
b) Les besoins propres du titulaire doivent être satisfaits en priorité sur
ceux des tiers utilisateurs;
c) L
 ’utilisation par des tiers ne doit pas gêner l’exploitation faite par le
titulaire pour ses propres besoins ;
d) Les tiers utilisateurs paient au titulaire une juste indemnité pour le
service rendu, fixée d’un commun accord entre les parties.
L’indemnité doit être établie de manière à couvrir, à tout instant, les
dépenses réelles du titulaire, y compris une quote-part de ses frais
normaux d’amortissement et d’entretien plus une marge de quinze pour
cent (15%) pour frais généraux et bénéfices. Lorsque les installations
visées au présent paragraphe sont utilisées par l’état, ce dernier n’est tenu
qu’au remboursement des frais généraux.

CODE DES HYDROCARBURES 49


Article 52
Installations présentant un intérêt public exécutées par l’Etat ou ses
ayants droit à la demande du titulaire.
1) Lorsque le titulaire justifie avoir besoin pour développer son industrie
de recherche et d’exploitation, de compléter l’outillage public existant
ou d’exécuter des travaux présentant un intérêt public, il doit en rendre
compte au ministre chargé de l’énergie qui en saisira le ministre chargé
des ouvrages publics.
2) Sauf règles contraires énoncées à l’article 53 ci-après, l’administration
compétente et le titulaire appliqueront les modalités ci-dessous :
a) Le titulaire fait connaître au ministre chargé de l’énergie, qui en saisit
le ministre chargé des ouvrages publics, ses intentions concernant
les installations en cause en appuyant sa demande d’une note
justifiant la nécessité desdites installations et d’un projet d’exécution
précis indiquant les délais d’exécution qu’il entend observer s’il était
chargé de l’exécution des travaux. Ces délais doivent correspondre
aux programmes de travaux qu’il est tenu d’exécuter ;
b) Le ministre chargé des ouvrages publics fait connaître au titulaire,
sous couvert du ministre chargé de l’énergie, dans un délai maximum
de trois (3) mois, ses observations sur l’utilité des installations, celles
concernant les dispositions techniques envisagées par le titulaire
ainsi que ses intentions concernant les modalités suivant lesquelles
les installations seront exécutées.
Les projets d’exécution sont mis au point d’un commun accord
entre les deux parties, conformément aux règles de l’art et suivant
les clauses et conditions générales et les spécifications techniques
particulières appliquées par le ministère chargé des ouvrages
publics.
Le ministère chargé des ouvrages publics peut soit exécuter les
travaux lui-même soit par l’entremise d’un tiers choisi par lui, soit
en confier l’exécution au titulaire.
3) Les ouvrages exécutés sont incorporés au domaine public de l’état
et mis à la disposition du titulaire pour la satisfaction de ses besoins
dans le cadre du dahir du 24 safar 1337 (30 novembre 1918) relatif
aux occupations temporaires du domaine public, mais sans que le
bénéficiaire puisse en revendiquer l’usage exclusif.

50 CODE DES HYDROCARBURES


L’exploitation, l’entretien et le renouvellement des ouvrages peuvent
être assurés soit par l’Etat, soit par un établissement public, soit par un
concessionnaire dans les conditions fixées par le ministre chargé des
ouvrages publics, après avis du ministre chargé de l’énergie.
4) En contrepartie de l’usage desdites installations, le titulaire paye à leur
exploitant des droits d’usage selon les tarifs fixés conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur.

Article 53
Installations présentant un intérêt public exécutées par le titulaire.
Dans le cas visé à l’article 52 ci-dessus, paragraphe 2 b), où l’administration
décide de confier au titulaire l’exécution de travaux présentant un intérêt
public, ce dernier bénéficie pour les travaux considérés et pour la
durée du permis de recherche ou de la concession d’exploitation d’une
autorisation spéciale.
Sous réserve de la législation et de la réglementation en vigueur en la
matière et des dispositions des articles 55 et 56 ci-après, il est fait
application des règles générales suivantes :
La concession ou l’autorisation fait l’objet d’un acte séparé, distinct du permis
de recherche ou de la concession d’exploitation des hydrocarbures.
La construction ou l’exploitation sont exécutées par le titulaire à ses
risques et périls.
Les projets de travaux sont établis par le titulaire et approuvé par le
ministre chargé des ouvrages publics, après avis du ministre chargé de
l’énergie.
Les règlements de sécurité et d’exploitation sont approuvés par le
ministre chargé des ouvrages publics après avis du ministre chargé de
l’énergie.
Les ouvrages construits par le titulaire sur le domaine de l’Etat ou des
collectivités ou des établissements publics font retour de droit à l’autorité
responsable dudit domaine à l’expiration du permis de recherche ou de la
concession d’exploitation.
La concession comporte l’obligation pour le titulaire de mettre ses ouvrages
et installations visés au présent article à la disposition de l’administration
et du public, moyennant rémunération, étant entendu que le titulaire a le
droit de satisfaire ses propres besoins par priorité avant de satisfaire ceux
des autres utilisateurs.

CODE DES HYDROCARBURES 51


Article 54
Durée des autorisations ou des concessions consenties pour les
installations annexes du titulaire.
1) Les autorisations ou concessions d’occupation du domaine public ou privé
de l’Etat, les autorisations ou concessions de prise d’eau, et toutes autres
autorisations ou concessions sont accordées au titulaire pour la durée de
validité du permis de recherche ou de la concession d’exploitation.

2) Toutefois, lorsque l’ouvrage motivant l’autorisation ou concession cesse


d’être utilisé par le titulaire, l’administration concernée se réserve les
droits définis ci-dessous :
a) Lorsque l’ouvrage susvisé cesse définitivement d’être utilisé par le
titulaire, l’administration concernée peut prononcer d’office le retrait
de l’autorisation ou la déchéance de la concession correspondante;
b) Lorsque l’ouvrage susvisé est momentanément inutilisé,
l’administration concernée peut s’en servir provisoirement soit pour
son compte, soit pour le compte d’un tiers désigné par elle.
Cette utilisation a lieu à charge pour l’Etat ou pour le tiers de prendre à
son compte les frais d’exploitation. Dans le cas d’utilisation directe par
l’Etat, les frais de grosses réparations ne sont pas inclus dans les frais
d’exploitation. Toutefois, le titulaire peut reprendre l’usage dudit ouvrage
sur simple déclaration, avec préavis d’un mois.

Article 55
Dispositions applicables aux captages d’eau.
En attendant qu’il soit statué conformément à la législation et
réglementations en vigueur sur sa demande d’autorisation ou de
concession concernant les eaux du domaine public découvertes par lui
à l’occasion de ses travaux, le titulaire du permis de recherche ou de
la concession d’exploitation peut utiliser lesdites eaux sous le régime
d’une autorisation provisoire délivrée par le ministre chargé des travaux
publics, pourvu qu’il n’endommage pas la nappe dont elles proviennent
et ne porte pas atteinte aux droits d’eaux reconnus à des tiers et aux
droits et autorisations découlant de l’article 6 du dahir du 11 moharrem
1344 (1er août 1925) sur le régime des eaux.

52 CODE DES HYDROCARBURES


Les ouvrages de captage à l’exclusion des ouvrages d’adduction exécutés
par le titulaire en application des autorisations visé ci-dessus, font retour
à l’Etat sans indemnité, tels qu’ils se trouvent lorsque le titulaire cesse de
les utiliser.
Lorsque les travaux de captage effectués par le titulaire donnent un débit
supérieur aux besoins de celui-ci, le ministre chargé des ressources en
eau peut demander au titulaire de livrer aux services publics la fraction
du débit dont il n’a pas l’utilisation, contre une juste indemnité couvrant
la quote-part de ses dépenses d’exploitation et d’entretien des ouvrages
hydrauliques, à l’exclusion de toute participation aux frais de premier
établissement.
En tout état de cause, le ministre chargé des ressources en eau peut
demander au titulaire d’avoir à assurer gratuitement et pendant toute la
durée d’exploitation du captage autorisé, l’alimentation des points d’eau
publics, dans la limite du 10e du débit du captage, une fois déduits les
débits réservés au profit de points d’eau publics préexistants, ou les débits
réservés pour couvrir les droits précisés au premier alinéa ci-dessus, que
le titulaire du permis ou de la concession est tenu de restituer en cas de
tarissement de son fait.

Article 56
Lorsque le titulaire du permis de recherche ou de la concession
d’exploitation a besoin d’assurer d’une manière permanente l’alimentation
de ses chantiers ou de ses installations annexes, et qu’il ne peut obtenir que
ses besoins soient assurés par un branchement sur un point d’eau public
existant ou un réseau public de distribution d’eau, il est fait application des
dispositions ci-dessous :
a) Tant que les besoins exprimés par le titulaire restent compris entre
200 et 1000 mètres cubes d’eau par jour, l’administration autorisera le
titulaire à effectuer à ses frais les captages et adductions nécessaires
dans les conditions prévues à l’article 55 ci-dessus.
L’administration, compte tenu des données acquises par l’inventaire des
ressources hydrauliques du Maroc, désignera le ou les emplacements où
le titulaire recevra l’autorisation de captage.

CODE DES HYDROCARBURES 53


b) Si les besoins exprimés par ledit titulaire dépassent le débit de 1000
mètres cubes par jour, il lui appartiendra, sous réserve des dispositions
de l’article 14 du dahir précité du 11 moharrem 1344 (1er août 1925)
d’obtenir, pour le débit excédentaire, une autorisation réglementaire
dans le cadre dudit dahir. Les dispositions des alinéas 2, 3 et 4 de l’article
55 ci-dessus sont applicables à cette autorisation.
Avant l’abandon de tout forage de recherche, l’administration peut imposer
au titulaire de capter toute nappe d’eau exploitable étant entendu que
seules les dépenses engagées pour ce travail supplémentaire, seront à la
charge de l’Etat, à l’exclusion de toute participation aux frais de premier
établissement déjà engagés.

Article 57
Centrales thermiques.
Les centrales thermiques et les réseaux de distribution d’énergie installés
par le titulaire pour ses propres besoins, sont assujettis à toutes les
réglementations et à tous les contrôles appliqués aux installations de
production et de distribution d’énergies similaires et sous réserve des
droits des tiers.
Si le titulaire a un excédent de puissance sur ses besoins propres, ses
centrales électriques devront alimenter en énergie les agglomérations
voisines. En outre, il devra prévoir la possibilité d’aménager aux frais de
l’administration un suréquipement plafonné à trente pour cent (30%) de la
puissance de chaque centrale.
Cette énergie sera vendue à son prix de revient à un organisme de
distribution désigné par l’administration.

54 CODE DES HYDROCARBURES


Article 58
Dispositions applicables aux « pipe-lines ».
Les canalisations pour le transport en vrac des hydrocarbures sont
installées et exploitées par le titulaire à ses frais, conformément aux
règles de l’art et suivant les prescriptions réglementaires édictées afin de
garantir la sécurité des ouvrages considérés.
Le titulaire doit prendre toutes précautions utiles pour éviter les risques de
pollution des nappes d’eau voisines, les risques de perte d’hydrocarbures,
d’incendie et d’explosion.
Les projets d’exécution sont établis par le titulaire et soumis à l’approbation
préalable du ministre chargé des travaux publics après établissement d’un
plan parcellaire, et après avis du ministre chargé de l’énergie.

CODE DES HYDROCARBURES 55


CHAPITRE V
Dispositions diverses
Article 59
En application de l’article 71 de la loi précitée n° 21-90, l’Office national
de recherches et d’exploitations pétrolières (ONAREP) institué par la loi
n° 25-80 promulguée par le dahir n° 1-81-345 du 12 moharrem 1402 (10
novembre 1981) est délégué afin d’exercer pour le compte de l’Etat les
missions énumérées audit article 71.

Article 60
Conformément à l’article 34 de la loi précitée n° 21-90, les accords pétroliers
sont approuvés par arrêté conjoint du ministre chargé de l’énergie et du
ministre des finances.

Article 61
Le ministre chargé de l’énergie est habilité à :
1) Prendre après avis du ministre chargé de l’intérieur l’acte administratif
visé à l’article 14 de la loi précitée n° 21-90 ;
2) Accorder la dérogation prévue au 2e alinéa de l’article 25 de ladite
loi ;
3) Réduire d’office les superficies conformément à l’article 26 de ladite
loi ;
4) Approuver conformément au 1er alinéa de l’article 30 de ladite loi
les conditions de l’accord d’unitisation entre les titulaires de permis
mitoyens, ou à défaut d’un tel accord, arrêter les règles techniques
de résolution du différend ;
5) V
 iser la liste des matériels, matériaux, produits consommables,
mobiliers, effets et objets ainsi que celle des biens d’équipement
prévues respectivement aux articles 50 et 52 de ladite loi et accorder,
le cas échéant, la dérogation prévue par l’article 51 de la loi précitée ;
6) S
 uspendre conformément aux dispositions de l’article 69 de ladite loi
tout travail entrepris contrairement à ses dispositions ;
7) H
 abiliter les agents chargés de constater les infractions conformé-
ment aux dispositions de l’article 70 de ladite loi.

56 CODE DES HYDROCARBURES


Article 62
Le ministre des finances est habilité à accorder, sur proposition du
ministre chargé de l’énergie, l’autorisation prévue à l’article 57 de la loi
précitée n° 21-90.

Article 63
Sont abrogés :
Le décret n° 2-58-879 du 6 moharrem 1378 (23 juillet 1958) fixant les
conditions de dépôt et d’enregistrement des demandes de permis de
recherche, des demandes de prorogation des permis de recherche et des
demandes de concessions d’hydrocarbures ;
Le décret n° 2-58-876 du 6 moharrem 1378 (23 juillet 1958) réglementant
l’activité des titulaires de titres miniers d’hydrocarbures;
Le décret n° 2-58-877 du 6 moharrem 1378 (23 juillet 1958) approuvant le
cahier des charges-type des concessions de gisements d’hydrocarbures ;
Le décret n° 2-58-878 du 6 moharrem 1378 (23 juillet 1958) réglementant
les activités annexes du titulaire de permis de recherche et de concessions
d’exploitation d’hydrocarbures.

Article 64
Le ministre de l’énergie et des mines, le ministre des finances, le ministre
de l’intérieur et de l’information et le ministre des travaux publics, de la
formation professionnelle et de la formation des cadres sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent décret qui sera
publié au Bulletin officiel.

CODE DES HYDROCARBURES 57

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