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Science et Philosophie : Une Relation Complexe

Une tentative de dissertation de lycéen sur le sujet de la science

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La science étymologiquement vient du latin scientia (« connaissance »),qui vient lui lui-même du

verbe scire (« savoir »), la science est donc une démarche visant une quête de savoir et de
connaissance. le terme de science et philosophie ont longtemps été inséparables. La philosophie
représentait la science suprême dans l'Antiquité, une science des "principes premiers et des
causes premières", qui a jeté les bases d'autres sciences comme la physique. La séparation de la
science et de la philosophie s'est produite lors de l'émergence des sciences expérimentales dites
positives. Ces sciences ont pour but d’acquérir une vérité par l’utilisation d’expérimentation, les
méthodes expérimentales scientifiques consistent à tester la validité d'une hypothèse, en
reproduisant un phénomène et en faisant varier un paramètre. Le terme Monde lorsqu’il est
utilisé signifient une notion de totalité, lorsque nous parlons dans le langage courant de «monde
de la Renaissance» ou de «monde du Cinéma», nous ne parlons pas de la même chose et
pourtant les deux termes servent à désigner un milieu englobant plusieurs choses par un ordre
de coappartenance, le monde est donc ce milieu englobant rassemblant toutes choses entre
elles, Les sciences positives qui ont pour but d’acquérir du savoir, ont-elles la capacité de nous
parler du Monde ? La parole est l’action du langage, selon Descartes la parole est le seul moyen
qui assure que nous portons une âme et des pensées ce qui veut donc dire que la science serait
capable d’émettre une pensée et un raisonnement sur le monde. Nous parlerons d’abord de la
précision des méthodes scientifiques permettant d’acquérir une vérité absolue, Puis nous verrons
les incapacités de la science à décrire certaines choses et son refus d’expliquer la causalité de ses
propres lois.

Dans La république de Platon, Socrate fait une allégorie, il raconte une histoire où des
hommes seraient retenus dans une caverne depuis l’enfance, incapable de bouger, à qui l’on
montre des ombres d’hommes ou d’animaux en bois. Ces captifs n’attribueront de réalité qu’à ces
ombres qu’ils considéreront comme les choses mêmes. Si l’on détache les hommes et qu’ils
sortent de la caverne, ils quitteront ce monde d’image, toucheront le réel, éblouis par le soleil de
la raison. La science pourrait être en quelque sorte celle qui détache les prisonniers et qui les
libère de la caverne pour accéder au «monde des idées», en effet, l’expérimentation, les critères
de vérification permettent d’obtenir un savoir et de fonder rationnellement des règles et des
principes pour parvenir à une vérité absolu, selon Descartes « la science moderne met en doutes
les données sensible». Avec la science nous nous détachons des images qui transpercent notre
sensibilité plutôt que notre intelligence, et des perceptions fausses que nous avons, ainsi les
anciennes croyances comme la théorie des humeurs prescrivant des saignées pour guérir,
chassant les déséquilibres entre les éléments, furent balayer par la science expérimentale. Les
expérimentations permettent par leur principe et les méthode de fonctionnement de vérifier la
véracité ou non d’une hypothèse dites scientifiques, et d’obtenir des lois, ces lois obtenues ne
sont pas comme des lois judiciaires se conformant à une norme où à un principe moral, mais
expriment une vérité sur notre univers et ne peuvent être contesté. Ainsi les méthodes
expérimentales, donnent accès à une grande précision inégalable par toute autre domaine de
connaissance. Hegel était persuadé d’avoir prouvé par raisonnement logique que le système
solaire ne contenait que 7 planètes, la science lui donnera tort. Le physicien Hermann Helmholtz
dira au 19eme siècle : «la philosophie hégélienne de la nature sembla, à dire le moins,
absolument dénuée de sens aux yeux des praticiens des disciplines naturalistes. De tous les
éminents savants de ce temps, il n'y en eut pas un seul qui eût pu se contenter des idées de
Hegel.»
La science, malgré sa grande précision et ses méthodes expérimentales, ne semble
pas pouvoir décrire certaines choses, dans l’ouvrage «cinq leçons sur la psychanalyse», Freud
parle de la malade de Breuer, cette fille est considérée comme névrosée, hystérique, elle rentrait
dans des crises qui altéraient ses mouvements et sa personnalité mais aucun diagnostic ne
détecte d’anomalie biologique, il ne s’ agit pas d’une affection organique du cerveau. Les
médecins ne peuvent qu’attendre que le malade guérisse tout seul et aucun traitement n’existe.
Freud explique alors comment le docteur Breuer l’a guéri, sous hypnose la malade en racontant
et en témoignant ses traumatismes passés, perd les symptômes névrotiques correspondant aux
traumatismes contés. Freud après avoir essayé ce traitement sur certain de ses patients
hystériques et réussi, conclu que les névrotiques «souffrent de réminiscence», leur symptôme
sont des résidus et des symboles de traumatismes psychiques passés. Un scientifique critiquerait
les critères de vérification de la thèse de Freud, en effet si ce traitement a marché sur plusieurs
patient, pourquoi marcherait-il dans le futur ? Comment être sûr si ce n’est pas par un autre
facteur inconnu que les malades ont guéri et non par ce traitement ? Cependant malgré les
critiques que l’on peut faire à Freud, jusqu’à preuve du contraire la psychanalyse explique l’état
des hystériques et comment les guérir lorsque la science s’y refusait.
La vision phénoménologique de monde semble s’opposer à la notion de monde qu’à la
science. En effet selon le philosophe Allemand Von Uexküll il n’existe pas de monde commun.
Chaque être vivant possède un monde propre «Umwelt» différent. Ne fait partie du monde
propre, que ce que perçoit l’être vivant. Une tique et un homme sont géographiquement proche,
Si l’homme écarte une branche de son chemin pour ne pas se cogner, la branche ne fait pas
partie du monde propre de la tique car la branche n’est pas perçue et ne possède pas de
signification biologique pour la tique. Le monde de la tique et celui de l’homme sont deux
mondes distincts qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Le monde serait donc un champ de
signification, d’expérience dans lequel un être vivant se situe et interprète toutes réalités. Cette
définition s’oppose à celle du monde scientifique qui serait unique, objectif et homogène. Ce
monde scientifique ne serait selon la pensée phénoménologique qu’une extrapolation
antrophocentré de l’Umwelt de l’homme. De plus selon Descartes «la science moderne met en
doutes les données sensible», la science remet en cause les fausses perceptions que nous avons,
cette pensée va à l’encontre même de la pensée phénoménologique. La science ne parle donc
pas du monde phénoménologique.
La méthode d’expérimentation et de vérification séparera la science de la philosophie,
mais cette alliance brisée a non seulement séparé ce qui était indivisible, mais a également
modifié le projet scientifique, et la science est devenue descriptive plutôt qu'explicative, « La
science, a oublié sa vocation première, celle qui fleurissait des présocratiques à Aristote, et qui
était de nous faire comprendre la réalité» écrit le mathématicien René Thom, en effet si les lois
décrivent parfaitement le fonctionnement de l’univers, les lois n’apportent aucunes explications
sur la cause de ce fonctionnement précis. Selon Karl Popper le langage se distingue du cri animal
par ses deux fonctions supérieures, la fonction descriptive du langage et la fonction
argumentative. Si la science grâce au loi et aux formules qui dépeigne l’univers utilise la fonction
descriptive pour parler du monde, elle n’utilise pas la fonction argumentative, comme le dit
Newton, «J'ai expliqué jusqu'ici les phénomènes célestes et ceux de la mer par la force de
gravitation, mais je n'ai assigné nulle part la cause de cette gravitation [...] Car tout ce qui ne se
déduit point des phénomènes est une hypothèse et les hypothèses, soit métaphysiques, soit
physiques, soit mécaniques, soit celles des qualités occultes, ne doivent pas être reçues dans la
philosophie expérimentale.». Ainsi la science refuse toute conjecture sur la provenance de toutes
ces lois régissant l’univers, car cela ne serait qu’hypothèses et la science ne souhaite que
propager un savoir vrai. En refusant les hypothèses et ne souhaitant parler que de vérité la
science refuse donc le débat, l’argumentation. La science ne parle donc que partiellement car elle
n’utilise qu’une seule des deux fonctions supérieures du langage dont parle Karl Popper.

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