Dictionnaire Agricole 2023
Dictionnaire Agricole 2023
DICTIONNAIRE DES
FICHES TECHNIQUES EN
AGRICULTURE AU
CAMEROUN.
Poivron, gombo, poireau, cèleri,
carotte, pastèque, piment, bananier-
plantain, papaye, oignon, choux,
courgette, tomate, concombre ,maïs,
haricot-vert, gingembre, curcuma,
manioc, pois de cajan, pomme de terre,
cacao, production du beurre de cacao,
igname, morelle noire, ciboulette,
palmier à huile, ananas…
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Sommaire
1- Etapes importantes pour lancer une exploitation agricole
rentable.
2- Poivron.
3- Gombo.
4- Poireau.
5- Céleri.
6- Carotte.
7- Pastèque.
8- Piment.
9- Banane-plantain.
10- Papaye.
11- Oignon.
12- Choux.
13- Courgette/melon.
14- Tomate.
15- Concombre.
16- Maïs.
17- Haricot-vert.
18- Gingembre/curcuma.
19- Manioc.
20- Pois de cajan.
21- Pomme de terre.
22- Cacao/production du beurre de cacao.
23- Igname.
24- Morelle noire.
25- Anacarde.
26- Ciboulette.
27- Palmier à huile.
28- Ananas.
29- Arachide.
30- Champignon.
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En outre, un business plan permet de mettre en œuvre de façon coordonnée, dans le temps et
dans l’espace, un ensemble de moyens rares avec pour finalité la réalisation d’un ou de plusieurs
objectifs.
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N’hésitez pas vous approcher d’expert dans le domaine afin d’avoir un guide sur le terrain pour
vous, et un formateur pour vos ressources humaines.
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POIVRON
NB:
• La levée a lieu environ 1 à 2 semaines après les semis.
• Le séjour en pépinière est de 30 à 40 jours soit 4 à 6 semaines. Après cette période, les plants
sont prêts à être repiqués.
• Nettoyer le terrain,
• Densités de 15 000 (simple rang, 1,5 m x 45 cm) à 30 000 plants par hectare (double rangs 1,8
m x 0,45 x 0,25). Le collet des plants ne doit jamais être enterré (risque de pourritures).
Apporter dans chaque trou 1Kg de fiente de poule ou de fumier bien décomposé de sulfate de potasse et
bien tourner avec la terre. Arroser ensuite copieusement.
Ces deux opérations consistent à arroser, sarcler et biner, épandre les fertilisants et protéger les cultures
contre les maladies et les ennemis. Les plants sont fragiles, les branches cassent facilement sous l’effet
du poids des fruits. Les plants doivent être soutenus et attachés.
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a)Arrosage:
En culture maraîchère de façon générale, et en production du poivron de façon particulière, des arrosages
réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol humide pendant toute
la durée de la culture.
Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement des fruits
car à ce moment les fruits ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement.
b) Le sarclo-binage:
Le poivron résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et biner
fréquemment le champ. Ces deux opérations sont capitales à l’obtention de bons rendements.
c) La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs.
Puisque ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné
est très recommandé.
d) Traitement phytosanitaire
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche +Neem
feuilles
Les premiers fruits sont récoltés environ 10 semaines après la floraison, soit 3 à 4 mois après le
repiquage, et cette récolte peut durer 3 à 4 mois. Les fruits mûrs doivent être récoltés avec leur pédoncule
et par temps sec pour garantir une bonne conservation qui ne se fait que quelques jours à l’état frais.
Un fruit doit être récolté quand il est légèrement craquant; ce stade coïncide avec un changement de
teinte, tout en restant dans le vert. Les fruits peuvent être récoltés légère- ment « tournants » mais la
plante s’affaiblit; cette pratique se justifie si un prix plus élevé est assuré. Le rendement est de près de
300kg/Ha.
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Le rendement varie beaucoup en fonction de la variété, de la région de production et de son entretien.
Il est en moyenne de 5 à 7 kg pour une superficie de 10 m², soit 5 à 7 tonnes à l’hectare.
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GOMBO
Le gombo est une plante qui résiste à la chaleur. Il aime la pleine lumière et le soleil. Il se développe
bien dans les sols profonds, bien drainés et riches en matières organiques. Le gombo a un système
racinaire pivotant. Un bon arrosage permet d’avoir de bons rendements. La production du gombo ne
nécessite pas la mise en place d’une pépinière. Le gombo est adapté aux conditions tropicales. Il peut
pousser partout au Cameroun.
I. CONDUITE DE LA CULTURE
I.1-DISPOSITIF, DENSITE ET SEMIS
La préparation du terrain se fait 2 à 3 semaines avant le semis. Réaliser le semis à plat ou sur billons.
-A plat : faire un labour profond (20 à 30 cm de profondeur), pulvériser et ameublir.
-Sur billons : faire un labour profond, émietter les grosses mottes de terre puis réaliser des billons d’une
hauteur de 30 cm, de 1 m de large et 10 m de long au maximum avec une daba ou une billonneuse tirée
par un tracteur. Prévoir 7 à 10 kg de semences de gombo pour couvrir 1 hectare. Semer directement en
lignes distantes de 1 mètre, à raison de 50 cm entre les poquets. Semer 3 graines par poquet.
La levée a lieu 7 à 10 jours après le semis. Après la levée, procéder à un démariage à un plant par poquet
(le plus robuste), ce qui donne une densité de 20 000 pieds par hectare. Pour accélérer la germination,
on peut tremper les graines dans de l’eau pendant 24 heures.
I.2-IRRIGATION ET ENTRETIEN AU SOL
L’entretien de la culture se résume à quelques opérations:
- L’irrigation : Pour la culture du gombo en saison sèche, l’arrosage est obligatoire : apporter 2 arrosoirs
(soit 20 litres) d’eau par mètre carré tous les 2 jours.
- Désherbage : Dès le semis du gombo, un herbicide total peut être utilisé pour réduire la pression des
mauvaises herbes : appliquer du glyphosate, par exemple, Roundup 360 à raison de 1,5 l/ha. Pratiquer
un sarclage régulier, surtout en début de culture, pour maintenir la parcelle propre. Préférer le désherbage
manuel après la levée.
I.3- PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Il existe des méthodes de lutte contre les ennemis et maladies du gombo.
- Cercosporiose, oïdium, et champignon : ses symptômes sont des tâches vert jaune ou noirâtres sur
feuilles, face inférieure des feuilles grises puis noires, dessèchement des feuilles. A titre préventif ou
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curatif traiter au manèbe à raison de 3,5 kg/ha. Utiliser les variétés tolérantes, éviter les parcelles qui
viennent de recevoir le gombo, le concombre, le tabac, tomate, etc.
- Jassidés (insectes piqueurs suceurs): ses symptômes sont le jaunissement des feuilles qui se
recroquevillent en cuillère. Traiter à la cypermétrhine, par exemple Cypercal 50EC.
- Altises : ses symptômes sont la perforation des feuilles et des fleurs, et les dégâts graves sur les
plantules.
- Chenilles de Lépidoptères : perforation des feuilles et des fruits, destruction des fleurs. Traiter à la
cypermétrhine, par exemple Cypercal 50EC.
- Nématodes : présence de gales sur les racines, mauvais développement de la plante (nanisme).
Pratiquer une rotation culturale avec des cultures d’une autre famille que celle des Malvacées.
I.4-FUMURE
Incorporer, par bêchage en fumure de fond, de la fumure organique, à raison de 10 à 15 tonnes par
hectare. Apporter avant le semis, en fumure de fond, 250 kg/ha d’engrais minéral (NPK 10- 18-18).
30 jours après le semis, apporter un engrais de type NPK 10-18-18 ou 12-14-19 à la dose de 6 grammes
par poquet, par sarclo-binage.
Dans les 30 jours qui suivent, apporter l’urée à la dose de 4 gr par poquet pour les variétés précoces, et
dans les 3,5 mois qui suivent le semis pour ce qui est des variétés tardives.
II. RECOLTE ET RENDEMENTS
Il peut être récolté 2 mois après le semis pour les variétés précoces, et 5 à 6 mois après pour les variétés
tardives. Récolter les fruits tendres à extrémités cassantes. Selon la variété, récolter tous les 2 à 3 jours.
A ce stade, le calibre des fruits récoltés varie selon les variétés. Les rendements en fruits frais varient
également en fonction des variétés. Ils sont généralement supérieurs à 4-5 tonnes par hectare pour les
variétés sélectionnées. Le gombo peut être consommé frais ou sec. Le gombo frais doit être consommé
dans les trois jours suivant la récolte. Au-delà, le conserver au réfrigérateur pendant 5 à 7 jours. La
congélation permet une conservation plus longue. Le séchage au soleil (sur une aire aménagée) des fruits
coupés en rondelles ou des petits fruits entiers, assure une très bonne conservation. Pour les semis
prochains, le fruit de gombo peut être séché et conservé en entier.
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POIREAU
• Confectionner une pépinière à l’ombre sous forme de planches en utilisant une terre légère et
bien ameublie est un début de réussite.
• Ajouter ensuite à cette terre, du compost ou de la fiente de poule bien séchée et1/3 de sciure de
bois blanc. Par exemple, pour une planche de 5m2 (5mx1m), il faudra apporter 15 Kg de
fiente de poule pondeuse ou fumier et 1seau de 15l de sciure de bois blanc.
• Tracer des lignes parallèles à une profondeur de 1 cm environ, séparées entre elles de 20 cm.
• Semer en évitant que les graines se touchent à l’intérieur de la ligne (2 à 3 cm entre les graines
et recouvertes d’une fine couche de terre d’environ 0,5cm et tasser légèrement.
N.B:
• Une densité de semis de 222000 plants à l’hectare avec des écartements de 10cm X 45 cm
billon d’un mètre.
• La levée a lieu environ 3 semaines après les semis.
• Le séjour en pépinière est de 40 à 50 jours soit 6 à 7 semaines. Après cette période, les plants
sont prêts à être repiqués.
• Nettoyer le terrain,
• Faire des billons de 25cm de hauteur, 1 m de largeur et de longueur à volonté si c’est la culture
de saison pluvieuse, ou de contre saison.
• Respecter un écartement de 25 cm entre les lignes, et de 15cm entre les plants sur la même ligne.
Apporter dans chaque t m² 2 Kg de fiente de poule ou de fumier bien décomposé et 5 cuillerées à café
de sulfate de potasse et bien tourner avec la terre 3 jours avant le repiquage, et arroser.
Après 6 à 7 semaines passés en pépinière, les plants ont environ 15 à 20cm; la grosseur du crayon
ordinaire, et peuvent être repiqués.
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Le repiquage se fait par temps frais, de préférence les après midis à partir de 16 heures.
Introduire dans chaque trou, un plant bien portant, préalablement habillé (dépouillé de ses vieilles
racines).
a) Arrosage:
En culture maraîchère de façon générale, et en production du piment de façon particulière, des arrosages
réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol frais et non humide
pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très humides qui favorisent l’apparition
du phytophtora pouvant provoquer la pourriture des racines et du collet.
Il est bon de savoir que le poireau ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer la pourriture
de plants.
Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement des plants
car à ce moment ils ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement.
b) Le sarclo-binage:
Le poireau résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et biner
fréquemment le champ. Ces deux opérations sont capitales à l’obtention de bons rendements.
c) La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plantes grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs. Puisque
ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné est très
recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de fructification.
d) Traitement phytosanitaire
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche +Neem
feuilles
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Les premiers plants sont récoltés à environ 5 à 6 mois après le repiquage, et cette récolte peut durer 1
mois. Les poireaux se récoltent par temps sec pour garantir une bonne conservation qui ne se fait que
quelques jours à l’état frais. Le rendement est de 20t /Ha.
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CELERI
Arroser régulièrement une fois par jour, au besoin maintenir le sol toujours frais et non humide.
N.B:
• Il est à noter qu’il faut environ 200m2 de surface et environ 1,5Kg de semence pour un hectare
de plantation.
• La levée a lieu environ 1 à 2 semaines après les semis.
• Le séjour en pépinière est de 40 à 50 jours soit 6 à 7 semaines. Après cette période, les plants
sont prêts à être repiqués.
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soit prête à accueillir ces plants environ une semaine avant. Et pour y arriver il y a des opérations à
effectuer:
• Nettoyer le terrain;
• Faire des petits billons de 80cm de large et d’une longueur raisonnée. Le repiquage sur billon
donne de bons résultats avec écartement de20x20x20cm si c’est la culture de saison pluvieuse,
et de 15x15x15 cm si c’est la culture de contre saison.
Apporter dans chaque m², au mois 2Kg de fiente de poule ou de fumier bien décomposé et 5 cuillerées
à café de sulfate de potasse et bien tourner avec la terre.
Après les semaines passés en pépinière, et quand les plants ont environ 15 à 20cm; 3 à 4 feuilles, et
peuvent être repiqués.
Le repiquage se fait par temps frais, de préférence les après-midis à partir de 16 heures.
Introduire dans chaque poquet, un plant bien portant, préalablement habillé (dépouillé de ses vieilles
racines).
Arrosage:
En culture maraîchère de façon générale, et en production du piment de façon particulière, des arrosages
réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol frais et non humide
pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très humides qui favorisent l’apparition du
phytophtora pouvant provoquer la pourriture des racines et du collet.
Il est bon de savoir que le céleri ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer la mort des
plants. Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement des
plants car à ce moment ils ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement végétatif.
Le sarclo-binage:
Le céleri résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et biner
fréquemment le champ. Ces deux opérations sont capitales à l’obtention de bons rendements.
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La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs.
Puisque ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné
est très recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative.
Traitement phytosanitaire
MALADIES SYMPTOMES PROPHYLAXIE
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche +Neem
feuilles
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CAROTTE
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- Taux de matière organique
• supérieur à 1,5% (sinon risque de pourriture de la racine)
• pas trop élevé (sinon risque d’excès d’azote, déséquilibre feuille/racine et problèmes phytosanitaires
(maladies du feuillage, pucerons…).
- pH compris entre 6 et 7,5
La fertilisation conseillée est la suivante :
- Chaulage si pH<6 (apport de calcaire bien avant fumure)
- Apport d’amendements organiques (ex : 30 t/ha de fumier de bovin au labour) plusieurs mois avant
semis afin qu’ils soient complètement décomposés au moment du semis.
Cet apport suffit pour la fertilisation N-P-K.
- Analyse de sol pour évaluer les éléments fertilisants disponibles.
- Pulvérisation foliaire de bore si carence (2/3 U/ha), ou correction au sol avant la culture.
- Apport de magnésium et de potassium si nécessaire.
Désherbage
Sur carottes, l’ensemble des opérations de désherbage varie de 120 à plus de 900 heures/ha. La gestion
de l’enherbement se joue à différentes étapes :
- Lors de l’élaboration de la rotation en choisissant une culture précédente laissant une parcelle «
propre » (à fort développement étouffant les adventices, ou facilement désherbée).
- Lors de la préparation du sol avec :
• Les faux-semis : plusieurs faux semis (en fonction de la date de production) sont conseillés. La
destruction des faux semis peut se faire par désherbage thermique ou lorsque les conditions le
permettent à l’aide d’une herse étrille. Cette dernière technique permet en outre l’amélioration de la
levée du stock de graines indésirables.
Maladies et ravageurs
Dans la plupart des cas, la mise en œuvre des mesures de protection prophylactiques préventives
suivantes limitent les problèmes sanitaires :
- utiliser des semences saines,
- respecter des rotations de 6 ans minimum entre deux cultures d’Apiacées et limiter les cultures
propageant le sclérotinia,
- éviter la proximité de parcelles de carotte qui ont subi précédemment des dommages importants,
- éviter de semer à proximité de zones protégées (bois, haies) qui sont des refuges pour la mouche,
- éliminer les résidus de culture (disquage ou déchaumage).
- éviter les excès d’azote et les amendements mal décomposés,
- choisir un sol filtrant ou bien drainé.
Suivant les zones géographiques, certains problèmes diffèrent, néanmoins la mouche de la carotte est le
principal problème phytosanitaire de la culture en système maraîcher.
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Les principaux moyens de lutte sont le décalage du semis par rapport au vol ainsi que l’utilisation des
filets anti-insectes. Sa présence est fortement liée à la présence de haies refuges à proximité de la
parcelle. Mais, certaines régions ont développé la mise en place de haies «répulsives » de chanvre et/ou
sorgho. A priori cette haie constitue un rempart naturel contre la Mouche qui ne peut voler à plus de 1m
du sol, et les variétés citées seraient « toxiques » pour les insectes à leur stade juvénile.
Irrigation
Dans des conditions pédoclimatiques favorables au stress hydrique (terres sableuses notamment, et au
sud de Paris), la culture de la carotte sans système d’irrigation s’avère très aléatoire. Les étapes
nécessitant une bonne gestion de l’eau sont :
- la préparation du lit de semence : pour avoir un sol ressuyé;
- la levée : les irrigations après le semis doivent permettre de maintenir le sol humide par petits apports
répétés jusqu’à la levée ;
- le développement jusqu’au stade crayon : petits apports répétés jusqu’au stade 1 à 2 feuilles des plantes
puis un espacement des apports jusqu’au stade crayon.
La racine peut descendre jusqu’à un mètre de profondeur et on peut ainsi compter sur les ressources en
eau du sol. Néanmoins, un manque d’eau ou une alimentation irrégulière engendrant l’éclatement et
l’augmentation de collets verts, dans des conditions ne permettant pas cet enracinement, il est conseillé
de continuer à irriguer jusqu’à la récolte.
Récolte
La récolte mécanisée demande 8 à 20 h/ha (contre 400 quand elle est manuelle).
La date de récolte dépend du stade de la culture, de l’aspect de la carotte et des besoins commerciaux.
La plupart des récoltes ont lieu après 2,5 à 3 mois de végétation pour les carottes en bottes et environ 5
à 6 mois pour les carottes de garde. Pour la carotte vrac : diamètre compris entre 25 et 45 mm.
Le rendement brut (sortie de champ) varie de 30 à 40 t/ha pour la petite carotte industrie, et de 40 à 60
t/ha pour la carotte de plein champ pour le frais. Le rendement net, c’est-à-dire commercialisé est en
moyenne inférieur de 20% en raison du déterrage, du calibrage, du triage et des pertes lors du stockage.
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PASTEQUE
Le fruit est riche en eau, vitamines B1, B2, A, C, Biotine et en sels minéraux. Elle a également des vertus
médicales. Sa saveur rafraîchissante et son goût sucré fait de la pastèque un fruit très prisé sur le marché.
La culture de la pastèque au Cameroun et partout ailleurs est très convoitée par les agriculteurs et par
certains bailleurs de fonds pour investir dans cette spéculation en agriculture. Comment réussir la culture
de la pastèque ? La réponse à cette question ce trouve dans cette fiche technique que nous avons pu
élaborer pour vous.
Conditions favorables à la culture de la pastèque
La pastèque est très exigeante en lumière et en chaleur. Elle est également très exigeante en éléments
fertilisants surtout en potasse. Elle est peu exigeante en sols mais le terrain doit être bien composté et
drainé de sorte que le sol soit toujours humide. Par contre, elle n’aime pas les températures trop fraîches
aussi les altitudes supérieures à 1300 m ne lui conviennent pas beaucoup.
La plante contient 93% d’eau. C’est donc une plante qui aime l’eau mais les apports devront être
contrôlés pour que la plante donne de gros fruits.
Conduite de la culture
1. La préparation du sol
Elle doit débuter peu de temps avant le début des premières pluies. En région forestière, la première
campagne aura lieu entre février et mars et entre juillet et août pour la deuxième campagne. En région
sahélienne elle se fera entre mai et avril.
Toutes les parcelles ne sont pas adaptées à la culture de la pastèque aussi est-il important de choisir son
terrain avec soin. La pastèque n’aime pas les sols inondés, le terrain doit donc avoir une légère pente en
saison de pluies. En saison sèche, les parcelles devront être proches d’un point d’eau.
La préparation du sol consiste à :
• Abattre et défricher systématiquement tout le couvert végétal, car la pastèque n’aime pas
l’ombre
• Stocker les débris de végétaux facilement dégradables, ils serviront pour le paillage, le reste sera
brûlé
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• Piqueter la parcelle en respectant des écartements de 2 m x 1 m, ce qui donnera environ 400
plants/1000m2.
• Creuser un trou à l’emplacement de chaque piquet d’environ 60 cm de diamètre et 40 cm de
profondeur
• Séparer la terre de surface avec celle du fond
• Mélanger ensuite la terre de surface avec de la terre noire et de la fumure de fond (fientes de
poule, compost) à raison de 3 à 4 kg/poquet ;
• Remplir ensuite chaque trou de ce mélange jusqu’à environ 2 cm du bord ;
• Arroser chaque trou jusqu’à ce qu’il soit saturé d’eau.
2. Choix des variétés
Les critères de sélection d’une variété de pastèque se feront sur la base de la résistance aux maladies, la
résistance au transport et une chair ferme en sucrée.
3. Semis
Le semis peut se faire de manière directe ou après passage en pépinière.
Semis direct
• Tremper la semence dans de l’eau pendant une nuit, cependant, le semis doit se faire
immédiatement le lendemain sur terre humidifiée ;
• Semer 3 à 4 graines dans chaque poquet en maintenant un écart de 10 cm entre elles et une
profondeur de 2 cm. Il faut prévoir environ 70g de semences/1000m2.
• Tasser légèrement le sol.
Semis en pépinière
• Prévoir une ombrière à moitié couverte et un support élevé où seront placés les semis (ce qui
permet d’éviter la contamination par les maladies du sol) ;
• Mélanger la terre avec du fumier ;
• Tracer des lignes de semis espacées de 15 cm et semer les graines espacées les unes des autres
de 10 cm jusqu’à une profondeur de 3 cm ;
• Arroser régulièrement
• Dès la levée, appliquer un engrais salubre riche en phosphore afin de favoriser le développement
des racines ;
• Si nécessaire traité ;
• Préparer le sol 10 jours avant le repiquage comme dans le cas du semis direct ;
• Transplanter au stade de 2-3 feuilles, porter les plants avec une motte de terre pour les mettre
dans les poquets préparés. Il faut choisir les plants les plus vigoureux ;
• Planter 2 à 3 plants/poquet.
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4. Suivi de la culture
4.1. Arrosage
Il commence juste après la plantation. Il faut savoir que plus la plante grandit plus elle a besoin d’eau.
L’arrosage doit être régulier, 1 à 2 fois/jour, le matin et/ou le soir. L’arrosage se fait autour de la plante.
La quantité d’eau dépend du stade de la plante et des facteurs climatiques. Il faut apporter des quantités
d’eau importantes pendant le grossissement des fruits et réduire au cours de la maturité (environ 15 jours
avant la récolte) pour éviter l’éclatement du fruit et favoriser l’enrichissement en sucre. L’arrosage
dépend également de la saison. Après 4 semaines en saison sèche, il faut plus d’un litre d’eau/plant et
/jours.
Remarque : Il faut éviter les feuilles quand on arrose.
4.2. Démariage
2 à 4 semaines après le semis, il faut démarier les plants en ne laissant que deux plants par poquet, les
plus robustes bien sûr. Laisser les plants grandir encore avant de procéder au démariage définitif. Il faut
remplacer les plants maigres et les manquants dans les poquets vides en enlevant des plants dans les
poquets qui ont mieux réussi ou en allant dans la pépinière.
4.3. Fertilisation
Il faut appliquer les fertilisants autour de la plante.
Remarque :
• 1 cuillère à café rase = 5g
• 1 cuillère à soupe rase= 10g
• Le chlorure de potasse n’est pas obligatoire.
Période d’apport
Type d’engrais
Quantité / ha
Quantité /trou
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PIMENT
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d) Traitement phytosanitaire
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche +Neem
feuilles
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BANANIER
-PLANTAIN
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Les écartements de 4 m x 2 m soit 1250 plants/ha permettent de cultiver d’autres cultures vivrières
comme le maïs de manière permanente entre les lignes de bananier plantain.
La trouaison :
Elle doit se faire peu de temps avant la mise en terre des rejets pour éviter le remplissage des trous en
cas de pluies importantes. Pendant la trouaison, il faut prendre soin de ne pas mélanger la terre de surface
plus noire et riche en matières organiques et celle du fond du trou généralement plus rouge ou beaucoup
moins sombre. Un bon trou doit avoir une longueur, une largeur et une profondeur appropriées pour
permettre une croissance optimale du plant. Il doit aussi tenir compte du type de matériel à planter (rejet,
PIF, souche à rejet ou à œilleton etc…)
Les dimensions de 40 cm x 40 cm x 40 cm sont recommandées pour les rejets baïonnettes ou les PIF.
Celles de 50 cm x 50 cm sont conseillées pour les souches à rejets ou à œilleton.
Choix du matériel végétal
Il faut surtout utiliser les rejets baïonnette qui ont des feuilles étroites de moins de 10 cm de largeur avec
un bulbe bien formé. Les rejets chou (petits rejets à feuilles ouvertes) seront systématiquement éliminés.
Un bon rejet a un bulbe gros, sans galeries avec une couleur blanche lorsqu’on le blesse. Le choix du
rejet doit également se faire en fonction des goûts et préférences du consommateur ou de la demande
sur le marché. Les variétés les plus cultivées sont :
• Les frenchs (doigts courts et nombreux, parfois plus de 10 mains)
• Les faux cornes (3 à 6 mains, doigts très longs et gros)
• Les vraies cornes (1 à 3 mains, doigts très longs et très gros (parfois jusqu’à 50cm)
Les types french sont plus productifs et sont préférés par rapport aux types cornes.
Comment se fait la préparation du matériel végétal ?
• Le matériel végétal utilisé pour la replantation doit être arraché avec précaution pour réduire les
blessures.
• Il faut éliminer les rejets présentant les bulbes de mauvaises qualités (galeries de charançons,
attaque forte de nématodes)
• Faire un parage à la machette en coupant toutes les racines au ras du bulbe, rejeter le matériel
douteux
• Faire le pralinage, c’est-à-dire tremper le bulbe dans un mélange de boue et d’un nématicide et
laisser sécher avant la mise en place.
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• Tasser le sol autour des plants en utilisant la totalité de la terre, épandre un insecticide ou un
nématicide à la surface du trou et le mêler au sol par un léger binage.
Comment entretenir une bananeraie ?
Lutte contre les mauvaises herbes
Le désherbage peut être réalisé :
• A la machette (bon marché, mais durée d’efficacité courte). Entasser ces herbes en couronne
(en cercle) autour des plants, elles vont pourrir et fertiliser le bananier.
• Avec des herbicides (coûteux, mais dure plus longtemps). L’application doit se faire quand les
mauvaises herbes ont entre 10 et 20 cm. Si elles sont plus hautes, il est nécessaire de les couper
à la machette, l’herbicide sera appliqué à la repousse. On doit prendre précaution pour qu’elle
ne touche pas le bananier.
L’œilletonnage :
C’est le fait d’enlever tous les rejets en excès, considérés comme parasites. Ceci doit se faire tous les
deux mois. Il permet d’éviter la compétition entre les rejets pour les réserves du sol afin d’obtenir une
production élevée de très beaux régimes. On doit donc supprimer un nombre important des rejets émis
par les souches. Seuls les rejets destinés au remplacement des tiges ayant produit seront conservés. Il
faut noter qu’à la floraison de la plante mère 10 mois après plantation, il y’a déjà un autre plant de
bananier prête à la succéder, donc un nouveau plant à chaque nouvelle floraison.
En culture associée (4 m x 4 m) : après floraison, conserver 4 rejets successeurs bien repartis autour du
pied mère. Ceci permet d’augmenter par unité de temps et d’étaler la récolte des régimes.
En culture pure : après floraison, pratiquer l’œilletonnage de choix du rejet le plus vigoureux et le mieux
placé sur la ligne d plantation. Détruire tous les autres rejets par coupe ou arrachage en laissant un rejet
successeur. Les rejets supprimés peuvent servir de matériel de replantation.
Le toilettage ou l’enlèvement :
Le toilettage ou l’enlèvement des vielles feuilles, des feuilles sèches sur le plant de bananier, ne pas
couper les feuilles vertes qui représentent les « marmites » chez la plante car siège de la photosynthèse.
En coupant les feuilles vertes, vous aurez à la récolte des régimes de petites tailles, chétifs.
Quels sont les soins à apporter aux régimes ?
• Pratiquer le tuteurage dès la formation du régime.
• C’est une pratique importante pour éviter que la plante tombe sous l’effet du vent. Pour cette
opération, on peut soit utilisé les bambous de chine, soit les bambous raphia.
• Supprimer le bourgeon mâle 7 à 10 jours après la sortie de la dernière main et à environ 20 cm
de celle-ci.
Comment fertiliser le bananier plantain ?
Le bananier plantain est une culture qui épuise fortement le sol. Il répond très bien aux apports de
matières organiques. Il faut cependant les apporter en période de pluies et ne pas les épandre tout près
de la plante. Un complément de fumure minérale peut être fourni en fonction du type de sol et de l’apport
des résidus organiques. Le bananier est une plante qui aime l’azote et plus, la potasse. L’engrais composé
bananier est de type 12-06-26 et est apporté à la dose de 1 à 2 kg par bananier par an en 3 ou 4 fois pour
réduire les pertes par lessivages dus à l’action des pluies. On apporte généralement en une fréquence,
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• 100g à 200g d’azote
• 50g à 80g d’acide phosphorique
• 200g à 400g de potasse
L’engrais est épandu en couronne, entre 1 m et 1,5 m autour des bananiers, et enfoui immédiatement par
binage. L’apport de fumure organique, du compost à forte dose (10 à 20 tonnes/hectare) est fortement
conseillé lors de la plantation, soit 100 à 200 sacs de 100kg).
La densité moyenne étant de 1200 plants/ha (4 m x 2 m ou 3 m x 3 m), il faut 10 à 20 kg du compost ou
des déjections animales par plant de bananier. Utilisez de préférence la fiente de poule.
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PAPAYE
L’entretien consiste essentiellement à un désherbage manuel et régulier, surtout pendant les 3 premiers
mois de la plantation. On peut utiliser des herbicides doux après le 3e mois (gramuron, gramoxone).
Démarier les plants en éliminant les mâles.
III.5. Fertilisation
Après la trouaison, incorporer 15 à 20 kg de compost ainsi que 100 à 200 g de phosphates : ceci constitue
la fumure de fond. La fumure d’entretien consiste à apporter au moins 20 kg de compost par arbre et par
an.
Le type d’engrais complexe le plus proche des exigences du papayer est le …
I.1.Protection phytosanitaire
Le papayer est attaqué par de très nombreux ennemis (insectes, nématodes, champignons, virus.). Le
plus significatif est le virus de la mosaïque contre lequel il est conseillé d’utiliser …
I.2.Récolte
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I.2.1.Quand récolter ?
A partir du 10e mois après la plantation, on peut commencer à récolter, et ça continuera toute l’année.
Le papayer fleurit continuellement, c’est ça qui justifie que la récolte soit également continue. Le
maximum de la production est atteint entre le 11e et le 12e mois. Elle baisse continuellement en pleine
saison des pluies (juillet-août).
Cette baisse de la production s’explique par la baisse du nombre de fleurs émis en décembre-février à
cause de la sécheresse, ce qui se répercute en juillet-août. Mais, on peut corriger cette situation en
apportant de l’eau en saison sèche, et en maintenant le paillage.
I.2.2.Quels sont les rendements ?
60 tonnes/ha en 1er année, 75 à 80 tonnes/ha en 2e année. Un arbre peut donner 30 à 50 fruits/an et la
récolte peut durer 3 à 5 ans selon l’entretien de la plantation.
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OIGNON
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• La variété Oignon noflaye donne des rendements de l’ordre de 40 à 60 tonnes. Elle a une couleur
violacée très homogène. Le diamètre varie entre 5 à 8 cm. La conservation peut durer de 3 à 6
mois. Elle est résistante à la maladie appelée « Racines roses »;
• Il existe d’autres variétés : violet de Galmi, Texas Grano, Red Créole, etc.
3. Pépinière
Les plantes qui passent par la pépinière arrivent à maturité légèrement plus tôt que celles qui ont été
mises en place directement. Les opérations à effectuer pour la mise en place de la pépinière sont :
• Confection de casiers dont la largeur est comprise entre 1,2 et 1,5 m. cette largeur est de 2,5 m
et la hauteur de 10 à 15 cm;
• Apport de fumier (bouse de chèvre, mouton ou bœuf) bien décomposé auquel on ajoutera 2
kg/are (100 m2 ou 10 m x 10 m) de l’engrais 20-10-10.
Il faut semer en pépinière en octobre –décembre. Le séjour en pépinière est de 4 à 6 semaines. Le semis
en pépinière se fait soit à la volée, soit en ligne. S’il fait en ligne (ce qui est préférable), il faut semer
dans des microsillons parallèles, distantes de 5 cm, tracés à l’aide d’un bâton de la taille d’un bic, et à
une profondeur de 1 cm. Recouvrir de sable ou de terre fine et tasser fermement.
Arroser 1 fois/jour.
Il faut environ 5 g de semences pour une surface de 1m2. Or, il faut une surface de pépinière de 100 m2
pour ensemencer 1 ha d’oignons, soit 500g de semences à l’origine.
Cinq semaines plus tard, les bulbilles seront prêtes à être repiquées en champ. La quantité de bulbilles
qu’il faut pour 1 ha d’oignons est de 3 à 5 kg.
Eviter des pépinières trop denses en démariant à la levée pour permettre aux plants d’être vigoureux.
4. Repiquage
Procéder au repiquage après environ un mois de séjour en pépinière, quand le plant a déjà 10 à 15 cm.
En saison sèche, il faut repiquer entre les mois d’octobre et novembre, pour que la récolte se fasse avant
la fin de la saison sèche.
L’oignon de saison sèche se cultive entre les mois d’octobre et avril. Cette saison s’est étalée sur 7 mois
et pendant ce temps, le paysan ne pourra cultiver l’oignon qu’une seule fois sur le même terrain. C’est
à lui d caler son cycle à sa convenance.
Pour repiquer :
• Arroser abondamment les casiers avant de procéder à l’extraction des plants;
• Eviter de casser les feuilles ou d’écraser les plants;
• Exposer ensuite les plants au soleil pendant quelques temps;
• Au cas où la pépinière est loin du champ, arranger les plants dans un carton, les couvrir avec un
sac de jute mouillé;
• Il est parfois nécessaire d’arroser les casiers en pépinière avant d’arracher les plants;
• Un ombrage est nécessaire pour diminuer l’évapotranspiration des jeunes plants (perte d’eau
pendant les heures chaudes). Supprimer l’ombrage progressivement 10 à 14 jours après le
semis.
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Quelle est la densité de semis ?
500 000 à 700 000 plants/ha. Cette densité est obtenue avec les écartements suivants :
• Lignes jumelées distantes de 15 cm sur les billons;
• Espacement entre 2 plants : 10 cm;
• Billons espacés de 40 cm
Pour semer en direct dans le champ, il faut le faire en novembre- mi-décembre.
Durée du cycle : le cycle végétatif varie de 3 mois à 3 mois et demi après le repiquage soit 4 mois et
demi à 5 mois de la pépinière à la récolte. Pendant la saison sèche qui va d’octobre à mai dans les zones
sahéliennes, le paysan peut faire une seule culture en calant son cycle sur 4 à 5 mois. Une culture de
saison des pluies est également possible.
5. Entretien
• Irriguer une fois/semaine s’il ya un besoin d’apport en eau. Il est parfois préférable de faire une
irrigation tous les quatre jours;
• Désherber chaque fois que cela s’avère nécessaire car le feuillage de l’oignon couvre mal le sol.
Faire attention de blesser les bulbes au cours du désherbage. (En cas de désherbage chimique,
utiliser le Ronstar à la dose de 3l/ha;
• Arrêter l’irrigation ou l’arrosage environ 80 à 90 jours après le repiquage, ou 115 à 120 jours
après le semis direct.
6. Fertilisation
Il faut surtout un apport du 20.10.10 ou du 22.10.15 à raison de 200 kg/ha avant que les bulbes ne
commencent à se former. Les apports d’urée augmentent les rendements mais les bulbes produits ne se
conservent pas longtemps.
7. Protection phytosanitaire
En cas d’attaque de champignons, les feuilles présentent des tâches blanches ou jaunes. Traiter au
Manèbe (une cuillère à soupe dans un pulvérisateur de 15l).
En cas d’attaque des mouches et autres insectes, on remarque leurs piqûres ou des taches sur les feuilles.
Utiliser les insecticides tels que le Karaté, le Cypercal 50, le Dursban.
Dans tous les cas, assurez-vous d’abord que la pépinière a été bien protégée contre les maladies.
8. Récolte
Récolter entre 3 mois à 3 mois et demi après le repiquage, quand les feuilles jaunissent ou quand les
feuilles se courbent au niveau du collet. Il faut arrêter l’irrigation environ 10 à 15 jours avant la récolte.
Comment récolter ?
• Soulever le bulbe de terre;
• Après la sortie de terre, laisser les bulbes se ressuyer;
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• Couper les feuilles à 2 cm au dessus du bulbe;
• Conserver les bulbes dans un endroit aéré;
• Ne pas blesser le bulbe, évité de faire de gros tas (risque de chocs);
• Ne pas couvrir les tas;
• Stocker sous un arbre ou sous un hangar
Quels sont les rendements ?
10 à 20 t en moyenne à l’ha en milieu paysan. Ces rendements peuvent, dans des conditions de bonne
conduite de la culture et avec des variétés meilleures, atteindre 40 à 70 t/ha.
9. Conservation
La conservation de l’oignon pose d’énormes problèmes.
• Les oignons se conservent dans un local sec, aéré, et en couches superposées. Il faut effectuer
des passages réguliers pour éliminer les bulbes pourries ou détériorées;
• La durée de conservation varie entre 4 à 8 mois selon les variétés. En conservation artisanale,
on peut atteindre 5 à 6 mois;
• Certaines variétés comme le Noflaye (vendu à Socassem) tiennent plus longtemps.
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CHOUX
N.B:
• Il est à noter qu’il faut environ 200 m²de surface et environ 400g de semence pour un
hectare de plantation.
• La levée a lieu environ 1 à 2 semaines après les semis.
• Le séjour en pépinière est de 40 jours soit 3 semaines. Après cette période, les plants sont
prêts à être repiqués.
Ces deux opérations consistent à arroser, sarcler et biner, épandre les fertilisants et protéger les
cultures contre les maladies et les ennemis.
Arrosage:
En culture maraîchère de façon générale, et en production des choux fleurs de façon particulière, des
arrosages réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol frais et
non humide pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très humides qui favorisent
l’apparition du phytophthora pouvant provoquer la pourriture des racines et du collet.
Il est bon de savoir que le chou-fleur ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer une
asphyxie aux plantes car les racines sont gorgées d’eau.
Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement des fruits
car à ce moment les fruits ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement.
Le sarclo-binage:
Le chou-fleur résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et
biner fréquemment le champ. Ces deux opérations sont capitales à l’obtention de bons rendements.
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La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments
nutritifs. Puisque ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport
fractionné est très recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de fructification.
Traitement phytosanitaire
Chenilles et
Criquets Présence sur les feuilles Neem
Les premiers fruits sont récoltés environ 12 semaines après le repiquage, soit 3 mois après le
repiquage, et cette récolte peuvent durer 2 semaines. Les variétés hybrides F1 ont un rendement de
20-30t/ha dans les conditions de croissance optimales.
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MELON
La courgette est un fruit / légume qui se cultive dans toutes nos régions et qui ne demande qu’une seule
chose, du soleil et de l’eau.
• Confectionner une pépinière à l’ombre sous forme de planches en utilisant une terre légère et
bien ameublie pour remplir les pots est un début de réussite.
• Ajouter ensuite à cette terre, du compost ou de la fiente de poule bien séchée. Par exemple, pour
remplir 28 pots, il faudra apporter 2 Kg de fiente de poule ou fumier incorporées à la terre arabe.
• Semer deux graines par pot, mais en évitant que les graines se touchent à l’intérieur de la ligne
et en plaçant le bout effilé de la graine vers le fond (2 à 3 cm entre les graines et recouvertes
d’une fine couche de terre d’environ 0,5 cm et tasser légèrement.
N.B:
• Il est à noter qu’il faut environ 200 m2 de surface et environ 1,5 Kg de semence pour un hectare
de plantation.
• Le séjour en pépinière est de 14 jours soit 2 semaines. Après cette période, les plants sont prêts
à être transplantés.
Le terrain est choisi même avant la mise en place de la pépinière. Sachant d’avance à quel moment les
plants seront prêts à être repiqués, ce qu’il y a d’important à faire c’est de s’arranger pour que la parcelle
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soit prête à accueillir ces plants environ une semaine avant. Et pour y arriver il y a des opérations à
effectuer:
• Nettoyer le terrain,
• Faire des trous de 15x15x15cm sur des billons si c’est la culture de saison pluvieuse, et de
25x25x40 cm si c’est la culture de contre saison.
• Respecter un écartement de 1,5 cm entre les lignes, et de 1,5 cm entre les plants sur la même
ligne.
Apporter dans chaque trou 1 Kg de fiente de poule ou de fumier bien décomposé et 2 cuillerées à café
de sulfate de potasse et bien tourner avec la terre.
Après 1 semaine passée en pépinière, les plants ont environ 5 à 10 cm; 2 vrai feuilles, et peuvent être
transplantés.
La transplantation se fait par temps frais, de préférence les après midis à partir de 16 heures.
En respectant des écartements de 1,5 cm x 1,5 cm, on obtient une densité de moyenne de 4445 plants à
l’hectare en culture pure.
Ces deux opérations consistent à arroser, sarcler et biner, épandre les fertilisants et protéger les cultures
contre les maladies et les ennemis.
a) Arrosage :
En culture maraîchère de façon générale, et en production des potirons de façon particulière, des
arrosages réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol frais et non
humide pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très humides qui favorise
l’apparition du phytophtora pouvant provoquer la pourriture des racines et du collet.
Il est bon de savoir que le potiron ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer la chute des
fleurs et des bourgeons.
Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement des fruits
car à ce moment les fruits ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement.
b) Le sarclo-binage:
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Le potiron résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et biner
fréquemment le champ avant que les plants se développent massivement. Ces deux opérations sont
capitales à l’obtention de bons rendements.
c) La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs.
Puisque ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné
est très recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de fructification.
d) Traitement phytosanitaire
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche +Neem
feuilles
Oïdium (Erysiphe Tâches poudreuses blanches sur les 2 Eviter les fortes humidités
cichoracearum) faces des feuilles
Maladies de conservation : Tâches blanches ou grises sur fruits Appliquer un bon stockage sur
pourritures diverses des étagères dans des salles
ventilées
Les premiers fruits sont récoltés environ 12 semaines après la transplantation, soit à 3 mois après le
semis, et cette récolte peut durer plusieurs semaines. Les fruits mûrs doivent être récoltés avec leur
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pédoncule et par temps sec pour garantir une bonne conservation qui peut se faire plusieurs jours à l’état
frais. Le rendement est de près de 30 tonnes à l’hectare.
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TOMATE
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d) Traitement phytosanitaire
Black-pot(nécrose- apical) Desséchement des fruits par la base La lutte est préventive, et
en laissant un fond noir consiste à bien alimenter les
plantes en eau régulièrement
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche + Neem
feuilles
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CONCOMBRE
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– Nettoyer le terrain,
– Faire des trous de 15cm x 15cm x 15cm sur des billons si c’est la culture de saison pluvieuse, et
de 25cm x 25cm x 40 cm si c’est la culture de contre saison.
– Respecter un écartement de 1,5 m entre les lignes, et de 1,5 m entre les plants sur la même ligne.
Apporter dans chaque trou 1Kg de fiente de poule ou de fumier bien décomposé et 2 cuillerées à café
de sulfate de potasse et bien tourner avec la terre.
Après 1 semaine passée en pépinière, les plants ont environ 5 à 10 cm; 2 vrai feuilles, et peuvent être
transplantés.
La transplantation se fait par temps frais, de préférence les après-midis à partir de 16 heures.
Introduire dans chaque trou, un plant bien portant.
Arroser ensuite copieusement.
En respectant des écartements de 1,5 m x 1,5 m, on obtient une densité de moyenne de 4445 plants à
l’hectare en culture pure.
Ces deux opérations consistent à arroser, sarcler et biner, épandre les fertilisants et protéger les cultures
contre les maladies et les ennemis.
Arrosage:
En culture maraîchère de façon générale, et en production des potirons de façon particulière, des
arrosages réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol frais et non
humide pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très humides qui favorisent
l’apparition du phytophthora pouvant provoquer la pourriture des racines et du collet.
Il est bon de savoir que le potiron ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer la chute des
fleurs et des bourgeons.
Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement des fruits
car à ce moment les fruits ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement.
Le sarclo-binage:
Le potiron résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et biner
fréquemment le champ avant que les plants se développent massivement. Ces deux opérations sont
capitales à l’obtention de bons rendements.
La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs.
Puisque ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné
est très recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de fructification.
Traitement phytosanitaire
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MALADIES SYMPTÔMES PROPHYLAXIE
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche +Neem
feuilles
Oïdium (Erysiphe Tâches poudreuses blanches sur les 2 Eviter les fortes humidités
cichoracearum) faces des feuilles
Maladies de conservation : Tâches blanches ou grises sur fruits Appliquer un bon stockage sur
pourritures diverses des étagères dans des salles
ventilées
Les premiers fruits sont récoltés environ 12 semaines après la transplantation, soit à 3 mois après le
semis, et cette récolte peut durer plusieurs semaines. Les fruits mûrs doivent être récoltés avec leur
pédoncule et par temps sec pour garantir une bonne conservation qui peut se faire plusieurs jours à l’état
frais. Le rendement est de près de 30 tonnes /ha. Soit : une densité de semis de plants à 13333 l’hectare
avec des écartements de 60 cm X 125 cm billons d’un mètre.
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MAïS
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c) La Fertilisation :
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs. Puisque
ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné est très
recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de fructification.
d) Traitement phytosanitaire :
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HARICOT-VERT
• Nettoyer le terrain;
• Faire des billons de 80 cm de large et de longueur variable et raisonnée et les écartements de
semis à considérer sont de 20 x 20 x 20 cm si c’est la culture de contre saison ou de saison de
pluie;
• Respecter un écartement de 60 cm entre les billons, et de 20 cm entre les plants sur la même
ligne.
Apporter dans chaque m² de surface du billon, 1Kg de fiente de poule ou de fumier bien décomposé et
2 cuillerées à café de sulfate de potasse et bien tourner avec la terre
Arroser ensuite régulièrement,
Densité de moyenne de 13750 plants à l’hectare en culture pure.
II – CONDUITE ET ENTRETIEN
Ces deux opérations consistent à arroser, sarcler et biner, épandre les fertilisants et protéger les cultures
contre les maladies et les ennemis.
a) Arrosage:
En culture maraîchère de façon générale, et en production du haricot vert de façon particulière, des
arrosages réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol frais et non
humide pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très humides qui favorisent
l’apparition du phytophtora pouvant provoquer la pourriture des racines et du collet.
Il est bon de savoir que le haricot vert ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer la chute
des fleurs ou des bourgeons.
Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement des gousses
car à ce moment ces gousses ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement.
b) Le sarclo-binage:
Le haricot résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et biner
fréquemment le champ. Ces deux opérations sont capitales à l’obtention de bons rendements.
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c) La Fertilisation
Au fur et à mesure que les plants grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs. Puisque
ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné est très
recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de fructification.
d) Traitement phytosanitaire
Mouches Mineuses Formation de points blancs sur les Piège à mouche +Neem
feuilles
Les premières gousses sont récoltées environ 45 jours après la floraison, soit à 2 ,5 mois après le semis,
et cette récolte peut durer 1 mois à une fréquence de récolte tous les 03 jours. Les gousses mûres
doivent être récoltées avec leur pédoncule et par temps sec pour garantir une bonne conservation qui ne
se fait que quelques jours à l’état frais. Le rendement est de 7 tonnes/ha.
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GINGEMBRE &
CURCUMA
VARIETES DE GINGEMBRE
Elles sont au nombre de deux
- Le gingembre blanc ou gingembre jaune appelé aussi turmerie ginger
- Le gingembre bleu appelé aussi flint ginger
VARIÉTÉS DE CURCUMA
On distingue
- L'alleney Turmerie, jaune orangé ;
- Le Madras Turmerie, plus estimé, jaune citron ;
- Le Haïti Turmerie, jaune orange foncé
I. Conditions favorables à la culture du gingembre / curcuma
Le gingembre adore le climat tropical où la température est élevée au moins une partie de l’année, avec
abondance de pluie, de soleil et peu de vent. Pendant la culture du gingembre, il faut environ 1100 litres
d’eau/m2 soit 11 millions de litres d’eau/ha pour obtenir du bon gingembre. Aussi la pluviométrie
moyenne annuelle doit être supérieure à 2000 mm sinon une irrigation d’appoint s’avère nécessaire si la
pluviométrie est inférieure à 1000 mm. Elle se développe dans les régions qui ont une altitude comprise
entre 500 et 1500 m.
Pour prospérer le gingembre réclame des sols très légers et riches, acides et exempts de pierres pour
développer correctement son rhizome. Le sol idéal doit être humifère, facile à travailler, bien drainé car
il craint l’excès d’humidité. Des sols limoneux légers ou sablo-argileux conviennent très bien.
II. Techniques culturales
II.1. Multiplication du Gingembre/ curcuma
La multiplication se fait par division des rhizomes de gingembre juste avant la reprise de la végétation.
Division à la main en morceaux portant au moins un bourgeon mais, le rendement final sera
proportionnel à la grosseur du rhizome de départ. Bien laisser sécher la cassure avant de planter à plat
en surface ; le substrat ne doit pas dépasser la moitié de l’épaisseur du rhizome.
La croissance du gingembre est rapide. Comme il faut attendre 2 à 3 mois pour planter des morceaux de
rhizomes issus d’une plantation, on peut laisser les plants dans le sol en attendant la plantation. Les
recouvrir d’un paillis régulièrement renouvelé pour éviter le dessèchement.
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II.2. Préparation du sol
Cette préparation du sol se fait au mois de février-mars. Elle a une grande importance et doit être faite
avec soin car la partie utile de la plante est souterraine.
• Défricher le site en détruisant systématiquement toutes les racines qui peuvent perturber le
développement des rhizomes.
• Entasser et brûler localement les résidus qui ne pourrissent pas vite
• Labourer à plat ou en formant des billons ou des planches à une hauteur de 30 cm au moins. Il
faut suffisamment émietter la terre.
• Enrichir le terreau avec beaucoup de compost ou de fientes de poules d’environ 40 à 60
tonnes/ha soi 400 à 600 sacs de 100 kg.
II.3. Plantation
Le gingembre est planté entre la mi-mars et la mi-avril. Pour cela, utiliser ses morceaux de rhizomes
frais qui doivent porter chacun 3 à 5 yeux. Ils seront prélevés et coupés à l’aide d’un couteau bien
tranchant d’environ 2,5 cm de longueur.
La quantité de semence employée varie de 900 à 1350 kg à l’hectare.
Submergez un tiers du gingembre dans le verre d’eau. Laissez-le jusqu’à ce que les racines aient la taille
du pouce. Les éclats de rhizomes sont plantés entre 10 à 15 cm de profondeur. Les jeunes pousses
apparaissent vers le 10e au 15e jour qui suit la plantation. La levée est complète à la 3e semaine.
Densité de plantation
Pour avoir une densité de 95000 plants à 100000 plants à l’hectare il faut les écartements suivants :
• Largeur des billons : 0,90 m
• Distance entre les billons : 25 à 30 cm
• Écartements entre les plants : 15 x 25 cm ; 25 x 30 cm ; 30 x 30 cm.
II.4. Fertilisation
Ce sont des plantes épuisantes. Mettre dans chaque trou une ou deux poignées de fumier ou d’un
mélange de fumier et de cendre, ce qui représente une fumure de base de 10 à 12 tonnes et de plus de 2
tonnes de cendre à l’hectare.
Si le terreau est enrichi avant de les planter, il n’est pas nécessaire d’ajouter de l’engrais lorsque le
gingembre est de plus en plus grand, tout ce dont il a besoin c’est d’un approvisionnement en eau adéquat
et la lumière du soleil. Toutefois, épandez du 11-11-22+5,5 ou un autre engrais riche en potasse à la
dose de 20-25 kg/1000 m2. Appliquer cet engrais dans un microsillon creusé parallèlement aux lignes
de plantation et refermer ensuite.
II.5. Entretien
Les planches une fois plantées sont recouvertes d’une épaisse couche de feuilles ayant la propriété de
pourrir rapidement, servant ainsi d’engrais vert mais le but principal est de protéger le sol de surface de
l’ardeur de soleil. Lorsque les jeunes plants sont bien développés, on nettoie les planches par un sarclage
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soigneux. Puis on procède à un nouveau paillage identique au premier. Ce paillage est répété à la fin du
3e mois.
On a constaté que l’action du paillage avait un effet rémanent et profitait non seulement à la culture du
gingembre, mais aussi à celles qui la suivent.
Cesser tout arrosage de votre gingembre dès que les feuilles sont à moitié jaunes pour ne les reprendre
progressivement qu’avec l’apparition des premières pousses.
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MANIOC
Le manioc est une culture très prisée en Afrique pour plusieurs raisons parmi lesquelles :
• Elle s’adapte à plusieurs zones agroécologiques,
• Elle résiste à la sècheresse,
• Ses feuilles et ses tubercules sont consommées sous diverses formes tant dans l’alimentation
humaine qu’animale, ce qui rend la demande forte.
Le manioc peut être cultivé de manière intensive en culture pure ou en culture associée.
II.ITINÉRAIRE TECHNIQUE DU MANIOC
II.1. Choix du site
Le manioc est une culture qui s’adapte à la plupart des sols et des climats. Le rendement du manioc sera
meilleur s’il est cultivé sur un sol profond, bien drainé et riche en matière organique. Il est important
d’éviter les précédents culturaux tels que le manioc, les cultures maraichères et éviter les sols très riches
en azote. Les sols présentant une forte pente sont également déconseillés.
Il est toutefois très important de pouvoir choisir rationnellement le site d’implantation de son manioc en
tenant compte d’autres critères tels que :
• La proximité d’une source d’eau pour des éventuels traitements phytosanitaires ou pour
l’irrigation,
• L’accessibilité du site. Ce paramètre influe grandement sur le coût des approvisionnements et
de l’écoulement, ainsi que sur le temps de transport.
• La distance par rapport au marché. Ce paramètre influe également sur le coût des
approvisionnements et de l’écoulement, ainsi que sur le temps de transport.
II.2. Préparation du terrain
La préparation du terrain se fait selon la zone dans laquelle la culture sera implanté.
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• Désherber,
• Abattre les arbres/arbustes,
• Tronçonner et bruler les troncs d’arbres,
• Labourer le sol à une profondeur de 20 à 30 cm ou former des billons. Cette étape peut se faire
manuellement ou mécaniquement. Le labour ou la formation des billons est important en culture
du manioc car elle favorise un bon développement des racines et des tubercules.
• Apporter de la fumure organique (fientes ou compost) à raison d’environ 5 tonnes par hectare
après le labour ou la formation des billons.
Il est important de prévoir une barrière contre les ravageurs (rats, hérissons) pendant cette phase.
II.3.Choix et préparation du matériel végétal
Le choix des boutures de manioc doit se faire en fonction des critères ci-après :
• La disponibilité : Le producteur devra choisir la meilleure des variétés recommandées dans son
environnement (Pays) ;
• L’objectif de production : Le choix de la variété à cultiver doit être guidé par l’objectif de
production. Les variétés de manioc destinées à la consommation directe n’ont pas les mêmes
propriétés que les variétés de manioc destinées à la transformation par exemple.
• Le rendement à l’hectare ;
• La résistance aux maladies ;
• L’état sanitaire des boutures : Il est important de sélectionner les boutures saines afin de limiter
l’apparition et la propagation des maladies.
• Une bouture de manioc doit avoir une taille d’environ 30 cm et porter environ 5 nœuds.
Les boutures de manioc peuvent être traitée de manière non-chimique en utilisant la cendre. Ces boutures
doivent être trempées dans une solution préalablement préparée (50 poignées de mains de cendre pour
10 litres d’eau), puis séchées par la suite. Cette opération a pour but de protéger les 2 extrémités ouvertes
des boutures contre les attaques des pestes (champignons, insectes…). En cas d’indisponibilité de la
cendre, une solution composée d’un mélange d’insecticide, fongicide et nématicide pourrait être utilisée.
Une fois les boutures de manioc traitées, elles doivent être mises dans les sacs afin de stimuler la
prégermination.
II.4. Planting
L’écartement recommandé entre les plants de manioc est de 1 m entre les rangées et 1 m sur la ligne,
soit pour une densité de 10000 plants/hectare.
La bouture de manioc doit être mise en terre de façon oblique (1/3 enterré dans le sol et 2/3 hors du sol),
et pendant cette opération il faut s’assurer que la partie apicale soit orientée vers le haut.
II.5. Entretien
II.5.1. Le Replanting
Cette opération consiste à remplacer les plants malades ou les plants qui n’ont pas poussé. Afin de
faciliter le replanting et d’éviter les écarts d’âge entre les plants initiaux et les plants replanté, il est
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recommandé de mettre en place une parcelle de réserve d’une dimension d’environ 10 m × 10 m et avec
un écartement de 50 cm × 50 cm entre les plants juste à coté du site principal au moment du planting.
II.5.2. Le désherbage
Le désherbage peut se faire manuellement ou à l’aide d’un herbicide. Le sarclage se fera selon le besoin.
En cas de labour, il faut procéder au butage 2 mois après le planting.
II.5.3. Fertilisation
La première fertilisation est l’apport en fumure organique qui intervient au moment de la préparation du
sol.
Un apport en engrais minéral NPK peut être fait un mois après le planting à raison de 300 kg par hectare.
Cet engrais minéral granulé peut être associé avec un biostimulant.
II.5.4. Protection contre les pestes
La culture du manioc est menacée par toute une série de pestes parmi lesquelles :
II.5.4.1. La mosaïque
Elle est causée par un virus. Elle se manifeste par l’apparition des tâches sur les feuilles et impacte le
développement des tubercules. La lutte contre la mosaïque se fait à travers les pratiques suivantes :
• Le choix des variétés améliorées résistantes ;
• Le choix des boutures de manioc saines ;
• La destruction des plants malades hors du site en les brulant ;
II.5.4.2. Les maladies fongiques
Les maladies fongiques s’attaquent aux feuilles de manioc, et réduisent la capacité des plants à réaliser
la photosynthèse. Ces maladies se manifestent par l’apparition des tâches sur les feuilles. La lutte contre
les maladies fongiques passe par la sélection des variétés résistantes, la destruction des plants malades
hors du site, le traitement du matériel végétal, …
II.5.4.3. Les ravageurs
Les rongeurs tels que les rats et les hérissons cassent les tiges et consomment les tubercules de manioc.
La lutte contre les rongeurs peut se faire en installant une barrière autour du site et en installant des
pièges sur le site.
D’autres ravageurs tels que les criquets et les cochenilles farineuses s’attaquent aux feuilles de manioc.
II.6. Récolte et gestion post-récolte
Le manioc se récolte environ 12 mois après le planting. L’un des indices qui montrent que les plants
sont matures est le jaunissement des feuilles. Avec les variétés de manioc améliorées à fort potentiel de
rendement, il est possible d’obtenir un rendement d’un hectare de manioc entre 30 et 40 tonnes de
tubercules à l’hectare.
La conservation des tubercules de manioc après la récolte est très difficile, c’est la raison pour laquelle
il est conseillé d’avoir un marché pour l’écoulement avant de produire ou encore de les conserver dans
le sol et de ne les récolter qu’en cas de besoin.
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POIS DE
CAJAN
Le pois cajan ou pois d’Angole de son nom scientifique Cajanus cajan (L) Millsp est une plante
arbustive, semi-pérenne appartenant à la famille des Fabaceae et pouvant atteindre jusqu’à 4m de
hauteur. Elle est originaire de l’Inde qui en est aussi le premier producteur mondial avec plus de 2.5 MT/
sur 3.4 million d’ha (FAO 1999-2003) pendant qu’en Afrique les modèles en la matière sont : le Kenya,
Ouganda, Malawi, Mozambique et Tanzanie ; sa culture faisant déjà l’objet de plusieurs convoitises par
beaucoup de pays qui trouve en elle plusieurs solutions à certains problèmes agronomiques. Sa
composition chimique pour 100g de graines étant la suivante :
• Protéines 22 g
• Lipides 2 g
• Glucides 57 g
• Énergie 328 Kcal
Il est consommé comme pois vert, pois sec, farine infantile et pois sec concassé. C’est une
grande source de protéine à faible coût de production. Dans cet article, voici pour vous une
fiche technique qui vous montre comment réussir dans la culture du Pois Cajan.
Luminosité et Température : Le pois cajan est une plante de jours courts ne supportant pas
le gel malgré une tolérance aux températures bases avec un optimum de croissance situé à
24°C. Il convient de noter que ses deux paramètres influencent la croissance et la floraison de
ce dernier.
Pluviométrie : si le Pois cajan résiste bien à la sècheresse son rendement pendant cette
période est cependant réduite. Ainsi pour assurer une bonne productivité de celui-ci l’on aura
besoin de pluies allant de 1000 mm/an à 2500 mm/an. Il réagit favorablement à une irrigation
(facultative) pendant les périodes sèches ce qui augmentera significativement ses rendements.
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Altitude : Bien qu’il se cultive à des altitudes variées un meilleur développement de la plante
se fera entre 700 et 1200 m.
Plusieurs variétés ayant des développements variés en fonction des zones écologiques ont été
répertoriées par l’ICRISAT (International Crops Reseach Institute for the Semi-arid Tropics).
Ceux-ci sont divisés en deux grands groupes à savoir :
Les variétés traditionnelles : Caractérisées par un cycle long (7 à 9 mois), une production
échelonnée durant l’année (3 à 4 récoltes/ans) et s’associant bien aux autres cultures.
L’on distinguera :
Elle peut se faire par sélection puis un bon triage de graines sur la récolte précédente ou être
acheté auprès d’un producteur agrée. Une levée de dormance n’est pas nécessaire et suivant les
densités choisies l’on aura besoin de 1.5 à 3 kg de semences.
Préparation de la parcelle
Elle se fera avant le début des pluies entre janvier et février et passe par :
La culture du pois cajan devra se faire sur les savanes et les vieilles jachères car possédants des
propriétés de restaurations et de fertilisations des sols.
Plantation
En culture pure il est généralement planté à des écartements de 1m*1m ce qui donne une densité
de 10.000 plants/ha. Mais pour une bonne croissance et une meilleure gestion de la parcelle il
serait judicieux de choisir des écartements de 2m*1m avec pour densité 5000 plants/ha.
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Suite à sa capacité principale à fixer l’azote dans le sol, il peut être associé à une large gamme
de plante à savoir : bananier plantain, macabo, manioc, arachide, maïs, mil, haricot, tournesol…
etc.
La densité de plantation pouvant ainsi varier que ce soit en culture pure ou associative ceci en
fonction des objectifs visés. L’on sèmera une à deux graines par poquet avec un remplacement
des manquants 14 jours plus tard.
Entretien
Le pois cajan étant une plante à croissance rapide elle résiste bien aux mauvaises herbes mais
un bon sarclage a des bonnes périodes et suivant la croissance des adventices sera toujours
nécessaire pour des meilleurs rendements.
En ce qui concerne la fertilisation, il n’en a généralement pas besoin sauf pour les cultures qui
lui soient associées. Cependant une faible application de phosphore et potassium peuvent
parfois être nécessaire bien que leurs rentabilités restent encore à être déterminées. Tout ceci se
fera bien évidement sur la base des résultats issus des analyses du sol.
RAVAGEURS
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– Traitement a un
insecticides telque le
Punaises suceuses : -Présence des taches sur les tiges et
Dimethoate (cyperdrim :
Nezara viridula et branches du a la piqure de ses
400g ma.a/ha)
Clavigralla tomentosicolis insectes
En fonction de la variété semée, qu’elle soit annuelle ou pluriannuelles la récolte se fera lorsque
75% des gousses seront dorées et ceci de façon continue. La meilleure technique lors de
processus étant un détachement des gousses matures une a une de la tige. Une fois récoltée les
gousses seront séchées puis battues et vannées pour en recueillir les graines qui seront ensuite
séchées et triées avant d’être conditionné dans des sacs et rangés dans un entrepôt sec et bien
aérée.
Les rendements de pois cajan sont très variables allant de 2500 kg à 9000 kg en culture pure et
de 600 kg en culture associée.
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POMME
DE
TERRE
La pomme de terre est cultivée pour son tubercule qui entre dans l’alimentation de la population. Elle
peut être consommée sous forme bouillie, de chips ou de frites. La culture de la pomme de terre au
Cameroun et partout ailleurs est assez sollicitée par les agriculteurs et les bailleurs de fonds qui veulent
se lancer et investir dans cette spéculation de grande importance économique.
Voici pour vous une fiche technique pour se lancer et réussir la culture de la pomme de terre.
I.1. Conditions écologiques de la culture
I.1.1. Température
L’optimum de température pour la pomme de terre se situe entre 15 et 25°C. Les températures
supérieures à 29°C arrêtent la tubérisation.
I.1.2. Besoin en eau
La pomme de terre demande de l’eau à toutes les époques de sa végétation surtout durant la phase de
tubérisation. Ses besoins en eau sont de l’ordre de 500 à 600 mm.
I.1.3. Besoins en lumière
La formation des tubercules est directement influencée par la luminosité. L’ombrage est donc à proscrire
absolument.
I.1.4. Besoins en sol
La pomme de terre demande des terres profondes, saines, riches et bien drainées. Elle pousse bien en
terres sableuses ou humifères. Elle préfère les terres à pH acide, de 5 à 6,5.
I.1.5. Besoins en altitude
En région tropicale, la pomme de terre ne pousse bien qu’au –dessus de 800 m, entre 800 et 1800 m
d’altitude en général. En –dessous de 800 m, sa production diminue fortement.
L’agriculteur doit donc choisir le terrain suivant les conditions écologiques de la pomme de terre décrites
ci-dessus.
II.2. Quelles sont les principales variétés de pomme de terre au Cameroun ?
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II.2.1. Les variétés locales
Ils ont des performances limitées bien qu’adaptées aux conditions du milieu.
II.2.2. Les variétés améliorées
A haut rendement telles que : Cardinal (tubercule ovale, peau rouge, résistance à la sécheresse), Cipira
(tubercule arrondi, peau blanche, tolérance aux mildious, sensibilité à la bactériose), Diamant (tubercule
long, peau claire et lisse, résistance aux nématodes et à la sécheresse), Désirée (tubercule allongé, peau
rouge, clair jaune), Tubira, Spunta, Bydand, Rubinata, Adora, Manon, Noisette, Duchesse. Quatre
nouvelles variétés de pomme de terre ont été récemment identifiées par l’IRAD à savoir : Mafor, IRAD
2005, Jacob 2006 et Bambui Wonder.
II.3. Culture de la pomme de terre
On rencontre plusieurs aires de culture possible de tubercules au Cameroun : la zone des hauts plateaux
de l’Ouest, la zone de l’Adamaoua, les Monts Mandara (région de Mokolo), la région de Mbouroukou
par Melong et les sites montagneux de Bamuck au South-West. Les grandes zones de production se
situent dans les régions de Tibati, Dschang, Bangou, Balatchi, Santa, Bamenda, Mokolo.
Il est conseillé d’utiliser les tubercules germés au préalable car avec les tubercules non germés, la levée
est irrégulière, le cycle végétatif plus long et les risques de pourritures plus importants.
II.3.1. Comment pré-germer les semences ?
Les tubercules à pré-germer doivent avoir une grosseur moyenne, être bien sains, la peau doit être lisse,
sans blessures et sans traces de moisissure et comportant au moins deux yeux. S’ils sont trop gros, on
les fragmente et on imprègne la surface blessée avec la cendre de bois pour éviter la pourriture. On peut
également les traiter avec les fongicides.
Pour une bonne pré-germination, les tubercules sont placés dans des clayettes ou étagères à claire-voie
disposées dans un local frais, aéré et lumineux. Ces tubercules sont disposés côte à côte sur une seule
couche avec les germes tournés vers le haut. L’incubation est d’autant plus rapide que la température
est proche de 20°C, et qu’elle se fait à l’obscurité. La température et l’humidité de l’air favorisent la
germination.
II.4. Comment se fait la préparation du terrain ?
Elle doit se faire avant l’arrivée des premières pluies.
• Régions humides : février-mars pour la première campagne ; juillet pour la seconde campagne.
• Régions sahéliennes : avril-mai
Commencer par défricher, puis dessoucher et enfin ramasser les débris végétaux et les placer hors de la
parcelle que vous allez mettre en culture, ne pas enfouir les débris végétaux. Effectuer un labour de 25
à 30 cm de profondeur ; casser les mottes de terre ; ameublir le sol. Il est préférable de procéder au
billonnage pour les raisons suivantes : la profondeur de la plantation sera respectée et homogène ; il
permet d’éviter les inondations dans certains endroits du champ ; il limite la propagation des maladies
(mildiou du tubercule, flétrissement.) l’écartement des billons sera de 80 cm à 1m selon les variétés. La
hauteur du billon ou butte sera de 20 à 30 cm.
II.5. La fertilisation
La pomme de terre aime beaucoup plus la potasse. Utiliser le type de mélange et à la dose définie ci-
dessous pour 1 ha :
• 500 kg de …
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• 200 kg de …
• 3 tonnes de …
L’application se fera dans un sillon créé au-dessus du billon à une profondeur de 10 à 15 cm de façon à
maximiser la disponibilité des engrais ; une fois l’épandage effectué, mélanger ces fertilisants dans le
sillon à l’aide d’une houe ou pièce de bois. Ceci pour éviter un contact direct entre le tubercule et
l’engrais. Le mélange est mis en fond et la deuxième dose d’azote en couverture.
II.6. La plantation
II.6.1. Antécédent cultural
Pas de culture de solanacées depuis 3 ans (ces plantes sont : pomme de terre, tomate, morelle noire,
poivron, piment, aubergine…). Éviter que deux tubercules se suivent dans la rotation. Préférer une
jachère ou tout a moins d’autres plantes appartenant à une famille différente de celle de la pomme de
terre.
La plantation se fera suivant la disponibilité du sol en eau. Le mode de culture est plus pur, c’est-à-dire
qu’aucune autre plante que la pomme de terre n’est cultivée dans la parcelle ; l’écartement est de 25 à
40 cm entre les plants sur la ligne ; il faut 2000 kg de semences/ha ; la densité de culture est de l’ordre
de 25000 à 50000 plants/ha ;
La profondeur du semis est de 7 à 10 cm. Il existe des calibres de pommes allant de 20 à 55 mm. Préférer
les calibres compris entre 28-35 mm. La levée de la pomme de terre a lieu à environ 3 semaines après
semis. Utiliser toujours des variétés adaptées dans votre zone et demandées par le consommateur. Il est
également conseillé de disposer chaque année de nouvelles semences
Bon à savoir :
Les gros calibres pèsent beaucoup (nombre faible de tubercules) au kilo. Néanmoins, ils donnent
plusieurs germes par tubercule et le taux de multiplication par plant est élevé. Aussi, ils résistent mieux
aux intempéries.
II.7. L’entretien des plants en champ
II.7.1. Le désherbage
Maintenir au maximum le champ et les alentours propres. Le désherbage peut être manuel ou chimique
(en utilisant les herbicides). L’utilisation des herbicides n’exclut pas les travaux aratoires.
II.7.2. Le buttage
Il a lieu un mois après la plantation ou bien lorsque les plants ont 15 à 20 cm de hauteur. Un deuxième
est effectué 2 mois après la plantation. Ce buttage se fait à l’aide d’une houe et consiste à prendre de la
terre dans le sillon et à la remettre au pied du plant. Le but de cette opération est d’assurer la bonne
nutrition des plantes ; d’assurer l’initiation et le développement des racines et des stolons ; de maintenir
les stolons dans le sol pour l’initiation et le grossissement des tubercules ; d’éviter le verdissement des
tubercules ; de protéger les tubercules contre les maladies et les ravageurs.
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Ce sont les maladies de contact. Les plus fréquentes sont : mildiou, alternariose, fusariose, gale,
rhizoctone brun, … la plus rependue au Cameroun est le mildiou (phytophtora spp).
Les méthodes de lutte : …
La fréquence des produits est la suivante : …
II.8.2. Les maladies systémiques
Ce sont celles qui circulent dans la plante. Elles sont les plus dangereuses dans la dégénérescence des
plantes de pomme de terre. Une plante malade ne produit que les tubercules malades.
Les bactérioses
Nous distinguons le flétrissement bactérien et la jambe noire. La plus dangereuse ici est le flétrissement
bactérien causé par Pseudomonas solanacearum. Les symptômes observés sont :
• La plante flétrit entièrement.
• Les tubercules laissent sortir des yeux un exsudat blanc.
Les méthodes de lutte sont les suivantes : utiliser les variétés résistantes, faire une bonne rotation,
utiliser les semences saines, éviter les basses altitudes, pratiquer l’épuration, lutter préventivement
contre les vecteurs de ces maladies (ex. nématode), adopter une prophylaxie (bac de désinfection,
nettoyage des outils souillés,…
La contamination peut s’effectuer par le sol, les semences, l’eau de ruissellement, le contact entre
racines, le manque de prophylaxie.
Les viroses
Les symptômes observés sont : enroulement des feuilles, mosaïques, nécroses ou une combinaison de
ces symptômes.
Les méthodes de lutte sont les suivantes :
• Utiliser des semences saines ;
• Pratiquer l’épuration ;
• Lutter contre les vecteurs de ces maladies (pucerons, aleurodes, cochenille farineuse).
II.8.3. Les insectes et ravageurs
Les ravageurs sont divers : insectes, nématodes, oiseaux et rongeurs.
Les traitements insecticides : …
Pour les vers gris et les taupins, un traitement du sol est préconisé, utiliser un insecticide granulé au
semis. L’association à un nématicide est possible.
Pour la lutte contre les rats et les oiseaux, des pièges et un cordon sanitaire d’environ 5 m sont préconisés.
Pratiquer également un bon buttage.
Bon à savoir :
• L’épuration consiste à arracher (avec tubercule mère, tige, racines, stolon et même avec la terre)
toute plante avec ses deux voisins présentant des symptômes de maladies systémiques
(flétrissement, virose);
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• Les plants hors types, ainsi que celles susceptibles d’être porteuses de maladies latentes sont
également identifiés et extraites du champ.
• L’épuration se fait immédiatement après avoir vue les premiers symptômes et se poursuit tout
au long du cycle de végétation de la plante.
• Les plantes arrachées seront jetées loin du champ.
• Le défanage consiste à détruire la partie aérienne ou fanes de la plante avant la maturité
complète.
Les buts de l’opération sont les suivants :
• Permettre la cicatrisation, la tubérisation et l’adhérence de la peau sur le tubercule limitant les
écorchures lors des manipulations. Arrêter l’évolution des maladies (mildiou, virose). Dissuader
les ravageurs.
• Le défanage se fera deux semaines avant la récolte : par arrachage à la main en évitant de sortir
les tubercules du sol.
• Chimiquement, on utilise les défanants de contact.
II.9. La récolte
Les rendements sont très variables, en fonction des variétés et des conditions de la culture : 7 à 14 tonnes
à l’hectare sont les rendements moyens en culture d’altitude. Toutefois, on peut atteindre 15 à 20 tonnes
et même plus.
La récolte se fait 15 jours après le défanage. Elle consiste à détruire le billon pour récupérer les
tubercules et se fait plant par plant.
• Il faut récolter d’abord les plants sains ;
• Éviter d’utiliser les outils tranchants risquant de blesser les tubercules ;
• Éviter de récolter dans la pluie car cela favorise les pourritures.
II.10. Le tri
Le tri consiste à mettre de côté tous les tubercules malades ou susceptibles de porter la maladie ainsi que
tous les tubercules blessés ou matières inertes (mottes de terre et débris végétaux).
II.11. Le calibrage
Il consiste à classer par taille les tubercules récoltés. Son but est de mettre en place des lots uniformes
de façon à adapter les prix aux calibres, il est plus économique de faire le calibrage en champ lors du
ramassage.
II.12. Le stockage
L’aptitude d’un lot au stockage dépend des conditions de culture et la rigueur dans le contrôle des
maladies. S’assurer que les tubercules ne sont pas mouillés. Il faut bien nettoyer le magasin ; désinfecter
à l’aide d’un fongicide de attendre 3 jours avant d’y apporter les pommes. Les conditions favorables
pour un bon stockage sont :
• Absence des sources de lumière qui favorisent le verdissement des tubercules ;
• Présence d’une ventilation constante pendant le stockage ;
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• Les températures assez faibles sont préconisées ;
• Pas de lots trop épais qui favoriseraient la surchauffe des pommes de terre.
II.13. Opérations lors du stockage
• Effectuer une surveillance et un tri régulier des tubercules pourris ou blessés ;
• Protéger les tubercules des ravageurs, par des grilles de protection sur les ouvertures de
ventilation.
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CACAO
La culture du Cacao au Cameroun et partout ailleurs requiert un certain nombre d’exigences sur le plan
édaphique ainsi que sur le plan climatique. Pour réussir la culture du Cacao, voici pour vous une fiche
technique assez bien illustré.
I. Généralités sur la culture du cacao
Le cacaoyer est une espèce tropicale exploitée pour ses cabosses. La pulpe est utilisée dans la fabrication
de plusieurs vins, mais l’intérêt est le plus porté sur les fèves dont on se sert pour produire le beurre de
cacao et le chocolat.
Plante de basse altitude, il se développe bien jusqu’à 1000 m. au- delà de cette altitude le développement
des cabosses est fortement perturbé. Le cacaoyer est adapté aux climats chauds et humides. Il a besoin
d’une température comprise entre 24 et 28°C, pouvant supporter jusqu’à 32°C et une pluviométrie
moyenne annuelle située entre 1250 et 2500 mm bien répartie tout au long de l’année, sans une forte
saison sèche. Les résultats sont meilleurs sous ombrage, car la plante nécessite une humidité relative
élevée. La plante répond bien sur des sols riches en matières organiques, profonds et bien drainés.
Le cacaoyer est une plante pérenne. L’entrée en production dépend de la variété. Les nouveaux hybrides
donnent leurs premières cabosses entre la 2e et la 3eannées, mais la production devient substantielle à
partir de la 5eannée. Il faut 5 à 6 mois pour qu’une fleur fécondée donne une cabosse mûre.
II. Conduite de la culture
II.1. Pépinière
Les étapes d’établissement de la pépinière sont les suivantes :
Construction d’une ombrière laissant infiltrer 25 à 30% de lumière à 2,5 m du sol soutenue par des
poteaux
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– Remplir les sachets plastiques en polyéthylène perforés de couleur noir (20 cm x 12 cm) avec un
mélange de terreau et de terre. Si ce mélange est trop lourd, ajouter du sable grossier pour obtenir un
substrat homogène et léger.
– Construire des planches sous l’ombrage. Sortes de casiers de 60 cm de large et 5 à 10 m de long
avec des piquets solidement enfoncés dans le sol et reliés par des lanières.
– Classer parallèlement et successivement 4 sachets remplis dans ces casiers de façon à remplir
complètement le casier, puis arroser abondamment les sachets,
– Semer à plat les fèves nouvellement extraites des cabosses à 1,5 cm de profondeur (une fève par
sachet) et arroser de nouveau.
II.1.1.Où prendre les fèves à semer ?
Il est conseillé de prélever les fèves dans les cabosses approchant la maturité, car elles atteignent souvent
leur maturité physiologique pendant le mûrissement des cabosses et perdent rapidement leur pouvoir
germinatif. Ainsi les fèves doivent être semées dans les plus brefs délais après la récolte des cabosses (2
jours au plus tard). Avant le semis les fèves sont lavées avec de l’eau et du sable fin pour les débarrasser
du mucilage. Elles sont ensuite essuyées avec un sac de jute. Les fèves trop plates et celles endommagées
sont préalablement supprimées du lot à semer.
La germination du cacaoyer a lieu 4 à 6 jours après le semis et la plante fera 6 à 8 mois en pépinière.
Les premières feuilles apparaissent avec le développement de la tigelle 10 à 15 jours après la
germination. 1ha de plantation demande environ 1120 plants pour un écartement de 3 m X 3 m. avec
des pertes estimées entre 3 et 5%, prévoir pour 1ha une pépinière d’environ 1176 plants qui nécessitera
une surface de près de 50 m2.
II.1.2. Entretien de la pépinière :
Les opérations d’entretien à la pépinière sont les suivantes :
– Arrosage tous les 2 jours après la levée (15 à 20 jours après semis) de préférence tôt le matin ou
dans la soirée, avant le levée ou après le couché du soleil ;
– Désherbage régulier ;
– 1 mois après la levée commencer les traitements contre les insectes et les maladies fongiques à
raison d’un passage par mois ;
– Nettoyer convenablement les allés et les alentours de la pépinière ;
– Diminuer progressivement l’ombrage un mois avant la transplantation pour acclimater les plants
à leur environnement futur.
Remarque :
La fertilisation peut être pratiquée en pépinière pour rendre les plants de cacaoyer plus vigoureux.
L’usage des engrais foliaires est de plus en plus fréquent. L’application peut se faire quelque soit le
stade de végétation. Notons également que la bio – fertilisation est déjà pratiquée et ses résultats sont
satisfaisants.
II.2. Plantation
II.2.1.Où planter ?
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Le choix du terrain est primordial dans la culture du cacaoyer. De préférence sous une forêt secondaire,
le sous- bois sera défriché, et l’abattage se fera de façon sélective. Les arbres sujets aux attaques de
chenilles défoliatrices et aux mirides seront éliminés. On laissera quelques arbres pour l’ombrage.
La cacaoculture peut également être pratiquée dans une parcelle présentant un ombrage artificiel. Ainsi
on peut en culture mixte introduire dans un premier temps des plants de cacaoyer dans une plantation
de bananiers, de taro ou de papayers, de façon à faire bénéficier l’ombrage crée par leurs feuilles aux
jeunes plants de cacaoyer qui tolèrent moins les températures élevées.
De même l’ombrage peut être amélioré par l’implantation, avant la mise en champ, d’une légumineuse
à croissance rapide qui en plus enrichit le sol en azote.
Exemple de légumineuses : Glirididia sepium ; leucaena leucocephyla ; le erythrines.
II.2.2. Préparation du terrain
La préparation du terrain doit commencer en début de saison sèche. Après le défrichage on passera au
piquetage en respectant les écartements choisis :
Si le sol est moins riche en matière organique (sol de couleur rouge), procéder à une trouaison avec des
dimensions de 40 cm x 70 cm. Ces trous seront par la suite rebouchés avec de la terre humifère (enrichit
ou non en compost) et marqués par un piquet solide.
Si le sol est riche en matière organique (sol de couleur noir), la trouaison se fait directement au moment
de la transplantation.
II.2.3. Mise en place :
La mise en place a lieu entre avril et juin, lorsque la saison de pluies est bien établie.
– Sélectionner les plants les plus vigoureux et laisser le reste en pépinière.
– A l’aide d’un plantoir ouvrir des trous aux emplacements choisis, identifiés par les piquets. Les
trous auront une largeur légèrement supérieure à celle de la motte de terre qui entoure les racines du
plant, et une profondeur égale à la hauteur de la même motte.
– Transplanter chaque plant avec sa motte de terre après avoir soigneusement enlevé le sachet
plastique. On s’assurera que le collet du plant est au-dessus du niveau du sol.
– Ramener la terre autour du pied et tasser fermement
– Pailler ensuite tout autour du collet sans le toucher pour éviter toute contamination
– Créer un ombrage supplémentaire de palme pour protéger le jeune cacaoyer.
II.2.4.Entretien de la cacaoyère
– Remplacer les manquants la saison de pluie suivante (les plants morts ou qui ont mal repris après
la première transplantation. Les plants qui seront pris en pépinière seront recepés à 30 cm, car pré-
sentant déjà une croissance avancée ;
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– Défricher régulièrement en laissant la végétation au sol ;
– Régler progressivement l’ombrage en supprimant les branches d’arbre et les gourmands du
cacaoyer. Si la canopée est complètement occupée par le cacaoyer, avec un apport régulier en engrais et
une pluviométrie élevée, l’ombrage peut être complètement supprimé.
– Procéder au toilettage de la plantation en enlevant toutes cabosses pourries et les branches sèches,
et les brûler hors du champ (généralement à partir du mois de janvier).
Fertilisation : la fertilisation du cacaoyer est facultative, la plante bénéficiant le plus souvent des apports
venant de la décomposition des feuilles tombées. Toutefois les exportations en nutriments pour 1 tonne
de fèves/ha sont les suivantes :
– Azote 20 – 25 kg
– Phosphore 10 kg
– Potassium 15 kg
Les apports en couronne autour des pieds doivent ainsi être supérieurs à ces exportations. On conseille
d’apporter de façon fractionnée environ 800g/pied de 10-10-20.
– 1erapplication 2 semaines après plantation entre 5 et 30cm du pied ;
– 2eapplication après 2 ans entre 30 et 60 cm du pied ;
– 3eapplication à la 4e année entre 60 cm et 1 m du pied.
Afin de booster la floraison et la fructification, on peut apporter à ces périodes 20g/pied du
superphosphate triple et 30g/pied de chlorure de potassium.
II.2.5. Lutte contre les maladies et les insectes :
Le cacaoyer est exposé à deux principales menaces. La pourriture brune des cabosses causée par le
phytophtora megacarya et phytophtora palmivora.
Symptômes :
En pépinière on observe le brunissement à partir du bourgeon terminal, et en champ des taches brunes
sur les cabosses, qui virent au noires et qui finissent par envahir tout le fruit et altérer la qualité des
fèves.
Traitement :
Entre septembre- octobre ; avril – mai – juin, dès que les cherelles ont 2 à 3 cm :
– Récolter et destruction hors du champ des cabosses infestées
– Réduire l’ombrage
– Application alternée d’un fongicide de contact et un fongicide systémique ;
Les mirides ou capsides causées par deux redoutables insectes : sahlbegella singularis et distantiella
theobromae.
Dégâts :
Dessèchement des rameaux et vieillissement rapide des plants.
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Traitement :
Juin-juillet ; novembre-décembre
– Application en saison sèche d’un insecticide comme le …
D’autres menaces pour le cacaoyer.
Remarque :
La pollinisation nécessaire à la formation des cabosses est le plus souvent assurée par les insectes chez
le cacaoyer. Ceci est dû à la conformation des fleurs et est reflété par la sous pollinisation des fleurs
formées. Près de 60% de fleurs produites ne sont pollinisées. Il ya aussi des cas d’incompatibilité dans
certaines variétés, aussi est il conseillé d’installer au mois deux variétés par champ pour éviter les pertes
de cherelles par dessèchement (manifestation tardive d’incompatibilité).
II.3. Récolte
La récolte a lieu entre août et novembre. Un hectare bien suivi peut donner 1 tonne de cacao marchand.
Au Cameroun les exploitations paysannes ont un rendement entre 300 à 400 kg de cacao marchand. La
récolte se fait par la section du pédoncule des cabosses lorsque celles-ci ont mûrit.
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Au Cameroun, la fabrication du beurre de cacao est une véritable opportunité d’affaire pour investir. Le
Cameroun fait partie des top pays producteurs du cacao dans le monde entier d’où la matière première
qui est la fève de cacao est disponible.
Dans cet article, nous allons vous faire une formation sous forme de fiche technique pour vous montrer
comment extraire l’huile de cacao de façon artisanale ainsi qu’à l’aide d’un extracteur à huile ou
presse à huile ( machines importées qui permettent d’extraire à froid au à chaud l’huile de n’importe
quelle graine oléagineuse ).
Il es important de noter que cette méthode artisanale est laborieuse et nécessite un peu plus de temps
que la seconde méthode dont nous allons vous faire un bref aperçu. Sans plus tarder, passons aux
différentes étapes pour produire le beurre de cacao artisanalement :
NB : Éviter que la pâte ne colle ou ne brûle au fond de la marmite de peur de transmettre une mauvaise
odeur au beurre de cacao. En outre après 48 heures dans le froid, vous pouvez encore recueillir la couche
épaisse de beurre de cacao à la surface de la marmite que vous allez refondre et embouteiller également.
Avec cette méthode artisanale de fabrication de beurre de cacao, vous pouvez avoir 1 litre de beurre
pour 5 Kg de fèves de cacao. Cette méthode reste laborieuse si vous compter produire d’importantes
quantités pour la commercialisation. Pour pallier à cela, l’extraction du beurre de cacao à partir d’une
machine est recommandée.
Cette méthode consiste à utiliser une machine pour extraire le beurre de cacao. Pour un meilleur taux
d’extraction de l’huile de cacao des fèves, nous recommandons l’utilisation des machines importées
venant de l’Asie comme sur l’image suivante :
Ces machines sont très performantes et rendent l’extraction du beurre de cacao très facile. Tout
ce que vous avez à faire consiste à torréfiées (grillées) les graines de cacao et de les faire passer
dans la machine. Une fois les graines introduites dans la machine à extraire, vous obtenez d’un
côté le précieux liquide (beurre de cacao) et sur l’autre compartiment, il en ressort le tourteau
(masse de cacao dépourvu d’huile) qui peux être réduite en poudre de cacao ou être utilisé pour
faire du chocolat.
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Avec cette machine, vous avez la possibilité d’extraire le beurre de cacao, l’huile d’arachide
l’huile de noix de coco, huile d’avocat, huile d’olive, huile de soja, huile de sésame et bien
d’autres encore. En outre, l’extraction peut être faite à froid ou à chaud en fonction de vos
préférences.
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IGNAME
Communément appelé igname blanc ou igname de table dans le grand Mbam ou à Ngaoundal
au Cameroun, son nom scientifique est Dioscorea spp; Ce dernier est originaire d’Asie et fait
partir de la famille des Dioscoreaceae ayant un cycle qui dure entre 06 a 07 mois. L’igname
étant un féculent il possède les valeurs nutritives suivantes :
• 23% de glucide ;
• 2% de protéine ;
• 0,1 de lipide.
Voici pour vous une fiche technique pour réussir la culture de l’igname au Cameroun et
partout ailleurs en Afrique et dans le monde entier.
Elle se fera par fragmentation des tubercules d’igname obtenus lors de la saison précédente ou
achetés et passe par :
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• Le choix des bons tubercules sains et entiers ayant une maturité complète et près à
germer (ceci après sa dormance de 02 à 04 mois);
• Le fractionnement des tubercules en disques d’épaisseur de 4 cm ou de manière
transversale afin d’obtenir des fragments de 15 à 30 g;
• Trempage des fragments dans une solution faite à base de cendre de cuisine d’environ
150 g dans 8l d’eau ou aussi grâce a un fongicide a l’exemple du manèbe plus un
insecticide. Les fragments devront reposer dans la solution pendant 10 min avant d’être
retirés et séchés a l’ombre.
Il convient de noter qu’il faudra entre 2 à 4 t/ha d’igname suivant la grosseur (200 à 400 g), la
variété et la densité de plantation.
Préparation du sol
Elle a lieu durant le mois de Décembre a Janvier ceci avant le début des pluies et se distingue
par :
Il serait judicieux de privilégier cette culture dans les zones de savanes riches et de forêt vierge.
Plantation
Il est conseillé de semer a des écartements de 1 m*1 m minimum ce qui fera une densité de
10.000 butes/ha ; mais les meilleurs rendements sont obtenus a des écartements de 1.5 m*1.5
m (4.444 butes/ha) car permet de former des butes plus grosses, plus résistantes aux fortes pluies
et pouvant prendre jusqu’à 04 fragments.
Cette variété d’igname pouvant être associé a du pistache (variété dite Bafia), et du bananier
plantain.
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Une fois les buttes formées, le semis peut avoir lieu en raison de 03 à 04 fragments ou
semenceaux par butte ceci environ 10 à 15 cm de profondeur et ira de mi-février a mi-Mars.
Il est à Noter que plus les semis seront tardifs plus les rendements seront mauvais.
ENTRETIEN
Maladies
Nature de l’attaque Symptômes et dégâts Moyens de lettre
Récolte
Elle a lieu 09 mois après le semis lorsque la partie aérienne de la plante a jaunit et dessécher et
ce fait généralement a la houe, machette et plantoirs avec lesquels les buttes sont ouvert pour
retirer les tubercules qui, une fois extrais doivent être stocké. Lors de ce processus de récolte il
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est primordial de savoir que les petits tubercules devront être remis dans le sol qui servira ainsi
de semences pour la saison prochaine.
Les rendements sont généralement de 5 à 12 t et peuvent aller jusqu’à 25 t avec l’utilisation des
engrais.
Stockage
Magasin souterrain : une fois les tubercules récoltés toute blessure doit recevoir une
application de cendre avant d’être stocké ceci afin de ralentir le pourrissement. Creuser une
fosse et tapissé au fond de la paille puis disposer les tubercules de façon horizontale avec chaque
ligne horizontale séparé par une ligne de paille puis recouvrir le sol.
Cette méthode peut favoriser les pourritures suite à des manques d’aération si les contrôles ne
sont pas effectués régulièrement.
Magasin amélioré : ici, une hutte ou magasin doit être construis au préalable en matériaux
locaux ou importé ceci selon les moyens disponible. Mais il doit être bien fermé pour éviter
l’entré des rongeurs, de l’eau et doit comporter a l’intérieur des étagères sur lesquelles seront
déposé les tubercules sur plus ou moins 03 couches pour faciliter leurs contrôles.
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MORELLE
NOIRE
Voici pour vous des astuces pour réussir la pépinière de la morelle noire, une étape déterminante
pour la bonne réussite de la culture de ce légume feuille.
Des planches de 10m x 1m vont être confectionnées à proximité d’une source d’eau après
défrichement, piquetage et labour afin de créer un lit de germination meuble.
Engrais de fond
Pour chaque planche, 5 kg de fiente de poule pondeuse et 0,5 kg d’engrais 20-10-10 vont être
mélangés et incorporés dans le sol. L’ensemble sera arrosé jusqu’à la capacité au champ soit
environ 10 arrosoirs de 11 litres par planche.
Semis
Le semis sera fait en lignes espacées de 20 cm chacune soit au totale 50 lignes par planche suivi
par le paillage pour limiter les risques de battance du sol, d’érosion et évapotranspiration. La
paille sera retirée 5 jours après le semis lorsque les graines auront levées.
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ANACARDE
L’anacardier de nom scientifique Anacardium occidentale est une plante pérenne pouvant atteindre plus
de 15 m de hauteur a l’âge adulte et appartenant à la famille des Anacardiaceae ; il est originaire des
régions tropicales en particulier celle des côtes du Brésil ; avec un fruit constitué de deux parties à savoir
la pomme et la noix de cajou constituant ainsi un intérêt économique conséquent et une demande de
plus en plus élevée sur le marché, elle séduirait un grand nombre des producteurs et paysans qui
trouverais en elle une alternative pour la culture du cacao dont les coûts de production, d’entretien sont
de plus en plus cher et dont les prix connaissent une fluctuation continue.
Ses caractéristiques physiques et nutritionnelles pour 100 g de noix de cajou sont les suivantes :
• Protéines 16 à 18 g
• Lipides 47.5 à 49.5 g
• Glucides 23.5 à 25.5 g
• Valeur énergétique 576 Kcal.
Chaque partie de son fruit étant utilisée sous plusieurs formes à savoir comme fruit, jus, vinaigre ou
sirop en ce qui concerne la pomme et pour l’amande issue de la noix de cajou sous forme grillée et salée
ou sucrée (amande de bouche) ou en mélange avec d’autres noix ou fruits secs mais aussi en confiserie,
pâtisserie, biscuiterie et chocolaterie. Il convient de noter que certain extrait (CNSL ou acide
anacardique) issue du chauffage de la noix de cajou à une grande application dans plusieurs industries.
2. CONDITION FAVORABLE
• Sol : Pour un bon développement de la plante faudra choisir des sols meubles, aérés, profond et
surtout bien drainés. Ici les sols hydromorphes et cuirasse superficielle seront à proscrire
• Altitude : De 500 m jusqu’à 1000 m qui reste la meilleur. Les régions plus favorables étant le
Nord, Centre, Est et Sud.
• Température : La température moyenne annuelle pour son bon développement se situant entre
24°C et 30°C
• Pluviométrie :avec 800 et 1600 mm de pluie bien repartie sur 5 à 7 mois combiné a une saison
sèche bien marquée pendant la floraison et la récolte l’on a un bon développement végétatif de
la plante et une fructification régulière. Cependant avec une pluviométrie supérieure à 1600 mm
le développement végétatif est plus abondant et marqué par une faible floraison et fructification.
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3. LES VARIÉTÉS DISPONIBLES
Au Cameroun il n’existe pas encore de variétés améliorées ainsi, pour avoir un bon matériel végétal l’on
peut soit :
4. ITINÉRAIRE TECHNIQUE
Bien que l’on puisse procéder par un semis direct pour la mise en place d’une plantation d’anacardier,
l’utilisation des plants issus d’une bonne pépinière offre des meilleurs résultats. Ces plants pouvant être
achetés auprès d’un pépiniériste agrée ou être produits
4.1 Mise en place d’une pépinière
Ayant une durée de 03 mois, sa mise en place devra commencer bien avant le début de pluie et sa fin
devra coïncider a la période de transplantions. Elle passe par :
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4.3 Plantation
Suivant les variétés, le type de plantation (association ou culture pure) et la forme des arbres (nains ou
géants) l’on aura les densités suivantes :
Un mois après avoir rebouché es trous et ceci pendant la période des pluies l’on procèdera a la
transplantions par formation d’un trou à la dimension du sachet au niveau de l’emplacement suivi d’un
tassement autour du plant.
4.4 Entretien
• Des séances de désherbage 02 à 03 fois an soit manuellement ou chimique. Pour réduire les
charges correspondant cette tache l’on pourra mettre en place des cultures vivrières pendant 4
ans ou installer une plante de couverture.
• Protection contre les feux de brousse : l’anacardier étant très sensible à ce dernier il serait
judicieux d’aménager tout autour de la parcelle des pare-feu de 5 à 10m de large à la fin des
pluies
• Taille de formation et d’entretien : pour obtenir un port correct et un bon développement de
la cime des arbres, des tailles dès les premières années seront nécessaires et se feront par la
suppression des branches qui pousse horizontalement et trop bases. Quant à la taille d’entretien
elle sera faite lorsque les arbres seront bien développées et consistera à supprimer des branches
attaquées par les maladies, les ravageurs et celles mortes
• Fertilisation : Pour une meilleure gestion de la fertilité du sol et celles des quantités d’engrais
à apporter pour l’obtention des meilleurs rendements ; l’analyse préalable du sol sera primordial
5. PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Au Cameroun les pesticides ne sont pas encore utilisés dans les plantation d’anarcade mais les maladies
et ravageurs que l’on peut rencontrer sont les suivants :
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Ravageurs Symptômes
Fourreurs de tiges Creusent des galeries dans le Couper les branches attaquées
tronc et les branches de l’arbre
6. RÉCOLTE ET STOCKAGE
6.1 La récolte
Elle a lieu à parti de la troisième ou la quatrième année en fonction des variétés. Et se fera de deux
façons :
• Soit en cueillant directement le fruit bien mûr (rouge, jaune, orange ou rouge en fonction des
variétés) de l’arbre par une petite secousse Si l’on veut valoriser la pomme et la noix dont la
séparation se fera par torsion
• Soit en ramassant les fruits tombé par terre pour valoriser juste la noix. Et doit se faire chaque
jours pour éviter une détérioration du produit
6.2 Conservation
• La pomme sera lavée et vendue comme fruit frais ou alors découpée et séchée pour prolonger
sa durée de conservation.
• La noix quant a elle sera séchée pendant 3 à 5 jours sur des claies, surface cimenté et dans un
endroit aéré. Puis introduit dans des sacs et stocké dans un endroit sec, aéré et indemne de
ravageurs avant leurs livraison a une usine ou elles seront décortiquées et/ou transformées.
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CIBOULETTE
La ciboulette ou civette (Allium schoenoprasum L.) est une plante aromatique cultivée pour ses feuilles
qui sont utilisées comme condiments que l’on retrouve dans plusieurs plats et sauces de la gastronomie
Camerounaise et ailleurs en Afrique et dans le monde entier. On la reconnaît à partir de sa saveur douce
et fraîche. Elle est vendue dans nos marchés sous forme de petite botte.
Dans cet article, nous allons vous montrez comment cultiver la Ciboulette au Cameroun et partout
ailleurs dans le monde entier. Il s’agit d’une plante aromatique (condiment) de la famille des
Amaryllidacées (anciennement Liliacées ou Alliacées).
• Confectionner une pépinière à l’ombre sous forme de planches en utilisant une terre légère et
bien ameublie est un début de réussite;
• Ajouter ensuite à cette terre, du compost ou de la fiente de poule bien séchée et1/3 de sciure de
bois blanc. Par exemple, pour une planche de 5m²(5mx1m), il faudra apporter 15 Kg de fiente
de poule pondeuse ou fumier et 1 seau de 15l de sciure de bois blanc;
• Tracer des lignes parallèles à une profondeur de 1 cm environ, séparées entre elles de 20 cm;
• Semer en évitant que les graines se touchent à l’intérieur de la ligne (2 à 3 cm entre les graines
et recouvertes d’une fine couche de terre d’environ 0,5 cm et tasser légèrement.
N.B:
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Le terrain est choisi même avant la mise en place de la pépinière. Sachant d’avance à quel moment les
plants seront prêts à être repiqués, ce qu’il y a d’important à faire c’est de s’arranger pour que la parcelle
soit prête à accueillir ces plants environ une semaine avant. Et pour y arriver il y a des opérations à
effectuer:
• Nettoyer le terrain;
• Faire des billons de 25cm de hauteur, 1 m de largeur et de longueur à volonté si c’est la culture
de saison pluvieuse, ou de contre saison;
• Respecter un écartement de 25 cm entre les lignes, et de 15cm entre les plants sur la même ligne.
Apporter dans chaque t m² 2 Kg de fiente de poule ou de fumier bien décomposé et 5 cuillerées à café
de sulfate de potasse et bien tourner avec la terre 3 jours avant le repiquage, et arroser.
Après 6 à 7 semaines passés en pépinière, les plants ont environ 15 à 20cm; la grosseur du crayon
ordinaire, et peuvent être repiqués.
Le repiquage se fait par temps frais, de préférence les après-midis à partir de 16 heures.
Introduire dans chaque trou, un plant bien portant, préalablement habillé (dépouillé de ses vieilles
racines).
Note :
En respectant des écartements de 25 cm X 25 cm, on obtient une densité de moyenne de 160 000
plants à l’hectare en culture pure.
Ces deux opérations consistent à arroser, sarcler et biner, épandre les fertilisants et protéger les cultures
contre les maladies et les ennemis.
a) Arrosage :
En culture maraîchère de façon générale, et en production du piment de façon particulière, des arrosages
réguliers doivent être effectués, surtout en saison sèche, ceci pour maintenir le sol frais et non humide
pendant toute la durée de la culture. Par contre éviter les sols très humides qui favorisent l’apparition
du phytophtora pouvant provoquer la pourriture des racines et du collet.
Il est bon de savoir que le poireau ne supporte pas l’excès d’eau qui risque de provoquer la pourriture
de plants.Il faut procéder à un arrosage journalier ou tous les deux jours, au moment du grossissement
des plants car à ce moment ils ont besoin de beaucoup d’eau pour assurer leur développement.
b) Le sarclo-binage :
Le poireau résiste très mal à la concurrence des mauvaises herbes. C’est pourquoi il faut sarcler et biner
fréquemment le champ. Ces deux opérations sont capitales à l’obtention de bons rendements.
c) La Fertilisation :
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Au fur et à mesure que les plantes grandissent, leurs besoins s’augmentent en éléments nutritifs.
Puisque ces éléments nutritifs doivent être disponibles à des moments bien précis, un apport fractionné
est très recommandé pour la survie des plantes à la phase végétative et de fructification.
d) Traitement phytosanitaire
Les premiers plants sont récoltés à environ 6 à 7 mois après le repiquage, et cette récolte peut durer 1
mois. Les ciboulettes se récoltent par temps sec pour garantir une bonne conservation qui ne se fait que
quelques jours à l’état frais. Le rendement est de près de 3t /Ha / coupe.
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PALMIER A
HUILE
Actuellement exploité dans plusieurs pays de la zone tropicale notamment au Cameroun, la plante
requiert une température moyenne optimale située entre 24 et 30°C. Des températures inférieures à
18°C ou supérieures à 34°C sont défavorables à son développement.
Le palmier à huile a besoin d’une pluviométrie supérieure à 1700 mm/an et supporte mal les saisons
sèches prolongées de plus de 3 mois.
La culture du palmier à huile au Cameroun et partout ailleurs demande un sol profond (de plus de 1,5
m), meuble et bien drainé. Les sols constamment inondés sont à exclure ainsi que les sols lourds riches
en argile caractérisés par l’apparition des fentes en saison sèche.
La pré-pépinière
En pépinière, on utilise des graines pré-germées. Elles sont obtenues à la suite d’un processus bien
déterminé. Il est conseillé d’acheter ces semences auprès des multiplicateur agrées (IRAD, ou
multiplicateur privés). La variété Tenera est la plus épaisse et une amande dodue. La pré-pépinière est
conçue pour permettre à la plante d’atteindre un niveau végétatif assez solide afin d’affronter
l’agressivité des conditions environnementales notamment les fortes températures. C’est au mois de
mars qu’il faut mettre en place sa pré-pépinière.
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Les étapes de la pré-pépinière :
• Construction d’une ombrière de palme de préférence à 2,5 m du sol soutenue par des
piquets ou poteaux.
• Construire des planches sous l’ombrière. Ce sont des sortes de casiers rectangulaires avec
des piquets de 30 cm solidement enfoncés au sol au niveau des angles. Ces piquets seront
reliés les uns des autres par des lanières en bambous (1,5 m en largeur, et 10 à 20 m en
longueur).
• Remplir les sachets plastique en polyéthylène noirs perforés (20 cm x 8,5 cm) avec une terre
humifère préalablement traitée 15 jours avant le semis avec un fongicide (ex : NORDOX
SUPER 75WP, une cuillerée à café dans 10 litres pour 300 sachets).
• Disposer parallèlement des rangées de 8 sachets pleins dans les casiers de façon à les
remplir.
• Arroser abondamment avant le semis.
• Semer les graines pré-germées, la radicule vers le bas (bouton blanc à l’extrémité arrondi) et
la tigelle vers le haut (bouton blanc à l’extrémité pointu). Les graines sont semées au centre
du sachet dans un trou de 2,5 cm puis recouvertes de 1 cm du substrat.
• Arroser légèrement.
NB : la pré-pépinière doit être proche d’un point d’eau, et de la future pépinière. Il est également
nécessaire de traiter l’ombrière avec un insecticide et de nettoyer correctement les alentours.
Entretien de la pré-pépinière
• Arroser tous les 2 jours avant le levé ou après le coucher du soleil (20 litres d’eau pour 1000
sachets);
• Commencer les traitements entre 1 et 2 mois après le semis
• Engraisser les plantules avec soit un engrais foliaire (PLANTONUS ou FERTIPLANT) soit diluer
25g d’urée dans 10 litres/1000 plants, et appliquer aux collets des plants. La fertilisation aura
lieu de préférence dans la soirée après le couché du soleil.
• Réduire l’ombrage 1 mois avant leur sortie de la pré-pépinière (enlever une palme sur 3).
NB : Les plantules feront 4 mois en pré-pépinière. Une plantule normale possède 3 à 4 feuilles
lancéolées (chaque feuille émise sera plus longue que la précédente). La hauteur de la plante étirée
sera de 20 à 25 cm et environ 4 cm au collet.
La pépinière
Après la pré-pépinière passer en pépinière.
Confection de la pépinière
La pépinière du palmier à huile est une étape qui dure 7 à 9 mois. Le protocole est le suivant :
• Défricher et nettoyer une parcelle avec une légère pente de préférence et près d’une source
d’eau. Il est plus avantageux que cette parcelle soit à proximité de la future plantation pour
limiter les coûts du transport.
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• Préparer le sol humifère enrichi ou non en compost pour remplir les sachets plastiques de 40
cm x 40 cm. Une terre lourde sera mélangée avec du sable (trois mesures de terre pour une
mesure de sable). Ce substrat sera préalablement désinfecté avec un fongicide et un
insecticide (CYPERCAL 200EC 20 ml/15litres pour 15 sacs et le NORDOX SUPER 75WP
25g/15litres pour 15 sacs.
• Après avoir rempli les sachets on les dispose en quinconce (écartement 70 cm) et prévoir des
allées pour pouvoir entretenir les plants.
• Le repiquage se fait en creusant un trou cylindrique (dans le sachet préalablement rempli) aux
dimensions légèrement supérieures à celle du sachet de la pré-pépinière. Introduire le plant
dans le trou après avoir coupé le sachet à la base et retiré le sachet en laissant coulisser la
motte et le plant dans l’autre sachet.
• Tasser le sol avec un peu de terre humifère et arroser légèrement.
Entretien de la pépinière
• Arrosage trois fois par semaine d’environ 1 à 1,5 litre/plant les 4 premiers mois et entre 2 à 3
litres les 4 mois suivants.
• Désherbage manuel des sachets et des allées de la pépinière.
Fertilisation en pépinière
L’azote a un effet très bénéfique sur les plants de palmiers à huile. Il est nécessaire d’apporter de
l’urée. Les apports en g/plant/mois d’engrais sont les suivants : (…)
• 0,6 à 1 m de haut,
• 18 à 22 cm de diamètre au collet,
• 7 à 8 feuilles développées
La plantation
Elle consiste à :
• Défricher et abattre dans la parcelle requise. S’assurer que la profondeur de sol à un minimum
de 1,5 m ;
• Brûler les débris végétaux puis semer la plante de couverture qui permet de lutter contre les
mauvaises herbes et d’enrichir également le sol en azote. Ex : le Pueraria qui est semé à la
volée ou en poquet entre les lignes (5 à 12 kg/ha ou 45 graines/poquets. Le semis de la plante
de couverture se fera avant la saison des pluies au mois de février.
• Procéder au piquetage en commençant par étendre une ficelle ou un ruban sur toute la
longueur de la parcelle. Mettre des piquets sur cette ligne à des écartements de 9 m, puis
piqueter en quinconce avec le même écartement d façon à avoir des triangles équilatéraux de
9 m de côté.
• Un hectare de plantation avec une densité de 143 plants nécessite environ 180 plants à la
sortie de la pépinière et 200 plantules à la sortie de la pré-pépinière, soit environ 220 à 240
graines pré-germée
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• Faire des trous de 40 cm x 40 cm en l’emplacement des piquets
• Installer les meilleurs plants de la pépinière dans les trous en n’enlevant les sachets plastiques,
• Tasser avec la terre de surface et arroser légèrement ;
• Protéger le plant avec une protection en grillage cylindrique contre les rongeurs ;
• Une chasse active contre les rongeurs est préconisée ;
• La densité doit être de 143 plants/ha.
A partir de la 5e année la pratique de la fertilisation se fait après des observations sur le feuillage
(diagnostic foliaire).
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ANANAS
I. Origine
Originaire d’Amérique du sud, l’ananas est essentiellement cultivé pour son fruit qui apporte
l’état frais des vitamines A et B. au Cameroun, il est exporté et consommé localement frais. Ce
fruit a une action digestive.
L’ananas est une plante herbacée pérenne de la famille des broméliacées, genre ananas, et
disposant de plusieurs espèces dont comosus. Les variétés d’ananas comosus sont regroupées
en cinq groupes reconnus : cayenne, spanish, queen abacaxi et perolera. La cayenne lisse est le
plus répandu de tous ses cultivars.
Cette variété est par ailleurs conseillée pour l’exportation en frais et en conserve. Un ananas
nécessite 14 à 15 mois pour pousser de la plantation à la récolte.
L’ananas se cultive dans 7 des 10 provinces du Cameroun avec une forte proportion dans les
provinces du littoral, du sud-ouest et du centre.
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La température est le principal facteur qui agit sur le développement de l’ananas. La
température idéale moyenne pour sa culture est d’environ 25°C. L’ananas est peu exigeant en
eau. Pour bien se développer, il lui faut environ 1200 à 1500 mm d’eau bien repartie dans
l’année. L’ananas supporte ma l’ombrage. L’éclairement a une action sur le rendement, la
coloration de la peau et qualité de la chair. 1500 heures d’insolation sont considérées comme le
minimum. Les sols doivent être bien drainé, perméable, riche et acide.
La conduite d’une exploitation d’ananas nécessite des opérations culturales qui doivent être
exécutées précautionneusement.
Remarque: Lors de la préparation du sol il ne faut pas oublier de prendre des mesures contre
l’érosion
Remarque :
• Pour une bonne plantation, seuls les cayeux et les appas sont recommandés;
• Les gros rejets ont un cycle plus court que les petits rejets;
• Plus les rejets seront rapprochés, plus les fruits seront petits, plus forte seront les risques
de maladies.
Les rejets seront d’abord conditionnés avant d’être planté. Ce conditionnement consiste au :
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1. Tri : il s’effectue sur la base du poids et non de la taille des rejets. Les rejets doivent
être pris sur des plants sains. Les rejets sains seront séparés de tous ceux qui présenteront
des signes visibles de maladies. Ils seront ensuite pesés et classés suivant leurs poids
(petits, moyens et gros rejets);
2. Parage : cette opération consiste à supprimer à la main les vieilles feuilles à la base du
rejet de façon à mettre à nu les racines présentes et permettre ainsi une pousse rapide. Il
permet aussi d’exposer les parasites au contact des produits de trempage. Cette
opération doit se faire au plus tard 3 à 4 jours avant la plantation;
3. La désinfection ou le trempage : opération qui consiste à désinfecter le matériel
végétal dans une solution fongicide + insecticide pour prévenir les attaques d’insectes
(cochenilles) ou de maladies (phytophtora). Il faut ensuite les retourner et conserver la
tête en haut pour permettre au produit de s’écouler par l’aisselle des feuilles.
III.3. Planter
Le dispositif de plantation
Dispositif de plantation: Écart entre les planches x écart entre ligne x écart sur la ligne 90 x 40
x 25,
La mise en terre
Le choix de la date de semis doit être dicté par la demande sur le marché, la nature et la qualité
du matériel végétal.
Dates de récolte en fonction des poids des rejets et des dates de semis
La lutte contre les mauvaises herbes doit être une priorité en culture d’ananas. Elle se fait avant
le planting et en cours de végétation.
Le désherbage se fera 2 fois par mois jusqu’à la fin du cycle en saison sèche. Le désherbage
manuel, se fait une fois par trimestre en saison des pluies si on utilise un herbicide sélectif.
L’ananas est exigeant en azote et en potasse et ses besoins vont croissants. La fertilisation peut
se faire sous forme solide ou liquide.
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• Sous forme solide :
Elle se fera à l’aisselle des feuilles de base à l’aide d’une cuillère à café en évitant de déposer
l’engrais dans le cœur. Les engrais solides seront appliqués en saison de pluies en 5 apports.
Elle se fera à l’aide d’un pulvérisateur. Il est important d’être minutieux dans le dosage des
engrais liquides parce que l’urée quand il est mal dosé brûle les feuilles. Les engrais liquides
seront appliqués en saison sèche en 9 apports.
Les besoins de l’ananas peuvent être couverts soit en fumure de fond complétée par une
fertilisation d’entretien, soit en fertilisation d’entretien uniquement.
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ARACHIDE
1- Type de sol :
- Le meilleur sol doit être sablo-argileux, bien drainé avec en moyenne 55% de sable, 35%
d’argile et 10% d’humus (le sol doit contenir plus de sable ; avec assez d’argile et aussi de
matière organique bien décomposé).
- La parcelle recommandée pour la culture d’arachide, ne doit pas être celle donc la culture
précédente a été l’arachide ou le niébé. Mais peut convenir à toute autre culture.
2- Préparation du sol :
- Le sol doit être bien labouré à la charrue ou à la houe puis bien hersé. Le hersage peut se
limiter à la cassure des mottes et au nivellement du sol à l’aide d’une houe.
· Les premières pluies sont suffisamment absorbées par le sol qui est déjà préparé et
suffisamment ameubli.
3- Choix de semences :
Choisir des semences saines, bien mures, robustes, présentant une bonne couleur d’apparence
et ne donnant aucun signe caractéristique de maladie. Choisir les semences dans un champ
mur et présentant des pieds bien développés et sans maladies. Ce choix doit se faire avant la
récolte. Ces semences doivent être bien gardées à part, dans un milieu à l’abri d’humidité.
Avantage : Cette variété est très riche en protéine et est plus apprécié pour la transformation
et la cuisine.
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Inconvénient : Si la graine n’est pas bien séchée avant le stockage, elle contient de la
moisissure qui est un champignon produisant de l’aflatoxine (toxique) nocive pour l’Hommes
et l’Animal.
Elle se situe entre le 1er mai et le 20 juin s’il y a pluie, dans le cas contraire elle peut aller
jusqu’ en fin juin.
5. Mode de semis
- Procéder aussitôt au ressemis dans les 10 jours qui suivent la levée pour éviter d’avoir des
places vides qui réduisent le rendement.
6. Entretien
- Faire 2 à 3 sarclages pour maintenir le sol propre et éviter la compétition avec les mauvaises
herbes.
- Le premier sarclage doit être précoce, dans les 5 jours après la levée. Le sarclage peut se
faire à la houe.
- Biner quand le sol commence à sécher en faisant un léger buttage au pied des plants, environ
5 cm de hauteur.
- Traiter avec des herbicides si nécessaire juste après le semis avec du Grésatène (1 litre de
produit mélangé a 10litre d’eau / ha ou 04 sachet mélangé a 10 litre d’eau / ha ou autre
herbicide de prélevé/post-semis.
7. Fumure
8. Protection :
Traitement chimique
- En cas de forte attaque de pucerons, et quand c’est possible, faire un traitement insecticide
avec du DIMECRON ou autre aphicide.
Traitement naturel
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En cas des attaques de puceron ou autres ennemis culturaux, épandre dans la parcelle le
déchet des grains de Neem (10 kg/ha) après extraction d’huile, mélangé avec la drêche.
9. Récolte :
- Elle se fait quand les gousses sont mures, c'est-à-dire au moment où les feuilles jaunissent
ou commencent à tomber.
- La récolte peut se faire manuellement à l’aide d’une houe quand le sol est dur, ou s’arracher
directement à la main quand le sol est humide, ou encore mécaniquement à l’aide d’une
charrue à soc sans son versoir.
- après l’arrachage, les pieds d’arachide seront rassemblés dans un endroit de cueillette au
champ ou transportés à la maison pour éviter le vol et la destruction par les animaux.
10. Stockage
- Bien trier ;
Cette conservation peut se faire en sacs ou dans le grenier. Dans ce cas, respecter les mêmes
conditions de stockage que pour le mil. Mais vérifier avant tout le taux d’humidité, bien
sécher et bien mélanger avec la poudre de stockage (le poudrox) à raison d’un sachet des
feuilles (fanes).
CHAMPIGNON
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Mais qu’est-ce que le mycélium? Si on fait l’analogie avec les végétaux, le mycélium de
champignon correspondrait au stade plantule. Les spores, quant à elles, seraient la graine. On
peut très bien cultiver les champignons à partir de spores, mais cela demande déjà d’être un
cultivateur expérimenté.
Veillez à bien avoir choisi un substrat adapté à votre souche. Votre matière première doit-
être propre, sans pourritures ou mauvaises odeurs, sous peine de ne pas obtenir les résultats
attendus.
Pour préparer le substrat, pasteurisez ou stérilisez-le pour supprimer les organismes qui
pourraient nuire à la culture. Égouttez le, puis, attentez que le substrat baisse en température
sous la barre des 38°C avant de l’inoculer. Sinon le mycélium pourrait être endommagé.
Si le contenant est gros, alternez une couche de substrat avec une couche de mycélium. S’il
est petit, ajoutez le substrat, puis le mycélium et remuez-le. Celui-ci doit être bien tassé, pour
éviter les poches d’air, mais pas non plus ultra compacté. Lors de la fructification, les
champignons avortés que pourraient contenir les poches d’air multiplient les risques de
contamination.
Pour des raisons pratiques, choisissez un conteneur qui se ferme facilement pour maintenir
l’humidité à l’intérieur. Le mycélium en a besoin pour se développer de manière optimale.
Vérifiez le taux d’humidité n’est pas nécessaire vu que votre conteneur doit-être fermé.
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À ce stade la lumière n’est pas non plus nécessaire.
Cette étape doit prendre entre 1 et 3 semaines maximum. Une fois la colonisation complète,
le champignon est prêt pour fructifier.
Ensuite, le substrat doit parvenir à être oxygéné à l’air libre. Les champignons ont besoin de
bien respirer pour se développer au mieux. Si vous cultivez dans un seau, percez-le au
préalable ! Si vous cultivez dans un sac, faites des trous à ce moment-là.
Vous pourrez sous peu enfin apercevoir les premiers primordias, appelées aussi tête
d’épingle qui sont les « bourgeons » de vos futurs champignons. À ce stade il est primordial
d’en prendre soin. Ils ont besoins de 98 à 100% d’humidité, le temps de devenir plus
résilient aux variations de l’environnement. Donc humidifiez-les très régulièrement si
l’hygrométrie de votre pièce n’est pas assez élevée.
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Nous aborderons :
La structure des rafles de maïs est relativement légère et poreuse, ce qui permet une bonne
aération du substrat pour la croissance du mycélium. En revanche, elles sont trop peu denses
et leur teneur en eau est généralement faible, il est donc nécessaire de les broyer et de les
humidifier avant utilisation.
Le rapport C/N (carbone/azote) des rafles de maïs est relativement équilibré, se situant entre
90 et 100, ce qui les rend assez propres de la paille de blé (120 à 150). Cette composition est
idéale pour la croissance de nombreux champignons, qui utilisent la lignine, la cellulose et
l’hémicellulose présentes dans les rafles pour produire de l’énergie et des nutriments
essentiels à leur développement.
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Cependant, avant de les utiliser, il est important de régler certains problèmes, tels que la
faible densité et la faible teneur en eau, qui ne sont pas idéaux pour la culture des
champignons.
Pour commencer, les rafles doivent être nettoyées. Éliminer toutes celles qui sont pourries
pour ne pas répandre des contaminations dans le reste du processus de culture.
Le broyage peut être réalisé manuellement, mais l’idéal reste un petit broyeur. Les rafles ne
doivent pas être broyées trop grossièrement, sinon le substrat risque de mal absorber
l’humidité. Elles ne doivent pas non plus être broyées trop finement pour ne pas devenir
trop denses lorsqu’elles seront humidifiées.
Si le broyat est trop fin, les rafles de maïs peuvent être mélangées avec d’autres matières
de base, comme la paille ou la sciure, pour obtenir un substrat avec une densité adapté à la
culture des champignons.
Pour ce qui est de l’humidité, il est recommandé de viser une humidité totale du substrat
autour de 60%. Plus les volumes sont importants, plus l’humidité devrait être ajustée avec
précaution pour éviter des problèmes tels que l’anaérobie (absence d’oxygène dans le
substrat).
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Si les substrats sont pasteurisés, l’humidification se fait durant le traitement.
Les rafles de maïs qui sont propres sans impureté peuvent être traitées par pasteurisation
thermique à une température de 70 à 80°C pendant 2 à 3 heures. Je vous conseille de les
traiter plus longtemps que pour la paille étant donné leur C/N plus faible, et donc leurs
potentiels de contamination plus élevés.
Les rafles de maïs qui contiennent encore des grains de maïs devraient être stérilisées. La
stérilisation peut être réalisée par autoclavage (chauffage sous pression à une température de
121°C pendant 2 à 4 heures) ou dans un stérilisateur à vapeur (à environ 95°C pendant 8 à
16 heures, en fonction du modèle et de sa puissance).
Dans tous les cas, ce type de substrat, même s’il est moins riche en nutriments que les
drêches de brasserie, doit être utilisé rapidement après le traitement pour éviter la
prolifération de microorganismes indésirables et assurer une croissance optimale des
champignons.
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Les champignons les plus adaptés sont des décomposeurs primaires. Voici les plus simples à
faire pousser si vous commencez la culture des champignons :
• Pleurote en huître
• Pleurote pulmonaire
• Pleurote jaune
• Pleurote rose
• Pleurote de l’orme
Il est possible de faire pousser également des champignons de compost avec les rafles de
maïs, comme les champignons de Paris (Agaricus bisporus) ou les champignons du Soleil
(Agaricus blazei), mais dans ce cas, il faudra les mélanger avec d’autres sources de matière
organique pour créer un compost mûr. Si cela vous intéresse, Les rafles de maïs ne
conviennent cependant pas à des champignons du type polypore, comme la queue de dinde,
qui préfèrent des substrats avec un C/N très élevé comme la sciure de bois dur.
Conclusion
L’utilisation des rafles de maïs en culture de champignons offre une alternative écologique
et économique aux substrats traditionnels. En traitant correctement les rafles de maïs et en
choisissant les bonnes espèces de champignons, les producteurs peuvent tirer profit de ce
substrat abondant et peu coûteux. Ainsi, la culture de champignons sur des rafles de maïs
contribue à la réduction des déchets agricoles et à la promotion d’une agriculture plus
durable.
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