Rapport D'audit SCALE Grande Distribution
Rapport D'audit SCALE Grande Distribution
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SOMMAIRE
II L’audit …………………………………………………………………………….... p 8
Préconisations ………………………………………………………… p 49
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I PRESENTATION DU CONTEXTE DE L’AUDIT SCALE
Dans un premier temps, SCALE a eu pour but d’analyser la diversité des entreprises
dans leur compréhension du terme générique de Supply Chain Management (SCM). Cette
analyse, basée sur une enquête auprès de plusieurs SCM dans différents secteurs d’activité, a
mis en évidence les points suivants :
• Les responsabilités et le champ d’action du Supply Chain Manager,
• Les objectifs, les contraintes et les méthodes de travail au sein du métier
• Les compétences requises
• Les meilleures pratiques associées au métier
Suite à cette analyse, l’observation d’une vision très disparate de la fonction SCM a
confirmé le choix de définir, à travers un référentiel SCALE, une vision très large de la
fonction de Supply Chain Manager.
Ainsi 2005 a vu la naissance du référentiel SCALE, cependant destiné uniquement
aux entreprises industrielles. 2006 est quant à elle l’année de l’élargissement avec le souhait
de s’adapter à quatre nouveaux secteurs, la grande distribution, l’énergie, la santé et le BTP et
ainsi atteindre un taux de couverture de 70% de l’activité économique nationale.
-4-
I.2.1. L’organisation du groupe
Chaque point de vente est dirigé par un chef d’entreprise indépendant, appelé
adhérent. Celui-ci s’investit en temps, risques et capitaux dans son point de vente.
Présent le reste du temps dans son point de vente, il est en contact quotidien
avec la réalité du terrain et les consommateurs, et est ainsi le mieux à même
de remonter des informations essentielles au développement des produits,
des stratégies marketing, de l’agencement des magasins ou de la politique de
prix.
100 %
Société
+ de 3 000
100 % adhérents
associés
Entreprises S.A.
Points de vente
+ de 5 000 adhérents
-5-
I.2.2. Le positionnement du groupe
Au niveau international
• Alimentaire
La centrale d'achat basée en hollande est destinée aux négociations avec les
fournisseurs multinationaux de grandes marques et aux achats.
• Non alimentaire
La centrale d’achats internationale non-alimentaire est située en Allemagne.
Au niveau régional
L'entreprise a implanté des bureaux d’achats en région qui travaillent en étroite
relation avec les producteurs locaux. Cette proximité leur permet de nouer des relations
privilégiées et de mieux appréhender les commandes et les volumes.
-6-
La politique de marques propres
L'entreprise a très vite donné naissance à des marques propres pour 2 raisons
essentielles :
Maîtriser les coûts
Garantir leur indépendance d’approvisionnement
Ces marques propres sont issues pour les 3/4 de partenariats avec des PME,
aujourd’hui plus de 2500 et pour 1/4 des unités de production de l'entreprise, aujourd'hui 40.
Le groupe détient aujourd’hui 40 unités de production dans les domaines de la
viande, de la boulangerie et de la pâtisserie. Cet outil industriel réalise 2 milliards d'euros de
chiffre d’affaires et représente 5 000 collaborateurs.
I.2.4. La logistique
Pour maîtriser leur stockage et leur transport, mais également pour livrer les points
de vente tous les jours, l'entreprise a créé sa propre logistique.
-7-
Entrepôt
Réception
Entreposage
Fournisseur Préparation
Commande Transport
d’approvisionnement Livraison des
de la base marchandises
Points commandées
de vente
Prévisions
d’expéditions
Service achats
Extraction de
données :
- Stock base
- Commande en cours Commande de
- Historique commandes marchandises
- Contraintes commerciales
Centralisation informatique
des données
Flux d’informations
Flux physiques de marchandises
-8-
II L’AUDIT
La notation :
Il s’agit de noter chaque processus sur dix selon les critères d’évaluation suivants :
Ö « Bénéficiaire du processus » :
Il s’agit de déterminer à qui profite le processus dans l’entreprise (entreprise, client
ou chaîne).
Ö « Fréquence » :
La fréquence est un critère qui estime les échanges d’information entre le SCM et
ses interlocuteurs (entreprise, client, fournisseurs).
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-9-
La pondération :
Cela signifie que la note sur dix obtenue par chacun des processus sera multipliée
par un des coefficients présentés dans le tableau ci après.
Niveau décisionnel
Opérationnel Tactique Stratégique
Entreprise
Bénéficiaire
1 2 3
Client
2 3 4
Chaîne 3 4 5
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- 10 -
Résultats globaux
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- 11 -
Performance par catégorie
Catégorie 1 : Définir une stratégie
400
300
Catégorie 7 : Optimiser la Supply Chain Catégorie 2 : Définir les objectifs
200
cotation
100
excellence
0
Catégorie 6 : Evaluer et Suivre la
performance de chaque partenaire et de Catégorie 3 : Etablir des procédures
l'ensemble de la SC
Performance : 1150/1890
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- 12 -
Performance en % par catégorie
Catégorie 1 : Définir une stratégie
80%
Catégorie 7 : Optimiser la Supply Chain Catégorie 2 : Définir les objectifs
40%
cotation
excellence
0%
Catégorie 6 : Evaluer et Suivre la
performance de chaque partenaire et de Catégorie 3 : Etablir des procédures
l'ensemble de la SC
Performance : 61%
On voit ici que les résultats varient de 30% à 80%. Cela traduit le fait que Giga a
entamé des démarches supply chain sur différents points sans toutefois encore maîtriser tous
les aspects qui s’y rapportent.
Solide sur les Catégories 2, 4 et 6 (à savoir : Définir les objectifs, Planifier les
besoins en personnel et en investissements, et, Evaluer et suivre la performance de chaque
partenaire et de l’ensemble de la supply chain), l’entreprise est moins performante sur les
catégories 1 et 5 (Définir une stratégie et Etablir des procédures) et possède une grande
marge de progrès sur les catégories 5 et 7 (Coordonner les différents maillons de la chaîne et
Optimiser la supply chain).
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- 13 -
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- 14 -
Catégorie 1 :
Définir une stratégie
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- 15 -
Définir une stratégie
Processus 1.1 : Définir la politique de la
Supply Chain (SC)
50
Processus 1.8 Participation à la 40 40 Processus 1.2 : Définir des principes de
définition d'une politique emballage management logistique
30
20 27,5
10
37,5
Processus 1.7 : Définir une politique 00 Processus 1.3 : Choisir les fournisseurs
transport 20 selon des critères logistiques
30
24
Processus 1.6 : Parcticiper à la définition Processus 1.4 : Participer au choix et/ou
de la politique d'assortiment selon des 35 aux modifications des lieux de
critères logistiques production selon des critères logistiques
Performance : 59,44%
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- 16 -
Existence du processus
2,5
1,5
notation
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
processus
Giga est conscient du besoin et des enjeux logistiques, ils ont mis en place et
utilisent des processus pour définir cette stratégie.
Le processus « Participation à la définition d’une politique d’emballage » n’existe
pas. Giga et sa logistique en particulier subissent les emballages conçus et utilisés par les
différents acteurs de la chaîne. Ils ne sont pas considérés comme un élément permettant de se
distinguer de la concurrence.
Du point de vue de SCALE, le SCM devrait travailler en accord avec les
fournisseurs et les autres services pour la conception et l’utilisation d’emballages qui
répondent aux besoins et contraintes logistiques et à la satisfaction des points de vente et des
clients (réduction des flux et flux retour, réduction des déchets chez les clients, etc.).
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- 17 -
Bénéficiaire du processus
3,5
3,0
2,5
notation
2,0
1,5
1,0
0,5
0,0
1 2 3 4 5 6 7 8
processus
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- 18 -
Collaboration avec les maillons de la chaîne
2,5
2,0
1,5
notation
1,0
0,5
0,0
1 2 3 4 5 6 7 8
processus
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- 19 -
Implication et rôle du SCM
3,5
3,0
2,5
notation
2,0
1,5
1,0
0,5
0,0
1 2 3 4 5 6 7 8
processus
Giga obtient la note maximale pour la moitié des processus et la note minimale pour
deux d’entre eux :
• Processus 1.2 : étant géré principalement par les achats, l’implication du
SCM sur ce processus est faible au regard de ce que préconise SCALE.
• Processus 1.3 : de la même façon, le SCM ne possède qu’un rôle à
posteriori : si le fournisseur ne répond pas aux exigences imposées par les
achats le SCM peut demander à revoir la collaboration entre Giga et ce
fournisseur. Bien souvent la logistique doit s’adapter.
Ceci ne correspond pas aux exigences SCALE qui prônent une démarche proactive
en amont des négociations.
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- 20 -
Catégorie 2 :
Définir les objectifs
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- 21 -
Définir les objectifs
Performance : 78,40%
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- 22 -
Existence du processus
2,5
2
Notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6
Bénéficiaire du processus
3,5
2,5
Notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6
Ici seul le processus 2.3 « Définir les objectifs des approvisionnements » obtient la
note maximale.
Le processus 2.6 « Définir les caractéristiques logistiques des produits » obtient la
note minimale. Les aspects de ce processus ne sont pris en compte que dans une démarche
interne pour Giga. Très étudié, il n’est utilisé qu’à des fins de réduction des coûts internes
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- 23 -
mais n’est pas évalué en terme de progression de la satisfaction client ou d’amélioration de la
performance globale de la chaîne.
Les processus 2.1 « Définir les besoins clients en terme logistique, les mettre en
place et les suivre », 2.2 « Définir des objectifs en terme de service client pendant et après
l'acte d'achat » et 2.5 « Définir les objectifs de la distribution » ont une note intermédiaire.
En ce qui concerne le processus 2.1, la qualité de service et le taux de « non servi »
équivalent au taux de rupture sont des notions bien développées et analysées. Le client est
l’objectif. Cependant il manque une dimension étendue : les informations ne profitent pas à la
chaîne dans son ensemble car elles sont considérées comme stratégiques pour l’entreprise.
2,5
1,5
Notation
0,5
0
1 2 3 4 5 6
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- 24 -
Implication et rôle du SCM
3,5
2,5
Notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6
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- 25 -
Catégorie 3 :
Etablir des procédures
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- 26 -
Etablir des procédures
Performance : 65,56%
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- 27 -
Existence du processus
2,5
1,5
Notation
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Huit des dix processus de cette catégorie existent et ont la note maximum.
Cela traduit la volonté de Giga et du SCM en particulier de formaliser, d’anticiper et
d’utiliser des méthodologies.
Deux processus sont inexistants :
• Processus 3.2 : comme on l’a évoqué plus haut, la logistique ne gère pas les
aspects production considérés comme « hors territoire ». Cette vision
s’oppose à celle de SCALE.
• Processus 3.5 : on touche ici à la notion d’indépendance des adhérents. Giga
laisse chacun libre de s’organiser comme il l’entend sur ce point et chaque
point de vente est autonome. Du point de vue de SCALE, chaque adhérent,
représentant Giga rappelons-le, devrait utiliser une méthodologie standard
conçue par le SCM en collaboration avec les points de ventes et autres
services ainsi qu’avec les fournisseurs de manière qu’elle soit commune à
tous.
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- 28 -
Utilisation des procédures
3,5
2,5
Notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
La note est maximale pour 4 des 8 processus concernés. Il s’agit des processus 3.6
« Etablir des procédures relatives à la logistique des promotions », 3.7 « Etablir des
procédures relatives à la gestion des nouveautés », 3.8 « Etablir des procédures relatives aux
retours clients et fournisseurs » et 3.9 « Prévoir les modalités de retour, échange ou
déconsignation des emballages de conditionnement ».
Pas de note minimale : les procédures sont connues par les utilisateurs concernés et
à disposition de chacun.
Les processus 3.1 « Etablir des procédures d'approvisionnement » et 3.3 « Etablir
des procédures pour la distribution » ont une note intermédiaire.
• Processus 3.1 : les procédures d’approvisionnement existent mais chacun est
libre de les utiliser d’où une utilisation non systématique comme le prévoit
SCALE.
• Processus 3.3 : de la même manière, les bases (plates-formes) qui pilotent la
distribution sont libres d’appliquer ces procédures, d’où une utilisation non
systématique.
Les processus 3.2 et 3.5 n’existent pas.
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- 29 -
Existence de procédures dégradées
2,5
1,5
Notation
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Processus
Bénéficiaire du processus
2,5
2
Notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Processus
La note est intermédiaire pour le processus 3.4 « Etablir des protocoles entre
distributeurs, transporteurs et fournisseurs » due à un manque de communication avec les
fournisseurs.
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- 30 -
Implication et rôle du SCM
3,5
2,5
Notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Processus
La note est maximale pour 5 des 10 processus concernés. Il s’agit des processus 3.1
« Etablir des procédures d'approvisionnement », 3.6 « Etablir des procédures relatives à la
gestion des promotions », 3.7 « Etablir des procédures relatives à la gestion des
nouveautés », 3.8 « Etablir des procédures relatives aux retours clients et fournisseurs » et 3.9
« Prévoir les modalités de retour, échange ou déconsignation des emballages de
conditionnement ».
La note est intermédiaire pour les processus 3.3 « Etablir des procédures pour la
distribution » et 3.10 « Evaluer les risques majeurs et mettre en place des procédures de
secours »
• Processus 3.3 : la démarche consiste à prendre en compte la réglementation.
D’autre part ce sont les bases qui pilotent la distribution. Du point de vue de
la démarche, le SCM délègue l’aspect des procédures de distribution aux
bases.
• Processus 3.10 : ce sont la qualité et les achats qui gèrent cette
problématique. Le SCM a un rôle consultatif.
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- 31 -
Catégorie 4 :
Planifier les besoins en
personnel et en
investissements
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- 32 -
Planifier les besoins
en personnel et en investissement
Processus 4.1 : Etablir des prévisions de
ventes
30
5
Processus 4.7 : Planifier les besoins en Processus 4.3 : Le PDP- Aide à l’activité
0
SAV 0 de production
27
15
Performance : 79,05%
Cette catégorie est bien maîtrisée dans l’ensemble. Giga est conscient des enjeux et
des problématiques liées à la planification et à l’anticipation.
C’est la catégorie la mieux maîtrisée par Giga.
Quatre processus obtiennent la note maximale et sont parfaitement maîtrisés. Il
s’agit des processus 4.1 « Etablir les prévisions des ventes », 4.2 « Planifier les
investissements logistiques », 4.5 « Planifier les opérations promotionnelles » et
4.8 « Cartographier le réseau clients ».
Deux processus sont plutôt bien maîtrisés. Il s’agit des processus 4.3 « Les
programmes directeurs - aide à l’activité de l'entreprise » et 4.4 « Les programmes directeurs
- aide à la fonction logistique ».
Un processus est moyennement maîtrisé : le processus 4.6 « Planifier les
transports ».
Un processus de SCALE n’existe pas : le processus 4.7 «Planifier les besoins en
SAV » qui explique le niveau de la note globale.
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- 33 -
Existence du processus dans l'entreprise
3,5
3
2,5
notation
2
1,5
1
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7
processus
Seul le processus 4.7 «Planifier les besoins en SAV » n’existe pas. Il n’existe pas de
service après vente. Giga ne gère pas de SAV jugeant cette fonction hors du périmètre du
distributeur. L’entreprise se limite à effectuer certains retours.
Ce n’est pas le point de vue de SCALE : dans l’optique supply chain, Giga doit faire
le lien entre le client et la production pour évaluer et planifier les besoins en SAV et informer
l’ensemble de la chaîne sur ses conclusions.
Bénéficiaire du processus
3,5
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
processus
La note est maximale pour 3 des 4 processus concernés. Il s’agit des processus
4.1 « Etablir les prévisions des ventes », 4.5 « Planifier les opérations promotionnelles » et
4.8 « Cartographier le réseau clients ». Giga partage ses informations avec ses partenaires sur
ces points.
La note est intermédiaire pour le processus 4.6 « Planifier les transports ». Le
transport comme évoqué plus haut n’est pas envisagé sous un angle supply chain en
conséquence de quoi ce processus ne bénéficie qu’à Giga. Les prestataires doivent s’adapter
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- 34 -
aux exigences de Giga. Il existe une vraie volonté de satisfaire chaque adhérent mais le client
final est quelque peu oublié dans ce processus. Cette planification n’a pour but que de réduire
les coûts internes.
3,5
3
2,5
notation
2
1,5
1
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7
processus
On observe une très forte collaboration sur cette catégorie. Seul un des processus
concerné n’obtient pas la note maximale mais une note intermédiaire. En effet, le processus
4.6 « Planifier les transports » fait ressortir un manque de collaboration entre Giga et les
autres maillons de la chaîne. Cela est dû, à nouveau, à la vision du transport chez Giga.
2,5
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
processus
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- 35 -
La note est maximale pour 5 des 8 processus. Il s’agit des processus 4.1 « Etablir
les prévisions des ventes », 4.2 « Planifier les investissements logistiques », 4.3 « Les
programmes directeurs - aide à l’activité de l'entreprise », 4.5 « Planifier les opérations
promotionnelles » et 4.8 « Cartographier le réseau clients ».
En revanche la note est nulle pour les processus 4.4 « Les programmes directeurs -
aide à la fonction logistique » et 4.6 « Planifier les transports ». En effet, Le SCM ne joue
aucun rôle sur ces points : il délègue (mais ne contrôle pas) aux chefs de base.
• Processus 4.4 : les chefs de base sont autonomes et indépendants sur ces
opérations ce qui ne correspond pas aux attentes de SCALE.
• Processus 4.6 : de même les transports sont planifiés par chaque base malgré
une volonté récente de rationaliser le transport sur un plan national plutôt
qu’au plan local. Le SCM définit la politique transport et délègue la suite.
Le processus 4.7 n’existe pas.
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- 36 -
Catégorie 5 :
Coordonner les différents
maillons de la chaîne
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- 37 -
Coordonner les différents
maillons de la chaîne Processus 5.1 : Mettre en place une
méthode de communication entre les
partenaires pour le travail quotidien et
les situations d'urgence
40
40
Processus 5.8 : Assurer la traçabilité
30 Processus 5.2 : Echanger les
des produits sur l'ensemble de la
informations avec les clients
chaine
20
22,5 10
Processus 5.7: Optimiser les plans de
18 Processus 5.3 : Mettre en place des
vente et de production avec les divers 50 accords dans une relation clients et
partenaires 00 0 18 fournisseurs
Performance : 39,81%
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- 38 -
Existence du processus
2,5
1,5
Notation
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
Processus
On note que seulement cinq processus existent sur les huit préconisés par SCALE.
Il s’agit des processus 5.1 « Mettre en place une méthode de communication entre
les partenaires pour le travail quotidien et les situations d'urgence », 5.2 « Echanger les
informations avec les clients », 5.3 « Mettre en place des accords dans une relation clients et
fournisseurs », 5.7 « Optimiser les plans de vente et de production avec les divers
partenaires » et 5.8 « Assurer la traçabilité des produits sur l'ensemble de la chaîne ».
Les processus 5.4 « Définir de manière concertée la politique de stockage avec nos
principaux fournisseurs et clients », 5.5 « Intégrer les fournisseurs et/ou les clients au
développement de nouveaux produits » et 5.6 « Prendre en compte le SAV dans la
conception et/ou le référencement des produits » sont inexistants.
• Processus 5.4 : la politique de stockage n’est envisagée que sur un plan
interne.
• Processus 5.5 : ce processus étant relatif à la production, la logistique n’agit
pas sur ce point.
• Processus 5.6 : le service SAV n’existe pas chez Giga.
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- 39 -
Fréquence de Mise à jour
3,5
3
2,5
Notation
2
1,5
1
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
Processus
3,5
3
2,5
notation
2
1,5
1
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
Processus
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- 40 -
Un seul processus obtient la note maximale. Il s’agit du processus 5.1 « Mettre en
place une méthode de communication entre les partenaires pour le travail quotidien et les
situations d'urgence ».
Deux processus obtiennent une note intermédiaire : les processus 5.2 « Echanger les
informations avec les clients » et 5.8 « Assurer la traçabilité des produits sur l'ensemble de la
chaîne ».
• Processus 5.2 : la logistique estime qu’il n’est pas dans ses attributions
d’échanger avec le client.
• Processus 5.8 : sur ce point, Giga s’appuie essentiellement sur la législation.
La logistique ne travaille qu’avec le service qualité.
2,5
2
Notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
Processus
Seulement trois processus voient une implication du SCM alors que SCALE en
propose huit.
La note est maximale pour les processus 5.1 « Mettre en place une méthode de
communication entre les partenaires pour le travail quotidien et les situations d'urgence » et
5.2 « Echanger les informations avec les clients ».
Le processus 5.8 « Assurer la traçabilité des produits sur l'ensemble de la chaîne » vu
par SCALE est en cours de construction pour les produits autres que l’alimentaire.
Les processus 5.4, 5.5 et 5.6 n’existent pas.
Les processus 5.3 « Mettre en place des accords dans une relation clients et
fournisseurs » et 5.7 « Optimiser les plans de vente et de production avec les divers
partenaires » obtiennent une note minimale. Dans les deux cas, les achats sont au centre des
relations et opérations, ne laissant pas de place au SCM. En outre, Giga utilise le rapport de
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- 41 -
force vis-à-vis des fournisseurs. Le SCM doit s’adapter aux contraintes dictées par les achats.
C’est une vision que ne partage pas SCALE.
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- 42 -
bénéficiaire du processus
3,5
3
2,5
Notation
2
1,5
1
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8
Processus
La note optimale est obtenue par 3 processus : 5.1 « Mettre en place une méthode de
communication entre les partenaires pour le travail quotidien et les situations d'urgence »,
5.2 « Echanger les informations avec les clients » et le processus 5.8 « Assurer la traçabilité
des produits sur l'ensemble de la chaîne ».
Les processus 5.4, 5.5 et 5.6 n’existent pas.
Les processus 5.3 « Mettre en place des accords dans une relation clients et
fournisseurs » et 5.7 « Optimiser les plans de vente et de production avec les divers
partenaires » obtiennent une note minimale. Cette fois encore, les achats pilotant ces
processus, l’objectif en terme de bénéfice est Giga. Les notions de client et de chaîne sont
exclues.
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- 43 -
Catégorie 6 :
Evaluer et suivre la
performance de chaque
partenaire et de l’ensemble
de la SC
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- 44 -
Evaluer et suivre la performance Processus 6.1 : auditer la
de chaque partenaire et de performance logistique de
l'ensemble de la Supply Chain chaque partenaire
40
35 36
30
25
Processus 6.6 : Suivre la Processus 6.2 : Suivre la
20
démarche de progrès continu performance en SAV
15
32 10
5 0
0
20
Processus 6.5 : Evaluer la 28 Processus 6.3 : Faire un
performance de la Supply Chain
20 reporting financier des dépenses
avec des modèles d'évaluation
logistiques
logistique
Performance : 75,56%
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- 45 -
Existence du processus
2,5
2,0
1,5
notation
1,0
0,5
-
1 2 3 4 5 6
processus
3,5
3,0
2,5
notation
2,0
1,5
1,0
0,5
-
1 2 3 4 5 6
processus
Seulement 3 des 5 processus concernés sont au maximum. Les processus 6.3 «Faire
un reporting financier des dépenses logistiques », 6.4 «Mettre en place un suivi des
urgences » et 6.6 « Suivre la démarche de progrès continu »
Le processus 6.2 n’existe pas.
Le processus 6.5 « Evaluer la performance de la Supply Chain avec des modèles
d'évaluation logistique » obtient une note intermédiaire car les analyses tirées des résultats ne
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- 46 -
sont pas faites et partagées systématiquement avec les autres services et/ou partenaires et
fournisseurs.
Bonne collaboration dans l’ensemble.
2,5
2,0
1,5
notation
1,0
0,5
-
1 2 3 4 5 6
processus
Implication du SCM
3,5
3,0
2,5
notation
2,0
1,5
1,0
0,5
-
1 2 3 4 5 6
processus
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- 47 -
Catégorie 7 :
Optimiser la Supply Chain
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- 48 -
Optimiser la Supply Chain
Processus 7.1 : Participer à la définition
du système de prévision
40
Processus 7.12 : Mettre en place et Processus 7.2 : Rendre flexible l'outil de
maintenir le progrès continu 35 production
30
25
Processus 7.11: Optimiser les relations Processus 7.3 : Optimiser les
entre les partenaires 20 implantations
16 15 12
16
10
Processus 7.10 : Optimiser l'échange 5 0
0
d'informations entre les différents 0 Processus 7.4 : Optimiser le transport
40 0
maillons de la chaîne 0 15
14
Processus 7.9 : Contrôler et améliorer
16 30
les standards de santé et de sécurité Processus 7.5 : Optimiser les stocks
dans les fonctions logistiques
Processus 7.6 : Optimiser la planification
Processus 7.8 : Développer les
des ressources de distribution avec les
ressources humaines, la polyvalence
différents acteurs
Processus 7.7 : Programmer les
réceptions
Performance : 44,17%
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- 49 -
Existence du processus
2,5
1,5
notation
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
processus
Bénéficaire du processus
3,5
2,5
notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
processus
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- 50 -
L’excellence n’est atteinte que pour le processus 7.10 « Optimiser l'échange
d'informations entre les différents maillons de la chaîne » qui bénéficie de l’effet EDI.
La note est minimale pour les processus 7.1 « Participer à la définition du système
de prévision », 7.3 « Optimiser les implantations », 7.4 « Optimiser le transport »,
7.7 « Programmer les réceptions » et 7.8 « Développer les ressources humaines, la
polyvalence ».
• Processus 7.1 : les systèmes de prévision ne sont pas mutualisés sur la
chaîne.
• Processus 7.3 : les optimisations des implantations sont effectuées
uniquement dans une optique de réduction de coûts internes où toutes
notions de client et de chaîne sont exclues.
• Processus 7.4 : le transport n’est optimisé que pour Giga.
• Processus 7.7 et 7.8 : idem.
3,5
2,5
notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
processus
L’excellence n’est atteinte que pour 4 processus. 7.3, 7.7, 7.8 et 7.10.
Les processus 7.4 « Optimiser le transport » et 7.5 « Optimiser les stocks » ont une
note intermédiaire :
• Processus 7.4 : comme on l’a vu précédemment, la collaboration est interne.
Giga n’étudie pas la possibilité d’optimiser les transports avec ses
fournisseurs.
• Processus 7.5 : ici encore, ce sont les chefs de base qui sont à la tête. Les
approvisionnements sont faits par dépôt.
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- 51 -
Implication et rôle du SCM
3,5
2,5
notation
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
processus
Implication contrastée, l’excellence est atteinte sur les processus 7.3, 7.4, 7.7 et
7.10.
La note est intermédiaire sur le processus 7.5 « Optimiser les stocks » et 7.8
« Développer les ressources humaines, la polyvalence ».
• Processus 7.5 : les achats jouent une fois encore un rôle trop important. Ils
imposent un stock plus élevé en fonction des négociations de tarifs qui leur
paraissent intéressants.
• Processus 7.8 : il n’y a pas de plan de formation. Le SCM laisse les gens se
former sur le tas. De temps en temps, il existe des formations de groupe. De
façon générale, il laisse cet aspect à la charge des chefs de bases et de la RH.
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- 52 -
Préconisations
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- 53 -
Un périmètre à forts enjeux
La supply chain concerne l’ensemble des flux qui traversent l’entreprise, flux initiés
par une commande client et conclus avec la livraison. La supply chain tel que la définit le
référentiel SCALE se situe véritablement au cœur de l’activité parce qu’elle interagit avec
bien d’autres processus opérationnels que sont les achats et approvisionnements auprès des
fournisseurs, le marketing opérationnel, l’administration des ventes, la production ou encore
les expéditions et la facturation. En environnement concurrentiel, l’efficacité de la supply
chain conditionne la survie de l’entreprise.
Du point de vue de l’entreprise, elle doit aussi permettre de garantir ce service client
aux meilleures conditions économiques (optimisation des coûts de fonctionnement et des
niveaux de stocks) garantir une bonne visibilité des flux à venir et permettre de mesurer la
performance des opérations effectuées.
Bien évidemment, ces exigences se déclinent plus précisément au cas par cas. Ainsi
pour des produits frais, la compétitivité d’un fabricant reposera autant sur sa capacité à
réduire le délai de livraison du point de vente que sur la qualité intrinsèque du produit, de
façon à permettre au distributeur d’exposer le produit à la vente le plus longtemps possible
jusqu’à sa date de péremption. Concernant des biens d’équipement à plus forte valeur
ajoutée, elle doit contribuer à éviter les ruptures d’approvisionnement avec un niveau de
stock minimum.
Il s’agit en effet d’un processus qui, d’une part, traverse les grandes fonctions
opérationnelles de l’entreprise (commerciale, production, achats) et qui, d’autre part, s’étend
aux relations avec les partenaires extérieurs. Son efficacité repose sur de bons choix
d’organisation et sur un système d’information performant.
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- 54 -
La performance du système d’information dépend essentiellement :
- de la qualité des modèles de prévisions de vente
- du délai de prise en compte des évènements
- de la précision du suivi des flux
- de la pertinence du reporting
- de l’accessibilité à l’information
C’est au travers de la prise en compte de toutes ces variables que SCALE définit la
fonction de supply chain manager et c’est sur la combinaison de ces postulats, de l’ensemble
de l’analyse précédente et des tableaux de synthèse suivants que nous nous appuyons afin de
proposer nos préconisations.
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- 55 -
Bénéficiaire du processus
Catégorie 1 : Définir une stratégie
100%
80%
Catégorie 7 : Optimiser la Supply 60%
Catégorie 2 : Définir les objectifs
Chain 40%
20%
0%
80%
Catégorie 7 : Optimiser la Supply
60% Catégorie 2 : Définir les objectifs
Chain
40%
20%
0%
Catégorie 6 : Evaluer et Suivre la
Catégorie 3 : Etablir des
performance de chaque partenaire
procédures
et de l'ensemble de la SC
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- 56 -
Collaboration avec
Catégorie 1 : Définir une stratégie
les maillons de la chaîne 100%
80%
Catégorie 7 : Optimiser la Supply 60%
Catégorie 2 : Définir les objectifs
Chain 40%
20%
0%
La supply chain vise avant tout à assurer le service des clients, de manière à les
satisfaire tout en optimisant le coût de revient de l’ensemble de ce qui concourt à ce service.
Néanmoins d’une manière symétrique à la relation avec les clients, les aspects logistiques de
la relation avec les fournisseurs sont importants car ils influencent de manière importante la
manière de structurer la logistique.
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- 57 -
Or aujourd’hui la logistique de Giga n’a aucune visibilité sur la partie amont de la
chaîne. Tout ce qui est relatif à la question des fournisseurs est le fait du service achat qui
cherche à obtenir les meilleurs coûts d’acquisition. Le service logistique de Giga n’est qu’un
élément de soutien dépendant des achats.
Alors, il est vrai que les achats visent à assurer la couverture du besoin concernant
les caractéristiques du produit et des services associés, tout en minimisant le coût de
possession qui résultera de la sélection de tel produit, tel fournisseur par rapport à tel autre.
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- 58 -
générale, beaucoup trop de camions partent à moitié remplis et reviennent à moitié vides (on
estime qu’un camion sur quatre roule à vide). Cet handicap frappe plus particulièrement les
petits fournisseurs. Le remède consiste à l’extension à ces petits fournisseurs de la Gestion
Partagée des Approvisionnements. Giga pratique déjà la GPA avec ses principaux
fournisseurs en les informant jour après jour de ses sorties d’entrepôts de façon qu’ils
puissent ajuster au mieux leurs livraisons.
Pour les petits fournisseurs qui peinent à livrer les entrepôts régionaux, le principe
consiste à mettre en place une GPA allégée. Chaque jour, sur un site intranet, Giga pourrait
informer les fournisseurs de ses sorties d’entrepôts produit par produit.
En fonction de cela, les fournisseurs émettraient une proposition de commande pour
chacun des entrepôts régionaux de Giga. Les approvisionneurs des différentes régions
logistiques du groupe affineraient les propositions des différents fournisseurs de façon à
composer des camions complets. Au final, le service transports de Giga transmettrait les
ordres de livraison à sa flotte ou à différents transporteurs qui feraient la tournée des
fournisseurs jusqu’au remplissage des camions selon le principe du multipick.
Pour l’industriel cette formule présente plusieurs avantages. Il n’a plus à se soucier
du remplissage des camions et l’investissement est nul.
De son côté Giga peut envisager une meilleure maîtrise des coûts.
En d’autres termes que les fournisseurs de Giga passent par des plates-formes de
consolidation industrielle. Ces plates-formes sont en fait communes à plusieurs industriels,
éventuellement concurrents, et exploitées par l’un d’eux ou par un prestataire. Ce modèle se
distingue du modèle actuel par le fait que la massification remonte vers les industriels au lieu
d’être assurée au niveau d’une plate-forme du distributeur. Au bilan ce système se solde par
la suppression d’un stockage intermédiaire chez le distributeur.
Ces plates-formes sont alimentées par les industriels en flux poussés (suivant un
échéancier préétabli) et livrent les plates-formes des industriels en flux tirés. Par conséquent,
en massifiant astucieusement les flux, la GMA permet de combiner une réduction des stocks,
une augmentation des fréquences de livraison et par voie de conséquence moins de risques de
rupture de stocks dans les linéaires des magasins.
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- 59 -
Cependant la GMA est freinée par l’obligation de réunir plusieurs partenaires
industriels d’une même région logistique.
Par l’intermédiaire de stocks avancés, Giga implique ses fournisseurs dans une
optimisation globale de la chaîne logistique. Le principe des stocks avancés repose sur le fait
que depuis les usines des producteurs, les flux ne transitent plus que par un entrepôt unique
(cogéré par les deux parties) avant d’arriver dans les magasins.
Situation actuelle : deux responsables, deux stocks, deux transports, deux optimisations
stock avancé
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- 60 -
- Trouver des schémas qui optimisent le stockage et confier la propriété du
stock de la chaîne amont à un seul responsable (le fournisseur)
- Trouver des schémas qui massifient le transport pour les produits à faible
rotation
- Organiser en amont la mutualisation des stocks entre différents fournisseurs
- Améliorer la cohérence entre les flux d’approvisionnement et les cycles
industriels
- Offrir aux fournisseurs le maximum de visibilité sur leurs sorties et les aider
dans leurs process d’optimisation de stocks (proposition
d’approvisionnement)
- Partager les gains générés sur l’ensemble de la chaîne entre fournisseurs et
distributeurs
Ce principe joue sur trois leviers principaux : diminuer le coût de revient des
marchandises, abaisser les niveaux des stocks et garantir la sécurité des approvisionnements.
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- 61 -
ACTUEL STOCK
DEPORTE
FOURNISSEUR A F FOURNISSEUR A
F O
O U
R
U
N
R I
N S
I S
S E
S U
E R
U
R G
I
G
G
I
A
G
A
Pour le traitement des flux d’articles à fortes rotations (boissons, lait, biscuits,
sucre…), le principe d’optimisation logistique consiste à l’exploitation de plates-formes
régionales, appelées stocks déportés et situées aux barycentres des magasins à desservir qui
sont approvisionnées en direct et en camions complets depuis l’usine du fournisseur.
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ACTUEL ENTREPOT
PRIMAIRE
Ce principe est depuis longtemps pratiqué au niveau unitaire dans la boucherie par
les abattoirs qui livrent la viande préemballée dans des barquettes.
Par conséquent, il serait intéressant pour Giga de voir son Supply Chain Manager
s’investir collaborativement avec les industriels dans la définition d’une politique
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d’emballages s’adaptant aux rayonnages et évitant d’avoir à saisir un à un les articles pour
leur mise en rayon.
Sont concernés en premier lieu les articles de petite taille comme les cosmétiques et
les articles à fortes rotations comme les boissons.
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