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République Tunisienne

Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle

Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle

C E N T R E S EC T O R I E L DE F O R M A T IO N A U X M ET I E R S D U T E R T I A I R E SOUSSE

Rapport de stage

Stage d’observation

Comptabilité générale au sein de la société GEL

Réalisé par : Encadré par :

Ahmed Aziz Chaftri Mme Amani Chaftri

Section : Lieu de stage :

TSCF3S22 Zaghouan

Période de stage :

Du 03/07/2023 jusqu’au 31/07/2023

Année de formation

2022-2023
Remerciement

Ce rapport de stage n'aurait pas vu le jour sans la


contribution de plusieurs personnes.

Mes remerciements et reconnaissances vont en premier lieu


à mon encadreur : Mme Amani Chaftri pour ses orientations,
ses conseils et son aide tout au long de période de stage. Sa
patience, sa disponibilité et son soutien m’ont permis de
mener à bien mon stage.

Je souhaite également remercier tous les responsables de la


société GEL pour m’avoir accueilli au sein de leur service, de
m’avoir aidé dans la réalisation de ma mission et également
d’avoir pris sur leur temps pour répondre à mes questions.

J’aimerais remercier l’administration de La centre sectoriel de


formation aux métiers du tertiaire Sousse qui m’a permis de
faire ce stage et par conséquent mon envie de poursuivre
mon projet professionnel dans cette voie.

1
Sommaire

Remerciements…………………………………………………………………………………………………………….…….…1

Sommaire………………………………………………………………………………………………………………………………2

Chapitre 1 : Présentation de la société GEL……………………………………………………………………………3

Section 1 : Présentation de GE LIGHTING………………………………………………………………………………3

1. Organigramme………………………………………………………………………………………………………………..4
2. Les différents services de GE LIGHTING…………………………………………………………………………..5

Section 2 : Les différentes produits ………………………………………………………………………………………9

1. Les lampes……………………………………………………………………………………………………………………….9
2. Les disjoncteurs………………………………………………………………………………………………………….…11
3. Les compteurs prépayés………………………………………………………………………………………………..13
4. Les éclairages…………………………………………………………………………………………………………………15

Chapitre 2 : Comptabilité générale au sein de la société GEL………………………………………………18

Section 1 : La saisie comptable…………………………………………………………………………………………….18

1. Les dispositions légales…………………………………………………………………………………………………18


2. Le logiciel………………………………………………………………………………………………………………………19
3. La saisie…………………………………………………………………………………………………………………………19

Section 2 : Les états financiers…………………………………………………………………………………………….18

2
Chapitre 1 :
Présentation de la société GEL

Au cours de ce chapitre on va présenter la société GE LIGHTING, lieu de mon stage ainsi que
les différents services :

Section 1 : Présentation de GE LIGHTING :

La société GE LIGHTING est une entreprise sous douane, partiellement exportatrice régie par
la loi n°72 / 38 du 04/08/1972 ; située dans zone industrielle Zriba Hammam Zaghouan.

La société GE LIGHTING est une entreprise privée spécialisée dans la conception, la


fabrication et la communication des produits d’éclairage de protection et de comptage
destiné au grand public, au secteur tertiaire et autre.

Cette société fondée en 2010, elle a commencé la production des lampes fluo compactes
(CFL) et les disjoncteurs modulaires en 2011 et après un an, elle a lancé la production des
compteurs d’énergie et en 2016 elle a démarré la production de deuxième type des lampes
LED.

La société GE LIGHTING a entrée en production avec un capital du 750 000, son local
s’étendue sur une superficie de 5.000 m² et compte un effectif total de 100 personnes
hautement qualifiés dont 20 cadres supérieur et 10 agents d’exécution. Aussi elle a une
capacité de production de 2 880.000 pièces livrées à plus que 200 clients.

3
1. Organigramme :
GE LIGHTING est composé de service de surveillance qualité produit, service management de
la qualité et trois directions : la direction commerciale, la direction technique et la direction
administrative et financière. Ils présentent par le diagramme suivant :

Direction
général

Management
de la qualité

Direction Direction Surveillance


Direction
commerciale administrative qualité
technique
et financiére produit

Export Etude Finance &


comptabilité

Dévlop com&
Production GRH
marketing

Local Maintenance Achat &


logistique

Figure 1 : Organigramme

4
2. Les différents services de GE LIGHTING :
2.1 Direction commerciale :

a) Service export :

Tout le processus de l’export se résume dans les tâches suivantes :


 La réception d’état de marchandise et de l’export, du service emballage et finition.
 Préparation des factures (en coordination avec les personnes qui prépare les listes de
colisage) et tous les autres documents qui seront envoyés avec la marchandise, et
assurer que tous les listes arrivent au même temps que la déclaration.
 La déclaration en douane d’export.
 Veiller au respect des exigences client lors de l’élaboration des documents d’export
afin d’éviter tout genre de réclamation.
 L’envoi des documents d’export originaux au client par courrier.
 Le suivi des exports (préparer un état défilé d’export prévisionnel) : Le suivi des
livraisons des expéditions, des échantillons et des demandes spéciales en
coordination avec les chefs produits.
 Préparation des factures et des déclarations pour les exports pour les clients.
 L’envoi des documents exports : en coordination avec les personnes concernées on
doit assurer l’envoi des documents à temps.

Chaque marchandise prête à l’export, un nombre des documents doivent être envoyés avec
la marchandise qui s’appelle un document d’export contenant :

 Une liste de colisage (Picking List) qui spécifie exactement le nombre de colis, leurs
poids, leurs volumes…etc. et qui répartie selon leurs caractères de taille et de style.
 Une facture qui précise le prix et la qualité de marchandise.
 Le document de transport : connaissement et CMR.
 Un certificat d’origine signé par la chambre de commerce.

5
Autre spécification de service export :

 La réservation pour chaque client avec son transporteur qui le représente en Tunisie,
la réservation soit par fax, par email ou par téléphone selon la procédure du
transporteur 24h ou 48h avant la date de l’export.
 Le jour d’expédition de marchandise, le service export reçoit l’état prévisionnel de
l’export pour faire la facturation, la facture est selon le nombre de pièces, le style et
le prix de chaque pièce puis le service met à la disposition du transitaire un dossier
pour chaque export pour en faire la déclaration en douane.
 Ce service est toujours en recherche de la meilleure qualité de transport avec le
minimum de cout.

b) Service développement commercial et marketing :

Ce service gère l’activité commerciale de l’entreprise. En effet, il s’occupe de la vente, de la


réception des commandes, de livraison et de l’exportation des marchandises.

Il s’occupe également des commandes d’approvisionnement de la société en matière


première, et gère par ailleurs les commandes pour l’achat des nouveaux matériels de
l’entreprise. Une unité spécialisée en marketing travaille sur la publicité et la recherche de
marchés.

6
2.2 Direction technique :

a) Etude :
Ce service s’occupe essentiellement de la préparation du modèle à la production en
déterminant ses paramètres de base (patronage, tableau des mesures, fiche d’habillage,
gamme de montage, dossier technique…).

b) Service production :
Le rôle de ce service est l’exécution de l’ordonnancement donné au dossier technique et de
la réalisation des produits tout en respectant les standards et les normes fixées par la
direction de la qualité, dans des délais bien déterminés, en contrôlant toutes les étapes de
production :

c) Service maintenance :
Ce service veille d’une façon directe à la résolution des problèmes rencontrés dans les
différentes étapes de la production. IL est responsable de la réception des équipements, la
gestion des pièces de rechange, la réparation et l’entretien préventif et correctif des
machines, dans le but d’assurer le bon fonctionnement des machines.

2.3 Direction administrative et financière :

a) Service finance et comptabilité :


Il assure la relation avec les banques, les clients, les fournisseurs, ainsi que les personnels de
l’entreprise. Il assure également le suivi des factures (fournisseur ou client), des paiements,
gestion de la caisse, des états qui aident à la décision, gestion des avances et des crédits et le
suivi de rapprochements bancaires.

b) Service GRH :

Ce service assure le suivi de la discipline (retard, absence, sanction…), il assure régulièrement


le paiement de ces personnes et s’occupe des recrutements des nouveaux employés.

c) Service achat et logistique :


Ce service assure le contact avec le fournisseur et le suivi d’arrivage de la matière première
(respecter les échéances, les commandes en cours, suivi des imports…). La gestion des
imports, gestion des envois, facturation et la gestion des exports.

7
Ce service gère tous les flux (physique, financière et informationnel) depuis
l’approvisionnement jusqu’à la livraison final. Elle assure la coopération entre les différents
acteurs (GE LIGHTING, les fournisseurs, les clients, les prestataires…), ainsi que la
coordination avec les autres services.

2.4 Service de surveillance qualité produit :


Ce service applique la politique de qualité définie. Il détecte, identifie et résout les
problèmes de non-conformité liés à la qualité.

Le responsable de qualité doit gérer et exploiter les informations à la qualité sur des fiches.

2.5 Management de la qualité :


La qualité est l’une des principales variables stratégiques de l’entreprise GE LIGHTING. Le but
principal est de réaliser un produit conforme aux exigences de client sans défaut, dans un
temps réduit et avec un coût minimal. Ce concept, il n’est plus seulement un attribut des
produits fabriqués, il est devenu « total » et s’applique à tous les échanges internes à
l’entreprise ou entre l’entreprise et son environnement.

La société GE LIGHTING vise la maitrise totale de la qualité : Chaque service dans la société
est responsable de la qualité de son produit. En revanche, les sections et les personnes ne
doivent pas fonctionner comme des systèmes fermés cherchant chacun à optimiser son
fonctionnement sans se soucier prioritairement de l’optimum d’ensemble. Autrement dit, le
TQM consiste à coopérer afin d’atteindre un objectif global et commun. En effet, ce n’est
qu’avec la participation de chaque entité et de chaque personne à chaque niveau
hiérarchique qu’on peut réaliser l’aspect Total de TQM. L’esprit participatif des actions
qualité demeure donc une modalité opération indispensable que GE LIGHTING cherche à
instaurer à travers la coordination des efforts de toutes les sections et de tous les membres.

Le contrôle de fonctionnement électrique (CFE) a pour but d’abattre le maximum de défauts


commis par les opérations afin de satisfaire le client final.

8
Section 2 : Les différentes produits :

GE LIGHTING spécialisée dans la fabrication des trois types de produits qui sont : Les lampes,
les éclairages, les disjoncteurs et les compteurs.

1. Les lampes :
GE LIGHTING fabrique deux types des lampes qui sont : Les lampes FLUOCOMPACTES (CFL)
et les lampes LDE.

a) Les lampes FLUOCOMPACTES :


Les lampes FLUOCOMPACTES permettent d’économiser jusqu’à 90% d’énergie et bénéficient
d’une durée de vie de 30 000h. Elles caractérisent par un allumage rapide et sa gamme
existe dans de nombreuses formes. Ainsi qu’elles adaptées à de nombreuses applications
spécifiques.

Figure 1 : lampes CFL

9
b) Les lampes LED :
LED est un composante électrique et optique, qui en étant traversé par de courant
électrique, émet une lumière d’une intensité diffuse, son efficacité lumineuse est en
générale proche de 100 lumens par watt consommé. Sa durée de vie plus longue qu’une
lampe fluorescente, la fin de vie se déclarant par une baisse de rendement progressive.
Après 30 000h de fonctionnement.

Figure 2: Lampes LED

10
2. Les disjoncteurs :
a) Les disjoncteurs Modulaires :
La gamme offre une variété d’avantages tels que la capacité de coupure, Il intégré
également des fonctionnalités telles que la fenêtre d’enregistrement, la borne de sécurité,
les grandes bornes de câbles et l’indication de contact positive.

Figure 3: Disjoncteurs Modulaires

b) Disjoncteurs de Branchements :
Le disjoncteur de branchement (disjoncteur d’abonné) : Il vient se placer en amont du
tableau électrique et endosse plusieurs rôles, dont celui de dispositif de protection pour
l’ensemble de l’installation électrique.

Figure 4 : Disjoncteurs de Branchements

11
c) Disjoncteurs Boitier Moulé :
Les disjoncteurs de type boitier moulé sont à utiliser comme disjoncteur de tête dans les
installations électriques de puissance, ils prennent généralement place dans une armoire
TGBT mais peuvent être installés en coffret industrie.

Figure 5 : Disjoncteurs Boitier Moulé

12
3. Les compteurs prépayés
a) Compteur prépayé monophasé BS :

Le compteur GEX100 est de type monophasé split prépayé à clavier à branchement sur Rail
DIN conforme au protocole STS pour le cryptage des données. Les informations du compteur
sont disponibles par consultation directe sur le LCD de l’interface client.

Figure 6 : Compteur monophasé BS

b) Compteur prépayé triphasé BS :


Le compteur GEX300 est de type triphasé prépayé split à clavier conforme au protocole STS
pour le cryptage des données. Les informations du compteur sont disponibles par
consultation directe sur le LCD. Les compteurs triphasés à prépaiement à clavier de type
GEX300 sont destinés pour le comptage de la consommation de l’énergie électrique avec un
crédit prépayé par les utilisateurs domestiques.

13
Figure 7: Compteur triphasé BS

c) Compteur prépayé monophasé Rail-DIN :

Figure 8: Compteur monophasé Rail-DIL

14
4. Les éclairages :

a) Eclairage public :
Eclairage public solaire :
Le lampadaire solaire AU TN one fonctionne avec une batterie et un panneau solaire. Un
design compact très élégant pour un lampadaire design et de haute qualité. Il convient pour
une installation en zone rurale, autoroute, parking…

Figure 9: éclairage public solaire

Figure 10 : Appareillage d'éclairage public


SHP

15
Poteaux et consoles de fixation :

Les consoles d’éclairage public sont des supports permettant de soutenir les luminaires et
lanternes qui éclairent les rues et les villes. Ils se déclinent sous différents modèles, dont les
crosses d'éclairage public. Ces consoles d’éclairage public se fixent directement sur les murs
des bâtiments ou se fixent sur un mât et les candélabres d’éclairage public.

Figure 11 : Poteaux et consoles de fixation

Coffret d’éclairage public :

Les coffrets éclairage public sont des équipements qui permettent la commande et le
contrôle d’un ensemble de points lumineux ils renferment tous les organes de protection et
de commande et de signalisation des alarmes de mal fonction. La commande peut être
assurée soit par horloge astronomique, par interrupteur crépusculaire, ou bien par un signal
de télécommande centralisée issue du réseau électrique. Au besoin un système intelligent
de gestion peut être associé.

16
Figure 12: Coffret d'éclairage public

b) Eclairage intelligent :
Le système le plus giraudiste pour la création de Smart City et pour le contrôle la gestion de
l’éclairage public. Transformer le point lumineux et le réseau d’éclairage en une
infrastructure intelligente capable d’intégrer et de contrôler d’autres services d’utilité
publique et la sécurité. Système de diagnostique pour chaque point lumineux et chaque
armoire d’installations neuves existantes.

SYRA

Gradation

Figure 13: éclairage intelligent

17
Chapitre 2 :
Comptabilité générale au sein
de la société GEL
Durant ce stage, certaines activités ont été réalisés tandis que d’autres activités ont été
seulement observées, le fait d’observer les activités et le comportement de comptable pour
découvrir le métier est sans doute d’une très grande importance. Les activités réalisées
concernant principalement la tenue comptable à travers la saisie comptable qui fera l’objet
de la première section et l’établissement des états financiers qui feront l’objet de la
deuxième partie.

Section 1 : La saisie comptable :

1. Les dispositions légales :


Il faut tout d’abord commencer par un bref rappel de certaines dispositions légales
régissant la tenue de la comptabilité en Tunisie citées à titre indicatif et non limitatif : les
articles 2, 11 et 12 de la loi n°96-112 du 30 décembre 1960 relative au système comptable
des entreprises, les articles de 7 à 13 du code de commerce qui traitent de l’obligation de
tenir une comptabilité pour toute personne physique ou morale ayant la qualité de
commerçant et de l’enregistrement comptable des opérations effectuées par l’entreprise,
le code des sociétés commerciales qui oblige les SARL d’établir un inventaire et un bilan
(article 147) comme il oblige les SA d’établir des états financiers, les articles 59 et suivants
du code de l’IRPP et de l’IS qui prescrivent aux contribuables de fournir des documents
comptables de base (bilan et comptes de résultat) à l’appui de leurs déclarations fiscales, le
code de travail qui impose aux assujettis de tenir une comptabilité dans les conditions
prévues par les articles 8, 9 et 10 du code de commerce, le code de travail qui impose dans
son article 144 la tenue d’un livre de paie, le code d’incitation aux investissements qui
impose des enregistrements comptables clairs et précis…

18
2. Le logiciel :

La saisie des pièces comptables est réalisé à l’aide de sage


comptabilité i7 Express, c’est un logiciel permettant de gérer la comptabilité générale,
auxiliaire, analytique et budgétaire pour une tenue rigoureuse des comptes tout en assurant
une comptabilité aux normes IAS/IFRS.

3. La saisie :
Avant d’entamer la saisie des opérations comptables, deux taches indispensables
s’imposent :

 La collecte des documents comptables :


Ces documents constituent les pièces justificatives sans lesquelles les écritures comptables
ne peuvent pas avoir lieu, parmi ces documents on peut citer les factures, les bons, les
reçues, les quittances, l’état de caisse, les bordereaux, les relevés et extraits bancaires, les
souches de chèques, les pièces de remise chèque, de retrait ou versement espèce, les
documents juridiques, les pièces internes, les bulletins de paie, les déclarations sociales et
fiscales et tout autre document officiel jugé nécessaire pour produire une écriture
comptable.

 Le classement des documents comptables :


Le classement des documents se fait selon la nature des journaux (ventes, achats, banque,
caisse, opérations diverses…) d’une part et l’ordre chronologique dans chaque journal
d’autre part. Le but du classement est de faciliter le traitement et la saisie des documents
comptables.

Suite à cette saisie, chaque pièce justificative doit comporter une mention qui permet de
faciliter sa consultation en cas de besoin. Cette mention comporte le code du journal suivi
du numéro de la pièce dans ce journal ainsi que le mois pendant lequel l’écriture est passée.

19
La saisie comptable est effectuée dans les différentes journaux auxiliaires selon la nature des
opérations :

a) Journal « Ventes » :
On comptabilise dans ce journal toutes les factures de ventes établies par l’entreprise.

Les comptes de produit utilisés dans ce journal varient selon l’activité de chaque entreprise.

En ce qui concerne les factures d’avoir, elles peuvent faire l’objet d’un journal auxiliaire à
part, comme elles peuvent être incluses dans le journal « ventes ». L’écriture comptable
relative à la facture d’avoir est effectuée par la contrepassation de l’écriture de vente pour le
montant des biens manquants ou retournés.

20
Factures Ventes :

21
22
b) Journal « Achats » :
Le journal « Achats » contient toutes les écritures d’achats de marchandises ou de
matières premières et de frais généraux de l’entreprise (loyers, publicité, entretien,
crédit-bail, honoraires, téléphone…).

La nature des achats diffère selon la destination du bien acheté.

c) Journal « Banque » :
Le journal « Banque » est utilisé pour comptabiliser toutes les opérations liées à la ou les
banque(s) de l’entreprise que ce soit un compte en dinars ou en autre monnaie étrangère.
Après la passation des écritures comptables à partir des différentes pièces justificatives en
premier lieu, un état de rapprochement bancaire est indispensable en second lieu.

 Les écritures comptables :


Ces écritures peuvent concerner diverses opérations à savoir : des encaissements et des
décaissements par chèques, par virements bancaires ou par des effets, des retraits et des
versements espèces, des prélèvements, des commissions et des agios…

Afin de pouvoir réaliser la tâche de saisie comptable, la collecte de certaines pièces


justificatives est nécessaire, ces pièces sont : les relevés bancaires, les souches de chèques
émis par l’entreprise, les remises chèques, les pièces justifiant l’encaissement et le

23
décaissement des effets, les pièces justifiant les retraits et versements espèces, les pièces
justifiant les virements émis et reçus…

A partir des souches de chèques et des pièces justifiant les virements émis, sont
comptabilisées les opérations relatives aux décaissements effectués par l’entreprise aux
différents fournisseurs et créanciers de l’entreprise.

A partir des remises chèques et des pièces justifiant les virements reçus, sont comptabilisées
les opérations relatives aux encaissements reçus par l’entreprise de la part de la clientèle et
des différents débiteurs de l’entreprise.

Avant l’enregistrement de cette opération, une écriture qui concerne la remise des effets à
l’encaissement ou à l’escompte s’impose et ce, dans les journaux auxiliaires « Effets à
l’encaissement » ou « Effets à l’escompte » à la date de remise de ces effets.

A partir des pièces justifiant le décaissement des effets c’est-à-dire à la date d’échéance,
sont comptabilisées les opérations relatives aux décaissements effectués par l’entreprise en
faveur des différents fournisseurs de l’entreprise sous forme d’effets.

24
A partir des pièces justifiant les retraits et versements espèces, les opérations sont
comptabilisées par l’intermédiaire du compte (58 : Virements internes) qui sera soldé dans le
journal « caisse » de la manière suivante :

 Pour les retraits espèces :

 Pour les versements espèces :

A partir des relevés bancaires, sont comptabilisées les opérations qui concernent les
commissions, intérêts et agios perçus par la banque.

 L’état de rapprochement bancaire :


L’état de rapprochement bancaire permet de rapprocher, à une même date, le solde du
relevé bancaire avec le solde du compte banque en comptabilité. Il n’est pas obligatoire
d’établir un état de rapprochement bancaire mais ce dernier est un outil de contrôle efficace
pour le compte 532 (Banques), un outil qui permet de connaitre la situation réelle de la
trésorerie et un outil d’information très utile pour la comptabilité. Les documents

25
nécessaires à la réalisation de l’état de rapprochement sont : les relevés bancaires ou
extraits de compte sur la période visée, le grand livre ou l’extrait du compte 532 concerné
ainsi que le dernier état de rapprochement bancaire.

Le rapprochement bancaire consiste à pointer les opérations déjà enregistrées dans la


société et à la banque afin de faire apparaitre des écritures isolées, c’est-à-dire enregistrées
uniquement par la banque ou l’établissement. Ces écritures peuvent concerner des oublis
d’enregistrements des erreurs d’enregistrements comptables, des décalages de certaines
opérations connues par l’établissement d’abord et que la banque enregistre après, ou
inversement (sachant que l’opération comptable peut apparaitre le mois suivant sur le
relevé bancaire).

Lorsque ces écritures concernent des opérations enregistrées chez l’entreprise et non pas
chez la banque, ces opérations sont portées dans l’état de rapprochement et viennent
débiter ou créditer le compte bancaire. Dans le contraire, lorsque ces écritures concernent
des opérations enregistrées chez la banque mais pas chez l’entreprise, elles sont portées
dans l’état de rapprochement bancaire ainsi que dans le journal « Banque » tenu par
l’entreprise.

 Pour s’assurer que les écarts n’apparaissent plus, il suffit de calculer les nouveaux
soldes du compte bancaire chez l’entreprise et chez la banque après les
modifications effectuées et les comparer.

26
Etat de rapprochement sur sage

d) Journal « Caisse » :
Le journal « Caisse » regroupe toutes les opérations effectuées en espèces, ces opérations
peuvent concerner des décaissements ou des encaissements. Les pièces nécessaires pour ce
journal sont le grand livre du compte (58 : Virements internes), les factures de ventes et
achats réglées en espèces ainsi que l’état de caisse qui figure parmi les pièces internes de
l’entreprise.

A partir du grand livre du compte (58 : Virements internes), sont comptabilisées les
opérations relatives aux retraits et aux alimentations de la caisse effectuée par le biais du
compte bancaire.

27
Les ventes et les achats réglés en espèces sont comptabilisés soit dans un compte de bilan,
soit directement dans un compte de résultat.

e) Journal « Opérations diverses » :


Le journal des opérations diverses, appelé journal des OD en abrégé, est utilisé pour
comptabiliser toutes les opérations qui ne rentrent pas dans les journaux précédents, ces
opérations concernent les écritures relatives à la déclaration mensuelle de l’impôt (TVA,
taxes, retenue à la source…), à la paie, aux amortissement des immobilisations, aux
provisions, les écritures de bilan, de leasing…

e.1) La Déclaration mensuelle de l’impôt :

La déclaration mensuelle de l’impôt est souscrite et déposée à la recette des finances locale
par :

 Les personnes physiques : dans les 15 premiers jours du mois suivant.


 Les personnes morales : dans les 28 premiers jours du mois suivant.

28
Cette déclaration comporte :

 La TVA :
La TVA est un impôt assis sur la valeur ajoutée par l’entreprise, la valeur ajoutée représente
la différence entre la valeur des biens et des services produits par une entreprise et celle des
biens et services utilisés pour la production. La TVA est supportée par le consommateur
final, elle est collectée par l’intermédiaire des entreprises assujetties.

En ce qui concerne les écritures comptables de régularisation de TVA :

 Les Taxes :
 Taxe de Formation Professionnelle (TFP) :
Selon les dispositions des articles 29 et 30 de la loi n°88-145 du 31/12/1988, portant loi de
finances pour la gestion 1989 telle que modifiée par la loi n°90-111 du 31/12/1990 et la loi
n°93-125 du 27/12/1993 : La taxe de formation professionnelle est due mensuellement sur

29
la base du montant total des traitements, salaires, avantages en nature et toutes autres
rétributions versés aux salariés durant le mois précédent.

Le taux de la taxe de formation professionnelle est fixé à 2% pour tous les secteurs à
l’exception des entreprises exerçant dans les secteurs des industries manufacturières qui
sont soumises à ladite taxe aux taux 1%.

 Fonds de Promotion des Logements Sociaux (FOPROLOS) :


Selon les articles 1 et 2 de la loi 77-54 du 03/08/1977, portant institution du FOPROLOS : il
est institué à la charge de tout employeur public ou privé exerçant en Tunisie, à l’exclusion
des exploitants agricoles privés une contribution à la promotion du logement pour les
salariés.

Cette contribution est liquidée mensuellement sur la base des traitements, salaires et toutes
autres rétributions, versés aux salariés durant le mois précédent.

 Taxes au profit des Collectivités Locales (TCL) :


Ce sont des taxes sur les établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel.
Sont redevables de la TCL : les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés, les
personnes physique soumises à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et
commerciaux et des bénéfices des professions non commerciales, les groupements d’intérêt
économique, les associations en participation et les sociétés de personnes exerçant une
activité commerciale ou une profession non commerciale. La TCL est due même en cas
d’exonération de l’impôt sur les sociétés (IS) ou de l’impôt sur le revenu (IR).

30
La TCL est due aux taux de 0,2% du chiffre d’affaires brut local et 0,1% du chiffre d’affaires
provenant de l’exportation.

 La retenue à la source (RS) :


L’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés font l’objet d’une RS, celle-ci est considérée
comme une avance prélevée sur l’IR ou sur l’IS pour les personnes qui y sont imposables.
Bien entendu, les revenus réalisés par les personnes non soumises à l’un ou l’autre des
impôts ne sont pas soumis à la RS, de même, pour les revenus réalisés par les personnes
exonérées en vertu du droit commun ou d’une législation spéciale d’encouragement.

Cette retenue doit être effectuée par la personne payante que ce paiement soit effectué
pour son propre compte ou pour le compte d’autrui. Les débiteurs de personnes soumises à
une RS sont tenus de délivrer, à l’occasion de chaque paiement, aux bénéficiaires des
sommes en question un certificat de retenue, ce certificat comporte : l’identité et l’adresse
de bénéficiaire, le montant brut, le montant de la RS, et le montant net qui lui est payé. La
retenue à la source concerne diverses opérations (traitements et salaires, honoraires,
commissions, loyers, courtage, revenus des capitaux mobiliers, marchés…) chacune est
soumise à un taux spécifique.

31
e.2) La Paie :

En ce qui concerne les écritures de paie, elles peuvent faire l’objet d’un journal auxiliaire à
part, comme elles peuvent être incluses dans le journal des opérations diverses.

Pour les charges relatives à la CNSS, elles font l’objet d’une déclaration trimestrielle :

Toutes les opérations de cette section sont établies à titre indicatif et non limitatif.

32
Section 2 : Les états financiers :

Les états financiers constituent la partie visible pour les tiers des comptes annuels d’une
entreprise, ces états financiers comprennent : le bilan, l’état de résultat, l’état des flux de
trésorerie et les notes aux états financiers.

Le bilan est un document qui présente la situation financière d’une entreprise à un moment
précis (on le compare souvent à une photographie du patrimoine d’une entreprise). Il
indique notamment la valeur des actifs, le capital et les dettes d’une société.

L’état de résultat fournit des renseignements sur la performance de l’entreprise, il présente


l’ensemble des produits (ce qui accroit la richesse de l’entreprise) et des charges (ce qui
diminue la richesse de l’entreprise) générés par l’entreprise durant un exercice comptable.

L’état des flux de trésorerie renseigne sur la manière avec laquelle l’entreprise a obtenu et
dépensé des liquidités à travers ses activités d’exploitation, de financement et
d’investissement et à travers d’autres facteurs affectant sa liquidité et sa solvabilité.

Les notes aux états financiers comprennent les informations détaillant et analysant les
montants figurant dans le corps du bilan, de l’état de résultat et de l’état de flux de
trésorerie ainsi que des informations supplémentaires qui sont utiles aux utilisateurs tels que
les engagements et les passifs éventuels. Elles comprennent les informations dont les
normes comptables tunisiennes requièrent la publication et d’autres informations qui sont
de nature à favorises la pertinence.

Parmi les notes traitées dans le stage, on distingue les soldes intermédiaires de gestion qui
sont utiles pour les utilisateurs des états pour situer les données relatives à l’entreprise et
leur évolution par rapport aux données agrégées du même secteur ou à l’échelle nationale.

L’élaboration des états financiers est réalisée en utilisant le logiciel Microsoft Excel, et ce, à
partir de la balance de la société en établissant des fichiers distincts comportant l’actif et le
passif du bilan, l’état de résultat, l’état des flux de trésorerie, les soldes intermédiaires de
gestion, les valeurs brutes et les amortissements des immobilisations, le tableau de calcul du
résultat fiscal, les tableaux des provisions, des dons, et du chiffre d’affaires, le relevé détaillé

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des immobilisations et leurs amortissements, ainsi que les différentes notes explicatives.
Pour faciliter l’établissement des états financiers, des formules comportant des liaisons
entre les différents montants dans les différents fichiers sont utilisées.

L’objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation financière, la
performance et les flux de trésorerie d’une entreprise, information utile à une gamme variée
d’utilisateurs pour la prise de décisions économiques.

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Etats financiers au 31/12/2019

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