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Module de Vulgarisation

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INSTITUT PRIVE DE FORMATION

IPF KAOURA DE MATAMEYE

COURS DE VULGARISATION

ANNEE ACADEMIQUE : 2018 / 2019


PHARMACIE : PLAN D’ETUDE
I- Objectifs généraux : mener une campagne de vulgarisation dans un groupement des
producteurs
Masse Horaire : Théorie : 12 heures Pratique : 10 heures
II- Contenu du cours
Définition
I- Les méthodes de vulgarisation
II- Les partenaires en vulgarisation
III- Les systèmes de vulgarisation
IV- Les facteurs qui influencent le résultat d’une action de vulgarisation
V- Les expériences de la vulgarisation agricole, pastorale et forestière au Niger

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Définition

La vulgarisation en tant que discipline relevant du domaine des sciences sociales, ne fait pas l’unanimité chez
les spécialistes. En ce qui concerne la délimitation de son espace des règles qui la régissent. Son espace et ses
domaines se distinguent. C’est la logique qui fait de cette discipline une science. C’est ce qui explique que sa
définition varie d’un spécialiste à un autre.

C’est ainsi que ainsi que Pierre CHANTRAN définit la vulgarisation comme étant la combinaison d’un ensemble
de politiques et de moyens permettant de modifier certaines attitudes et pratiques des producteurs ruraux en vue
d’améliorer leurs connaissances et développer leurs compétences. Pour Jean Marise : « Vulgarser c’est
présenter sous une forme assimilable pour les paysans les solutions misent au point par la recherche pour
résoudre leur problème de production». Ces deux définitions traduisent le concept de la vulgarisation.

Le premier temps à limiter le champs de la bénéficiaire de la vulgarisation et aux seuls agriculteurs. Quant à la
deuxième définition, elle tend à restreindre à la résolution.

La vulgarisation est une science dont les objectifs et les bénéficiaires sont beaucoup plus large que ce que
suppose les deux définitions.

Le petit Larousse illustré (1994), en donne d’ailleurs une définition plus générale : En la considérant comme une
activité qui consiste à mettre de la connaissance scientifique et technique ciblé à la portée des catégories sociaux
professionnelles en vue de favoriser le domaine ainsi que l’agriculture au sens large (l’agriculture au sens strict
et l’élevage) mais aussi la foresterie, la pisciculture, l’artisanat, le petit commerce, la médecine et l’éducation en
générale.

En ce qui concerne les objectifs, d’une manière général, l’objectif visé par la vulgarisation est la promotion du
développement des catégories sociales défavorisés. Le mot vulgariser signifie de mettre quelque chose à la
portée du grand public en lui faisant connaître, en rendant utilisable et accessible les techniques. La chose faisant
l’objet de la vulgarisation est appelée à devenir « vulgaire ». C'est-à-dire intégré à l’environnement de la majorité
concerné, elle est vulgarisé ou près du public pour être utilisé soit comme outils de travail soit comme de la
consommation finale, Exemple : matériel de culture attelé, médicament.

La chose faisant l’objet de la vulgarisation n’est donc pas suffisamment connue du public. Pour le public c’est
une innovation. Le public auquel est destiné l’innovation est la population cible. Cette population cible peut être
fractionnée en groupe cible et individu cible. L’opérateur chargé de véhiculé l’innovation est le vulgarisateur. La
vulgarisation agit en transmettant le message à la population cible. Cette dernière réagit aux messages qui leurs
sont adressé, la réaction de la population cible aux messages sont recueilli par le vulgarisateur. La vulgarisation
agit en transmettant des messages à la population cible. Cette dernière réagit aux messages qui leurs sont
adressés, la réaction de la population cible aux message est appelé rétroaction ou « Feedback ».

Les messages sont véhiculés à travers les procédés appelé canaux : contact direct avec la population ; les
affiches ; la presse écrite ; les émissions radiodiffusée et télévisée.

La vulgarisation partage les caractéristiques qui est la même politique que la propagande politique et la
publicité commerciale qui sont également des actes de diffusion de messages en direction du grand public.

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Mais la vulgarisation diffère au niveau du statut des acteurs et des publics. La vulgarisation est une action
publique de développement et ou une organisation privée de bienfaisance (ONG ; Fondation ; Institution
religieuse).

Réflexion : La publicité commerciale et la propagande politique étant destiné à servir les intérêts de leurs auteurs
et celle de la population cible. Il peut faire recours au mensonge pour la conquête, si cela s’avère nécessaire
pour la conquête du marché. Il y a en effet, assez souvent une exagération des qualités attribuées au produit de
service commercial. Il a une non signalisation. Ainsi les promesses électorales très alléchantes sont
généralement connu pour la propagande politique.

La vulgarisation est par contre une action où le mensonge n’a pas une place. En effet il y a incompatibilité entre
vouloir la promotion économique et sociale d’une personne. C'est-à-dire lui vouloir du bien est osé de la personne.
Le vulgarisateur a une obligation de franchise avec la population cible. Il y a le devoir de lui rappeler aussi bien
ses droits et ses devoirs. Parmi ses droits, il y a le fruit qu’il peut espérer des forces publiques et des autres
organismes d’aide.

Il y a le déploiement de ses propres capacités pour atteindre l’objectif de la mission.

I- Les méthodes de vulgarisation

Les méthodes de vulgarisation sont des procédures par lesquelles les innovations sont diffusées dans le milieu
rural. Elles intègrent deux aspects différents :

- Les stratégies des diffusions spatiales des innovations ;


- L’approche des populations cible.

2.1. Les stratégies de diffusions spatiales des innovations

Elles sont des méthodes de propagations des innovations dans l’espace. Elles portent sur le choix des
populations ciblées et comprennent les méthodes de formation d’Elite et les méthodes de formations diffusées.

2.1.1. Les méthodes de formation d’Elite

Sont celles qui constitue à diffuser les innovations à travers les individus choisis à l’intérieure de la population
intérieure pour l’innovation. Ils sont chargés à leur tour de transmettre ces innovations aux autres paysans. On
les appels des élites car ils ont la capacité de production dans la moitié des inventions. Les méthodes de
formations d’élites comprennent la méthode individuelle et la méthode du groupe.

a) La méthode individuelle

Elle est celle qui forme des individus isolés les uns aux autres, chacun évoluant dans son terrain propre.
Chaque individu reçoit régulièrement la visite du vulgarisateur qui profite de son passage de son passage pour
transmettre des messages et recueillir des avis de chaque. Chaque visite est pour le vulgarisateur l’occasion
d’avoir un contact direct avec l’individu.

Dans le message qu’il transmet, le vulgarisateur peut illustrer ces exposées par des supports pédagogiques
dont les images (dessein ; photo). Les outils de travail (outil agricole) et des réalités concrètes observables sur
le terrain (visite de la parcelle d’expérimentation). Il peut également communiquer avec l’individu par écrit dans

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l’intervalle entre deux (2) visites, le dialogues est possible en vulgarisation et chacun des individus lesquels peut
poser des questions pour formuler des observations sur les contenus des paysans pilote et des contacts dans le
projet de vulgarisation agricole.

Exemple : Suivi des paysans pilote ou des paysans de contact dans le projet de vulgarisation.

b) La méthode des groupes

C’est celle qui encadre les individus rassemblés en groupe (20 à 30 personnes) et homogène (même âge même
catégorie sociale, même profession).

Chaque groupe est domicilié en un lieu donné ou il reçoit de la formation qui les sont destinés. Il y a un partage
direct entre le vulgarisateur et les individus fonction du groupe.

Dans le message de vulgarisateur, on peut illustrer les messages pédagogiques avec des images, des outils et
du matériel de travail agricole.

Le dialogue est possible entre le vulgarisateur et chacun des individus du groupe lequel peut poser des questions
et faire des observations sur le contenu des messages qui sont diffusés à la cible. Le vulgarisateur connaît chacun
des individus du groupe. Le groupe est spécialement restreint pour pouvoir rassembler à l’occasion de la séance
de formation dans la salle de classe ordinaire.

Exemple : Formation dans les ex CFGA (Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs) ; les CPT (Centre de
Perfectionnement Technique) et les CPR (Centre de Promotion Rural) et enfin l’encadrement du groupe de
contact dans le cadre de l’ex projet de renforcement de service d’appui à l’agriculture (PRSAA).

2.1.2. Les méthodes de formations diffusées

Ce sont celle qui privilégie le nombre de personne à former par rapport à la qualité de la formation. Elle comprend
la méthode collective et la méthode de Masse.

a) La méthode collective

C’est elle qui choisit comme interlocuteur le public rassemblé spécialement pour programmer le cours de
vulgarisation. Il s’agit de rencontre organisée à l’occasion du passage de vulgarisation dans une localité ou dans
le cas de foire et exposition où sont présentés des innovations intéressantes. Les populations concernées, les
types de public et d’une importance telle qu’il n’est pas dans une salle de classe ordinaire. En milieu rural il est
rassemblé à l’air libre sous l’arbre, il y a contact physique entre le vulgarisateur et le public à l’occasion de chaque
séance. Mais le vulgarisateur ne peut pas identifier tout le public (es composants du public). Après l’exposé du
vulgarisateur, il n’est pas possible à tous les individus de poser des questions ou de formuler des observations
sur le contenu du message.

Le vulgarisateur reçoit le feedback d’une fraction du groupe qui n’est pas forcement représentative.

Exemple 1 : Méthode collectif : Tourner de prise de contact ou d’information entreprise par le vulgarisateur ;

Exemple 2 : Les journées portes ouvertes dans la station de recherche ;

Exemple 3 : Les foires agrosylvopastorale

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b) La méthode de masse

C’est celle qui cible pour chaque activité.

Dans la mesure où, il n’est pas possible de rassembler de tel public en un seul lieu, les canaux appropriés pour
la communication sont : la radio, la télévision, la presse écrite et les affiches. Il n’y a pas de contact physique
entre le vulgarisateur et le public. Le vulgarisateur ne peut s’exprimer, ni commenter dans ces conditions.
Seulement quelques rares individus seront capable de saisir le vulgarisateur par écrit et ou à l’occasion d’un
passage dans le bureau du vulgarisateur pour lui poser des questions ou lui faire des observations sur le message
diffusé. Le vulgarisateur ne peut donc avoir de feedback que d’une fraction qui n’est pas forcement représentative
de la cible. Le vulgarisateur ne connait pas les individus composant le public.

Exemple 1 : L’action de radio club au Niger.

Exemple 2 : Les émissions radiodiffusées de la voix de santé animé par Damouré Zika

2.1.3. Avantage et inconvénients des différentes catégories de méthode de diffusion spatiale

a- Les méthodes de formation de l’élite

- Avantages : en rendant possible le dialogue entre le vulgarisateur et chacun des individus permettent
aux individus de demander la répétition de passage mal attendu, mal suivi et mal compris. C’est
l’occasion aussi pour le vulgarisateur d’apprécier l’efficacité de prestation auprès de chaque individu donc
il faut connaître les insuffisances et pour lequel il peut déterminer les solutions lui permettant de
surmonter les handicaps. Le vulgarisateur a le temps de s’occuper de problème particulier au niveau de
chaque individu. Le cercle restreint formé par les vulgarisateurs et les individus favorisent l’instauration
de climat de confiance mutuelle qui facilite la communication dans les deux sens. Ces facteurs ont pour
conséquences une formation solide qui accole au titre de l’élite rural.
- Inconvénients : les faibles nombres d’individus touchés ne permet pas d’obtenir le changement souhaité.
Les individus touchés deviennent les privilégiés par rapport aux autres qui ne recevront pas la formation
où qu’on doit attendre longtemps pour recevoir. Les moyens mobilisés sont généralement très importants
par rapport au nombre des individus formés.

b- Les avantages et inconvénients des méthodes de formation diffusés (en situation de classes)

2.2.2. Les méthodes de travail

a) Démonstration des techniques

Les démonstrations des techniques consistent pour la vulgarisation à montrer au population comment pratiquer
la nouvelle technique

Exemple : Technique de repiquage. A ce titre, il doit être exécuter lui-même la manipulation devant la population
en exécutant la manipulation et démontrer à la population que cela apporte un bien-être humain. Mais cela ne
suffit pas pour un ou plusieurs individus choisit au hasard à l’intérieur de la population. L’exécution ou le succès

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de la manipulation pour ce dernier démontre que la technique à la portée de la catégorie sociale auxquelles ils
appartiennent.

b) Les démonstrations des résultats

Il consiste pour le vulgarisateur à démontrer à la population pour les besoins de comparaison le résultat obtenu
dans les mêmes conditions déterminées avec l’application d’innovation vulgariser et les résultats. En production
agricole, cela se traduit par la collecte d’un champ de démonstration qui est divisé en deux parties dont la parcelle
témoin. La différence entre les résultats des deux parcelles représente l’effet de l’innovation.

c) L’association de la population a toutes les phases de déroulement

Pour mieux mobiliser les populations au cours des activités, les vulgarisateurs ont intérêt à les associer à toutes
les phases de déroulement des activités. Elles se sentiront ainsi associés. Il doit les associés à la définition des
objectifs de :

- aux choix des innovations pour qu’elle soit adapté à leur réalité socio-économique :
- à la planification des actions pour la programmation ;
- à l’exécution des actions pour qu’elle les approprie ;
- à l’évaluation des actions pour qu’elle mesure leur propre efforts.

Le vulgarisateur n’est ni plus ou moins qu’un simple conseil technique qui donne des avis techniques sur le choix
librement.

Cette méthode de travail est appelé méthode participative de l’approche.

d) L’adoption du calendrier des activités

Les calendriers de travail du vulgarisateur dont il doit tenir compte. Ce dernier doit-être capable au préalable
consulté et pour ceux-ci permettre une organisation. Il n’est pas conseillé par les vulgarisateurs d’organiser une
rencontre le jour de marché très fréquenté. Il est par contre souhaitable et recommandé de profiter de
rassemblement spontanée.

II- Les partenaires en vulgarisation


III- Les systèmes de vulgarisation
 Les principaux systèmes de vulgarisation expérimenté

Au Niger, plusieurs systèmes de vulgarisation ont été expérimenté dont les principaux sont : les systèmes des
actions intégrés, le système de projet et le système de formation et de visite.

 Le système des actions intégrés a fonctionné au cours des années 1960, il associe comme partenaire :
les services de tutelles (Direction Régionale Agriculture / Elevage) chargé de la vulgarisation, des
innovations techniques chacun dans son domaine.

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 Le service de l’animation chargé de la sensibilisation sur la nécessité du changement, l’union Nigérienne
de coopération et de crédit (UNCC) chargé des encadrements de paysans dans le domaine de
l’organisation des produits ;
 La caisse nationale de crédit agricole (CNCA) institution financière chargé de l’octroi de prêt aux
producteurs pour la réalisation des activités agricole.

NB : Ces institutions agissent de manière concerté et leurs actions se complète d’où l’emploi du terme action
intégrés.

 Le système du projet a pris naissance au début des années 1966 s’est intensifié à la fin de cette
décennie pour connaître une relative remontée à partir des années 80 mais continu a fonctionné dans
certaines zones du pays. Il y a beaucoup de fonds commun avec le système précédant. La seule
différence à noter c’est l’apparition dans ce nouveau système de structure spéciale qui ont un caractère
provisoire dont chacun est mise pour l’exécution d’un programme limité dans le temps et dans l’espace
sont appelé projet. Il était introduit en 1987 par la BM et a été conduit par (PRSAA) Programme de
Renforcement au Service d’Appui à l’Agriculture et à l’Environnement.
 Institution Nationale de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN) et la population cible, sa stratégie
repose sur le suivi régulier des agents de vulgarisation. Des échantillons et le suivi régulier des paysans
pilotes par les agents de vulgarisation de base.

Le suivi est synonyme de contrôle et de formation permanent. C’est le système privilégié.

Un agent de vulgarisation de base de formation forestière doit être capable de vulgariser des innovations de
son domaine d’intervention mais également dans d’autres domaines. Un superviseur de formation différent
supervise aussi bien des agents de base de formation agricole mais également des agents de vulgarisation
de base dans les autres domaines.

L’association de population cible au système en tant que partenaire à part entière doivent répondre aux
soucis populations. Ce système est le premier a opté pour l’approche participative. Ce système a cessé de
fonctionner avec l’arrêt de financement à la fin des années 1990.

IV- Les facteurs qui influencent les résultats d’une action de vulgarisation

Plusieurs facteurs influence l’action de la vulgarisation, soit positivement au Niger. Les facteurs positifs sont ce
qui accroit le succès de l’action. Les facteurs négatifs sont ceux qui contribuent à son échec. Les facteurs peuvent
être d’ordre physique ou sont liés au comportement des partenaires de vulgarisation.

 Les facteurs physiques

Les facteurs physiques sont des facteurs caractéristiques du milieu physique dans lequel évolue la population
cible. Il y a cité les facteurs climatiques qui peuvent être positives s’ils sont stables et correspondent aux normes
optimum de production ou négative dans le cas contraire. En effet, la plupart de la production atteint l’optimum
de production dans des conditions climatiques bien déterminé, (température et pluviométrie). Si ces conditions
varient d’une année à une autre, la productivité peut en être définitivement et il est difficile de définir de telle
condition de formule lié à la production, à la vulgarisation.

 Les facteurs liés au comportement des partenaires de vulgarisation

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Parmi les facteurs liés au comportement des partenaires, il est à citer ceux liés au comportement des services
de vulgarisation, au comportement du service d’appui à la vulgarisation, et au comportement au population cible,
et aux comportement de pouvoir publics.

a) Facteurs liés aux comportements des service de vulgarisations

Ils sont les facteurs liés aux comportements des agents de vulgarisation parmi ceux-ci, il y a : les facteurs liés
aux comportements des agents des échelons supérieurs :

- L’observation d’une certaine prudence dans toutes initiative de développement dans le milieu (prendre
le temps de bien connaître le milieu avant d’agir, consulter ses supérieure en cas de doutes sur les
techniques d’application d’une innovation ou sur la conformité d’une action avec la politique nationale du
développement) ;
- L’information systématique des supérieurs de toutes difficulté rencontré sur le terrain dans le cadre de
cette mission ;
- L’utilisation des approches qui maximisent les chances de succès de sa mission dans ces rapports avec
la population cible.

Parmi les facteurs positifs liés aux comportement des agents des échelons supérieurs, il est à citer :

 le suivi régulier des subordonnés pouvant se traduire par des sanctions techniques, matériel et moraux
et des sanctions en cas de nécessité ;
 le choix de l’intérêt du service comme 1ère référence dans la gestion des carrières des subordonnés
(maintenir le plus longtemps possible à leur postes, tout en favorisant leur promotion, les bons agents
pour permettre une meilleure valorisation de leur compétence pour éviter qu’il ne véhicule auprès de
population une mauvaise image des agents de vulgarisation…) ;
 Encouragement des initiatives des subordonnés sans préjudices des corrections apportées aux erreurs
au bon moment et avec la pédagogie approprié (savoir-faire des approches sans frustrer et jamais en
présence ni des populations cibles, ni des subordonnés de l’agent fautif.

b- Facteurs liés aux comportements des services d’appui à la vulgarisation

Parmi les facteurs positifs liés aux comportement des services d’appui à la vulgarisation est à citer :

- La mise au point par les associations de recherche Innovation conforme aux aspirations de la population
cible, et viable techniquement ; économique et socialement.
- La production par l’établissement de formation des cadres techniques c’est-à-dire, des cadres adaptés
au exigence de leur profession ;
- La production en quantité et en qualité suffisante et en des prix observables de bien de matériels de
production entrant dans l’application (intrants agricoles ; intrants zootechniques).
- L’approvisionnement à temps des populations en bien matériels de production.
- La satisfaction des besoins en crédit des populations ;
- L’observation des circuits des productions des populations par les organismes de commercialisation et
deux jeux suffisamment rémunérateurs.

c- Facteurs liés aux comportements de la population cible

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Parmi les facteurs positifs liés aux comportement de la population cible on peut citer :

- La cohésion sociale (absence de conflits entre groupes rivaux susceptible de nuire à la solidarité
communautaire et à la conjugaison des efforts) ;
- La présence des leaders d’opinions ouvert au progrès et sachant montrer le bon exemple ;
- L’absence d’obstacle culturel ou religieux.

V- Les expériences de vulgarisation agricole, pastorale et forestière au Niger

Les expériences de la vulgarisation agricole pastorale et forestière de l’origine à nos jours.


Dans la constitution du territoire nationale à aujourd’hui, le Niger a connu plusieurs expériences de
vulgarisation dans le domaine agricole, pastorale et forestière, dont chacune est déterminée par la
période qu’elle a occupé dans le temps. Il y a quatre expériences correspondant à quatre périodes à
savoir :
 La période coloniale ;
 La période de 1960 – 1970 ;
 La période de 1960 – 1982 ;
 La période de 1982 à aujourd’hui.
La période coloniale
Dans la colonie du Niger créée en 1922, c’est vers la fin des années 1920 et au début des années 1930
que les institutions chargées de la gestion de l’exploitation des ressources du milieu rural ont
commencé à être installées (services agricole, vétérinaire et forestiers, institution para coopérative...).
Il est peut-être plus juste de dire que c’est après la famine de 1931 que beaucoup de mesure
administratives intéressent le développement et la sécurité animale des populations ont touché le
territoire (grenier de réserve, sociétés indigence de prévoyance...). Dans un premier temps, les actions
qui étaient menées visaient les objectifs à caractère conservatoire.

Il fallait d’abord assurer la survie de l’homme par une bonne gestion des produits de ses activités et
des ressources naturelles, les développements pouvant intervenir par la suite, les actions portées sur la
protection des cultures face menaces, la vaccination du bétail contre les maladies contagieuses et la
protection du couvert végétal naturel par le classement des forêts et la réglementation de l’exploitation
forestière. Les actions étaient conditionnées par la survie de l’homme. Il fallait nécessairement assurer
à travers la protection de cultures et du bétail et un minimum d’organisation pour la bonne gestion des
stocks vivrières d’où l’institution des greniers de réserves et des stocks para coopérative devant
permettre la régularisation de l’approvisionnement en denrées alimentaires et en semences des
populations. Il fallait atteindre la fin de la deuxième guerre mondiale (1945) pour que la France en
signe de reconnaissance, de la contribution des africains à la victoire contre l’Allemagne, procède à

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une réorientation de sa politique coloniale en Afrique noire. Désormais, elle ne se contentera plus
d’assurer la simple conservation des ressources des colonies, mais entend également promouvoir leur
développement. Pour ce faire, elle a créé une multitude d’institutions spécialisées chacune dans le
traitement de problème particulier du milieu tropical, zone dans laquelle sont située la plupart de ses
colonies, les institutions étaient :

 L’institution de recherche sur les huiles et les oléagineux (IRHO) pour l’arachide et le palmier
à huile.
 L’institution de recherche sur le coton et le textile (IRCT)
 L’institution de recherche sur le café et le cacao (IRCC)
 L’institution d’élevage et de médecine vétérinaire tropicale (IEMVT)
 Le centre technique forestier tropical (CTFT)

Il est à noter que chacune de ses institutions fonctionnent avec une dotation budgétaire déléguée
directement du budget général de la métropole, et la compétence territoriale de chacun pour le ou les
produits dont il avait.

Résumé des expériences de vulgarisation :

- 1920-1960 : Vaccination du bétail sur toute l’étendue du territoire ; culture de coton et


production de textile ;
- 1960-1970 : Vulgarisation de la culture d’arachide et de coton avec la création de la société
Nigérienne de Commercialisation de l’Arachide ;
- 1970-1982 : (73) Sécheresse, vulgarisation de la culture du niébé ;
- 1982-2010 : Avènement du projet : Crédit OG. CND.
1960 -1980
- CNCA : Caisse Nationale de Crédit Agricole crée en 1967 ;
- RINI : Société des Riz di Niger crée en 1967 pour l’achat et la transformation des produits par
les paysans ;
- Société SONIRAN crée en 1968 pour achat vente des animaux sur pied ;
- OPVN crée en 1970 pour l’achat et la revente à prix modéré ;
- Les actions de vulgarisation sont restées diffuses dans tous les domaines à cause ;
- Aménagement de la vallée du fleuve Niger ;
- Recherche sur l’amélioration véritable des races locales et leur diffusion auprès des
éleveurs (les résultats obtenus en amélioration des productivités ont été significatives).

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