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Exercice S 1

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Feuille d’exercices 1: Groupes et algèbres de Lie

March 4, 2019

Exercice 1 (Revêtements d’un groupe de Lie). Soit G un groupe de Lie


connexe et G̃ son revêtement universel.
1- Montrer qu’il existe une unique structure de groupe de Lie sur G̃ telle
que la projection p : G̃ → G est un morphisme de groupes.
2- Montrer que le groupe fondamental de G est isomorphe à p−1 (1G ).
3- Montrer que p−1 (G) est central dans G̃.
Exercice 2 (Algèbre de Lie de sous-groupes immergés). Soit G un groupe
de Lie d’algèbre de Lie g. Soit H un sous-groupe (non nécessairement fermé)
de G. On définit
Lie(H) = {u ∈ 1G | ∃γ : R → H de classe C 1 , γ(0) = 1G , γ 0 (0) = u} .
1- Montrer que h est un sous-espace vectoriel de g.
2- Montrer que h est une sous-algèbre de Lie de g.
3- Montrer que si H est normal dans G, alors h est un idéal de g.

Réciproquement, soit h une sous-algèbre de Lie de G.


4- Montrer qu’il existe un sous-groupe H de G tel que Lie(H) = h. (On
pourra considérer la distribution E ⊂ T G invariante par multiplication à
gauche et telle que E1G = h.)
5- On suppose G connexe. Montrer que si h est un idéal de g, alors il
existe un sous-groupe normal H de G tel que Lie(H) = h.
6- Soit G un groupe de Lie connexe. Montrer que G est simple si et
seulement si g est simple et Z(G) = {1G } (où Z(G) désigne le centre de G).
Exercice 3 (Groupes et algèbres de Lie résolubles). Soit G un groupe de Lie
d’algèbre de Lie g. On note D(g) le sous-espace engendré par les [u, v], u, v ∈
g.
1- Montrer que D(g) est un idéal de g et que g/D(g) est une algèbre de
Lie abélienne (i.e. [u, v] = 0 pour tous u, v).
2- On suppose G simplement connexe. Montrer que D(G) est fermé dans
G et que Lie(D(G)) = D(g).
On définit par récurrence Di (g) = D(Di−1 (g)) (et D0 (g) = g). On dit
que g est résoluble s’il existe i ≥ 0 tel que Di (g) = {0}.
3- Montrer que G est résoluble si et seulement si g est résoluble.

1
Exercice 4 (Théorème d’Engel). On considère la propriété Pn : “pour tout
espace vectoriel V et toute sous-algèbre de Lie g de End(V ), si tous les
éléments de g sont nilpotents, alors il existe v ∈ V \{0} tel que Av = 0 pour
tout A ∈ g”. On veut montrer cette propriété par récurrence sur n.
1- Montrer que P1 est vraie.
On suppose maintenant Pk vraie pour k ≤ n − 1. Soit V un espace
vectoriel, g une sous-algèbre de Lie de End(V ) de dimension n et h une
sous-algèbre de Lie stricte de g.
2- Montrer qu’il existe A ∈ g\h tel que [A, B] ∈ h pour tout B ∈ h.
def
3- Montrer que ker h = {v ∈ V | Bv = 0 for all B ∈ h} est invariant par
h.
4- Conclure que ker g contient un vecteur non-nul. (Indication: on pourra
raisonner par récurrence sur la dimension de h.)
5- Soit V un espace vectoriel de dimension k < +∞ et g une sous-algèbre
de Lie de End(V ) dont tous les éléments sont nilpotents. Montrer qu’il existe
un drapeau complet {0} = F0 ⊂ F1 ⊂ . . . ⊂ Fk−1 ⊂ Fk = V , dim(Fi ) = i
dans V tel que A(Fi ) ⊂ Fi−1 pour tout i ∈ {1, . . . , k} et tout A ∈ g.
Exercice 5 (Critère de résolubilité de Cartan). Soit V un espace vectoriel
complexe de dimension finie. Pour A ∈ End(V ), on note

adA : End(V ) → End(V )


.
B 7→ AB − BA
1- Soit S un endomorphisme diagonalisable de V . Montrer que adS est
diagonalisable. Quels sont les espaces propres et les valeurs propres de adS ?
2- Soit N un endomorphisme nilpotent de V . Montrer que adN est
nilpotent.
3- Soit A un endomorphisme de V . Montrer qu’il existe S diagonalisable
et N nilpotent tels que S et N commutent et A = S + N . Montrer que cette
décomposition est unique.
4- On note S̄ l’endomorphisme diagonalisable de V qui a les mêmes es-
paces propres que S et dont les valeurs propres sont complexes conjuguées
à celles de S. Montrer qu’il existe un polynôme P ∈ C[X] divisible par X
(dépendant de A) tel que
adS̄ = P (adA ) .
5- Soit g une sous-algèbre de Lie de End(V ) telle que Tr(AB) = 0 pour
tout A ∈ [g, g] et tout B ∈ g. Montrer que tout A ∈ [g, g] est nilpotent.
(Indication: montrer que Tr(AS̄) = 0.)
6- Soit g une algèbre de Lie réelle. Montrer que g est résoluble si et
seulement si [g, g] est orthogonal à g pour la forme de Killing.
Exercice 6 (Critère de semi-simplicité de Cartan). Soit g une algèbre de
Lie réelle. Le but de cet exercice est de démontrer que les trois propriétés
suivantes sont équivalentes:

2
• g n’a pas d’idéal résoluble non trivial,

• la forme de Killing κg de g est non-dégénérée,

• g se décompose en un produit d’algèbres simples.

Ces trois propriétés caractérisent donc les algèbres de Lie semi-simples.

Si V est un sous-esapce vectoriel de g, on note V ⊥ = {u ∈ g | κg (u, v) =


0 forall v ∈ V } son orthogonal pour la forme de Killing.
1. Soit g une algèbre de Lie et i un idéal le g. Montrer que i⊥ est un
idéal de g.
2. Montrer que κi = κg |i .
3. On suppose que g n’a pas d’idéal résoluble. Montrer que pour tout
idéal de i de g, i ⊕ i⊥ = g.
4. En déduireLque g est une somme directe d’algèbres de Lie simples.
5. Soit g = i∈I gi une somme directe d’algèbres simples. Montrer que
chaque κgi est non-dégénérée. En déduire que κg est non-dégénérée.
6. Soit g une algèbre de Lie telle que κg est non-dégénérée. Montrer que
g n’a pas d’idéal abélien. En déduire que g n’a pas d’idéal résoluble.

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