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Projet GNSS

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Rapport de Projet

INGÉNIERIE
SPATIALEE

La modélisation d'une constellation


de satellites GNSS

ENCADRÉ PAR: [Link] MOHAMED


RÉALISÉ PAR: WISSAL MOUNSIF
KAOUTAR LAHMAIDI
BOUTAINA LINBOUI
Remerciement:

Je tiens à adresser mes sincères remerciements à Pr. Charif


Mohamed pour son encadrement et son soutien tout au long
de ce projet. Grâce à sa précieuse expertise, à sa disponibilité
et à ses conseils judicieux, j'ai pu mener à bien la modélisation
d'une constellation de satellites GNSS.
Son implication et ses retours constructifs m'ont permis
d'approfondir mes connaissances et de surmonter les défis
rencontrés durant la réalisation de ce travail. Je lui suis
particulièrement reconnaissant(e) pour sa confiance et pour
l'opportunité qu'il m'a donnée de développer ce projet sous sa
direction.
Je lui exprime ma profonde gratitude pour son
accompagnement et son engagement.
Table de matière

INTRODUCTION.................................................................................1
[Link] fondamentaux des GNSS.............................................2
1.1 Définition des GNSS ................................................................2
1.2 Structure d’un système GNSS.................................................5
1.2.1 Segment spatial (satellites)............................................5
1.2.2 Segment utilisateur (récepteurs)...................................6
1.2.3 Segment de contrôle (stations au sol)...........................6
1.3 Principes de fonctionnement des GNSS.................................7
1.3.1. Triangulation et trilatération.........................................8
1.3.2. Synchronisation des horloges.......................................8
2.Mécanique orbitale des sattelites................................................9
2.1 Loi de Kelper...............................................................................9
2.2 Paramètres orbitaux ................................................................10
2.3 Types d’orbites pour GNSS.......................................................11
[Link] et caractéristiques des constellations GNSS.........12
3.1. Types d’orbites..........................................................................13
3.2 Caractéristiques principales.....................................................14
3.3 Comparaison des constellations existantes .........................15
3.3.1 GPS (Global Positioning System) .......................................15
3.3.2 Galileo....................................................................................15
3.3.3 GLONASS ...............................................................................15
3.3.4. BeiDou .................................................................................16
4. Simulation sur MATLAB.................................................................17
4.1 Introduction à MATLAB.......................................................17
4.2 Introduction au projet.........................................................17
4.3 Paramètres de la Terre et des Satellites............................18
4.4 Le code de simulation..........................................................18
4.5 Simulation 3D.........................................................................21
4.6 Analyse des résultats obtenus.............................................25
Liste des figures

Figure1.1- Les systemes GNSS

Figure1.2- Fonctionnement des GNSS

Figure 2.1- Types d’orbites pour GNSS

Figure 3.1- Architecture de la constellation de GNSS

Fig 4.2 : Mouvement orbital des satellites

Fig 4.1 : Affichage initial de la Terre et des satellites dans leur position de départ

Fig 4.3 : Suivi de la trajectoire orbitale des satellites

Fig 4.4 : Projection de la couverture des satellites sur la Terre

Fig 4.5 : Vue finale de la simulation


Introduction:
Dans un monde où la géolocalisation et la navigation jouent un rôle essentiel
dans les activités quotidiennes et industrielles, les systèmes mondiaux de
navigation par satellite (GNSS) se sont imposés comme une technologie clé. Ces
systèmes, comme le GPS (États-Unis), Galileo (Europe), GLONASS (Russie) et
BeiDou (Chine), offrent des services variés allant de la navigation pour les
particuliers aux applications critiques comme la synchronisation temporelle dans
les réseaux télécoms et la gestion des transports. Leur impact s'étend à des
domaines tels que l'agriculture de précision, l'aviation et la défense.
Cependant, comprendre et optimiser ces constellations de satellites pose de
nombreux défis. Comment ces satellites sont-ils répartis pour garantir une
couverture mondiale ? Quelles sont les erreurs qui affectent la précision des
signaux GNSS ? Comment modéliser efficacement un tel système complexe ? Ces
questions reflètent les enjeux de la modélisation d'une constellation GNSS, un
exercice indispensable pour analyser les performances et améliorer les systèmes
existants.
Ce projet vise à modéliser une constellation GNSS en simulant les orbites des
satellites, leurs interactions avec les utilisateurs et les performances globales du
système. L’objectif principal est de fournir une compréhension approfondie des
principes fondamentaux des GNSS et d’utiliser des outils de simulation pour
analyser des aspects tels que la couverture géographique et la précision des
signaux. En étudiant des scénarios pratiques, ce travail permettra de mieux
appréhender les défis techniques liés à ces systèmes.
Le rapport est structuré en plusieurs parties. Tout d’abord, une section théorique
présente les concepts fondamentaux des GNSS, les caractéristiques des
constellations existantes et les principes de la mécanique orbitale. Ensuite, la
partie pratique détaille les outils utilisés, la méthodologie de modélisation et les
résultats obtenus lors de la simulation. Enfin, une analyse des performances,
suivie d’une conclusion et de perspectives d’amélioration, viendra compléter ce
travail.
Ce rapport constitue ainsi une contribution à l’étude et à la simulation des
systèmes GNSS, mettant en lumière leur fonctionnement et leur importance dans
un monde de plus en plus connecté.

1
[Link] fondamentaux des GNSS
1.1 Définition des GNSS

Le GNSS (Global Navigation Satellite Systems) est un terme générique qui désigne
l'ensemble des systèmes de navigation par satellite capables de fournir des services de
positionnement, de navigation et de synchronisation à l'échelle mondiale. Ces systèmes
utilisent des constellations de satellites qui envoient des signaux à des récepteurs au
sol pour déterminer avec précision la position, la vitesse et l'heure.
Principes de fonctionnement Satellites
Les satellites GNSS transmettent des signaux radio codés contenant des informations
sur leur position et leur heure.
Récepteurs
Les récepteurs GNSS au sol captent ces signaux et calculent leur position en mesurant
le temps nécessaire pour que les signaux atteignent le récepteur (principe de
trilatération).
Segments GNSS
Segment spatial : Satellites en orbite.
Segment de contrôle : Stations au sol qui surveillent et ajustent les orbites et
horloges des satellites.
Segment utilisateur :Récepteurs GNSS utilisés dans divers secteurs (transport,
agriculture, militaire, etc.).
Applications principales
Navigation : Maritime, aérienne et terrestre.
Synchronisation temporelle : Télécommunications, réseaux électriques, finance. .
Cartographie et géodésie : Mesures topographiques, surveillance des mouvements
terrestres.

2
Principaux Systèmes GNSS

GPS (États-Unis) : Le système le plus utilisé, avec 24 à 32 satellites, offrant une


couverture mondiale et une précision de 5 à 10 mètres.
GLONASS (Russie) : Système similaire au GPS, avec 24 satellites, assurant une
couverture mondiale, avec une meilleure précision dans les zones proches des
pôles.
Galileo (Union Européenne) : En cours de déploiement, il offrira une précision
supérieure (jusqu’à 1 mètre) avec 30 satellites une fois complet.
BeiDou (Chine) :Système en développement, avec une couverture mondiale,
utilisant des satellites en orbite géostationnaire et inclinée, similaire au GPS.
Ces systèmes garantissent une couverture et une précision optimales pour la
navigation et la géolocalisation.

Les systèmes GNSS offrent une couverture mondiale et une précision optimale pour la
navigation et la géolocalisation en permettant aux récepteurs de déterminer leur
position grâce aux signaux de plusieurs satellites. Ces systèmes assurent une couverture
globale, peu importe l’endroit, et offrent une précision de quelques mètres (GPS) à moins
de 1 mètre (Galileo). L'utilisation de plusieurs constellations de satellites améliore la
fiabilité et la redondance, garantissant un positionnement précis et continu même dans
des environnements difficiles. Ces systèmes sont essentiels pour des applications
comme la navigation automobile, la géolocalisation mobile et les véhicules autonomes.

Figure1.1- Les systèmes GNSS

3
Différences entre GNSS, GPS et autres systèmes comme Galileo, GLONASS, BeiDou

GNSS GPS Galileo GLONASS BeiDou


Caractéristique
(Global) (USA) (Europe) (Russie) (Chine)

Global
Union
Pays/Organisati (ensemble États-
Européen Russie Chine
on des Unis
ne
systèmes)

Concept 1978 2011 1982 2000


Date de global (opération (opération (opération (opération
lancement (années nel en nel en nel en nel en
1980) 1995) 2020) 1996) 2020)

Variable
Nombre de
selon les 31 actifs 24-30 22 actifs 35 (prévu)
satellites
systèmes

Intégratio
Type de n de GNSS GNSS GNSS GNSS
système plusieurs mondial mondial mondial mondial
systèmes

~1 à 5
mètres 5 à 10 ~5 à 10 1 à 10
1 mètre
Précision (combinai mètres mètres mètres
(civil)
son des (civil) (civil) (civil)
GNSS)

Moyenne
MEO et
(MEO) et Moyenne Moyenne Moyenne
Orbites géostatio
géostatio (MEO) (MEO) (MEO)
nnaire
nnaire

Variable
Inclinaison
selon les ~55° ~56° ~64,8° ~55°
orbitale
systèmes

Couverture Globale Globale Globale Globale Globale

Compatibl Compatibl
Compatibl Compatibl Compatibl
e avec e avec
Compatibilité e avec e avec e avec
d’autres GPS,
Galileo GPS Galileo
systèmes Galileo

4
1.2 Structure d’un système GNSS
Un système GNSS repose sur une architecture complexe divisée en trois
segments principaux : le segment spatial, le segment utilisateur, et le segment
de contrôle. Ces segments travaillent ensemble pour fournir des services de
positionnement, de navigation et de synchronisation de manière fiable et
précise.

1.2.1 Segment spatial (satellites)

Le segment spatial est constitué des satellites qui orbitent autour de la Terre.
Ces satellites émettent des signaux radio contenant des informations
essentielles pour les utilisateurs terrestres :
Position orbitale (Éphémérides): Indique la position exacte du satellite à un
moment donné.
Informations temporelles : Émissions synchronisées à partir des horloges
atomiques embarquées, permettant de calculer la distance entre le satellite
et le récepteur.
Caractéristiques :
Orbites : Généralement en moyenne orbite terrestre (MEO) à des altitudes
comprises entre 20 000 et 24 000 km.
Nombre de satellites : Une constellation typique comporte entre 24 et 30
satellites pour une couverture globale.
Inclinaison : Les satellites sont placés sur plusieurs plans orbitaux pour
maximiser la couverture et minimiser les zones d’ombre.

1.2.2 Segment utilisateur (récepteurs)

Le segment utilisateur comprend les équipements capables de recevoir et


d’exploiter les signaux GNSS pour calculer des positions précises.
Types de récepteurs :
- Récepteurs pour la navigation (maritime, aérienne, terrestre).
- Appareils de géolocalisation (smartphones, montres connectées).
- Applications spécialisées (géodésie, agriculture de précision, systèmes
militaires).

5
Fonctionnement: Les récepteurs captent les signaux de plusieurs satellites
(minimum 4 pour une solution 3D précise) et effectuent des calculs pour
déterminer leur position, leur vitesse et leur synchronisation temporelle.
Ces calculs reposent sur la technique de trilatération, basée sur la mesure
des distances satellites-récepteur.
Précision: Dépend de plusieurs facteurs, notamment la géométrie des
satellites visibles, la qualité des signaux et la correction des erreurs
atmosphériques.

1.2.3 Segment de contrôle (stations au sol)

Le segment de contrôle est responsable de la gestion et de la maintenance du


système GNSS. Il se compose de stations terrestres réparties stratégiquement
pour surveiller et commander les satellites.
Composants :
- Stations de suivi : Mesurent les signaux émis par les satellites pour déterminer
leur position et leur santé.
- Stations de contrôle principal : Calculent et mettent à jour les paramètres
orbitaux et temporels des satellites.
- Stations de télécommunication : Envoient les commandes nécessaires aux
satellites pour ajuster leur position ou leurs horloges.
Rôles principaux :
- Surveillance : S'assurer que les satellites restent sur leur trajectoire et émettent
des signaux précis.
- Synchronisation : Maintenir la précision des horloges atomiques embarquées.
- Mise à jour des éphémérides : Fournir des informations actualisées aux
utilisateurs pour garantir une précision optimale.
Ces trois segments interconnectés assurent le bon fonctionnement des
systèmes GNSS et permettent leur utilisation dans une multitude d'applications
modernes.

6
1.3 Principes de fonctionnement des GNSS

Les systèmes GNSS permettent de déterminer la position d’un récepteur sur Terre grâce
à des satellites en orbite. Voici les étapes principales :
Constellation de satellites : Chaque système GNSS dispose de plusieurs satellites en
orbite moyenne (environ 20 000 km) qui émettent en permanence des signaux radio
contenant des informations sur leur position et l'heure exacte.
Réception des signaux : Un récepteur GNSS (comme un smartphone ou un GPS) capte
les signaux émis par au moins quatre satellites.
Calcul des distances : Le récepteur mesure le temps que met le signal pour voyager du
satellite au récepteur. En multipliant ce temps par la vitesse de la lumière, il déduit la
distance entre le satellite et le récepteur.
Trilatération : En combinant les distances mesurées avec les positions des satellites, le
récepteur calcule sa propre position en trois dimensions (latitude, longitude et altitude).
Synchronisation temporelle : Pour assurer la précision, les horloges atomiques des
satellites et celles du récepteur doivent être parfaitement synchronisées. Les systèmes
GNSS corrigent automatiquement les écarts de temps.
Ces principes permettent une géolocalisation précise pour diverses applications, allant
de la navigation au sol à la synchronisation des réseaux de télécommunication.

Figure1.2- Fonctionnement des GNSS

7
Les systèmes GNSS reposent sur plusieurs principes fondamentaux pour déterminer
avec précision la position, la vitesse et le temps. Ces principes incluent la triangulation, la
trilatération, la synchronisation des horloges, et la transmission des signaux.

1.3.1. Triangulation et trilatération

Triangulation : La triangulation est un principe utilisé pour estimer une position à


partir d'angles. Cependant, dans les GNSS, ce concept est adapté en utilisant des
distances pour calculer la position d'un récepteur au sol.

Trilatération: La trilatération est le cœur des GNSS. Elle consiste à déterminer la


position 3D d'un récepteur à partir des distances mesurées entre celui-ci et au
moins quatre satellites.

1.3.2. Synchronisation des horloges

La synchronisation des horloges est cruciale pour assurer une mesure précise des
distances entre le récepteur et les satellites:
Horloges des satellites : Les satellites GNSS utilisent des horloges atomiques,
extrêmement précises (précision de l'ordre de la nanoseconde).
Ces horloges garantissent une synchronisation parfaite entre les satellites et l'émission
des signaux.
Horloges des récepteurs : Contrairement aux satellites, les récepteurs GNSS utilisent
des horloges moins précises (généralement des quartz).
Pour corriger cette différence, un quatrième satellite est utilisé pour compenser l'erreur
temporelle et synchroniser l'horloge du récepteur.
Effet relativiste : Les satellites GNSS, se déplaçant à grande vitesse et soumis à des
altitudes élevées, subissent des effets de la relativité restreinte et générale :
Relativité restreinte : Les satellites perçoivent un temps légèrement plus lent à cause
de leur vitesse.
Relativité générale : À leur altitude, le champ gravitationnel est plus faible, ce qui
accélère leur horloge.

8
1.3.3. Transmission des signaux

Les satellites GNSS transmettent des signaux spécifiques contenant des informations
nécessaires pour le positionnement et la syLes satellites GNSS transmettent des signaux
à des fréquences spécifiques, et chaque système GNSS (comme le GPS, GLONASS,
Galileo) utilise des bandes de fréquence différentes. Les signaux sont modulés avec des
informations essentielles comme les codes (C/A code pour civil, P code pour militaire),
les fréquences spécifiques pour la transmission, et les messages de navigation qui
contiennent des informations sur la position actuelle des satellites, leur état, et l'heure
exacte d'émission du signal. Ces signaux sont utilisés pour calculer la distance entre le
récepteur et les satellites, ce qui permet de déterminer la position du récepteur. Les
signaux subissent également des corrections en fonction des perturbations
atmosphériques pour améliorer la pré[Link]. Ces signaux sont
caractérisés par :

2. Mécanique orbitale des satellites


2.1 Lois de Kepler
Les lois de Kepler, formulées au début du XVIIe siècle par l'astronome Johannes Kepler,
décrivent le mouvement des planètes et des satellites autour du soleil et d'autres corps
célestes. Ces lois sont fondamentales pour la mécanique orbitale, y compris pour la
trajectoire des satellites GNSS. Voici les trois lois de Kepler adaptées aux satellites :
Première loi (Loi des orbites elliptiques)
La première loi de Kepler stipule que les orbites des planètes (ou des satellites) sont des
ellipses, et que le centre de la force gravitationnelle (par exemple, la Terre pour un
satellite terrestre) occupe l'un des foyers de l'ellipse. Cela signifie que la distance entre
un satellite et la Terre varie au cours de son orbite.
Deuxième loi (Loi des aires égales)
La deuxième loi de Kepler énonce que la ligne imaginaire reliant un satellite à la Terre
balaie des aires égales pendant des intervalles de temps égaux. En d'autres termes, le
satellite se déplace plus rapidement lorsqu'il est plus proche de la Terre (au périgée) et
plus lentement lorsqu'il en est éloigné (à l'apogée). Cela résulte de la conservation du
moment angulaire du satellite.

roisième loi (Loi des périodes orbitales)


La troisième loi de Kepler stipule que le carré de la période orbitale d'un satellite est
proportionnel au cube de la distance moyenne entre le satellite et la Terre (ou un autre
corps central). En d'autres termes, plus un satellite est éloigné de la Terre, plus sa
période orbitale est longue. Cette loi permet de relier la durée d'un tour orbital à la taille
de l'orbite.

9
Ces lois sont cruciales pour le calcul des trajectoires des satellites GNSS, permettant de
prédire avec précision leur position et leur mouvement en orbite afin de fournir des
données fiables pour le positionnement global.

2.2. Paramètres orbitaux


Les paramètres orbitaux sont des variables utilisées pour décrire l'orbite d'un satellite.
Ils permettent de déterminer la position du satellite à tout moment dans son trajet
autour de la Terre. Voici les principaux paramètres orbitaux :
Inclinaison (i):
L'inclinaison est l'angle entre le plan de l'orbite du satellite et l'équateur terrestre. Elle
définit l'orientation de l'orbite par rapport à l'équateur. Une inclinaison de 0°
correspond à une orbite équatoriale, tandis qu'une inclinaison de 90° représente une
orbite polaire, où le satellite passe au-dessus des pôles de la Terre.
Excentricité (e):
L'excentricité mesure l'ovalité de l'orbite. Si l'excentricité est nulle (e = 0), l'orbite est
circulaire. Plus l'excentricité est élevée, plus l'orbite est elliptique. Une excentricité faible
signifie une orbite presque circulaire, tandis qu'une excentricité élevée indique une
orbite plus allongée.
Période orbitale (T):
La période orbitale est le temps qu'un satellite met pour effectuer un tour complet
autour de la Terre. Elle est directement liée à la taille de l'orbite (au rayon moyen de
l'orbite) selon la troisième loi de Kepler. La période est généralement exprimée en
heures ou minutes.
Agrandissement ou apogée (r_max):
L'apogée est le point de l'orbite où le satellite est le plus éloigné de la Terre. Il
représente la distance maximale entre le satellite et le centre de la Terre.
Périgée (r_min):
Le périgée est le point de l'orbite où le satellite est le plus proche de la Terre. Il
représente la distance minimale entre le satellite et le centre de la Terre.
Longitude du nœud ascendant (Ω):
Ce paramètre détermine l'orientation de l'orbite dans le plan de l'équateur terrestre. Il
est défini comme l'angle entre le point d'intersection de l'orbite avec l'équateur (le nœud
ascendant) et le méridien de référence.
Argument du périgée (ω):
L'argument du périgée est l'angle entre le nœud ascendant et le périgée de l'orbite. Il
décrit la position du périgée dans le plan orbital.

10
Anomalie moyenne (M):
L'anomalie moyenne est un paramètre qui permet de décrire la position d'un satellite sur
son orbite elliptique à un instant donné. Elle est liée au temps écoulé depuis le passage
du satellite au périgée et permet de calculer la position réelle du satellite sur son orbite.
Ces paramètres orbitaux sont essentiels pour prévoir la trajectoire et la position d'un
satellite à tout moment, ce qui est crucial pour les systèmes GNSS, afin de calculer
précisément la position d'un récepteur.

2.3. Types d’orbites pour GNSS

Les systèmes GNSS utilisent principalement des orbites moyennes terrestres (MEO)
pour placer leurs satellites. Cependant, il est utile de comparer cette orbite avec
d'autres types comme les orbites basses (LEO) et géostationnaires (GEO), qui
présentent des caractéristiques différentes en termes de couverture, de vitesse, et de
latence.
Orbites moyennes terrestres (MEO) : choix pour les GNSS
Les orbites moyennes terrestres (MEO) se situent à une altitude d'environ 20 000 à 35
000 kilomètres au-dessus de la Terre. Les satellites GNSS, tels que ceux du système
GPS, sont généralement placés dans cette gamme d'altitudes pour plusieurs raisons :
Couverture mondiale : À cette altitude, les satellites peuvent couvrir de vastes zones
de la Terre, permettant une couverture globale avec une constellation de satellites
(par exemple, 24 à 30 satellites pour le GPS).
Vitesse et période orbitale adaptées : Les satellites dans les orbites MEO ont une
période orbitale de 12 heures, ce qui permet une gestion efficace de la constellation
de satellites. Leur vitesse est suffisante pour garantir une orbite stable tout en
minimisant les perturbations gravitationnelles.
Temps de propagation raisonnable : Les signaux envoyés depuis ces orbites
atteignent le récepteur à une vitesse qui équilibre la précision et la latence,
permettant des calculs de position relativement rapides.
Comparaison avec les orbites basses (LEO) et géostationnaires (GEO)

2.3.1 Orbites basses (LEO)


Les orbites basses terrestres (LEO) se trouvent généralement à une altitude comprise
entre 160 et 2 000 kilomètres. Ces orbites présentent plusieurs avantages et
inconvénients :
Avantages :
Faible latence : Étant proches de la Terre, les satellites en LEO présentent une faible
latence, ce qui est particulièrement utile pour certaines applications nécessitant une
communication rapide, comme la télémétrie.
Précision accrue : Les satellites en LEO peuvent offrir une meilleure précision de
localisation en raison de la proximité avec la Terre.

11
2.3.1 Orbites basses (LEO)
Les orbites basses terrestres (LEO) se trouvent généralement à une altitude comprise
entre 160 et 2 000 kilomètres. Ces orbites présentent plusieurs avantages et
inconvénients :
Avantages :
Faible latence : Étant proches de la Terre, les satellites en LEO présentent une faible
latence, ce qui est particulièrement utile pour certaines applications nécessitant une
communication rapide, comme la télémétrie.
Précision accrue : Les satellites en LEO peuvent offrir une meilleure précision de
localisation en raison de la proximité avec la Terre.

Inconvénients :
Couverture limitée : Un seul satellite en LEO couvre une petite portion de la Terre,
nécessitant un grand nombre de satellites pour fournir une couverture globale. Cela
implique une gestion complexe des satellites.
Période orbitale plus courte : Les satellites LEO ont une période orbitale très courte
(environ 90 minutes), ce qui signifie qu'ils passent rapidement au-dessus d'un point
donné de la Terre. Cela nécessite une plus grande coordination entre les satellites pour
maintenir la couverture continue.

2.3.2 Orbites géostationnaires (GEO)


Les orbites géostationnaires (GEO) sont situées à une altitude d'environ 35 786
kilomètres, où un satellite peut rester stationnaire par rapport à un point spécifique de la
Terre (c'est-à-dire qu'il a une période orbitale de 24 heures et suit la rotation de la Terre).
Avantages :
Couverture fixe : Un satellite en GEO reste toujours au-dessus du même point de la
Terre, offrant une couverture constante pour les régions situées sous la trajectoire.
Moins de satellites nécessaires : Comparativement aux LEO, un nombre relativement
faible de satellites en GEO peuvent couvrir une large zone.
Inconvénients :
Latence élevée : La distance importante entre la Terre et les satellites en GEO entraîne
un temps de propagation élevé pour les signaux, ce qui peut affecter la précision des
systèmes GNSS.
Zone de couverture limitée : Les satellites en GEO ne peuvent couvrir que les zones
proches de l'équateur, car ils sont positionnés directement au-dessus de celui-ci.

12
Les orbites moyennes terrestres (MEO) sont idéales pour les systèmes GNSS en raison de
leur compromis entre couverture, vitesse, période orbitale et temps de propagation. Bien
que les orbites LEO offrent une latence plus faible et une meilleure précision à court terme,
elles nécessitent un grand nombre de satellites et une gestion complexe. Les orbites GEO,
quant à elles, sont utiles pour certaines applications de communication, mais elles ne
conviennent pas aux systèmes GNSS en raison de leur latence plus élevée et de leur
couverture limitée aux zones proches de l'équateur.

Figure 2.1- Types d’orbites pour GNSS

3. Architecture et caractéristiques des


constellations GNSS
3.1 Types d’orbites
Les constellations GNSS (Global Navigation Satellite System) sont conçues pour offrir une
couverture mondiale et une précision optimale pour le positionnement, la navigation et la
synchronisation temporelle.
Architecture des constellations GNSS
Type d’orbite
Orbites moyennes terrestres (MEO) : Utilisées par GPS, Galileo, et GLONASS, situées à
environ 20 000 km.
Orbites géostationnaires (GEO) : Fixes par rapport à la Terre, situées à 36 000 km,
utilisées pour des systèmes régionaux comme l’IRNSS.

13
Orbites basses (LEO) : Faiblement exploitées pour les GNSS, elles offrent une faible
latence.
Inclinaison orbitale : Adaptée pour couvrir efficacement les régions polaires et les
hautes latitudes.

3.2 Caractéristiques principales

Précision et synchronisation temporelle:


Utilisation d’horloges atomiques précises pour synchroniser les signaux.
Fourniture d’une précision de positionnement de l’ordre de quelques mètres.
Redondance et fiabilité;
Satellites de réserve pour pallier les défaillances.
Surveillance continue par des stations au sol.
Interopérabilité:
Collaboration entre les systèmes comme GPS, Galileo, GLONASS et BeiDou pour une
précision accrue.
Les constellations GNSS combinent une organisation spatiale rigoureuse et des
technologies avancées pour offrir des services fiables et performants dans le monde
entier.

Figure 3.1- Architecture de la constellation de GNSS

14
3.3 Comparaison des constellations existantes
3.3.1 GPS (Global Positioning System)
Structure :
Constellation composée de 24 satellites opérationnels (plus des satellites de réserve).
Orbites moyennes terrestres (MEO) à une altitude d’environ 20 200 km.
Répartis sur 6 plans orbitaux inclinés à 55° pour une couverture mondiale.
Caractéristiques principales :
Précision de positionnement d’environ 5 à 10 mètres (sans corrections).
Réseau de contrôle au sol basé aux États-Unis.
Fonctionnement optimal avec un minimum de 4 satellites visibles par utilisateur.

3.3.2 Galileo
Structure :
Constellation européenne composée de 24 satellites opérationnels (plus 6 satellites de
réserve).
Orbites moyennes terrestres similaires à celles du GPS (altitude de 23 222 km).
Orbites inclinées à 56° pour une meilleure couverture des régions polaires.
Améliorations par rapport à GPS :
Horloges atomiques plus précises (marge d’erreur réduite).
Meilleure résistance aux interférences et signaux plus robustes.
Haute précision : jusqu’à 1 mètre en mode ouvert et 20 cm en mode payant.
Services diversifiés : SAR (Search and Rescue) pour les opérations de sauvetage.

3.3.3 GLONASS
Structure :
Constellation russe composée de 24 satellites opérationnels.
Orbites MEO à une altitude de 19 100 km, légèrement inférieure à celle du GPS et
Galileo.
Inclinaison orbitale de 64,8° pour une meilleure couverture des hautes latitudes.
Stratégie de couverture :
Optimisé pour les utilisateurs situés en Russie et ses environs.
Moins précis que GPS et Galileo (15 à 20 mètres).

15
3.3.4. BeiDou
Structure :
Constellation chinoise composée de 35 satellites (MEO, GEO et IGSO).
1. MEO : Altitude similaire à GPS/Galileo ; GEO et IGSO (orbites inclinées
géosynchrones) pour une couverture régionale accrue.
Stratégie de couverture :
Conçu pour une couverture mondiale (depuis BeiDou-3).
Priorité donnée à l’Asie-Pacifique dans ses phases initiales.
Précision améliorée : 2,5 à 5 mètres en mode civil.

Altitude Satellite Inclinais Précisio


Constellation Couverture
(km) s on n (m)

GPS 20 200 24 55° 5-10 Mondiale

Galileo 23 222 24 (+6) 56° 1-20 cm Mondiale

GLONASS 19 100 24 64,8° 15-20 Régionale

19 100-
BeiDou 35 Variable 2,5-5 Mondiale
36 000

16
4. Simulation sur MATLAB
4.1 Introduction à MATLAB
MATLAB (Matrix Laboratory) est un logiciel de calcul numérique et un
environnement de programmation largement utilisé dans les domaines scientifique,
technique et industriel. Développé par MathWorks, MATLAB se distingue par sa
capacité à manipuler des matrices, résoudre des équations complexes, et visualiser
des données de manière intuitive.
Avec ses nombreuses bibliothèques et outils intégrés, MATLAB est particulièrement
adapté pour des applications en traitement du signal, simulation de systèmes
dynamiques, modélisation physique, et visualisation 2D/3D. Grâce à son langage de
programmation simple et sa polyvalence, il est devenu un outil incontournable pour
les chercheurs et ingénieurs dans divers domaines, y compris la modélisation des
systèmes GNSS.
Dans ce projet, MATLAB a été utilisé pour modéliser une constellation GNSS, simuler
les orbites satellites, et analyser les performances du système en termes de
couverture et de précision.

4.2 Introduction au projet


Dans ce projet, nous avons simulé une constellation de satellites GNSS (Global
Navigation Satellite System) à l'aide de MATLAB. L'objectif principal est d'étudier le
mouvement des satellites en orbite et d'analyser leur couverture au sol à travers
une simulation dynamique. Ce projet permet de visualiser les trajectoires orbitales
des satellites, leur couverture et les zones géographiques qu'ils peuvent desservir à
tout moment. La simulation repose sur la modélisation de la Terre et des satellites,
en prenant en compte la position orbitale, l'inclinaison et la distribution des
satellites sur différents plans orbitaux.
La simulation est réalisée en 3D, offrant une vue dynamique de la Terre, des
satellites et de leurs orbites respectives. Cela permet de mieux comprendre le
fonctionnement d'un système GNSS et d'évaluer son efficacité en termes de
couverture de la planète. En générant cette visualisation, nous pouvons observer
comment les satellites se déplacent dans l'espace et la façon dont leur zone de
couverture change avec le temps.

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4.3 Paramètres de la Terre et des Satellites
Les paramètres utilisés pour cette simulation sont essentiels pour définir les
caractéristiques de la constellation de satellites et de la Terre. Voici les principaux
paramètres :
Rayon de la Terre : 6371 km. Ce rayon est utilisé pour créer une sphère
représentant la Terre dans la simulation.
Altitude des satellites : Les satellites sont placés à une altitude de 20 200 km
au-dessus de la surface de la Terre. Cela donne un rayon orbital total de 26 571
km.
Inclinaison orbitale : Les satellites sont répartis sur des orbites inclinées à 55°
par rapport à l'équateur terrestre. Ce paramètre est crucial pour simuler des
orbites réalistes.
Nombre de plans orbitaux : 6 plans orbitaux, chacun contenant un nombre de
satellites équivalents.
Nombre de satellites par plan : 2 satellites par plan orbital. Ces satellites sont
distribués pour assurer une couverture optimale.

4.4 Le code de simulation


J'ai ajouté des commentaires détaillés dans le code afin de bien expliquer
chaque étape et de distinguer clairement les différentes sections et
fonctionnalités

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4.5 Simulation 3D
La simulation représente une constellation de satellites GNSS en orbite autour de
la Terre, visualisant leurs mouvements et la couverture terrestre générée. Les
satellites, placés à une altitude de 20 200 km, suivent des trajectoires circulaires
sur des plans inclinés à 55°. Les captures suivantes montrent les étapes clés :
configuration initiale, mouvement orbital, trajectoires tracées, et projection des
zones de couverture.

Fig 4.1 : Affichage initial de la Terre et des satellites dans leur position de départ

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Fig 4.2 : Mouvement orbital des satellites

Fig 4.3 : Suivi de la trajectoire orbitale des satellites

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Fig 4.4 : Projection de la couverture des satellites sur la Terre

Fig 4.5 : Vue finale de la simulation

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4.6 Analyse des résultats obtenus
Couverture de la surface terrestre :
Les satellites, répartis sur plusieurs plans orbitaux, offrent une couverture continue
de la surface terrestre. Grâce à leur mouvement dynamique, chaque satellite peut
surveiller une zone spécifique et, en coordonnant leurs trajectoires, garantir une
couverture optimale sur l'ensemble de la planète.

Impact de l'altitude et de l'inclinaison :

Altitude : Une altitude plus élevée permet aux satellites de couvrir une
zone plus vaste à la surface terrestre, mais diminue la précision des
signaux en raison des distances accumulées. Dans cette simulation, les
satellites ont été positionnés à une altitude typique pour les
constellations GNSS, ce qui équilibre couverture et précision.

Inclinaison : L'inclinaison orbitale joue un rôle clé dans l'accès aux


régions polaires. Les plans orbitaux inclinés assurent une couverture
équitable des latitudes élevées, ce qui est essentiel pour une couverture
mondiale.

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Conclusion:
Ce projet a permis de modéliser et de simuler une constellation GNSS, mettant en
évidence les principes fondamentaux de fonctionnement et les défis liés à ces
systèmes indispensables dans le monde moderne. Grâce à l’utilisation d’outils
comme MATLAB, nous avons pu recréer les trajectoires orbitales des satellites,
analyser leur couverture terrestre, et observer les interactions dynamiques entre les
satellites et les récepteurs au sol. L’étude a montré l’importance cruciale des
paramètres orbitaux, tels que l’altitude, l’inclinaison et la répartition des satellites sur
différents plans, pour garantir une couverture mondiale optimale et des
performances fiables.
En outre, les résultats obtenus soulignent le rôle des satellites dans des applications
critiques comme la navigation, la synchronisation temporelle et la géolocalisation de
précision. La simulation a démontré que les orbites moyennes terrestres (MEO)
offrent un bon équilibre entre la couverture globale, la précision des signaux et les
délais de propagation. L'inclinaison des orbites a également été identifiée comme un
paramètre clé pour couvrir efficacement les régions polaires et les hautes latitudes.
Ce travail offre une compréhension approfondie des défis liés à la modélisation et à
l'optimisation des constellations GNSS, tout en ouvrant la voie à des améliorations
futures. Parmi celles-ci, on peut envisager l'intégration de scénarios de pannes pour
évaluer la robustesse du système, l’analyse des interférences entre différentes
constellations (GPS, Galileo, BeiDou, GLONASS), et l’optimisation des orbites hybrides
combinant les avantages des MEO, LEO et GEO.
En conclusion, ce projet met en lumière l’importance des constellations GNSS dans
notre quotidien, en soulignant leur complexité technique et leur rôle fondamental
dans des domaines variés tels que la navigation autonome, l’agriculture de précision,
la défense et les télécommunications modernes. Il constitue une base solide pour
explorer de nouvelles solutions et innovations pour améliorer ces systèmes
essentiels à un monde de plus en plus connecté.

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