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Hockney et Restany : Art et Émotions à Paris

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EXPOSÉ PIERRE RESTANY / DAVID HOCKNEY : UNE

CONVERSATION À PARIS

Biographie :

Pierre Restany :

DAVID HOCKNEY
1937 -
- Mouvement Pop Art.

Texte : extrait entretien entre David Hockney et Pierre Restany, paru Une
conversation à Paris, David Hockney : tableaux et dessins, 11 octobre-9
décembre 1974.

INTRO :

L’exposé que je vais vous présenter est lié à l’entretien entre David Hockney et
Pierre Restany : Une conversation à Paris. Pierre Restany

David Hockney est artiste anglais né à Bradford dans le Yorkshire en 1937.


Il fait ses étude à la Bradford School of Art, puis est admit au Royal College of Art de
Londres en 1959. Durant le début des années 60, il découvre les œuvres de Pablo
Picasso, qui marqueront profondément sa vision de l’art. Il s’affirme en tant qu’artiste
en peignant ses premiers tableaux abstraits, puis se lasse. Il impose un nouveau
style inspiré de la bande dessiné, de l’art primitif des graffitis et de l’expressionnisme
abstrait représenté par Willem de Kooning, Jackson Pollock notamment.
Il n’hésite pas marquer ces œuvres de noms, chiffres codés, d’extrait de poème ou
de chanson.
Avec l’exposition « Young Contemporaries » de 1961, Hockney est qualifié d’artiste
représentant la 3ème phase du Pop Art. Cependant comme il le précise à Pierre
Restany, il suppose avoir été « aidé et porté » par le mouvement, mais s’en dissocie
assez vite.
Il décide ensuite d’expérimenter la gravure et introduire par son intermédiaire le
thème du théâtre et de la scène.
Durant les années 60 il voyage beaucoup, s’échappe de Londres pour aller en Italie,
à Berlin, en Egypte, puis à Los Angeles ce qui va influencer les sujets de ces
œuvres. Avec sa série « Pool Paintings » Hockley s’initie a la photographie comme
support pour ses tableaux. Il va s’adonné dans les années 70 à la peinture de
portraits, des parents amisn des série de l’intérieur et de voyage. Il découvre l’Asie
et le japon, c’est une période naturaliste pour lui. Il se concentre particulière sur la
gravure et le dessin, son intérêt pour la technique de la peinture reviendra quelques
années plus tard. La Fin des années 80 Théatre mise en scène.
Il abandonne le naturalisme da.
Part s’installer en californie, se consacre à de grands paysage

1
Toutes ses images ont une vocation commune et unique : dire ce que cela signifie
d’être dans le monde, de le voir, de s’y déplacer et de l’aimer.
Comment David Hockney s’impose t’il sur la scène de l’art contemporain ?

Voyage beaucoup

Peintre émotionnel

I. UNE ŒUVRE REFLET DE LA VIE DE L’ARTISTE.


A. La révélation de son homosexualité par l’intermédiaire de ses
travaux.

Jusque dans les années 60 actes sexuels entre 2 hommes est un crime.

Les 1er tableaux qui suivent son entrée au Royal College of Art sont d’explicite
déclaration d’amour.

The Cha Cha, est une déclaration d’amour. Platonique elle s’adresse à un étudiant
de Royal College dont l’hétérosexualité est notoire.

En 1964, Hockley séjourne à Los Angeles. Pour lui la Californie du Sud est une
utopie tropicale. Ses peintures de nus masculins entrant ou sortant de piscine,
dormant tout en prenant un bain de soleil indique un retour à la sensualité et à
l’abondance d’un monde prémoderne, un second Eden.

Homme sous la douche est le premier tableau qu’il peint à l’acrylique, son
approche de la peinture change : couche picturales deviennent bcq + fines, la
couleur est traitée en aplats. Influence de Wahrol et des artistes pop américains.
Hockney dessine de plus en plus avant de peindre peut être à cause de l’utilisation
technique de la peinture acrylique que l’on ne peut pas retirer comme la peinture à
l’huile.

Jusqu’à la fin des années soixante, Hockney se préoccupait davantage de


représenter le nu masculin en tant qu’objet érotique plutôt que de manière
traditionnelle où il était représenté comme un symbole de force et de pouvoir.

B. Une enfance dans le Yorkshire

Hockney retourne régulièrement sur les lieux qu’il appréciait de son enfance,
notamment la campagne de son Yorkshire natal.
Avec Garrowby Hill et The road Across the Wold, le peintre nous invite à une
véritable randonnée à travers ces paysage, nous gravissons puis dévalons les
douces collines, découvrant leurs couleurs changeante à chaque détour de chemin.

Glissade soudaine et les remontées de la route créent une sensation vertigineuse


mais aussi grâce à la vision aérienne une impression de légèreté. Beauté de la

2
Nature est tempérée par les signes de l’impact humain : Parcialisation des terre en
patchwork de champs, routes..

C. Une présentation de ses proches au public.

Dans My Parents and Myself (1975)

H. => intensité relation des 3 personnages


Reconquête de l’espace réel.
Avant : tableau = lieu théâtrale et autonome, avec artificialité.
MY.. Rompte avec facticité. Relation triangulaire, échappe du cadre du tableau
connecté directement au réel par le reflet du peintre dans le miroir entre ses deux
parents.
Double dialogue : Intime = peintre échange sa famille.
Public = Le spectateur est interpellé par le regard de Hockney, et devient ainsi
protagoniste de la scène.
Œuvre détruite.
Concl : Basculement : espace réel devient un nouvel enjeu.

Ses amis Celia et Ossie Clark accompagné de leur chat Percy


Atmposhère typique des années 60
Chaise type bahaus, tapis, la petite lampe, le coloris la coupe de vêtement de célia et
Ossie sont avec le temps devenu autant d’emblème du gout de cette époque.
Celia est droite assurée, tandis que son mari a une attitude lacive.
Tous deux regardent hors du tableau vers le spectateur comme si’ls cherchaient à
éviter de communiquer entre eux.
Cette indiférence contraste avec ce que l’on pourrait attendre d’un portrait de couple.
H souligne indépendance des 2 époux, séparé par la verticale trnache de la porte
fenêtre.
Tons clair, qui tranche avec la tension de drame domestique qui se joue ici.

3
II. UNE VISION « EMOTIONNELLE » de LA PEINTURE :
« AIMER LA VIE » !

« Aimer la vie ! »
Référence Mission Cléopatre « Il aime la vie Il chante la vie ».

« Je crois quant à moi qu’il y a des gens qui voient le monde davantage par les
yeux que par leurs facultés intellectuelles. »
Il parle bien sûr aussi de lui, il n’est pas focalisé sur la théorie de forme ou de
couleur.
Il a une vision plutôt émotionnelle.
Il considère que les images constituent le véhicule idéal pour communiquer de tels
sentiments, et sa vie est entièrement consacrée à l’exploration de moyens
d’expression toujours plus convaincants.

A. La question des formes et de l’espace

1) Les peintres modernes.

Véritable tournant s’opère avec Kerby inspiré d’une gravure du peintre anglais
William Hogarth (1697-1794). L’intérêt d’Hockney pour cet artiste est réactivée* au
printemps 1974 lorsque le metteur en scène John Cox lui propose de réaliser les
décors et les costumes du Rake’s Progress, l’opéra d’Igor Stravinski.
* Entre 1961-1962 : Hockney avait déjà gravé une suite réinterprétant le cycle du
Rake’s Progress de Hoghart. On verra cela dans le III.

FINIR DESCRIPTION
Hockney consulte le catalogue de l’œuvre gravé de Hogarth,

1) Les peintres contemporains.

Picasso et son influence stylistique sur Hockney.


« A partir du moment où on comprends Picasso, plus que jamais vous prenez
conscience qu’il existe différentes formes de réalisme, et que certaines sont plus
proche que d’autres de la réalité. » Ma façon de voir p102

B. Couleur et lumière

C’est une grande préoccupation pour David Hockney.


Il effectue de nombreux voyage à travers le monde, renouvelant sans cesse ses
façons de représenter l’espace, de saisir un reflet changeant.

4
Hockney commence à peindre les vastes espaces de l’Ouest américain dès ses
premiers séjours aux Etats-Unis, au début des années 1960.
Ses panneaux muraux du Grand Canyon donnent au spectateur l’impression de se
tenir réellement au bord de ce précipice.

La peinture de paysage a subi au 20ème siècle un revers de fortune.


Au début des années 1900 c’était le champs des plus ardentes batailles artistique,
avec le fauvisme de Braque et Picasso, les dernières œuvres de Cézanne.
Mais dans les années 1990 il est considéré comme un sujet pour amateur.

Nichols Canyon
Vue d’une campagne vallonée Perspective plongeante, les objets distants sont
projeté vers l’avant.

Physique et sentimental évoque les mouvements ressentis sur une route ;

BB Conclusion :
Ces peintures comme l’œuvre toute entière de David Hockney, nous ouvrent à de
nouvelles perspectives et nous permettent de « voir le monde encore plus grand ».

III.L’INFLUENCE LIBÉRATRICE DE PICASSO : LA CERTITUDE


QUE L’INSPIRATION PEUT SE NICHER PARTOUT.

« De temps en temps une technique me branche. C’est souvent la


technique qui vous contraint à changer de manière »

L’influence libératrice de Picasso lui permet d’avoir la certitude que l’inspiration peut
se nicher partout. Il est devient complètement disponible et ouvert aux autres
technique.

A. Gravure et peinture

C’est dans cet esprit qu’ayant épuisé son matériel et n’ayant pas les moyens de le
remplacer, il décida, au début de 1961 de ce rabattre sur les planches offertes par la
section d’études graphiques de son école et de ce lancer dans la gravure.
A Bradford, il avait choisi la lithographie en option, mais il ne s’était pas risqué à la
gravure. Seul ce concours de circonstances l’incita faute de mieux vers les
techniques de reproduction.

Moi et mes Héros, 1961.


Caractère de ses gravures ultérieures :
Franchises du traits + inscriptions minuscules + utilisation de plusieurs couche
d’aquatinte, pour enrichir la gamme des tonalités.
Personnage se détachent sur des panneaux nettement différenciés, aux allures de
tryptique d’autel.
A droite le peintre qui s’est représenté dans le rôle de donateur béat devant deux de
ses saints personnels : Walt Whitman et le Mahatma Gandhi.

5
Chacun porte l’inscription qui permet de l’identifier « l’amour des camarades » pour
whitman « l’amour et le refus de toute viande » pour gandhi.
Le personnage d’hockney se contemple « « J’ai 23 ans et je porte des lunette ».

Reprise de The Rake’s Progress d’Hogarth. 1961

« C’est le problème du trait qui domine dans mes premières gravures. Le trait qui
porte l’histoire est doué, en gravure, d’un charme particulier, alors qu’en peinture, on
doit s’occuper de tellement de chose, la matière, la texture, que le récit est quasi
inabordable ».

S’inspirer de la tradition de la gravure moralisatrice illustrée par Hogarth à qui il tint à


rendre ouvertement hommage en lui empruntant le sujet et le titre de sa première
série, The Rake’s Progress ou Une carrière de Débauché
Il retient surtout la rigueur narrative, même s’il actualise le récit et l’adapte en
fonction de son expérience personnelle.
À l’origine il devait produire 24 planches qui furent finalement réduites à 16.
14 planches furent réalisées à Londres et 2 autres à New York où il retourna en
1963.
Puisé essentiel de ces images dans ses séjours à New York, l’artiste rapporte des
événements d’ordre privé comme ses visites dans des bars gays.
Comme chez Hogarth la leçon vise autant l’auteur que les spectateurs, il s’agit
de la perte d’identité qui frappe quiconque cède aux pressions extérieurs : la
déchéance de l’artiste, la destruction de son œuvre et la noblesse de son art.

Illustré dans l’héritage : Illustre la réduction de l »art au statut de marchandise.


On y voit l’artiste marchander une ses œuvres au cours d’une transaction d’autant
plus humiliante et sordide qu’elle concerne la gravure qui lui avait servi de
manifeste : mes héros et moi.

Dans début d’une fredaine et la porte qui s’ouvre sur une blonde : artiste avoue
avoir succombé au mirage d’une vie assouciante au soleil, l’allusion porte sur la
dégradation de l’art ramené à l’état de cliché publicitaire.

Il est significatif qu’une de ses premières grandes œuvres se soit situés dans le
domaine des arts graphiques, que dédaignent la plupart des peintres.

B. Peinture, littérature et théâtre

Influence de son ami Kitaj dont il n’avait cessé de se rapprocher. Ce dernier le


pressait d’aborder des thèmes où il pourrait inclure toutes ses passions. On peut
supposer que c’est lui qui enseigna à Hockney l’art de puiser dans la littérature, les
images dont il avait besoin.

« Il y a des livres où figurent des tableaux et des tableaux où figurent des livres ».
Kitaj.

6
Le jeu de superposition grinçantes et des contrastes entre les faux volumes et
les surfaces planes marque les peintures exécutées au retour de NY.

Particulièrement évident dans le tableau auquel il s’attaqua dès l’automne une de


ces plus grandes toiles : Une grande procession de dignitaires dans le style semi
égyptien.
S’inspirant du poème de Cavafy « En attendant les barbares », Hockney décide de
s’appuyer sur la peinture funéraire égyptienne, cavafy vivait à Alexandrie.
Il y vit l’occasion d’un commentaire sarcastique sur la nature humaine.
L’ironie du poème l’invite à railler notre fatuité face à nos « inférieurs » et l’aisance
avec laquelle chacun de nous pare ses actes de bonnes intentions auxquelles il
s’empresse de croire.
Industriel, prêtre + soldat. Posture signale comédie. Pour accentuer le caractère
théâtral de la scène, Hockney la coiffa d’une série de glands de rideau.
Il a beaucoup travaillé pour le théâtre, dans les types théâtre à l’italienne et de
l’opéra qui sont des styles ayant des liens étroits avec la perspective.
Il s’agit d’un théâtre de l’illusion, qui pose la réflexion de l’illusion de l’espace dans
l’espace.

C. La photo et le collage.

David Hockney expose 2 visions différentes à propos du lien entre la photographie et


la réalité.

Le 1er avis est celui du gouvernement, donc l’avis officiel selon lequel la photographie
dit la vérité. Pour un passeport, Un dessin ne pourrait ne pas être une image fidèle
tandis que la photographie oui.

2ème avis Pour lui il est difficile de peindre à partir de photographies. En effet elles ne
donnent pas assez d’informations. Si on regarde la photographie d’un visage il n’y a
aucune information réelle selon lui.
Comme il le dit dans le texte Une Conversation à Paris, « Un objectif ne vaut pas
une paire d’yeux ».
En considérant cela, il comprit rapidement le rôle vital de la mémoire dans le
processus de perception et réalisa que la photographie déforme la perception du
temps autant en le brouillant qu’en le suspendant.
Il remet en cause par la même occasion la perspective classique dont la
photographie reproduit les schéma et va ressentir un vif intérêt encore une fois pour
les idée de Picasso et le cubisme.

Ici Soleil sur la piscine, est un assemblage de photo polaroid que l’on peut
reconnaître par les contours blancs. On peut reconnaître cette envie de mettre en
application ses influences cubistes, mais encore plus avec Pearl Blossom
Hightway exécutée en 1986.
Ce collage est le dernier d’une série dans le contexte d’une commande pour Vanity
Fair,a son propos d’Hockney déclare : Chaque chose que nous regardons est au
point dès lors que nous la regardons.
 Le point de vue n’est donc qu’une mise au point totalement et indéfiniment
déplaçable.
On retrouve donc ce fractionnement cubique de l’espace.

7
L’horizon est censé entraîner le spectateur avec ellle.

Conclusion du III :
C’est ainsi qu’adossé à la peinture d’imagination, Hockney releva le défi de
l’exposition Picasso vu en 1960.
Refusant l’expressionnisme abstrait il cherchaient à fuir la définition du tableau
comme espace clos dans lequel le peintre exprime sa vraie personnalité.

Méfiait du concepte de projection qui risque de faire du peintre l’esclave de son art
plutot que le maitre de son art

Pour lui pas de hiérarchie de l’art.

CONCLUSION :

1er Ouverture : La technologie moderne au service de l’Art de David Hockney.

- Le téléfax et Ipad
 Pouvoir de communication de l’art.
 Remise en cause de l’opposition œuvre originale/copie mécanique, puisque
dans l’utilisation du téléfax le dessin d’origine n’est que le point de départ d’un
produit final qu’on doit considérer comme une œuvre originale et unique.
 Vocation démocratique de son art.

2ème Ouverture : Fondation Vincent van Gogh Arles propose un exposition


monographique de David Hockney « L’arrivée du Printemps » avec en parallèle 3
films :Bigger Splash de Jack Hazan 1974, David Hockney en perspective de Pierre
Saint Jean et Monique Lajournade (1999) et Hockney de Randall Wright (2014).

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