0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues13 pages

La SNC - Société en Nom Collectif: Définition

Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • pouvoirs des gérants,
  • statuts de société,
  • contrat de société,
  • droit des créanciers,
  • société commerciale,
  • commissaire aux comptes,
  • entreprises familiales,
  • droit de vote,
  • conditions de création,
  • associés non gérants
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
56 vues13 pages

La SNC - Société en Nom Collectif: Définition

Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thèmes abordés

  • pouvoirs des gérants,
  • statuts de société,
  • contrat de société,
  • droit des créanciers,
  • société commerciale,
  • commissaire aux comptes,
  • entreprises familiales,
  • droit de vote,
  • conditions de création,
  • associés non gérants

La Société en Nom Collectif (SNC) se distingue comme une forme d'entreprise privilégiée pour les projets familiaux ou les

partenariats étroits, en raison de sa structure basée sur une confiance mutuelle entre associés. Ce type de société met en

lumière l'engagement fort des partenaires, qui partagent une responsabilité indéfinie et solidaire des dettes de l'entreprise,

marquant ainsi leur investissement personnel au-delà des apports financiers. La SNC favorise une gestion collaborative et une

répartition des bénéfices directement entre les associés, sous le régime de l'Impôt sur le Revenu, bien qu'une option pour

l'Impôt sur les Sociétés soit possible de manière irrévocable. La simplicité de sa structure, ne nécessitant pas de capital social

minimum et permettant divers types d'apports, rend la SNC accessible et attractive pour les petites structures souhaitant

conserver une gestion interne et personnalisée.

Cependant, la SNC présente aussi des défis significatifs, principalement liés à la responsabilité illimitée des associés, qui peut

engager leur patrimoine personnel en cas de dettes. La cession de parts sociales, restreinte par la nécessité d'un accord

unanime, peut également limiter la flexibilité et l'évolutivité de l'entreprise. De plus, la complexité des démarches

administratives et juridiques pour sa création, incluant la rédaction des statuts et l'immatriculation au Registre du Commerce

et des Sociétés, exige souvent l'accompagnement par des professionnels. Ces particularités font de la SNC une option

judicieuse pour les entrepreneurs recherchant une exploitation commune de leur activité, tout en les invitant à considérer

attentivement les implications de cette forme juridique sur leur responsabilité et la transmission des parts.

La Société en Nom Collectif (SNC) est une société de personnes. Les associés sont responsables indéfiniment et solidairement

des dettes de la société et les parts sociales ne sont pas librement cessibles. La SNC est généralement créée par les membres

d’une même famille en vue d’exploiter une activité en commun. Une SNC vouée à croître sera alors transformée en société en

commandite par actions. La société en nom collectif doit être immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) et

subit les mêmes formalités de création qu’une société classique de type SARL. La SNC est soumise de plein droit à l’impôt sur

le revenu, mais elle pourra opter pour l’impôt sur les sociétés de manière irrévocable.

La SNC – Société en Nom Collectif :


définition
La SNC, pour Société en Nom Collectif, est une société de personne dont l’intuitu personae est très fort, puisque ses

caractéristiques sont les suivantes :

 Les associés de la SNC sont responsables solidairement des dettes de la société

 Les associés de la SNC sont responsables indéfiniment des dettes de la société

 Les parts sociales ne sont pas librement cessibles. La sortie du capital nécessite l’accord unanime des associés

On dit de la SNC qu’elle est une société à risque illimitée, en opposition aux statuts juridiques

de type SARL/EURL, SAS/SASU qui sont à risque limité (aux montants des apports des associés).

La SNC : une société généralement familiale

La SNC est créée par des personnes qui souhaitent mettre en commun leurs compétences, ambitions, biens... Pour exploiter

leur activité en totale collaboration et partager les bénéfices entre eux. La SNC n’est normalement pas destinée à croître de

manière exponentielle. En général, ce sont des entreprises familiales vouées à rester entre les mêmes mains.
Les conditions pour créer une société en
nom collectif
Les associés d’une Société en Nom Collectif (SNC) peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales, mais ils

auront tous la qualité de commerçant. Ce critère exclut les mineurs (émancipés ou non), les majeurs sous tutelle ou curatelle,

les sociétés civiles et certaines catégories de professions incompatibles avec la qualité de commerçant, de la possibilité de

créer une SNC.

Aucun capital social minimum n’est exigé et tout type d’apport est possible (apport en numéraire, apport en nature) dans

les mêmes conditions que la création d’une SARL/EURL. De même, les apports en industrie sont réalisables, mais ils

n’augmentent pas le montant du capital

La société en nom collectif : avantages


et inconvénients
La SNC : les avantages

La forme juridique de la SNC est plus simple et moins coûteuse qu’une société en commandite par actions qui disposent des

mêmes caractéristiques (responsabilité indéfinie et solidaire), mais qui offre la possibilité d’ouvrir son capital à des

investisseurs extérieurs. Elle est donc idéale pour les entreprises qui souhaitent exploiter leur activité en totale collaboration,

sans fortement se développer.

La société en nom collectif peut par ailleurs bénéficier de certains crédits d’impôt propres aux personnes physiques puisque

les revenus de la SNC sont considérés comme des revenus personnels.

La SNC : les inconvénients

L’inconvénient majeur est évidemment la responsabilité indéfinie et solidaire des dettes de la société. Un créancier pourra

donc poursuivre un seul des associés pour l’ensemble des dettes sociales de la SNC et qu’importe la personne qui a commis le

ou les actes de gestions qui ont mené l’entreprise à sa perte. Cet associé devra alors se retourner contre les autres associés

ou contre la société elle-même (responsabilité solidaire).

Ensuite, qu’importe le montant des apports, chaque associé est responsable sur son patrimoine personnel des dettes de la

société, de manière illimitée (responsabilité indéfinie).

Enfin, les parts ne sont pas librement cessibles. La démarche nécessite l’unanimité des associés.

Le fonctionnement de la Société en Nom


Collectif
La fiscalité de la SNC
La SNC est soumise de plein droit à l’Impôt sur le Revenu (IR). Chaque associé devra déclarer la quote-part du bénéfice

récupéré sur la société dans sa déclaration de revenus, dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ou

des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) selon l’activité de l’entreprise.

La Société en Nom Collectif peut opter pour l’Impôt sur les Sociétés (IS). L’option est irrévocable. La SNC sera alors

soumise à l’IS dans les mêmes conditions que la SARL (15 % jusqu’à 38 120 euros de bénéfices puis 33.33 % sur la tranche

supérieure).

Le régime social du gérant de SNC

Le ou les gérant(s) de la SNC sont Travailleurs Non-Salariés affiliés au Régime Social des Indépendants (RSI) pour le

versement et la gestion de leurs cotisations sociales.

Notez qu’un gérant non associé de la SNC est affilié au Régime Général de la Sécurité sociale.

La SNC : formalités et coût de création


La rédaction des statuts de la SNC

Les associés doivent rédiger et signer les statuts de société qui établit les modalités de fonctionnement de la SNC. Le contrat

de société prévoit notamment :

 le but commun poursuivi par la société

 l’apport de chacun des associés

 la répartition des bénéfices

 les responsabilités des associés

 en principe les associés sont tous gérants de la SNC, mais il est possible de désigner, dans les statuts ou via un

acte séparé, un ou plusieurs gérants

Il est indispensable de demander l’aide d’un professionnel pour la rédaction complexe des statuts de SNC, notamment

concernant les pouvoirs du ou des gérants de la SNC.

Notez que les statuts de SNC doivent mentionner le nom de la société comprenant le terme « s.e.n.c. ».

La SNC doit être immatriculée au RCS

La société en nom collectif doit être immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) auprès du greffe du tribunal

de commerce dont relève le siège social de la société.

La publication d’un avis dans un JAL

Comme toute société, la création d’une SNC doit être annoncée dans un avis de constitution

auprès d’un Journal d’Annonces Légales (JAL).

Le coût de création d’une SNC


Comptez environ 250 euros pour les formalités de création de la société en nom collectif comprenant la publication au

Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales (BODACC). Il faut y ajouter le coût de publication dans un JAL (variable

selon le Journal et le nombre de lignes).

Notez qu’une SNC qui croît et réalise de gros revenus devra certainement changer de forme juridique. En général, les associés

décident de la transformer en société en commandite par actions. Il faudra passer par un expert-comptable pour réaliser ce

changement qui comporte de nombreuses subtilités fiscales.

Qu'est-ce qu'une société en nom collectif ?

La société en nom collectif (SNC) est une société de personnes dont les associés, au nombre de deux ou plus, sont

personnellement et solidairement tenus de toutes les dettes sociales. Les parts sociales des SNC ne peuvent être cédées

qu'avec le consentement de tous les associés. Ces derniers ont la qualité de commerçants. La SNC est régie par les articles

L221-1 et suivants du Code de commerce.

Qui peut devenir associé de SNC ?

Les associés d'une Snc ont le statut de commerçants. Conséquence : un mineur ne peut être associé d'une Snc tout comme

un étranger, sauf s'il est titulaire d'une carte de séjour. De même certaines professions ne sont pas compatibles avec une

activité de commerçant. La société en nom collectif exige au moins deux associés mais aucun nombre maximal n'est fixé par

la loi.

Quel capital social faut-il pour créer une SNC ?

Le montant du capital social, est divisé en parts sociales. Il est fixé dans les statuts, mais n'a pas à être mentionné dans les

documents sociaux. Aucun montant minimal n'est exigé. Les associés peuvent faire des apports en numéraire, des apports en

nature ou des apports en industrie. Les associés font généralement des apports en numéraire, par virement ou chèque.

Les associés peuvent aussi faire des apports en nature (fonds de commerce, brevets, immeuble, meubles, etc.), apports

obligatoirement évalués dans les statuts par un commissaire aux apports. Ils peuvent également faire des apports en industrie

et mettre à disposition de la société leurs compétences, les connaissances, leur travail, etc. Ces apports en industrie ne sont

pas comptabilisés dans le capital de la société mais donnent droit à un certain nombre de parts sociales et à une part du

bénéfice et de l'actif selon les modalités fixés dans les statuts.

La part du bénéfice attribuée aux associés n'est pas automatiquement proportionnelle au montant de leurs apports. Les

statuts peuvent fixer des répartitions différentes.

Comment céder ses parts de SNC ?

Si un associé souhaite céder ses parts sociales, cette cession doit être votée à l'unanimité. Cela signifie que pour quitter la

société et vendre ses parts de SNC, un associé doit obtenir l'accord de tous les autres. Les statuts de la SNC ne peuvent pas

prévoir une condition de vote plus souple. Lorsque le projet de cession est accepté, le nouvel associé prend alors la place de

l'ancien.

Quelle est la responsabilité des associés de SNC ?


Les associés sont responsables indéfiniment et solidairement des dettes sociales. C'est-à-dire que le passif de la société est à

leur charge en cas de dissolution. Et au cas où l'un des associés fait défaut, les autres assument la totalité de la charge. A ce

titre, la SNC présente donc des risques pour les associés qui peuvent être responsables des dettes contractées par la société.

En contrepartie, il sera néanmoins plus facile pour une SNC d'obtenir des crédits de la part des banques.

Comment diriger une SNC ?

La Snc est dirigée par un ou plusieurs gérants, associés ou non associés, personnes physiques ou personnes morales. Si

aucune clause particulière n'est précisée dans les statuts, tous les associés de la SNC sont gérants.

 Si le gérant est non associé, sa rémunération est déductible du bénéfice de la société. Elle est imposée dans la catégorie des

salaires. Et le gérant est soumis au régime social des salariés.

 La rémunération du gérant associé n'est pas déductible du bénéfice de la société en nom collectif. Elle est ajoutée à sa part de

bénéfice et imposée selon le régime des BIC, des BNC, des bénéfices agricoles selon l'activité de la société. Le gérant associé

relève du régime social des non-salariés.

Quel est le régime fiscal de la SNC ?

La Snc est en principe soumise à l'impôt sur le revenu.

Les rémunérations versées aux associés, gérant ou non, ne sont pas déductibles du bénéfice de la société mais ajoutés à leur

part de bénéfice. Même s'il n'est pas distribué, le bénéfice social est réparti et imposé directement entre les mains des

associés selon le régime propre à l'activité (BIC, BNC, etc.).

Les cessions de part de Snc sont soumises au régime des plus-values professionnelles pour les associés qui exercent une

activité dans la société.

La Snc peut aussi opter pour l'impôt sur les sociétés. Le régime fiscal est alors identique à celui des Sarl. Cette option devient

irrévocable, passé un délai de cinq ans.

Faut-il un commissaire aux comptes dans une SNC ?

La nomination d'un commissaire aux comptes n'est obligatoire que si, à la clôture d'un exercice, la Snc dépasse deux des trois

seuils suivants :

 4 millions de total de bilan ;

 8 millions de chiffres d'affaires hors taxes ;

 50 salariés.

Quel est le statut fiscal des associés de SNC ?

Les rémunérations perçues par les associés, gérants ou non, des sociétés de personnes en contrepartie de leur travail sont

assimilées à des bénéfices sociaux et ne sont pas considérées comme des charges déductibles. Comme pour l'entreprise

individuelle, elles sont donc imposées dans la catégorie correspondant à la nature de l'activité de l'entreprise (BIC, BNC,

revenus fonciers, etc.).

Le régime des sociétés de personnes ayant opté pour l'IS est calqué sur le régime commun des Sarl.

Mais les associés, considérés comme des commerçants quel que soit le régime fiscal de la SNC, sont
quand même assujettis au régime des non-salariés et doivent donc régler les cotisations minimales

prévues par ce régime.

Quel est le régime social des associés de SNC ?

Les associés des sociétés en nom collectif sont soumis au régime des non-salariés. Ils paient donc les cotisations des non-

salariés sur l'ensemble des sommes perçues, rémunération ou part de bénéfice.

Il en est de même pour les associés d'une SNC qui a donné son fonds de commerce en location-

gérance. Quand la propriété des titres est démembrée, on considère que le nu-propriétaire est

assujetti au régime des non-salariés. Il en est de même de l'usufruitier qui exerce une activité au sein

de la SNC. Dans le cas contraire, il ne relève d'aucun régime obligatoire.

Quels sont les avantages et inconvénients de la SNC ?

En raison de son caractère stable et fermé, la SNC convient aux associés qui ont de bonnes relations de confiance et se

connaissent bien, comme dans les petites entreprises familiales par exemple. Mais le principal inconvénient de la SNC réside

dans l'engagement du patrimoine personnel des associés en cas de dettes de la société.

En outre, il est difficile de quitter la société, la cession de parts étant décidée à l'unanimité. Des désavantages qui expliquent

qu'en pratique, la SARL sera bien souvent préférée à la SNC car considérée comme plus protectrice des intérêts de l'associé. A

noter enfin que la SNC est privilégiée dans certaines filiales de groupes de société pour des raisons comptables et fiscales. On

peut toutefois transformer une SNC en SARL ou en SA.

Qu'est-ce qu'une société en nom collectif ?

La société en nom collectif (SNC) est une société de personnes dont les associés, au nombre de deux ou plus, sont

personnellement et solidairement tenus de toutes les dettes sociales. Les parts sociales des SNC ne peuvent être cédées

qu'avec le consentement de tous les associés. Ces derniers ont la qualité de commerçants. La SNC est régie par les articles

L221-1 et suivants du Code de commerce.

Qui peut devenir associé de SNC ?

Les associés d'une Snc ont le statut de commerçants. Conséquence : un mineur ne peut être associé d'une Snc tout comme

un étranger, sauf s'il est titulaire d'une carte de séjour. De même certaines professions ne sont pas compatibles avec une

activité de commerçant. La société en nom collectif exige au moins deux associés mais aucun nombre maximal n'est fixé par

la loi.

Quel capital social faut-il pour créer une SNC ?

Le montant du capital social, est divisé en parts sociales. Il est fixé dans les statuts, mais n'a pas à être mentionné dans les

documents sociaux. Aucun montant minimal n'est exigé. Les associés peuvent faire des apports en numéraire, des apports en

nature ou des apports en industrie. Les associés font généralement des apports en numéraire, par virement ou chèque.
Les associés peuvent aussi faire des apports en nature (fonds de commerce, brevets, immeuble, meubles, etc.), apports

obligatoirement évalués dans les statuts par un commissaire aux apports. Ils peuvent également faire des apports en industrie

et mettre à disposition de la société leurs compétences, les connaissances, leur travail, etc. Ces apports en industrie ne sont

pas comptabilisés dans le capital de la société mais donnent droit à un certain nombre de parts sociales et à une part du

bénéfice et de l'actif selon les modalités fixés dans les statuts.

La part du bénéfice attribuée aux associés n'est pas automatiquement proportionnelle au montant de leurs apports. Les

statuts peuvent fixer des répartitions différentes.

Comment céder ses parts de SNC ?

Si un associé souhaite céder ses parts sociales, cette cession doit être votée à l'unanimité. Cela signifie que pour quitter la

société et vendre ses parts de SNC, un associé doit obtenir l'accord de tous les autres. Les statuts de la SNC ne peuvent pas

prévoir une condition de vote plus souple. Lorsque le projet de cession est accepté, le nouvel associé prend alors la place de

l'ancien.

Quelle est la responsabilité des associés de SNC ?

Les associés sont responsables indéfiniment et solidairement des dettes sociales. C'est-à-dire que le passif de la société est à

leur charge en cas de dissolution. Et au cas où l'un des associés fait défaut, les autres assument la totalité de la charge. A ce

titre, la SNC présente donc des risques pour les associés qui peuvent être responsables des dettes contractées par la société.

En contrepartie, il sera néanmoins plus facile pour une SNC d'obtenir des crédits de la part des banques.

Comment diriger une SNC ?

La Snc est dirigée par un ou plusieurs gérants, associés ou non associés, personnes physiques ou personnes morales. Si

aucune clause particulière n'est précisée dans les statuts, tous les associés de la SNC sont gérants.

 Si le gérant est non associé, sa rémunération est déductible du bénéfice de la société. Elle est imposée dans la catégorie des

salaires. Et le gérant est soumis au régime social des salariés.

 La rémunération du gérant associé n'est pas déductible du bénéfice de la société en nom collectif. Elle est ajoutée à sa part de

bénéfice et imposée selon le régime des BIC, des BNC, des bénéfices agricoles selon l'activité de la société. Le gérant associé

relève du régime social des non-salariés.

Quel est le régime fiscal de la SNC ?

La Snc est en principe soumise à l'impôt sur le revenu.

Les rémunérations versées aux associés, gérant ou non, ne sont pas déductibles du bénéfice de la société mais ajoutés à leur

part de bénéfice. Même s'il n'est pas distribué, le bénéfice social est réparti et imposé directement entre les mains des

associés selon le régime propre à l'activité (BIC, BNC, etc.).

Les cessions de part de Snc sont soumises au régime des plus-values professionnelles pour les associés qui exercent une

activité dans la société.

La Snc peut aussi opter pour l'impôt sur les sociétés. Le régime fiscal est alors identique à celui des Sarl. Cette option devient

irrévocable, passé un délai de cinq ans.


Faut-il un commissaire aux comptes dans une SNC ?

La nomination d'un commissaire aux comptes n'est obligatoire que si, à la clôture d'un exercice, la Snc dépasse deux des trois

seuils suivants :

 4 millions de total de bilan ;

 8 millions de chiffres d'affaires hors taxes ;

 50 salariés.

Quel est le statut fiscal des associés de SNC ?

Les rémunérations perçues par les associés, gérants ou non, des sociétés de personnes en contrepartie de leur travail sont

assimilées à des bénéfices sociaux et ne sont pas considérées comme des charges déductibles. Comme pour l'entreprise

individuelle, elles sont donc imposées dans la catégorie correspondant à la nature de l'activité de l'entreprise (BIC, BNC,

revenus fonciers, etc.).

Le régime des sociétés de personnes ayant opté pour l'IS est calqué sur le régime commun des Sarl.

Mais les associés, considérés comme des commerçants quel que soit le régime fiscal de la SNC, sont

quand même assujettis au régime des non-salariés et doivent donc régler les cotisations minimales

prévues par ce régime.

Quel est le régime social des associés de SNC ?

Les associés des sociétés en nom collectif sont soumis au régime des non-salariés. Ils paient donc les cotisations des non-

salariés sur l'ensemble des sommes perçues, rémunération ou part de bénéfice.

Il en est de même pour les associés d'une SNC qui a donné son fonds de commerce en location-

gérance. Quand la propriété des titres est démembrée, on considère que le nu-propriétaire est

assujetti au régime des non-salariés. Il en est de même de l'usufruitier qui exerce une activité au sein

de la SNC. Dans le cas contraire, il ne relève d'aucun régime obligatoire.

Quels sont les avantages et inconvénients de la SNC ?

En raison de son caractère stable et fermé, la SNC convient aux associés qui ont de bonnes relations de confiance et se

connaissent bien, comme dans les petites entreprises familiales par exemple. Mais le principal inconvénient de la SNC réside

dans l'engagement du patrimoine personnel des associés en cas de dettes de la société.

En outre, il est difficile de quitter la société, la cession de parts étant décidée à l'unanimité. Des désavantages qui expliquent

qu'en pratique, la SARL sera bien souvent préférée à la SNC car considérée comme plus protectrice des intérêts de l'associé. A

noter enfin que la SNC est privilégiée dans certaines filiales de groupes de société pour des raisons comptables et fiscales. On

peut toutefois transformer une SNC en SARL ou en SA.

Réglementée aux articles 3 à 18 de la loi 5-96 du 13 février 1997, la société en non collectif est définit comme étant

« une société dont les associés ont tous la qualité de commerçant et répondent indéfiniment et solidairement des

dettes sociales ».
Cette définition de la SNC démontre clairement que cette société est commerciale par la forme et que tous les

associés ont la qualité de commerçant, et on voit bien que la commercialité de la société s’étend à ses membres. Il

est important d’observer également que cette définition est complète dans la mesure où elle mentionne que les

associés sont solidairement responsables du passif social.

L’existence de la SNC est ancienne, elle avait été reconnue, en France, dans l’ordonnance de 1673 sous le

qualificatif de société générale. Pothier et Savary écrivaient que les associés faisaient le commerce sous leur nom

collectif, d’où l’expression qui a été consacrée par les auteurs du code de commerce en France.

Au Maroc, la SNC a vu le jour avec la rédaction du code de commerce du 12 août 1913. L’article 31 de ladite loi la

définissait comme étant « une société que contracte deux personnes, ou un plus grand nombre, et qui a pour objet

de faire le commerce sous une raison sociale ». Cette définition a pu subsister jusqu’à la publication de la nouvelle

loi susmentionnée.

Ce genre de société présente en effet des avantages certains. Leur constitution est facile, la SNC ne comporte

généralement qu’un petit nombre d’associés. L’existence d’un accord unanime pour la cession des parts sociales

exclut pour chacun de ceux-ci l’entrée de tiers indésirables, ce qui marque une forte présence de l’intuitus

personae. Quant à la gestion, elle est simple, les gérants bénéficient d’une grande stabilité. La responsabilité

solidaire des dettes envers les tiers facilite l’obtention de crédit.

De point de vue fiscal, la SNC est transparente, ce qui veut dire que l’impôt sur le résultat n’est pas payé par la

société elle-même, mais par les associés. Cette caractéristique est intéressante pour les associés de la SNC qui

peuvent imputer le déficit de la société sur leurs autres revenus catégoriels.

Mais, certains de ces avantages ont aussi leur revers, lorsque la société réalise des bénéfices, ces bénéfices, qu’ils

aient été distribués ou non, sont directement imposés au non de la société. On s’aperçoit ainsi que la transparence

fiscale de la SNC n’encourage pas la constitution de réserves puisque les associés doivent dans ce cas payer un

impôt sur des sommes qu’ils n’ont pas encaissées. Ceci explique pourquoi certaines sociétés en nom collectif

optent pour l’impôt sur les sociétés afin de dissocier l’imposition de la société de celle de ses associés et bénéficier

d’un taux d’imposition moins important en cas de constitution de réserves.

Il existe un autre désavantage de la SNC, qui consiste dans le fait que les associés restent souvent prisonniers de leurs

titres, et surtout en cas de mauvaises affaires, la responsabilité des dettes est évidemment très lourde de conséquences.

Après ces quelques remarques sur la définition et les caractéristiques de la SNC, nous seront contraints, pour une meilleure

compréhension de cette société commerciale, d’étudier dans une première section les règles de constitution et de

fonctionnement, afin d’examiner dans une deuxième section le régime des parts sociales.

Section1 : la constitution et le fonctionnement de la SNC

§1- la constitution

La SNC obéit naturellement aux règles générales de constitution des sociétés commerciales dotées de la personnalité

morale, il suffira donc ici de relever les particularités propres à cette forme sociale.

A-Les conditions de fond

1- Apports et capital

Ce qui est remarquable à ce propos est que les apports en industrie sont possibles dans ce genre de société, mais ils ne

correspondent pas à la formation du capital. En effet, le capital social est une notion comptable, de caractère fixe, d’intérêt

juridique qui représente la valeur nominale des parts sociales, qui ne peut par suite correspondre qu’aux biens apportés

pouvant figurer à l’actif du bilan, des biens saisissables par les créanciers sociaux, c’est pourquoi on ne peut concevoir une
société sans capital social. L’évaluation des apports en industrie n’a d’intérêt que pour la répartition des bénéfices ou la

contribution aux pertes. Des apports en numéraire ou des apports en nature sont également nécessaires pour la formation

du capital d’une SNC, ils peuvent être très faibles, car la loi n’impose aucun montant minimum à ce capital.

2- Les associés

Étant donné que ceux-ci ont tous la qualité de commerçant en vertu de la loi, ils doivent avoir la capacité commerciale

correspondante. Ainsi, la qualité d’associé en non collectif est interdite au mineur non anticipé, au majeur en tutelle.

Egalement, les personnes qui se trouvent dans une situation d’incompatibilité, d’interdiction ou ceux qui sont frappées d’une

déchéance commerciale ne peuvent être associés dans une SNC. Les associés de la SNC peuvent être aussi bien des

personnes morales que des personnes physiques.

B- Les conditions de forme

Tout d’abord, l’acte constitutif doit être fait par écrit authentique ou sous seing privé, ensuite cet acte doit être daté et

contenir certaines mentions obligatoires en vertu de l’article 5 de la loi 5-96 qui stipule que les statuts doivent, à peine de

nullité de la société, être datés et indiquer :

les prénoms, nom, domicile de chacun des associés ou, s’il s’agit d’une personne morale, ses dénomination, forme et

siège ;

la constitution en forme de la société en nom collectif ;

l’objet de la société ;

la dénomination sociale ;

le montant du capital social ;

le siège social ;

l’apport de chaque associé et, s’il s’agit d’un apport en nature, l’évaluation qui lui a été donnée ;

le nombre et la valeur des parts attribuées à chaque associé ;

la durée pour laquelle la société a été constituée ;

les, nom, prénom, domicile des associés ou des tiers pouvant engager la société, le cas échéant ;

le greffe du tribunal où les statuts sont déposés ;

la signature de tous les associés.

Il va sans dire que le défaut de ces indications entraîne la nullité de la société en nom collectif. L’acte écrit doit être déposé

au greffe du tribunal de commerce du lieu du siège social, et pour être porté à la connaissance des tiers, il doit être inscrit au

registre de commerce et publié au Bulletin Officiel et dans un journal d’annonces légales.

§2- le fonctionnement de la SNC

Le fonctionnement de la SNC est organisé d’une manière très simple à la différence d’autres sociétés commerciales. On y

trouve deux types d’organes : les associés et les gérants. Selon les statuts de la société, les uns vont administrer les affaires

sociales, les autres vont contrôler cette gestion.

A- Les gérants

L’article 6 de la loi 5-96 dispose : « tous les associés sont gérants, sauf stipulation contraire des statuts qui peuvent désigner

un ou plusieurs gérants, associé ou non, ou en prévoir la désignation par acte ultérieur… ».

En pratique, dés que la société doit avoir une activité d’une certaine importance, il est nécessaire de procéder à la

désignation d’une gérance. Cette désignation relève du pouvoir des associés qui, sauf disposition contraire, doivent se
prononcer à l’unanimité. Les associés jouissent en la matière d’une grande liberté, ils peuvent nommer un ou plusieurs

gérants, il est indifférent que ceux-ci soient associés ou non.

Les gérants peuvent être désignés soit par les statuts, soit par acte ultérieur. A défaut de nomination, le droit d’administrer

les affaires sociales appartient à tous les associés conjointement, et nul ne peut l’exercer séparément s’il n’est pas autorisé

par les autres. On constate alors que la gérance est en principe collégiale dans la SNC, mais cette solution n’est imposée

par la loi, au contraire, il n’est prévu que comme remède au conflit qui peut exister entre les associés et notamment lorsqu’ils

n’ont rien prévu dans les statuts.

Le gérant est généralement une personne physique, mais il peut être aussi une personne morale (une autre société

commerciale). Dans ce cas, en vertu de l’article 6 de la loi 5-96, si une personne morale est gérant, ses dirigeants sont

soumis aux mêmes conditions et obligations et encourent les mêmes responsabilités civile et pénale que s’ils étaient gérant

en leur nom propre, sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu’ils dirigent.

Il y a là une anomalie, quand on sait que les gérants des sociétés à responsabilité limitée ne peuvent être que des

personnes physiques, et qu’il en est de même pour le président du conseil d’administration et les membres du directoire

d’une société anonyme.

L’associé, qui est gérant statutaire, peut faire tous les actes de gestion et même de disposition qui rentrent dans le but de la

société. Quant au gérant non associé, et également le gérant associé non statutaire, il a les pouvoirs attribués au mandataire

en vertu de l’article 891 du DOC. Ainsi le gérant a des attributions légales, qui peuvent toutefois être limitées par l’acte qui le

nomme, cette limitation devant normalement être publié.

En ce qui concerne la cessation des fonctions du gérant, nous constatons qu’il peut avoir plusieurs causes : la révocation, la

démission, l’arrivée du terme du contrat, la dissolution de la société et décès du gérant.

Cependant quelque soit le mode de cessation des fonctions, on distingue entre les gérants statutaires et les gérant non

statutaires.

Dans le cas des gérants statutaires, ceux-ci ne peuvent être révoqués que s’il y a de juste motif, par exemple un acte de

mauvaise gestion, mésintelligence grave survenue entre les gérants, le manquement grave d’un ou de plusieurs d’entre eux

aux obligations à leur charge ou enfin impossibilité de remplir leurs fonctions. Toutefois, les justes motifs ne sont pas

suffisants, l’accord unanime de tous les associés est indispensable selon les termes de l’article 14 de la loi 5-96.

Suivant la même logique, le gérant statutaire ne peut démissionner de ses fonctions que s’il présente des causes légitimes

d’empêchement, dans le cas contraire, il peut être condamné à verser des dommages et intérêts aux associés. Dans le cas

des gérants nommés par acte séparé, ils sont révocables comme de simples mandataires, c’est-à-dire à n’importe quel

moment, mais la loi exige que la décision soit prise par la majorité des associés.

A ces deux cas, il faut ajouter la situation des associés qui sont gérants, mais qui ne sont pas désignés dans les statuts,

chacun d’eux peut être révoqué de ses fonctions dans les conditions prévues dans les statuts, ou, à défaut, par une décision

des autres associés prise à l’unanimité.

B- Les associés

Le statut des associés est dominé par l’engagement qu’implique pour chacun d’entre eux leur participation à une société en

nom collectif. Le fait qu’ils sont personnellement obligés au paiement des dettes sociales explique qu’ils ont en contrepartie

des droits renforcés de contrôle et de gestion.

1- L’engagement des associés


Bien qu’elle jouisse de la personnalité morale, la SNC est dans une large mesure transparente, ce qui veut dire que les

associés ne s’effacent pas derrière elle. Mais, qu’au contraire, ils restent présents et responsables. C’est ce qui explique

l’obligation qui pèse sur eux de répondre indéfiniment et solidairement des dettes sociales.

Les associés sont liés par une solidarité parfaite, un créancier de la société qui entend se faire régler peut donc s’adresser à

n’importe lequel d’entre eux, à son choix, et lui demander de payer l’intégralité de sa créance, sans que l’associé puisse

invoquer le bénéfice de division. Cette obligation est limitée par le fait qu’elle est subsidiaire, c’est-à-dire que les créanciers

ne peuvent poursuivre les associés que lorsque le patrimoine de la société ne puisse les désintéresser.

Cependant, il serait erroné de penser que l’associé qui a réglé la dette de la société est le seul perdant. Au contraire, il a le

droit de poursuivre les autres associés individuellement selon le montant de la dette et en proportion de leur participation

dans la société. Les associés sont également tenus d’une obligation de non concurrence dans deux cas :

le cas ou les statuts prévoient une obligation de non concurrence.

Lorsque l’un des associés fait apport de son fond de commerce à la société, il est normalement tenu de ne pas faire la

concurrence, sinon, son apport est vide de son contenu étant donné que l’élément principal du fonds de commerce est la

clientèle.

2- Les droits des associés non gérants

Les associés non gérants possèdent généralement deux types de pouvoirs : un pouvoir de décision et un pouvoir de

contrôle.

a- Le pouvoir de décision

Les associés non gérants ont un pouvoir souverain de décision qu’il exercent en assemblée, ou encore par voie de

consultation écrite si elle est prévue par les statuts (article 9).

Les associés se prononcent sur toutes les questions qui ne relèvent pas de la compétence des gérants telles que la

nomination et la révocation des gérants, la modification des statuts, l’extension de l’objet social, la prorogation de la durée de

la société…

Cependant, les associés non gérants ne peuvent jamais intervenir dans la gestion de la société, ni s’opposer aux actes

accomplis par les gérants à moins que ces actes n’excèdent pas une limite de l’objet social ou ne soient pas manifestement

contraire aux statuts ou à la loi.

Les décisions sont prises en principe à l’unanimité des associés, sauf clause contraire des statuts qui prévoient librement les

règles de majorité applicables à certaines décisions. Mais la règle de l’unanimité est impérative dans le cas de révocation

d’un gérant associé, statutaire ou non statutaire ; ou encore dans le cas de continuation de la société malgré la révocation

d’un gérant associé statutaire, ou de l’incapacité d’un associé, enfin en cas de cession de parts sociales.

Toute délibération des associés est constatée par un procès-verbal qui devra être établit sur un registre spécial. Ledit

procès-verbal doit indiquer la date et le lieu de la réunion, les prénom et nom des associés présents, les rapports présentés

à la discussion et un résumé des débats, ainsi que les projets de résolutions soumises au vote et le résultat de vote (article

10).

L’assemblée annuelle, qui doit approuver le rapport de gestion sur les opérations de l’exercice écoulé, est convoquée dans

les six mois à compter de la clôture dudit exercice. Les décisions peuvent être prises à l’unanimité ou à la majorité, que les

statuts peuvent fixer librement.

Avant la réunion de l’assemblée annuelle, tous les documents sur lesquels portera la discussion doivent être adressés

quinze jours au moins avant la réunion de l’assemblée, sous peine de nullité des délibérations.
b- Le pouvoir de contrôle

Ce contrôle s’exerce :

Soit à l’occasion de chaque exercice social, les associés non gérants ont un pouvoir d’exercer un contrôle sur le travail des

gérants ;

Soit tout eu long de la vie de la société, l’article 11 de la loi 5-96 précise que les associés non gérant ont le droit , deux fois

par an, de prendre connaissance au siège social des livres, de l’inventaire, des états de synthèse, du rapport de gestion, et

le cas échéant, du rapport du commissaire aux comptes et des procès-verbaux des assemblées et de poser par écrit des

questions sur la gestion sociale, auxquelles il doit être répondu également par écrit. Ce droit de connaissance peut être

effectué avec l’aide d’un conseiller.

Il faut remarquer à cet égard que les associés de la SNC sont tenus de désigner un commissaire aux comptes au moins,

lorsque le chiffre d’affaire de la société dépasse, à la clôture de l’exercice social, le montant de cinquante millions de dirhams

hors taxe.

Section2 : Le régime des parts sociales

Les droits que les associés tiennent du contrat de société sont appelés parts sociales. Celles-ci, qui ne peuvent être

représentées par des titres négociables, sont comme, toutes les parts des sociétés, de nature mobilière et incorporelle. Leur

particularité tient à ce qu’en raison même de la responsabilité qui incombe aux associés, seuls peuvent avoir cette qualité

ceux qui se sont choisis : les parts ont donc un caractère personnel accentué qui a des incidences importantes sur leur

cession et leur transmission.

§1- la cession et la transmission entre vifs

En vertu de l’article 15 de la loi 5-96, aucun associé ne peut, sans le consentement de tous les autres, associer une tierce

personne à la société. Le contrat de société implique normalement des rapports de confiance entre les associés, il est

contracté intuitus personae. Il en résulte qu’un associé ne peut céder ses droits au profit d’un tiers. Ainsi, la cession des

parts sociales doit être constatée par écrit, à peine de nullité. Elle est rendue opposable à la société dans les formes prévues

à l’article 195 du DOC. Pour être opposable aux tiers, la cession des parts sociales doit être signifiée à la société, cette

signification peut être remplacée par le dépôt d’une copie de l’acte de cession au siège social contre remise par le gérant

d’une attestation de ce dépôt au déposant.

§2- la transmission entre morts

La société est formée intuitu personae, c’est pourquoi la société doit, en principe, cesser avec le décès, l’absence ou

l’interdiction d’un associer. Cette disposition n’est pas toutefois d’ordre public ni absolue. Ainsi les associés peuvent prévoir

que la société continuera, par exemple en cas de décès de l’un des associés, avec les héritiers ou avec les associés

survivants.

Lorsque la société continue avec les associés survivants, l’héritier est seulement créancier de la société et n’a droit qu’à la

valeur des droits sociaux de son auteur.

Remarquant, si en cas de continuation, l’un des héritiers et un mineur non émancipé, la société doit être transformée, dans

le délai d’un an, à compter du décès, en société en commandite, dont le mineur devient commanditaire ; à défaut, elle est

dissoute, sauf si le mineur atteint la majorité dans ce délai.

Dr Mustapha EL Baaj

Common questions

Alimenté par l’IA

The SNC provides a stable business structure beneficial for partners with strong trust relationships, often appropriate for family businesses due to its closed nature . However, its liabilities are significant, as partners are personally responsible for debts, posing high financial risks and complications in exiting the company, as unanimity is required for part transfer . Despite these risks, SNCs may be chosen for fiscal benefits in parent group companies, leveraging their inherent fiscal transparency, although some opt for corporate tax for separation of personal and company taxation .

The establishment of a Société en Nom Collectif (SNC) requires both substantive and formal conditions. Substantively, partners must have the commercial capacity, meaning they cannot be minors, under guardianship, or banned from commercial activities due to incapacity or prohibition . Formally, the constitutive act must be written and authenticated, detailing essential elements like partner names and contributions, and registered at the commercial court registry . Responsibilities are distributed such that all partners are indefinitely and jointly responsible for debts, exposing personal assets, but they retain strong rights in business management .

The SNC is generally subject to personal income tax where associates are taxed individually on distributed or undistributed profits according to their business nature (BIC, BNC, etc.). However, they may opt for corporate tax, resembling a limited company's tax regime, where earnings are taxed within the company at lower rates, especially beneficial if reserves are accumulated . Additionally, partner earnings considered social benefits complicate financial strategies as they must meet non-employee tax obligations .

A distinctive challenge in managing an SNC emerges from its default collaborative management model, where partners collectively manage unless directed by statutes . This can cause inefficiency, especially in large-scale operations needing decisive leadership, thus requiring strategic alignment among partners . Balancing managerial roles between statutory and non-statutory gérants adds complexity, potentially causing role overlaps or conflicts. Moreover, the necessity for unanimous decisions in parts' transfer and certain alterations may hamper agile management adaptations .

Management roles in an SNC can be filled by partners or appointed external managers. By default, all partners are managers unless stated otherwise in the statutes, allowing significant operational freedom . A distinction exists between associated gérants and non-associated gérants; associated gérants’ earnings are part of company profits and not tax-deductible, while non-associated gérants' remunerations are deductible and considered as salaries . Legally, if a legal entity acts as a gérant, its directors share responsibilities similar to personal accountability .

The SNC's requirement for partners to bear joint, unlimited liability for debts heavily influences the preference for other business structures that offer liability protection. This liability risk makes structures like SARL, where liability is limited to contributions, more attractive as they safeguard personal assets . Legal and financial protections inherent in alternatives often outweigh the SNC's certain benefits, leading to SARL being frequently chosen over SNC for its protective features against creditors .

Formation of an SNC is restricted based on partners' commercial capacity; minors, incapacitated individuals, and those legally barred from commercial activities cannot participate . Statutorily, the constitutive act must list partners' credentials and apportion shares, ensuring transparent compliance . These restrictions ensure that partners fully understand the risk exposures and responsibilities inherent in an SNC's joint and several liabilities, reinforcing the business's foundational stability and integrity.

Part transfer in an SNC requires unanimous partner approval, reflecting the collective decision-making ethos fundamental to this structure . This unanimity condition can hinder business continuity in scenarios of partner disagreements, potentially blocking necessary business evolution or responding to an individual’s exit wish. While it solidifies partner trust and involvement, it simultaneously risks stagnation and complicates ownership resolution, affecting partner dynamics especially in larger or evolving entities .

In a Société en Nom Collectif, partners can contribute via cash or tangible goods with valuations noted in statutes, alongside non-tangible industry contributions, like expertise, which do not count toward capital but provide partnership stakes . Governance is influenced by how profit sharing does not automatically align with capital contributions, allowing flexible profit distribution as per statutes . This structure supports tailored governance and incentive management among partners while allowing diverse asset involvement in the company.

A Société en Nom Collectif is required to appoint an auditor only if specific economic criteria are exceeded. The thresholds for mandatory auditor appointment include: a total balance sheet over 4 million, turnover above 8 million euros excluding taxes, or having more than 50 employees . Exceeding any two of these three thresholds necessitates the appointment of an auditor to ensure financial accountability and transparency within the company.

Vous aimerez peut-être aussi