Université Abou Bekr Belkaid Tlemcen
Faculté de technologie
Département de génie industriel
MODULE : Mécanique L3 (2024-2025)
TP 1 : Essai de dureté
Proposé par : B. BELARBI
Réalisé par :
BENMOSTEFA Khadidja
BENAIBOUT Mohamed El Amine
BETTAHER Aya
Proposé par : B.BELARBI
1. Définition :
La dureté, de symbole général H, est une propriété mécanique qui exprime la
résistance d’un matériau soumis à une déformation plastique localisée (petites
indentation ou rayure). Beaucoup de méthodes servent à l’évaluation de la
dureté ; les plus courantes consistent à mesurer la résistance à la pénétration.
2. Objectifs pédagogiques :
Comprendre la notion de dureté
Découvrir les différents appareillages de mesure de dureté et effectuer quelques
Essais.
Voir l’effet des traitements thermiques de trempe sur la dureté
Savoir mesurer la dureté
Savoir analyser et interpréter les différents résultats obtenus de l’essai de dureté
3. Rappels théoriques :
La dureté peut être évaluée en mesurant une empreinte laissée en surface par un poinçon
agissant sous l'action d'une force connue (essais Brinell, Vickers et Rockwell) mais aussi par une
hauteur de rebondissement d'un objet très dur sur la surface à tester (essai Shore pour
élastomères et plastiques).
Resume:
Dans ce TP, nous avons utilisé la méthode Rockwell.
Essai de dureté Rockwell (HR) : C'est l'essai de dureté le plus connu mondialement.
Dans ce cas, la dureté, contrairement à Brinell et Vickers, est obtenue par lecture directe d'une
longueur d'enfoncement d'un pénétrateur, bille acier ou cône diamant. Une pré-charge (Fo)
permet de faire une empreinte initiale et, par là, d'éliminer les incertitudes propres aux défauts
de la surface.
Échelles de mesure :
HRC (pour ferreux), HRD et HRA avec cônes (pour matériaux durs et très durs :
carbures, aciers trempés ...) ;
HRB (non ferreux et métaux en feuilles ) ; HRE, HRF, HRG (pour métaux doux ) ;
HRM et HRR avec billes (pour matières plastiques) sur une surface propre.
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4. Dispositif de l’essai expérimental :
Premiére partie ( la trempe) :
Deuxiéme partie ( polissage) :
Papier à verre et un disque de polissage
Troisième partie ( essai de dureté) :
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5. Les étapes suivies :
La trempe :
Les pièces sont d’abord chauffées dans un four à une température élevée de 850°
pendant 10 min .
Refroidissement rapide : après avoir été chauffées, les pièces sont ensuite rapidement
refroidies, en les plongeant dans un milieu de refroidissement (l’eau, l’huile, l’air ).
NB : il y a une pièce de référence qui ne subit aucune transformation, donc c’est une
pièce originale.
Polissage : au cours de cette étape, nous allons procéder au polissage des pièces afin
d’obtenir une surface lisse et fine ( donc c’est le fait d’éliminer les imperfections de surface)
.
Essai de dureté : dans cette derniére étape nous allons réaliser l’essai de dureté sur
chaque pièce en utilisant la méthode de rockwell avec un duromètre, il applique une charge à
travers une pénétrateur ensuite il mesure la prfondeur de pénétrateur dans la pièce après
l’application de la charge et cette profondeur est convertie en une valeur de dureté sue l’échelle
Rockwell « HRC » . pour assurer la fiabilité des résultats, nous avons effectué le test sur chaque
pièce 4 fois ce qui nous permet d’obtenir une valeur moyenne .
Resume:
6 . Les résultats obtenus :
Mesure de dureté ( HRC )
N°= Nature du pièces V1 V2 V3 V4 V-MOYENNE
1 Avant traitement 20 22 23 21 22,5
( pièce originale )
2 Après traitement 45 53,5 55,5 54 52
Refroidissement par
eau
3 Après traitement 46 44,5 40 51 45,4
Refroidissement par
huile
4 Après traitement 9,5 11 16 14 12,6
Refroidissement par
air libre
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7 . La conclusion :
À partir des essais de dureté réalisés sur les différentes pièces, nous pouvons
observer des variations significatives en fonction du type de refroidissement après
traitement thermique :
1. Pièce originale (avant traitement) : La dureté de la pièce avant tout traitement est de
22,5, ce qui représente l'état initial du matériau sans aucune modification de ses
propriétés mécaniques.
2. Refroidissement par eau : La pièce refroidie par eau a montré une augmentation
notable de la dureté, avec une valeur de 52. Ce résultat est attendu, car le
refroidissement rapide par eau tend à produire une structure plus dure en raison de la
trempe rapide.
3. Refroidissement par huile : La pièce refroidie par huile présente une dureté de 45,4,
légèrement inférieure à celle refroidie par eau. Cela s'explique par le fait que l'huile
offre un refroidissement plus lent que l'eau, ce qui génère une structure moins dure
mais souvent plus tenace.
4. Refroidissement par air libre : Enfin, la pièce refroidie à l'air libre présente la plus
faible dureté avec une valeur de 12,6. Le refroidissement lent dans l'air permet à la
structure de se détendre davantage, ce qui entraîne une dureté moindre.
« En conclusion, le type de refroidissement a un impact direct sur la dureté du
matériau. Le refroidissement rapide par eau produit la dureté la plus élevée, suivi du
refroidissement par huile, tandis que le refroidissement à l'air libre donne une structure
plus douce. Ces résultats montrent que le choix du procédé de refroidissement peut
être adapté selon les propriétés mécaniques recherchées pour une application
spécifique. »