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Induction électromagnétique et couplage

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Cours 18 – Électromagnétisme Version prof

Retour sur les


BLAISE PASCAL
phénomènes d’induction
PT 2023-2024

Plan du cours
I Lois régissant les phénomènes d’induction 2
I.A Une loi quantitative : loi de Faraday . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
I.B Une loi qualitative : la loi de Lenz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
II Couplage électromécanique 3
II.A Action mécanique de Laplace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
II.B Méthode générale d’étude d’un système réalisant un couplage électromécanique . . . . . . . . . . . . 5
II.C Conversion électrique → mécanique en translation : rails de Laplace moteurs . . . . . . . . . . . . . . 5
II.D Conversion mécanique → électrique en translation : rails de Laplace générateurs . . . . . . . . . . . . 8
II.E Conversion mécanique → électrique en rotation : alternateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
III Couplage inductif entre circuits 11
III.A Loi de comportement d’une bobine en présence d’induction mutuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
III.B Circuits couplés par mutuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Au programme
Ce cours n’est constitué que de révisions de PTSI, dont le programme est reproduit aux dernières pages de ce poly.
S’agissant d’un cours de rattrapage/révision, il est nécessairement plus concis qu’un cours en première intention, et
j’ai été obligé de passer sous silence certains aspects et certains exemples.

Ces cinq dernières années au concours


▷ Écrit : épreuve A 2018, 2022 et 2023.
▷ Oral : de temps en temps.

1/16 Étienne Thibierge, 15 décembre 2023, www.etienne-thibierge.fr


Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

L’induction électromagnétique est un phénomène découvert par Michael Faraday vers 1830, selon lequel le mou-
vement d’un circuit dans un champ magnétique ou la variation temporelle du flux magnétique au travers d’un circuit
peuvent provoquer l’apparition d’un courant au sein de ce circuit. Ce phénomène a de multiples applications à toutes
les échelles de la vie quotidienne : alternateurs des centrales électriques, moteur électrique, transformateur, haut-
parleur, plaques à induction, identification RFD pour une carte de transport en commun ou le paiement sans contact,
chargeurs sans fil, etc.
L’étude générale des phénomènes d’induction est complexe, et repose nécessairement sur la prise en compte
exhaustive des équations de Maxwell. Conformément au programme de CPGE, nous nous limiterons aux deux cas
limites les plus simples :
▷ un conducteur en mouvement dans un champ magnétique uniforme et stationnaire, appelé cas de Lorentz ;
▷ un conducteur immobile placé dans un champ magnétique variable, appelé cas de Neumann.
Bien sûr, il ne s’agit que de deux cas limites, et toutes les situations intermédiaires existent également.
Rappel préalable : règle de la main droite.

Le sens d’orientation positive du contour (ici du circuit) étant donné par le sens d’enroulement
R des doigts, le sens du vecteur normal est donné par la direction dans laquelle pointe le pouce ...
et réciproquement.

I - Lois régissant les phénomènes d’induction


I.A - Une loi quantitative : loi de Faraday
Comme son nom l’indique, la loi de Faraday est la traduction intégrale de l’équation (locale) de Maxwell-Faraday,
le passage de l’une à l’autre se faisant grâce au théorème de Stokes (cf. cours de PT sur le champ magnétique).
Les variations de flux magnétique au travers d’un circuit fermé
R! se modélisent électriquement par l’ajout d’un générateur induit dans le circuit,
dont la force électromotrice (fém) induite e est reliée au flux magnétique Φ au travers du circuit par
¨
dΦ #” # ”
e=− avec Φ= B · dS
dt circuit
#”
Le vecteur dS est orienté par la règle de la main droite par rapport au sens conventionnel du courant,
et la fém induite e est orientée en convention générateur par rapport à i.
flux Φ(t)
variable e(t)
i

i
r

vision magnétique vision électrique

Le générateur induit est un modèle équivalent, dont on peut voir et mesurer les conséquences (mise en mouvement
Q d’une partie mobile, courant induit, etc.) mais dont la fém n’est pas toujours directement mesurable.
, , , Attention ! Le respect des conventions d’orientation est crucial pour la bonne mise en équation d’un problème
d’induction. Ainsi, la première étape dans tout exercice consiste à flécher le sens conventionnel du courant ... tout en
se rappelant qu’il ne s’agit que d’un sens conventionnel, l’intensité pouvant être algébrique.
Remarque : Une hypothèse de circuit fixe est nécessaire pour passer de l’équation de Maxwell-Faraday
à la loi de Faraday, ce qui explique l’existence d’exceptions à la loi de Faraday. Les traiter dans une
approche purement électromagnétique est possible mais trop technique à notre niveau : on utilise alors
la conservation de la puissance,
PLaplace + ei = 0 ,
que nous évoquerons par la suite.

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

I.B - Une loi qualitative : la loi de Lenz

Par leurs conséquences, les phénomènes d’induction tendent à atténuer leurs causes.

En pratique, la cause est toujours la variation du flux magnétique au travers du circuit, les phénomènes d’induction
tendant à atténuer ces variations de flux. Qualitativement, le flux est le produit du champ magnétique par la surface
du circuit :
▷ si les variations de flux sont dues à des variations temporelles du champ magnétique, alors le champ magnétique
induit (champ créé par le courant induit) va s’opposer à ces variations ;
▷ si les variations de flux sont dues à un mouvement du circuit qui fait varier sa surface, alors la force de Laplace
induite (créée par le courant induit) va freiner ce mouvement.

Application 1 : Sens du courant induit par le mouvement d’un aimant

N S Considérons la situation schématisée ci-contre, où un aimant est progressivement


i rapproché d’une spire. Déterminer le signe de i (ou de manière équivalente le sens réel
⇐= du courant) lors de l’opération.

Correction — L’aimant est approché de la spire, ce qui augmente le champ magnétique vu par la spire et donc le
flux magnétique au travers de la spire, voir figure 1. Ainsi, pour diminuer ces variations de flux 1 , le champ magnétique
induit s’oppose au champ extérieur. Par la règle de la main droite, on en déduit que le sens du courant induit est
identique au sens conventionnel. On a donc iind > 0 au cours de l’expérience ... et bien sûr nul avant et après lorsque
l’aimant est immobile.

iind
#” #” #” #”
B début B pdt B ind B fin

situation en cours situation


initiale finale

Figure 1 – Courant induit dans une spire par le mouvement d’un aimant.

II - Couplage électromécanique
On étudie dans cette seconde partie le cas limite où le champ magnétique est stationnaire, uniforme à l’échelle
du circuit, mais où le circuit est en mouvement : on parle de couplage électromécanique, c’est-à-dire de couplage
entre les phénomènes électriques et les phénomènes magnétiques.

II.A - Action mécanique de Laplace


Du point de vue mécanique, ce couplage se traduit par l’apparition d’une action mécanique de Laplace ressentie
par la portion de circuit en mouvement.
On appelle action de Laplace l’action mécanique exercée par un champ magnétique
sur un circuit électrique parcouru par un courant d’intensité i.

1. Ce qui n’est pas la même chose que de diminuer le flux !

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

• Force de Laplace élémentaire


Un tronçon de fil élémentaire de longueur dℓ parcouru par un courant i
#”
R! placé dans un champ B subit une force (élémentaire) appelée force de Laplace (élémentaire)
#” #” #”
dF Lapl = i dℓ ∧ B ,
#”
où le vecteur dℓ est de même direction que le fil et orienté dans le sens de i.

#”
dF Lapl
#”
⊗B
i #”
dℓ

La force de Laplace est la résultante des forces de Lorentz subies par les porteurs de charge.
#”
, , , Attention ! Le vecteur dℓ doit être orienté dans le sens conventionnel du courant pour que l’expression soit
valable : en induction, il est toujours essentiel de commencer par orienter le circuit avant tout calcul !
#”
, , , Attention ! B représente ici uniquement le champ extérieur, PAS le champ créé par le fil lui-même.
Pour calculer la force de Laplace résultante sur une portion macroscopique de circuit située entre deux points M1
et M2 , il suffit de sommer les forces de Laplace élémentaires subies par chaque portion de circuit, soit
ˆ
#” #” #”
FL = idℓ ∧ B .
\
M1 M2

• Force de Laplace subie par un circuit fermé indéformable


Si le circuit est indéformable et entièrement soumis à un champ uniforme, alors
Q ˆ
#” #” #” #” #” #”
ˆ 
FL = idℓ ∧ B = i dℓ ∧ B = 0
circuit circuit

car l’intégrale est nulle puisque le circuit revient à son point de départ. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y
pas d’action de Laplace, mais il s’agit d’un couple plutôt que d’une force.

• Couple de Laplace
Un exemple pour comprendre : Considérons un cadre M N P Q rectangulaire rigide, voir figure 2, parcouru par
un courant i, susceptible de tourner autour de l’axe (Oz). On note #” n la normale orientée du cadre. Ce cadre est
#”
plongé dans un champ B = B #” e x , perpendiculaire à l’axe (Oz), uniforme à l’échelle du cadre.

z
θ #”
F QM
N M i
× M
J1 z #”
#”
n B = B #”
ex
N
θ
J2 × × ×J4 #” #”
O F NP n

i
J3
×
P Q

Figure 2 – Cadre rectangulaire plongé dans un champ uniforme. Les yeux indiquent l’angle sous lequel le circuit
est observé.

La résultante des forces de Laplace subies par le cadre est nul, mais comme leur point d’application sur chacun
des côtés du cadre est différent alors le moment des actions de Laplace est non nul :
▷ sur les côtés M N et P Q, les points d’application J1 et J2 de la force de Laplace résultante sur le côté du cadre
passe par l’axe de rotation, son moment est donc nul ;

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

▷ en revanche, sur les côtés N P et QM , on constate en traçant les forces que leur bras de levier est non nul, et le
schéma montre bien qu’il en résulte un moment subi par le cadre.
Il est possible de calculer explicitement le moment résultant, mais le calcul est un peu fastidieux et n’aide pas à
comprendre le résultat ni sa généralisation, que l’on admet.
Généralisation : l’approche qualitative précédente se généralise à un circuit de forme quelconque.
L’action de Laplace subie par un circuit de surface S, de normale #”
n , parcouru par un courant i et placé
#”
dans un champ magnétique B est un couple R
#” #” #” #”
M = iS #”
n ∧B =m ∧B
#” = iS #”
où m n est appelé moment magnétique du circuit.

L’expression se généralise à un aimant, qui peut lui aussi être caractérisé par son moment magnétique ... même
s’il n’y a pas d’intensité électrique dans un aimant.

II.B - Méthode générale d’étude d’un système réalisant un couplage électromécanique


Le système couplant deux domaines différents, l’approche est nécessairement double et implique aussi bien la
mécanique que l’électricité. Le comportement du système est ainsi régi par deux équations différentielles couplées, M!
▷ une équation mécanique, obtenue en appliquant le théorème de la résultante cinétique (translation) ou du
moment cinétique (rotation) aux parties en mouvement du système ;
▷ une équation électrique, obtenue en appliquant la loi des mailles au circuit électrique équivalent.
Du côté mécanique, le couplage apparaît dans l’action de Laplace qui implique le courant, et du côté électrique
il transparaît dans la fém induite qui dépend de la vitesse (éventuellement vitesse angulaire) des parties mobiles.
, , , Attention ! L’expression de la force électromotrice induite et de la force de Laplace dépendent de convention
sur le sens du courant : la première étape de tout exercice d’induction est d’orienter le courant !

II.C - Conversion électrique → mécanique en translation : rails de Laplace moteurs


Considérons un système de rails de Laplace séparés d’une distance a et
#” #”
ey #” soumis à un champ magnétique extérieur B = B #” e z . L’ensemble possède une
E0 B a
#”
ex
résistance électrique r. Ce système est utilisé en fonctionnement moteur :
#”
ez un générateur impose une tension E0 , ce qui met en mouvement la tige
i
initialement immobile. Il réalise donc une conversion d’énergie électrique en
x énergie mécanique.
• D’abord, on oriente le courant
Et ça se fait sur le schéma ! Ici, on choisit « naturellement » le sens qui oriente le générateur en convention
générateur. Si le sens réel du courant coïncide avec le sens choisi, alors il est positif, sinon il est négatif ... et comme
tout est algébrique ça ne change rien.
• Équation mécanique
#”
Compte tenu de l’orientation (conventionnelle) de l’intensité dans le système, l’élément de longueur dℓ sur la tige
mobile est orienté selon + #”
e y . Ainsi, la force de Laplace vaut M!
ˆ ˆ ˆ
#” #” #” #”
FL = i dℓ ∧ B = i dℓ #”
e y ∧ B #”
e z = iB dℓ #”
ex soit F L = iaB #”
ex .
tige tige tige

#”
L’orientation positive conventionnelle du circuit, c’est-à-dire concrètement le sens du dℓ,
coïncide toujours avec le sens conventionnel du courant R
... et ce quel que soit le sens réel du courant.

Appliquons le théorème de la résultante cinétique à la tige mobile dans le référentiel terrestre R considéré galiléen.
#”
Les rails sont implicitement supposés horizontaux, le poids P de la tige est donc compensé par une force de réaction
#” M!
normale N , et les frottements sont négligés. Par conséquent,
d #”
v #” #” #”
m = FL + P
+N 

dt
et en projection sur #”
ex,
dvx
m = iaB .
dt
Cette équation est appelée équation mécanique du système.

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

• Équation électrique
Compte tenu de l’orientation conventionnelle de i, le vecteur normal au circuit est + #”
e z par règle de la main
M! droite, donc le flux magnétique vaut ¨
#”
Φ= B · dS #”
e z = +Bax .

#”
En plus de fixer le sens de dℓ,
R le sens conventionnel de l’intensité fixe par règle de la main droite le sens du vecteur normal au circuit
... et ce quel que soit le sens réel du courant.

D’après la loi de Faraday,



M! eind = − = −aBvx .
dt
Le schéma électrique équivalent contient le générateur extérieur E0 , un générateur équivalent eind et la résistance r
du système, voir figure 3.
Le générateur induit doit obligatoirement être orienté en convention générateur
pour que sa fém soit donnée par la loi de Faraday.

r
E0
eind
i

Figure 3 – Circuit électrique équivalent aux rails de Laplace utilisés en moteur.

D’après la loi des mailles, on en déduit

E0 + eind = ri soit E0 − aBvx = ri .

Cette équation est appelée équation électrique du système.

• Découplage des équations


Les deux équations impliquent à la fois la vitesse vx et le courant i, qui sont deux grandeurs inconnues. Pour la
M résolution, il faut découpler les équations, c’est-à-dire séparer vx et i.
▷ Expression de la vitesse : À partir de l’équation électrique, on obtient

E0 aB
i= − vx
r r
et en reprenant l’équation mécanique on en déduit

dvx E0 aB (aB)2
m = − vx
dt r r
ce qui s’écrit sous la forme
dvx (aB)2 E0 aB
+ vx =
dt | mr
{z } mr
=1/τ

Les solutions de cette équation sont de la forme

E0
vx (t) = A e−t/τ +
aB
et avec la condition initiale
E0 E0
vx (0) = 0 = A + d’où A= .
↑ ↑ aB aB
CI sol

On en déduit finalement
E0  
vx (t) = 1 − e−t/τ .
aB

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▷ Expression de l’intensité : D’après l’équation électrique,

E0 r
vx = − i
aB aB
donc en injectant dans l’équation mécanique
r di
−m = iaB
aB dt
ce qui s’écrit sous la forme
di (aB)2
+ i = 0.
dt | mr
{z }
=1/τ

Le temps caractéristique τ est intrinsèque au système, et indépendant de la grandeur couplée considérée.

La condition initiale est en revanche plus difficile à obtenir : il est clair que la vitesse est initialement nulle, mais
le courant dépend du générateur, ce qui est moins immédiat à analyser. Le plus simple est souvent d’utiliser l’une des M
deux équations, électrique ou mécanique, avec la condition initiale « évidente » pour en déduire l’autre. Ici, d’après
l’équation électrique appliquée à l’instant initial où la tige est immobile,

E0 aB E0
i(0) = − vx (0) =
r r r
On en déduit
E0 −t/τ
i(t) = e .
r

• Conservation de la puissance lors de la conversion électro-mécanique


La puissance mécanique algébrique fournie par la force de Laplace vaut
#”
PL = F L · #”
v = iaBvx .

De même, la puissance électrique algébrique fournie par le générateur induit vaut

Pind = eind i = −iaBvx .

Ces deux puissances sont opposées : la conversion électro-mécanique de puissance est parfaite. Ici, le sens du courant
est a priori imposé par le générateur E0 , donc i > 0, PL > 0 et Pind < 0 : la puissance électrique prélevée est
intégralement restituée sous forme de puissance mécanique.
Conservation de la puissance lors de la conversion électro-mécanique :
La puissance mécanique PL fournie par les actions de Laplace R
et la puissance électrique fournie par le générateur induit sont toujours exactement opposées,

PL + eind i = 0 .

Cette relation traduit le fait que la conversion électro-mécanique est parfaite.


Elle est toujours valable, et permet de calculer efficacement la fém induite
dans des situations où la loi de Faraday ne s’applique pas.

Remarque : Le fait que la conversion électromécanique soit parfaite ne signifie pas qu’il n’y a pas
de pertes dans les systèmes réalisant cette conversion, mais que ces pertes sont ou bien purement
mécaniques, ou bien purement électriques, mais pas dans la conversion entre les deux.

• Bilan de puissance global


Réaliser un bilan de puissance demande de réaliser un bilan de puissance mécanique, en multipliant l’équation
mécanique par la vitesse, et un bilan de puissance électrique, en multipliant l’équation électrique par l’intensité. M
En effet, l’équation mécanique implique des forces, or une puissance est le produit d’une force par une vitesse ;
et l’équation électrique implique des tensions, or une puissance est le produit d’une tension par une intensité. On
combine ensuite les deux par élimination du terme de couplage électromécanique.

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

Remarque : Dans le cas d’un système en rotation, l’équation mécanique implique des moments et il
faut alors multiplier par la vitesse angulaire pour obtenir une puissance.

Multiplions l’équation mécanique par vx et l’équation électrique par i,

dvx
m vx = iaBvx et E0 i − iaBvx = ri2 .
dt
Sommons ces deux équations de sorte à faire disparaître le terme traduisant la conversion électro-mécanique de
puissance iaBvx ,
dvx
E0 i = m vx + ri2
dt
ce qui se réécrit sous la forme
 
d 1
E0 i = mv 2 + ri2 .
dt 2 x

Cette équation signifie que la puissance E0 i fournie par le générateur permet pour partie d’augmenter l’énergie
cinétique de la tige mobile (conversion électrique → mécanique), et est pour partie dissipée par effet Joule dans les
rails.

II.D - Conversion mécanique → électrique en translation : rails de Laplace générateurs

#”
ey #” Considérons les mêmes rails de Laplace que précédemment. Le système
#” F0 est maintenant utilisé en fonctionnement générateur : il n’y a plus de géné-
B a
#”
ex rateur E0 , mais un opérateur extérieur tracte la tige, initialement immobile,
#”
ez #”
i avec une force constante F0 , ce qui génère un courant induit dans le système.
x Il réalise donc une conversion d’énergie mécanique en énergie électrique.

• D’abord, on oriente le courant


C’est fait sur le schéma ! Ici, le sens le plus naturel est celui donné par la règle de la main droite vis-à-vis de #”
ez .

• Analyse qualitative par la loi de Lenz


#”
Ici, sous l’effet de la force F0 , la tige mobile se déplace selon + #”
e x , donc la surface du circuit augmente, donc le
flux magnétique augmente. D’après la loi de Lenz, les phénomènes d’induction vont modérer cette augmentation, en
créant une force de freinage (la force de Laplace induite) dirigée selon − #” e x . Par règle de la main droite, on en déduit
le sens réel du courant induit qui créé cette force : dans la tige mobile, il doit être dirigé « de haut en bas » sur la
figure. On obtient alors le signe du courant induit,

iind < 0 .

Cela signifie-t-il que l’on s’est trompés sur le choix du sens de i ? Certainement pas ! Le sens choisi pour i est purement
conventionnel, ici il ne coïncide pas avec le sens réel ... et ça n’a aucune importance.

• Équation mécanique
Quel que soit le sens réel du courant, seul compte l’orientation positive conventionnelle de l’intensité dans le
#”
M! système. Comme dans l’exercice précédent, l’élément de longueur dℓ sur la tige mobile est orienté selon + #”
e y . Ainsi,
la force de Laplace vaut
ˆ ˆ ˆ
#” #” #” #”
FL = i dℓ ∧ B = i dℓ #” e y ∧ B #”
e z = iB dℓ #”
ex soit FL = iaB #”
ex .

#”
L’orientation positive conventionnelle du circuit, c’est-à-dire concrètement le sens du dℓ,
coïncide toujours avec le sens conventionnel positif du courant
... et ce quel que soit le sens réel du courant.

Le reste du calcul est identique au cas précédent en incluant la force F0 , d’où en projection sur #”
ex,

dvx
m = F0 + iaB .
dt

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• Équation électrique
Compte tenu de l’orientation (conventionnelle) de i, le vecteur normal au circuit est + #”
e z par règle de la main
droite, donc le flux magnétique vaut ¨ M!
#”
Φ= B · dS #”
e z = +Bax .

D’après la loi de Faraday,



eind = − = −aBvx .
dt
Le schéma électrique équivalent contient simplement le générateur induit eind et la résistance r du système, voir
figure 4. D’après la loi des mailles, on en déduit

eind = ri soit −aBvx = ri .

r
eind
i

Figure 4 – Circuit électrique équivalent aux rails de Laplace utilisés en générateur.

• Découplage pour l’intensité


Illustrons de nouveau la méthode de découplage pour l’intensité, étant entendu qu’il serait possible de procéder
de même pour la vitesse. À partir de l’équation électrique, on obtient
r
vx = − i,
aB
et en reprenant l’équation mécanique on en déduit

mr di
− = F0 + iaB
aB dt
ce qui s’écrit sous la forme
di (aB)2 aBF0
+ i=−
dt | mr
{z } mr
=1/τ

Le temps caractéristique τ est intrinsèque au système,


indépendamment de l’utilisation en générateur ou en récepteur qui en est faite.

Les solutions de cette équation sont de la forme

F0
i(t) = A e−t/τ −
aB
et avec la condition initiale
aB F0 F0
i(0) = − vx (0) = 0 = A − d’où A= .
↑ r ↑ aB aB
CI sol

On en déduit finalement
F0  
i(t) = − 1 − e−t/τ .
aB
On vérifie bien que i est négatif à tout instant, comme prévu par la loi de Lenz.

• Bilan de puissance
Comme précédemment, multiplions l’équation mécanique par vx et l’équation électrique par i,

dvx M
m vx = F0 vx + iaBvx et − iaBvx = ri2 .
dt

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

Combinons ensuite ces deux équations de sorte à faire disparaître le terme traduisant la conversion électro-mécanique
de puissance iaBvx ,
dvx
m vx = F0 vx − ri2
dt
ce qui se réécrit sous la forme
 
d 1
F0 vx = mvx2 + ri2 .
dt 2
Cette équation signifie que la puissance mécanique F0 vx fournie par l’opérateur permet pour partie d’augmenter
l’énergie cinétique de la tige mobile, et est pour partie dissipée par effet Joule dans les rails (conversion mécanique
→ électrique).
Remarque : Bien sûr, n’utiliser la conversion de puissance que pour de l’effet Joule n’est pas très
intéressant, mais si un dipôle « utile » avait été branché aux rails il aurait pu recueillir la puissance
électrique générée.

II.E - Conversion mécanique → électrique en rotation : alternateur


Un alternateur est un dispositif utilisé dans toutes les centrales électriques, mais aussi par exemple pour la
production d’électricité dans une voiture ou l’éclairage à dynamo d’un vélo. Il permet une conversion d’énergie
mécanique de rotation en énergie électrique.
On adopte ici un modèle simple, pour ne pas dire simpliste, d’alternateur, schématisé figure 5. Il est constitué
d’une simple spire rectangulaire, de normale #” n , tournant à vitesse constante Ω0 autour d’un axe (Oz), plongée dans
#”
un champ magnétique constant B = B #” e x . La vitesse constante est supposée imposée par un dispositif mécanique
extérieur non représenté (p.ex. la rotation d’une turbine). Cette spire possède une résistance interne r et alimente
une résistance électrique extérieure R, qui modélise un récepteur.
#”
Qualitativement, la spire est en rotation forcée dans un champ magnétique, l’orientation de B et de la normale
Q au circuit varient, ce qui entraîne une variation du flux magnétique au travers de la spire et donc un phénomène
d’induction.
z
M

#”
n
N M
z #”
n
y i(t) θ(t)
θ(t) #” i
#”
x B = B #”
ex B = B #”
ex
Oz


N

Figure 5 – Schéma d’alternateur modèle.

• D’abord, on oriente le courant


C’est sur le schéma, et le sens du courant fixe par la règle de la main droite la direction du vecteur normal #”
n.

• Équation mécanique
La spire est en rotation, on utilise donc le théorème du moment cinétique en projection sur l’axe (Oz). Les actions
mécaniques qu’elle subit sont les suivantes :
M #”
▷ le poids s’applique au centre de masse de la spire, qui est sur l’axe de rotation, donc Mz (P ) = 0 ;
▷ la liaison pivot est parfaite donc Mz (liaison) = 0 ;
▷ le couple de Laplace vaut
#” #”
#” ∧ B #”
ML = m = iS #”
n ∧ B = iSB sin(−θ) #”
ez d’où Mz,L = −iSB sin θ

▷ la mise en mouvement à vitesse constante ne se fait pas seule mais vient d’un couple extérieur Γ0 (t) #”
e z , qui
dépend a priori du temps.
D’après le théorème du moment cinétique appliqué à la spire dans le référentiel terrestre,

J θ̈ = Γ0 − iSB sin(θ)

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

et comme θ̇ = Ω0 = cte alors l’équation mécanique s’écrit

Γ0 − iSB sin(Ωt) = 0 .

• Équation électrique
Le flux magnétique au travers du circuit vaut
¨ ¨ M
#” # ”
Φ= B · dS = (B #”
e x ) · (dS #”
n ) = BS #”
e x · #”
n = BS cos θ ,
spire

d’où on déduit la fém induite



e=− = +BS θ̇ sin θ = +BSω0 sin(ω0 t) .
dt
Le circuit électrique équivalent est simplement constitué du générateur induit de fém e, monté en série avec la
résistance interne r de la spire et la résistance extérieure R. La loi des mailles donne alors directement

e = ri + Ri soit BSω0 sin(ω0 t) = (r + R)i .

• Bilan de puissance
Le bilan de puissance mécanique s’obtient en multipliant le TMC par la vitesse angulaire ω0
M
0 = Γ0 ω0 − iSB sin(ω0 t)ω0 ,

alors que le bilan de puissance électrique donne

iBSω0 sin(ω0 t) = (r + R)i2

Remarque : On retrouve même dans le cas de la rotation que PLapl + ei = 0.

En éliminant le terme de couplage électromécanique de ces deux équations, il vient

Γ ω = Ri2 ri2
+ |{z}
| 0{z }0 |{z}
puiss méca puiss élec puiss élec
fournie au rotor fournie au récepteur dissipée

III - Couplage inductif entre circuits


Cette dernière partie est consacrée à l’étude de l’induction dans un circuit fixe placé dans un champ magnétique
dépendant du temps, ou plutôt entre deux circuits. En pratique, il s’agit généralement de deux bobinages, comme
schématisé figure 6, l’un alimenté par un générateur extérieur et l’autre non. Lorsqu’un courant circule dans la
première bobine (bobine primaire), elle crée un champ magnétique dont certaines lignes de champ traversent la
seconde bobine (bobine secondaire). Si le courant au primaire dépend du temps, alors le flux varie également et il en
résulte l’apparition d’une fém induite aux bornes de la bobine secondaire. On parle d’induction mutuelle ou de
couplage inductif entre les deux circuits.

III.A - Loi de comportement d’une bobine en présence d’induction mutuelle


Lorsqu’un courant traverse la bobine ➀, il créé un champ magnétique dont le flux Φ1→1 au travers de la bobine ➀
elle-même est non nul : on parle de flux propre. Ce flux propre est proportionnel au courant i1 traversant la R
bobine ➀, le coefficient de proportionnalité est l’inductance propre L1 , qui ne dépend que de la géométrie de la
bobine (rayon, nombre de spires, etc.) mais pas du tout des grandeurs électriques (tensions et intensités). Ainsi,
¨
#” # ”
Φ1→1 = Φp1 = B 1 · dS 1 = L1 i1 .
bob ➀

De même, on définit l’inductance propre de la bobine ➁ par


¨
#” # ”
Φ2→2 = Φp2 = B 2 · dS 2 = L2 i2 .
bob ➁

R
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Figure 6 – Schéma de principe du couplage inductif. Lorsque la bobine de gauche est alimentée par une tension
variable, alors une fém induite apparaît aux bornes de la bobine de droite. Les lignes représentées sont les lignes de
champ magnétique créé par la bobine de gauche.

De plus, comme les bobines sont proches, le champ créé par la bobine ➀ a un flux non nul au travers de la
bobine ➁. Ce flux est proportionnel au courant i1 , le coefficient de proportionnalité est l’inductance mutuelle M , qui
ne dépend que de la géométrie des bobines et de leur position relative, mais pas du tout des grandeurs électriques.
On a donc ¨
#” # ”
Φ1→2 = B 1 · dS 2 = M i1
bob ➁

Bien sûr, il existe également un flux créé par la bobine ➁ au travers de la bobine ➀, et on peut montrer (théorème
de Neumann) que l’inductance mutuelle est la même quel que soit le point de vue adopté. Ainsi,

Φ1→2 = M i1 et Φ2→1 = M i2 .

Lorsque les deux bobines sont proches, le calcul de la fém induite implique les deux flux des deux champs créés
par les deux bobines,
Φtot→1 = L1 i1 + M i2
Ainsi, en orientant la bobine en convention récepteur,
dΦtot→1 di1 di2
u1 = −eind1 = + = L1 +M .
dt dt dt

En présence d’induction mutuelle, les lois de comportement des bobines


di
R! ne s’écrivent pas sous la forme habituelle « u = L »
dt
mais impliquent les intensités dans les deux circuits couplés.
di1 di2 di2 di1
u1 = L1 +M et u2 = L2 +M
dt dt dt dt

III.B - Circuits couplés par mutuelle


Considérons le montage ci-contre, dans lequel deux circuits RL
i1 r1 r2 i2 sont couplés par inductance mutuelle. On note r1 et r2 les résistances
M
internes des deux bobines, et R est une résistance extérieure modélisant
un dipôle récepteur. Un générateur de tension e0 dépendant du temps
e0 u1 L1 L2 u2 R est placé dans le circuit ➀. Le but est de montrer que la puissance
dissipée par effet Joule dans la résistance R est non nulle, signe qu’il
y a transmission d’énergie sans fil entre les deux circuits.

• Équations électriques
Il n’y a pas de mouvement dans ces circuits, donc pas d’équation mécanique, mais deux électriques. D’après la
M! loi des mailles appliquée au circuit ➀, sans oublier l’induction mutuelle,
di1 di2
e0 = r1 i1 + u1 soit e0 = r1 i1 + L1 +M .
dt dt

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Cours 18 : Retour sur les phénomènes d’induction Blaise Pascal, PT 2023-2024

De même, dans le circuit ➁, il n’y a pas de générateur extérieur et la loi des mailles s’écrit simplement
di2 di1
0 = r2 i2 + Ri2 + u2 soit 0 = r2 i2 + Ri2 + L2 +M .
dt dt

• Bilan de puissance
Pour réaliser un bilan de puissance, il faut multiplier les lois des mailles par les courants puis sommer.

di1 di2 M
e0 i1 = r1 i12 + L1
 i1 + M i1
dt dt
 0 = r i 2 + Ri 2 + L di2 i + M di1 i

2 2 2 2 2 2
dt dt
ce qui donne en sommant
di1 di2 di2 di1
e0 i1 = r1 i12 + r2 i22 + Ri22 + L1 i1 + L2 i2 + M i1 + M i2
dt dt dt dt
et on peut alors identifier des dérivées,
 
d 1 1
e0 i 1 = r1 i12 + r2 i22 + Ri22 + L1 i12 + L2 i22 + M i1 i2 .
dt 2 2

On peut alors interpréter chacun des termes :


▷ le générateur fournit une puissance e0 i1 ;
▷ une partie r1 i12 + r2 i22 est dissipée par effet Joule dans les deux circuits ;
▷ une autre partie est reçue (et ici dissipée par effet Joule) dans le dipôle récepteur ;
▷ le reste modifie l’énergie emmagasinée sous forme magnétique 12 L1 i12 + 12 L2 i22 + M i1 i2 .
Sans surprise, le couplage inductif a un effet sur l’énergie magnétique stockée. Plus intéressant, le terme Ri22
montre que de l’énergie est dissipée dans le circuit ➁ alors qu’aucun générateur ne lui en fournit : on réalise de la
transmission d’énergie sans contact ! Ici ce n’est « que » de l’effet Joule, donc pas très intéressant, mais on peut en
faire plein de choses bien.

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Thème 1 : Onde et signaux (2)

La partie 1.7. « Induction et forces de Laplace » s’appuie sur les nombreuses applications présentes
dans notre environnement immédiat : boussole, moteur électrique, alternateur, transformateur, haut-
parleur, plaques à induction, carte RFID... Il s’agit de restituer toute la richesse de ces applications dans
un volume horaire modeste, ce qui limite les géométries envisagées et le formalisme utilisé. Le point de
vue adopté cherche à mettre l’accent sur les phénomènes et sur la modélisation sommaire de leurs
applications. Toute étude du champ électromoteur est exclue. L’induction et les forces de Laplace dans
un circuit mobile sont introduites dans le cas d’un champ uniforme et stationnaire, soit dans le modèle
des rails de Laplace, soit dans celui d’un cadre rectangulaire en rotation. Ce dernier modèle permet
d’introduire la notion de dipôle magnétique et une analogie de comportement permet de l’étendre au cas
de l’aiguille d’une boussole.
Le succès de cet enseignement suppose le respect de ces limitations : il ne s’agit pas d’une étude
générale des phénomènes d’induction. Corrélativement, l’enseignement de cette partie doit
impérativement s’appuyer sur une démarche expérimentale authentique, qu’il s’agisse d’expériences de
cours ou d’activités expérimentales.

La partie 1.7.1 « Champ magnétique » vise à relier le champ magnétique et ses sources ; l’accent est
mis sur le concept de champ vectoriel, l’analyse des symétries et des invariances, l’exploitation des
représentations graphiques et la connaissance d’ordres de grandeur.
Notions et contenus Capacités exigibles
1.7.1. Champ magnétique
Sources de champ magnétique ; cartes de Exploiter une représentation graphique d’un champ
champ magnétique. vectoriel, identifier les zones de champ uniforme, de
champ faible et l’emplacement des sources.
Tracer l’allure des cartes de champs magnétiques
pour un aimant droit, une spire circulaire et une
bobine longue.
Décrire un dispositif permettant de réaliser un champ
magnétique quasi uniforme.
Citer des ordres de grandeur de champs
magnétiques : au voisinage d’aimants, dans un
appareil d’IRM, dans le cas du champ magnétique
terrestre.
Symétries et invariances des distributions de Exploiter les propriétés de symétrie et d’invariance
courant. des sources pour prévoir des propriétés du champ
créé.
Lien entre le champ magnétique et l’intensité du Évaluer l’ordre de grandeur d’un champ magnétique
courant. à partir d’expressions fournies.
Moment magnétique. Définir le moment magnétique associé à une boucle
de courant plane.
Associer à un aimant un moment magnétique par
analogie avec une boucle de courant.
Citer un ordre de grandeur du moment magnétique
associé à un aimant usuel.

Dans la partie 1.7.2 « Actions d’un champ magnétique », l’enseignant est libre d’introduire la force de
Laplace avec ou sans référence à la force de Lorentz. Il s’agit ici de se doter d’expressions
opérationnelles pour étudier le mouvement dans un champ uniforme et stationnaire (soit d’une barre en
translation, soit d’un moment magnétique en rotation modélisé par un cadre rectangulaire).

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Physique-chimie PTSI
Notions et contenus Capacités exigibles
1.7.2. Actions d’un champ magnétique
Densité linéique de la force de Laplace dans le Différencier le champ magnétique extérieur subi du
cas d’un élément de courant filiforme. champ magnétique propre créé par le courant
filiforme.
Résultante et puissance des forces de Laplace. Établir et citer l’expression de la résultante des
forces de Laplace dans le cas d’une barre
conductrice placée dans un champ magnétique
extérieur uniforme et stationnaire.
Exprimer la puissance des forces de Laplace.

Couple et puissance des actions mécaniques Établir et exploiter l’expression du moment du couple
de Laplace dans le cas d’une spire subi en fonction du champ magnétique extérieur et
rectangulaire, parcourue par un courant, en du moment magnétique.
rotation autour d’un axe de symétrie de la spire Exprimer la puissance des actions mécaniques de
passant par les deux milieux de côtés opposés Laplace.
et placée dans un champ magnétique extérieur
uniforme et stationnaire orthogonal à l’axe.
Action d’un champ magnétique extérieur Mettre en œuvre un dispositif expérimental pour
uniforme sur un aimant. étudier l’action d’un champ magnétique uniforme
Positions d’équilibre et stabilité. sur une boussole.

Effet moteur d’un champ magnétique tournant. Créer un champ magnétique tournant à l’aide de
deux ou trois bobines et mettre en rotation une
aiguille aimantée.

La partie 1.7.3 « Lois de l’induction » repose sur la loi de Faraday qui se prête parfaitement à une
introduction expérimentale et qui constitue un bel exemple d’illustration de l’histoire des sciences. On
évoque, à ce sujet, les différents points de vue possibles sur le même phénomène selon le référentiel
dans lequel on se place.
Notions et contenus Capacités exigibles
1.7.3. Lois de l’induction
Flux d’un champ magnétique
Flux d’un champ magnétique à travers une Évaluer le flux d’un champ magnétique uniforme à
surface s’appuyant sur un contour fermé travers une surface s’appuyant sur un contour fermé
orienté. orienté plan.
Loi de Faraday
Courant induit par le déplacement relatif d’une Décrire, mettre en œuvre et interpréter des
boucle conductrice par rapport à un aimant ou expériences illustrant les lois de Lenz et de
un circuit inducteur. Sens du courant induit. Faraday.
Loi de modération de Lenz. Utiliser la loi de Lenz pour prédire ou interpréter les
phénomènes physiques observés.
Force électromotrice induite, loi de Faraday. Utiliser la loi de Faraday en précisant les
conventions d’algébrisation.

La partie 1.7.4 « Circuit fixe dans un champ magnétique qui dépend du temps » aborde le
phénomène d’auto-induction puis le couplage par mutuelle inductance entre deux circuits fixes. Elle
traite du modèle du transformateur de tensions.
Notions et contenus Capacités exigibles
1.7.4. Circuit fixe dans un champ magnétique qui dépend du temps
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Auto-induction
Flux propre et inductance propre. Différencier le flux propre des flux extérieurs.
Utiliser la loi de modération de Lenz.
Évaluer et citer l’ordre de grandeur de l’inductance
propre d’une bobine de grande longueur.

Mesurer la valeur de l’inductance propre d’une


bobine.
Étude énergétique. Réaliser un bilan de puissance et d’énergie dans un
système siège d’un phénomène d’auto-induction en
s’appuyant sur un schéma électrique équivalent.
Cas de deux bobines en interaction
Inductance mutuelle entre deux bobines. Déterminer l’inductance mutuelle entre deux bobines
de même axe de grande longueur en « influence
totale ».
Circuits électriques à une maille couplés par le Citer des applications dans le domaine de l’industrie
phénomène de mutuelle induction en régime ou de la vie courante.
sinusoïdal forcé. Établir le système d’équations en régime sinusoïdal
forcé en s’appuyant sur des schémas électriques
équivalents.
Transformateur de tension. Établir la loi des tensions.
Étude énergétique. Réaliser un bilan de puissance et d’énergie.

La partie 1.7.5 « Circuit mobile dans un champ magnétique stationnaire » est centrée sur la
conversion de puissance. Des situations géométriques simples permettent de dégager les paramètres
physiques pertinents afin de modéliser le principe d’un moteur à courant continu ou un dispositif de
freinage.
Notions et contenus Capacités exigibles
1.7.5. Circuit mobile dans un champ magnétique stationnaire
Conversion de puissance mécanique en
puissance électrique
Rail de Laplace. Interpréter qualitativement les phénomènes
Spire rectangulaire soumise à un champ observés.
magnétique extérieur uniforme et en rotation Écrire les équations électrique et mécanique en
uniforme autour d’un axe fixe orthogonal au précisant les conventions de signe.
champ magnétique. Effectuer un bilan énergétique.
Citer des applications dans le domaine de l’industrie
ou de la vie courante.
Freinage par induction. Expliquer l’origine des courants de Foucault et en
citer des exemples d’utilisation.

Mettre en évidence qualitativement les courants


de Foucault.
Conversion de puissance électrique en
puissance mécanique
Moteur à courant continu à entrefer plan. Analyser le fonctionnement du moteur à courant
continu à entrefer plan en s’appuyant sur la
configuration des rails de Laplace.

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