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Comptabilite Analytique

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1

Comptabilité analytique 1- Les Charges non incorporables :


Il s’agit des charges qui ne sont pas liées aux besoins d’exploitation c’est-
à-dire elles n’ont pas été consommées pour la production ou la
commercialisation des biens.
I. Pourquoi une comptabilité analytique ?
Ce sont Les charges exceptionnelles, anormal ou hors exploitation : les
1. La comptabilité générale présente certaines moins-values sur cession d’immobilisations, les dotations et les provisions
limites : exceptionnelles, les pénalités et amendes, les charges comptabilisées
La comptabilité générale est tenue à des fins juridique, elle n’apporte pas pour des raisons fiscales, Dotations aux amortissements de
suffisamment de renseignements sur son origine aux gestionnaires de l’immobilisation en non valeurs...)
l’entreprise, ce qui ne permet pas une bonne prise de décision.
En dehors des ventes de marchandises, les ventes de biens et services
2. Objectif de la CAE produits ainsi que la variation des stocks de produits ainsi que les
- Connaitre Les couts et les résultats des différentes fonctions de subventions d’exploitation régulières, tout le reste est des produits
l’entreprise incorporables.
- Evaluer certains éléments de l’actif du bilan de l’entreprise
notamment les stocks 2- Les charges supplétives
- L’analyse du résultat après analyse des couts Ce sont des charges que l’entreprise aurait normalement supportées si
- L’explication de l’origine des écarts existants entre les prévisions certaines conditions d’exploitation étaient différentes
des charges et des produits et les charges et les produits réels
a) Rémunération de l’exploitation pour les entreprises
individuelles

II- Les charges de la comptabilité de gestion b) Rémunération des capitaux propres


Charges de la comptabilité de gestion = Charges de la comptabilité (Capital de l’entreprise (personnel) * l’intérêt annuel théorique des
générale – Charges non incorporables + Charges supplétives +/- Charges capitaux propres)/12
de substitution

Reda Dahhane
2

3- Le retraitement des charges incorporables


(charges de substitution)
Des différences d’incorporation apparaissent :
a) Les charges abonnées :
Les charges abonnées sont des charges incorporées progressivement aux N-4 N-3 N-2 N-1 N
coûts au fur et mesure de leur consommation réelle sans attendre la date
3000-3000 3500-3000 2800-3000 2700-3000 3500-3000
de leur paiement en comptabilité générale. Exemple : consommation
d’eau, d’énergie, assurance. Différence 0 +500 -200 -300 +500

b) Les charges d’usages


Afin de se rapprocher des conditions réelles d’exploitation, les charges
d’usage remplacent les dotations aux amortissements constatées en
comptabilité générale.

Charge d’usage = Valeur actuelle / Durée probable d’utilisation

c) Les charges étalées


Les charges étalées remplacent les dotations aux provisions d’exploitation
constatées en comptabilité générale.

Exemple : les dotations aux provisions d’exploitation se sont


respectivement élevés à

N-4 N-3 N-2 N-1 N

3000 3500 2800 2700 3500

Afin de lisser ces variations dans le temps, l’entreprise décide de procéder


à l’étalement de ces charges en remplaçant les dotations par les charges
étalées, pour un montant moyen de 3 000 € par an, soit 250 €/mois.

Reda Dahhane
3

Les Charges Directes et B. Répartition primaire : sur les différents centres


d’analyse, sur la base de critères arbitraires

indirectes appelés clés de répartition.

C Répartition
Centres de
l secondaire centre Centre principaux
1- Définitions é auxiliaires
structures
Charges directes sont les charges liées à une seule Matière ne nécessitent
aucune répartition avant de calculer les couts elles sont affectées. d
e D
M
Charges indirectes sont les charges communes à plusieurs matières ou i
o
r s
plusieurs produits. Ces charges nécessitent une répartition avant de n
é app t
calculer les coûts. t
p Entretie rovi r
a Tra At
Charges à a n et sio i
n nsp eli ADM
repartires r réparati nne b
t ort er
2- Retraitement des Charges indirectes t on me u
i nt t
A. Il faut commencer par regrouper les charges t i
dans des centres d’analyses (Regrouper par i o
o n
fonction)
n

pourcen 10
1
Coût d'achat, de tage 0%
Charges indirectes Centres d'analyses production, ou de 6
revient
Dotations aux
0
amt de mat 16
0
valeur 00
Répartition Imputation 0
0

4 K 1
Frais 30
0 W 50 100 6 50
d’électricité 0
0 0
0 c

Reda Dahhane
4

o C. Répartition secondaires : puisque les centres


n
auxiliaires rendent des prestations aux autres
s
o centres, il s’agit de repartir leur montant auprès
m des autres
m Centres
Centre
é Centres principaux de
Auxiliaires
s Structure

n y z t u MNT A
p
Ate Distr
1 ENRT Trans pr ADM
lier ib
0 o
0 v
4 %
5 Total Som
Salaires des S
0 4 après me de
commerciaux o So
0 5 répar toute Som Som Som
m m Somme
0 0 tition s les me A me B me
m me
0 prima charg
e
0 ires es
0
Répar
<So
…. tition
mme Y
entre
>
Total apres tien
répartition
Primaire Répar
<So
tition
X mme
trans
>
port

Reda Dahhane
5

S
Total
o So
après Som Som
0 0 m m Somme
répar me me
m me
tition
e

Si il y’a une répartition réciproque on résout alors le système :


E=A+xT
T=B+YE

D. Imputation des charges aux couts


Les Chagres indirectes sont imputées aux couts des produits via des coûts
d’unités d’œuvre.

Total des charges de la séction après répartition


Cout unité d’œuvre ¿ ' '
Nombre d unités d oeuvre de la section

Reda Dahhane
6

Méthodes d’évaluation des


Sorties X

SF Théorique
stocks SF réel

● Les Articles Identifiable : on évalue leur sortie selon leur coût Différence
d’achat, ou coût de production d’inventaire
● Les articles interchangeables, il existe plusieurs méthodes
d’évaluation du coût de sortie :
Le coût moyen unitaire pondéré : CMUP après chaque entrée ou Stock initial +cumul des entrées (en valeurs )
CMUP unique ou mensuel CMUP = ¿
Stock initial +cumul des entrées (en quantités)
La méthode de l’épuisement des lots : F.I.F.O ou L.I.F.O
L’inconvénient est qu’il faut attendre la fin de la période pour calculer le
cout moyen unitaire et établir l’inventaire
1- Méthode du coût moyen unitaire pondéré
périodique :
Date Libellés Quantité Prix unitaire Total 2- Méthode du coût moyen unitaire pondéré
après chaque entrée
Stock Initial Date Libellée Entrées Sorties Stocke
Entrée s
Q PU Total Q P Total Q P Total
... U U
Entrée … SI _ _ _
Total X ( CMUP) Entrée _ _ _ _ _ _
Sorties X Sortie _ _ _ _ _ _
… X Entrée _ _ _ _ _ _

Reda Dahhane
7

Entrée _ _ _ _ _ _ b) Inconvénients
● Hausse d’impôts dans un Contexte inflationniste
Sortie _ _ _ ● Sous-estime de la rentabilité de l’entreprise dans un contexte
déflationniste
L’inconvenant est qu’une variation au coût unitaire d’une date
déterminée se répercute sur les couts unitaires des périodes suivantes.
4- Méthode du dernier entré premier sorti LIFO
3- Méthode des premier entrée premier sortie a) Avantages
FIFO : ● Gain fiscal dans un contexte inflationniste
Date Libellée Entrées Sorties Stocke ● Surestimation de la rentabilité de l’entreprise dans un contexte
s déflationniste
Q PU Total Q P Total Q P Total
U U b) Inconvénients
● Sous -estimation de la rentabilité de l’entreprise dans un contexte
SI _ _ _
inflationniste
Entrée _ _ _ _ _ _ ● Augmentation des impôts dans un contexte déflationniste

Sortie _ _ _ _ _ _
5- Méthode de remplacement (NIFO)
Entrée _ _ _ _ _ _ Cette méthode consiste à évaluer les sorties avec le prix de
remplacement, c’est-à-dire le cout futur d’achat ou de production sans
Entrée _ _ _ _ _ _
tenir en compte des coûts des entrées précédentes.
Sortie _ _ _
Inconvénients difficulté d’effectuer des prévisions il faut établir un bon
modèle de prévision avec un choix pertinent des variables exogènes.

a) Avantages
● Réaliser un avantage fiscal en période déflationniste 6- Différences d’inventaire :
● Permet de gonfler la rentabilité cas d’inflation La différence d’inventaire s’explique par :

● SF TH > SF Réel (Mali) : Vol, destruction ou erreur de calcul.

Reda Dahhane
8

● SF TH < SF réel (Bonis) : Erreur de calcul.

Reda Dahhane
9

Des coûts d’achats aux


+Section Coût d’unité
Approvisionnement d’œuvre

résultats analytiques : Cout d’achat


Cout d’achat
unitaire de Somme
Cout d’achat
unitaire de Somme
matière X matière Y

I. Coût d’achats (par matière)


Le cout d’achat regroupe l’ensemble des charges que l’entreprise a
engagé pour s’approvisionner en matières première, fourniture ou II. Cout de production (Par Produit)
marchandises. Le Cout de production regroupe l’ensemble des charges que l’entreprise a
engagé depuis l’achat jusqu’à la fabrication des produits
� Charges directes
● Prix d’achat des MP, fournitures, Marchandises HT net des RRR � Charges directes
● Frais direct liés aux achats : transports, commissions… ● Le coût des MP et fournitures consommées
● Les salaires de mains d’œuvre directe
� Charges indirectes
Ensemble des charges indirectes regroupés dans la section � Charges indirectes
approvisionnement Ensemble des charges indirecte regroupées dans les sections de
production (atelier)
Coût d’achat = prix d’achat HT net RRR + Frais accessoires + Frais
Coût de production = coût des MP et fourniture + Salaire MO +
d’approvisionnement
Frais atelier
Matière X Matière Y
Produit A Produit B
Q PU Total Q PU Total
Q PU Total Q PU Total
Frais d’achat net RRR
Cout Pondéré
Coût des
+ Frais Accessoires moyen dans le
MP
unitaire stock

Reda Dahhane
10

+Salaire de
mains O

+Section Coût
D’ouvre
atelier D’unité

=Coût de Nb
X Somme fabriqués Y Somme
Production d’articles

Pour les stocks selon la méthode CMUPP il faut enregistrer le Nombre de


produit fabriqués (Entrée en stock) avec le coût de production unitaire

Reda Dahhane
11

III. Coût de revient revient produit


Il regroupe l’ensemble des charges que l’entreprise a engagé depuis
l’achat jusqu’à la distribution des produits ou marchandises

� Charges directes IV. Résultat analytique


Résultat analytique = Chiffre d’affaire – coût de revient
● Coût d’achat des marchandises vendues ou coût de production
des produits vendus Taux de profitabilité (Ou rentabilité commerciale)
● Transport, commissions versés aux commerciaux Résultat analytique
¿ ∗100
Chiffre d ' affaire
� Charges indirectes
Ensemble des charges regroupées dans les sections de la distribution

Coût de revient = Coût d’achat de Marchandises ou Coût de


productions des produits vendus + Frais directes de distribution +
frais section distribution

Produit A Produit B

Q PU Total Q PU Total

Coût
Coût de Nb de Pondéré
moyen Vendu
production produit des stocks
unitaire

+ Frais
directs

+ Section Coût
D’œuvre
distribution d’unité

=Coût de Nb de Coût de Somme Vendu Revient Somme

Reda Dahhane
12

Complément du coût de II. Les rebuts :


Les rebuts sont des produits qui, au stade final de leur fabrication se

production relèvent impropres à un écoulement normal (dimensions non


conformes…). A l’inverse des déchets ils peuvent être évités.

Parfois le cout de production n’égale pas à la somme du coût des MP +


III. Les sous-produits.
MOD + Frais d’atelier, et cela lorsqu’on a des déchets, des rebuts, des
Ce sont des produits finis mais qui n’ont pas la même importance que le
sous-produits ou des encours de fabrication
produit principal.

I. Les déchets : IV. Les encours de fabrication :


Un déchet est tous résidus qui proviennent de la MP au moment de sa
Ce sont des produits finis qui au moment des calculs des coûts et du prix
transformation.
de revient ne sont pas encore arrivés au stade final avant leur livraison au
a) Déchet perdu (sans valeur) : client (encore en processus de fabrication).
● S’il ne nécessite pas des frais d’évacuation alors il ne diminue que
● Réduction du coût de production de l’année N où ils ne sont
la quantité des MP
achevés.
● S’il nécessite des frais d’évacuation, il diminue la quantité des MP
● Augmentation du coût de production de l’année N+1 où ils seront
ainsi qu’il augmente le cout de production du produit
achevés.
b) Déchet vendable :
Son prix de vente vient en diminution du cout de production du produit

c) Déchet réutilisable :
Ce sont des déchets qui peuvent constitués une MP à une nouvelle
Production. Il vient en diminution du cout du premier produit et en
augmentation du cout de production du second.

Reda Dahhane
13

Méthode ABC (Méthode à


● Affectation des ressources (charges indirectes) aux activités
● Regroupement des activités qui ont le même inducteur

base d’activité) (Activity-


● Calcul des couts unitaires des inducteurs

C.U inducteur = ressources consommées par le centre/volume de


based costing) l’inducteur

● Imputation aux produits des couts des groupements d’activités


I. Limites de la méthode des centres d’analyse
Vu la limite de subventionnements (Un Produit supporte une partie
des charges d’un autre) dans les centres d’analyse on a recours à la
Méthode ABC

Trois facteurs explicatifs :

● Hétérogénéité des activités (effet de nombre d’UO)


● Hétérogénéité des coûts d’activité (effet du coût et de nombre
d’UO)
● Hétérogénéité de taille des lots de fabrication (bénéficier des
économies d’échelles pour la production en grandes séries)

II. Mise en place de la méthode ABC


Elle consiste à répartir les ressources de l’entreprise (moyen humains
et matériels dont elle dispose) sur ses objets de couts (produits et
services) par l’intermédiaire des activités qu’elle réalise.

Un centre d’analyse comporte plusieurs Activités

- Les étapes de la mise en œuvre de la méthode ABC


● Identification des activités de l’entreprise

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14

Cout Cible Prix de vente moyen =


Σ Chiffres d ’ affaires des périodes
Σ Quantités des périodes

b- Fixation de la marge bénéficiaire


Elle correspond aux espérances des associés. Cette marge peut varier en
I- Définition :
La méthode du coût cible consiste à déterminer pour un produit fonction des quantités produite et vendues et bien sûr de la période au
quelconque un coût objectif à ne pas dépasser en raison du prix imposé cours du cycle de vie de produit, c’est pourquoi on calcule un taux de
par le marché et la marge bénéficiaire prévue et définie par l’entreprise marge moyen

Marge cible = Taux de marge cible x Prix vente cible


II- Principe :
Le prix ne dépend pas du cout, c’est au contraire le cout du produit qui c- Détermination du coût cible
doit être adapté au prix du marché Coût cible = Prix de vente – Marge bénéficiaire

2- Analyse fonctionnelle du produit


III- Mise en œuvre de la méthode : Quels besoins satisfait-il du point de vue de client ?
On fait à nouveau appel aux études de marché pour percevoir les
1- Evaluation du coût cible global du produit différentes fonctions du produit ayant une valeur pour le client. On
À quelle valeur le client visé estime-t-il les services rendus par le produit décompose souvent ces fonctions en fonctions techniques (liées à l’usage
(prix de vente cible) ? Quelle part des profits planifiés alloue-t-on au même du produit) et fonctions d’estime (liées à la marque, à des attributs
de prestige…)
produit sur sa durée de vie ? A quel coût cible faut-il parvenir pour être
Exemple :
cohérent ? Fonctions identifiées Cotations dans les études (0 A 10)
a- Fixation du prix de vente :
Fonction 1 9
L’étude de marché du produit en projet conduit à la détermination d’un
prix de vente et de prévisions de vente en volume c’est un prix Fonction 2 6
prévisionnel qui évoluera au cours du cycle de vie du produit. La prévision
doit dès le début porter sur toute la durée du cycle on calculera alors un Fonction 3 5
prix de vente moyen.

Reda Dahhane
15

3- Définition de l’intérêt de chaque fonction Total 100 % 12.50


Quelle importance le client visé attribut-il à chaque fonction ?

Exemple : 5- Décomposition organique du produit


Fonctions identifiées Cotations Importance Relative Quelle contribution chaque composant apporte-il à la réalisation de
chaque fonction ?
Fonction 1 9 45 %
30 % Cette étape consiste à identifier les principaux composants du produit et à
Fonction 2 6 apprécier leur contribution à chaque fonction perçue par le client. Elle
25 % aboutit à une matrice Composants/Fonctions.
Fonction 3 5
Dans un premier temps, elle suppose la reconduction des caractéristiques
Total 20 100 %
techniques de produits existants. Elle devient inapplicable si cette
hypothèse n’est pas acceptable.

4- Valorisation des fonctions Comp 1 Comp 2 Comp3 Total


Quelle part de la valeur totale représente chaque fonction compte tenu
Fct 1 80 % 20 % 0% 100 %
de son importance ?

Il s’agit de répartir le coût cible entre les fonctions en partant du principe Fct 2 15 % 75 % 10 % 100 %
que ce coût cible doit normalement correspondre à l’importance relative Fct 3 35 % 45 % 20 % 100 %
de la fonction précédemment déterminée.

Fonctions identifiées Importance Cout cible par fonction


Relative 6- Détermination de l’intérêt de chaque composant
Quel coût devrait-on consacrer au composant compte tenu de sa
Fonction 1 45 % 5,62 contribution à l’ensemble des fonctions ?
30 %
Fonction 2 3,75 On pondère la contribution que le compostant apporte à la fonction par
25 % l’importance que cette fonction représente pour le client ce qui
Fonction 3 3,13

Reda Dahhane
16

détermine l’attention qu’il faudra apporter à ce composant pour assurer 8- Définition d’un indice de valeur par composant
la satisfaction du client. Le coût consacré à chaque composant est-il satisfaisant compte tenu de
sa contribution à la valeur perçue du produit ?
Comp 1 Comp 2 Comp3 Total
En rapportant l’importance du composant à son coût estimé, on
Fct 1 36 % (80% *45 %) 9% 0% 45 %
détermine un « indice de valeur ». La valeur optimale de cet indice est
Fct 2 4,5 % 22,5 % 10 % 30 % « 1 » lorsqu’il y a cohérence entre le coût estimé d’un composant et sa
contribution à la valeur perçue par le client.
Fct 3 8,7 % 11,3 % 20 % 25 %
Lorsque cet indice est sensiblement éloigne de 1 :
Importance composants 49,2 % 42,8 8% 100 %
● Par valeur inférieure : le composant pénalise la compétitivité du
produit par un coût élevé compte tenu de sa contribution à la
satisfaction du client ; (Il faut consacrer plus de ressources)
7- Coût estimé
Combien coûte chaque composant compte tenu des compétences ● Par valeur supérieure : il faut se poser la question de savoir si l’on
actuelles de l’entreprise ? accorde suffisamment d’attention à ce composant compte tenu
de sa contribution à la satisfaction du client. (il faut réduire les
On estime le coût de chaque composant et son poids dans le coût total ressources consacrées)
estimé compte tenu des capacités techniques et des compétences de
l’entreprise.

On déploie l’analyse ABC à ce stade. Fonction 1 Fonction 2 Fonction 3

Fonction1 Fonction 2 Fonction 3 Total Indice de valeur 0,73 1,86 0,8

Coût estimé 10 3,5 1,5 15 Composant Composant Composant


trop coûteux « économique » plutôt trop
Part du coût estimé 67 % 23 % 10 % 100 % par rapport à par rapport à coûteux mais
son utilité pour son utilité. non critique, ni
la satisfaction S’assurer en coût, ni en
du client. A qu’une utilité.

Reda Dahhane
17

réétudier en attention
priorité compte suffisante lui a
tenu également été apportée
de son poids compte tenu de
dans le coût son importance
total dans la
satisfaction du
client

Reda Dahhane
18

Elles sont stables à court terme et augmentent par pallier

Les Coûts partiels 2- Le modèle Coût-Volume-profit (TED)


1) Les bases du module
Alors que la méthode des coûts complets prend en considération toutes
Chiffre d’affaire
les charges, la méthode de coûts partiels n’incorpore qu’une partie des
- Charges Variables
charges.
(=) Marge sur coût variable
- Charges Fixes
(=) Résultat Courant

On n’intègre que les charges financières et d’exploitation, car les charges


exceptionnelles n’ont pas un caractère régulier
1- Classification des charges 2) La marge sur cout variable
Une marge est un résultat partiel. C’est la différence entre un prix et un
1) Les charges variables
Sont des charges qui varient en fonction du volume d’activité coût.

Les charges variables totales : plus la production augmente plus les Marge sur cout variable = Chiffre d’affaire – Cout variable
charges augmentent de manière proportionnelles.
La Marge sur coût variable restant à la disposition de l(entreprise après
Le coût variable unitaire est constant. couverture des charges variable. Ce résultat servira à couvrir les charges
fixes et éventuellement à laisser un bénéfice à l’entreprise que l’on
2) Les Charges semi variables appelle un résultat courant.
Des charges qui comprennent une partie variable et une partie fixe. Vaut
mieux les éclater en charges variables et charges fixes. Résultat courant = Marge sur coût variable – Charges fixes
3) Les Charges Fixes Indicateurs :
Elles sont indépendantes du niveau d’activité Cout varibale
Le taux de charges variables = '
∗100
Chiffre d affaire

Reda Dahhane
19

Marge sur cout variable Coût fixe total


Le taux de marge sur cout variable = ∗100 Q=
Chiffre d ' affaire ( Prix de cente−Coût varibale unitaire )

Le modèle permet de rechercher : Utilité du calcul du seuil de rentabilité :


● Soit le résultat pour une prévision d’achat D’une part la connaissance du Seuil de rentabilité est importante pour les
● Soit le niveau d’activité pour un résultat sous-traité dirigeants de l’entreprise dans la mesure où il correspond au niveau
minimal d’activité pour lequel l’exploitation commence à être
3) Le seuil de rentabilité bénéficiaire, il conduit ainsi a des réponses d’une grande simplicité
Le seuil de rentabilité est le CA pour lequel l’entreprise réalise un résultat
(exemple : pour rentabiliser l’organisation d’une soirée, quel est le
nul (fixer le niveau minimal des ventes).
nombre minimum de billets qu’il faut vendre ?).
● Résultat = 0
D’autre part le SR sert à calculer un certain nombre d’indicateurs de
● MCV = Charges fixes
gestion.
● Chiffre d’affaires = Coût total
4) Point mort :
Au-delà, le bénéfice est égal à la marge sur coût variable additionnelle.
Seuil de rentabilité
PM = ∗360
Cout fixe total∗Chiffre d ' affaire Chiffre d ' affaire
SR =
Marge sur cout variable
Si le chiffre d’affaire est irrégulier alors on procède par interpolation
linéaire

Cout fixe total On commence par situer le point de réalisation de seuil de rentabilité
SR =
Taux de marge sur cout varibale '
Seuil de rentabilité −Cumul de l année avant celle ou on a situé
D= ' '
Pour l’avoir en quantité: chiffre d affaire de l année

Seuil de rentabilité 5) L’indice de prélèvement


Q=
Prix de vente Il se définit comme le pourcentage du chiffre d’affaires qui sert à couvrir
les charges fixes

Reda Dahhane
20

Charges Fixes
IP= ∗100
Chiffre d ' affaires
MCV
LO=
6) Risque d’exploitation Résultat
On appelle risque d’exploitation le risque de la diminution du résultat
couvrant d’une Entreprise suite à une diminution du Chiffre d’affaire
3- Intérêts et limites du modèle coût variable
Marge de sécurité = Chiffre d’affaire – seuil de rentabilité
1- Intérêts
● Faire des simulations à court terme : prévoir le résultat à partir
d’un Chiffre d’affaire ou l’inverse
Marge de sécurité ● Faire des prévisions avant de lancer un nouveau produit : prix de
Indice de sécurité =
Chiffre d ' affaire vente, marge et chiffre d’affaire critique
● Se renseigner sur le degré des risques économiques
7) Levier opérationnel (levier d’exploitation)
Mesure la sensibilité du résultat d’exploitation aux variations du CA (coef 2- Limites
d’élasticité du résultat par rapport au chiffre d’affaire). ● Hypothèses fragiles
● Le raisonnement est limité à court terme, ce qui implique la fixité
Il exprime le pourcentage de variation du résultat obtenu pour une de certains éléments
variation en pourcentage du chiffre d’affaires. ● L’activité est mesurée par les vérités tout ce qui est produit est
vendu
Variation Résultat
Résultat
LO= Variation chiffre d ' affaire
Chiffre d ' affaire

1
LO= Indice de sécurité

Reda Dahhane
21

4- Les méthodes des coûts partiels Limites


● Négligence des charges fixes, alors qu’elles sont de plus en plus
importantes, surtout les Charges fixes indirectes
● Limites de la politique de promotions des produits
● Il ne doit pas exister de goulot d’étranglement tout au long du
processus de production et de commercialisation
● Il n’est pas toujours possible de supprimer certain produits
(produit complémentaires, effet synergie)

2) La méthode des couts directs


Méthode qui intègre dans les couts uniquement les charges affectables
1) Méthode des coûts variables sans ambiguïtés (charges directes) aux produits qu’il s’agisse de charges
La méthode des couts variables ne retient que les charges variables variables ou de charges fixes elle n’analyse pas les charges indirectes qui
qu’elles soient directes ou indirectes dans le cout de production. sont imputés globalement sur la somme des marges sur couts directs
générées par chaque produit.
Charges variables = Charges variables directes + charges variables
indirectes Cette méthode est peu utilisée par les entreprises lui préférant une
approche mixte combinant les deux classifications.
L’exclusion des charges fixes se justifie à court terme par le fait qu’elles
correspondent au coût de la structure et restent stable. 3) La méthode des couts spécifiques (Direct costing
évolué)
Utilisation de la méthode Il existe des charges fixes spécifiques à chaque produit. La méthode des
● Détermination des produits à abandonner (M/CV négative)
couts spécifiques est un perfectionnement de la méthode du coût variable
● Le choix du produit à promouvoir (M/CV très élevée)
● L’acceptation des commandes supplémentaire (prix de vente > Ce cout intègre les charges variables directes et indirectes ainsi que les
CVU) charges fixes directes
● Présente un intérêt pour les entreprises multi produit et permet
d’apprécier la contribution de chaque produit à la formation de la Une fois qu’on calcule la marge sur coût variable, on ajoute les coûts fixes
marge sur coût variable et sa capacité à absorber les charges fixes spécifiques, et on obtient la marge sur coût fixes spécifiques.

Reda Dahhane
22

Coût fixe specifique


Seuil rentabilité =
Tmarge/cout varibale

Produit A Produit B Total

Chiffre d’affaire _ _ _
- Coût Variable
= M / CV _ _ _
= T M/CV _ _ _
- Charges Fixe spécifiques _ _ _
= Marges sur coût Spécifiques
_ _ _
- Charges fixes
= Résultat _ _ _

_ _ _

_ _ _

4) La méthode des couts variables et la valorisation


des stocks
Chiffre d’affaires des produits vendus
-Cout de production variable des produits vendus
=Marge sur coûts variables des produits vendus
-Charges fixes de la période
=Résultat de contribution
-Charges fixes incluses dans la variation des stocks
=Résultat de la comptabilité générale

Reda Dahhane
23

Le résultat marginale = Recette marginale – Coût marginal

Le Coût marginal Remarque :


⮚ Le coût marginal n’est pas un coût constaté, mais un coût estimé.
I- Principe : Il s’agit bien de déterminer si la production d’une unité
supplémentaire est rentable pour l’entreprise.
L’analyse marginale a pour but de savoir ce que va coûter ou rapporter la ⮚ Si elle n’entraine pas de changement de structure
production ou la vente d’une unité supplémentaire. Elle a donc comme
objet de permettre la prise de décision. Coût marginal unitaire = Coût Variable Unitaire

L’utilisation de l’analyse marginale et du coût marginal permet au ⮚ Si elle entraine un complément de structure
gestionnaire d’améliorer sa prise de décision face à des questions comme
la réduction d’un prix, l’augmentation d’une production, le recours à la Coût marginal unitaire = Coût Variable unitaire + Cout fixe
sous-traitance, l’investissement. Pour prendre cette décision il faut
comparer le coût marginal à la recette marginale (bien sur sans oublier
supplémentaire par unité
d’autres éventuelles contraintes, commerciales).
III- Aide à la décision :

II- Définitions : La décision d’acceptation ou de refus d’une commande est fondée sur le
● Le coût marginal est le coût engendré pour une série, lot ou raisonnement à la marge. Tant que la recette marginale est supérieure au
commande supplémentaire. coût marginal, l’entreprise accepte la commande supplémentaire.

L’entreprise a intérêt à arrêter lorsque :


Coût marginal d’une unité = Variation du coût total

Variationdu coût Total Coût Marginal = Recette Marginal


Coût marginal =
Variationde la quantité
1) L’optimum technique :
● La recette marginale : supplément de Chiffre d’affaire procuré par L’optimum technique correspond au minimum du coût moyen. Pour un
la dernière unité vendue prix de vente constant, le minimum du coût moyen procure le maximum
de résultat unitaire, ce qui correspond à un maximum de rentabilité.

Reda Dahhane
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Coût Marginal = Coût moyen

2) Optimum économique
C’est le niveau d’activité pour lequel le profit est maximum

Coût Marginale = Recette Marginale

Profit = Recette totale – Coût Total

IV- Avantages et limites


1) Avantages
● Procéder à des simulations : Coût estimé
● Le Coût marginal peut conduire à la mise en œuvre d’une
politique de prix de vente différentiels par certaines entreprises
nationales et internationales.
● Le coût marginal s’applique à des décisions de désinvestissement
si la recette marginale est inférieure au coût marginal.
2) Limites
● Il est difficile de mesurer l’impact d’une production
supplémentaire sur la productivité le personnel, les machines ou
sur les coûts organisationnels
● Création d’une concurrence qui va déboucher sur une baisse du
prix de cette dernière

Reda Dahhane

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