Royaume du Maroc
Université Mohammed Premier
Faculté des Sciences- Oujda
MEMOIRE DE PROJET DE FIN D’ETUDE
Pour l’obtention du diplôme
Du MASTER
Spécialité : Mécanique et Energétique
Réalisé par :
Hamza BOUSSOUF
Sous le thème :
Modélisation et optimisation d'un
système photovoltaïque partiellement
ombragé sous MATLAB/SIMULINK
Soutenu le 16 Juillet 2024
Encadré par : Devant le jury composé de :
Mme Yamina KHLIFI Mme. Yamina KHLIFI (Encadrante)
Mr. Mohamed El HAFYANI
Mr. Mohammed EMHARREF
Année Universitaire 2023/2024
DEDICACES
Je dédie ce modeste travail :
A mes chers parents que Dieu protège.
A mon cher frère et ma sœur.
A tous les membres de ma famille.
A tous mes amis de ma vie sociale et universitaire.
A tous mes enseignants qui m’ont enseigné pendant toutes mes années
d’études.
REMERCIEMENT
Avant tout, je remercie ALLAH le tout puissant de m’avoir donné le
courage, la patience et la force durant toutes ces années d’étude et que
grâce à lui ce travail a pu être réalisé.
Je tiens d’abord à remercier profondément à mon encadrante, Mme
Yamina KHLIFI, pour m'avoir encadré pendant la période de fin de mes
études, et pour la confiance qu'elle m'a accordée, ses encouragements,
ses précieux conseils et ses efforts dans ce travail.
Permettez-moi d'exprimer mes remerciements à Dr Abdelilah khlifi
(Co-Encadrent) pour ses précieux conseils et son effort dans ce travail.
Ma gratitude s’exprime pour les membres de jury de bien vouloir
accepter de juger ce travail.
Je souhaite exprimer ma gratitude envers toutes les personnes qui m’ont
soutenu de manière directe ou indirecte tout au long de mes années
d’études. En autre, je tiens à exprimer ma reconnaissance à tous mes
enseignants pour leur contribution essentielle à ma formation.
ملخص
اجفة عاث اجفا علو اث ف ي فا ا ة ا ا ا ا ا ااجف ي
الطفا واثناجفةا دمجفا ا
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الكلمات المفتاحية :و جفا كهحةضوئيج،فا مبفا زئ،فخواةز يجفارضوحابفةا حانبج،فتتبعفينىصفنقوجف
لوثنج،فخواةز يجفشبفا سي ث .فف
Résumé
Les recherches dans cette mémoire se sont effectuées au sein du Laboratoire (Énergie
systèmes embarqué et traitement de l'information ESETI) de l’École Nationale des
Sciences Appliquées Oujda (ENSAO) sous La direction du professeur Yamina KHLIFI.
La caractéristique puissance-tension d'un panneau photovoltaïque en présence
d’ombrage partiel présente plusieurs points locaux, ce qui rend difficile la convergence
des techniques classiques vers le point de puissance maximale global, entraînant ainsi
une perte de puissance. Ce travail propose un traqueur de point de puissance
maximale moderne (MPPT) basé sur l’algorithme d’optimisation par essaim de
particules (PSO), une approche qui a démontré son efficacité dans divers domaines.
Une étude comparative avec l’algorithme perturbation et observation ‘P&O’ a été
réalisée pour évaluer les performances et l’efficacité de ce traqueur.
Les tests de simulation sous MATLAB/Simulink viennent confirmer la validité des
performances de l’algorithme (PSO) en cas d’ombrage partiel.
Mots clés : Panneau photovoltaïque, Ombrage partiel, Algorithme perturbation et
observation ‘P&O’, Traqueur de point de puissance maximale (MPPT), Optimisation
par l’algorithme essaim de particules (PSO).
Abstract
The research in this work was conducted at the Laboratory (ESETI) of the National
School of Applied Sciences Oujda (ENSAO) under the supervision of Professor Yamina
KHLIFI.
The power-voltage characteristic of a photovoltaic panel under partial shading
conditions shows several local points, making it difficult for traditional techniques to
converge towards the global point, resulting in power loss. This work proposes a
modern Maximum Power Point Tracker (MPPT) to follow the global maximum power
point in the PV system characteristics. This tracker is based on the Particle Swarm
Optimization (PSO) algorithm, an approach that has proven its effectiveness in various
fields. A comparative study with the Perturb and Observe (P&O) algorithm was
conducted to evaluate the performance and efficiency of this tracker. Simulation tests
under MATLAB/Simulink confirm the performance validity of the PSO (Particle Swarm
Optimization) algorithm in cases of partial shading.
Key Words: Photovoltaic panel, Partial shading, Maximum Power Point Tracker
(MPPT), Perturb and Observe (P&O) algorithm, Maximum Power Point Tracker
(MPPT), Particle Swarm Optimization (PSO).
LISTE DES SYMBOLES
Nomenclature
A : Ampère
dD : Variation du pas de rapport cyclique
D : Rapport cyclique
GMPP : Global maximal Power point
GPV : Générateur photovoltaïque
Hz : Hertz
INC : Incrémentation de conductance
ICC : Courant de court-circuit (A)
ID : Courant de la diode (A)
Im : Courant maximal (A)
Iph : Courant de photo-génération (A)
IPV : Courant photovoltaïque (A)
ISat : Courant de saturation (A)
IC : Courant de la capacité (A)
IL : Courant de l’inductance (A)
Ie : Courant d’entrée du hacheur (A)
IS : Courant de sortie du hacheur (A)
k : Constante de Boltzmann (J.K-1)
L : Inductance (H)
LMPP : Local maximal Power point
MLI : Modulation de largeur d’impulsion
MPP : Maximum power point
MPPT : Maximum power point tracking
Ns : Nombres de cellules PV raccordées en série
Np : Nombres de cellules PV raccordées en parallèle
n : Facteur d’idéalité de la diode
OP : Ombrage partiel
P&O : Perturbation et observation
Pe : Puissance de sortie
Ps : Puissance d’entrée
PPV : Puissance photovoltaïque (kW)
PSO : Optimisation d’essaim de particules
PV . Photovoltaïque
PWM : Pulse Width Modulation
q : Charge de l’électron (C)
Rs : Résistance série (Ω)
Rp : Résistance shunt (Ω)
T : La température des cellules en Kelvin (K)
Ts : Période de commutation
V : Volt
VL : Tension aux bornes de l’inductance (V)
Vm : Tension maximal (V)
Vo : Tension de sortie du hacheur (V)
VPV : Tension photovoltaïque (V)
Vg : Tension d’entrée du hacheur (V)
Vco : Tension de circuit ouvert (V)
W : Watt
LISTE DES TABLAEUX
Tableau 1 : Les paramètres d’une Cellule (3.2W).................................................................... 10
Tableau 2 : Les paramètres de module (115W). ..................................................................... 19
Tableau 3 : Principe de l’algorithme P&O. .............................................................................. 29
Tableau 4 : Les Valeurs des composants du convertisseur DC/DC.......................................... 33
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Fonctionnement d’une cellule solaire photovoltaïque. ............................................ 5
Figure 2: cellule au silicium monocristallin. .............................................................................. 7
Figure 3 : cellule au silicium Poly-cristallin. ............................................................................... 7
Figure 4 : cellule amorphe. ........................................................................................................ 8
Figure 5 : Composants d’un générateur PV............................................................................... 8
Figure 6 : Modélisation électrique d’une cellule photovoltaïque. ............................................ 9
Figure 7 : Courbe I(V) d’une Cellule photovoltaïque. .............................................................. 11
Figure 8 : Courbe Puissance-tension P(V) d’une cellule photovoltaïque (G=1000W/m²). ...... 12
Figure 9 : La caractéristique de I(V) pour différentes températures(G=1000W/m²). ............. 13
Figure 10 : La caractéristique de P(V) pour différentes températures(G=1000W/m²). .......... 13
Figure 11 : Caractéristique I(V) pour différents niveaux de d’éclairement(T=25°C). .............. 14
Figure 12 : Caractéristique P(V) pour différents niveaux d’éclairement(T=25°C). .................. 15
Figure 13 : Groupement de cellules en série........................................................................... 16
Figure 14 : Association de N modules solaires en série. ......................................................... 16
Figure 15 : Groupement des cellules en parallèle. .................................................................. 17
Figure 16 : Association de Np modules solaires en parallèle. ................................................. 17
Figure 17 : Groupement des cellules en Série-parallèle.......................................................... 18
Figure 18 : Association mixte Ns x Np modules solaires. ........................................................ 19
Figure 19 : Courbe P(V) d’un module photovoltaïque. ........................................................... 20
Figure 20 : Courbe P(V) d’un module photovoltaïque. ........................................................... 21
Figure 21 : Schéma électrique d'un hacheur boost. ................................................................ 24
Figure 22 : Schéma électrique d'un hacheur boost fermé. ..................................................... 25
Figure 23 : Schéma électrique d'un hacheur boost ouvert. .................................................... 25
Figure 24 : Schéma synoptique d’un système photovoltaïque avec MPPT. ........................... 27
Figure 25 : Caractéristique de fonctionnement de la méthode P&O...................................... 30
Figure 26 : Organigramme de l’algorithme perturbation et observation (P&O). ................... 31
Figure 27 : Modèle du système PV de 115W simulé sous Matlab avec MPPT-P&O. .............. 32
Figure 28 : Résultats de simulation du Courant Ie (Ipv) générée par le module PV. .............. 33
Figure 29 : Résultats de simulation de la tension Ve (Vpv) générée par le module PV. ......... 34
Figure 30 : Résultats de simulation de la puissance Pe (Ppv) générée par le module PV. ...... 34
Figure 31 : Résultats de simulation du courant Is générée par le module PV........................ 35
Figure 32 : Résultats de simulation de la tension Vs générée par le module PV. ................... 35
Figure 33 : Résultats de simulation de la Puissance Ps générée par le module PV. ............... 36
Figure 34 : ombre du panneau solaire. ................................................................................... 40
Figure 35 : Schématisation du Système Photovoltaïque avec diodes by-pass. ....................... 41
Figure 36 : Impacts de l'ombrage partiel sur la caractéristique P(V) à T=25 °C. ..................... 42
Figure 37 : Schéma de bloc du MPPT-P&O (Entrée/Sortie) .................................................... 43
Figure 38 : la réponse de la puissance (Ps). ............................................................................. 43
Figure 39 : la réponse du Rapport Cyclique (D). ...................................................................... 44
Figure 40 : Stratégie de recherche PSO. ................................................................................. 46
Figure 41 : Schéma de bloc du MPPT-PSO (Entrée/Sortie). .................................................... 48
Figure 42 : L’organigramme de la méthode proposée MPPT-PSO. ......................................... 49
Figure 43 : la réponse de la puissance (Ps) MPPT-PSO............................................................ 51
Figure 44 : la réponse du Rapport Cyclique (D) MPPT-PSO..................................................... 51
Figure 45 : Comparaison entre P&O et PSO. ........................................................................... 52
LISTE DES FIGURES
Figure 46 : Comparaison du rapport cyclique entre P&O et PSO............................................ 53
TABLE DES MATIERES
DEDICACES
REMERCIEMENT
RESUME
LISTE DES SYMBOLES
LISTE DES TABLAEUX
LISTE DES FIGURES
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................... 1
CHAPITRE I : ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
I- L’effet photovoltaïque ....................................................................................... 4
II- Cellule photovoltaïque ...................................................................................... 4
1-Technologies des cellules PV ........................................................................... 5
2-Les différents types de cellules solaires (cellules photovoltaïque) ................... 6
2.1- Les cellules monocristallines .................................................................... 6
2.2- Les cellules poly cristallin......................................................................... 7
2.3- Les cellules amorphes .............................................................................. 7
III- Module photovoltaïques .................................................................................. 8
IV- Modélisation des cellules photovoltaïque ........................................................ 9
V- Caractéristique électrique d’une cellule ...........................................................10
1-Caractéristiques courant / tension .................................................................11
2-Caractéristiques puissance / tension ..............................................................12
VI- Effets climatiques sur la cellule PV ..................................................................12
1-Influence de la température ..........................................................................12
2-Influence de l’ensoleillement .........................................................................14
VII- Influence de l’association série-parallèle des cellules PV ................................15
1-Association en série .......................................................................................15
2-Association en parallèle .................................................................................17
3-Association en série-parallèle ........................................................................18
VIII- Modélisation d’un système photovoltaïque ..................................................19
1-Caractéristique courant-tension du module ...................................................20
2-Caractéristique puissance-tension du module ................................................21
Conclusion ...........................................................................................................21
CHAPITREII : Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
I-Introduction ......................................................................................................23
TABLE DES MATIERES
III- Les convertisseurs DC-DC (Hacheur) ................................................................23
1-Types des convertisseurs (DC-DC) ..................................................................23
2-Hacheur survolteur (Boost) ............................................................................24
IV- Commande MPPT des convertisseurs DC-DC ...................................................27
1-Les techniques MPPT classiques.....................................................................28
2-Les techniques MPPT basées sur Optimisation méta-heuristique ...................28
V- Commande MPPT perturbation et observation (P&O) ......................................28
1- Simulation du système PV.............................................................................31
2-Résultats de simulation .................................................................................33
VI- Conclusion ......................................................................................................37
CHAPITREIII : Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
I-Introduction ......................................................................................................39
II- L’ombrage partiel.............................................................................................39
1- Définition d’un ombrage ............................................................................39
2- Protection d’un PV .....................................................................................40
III- Problème du MPPT sous ombrage partiel ........................................................41
1-MPPT basé sur l’algorithme P&O ...................................................................42
1.1- Résultat de simulation ............................................................................42
IV- Optimisation d’essaim de particules (PSO) ......................................................45
1-Formulation du problème ..............................................................................46
2-Avantages et inconvénients de PSO ...............................................................47
3-MPPT basé sur l’algorithme PSO ....................................................................48
4-Résultat de simulation ...................................................................................50
V-Etude comparative ...........................................................................................52
VI-Conclusion .......................................................................................................53
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................. 54
INTRODUCTION GENERALE
La consommation énergétique mondiale est principalement couverte par les énergies
fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel et nucléaire), qui ont un effet négatif sur
l’environnement. Le changement climatique, qui constitue l'un des graves problèmes
auxquels l'humanité est confrontée ce siècle, est dû aux émissions de gaz à effet de
serre, en particulier celles provenant de la combustion d'énergie fossile. Compte tenu
de l’évolution du niveau de vie actuel de l’être humain, la demande croissante en
énergie a permis un développement remarquable des énergies renouvelables, telles que
les énergies photovoltaïque (PV), thermique, hydraulique, etc. Ces énergies propres et
durables sont devenues d’une grande importance car elles sont considérées comme une
alternative aux énergies fossiles qui connaissent une décroissance.
Au cours de la dernière décennie, l’énergie photovoltaïque (PV) est devenue une source
d’énergie fiable avec un taux de production et un coût de maintenance en constante
diminution grâce aux progrès technologiques et à l’évolution du marché
photovoltaïque.
Les caractéristiques du module PV sont considérablement influencées par les
conditions environnementales et les phénomènes d'ombrage car les multiples pics sont
observés dans la caractéristique de tension/puissance (P-V) avec un pic global et
d'autres pics locaux. Cette caractéristique entraîne une réduction de la puissance
produite par le module PV et nuit à sa durée de vie. Par conséquent, plusieurs travaux
ont été proposés pour lutter contre l'impact des phénomènes d'ombrage dans le but de
capturer de manière optimale la puissance maximale disponible du système PV. Le
rendement des systèmes PV peut être alors amélioré par des méthodes dites techniques
de Poursuite du Point de Puissance Maximale (MPPT). Ces méthodes, comme leur nom
l’indique, permet de tirer le maximum de puissance que le panneau est apte à fournir.
Pour extraire la puissance maximale, des algorithmes sont développés pour contrôler le
convertisseur DC/DC, placé devant les panneaux PV, afin d'adapter dynamiquement le
point de fonctionnement du système au point de puissance maximale.
De nombreux algorithmes d’extraction du point de puissance maximale (MPPT) ont été
développés jusqu'à présent, et ces algorithmes MPPT varient en termes d'application,
de complexité, de précision, de capteurs, de coût, de popularité, etc. Parmi eux, les
méthodes perturbation et observation (P&O) et la conductance incrémentale (INC) ont
1
attiré l'attention des chercheurs en raison de leur simplicité. Cependant, ces méthodes
ne peuvent pas gérer tous les problèmes d'optimisation.
L’être humain a toujours utilisé la nature comme source d'inspiration pour résoudre des
problèmes complexes, vu qu’elle présente des phénomènes très diversifiés,
dynamiques, adaptatifs et robustes. La nature trouve toujours la solution optimale pour
résoudre ses problèmes et maintenir l'équilibre parfait entre ses composantes. Les
algorithmes bio inspirés sont des méta-heuristiques stochastiques, pour l’optimisation,
inspirées de différents phénomènes du monde naturel. Ces algorithmes s’inspirent
particulièrement des comportements sociaux des animaux et insectes, les évolutions des
espèces ou les comportements intelligents de certains organismes. On prend à titre
d’exemple algorithme de colonie de fourmi, loups gris….
L’objectif de notre travail est alors de proposer la méthode MPPT basée sur un
algorithme méta-heuristique très utilisés, nommé l’algorithme de l’essaim de particules
(PSO) pour traiter le problème d’ombrage partiel qui sera par la suite le comparer avec
algorithme perturbation & observation(P&O).
Le mémoire présenté est organisé en trois chapitres :
• Dans le premier chapitre, on va présenter les différents types de cellules PV et
leur structure de fonctionnement. On va approfondir cette étude par la
modélisation des cellules PV ainsi que leurs caractéristiques électriques. Nous
allons présenter aussi l’influence des conditions métrologiques (la température
et l’éclairement).
• Dans le deuxième chapitre, on fera une étude théorique sur les convertisseurs
statique employés dans les systèmes d’énergie solaire, découvrir les commandes
employées, ensuite, L'approche MPPT P&O « Perturbation et observation » a
été utilisée pour réaliser des tests de simulation.
• Finalement, dans le troisième chapitre, nous analyserons le comportement du
système photovoltaïque en cas d’ombrage partiel. Nous réaliserons une
simulation à l’aide de MATLAB/Simulink en utilisant la méthode de
Perturbation et Observation (P&O) ainsi que la méthode méta-heuristique de
l'optimisation par essaim de particules (PSO) sous les mêmes conditions
d’ombrage. Les résultats des simulations nous permettront de comparer ces
deux méthodes.
2
CHAPITRE I
ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES
PHOTOVOLTAIQUES
3
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
I- L’effet photovoltaïque
L'effet photovoltaïque est le processus physique de base par lequel une cellule
photovoltaïque convertit la lumière du soleil en électricité. La lumière du soleil est
composée de photons, des paquets d'énergie solaire. Ces photons contiennent
différentes quantités d'énergie qui correspondent aux différentes longueurs d'onde du
spectre solaire. Lorsque les photons frappent une cellule photovoltaïque, ils peuvent
être réfléchis, absorbés ou traverser directement la cellule, Les photons absorbés
génèrent de l'électricité.
L’effet photovoltaïque ne peut se produire que s’il existe une barrière de potentiel dans
le semiconducteur avant qu’il ne soit éclairé. Une telle barrière existe, par exemple, à
l’interface entre deux volumes dopés différemment c’est à dire où l’on a introduit deux
types différents d’impuretés à concentration différente, par exemple de type P-N. Si ce
matériau est éclairé, les charges électriques, rendus mobiles par la lumière (l’effet
photoélectrique), seront séparées par la barrière avec d’un côté les charges positives et
de l’autre côté les charges négatives. Parmi les matériaux semi-conducteurs les plus
utilisés on trouve le silicium (Si), le germanium (Ge) et l’arséniure de Gallium
(GaAs)…etc.
La conversion photovoltaïque Elle met en jeu trois phénomènes physiques intimement
liés et simultanés :
• L’absorption de la lumière dans le matériau.
• Le transfert d’énergies des photons aux charges électriques.
• La collecte des charges.
La cellule de base pour cette conversion est appelée cellule solaire ou photovoltaïque
II- Cellule photovoltaïque
Une cellule photovoltaïque est un dispositif composé d'un matériau semi-conducteur
qui absorbe l'énergie lumineuse et la convertit directement en courant électrique. Son
fonctionnement repose sur les propriétés d'absorption du rayonnement lumineux par les
semi-conducteurs. Le choix des matériaux pour la conception des cellules PV dépend
des propriétés physiques de certains de leurs électrons, susceptibles d'être libérés de
leurs atomes lorsqu'ils sont excités par des photons du spectre solaire, selon leurs
4
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
longueurs d'onde et leur énergie associée. Ces charges libérées se déplacent dans le
matériau, formant ainsi un courant électrique continu.
La circulation de ce courant crée une force électromotrice aux bornes du semi-
conducteur, phénomène connu sous le nom d'effet photovoltaïque. Une cellule PV,
similaire à une diode utilisée en électronique, peut être constituée de deux couches de
silicium, l'une dopée P (au bore) et l'autre dopée N (au phosphore), formant une jonction
PN avec une barrière de potentiel. La zone N est couverte par une grille métallique
agissant comme cathode (contact avant) et collecteur d'électrons, tandis qu'une plaque
métallique (contact arrière) recouvre l'autre face du cristal et sert d'anode. Lorsque les
photons sont absorbés par le semi-conducteur, ils transfèrent leur énergie aux électrons
par collision. Si cette énergie est supérieure à celle associée à la bande interdite (Eg) du
semi-conducteur, des paires électron-trou sont créées dans la zone de déplétion par
arrachement des électrons. Sous l'effet du champ électrique E présent dans cette zone,
ces porteurs libres sont drainés vers les contacts métalliques des régions P et N, générant
ainsi un courant électrique dans la cellule PV et une différence de potentiel entre ses
électrodes métalliques (de 0,6 à 0,8 volt).
Figure 1 : Fonctionnement d’une cellule solaire photovoltaïque.
1-Technologies des cellules PV
Le matériau principal utilisé dans la fabrication des cellules photovoltaïques (PV) est
le silicium, qui domine largement le marché mondial avec plus de 85% de part de
marché. Parmi les types de silicium les plus courants, on trouve le silicium
monocristallin (29%) et le silicium multicristallin (51%). Cependant, d'autres matériaux
sont également utilisés, tels que l'arséniure de gallium (AsGa), le tellurure de cadmium
(CdTe), l'indium gallium phosphide (InGaP) et le Cu(InGa)Se2. Le choix parmi ces
5
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
différentes technologies dépend principalement du prix et du rendement énergétique.
Voici un aperçu des rendements de divers types de cellules photovoltaïques :
• Les cellules monocristallines, appartenant à la première génération de photopiles,
offrent un rendement excellent pouvant atteindre 24,7% en laboratoire (record
obtenu en 1999). Sun Power commercialise des cellules de ce type avec un
rendement pouvant atteindre 24,2%. Cependant, leur production est laborieuse,
difficile et donc coûteuse, nécessitant une grande quantité d'énergie pour obtenir
du cristal pur.
• Les cellules polycristallines ont un coût de production plus bas que les
monocristallines, et utilisent un procédé moins énergivore, offrant un rendement
compris entre 11 et 15% (19,8% en laboratoire).
• Les cellules amorphes ont un coût de production encore plus bas que les
polycristallines, mais leur rendement est plus faible, variant entre 5 et 8% (13%
en laboratoire). Bien qu'elles utilisent des couches très minces de silicium (de 0,3
à 1,0 micromètres), nécessitant environ le double de surface pour produire la
même quantité d'électricité que les autres types, elles présentent certains
avantages, comme une meilleure réactivité à la lumière diffuse et fluorescente,
ainsi qu'une performance accrue à des températures élevées.
• Les cellules en composite monocristallin (AsGa) offrent un rendement de 18 à
20% (27,5% en laboratoire).
• Les cellules en composite polycristallin (CdS, CdTe, CuInGaSe2, etc.) ont un
rendement d'environ 8% (16% en laboratoire).
Ces informations mettent en lumière les avantages et les inconvénients de chaque
technologie, offrant ainsi un aperçu des choix possibles en matière de cellules
photovoltaïques.
2-Les différents types de cellules solaires (cellules photovoltaïque)
2.1- Les cellules monocristallines
Ce sont celles qui ont le meilleur rendement (12%-16%), mais aussi celle qui ont le
coût le plus élevé, du fait d'une fabrication compliquée.
6
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
• Durée de vie → 35ans
• Avantage → Bon rendement en soleil direct
• Inconvénient → Mauvais rendement en soleil diffus (temps nuageux...),
prix élevé
Figure 2: cellule au silicium monocristallin.
2.2- Les cellules poly cristallin
Leur conception étant plus faible, leur coût de fabrication est moins important,
cependant leur rendement est plus faible (11%-13%).
• Durée de vie → 35ans
• Avantage → Bon rendement en soleil direct (mois que le
monocristallin mais plus que l'amorphe)
• Inconvénient → Mauvais rendement en soleil diffus (temps nuageux...),
prix élevé
Figure 3 : cellule au silicium Poly-cristallin.
2.3- Les cellules amorphes
Matériau composé de silicium hydrogéné (état non-cristallin), elles ont un faible
rendement (8%-10%), mais ne nécessitent que de très faibles épaisseurs de silicium et
ont un coût peu élevé. Elles sont utilisées couramment dans les produits de petite
consommation tel que les calculatrices solaires ou encore les montres.
7
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
• Durée de vie → < 10 ans
• Avantage → Souplesse Prix moins élevé que les cristallins Bon
rendement en diffus
• Inconvénient → Mauvais rendement en plein soleil
Figure 4 : cellule amorphe.
III- Module photovoltaïques
Cellule PV individuelle produit généralement entre 1 et 2 W, ce qui est rarement
suffisant pour la grande majorité des applications. Mais vous pouvez augmenter la
puissance en connectant les cellules ensemble pour former des unités plus grandes
appelées modules. Les modules, à leur tour peuvent être connectés pour former des
unités encore plus grandes appelées champ, qui peuvent être interconnectées pour plus
de puissance, et ainsi de suite.
Figure 5 : Composants d’un générateur PV.
8
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
IV- Modélisation des cellules photovoltaïque
La figure (6) illustre le schéma équivalent d'une cellule photovoltaïque sous
éclairement, Ce schéma est représenté par un générateur de courant Iph en parallèle avec
une diode.
Deux résistances parasites sont intégrées dans ce schéma et exercent une certaine
influence sur la caractéristique Courant-Tension I (V) de la cellule :
• La résistance série (Rs) est la résistance série représentant les diverses
résistances de contacts et de connexions. Elle est principalement déterminée par
la résistance du semi-conducteur utilisé, la résistance de contact des grilles
collectrices et la résistivité de ces grilles.
• La résistance shunt (Rp) est associée à un courant de fuite qui a été construit au
niveau de la cellule.
ID IP
Figure 6 : Modélisation électrique d’une cellule photovoltaïque.
Par l’application de la loi de Kirchhoff (la loi des nœuds), le courant de sortie I est
donné par l’équation suivante :
I = IPH – IP - ID (I-1)
Le photo-courant est donné par l’équation suivante :
IPH = (ICC + KT×△T)×E/En (I-2)
Avec :
ICC : Courant de court-circuit
9
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
L’expression du courant au niveau de la jonction est la suivante :
(𝑽 + 𝑹𝑰)
ID = Is×[exp( ) – 1] (I-3)
𝐧𝐕𝐓
Le courant dans la résistance est égal à :
(𝑽 + 𝑹𝒔𝑰)
IP = (I-4)
𝐑𝐩
Alors:
(𝑽 + 𝑹𝑰) (𝑽 + 𝑹𝒔𝑰)
I = IPH – Is×[ exp( )–1]- (I-5)
𝐧𝐕𝐓 𝐑𝐩
Où Is est le courant de saturation, la tension thermique du module PV ayant
VT=NS.K.T/q est K la constante de Boltzmann ( 1,381×10-23J/K), T est la température
effective des cellules en Kelvin , q est la charge de l’électron (C), NS cellules connectées
en série, n est le facteur d’idéalité de la jonction, I est le courant fourni par la cellule
lorsqu’elle fonctionne en générateur, V est la tension aux bornes de cette même cellule,
IPH est le photo courant de la cellule dépendant de l’éclairement et de la température.
V- Caractéristique électrique d’une cellule
Le tableau suivant donne les paramètres électriques d’une cellule solaire que nous
avons utilisé en simulation sous Matlab-Simulink.
Les paramètres d’une Cellule La valeur de chaque paramètre
Puissance de crête (W) 3.2
La tension maximale Vm à PPM (V) 0.47
La tension en circuit ouvert Vco (V) 0.6
Le courant maximal Im (A) 6.69
Le courant de court-circuit Icc (A) 7.2
Tableau 1 : Les paramètres d’une Cellule (3.2W).
10
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
1-Caractéristiques courant / tension
La figure (7) représente la courbe courant / tension I(V) d’un cellule photovoltaïque
typique dans des conditions constantes d’irradiation et de température.
Figure 7 : Courbe I(V) d’une Cellule photovoltaïque.
11
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
2-Caractéristiques puissance / tension
La puissance délivrée par la cellule du panneau photovoltaïque a pour expression
P=V.I, pour chaque point, on peut calculer la puissance P et tracer sa courbe en
fonction de la tension, voir la figure présentée ci-dessous.
Figure 8 : Courbe Puissance-tension P(V) d’une cellule
photovoltaïque (G=1000W/m²).
VI- Effets climatiques sur la cellule PV
1-Influence de la température
On peut remarquer que la caractéristique I(V) dépend fortement de la température, ceci
devient très évident en évaluant l'équation pour des valeurs choisies de la température
en traçant les résultats suivants :
12
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
Figure 9 : La caractéristique de I(V) pour différentes
températures(G=1000W/m²).
Figure 10 : La caractéristique de P(V) pour différentes
températures(G=1000W/m²).
Ces figures montrent que si l’éclairement est constant (1000 W/m2) et la température
augmente, la tension Vco et la puissance diminue par contre le courant Isc varie peut.
13
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
Donc le fonctionnement de cellule PV dépend essentiellement des conditions
environnementales auxquelles il est soumis. A cet effet, il faut prendre en considération
ces facteurs afin de dimensionner correctement le générateur PV qui permettra
d’obtenir la puissance souhaitée.
2-Influence de l’ensoleillement
En fixant maintenant la température T=25°C pour différents éclairements, on constate
que le courant subit à une variation importante, mais par contre la tension varie
légèrement. Ce qui se traduit par une augmentation de la puissance, lorsque
l’éclairement est augmenté.
Figure 11 : Caractéristique I(V) pour différents niveaux de
d’éclairement(T=25°C).
14
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
Figure 12 : Caractéristique P(V) pour différents niveaux
d’éclairement(T=25°C).
VII- Influence de l’association série-parallèle des cellules PV
Le module photovoltaïque est constitué d'un ensemble de cellules photovoltaïques
agencées pour convertir le rayonnement solaire en énergie électrique exploitable.
Chaque cellule individuelle génère une puissance électrique très faible, généralement
⁓3 watts, avec une tension typique d'environ 1 volt, variant entre 0,5 et 1,5 volts selon
les technologies. Pour augmenter la puissance globale, les cellules sont combinées en
série et en parallèle pour former un module photovoltaïque. Ces modules peuvent être
connectés de manière sérielle ou parallèle pour augmenter la tension et l'intensité de
courant disponibles. De plus, pour protéger les cellules contre les dommages
mécaniques et la corrosion, elles sont souvent encapsulées sous du verre ou des
matériaux plastiques.
1-Association en série
Dans un groupement en série de Ns cellules ou de modules identiques, le courant à
travers la branche reste constant tandis que la tension augmente proportionnellement au
nombre de cellules (ou modules) en série. La caractéristique du groupement est obtenue
en multipliant point par point la tension individuelle par Ns, pour un courant donné.
Plus précisément, l'impédance optimale de l'agencement sera Ns fois plus élevée que
15
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
celle de la cellule (ou module) de base. Les résistances en série s’ajoutent et les
résistances parallèles s’ajoutent également aussi.
Figure 13 : Groupement de cellules en série.
Figure 14 : Association de N modules solaires en série.
16
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
2-Association en parallèle
Dans ce cas, c’est la tension de chaque élément soit identique, tandis que les courants
se combinent. La nouvelle courbe est obtenue en multipliant point par point le courant
de chaque cellule élémentaire par Np pour chaque valeur de tension.
En conséquence, l'impédance optimale du groupement sera Np fois plus faible que celle
de l'élément de base. Ce sont les inverses des résistances série qui s’ajoutent, ainsi que
les conductances shunts.
Figure 15 : Groupement des cellules en parallèle.
Figure 16 : Association de Np modules solaires en parallèle.
.
17
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
3-Association en série-parallèle
La connexion en série de plusieurs cellules forme une branche de cellules où on a une
augmentation de tension pour même courant, un assemblage de plusieurs branches de
cellules en parallèle forme un module où on a un accroissement du courant et une
conservation de tension. Et une association de plusieurs modules dans un même plan
s’appelle un panneau et le montage de plusieurs panneaux en rangées de panneaux série
et parallèle forme un champ photovoltaïque ou ce que l’on appelle parfois une sous-
station photovoltaïque. Le champ photovoltaïque est l’ensemble des panneaux
photovoltaïques montés en série et en parallèle pour atteindre une tension et un courant
plus grands. Une association série-parallèle de panneaux photovoltaïques aura une
caractéristique I(V) théorique en tout point homothétique à celle des modules de base
et obtenue en modifiant les échelles sur les deux axes.
Figure 17 : Groupement des cellules en Série-parallèle.
18
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
Figure 18 : Association mixte Ns x Np modules solaires.
VIII- Modélisation d’un système photovoltaïque
Le tableau suivant donne les paramètres électriques d’un module solaire que nous avons
utilisé en simulation sous Matlab-Simulink.
Ce module est composé de 36 cellules connectées en série ayant une puissance
maximale de 115W sous les conditions standards G=1000W/m² et T=25°C.
Les paramètres de module La valeur de chaque paramètre
Puissance de crête (W) 115
Le nombre de cellules 36
La tension maximale Vm à PPM (V) 17.2
La tension en circuit ouvert Vco (V) 21.8
Le courant maximal Im (A) 6.69
Le courant de court-circuit Icc (A) 7.24
Tableau 2 : Les paramètres de module (115W).
19
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
1-Caractéristique courant-tension du module
La courbe illustre la relation entre le courant (I) et la tension (V) d'un module
photovoltaïque dans des conditions constantes d'irradiation et de température. Les
conditions standard d'irradiation pour évaluer la performance des modules
photovoltaïques sont définies comme une intensité rayonnante de 1000 W/m2 et une
température de 25°C.
Figure 19 : Courbe P(V) d’un module photovoltaïque.
La caractéristique se divise en trois parties distinctes :
• Zone (a) : Dans cette zone, le courant reste constant, ce qui indique que le
générateur photovoltaïque fonctionne essentiellement comme un générateur de
courant.
• Zone (b) : Cette région est considérée comme la plage de fonctionnement
optimale du générateur, où le point de fonctionnement optimal (caractérisé par
une puissance maximale) peut être déterminé.
• Zone (c) : Dans cette zone, on observe une variation de courant tandis que la
tension reste presque constante. Dans ce cas, le générateur peut être assimilé à
un générateur de tension.
20
CHAPITRE I ÉTAT DE L’ART DES SYSTÈMES PHOTOVOLTAIQUES
2-Caractéristique puissance-tension du module
L'expression de la puissance délivrée par la cellule du panneau photovoltaïque est
donnée par P=V.I. Pour chaque point de la courbe, on peut calculer la puissance P en
multipliant la tension V par le courant I, puis tracer cette courbe en fonction de la
tension, comme illustré dans la figure ci-dessous.
Figure 20 : Courbe P(V) d’un module photovoltaïque.
Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté les différentes technologies de fabrication des
cellules solaire et leur modélisation mathématique et les diverses caractéristiques d’un
panneau solaire.
Dans le chapitre suivant, nous présentons les convertisseurs statiques et les différentes
techniques de la commande MPPT.
21
CHAPITRE II
Les convertisseurs statiques et la
commande MPPT ''P&O''
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
I-Introduction
Dans les systèmes de conversion photovoltaïque avec une connexion directe entre un
générateur photovoltaïque (GPV) et une charge continue, il est crucial d'avoir un point
de fonctionnement qui correspond à l'intersection des caractéristiques I(V) du GPV et
de la charge électrique, quel que soit son type. Pour optimiser cette configuration, on
peut introduire un convertisseur DC-DC équipé d'un suiveur de point de puissance
maximum (MPPT), contrôlé par un algorithme spécifique est placé entre le générateur
photovoltaïque et la charge.
Le rôle du MPPT est d’assurer le fonctionnement du générateur PV à son PPM,
extrayant la puissance disponible maximale.
Dans ce chapitre, nous allons examiner les convertisseurs DC/DC, conçus pour
transférer de l'énergie entre une source de tension continue fixe et une source de tension
réglable.
Ces convertisseurs statiques peuvent traiter une gamme de puissance allant de quelques
watts à environ trente kilowatts.
Cependant, l'apparition de composants de puissance sans cesse plus performants, tout
comme la définition de nouvelles structures (multi-niveau en particulier), permettent
d'envisager le traitement de puissances plus élevées. Nous n’examinerons que les
convertisseurs de type élévateur (Boost) et les techniques de commande et de
conversion (DC-DC) dans le cadre de cette étude.
III- Les convertisseurs DC-DC (Hacheur)
Le convertisseur DC-DC permet d'alimenter une charge sous une tension continue
réglable à partir d'une source continue fixe. On obtient une tension de valeur moyenne
variable en établissant et interrompant périodiquement l'alimentation de la charge par
la source grâce à des interrupteurs.
1-Types des convertisseurs (DC-DC)
Selon la position du commutateur du hacheur, différents types de convertisseurs de
tension peuvent être réalisés :
• Abaisseur de tension «Buck ».
• Abaisseur élévateur de tension « Buck-Boost ».
23
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
• Élévateur de tension « Boost ».
2-Hacheur survolteur (Boost)
Est un convertisseur direct DC–DC, la source d'entrée est de type courant continu
(inductance en série avec une source de tension) et la charge de sortie est de type tension
continue (condensateur en parallèle avec la charge résistive).
Figure 21 : Schéma électrique d'un hacheur boost.
• Fonctionnement
Le fonctionnement d'un convertisseur Boost peut être divisé en deux phases en fonction
de l'état du MOSFET. Pendant la phase où le MOSFET est fermé (en mode passant)
DTs, il y a une accumulation d'énergie car le courant dans l'inductance augmente, ce
qui permet le stockage d'une certaine quantité d'énergie. Pendant cette phase, la diode
est bloquée, ce qui signifie que la charge est déconnectée de l'alimentation. Lorsque le
MOSFET est ouvert T∈[Ts,DTs], l'inductance se retrouve en série avec la source, et
l'énergie accumulée dans la phase précédente s'ajoute à celle de la source, ce qui crée
un effet de surtension. Le courant traversant l'inductance passe ensuite par la diode, le
condensateur et enfin la charge. Ce processus résulte en un transfert d'énergie de
l'inductance vers le condensateur.
Analyse pour l’interrupteur fermé
• Durant l’intervalle 0<t<DTs(Avec D le rapport cyclique)
24
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Figure 22 : Schéma électrique d'un hacheur boost fermé.
Pendant le premier intervalle on développe les deux équations<< VL , IC >>
dIL Vg dIL
➢ VL=Vg =L OU =
dt L dt
V
➢ IC = -
R
La variation du courant est constante, donc le courant augmente de façon linéaire
lorsque le commutateur est fermé
△IL △IL Vg
➢ = =
△t DT L
𝐕𝐠
(△IL) Fermé = 𝐃𝐓 (II-1)
𝐋
Analyse pour l’interrupteur Ouvert
• Durant l’intervalle DTs<t<Ts
Figure 23 : Schéma électrique d'un hacheur boost ouvert.
Pendant le deuxième intervalle on développe les deux équations<< VL , IC >>
25
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
d𝐼𝐿 Vg −VO dIL
➢ VL=Vg - VO =L OU =
dt L dt
V
➢ IC = IL-
R
La variation du courant de l'inductance est constante, donc le courant doit changer
linéairement lorsque le commutateur est ouvert
△IL △IL Vg −VO
➢ = =
△t (1−D)T L
𝐕𝐠 −𝐕𝐎
(△IL) Ouvert = (𝟏 − 𝐃)𝐃𝐓 (II-2)
𝐋
Pour un fonctionnement en régime permanent, le changement de courant dans
l'inductance doit être nul. En utilisant les équations (1) et (2)
➢ (△IL) Ouvert + (△IL) fermé = 0
Résoudre pour VO
𝐕𝐠
𝐕𝐎 = (II-3)
𝟏−𝐃
D'un point de vue de conception, il est utile d'exprimer L en fonction de la valeur
désirée △IL en utilisant l’équation (1)
Vg
(△IL) = DT
L
𝐕𝐠
L= 𝐃𝐓 (II-4)
△𝐈𝑳
La fluctuation de la tension de sortie
Une expression pour la tension d'ondulation est le suivant :
VO
△VO= DT
RC
𝐃𝐓
C= (II-5)
(△𝐕𝐎 /𝐕𝐎 )𝐑
26
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Figure 24 : Caractéristique de la tension et du courant du
Boost.
IV- Commande MPPT des convertisseurs DC-DC
Une commande MPPT (Maximum Power Point Tracker), associée à un étage
intermédiaire d’adaptation, permet de faire fonctionner un GPV de façon à produire en
permanence le maximum de sa puissance. Ainsi, quel que soit les conditions
météorologiques (température et irradiation), la commande du convertisseur ajuste le
système pour atteindre le point de fonctionnement optimal (VPPM et IPPM).
La figure présente une chaine de conversion PV pourvue d’une commande MPPT.
Figure 24 : Schéma synoptique d’un système photovoltaïque avec
MPPT.
27
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
La recherche du point de puissance maximale (MPPT) est une composante essentielle
des systèmes photovoltaïques. Depuis 1968, date de la publication de la première loi de
commande de ce type, diverses techniques ont été développées pour les sources
d'énergie renouvelable de type PV. Ces techniques se distinguent par leur complexité,
le nombre de capteurs nécessaires, la vitesse de convergence, le coût, le rendement et
le domaine d'application on cite :
1-Les techniques MPPT classiques
• P&O
• INC
• Algorithme du Courant constant (Constant Current)
• Algorithme de la Tension Constante (CV, Constant Voltage)
• Hill Climbing, …
2-Les techniques MPPT basées sur Optimisation méta-heuristique
• PSO (Algorithme de Essaim de particules, présenter dans le prochain chapitre)
• MPPT basé sur Algorithme de Colonie de fourmi
• MPPT basé sur Algorithme de Corbeau
• MPPT basé sur Algorithme de Loups Gris, …
Dans ce chapitre, nous utilisons la méthode Perturbation & Observation (P&O) qui est
aujourd'hui largement utilisée grâce à sa facilité d'implémentation.
V- Commande MPPT perturbation et observation (P&O)
La méthode perturbation et observation ‘P&O’, est la plus répandue dans le milieu
industriel, car son algorithme est facile à implémenter. Elle est une approche largement
répandue dans la recherche de MPPT parce qu'elle est simple et exige seulement des
mesures de tension et du courant du panneau photovoltaïque Vpv et Ipv respectivement.
Comme son nom l’indique, la méthode P&O fonctionne avec la perturbation de la
tension V𝑝𝑣 et l’observation de l'impact de ce changement sur la puissance de sortie du
panneau photovoltaïque.
Figure (26) représente l'algorithme de la méthode P&O. À chaque cycle V𝑝𝑣 et Ipv sont
mesurés pour calculer P𝑝𝑣(k). Cette valeur de P𝑝𝑣(k) est comparée à la valeur (k-1)
calculée au cycle précédent.
28
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Si la puissance de sortie a augmenté, Vpv est ajustée dans la même direction que dans
le cycle précédent. Si la puissance de sortie a diminué Vpv est ajustée dans la direction
opposée que dans le cycle précédent Vpv et ainsi perturbée à chaque cycle de MPPT.
Quatre cas de situation pour P&O sont envisagés par la figure (25) et récapitulés dans
le Tab (3)
Cas △P △V Action
1 Augmentation Augmentation D(k)=D(k−1) −ΔD
(Δ 𝑃 > 0) (Δ V >0) (S'approchant ainsi
du PPM)
2 Diminution Diminution D(k)=D(k−1) +ΔD
(Δ 𝑃 < 0) (Δ V < 0) (S’éloignant ainsi
du PPM )
3 Diminution Augmentation D(k)=D(k−1) −ΔD
(Δ 𝑃 <0) (Δ V >0) (S’éloignant ainsi
du PPM)
4 Augmentation Diminution D(k)=D(k−1) +ΔD
(Δ 𝑃 > 0) (Δ V < 0) (S’approchant ainsi
du PPM)
Tableau 3 : Principe de l’algorithme P&O.
29
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Figure 25 : Caractéristique de fonctionnement de la méthode P&O.
• Limitations de la Méthode P&O en Conditions Variables
Lorsque le point de puissance maximale (MPP) est atteint, il oscille autour de la valeur
optimale. Cette oscillation entraîne une perte de puissance qui augmente avec l'ampleur
de l'incrémentation de la perturbation. Si l'intervalle de perturbation ΔV est grand,
l'algorithme MPPT réagit rapidement aux changements soudains des conditions de
fonctionnement. Cependant, si l'intervalle est petit, les pertes seront moindres dans des
conditions atmosphériques stables ou à changements lents, mais le système ne pourra
pas répondre rapidement aux variations rapides de la température ou de l'éclairement.
L'intervalle optimal est déterminé expérimentalement en fonction des besoins
spécifiques. En cas d'augmentation brutale de l'ensoleillement, la puissance du panneau
augmente. L'algorithme P&O réagit comme si cette augmentation était due à la
perturbation précédente, poursuivant ainsi dans la même direction, ce qui l'éloigne du
vrai point de puissance maximale. Cela provoque un retard de réponse lors des
changements soudains de conditions de fonctionnement et entraîne des pertes de
puissance.
30
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Figure 26 : Organigramme de l’algorithme perturbation et
observation (P&O).
1- Simulation du système PV
La Figure (27) présente le modèle proposé pour la simulation sous Matlab/Simulink
d'un module photovoltaïque (PV) de 115 W sous un éclairement uniforme
correspondant aux conditions standards (1000 W/m², 25°C). Ce module est connecté à
un convertisseur Boost DC/DC. Le contrôleur MPPT est implémenté dans le
convertisseur Boost, utilisant la méthode de Perturbation et Observation (P&O). Le
MOSFET du convertisseur est commandé par un bloc de modulation à largeur
d'impulsion (PWM), qui ajuste la tension de sortie du convertisseur en modifiant le
rapport cyclique (D) du signal de commande. Le bloc PWM compare le rapport
cyclique calculé par l'algorithme P&O avec un signal de référence triangulaire
périodique. Cette comparaison génère un signal de commande pour le MOSFET,
déterminant les périodes pendant lesquelles le MOSFET est activé ou désactivé.
31
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Figure 27 : Modèle du système PV de 115W simulé sous Matlab avec
MPPT-P&O.
32
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Les paramètres choisis du convertisseur Boost sont représentés par le tableau (4) :
Composant Ve(V) Vs(V) Is(A) L(H) C1(F) C2(F) R(Ω)
Valeur 17.2 48 2.39 9×10-2 1×10-3 3×10-3 20
Tableau 4 : Les Valeurs des composants du convertisseur DC/DC.
2-Résultats de simulation
• Aux bornes du panneau PV :
Figure 28 : Résultats de simulation du Courant Ie (Ipv) générée par
le module PV.
33
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Figure 29 : Résultats de simulation de la tension Ve (Vpv) générée
par le module PV.
Figure 30 : Résultats de simulation de la puissance Pe (Ppv) générée
par le module PV.
34
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
• Aux bornes de la charge :
Figure 31 : Résultats de simulation du courant Is générée par le
module PV.
Figure 32 : Résultats de simulation de la tension Vs générée par le
module PV.
35
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
Figure 33 : Résultats de simulation de la Puissance Ps générée par le
module PV.
D’après ces résultats on peut conclure que :
Les résultats de simulation des caractéristiques électriques à la sortie du panneau PV et
à la sortie du hacheur BOOST contrôlé par la commande MPPT (Perturbation et
Observation, P&O) sont donnés pour un éclairement constant de 1000 W/m² et une
température de 25°C.
• À la sortie du panneau PV les valeurs de tension et de puissance se stabilisent
respectivement autour de 17.2 V et 115 W. Cela indique que le panneau PV
fonctionne près de son point de puissance maximale sous les conditions
d'éclairement et de température spécifiées.
• À la sortie du hacheur BOOST Au niveau de la charge, la tension et la puissance
se stabilisent respectivement autour de 48 V et 113.9 W. Cela montre que le
hacheur BOOST a correctement augmenté la tension et l’algorithme du MPPT
P&O est bien fonctionnel.
Ps
• Le rendement du convertisseur est = 99.04%.
Pe
36
CHAPITRE II Les convertisseurs statiques et la commande MPPT ''P&O''
VI- Conclusion
Dans ce chapitre, on a vu quelques topologies de base des convertisseurs continu-
continu (DC-DC), on a présenté leur fonctionnement et on a basé sur l’hacheur BOOST,
On a défini la commande MPPT et on a cité quelques techniques classiques et
modernes.
En plus, L'approche MPPT P&O « Perturbation et observation » a été utilisée pour
réaliser des tests de simulation.
37
CHAPITRE III
Système Photovoltaïque Sous
Ombrage Partiel
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
I-Introduction
Le contrôleur de suivi du point de puissance maximale (Maximum Power Point
Tracking, MPPT) est conçu pour surmonter les contraintes causées par divers
changements climatiques. Les performances de ce contrôleur dépendent de sa rapidité
à atteindre le point de puissance maximale (MPP), de sa capacité à minimiser les
oscillations autour de ce point et de sa robustesse face aux changements atmosphériques
brusques, tels que l’ombrage partiel (OP). Récemment, la technique MPPT est devenue
le sujet principal de nombreuses recherches visant à améliorer les performances
dynamiques des systèmes PV, notamment en termes de capacité à suivre rapidement le
point de puissance maximale global (GMPP) en présence d'autres points de puissance
locaux durant des conditions d’ombrage partiel. Parmi les solutions trouvées dans la
littérature, la reconfiguration de la structure du système PV est proposée comme une
méthode efficace pour réduire l'impact de l’ombrage. Cette reconfiguration permet
d'optimiser la configuration du système PV afin d'atteindre le GMPP plus efficacement.
L’apport majeur de ce travail est de proposer un algorithme de suivi du point de
puissance maximale global (GMPPT) pour traiter le problème d’ombrage partiel.
L’algorithme proposé est l’algorithme d’optimisation par essaim de particules (Particle
Swarm Optimization, PSO). Dans cette étude, une analyse comparative est effectuée
afin de mettre en évidence les performances dynamiques de différents algorithmes
Perturbation et Observation (P&O), et PSO.
II- L’ombrage partiel
1- Définition d’un ombrage
L'ombrage dans les systèmes photovoltaïques (PV) fait référence à l'obstruction
partielle ou totale de la lumière solaire directe atteignant les panneaux solaires. Cette
obstruction peut être causée par divers éléments comme des bâtiments, des arbres, des
nuages, des poussières ou d'autres objets environnants. L'ombrage réduit la quantité de
lumière solaire disponible pour la conversion en électricité, ce qui entraîne une
diminution de la production d'énergie du système PV. Il existe deux types principaux
d'ombrage :
• Ombrage Partiel : Lorsque seulement une partie du panneau solaire est
couverte par une ombre, laissant passer une partie des rayons du soleil. Cela
39
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
peut se produire lorsque des branches d'arbres, des antennes ou d'autres petits
objets projettent une ombre sur une partie du panneau.
• Ombrage Total : Lorsque le panneau solaire entier est couvert par une ombre,
empêchant la lumière solaire d'atteindre les cellules photovoltaïques. Cela peut
être causé par des objets plus grands comme des bâtiments, de grandes branches
d'arbres, ou même des accumulations importantes de saleté ou de neige.
L'ombrage, même partiel, peut avoir un impact significatif sur la performance globale
du système PV car les cellules photovoltaïques sont souvent connectées en série. Une
cellule ombragée peut limiter le courant de l'ensemble des cellules connectées en série,
réduisant ainsi l'efficacité du module solaire entier. Pour atténuer cet effet, les panneaux
solaires modernes sont souvent équipés de diodes by-pass qui permettent de contourner
les cellules ombragées, minimisant ainsi les pertes de production d'énergie.
Figure 34 : ombre du panneau solaire.
2- Protection d’un PV
Lors de la conception d'une installation photovoltaïque, il est crucial d'assurer la
protection électrique de celle-ci pour prolonger sa durée de vie et éviter des pannes
destructrices, notamment celles liées à l'association des cellules et à leur
fonctionnement en cas d’ombrage. Pour ce faire, deux types de protections sont
classiquement utilisés dans les installations actuelles :
• Protection en cas de connexion en parallèle de modules PV : Pour éviter les
courants inverses dans les générateurs photovoltaïques (GPV), on utilise des
diodes anti-retour.
40
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
• Protection lors de la mise en série des modules PV : Pour éviter de perdre la
totalité de la chaîne en cas d'ombrage partiel, on utilise des diodes by-pass. Ces
diodes permettent également de prévenir la formation de points chauds.
Figure 35 : Schématisation du Système Photovoltaïque avec diodes
by-pass.
III- Problème du MPPT sous ombrage partiel
La configuration proposée dans ce travail se compose de quatre modules connectés en
série de 115W.
Les courbes P-V sous divers modèles d'ombrage partiel d'un générateur photovoltaïque
composé de quatre modules en série sont illustrées à la Figure (35), on propose dans ce
travail trois scenarios.
• Pas d’ombrage : 1000-1000-1000-1000 W/m2
• Ombrage Faible : 1000-1000-400-1000 W/m2
• Ombrage Fort : 1000-800-600-400 W/m2
41
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
Figure 36 : Impacts de l'ombrage partiel sur la caractéristique P(V) à
T=25 °C.
À partir de la figure ci-dessus, on peut observer plusieurs pics sur la courbe puissance-
tension (P-V) sous des conditions d’ombrage partiel (Partial Shading Condition, PSC).
Ces pics comprennent le point de puissance maximale globale (Global Maximum
Power Point, GMPP) et des points de puissance maximale locale (Local Maximum
Power Points, LMPP). Les amplitudes et les emplacements des GMPP dépendent du
motif de l'ombrage partiel.
1-MPPT basé sur l’algorithme P&O
1.1- Résultat de simulation
Comme le montre la figure (35), nous avons un seul pic (GMMP3) dans le premier cas,
et dans le troisième nous avons quatre pics (GMMP1, trois LMMP). Les Figures (37)
et (38) représente la réponse de la puissance (Ps) et le rapport cyclique (D), ces deux
figures sont présentées sous les deux scénarios (pas d’ombrage et d’ombrage fort) cités
précédemment en appliquant la méthode P&O.
Comme il a été déjà cité auparavant, le système proposé se compose de quatre panneaux
montés en série. Ce système est connecté à un convertisseur Boost DC/DC avec MPPT-
P&O, la puissance maximale d’un seul panneau égale à 115W.
42
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
Figure 37 : Schéma de bloc du MPPT-P&O (Entrée/Sortie)
Figure 38 : la réponse de la puissance (Ps).
43
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
Figure 39 : la réponse du Rapport Cyclique (D).
D’après ces résultats on peut conclure que :
• Dans des conditions d'irradiation uniforme (scénario 1), l'algorithme MPPT
P&O fonctionne très efficacement, atteignant presque la puissance maximale
théorique.
• Sous ombrage partiel (scénario 2), la performance du système PV diminue
considérablement, et l'algorithme MPPT P&O ne parvient pas à atteindre la
puissance maximale théorique.
• Le rendement est :
Ps
➢ = 99% (scenario1).
Pe
Ps
➢ = 80% (scenario 2 sous ombrage partiel).
Pe
• En conclusion, La méthode classique P&O n’a pas réussi à détecter la valeur de
puissance maximale globale (GMPP) car l’algorithme oscille autour d’un
maximum local. Cet échec est dû à l'effet de l'ombrage qui a engendré plusieurs
maxima locaux (LMPP) en plus du maximum global. Des algorithmes MPPT
plus avancés peuvent offrir de meilleures performances en conditions
d’ombrage partiel.
44
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
IV- Optimisation d’essaim de particules (PSO)
L'optimisation par essaim de particules (PSO) est une méthode d'optimisation
intelligente développée par Eberhart et Kennedy en 1995. Cet algorithme s'inspire du
comportement de recherche de nourriture des oiseaux et des bancs de poissons. Les
chercheurs ont appliqué ce phénomène pour résoudre des problèmes de recherche et
d'optimisation. Dans cet algorithme, plusieurs particules (représentant des oiseaux)
coopèrent. Chaque particule, volant dans l'espace de recherche, possède une valeur de
fitness déterminée par une fonction objective et une vitesse qui détermine sa direction
et la distance de son déplacement. Les particules échangent les informations obtenues
au cours de leur recherche. Le mouvement des particules est influencé par deux
variables :
-Pi,best : la meilleure position individuelle de chaque particule, stockée par l'équation
-Gbest : la meilleure position globale de l'essaim, déterminée en comparant les positions
individuelles des particules.
L'essaim utilise ces informations pour se déplacer vers la meilleure position et ajuste
continuellement sa direction et sa vitesse. Ainsi, chaque particule converge rapidement
vers une position globalement optimale ou proche de l'optimum.
Le déplacement d’une particule est influencé par les trois composantes suivantes :
• Une composante physique : la particule tend à suivre sa direction courant de
déplacement.
• Une composante cognitive : la particule tend à se diriger vers le meilleur site
par lequel elle est déjà passée.
• Une composante sociale : La particule a tendance à se baser sur l'expérience
de ses pairs et à se diriger vers le site optimal déjà atteint par ses voisins.
45
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
Figure 40 : Stratégie de recherche PSO.
1-Formulation du problème
Dans un espace de recherche de dimension ‘N’(la dimension N représente aussi le
nombre de variable à optimiser), la particule ‘i’ de l’essaim est caractérisée par sa
position ’Xi’ où
Xi= (Xi1, Xi2, …, XiN)
Et par son vecteur de vitesse Vi où
Vi= (Vi1, Vi2, …, ViN)
La qualité de cette position est déterminée par la valeur de la fonction coût (fonction
objectif) en ce point. Cette particule garde toujours en mémoire la meilleure position
par laquelle elle est déjà passée, que l’on notée :
Pbesti= (Pbesti1, Pbesti2, …, PbestiN)
La meilleure position atteinte par l’ensemble des particules de l’essaim est notée :
Gbesti = (Gbesti1, Gbesti2, …, GbestiN)
Nous précisons ici que Pbesti et Gbesti représentent respectivement, la meilleure valeur
de la fonction coût de la particule et de l’essaim.
Au début de l’algorithme, les particules de l’essaim sont initialisées de manière
aléatoire et régulière dans tout l’espace de recherche du problème à optimiser.
Par la suite, à chaque itération, chaque particule se déplace, en combinant linéairement
les trois composantes citées précédemment. En effet, à l’itération ‘k’, le vecteur de
46
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
vitesse et le vecteur de position sont calculés à partir de l’équation (III.1) et de
l’équation (III.2), respectivement.
Vi(k+1) = wVi(k) + r1C1 (Pbesti(k)-Xi(k)) + r2C2(Gbesti(k)-Xi(k)) (III-1)
Xi(k+1) = Xi(k) + Vi(k) (III-2)
Où ‘w’ est une constante appelée coefficient d’inertie, C1 et C2 sont deux constantes
appelées coefficients d’accélération (C1+C2≤4) et ‘r1’ et ‘r2’sont deux nombres
aléatoires tirés uniformément dans l’intervalle [0,1], à chaque itérations ’k’.
Dans l’équation (III-1), on peut déterminer les trois composantes mentionnées
précédemment :
• wVi(k) correspond à la composante physique du déplacement, où le paramètre
‘w’ contrôle l’influence de la direction de déplacement sur le déplacement futur.
• r1C1(Pbesti(k)-Xi(k)) correspond à la composante cognitive du déplacement,
où le paramètre ‘C1’ contrôle la composante cognitive de la particule.
• r2C2(Gbesti(k)-Xi(k)) correspond à la composante sociale du déplacement, où
le paramètre ‘C2’contrôle l’aptitude sociale de la particule.
2-Avantages et inconvénients de PSO
L’algorithme du PSO présente un avantage certain sur les méthodes classiques dans le
sens où il permet une exploration aléatoire de l’espace de solution.
De plus de sa simplicité à mettre en œuvre et son exécution conduit à l’obtention de
très bon résultat, rapidement et facilement avec peu de paramètre à ajuster.
Bien que le PSO trouve de bonnes solutions dans un temps beaucoup plus court que
d’autres algorithmes évolutionnaires, l’amélioration de la qualité des solutions ne peut
être garantie en augmentant le nombre d’itération.
L’algorithme de PSO a deux inconvénients principaux :
• Le premier inconvénient est que l’essaim peut prématurément converger.
• Le deuxième inconvénient est que les approches stochastiques ont un problème
de dépendance, tout changement d’un de leurs paramètres peut avoir un effet
sur le fonctionnement de l’algorithme tout comme sur la solution obtenue.
47
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
3-MPPT basé sur l’algorithme PSO
L'algorithme le plus puissant considéré comme idéal pour GMPPT était un algorithme
d'optimisation d'essaim de particules (PSO). Cette méthode d'optimisation a été utilisée
à des fins de contrôle pour localiser le pic global où il a été appliqué pour la première
fois pour MPPT.
Le suivi du point de puissance maximale par la méthode méta-heuristique (PSO) est
utilisé pour obtenir la puissance optimale, l'entrée du bloc MPPT est représentée par la
puissance (Vpv*Ipv) et la sortie par le rapport cyclique du convertisseur DC-DC
comme le montre la figure.
Figure 41 : Schéma de bloc du MPPT-PSO (Entrée/Sortie).
L’organigramme suivant présente la méthode PSO-MPPT
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CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
Figure 42 : L’organigramme de la méthode proposée MPPT-PSO.
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CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
4-Résultat de simulation
Pour effectuer une étude comparative avec la méthode P&O et démontrer la faisabilité
et l’efficacité de la méthode PSO proposée, nous considérons les mêmes conditions et
le même système PV que décrit précédemment.
Le système photovoltaïque (PV) proposé se compose de quatre panneaux solaires
montés en série. Chaque panneau a une puissance maximale de 115W. Le système est
connecté à un convertisseur Boost DC/DC.
Nous considérons deux scénarios différents pour l'analyse comparative :
• Pas d’ombrage : 1000-1000-1000-1000 W/m2 (GMPP=460W/m2)
• Ombrage Fort : 1000-800-600-400 W/m2 (GMPP=228W/m2)
Le processus de la méthode d'optimisation par essaim de particules (PSO) peut être
décrit en cinq étapes :
Initialisation (Étape 1) :
Les particules sont initialisées de manière aléatoire, en suivant une distribution
uniforme sur l'espace de recherche, ou sont placées sur des points de départ qui couvrent
l’espace. Les vitesses initiales sont également générées de façon aléatoire.
Évaluation de la valeur d’aptitude (Étape 2) :
La valeur d'aptitude (fitness) de chaque particule est évaluée en fournissant la solution
candidate à la fonction objective.
Mise à jour des meilleures données individuelles et globales (Étape 3) :
Les meilleures valeurs de fitness individuelles et globales (Pbest,Gbest) ainsi que les
positions correspondantes sont mises à jour. Cette mise à jour se fait en comparant les
nouvelles valeurs de fitness calculées aux valeurs précédentes, et en remplaçant Pbest
et Gbest si les nouvelles valeurs sont meilleures.
Mise à jour de la vitesse et de la position (Étape 4) :
La vitesse et la position de chaque particule dans l'essaim sont mises à jour en utilisant
les équations de mise à jour de PSO (III-1, III-2).
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CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
Vérification de la convergence (Étape 5) :
Le critère de convergence est vérifié. Si ce critère est satisfait, le processus se termine.
Sinon, le nombre d'itérations est incrémenté de 1 et le processus retourne à l'étape 2.
Figure 43 : la réponse de la puissance (Ps) MPPT-PSO.
Figure 44 : la réponse du Rapport Cyclique (D) MPPT-PSO.
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CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
D’après ces résultats on peut conclure que :
• L'algorithme MPPT PSO a montré une grande efficacité dans les deux
scénarios, atteignant des puissances très proches des valeurs maximales
théoriques.
• La technique PSO est capable de traquer correctement le GMPP et sa
performance dynamique est meilleure en termes d’efficacité, stabilité et
robustesse car on remarque que le comportement dynamique du système PV est
acceptable face aux changements climatiques tels que l’ombrage partiel.
• Le rendement est :
Ps
➢ = 99% (scenario1).
Pe
Ps
➢ = 98% (scenario 2 sous ombrage partiel).
Pe
V-Etude comparative
L’objectif de cette étude est de tester l’aptitude des méthodes proposées (MPPT-P&O,
MPPT-PSO) à atteindre le point global de puissance maximale (GMPPT) lors de
l’ombrage partiel. La Figure 45 et 46 présente la comparaison de la réponse dynamique
de la puissance PV et du rapport cyclique du panneau photovoltaïque.
Figure 45 : Comparaison entre P&O et PSO.
52
CHAPITRE III Système Photovoltaïque Sous Ombrage Partiel
Figure 46 : Comparaison du rapport cyclique entre P&O et PSO.
VI-Conclusion
Dans ce chapitre, on a donné une étude détaillée sur les deux techniques P&O et PSO,
on a étudié le comportement dynamique du système PV proposé dans le cas de sans
ombrage et l’ombrage partiel, en appliquant ces deux techniques pour trouver le
GMPP.
Après l’étude comparative des deux méthode MPPT-P&O et MPPT-PSO, nous avons
trouvé que la méthode PSO nous offre des meilleures performances que P&O dans
l’ombrage partiel.
53
CONCLUSION GENERALE
L'énergie photovoltaïque est considérée comme l'une des sources d'énergie
renouvelables les plus importantes pour la production d'électricité. Cependant, la
production d'énergie photovoltaïque dépend essentiellement des conditions
environnementales. L’optimisation de cette production revient à concevoir un système
PV performant capable de faire face aux changements atmosphériques.
Dans cette mémoire, nous nous sommes intéressés aux commandes qui contrôlent le
fonctionnement de l’étage DC/DC.
Nous avons d'abord présenté le modèle mathématique de la cellule photovoltaïque,
composant principal d'un générateur photovoltaïque. Ensuite, nous avons soutenu cette
modélisation par une simulation sous Matlab/Simulink d'un modèle de panneau
photovoltaïque dans des conditions atmosphériques standard. Cette simulation a permis
de valider le modèle du panneau et d'étudier l'effet des variations des conditions
climatiques (ensoleillement et température) sur les caractéristiques électriques (I-V et
P-V) du panneau.
Dans le deuxième chapitre, Nous avons passé en revue les différents types de
convertisseur DC/DC et nous avons décrit le principe de fonctionnements du hacheur
BOOST. Ensuite on a donné un aperçu sur quelques techniques MPPT les plus
répondues et qui ont été citées dans la littérature. Ensuite, on a donné la description de
la méthode P&O sélectionnée pour commander le convertisseur DC/DC. Ce modèle
(Système PV raccordé au charge résistive via un BOOST commander par P&O) est
conçu sous SIMULINK de MATLAB.
Finalement, Dans le troisième chapitre, nous avons donné le modèle de système PV se
compose de quatre modules connectés en série de 115W. Ce modèle est conçu sous
MATLAB/SIMULINK. Pour l’étage DC/DC, l’objectif était d’appliquer une
commande MPPT performante qui contrôle le rapport cyclique du hacheur DC/DC afin
de maximiser le rendement de générateur PV sous ombrage partiel. A cet effet, on a
proposé une commande MPPT basée sur une approche méta-heuristique qui est la PSO.
Ensuite, on a proposé une étude comparative des performances de la PSO avec une
technique MPPT classique qui est P&O Les tests ont été effectués durant les conditions
standard et lors de l’ombrage partiel. Les résultats de simulations ont révélé la PSO est
meilleure que la P&O en termes d’efficacité, de stabilité, de rapidité et de robustesse.
54
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
55
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Chaîne de Conversion d’Énergie Renouvelable » Thèse Présentée pour l’obtention du
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