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Fonctions

August 26, 2024

1 Ensembles
N : entiers naturels, Z : entiers relatifs, D : nombres décimaux
Q : nombres rationnels, R : nombres réels, C : nombres complexes

Supplément de notation :
• R∗ : ensemble des réels privé de zéro.
• R+ : ensemble des réels positifs ou nuls.

2 Application/Fonction. Notations.
Soit y une fonction de x. On note souvent cette relation : y = f (x) où f est la fonction.
Cela signifie qu’il faut appliquer certaines opérations à l’élément ’objet’ x pour obtenir l’élément ’image’
y.
L’ensemble des x pour lesquels y est donné par l’application f est le domaine de définition de f .
On parle aussi d’ensemble de définition.

• Exemples :
• Pour f (x) = y = ex , l’ensemble de définition est x ∈ [−∞, +∞[
• Pour f (x) = y = ln(x), l’ensemble de définition est x ∈]0, +∞[
Dans la suite on considérera des fonctions pour lesquelles à chaque valeur de x la fonction f ne fait
correspondre qu’un seul élément y dans l’ensemble image.

On note parfois :
f
x→
− y

x est l’objet et y l’image de x par l’application f .


Si I représente l’ensemble de définition de f et J l’ensemble des images ”y” obtenues par l’application f
en considérant chaque élément de I :
f :I→J

1
2.1 Fonction identité
On peut définir une application f d’un domaine de définition sur lui-même (I = J) telle que chaque
élément x de I reste inchangé (identique) par l’application f . Dans ce cas f est l’application identité
qu’on note Id :
Id : I → I
Id
x−
→ y; avec y=x

2.2 Bijection
Si tout élément de I a une image et une seule dans J et que chaque élément y de J est l’image d’un seul
élément x de I par l’application f . Alors, l’application f est une bijection.

Remarque(1) :
Les fonctions périodiques telles que cosinus ou sinus, ne sont pas des bijections si on prend I : [0, 2π] et
J : [−1, 1]. Simplement on remarque que plusieurs éléments de I ont la même image dans J, par exemple
: √
cos( π4 ) = cos(− π4 ) = 22 .
Par contre, la fonction cosinus pour laquelle on restreint le domaine de définition à I : [0, π] , et la fonction
sinus restreinte au domaine de définition à I : [− π2 , π2 ] sont bien des bijections !
Remarque(2) :
Donner les valeurs remarquables de cos(x),sin(x) et tan(x) pour les valeurs de x suivantes :
x = 0, ±π, ± π2 , ± π3 , ± π4 , ± π6

2.3 Fonction composée


On peut appliquer successivement différentes applications/fonctions.
Par exemple si on a f : I → J et g : J → K alors on peut construire la fonction composée gof (” g rond
f ”) de I dans K :
f g
gof : I →
− J→
− K
, ou encore
f g
x→
− y→
− z
, avec x ∈ I, y ∈ J et z ∈ K.
Au résultat de f on applique g pour obtenir un élément du domaine image K.
On peut aussi écrire : y = f (x), z = g(y), gof (x) = z et g(f (x)) = z.


f (x) = sin(x2 )
est une fonction composée, d’abord on calcule x2 de R vers R+ et ensuite on calcule le sinus du
résultat en partant de l’ensemble de définition intermédiaire R+ vers [−1, 1]; ici I = R, J = R+ et
K = [−1, 1].

2
2.4 Fonction réciproque
Si la fonction f est bijective de I vers J alors chaque élément y de J est l’image d’un seul élément x de
l’ensemble objet I.
Dans ce cas on peut définir l’application réciproque f −1 de J vers I : f −1 (y) = x qui associe précisément
un élément y de J à l’élément x de I tel que f (x) = y.

• La fonction composée f −1 of est équivalente à l’identité Id, si on part d’un élément x de I :

f −1 (f (x)) = f −1 (y) = x
,
f −1 of ≡ Id

• De même, la fonction composée f of −1 est équivalente à l’identité Id, si on part d’un élément y de J :

f (f −1 (y)) = f (x) = y
,
f of −1 ≡ Id

• Exercice 1 : Trouver la fonction réciproque de f (x) = x.

• Exercice 2 : Trouver la fonction réciproque de f (x) = x1 .


On a : I ≡ J ≡ R∗ et y = f (x) = x1 .

• Exercice 3 : Trouver la fonction réciproque
√ de f (x) = x.
On a : I ≡ J ≡ R+ et y = f (x) = x.

• On remarquera que dans R et ses sous-ensembles les graphes des fonctions f et f −1 sont symétriques
par rapport à la droite déquation y = x (voir figures 1, 2).

3 Limites dans R
Soient δ, , a, b, x, f (x) ∈ R.
Si on peut choisir δ tel que la relation |x − a| < δ implique nécéssairement : |f (x) − b| <  avec  choisi
aussi petit que l’on veut alors :
b est la limite de f (x) quand x tend vers a.
On note :
x→a
et
limx→a f (x) = b

• Exemple 1 :

x2 − 4
limx→2
x−2

3
Figure 1: Fonction y = x1 et sa réciproque x = y1 . Dans ce cas les 2 fonctions sont les mêmes, et leur
courbe est symétrique par rapport à l’axe y = x.


Figure 2: Fonction y = x et sa réciproque x = y 2 . Dans ce cas les 2 fonctions sont différentes mais
symétriques par rapport à l’axe y = x.

4
Supposons pour simplifier que x > 2 (on pourrait faire la même chose en prenant x < 2 ).
On cherche donc, si x est suffisamment proche de 2 :
x2 − 4
| − b| < 
x−2
On simplifie l’expression en utilisant x2 − 4 = (x − 2)(x + 2) pour trouver :

|x + 2 − b| < 

La condition ” x est suffisamment proche de 2 ” est équivalente à : |x − 2| < δ, et puisque x > 2 :


x − 2 < δ, qu’on peut réécrire :
x+2−4<δ
ou
x<δ+2
. Comme x → 2 on peut rendre δ aussi petit qu’on veut.
De plus, pour une valeur de  aussi petite que l’on veut, on peut choisir δ <  et dans ce cas on aura
:
δ<
,
x−2<
qu’on peut réécrire x + 2 − 4 <  ou x + 2 − b <  avec b = 4. Ce qui signifie que le limite cherchée
est égale à b = 4.
• Exemple 2 (pour une suite) :
f1 = 2 = 1 + 1, f2 = 23 = 1 + 21 , f3 = 1 + 31 , fn = 1 + n1
On a limn→∞ fn = 1, en effet :
On vérifie que |fn − 1| = n1
et ∀ > 0, on peut trouver n tel que, si m > n, alors, m1 < .

A travers ces exemples on voit que les définitions des limites peuvent suffire à leur détermination.
En pratique on les utilisera que très peu, on préfèrera les théorèmes de croissances comparées, la règle de
l’Hôpital, etc ...

3.1 Quelques théorèmes sur les limites


On supposera que f et g sont des fonctions réelles de x ∈ R.
1.
limx→a [f (x) + g(x)] = limx→a f (x) + limx→a g(x)

2.
limx→a [f (x) × g(x)] = limx→a f (x) × limx→a g(x)

3. Si limx→a g(x) 6= 0,
f (x) limx→a f (x)
limx→a =
g(x) limx→a g(x)

5
4. Si f (x) ≤ g(x) ≤ h(x) et limx→a f (x) = limx→a h(x) alors :

limx→a g(x) = limx→a f (x) = limx→a h(x)

5. Règles de l’Hôpital (Hospital) :

(*) Soient f et g deux fonctions dérivables sur ]a, b[, et tendant vers 0 toutes les deux pour x → a+ :
Si
limx→a f (x) = limx→a g(x) = 0
et
f0
limx→a+ =l
g0
alors
f
limx→a+ =l
g

(*) Soient f et g deux fonctions dérivables sur ]a, b[, et tendant vers ±∞ toutes les deux pour x → a+
:
Si
limx→a f (x) = limx→a g(x) = ±∞
et
f0
limx→a+ 0 = l
g
alors
f
limx→a+ =l
g

(*) On peut utiliser les propriétés des dérivées pour retrouver les règles de l’Hôpital...

(*) On peut utiliser plusieurs fois les règles de l’Hospital à la suite pour résoudre des problèmes de
limites ...

• Exercice 1 :
x3 +4x2 +4x
Déterminer la limite : limx→−2 (x+2)(x−3)

• Exercice 2 :
Déterminer la limite : limx→µ ex−µ1 +1
• Exercice 3 :
Déterminer la limite : limx→∞ ex−µ1 +1
• Exercice 4 :
Déterminer la limite : limx→0 sin(x)
x

6
4 Notion de continuité
Soit la fonction f (x) définie autour de x0 . Si x0 + ∆x est compris dans l’ensemble de définition, on appelle
accroissement de la fonction autour de x0 :
∆y = f (x0 + ∆x) − f (x0 )
La fonction est continue en x0 si :
lim∆x→0 ∆y = lim∆x→0 f (x0 + ∆x) − f (x0 ) = 0

5 Asymptote
On appelle asymptote (ou droite asymptote), une droite telle que sa distance à un point M de la courbe
tend vers 0 lorsque M tend vers l’infini en se déplaçant le long de la courbe.

5.1 Asymptote verticale


On a une asymptote verticale en a lorsque :
limx→a+ f (x) = ±∞
et/ou
limx→a− f (x) = ±∞
La notation x → a+ signifie que x tend vers a avec x > a.
La notation x → a− signifie que x tend vers a avec x < a.

5.2 Asymptote horizontale


On a une asymptote horizontale en y = c lorsque :
limx→∞ f (x) = c
limx→−∞ f (x) = c

5.3 Asymptote oblique


On a une asymptote oblique lorsque :
limx→±∞ [f (x) − ax + b] = 0
On trouve a et b en calculant :

f (x)
a = limx→±∞
x
b = limx→±∞ [f (x) − ax]
Dans ce cas la droite asymptote a pour équation : y = ax − b.
Sur la figure 3 on trouve un exemple pour chaque type d’asymptote.

7
20 10
2
y = 1/x y = (x +2x-1)/x
asymptote horizontale y=0 asymptote oblique : y=x+2
asymptote verticale x=0
10

0
0
y
y

-10

-20

-10 -5 0 5 10 -10
-10 -5 0 5 10
x x
1
(a) Asymptotes horizontale et verticale pour y = f (x) = x x2 +2x−1
(b) Asymptote oblique pour y = f (x) = x

Figure 3

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