Chimie :
1 ) la chimie structurale :
basée sur des expériences
BUTS :
→ pourquoi se forme les molécules
→ pourquoi les atomes ne sont en général pas à l’état isolés mais combinés sous forme de molécule
→ pourquoi les molécules ont des formules définies
→ expliquer les propriétés spectrales des vapeurs atomiques
2) les structures fondamentales :
les molécules sont faites d’atomes eux même composés d’électrons, protons et neutrons.
Caractéristique de l’atome :
Le modèle de Rutherford
atome composé d’un noyau où il y a sa masse→chargé positivement (neutrons N + protons Z).
protons + neutrons = nucléons
charge total noyau = +Ze
Z = numéro atomique Z+N=A →nbr de masse de l’atome
électrons évoluent autour du noyau dans un espace grand par/ au diamètre de ce dernier
E- forment couches ayant des énergies voisines => nuage électronique de l’atome
Le nucléide :
atome caractérisé par son nbr Z et son nbr N A
Z x
Isotopes :
isotopes ont même nbr atomique mais une masse différente (diff du nbr de neutron)
→ appartiennent au même élément
ex : carbone 14 et carbone 17
→même nbr de protons
→ même nbr de e-
→ même propriétés chimiques
→ difficiles à séparer
la plupart des éléments naturels sont formés de mélanges d’isotopes.
On connaît 118 éléments chimiques dont 1500 isotopes
Masse atomique : uma-mole :
uma = unité de masse atomique noté u
la masse des différents atomes dépendent de la masse du carbone 12 (référence) = 12uma
- élément unique isotope : masse atomique = masse relative d’un élément
- si élément pls isotopes : masse atomique = moyenne des masses des différents isotopes pondéré
par les abondances isotopiques
M élément = Ʃ (abondance isotopique A%) X m (isotope A)
raisonne sur un grand nbr d’atomes dont la masse totale est mesurable en gramme
mole : quantité de matière d’un système contenant autant d’entités élémentaires qu’il y a d’atomes
dans 12g de carbone 12
• 12C dans 12 d’un isotope N = 6,023 X 1023 N = nbr d’Avogadro
• 23
dans mole, il y a 6,023 X 10 entités élémentaires
• 1 mole de 12C = 12g
mole = quantité macroscopique 1 UMA = (0,012/ N) X 1/12 = 10-3/N + 1,66X10-27 kg
entité du SI noté mole
tjrs spécifié les entités élémentaires
uma peut être exprimer en kg
masse moléculaire :
somme des masses molaires atomiques de tous les éléments qui rentrent dans la formule de la
molécule, pondéré par coeff dont est affecté l’élément considéré.
Ex : masse molaire de NH3 M= 14X1 + 3X1 =17g/mol
retenir :
masse atome exprimée en uma masse d’une mole O = 16G
masse mole exprimée en g masse atomique O = 16uma
=> représenté par le même chiffre
Défaut de masse :
masse noyau < somme des masses des nucléons = défaut de masse δ→ correspond à énergie E=δ.C2
d’après la relation d’Einstein ΔE = Δm.c2
Cette énergie libérée au cours de la réaction de formation du noyau
Z protons+ N neutrons = noyau
synthèse de l’atome de Rutherford :
d’après lois de l’électromagnétisme classique :
• charge électrique en mouvement émet de l’énergie
• énergie, rayon de l’orbite et vitesse d’un e- planétaire diminue progressivement →rentre en
contact avec le noyau
→ atome de Rutherford instable
• e- dans son mouv vers le noyau émet des fréquences discontinues/non permanentes et non
spontanée → spectre de raie
L’atome de Bohr :
s’appuie sur effet photoélectrique + théorie de quanta
- échange d’énergie entre matière et rayonnement se fait par quantités finies
-e- n’est pas partout mais seulement dans les orbites privilégiées dites stationnaires
- émission/absorption des radiations déterminée par passage d’un e- d’une orbite privilégiée à une
autre. Ces échanges vers extérieur sont discontinues.
- Si e- passe vers orbite r2 extérieur = énergie plus forte alors e- dit à l’état excité → durée de vie
faible
- Lorsque e- retombe de l’orbite + proche du noyau (tend à revenir vers son état d’équilibre= relaxé)
atome recède énergie qu’il avait absorbé →produit une émission de lumière.
n2 X h2εO -1 e4m -13,6
R= --------------- => r = 0,53n2 en Å Et = ------- X -------- => Et = -------- en eV
mᴨe2 n2 8h2εO2 n2
rayon et énergie dépendent de n. Ils sont fit quantifiés.
n = nbr quantique principal
n entier positif qui définit une couche :
→ la couche k pour n = 1 ; L pour n = 2 …
→ les e- de même nbr quantique principal appartiennent à la même couche + même énergie. Cette
énergie est minimale pour n = 1 et puis énergie rayon et n croît.
Les divers types de spectres atomiques :
rappels :
2 types de spectres :
• spectres d’émission : fournit de l’énergie à de la matière celle ci excitée émet un spectre de
raies colorées sur fond noir
suppose que les atomes sont préalablement excités, retour vers niveaux énergie inférieur =
nbr de raies + importantes.
• Spectres d’absorption : obtenu lorsque qu'une lumière blanche ayant un spectre continu
traverse un corps gazeux donne spectre discontinu de raies noir sur fond coloré
correspond aux passages vers les divers états excités.
les spectres de l’atome d’hydrogène :
spectre émission obtenue par décharge électrique dans de l’H sous faible pression.
Raies émises en nbr limitées regroupées en série dans divers domaines de longueur d’onde.
Les fréquences de chacune de ces raies satisfont la relation empirique de Ritz BALMER.
ⱴ = Rh (1/n2 – 1/m²) n<m (entier positif) Rh : constante de rydberg ⱴ : nombre d’onde = 1/λ
Rh/n2 est appelé terme spectral
H à l’état fondamental est au niveau le plus bas d’énergie (n=1 E1= -13,6eV)
théorie de Bohr appliquée aux hydrogénoïdes :
hydrogénoïde : ions qui possèdent un seul électron autour du noyau et dont le spectre s'interprète de
la même façon que le H
possible de remplacer les relations précédentes ( +e → +Ze)
n2 X h2εO -13,6Z2
R= --------------- => r = 0,53n2/Z en Å Et = -------- en eV
mᴨZe2 n2
Le modèle quantique :
principe d’incertitude de Reisenberg :
- en physique classique : le mouv d’un e- est déterminé par les forces qui agissent sur lui
- en physique quantique : impossible de déterminer position et mouv →imprécis. Impossible de
trouver trajectoire définie à une particule → on parle de proba de présence = nuage électronique
dont l’intensité est la densité de proba de présence de l’e-
notion orbitale :
orbitale : région de l’espace où la proba de trouver l’e- est élevée.
Région = élément de volume déterminé par une surface limite.
L’orbitale est déterminée par 3 nbr quantiques n,l,m
les nbr quantiques :
leurs valeurs déterminent l’e-
n= nbr q. principal lié à l’énergie de l’orbitale atomique et définie la distance moyenne de e- au
noyau.
n = entier positif identique à q (= atome Bohr)
n caractérise une couche électronique
l= nbr quantique secondaire détermine forme général de l’orbitale
positif ou nul 0 ≤ l ≤ n-1
l caractérise une sous couche
sous couche : Sharp, principal, diffuse, fundamental… (vient du langage spectrochimique)
m = nbr quantique magnétique donne l’orientation d’une orbitale atomique par/ à une direction de
référence.
m= entier négatif, nul, positif -1 ≤ m ≤ 1
ms ou s = nbr quantique de spin
pas qu’équivalent classique mais une coordonnée supplémentaire pour décrire un e-
prend 2 valeurs -1/2 ; +1/2
facteur de disposition des e- :
configuration électronique : (description du positionnement des ë autour du noyau)
disposition sur les différents niveaux selon 3 paramètres :
- principe de stabilité
- principe d’exclusion de Pauli
- règle de Haud
principe de stabilité :
e- à l’état fondamental occupent les niveaux d’énergie les + bas →énergie min = stabilité max
e- se disposent dans les orbites dans l’ordre des énergies croissantes
pour H ë =s pour stabilité max
principe d’exclusion de Pauli :
deux e- d’un même atome ne peuvent être dans le même état quantique
2e- avec même nbr de position n,l,m = diff spins soit -1/2 ou +1/2
nbr max d’e- est 2n2 pour toutes les orbites avec même valeur de n.
règle de Hund :
e- occupe nbr max d’orbitale avant des les saturer →se place de façon à occuper le +d’orbitales
possible
par case :
→ max 2e de spins opposés
→ on indique n définissant le niveau et la lettre (s,p,d,f) caractéristique de l’orbitale.
→ l’exposant à lettre orbitale = nbr e- qu’il occupe
S = -1/2 noté ↓ S= +1/2 noté ↑
ns np nd
EX
↑↓ ↑ ↑ ↑ ↑
6C
1s2 2s2 2p3
électron célibataire : e- seul dans une case
électron apparié : pls e- dans une case
répartition des e- : règle de Klechkowsky :
but → donne ordre remplissage des orbitales atomiques
- remplit d’abord orbitale à (n+l) croissant
- si sous-couches même valeurs n + ℓ alors on commence par la sous-couche
avec le n + petit
n et l = nbr quantique
→ 1s, 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d, 4p, 5s…
Équilibres acido-basiques :
théorie d’Arrhenius :
Un acide est une substance qui, lorsque mise en solution aqueuse, libère des ions hydrogène (H+) .
Une base est une substance qui, lorsque mise en solution aqueuse, libère des ions hydroxyde
(OH−) .
Théorie de Brönsted-lowry :
acide : espèce chimique donneur de protons + capable de céder un ou plusieurs protons (ions H+)
base : espèce chimique accepteur de protons + capable de capter un ou plusieurs protons.
- à tout acide correspond une base conjuguée on ne dissocie pas acide/base
- à tout acide correspond un acide conjugué
réactions acido-basiques = échange de protons décrite par l’équilibre :Acide⇌Base+H+
→ à chaque fois qu’un acide AH cède un proton, on obtient sa base conjuguée A−
AH et A− forment un couple acide/base : AH⇌A−+H+
ampholyte/amphotère est une substance (ex eau ) se comportant à la fois comme un acide et une
base, c'est-à-dire qu'elle peut céder ou capter un ion H+
Théorie de Lewis :
une espèce chimique qui contient une orbitale électronique vide capable d'accepter une paire
d'électrons
- acide récepteur de doublets d’e- (ex bore, qui possède une orbitale vide, peut accepter un doublet)
- base donneuse de doublets d’e-
A─ B → liaison simple
A• → e- célibataire
Produit ionique de l’eau :
eau pure conduit très faiblement :
• À 25°C, le pH de l'eau pure est égal à 7.
constante d’équilibre : K = [H3O+][OH-] / [H2O]2
A 25°C, K= 3,24X10-18→ eau très faiblement dissociée donc H2O constant.
On écrit [H3O+][OH-] = K. [H2O]2 = Ke
valeur du produit ionique de l'eau pure à 25°C.
Ke est une constante appelée « produit ionique de l’eau »
• Ke = [H3O+] x [OH-] => Ke = [H3O+] x [H3O+] => Ke = [H3O+]2 => Ke = 10-14
• Ainsi, à 25°C, le produit ionique de l'eau a pour valeur Ke = 10-14
Ke dépend donc de la température de l’eau.
L'eau est une substance amphotère, c'est-à-dire qu'elle est à la fois un acide et une base. En effet,
lorsqu'une molécule d'eau se dissocie, elle forme à la fois un ion H+, ce qui correspond à un acide,
et un ion OH−, ce qui correspond à une base. L'eau s'auto-ionise au contact d'une seconde molécule
d'eau.
Neutralité du milieu aqueux se traduit par l’égalité : [H3O+] = [OH-] = 10-7 mol.L-1
• Si on ajoute un donneur de protons il y a formation de H3O+ selon la réaction :
H2O + H+ ⇌ H3O+
Cet apport d’ions H+ va modifié l’équilibre d’auto-ionisation de l’eau :
→ en ajoutant des ions H+ on obtient une solution aqueuse acide où [H3O+] >[OH-]
• Si on ajoute un récepteur de protons il y a formation de OH-
→ formation d’une solution basique où [OH-]< [H3O+]
solution neutre→concentration égales d’ions hydroniums et d’ions hydroxydes [H3O+] = [OH-]
acide→concentration d’ions hydronium plus grande que d’ions hydroxyde [H3O+] >[OH-]
basique →concentration d’ions hydronium moins grande que d’ions hydroxyde [H3O+] < [OH-]
Équilibre de dissociation :
dissociation ionique totale ou partielle :
→ réaction totale : au moins un des deux réactifs a complètement disparu à la fin de la réaction.
• chaque molécule de l'acide dans la solution perd un proton (H+)→rend solution acide
L'équation pour un acide complètement dissocié est : HA ---> H+ + A-. Seuls acides/bases
fortes sont capables de se dissocier complètement.
→réaction non totale : tous les réactifs et produits coexistent à la fin de la réaction.
• acide et ses ions sont présents dans la solution, car acide ne se sépare pas entièrement en H+
et A-.
Électrolytes sont alors dits forts ou faibles.
Ex :
HCl dans l’eau est un électrolyte fort :
HCl + H2O → H3O+ + Cl-
CH3COOH = électrolyte faible :
CH3COOH + H2O ⇌ H3O+ + CH3COOH-
généralité : équilibre de dissociation caractérisée par constante d’équilibre K :
HA + S ⇌ HS+ + A- => K= [SH+][A-] / [HA] [S] où S= solvant
Coefficient de dissociation ionique ou degré d’ionisation :
force d’un électrolyte caractérisée par son coef de dissociation ionique α
α = nbr de moles dissociées / nbr de moles dissoutes initialement (à l’équilibre)
H2O
àt=0 CH3COOH ⇌ H3O+ + CH3COOH-
C 0 0
à l’équilibre : H2O
CH3COOH ⇌ H3O+ + CH3COOH-
C- αC αC αC
C : nbr de molécules dissoutes initialement
αC : nbr de molécules dissociées à l’équilibre
C - αC : nbr de molécules non dissociées à l’équilibre
K = [H3O+][CH3COOH-] / [CH3COOH] = ( αC )2 / C- αC
Remarque :
• 0≤ α ≤ 1 car α représente la fraction ionisée
• Si α = 1 la dissociation est totale donc électrolyte fort
• Si 0 < α < 1 la dissociation est partielle donc électrolyte faible
• Si α = 0 la substance dissoute n’est pas un électrolytre
Forces des acides et des bases :
forces des acides et bases liées à la valeur de leur constante de dissociation K.
Force mesurée par/ à un couple de référence.
Ka, Kb, pka, pkb :
→ cas d’un acide HA dans un solvant S (voir cour plus haut également) :
AH + S ⇌ HS+ + A− => K = [SH+][A-] / [HA] [S]
on a donc K [S] = [SH+][A+] / [HA] = Ka
Ka est appelé constante d’acidité de HA. Plus Ka est grand plus l’acidité est forte.
→ cas d’une base B dans un solvant S :
B + SH+ ⇌ BS+ + S => K= [BH+][S] / [B] [HS+]
on a donc K/[S] = [BH+] / [B] [HS+] = Kb
Kb est appelé constante de basicité. Plus Kb est grand plus la base est forte.
Remarque :
Ka et Kb sont des constantes qui dépendent de :
- la température
- la nature du solvant
- pour les polyacides (composés qui peuvent céder pls protons) ou pour les polybases (composés qui
peuvent capter pls protons), on définit pls constantes d’acidité/ basicité relatives à chacune des
fonctions acides ou basiques
pKa, pKb :
mieux d’utiliser pKa/pKb pour caractériser la force d’un acide/base que Ka/Kb
pKa = -log10 Ka
pKb = -log10 Kb
un acide/base est d’autant plus fort que son Ka/Kb est grand.
Relation entre Ka et Kb puis pKa et pKb :
forces de l’acide et de la base conjuguée sont liées.
D’où [Link] = [H3O+][OH-] = Ke
A 25 °C, si le solvant est l’eau, on a donc :
[Link] = Ke = 10-14 pKa+pKb = 14
Échelle d’acidité :
L’échelle d’acidité par/ à l’eau + utilisée car solutions aqueuses + courantes.
- Dans cette échelle, couple référence = H3O+/H2O
-L’acidité des autres couples (mesurée par le Ka ou le pKa) est donné H3O+/H2O
→ Problème de classement des acides/ bases fortes car soumis à l’effet de nivellement dans l’eau.
Toutes les bases fortes se retrouvent en solution aqueuse, pratiquement totalement sous forme
d’ions OH- .
Toutes les bases même force→celle de OH- mis en solutions dans l’eau ( idem pour les acides)
Phénomène appelé effet de nivellement.
→ donc utilisation autre solvant dans lequel acides/ bases peu dissociés
Dans H2O, HCl est un acide fort :
HCl + H2O → H3O+ + Cl-
Dans CH3COOH, Hcl est acide faible :
HCl + CH3COOH ⇌ CH3COOH2 + Cl-
on utilise échelle d’acidité par/ à CH3COOH pour classer HCl
Remarque :
Dans H2O : 0 < pKa < 14
Dans CH3COOH : -8 < pKa < 10
• Si 0 ≤ pKa ≤ 4 acide moyen
• Si 4 ≤ pKa ≤ 7 acide moyennement faible
• Si pKa > 7 acide faible
Notion du PH :
• si on met dans 1L d’eau pure une mole HCl, la concentration en ion [H3O+] =1mol/L
• Mais si on met, dans 1L d’eau pure une mole de soude (NaOH), la concentration en [H3O+]
sera : [H3O+][OH-] = 10-14
[H3O+] = 10-14/[OH-] = 10-14/1 = 10-14 mol/L
Pour éviter nbr disproportionnés on définit PH :
PH = -log10 [H3O+]
La valeur de PH traduit la quantité d’ions H3O+ présents dans la solution.
Les solutions précédentes ont respectivement :
[H3O+] = 1mol/L donc pH = 0
[H3O+] = 1014mol/L donc pH = 14
une solution est :
- Acide si le pH < 7 ou [H3O+] > 10-7
- Basique si pH > 7 ou [H3O+] < 10-7
- Neutre si le pH = 7 ou [H3O+] = 10-7
Calcul de pH des acides et des bases :
Pour résoudre problèmes liés aux équilibres en solution on :
• écrit les réactions chimiques
• fait le bilan des espèces chimiques présentes dans la solution
• écrit le produit ionique de l’eau
• écrit les équations correspondant au nbr d’inconnues et résoudre (trop complexe→ néglige
les ions H3O+ et OH- )
équations peuvent être de 3 types :
→ équation exprimant les constantes d’équilibres
→ équation de neutralité électrique
→ équation de conservation de la matière
Cas des acides forts :
HCl + H2O → H3O+ + Cl-
- Si C = concentration en mol.L-1 de HCl mise en solution, on a :
[H3O+] = C pH = -log [H3O+] = -logC
Cas des bases forts :
NaOH + H2O → Na+ + OH-
- Si C = concentration en mol.L-1 de NaOH mise en solution, on a :
[OH-] = C [H3O+][OH-] = 10-14 = Ke [H3O+] = 10-14 / C
pH = -log [H3O+] = -log10-14/C
pH = -log [H3O+] = -log10-14/C = 14 + logC
pH = 14 + logC
Cas des acides faibles :
Dans le cas d’un acide faible, partiellement dissocié, on est en présence des deux équilibres
simultanés :
4 espèces chimiques présentes à l’équilibre → HA ; A- ; H3O+ ; OH-
Pour déterminer le pH il y a les 4 relations suivantes :
1 → Ka = [ A-][H3O+] / [HA]
2 → Produit ionique de l’eau :
Ke = [H3O+][OH-]
3→ L’expression traduisant l’électroneutralité de la solution :
[H3O+] = [ A-] + [OH- ]
4→ Conservation de la matière :
C = [HA][A-]
Calcul du pH (cas général) :
=> [H3O+]3 + Ka[H3O+]2 – (Ke + KaC)[H3O+] – KeKa = 0
Pour résoudre on fait des approximation :
1ère approximation :
Solution acide [OH-] est négligeable devant [H3O+] (ce qui revient à négliger
la dissociation de l’eau)
2ème approximation :
Acide⇔faible ionisation très faible ⇔ [A-] << [HA]⇔C ≈ [HA]
Dans ces conditions, les relations 3 et 4 s’écrivent respectivement :
[H3O+] = [A-] et C = [HA]
Ka = [H3O+]2 /C et [H3O+] = √Kac
→ pH = -log [H3O+] = -log10 √Kac → pH = ½ pKa -½ log10 C
Coefficient de dissociation ( A faire obligatoirement pour vérifier l’approximation n°2)
On exprime les concentrations des espèces chimiques en fonction d’une seule inconnue α
(coefficient de dissociation de l’acide)
Cas des bases faibles :
B + H2O ⇌ BH+ + OH-
2H2O ⇌ H3O+ + OH-
4 espèces chimiques sont présentes à l’équilibre : B, BH+, H3O+ et OH.
→ Pour déterminer pH, on dispose des quatre relations suivantes :
1. Produit ionique de l’eau
Ke = [H3O+][OH-]
2. Kb = [BH+] [HOH-] / [B]
3. l’expression traduisant l’électroneutralité de la solution
[BH+] + [H3O+] = [OH-]
4. Conservation de la matière
C = [B] + [BH+]
Solutions aqueuses d’un sel. Réaction d’hydrolyse :
sel : résultat de l’action d’un acide sur une base. Un sel se dissocie dans l’eau et les ions obtenus
peuvent à leur tour réagir avec l’eau éventuellement.
Les ions issus de la dissociation d’un sel se comportent soit → comme acides, bases, amphotères.
• Solution d’un sel d’acide fort et de base forte :
Ex: chlorure de sodium NaCl
H2O
NaCl → Na+ + Cl-
Les ion Na+aq et Claq présents dans la solution Ø réaction avec eau → dit ions indifférents.
pH solution = celui eau pure
2H2O ⇌ H3O+ + OH- => pH = 7 à 25°C
• Solution d’un sel d’acide fort et de base faible :
Ex : Chlorure d’ammonium NH4Cl :
H2O
NH4Cl → NH4+ + Cl-
2H2O ⇌ H3O+ + OH-
L’acide NH4+ se trouve ici en présence de deux bases: H2O et l’ion Cl-
H2O base plus forte que Cl- donc fixe un proton de NH4 + → se forme H3O+
Cl- base faible <=> n’intervient pas.
L’équilibre peut s’écrire :
NH4+ + H2O ⇌ NH3 + H3O+
= l’équilibre de dissolution d’une acide faible
( déjà vu comment on trouve pH acide faible )
[H3O+] = √Kac
• Solution d’un sel d’acide faible et de base forte :
Ex : Acétate de sodium CH3COONa :
H2O
CH3COONa → CH3COO- + NA+
2H2O ⇌ H3O+ + OH-
L’ion Na+ aucune action sur l’eau = ion indifférent
CH3COO- se comporte comme une base donc réaction équilibrée suivante :
CH3COO- + H2O ⇌ CH3COOH + OH-
cette solution sera basique → présence d’ions OH-
On retrouve l’équilibre de dissociation d’une base faible.
Soit Ka la constante de dissociation de l’acide conjugué de cette base :
On a, avec justification des approximations :
• Solution d’un sel d’acide faible et de base forte :
Ex : Acétate d’ammonium CH3COONH4 :
Solutions tampons :
Une solution tampon : solution qui renferme un acide faible + sa base conjuguée en quantités
importantes.
BUT => pouvoir amortir les variations du pH
Quand on ajoute :
- des ions H3O+ → neutralisés par la base
- des ions OH- → neutralisés par l’acide faible
=> pH de cette solution tampon amortit variations du pH même avec dilution importante
Ex : solution tampon obtenue en mélangeant acide acétique (CH3COOH) +acétate de sodium
(CH3COONa)
CH3COONa → CH3COO- + NA+ (1)
Na+ = ion différent donc sans action sur l’eau
CH3COO- réagit partiellement avec l’eau
CH3COO- + H2O ⇌ CH3COOH + HO- (2)
CH3COO- réagit faiblement avec H2O :
1
CH3COOH + H2O ⇌ H3O+ + CH3COO- (3)
2
• La présence de CH3COO- provenant de la dissociation de CH3COONa déplace l’équilibre
(3) dans le sens 2
• La présence de CH3COOHprovenant de l’acide acétique de départ déplace l’équilibre
(2) dans le sens 2
→ donc la présence simultanée de CH3COO- et CH3COOH s’empêchent donc mutuellement de
réagir
Les concentrations à l’équilibre de ces deux espèces = concentrations de départ
Dans le cas particulier où concentration de CH3COOH = CH3COO- :
pH = pKa
=> Relation utilisée pour mesurer les constantes Ka des acides faibles (utilisation de pH-mètre)
Remarque :
pH du sang humain est tamponné à 7,4 par des protéines qui comportent dans leur structure des
fonctions acides et des fonctions basiques, une diminution du pH de 5 dixième entraîne la mort d’où
l’intérêt de l’effet tampon