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Prévention des risques en propreté

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Cette brochure décrit les principaux

risques de la profession et indique


des moyens de prévention
à mettre en œuvre en privilégiant
la protection collective. Elle traite
aussi de la manière d’organiser
la sécurité dans l’entreprise
de propreté et chez le client,
notamment par l’élaboration
de plans de prévention.
Elle est destinée principalement
aux cadres et agents de maîtrise
des entreprises de propreté.
Elle peut être utilisée également
par ceux qui ont à prendre
en compte les risques
professionnels : comité
d’hygiène, de sécurité
et des conditions de travail,
salariés des entreprises
de propreté, responsables
des entreprises clientes…
Elle a été élaborée par un groupe
de travail composé à la fois de spécialistes
de la prévention des Caisses
régionales d’assurance
maladie et de l’Institut national
de recherche et de sécurité
et de représentants
de la profession qui ont en charge
la fonction sécurité dans leur entreprise.

Les entreprises
de propreté
Prévention des risques

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00
• •
Fax 01 40 44 30 99 Internet : www.inrs.fr e-mail : [email protected]

Édition INRS ED 818


1re édition (1998) • réimpression décembre 2003 • 3 000 ex. • ISBN 2-7389-0685-0
L’Institut national de recherche et de sécurité Pour commander les films (en prêt), les brochures et les affiches de l’INRS,
L’Institut national de recherche et de sécurité adressez-vous au service prévention de votre CRAM ou CGSS.
(INRS) est une association déclarée sans but
lucratif (loi du 1er juillet 1901), constituée sous
l’égide de la Caisse nationale de l’assurance Services prévention des CRAM
maladie. Il est placé sous la tutelle
des pouvoirs publics et le contrôle financier ALSACE-MOSELLE BRETAGNE NORD-EST
de l’État. Son conseil d’administration est (67 Bas-Rhin) (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère, (08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne,
35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 52 Haute-Marne, 54 Meurthe-et-Moselle,
composé en nombre égal de représentants 14 rue Adolphe-Seyboth
236 rue de Châteaugiron 55 Meuse, 88 Vosges)
du Mouvement des entreprises de France BP 392 81 à 85 rue de Metz
67010 Strasbourg cedex 35030 Rennes cedex
et des organisations syndicales de salariés. tél. 02 99 26 74 63 54073 Nancy cedex
tél. 03 88 14 33 00 tél. 03 83 34 49 02
fax 03 88 23 54 13 fax 02 99 26 70 48
L’INRS apporte son concours aux services fax 03 83 34 48 70
ministériels, à la Caisse nationale (57 Moselle) CENTRE
de l’assurance maladie, aux Caisses (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre, NORD-PICARDIE
3 place du Roi-George 37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret) (02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise,
régionales d’assurance maladie, aux comités BP 31062 62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
36 rue Xaintrailles
d’hygiène, de sécurité et des conditions 57036 Metz cedex 1 11 allée Vauban
45033 Orléans cedex 1
de travail, aux entreprises, enfin à toute tél. 03 87 66 86 22 tél. 02 38 79 70 00 59662 Villeneuve-d’Ascq cedex
personne, employeur ou salarié, qui fax 03 87 55 98 65 fax 02 38 79 70 30 tél. 03 20 05 60 28
s’intéresse à la prévention. L’INRS recueille, fax 03 20 05 63 40
élabore et diffuse toute documentation (68 Haut-Rhin) CENTRE-OUEST
intéressant l’hygiène et la sécurité du travail : 11 avenue De-Lattre-de-Tassigny (16 Charente, 17 Charente-Maritime, NORMANDIE
brochures, dépliants, affiches, films, BP 488 19 Corrèze, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres, (14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche,
68020 Colmar cedex 86 Vienne, 87 Haute-Vienne) 61 Orne, 76 Seine-Maritime)
renseignements bibliographiques... Il forme 4 rue de la Reynie Avenue du Grand-Cours, 2022 X
des techniciens de la prévention et procède tél. 03 89 21 62 20
fax 03 89 21 62 21 87048 Limoges cedex 76028 Rouen cedex
en son centre de recherche de Nancy aux tél. 05 55 45 39 04 tél. 02 35 03 58 21
études permettant d’améliorer les conditions fax 05 55 79 00 64 fax 02 35 03 58 29
AQUITAINE
de sécurité et l’hygiène de travail. (24 Dordogne, 33 Gironde,
40 Landes, 47 Lot-et-Garonne, ÎLE-DE-FRANCE PAYS DE LA LOIRE
Les publications de l'INRS sont distribuées 64 Pyrénées-Atlantiques) (75 Paris, 77 Seine-et-Marne, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
par les Caisses régionales d'assurance 80 avenue de la Jallère 78 Yvelines, 91 Essonne, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
33053 Bordeaux cedex 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis, 2 place de Bretagne
maladie. Pour les obtenir, adressez-vous 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise)
tél. 05 56 11 64 00 BP 93405, 44034 Nantes cedex 1
au service prévention de la Caisse régionale 17-19 place de l’Argonne tél. 02 51 72 84 00
fax 05 56 39 55 93
de votre circonscription, dont vous trouverez 75019 Paris fax 02 51 82 31 62
l’adresse en fin de brochure. tél. 01 40 05 32 64
AUVERGNE
fax 01 40 05 38 84 RHÔNE-ALPES
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire,
63 Puy-de-Dôme) (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme,
48-50 boulevard Lafayette LANGUEDOC-ROUSSILLON 38 Isère, 42 Loire, 69 Rhône,
63058 Clermont-Ferrand cedex 1 (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
Les Caisses régionales d’assurance maladie 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 26 rue d’Aubigny
tél. 04 73 42 70 22
Les Caisses régionales d’assurance maladie 29 cours Gambetta 69436 Lyon cedex 3
fax 04 73 42 70 15
disposent, pour diminuer les risques 34068 Montpellier cedex 2 tél. 04 72 91 96 96
professionnels dans leur région, tél. 04 67 12 95 55 fax 04 72 91 97 09
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d’un service prévention composé fax 04 67 12 95 56
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura,
d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs 58 Nièvre, 70 Haute-Saône, SUD-EST
de sécurité. Par les contacts fréquents que 71 Saône-et-Loire, 89 Yonne, MIDI-PYRÉNÉES (04 Alpes-de-Haute-Provence,
90 Territoire de Belfort) (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, 05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
ces derniers ont avec les entreprises, ils sont ZAE Cap-Nord 32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
à même non seulement de déceler les risques 38 rue de Cracovie 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
professionnels particuliers à chacune d’elles, 21044 Dijon cedex 2 rue Georges-Vivent 35 rue George
mais également de préconiser les mesures tél. 03 80 70 51 22 31065 Toulouse cedex 9 13386 Marseille cedex 5
préventives les mieux adaptées aux différents fax 03 80 70 51 73 tél. 05 62 14 29 30 tél. 04 91 85 85 36
postes dangereux et d’apporter, par leurs fax 05 62 14 26 92 fax 04 91 85 75 66
conseils, par la diffusion de la documentation
éditée par l’Institut national de recherche
et de sécurité, une aide particulièrement
efficace à l’action des comités d’hygiène, Services prévention des CGSS
de sécurité et des conditions de travail.
GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MARTINIQUE
Immeuble CGRR Espace Turenne Radamonthe 4 boulevard Doret Quartier Place-d’Armes
Rue Paul-Lacavé Route de Raban, BP 7015 97405 Saint-Denis cedex 97210 Le Lamentin cedex 2
97110 Pointe-à-Pitre 97307 Cayenne cedex tél. 02 62 90 47 00 tél. 05 96 66 51 31
tél. 05 90 21 46 00 tél. 05 94 29 83 04 fax 02 62 90 47 01 05 96 66 51 33
fax 05 90 21 46 13 fax 05 94 29 83 01 fax 05 96 51 81 54
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS,
de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite.
Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction,
par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle).
La violation des droits d’auteur constitue une contrefaçon punie d’un emprisonnement de deux ans
et d’une amende de 150 000 euros (article L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle).

© INRS, 2003. Maquette : Michèle Billerey. Dessins : Alain Cicerone, Frédéric Causse. Photo de couverture : Lido
Les entreprises
de propreté

Prévention des risques

ED 818
Les entreprises de propreté
Prévention des risques

ED 818
Cette brochure a été réalisée par un groupe de travail composé de représentants de l’Institution prévention : CRAM
Aquitaine (M. Héraud), CRAM Ile-de-France (MM. Arnaud et Lavot), CRAM du Nord-Est (M. Colson), CRAM Pays de
la Loire (M. Arrestier), INRS (M. Vandevyver) et de représentants d’entreprises de propreté : M. Cail, M. Carton,
Mme Denis, M. Desnous, M. Geoffroy, Mme Kiteba Simo-Lodin.
Sommaire

Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

1 Les risques et leur prévention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7


1.1 Organisation du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2 Circulation routière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Circulation dans l’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4 Manutentions manuelles et postures de travail. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.5 Travaux en hauteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.6 Produits chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.7 Piqûres et coupures par déchets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
1.8 Les risques électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
1.9 Équipements et machines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
1.10 Risques liés aux installations du client. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
1.11 Protections individuelles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

2 L’organisation de la sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.1 Organisation de la sécurité dans l’entreprise. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.2 Accueil et formation des salariés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2.3 L’intervention chez le client : le plan de prévention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
2.4 Procédures d’alerte et secourisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
2.5 Marche à suivre en cas d’accident. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2.6 Coût du risque et tarification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

Annexes ................................................................................ 57
Annexe 1 Fiche produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
Annexe 2 Principales vérifications périodiques réglementaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
Annexe 3 Exemple de fiche de validation pour la formation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
Annexe 4 Liste des travaux nécessitant des dispositions particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Annexe 5 Exemple de document interne d’analyse d’accident du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
Annexe 6 De la déclaration d’accident du travail au compte employeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Annexe 7 Du compte employeur au taux de cotisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
Annexe 8 Premiers soins en cas d’accident avec des produits de nettoyage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Annexe 9 Résultats de l’analyse de 940 accidents du travail. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67

Index ................................................................................ 68

3
Introduction

10 000 entreprises interviennent sur le marché de la propreté. Elles emploient de l’ordre de


250 000 personnes. Du point de vue sécurité, la profession a des résultats moins bons que la
moyenne nationale (toutes entreprises confondues) avec un taux de fréquence de 46 (contre
25 en moyenne nationale). Des données complémentaires sur la répartition de ces accidents
et leurs causes sont rassemblées dans l’annexe 9.
Cette brochure est destinée principalement aux cadres et agents de maîtrise des entreprises de
propreté. Elle peut être utilisée également par ceux qui ont à prendre en compte les risques
professionnels : comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, salariés des entreprises
de propreté, responsables des entreprises clientes, ...
Cette brochure traite des risques du travail et des moyens de prévention pour diminuer les acci-
dents et maladies professionnelles. Une première partie décrit les principaux risques de la pro-
fession et indique des moyens de prévention à mettre en œuvre en privilégiant la protection
collective. La deuxième partie est consacrée à la manière d’organiser la sécurité dans l’entreprise
de propreté et chez le client, notamment par l’élaboration de plans de prévention.
Elle a été élaborée par un groupe de travail composé à la fois de spécialistes de la prévention
des Caisses régionales d’assurance maladie et de l’Institut national de recherche et de sécurité
et de représentants de la profession qui ont en charge la fonction sécurité dans leur entreprise.
Elle tient compte de leurs connaissances et de leur expérience et des documents déjà publiés
sur le sujet par l’Institut national de recherche et de sécurité, la Fédération des entreprises de
propreté, les Caisses régionales d’assurance maladie et les entreprises de ce secteur d’activité.

5
1 Les risques
et leur prévention
Organisation du travail
Circulation routière
Circulation dans l’établissement
Manutentions manuelles et postures de travail
Travaux en hauteur
Produits chimiques
Piqûres et coupures par déchets
Les risques électriques
Équipements et machines
Risques liés aux installations du client
Protections individuelles

7
1.1. Organisation du travail

Un des rôles importants des cadres chantier en matériels et produits ? extrêmes peut provoquer des mala-
et agents de maîtrise est d’organiser qui est responsable de la mainte- dies professionnelles connues sous
le travail. Une bonne organisation nance des matériels ? l’appellation « affections périarticu-
permet de gagner du temps, d’évi- Les tâches de nettoyage sont bien laires » (tableau 57 des maladies
ter les incidents générateurs d’acci- adaptées à une répartition par professionnelles). Pour les tâches de
dents, de concilier la qualité et la petites équipes où chacun a un rôle nettoyage, les articulations les plus
sécurité (figure I). Parmi les prin- bien défini. Cette autonomie de souvent concernées sont l’épaule,
cipes d’organisation les plus impor- chaque équipe et de chaque agent le coude et le poignet.
tants pour un chantier de nettoyage, est bénéfique : elle permet à cha- Pour calculer le nombre d’agents en
on peut citer les points suivants. cun de s’organiser en fonction des fonction du travail à effectuer, il faut
tâches qui lui sont confiées, d’éviter tenir compte également des aléas,
la répétitivité des mêmes gestes et des contraintes imposées par le

L ’
L’attribution des tâches, qui
permet de répondre à la question :
opérations, de prendre des pauses
quand l’agent en éprouve le besoin.
Il faut noter que la répétitivité des
client. Certaines périodes peuvent
ainsi être plus chargées et l’effectif
est à calculer en conséquence. Par
qui fait quoi ? Par exemple : qui est mêmes gestes accompagnée d’ef- exemple, des travaux effectués dans
chargé de l’approvisionnement du forts et de positions angulaires les locaux par d’autres entreprises

Trois phases : préparer le travail, l’effectuer, ranger. 1

1. Préparer
le travail

La zone de travail Les produits et matériels S’équiper pour le travail

2. Effectuer le travail
suivant les méthodes
préconisées

3. Ranger Nettoyer le matériel Ranger les produits

8
extérieures accroissent parfois la cuvettes des toilettes en premier,
charge de travail des équipes de pour laisser agir le produit). De
nettoyage. manière plus générale, le désordre,
l’absence de rangement au fur et à
mesure du travail sont générateurs

L
La préparation du travail n’est
pas une perte de temps. Elle per-
d’accidents.
Ces principes permettent de limi-
ter les allées et venues qui sont
met au contraire d’en gagner. génératrices d’accidents (chocs
L’inspection commune des locaux contre les portes, chutes dans les
facilite l’organisation des circulations, escaliers, ...) et d’éviter une fatigue
du stockage et des manutentions, excessive (par exemple en limitant
et le repérage des contraintes spé- le port de charges lourdes sur des
cifiques. Cette inspection des locaux distances importantes). D’autres
avec le client débouche sur le plan aspects de la formation des agents
de prévention. sont développés par ailleurs.
Une attention particulière doit être
accordée au ramassage des déchets,
à leur entreposage et à leur éva-
cuation (poubelles et sacs pou-
belles).
L
La négociation des horaires
avec le client. Bien que les marges
de manœuvre soient assez faibles
par rapport au client, certains

L
La formation des agents à
l’organisation de leur travail. Il s’agit
horaires sont à éviter, notamment
les horaires de nuit (de 21 h 00 à
6 h 00 du matin) qui ne permettent
pas un repos suffisant de l’orga-
notamment d’économiser des dépla-
cements en prévoyant les matériels nisme. Une rotation fréquente des
et les produits nécessaires pour équipes, lorsque les horaires sont
effectuer le travail, d’éviter d’entre- pénibles, est également préconisée.
poser les poubelles, cartons, cha-
riots dans les zones de circulation,
de choisir les modes opératoires les
mieux adaptés. De nombreuses
opérations sont à effectuer dans un
L
La communication avec les
travailleurs isolés. Lorsqu’il n’est
Utiliser des affiches
pour sensibiliser le personnel.
certain ordre, par exemple le pas possible de faire travailler les
balayage des escaliers (balayage agents par équipes de deux ou plu-
marche après marche en poussant sieurs personnes, il faut veiller à ce
les salissures vers le bas et en effec- que le travailleur isolé puisse avertir communication efficaces, quelle que
tuant des ramassages intermé- rapidement d’autres personnes (de soit l’heure de survenue d’un éven-
diaires), l’entretien des sanitaires l’entreprise de nettoyage ou de l’en- tuel accident, malaise ou incident
(déposer le gel détartrant dans les treprise cliente) par des moyens de grave (figure 2).

9
Pouvoir communiquer
lorsque le travailleur
est isolé.

L
La maîtrise de situations non
prévues génératrices de risques.
tie ou évalue les conséquences sur
son activité : changement de ma-
Des accidents peuvent survenir tériels, d’implantations, nouvelles
lorsque le comportement « routi- machines présentant des risques dif-
nier » de l’agent de nettoyage se
férents de ceux qui étaient connus
trouve mis en défaut par un envi-
jusqu’ici, travaux exceptionnels obli-
ronnement qui a changé. La vie de
l’entreprise cliente provoque des geant à modifier les modes opéra-
changements dans l’entourage de toires ou les circulations. Une vigi-
l’équipe de nettoyage sans que lance accrue est nécessaire dans ces
celle-ci puisse en être toujours aver- situations inhabituelles.

10
1.2. Circulation routière

L
Le risque routier est le plus
grave des risques profession-
nels.
Sa fréquence est faible mais sa gra-
vité est très importante. Seuls les Accident du travail
résultats statistiques globaux per-
mettent de s’en faire une idée
L’article L. 411-1 du Code de la - un accident, caractérisé, d’une
objective.
sécurité sociale indique que « est part par sa brusque survenance,
Les accidents professionnels rou- considéré comme accident du tra- d’autre part par une lésion de l’or-
tiers représentent, pour l’ensemble vail, quelle qu’en soit la cause, l’ac- ganisme humain,
des activités : cident survenu par le fait ou à l’oc- - un lien de subordination (travail
- 13 % du total des accidents, casion du travail à toute personne sous l’autorité de l’employeur),
- 15 % des tués de la circulation, salariée ou travaillant à quelque - un lien entre l’accident et l’acti-
- 65 % des tués par accident lors titre ou en quelque lieu que ce soit, vité professionnelle, ce lien étant
du travail (mission) ou lors du trajet, pour un ou plusieurs employeurs défini par l’expression « survenu
- 23 % des cotisations patronales, ou chefs d’entreprise ». par le fait ou à l’occasion du tra-
- 6,5 millions de journées perdues... Trois conditions sont requises par vail ».
la jurisprudence pour la recon- La Caisse primaire d’assurance
Les accidents de circulation routière naissance du caractère profession- maladie statue sur le caractère
liés au travail peuvent être des acci- nel d’un accident : professionnel de l’accident.
dents du travail en mission (accident
de mission) ou des accidents du tra-
jet. Cette distinction est expliquée Accident de trajet
dans l’encadré ci-contre.
Pour l’entreprise, la distinction est
Est assimilé par la Sécurité sociale personnel et étranger aux nécessi-
financièrement importante. Le coût tés essentielles de la vie courante
à un accident du travail, l’accident
de l’accident de trajet sera supporté ou indépendant de l’emploi,
survenu à un travailleur pendant le
par l’ensemble des entreprises rele- trajet aller et retour : - le lieu de repas ou de résidence
vant du régime général alors que - entre le lieu de travail et le res- doit présenter un caractère de
celui de l’accident du travail sera taurant, la cantine ou, d’une stabilité.
répercuté dans le taux de cotisation manière plus générale, le lieu où il Les accidents survenus lors des
de l’agence. En revanche, le salarié prend généralement ses repas, déplacements qui sont effectués
bénéficie dans les deux cas des - entre sa résidence principale ou pour le compte ou à la demande
mêmes prestations. sa résidence secondaire ou tout de l’employeur sont considérés
autre lieu où il se rend pour des comme des accidents du travail et
La rédaction du contrat de travail
motifs d’ordre familial et le lieu de non comme des accidents de trajet.
peut faciliter la distinction entre
travail. Compte tenu de l’enquête systé-
travail/mission et trajet. Voir « La
Deux autres conditions doivent matique effectuée par la Caisse pri-
déclaration d’accident » dans le cha-
être également remplies : maire d’assurance maladie lors
pitre 2.5.
- le parcours emprunté ne doit pas d’un accident de trajet, la victime
Les entreprises de propreté avoir été interrompu ou détourné doit pouvoir justifier que l’accident
sont particulièrement concernées, pour un motif dicté par l’intérêt est bien survenu pendant le trajet.
comme l’indique la figure 2. Cela

11
s’explique par les nombreux dépla- Actualités particulièrement concernées par le risque professionnel routier
cements pour se rendre dans les (par ordre décroissant de risque. Source CNAMTS)
entreprises clientes.
Les accidents de la route ont tou-
jours plusieurs causes liées au
conducteur, à l’environnement et
au véhicule (figure 3).

C
Certaines actions peuvent
favoriser la prise en compte
du risque routier.
- Réalisation, par un organisme spé-
cialisé, d’une analyse des risques
professionnels routiers.
- Suivi d’un stage de sécurité rou-
tière par des dirigeants et cadres de
l’entreprise.
- Adhésion à un club d’entreprises
« sécurité routière ».
- Analyse systématique des acci-
dents professionnels routiers et esti-
mation des coûts.
- Formation d’un animateur d’en-
treprise en sécurité routière (AESR).
- Recherche d’aide technique ou
financière auprès des assureurs
automobiles.
2

D
Dans l’entreprise, des actions
directes de prévention peu- - Formation du personnel à la - Incitation au passage du deux
vent être menées. conduite préventive. roues au quatre roues par des
- Inclusion de conseils de sécurité prêts à taux réduits et des facilités
- Optimisation des déplacements
routière dans le livret d’accueil et (temps disponible, aide financière)
professionnels.
sensibilisation du personnel au com- pour l’obtention du permis de
portement élémentaire de sécurité - Action auprès des clients pour conduire.
(utilisation du casque ou de la cein- réduire les interventions en horaires - Organisation de campagnes de
ture, respect du code de la route, ...) décalés et réduire ainsi les déplace- contrôle des véhicules (éclairage,
(figure 4). ments de nuit. freins, suspension, ...).

12
Principales causes des accidents mortels de la route

4 Connaître et respecter les règles de circulation routière.

5
• Pour le transport du personnel, il Prévoir des emplacements
faut veiller à ce que le véhicule soit pour les produits.
aménagé pour le transport du per-
sonnel et à ce qu’il n’y ait pas de
surcharge : le véhicule ne peut
transporter plus de personnes qu’il
n’y a de places assises autorisées. Il du véhicule de façon à éviter qu’il se
est notamment interdit de monter déplace (figures 5 et 6). Lorsque le
à plus de deux personnes dans un matériel transporté dépasse la lon-
véhicule commercial qui comporte gueur du véhicule, les règles sui-
une seule banquette à l’avant. vantes doivent être respectées :
- pas de dépassement à l’avant,
• Pour le transport du matériel, une - dépassement à l’arrière limité à
séparation doit exister entre la zone trois mètres maximum et signalé
où se trouve le personnel et la zone par un feu rouge et un dispositif
où se trouve le matériel (par réfléchissant, si l’objet transporté
exemple grille). Le matériel doit être dépasse de plus d’un mètre l’arrière
soigneusement arrimé à l’intérieur du véhicule. 6 Amarrer les charges.

13
1.3. Circulation dans l’établissement

Près de 25 % des accidents de la faut également réfléchir à l’accès aux des femmes qui prennent ou quit-
profession sont liés à ces circula- locaux techniques et sociaux, aux tent leur poste isolément et sou-
tions. Ils se produisent en partie de postes de remplissage et aux sor- vent, en hiver, de nuit.
plain-pied, notamment sur des sols ties de secours. On fera aussi l’in- Les règles de circulation des véhi-
glissants, en partie dans les escaliers. ventaire des obstacles et dangers cules dans l’établissement ainsi que
Pour prévenir ces risques, la concer- divers tels que zones à circulation les risques particuliers (circulation
tation entre l’entreprise de net- dangereuse ou interdite (faux-pla- des chariots, stockages, ...) feront
toyage et l’entreprise cliente est fond, ...), trappes susceptibles de l’objet d’une information du per-
essentielle, dans le cadre du plan de rester ouvertes, seuils bas, fileries au sonnel. La démarche est la même
prévention. sol, machines mobiles, stockage de pour la circulation piétonne pour
Bien entendu certains problèmes produits dangereux, ... laquelle devront être pris en consi-
pourront entraîner l’adoption de dération l’emplacement des allées
mesures de prévention à caractère
technique ou organisationnel alors
que d’autres ne pourront qu’être
abordés à l’occasion de la forma-
L
La circulation dans l’entre-
prise cliente, à l’extérieur des
et des escaliers, l’état des sols, l’éclai-
rage (40 lux au minimum à l’exté-
rieur des bâtiments), les zones de
croisement de flux, les éventuels
tion à la sécurité du personnel, bâtiments travaux et stockages provisoires, ...
préalablement à la prise de poste. Les agents de propreté doivent
bénéficier des mêmes conditions de
stationnement que les salariés de

L
La circulation à l’intérieur des
bâtiments
l’entreprise cliente. Cette question
revêt dans certaines zones une
importance particulière, vis-à-vis du L ’
L’état des sols
Les risques sont liés à l’état des sols, risque d’agression, du fait que les La réflexion du responsable devra
à l’éclairement et aux escaliers. Il agents de propreté sont souvent s’appuyer sur les points suivants :
- Bien identifier la nature et l’état
des surfaces, dans le cadre des tra-
vaux demandés.
Vérifier l’état des escaliers. 1
- En déduire, si nécessaire, une
méthode d’intervention tenant
compte du risque. Le respect des
techniques de base du nettoyage
permet de diminuer les risques :
progresser du fond du local vers la
porte, s’organiser pour ne pas avoir
à traverser des endroits où le travail
vient d’être effectué, ne pas effec-
tuer de travaux nécessitant l’emploi
d’échelle ou d’escabeau dans les
endroits où le sol vient d’être
mouillé ou traité ou sera amené à
l’être en cours d’intervention.

14
- S’assurer que le personnel est
équipé de chaussures de travail
E
Emplacement et accès aux
locaux techniques destinés au
fermées, sans talons excessifs, à matériel de nettoyage
semelles souples avec reliefs. Des locaux techniques, de surface
suffisante, doivent être mis à la dis-
position du personnel de nettoyage.
Leur emplacement permettra un

L ’
L’éclairage
Un bon éclairement permet d’in-
accès aisé pour le personnel et le
matériel. Si l’immeuble ne comporte
ni ascenseur ni monte-charge, des
locaux annexes seront mis à dispo-
terpréter clairement la géométrie sition à chaque étage.
et l’aménagement des lieux, de
détecter la présence des autres usa-
gers et d’anticiper le cheminement
à suivre. Il sera à la fois suffisant et
homogène en évitant l’éblouisse-
ment et les zones d’ombre. 2 Circuler et transporter
E
Emplacement des postes
d’eau et prises électriques
des charges dans un escalier Pour réduire les risques de circula-
Les niveaux minimaux sont de
demande des précautions. tion, il est nécessaire de disposer
100 lux pour circuler, de 250 lux
d’un poste d’eau, permettant le
pour les zones à nettoyer. Les zones
remplissage et le vidage aisé d’un
à éclairage commandé par une
informer les salariés des dangers seau, par niveau et par tranche de
minuterie (cages d’escalier par
éventuels (figure 1). Parmi ceux-ci, 150 m2. La distance entre les prises
exemple) seront équipées de dis-
on peut citer : l’absence de rampe, électriques utilisables doit être infé-
positifs permettant d’assurer la
une pente trop importante, un éclai- rieure à 15 m.
continuité de l’éclairement lors des
activités de nettoyage. En cas de rement insuffisant, le transport de

I
panne générale, un éclairage de charges encombrantes (figure 2).
secours devra permettre l’évacua- Les nez de marche seront bien
tion du personnel dans des condi- visibles (si possible de couleur dif- Issues de secours
tions satisfaisantes. férente du reste de la marche) et C’est un point très important, sur-
antidérapants. Les revêtements tout si l’immeuble comporte des
décollés à certains endroits consti- étages. Le comportement à adopter
tuent aussi un risque important. Les en cas d’incendie doit être expliqué
escaliers à volée droite (avec paliers en détail aux responsables de l’en-

L
Les escaliers
Les escaliers sont à l’origine d’envi-
intermédiaires toutes les 15 à
18 marches) sont recommandés, les
escaliers hélicoïdaux sont à pros-
treprise de propreté, qui en infor-
meront leur personnel. Les points
suivants devront être étudiés avec
ron 10 % des accidents dans les crire. soin : emplacement des issues de
activités de nettoyage. Il est donc Si du matériel électrique est utilisé secours (pas de culs de sac), accès
très important de les inspecter au pour leur entretien, des prises de permanent aux issues et possibilités
préalable dans le cadre de la courant protégées seront installées, permanentes d’ouverture (figure 3),
concertation avec le client et pour au minimum une par étage. plan d’évacuation.

15
Maintenir les passages dégagés.

A
Ascenseurs et monte-charge
En ce qui concerne les ascenseurs
P
Portes automatiques
Pour les portes automatiques, on
et monte-charge, on s’assurera que vérifiera la présence des dispositifs
les contrôles réglementaires ont de sécurité. Il convient aussi de se
bien été réalisés et qu’il n’existe plus faire expliquer leur fonctionnement
d’appareils à parois lisses. Vérifier la et de transmettre l’information aux
procédure d’appel en cas de panne agents de propreté.
et informer le personnel. Rappeler
l’interdiction, en cas d’incendie, d’uti-
liser les ascenseurs. S’assurer aussi Pour en savoir plus
de la compatibilité de la taille de l’as- Le guide de la circulation en entre-
censeur et des dimensions du maté- prise. INRS, ED 800.
riel à transporter.

16
1.4. Manutentions manuelles
et postures de travail
La plupart des situations de travail Elles ont des conséquences à la fois • De préparer et d’organiser le travail
comprennent des opérations de pour le salarié et pour l’entreprise : pour limiter les manutentions, les
manutention : transport manuel de pertes de temps, opérations non déplacements avec des charges,
produits (bidons, seaux, ...), de ma- productives. pour faciliter l’accès aux locaux et
tériels (escabeaux, aspirateurs, ...), installations à nettoyer : horaires
manipulations (de poubelles, de sacs décalés par rapport à l’activité du
de déchets, ...), efforts de poussée
d’engins de nettoyage, déplacement
de meubles et d’objets.
P
Pour prévenir ces risques, dif-
férents moyens peuvent être
client, travail en équipe (éviter le
travail isolé), effectifs adaptés aux
tâches à effectuer, développement
utilisés. de la polyvalence permettant de
pallier les absences, description
Certains dépendent essentiellement

L
Les manutentions manuelles
sont à l’origine de nombreux
du client, des locaux et installations
à nettoyer (vitrages difficiles d’accès,
emplacement des prises de cou-
rant, ...) et sont à prendre en
et ordonnancement des tâches,
incluant la prévention des risques,
connaissance par l’encadrement du
travail réel et des difficultés aux-
risques.
quelles sont confrontés les opéra-
compte dans le cadre du contrat
- Risques d’accidents : un tiers des teurs.
avec le client et dans l’établissement
accidents du travail sont en rapport
du plan de prévention.
avec ces manutentions et condui-
sent à des blessures, fractures, D’autres moyens sont davantage du • De choisir des chariots d’entretien
piqûres, lumbagos, hernies disca- ressort de l’entreprise de propreté. répondant bien aux besoins. Deux
les, ... Ainsi, les faux mouvements et Il s’agit notamment : fonctions sont à assurer : le trans-
douleurs sont mentionnés dans port du matériel d’entretien (balais,
14 % des déclarations d’accident, seaux, produits, recharges de papier
dans des opérations très diverses hygiénique, ...) et la collecte des
parmi lesquelles on peut citer par 1 déchets (figure 5).
ordre d’importance le soulèvement Les divers éléments du matériel de
et le port de sacs poubelles, les nettoyage seront disposés de façon
déplacements dans les escaliers, à être aisément accessibles. Lorsque
l’utilisation de matériels de net- le travail nécessite le lavage des sols,
toyage. les chariots seront équipés de
presse (figure 1).
- Risques de maladies profession-
nelles (tableau 57 des maladies pro-
fessionnelles) : des articulations, des • De choisir les matériels suivant le
muscles et tendons, au niveau de chantier et les déplacements à effec-
l’épaule, du coude, du poignet, tuer : en fonction du poids et de
lorsque les tâches sont répétitives l’encombrement des matériels (par
et qu’elles nécessitent l’utilisation exemple : monobrosse  45 kg,
des mêmes muscles. échelle deux plans de 10 m
Elles entraînent aussi des inaptitudes  50 kg), en fonction des chemi-
à certains travaux, des problèmes nements et accès (escaliers, cou-
de reclassement difficiles à résoudre. Équiper les chariots de presses. loirs). Lorsque du matériel lourd

17
doit être transporté, les véhicules
seront équipés de rampes (figure 2).
On choisira de préférence des
matériels de faible poids, équipés
de poignées et de roulettes adap-
tées aux caractéristiques des sols,
munis d’accessoires évitant de se
courber (rallonges métalliques,
formes adaptées de buses), de faire
des efforts (rouleaux sur galerie des
véhicules), de manipuler les produits
(pompes pour le transvasement).
Pour les sacs poubelle, il est préfé-
rable de porter deux sacs de 110 l
remplis aux deux tiers plutôt qu’un
sac de plus grande dimension et
rempli jusqu’au bord (figure 3).

• De former à la manutention
manuelle pour être en bonne posi-
tion pour soulever ou déplacer des
charges (figure 4) :
- se rapprocher le plus possible de
la charge et rechercher des appuis
stables,
2 Équiper les véhicules de rampes.

Adopter de bonnes positions de travail... 4

pour déplacer un meuble pour soulever une charge pour porter un matériel

18
- utiliser en premier lieu la force
des cuisses en pliant les jambes,
- n’utiliser les bras que pour pro-
longer le mouvement, pour main-
tenir la charge et non pour la sou-
lever,
- éviter les torsions du corps lors
du soulèvement : lever d’abord,
tourner ensuite si nécessaire, en
déplaçant les pieds.
Des formations peuvent être orga-
nisées dans l’entreprise pour acqué-
rir les attitudes les mieux adaptées.
Des affiches et des dépliants mon-
trant les positions à adopter peu-
vent être fournis gratuitement par
les Caisses régionales d’assurance
maladie. Une attention particulière
est à accorder aux opérations de
chargement et de déchargement
des véhicules.

3 Ne remplir les sacs poubelles


Quelques chiffres
qu’aux deux tiers.
- La hauteur conseillée pour des
charges à manutentionner est com-
prise entre 60 cm et 1 m.
- La profondeur conseillée est infé-
rieure à 40 cm.
- Pour les charges manipulées, il est
conseillé de ne pas dépasser 25 kg
pour les hommes et 12,5 kg pour
les femmes (pour les tâches non
répétitives).

Pour en savoir plus


- Le dos, mode d’emploi. INRS, ED 761.
- Méthode d’analyse des manuten-
tions manuelles. INRS, ED 776.
5 Avoir des chariots bien équipés.

19
1.5. Travaux en hauteur

Les activités de nettoyage nécessi- nacelles fixes, ponts mobiles) - n’utiliser les échelles qu’en cas
tent parfois de travailler en hauteur. (figure 1). Par ailleurs, pour tous les d’impossibilité technique de mettre
C’est le cas notamment du net- bâtiments, un dossier d’intervention en place les dispositifs cités précé-
toyage des vitres. Les risques d’ac- ultérieure sur l’ouvrage (DIUO) doit demment, pour des travaux de
cidents sont importants, même être constitué. L’entreprise de pro- faible durée et à condition que des
pour des travaux à faible hauteur. preté peut demander à consulter moyens de protection individuelle
Ainsi, les escabeaux et d’autres ce dossier. (point d’ancrage avec port du har-
moyens de surélévation non conçus nais, présence de deux salariés pour
pour cette fonction (par exemple l’intervention, ...) soient mis en
des tabourets) présentent des œuvre, notamment lorsque la hau-
risques. Mais la gravité des accidents teur excède trois mètres.
est bien sûr amplifiée lorsque la hau- La plupart de ces matériels sont
teur s’accroît. Les chutes de hauteur soumis à vérifications (lors de la
représentent de l’ordre de 10 % des mise en service et périodiquement,
accidents dans les activités de net- voir annexe 2) et nécessitent une
toyage. Les facteurs matériels les main-d’œuvre qualifiée. Les salariés
plus concernés sont les échelles affectés aux travaux en hauteur doi-
et escabeaux, les toitures et les vent être reconnus aptes à ce type
éléments de mobilier (chaises, de travaux et recevront une forma-
tables, ...). tion à la sécurité pour l’utilisation
des matériels.

L
La prévention de ces risques
est beaucoup plus efficace
1 Les nacelles : un moyen sûr.
L
Les échafaudages roulants
lorsqu’elle est intégrée dès la
Ils doivent être conformes à la
conception des bâtiments.
réglementation et aux normes en
C’est pourquoi les textes régle- vigueur, notamment en ce qui
mentaires, destinés au maître d’ou-
vrage (notamment le décret du 31
mars 1992) stipulent que les lieux
E
En ce qui concerne les entre-
prises de propreté, les prin-
concerne leur résistance pour sup-
porter les charges et efforts aux-
quels ils sont soumis, la protection
de travail et leurs équipements doi- cipes de base sont les sui- sur les côtés extérieurs par lisse (à
vent être conçus et réalisés de vants : 1 m), sous-lisse (à 0,45 m) et plinthe
façon telle que les surfaces vitrées - préconiser les travaux de plain- (à 0,15 m), la stabilité (figure 2.). Ils
en élévation ou en toiture puissent pied avant d’opter pour des travaux doivent comporter un dispositif de
être nettoyées sans danger pour les avec moyen d’élévation, blocage des roues et être installés
travailleurs effectuant ce travail et - privilégier les matériels qui per- sur un sol horizontal ou peu incliné,
pour ceux présents dans le bâti- mettent la mise en œuvre des pro- exempt d’obstacles (caniveau, ...).
ment et autour de celui-ci, en choi- tections collectives : plates-formes Des moyens d’accès sûrs par l’inté-
sissant chaque fois que possible des de travail, échafaudages roulants, rieur doivent être aménagés. Il est
solutions de protection collective élévateurs de personnel, échafau- interdit de déplacer l’échafaudage
(par exemple moyens d’accès fixes, dages volants, avec du personnel sur le plancher.

20
teur s’effectuant de la nacelle en
position haute.
Les entreprises de nettoyage sont
tenues d’utiliser des matériels
conformes à la réglementation, à les
maintenir en état de conformité et
à procéder aux vérifications. Les
salariés doivent être titulaires d’une
autorisation de conduite délivrée
par l’employeur après vérification
de l’aptitude médicale et épreuve
pratique.

L
Les échafaudages volants
Ces échafaudages doivent être
conçus selon les textes réglemen-
taires et normes en vigueur. Une
attention particulière doit être por-
tée à l’amarrage de l’échafaudage :
pour l’amarrage à des parties solides
de l’ouvrage, vérifier la résistance
des points d’ancrage (acrotères,
charpentes...), pour l’amarrage sur
des parties lancées (consoles,
potences...) vérifier la charge du
contrepoids qui sera constitué de
lests spécifiques (gueuses...).
Les manœuvres nécessitent la pré-
2 Un échafaudage roulant doit être stable. hauteur ≤ 3,5 sence de deux personnes équipées
largeur de harnais antichute reliés à une
partie fixe et résistante de la
construction.

L
Les élévateurs de personnel Type 2 : engins destinés à être uti-
Ils peuvent être classés en trois
types.
Type 1 : engins destinés à être uti-
lisés en continu, le déplacement du
porteur pouvant avoir lieu nacelle
en position haute et occupée par le
L
Les escabeaux, échelles et pla-
teformes individuelles
lisés à poste fixe, les déplacements personnel. Ils doivent répondre aux normes en
du porteur s’effectuant bras et Type 3 : engins destinés à être uti- vigueur, être adaptés au travail à
nacelle repliés, en position de route. lisés en continu, la conduite du por- exécuter et en bon état (figure 3).

21
Lors de leur utilisation, il faut veiller
particulièrement :
- à la stabilité : bon appui sur le sol
(patins antidérapants en parfait
état), inclinaison optimale (distance
entre le pied de l’échelle et la paroi
verticale comprise entre le tiers et le
quart de la longueur de l’échelle),
écarteurs ou stabilisateurs,
- à l’état du sol (les sols glissants ou
instables sont particulièrement dan-
gereux) et des chaussures (antidé-
rapantes et propres pour éviter le
glissement des pieds sur les marches
et barreaux),
- au matériel utilisés pour le net-
toyage, notamment ne pas utiliser
des outils à manche d’une longueur
supérieure à 70 cm.
Pour le nettoyage des vitres à faible
hauteur, il est préférable d’utiliser
des outils à long manche à partir du
sol que des moyens d’élévation.

T
Travaux sur toiture
Les mesures de prévention sont à Escabeaux, échelles, plateformes :
vérifier qu’ils sont en bon état.
3

prendre contre le risque de chute à Pour en savoir plus


travers la toiture et en périphérie.
- Équipements pour le nettoyage
Des mesures spécifiques sont à
et l’entretien de fenêtres et façades.
prendre pour circuler sur les toi-
SUVA - CNA - INSAI. Caisse nationale
tures. Il faut notamment vérifier que
suisse d’assurance en cas d’acci-
les matériaux utilisés en toiture
dents. Case postale 6002 Lucerne.
(translucides et non translucides)
sont intrinsèquement résistants, - Plates-formes élévatrices mobiles
c’est-à-dire résistants à 1 200 joules. de personnel. INRS, ED 801.
Lorsque ce n’est pas le cas, des dis- - Prévention des risques dans les
positifs sont à mettre en place pour A la périphérie des toitures, des travaux de nettoyage de vitres.
éviter les chutes à travers la toiture acrotères ou à défaut des garde- Note technique no 4. CRAM Ile-de-
(passerelles ou chemins de circula- corps conformes aux normes en France.
tion, grillages sous toiture, ...). vigueur sont à installer.

22
1.6. Produits chimiques

P
Produits utilisés dans le net-
toyage
bien les connaître et d’être informé
en permanence des risques qu’ils
toxiques, irritants, allergisants ? ... Le
risque chimique dépend aussi des
présentent. conditions de mise en œuvre des
Plusieurs produits chimiques utilisés produits : sont-ils dilués, mélangés ?
pendant les travaux de nettoyage Y a-t-il émission de vapeurs ou de
sont des substances dangereuses
pour la santé. Ces produits chi-
miques utilisés dans la profession du
nettoyage, aussi différents soient-ils,
E
Etiquetage

L’étiquette obligatoirement pré-


poussières ? L’opérateur est-il en
contact avec le produit ? Quelle est
la durée d’exposition ? ...

ont une caractéristique commune :


sente sur l’emballage est la première
ils exposent leurs utilisateurs à des
risques, parfois extrêmement graves
dès qu’ils pénètrent dans l’orga-
nisme par le nez et les poumons,
c’est-à-dire par inhalation en respi-
source d’information sur le produit
dangereux qu’il contient (figure 1).
L’étiquette est un moyen qui per-
met à l’utilisateur de connaître le
F
Fiches de données de sécurité
(FDS)
produit et ses conditions d’utilisa-
rant l’air pollué, par la bouche, c’est- La fiche de données de sécurité
tion. Une étiquette comprend
à-dire par ingestion en portant les complète et précise l’étiquetage.
notamment :
mains à la bouche après avoir mani- C’est un document qui fournit, pour
- un ou deux pictogrammes (sym-
pulé des produits dangereux, par un produit chimique donné, un
boles conventionnels) correspon-
contact avec la peau, même si elle nombre important d’informations
dant aux risques présentés par la
est saine et sans blessure, car cer- de base, concernant la sécurité, la
substance ou la préparation : irritant
tains produits en détruisent la bar- sauvegarde de la santé et celle de
(figure 2), corrosif, inflammable, ...,
rière protectrice, la traversent pour l’environnement. Elle indique les
aller se disperser dans tous les - une ou plusieurs phrases de moyens de protection et les
corps. Quelle que soit la voie de risques codifiées (Rxx). On les mesures à prendre en cas d’ur-
pénétration, les produits chimiques appelle ainsi car elles indiquent la gence. L’établissement de ce docu-
passent dans le sang puis se diffu- nature du ou des risques : réagit ment est une obligation pour le
sent dans tout l’organisme. Les vivement au contact de l’eau (R 14), fabricant, l’importateur ou le ven-
troubles n’apparaissent pas toujours nocif par inhalation (R 20), gaz deur d’une substance ou d’une pré-
immédiatement après l’utilisation liquéfié, extrêment inflammable paration dangereuse. Elle comporte
d’un produit chimique dangereux, (R 13), ..., seize rubriques obligatories (voir la
exceptées les actions immédiates : - un ou plusieurs conseils de pru- fiche pratique de sécurité ED 55 de
brûlures provoquées par contact dence codifiés (Sxx) indiquant les l’INRS). Le fournisseur doit systéma-
avec certains produits, intoxications précautions à prendre : conserver à tiquement transmettre au chef d’en-
dues à l’absorption d’une forte dose l’écart de toute source d’ignition, ne treprise la fiche de données de
en une seule fois. Les effets de cer- pas fumer (S 16), ne pas respirer les sécurité concernant le produit
tains produits continuent même si vapeurs, aérosols (S 23), ne pas employé par les salariés. Cette fiche
l’on cesse d’être à leur contact. Le jeter les résidus à l’égout (S 29), est ensuite mise à disposition du
risque ne provient pas uniquement porter un vêtement de protection médecin du travail chargé de leur
du produit, mais d’une méconnais- approprié (S 36), ... surveillance médicale. Il pourra
sance des dangers attachés aux Il faut connaître les produits pour éventuellement mettre en place
mauvaises conditions d’utilisation. Il détecter les risques chimiques : les une surveillance médicale spéciale
est donc nécessaire d’apprendre à produits sont-ils inflammables, pour les salariés, en fonction des

23
1 Lire l’étiquette.

Produits dangereux en cas


de pénétration dans l’organisme par le nez,
la bouche ou à travers la peau.

Produits pouvant Produits pouvant exercer Produits pouvant


provoquer une réaction une action destructrice favoriser ou activer
inflammatoire au contact sur les tissus vivants la combustion.
avec la peau, (peau, muqueuses).
les muqueuses, les yeux.

Produits pouvant Produits pouvant Produits pouvant exploser


s’enflammer facilement sous s’enflammer très facilement par action de la chaleur,
l’action d’une source d’énergie sous l’action d’une source d’un choc
(flamme, d’énergie (flamme, ou d’un frottement.
étincelle...) à température étincelle...) même en
ambiante. dessous de 0°.

24
Un exemple d’étiquetage des produits. 2

risques présentés par le produit uti- fondeur des rayonnages doivent au produit stocké et faisant cuvette
lisé. La fiche de données de sécurité permettre d’éviter de les renverser de rétention. En aucun cas les
sera exploitée pour établir, sous par inadvertance. Le salarié doit armoires-vestiaires ne doivent servir
forme condensée, une fiche pro- pouvoir avertir rapidement son de lieux de stockage.
duit hygiène et sécurité à destina- encadrement en cas d’accident du
tion du personnel de chantier (voir travail ou d’incident sur un produit.
annexe 1). L’accès au stock doit être limité à
quelques personnes autorisées. Le
stockage des produits doit être
R
Reconditionnement et utilisa-
tion

S
Stockage des produits
Les précautions concernant le stoc-
organisé pour permettre de dispo-
ser les produits dangereux au sol,
d’isoler les produits particulièrement
Sur les chantiers, les produits peu-
vent être transvasés dans un autre
contenant que celui d’origine à
kage des produits sont rappelées dangereux ou incompatibles entre condition que le récipient soit
dans la fiche de données de sécu- eux : eau de javel et détartrants adapté (caractéristique du matériau,
rité. Sur les chantiers, les produits (produits acides), eau de javel et dispositif de fermeture), et que l’éti-
doivent être stockés en faible quan- produits ammoniaques, comburants quetage réglementaire soit systé-
tité, dans un local de rangement à et inflammables, ..., d’éviter leur matiquement reproduit sur le nou-
accès contrôlé, avec ventilation mélange accidentel en cas de dété- veau récipient (figure 3). Pour le
naturelle haute et basse et à l’abri rioration des contenants en utilisant transvasement de quantités pré-
de la chaleur. La hauteur et la pro- un dispositif en matériau résistant cises, utiliser un bidon doseur ou

25
Pour obtenir
un pulvérisateur prêt
à l’emploi, il vous suffit
de :
 remplir d’eau
le pulvérisateur
rechargeable
de 750 ml,
 visser la recharge
correspondant
au pulvérisateur,
 agiter légèrement,
et c’est prêt !

Vous divisez le produit, 3 Avec ce système de transvasement, l’opérateur 4


multipliez les étiquettes. n’est plus en contact avec le produit.

d’autres systèmes évitant les pro- blouses, d’interdire le siphonnage non plus qu’elles puissent se retrou-
jections de produit (figure 4). Il est et de ne jamais porter à la bouche ver mélangées au cours d’une opé-
interdit de tolérer des conditionne- un produit, de ne jamais identifier ration, par exemple dans une fosse.
ments non identifiés, de transvaser un produit en le respirant. Le
un produit dans un flacon ou une mélange de plusieurs préparations
bouteille à usage alimentaire. Dans peut produire une réaction chi-
toutes ces manipulations, les mesu- mique inattendue et donner lieu
Pour en savoir plus
res préventives essentielles sont à un dégagement de vapeurs
- Risque chimique pendant les tra-
d’éviter le contact par la protec- toxiques. Il ne faut donc pas
vaux de nettoyage. INRS, ED 59.
tion des mains et des yeux et donc prendre l’initiative de mélanger plu-
- Moi, dans mon entreprise, j’éti-
d’exiger le port d’équipement de sieurs préparations commerciales
quette les produits méchants. INRS,
protection individuelle adaptée : différentes dans le but d’obtenir un
ED 745.
gants, lunettes de sécurité et produit plus efficace. Il ne faut pas

26
1.7. Piqûres et coupures par déchets

Les personnels qui effectuent le net- possibilité de surinfections puru- - désinfecter pendant cinq minutes
toyage des lieux publics se trouvent lentes en l’absence de soins immé- avec eau de javel 12o chloromé-
exposés à des risques d’accident au diats appropriés, trique diluée à 1/10, alcool à 70 %
cours de la collecte de déchets - dus à des virus transmissibles par vol ou polyvidone iodée (Béta-
piquants, coupants et tranchants voie sanguine : hépatites B et C, dine®) en solution dermique.
souillés (seringues usagées, scalpel, SIDA ; le risque existe si on se blesse • Contacter rapidement un méde-
lames de rasoir, débris de verre, ...) avec une seringue abandonnée cin du travail ou votre médecin
et lors de la manipulation des sacs contenant du sang. Le risque est traitant qui évaluera le risque et
et poubelles dans lesquels ces faible pour la transmission du virus envisagera d’éventuelles mesures
déchets ont pu être conditionnés. du SIDA, mais ne peut être totale- prophylactiques, en particulier en
Environ 10 % des accidents sont des ment exclu. Il est plus important matière de vaccinations.
coupures et piqûres. Les éléments pour le virus de l’hépatite C et sur- • Déclarer l’accident à votre
matériels à l’origine de ces accidents tout pour le virus de l’hépatite B, employeur. Cette déclaration est
sont très divers. Les plus fréquents plus résistant. importante pour préserver les
sont les morceaux de verre et les
droits du salarié et pour permettre
seringues (figure 1).
un suivi par le médecin du travail.

L L
La conduite à tenir en cas de

L
Les risques encourus sont prin- piqûres et blessures est la suivante :
cipalement : • Premiers soins à faire d’urgence : Les mesures de prévention
• Traumatiques : gravité éventuelle - appliquer une compression locale suivantes sont à mettre en œuvre :
des blessures, coupure profonde, ... en cas de saignement abondant,
• Infectieux : • L’organisation du travail doit être
- nettoyer immédiatement la zone étudiée avec les médecins du tra-
- dus à des bactéries qui vivent cutanée lésée à l’eau et au savon, vail (conseillers de l’employeur) qui
dans la terre (tétanos, ...) ou à la puis rincer, participent à l’évaluation des risques
et à leur prévention.
• Éviter le contact avec les déchets.
Verre cassé, objets coupants, seringues : danger. 1 Pour cela, il est indispensable de se
munir de gants épais de protection
et de matériel de préhension
adapté (par exemple pince à câble
pour saisir les seringues abandon-
nées), de mettre en place des
conteneurs à seringues si ce risque
est fréquent (figure 2).
• En cas de doute sur la nature et
l’emplacement d’un déchet :
- toujours regarder avant de tou-
cher (figure 3) ; le cas échéant,
s’équiper d’un miroir et d’une lampe

27
électrique pour éviter un ramassage médecin du travail, contre l’hépa-
à « l’aveuglette », tite B,
- utiliser des conteneurs imperfo- - la sensibilisation du personnel aux
rables pour l’élimination des déchets risques présentés par les piqûres et
et des poubelles basculantes pour le coupures par déchets passe égale-
transport des déchets. ment par une prise en charge des
• Après ramassage et collecte en premiers soins à apporter aux vic-
conteneurs, ceux-ci seront remis au times. Pour parvenir à cet objectif, il
client qui devra en assurer la des- est indispensable de former des
truction. secouristes du travail et de recycler
- les opérateurs seront vaccinés au moins annuellement le personnel
contre le tétanos et, selon l’avis du formé.

2 Équiper les endroits à risques


de conteneurs à seringues.

Toujours regarder avant de toucher. 3

28
1.8. Les risques électriques

I
Il existe deux types de risques
liés à l’utilisation du courant élec-
trique :
- Risque de contact direct : contact
de personnes avec une partie active
sous tension d’un circuit électrique.
- Risque de contact indirect :
contact de personnes avec la masse
d’un matériel électrique, mise acci-
dentellement sous tension.
Au cas où, par exemple, le câble
d’alimentation électrique d’une
monobrosse viendrait à passer sous
le plateau en rotation (figure 1), les
deux types de risques suivants exis- 1 Fils passant sous une monobrosse : danger.
tent :
- Contact direct, si le personnel sai-
sit par inadvertance un câble blessé
avec un conducteur mis à nu. diaque (électrocution). Le danger exemple suite à la traction sur un
- Contact indirect, au cas où la s’accroît considérablement en pré- câble pour le déconnecter du
zone dénudée du câble touche une sence d’eau. réseau, suite au passage du câble
partie métallique de la monobrosse - Les brûlures cutanées, sur les sous une monobrosse équipée d’un
que manœuvre le personnel. zones en contact avec le courant disque de polissage, ..., soit du fait
Ces risques peuvent aussi bien être électrique. d’un manque d’étanchéité des
dus aux installations de l’entreprise connexions.
utilisatrice (figure 6), qu’aux maté-
riels de l’entreprise de nettoyage.
L
Les risques de contacts
directs peuvent apparaître lors du
travail à proximité de conducteurs L
Les risques de contacts indi-

C
Ces risques peuvent avoir
des conséquences de trois
nus sous tension ou peuvent être
dus à l’état des matériels :
- Différence entre socle femelle
rects peuvent être consécutifs à :
- Une classe de protection inadap-
tée, du matériel utilisé ou détérioré,
ordres : (par exemple deux pôles seule- notamment par des chocs.
- L’électrisation, ou décharge élec- ment) et prise de courant du cor- - Une absence de liaison à la terre
trique reçue par le corps humain don de l’appareil raccordé sur le (broche de terre cassée sur une
engendrant une tétanisation des réseau (par exemple deux pôles + prise de courant ou utilisation d’une
muscles, pouvant entraîner des terre). rallonge sans broche de terre pour
conséquences indirectes, notam- - Câbles et prolongateurs dénudés un matériel de classe I).
ment la chute de la victime. dont l’isolant a été détérioré, soit - Une protection mal adaptée
- L’électrisation pouvant entraîner du fait de surintensités, soit du fait contre les surintensités (fusibles ou
la mort de l’individu par arrêt car- de contraintes mécaniques, par disjoncteurs surcalibrés) ou les cou-

29
- Signaler toute prise détériorée à
la personne qualifiée, chargée de
son remplacement.
- Vérifier le bon état des câbles,
prolongateurs et connexions
(figure 3). Ne jamais réparer un
câble défectueux, le remplacer.
- Assurer le raccordement élec-
trique à l’aide de socles et prises
strictement compatibles et proscrire
les raccordements sans fiches de
connexions (fil nu directement sur
phases).
- Limiter à 2 kW maxi, la puissance 6
Avec sécurité à manque de tension : suite à une
Fil électrique sur l’épaule : 2 utilisable lors des raccordements sur coupure secteur supérieure à 1 s, l’adaptateur
se remet automatiquement en position 0.
sécurité. un socle à prises multiples (les appa-
reils de nettoyage courants ne Pour le branchement d’appareils,
dépassent pas cette puissance). utiliser un adaptateur différentiel.
- Ne pas débrancher des appareils
rants de défaut (interrupteurs ou par traction sur le câble d’alimenta-
disjoncteurs différentiels inadaptés tion (figure 4).
ou même absents) permettant à
l’installation de rester sous tension
alors que le matériel est en défaut. S’assurer du bon état des prises
et des rallonges électriques. 3

P
Pour prévenir les risques de
contacts directs, les mesures sui-
vantes sont à mettre en œuvre :
- Être titulaire d’une habilitation
fournie par l’employeur, après une
formation adaptée au type d’inter-
vention à la nature des installations
(BO et/ou HO).
- Reconnaître et délimiter la zone
de nettoyage. Lors de l’utilisation
des machines, mettre le fil sur
l’épaule (figure 2).
- S’assurer de l’état des installations
en consultant, si possible, le rapport
de vérification de l’entreprise utili- 4
satrice. Pour débrancher, tirer sur la prise, pas sur le cordon.

30
P
Pour prévenir les risques de
contacts indirects, les mesures
suivantes sont à mettre en œuvre :
Classes d’isolation
MOYENS
CLASSE TYPES DE PROTECTION D’IDENTIFICATION
- L’utilisation de protection diffé- (appareils monophases)
rentielles à haute sensibilité (30 mA
ISOLATION + TERRE La plaque signalétique porte par-
maximum) améliore la sécurité. Elles
Matériel ayant au moins une isola- fois (non obligatoire) le symbole.
protègent contre les risques directs tion principale en toutes ses parties
et indirects quel que soit l’état de et comportant l’ensemble des dis-
l’installation du client (figure 6). I
positions permettant de relier ses Le câble comporte un conduc-
- N’utiliser que du matériel adapté, parties métalliques accessibles à un teur supplémentaire de protec-
compatible avec l’environnement conducteur de protection. tion aux couleurs normalisées
de travail, en lisant la plaque signa- (vert et jaune).
létique sur laquelle sont mention- DOUBLE ISOLATION La plaque signalétique porte le
nés la classe d’isolation et l’indice de Matériel dont les parties accessibles symbole de la double isolation.
protection (figure 5). sont séparées des parties actives par
La classe d’isolation est définie dans une isolation ne comprenant que
le tableau ci-contre. des éléments à double isolation Le câble ne comporte pas de
II renforcée et ne comportant pas de conducteur de protection.
Dans la majorité des cas, les dispositions permettant de relier les
machines de nettoyage sont com- parties métalliques accessibles, s’il en
mercialisées en classe I ou II. existe, à un conducteur de protec-
tion.
Le degré de protection (IP) qui
caractérise l’efficacité des enve-
loppes contre les influences
externes comprend au moins deux - le premier chiffre concerne la pro- - le deuxième chiffre concerne la
chiffres ; chacun des degrés peut tection contre les contacts directs protection contre les projections
être repéré par un symbole ou un et la pénétration des corps solides liquides,
chiffre : ou poussières, - il existe un troisième chiffre rela-
tif à la protection contre les chocs
mécaniques ; il ne fait pas partie du
degré IP et est séparé des deux
autres par un tiret.
Par exemple, la plaque signalétique
d’un matériel qui porte un repère IP
T R E, indique que celui-ci est :
T protégé contre les poussières,
R protégé contre les projections
d’eau de toutes directions (sym-
bole . ),
E protégé contre les énergies de
5 Comment lire une plaque de firme. chocs de 5 joules.

31
1.9. Équipements et machines

Nous nous limiterons ici à deux


types de machines : les mono-
brosses qui sont les machines de
base pour l’entretien mécanique des
sols et les appareils à haute pres-
sion, moins utilisés, mais qui pré-
sentent des risques particuliers.

L
Les monobrosses
Sur ces machines, les risques les plus
1 Manier les appareils délicatement, sans à-coups.
fréquents sont les suivants :
• Chocs au moment du démarrage
Sur d’anciens matériels, le démar-
rage peut avoir lieu dès que l’opé- • Électrisation ou électrocution possibilités techniques de ces maté-
rateur, saisissant par les poignées Elle peut être due à une détériora- riels, mais également sur les bonnes
l’appareil branché, actionne en tion du câble d’alimentation suite au pratiques de montage et d’utilisa-
même temps les commandes dis- passage sous le disque en rotation tion des accessoires. En effet, en
posées sous ces poignées, le timon ou à des tractions répétées pour fonction des opérations à effectuer
étant en position verticale. débrancher, à un branchement non (décapage partiel, nettoyage et lus-
Les machines peuvent être égale- conforme (par exemple rallonge trage), les vitesses de rotation des
ment difficilement maniables à l’ar- sans conducteur de protection, disques et balais sont différentes.
rêt et leur démarrage peut provo- prises de courant de raccordement - Choisir des matériels conformes à
quer un à-coup brutal (figure 1). différentes) ou encore à l’utilisation la directive machines (loi du 31
• Chutes au cours du travail d’un matériel de classe et (ou) de décembre 1991) pourvus du sigle
Elles peuvent se produire de plain- degré de protection non adapté au CE, adaptés aux conditions d’utili-
pied (par exemple suite à un pied risque. sation et qui puissent être utilisés et
pris dans le câble d’alimentation entretenus dans des conditions
• Recharge des batteries
électrique) ou lors d’un changement ergonomiques, quelle que soit la
Le local de recharge doit être aéré.
de niveaux (marches, escalier). taille et la force des utilisateurs
Un ordre est à respecter pour les
(figure 2).
• Dorsalgies ou douleurs musculaires connexions. Il est interdit de fumer
en cours de manutention, lors du ou d’utiliser des flammes nues.
Lors de l’utilisation
transport manuel d’une mono-
brosse Avant l’acquisition de matériels - Repérer les lieux avant de com-
Pour prévenir ces risques, on peut - Obtenir des fabricants ou four- mencer le travail.
agir à la fois de l’achat de nouveaux nisseurs éventuels, des informations - Disposer le câble sur une épaule
matériels et lors de leur utilisation. relatives, à la fois aux capacités et au cours du travail.

32
- Débrancher au niveau des prises libre (liées par exemple aux varia- tance, de commande à pied avec
pour la mise en place du plateau et tions de pression), postures pénibles vanne de décharge.
du disque. et efforts (par exemple lors de l’uti- - Assurer les réparations et
- Utiliser du matériel (rallonges et lisation des accessoires), ... réépreuves des matériels par du
prises) strictement de même type personnel qualifié et effectuer la
que celui du câble d’origine de la Les principales mesures de préven- vérification des flexibles et raccords.
monobrosse. tion spécifiques à ces matériels sont
- Réaliser le transport à deux per- les suivantes : • Pendant les travaux (figures 3 et 4)
sonnes en faisant en sorte que le - Limiter la pression à 40 bars maxi-
porteur qui s’accroupit garde le dos mum quand cela est possible.
• Avant les travaux
droit. - Mettre en œuvre des buses et
- Organiser le travail, en cas d’in-
tervention en équipe, de telle sorte des flexibles associés à leur maté-
riel d’origine.

L
que les opérateurs ne se trouvent
pas face à face. - Interdire toute réparation et
Les appareils à haute pres- entretien en pression et notamment
- Privilégier l’emploi de matériels
sion le resserrage de raccords.
non portatifs. A défaut, utiliser des
- Porter les protections indivi-
L’utilisation de l’eau sous haute pres- matériels portatifs présentant toute
duelles adaptées à la nature des
sion (80 < p < 180 bars) ou très garantie en cours d’utilisation (dis-
activités (gants, casque avec pro-
haute pression (p > 180 bars), selon positifs purgeurs limitant les coups
tection du visage, ciré, bottes).
la norme AFNOR, peut être la cause de bélier à l’arrêt, commandes bi-
de : manuelles).
Pour en savoir plus
- Perforations et coupures par le jet - Compléter la commande des dis-
Équipements à jets d’eau sous haute
direct, mais également par un jet de positifs sous pression à l’aide de dis-
et très haute pression. INRS, ED 784.
fuite sur le circuit haute pression (fis- positifs de commande d’arrêt à dis-
sure sur flexible, fuite sur raccord).
- Traumatismes divers par « coups
de fouet » consécutifs par exemple 2 Vérifier et changer si nécessaire.
à la rupture d’un flexible ou d’un
raccord.
- Électrisation, brûlures cutanées
voire électrocution du fait de la mise
en œuvre de courant électrique ou
de la proximié d’une source (câble
dont l’isolant peut être détérioré
par la haute pression).
- Brûlures thermiques par échauf-
fement de la buse ou des acces-
soires ou par projection d’eau
chaude et brûlures chimiques (pro-
duits corrosifs, vapeurs acides).
- D’autres risques sont à signaler :
chutes par glissage ou perte d’équi-

33
3
Pour l’utilisation de matériel haute pression :
balisage, matériel approprié, tenue adaptée.

34
1.10. Risques liés
aux installations du client
Nous nous intéressons ici aux 1. Exemples de travaux dangereux
risques d’interférence entre les acti-
vités et matériels de l’entreprise Exemples de travaux dangereux Risques d’interférence
cliente et de l’entreprise de pro-
preté. Intervention à proximité de machines
Les entreprises de propreté sont Cisaillement, écrasement.
ou dans des ensembles automatisés.
amenées à intervenir dans diffé-
rentes branches d’activité qui peu- Travaux à l’intérieur de récipients ayant
vent avoir des risques particuliers : contenu des gaz ou des liquides dan-
Asphyxie, anoxie ou intoxication.
industries mécaniques et élec- gereux pour la santé (cuves, réservoirs,
triques, industries chimiques et para- fosses).
chimiques, industries agro-alimen- Travaux à proximité de câbles nus sous Électrisation ou électrocution par
taires, grandes surfaces, ... tension (lignes aériennes, postes de contact direct ou par l’intermédiaire
Par ailleurs, certaines installations de transformation). des matériels utilisés.
l’entreprise cliente peuvent présen-
ter des risques particuliers par Travaux en élévation et travaux néces-
exemple ensembles automatisés, sitant de circuler sur une toiture en Chutes de hauteur.
matériaux fragiles.
systèmes de ventilation, fosses, ...
Travaux nécessitant l’emploi de maté- Heurt des matériels et des personnes
riels empiétant sur la circulation au sol. ciruclant à pied par des engins.

L
Le tableau 1 indique des exem-
ples de travaux dangereux et
Travaux à proximité de dispositifs
ou matériaux en amiante ou ayant Inhalation de fibres dangereuses.
contenu de l’amiante.
les risques correspondants.
Ce tableau a été rédigé à partir de
l’analyse des accidents les plus
graves rencontrés.

S’assurer que les installations sont consignées.

1 2

35
E
En fonction de ces risques,
les mesures sont à prendre
2. Risques d’interférences et mesures de prévention

Risques d’interférences
dans le cadre de l’établissement du Mesures de prévention
plan de prévention avec l’entreprise lors de travaux dangereux
cliente (voir tableau 2) : Nécessitant des interventions à proxi- S’assurer que les installations et les
Les mesures techniques de préven- mité des ensembles mécanisés ou auto- matériels sont consignés (énergie élec-
tion indiquées précédemment ne matisés. trique, mécanique et fluides) (figures 1
seront efficaces que si le personnel et 2).
est formé et/ou habilité. A l’intérieur de volumes creux ayant Établir pour chaque travail un mode
contenu des substances ou préparations opératoire et une autorisation de péné-
dangereuses. trer (figure 3) :
- Dégazer le récipient et faire procé-
der à un contrôle d’atmosphère.
- Utiliser du matériel alimenté en très
basse pression.
- Ne jamais laisser un opérateur seul.
- Équiper l’opérateur d’une corde de
rappel.
A proximité de fils électriques nus - S’assurer que l’installation est consi-
(lignes aériennes, trolleys, ...). gnée.
- Isoler les conducteurs sous tension.
- Maintenir les matériels éloignés des
lignes électriques (figure 4).
Nécessitant de circuler sur toiture en - Baliser et interdire la circulation dans
matériaux fragiles (skydomes, lanter- la zone située à l’aplomb.
neaux, exutoires, ...). - Utiliser des dispositifs évitant de mar-
cher directement sur les matériaux fra-
giles.
- Installer des protections en sous-face.
Nécessitant l’utilisation de matériels qui - Baliser par moyens visibles de jour
empiètent sur la circulation au sol : comme de nuit.
échafaudages, échelles, ...
Dans la zone ou sur des matériels - Isoler la zone ou le matériel concerné.
contenant de l’amiante (hors opéra-
tions de désamiantage). - S’équiper d’un appareil de protection
respiratoire équipé d’un filtre P3 et de
combinaison et surbottes jetables.
- Nettoyer uniquement à l’eau ou à
3 Prendre des mesures l’aide d’un aspirateur équipé d’un filtre à
avant de nettoyer. très haute efficacité.

36
Distances de sécurité :
jusqu’à 50 000 volts, 3 m.
50 000 volts et plus, 5 m.
Maintenir les matériels éloignés 4
des lignes électriques.

37
1.11. Protections individuelles

Lorsque les moyens de protection


collective ne sont pas suffisants pour
travailler en sécurité, des équipe-
ments de protection individuelle
(EPI) sont à utiliser. Un EPI est un
équipement destiné à être porté ou
tenu par un salarié en vue de le pro-
téger contre un ou plusieurs risques
susceptibles de menacer sa sécurité
ou sa santé au travail. Le chef d’éta-
blissement doit s’assurer de la
conformité de l’EPI aux règles tech-
niques applicables. Cette confor-
mité est attestée par le marquage
CE qui doit être apposé de façon
distincte, lisible et indélébile sur l’EPI
lui-même et sur son emballage.
D’autre part, le chef d’établissement
doit mettre à la disposition des sala- 1 S’équiper d’un harnais de sécurité.
riés, gratuitement et de manière
personnelle, les EPI nécessaires et
appropriés aux risques et au travail
à réaliser. Il doit veiller à l’utilisation
effective des EPI, informer les salariés
utilisateurs d’EPI, et le cas échéant,
les former et les entraîner au port
H
Harnais d’antichute
Le port du harnais d’antichute par
tance à la rupture de 2 000 daN (ou
kg). Il existe deux types principaux
de système antichute :
de ces EPI. Il doit assurer le bon le salarié est nécessaire lorsqu’il
effectue tous travaux exceptionnels - les systèmes à coulisseau sur
fonctionnement et un état hygié- corde, câble ou rail vertical (NF EN
ou de courte durée l’exposant à
nique satisfaisant des EPI, dont cer- 353-1 et NF EN 353-2) qui se bloquent
un risque de chute de hauteur.
tains doivent faire l’objet de vérifi- en cas de chute ; ils ne peuvent être
L’équipement de protection indivi-
cations périodiques. Le port de l’EPI utilisés que pour des travaux ne
duelle comprend un harnais d’anti-
est une contrainte pour l’opérateur. nécessitant pas une latitude de
chute (NF EN 361) (les ceintures et
C’est pourquoi le choix est très baudriers sont à proscrire pour l’ar- déplacement latéral importante,
important et doit se faire avec sa rêt des chutes) et un système de liai- - les systèmes à enrouleur (NF EN
participation. La notice d’informa- son (système antichute ou système 360) : le câble ou la sangle se
tion, obligatoirement délivrée par le avec longe et absorbeur d’énergie). déroule et s’enroule lors des dépla-
fabricant, rédigée en français, fournit Cet équipement ne doit être utilisé cements et se bloque en cas de
des données pour le stockage, l’em- que s’il existe un point d’ancrage chute ; ces systèmes sont à utiliser
ploi, le nettoyage, l’entretien, la révi- accessible et sûr, situé au-dessus de lorsque les travaux exigent des
sion et la désinfection de ces équi- l’utilisateur (figure 1). Les points déplacements verticaux de l’utilisa-
pements. d’ancrage doivent avoir une résis- teur, avec déport latéral important.

38
Le personnel utilisant le harnais Un gant destiné à protéger le sala- ner au contact de la peau et causer
d’antichute doit avoir reçu une for- rié contre des produits chimiques une irritation ou une brûlure. Dans
mation particulière à la sécurité ; il doit être résistant à la fois à la péné- ce cas, il faut ôter le gant, se rincer
ne doit jamais intervenir seul. Un tration des substances chimiques et abondamment les mains sans délai
harnais d’antichute ayant servi à à la perméation. Un gant qui répond et changer le gant ou le laver. Il
arrêter une chute ou détérioré doit à ces critères sera identifié par le existe des gants à manchettes
être changé immédiatement. pictogramme risques chimiques longues qui évitent ce risque. Pour
(figure 2). que les gants conservent le plus
Lorsqu’une éclaboussure de produit longtemps possible leurs caractéris-

G
Gants
Le port de gants de protection
liquide a pénétré à l’intérieur du
gant, le produit peut alors séjour-

2
tiques initiales, ils doivent être rincés
et mis à sécher à la fin de chaque
prestation. Retourner les gants qui
restent humides à l’intérieur et ne
est nécessaire lorsqu’il existe des pas les laisser en tas, au fond d’un
risques mécaniques (coupure, RISQUES CHIMIQUES seau. Un gant perforé ou déchiré
piqûre, frottements, ...), chimiques doit être jeté immédiatement.
ou thermiques (produits liquides
chauds, surfaces chaudes).
Les propriétés des gants de protec-
tion conformes aux normes euro-
péennes sont repérables par des
pictogrammes spécifiques des
risques contre lesquels les gants
C
Chaussures ou bottes de sécu-
rité (NF EN 345 - EN 346 - EN 347)
protègent. Ces pictogrammes qui Le port de chaussures ou bottes de
Ce pictogramme indique
sont apposés au minimum sur les sécurité par le salarié est nécessaire
que les gants ont été testés
emballages et sur la notice d’ins- contre les risques chimiques. chaque fois qu’il effectue des tra-
tructions sont, pour certains risques, vaux présentant un risque de chutes
suivis d’une série de chiffres indi- RISQUES d’objets manutentionnés sur les
quant le niveau de performance MÉCANIQUES pieds ou d’écrasement, ou de per-
obtenu par le gant de protection. foration de la semelle par un objet
Ces niveaux de performance sont pointu. Toutes les chaussures et
gradués de 1 à 4, 5 ou 6. Plus le bottes de sécurité neuves doivent
chiffre est élevé, meilleure est la per- posséder le marquage CE. Il existe
formance. Les informations doivent trois niveaux dans les équipements
figurer sur tous les conditionne- de protection des pieds :
ments des gants. - chaussures ou bottes de sécurité,
Par exemple, pour le pictogramme norme EN 345, équipement avec
risques mécaniques (figure 2), la signi- embout métallique résistant contre
Ce pictogramme indique
fication des chiffres associés au pic- que les gants ont été testés l’écrasement d’une force égale à
togramme est la suivante : résistance contre les risques mécaniques. 1 500 kg,
à l’abrasion (1er chiffre), aux coupures - chaussures ou bottes de protec-
(2e chiffre), à la déchirure (3e chiffre), Les pictogrammes peuvent aider tion, norme EN 346, équipement
à la perforation (4e chiffre). à choisir le gant approprié. avec embout métallique résistant

39
contre l’écrasement d’une force
égale à 1 000 kg,
L
Lunettes
Le port des lunettes, par le salarié,
- chaussures ou bottes de travail, est nécessaire chaque fois qu’il
norme EN 347, équipement n’ayant effectue des travaux présentant un
pas d’embout métallique. risque de projection dans les yeux
Ces différents types d’équipements (manipulation de produits chi-
de protection individuelle peuvent miques, ...) ou l’exposant à des
en outre avoir pour caractéristiques sources lumineuses de forte puis-
d’être imperméables à l’eau et avoir sance (soudage, ...) (voir figure 4).
une semelle antiperforation. La pro-
tection contre les chutes par glis-
sades est obtenue à l’aide de chaus-
sures ou de bottes dont le
coefficient d’adhérence sur sol lisse
est > 0,15 (figure 3). Le choix des
chaussures ou des bottes doit se
3 Contre les sols glissants,
chaussures antidérapantes. B
Bouchons d’oreille
Le port de bouchons d’oreille ou
d’un casque, par le salarié, est néces-
faire en fonction de la nature des saire chaque fois qu’il effectue des
travaux, des risques rencontrés. marque NF. La calotte du casque
subit un vieillissement dû aux ultra- travaux l’exposant à des niveaux
violets. Suivant la nature du maté- sonores ≥ 85 dBA.
riau constitutif, la date limite d’utili-
sation est différente. Celle-ci figure

C
Casques NF EN 397
Le port du casque par le salarié, est
dans la notice d’instructions du fabri-
cant, mais à défaut retenir une
durée de vie de deux ans dans des G
Genouillères
nécessaire chaque fois qu’il effectue conditions normales d’utilisation. Le port par le salarié d’un vêtement
des travaux présentant le risque de Réformer tout casque ayant subi un de travail avec grenouillère est
chute d’objets à partir d’un niveau choc important, même si des dom- nécessaire chaque fois qu’il effectue
supérieur. S’assurer que les casques mages ne sont pas extérieurement des travaux l’exposant à une posi-
portent le marquage CE et la apparents. tion à genoux prolongée.

Choisir des équipements


de protection individuelle
adaptés.
4

40
2 L’organisation
de la sécurité
Organisation de la sécurité dans l’entreprise
Accueil et formation des salariés
L’intervention chez le client : le plan de prévention
Procédures d’alerte et secourisme
Marche à suivre en cas d’accident
Coût du risque et tarification

41
2.1. Organisation de la sécurité
dans l’entreprise
L
La responsabilité du chef d’en-
treprise
travail pour assurer une bonne
sécurité et la santé des travailleurs,
2

C’est sur le chef d’entreprise que en relation avec le client.


repose l’organisation de la sécurité L’obligation de sécurité est implicite
dans l’entreprise. Il a une responsa- pour tous les responsables de l’en-
bilité pénale en matière d’accidents treprise, quel que soit leur niveau
du travail et peut à ce titre être hiérarchique. Elle s’exprime par le
condamné à des peines d’amendes soin apporté à organiser les chan-
et d’emprisonnement. Il a égale- tiers (figure 1), à surveiller le bon
ment une responsabilité civile. état des matériels mis en œuvre, à
contrôler l’existence du « non-
Cependant, le chef d’entreprise, qui
risque » ou des systèmes mis en
ne peut avoir sous sa responsabilité
place pour assurer la protection col-
directe tout le personnel de l’en-
lective (à défaut, la protection indi-
treprise, peut déléguer ses pouvoirs
viduelle).
à des cadres ou agents de maîtrise.
Ce dernier point est commun à la
Cette délégation doit être de pré-
mission du CHSCT. Il est donc très
férence écrite. Elle suppose que la
important d’assurer une cohérence
personne concernée ait l’autorité,
des actions de prévention. La sécu-
la compétence et les moyens finan-
rité doit être l’affaire de tous, chacun
ciers nécessaires.
à son niveau participant à la pré-
Le chef d’établissement doit vention des risques (figure 2).
prendre les mesures nécessaires
pour assurer la sécurité et protéger
la santé des travailleurs de l’établis-
sement, y compris les travailleurs
temporaires. Ces mesures com-
prennent des actions de prévention
des risques professionnels, d’infor-
mation et de formation ainsi que
la mise en place d’une organisation
et de moyens adaptés. La nomina- La sécurité est l’affaire de tous.
tion d’un animateur sécurité est
conseillée pour une mise en œuvre
efficace de ces mesures.
Il convient d’abord d’éviter que les
agents soient exposés à des risques,
puis d’évaluer les risques qui ne
peuvent pas être écartés. Il s’agit
L
Le comité d’hygiène, de sécu-
rité et des conditions de tra-
ensuite de combattre les risques à la vail (CHSCT)
source, de concevoir et d’aména- Le personnel de l’entreprise contri-
ger les postes de travail, de choisir 1 Un aide-mémoire bue à la protection de la santé et à
les équipements et les méthodes de permanent : la fiche de poste. la sécurité dans l’entreprise par cha-

42
cune de ses actions, mais aussi par
l’intermédiaire de ses représentants
au comité d’hygiène, de sécurité et
des conditions de travail. Un CHSCT
doit être constitué dans tous les
établissements assujettis au Code
du travail et occupant habituelle-
ment au moins 50 salariés.
Dans les établissements de plus de
10 salariés et de moins de 50 sala-
riés, les délégués du personnel sont
investis des missions dévolues aux
membres de CHSCT.
Le CHSCT est composé du chef
d’établissement, président, et d’une
délégation du personnel dont l’un
des membres est désigné comme
secrétaire (figure 3). Le nombre de
représentants du personnel est
fonction de l’effectif de l’établisse-
ment. 3 Un lieu de rencontre pour parler sécurité : le CHSCT.
Le CHSCT se réunit au moins une
fois par trimestre, ainsi qu’en cas
d’accident ayant ou ayant pu entraî-
ner des conséquences graves et sur
demande motivée de deux de ses
membres représentants du person-
nel.
La mission principale et permanente
du CHSCT est de contribuer au
L
Les organismes extérieurs à
l’entreprise
formations de postes en fonction
de l’état de santé du personnel. Il
développement de la prévention Les principaux sont le service médi- pratique les examens médicaux
sur les lieux de travail. cal, l’inspecteur du travail et les ser- d’embauche, les examens annuels,
Dans le contexte de l’entreprise de vices prévention des CRAM. les examens après les arrêts de tra-
nettoyage, ce comité est essentiel- vail causés par un accident du tra-
lement une commission de travail Le médecin du travail vail et après les absences pour
animée par l’employeur dont les Si l’entreprise n’a pas de service maladie d’une certaine durée. Il peut
membres ont en charge de traiter médical, elle doit adhérer à un ser- aussi rencontrer les salariés à leur
tous les événements ayant une rela- vice médical interentreprises. demande. Il établit les fiches d’apti-
tion directe avec la santé et la sécu- Le médecin du travail veille aux tude au poste de travail. Pour la
rité des salariés. Ils se déplacent, conditions d’hygiène, de sécurité et conduite d’engins auto portés (par
écoutent, regardent, expliquent, de conditions de travail et peut pro- exemple laveuses, balayeuses) la
partout où cela s’avère nécessaire. poser des mutations ou des trans- personne doit être reconnue apte à

43
Le médecin du travail détermine 4
l’aptitude au poste.

la conduite. Il en est de même pour même si l’infraction n’a pas provo-


les travaux en hauteur (figure 4). qué d’accident.
Le médecin du travail doit consa-
crer le tiers de son temps à des acti-
vités sur les lieux de travail. Il parti- Les services prévention
cipe aux réunions du CHSCT, à titre des Caisses régionales
consultatif, et peut effectuer avec d’assurance maladie
celui-ci des visites de chantier. Les services prévention des CRAM
ont pour mission de conseiller les
L’inspecteur du travail entreprises et de les inciter à la mise
Il est chargé du contrôle de l’appli- en œuvre de la prévention des
cation dans les entreprises des dis- risques professionnels.
positions législatives et réglemen- Chaque CRAM dispose d’un service
taires concernant le droit du travail de documentation et organise des
ainsi que l’hygiène et la sécurité. stages gratuits de formation sur dif-
Il peut dresser un procès-verbal férents thèmes de sécurité : gestes
lorsqu’une infraction est constatée, et postures, secourisme, ...

44
2.2. Accueil et formation des salariés

La formation du salarié va lui per-


mettre d’être instruit des précau-
tions à prendre pour assurer sa
propre sécurité et le cas échéant
celle des autres (figure 1). Elle se fait
en deux étapes : formation géné-
rale sur les risques liés au métier,
formation spécifique au poste de
travail.

F
Formation générale sur les
risques liés au métier
2 Une bonne formation générale
permet de prévenir
La formation générale est facilitée Produits chimiques
par un livret d’accueil où figurent les les risques liés au métier.
Pour chaque produit utilisé, l’entre-
consignes générales, les équipe- prise de propreté doit avoir une
ments individuels préconisés, les fiche de données de sécurité (FDS)
risques électriques, ... fournie par le fabricant ou le reven-
deur.
Risques électriques En cas de risque lors de l’utilisation,
Le travailleur doit posséder par sa la fiche de poste doit reprendre les Toute personne nouvelle
formation acquise la pleine connais- mesures de prévention qui figurent sur un chantier
sance des règles de sécurité à appli- dans la FDS. doit recevoir une formation
quer pour éviter les dangers d’ori- à la sécurité.
gine électrique dans l’exécution des 3
tâches qui lui sont confiées. Pour un
salarié de la propreté qui utilise les
installations électriques des clients,
qu’il connaît mal, la formation peut
être concrétisée par une habilitation
BO (voir chapitre 1.8).

Équipements de travail
Le chef d’établissement doit infor-
mer les salariés :
- des conditions d’utilisation ou de
maintenance,
- des conclusions tirées de l’expé-
rience acquise permettant de sup-
primer certains risques.

45
1. Logigramme pour la formation des salariés

46
Manutentions
Une formation aux gestes et pos-
tures de travail est importante pour
ces métiers.

Matériels
Pour certains matériels (mono-
brosse, auto laveuses, ...), une for-
mation adaptée doit être prévue
(figure 2) et des habilitations nomi-
natives délivrées.

F
Formation spécifique au poste
de travail sur le site
4 Connaître les conditions
de circulation et d’évacuation.
Le chef de l’entreprise de propreté
doit, avant le début des travaux et
sur le lieu même de leur exécution, - les dispositions à prendre en cas On trouvera en annexe 3 un
faire connaître à l’ensemble des sala- d’accident ou de sinistre, exemple de fiche de validation pour
riés qu’il affecte à ces travaux, les - les produits chimiques utilisés par la formation d’un nouvel embauché
dangers spécifiques et les mesures le client. ou d’un intérimaire.
pour les prévenir (figure 3).
Il s’agit d’assurer une formation au Postes présentant des risques
poste en s’appuyant sur le plan de particuliers pour les salariés en CDD
prévention. ou intérimaires
Les informations, enseignements et Une liste de ces postes est établie
Pour en savoir plus
instructions lui sont donnés dans sous la responsabilité du respon-
- Fiches de poste. Comment consti-
l’établissement en ce qui concerne : sable de l’entreprise de propreté
tuer des fiches de poste intégrant la
- les conditions de circulation et (par exemple travaux en hauteur,
sécurité. INRS, ED 20.
d’évacuation en cas de sinistre nettoyage sous tension, intervention
- Voir aussi la documentation indi-
(figure 4), en espace confiné). Pour ces risques
quée dans les chapitres sur le risque
- l’exécution du travail (fiches de particuliers, une formation renfor-
chimique et le risque électrique.
poste intégrant la sécurité), cée doit être prévue.

47
2.3. L’intervention chez le client :
le plan de prévention
L’intervention chez un client ajoute 2
aux risques propres à l’activité de Les différentes étapes
nettoyage les risques liés aux inter- pour la prise en compte
férences avec l’activité du client. de la sécurité.
Pour permettre de les prendre en
compte, il faut les intégrer pendant
toute la durée de l’opération, mais
aussi le plus en amont possible en L’appel d’offres
organisant les relations entre les dif-
férents partenaires (figure 1). La
réglementation précise que cette
organisation doit se faire en cinq
étapes (figure 2).

Réunion et visite préalables

I
Intégration des éléments rela-
tifs à la sécurité dans l’appel
d’offres Établissement du plan
Cette intégration est facilitée par : de prévention
- la description des travaux de net-
toyage à effectuer (en précisant les
travaux dangereux) et des modes
opératoires, dès lors qu’ils ont une
incidence sur l’hygiène et la sécu-
rité,
- la mise au point de mesures à
prendre par le chef de l’entreprise
de propreté (EP) si l’opération s’ef- Information du personnel
fectue de nuit ou dans un lieu isolé
ou à un moment où l’activité de
l’entreprise utilisatrice (EU) est inter-
rompue,
- le repérage des installations sani-
taires, les vestiaires et les locaux de
restauration mis à disposition de l’EP
et la définition des besoins en éner-
gie électrique : tension, puissance,
- le nombre prévisible de salariés
affectés et les horaires de travail... Suivi des interventions

48
1. Logigramme pour l’intervention d’une entreprise de propreté

49
O
Organisation de la réunion et
de l’inspection commune
les points de remplissage et de
vidage des seaux, l’évacuation des
S’il y a des nouveaux salariés, l’EP en
informe l’EU et assure leur forma-
déchets. tion sur le site en s’aidant du plan de
- L’EU convoque l’ensemble des
prévention.
responsables des entreprises qui
Une mise à jour du plan de pré-
participent à l’opération et leurs
sous-traitants éventuels. Le plus
souvent pour des opérations de
nettoyage des locaux, l’EP est la
L
Le plan de prévention
Lors de la réunion, l’EU et l’EP éla-
vention est faite par l’EU et l’EP si
nécessaire.
Le plan de prévention est mis à dis-
borent et signent un plan de pré- position de l’inspection du travail,
seule concernée.
vention écrit qui définit les mesures de la CRAM, des CHSCT et des méde-
- Quand ils existent, les CHSCT de qui doivent être prises en vue de cins du travail.
l’EU et de l’EP sont informés trois prévenir les risques pouvant résulter
jours avant. de l’interférence entre les activités,
- Lors de l’inspection commune, les les installations et les matériels. En Quelques définitions
points qui peuvent générer des d’autres termes, il s’agit du procès- - Opération : une ou plusieurs
risques d’interférences entre les acti- verbal de la réunion et de l’inspec- prestations de services ou de tra-
vités, les installations et matériels tion commune. vaux réalisées par une ou plusieurs
sont examinés (voir chapitre 1.10) : entreprises afin de concourir à un

L
dans le secteur d’intervention, sur même objectif.
les voies de circulation (ne pas - Risque d’interférence : risque sup-
oublier les véhicules de service et La formation sur le site plémentaire s’ajoutant aux risques
du personnel, les laveuses autopor- Après la réunion et avant le début propres à l’activité de chaque entre-
tées, les nacelles élévatrices), dans de l’opération, le responsable de l’EP prise et s’expliquant par la présence
les zones qui peuvent présenter des doit faire connaître à l’ensemble des d’installations, de matériel et d’acti-
dangers : incendie, nuisances phy- salariés, sur le lieu de l’opération, les vités de différentes entreprises sur
siques et chimiques, nettoyage sur dangers spécifiques et les mesures un même lieu de travail.
différents étages, ..., pour l’accès aux prises. Il commente et précise ce - Responsable délégué : personne
sanitaires, vestiaires, locaux de res- qui figure sur le plan de prévention. dotée par le chef d’entreprise de
tauration et local technique de l’EP, Le responsable de l’EU fait connaître l’autorité, de la compétence et des
pour l’adaptation des matériels de à ses salariés les dates d’interven- moyens nécessaires.
l’EP par rapport aux installations de tion et les risques inhérents à l’opé- - Entreprise utilisatrice (EU) : toute
l’EU. ration. entreprise d’accueil où une opéra-
- Lors de la réunion, l’EU et l’EP tion est effectuée par du personnel
appartenant à d’autres entreprises.
communiquent les consignes de
sécurité applicables à l’opération :
les procédures d’alerte, les règles de
circulation, les modes opératoires
S
Suivi de l’opération
S’il l’estime nécessaire, le respon-
Pour en savoir plus
- Intervention d’entreprises exté-
de l’EP, les matériels de l’EP ou pro- sable de l’EU organise avec le chef rieures. INRS, ED 757.
posés par l’EU, les coordonnées des de l’EP des inspections et réunions - L’accueil des entreprises de pro-
sous-traitants éventuels, la compati- périodiques. L’EP et les CHSCT peu- preté. Guide de prévention no 5.
bilité des produits de nettoyage de vent être aussi promoteurs de ce CRAM du Nord-Est.
l’EP avec les produits utilisés par l’EU, type de réunions.

50
2.4. Procédures d’alerte
et secourisme
En ce qui concerne les procédures En fonction des risques liés au tra- 2
d’alerte, l’EU et l’EP sont concernées vail ou à l’implantation (locaux de
différemment : les procédures sont travail sur plusieurs niveaux, ...), les
à mettre en œuvre par le client (EU) consignes d’évacuation pourront
et le responsable de l’EP doit infor- être prévues pour des effectifs infé-
mer son personnel des moyens à rieurs à 50 salariés.
mettre en œuvre pour déclencher
une alerte.
Quelle que soit la taille de l’entre-
prise et les risques liés au travail, les
procédures sont écrites : procédure
d’alerte en cas d’accident, procé-
F
Formation de sauveteurs
secouristes du travail
L’objectif souhaitable est d’avoir au
dure d’alerte en cas d’incendie et,
moins un secouriste (SST) par site.
éventuellement, procédure d’alerte
en cas de problème technique. Le programme de formation est fixé
par l’INRS.
La formation se déroule sur plu-

A
Alarme sonore
Pour les établissements de plus de
sieurs séances pour une durée de
12 heures dont 2 heures pour le
contrôle de comportement.
Indépendamment de son intérêt
En cas de brûlure, laver pendant
au moins 10 minutes.

50 salariés, il existe une alarme


sonore. Elle doit pouvoir se diffé- pour éviter l’aggravation de l’état
rencier des autres signaux sonores. des victimes et pour optimiser l’ar-
rivée des secours, cette formation
contribue à modifier le comporte-

C
Consigne d’évacuation et
d’utilisation du matériel d’ex-
ment des personnes faces aux
risques.
Par ailleurs, tout le personnel doit
M
Matériel nécessaire
- Des téléphones accessibles à tout
tinction être formé à la conduite à tenir en moment et à proximité desquels
Elles doivent exister pour les éta- cas d’accident (figures 1 et 2 et figurent les numéros d’appel avec le
blissements de plus de 50 salariés. annexe 8). code de sortie si les communica-
tions transitent par un standard.
- Éventuellement une couverture,
1 de la gaze, une poche de réfrigéra-
En cas d’accident...
tion.
- Affichage du nom des secouristes.

Pour en savoir plus :


- Programme de formation des sau-
veteurs secouristes du travail. INRS,
Protéger Alerter Rester à côté de la victime ED 1415.

51
2.5. Marche à suivre en cas d’accident

En cas d’accident, l’entreprise doit


faire le nécessaire pour que le sala-
L
La déclaration d’accident du
travail (DAT)
à la préparation de l’accident et à
l’établissement des statistiques).
rié soit pris en charge financière- Le salarié doit informer son Il est souhaitable que la DAT soit
ment mais elle se doit aussi d’en employeur dans les 24 heures de complétée par un document
tirer tous les renseignements pour tout accident qui lui serait arrivé, interne d’analyse (DIA) qui est un
éviter qu’un autre accident ne se sauf impossibilité justifiée. document de travail destiné à
produise dans des circonstances L’employeur doit envoyer dans les mettre en place des mesures de
similaires (figure 1). 48 heures, trois sur quatre des prévention pour traiter les causes à
La survenue d’un accident doit faire exemplaires de la DAT à la Caisse l’origine de l’accident. Pour mettre
l’objet d’une déclaration d’accident primaire d’assurance maladie (CPAM) en place un tel document, l’entre-
du travail (DAT). (la DAT est essentiellement destinée prise doit s’interroger sur :

1. Procédure en cas d’incident ou d’accident du travail

52
- la diffusion du document, més (siège et nature de la lésion,
- qui renseignera le document, affectation, horaires de travail,
- le contenu du document. ancienneté au poste et dans l’en-
treprise) et, lorsque cela n’est pas
possible, les questions ouvertes

L
Le salarié intérimaire
En cas d’accident survenu à un sala-
seront orientées.

rié intérimaire, l’entreprise utilisa-


trice prévient l’entreprise de travail
temporaire dans les 24 heures à
E
En cas d’incident
S’il s’agit d’un incident, l’intérêt pour
l’aide du document intitulé : infor- la prévention des risques profes-
mation préalable. sionnels peut être tout aussi impor-
L’entreprise de travail temporaire tant, mais il est nécessaire que tout
rédige une DAT dans les 48 heures le personnel en perçoive bien la rai-
(voir ci-dessus). L’analyse d’un acci- son d’être pour que ces incidents
dent survenu à un salarié intérimaire soient effectivement signalés. Il faut
sera faite dans les mêmes conditions en outre que l’objectif exclusif de
que pour un salarié de l’entreprise la procédure soit la mise en place
utilisatrice. de mesures de prévention. La
De même il peut être enrichissant recherche de responsabilités et a
d’intégrer ces accidents dans les sta- fortiori de culpabilité est un frein
tistiques annuelles du rapport du dans la démarche préventive, du fait
CHSCT, quand il existe. qu’elle limite l’étude à la recherche
des erreurs humaines.

L
Le document interne d’ana-
lyse
Pour en savoir plus
Document CERFA 603682. Les docu-
(voir exemple en annexe 5) ments CERFA sont disponibles dans
Il est important qu’il puisse être ren- les Caisses primaires d’assurance
seigné le plus rapidement possible maladie.
en utilisant des questionnaires fer-

53
2.6. Coût du risque et tarification

L
La prévention des accidents
du travail peut être aussi une
Exemple de comportement entraînant des risques

source d’économie risque de choc électrique


Imaginons le cas d’un agent de pro-
preté ayant la fâcheuse habitude de risque d’accident
débrancher les appareils électriques du travail
en tirant sur le cordon. Les consé- habitude de débrancher
quences de ce comportement peu- l’appareil en tirant
vent être diverses : apparition pro- sur le cordon
gressive d’une zone dénudée et risque de panne
facteur de risque ou de dégradations
risque de choc électrique, mise en
panne de l’appareil, arrachement de diverses
la prise murale. Ce scénario peut
être représenté comme dans la risque de défaut
de qualité
figure 1.
1
Prévention des accidents du travail
et amélioration de la qualité sont
deux démarches compatibles et le
plus souvent liées. Elles concourent
à l’amélioration de la performance
durable de l’entreprise.
dépenses occasionnées par les acci- fiée en début d’année aux entre-
dents du travail et les maladies pro- prises. Cependant, pour limiter l’im-
fessionnelles survenus dans les portance des variations, le coût des

D
De la DAT (déclaration d’acci-
dent du travail) au taux de
entreprises. Cependant l’application
de cette règle quelque soit l’effectif
de l’entreprise pourrait être très
pénalisante pour les plus petites, ce
accidents pris en compte dans les
calculs est celui des trois dernières
années connues (figure 2).
cotisation accidents du travail
(voir annexes 6 et 7) qui justifie l’existence des trois Modes de tarification
modes de tarification (figure 3). (figure 3)
Les cotisations accidents de travail
et maladies professionnelles sont - Assurer une solidarité profes- - Tarification collective : lorsque
dues uniquement par l’employeur. sionnelle. l’effectif de l’entreprise est inférieur
Elles sont le produit du taux notifié Les dépenses sont regroupées au à 10.
par la Caisse régionale d’assurance plan national par activité afin qu’un
maladie par la masse salariale dépla- taux collectif soit calculé pour cha- - Tarification individuelle : lorsque
fonnée. cune d’elles. l’effectif de l’entreprise est égal ou
supérieur à 200 (250 en 1999).
Objectifs du système de tarification Règles de tarification - Tarification mixte : pour des effec-
- Inciter les employeurs à faire de la - Le mode de tarification dépend tifs intermédiaires. Le taux notifié
prévention. de l’effectif national de l’entreprise. est obtenu en additionnant une
Le taux de cotisation applicable est - La cotisation est calculée chaque fraction du taux collectif et une frac-
directement lié au montant des année pour chaque agence et noti- tion du taux individuel.

54
2 Calcul de la cotisation à partir des trois dernières années connues Formules de calcul
- Taux brut (individuel ou collec-
tif).
(somme des coûts générés
par les accidents) × 100
taux brut =
salaires totaux

- Taux net
taux net = (taux brut + majoration trajet)
× (1 + charges) + majoration forfaitaire

- Majoration trajet = taux brut tra-


jet national.
Ce taux, le même pour toutes les
entreprises, correspond au risque
d’accident lors des trajets (aller et
retour) entre le lieu de travail et le
domicile ou le lieu habituel des
repas.

3 Taux de cotisation suivant la taille de l’établissement - Les charges correspondent aux


frais de gestion, de rééducation pro-
fessionnelle, de prévention, ..., mais
aussi à des compensations à l’inté-
rieur même du régime de répara-
tion des ATMP.

- La majoration forfaitaire sert à


compenser les déficits de certains
régimes (mines, agriculture, ...).

Les entreprises au taux mixte ou


individuel peuvent comparer le taux
qui leur est notifié au taux collectif
de leur groupement d’activité. Elles
peuvent ainsi se situer par rapport
aux autres entreprises de propreté.
De la même façon, il est possible
de comparer les niveaux de risque
de différentes activités.

55
Exemples de taux collectifs nets 1997

Code Groupements d’activités Taux


74.7Z C nettoyage 3,50
90.0AA assainissement 5,20
65.1AA organismes financiers 1,00
45.3EA plomberie, installations sanitaires 5,10

L
Le coût indirect des accidents
du travail
- temps passé aux enquêtes d’acci-
dents, aux rapports, ...,
Un accident du travail est toujours - embauche et formation de rem-
accompagné de perturbations plaçants,
diverses, qui ont un coût pour l’en- - rendement inférieur de la victime
treprise. On peut citer : à son retour,
- complément de salaire versé au - perte de client,
salarié accidenté, ...
- dégâts aux bâtiments et aux équi- L’ensemble de ces coûts est qualifié
pements, de coût indirect de l’accident. Son
- pertes de produits et de matières, montant est au moins égal, et par-
- pertes dues à la non qualité, fois très supérieur, à son coût direct
- amendes, dépenses de location (montant de la cotisation accidents
de matériel en urgence, du travail).

56
A nnexes

Fiche produit
Principales vérifications périodiques réglementaires
Exemple de fiche de validation pour la formation
Liste des travaux nécessitant des dispositions particulières
Exemple de document interne d’analyse d’accident du travail
De la déclaration d’accident du travail au compte employeur
Du compte employeur au taux de cotisation
Premiers soins en cas d’accident avec des produits de nettoyage
Résultats de l’analyse de 940 accidents du travail

57
Annexe 1

Fiche produit
Exemple de fiche de produit établie à partir de la fiche de données de sécurité

DESQUAMOX
B 101

DÉFINITION PRÉCAUTIONS À OBSERVER


Liquide acide pour détartrage du cuvette WC et Rincer après emploi.
urinoirs. Ne jamais utiliser sur surfaces chromées, et en général
métalliques, sur l’émail.
COMPOSITION Ne jamais utiliser sur les pierres calcaires.
Produit essentiellement composé d’un acide et de Ne jamais mélanger avec un autre produit, en particu-
tensio-actifs, contient un inhibiteur de corrosion et un lier l’eau de javel (dégagement de gaz toxique).
parfum. Ne pas respirer les aérosols.
Port de gants appropriés.
CARACTÉRISTIQUES
Dangereux, contient de l’acide chlorhydrique.
Liquide limpide parfumé
Respecter les précautions d’emploi.
pH produit pur : 0,05
Densité : 1,005 ± 0,005 CONDITIONNEMENT
Produit conforme à la législation relative à la biodé- Bidon de 5 l.
gradabilité. Stocker les emballages bien fermés.
HYGIÈNE, SÉCURITÉ, PREMIERS SECOURS
CHAMP D’APPLICATION
Inhalation : dégage des vapeurs nocives.
Détartrage des cuvettes WC et urinoirs très encrassés.
En cas de contact avec la peau, laver immédiatement
Élimination des résidus calcaires, des tâches de rouille.
et abondamment avec de l’eau.
Redonne un bel éclat.
En cas de lésions, consulter un médecin.
MODE D’EMPLOI En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement
Pulvériser le DESQUAMOX pur sur les parois à l’aide et abondamment avec de l’eau et consulter un spécia-
d’un pulvérisateur réservé à cet effet. liste.
Laisser agir 2 à 3 minutes. Ingestion : provoque de graves brûlures. Appeler immé-
Récurer, si nécessaire, avec scotch brite vert. diatement un médecin.
Rincer abondamment. NE PAS FAIRE VOMIR.

58
Annexe 2

Principales vérifications périodiques réglementaires pour les matériels les plus utilisés
dans les entreprises de propreté1

Matériels Intervention Fréquence Qualification Textes de référence

Appareils motorisés - examen de l’état de - semestriel - personne qualifiée Arrêté du 9 juin 1993,
conçus pour le trans- conservation art. 6.9.23
port de personnes ou - essai de fonctionne-
pour l’élévation de ment
postes de travail
(nacelles, échafaudages
volants, ...)2
Échafaudage fixe ou - examen de confor- - avant d’autoriser l’uti- - personne compé- Décret no 65-48 du
mobile mité lisation de l’échafaudage tente désignée par le 8 janvier 1965 modifié,
par le personnel chef d’établissement art. 22.107
- examen - trimestriel - personne compé- Décret no 65-48 du
tente 8 janvier 1965 modifié,
art. 139

Échelles3 (ensemble, - contrôle visuel - semestriel - spécialiste faisant par- Arrêté du 15 juillet
montants, échelons, tie ou non du person- 1963, art. 7
graissage) nel
Appareils électriques - vérification - annuelle - organisme agréé ou Décret no 88-1056 du
mobiles personne qualifiée sous 14 novembre 1988,
certaines conditions modifié, art. 53
EPI (casques, lunettes, - vérification du main- - avant attribution à un Décret no 65-48 du
chaussures, gants, har- tien en état d’utilisation nouvel utilisateur 8 janvier 1965 modifié,
nais, ...). Pour les harnais, immédiate et nettoyage art. 16
voir aussi la rubrique
suivante
Système de protection - vérification de l’état - annuel - personne qualifiée Code du travail art.
individuelle contre les général des coutures et - sur mise en demeure appartenant ou non à R. 233-42-2, arrêté du
chutes de hauteur (har- des modes de fixation de l’inspecteur du tra- l’établissement 19 mars 1993, art. 1, 2
nais) - contrôle du respect vail
des instructions de
stockage
- contrôle de validité
Véhicule routier > 3,5 t - visite périodique - annuelle - DRIRE Code de la route,
art. 119

Véhicule routier < 3,5 t - contrôle technique - tous les deux ans - organisme agréé Code de la route

1. Les vérifications lors de la mise en service ne sont pas indiquées dans ce tableau.
2. Les échafaudages volants sont également soumis aux différentes vérifications prévues par l’arrêté du 9 juin 1993.
3. Il est recommandé de vérifier le bon état d’une échelle avant chaque utilisation, les vérifications périodiques n’apportant pas une garantie suffisante.

59
Annexe 3

Exemple de fiche de validation pour la formation d’un nouvel embauché ou d’un intérimaire

ENTREPRISE : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
SALARIÉ : Nom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Intérimaire ▫
CDD ▫
CDI ▫

1. Formation générale aux risques et consignes de l’entreprise


Durée : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Date : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Par M. : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

2. Formation spécifique au poste de travail sur le site


Lieu de travail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Durée : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Date : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Par M. : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Temps de travail en binôme :
Durée : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Date : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Par M. : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Je soussigné(e) M………………… reconnaît avoir été formé(e) dans les conditions précisées ci-dessus.
Signature

Documents utilisés pour la formation : livret d’accueil ▫


fiche de poste ▫
plan de prévention ▫
autre document ▫. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

60
Annexe 4

Liste de travaux nécessitant des dispositions particulières

• Surveillance médicale spéciale (arrêté du 11 juillet 1977)


Les travaux comportant la préparation, l’emploi, la manipulation ou l’exposition aux agents suivants

▫ fluor ▫ peintures et vernis par pulvérisation ▫ travaux en équipes alternantes de nuit


▫ chlore ▫ air comprimé ▫ travaux sur standards téléphoniques
▫ brome ▫ outils pneumatiques à main et terminaux à écran
▫ iode ▫ travaux effectués dans les égouts ▫ travaux concernant les denrées
▫ phosphore ▫ travaux effectués dans les abattoirs alimentaires
▫ arsenic ▫ dépouilles animales ▫ travaux exposant à un niveau de bruit
▫ sulfure de carbone ▫ collecte et traitement des ordures supérieur à 85 décibels
▫ oxychlorure de carbone ▫ hautes températures
▫ acide chromique ▫ travaux dans les chambres Agriculture :
▫ bioxyde de manganèse frigorifiques ▫ bromure de méthyle
▫ plomb ▫ oxyde de carbone (émanations) ▫ paraquat
▫ mercure ▫ essence ou du méthanol (fabrication) ▫ travaux spécialisés de désinfection
▫ glucine et ses sels ▫ poussières de silice, amiante, ardoise ▫ travaux de désinfection
▫ benzène et homologues ▫ poussières de bois et antimoine ▫ travaux de chargement des navires
▫ phénols et naphtols ▫ polymérisation du chlorure de vinyle céréaliers
▫ hydrocarbures et dérivés ▫ cadmium ▫ manutention manuelle charges
▫ brais, goudrons, huiles minérales ▫ poussières de fer et métaux durs > 55 kg
▫ rayons X, substances radioactives ▫ substances hormonales

• Postes nécessitant une formation technique spécifique liée au poste de travail ou aux matériels utilisés
▫ agents biologiques ▫ équipements de protection ▫ surveillance des personnes effectuant
▫ appareils élévateurs individuelle (contrôle) des travaux dangereux
▫ appareils de levage ▫ électricité (habilitation) ▫ téléphériques (entretien)
▫ appareils à rayon X ▫ explosifs ▫ transport des personnes
▫ ascenseurs, monte-charge (examen) ▫ grues de chantiers ▫ transport des matières dangereuses
▫ benzène ▫ gaz comprimé, liquéfié, dissous ▫ animaux dangereux
▫ bruit > 85 dB sur 8 h 00 ▫ gaz de fumigation ▫ travaux en milieu hyperbare
▫ centrifugeuses (examen) ▫ manutention manuelle de charges ▫ vapeur (appareil à pression)
▫ chariots automoteurs ▫ organes en mouvement (entretien) ▫ haute pression
▫ conduite de véhicules ▫ pistolets de scellement
▫ cuves, bassins et réservoirs (examen) ▫ plomb métallique
▫ échafaudages (montage) ▫ rayonnements ionisants
▫ engins de chantier ▫ scaphandriers
▫ équipements de travail et installations ▫ surveillance des installations
(maintenance, entretien électriques

• Liste des travaux dangereux pour lesquels il est établi par écrit un plan de prévention
Ces travaux sont énumérés dans l’arrêté du 19 mars 1993 fixant, en application de l’article R. 237-8 du Code du travail.

• Travaux interdits (sauf production en vase clos) aux intérimaires et CDD


Ces travaux sont énumérés par arrêté du 8 octobre 1990 modifié.

• Liste des travaux nécessitant une formation renforcée à la sécurité pour les intérimaires et CDD
La liste de ces travaux est établie sous la responsabilité du responsable de l’entreprise de propreté (par exemple travaux en hauteur, net-
toyage sous tension, intervention en espace confiné, ...).

61
Annexe 5

Exemple de document interne d’analyse d’accident du travail

Société : Agence :
Date de l’accident : Heure :
Lieu de l’accident :

ACCIDENTÉ(E)

Nom : Prénom :
Nationalité : Sexe :
Qualification : Age :
Affectation ou poste de travail :
Horaire de travail le jour de l’accident : de .… h, à … h, de … h, à .… h
Durée de l’absence (si arrêt de travail) :
Nom du (ou des) témoin(s) :

NATURE DES LÉSIONS


Coupure  Fracture  Inflammation 
Piqûre  Entorse  Intoxication 
Contusion  Douleur  Corps étranger dans l’œil 
Commotion  Lumbago  Autres (préciser) : 

SIÈGE DES LÉSIONS

Marquez d’une croix sur les silhouettes l’endroit de la blessure

62
ÉLÉMENTS MATÉRIELS
Chute de plain-pied  Manutention manuelle  Machines 
Chute de hauteur  Utilisation d’un outil  Véhicules 
Chute dans les escaliers  Utilisation d’un produit  Autres (préciser) : 

RÉCIT ET CIRCONSTANCES DE L’ACCIDENT


Récit de l’accident : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
........................................................................................................
........................................................................................................
........................................................................................................
........................................................................................................

Informations complémentaires (en rapport avec les circonstances de l’accident) sur les matériels utilisés (outils,
machines, produits, ...), les tâches (travail réalisé par rapport au travail prévu, contrainte temporelle, ...), les personnes
(qualification, ancienneté, formation au poste, ...) l’environnement (état des sols, encombrement, relations de tra-
vail, ...).
........................................................................................................
........................................................................................................
........................................................................................................
........................................................................................................
........................................................................................................

CAUSES ET MESURES DE PRÉVENTION


Causes sur lesquelles on peut Mesures de prévention
agir (liées aux matériels, (concernant le matériel, Responsable de la réalisation
aux tâches, aux personnes, la formation, l’information, et délai
à l’environnement, ...) l’organisation, ...)
…………………………………… …………………………………… ……………………………………
…………………………………… …………………………………… ……………………………………
…………………………………… …………………………………… ……………………………………
…………………………………… …………………………………… ……………………………………
…………………………………… …………………………………… ……………………………………
…………………………………… …………………………………… ……………………………………

Joindre croquis, schéma, photo...


Nom et signature du rédacteur de ce compte rendu :

63
Annexe 6

De la déclaration d’accident du travail (DAT) au compte employeur


Dossier employeur
DAT 1 2 3
L’employeur a l’obligation de déclarer (à l’aide de la DAT),
tout accident du travail porté à sa connaissance.
4
Il peut faire accompagner sa déclaration de réserves
concernant la réalité ou le caractère professionnel
de l’accident.
{
CPAM
Caisse Primaire d’Assurance Maladie
DAT 3 transmise
reconnaissance du caractère
à l’inspection du travail
professionnel de l’accident
(recours possibles)
paiement des prestations

DAT 2 CRAM Caisse Régionale d’Assurance Maladie


imputation au « compte employeur »
calcul du taux de cotisation
élaboration des statistiques

5e et dernier feuillet
de ce compte
employeur 1995.
IPP < à 10 %
capitaux représentatifs
des IPP > à 10 %
imputation sur l’année

total des coûts générés par les accidents


pour l’année 1993.
Toute entreprise peut obtenir la communication de son « compte employeur » qui est automatiquement communiqué à
celles dont l’effectif est supérieur à 10 salariés.

64
Annexe 7

Du compte employeur au taux de cotisation ATMP

Dès que l’effectif de l’entreprise dépasse 10 salariés, la Caisse régionale d’assurance maladie utilise les données du
compte employeur pour calculer le taux de cotisation ATMP.
Exemple de calcul. Cas d’une agence d’entreprise de propreté dont l’effectif national est supérieur à 200. La tarifi-
cation est dite individuelle et s’applique à chaque agence quel que soit son effectif.

1994

1993

Commentaires
total des coûts sur les 3 années 332 339 F
total des salaires versés 58 925 126 F
332 339 × 100
taux brut propre = 0,5640
58 925 126
taux net (0,564 + 0,34) × 1,42 + 0,35 = 1,69
voir page ……
Règle destinée à limiter les variations annuelles : si le taux de l’année précé-
dente est inférieur à 4 %, la baisse ne peut excéder 0,8 %.
D’où taux notifié : 2,60 – 0,8 = 1,80.
Ce taux s’applique sur la totalité de la masse salariale de l’année en cours.
D’une façon générale, les taux ne peuvent varier, d’une année sur
l’autre, de plus de 25 % à la hausse et de plus de 20 % à la baisse.
Des règles particulières de tarification existent pour l’Alsace et la
Moselle.

65
Annexe 8

Premiers soins en cas d’accident avec des produits de nettoyage

Brûlure chimique Projection oculaire Absorption


Inhalation, asphyxie
cutanée de produit par la bouche

Attention Éviter lors de l’intervention une contamination des secouristes

Que faire ? 1. Placer la zone tou- 1. Laver immédiate- Retirer la victime de la 1. Rassurer la victime
chée sous l’eau cou- ment à l’eau tiède zone dangereuse. 2. En cas de malaise ou
rante (douche de œil ouvert En cas de malaise asso- de vomissements
sécurité si possible) 2. En faisant ruisseler cié, allonger la victime spontanés, placer la
2. Pendant 10 min au l’eau à faible débit sur le côté en position victime en position
moins 3. Pendant 15 min latérale de sécurité latérale de sécurité
3. Retirer les vête-
ments souillés sous
l’eau

Aucun autre geste ne doit être entrepris sans un avis médical préalable.
Identifier le produit en cause, recueillir le nom du produit et du fabricant. Décoller les étiquettes si possible

Voir le médecin Consulter un médecin Consulter d’urgence un Alerter le SAMU (no appel 15)
médecin ophtalmologue ou les pompiers (no appel 18)
Donner les coordonnées et l’adresse
complète du lieu de l’accident

66
Annexe 9

Résultats de l’analyse de 940 accidents du travail dans des entreprises de propreté

Cette analyse a été réalisée par l’INRS en 1997 à partir du dépouillement de 940 déclarations d’accidents (ou d’en-
quêtes accidents) provenant de huit établissements essentiellement basés en région parisienne. Les résultats com-
plets de cette étude sont publiés dans la revue de l’INRS Travail et sécurité juillet 1998.

Répartition par processus d’accident


Chutes de plain-pied 14 %
Faux mouvements et douleurs 14 %
Coupures, piqûres 10 %
Heurts 9%
Chocs 9%
Écrasement et coincement 9%
Chutes de hauteur (escaliers exclus) 9%
Chutes dans les escaliers 9%
Brûlures 6%
Autres 11 %

Répartition par matériels totalisant plus de 10 accidents


Escaliers 98
Produits chimiques 74
Sols 61
Portes 45
Mobiliers 38
Poubelles et sacs poubelles 34
Échelles, escabeaux 28
Cartons, caisses, containers 21
Chariots 17
Monobrosses 17
Aspirateurs, autolaveuses 16
Véhicules routiers 15
Toitures 13

67
Index alphabétique

Accident de trajet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Gants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39


Accident de travail. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Habilitation électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
Accueil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Harnais. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Adaptateur différentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Inspection du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
Animateur d’entreprise en sécurité routière Intérimaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
(AESR) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Issue de secours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Bouchons d’oreille. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Lunettes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). . 52 Manutention manuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Caisse régionale d’assurance maladie (CRAM) . 44 Médecin du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Chariot. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Monobrosse. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Chaussures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 Nacelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Circulation dans l’établissement . . . . . . . . . . . 14 Organisation de la sécurité . . . . . . . . . . . . . . . 41
Circulation routière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Organisation du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Classe d’isolation (électrique) . . . . . . . . . . . . . 31 Piqûre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Comité d’hygiène, de sécurité Plan de prévention. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
et des conditions de travail (CHSCT) . . . . . . . . 42
Plaque de firme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Compte employeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
Posture de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Conditionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Premiers soins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66
Consignation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Procédures d’alerte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Contrat à durée déterminée (CDD) . . . . . . . . 47
Produit de nettoyage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Coupure. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Produit chimique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Déclaration d’accident du travail (DAT). . . . . . 52
Risque électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
Document interne d’analyse d’accident . . . . . 62
Dossier d’intervention ultérieure sur l’ouvrage 20 Risque infectieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Échafaudage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Sac poubelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Échelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Sauvetage et secourisme du travail (SST). . . . . 51
Éclairage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Seringue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Élévateur de personnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Entreprise extérieure (EE) . . . . . . . . . . . . . . . . 50 Tarification (des accidents du travail) . . . . . . . 54
Entreprise utilisatrice (EU) . . . . . . . . . . . . . . . . 48 Taux de cotisation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
Équipement de protection individuelle (EPI) . . 38 Toiture (travaux sur). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Équipement à jets d’eau. . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Travail isolé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Escabeau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Travaux dangereux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Escalier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Travaux en hauteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
Étiquetage (des produits) . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Travaux interdits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Fiche de données sécurité (FDS) . . . . . . . . . . . 23 Vaccination . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Fiche produit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 Véhicule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Formation à la sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45 Vérification périodique (des matériels). . . . . . 59

68
NOTES PERSONNELLES

69
NOTES PERSONNELLES

70
NOTES PERSONNELLES

71
IMPRESSION, BROCHAGE
IMPRIMERIE CHIRAT
42540 ST-JUST-LA-PENDUE
DÉCEMBRE 2003
DÉPÔT LÉGAL 2003 N° 9849
L’Institut national de recherche et de sécurité Pour commander les films (en prêt), les brochures et les affiches de l’INRS,
L’Institut national de recherche et de sécurité adressez-vous au service prévention de votre CRAM ou CGSS.
(INRS) est une association déclarée sans but
lucratif (loi du 1er juillet 1901), constituée sous
l’égide de la Caisse nationale de l’assurance Services prévention des CRAM
maladie. Il est placé sous la tutelle
des pouvoirs publics et le contrôle financier ALSACE-MOSELLE BRETAGNE NORD-EST
de l’État. Son conseil d’administration est (67 Bas-Rhin) (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère, (08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne,
35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 52 Haute-Marne, 54 Meurthe-et-Moselle,
composé en nombre égal de représentants 14 rue Adolphe-Seyboth
236 rue de Châteaugiron 55 Meuse, 88 Vosges)
du Mouvement des entreprises de France BP 392 81 à 85 rue de Metz
67010 Strasbourg cedex 35030 Rennes cedex
et des organisations syndicales de salariés. tél. 02 99 26 74 63 54073 Nancy cedex
tél. 03 88 14 33 00 tél. 03 83 34 49 02
fax 03 88 23 54 13 fax 02 99 26 70 48
L’INRS apporte son concours aux services fax 03 83 34 48 70
ministériels, à la Caisse nationale (57 Moselle) CENTRE
de l’assurance maladie, aux Caisses (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre, NORD-PICARDIE
3 place du Roi-George 37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret) (02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise,
régionales d’assurance maladie, aux comités BP 31062 62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
36 rue Xaintrailles
d’hygiène, de sécurité et des conditions 57036 Metz cedex 1 11 allée Vauban
45033 Orléans cedex 1
de travail, aux entreprises, enfin à toute tél. 03 87 66 86 22 tél. 02 38 79 70 00 59662 Villeneuve-d’Ascq cedex
personne, employeur ou salarié, qui fax 03 87 55 98 65 fax 02 38 79 70 30 tél. 03 20 05 60 28
s’intéresse à la prévention. L’INRS recueille, fax 03 20 05 63 40
élabore et diffuse toute documentation (68 Haut-Rhin) CENTRE-OUEST
intéressant l’hygiène et la sécurité du travail : 11 avenue De-Lattre-de-Tassigny (16 Charente, 17 Charente-Maritime, NORMANDIE
brochures, dépliants, affiches, films, BP 488 19 Corrèze, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres, (14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche,
68020 Colmar cedex 86 Vienne, 87 Haute-Vienne) 61 Orne, 76 Seine-Maritime)
renseignements bibliographiques... Il forme 4 rue de la Reynie Avenue du Grand-Cours, 2022 X
des techniciens de la prévention et procède tél. 03 89 21 62 20
fax 03 89 21 62 21 87048 Limoges cedex 76028 Rouen cedex
en son centre de recherche de Nancy aux tél. 05 55 45 39 04 tél. 02 35 03 58 21
études permettant d’améliorer les conditions fax 05 55 79 00 64 fax 02 35 03 58 29
AQUITAINE
de sécurité et l’hygiène de travail. (24 Dordogne, 33 Gironde,
40 Landes, 47 Lot-et-Garonne, ÎLE-DE-FRANCE PAYS DE LA LOIRE
Les publications de l'INRS sont distribuées 64 Pyrénées-Atlantiques) (75 Paris, 77 Seine-et-Marne, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire,
par les Caisses régionales d'assurance 80 avenue de la Jallère 78 Yvelines, 91 Essonne, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
33053 Bordeaux cedex 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis, 2 place de Bretagne
maladie. Pour les obtenir, adressez-vous 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise)
tél. 05 56 11 64 00 BP 93405, 44034 Nantes cedex 1
au service prévention de la Caisse régionale 17-19 place de l’Argonne tél. 02 51 72 84 00
fax 05 56 39 55 93
de votre circonscription, dont vous trouverez 75019 Paris fax 02 51 82 31 62
l’adresse en fin de brochure. tél. 01 40 05 32 64
AUVERGNE
fax 01 40 05 38 84 RHÔNE-ALPES
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire,
63 Puy-de-Dôme) (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme,
48-50 boulevard Lafayette LANGUEDOC-ROUSSILLON 38 Isère, 42 Loire, 69 Rhône,
63058 Clermont-Ferrand cedex 1 (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
Les Caisses régionales d’assurance maladie 48 Lozère, 66 Pyrénées-Orientales) 26 rue d’Aubigny
tél. 04 73 42 70 22
Les Caisses régionales d’assurance maladie 29 cours Gambetta 69436 Lyon cedex 3
fax 04 73 42 70 15
disposent, pour diminuer les risques 34068 Montpellier cedex 2 tél. 04 72 91 96 96
professionnels dans leur région, tél. 04 67 12 95 55 fax 04 72 91 97 09
BOURGOGNE et FRANCHE-COMTÉ
d’un service prévention composé fax 04 67 12 95 56
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura,
d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs 58 Nièvre, 70 Haute-Saône, SUD-EST
de sécurité. Par les contacts fréquents que 71 Saône-et-Loire, 89 Yonne, MIDI-PYRÉNÉES (04 Alpes-de-Haute-Provence,
90 Territoire de Belfort) (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, 05 Hautes-Alpes, 06 Alpes-Maritimes,
ces derniers ont avec les entreprises, ils sont ZAE Cap-Nord 32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 13 Bouches-du-Rhône, 2A Corse Sud,
à même non seulement de déceler les risques 38 rue de Cracovie 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne) 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
professionnels particuliers à chacune d’elles, 21044 Dijon cedex 2 rue Georges-Vivent 35 rue George
mais également de préconiser les mesures tél. 03 80 70 51 22 31065 Toulouse cedex 9 13386 Marseille cedex 5
préventives les mieux adaptées aux différents fax 03 80 70 51 73 tél. 05 62 14 29 30 tél. 04 91 85 85 36
postes dangereux et d’apporter, par leurs fax 05 62 14 26 92 fax 04 91 85 75 66
conseils, par la diffusion de la documentation
éditée par l’Institut national de recherche
et de sécurité, une aide particulièrement
efficace à l’action des comités d’hygiène, Services prévention des CGSS
de sécurité et des conditions de travail.
GUADELOUPE GUYANE LA RÉUNION MARTINIQUE
Immeuble CGRR Espace Turenne Radamonthe 4 boulevard Doret Quartier Place-d’Armes
Rue Paul-Lacavé Route de Raban, BP 7015 97405 Saint-Denis cedex 97210 Le Lamentin cedex 2
97110 Pointe-à-Pitre 97307 Cayenne cedex tél. 02 62 90 47 00 tél. 05 96 66 51 31
tél. 05 90 21 46 00 tél. 05 94 29 83 04 fax 02 62 90 47 01 05 96 66 51 33
fax 05 90 21 46 13 fax 05 94 29 83 01 fax 05 96 51 81 54
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS,
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Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction,
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La violation des droits d’auteur constitue une contrefaçon punie d’un emprisonnement de deux ans
et d’une amende de 150 000 euros (article L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle).

© INRS, 2003. Maquette : Michèle Billerey. Dessins : Alain Cicerone, Frédéric Causse. Photo de couverture : Lido
Cette brochure décrit les principaux
risques de la profession et indique
des moyens de prévention
à mettre en œuvre en privilégiant
la protection collective. Elle traite
aussi de la manière d’organiser
la sécurité dans l’entreprise
de propreté et chez le client,
notamment par l’élaboration
de plans de prévention.
Elle est destinée principalement
aux cadres et agents de maîtrise
des entreprises de propreté.
Elle peut être utilisée également
par ceux qui ont à prendre
en compte les risques
professionnels : comité
d’hygiène, de sécurité
et des conditions de travail,
salariés des entreprises
de propreté, responsables
des entreprises clientes…
Elle a été élaborée par un groupe
de travail composé à la fois de spécialistes
de la prévention des Caisses
régionales d’assurance
maladie et de l’Institut national
de recherche et de sécurité
et de représentants
de la profession qui ont en charge
la fonction sécurité dans leur entreprise.

Les entreprises
de propreté
Prévention des risques

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00
• •
Fax 01 40 44 30 99 Internet : www.inrs.fr e-mail : [email protected]

Édition INRS ED 818


1re édition (1998) • réimpression décembre 2003 • 3 000 ex. • ISBN 2-7389-0685-0

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