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1.2. Le Vent Et L'Étouffement

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Le discours poétique présente la fureur comme un état latent, profondément ancré dans

le peuple évoqué. Le ‘’sommeil de volcan’’ suggère que sous la surface, il y a une énergie
explosive, une colère qui, une fois éveillée, peut entraîner des conséquences dévastatrices. Les
‘’vents en furie’’ symbolisent non seulement un élément naturel, mais aussi un sentiment
collectif qui se déchaîne contre l’injustice subie par ce peuple. Ils portent un ‘’ressentiment’’
qui n’est pas seulement personnel, mais qui s’inscrit dans une histoire et une lutte collective.
Enfin, la destruction des "chants des cœurs défaits’’ évoque une perte culturelle et spirituelle,
un effacement de l’identité face à la violence. La fureur est ainsi présentée comme une
réaction nécessaire à cette oppression, une force qui, bien que destructive, est aussi porteuse
d’une vérité et d’une résistance. En somme, le discours poétique explore la complexité de la
fureur, la reliant à des émotions profondes, à une histoire collective et à une dynamique de
lutte.

Ainsi, après avoir exploré l'analyse figurative de l'air et son rapport à la colère, il
convient de se pencher sur une autre dimension de cette atmosphère symbolique : celle du
vent. Alors que l'air, dans sa représentation, évoque des émotions intenses et souvent
réprimées, le vent, en revanche, prend un rôle plus actif et perturbateur. Il devient le vecteur
d'une oppression palpable, agissant comme un symbole de l'étouffement ressenti par le
peuple. Cette transition de la colère individuelle à l'étouffement collectif nous permet
d'interroger comment le vent, en tant qu'élément naturel, se fait le reflet des luttes sociales et
des frustrations accumulées. En d'autres termes, alors que l'air évoque une turbulence interne,
le vent révèle une dynamique externe, façonnant les interactions et les ressentis au sein de la
communauté. Nous allons donc examiner comment Marshall Kissy utilise cette métaphore du
vent pour illustrer les tensions sociales et les luttes d'un peuple en quête de liberté.

1.2. LE VENT ET L’ÉTOUFFEMENT

Le discours du chaos chez Kissy apparait comme une poésie de la satire de l’existence
mise en déroute par les acteurs de la société et surtout les politiques. Ses écrits bien que
teintés d’optimisme paris sur la présentation morbide de la description pour véhiculer un
message parfois qualifier de parjure. En cela, le caractère des figures du corps qui
s’enchevêtrent au croisement de plusieurs phénomènes sémiotiques permettent de construire
un discours de dérision mais plus loin de désillusion :
Amère est la mer
Amère est la mer des projectiles sanglants
Des canons cinglants
Qui firent de la Mère une terre d'infortune
Une belvédère de rêves inertes
Où des haines cauteleuses entonnaient des requiem
Pour mille tombes
Pour des trombes d'hécatombes

Amère est la mer des balles tribales


Qui sifflaient à brûle- pourpoint
Qui submergeaient nos souffles essoufflé ms
Qui tordaient le corps à nos vies divisées
Décivilisées
Désaccordées
Qui morcelaient à force d'amour humorales
La patrie de la vraie fraternité
(La mère rouge, Op.cit., p.38.)

Dans l'expression « Amère est la mer des balles tribales », le vent se manifeste comme
un vecteur de violence. Les balles, souvent associées à des conflits, montrent une atmosphère
de tension et de désespoir. Le sifflement des balles, comparable à celui du vent, évoque une
présence omniprésente et menaçante. Elle suggère que le vent, tout comme les balles, est
porteur d'une douleur inévitable.
Les vers « Qui submergeaient nos souffles essoufflés » et « Qui tordaient le corps à nos vies
divisées » illustrent un rapport direct entre le vent et l'étouffement. Ici, le vent est associé à
une force qui enveloppe et oppresse, rendant difficile la respiration et la liberté.

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