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Université Catholique d’Afrique Centrale

École des Sciences de la Santé

Protocole de recherche en vue d’obtention de la clairance

PREVENTION PRIMAIRE DES ESCARRES CHEZ LES PATIENTS POST-


OPERATOIRE PAR LES INFIRMIERS DANS LE SERVICE DE TRAUMATOLOGIE

Cycle de formation : SCIENCE DE LA SANTE option SCIENCES INFIRMIERES

Nom et prénoms du responsable de la recherche : DOLE NORBERT


Licence sciences infirmières niveau III
Adresse : norbertdole8@[Link]
Tel : +237 659745143

Nom et prénom du directeur de recherche : Dr YOSSA MONIQUE


Adresse :
Tel : +237 6
Date prévue de début de la recherche sur le terrain :

Date prévue de la fin de la recherche sur le terrain :


Équipe de recherche

Notre étude sera constitué de :

Moi, étudiant DOLE NORBERT chercheur principal qui jouera le rôle de recruter les
participants, d’expliquer le but de la recherche puis de collecter les données afin de rédiger le
mémoire de fin de formation du cycle licence ;

Dr YOSSA MONIQUE le directeur de mémoire qui nous guidera tout au long de notre
recherche;

Les majors de Services de l’hôpital pour le suivi et la validation des résultats;

ENGAGEMENT À LA CONFIDENTIALITÉ

Moi, DOLE NORBERT, je m'engage à contribuer ou traiter dans la plus


stricte confidentialité les données de recherche auxquelles j’aurai accès
dans le cadre du projet mené par le chercheur principal DOLE
NORBERT et supervisé par Dr YOSSA MONIQUE, pour les projets
conduits par des étudiants conformément à toutes les normes éthiques
qui s'appliquent aux projets comportant la participation de sujets humains.

Date : ___/____ /_______ Date : ___/____


/_______

Signature :

[nom du membre de l’équipe de recherche] [Nom du chercheur


principale]

Membre de l’équipe de recherche Chercheur principal


INTRODUCTION
L’escarre est une plaie cutanée fréquente chez les personnes alitées ou à mobilité réduite. Il est
possible de prévenir son apparition en limitant les facteurs de risque, tels que la pression causée
notamment par les lits et fauteuils roulants. Évoluant en quatre étapes, ces lésions peuvent être
soignées par différents traitements allant du repositionnement du patient à la chirurgie(Tout sur
l’escarre, 2024).
Lors d’une position prolongée, assise ou couchée, le poids du corps exerce une pression sur
plusieurs zones appelées points d’appui. La circulation sanguine ne s’effectue alors plus
correctement et réduit l’apport en oxygène. Une douleur se fait ressentir, les tissus se dégradent
petit à petit et une plaie apparaît : l’escarre est là ! Une escarre ou plaie de pression est une
lésion de la peau plus ou moins profonde qui survient au niveau des zones d’appui (occiput,
sacrum, coudes, trochanters, ischions, talons…) chez des personnes immobilisées ou alitées.
L’escarre superficielle (rougeur) peut très rapidement (en quelques heures seulement) évoluer
vers une escarre dite profonde si elle n’est pas prise en charge à temps. Sans un traitement
rapide et adapté, la pression exercée sur les tissus provoque une nécrose de la peau qui mettra
de quelques semaines à plusieurs mois à guérir.
Une surveillance régulière des personnes à mobilité réduite est donc indispensable pour limiter
son risque d’apparition des escarres(admin, 2021). De même, la durée jusqu’à guérison
complète est significativement plus élevée ainsi que les besoins en soins de plaie et décharge
en comparaison avec une prise en charge chirurgicale. Une prise en charge interdisciplinaire
structurée entre dans le cadre du modèle international de classification de la capacité
fonctionnelle et du handicap décrit par l’OMS (ICF, WHO 2001). Dans cette classification, le
patient est décrit, au delà de son diagnostic, en terme d’activité et de participation, mais aussi
par son contexte bio socio psychologique. Cet ICF propose un cadre intéressant pour structurer
le discours et les responsabilités qui en découlent. Une documentation standardisée et structurée
nous semble être la base pour une bonne prise en charge ainsi que pour une amélioration des
stratégies de prévention.
La raison de cette classification modifiée découle de la nécessité de classifier les lésions de
manière purement clinique. Ainsi, la suspicion d’ostéomyélite peut être clinique, et la
confirmation nécessite une biopsie osseuse, qui elle même pourra être ou non complétée par un
examen radiologique(Scheel-Sailer et al., 2016)
CHAPITRE I : ÉTAT DE LA QUESTION

Dans ce chapitre, nous présentons le contexte de l’étude au niveau mondial à travers les
continents américain, européen, asiatique et africain. Ensuite, nous justifions le choix du thème
de recherche, formulons le problème et la problématique, ressortons les questions de recherche,
les objectifs et intérêts de cette recherche. Enfin, nous dégageons l’intérêt de cette étude.

1.1 Contexte de l’étude

Dans le monde

On estime que, chaque année, 2,5 millions de personnes développent des escarres aux
États-Unis, ce qui génère un poids financier important pour la population et le système de santé.
Le nombre de personnes touchées est en augmentation, principalement en raison du
vieillissement de la population. En 2019, les escarres ont causé 24 400 décès dans le
monde(rJoshua S. Mervis, MD, Tufts University School of Medicine; & Tania J. Phillips, MD,
Boston University School of Medicine, 2023) .Les escarres sont des plaies complexes
relativement courantes qui touchent des personnes de différentes populations et de différents
milieux de soins. Une revue systématique a révélé que les estimations de la prévalence chez les
personnes touchées par des escarres dans les communautés du Royaume-Uni, des États-Unis,
de l’Irlande et de la Suède variaient de 5,6 à 2300 pour 10 000, selon la nature de la population
interrogée et les dénominateurs utilisés pour calculer ces estimations de prévalence (Cullum
2016).

Au Royaume-Uni une vaste enquête transversale menée auprès de personnes recevant


des services de santé communautaires dans une région du Royaume-Uni a estimé que 1,8
personne sur 10 000 souffrait d’une escarre. Dans le cadre de cette étude, ils ont utilisé un
dénominateur de la population totale pour les services communautaires où l’enquête a été
menée (Gray, 2018).

L’escarre a également un impact substantiel sur les systèmes de santé : une revue
systématique de 2015 de 14 études portant sur divers contextes de soins en Europe et en
Amérique du Nord a montré que les coûts de traitement liés aux escarres se situaient entre 1,71
et 470,49 euros par personne et par jour (Demarré 2015). Au Royaume-Uni, le coût annuel
moyen du National Heath Service (NHS) attribuable à la prise en charge d’une personne atteinte
d’une escarre dans la communauté a été estimé à 1400 GBP pour une escarre de stade 1 et à
plus de 8500 GBP pour les stades plus graves (prix de 2015/2016 ; Invité 2018). En Australie,
le coût annuel du traitement des escarres a été estimé à 983 millions de dollars australiens
(intervalle de confiance (IC) à 95 % de 815 à 1151 millions) aux prix de 2012/2013 (Nguyen
2015). Les graves conséquences des escarres ont conduit à une attention intensive portée à leur
prévention(Shi et al., 2021).

En Europe
En France, une étude récente menée dans une unité de prise en charge des escarres dans
un service d’oncologie a trouvé une prévalence de 5 % (31/582). Ces 31 patients totalisaient 32
escarres réparties comme suit selon le grade : grade I (n = 16), grade II (n = 14), grade III (n =
3) et grade IV (n = 0)(Escarres_AFSOS, s. d.). La prévalence des escarres augmente avec l’âge,
plus de 50 % des personnes ayant une escarre ont 80 ans et plus, avec un pic de fréquence entre
76 et 84 ans.

En Belgique, la prévalence des escarres dans les établissements de soins (32291 patients)
a été estimée à 10.7% en l’an 2000. Elle varie en fonction du type de service hospitalier
(chirurgie : 5.9% ; médecine interne : 8.5 % ; soins intensifs 19.6 % ; gériatrie : 19.4%). Dans
les MRS, 11.4% des résidents souffraient d’escarres (9). Plus d’1 personne qui séjourne à
l'hôpital sur 10 développe des escarres. Nous ne connaissons pas les chiffres exacts pour les
maisons de repos et de soins. Dans les pays voisins, les escarres touchent 6 à 31 personnes en
maison de repos sur 100(Escarre, 2020).

En Asie

En Afrique

1.2. Problème

Les escarres constituent un problème de santé majeur et l'un des plus grands défis auxquels les
organisations sont confrontées au quotidien. Outre le coût élevé du traitement, les escarres ont
également un impact important sur la vie des patients et sur la capacité du prestataire à leur
prodiguer les soins appropriés.

La prévention des escarres a toujours été un défi, tant pour les soignants que pour le secteur de
la santé, car l'épidémiologie des escarres varie selon le contexte clinique et il s'agit d'une
pathologie potentiellement évitable. Le développement d'escarres peut interférer avec la
récupération fonctionnelle du patient, peut être compliqué par la douleur et l'infection et peut
contribuer à des séjours hospitaliers plus longs. La présence d'escarres est un marqueur de
mauvais pronostic global et peut contribuer à une mortalité prématurée chez certains
patients. En outre, le développement d'escarres de stade 3 et 4 est considéré par la Joint
Commission comme un événement de sécurité des patients qui pourrait être un événement
sentinelle. Les escarres représentent un lourd fardeau en termes d’impact personnel et
d’utilisation des ressources des services de santé. Avoir une escarre peut nuire aux activités
physiques, sociales et psychologiques. L’ulcération nuit à la qualité de vie liée à la santé ;
peuvent entraîner des séjours plus longs en établissement ; et peut augmenter le risque
d’infection systémique. Les escarres sont fréquentes chez les populations à haut risque, comme
les personnes âgées et les personnes très malades. Les patients en traumatologie présentent un
risque élevé de développer des escarres en raison de l'utilisation accrue d'appareils , de
l'instabilité hémodynamique et de l'utilisation de médicaments vasoactifs y compris les séjour
prolongé(Quick Safety. 2022, s. d.).

1.3. Problématique

La problématique c’est « l’approche ou la perspective théorique qu’on décide d’adopter


pour traiter le problème posé par la question de départ. » (Nkoum, 2019).

Une escarre est définie comme « une lésion ischémique localisée au niveau de la peau
et/ou des tissus sous-jacents, située en général sur une saillie osseuse. Elle est le résultat
d’un phénomène de pression, ou de pression associée à du cisaillement » (European
Pressure Ulcer Advisory Panel et al., 2014a, p. 11). Depuis quelques années, l’espérance
de vie augmente. En 2020, en Suisse, elle est de 85,1 ans pour les femmes et 81 ans pour
les hommes tandis qu’en 1999, elle était de 82,5 pour les femmes et 76,8 ans pour les
hommes. La population la plus à risque de développer des escarres est la tranche d’âge
des plus de 65 ans avec une moyenne d’âge des porteurs d’escarres en France située à 74
ans. Notamment car cette population a plus de facteurs de risque d’en développer. Par
conséquent, ce problème risque de s’accroître durant les prochaines années (Levy-
Djebbour, 2015 ; Observatoire suisse de la santé & Office fédérale de la santé publique,
2019 ; Office fédérale de la santé publique, s. d., 2021). De plus, la durée de cicatrisation
d’une escarre est très longue. Il faut en moyenne 4 à 5 mois pour la refermer complètement
seulement si la cause de la plaie est levée. On considère une escarre comme une plaie à
partir du stade 3. Cette situation affecte négativement la qualité de vie des patients. Des
douleurs sont occasionnées lors des soins de la plaie et la plaie elle-même crée des gênes
et des douleurs qui altèrent l’état physique du patient et lui occasionnent des incapacités
fonctionnelles. Par ailleurs, en plus de l’altération de l’état physique, la dépendance,
l’isolement, l’anxiété et la peur sont autant de facteurs qui influencent négativement l’état
psychologique du patient (Vuagnat et al., 2012). Les escarres sont un problème réel ou
potentiel à toutes les étapes du processus de soins : du domicile aux services de soins
intensifs. Cette complication accroîtra la durée et les coûts d’hospitalisation et aura un
impact sur la morbi-mortalité.
Les escarres représentent une problématique récurrente dans tous les services hospitaliers
et ont des répercussions financières importantes liées à l’augmentation du temps
d’hospitalisation et à l’augmentation des soins à prodiguer. Les soignants, acteurs
principaux de notre système de santé, souffrent eux aussi de cette situation. Ils sont auprès
du patient jour après jour et voient son état s’améliorer ou, alors les termes escarre, plaie
de pression et lésion de pression sont des synonymes utilisés pour éviter les répétitions
dans le texte d’escarres, se péjorer. De surcroît, cette complication augmente encore leur
charge de travail et met à mal leurs capacités d’adaptation (Vuagnat et al., 2012). La
prévalence des escarres est une manière de calculer la fréquence de survenue de celles-ci.
Elle permet de savoir si elles sont apparues avant l’admission à l’hôpital ou pendant le
séjour et de savoir quel type d’escarre est le plus courant. Cette information est très utile
pour améliorer la prévention, la qualité des soins et les traitements.
Pour l’indicateur escarres, la mesure nationale de la prévalence est instantanée.
Cela signifie qu’on calcule le taux de patients atteints par les escarres au moment de la
mesure (LPZ, s. d.; Vangelooven et al., 2017). En Suisse, la prévalence totale des
escarres a été mesurée dans tous les hôpitaux du pays. Parmi les adultes hospitalisés, le
taux d’escarres était de 5,8% en 2011. Ce taux est passé à 4,1% en 2015. En 2018, le
taux le plus bas a été atteint avec 3,6%. De plus, depuis 2018, les taux d’escarre n’ont
pas dépassé la barre des 4% de survenue. La prévalence totale concernant les patients à
risque est de 11% en 2019 (Haute école spécialisée Bernoise, 2014; Zahnd, 2020). Une
étude nationale dans les établissements médico-sociaux a déterminé que, durant leur
séjour, 1,7% des résidents ont développé des escarres. Les auteurs ont constaté une
légère diminution par rapport à 2018 (Vincent & Staines, 2019). Selon le rapport
national sur la qualité et la sécurité des soins en Suisse, commandé par l’Office fédéral
de la santé publique : « En Suisse, certaines données concernant les préjudices sont
déclarées aux hôpitaux, aux assureurs en responsabilité civile, aux médecins cantonaux
et aux organisations de protection des patients. Cependant, la collecte de données n’est
pas systématique » (Vincent & Staines, 2019, p. 17). Concernant les autres pays
européens, l’Autriche présente un taux distinctement plus bas que la Suisse, tandis que
les Pays-Bas se situent légèrement au-dessus de la Suisse. Il y a un risque de survenue
d’escarre plus important sur le sacrum et le talon aussi bien en Suisse qu’aux Pays-Bas.
Néanmoins, la différence entre ces pays se situe au niveau des formations continues. De
plus, l’Autriche et la Suisse sont au même stade concernant l’importance de la
prévention au sujet des escarres tandis que les Pays-Bas en proposent moins. La
disponibilité des standards et les brochures sur les escarres restent mineures en Suisse,
à l’inverse de l’Autriche ou même des Pays-Bas. La Suisse a par conséquent une
perspective d’amélioration concernant la disponibilité des brochures, des standards et
des directives sur les escarres (Haute école spécialisée Bernoise, 2014; Hôpital du
Valais, 2019; Thomann, Röösli, et al., 2020; Thomann, Schlunegger, et al., 2020;
Vangelooven et al., 2017). En France, la Haute Autorité de Santé a pour mission
d’évaluer la qualité dans les hôpitaux, les cliniques et dans les structures sociales et
médico-sociales. La notion d’escarre fait partie des indicateurs de la qualité des soins.
C’est « un outil de mesure d’un état de santé, d’une pratique ou de la survenue d’un
événement, qui permet d’évaluer de manière valide et fiable la qualité des soins et ses
variations dans le temps et l’espace » (La HAS en bref, 2020). De plus, il permet aux
différents hôpitaux et lieux de vie de se rendre compte de la qualité de leur prise en
charge et des prestations fournies pour permettre l’amélioration de la satisfaction et de
la sécurité des patients. La prévention des escarres reste un enjeu de santé publique. Elle
fait partie des moyens pour diminuer leur prévalence. Les infirmières2 possèdent un rôle
propre de promoteur de la santé qui fait partie du référentiel de compétences. C’est à
elles que revient la tâche de dépister et de sensibiliser les personnes à risque à cette
problématique. Elles doivent être capables de dépister les escarres à un stade précoce,
d’utiliser les différentes échelles, de mettre en œuvre des interventions adaptées, de
recueillir des données et de les transmettre. Une étude européenne, qui a suivi 5947
patients dans cinq pays (Belgique, Italie, Grande Bretagne, Portugal, Suède), a souligné
que seulement 9,7% des patients à risque de développer une escarre avaient bénéficié
d’actions de prévention spécifique (Vanderwee et al., 2006). Une revue systématique a
été réalisée afin d’évaluer les connaissances infirmières en matière de prévention des
escarres. Cette revue systématique contenait huit études, dont quatre études européennes
(Belgique, Italie, Suède, Irlande). Elle a décelé que les connaissances des infirmiers sur
la prévention des escarres étaient inférieures au niveau recommandé (60%). Les
connaissances à améliorer concernaient les mesures préventives visant à réduire la
pression ou le cisaillement, la nutrition et l’évaluation des risques (Dalvand et al., 2018).
Au Danemark, des infirmières d’un hôpital universitaire d’Odense ont décidé de réaliser
un projet d’amélioration de la qualité des soins afin de faire baisser le taux de survenue
d’escarres et limiter au maximum la survenue d’escarres de type 3 et plus. Six ans plus
2 Dans le mot « infirmière » le masculin est aussi pris en compte tard, les résultats ont
été une baisse de la prévalence des escarres de 2%. Ces résultats ont été atteints grâce,
entre autres mesures, à la mise en place d’une infirmière spécialisée réalisant des
formations pour les autres infirmiers et à l’organisation d’une journée thématique sur la
prévention des escarres (Fremme levholm & Soegaard, 2019). Un projet a également
été créé au niveau international pour développer des recommandations basées sur des
preuves scientifiques concernant la prévention et le traitement des escarres. L’European
Pressure Ulcer Advisory Panel (EPUAP) et l’American National Pressure Ulcer
Advisory Panel (NPUAP) se sont regroupées et ont collaboré pendant quatre ans pour
créer un guide permettant aux professionnels d’améliorer la prévalence des escarres et
proposant des pistes d’amélioration pour les années à venir (European Pressure Ulcer
Advisory Panel et al., 2014b). En Suisse aussi, des projets ont été développés,
notamment par les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) qui ont créé un
programme qualité « Zoom » sur les escarres car, même si la prévalence a diminué, le
taux de patients à risque en 2018 a augmenté par rapport aux années précédentes. Ce
programme prévoit la détection systématique des patients et la mise en œuvre de
mesures de prévention adaptées. La formation des soignants a été renforcée. Ce
programme a permis de réduire le taux d’escarre de 8% en 2014 à 6,4% en 2017
(Blanchard-Courtois et al., 2019; Hôpitaux Universitaires de Genève, 2021). L’Hôpital
du Valais (HVS) propose à tous les nouveaux collaborateurs de participer à un cours
concernant les escarres. Ce cours est proposé deux fois par an. Cependant, la pandémie
du COVID a mis ces interventions à l’arrêt.

Néanmoins, la formation interprofessionnelle (diététiciennes, ergothérapeutes et


infirmières) a repris en 2022 avec des sessions en avril et en novembre. Le problème des
escarres n’est pas à négliger dans la prise en charge des patients, même si lors de ces deux
dernières années, ce sujet a été mis de côté en raison de la surcharge de travail dans les
hôpitaux. Aucun chiffre n’est sorti depuis 2019 sur les escarres. Les personnes à risque se
sont isolées lors de la pandémie. Cela a accentué la sédentarité. Par conséquent, leur risque
de développer une escarre s’est multiplié. Les coûts de la santé, en nette augmentation
depuis quelques années, laissent penser que se pencher sur le sujet est nécessaire.
L’escarre engendre des souffrances chez les patients et soignants et diminue leur bien-
être. La prévention repose majoritairement sur les infirmiers dont la vigilance représente
un élément clé dans la prévention.
De nombreuses études ont été menées sur ce sujet et ont permis de mettre en lumière le
fait sur la prévention au sujet des escarres. Dès lors, il est légitime de se demander
comment prévenir les escarres dans les services hospitaliers en particulier aux service de
traumatologie(Mylène & Mariéthoz, 2022).

1.3.1. Question de recherche

En effet, c’est un énoncé interrogatif déterminant les concepts clés et la population cible qui font
l’objet de cette étude.

[Link]. Question générale


Comment procéder à une prévention primaire des escarres chez les patients post-opératoires
par les infirmiers dans le service de traumatologie au Centre des Urgences de Yaoundé ?

[Link]. Questions spécifiques


➢ Comment les infirmiers interviennent-ils pour une prévention primaire des escarres chez
les patients post-opératoires par les infirmiers dans le service de traumatologie au Centre des
Urgences de Yaoundé (CURY)?
➢ Quelles interventions infirmières permettent une prévention primaire des escarres chez les
patients post-opératoires par les infirmiers dans le service de traumatologie au Centre des
Urgences de Yaoundé (CURY)?

1.3.2. Objectif de recherche

C’est la projection de l’intention, du résultat à atteindre au terme cette étude.


[Link]. Objectif général

➢ Décrire comment les infirmiers interviennent pour une prévention primaire des escarres
chez les patients post-opératoires dans le service de traumatologie au Centre des Urgences de
Yaoundé (CURY).

[Link]. Objectifs spécifiques

➢ Décrire Comment les infirmiers interviennent pour une prévention primaire des escarres
chez les patients post-opératoires dans le service de traumatologie au Centre des Urgences de
Yaoundé (CURY)
➢ Identifier comment les infirmiers interviennent pour une prévention primaire des escarres
chez les patients post-opératoires dans le service de traumatologie au Centre des Urgences de
Yaoundé (CURY)

1.3.3. Intérêt de l’étude


Cette étude porte sur trois intérêts:
[Link]. Intérêt personnel

Cette étude nous permettra d’améliorer les compétences et les expertises en matière de soins primaires
préventifs. Dans l’optique de maitriser les techniques de prévention primaire des escarres, nous pouvons
également offrir les soins de meilleure qualité, réduire les risques de survenu des escarres chez les alités
et améliorer leur satisfaction globale lors de leur hospitalisation à l’hôpital.

[Link]. Intérêt théorique ou scientifique

Cette recherche contribuera à la littérature existante sur les soins infirmiers et la prévention primaire des
escarres. Elle permettra aussi identification de nouvelles techniques ou approches efficaces, enrichir les
connaissances théoriques et offrir de bases solides pour les études futures. En plus, cette étude pourrait
explorer les facteurs de risques spécifiques aux patients post opératoires dans le service de traumatologie
et proposer des stratégies adaptées à ces derniers.

[Link]. Intérêt social

La prévention primaire des escarres est très cruciale pour éviter la survenue, améliorer la qualité de vie
des patients et réduire les couts de santé. Prévenir les escarres par les infirmiers, ils pourraient diminuer
la durée le séjour des patients hospitalisés, réduire les complications liées aux plaies et diminuer les
dépenses de soin de santé que ces derniers les font souvent. Et cela ne profite non seulement aux patients
mais également aux systèmes sanitaires à l’ensemble de la société.
CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL DE RECHERCHE

En science sociale ou humaine, il n’y a pas de considération fructueuse sans construction d’un
cadre conceptuel de référence (Nkoum, 2005). Il est donc question pour nous dans ce chapitre de
présenter une revue scientifique de la litterature et aussi de clarifier des concepts clés de notre thème de
recherche pour une bonne compréhension de notre recherche

2.1. Revue de littérature

Une revue de littérature est une étude ciblée, approfondie et critique des principaux travaux
existants réalisés sur un thème particulier. Elle permet, sinon la maîtrise du domaine de
recherche, l’acquisition des connaissances principales sur les travaux de recherche réalisés dans
ce domaine(Jaillet & Mabilon-Bonfils, 2021).

2.1.1. Objectif de la revue de littérature

L’objectif de la revue de littérature est de définir et circonscrire la question de recherche (Jaillet


& Mabilon-Bonfils, 2021). Il permet aussi d’organiser et de résumer la littérature, d’en identifier les
limites et de suggérer de nouveaux sujets de recherche. Il est donc question pour nous de collecter les
écrits concernant les interventions infirmières dans la gestion de l’anxiété préopératoire des patients.
2.1.2. Type de revue : revue narrative

Une revue narrative est une analyse documentaire narrative conventionnelle qui offre une
synthèse informelle et une discussion sur un sujet donné, basées sur un examen non nécessairement
systématique et exhaustif de la littérature. Elle contribue à la mise à jour et à la critique des connaissances
sur un sujet donné et a pour objectif de repérer des publications pertinentes, d’avoir une vue générale
sur un sujet précis, pour soulever des problèmes habituellement négligés et encourager d’autres
recherches sur ce sujet (Nambiema et al., 2021).

1.3 Méthodes d’extraction

La méthode c’est l’ensemble des démarches que suit l’esprit pour découvrir et démontrer la
vérité (Mialaret, 2004). C’est l’action de tirer quelque chose du lieu où elle était enfouie. Par conséquent,
la méthode d’extraction est un ensemble de démarches qui permet de séparer ou sélectionner les articles
les plus significatifs en lien avec le sujet. La sélection des articles s’est faite avec des éléments suivants:
auteurs et année, objectif, méthodologie, résultats, conclusion et contexte. Pour mener à bien ce choix,
nous avons de prime abord recensé les mots clés de notre thème dans le but de mieux cerner le sujet,
comprendre la structure et mener à bien la recherche. Ensuite, nous nous sommes servis des bases de
données telles Google Scholar et Pubmed. Nous avons utilisé les opérateurs boléens suivants: et/and,
ou/or, sauf/not. Enfin, nous avons formé les équations de recherche à partir de Google Scholar:
(interventions infirmières et anxiété préopératoire) (interventions infirmières et chirurgie (interventions
infirmières et patient) (patient et anxiété préopératoire) (patient et chirurgie) et à Pubmed, les concepts
clés ont été cherché en anglais en utilisant les équations de recherche suivante: (nursing interventions)
AND (surgery) AND (preoperative anxiety) AND (patient); (preoperative anxiety) AND ( nursing
interventions) OR (nurse’s role),( preoperative anxiety) OR ( surgical anxiety). Nous nous sommes
limités à dix articles allant de 2013 à 2023 bien que nous ayons eu plusieurs résultats.

1.4 Présentation des documents retenus

Nous présentons ci-dessous, le résumé des 20 documents retenus sur la prévention primaire des
scarres post opératoire en traumatologie.

Echelles de risque Les escarres résultent souvent d’une pression associée à une traction exercée
sur la peau, une friction et une humidité, en particulier, dans les régions osseuses(rJoshua S.
Mervis, MD, Tufts ; & Tania J. Phillips, 2023).

En Suisse, une étude a été mené sur les connaissances et les interventions infirmières sur
prévention des escarres. Cette recherche était pour but d’identifier des pistes d’amélioration
concernant les connaissances et les interventions infirmières sur la prévention des escarres en
rapport avec la pratique actuelle. les escarres sont un problème récurrent dans les services
hospitaliers. Les infirmières jouent un rôle crucial dans la prévention de cette problématique.
C’est pourquoi il est important d’évaluer le niveau de connaissances des infirmières concernant
cette prévention et de la renforcer au besoin. L’objectif de cette revue est d’identifier des pistes
d’amélioration concernant les connaissances et les interventions infirmières sur les escarres
dans la pratique actuelle. Douze études ont été retenues sur différentes bases de données :
PubMed, CINHAL et Embase, entre mai 2021 et avril 2022, afin de répondre à la question de
recherche. Les critères d’inclusion sont les études rédigées en français ou en anglais, datant de
moins de cinq ans qui se portent sur les escarres, la prévention, les connaissances et
interventions infirmières. Les principaux résultats indiquent que les connaissances des
infirmières concernant les mesures préventives visant à réduire la quantité de
pression/cisaillement sont insuffisantes et qu’elles devraient être renforcées. Certains facteurs
augmenteraient les connaissances comme le renforcement de la formation continue et des
exercices pratiques. Les formations devraient porter sur les mesures préventives visant à réduire
la quantité de pression/cisaillement et sur l’évaluation de la peau surtout à l’admission. Des
attitudes positives venant des infirmières pourraient améliorer la prévention des escarres. En
conclusion, la mise en place de ces mesures pourrait être bénéfique à l’amélioration de la qualité
des soins(Mylène & Mariéthoz, 2022).

Une étude mené par Donnez, 2021) sur la Prévention des escarres chez les patients alités dans
un service hospitalier qui indique que les escarres sont identifiées comme l’un des indicateurs
négatifs de la qualité des soins et sont particulièrement présentes dans les milieux de soins
intensifs. Elles représentent un problème tant sur le plan physique que psychologique. Le but
de cette revue de la littérature (RL) etait d’analyser, au travers de différentes études, quels sont
les moyens de prévention qui peuvent être mis en place dans un service de traumatplpgisoins
intensis adultes éafin de prévenir le développement des escarres. Les bases de données
CINAHL, PUBMED et EMBASE ont été consultées de février à avril 2021. À l’aide des mots
clés une étude qualitative ainsi que six études quantitatives datant de 2013 à 2020 ont été
retenues. Chaque article sélectionné devait contenir des moyens de prévention des escarres dans
un service de soins intensifs ou comparer des traitements pour juger de leur efficacité. Les sept
études ont été analysées avec l’aide de tableaux de recension. Les résultats mettent en évidence
le repositionnement, l’utilisation d’un matelas adéquat et de pansements en mousse de silicone
ou gel afin de protéger les points de pression. En conclusion, cette revue de la littérature fait
ressortir divers moyens permettant la prévention des plaies de pression/escarres acquises dans
les milieux de soins intensifs.
L’approche efficace de la prévention des escarres en ce qui concerne la sécurité des patients
dans le contexte hospitalier a été évaluée. Des études ont été identifiées à partir de recherches
dans les bases de données hôtes EBSCO, PubMed et Webof Science de 2009 à décembre 2018.
Les études ont été sélectionnées si elles avaient été publiées en anglais, en français, en portugais
ou en espagnol ; l’incidence des PU était le critère de jugement principal ; Les participants
étaient des adultes (≥18 ans) admis dans des services et/ou des unités d’hôpital. La revue
comprenait 26 études. Les études portant sur les pansements prophylactiques appliqués dans le
sacrum, les trochanters et/ou les talons, l’éducation des professionnels de la santé, les soins
préventifs de la peau et les rappels systémiques à l’écran du plan de soins aux patients
hospitalisés ont été efficaces pour réduire les UF. La plupart des études liées à des programmes
d’intervention multiples ont été efficaces pour réduire l’apparition de PU. Les interventions
uniques, à savoir les surfaces d’appui et le repositionnement, n’étaient pas toujours efficaces
pour prévenir les PU. Le repositionnement n’était efficace que lorsqu’il était soutenu par une
rétroaction technologique de cartographie de la pression ou par un système de positionnement
du patient. Les outils d’évaluation des risques ne sont pas efficaces pour prévenir les PU. Les
UPS dans le contexte hospitalier sont toujours un problème mondial lié à la sécurité des patients.
Les programmes d’intervention multiples ont été plus efficaces pour réduire l’apparition d’une
PU que les interventions isolées. Des interventions uniques (pansements prophylactiques,
surfaces de soutien, repositionnement, soins préventifs de la peau, rappels systémiques et
éducation des professionnels de la santé) ont permis de réduire les unités de soins, ce qui était
toujours conforme aux autres mesures préventives. Ces résultats donnent un aperçu des
approches efficaces qui devraient être envisagées lors de l’établissement de lignes directrices
fondées sur des données probantes à l’intention des professionnels de la santé et des
administrateurs hospitaliers pour une pratique clinique efficace dans la prévention des escarres.

Une étude mené à Paris 2001 sur Prévention et traitement des escarres de l’adulte et du sujet âgé
L’escarre entraîne principalement la douleur et l’infection. Elle peut générer chez le patient un sentiment
d'humiliation. Elle est responsable d’une consommation accrue de soins et de ressources. Sa fréquence
est mal connue aujourd’hui et varie selon les contextes cliniques. Dix-sept à 50 % des patients entrant
dans les services de soins prolongés présentent des escarres ; 5 à 7 % des patients adressés en court
séjour en développent, 8 % des opérés lorsque l’intervention dure plus de 3 heures et 34 à 46 % des
blessés médullaires dans les 2 ans à distance de l’accident. L'escarre peut être prévenue dans une grande
majorité des cas. La diffusion large de ces recommandations de bonne pratique clinique fondées sur
l’état actuel des connaissances et sur l'expérience professionnelle a pour but d’aider les acteurs de santé,
mais aussi les patients eux-mêmes et les décideurs, à améliorer la prévention, le traitement et le pronostic
des escarres de l’adulte et du sujet âgé(Escarres_court.pdf, s. d.).

1.2 ESCARRE

2.1 Définition

L’escarre est une lésion cutanée, c’est-à-dire une atteinte à l’inégrité de la peau et des tissus
sous-jacents. Cette plaie, causée par une pression prolongée, survient généralement chez des
personnes immobilisées à cause d’un problème médical ou à la suite d’un accident(Tout sur
l’escarre, 2024). Les escarres sont des plaies cutanées provoquées par une mauvaise irrigation
sanguine liée à une pression prolongée(rJoshua S. Mervis, MD, Tufts University School of
Medicine; & Tania J. Phillips, MD, Boston University School of Medicine, 2023) . Une escarre
est définie comme « une lésion ischémique localisée au niveau de la peau et/ou des tissus sous-
jacents, située en général sur une saillie osseuse. Elle est le résultat d’un phénomène de pression,
ou de pression associée à du cisaillement » (European Pressure Ulcer Advisory Panel et al.,
2014b, p. 11). Selon l’EPUAP, l’escarre se définit comme «une lésion localisée de la peau et/ou du
tissu sous-jacent généralement sur une proéminence osseuse.» Cette lésion est d’origine ischémique
et comporte plusieurs facteurs de risque dont la pression et le cisaillement(Emery, 2024).

1.2. Physiopathologie des escarres

1.2.1. Mecanismes de formation( frotément, pression, cisallement)

1.2.2 Les types d’escarres


On peut décrire trois types d’escarres selon la situation :

- l’escarre « accidentelle » liée à un trouble temporaire de la mobilité et/ou de


la conscience ;
- l’escarre « neurologique » conséquence d’une pathologie chronique, motrice
et/ou sensitive : la topographie est surtout sacrée ou trochantérienne,
l’indication chirurgicale est fréquente selon les caractéristiques (surface et
profondeur), l’âge et les pathologies associées le risque de récidive est élevé,
d’où la nécessité d’une stratégie de prévention et d’éducation ;
- l’escarre « plurifactorielle » du sujet confiné au lit et/ou au fauteuil, poly
pathologique, en réanimation, en gériatrie ou en soins palliatifs, où
prédominent les facteurs intrinsèques : les localisations peuvent être
multiples, le pronostic vital peut être en jeu, l’indication chirurgicale est rare,
le traitement est surtout médical. Le traitement de l’escarre commence par la
mise en place des mesures générales de prévention, elles s’appliquent à tout
patient estimé à risque, mais visent aussi à éviter la survenue de nouvelles
escarres chez les patients déjà porteurs d’escarres. Elles concernent
l’ensemble des professionnels de santé en contact avec le patient.

1.2.3 Stade d’évolution et leur implication

1.2.4 Les stades de l’escarre

La classification de l’escarre est répartie en quatre stades selon l’EPUAP et la NPUAP. Il existe un autre
gjstade supplémentaire qui est défini comme inclassable. Le premier stade se caractérise par une
rougeur ou un érythème. Cette rougeur va persister lorsqu’une pression digitale sera appliquée à
son niveau. Le stade 1 concerne l’épiderme qui est la couche superficielle de la peau. Le deuxième
stade est défini par une diminution de l’épaisseur de la peau. Cette perte concerne l’épiderme et
le derme. Cette escarre se manifestera sous la forme d’une phlyctène séreuse ou hémorragique
ou d’une dermabrasion. Le troisième stade de l’escarre est défini par une perte totale de l’épaisseur de
la peau. Cela va donc concerner l’épiderme, le derme ainsi que l’hypoderme. Les os, les muscles et les
tendons ne sont pas visibles à ce stade. La présence de fibrine, de tunnellisations ainsi que de
sous minages est possible au troisième stade. En ce qui concerne le quatrième stade, la perte de
tissu peut atteindre les os, les muscles et les tendons qui seront donc visibles. A ce stade, la
présence de tissu fibrineux ainsi que de nécrose est envisageable. Il peut également y avoir des
sous-minages ainsi que des Prévention des escarres en soins palliatifs: enjeux et défis Emery Alexandra
6 tunnellisations. Le dernier stade de l’escarre est le stade défini comme inclassable. En effet, le lit de
la plaie est totalement recouvert soit par de la fibrine soit par de la nécrose. Cela va empêcher
l’identification de la profondeur de l’escarre et donc de la classer (Emery, 2024).

1.2.5 Les facteurs de risque

Il y a de nombreux facteurs de risque concernant les escarres, notamment la pression et le cisaillement.


La pression est une force exercée entre une surface rigide et une saillie osseuse. Cela va provoquer
une ischémie des tissus concernés. L’apparition d’une escarre va dépendre de la durée de cette pression.

Ensuite, il y a le cisaillement qui est également un facteur de risque des escarres. Le cisaillement est
une force qui va blesser les tissus de soutien lorsque les forces des muscles et celles des tissus sous-
cutanés sont tirées vers le bas. Ces deux forces vont s’opposer aux tissus superficiels qui eux, vont rester
en contact avec les surfaces extérieures. Ces cisaillements se manifestent notamment lorsque le
patient glisse dans son lit ou dans son fauteuil par exemple.

La perception sensorielle est également un facteur de risque. En effet, si le patient a une perception
sensorielle altérée, il ne sera pas à même d’exprimer ou de ressentir un inconfort ou une douleur au
niveau des points de pression. L’humidité est un autre facteur aggravant. Plus la peau du patient est
humide, plus le risque d’escarres est accru. Effectivement, l’humidité peut entrainer de la macération
ce qui va augmenter le risque d’escarres. (HUG, 2023a; Mervis & Phillips, 2023)

La nutrition va également jouer un rôle dans l’apparition des escarres. Si le patient est sous-alimenté,
cela va accroitre le risque d’escarres. La dénutrition augmente le risque de non-cicatrisation. L’apport
en protéines recommandé est de 1.25 à 1.5 g/kg/j. Puis, l’activité est aussi un facteur à prendre en
compte. En effet, si la personne se mobilise régulièrement, elle diminue significativement le risque
d’escarres. Au contraire, si elle ne se mobilise pas du tout (personne alitée par exemple), le risque
d’escarres accroit grandement. Enfin, il y a la mobilité qui influence l’apparition des escarres. En effet,
si le patient n’est pas capable de changer de position pour soulager la pression, le risque d’escarres est
plus important car la pression sera prolongée. Les dispositifs médicaux sont aussi des facteurs
aggravants des escarres. En effet, le port prolongé de lunettes à oxygène, d’une sonde vésicale ou
encore d’une sonde naso-gastrique peut entraîner des escarres localisées. Il y a d’autres facteurs de risque
plus généraux comme l’âge avancé ou certaines pathologies (troubles neurologiques, diabète, troubles
de la circulation...). (HUG, 2023a; Mervis & Phillips, 2023)

1.2.6 Les moyens d’évaluation du risque d’escarres

Évaluation du risque : La nécessité de mettre en route des mesures préventives des escarres face à de
très nombreux facteurs de risque a conduit les soignants à élaborer des échelles de risque. Elles ont été
décrites dès 1960. L’utilisation d’un outil chiffré, reproductible et validé, est nécessaire à l’instauration
de bonnes pratiques de prévention. Le principe de l’échelle repose sur la sélection de plusieurs facteurs
de risque pressentis constituant des domaines. Chaque domaine comporte plusieurs items ou critères
auxquels sont affectées des notes en fonction de l’état des patients, permettant d’obtenir un score global.
Pour chaque échelle, il existe un score seuil qui détermine l’apparition d’escarres ou établit une classe
de risque. A ce jour il existe des échelles anglo-saxonnes et francophones. Cependant seules les échelles
anglo-saxonnes sont validées. Ainsi seules ces dernières seront détaillées

a- L’échelle de Norton :

Il s’agit de l’échelle la plus ancienne(1962) et la plus connue. Elle comporte cinq domaines
de risque : condition physique, état mental, activité, mobilité et incontinence. Les domaines
sont pondérés de 1à 4 et additionnés pour aboutir à un score de risque pouvant aller de 5à20.
Un score élevé (de 14 à 20) indique un risque minimum alors qu’un score bas (inférieur ou
égal à 14) indique que le malade présente un risque élevé de développer une escarre. La
grille de Norton est souvent recommandée car simple et facile à mettre en œuvre. Elle est
critiquée par certains auteurs car, d’une part, celle est uniquement validée dans une
population gériatrique (plus de 65 ans) et d’autre part, elle ne prend pas en compte le statut
nutritionnel.

b- L’échelle de Braden :

En 1985, Braden et Breslow ont développé une échelle comprenant six rubriques :
perception de la douleur et de l’inconfort (correspond à l’état mental de l’échelle de Norton),
activité, mobilité, humidité (l’incontinence est évaluée au travers de cet item), friction et
cisaillement et nutrition. Les facteurs de risque sont pondérés de 1 à 3 ou 4 selon le domaine
de risque. Le score maximum possible est de 23 points. Plus le score est bas (15 ou moins),
plus le malade a de risque de développer une escarre.

c- L’échelle de Waterlow :

Etablie en 1985, il s’agit de l’échelle la plus complexe. Elle évalue la masse corporelle,
l’aspect visuel de la peau, la continence, la mobilité, l’appétit, la malnutrition des tissus,
une déficience neurologique, la prise de médicaments, les actes chirurgicaux ou les
traumatismes et prend en compte l’âge et le sexe (41). Un score inférieur à 10 permet de
prédire là on survenu d’escarre (15). L’inconvénient de cette échelle est qu’elle affecte
systématiquement une valeur élevée pour les patients âgés de plus de 65 ans. Des études ont
montré que l’utilisation de cette seule échelle ne permettait pas d’évaluer correctement le
risque, du fait de sa faible fiabilité.

Les soignants doivent être entraînés à la reconnaissance des facteurs de risque et formés à
l’utilisation d’une échelle d’identification de risque. Cette évaluation permet de mette en
place un plan de soins infirmiers adapté et d’assurer une continuité des soins de prévention
par la transmission d’informations écrites([Link], s. d.).

1.2.3 La prévention :

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)(1948), «la prévention est l’ensemble des
mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des
handicaps». On distingue trois types de prévention: la primaire la secondaire et la tertiaire. La
prévention primaire, généralement avant l’apparition d’une maladie, regroupe un ensemble
d’actes visant à diminuer l’incidence d’une maladie dans une population et à réduire
l’apparition de nouveaux cas. Les conduites individuelles à risque, environnement a les ou
sociétales sont prises en compte à ce stade. Dans le cadre d’une prévention secondaire, débutée
au début de la maladie, cela permettra de s’opposer à son évolution ou de faire disparaître les
facteurs de risque. Pour finir, la prévention tertiaire est utilisée une fois la maladie installée. Il
importe de diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou des récidives dans une
population et de réduire les complications, invalidités ou rechutes consécutives à la maladie.
Elle vise la réadaptation de la personne sous la triple dimension du médical, du social et du
psychologique (Flajolet, 2008).

C’est la meilleure stratégie thérapeutique contre les escarres. Dans la grande majorité des cas,
la prévention passe par une hygiène méticuleuse prodiguée par tous les personnels soignants,
comme les infirmiers et les aides-soignants, mais aussi la famille. la prévention est un élément
indispensable pour éviter la formation de ces plaies (rJoshua S. Mervis, MD, & Tania J. Phillips,
2023).

[Link] Prevention primaire

La prévention primaire est une étape fondamentale afin d’éviter l’apparition des escarres dans
les milieux hospitaliers. L’inspection de la peau fait partie intégrante de la prévention primaire.
Toute personne susceptible de développer une escarre est régulièrement soumise à une
inspection approfondie de la peau. Les points de pression tels que les talons, le coccyx ou les
hanches seront particulièrement surveillés. Le changement de position et la répartition des
pressions font également partie de la prévention primaire. Pour éviter l’apparition précoce des
escarres en milieu hospitaliers, il importe d’éviter une pression prolongée sur les mêmes zones.
Pour ce faire, le changement régulier de position est nécessaire(Donnez, 2021).

D’après Claire Angel, diplômée en pharmacie de l’Université de Caen Normandie : La


prévention de l’escarre varie depuis des mesures simples et économiques (conseil alimentaire,
explication des bonnes positions, implication d’un patient conscient et collaboratif, ...) jusqu’à
une prise en charge très lourde (support dynamique, surveillance et retournements réguliers par
du personnel qualifié...). Afin de mettre les moyens adéquats en face de chaque cas et pouvoir
concentrer ses ressources sur les cas les plus critiques, une phase d’évaluation est souhaitable.

La prévention comprend pour l’infirmier deux aspects : l’analyse des risques et la mise au point
d’une démarche de soins intégrant le risque cutané. L’équipe soignante doit être informée des
risques cutanés chez le patient alité et par conséquent formée pour les éviter (Angel, 2019, p.
50).

La prévention des escarres se déroule en trois étapes distinctes :

- la prévention standard ;

-la prévention renforcée ;

- la prévention maximale ;

Dans le cadre de la prévention standard, les soins d’hygiène sont pratiqués une fois par jour.
La surveillance des points de pression est contrôlée deux fois par jour. Il y a une mise en place
de matelas à plot et d’accessoires. Il y a une évaluation du poids et des prises alimentaires. Il
s’agit d’apprendre au patient que se mobiliser régulièrement permet de réduire le risque
d’apparition d’escarres. La prévention renforcée comporte une application des soins d’hygiène
deux fois par jour et la surveillance des points à risques trois fois par jour. Des matelas à mousse
mémoire et des accessoires sont mis en place pour diminuer le risque de développement de
plaies de pression. Il y a une mise en place d’un régime hyper-protéiné, pour combler les
manques de protéines pour ainsi éviter l’escarre et d’un programme de mobilisation toutes les
trois ou quatre heures. Enfin, la prévention maximale est généralement prévue pour les
personnes âgées, les patients en réanimation et en oncologie et les diabétiques. Les soins
d’hygiène sont programmés deux fois par jour et la surveillance des points à risques plusieurs
fois par jour. Il y a une mise en place de matelas à air et de régime hyper-protéiné. La
mobilisation doit être faite toutes les deux heures (Mylène & Mariéthoz, 2022).

[Link] Mesures de prévention :

La mise en place des mesures de prévention commence dès l’identification des facteurs de risque et
concerne l’ensemble des professionnels en contact avec le patient. Ces mesures s’appliquent à tout
patient dont l’état cutané est intact mais estimé à risque et visent à éviter la survenue de nouvelles
escarres chez les patients qui en ont déjà développées.

a- Etat cutanée :

L’observation de l’état cutané et la palpation régulière permettent d’examiner les zones à risque et
de détecter tout signe précoce d’altération cutanée. Cette observation est systématique à chaque
changement de position et lors des soins d’hygiène. Le massage et la friction des zones à risque sont
interdits puisqu’ils diminuent le débit microcirculatoire moyen et ont un effet traumatisant sur la
peau des zones à risque (7, 38, 4). Le massage à type d’effleurage peut être pratiqué au niveau des
points d’appui, bien que son utilité ne soit pas prouvée. Il permet l’application d’un topique ayant
pour but d’améliorer la trophicité de la peau. Ces produits ne doiventpas contenir d’alcool
(desséchant). Certaines huiles facilitent le glissement des mains sur la peau et préservent son
hydratation et sa souplesse (12, 1). La durée d’effleurage doit être de 1 à 2 minutes par site, la
fréquence recommandée est à chaque changement de position.

b - Hygiène cutanée :

Le malade doit être maintenu dans un environnement propre et sec. Le rôle des aides - soignants est
ici primordial. Chez les patients présentant une incontinence urinaire, des changes réguliers, avec
un matériel de change suffisamment absorbant, sont recommandés. La mise en place d’une sonde à
demeure de manière systématique n’est pas justifiée chez ces malades. Quant à l’incontinence
fécale, elle relève également de changes fréquents pour éviter l’irritation cutanée liée aux selles. Les
soins cutanés ne doivent pas être agressifs pour la barrière cutanée : on utilisera de l’eau tiède, des
détergents doux ou des produits sans savon. La sécheresse cutanée serait un facteur indépendant du
risque d’escarre chez la personne âgée. L’emploi d’émollients est recommandé, même si leur
efficacité en matière de prévention de l’escarre n’est pas directement démontrée. Les produits gras
favorisant la macération seront évités.

c -Equilibre nutritionnelle :

L’évaluation de l’état nutritionnel est réalisée par l’équipe soignante. La mesure de l’état
nutritionnel comprend : le poids et l’index corporel, la notion de perte de poids récente, l’aspect
clinique (atrophie cutanée, musculaire, du tissu graisseux sous-cutané), l’évaluation des prises
alimentaires et le dosage de l’albumine . La correction de ce déficit par des apports supplémentaires,
notamment en calories, en protéines, en vitamines et en oligoéléments est suggérée pour le maintien
de l’intégrité cutanée et la prévention des escarres. L’apport calorique par ingestat ou par nutrition
entérale doit être de 35 à 45 calories/kg/jour, contenant 1,5 à 2,5 g / kg / j de protéines et 2,5 à 3g /
kg / j de glucides. Il est fait par l’alimentation normale, avec éventuellement des compléments
nutritifs par voie orale, voire par sonde gastrique. Une surveillance des apports alimentaires et
hydriques, ainsi qu’un bilan nutritionnel doivent être répétés pour vérifier si les apports sont adaptés
à l’intensité de la dénutrition et aux besoins du malade

d- changement de position régulier du malade :

La pression étant le facteur le plus important dans le développement des escarres, il faut éviter
les appuis prolongés par différentes méthodes. Le malade doit être installé sur son lit ou dans
un fauteuil de façon confortable. Trois formes d’agressions lui seront évitées : il s’agit de la
pression, du cisaillement et de friction. Quand on souhaite modifier la position du malade, il est
préférable de le soulever du plan du lit (verticalement) plutôt que de le « traîner »
(horizontalement). Une fois le malade bien installé, la protection des zones d’appui (genoux,
orteils) sera assurée par des coussins en mousse de tailles et formes variables. (1, 2,43)

-Rythme des changements de position : (1, 2, 44,45)

Il faut savoir respecter le rythme de vie propre à chaque malade et les objectifs du traitement
tout en modifiant régulièrement ses points d’appui. Bien qu’il n’existe pas d’étude permettant
de déterminer avec précision la fréquence nécessaire de ces manipulations, la plupart des
auteurs préconisent un changement de position toutes les 2 à 4 heures. Il faut aussi tenir compte
du type de support sur lequel le patient est installé : Les changements de position seront
fréquents sur un support abaissant peu les pressions (type matelas de mousse), ils le seront
moins si le support assure des bases pressions sous les proéminences osseuses (type matelas ou
lits à air). Les petits déplacements sont insuffisants pour soulager les zones de pression.
L’alternance entre la position assise au fauteuil ou couchée est recommandée. Pour les patients
à haut risque, le rythme de cette alternance doit être inférieur à 2 heures La mobilité active du
patient est sollicitée en fonction de ses capacités (utilisation de la potence ou retournement et
auto soulèvement du siège après rééducation).

-Les différentes positions : (1, 2, 43, 12,47)


Différentes postures visant à soulager la pression au niveau des zones à risque peuvent être
utilisées : le décubitus dorsal, le décubitus latéral postérieur, la position ventrale et la position
assise au lit ou au fauteuil. Aucune position n’est idéale, néanmoins certains principes doivent
être appliqués :

Au lit : pour alterner avec le décubitus dorsal, il est recommandé d’utiliser le décubitus latéral
oblique à 30° par rapport au plan du lit en substitution au décubitus latéral à 90° qui est à
proscrire en raison du risque d’escarre trochantérienne. Les positions de décubitus semi-latéral
doivent être stabilisées par des coussins de mousse la position semi-assise au lit n’est pas
compatible avec la prévention des escarres car elle entraîne un glissement et provoque des
facteurs de cisaillement et de frottement de la peau. Pour certains patients, la position semi
assise, dossier à 30°, peut être préférée à la position assise car elle réduit la pression ischiatique
mais nécessite l’élévation des membres inférieurs pour éviter le glissement. Ces installations
peuvent être complétées par l’utilisation d’accessoires de positionnements adaptés (oreilles,
mousses) assurant systématiquement la mise en décharge des talons. Le moyen de prévention
des escarres talonnières le plus efficace reste le simple oreiller placé sous la jambe.

Au fauteuil : tout comme au lit, il faut également, pour modifier la répartition du poids,
favoriser les auto-soulèvements quand ils sont possibles, sinon les repositionnements par les
soignants pour éviter le phénomène de glissement. Il faut s’assurer de la stabilité du patient
lorsqu’il est en position assise, le dossier du fauteuil ne doit être inclinépour éviter le glissement
du patient. Les phénomènes de cisaillement et de frottement lors des glissements du patient sont
évités par une installation et une manutention adéquate du patient (utilisation de lève malade
ou de drap), mais aussi grâce à l’utilisation des repose-pieds à hauteur adaptée.

e – rôle de la famille :

Désormais, la prise en charge des escarres ne se limite plus seulement aux seuls gestes
techniques, mais doit aussi tenir compte de la dimension psychologique et des [Link]
collaboration avec l’entourage est indispensable. Un travail d’équipe et un accompagnement du
patient et de ses proches doit se mettre en place. L’équipe soignante devra favoriser la
participation des membres de la famille aux soins et les informer efficacement afin qu’ils
comprennent les conséquences dues à l’altération de la mobilité du patient. Pour pouvoir agir
avec l’équipe soignante, les membres de la famille doivent comprendre les mécanismes
d’apparition et les grands principes de prise en charge. Seul cet apprentissage permettra à long
terme de prévenir l’apparition d’escarre chez les patients atteints de maladie chronique.
Patients Post opératoire :

Infirmier :

Service de traumatologie : La traumatologie est la spécialité de la médecine qui prend en


charge les traumatismes physiques, c’est-à-dire aux coups, blessures ou chocs subis de façon
violente et brutale (Rebert, 27/07/2016). Ce service est spécialisé dans la prise en charge de
l'ensemble des affections traumatiques et dégénératives de l'appareil locomoteur. Il s’agit de
soigner les accidents de la route et du travail ou encore les blessures sportives (affections
traumatiques), ainsi que les maladies pouvant toucher le dos, les épaules, les membres
supérieurs, les hanches, les genoux, les chevilles et les pieds (affections dégénératives)(Service
d’orthopédie et de traumatologie, s. d.).

Références
[Link]. (s. d.). Consulté 10 décembre 2024, à l’adresse
[Link]

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Donnez, L. (2021). Prévention des escarres chez les patients alités dans un service de soins intensifs
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Emery, A. (2024). Prévention des escarres en soins palliatifs. [Link]

Escarre : Prévention. (2020, mai 6). Infosanté. [Link]

Escarres_AFSOS.pdf. (s. d.). Consulté 7 novembre 2024, à l’adresse [Link]


content/uploads/2016/09/Escarres_AFSOS.pdf

Jaillet, A., & Mabilon-Bonfils, B. (2021). Chapitre 1. Qu’est-ce qu’une revue de littérature ? Hors
collection, 42‑42.

Mylène, C., & Mariéthoz, L. (2022). Renforcer les connaissances et les interventions infirmières
concernant la prévention des escarres… Oui, mais comment?
[Link]

Quick Safety 25 : Preventing pressure injuries (Updated March 2022). (s. d.). Consulté 7 novembre
2024, à l’adresse [Link]
and-multimedia/newsletters/newsletters/quick-safety/quick-safety-issue-25-preventing-pressure-
injuries/preventing-pressure-injuries/

rJoshua S. Mervis, MD, Tufts University School of Medicine; & Tania J. Phillips, MD, Boston
University School of Medicine. (2023, septembre). Escarres—Troubles cutanés—Manuels MSD pour
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Scheel-Sailer, A., Plattner, C., Flückiger, B., Ling, B., Schaefer, D., Baumberger, M., & Wettstein, R.
(2016). Escarres – un Update. Forum Médical Suisse ‒ Swiss Medical Forum, 16.
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dorthopedie-et-de-traumatologie

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Tout sur l’escarre : Définition, prévention, stades et traitement. (2024, février 18).
[Link]
prevention-stades-et-traitement/

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