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Les termes de la synthèse

Il est sensé

Tenir compte

Un édifice

dans une forme concrète

Résout de très nombreuses exigences et préoccupations

Répondre à une destination d'usage

Respecter les lois de la construction

Atteindre à une expression signifiante

Proposer des espaces de qualité

Emouvoir par ses formes et espaces rencontrer les aspirations d'un client...

Des contraintes budgétaires

Du contexte de sor

De prescriptions n

ation ires

La forme

D'un édifice et les espaces qu'il dessine

L'expression

D'une synthèse de multiples problématiques et contraintes

Fixées par

La commande

Filtrées par

le regard que l'architecte porte sur elles.

La synthèse "vitruvienne"

Un modèle d'analyse

Pour qu'un tas de pierre ou une pile de bois devienne édifice, il faut toujours:

L. B. Alberti (De Re Aedificatoria, 1485),

(-) obéir aux nécessités de la construction, répondre aux demandes de la commodité et, finalité
suprême, être par sa beauté, source de plaisir esthétique.»

Reprise par Alberti des termes de la synthèse vituvienne comme bases des théories architecturales
naissantes à son époque

Les fondements historiques des termes de la synthèse


Vitruve

("architecte" romain du premier siècle avant J.C.) dans son De Architectura

Les trois termes de la synthèse dite "vitruvienne" de l'architecture

Utilitas

Firmitas

Venustas

On retrouve cette trilogie de manière récurrente à travers toute l'histoire de l'architecture,

Reformulée avec des accents différents

Témoignant de l'évolution de la manière d'envisager l'architecture

Vitruve (- ler)

utilitas

firmitas

venustas

Alberti (XVIe)

commoditas

firmitas

voluptas

Blondel

commodité

solidité

agrément

Blondel

distribution

construction

décoration

Soc. arch. XIXe

l'utile

le vrai

le beau

Guimard (XIX-XXe)

l'harmon
a logique

le sentiment

Nervi (XXe)

fanction

ure

forme

Au-delà des variations

Ces trois termes

Les trois grands "domaines"

auxquels la discipline architecturale se confronte en permanence:

Les finalités de l'architecture

Les moyens de sa réalisation matérielle

Les qualités for mes et spatiales

L'objet de l'architecture

Le "pourquoi" de la mise en forme de l'espace

Diverses réalités

Le premier objet "instrumental" de l'architecture

Production

Des espaces

Des lieux (espace qualifiés)

Accueillir des faits

des hommes

En d'autres termes, assumer un rôle social

Daniel Pinson

*I- l'architecture a cette particularité parmi les autres Beaux-Arts dassumer une finalité sociale
incontournable, à la fois comme art public, plus qu'aucun autre, comme production à usage sociétal
immédiat avant une éventuelle fonction sociale comme Art), enfin comme activité très dépendante,
bien plus qu'aucune pratique artistique, de la commande et du marché."

PINSON (Daniel), Usage et architecture,

Paris, édit. L'Harmattan, 1993, p. 9

La nécessité

Tout comme
D'abriter les activités humaines et leurs productions

Un besoin impérieux

L'amélioration des relations de l'homme à son environnement physique et humain

Protection

Des ardeurs du climat

Des agressions extérieures

Organisation

Des prati

laines, etc.

Il s'agit

Satisfaction d'un certain nombre de besoins matériels

Réponse à une demande qui a ses exigences

"Programme"

Enoncer

Des attentes à l'égard de l'édifice projeté

De nature "fonctionnelle", s'exprimant à la fois en termes

Matériels

Quantitatifs

par exemple prise en com

ects moraux et spirituels«On ne peut comprendre la forme d'une porte ou d'un pont sans la replacer
dans le contexte de sa fonction. Mais il est également vrai que seul un esprit perverti peut considérer
un bâtiment comme un simple moyen destiné à une fin. Ce qui exige toute notre attention, c'est la
nature de la fin et les manières d'y parvenir.

/-/ tous les besoins humains sont des produits de l'esprit. Les affres de la faim, le froid de l'hiver, la
peur de la violence et les perturbations dues au bruit sont tous des faits de la conscience humaine. (-)
La faim, le froid, la peur sont sur le même pied que le besoin de paix, d'intimité, d'espace,
d'harmonie, d'ordre ou de couleur.

(-] La dignité, la fierté, la sympathie, la commodité, sont des besoins primaires qui doivent être
sérieusement examinés dans toute discussion ayant pour objet le bienêtre de l'homme. Et étant
donné qu'il s'agit d'exigences de l'esprit, elles ne peuvent être uniquement satisfaites par la
perfection de la plomberie, du chauffage ou de l'isolation, mais encore par les conditions d'éclairage,
les couleurs, l'ordre visuel, l'harmonie des espaces, etc."

ARNHEIM R.,

Dynamique de la forme orchitecturoleIl n'y a donc pas que l'utilité "pratique" qui compte

Parmilles usages, par exemple


La nécessité de "véhiculer" la mémoire et les valeurs symboliques constituant l'identité culturelle des
sociétés

Victor Hugo avait bien saisi cette facette de l'objet architectural

«... depuis l'origine des choses jusqu'au quinzième siècle de l'ère chrétienne inclusivement,
l'architecture est le grand livre de l'humanité, l'expression principale de l'homme à ses divers états de
développement soit comme force, soit comme

intelligence. (] On scella chaque tradition sous un monument.»

HUGO VICtor

"Cedi tuera cela" dans Notre-Dame de Paris. L'un des objets de l'architecture

Exprimer

communiquer

Maintenir ou Transformer

Des valeurs politiques, culturelles, religieuses...

L'expression des grands monuments comme la grande mosquée Hassan Il ne peut d'être réduite à
leur seule fonction

Une symbolique particulière s'en déga

ai transcende le côté "pratique" de

(... La dignité, la fierté, la sympathie, la commodité, sont des besoins primaires qui doivent être
sérieusement examinés dans toute discussion ayant pour objet le bien-être de l'homme.

Et, étant donné qu'il s'agit d'exigences de l'esprit,

elles ne peuvent être uniquement satisfaites par la perfection de la plomberie, du chauffage ou de


l'isolation,

mais

par les conditions d'éclairage, les couleurs, l'ordre visuel, l'harmonie

des espaces, Il n'y a donc pas que l'utilité "pratique"

(C9

Parmi les usages, par exemple

La nécessité de "véhiculer" la mémoire et les valeurs symboliques constituant l'identité culturelle des
sociétés

Victor Hugo avait bien saisi cette facette de l'objet architectural

«... depuis l'origine des choses jusqu'au quinzième siècle de l'ère chrétienne inclusivement,
l'architecture est le grand livre de l'humanité, l'expression principale de l'homme à ses divers états de
développement soit comme force, soit comme

intelligence. (...) On scella chaque tradition sous un monument.»


HUGO Victor,

"Ceci tuera cela" dans : Notre-Dame de Paris. L'architecture comme une MEDIATION entre les
hommes

La nécessité d'organiser les pratiques humaines

Inscription dans l'espace des modes de vie et de relation

Le plan d'un logement

Depuis

Le <

Une gradation d'espaces

Du plus public au plus privé

de l'entrée avec son seuil, son sas, son vestibule distributif donnant

accès prioritairement au séjour, etc. Cette organisation des usages s'effectue par le biais

De la distribution adéquate des espaces,

Du choix judicieux des limites

Définissant et articulant ces espaces

Assurant

Des perceptions hiérarchisées

Par le biais

de vus et de cachés

Assurant

la privacité ou le caractère public d'un lieu

L'espaces

L'orie

opriation collective ou selon des catégories d'utilisateurs, Cette organisation des usages s'effectue
par le biais

De la distribution adéquate des espaces,

Du choix judicieux des limites

Définissant et articulant ces espaces

Assurant

Des perceptions hiérarchisées

Par le biais
de vus et de cachés

Assurant

la privacité ou le caractère public d'un lieu

L'espaces

L'orie

opriation collective ou selon des catégories d'utilisateurs, Usage et Architecture

Leur examen nécessite

Des relations

De nature complexe

La sociologie

L'anthropologie

La sémantique... A. Rapopport

Les facteurs déterminants des formes prises par la maison dans l'architecture populaire sont

Culturels

«fondés non sur les besoins eux-mêmes,

mais sur

e type de réponse qu'une culture donne à ces besoins» Les fonctions universelles

"manger",

"dormir",

"converser",

mais

lesquels varient d'

les manières selon lesquelles ces pratiques courantes se déroulent

fonction des systèmes culturels

ype social à l'autre, d'un pays à l'autre, d'une époque à l'autreLes fonctions universelles

"manger",

"dormir",

"converser",

mais

lesquels varient d'

les manières selon lesquelles ces pratiques courantes se déroulent


fonction des systèmes culturels

ype social à l'autre, d'un pays à l'autre, d'une époque à l'autre«L'expérience montre que c'est

car elle est beaucoup

la fonction elle-même qui a des formes multiples

moins déterminée avec précision

que la forme qu'elle est supposée déterminer» Des réponses conduisant

La détermination

de formes et d'espaces physiques

"typiques"

auxquels

clients et architectes se réfèrent en permanenceUne relation de nature dialectique

Le rapport usage - architecture

Adaptation réciproque

Variant entre deux extrêmes:

Les pratiques figées d'une société archaïque

La reproduction à l'identique du système formel et spatial préexistant

Le maintien des structures préserve les pratiquesInversement

La transformation consciente ou inconsciente

de l'environnement formel et spatial

conduit soit à

Entraver le "bon déroulement des pratiques traditionnelles de vie

Permettre de répondre à l'évolution des modes de vieUtilité

Commodité, distribution, composition

Inversement

La transformation consciente ou inconsciente

de l'environnement formel et spatial

conduit soit à

Entraver le "bon déroulement des pratiques traditionnelles de vie

Permettre de répondre à l'évolution des modes de vi

Utilité

Commodité, distribution, compositionL' UTILITE


Vitruve

Disposer de l'édifice avec art

De façon que rien n'en puisse empêcher l'usage

Chaque chose mise en sa place ait tout ce qui lui est propre et nécessaireLA COMMODITÉ

Alberti

Reprise de l'acception du terme

Etablissement d'un classement des humains dans son traité sur la famille pour fonder son classement
des édifices

Les personnes à partir de leur activité politique ou manuelle

Génératrice d'une demande en matière de constructionL'adéquation entre le projet d'architecture et


cette demande

Le travail d'Alberti

Un intérêt

La première tentative d'explication du rapport entre

Les espaces d'un édifice

et

Les pratiques sociales complexes

elles s'y livrent les hommes de son temps en l'occurrence

Comment satisfaire l'utilité, la commodité

L'Articulation de l'ensemble des parties du bâtiment

A la Renaissance

Un discours architectural

Fortement marqué par une parole humaniste

Au chapitre de la commodité

Andréa Palladio (architecte italien, 16° sc.) :

... De même que dans le corps humain, certains membres désagréables et laids ne laissent pas d'être
utiles aux autres qui sont plus nobles et plus beaux..., aussi dans les bâtiments, il doit y avoir des
parties de grande apparence et d'autres moins ornées...

comme l'auteur de la nature a voulu que les plus beaux membres

fussen

us exposés à l'œil, et qu'il a caché les autres qui n'étaient pas si

honnêtes
pareillement faire en sorte que les principales parties de l'édifice

se présentent d'abord à la vue...."

D. Pinson

Effet de représentation

À argument

Anthropomorphique

Résumant

La conception de la commodité chez les architectes de la Renaissance italienne

LA DISTRIBUTION

Les architectes français

Une autre conception plus moderne et plus

pratique de la commodité

La distribution

Les traités français tel celui de Le Muet (architecte, 16° sc.)

Une grande attention à

La destination des pièces

L'agencement et articulations

La recherche

De L'intimité

Du confort

ace uniquement des exigences de la représentation

Les traités français tel celui de Le Muet (architecte, 16° sc.)

Une grande attention à

La destination des pièces

L'agencement et articulations

La recherche

De L'intimité

Du confort

ace uniquement des exigences de la représentation

Le Bernin vs Colbert

L'opposition entre conception italienne et française, Perrault :


"le cavalier

n'entrait dans aucun détail,

ne songeait qu'à faire des grandes salles de comédies et de festins et ne se mettait en peine de
toutes les sujétions et de toutes les distributions de logements nécessaires:

choses qui sont sans nombre, et qui demandent une application que ne pouvait prendre le génie vif
et prompt du cavalier,

car

dersuadé qu'en fait d'architecture il n'excellait guère que dans les

décorations et les machines de théâtre

M. Colbert, au contraire,

voulait la précision, et savoir où et comment le Roi serait logé, comment le service se pourrait faire
commodément...;

il ne cessait de composer et de faire des mémoires de tout ce qu'il fallait observer dans la distribution
des différents logements, et fatiguait extrêmement l'artiste italien.

Le Cavalier n'entendait rien et ne voulait rien entendre à tous ces détails, s'imaginant au il était
indigne d'un grand architecte comme lui de descendre dans ces minuties"

LA COMPOSITION

Au 19ème siècle (Violet le Duc)

S'élargir et se systématiser

La notion de distribution

La notion de la composition

Notion renvoyant à

L'idée "d'habitude de civilisation"

Programme

Viollet-Le-Duc,

"la composition architectonique devant dériver absolument:

du programme imposé

2 des habitudes de la civilisation au milieu de laquelle on vit

Il est essentiel, pour composer

de posséder

Un programme

et d'avoir le sentiment exact de

Ces habitudes
Ces usages

LA FONCTION

La doctrine du Mouvement Moderne

Une "révision des fonctions d'habitation" et d'un l'abandon des "usages consacrés par la tradition"

Avec le MM

La satisfaction de l'utilité

Soumission à l'exigence de

L'industrialisation

La rationalisation

La standardisation

D'où

Le "logis minimum"

Le Corbusier (architecte Franco-suisse, XX* sc.)

"L'exploitation domestique consiste

en une suite régulière de fonctions précises.

La suite régulière de ces fonctions

constitue un phénomène de circulation.

La circulation exacte, économe, rapide,

est la clef de l'architecture contemporaine.

Les fonctions précises de la vie domestique exigent divers espaces dont la enance minimum peut-
être fixée avec assez de précision;

il faut un contenant minimum type, standard, nécessaire

L'application des lignes de parcours au logement rationnel

le idéale, Die neue

1924

Alexandre Klein, « Les tracés de plans »

Toute l'entreprise du MM tourne autour

Une conception ergonomique de la vie domestique:

Les "fonctions" domestiques

Des actes

biologiques simples, élémentaires, rudimentaires, une reconstitution métabolique du corps humain


incarnés dans

des pratiques

culinaires, hygiéniques, alimentaires, réparatrices (le sommeil)

situés hor de l'hist

une culture, d'une conscience, de rapports sociaux et des "usages

consacrés par la tradition"

L'UTILISATION

Une signification essentiellement instrumentale à la pratique de l'espace:

ce dernier revêt

Une finalité unique

Excluant tout un ensemble de qualités annexes qui accompagne la stricte utilisation

LA SALLE DE CLASSE

Ainsi, une salle de classe sera-t-elle définie

par sa capacité surfacique à recevoir un certain nombre d'utilisateurs

excluant toute une somme de pratiques, de comportements ou d'aspirations exigeant de l'espace


des configurations adéquates (volumes, lumière, dimensionnement, mobilier...).

Il en va de

es intérieurs marocains et leur ameublement que la plupart des

architectes imaginent à l'européennes.

LA DESTINATION

La notion de destination renvoie à

L'élaboration du programme

La définition du projet

Elle désigne

Une utilisation envisagée

Faisant l'objet

de prescription réglementaires

une normalisation de l'espace architectural

dans les

Le logement et l'espace scolaire ont été les lieux privilégiés,

s 70, de cette entreprise inspirée par les exigences de la rentabilité


constructive

La notion de elle, assume parfaitement le sens cette rationalité

La métaphore mécanique ou biologique traduit bien le fonctionnement ou le métabolisme de


l'architecture

Machine composée de pièces ayant chacune sa place

Articulées correctement avec les autres

ou corps (ou plutôt partie de corps) composé d'organes ayant chacun son rôle connecté
naturellement aux autres

Les notions de destination et de fonction

L'objet au-dessus du sujet qui se trouve lui-même manipulé par l'espace:

par ces notions il est condamné à la passivité

La destination

Un choix imposé à celui auquel l'espace est destiné

La fonction

L'individu dans un rapport de dépendance vis-à-vis des opérations dictées par la machine

La fonction domine l'individu qui est contraint de s'y soumettre;

leur relation est univoque:

elle el

Liquement établie pour une opération prédéterminée, quasi

Incontournable

L'USAGE

Qualifie les pratiques

Plus que l'utilisation

Suppose au contraire un acteur

non pas l'individu passif auquel on destine l'espace

ni l'élément humain auquel l'édifice ou le lieu désigne une fonction

mais un producteur d’actes répéter et complexe

mettant l'espae dans

tion

conflit avec celui qui le pratique


L'usager

Qui est

Suggère le terme de l'usage

L'usure

Mais il appelle d'autres significations

Les

En particulier celle qui, par le pluriel, désigne

Des pratiques sanctionnées par temps et la conformité sociale

Les conventions

Les devenues "coutumes" d'une société

Les conventions

Les pratiques sociales devenues "coutumes" d'une société

Deux acceptions:

La pratique artistique

Les pratiques sociales et domestiques

La première acception

Synonyme

Les règles académiques

Immobilisme

Copie et imitation pure et simple

Un ensemble de recettes codifiées

D'habitudes intériorisées

Condamnées et condamnables

au vu des théories mes

de l'art

L'ir

re, le renouvellement ininterrompu

Pour le Mouvement Moderne


Seul est acceptable la norme, le "standard" car, élaborés de manière rationnelle, ils constituent
seulement le cadre,

"conforme" aux réalités de la société "machiniste", qui permet à l'invention de prendre librement
son essor, en harmonie avec les possibilités supposée de la matière, qu'elle soit inerte ou vivante

Adaptation, au bénéfice de ses conceptions urbanistiques et architecturales, un outil de gestion


technique et sociale dont la société industrielle avait elle-même

besoin, pour prendre en charge des pans entiers de la vie quotidienne des populations, et dont

Outissement est aussi d'une certaine manière l'émergence

de

-providence" ou du "social-étatisme"

Michel Verret a bien montré, du point de vue des masses populaires, les avantages et les
inconvénients de la norme, garantie du minimum vital (y compris dans l'espace du logement) et outil
de contrôle social

Le concept englobe jusqu'ici un contenu dont la signification reste étroitement techniciste

mais il peut aussi admettre une extension de contenu dans le sens anthropologique

on parlera ainsi de forme de comportement pour expliquer les attitudes des groupes et des individus
dans leurs rapports réciproques ou vis à vis d'institutions telles que l'Etat, la famille, etc.

La deuxième acception est d'abord

Sociale

Les conventions

Des éléments de pratiques

De dispositions matérielles et formelles

Acceptées et partagées

La reconnaissance mutuelle n d'une structure sociale donnée

Des éléments fondants un accord continu

Un langage commun, condensé que la pratique

Répétée

La reproduction quasi-invariante

Dans le cours de l'histoire

La transmission de la mémoire collective


Charge

sens allant au-delà de son évidence pratique cé verbal sous une forme contractéeExemple de la
chambre

Ainsi, chez nous (France), admettra-t-on que le concept chambre signifie conventionnellement
chambre à coucher, ce qui fonde une destination convenue (une convention) depuis plusieurs siècles
en Europe (un type architectural précis s'appuyant sur un modèle culturel précis, si l'on reprend des
catégories conceptualisées par Henri Raymond) (12), alors que le concept "bît" (équivalent du mot
chambre en arabe) appellera la précision "el nas" pour recouvrir les mêmes pratiques et des
configurations d'aménagement comparables. Si nous prolongeons cette illustration, on peut
également estimer que, sans qu'il soit nécessaire de le dire explicitement, les "usages" (avec ici un
sens assez proche de convention) font de la chambre un espace plus particulièrement privé dans
l'habitation, pour ne pas dire intime.

Ensemble

constituent-elles

Les conventions

(sur lesquelles an s'ccorde)

de dispositions pratiques de dispositifs matériels

Les exigences minimales d'arrangement (au sens quasi-contractuel du terme)

Permettant à l'architecte

conformer plus ou moins exactement l'espace

A une attente

lans ces déférentes dimensions, fonctionnelles et esthétiques) jours explicitement, ni extensiblement


formulée par l'habitant

Soliditas

la solidité, la construction

L'architecture naît dans la pensée concrètement

Elle n'existe que définie par

La matérialité (constitué de matière) d'éléments de construction

Architecture et Construction

Des Termes souvent confondus

Des réalités différentes

Architecture: art de construire les édifices», (le dictionnaire Robert)


A, Povsner (PIVSNBA A, Génte de l'architecture européenne)

Architecte et esthétique

«Un hangar à bicyclettes est une construction; la cathédrale de Lincoln, un morceau d'architecture.
Presque tout ce qui enclôt l'espace sur une échelle suffisante pour que l'être humain puisse s'y
mouvoir est une construction; le terme d'architecture s'applique seulement aux constructions
conçues avec un souci esthétique»

Gromort

Architecture et poésie

"langage éminemment conventionnel, ailé pourrait-on dire, aérien... ; lyrique, ardent, hérissé de
milles difficultés résultant de règles complètement arbitraires, il ne répond à aucune nécessité
pratique: il se borne à émouvoir et à charmer"

c'est pour cette raison que

"Parchitecture c'est la poésie de la construction"

Le Corbusier

Architecture et émotion

«L'architecture, c'est servir; l'architecture, c'est émouvoir; la construction, c'est faire tenir»

Des conceptions visant la nette distinction entre

L’art et la technique

Architecte et l'ingénieur

L’architecture comme moyen

La réalisation concrète

des formes et des espaces architecturaux par

Des Moyens

Les matériaux et les techniques de mise en œuvre

Les matériaux et techniques ont


La syr

Des exigences propres rchitecturale ne peut s'en affranchir

Donc La construction a

Ses lois propres régissant

La résistance des matériaux

La stabilité des constructions

La compatibilité des matériaux

Architectural ne peut outrepasser

Empruntées

Aux

À leurs

Les conditions de la réalisation de la construction

Matériaux

Naturels (bois, pierre, terre,...)

Artificiels (brique, béton, verre,...)

Techniques de mise en œuvre

Les caractéristiques plastiques finales de l'architecture

Dictées pour une grande part

La construction

via les matériaux et leurs techniques de mise en œuvre

Le potentiel de finition

La pierre : striée, polie, bouchardée,...

Un coefficient et des qualités de résistance propres

À compression égale, un mur en terre plus épais qu'en béton

Un potentiel de structure
qui le lie préférentiellement à certaines formes d'expression

L La charpente

Larc en briques ou en claveaux de pierre

L'espace et sa structure constructive

(Structure spatiale vs structure constructive)

Espace/structure

Les structures simples de la construction architecturale

Le vocabulaire qui les définit

Les principes élémentaires qui les animent

Leurs caractères formels

Leurs implications

spatiales à travers des exemples simples

Les éléments composant les structures constructives, classés selon cinq catégorie

Le mur, la colonne/ poteau

La baie et son couvrement

Le couvrement de l'espace

Les organes de stabilité

organes de couvertures

Et diverses ap

en rapport ces diffá

niveaux d'analyse

L'objectif est également de mettre en évidence

Les caractères géométriques qu'induisent les structures utilisées

L'ordre de cette classification

Suit

Une logique pratique d'édification, des fondations au toit, du bas vers le haut

La conception d'une structure et son calcul


Par contre,

Calqué sur la de

nt un cheminement inverse,

ges dans l'édifice, c'est-à-dire du toit vers les

du haut ver

Les éléments de structure et

leurs implications spatiales

Le mur: Un élément de surface vertical

Présente au sol

Un tracé linéaire

Possède Une épaisseur

En architecture

Le caractère essentiel du mur

Délimiter l'espace

Porter

Le couvrement de l'espace et la couverture de l’édifice

D'un point de vue spatial

Une paroi pleine

Une enceinte

Limite visuellement un espace

Structure d'autant plus explicitement l'espace que la clôture est continue

C'est Un élément

Son traitement, ses dimensions, et surtout ses ouvertures informent sur la nature des relations entre
ce deux espaces

Sépare deux espaces

Met en relation deux espaces


Du point de vue de la structure constructive

Un mur est dit porteur lorsqu'il reprend des charges autres que la sienne propre :

charge des étages, de la toiture...

Dans cet esprit, le mur porteur réalise conjointement

La structure constructive et la structure spatiale d'un édifice

Le cas d'une construction à étages

Structuration spatiale à l'identique chaque étage

Report de charge oblige

La repris aux étages inférieurs par

Un autre mur

Une suite de supports isolés ou une poutre

La structure spatiale globale se trouve fixer à l'identique d'étage en étage

Lépaisseur du mur

Hormis les caractéristiques plastiques recherchées

L'épaisseur du mur est liée

au matériau utilisé

à ses dimensions

aux contraintes qui s’exercent sur lui

Dans certains cas, il sera raidi par Des pilastres , D'autres murs en équerre

Des chaîne à ses angels

Un empâtement à sa naissance pour augmenter sa surface d'appui au sol

Mur de refend: mur porteur d’intérieur

Mur d’echiffre : porte les escaliers

Mur de soutènement : empeche la terre de se renverser


La collone / poteau

Support linéaire vertical,

Le poteau

La colonne vs le poteau

Un support élément simple:

Un fût de section carrée, rectangulaire (uniforme)

De forme prismatique

Mais en disposant les uns après les autres

Formation d'un mur

La colonne, un élément linéaire composé

Composée

De forme ronde

Section circulaire, diamètre diminuant

Impossibilité de restituer le mur

Du point de vue de la structure

Remplace le mur lorsqu'on désire modifier l'ordonnance et la fluidité de l'espace

Support à l'un ou l'autre élément de couvrement

L'ensemble reconstituant l'idée et la fonction du mur

Du point de vue de l'espace

La limite formée est moins explicite que le mur

Permettant une plus grande perméabilité visuelle et fonctionnelle

Traditionnellement

Un rapport clair s'établit entre le plan d'une habitation et son toit,

Lié au système constructif qui, tout à la fois,


et

Le

Supporte le toit

Délimite, rythme, compose

ins ses différentes parties

Le toit à deux versants

Deux versants se rencontrant le long de

la ligne de faîte terminé à ses extrémités par des

pignons (parties supérieure, triangulaire du mur, qui est parallèle aux fermes du toit et
correspondant à la hauteur des combles)

Généralement

Le faite s'établit parallèlement aux longs côtés du rectangle à couvrir

La charpente franchit une portée moindre

L'axe du développement du plan suit l'axe engendré par le faite

Plans sous-jacent rectansulaire

Deux dispositions courantes

La toiture couvre les pignons

La toiture laisse les pignons découverts, et ceux-ci dépassent le niveau du toit :

Un toit en ba

Deux dispositions courantes

La toiture couvre les pignons

La toiture laisse les pignons découverts, et ceux-ci dépassent le niveau du toit :

Un toit en bâtière

Définition de la pente des versants

Données techniques liées aux matériaux de couverture ;

Utilisation du comble

Perception de la présence du toit selon les angles de vision depuis le so lLe toit pavillon

Quatre versants couvrant un corps de bâtiment sur plan carré ou assimilé et formant à leur sommet
une pointe ou un faitage très court.

Le toit à croupes
Quatre (ou trois versants formés de deux longs pans (versant principal d'un toit allongé) de forme
trapézoïdale et de deux (ou une) croupes (versant de forme triangulaire)

réunissant les longs pans à leurs

extremites.

Le shed

Deux versants de pente différente dont l'un, plus vertical est vitré, couvrant "en dent de scie". Utilisé
dans les bâtiments industriels, les ateliers, musées ou autres lieux pour lesquels on recherche un
éclairage zénithal du nord

Le toit brisé ou dit à la Mansart Du nom de l'architecte français

François Mansart (XVII® sc.) : deux pentes différentes sur le même versant, séparées par une arrête
saillante (ligne de brisis). La pente supérieure, en pente douce, est nommée terrasson, la partie
inférieure en pente raide est nommée brisis.

Une meilleure occupation des combles. Il possède une incidence (lourdeur) visuelle plus grande.

Les attitudes face à la technique (d'après Pierre Von Meiss)

L'analyse des constructions en pierre

Laissent supposer

et

Le lien étroit

Un mode de construction

La forme même de l'espace

Entre

que ce mode constructif

Réalise

L'évolution des techniques

Des

L'affranchissement de l'espace de la contrainte constructive

Contraintes du poids élevé des matériaux

Petites portées

Aux

Libé

Matériaux plus légers

Grandes portées ce la conception architecturale

De la "nécessité" vers la "possibilité"


Dans le passé

Les matériaux de base

Les techniques de mise en œuvre

Les possibilités d'expression architecturale

Des

Limités

Restreintes

"soumises" à la nécessité

De nos jours

Le développement des technologies

(on pense au béton, à l'industrialisation de l'acier et du verre, aux plastiques, etc)

Possibilité pratiquement de tout faire

Exacerbation de la distance entre

La construction et l'architec+

«La construction - notamment la structure porteuse dans son interaction avec l'espace, l'enveloppe
spatiale, les ouvertures et la lumière - est le premier moyen pour la concrétisation d'une idée qui,
elle, appartient au domaine de l'art.

Cela ne signifie pas que la construction se moquera de ses propres lois.

Bien au contraire,

ces lois sont elles-mêmes sources précieuses explicatives de l'ouvrage,

mais le degré auquel on accordera un rôle expressif à la construction

dépendra

encore du programme et

bien plus que des exigences de la statique et de la

ce des matériaux.

Les œuvres les plus múres et les plus riches de l'architecture

ont toujours su

subordonner, sans trahir, la raison constructive à celle d'une idée d'architecture plus globale :

le projet de structure, la forme et la texture des matériaux se superposent,

mesurent et ordonnent

le projet de l'espace, le de lumière, le projet de lieu, de parcours,..

Les choix constructifs:


Une éthique de l'architecture

Von Meiss

« La technique est parfois sublimée devenant la ressource exclusive de la forme ;

parfois elle est simplement imagée comme au Centre Pompidou;

certains s'efforcent de la falsifier en donnant l'illusion d'une technique autre que celle réellement
employée;

d'autres encore la soumettent à des buts formels inspirés de l'art et de la peinture a sculpture
abstraite

et, enfin, il y a ceux qui

lui g

it en exploitant la logique constructive, sans privilégié et autonome.

La réalisation d'objets autonomes, isolés, et de grande taille

Dans ces réalisations,

« la nudité d'une construction logique devient la condition d'une esthétique ».

Derrière l'apparente logique objective des formes utilisées, ce n'est pas le seul calcul

mais bien

"T'exigence d'expressivité" définie par le parti intuitif originel qui oriente le dessin final

La technique falsifiée

L'architecte ne donne pas à voir la réalité de la construction

La dissimulation derrière une apparence (un revêtement)

Une illusion

Une question "morale" de la vérité de l'expression

Montrer ce qui est

ou ce qui peut être pris pour un mensonge

Ne pas montrer ce qui est

Un jugement moral

é d'une expression constructive.

Un embarras éthique

L'idée du "mensonge": une contradiction non résolue et non justifiée entre une expression et la
réalité

Dans certains cas, la simulation est justifiée par

Téconomie :
Un revêtement simule une autre technique et crée donc l'illusion :

La technique du faux marbre, abondamment utilisée par de grands architectes comme

Palladio (Italie: 1508-158-

0. Wagner Affiche clairement dans l'immeuble de la Postsparkasse (Vienne) (ill. de gauche) le


caractère de revêtement en faisant apparaître dans une composition en grille les cabochons qui
couvrent les boulons de fixation des plaques,

ce qui n'est pas le cas dans le musée de Stuttgart (J. Stirling) (ill. de droite) où le système est invisible
pouvant laisser croire à une construction en pierre.

La technique constructive est soumise à un projet esthétique

La maison Schroeder (Rietveld ; Utrecht, 1924), l'expression visible résulte essentiellement de


considérations plastiques qui subordonnent le choix des techniques et matériaux aux desiderata
plastiques

La chapelle de Ronchamp de Le Corbusier

La structure qui porte la grande toiture incurvée en béton est composée d'une fine ossature enfouie,
cachée dans l'épaisseur des parois, lesquelles sont pensées pour leur plasticité, leur naisseur et leur
capacité à travailler la nière.

s murs donnent l'illusion de porter la nque du toit, alors que celle-ci ne ise que ponctuellement sur
une sture dissimulée, laquelle permet en de séparer murs et toit par une fine de lumière qui révèle à
l'intérieur la tre convexe du toit : toute la on constructive est ici soumise

Une modernité architecturale

Une conception

Recule face à

L'autonomie de la forme est revendiquée

La dimension matérielle de la synthèse

L'expérimentation de nouvelles expressions artistiques

technique domestiquée

Une attitude "équilibrée"

La construction joue un rôle dans l'expression architecturale, ni

Prépondérant

Soumis

Méprisée

Triomphante

Jouant

Les rôles attendus du point de vue de la construction (stabilité, étanchéité, durabilité...)


Contribuant

sans la travestir, s

s excès à nourrir la forme

eul objectif dominant de l'expression non

Il s'agirait de la situer parmi les autres termes de la synthèse :

« Trace élégante de la fabrication, [la technique domestiquée] devient ornement intégré (J mais cet
ornement doit avoir un sens dans le concept architectural et artistique de l'édifice. Il ne peut pas être
le simple résultat d'un processus constructif. Le projet exploite la technique en tant que ressource de
motifs pour structurer la forme sans pour autant se laisser dominer.

A la trilogie vitruvienne fondamentale

—les questions de l'usage, de la construction et de la forme-

on peut greffer

d'autres questionnements qui viennent à leur tour nourrir la synthèse architecturale :

Le contexte urbain ou paysager

Le contexte réglementaire

Le contexte urbain ou paysager:

Une architecture s'élabore toujours dans un lieu qui préexiste et avec lequel la nouvelle réalisation va
nécessairement "dialoguer"

Quoi que l'on fasse, ce contexte va, dune manière ou dune autre, entrer en résonance® avec le
nouvel édifice, modifiant "l'équilibre du lieu considéré

Diverses attitudes peuvent être identifiées, qui se déclinent entre deux extrêmes :

- L'édifice façonne le lieu et lui donne une nouvelle identité

édifice se soumet aux caractères formels du lieu préexistant —"camouflage"— pour en préserver
l'identité.

Ce contexte va donc être source de nombreuses réflexions sur les rapports à l'existant

De même le contexte physique apporte-t-il des contraintes propres, que l'on songe

- à l'orientation vis-à-vis du soleil et des vents dominants

- aux vues qui se dégagent depuis le lieu d'édification ou vers lui

• à la forme du terrain (contour, déclivité / relief,...)

• à la nature du sol et à la végétation en place

- à l'architecture des édifices voisins

- aux règles qui organisent le lotissement architectural du territoire

- aux traces sédimentées par histoire (chemins, vestiges..), Le contexte réglementaire;


La réflexion sur les ressources, la dimension écologique: la réalisation d'un bâtiment devrait tenir
compte de l'impact des matériaux sur la santé, du recyclage des bâtiments (cf expo de Hanovre,...)
l'économie : les coûts d'un bâtiment (coût de conception, de réalisation, d'usage, d'entretien....)
peuvent infléchir une conception architecturale.

Le critère essentiel définissant une ville n'est ni esthétique, ni religieux, ni politique, ni social

L'architecture n'est pas fondamentalement une a construction sociale », faite de signes ou de


symboles culturels, mais bien une construction physiologique qui protège l'homme des excès
climatiques (PH. Rahm)

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