Histoire des systèmes économiques politiques
Histoire des systèmes économiques politiques
Tout système d’économie sur un noyau dur, basé sur la doctrine (ce qui pose des
questions, quelle question pertinente on se pose?)
Problématiqu ex/ relation entre dominant & dominé. Pour Marx, c’est l’organisation économique qui
e conditionne les relations humaines.
Les néo-classiques pensent qu’il y a une main invisible qui organise nos intérêts
personnels dans le but d’un équilibre économique.
Développer une analyse et une théorie, créer des concepts utilise, l’analyse se
Analyse développe, on parle alors de progrès. Il faut répondre scientifiquement et cela doit
rester cohérent.
Politique Est-ce que ma compréhension du monde va me permettre de changer le monde tel
économique que je le vois = cela justifie l’action → art appliqué
Les systèmes d’économie politique sont un cadre cohérent de pensée globale des questions
économiques. On en compte à peu près 5: la physiocratie, le système/courant classique, le marxisme, le
courant néo-classique dominant aujourd’hui encore la pensée économique, et la révolution
keynésienne qui a réfuté la démarche néo-classique.
Après la Seconde Guerre mondiale, il y a une volonté de synthèse des courants. C’est ce qu’on appelle
le courant néo-keynésien qui fait la synthèse de Keynes et des néo-classiques.
Longtemps, on a parlé d’économie politique. C’est les physiocrates qui les 1ers s’appellent les
économistes.
Au 19e siècle, on faisait de l’économie politique : les facs d’économie n’existaient pas jusqu’au 20e siècle
avec les néo-classiques qui parlent de sciences économiques, avant on enseignait l’économie dans les
facs de droit ou de morale (de philosophie autrement dit).
L’économie est une science, car c’est une approche rationnelle mais pas exclusivement, car l’histoire et
les institutions ont elles aussi un rôle à jouer.
La définition de cette économie selon l’approche traditionnelle de Smith, Ricardo et Keynes est :
*économie : analyse (science) des richesses c’est-à-dire la mesure des richesses, de la production, de la
répartition et de l’échange des richesses.
Mais qu’est-ce qu’une richesse? L’air qu’on respire est-il une richesse ? Non parce qu’il n’y a pas de
marché de l’air mais faut-il nécessairement un marché pour qu’il y ait échange?
L’homme a une action endogène (et non pas exogène) sur la planète vu qu’on a un impact sur la Terre,
les économistes devraient s’occuper de la planète car on en a qu’une.
→ Un système d’économie politique va essayer de répondre à toutes ces questions mais avec un angle
particulier.
*système d’économie politique : 3 niveaux dans un système d’économie politique: une problématique,
une analyse, une action.
2] La problématique sans analyse des précurseurs
Les Grecs ont une problématique : ce sont des philosophes et elle a une grande influence encore
aujourd’hui.
=> celle de la Cité et du monde : ils essayaient de comprendre le modèle économique d’une cité état
(l’organisation juridique avec des classes supérieures)
La nécessité de la problématique se fonde sur le droit (ex/ la monnaie relève du Congrès et donc de la
loi, elle est gérée par l’homme)
La pensée grecque influence encore beaucoup aujourd’hui :
Comment une République pouvait fonctionner ?
Pour eux, l’économie est souvent une sous-branche de l’organisation institutionnelle de la Cité et donc
de la loi. C’est une pensée qui donne beaucoup d’importance a l’organisation économique, juridique et
institutionnelle.
Les scolastiques essaient de faire la synthèse entre le livre (Ancien et Nouveau Testament) et la pensée
des Grecs. Ils souhaitent que la pensée grecque soit liée avec Dieu.
Ils ont une problématique comme les biens communs, des biens qui appartiennent à tous. Ex/ oxygène
→ les premiers livres économiques sont développés notamment par Xénophon dans « L’économie »
(430-365 av. J.-C). + le code de Hammourabi (lois qui réglementent le travail et notamment le travail
salarié).
La question économique est mieux gérée à Rome, elle n’est pas pensée MAIS l’individu est souvent
considéré comme une unité importante de réflexion : moins sur la Cité et plus sur l’individu.
*scolastiques : penseurs de la chrétienté médiévale (avant la Renaissance): Saint Thomas d’Aquin (La
somme), Nicolas Oresme (Premier traité de la monnaie), Buridan…
Les scolastiques développent essentiellement une problématique autour du bien commun
*bien commun : bien qui appartient à tous, qui a une utilité commune
→ monnaie, ça nous permet d’échanger donc on l’accepte même si ça ne vaut rien en soi.
→ la langue. Pour eux, l’individu n’existe pas, on est tous autour de Dieu et les biens communs
sont l’eau, l’air, la terre et ils ne doivent pas être appropriés individuellement.
Le juste prix : les scolastiques n’ont pas la théorie du prix d’équilibre des néo-classiques, mais ils
considèrent que chaque bien doit avoir un prix juste qui est subjectif et qui permet au producteur de
vivre et au consommateur de payer: c’est le respect du consommateur et du producteur. Le prix est
conventionnel .
*mercantilisme : pensée qui n’est pas unifiée, mais ils sont unis par leur objectif: l’enrichissement du
prince, de la nation, du pays…
Les mercantilistes restent toujours d’actualité : japonais, chinois, Trump => le néo-mercantilisme.
→ remis en cause, car il est trop divers pour constituer un système de pensée cohérent.
Ce mouvement date de la chute de Constantinople (1453) jusqu’à 1750, au milieu du 18e siècle et est
très présent en France, en Angleterre, en Italie et en Espagne.
C’est une pensée européenne qui a des acquis venant du Moyen-Orient (notamment la comptabilité
double) permettant le développement du commerce.
Il y a 3 réponses :
• la réponse espagnole (on mesure la richesse d’un pays par ses réserves en or et en devise et
donc plus un pays accumule de l’or et des devises, plus il est riche)
• la réponse française (Colbert : arrêter d’être dépendant aux importations, substitue des
produits nationaux aux importations, ça n’est pas que du protectionnisme, c’est aussi une
théorie de la production ; notamment avec des barrières douanières)
• la réponse anglaise (contrôler les mers et avoir une domination maritime pour contrôler le
commerce et donc maîtriser l’ensemble des richesses).
Comment faire pour qu’un état soit économiquement puissant et donc politiquement puissant ?
➔ la naissance de l’État moderne : entre les États, logique de guerre (cette pensée est ancienne)
mais guerre économique => nouveau moyen de se faire la guerre
=> développer une fiscalité moderne avec une montée de la centralisation où on constitue des États
centraux de plus en plus puissants, création d’une monnaie nationale (à la fin du 19e siècle). Cette
centralisation est renforcée lors de la Révolution française.
=> éléments du monde moderne qui se développent jusqu’au monde des Lumières au 18e siècle quand
l’idée de la liberté et de l’individu est au cœur.
Le mercantilisme espagnol
*mercantilisme espagnol : pour qu’un pays soit riche, il faut qu’il possède des richesses et notamment
des richesses en or et en devises puisqu’être riche c’est pouvoir acheter ce qu’on veut.
Les Espagnols pratiquent le modèle de développement par l’excès d’exportations : les Espagnols
développent une forme du 1er capitalisme rentier (on confond entrepreneurs et rentiers) donc un
moyen de capter les exportations.
→ passe par la conquête de l’Amérique du Sud et la recherche de l’Eldorado.
→ les Espagnols captent des richesses mais ne sont pas vraiment riches (comme les rentiers) car ils ne
produisent rien (aucune valeur).
=> pose des problèmes de désindustrialisation
La rente n’est pas obligatoirement une rente pétrolière, la rente touristique peut entraîner une
corruption. Les états rentiers sont souvent corrompus.
*rente : bénéfice supplémentaire qu'un agent économique peut obtenir par rapport à ses concurrents
Les Espagnols étaient riches grâce à la découverte de terres où ils ont trouvé des stocks d’or et des
trésors d’or qu’ils ont pris pour en faire des pièces d’or. Ils avaient donc un gros pouvoir d’achat mais ils
ne produisaient rien. Quand le trésor espagnol s’est épuisé, ils n’avaient aucune usine.
PROBLÈME : l’Espagne a une économie de rentier, car ce n’est pas le capital qui fait la richesse, c’est le
travail.
John Law est un écossais du 18ᵉ siècle, équivalent du premier ministre français + création la première
Banque de France dont il devient le gouverneur.
Il faut fonder la valeur de la monnaie sur la valeur des terres. Il crée la Compagnie des Indes.
=> système des land banks. John Law dit qu’il ne faut pas confondre monnaie, richesse : on a besoin de
monnaie pour augmenter la richesse, donc il faut que la monnaie augmente en quantité, or le stock
d’or et d’argent augmente mais pas suffisamment (dur à développer).
On retrouve toujours cette idée de rareté monétaire dans les mercantilismes. Ils veulent aussi des taux
d’intérêts très bas pour que les entreprises puissent produire de la richesse. (=> Keynes)
Le mercantilisme français
Montchrestien est un théoricien qui dit que « la richesse consiste en le travail des hommes » c’est-à-
dire que la richesse c’est ce qu’on produit = début de la spécialisation. Montchrestien dit aussi « que le
pays fournisse le pays ».
Colbert est pour le commerce guerrier(=autre manière de faire la guerre qui est plus efficace, puisque
quand on est puissant au niveau commerce, on peut développer son potent iel militaire)
Le mercantilisme anglais
Vincent de Gournay, l’intendant au commerce de Louis XV, haut fonctionnaire et intellectuel, influence
beaucoup les physiocrates : « laisser faire » (libéralisme entrepreunarial et ouvrier).
→ vs le monopole et veut enlever toutes les taxes, laisser circuler les marchandises librement.
Il traduit le livre de Josiah Child dont les idées sont diffusées en France
= arrivée du libéralisme anglais en France au 18e siècle.
James Denham-Steuart, un mercantiliste peut être considéré comme un précurseur d’Adam Smith sur
beaucoup de choses = libre échange (le commerce se fait essentiellement par les mers ; le contrôle des
mers qui accentue la puissance économique)
= idée reprise par Smith et critiquée par Ricardo : = excédent de la balance extérieure permet la
guerre économique et donc une guerre entre les croissance : les exportations apparaissent comme
pays→ on n’arrive pas à un équilibre des États : il y un moyen de croissance, car c’est le reste du
a des gagnants et des perdants. monde qui la finance.
→ le financement peut se trouver à l’extérieur du
pays.
= les taux d’intérêts bas (repris par Keynes) (les Un pays peut aussi trouver les capitaux ailleurs.
économistes pour les taux d’intérêt hauts ce sont → financement mondial des capitaux
les rentiers, Ricardo… ).
ex/ 2008, lors d’une crise économique, on met les
taux d’intérêt a 0 (=politique mercantiliste et
keynésienne)
Il publie en 1695 un ouvrage absolument fondamental, qu’il signe sous le nom de Vauban après que le
livre ait été censuré. Ce livre se nomme « Le détail de la France » et est une critique radicale de la
France de Louis XVI dans lequel il montre la pauvreté sous Louis XVI.
C’est une critique où pratiquement tous les éléments de la physiocratie sont présents : Comment peut-
on donner à manger à toutes les personnes ? L’économie a un problème de redistribution et de
répartition.
=> Analyse axée sur la consommation : tout le monde doit avoir accès aux biens économiques et
pouvoir consommer.
Il développe aussi une grande thèse : L’impôt unique, la dîme avec un taux unique de 10% qui
permettrait le « laisser faire » et le « laisser passer » => thèse encore présente chez les libéraux
2] Le fondateur de la physiocratie: François Quesnay en 1758 et ses représentants :
On a chez les physiocrates une vision globale de la société => Quesnay défend le monde rural.
Quesnay a une problématique plus ancrée sur les propriétaires terriens : Comment développer un
domaine terrien pour qu’il produise plus ? Qui doit le développer ?
Quesnay répond : L’aristocrate se bat contre l’urbanisation et est pour une aristocratie rurale.
Dans sa problématique, il considère aussi qu’on peut avoir une vision économique du monde : pour lui
l’analyse économique relève d’un ordre naturel qui est un objet de connaissance. Cela signifie qu’on
peut analyser le monde par la raison.
*Analyse économique : toujours moderne sur bien des points, d’autant plus qu’on commence à se
rendre compte que mettre la terre et les matières premières dans l’économie écologique a du sens
Pour Quesnay, la « plus-value » vient de la Terre uniquement (j'ai jeté une pomme, un pommier pousse
et j’ai 60 pommes alors que je n’ai rien fait, je n’ai pas travaillé donc c’est de la valeur ajoutée).
* physiocratie : science de la richesse (celle de la Terre).
Le fait de traiter l'économie l’amène vite à penser que la libre circulation, le « laisser faire » est
absolument essentiel (prix augmentent beaucoup trop avec les droits de douanes). Il a donc une vision
individualiste et libérale.
On a donc à la fois de la modernité (prise en compte des classes laborieuses, du libéralisme et de la
liberté, critique de la cour et de biens de luxe : Lumières) mais d’un autre côté, il défend l’ordre de
l’aristocratie terrienne. Pour lui, tout le capital des aristocrates doit être injecté dans la terre et non
dans des biens de luxe.
Francois Quesnay a une approche très intéressante du taux d’intérêt. En effet, il n’est pas libéral sur la
théorie du taux d’intérêt et c’est donc le seul endroit où il dit que si on laisse faire le marché, le taux
d’intérêt se fixera à un prix trop élevé pour l’agriculture. Si le taux d'intérêt est trop haut, les gens ne
voient plus l'intérêt d’investir = la monnaie ne circule plus. Il est anti-épargnant !
S’il n’y a pas de rareté de la monnaie puisqu’elle peut être contrée par l’augmentation de sa vitesse de
circulation.
Pour Quesnay, la monnaie est un bien public (elle appartient à tout le monde) et est circulatoire (elle
doit circuler : elle ne doit pas arrêter de circuler, car la monnaie c’est la production). Elle ne doit pas
rester dans des mains stériles.
Schumpeter dit que Quesnay a une analyse monétaire (opposée à l'analyse réelle : Smith, Ricardo, néo-
classiques, Marx) :
• Cette analyse est macro-économique (la monnaie n’existe que par le tout, tout le monde à la
même monnaie sinon ça ne fonctionne pas).
• Ce sont aussi des théoriciens de la dépense (consommation et investissement) = approche anti-
épargne.
• La monnaie n’est pas neutre : idée des néoclassiques que la monnaie ne joue pas sur le niveau
de production (la finance si elle est au service de la production produit de la valeur).
Pour M. Le Héron, il existe une 4e cond° partagée par les analystes monétaires :
→ Celle de l’irréversibilité du temps (le temps n’est pas neutre) : une fois qu’on est passé de t0 à t1, si
on fait la dynamique inverse on n’arrivera pas à la situation de départ. Ainsi, quand un entrepreneur
prend une décision, si elle est mauvaise, on ne peut pas revenir en arrière.
3] Un maillon essentiel entre les physiocrates et les néoclassiques: Turgot
Turgot, qui est toujours présenté comme un physiocrate, reprend l’idée la plus essentielle de Quesnay :
celle de la valeur ajoutée.
Il déteste le papier, il faut une monnaie basée qui ait une valeur (monnaie de l’or). Il critique le système
de John Law. Turgot veut le retour à une monnaie marchande (pas de monnaie papier, ex/l’or). Il a une
théorie quantitative : si on multiplie le stock de monnaie par 2 pour tous pour tous, les prix sont
multipliés par 2. Alors, comment investir ? Grâce à l’épargne !
Il dit donc qu’il faut libérer le taux d’intérêt : dans un 1 er temps ils vont augmenter mais sur le long
terme, cela va attirer l’épargne.
Il dit que ça n’est pas la création monétaire qui explique l’investissement, il dit que c’est l’épargne.
Turgot essaie de mesurer la valeur des biens (un des premiers à faire une théorie de la valeur) :
puisqu’on ne mesure pas en monnaie, comment on peut mesurer un don ?
Turgot va le mesurer avec l’utilité.
*théorie de l’utilité : ce qui donne la valeur aux biens c’est leur utilité) mais cette théorie ne marche pas
pour les actifs financiers (les titres financiers n’ont de valeur que par le futur, et non pas par le présent
ou le passé).
On peut prendre l’exemple de Tesla et Général Motors pour comprendre cette idée : la Guerre
Mondiale fait + de profit et fabrique + de voitures mais Tesla est mieux valorisée sur les marchés
financiers, car la voiture électrique c’est peut-être le futur.
La forte modernité de Turgot est de comprendre qu’un actif financier n’a pas de valeur fondamentale.
La monnaie fonctionne, car les gens croient en l’avenir.
Ex/ Bitcoin : si tout le monde le revend et n’y croient plus alors cela ne vaudra plus rien !
L’enrichissement des nations tient à l’accumulation du capital et c’est l’entrepreneur qui accumule le
capital.
Cette accumulation du capital dépend du coût de l’épargne, l’épargne vient du profit des entreprises.
L’entrepreneur, par ses profits, génère de l’épargne.
Ex/ On retrouve cela chez Ricardo
Cette épargne s’investit spontanément dans les secteurs où les profits sont élevés, la rentabilité permet
la croissance.
S épargne * positif
I investissement K capital S → I → Δ*K → Δ*Y → Δ*π
Une pensée de la crise : capitalisme finit toujours pas se bloquer, arrêter de croître => pose problème
car si la population continue d’augmenter et pas la richesse, on arrive à la crise.
Dans le capitalisme, on retravaille et relations passe par le salaire = c’est un système fondé sur le
salariat.
La théorie de la répartition dépend de la production (Ricardo = l’offre crée sa propre demande = pas de
problème de surproduction) quels partis allant à la rente, au profit, au salaire
Dynamique du capitalisme = répartition des parts entre salaire, profit = rapports de classes (Marx
reprend la théorie de Ricardo = le dernier des classiques)
La valeur travail est différent chez les uns et autres.
Tout profit et toute valeur vient du travail ≠ nature (c’est le travail de l’homme qui fait de la pomme un
bien économique en l’amenant au marché)
Le travail doit passer par le marché du travail = entre dans le PIB (pays pauvres et concept de la
croissance appauvrissante de Balvatti)
La productivité vient de la division du travail + théorisent le DIT. Ils développent l’idée d’une monnaie
neutre = la monnaie n’est pas très importante, elle doit être nulle part, on doit la sortir du champ
économique = il faut la neutraliser en l’accrochant à une marchandise qui fonde la monnaie →
MONNAIE MARCHANDISE (disparaît après 1918)
=> fin du lien entre la monnaie et l’or au niveau international (fin des accords Bretton Wood)
Adam Smith (1723-1790) est le fondateur du mouvement classique. Il écrit son ouvrage principal « La
richesse des nations » en 1776 donc cette date est souvent vue comme la rupture. Adam Smith connaît
le courant physiocratique.
Il est entré à l’université de Glasgow à 14 ans. Il a aussi été l’élève d’un grand économiste: Hutcheson.
C’est au départ plutôt un philosophe et écrit un ouvrage principal sur les sentiments moraux et montre
l’importance de l’altruisme dans les sentiments moraux.
Petit à petit il est amené à traiter de l’économie et il se rend compte que dans la sphère économique, il
n’y a pas d’altruisme mais plutôt de l’égoïsme => individualisme
Théorie de la valeur
Comment peut-on mesurer ce que vaut un bien?
Il faut un étalon de mesure invariant et pour Smith c’est la valeur travail => le travail commandé
ex/pour fabriquer une table, s’il faut 2h pour la fabriquer, le prix de cette table se fichera autour de 2h
et donc il faudra acheter 2h de travail.
=> Les salaires divergent aussi en fonction :
• de la pénibilité du travail
• du coût d’apprentissage
• de l’incertitude quant à l’emploi
• de la confiance nécessaire à accorder à l’ouvrier
• de la difficulté d’accès à la profession.
=> mettre l’épargne comme moteur de l’accumulation du capital ce qui signifie que épargne est source
de croissance et d’accumulation du capital
=> analyse en classes sociales avec des classes justifiées par des revenus différents. Il y a d’abord la
classe des travailleurs (a un salaire) puis celle des capitalistes (ceux qui possèdent le capital:
revenu=rente) et enfin les entrepreneurs (revenu= profit).
=> pas de monnaie chez les classiques. En effet, la monnaie est neutre par rapport à la production donc
l’analyse monétaire n’est pas importante.
=> théorie du libre échange: il développe la théorie des avantages absolus→ la division du travail a
aussi une dimension internationale. Aucune force qui équilibre les pays entre eux, aussi au niveau du
commerce international.
=> État minimal, de l’État gendarme. Il y a une place importante de l’État mais moins que dans l’Ancien
régime et l’État est recentré sur ce qu’on appelle les fonctions régaliennes. Néanmoins, il agit quand
même dans le développement de biens publics (routes ponts…) voire dans l’éducation pour certains
(Mill).
Jean Baptiste Say (1767-1832) est un français (seul français de la bande, et les libéraux français sont un
peu plus libéraux et optimistes que les anglais). Il a influencé Bastiat et du Noyer. Il publie en 1803 son
Traité d’économie politique. Il publie ses cours sous forme de manuel en 1829/1830 qui devient une
forme de best-seller => grande influence sur le monde académique.
➔ utilitariste c’est-à-dire pour l’utilité (proche de Bentham). Ainsi, pour lui la valeur des biens
est liée à l’utilité des biens.
➔ neutralité de la monnaie: « la monnaie est semblable à l’huile qui adoucit les rouages »
pourquoi les gens garderait de la monnaie alors qu’ils peuvent acheter des actifs? Chez Say, la monnaie
est totalement exclue de l’aspect économique
➔ loi des débouchés
production d’un bien → payer les facteurs de production → génère une demande → acheter l’offre →
le bien qui sera à vendre pourra être acheté par tous les revenus
On n’a pas de problème de demande ; les économistes de la demande seront toujours hérétiques.
Pas de problème de débouchés (de demande) car l’offre garantit la demande.
=> essentielle pour corpus classique et néoclassique
Est-ce que dire que l’offre créé sa propre demande implique qu’on a aucune raison de limiter l’offre ?
➔ Anti-étatiste primaire : il est pour une privatisation totale ; l’État doit créer un
environnement favorable à l’investissement => ultra libéralisme.
Ex/ théorie du ruissellement
Robert Malthus (1766-1834) étudie à Cambridge, il devient pasteur, en 1796 il écrit La crise et est
nommé pro fesseur d’économie politique.
Il critique son maître à penser de l’époque, Godwin (utopiste et optimiste). Il publie en 1798 son Essai
sur le principe de population avant de publier ses Principes de l’économie politique en 1820.
Ricardo est un économiste classique (1772-1823). En 1817 il publie Les principes d’économie politique
et de l’impôt.
Il a des origines très différentes d’Adam Smith puisqu’il est d’origine portugaise et né à Londres. C’est
un autodidacte et un réformiste: il veut changer le monde donc il prend des responsabilités politiques
(élu député à la Chambre et donc a des combats politiques).
1] Karl Marx (1818-1883), synthèse entre philosophie allemande, utopisme social et économie
politique anglaise
Chez lui « le héros » sera l’ouvrier, il prendra le point de vue des travailleurs.
BIOGRAPHIE :
Karl Marx (1818-1883) est allemand, il a une formation de philosophe, est journaliste et écrit des
revues qui sont rapidement interdites par le pouvoir prussien. La toute-puissance de la raison aurait dû
résoudre les problèmes de l’Humanité. Né en même temps que Ricardo publie son œuvre principale, et
meurt lorsque que Keynes et Schumpeter naissent.
« Les hommes font leur propre histoire mais sur la base du passé »
1864 : il crée la 1re internationale + soutient la Commune de Paris. L’Internationale est créé avec les
anarchistes de Bakounine.
Bcp de points communs : détruire institutions existantes, favorable aux Communes, État considéré
comme aliénant, contre l’école publique. Théoriquement, le communisme doit amener à un
dépérissement de l’État (voir Mao). Le monde de l’État en général sera toujours au service des
dominants. Il critique aussi médias et Église.
1872 : Marx exclue les anarchistes de l’Internationale car manque d’organisation et de réalisme
révolutionnaire. S’intéresse à la sociale démocratie de Lassalle et dissout la 1re Internationale en 1876
Dictature du prolétariat et réformiste : La vision radicale semble la plus logique dans son
déterminisme : les plus forts n’abdiquent pas par la simple coopération. Chez Marx, l’homme est
naturellement bon, ce qui le rend mauvais est le système. Les capitalistes comme les travailleurs sont
nécessairement bons.
L’idée de croire casser la violence des rapports économiques ne libère pas l’homme, on génère une
pensée qui recrée beaucoup celle qu’on a voulu saborder.
Théorie de l’exploitation :
A partir de la théorie de la valeur de Ricardo ⇒ Ricardo dit que toute valeur vient du travail. Si toute la
valeur vient du travail, le profit ne peut être qu’une valeur extorquée/volée au travail. Travail social,
complexe et simple. La hiérarchie des salaires est liée à la capacité de reproduction sociale
Marx dit que le travail est une marchandise comme une autre.
Le travail a deux valeurs :
• valeur d’usage (le travail)
• valeur d’échange (le salaire).
La différence entre les deux est la plus-value. La valeur d’échange est plus faible que la valeur d’usage
pour le travail. L’écart va au capitaliste, pour alimenter le profit. Un travailleur produit donc plus que ce
qu’il ne coûte.
Concept de plus-value
*(S) : différence entre la valeur d’usage et la valeur d’échange du travail ⇒ plus value
S= VA (valeur ajoutée) – VE (valeur d’échange).
Armée de réserve : il y a trop de travailleurs sur le marché du travail. Le chômage est un état normal du
capitalisme. Il y a des travailleurs qui cherchent à travailler mais n’y arrive pas parce que cette armée de
réserve fait pression sur la baisse des salaires. L’armée de réserve permet de maintenir le salaire au
minimum de subsistance. Ce qui motive l’entrepreneur c’est la plus-value.
Concernant le Progrès technique, Marx considérait qu’il faisait baisser la valeur du travailleur puisque la
valeur vient du travail vivant.
*Machinerie : baisse des prix et plus-value en forte baisse.
La plus-value permet de générer le profit. Le capitalisme est du travail mort, qui ne fait pas de plus-
value. Les machines sont du travail mort.
Le progrès technique, la concurrence pousse les capitalistes à augmenter le capital fixe, qui permet des
gains de productivité. Au début, le progrès technique donne un avantage mais avec la concurrence, il
perd son avantage car tout le monde l’aura.
Soit on fait baisser les salaires, on embauche plus de classes, ou alors on produit dans les pays pauvres.
⇒ course sans fin : avantage comparatif qui se perd au fur et à mesure, au bout d’un moment, le
système se bloque et le capitalisme termine avec une crise de l’offre ou de la demande.
Marx est du côté de la crise de l’offre, pour lui, le capitalisme est voué à l’échec car la plus-value n’est
pas inépuisable et avec le progrès technique = accumulation de capital fixe qui coûte de + en + cher
Les marxistes :
Engels (1820-1895) : Crée la IInde Internationale ouvrière. Il finance économiquement la vie de Marx
grande critique française Marx repose sur le fait que l’aliénation humaine (1895), homme d’affaires, a
des usines, industriel et grand révolutionnaire qui va financer toute les recherches de Marx, va adopter
le fils illégitime de Marx. Engels est un vrai révolutionnaire, il est aussi un très grand théoricien. Il va
publier les livres 2 et 3 après la mort de Marx, et va s’occuper avec Kautsky , son assistant, du livre 4, a
écrit des livres : Socialisme utopique et socialisme scientifique.
Kautsky a écrit un ouvrage en 1802 sur la théorie des crises et s’oppose à Lénine (les spartakistes).
Rosa Luxembourg est une femme qui fonde le KPD (parti communiste allemand) et écrit
Mondialisation du capital en 1913.
D’un point de vue économique, c’est la seule marxiste à insister sur la dynamique de la demande : les
crises ne sont pas juste des crises de l’offre qui entraînent des crises de la demande. Selon elle, la
solution est de trouver des nouveaux débouchés avec l’impérialisme. Pour que l’offre se développe il
faut une demande préalable. Rosa Luxembourg est exécutée possiblement par l'extrême droite.
Alexandra Kollontaï
• Origine aristocratique, survit à Staline
• Figure incontournable révolution
• Une des 1ères femmes ambassadrices
Alexandra Kollontaï (1872-1952) est la première femme ministre sous le gouvernement de Lenine, elle
se bat beaucoup pour le droit des femmes à l’égalité hommes/femmes (régime socialiste plus en
avance qu’occidentaux sur ce point). Staline la nomme ambassadrice et elle devient ambassadrice au
Mexique, en Norvège, en Suède. Elle est ministre de l’assistance publique et joue beaucoup sur la
liberté sexuelle. Elle a survécu au gouvernement de Lénine et à l’opposition de Staline.
Apologie du libéralisme économique présence de l’Etat mais pas d’intervention directe (même si les
physiocrates et d’autres étaient déjà des libéraux) 🡪 état minimal
Analyse de marché : la production, l’emploi et les prix s’expliquent selon le marché.
Vision similaire de l’ordre naturel même s’il est plus divin chez Smith et plus naturaliste chez les
néoclassiques : ces derniers cherchent des lois économiques universelles, indépendantes du système,
ce qui réduit le poids de la politique, de l’Homme, de l’Etat…
Approche microéconomique (le tout est la somme des parties) : on explique le fonctionnement du
marché sous le prisme de l’individu
La dichotomie sur les phénomènes réels et monétaires : pas de monnaie. Tous les vrais phénomènes
économiques se passent dans le monde réel, monnaie = voile mais exclue de l’analyse.
Loi des débouchés de JB Say (l’offre créé sa propre demande) 🡪 théoriciens de l’offre
Ruptures
Fin de la logique de classe (Marx, classiques) : lecture individualiste, homo-economicus, (individu qui
cherche à maximiser son profit) INDIVIDUALISME METHODOLOGIQUE, particulièrement chez les
penseurs autrichiens. Les corps intermédiaires sont niés.
En résulte une négation des relations de pouvoir : les hommes sont égaux (utopie du pouvoir de
marché libre)
Approche optimiste du Kisme : ce ne sont plus des théoriciens de la crise comme chez les classiques.
S’il y a une crise c’est lorsque l’homme dérègle le marché à cause de l’Etat.
Extension du marché : tout peut être vendu (drogues etc)
Le marché du travail (pas un vrai marché chez les classiques) : le chômage devient pathologique chez
les néo. Les classiques pensaient qu’il y avait trop de travailleurs, théorie du salaire de subsidence
Pour eux l’économie est seule. On se place en dehors de l’économie politique 🡪 science économique,
courant a idéologique.
1) Jevons (1835-1882)
1872 : Theory of political economy, il insiste sur l’idée que l'économie politique doit devenir de la
science éco 🡪 il faut s’abstraire de la morale par l’analyse de l’individu rationnel.
Il résume la logique de production « le coût de prod détermine l’offre, l’offre détermine le degré final
d’utilité (= demande), le degré final d’utilité détermine la valeur », pas d’interdépendance totale entre
offre et demande, il hiérarchise, les Cambridgiens sont + proches de l’analyse ricardienne (et donc des
classiques), idée de l’importance de l’offre qui détermine la demande (cf. loi de Say),
• l’offre crée sa propre demande parce que les facteurs de prod déterminent les revenus,
• demande transformée en degré final marginal d’utilité,
• offre = demande
• les coûts de prod sont inversement proportionnels à la productivité des facteurs
• son analyse de la prod utilise le raisonnement du calcul marginal
Comparaison d’une unité de capital qui coûte 1 pour voir combien cela rapporte (adaptation du capital
en fonction de la demande du travail)
• égalisation des facteurs de production
• systématisation de la substitution des facteurs de production (le producteur arbitre sans cesse
entre travail & capital) = interdépendance entre marché du travail et marché du capital
NB : Keynes remettra ça en cause, rigidité sur cette flexibilité des facteurs de prod
🡪 Edgeworth va développer le calcule micro-éco des courbes d’indifférence (pour faire un choix entre
deux biens par rapport l’utilité de chacun de ces biens), courbes d’utilité marginale et la contrainte
budgétaire
2) Marshall (1842-1924)
Élevé dans une tradition bancaire et monétaire (son père était banquier), famille d’intellectuels, grand
théoricien (prof à Cambridge, il domine l’université).
Théoricien néoclassique orthodoxe mais praticien à l’analyse monétaire + complexe où il remet en
cause la théorie 🡪 il prend la théorie comme un modèle idéalisé mais a conscience de la complexité
de la réalité, il remet souvent en cause ce qu’il apprend dans la théorie néoclassique purement
théorique.
Il va essayer de synthétiser Ricardo et Jevons, Marshall va dire qu’à court terme les marginalistes ont
raison (notamment dans la dynamique des prix, théorie de la valeur d’utilité marginale), mais à long
terme ce sont des déterminants structurels = déterminants ricardiens et smithien (coûts liés aux coûts
de prod, analyse des rendements décroissants)
Idée d’un temps historique, variables qui dépendent des dynamiques du fonctionnement capitaliste
Spécificités :
• Volonté de synthèse entre Ricardo et Smith et les néoclassiques
• Approche certes théorique, mais idée que c’est une analyse idéale et que dans la réalité c’est +
complexe 🡪 pragmatisme Cambridgien 🡪 Walras est théoricien pas praticien il faut se méfier
de la théorie pure, il faut interroger les fait et la réalité (on va retrouver ça chez Keynes)
• Pas de théorie d’équilibre général du marché, dynamique marshallienne est celle de l’équilibre
partiel = équilibre sur quelques marchés mais pas tous ≠ Walras (existence d’un équilibre idéal)
• Modèle + réaliste : impossibilité d’établir une continuité de l’équilibre des marchés
Les nouveaux keynésiens considèrent que l’on peut avoir des rigidités sur un marché, alors que les
autres sont en équilibre.
1) Walras (1834-1910)
Son père = économiste libéral, il va être le premier d’une tradition d’économie mathématiques qui va
perdurer et devenir dominante auj. Il n’arrive pas à obtenir de poste à l’université car il est considéré
comme hétérodoxe. Il postule donc à Lausanne et il va pouvoir débuter assez tardivement une carrière
de mathématicien et universitaire.
Socialiste, libéraliste et réformateur (Walras veut changer le monde mais pas par le pouvoir) :
Comment financer l’état sans taxer les entreprises ? Il est en faveur de la collectivisation des terres et
contre la privatisation de terres, toutes les recettes du secteur primaire vont alimenter les caisses de
l’état.
• création d’associations & de coopératives de prod (quasi un socialisme utopique).
• l’outil de prod appartient au travailleur : il est dans une démarche d’auto-gestion, les ouvriers
possèdent l’ese
• l’Etat doit intervenir pour le monopole public des services publics et pas dans l’industrie
• idée de collectivisation des terres pcq rendements décroissants, l’Etat devrait se financer grâce
aux terres (on retrouve ça en Israël après la guerre)
Grande œuvre : les 3 tomes 🡪 I. Economie pure, II. L'économie sociale, III. L'économie appliquée
« Homo oeconomicus » = machine rationnelle qui maximise son utilité marginale
➔ l’économie pure
Idée de la séparation de la science de la morale (on peut dans un 1er tps faire de la sc éco avant
d’intégrer la pbq des choix normatifs) 🡪 économie pure doit étudier les relations des choses avec les h
traités comme des choses (= homo economicus).
Tout est en terme réel, calculs en théorie de la valeur 🡪 il ne parle pas de monnaie, il l’évacue.
Marchés sont interdépendants, montre qu’il y a un équilibre général (fondements de l’approche NC)
Le choix de la quantité de travail va déterminer la contrainte budgétaire 🡪 modification des prix sur les
biens de consommation 🡪 marché du travail qui intervient sur le marché des biens & services
Ex/on va au magasin avec 20 mais on en aurait besoin de 25, si on est payé 5 de l'heure on va aller
travailler 1h de +, travailler jusqu'à égaliser, permet d'augmenter notre contrainte budgétaire
L’offre de travail augmente. Si qlqs travailleurs décident de changer leurs contraintes budgétaires, cela
impacte tous les marchés. Cette interdépendance se finit toujours par un rééquilibrage.
Il en déduit la Loi de Walras : s’il y a 3 marchés (biens et services, capital, travail), on peut ne pas faire
les calculs d'équilibre sur les 3. Si on a l’équilibre sur les 2 premiers, pas besoin de calculer le 3e.
➔ L’économie sociale
Intégration de l’homme dans l’économie 🡪 intégration de la monnaie, de l’organisation po
Traitement des interactions de l’h avec l’homo oeconomicus
Homme dans une complexité historique & sociale
➔ L’économie appliquée
Traitement des relations des hommes avec les hommes
• On ne retiendra que l’économie pure, qui servira de base à l’analyse NC
/!\ Oskar Lange (1904-1965) montre que l’univers walrassien était celui de la planification soviétique
(ministère du plan), son modèle a été + utile dans les éco socialistes que capitalistes
3) Pareto (1848-1923)
connu comme sociologue (un peu politiste aussi), essaye de développer à la socio des outils
walrassiens, son idée c’est que l’économie sociale peut être abordée par un homo economicus
Optimum de Pareto 🡪 travail sur le bien-être social = arbitrage intertemporel néoclassique qui
permettrait d’assurer un équilibre économique qui assurerait un bien-être humain. Il considère qu’on
est à l’optimum qd on peut plus augmenter l’utilité totale sans baisser l’utilité individuelle
4) Arrow-Debreu
⚠ L’école de Lausanne devient dominante après la 2GM
Arrow (1921-2017) — Debreu (1921-2004), Debreu = fr mathématicien modélisateur, « clone de
Walras », obtiennent prix Nobel d’éco en 1972.
Modèle d’Arrow-Debreu : modèle d’équilibre général développé dans les années 60.
Modèle DSGE années 90 = Dynamic Stockastic General Equilibrium (équilibre général dynamique
stochastique), modèle + poussé que Walras, micro-fondé et qui mixe la pensée NC et monétariste de
l’américain Friedman, comprend le fond théorique d’Arrow-Debreu combiné à un traitement statistique
1) Menger (1840-1921)
2) Hayek (1899-1992)
• c’est l’homme qui pense, qui raisonne, qui pense qu’il peut faire mieux que la nature 🡪
l’homme qui essaie d’imposer à l’ensemble des hommes la raison d’un modèle (les autres étant
+ faibles, dotés de moins de raison), les élites qui pensent avoir des solutions 🡪 ceci mène au
totalitarisme
*civilisations : formes de marchés régulés par le darwinisme social (les institutions utiles sont amenées
à prospérer, les autres à disparaître) 🡪 c’est l’état le problème
Théorie du ruissellement économique (Reagan supprime les aides sociales) : les riches sont les seuls à
savoir gérer l’argent + la suppression d’aide social incite les pauvres à aller travailler
Opposition : le courant des historicistes all s’oppose fortement à l’école de Vienne, ils sont contre le
marginalisme (Schmoller, Wagner) 🡪 courant institutionnaliste, anti théorique, refus de modéliser,
refus de l’individualisme méthodologique
• Société du mont Pélerin
• Ecole de chicago : Friedma, pensée utlralibérale
• Courant libéral particulier propre à l’All, qui nait en 1930 à l’université de Freiburg = ordo
libéralisme
*ordo-libéralisme : courant libéral qui intègre une analyse fortement marquée par les institutions.
La qualité du capitalisme repose dans la qualité de ces institutions, qui doivent être séparées de l’Etat
(approche anti étatiste) mais qui doivent réguler et protéger le marché 🡪 ex : indépendance de la BCE,
pacte budgétaire européen (pas de déficit), ce courant aura bcp d’influence sur la construction
européenne
Théorie de l’abstinence : pour pouvoir investir, et dès que le projet est fini, on économise les 3h, donc la
quantité de travail énorme, on la récupère pour la vie dans la communauté
⇒ Influence USA, les théoriciens américains se rapprochent de Hayek mais ils ne sont pas d’accord sur
la fonction de la monnaie, Von Mises est contre la monnaie marchandise
Il influence Ayn Rand.
4) Schumpeter
⇒ Théorie de la création destructrice = capitalisme sans cesse soumis à des chocs d’innovation en fct
du tps, analyse du capitalisme dynamique, processus d’innovation exogène
• Incertitude = fondamental, notamment liée au PT (= progrès technique) donc temps long et
capital
• Met au cœur de son modèle l’entrepreneur, pas un pur théoricien de l’épargne
• Approche avec de la monnaie de crédit, importance des banques (pas de monnaie neutre pcq
on a besoin de PT et de croissance)
Wicksell publie son ouvrage au début du XXe siècle, fait sa thèse sous la pensée autrichienne
Pousse l’idée de la monnaie de crédit, pour lui elle permet de lever la contrainte des fonds prêtables de
l’épargne, on n’est pas limité dans l’investissement par l’épargne parce que on peut avoir recours à
l’épargne MAIS risque de déséquilibre de l’économie :
Double théorie du taux d’intérêt :
• Taux d’intérêt réel (celui qui équilibre l’épargne réelle avec le taux d’investissement réel,
comme chez les NC)
• Taux d’intérêt monétaire (pas ça chez les NC) lié au crédit, il a sa propre autonomie pcq lié au
marché de l’offre et de la demande de la monnaie, si le taux monétaire < taux réel 🡪
surinvestissement pcq on va investir dans des investissements qui en monnaie réelle n’auraient
pas été fait pcq la rentabilité est moindre 🡪 boom économique MAIS investissement peu
rentables 🡪 on baisse la productivité moyenne du capital 🡪 baisse des profits 🡪 baisse de
l’incitation à produire 🡪 baisse de la conso 🡪 crise
La monnaie est mauvaise donc doit être neutralisée, excès de monnaie peut conduire à une crise
monétaire qd le taux d’intérêt monétaire est trop bas par rapport au taux d’intérêt réel.
B) Myrdal
Descendant + à gauche et innovateur, vie politique très forte (ministre, député, économiste en chef du
FMI), volonté de changer le monde
1931 : publication de L’équilibre monétaire
Stabilité des prix n’est pas lié à l’équilibre monétaire 🡪 inflation vient des coûts de prod (comme chez
Keynes) = la stabilité des prix n’est pas liée à la qté de la monnaie
C) Haavelmo
1940 : Traité d’épistémologie, va révolutionner l’économie après la 2GM, le présente à la New School of
Social for Research aux USA. Va finir à la Cowles commission dirigée par Marshall
Introduction :
Révolution rédigée dans La théorie générale de l’emploi de l’intérêt et de la monnaie en 1936. Keynes
nait en 1883, la même année que Schumpeter, quand Marx meurt. Va devenir révolutionnaire au
niveau économique tardivement. Quand on analyse le Keynes jeune et étudiant, d’ores et déjà une
vision du monde très originale qui s’oppose aux Classiques. Déjà les idées très claires mais au début
incapable de transformer cette vision du monde en vision économique. Devient responsable des Indes
au ministère anglais et s’ennuie. Revient à l’université, poste à Cambridge et est accueilli par Marshall.
Développe une théorie quantitative de la monnaie, pour rédiger la pensée de Marshall. Il est membre
du Bloomsbury group (Londres), une communauté d’intellectuels. Très critique envers le Traité de
Versailles, démissionne et publie un ouvrage de sciences politiques dans lequel il dénonce les
conséquences économiques et politiques de la paix prévoyant qu’elle va pousser l’Allemagne à refaire la
guerre. Crée la 1ère sécurité sociale pour les artistes, passionné d’art. Va pousser Marshall à écrire un
traité de la monnaie. Va publier 3 ou 4 bouquins en économie : traité de la monnaie en 1930 mais est
un échec. Puis enfin en 1936 arrive à écrire sa théorie générale. Très longue maturation pour
transformer cela en révolution économique.
- Il ne faut jamais sacrifier le présent au futur : le long terme n’est qu’une suite de court terme (le court
terme permet de comprendre le long terme) -> si on veut bien vivre demain il faut avant tout bien vivre
aujourd’hui : contre la vision judéo-chrétienne
- Incertitude fondamentale (suit les cours de morale de Mour : questions du bien et du mal et pour
Mour, le bien et le mal se mesurent par les conséquences de nos actes) : monde n’est jamais le même
par nos interactions donc au long terme on ne connait pas les conséquences de nos actes, morale ne
nous sert à rien car on vit dans une incertitude radicale, décisions interagissent sur tout.
Ex : si Wittgenstein qui été à l’école avec Hitler lui avait éclaté une pierre sur la tête, cette acte aurait
été du côté du mal mais lorsque l’on connait les conséquences cette acte se serait avéré du côté du
bien.
-Vision holiste : le tout =/= somme des parties, on trouve des lois globales qui ne sont pas les mêmes
que les lois individuelles
Circus = groupe de jeunes, d’assistants qui discutaient les écrits de Keynes, va synthétiser des choses
dans l’air du tps, et mettre ça dans un cadre cohérent -> lien entre Keynes et ce groupe grâce à Harrod.
Dans ce groupe, on trouve :
-J. Robinson : entre Keynes et Marx mais alcoolique donc on s’en méfie
-plus tard Kalecki : marxiste, élabore un plan de relance pour la France, crée l’institut de recherche de
Varsovie, crée une école à l’U de Varsovie mais viré car juif
Jeunes économistes choqués par crise de 1929 : cherche une troisième voie entre capitalisme et
collectivisation => fonde la Société économétrique (Keynes sera nommé à sa tête) => économétrie =
mélange entre théorie économique, modélisation et tests empiriques
=>n’ont pas forcément lu Keynes mais partage ses idées, ensemble de remise ne cause de la crise de
1929 => Keynes a juste synthétisé cette pensée
=>en Angleterre très riche foisonnement théorique
3) L'analyse de Keynes. Demande effective, incertitude, holisme, monnaie, les 3 lois subjectives de la
Théorie Générale.
Pour Keynes partie la plus importante est celle sur demande effective alors que synthèse néoclassique
ne s’intéresse qu’à sa théorie du taux d’intérêt
1937 : écrit 4 articles où il précise sa pensée (pcq les gens avaient mal compris son livre)
=>radicalise son discours : théorie du taux d’intérêt pas réussie, aurait dû l’appliquer aux banques
Raisonnement de la demande effective : ce qu’il y a de plus important chez lui, avant de comprendre
ce qu’on échange sur le marché, on doit comprendre la prod. (Il n’aime pas figure virtuelle du marché
où conso et producteurs se rencontrent => prix déjà déterminé).
Le niveau de prod, donc d’emploi, est déterminé par les entrepreneurs qui croisent une courbe d’offre
et une courbe de demande anticipée (essentielle pcq c’est ce qu’ils pensent vendre donc ce qu’ils
produisent) penser la demande = déterminer la demander.
Critique de la loi de Say (offre crée sa propre demande) en disant que dans cette loi on présuppose que
comme l’offre crée sa propre demande il n’y a pas de pb de débouchées MAIS incertitude radicale, pour
Keynes si on peut produire + on ne va pas obligatoirement produire + pcq les entrepreneurs vont
déterminer la demande anticipée (celle-ci a peu de chance de devenir une demande de plein emploi).
Demande des ménages = exogène, dominée par les entrepreneurs => la vision du futur des
entrepreneurs détermine le présent.
Courbes de demandes et d'offres calculées en monnaie et pas en valeur => chez les NC, la valeur
précède la monnaie mais Keynes dit qu’il faut une valeur monétaire car les anticipations sont en
monnaie & on est capable de créer de la monnaie. Monnaie créée avant la valeur (ex ante), on anticipe
le niveau de richesse. Ce n’est pas la qté de monnaie qui compte mais ce à quoi elle a servi (privilégier
la théorie qualitative de la monnaie plutôt que la théorie quantitative de Friedman ?).
Théorie générale est une théorie de l’entrepreneur : pouvoir de l’entrepreneur qui détermine l’offre en
fonction de ses anticipations donc la demande.
Importance de la psychologie au cœur du capitalisme :
=>l’efficacité marginale du capital => EMC = anticipations de rendements par les entrepreneurs de
l’investissement (crise liée à la psychologie de l’entrepreneur)
=>concept de préférence pour la liquidité => qd les ménages ne savent pas ce qu’ils passent, ils
n’épargnent pas + mais modifient le placement de leur épargne, ex : vont privilégier l’épargne
monétaire (garder de la monnaie au lieu d’investir) => montre la montée de l’incertitude
=>propension à consommer => les ménages consomment mais pas la totalité de leur revenu
Préférence pour les liquidités qui va déterminer le taux d’intérêt. Idée que la monnaie a une utilité pour
elle-même : motif de transaction (financement de l’éco), motif de spéculation, motif de précaution, ils
vont déterminer la demande de monnaie.
=>embête les néoclassiques qui défendent une économie comme une science, avec l’homo economicus
Chômage ≠ situation de crise pour Keynes, situation pas optimale mais normale du capitalisme =>
chômage de masse depuis les années 75, on ne peut pas être tjrs dans une crise (Keynes contre l’idée
d’état de crise permanent des NC).
Chez Keynes majorité a toujours raison (métaphore du concours de beauté : on vote pas pour ce qu’on
préfère mais pour ce qu’on pense que les autres préfèrent) => explique la spéculation : les agents
achètent des actions qui pensent que les autres vont acheter et donc qui vont prendre de la valeur =>
cependant risque de foncer dans le mur (crise) donc nécessité de d’anticiper le moment où les agents
vont vendre => le mur réel est un mur anticipé par les agents
Théorie du taux d’intérêt comme équilibre du marché de la monnaie, taux d’intérêt = taux monétaire (≠
néoclassiques = taux d’intérêt comme équilibre entre épargne & investissement).
L’offre de monnaie = qté de monnaie exogène, l’offre est donnée (ne veut pas dire qu’elle est constante
mais qu’elle va bouger en fct de la BCE et de sa politique monétaire) donc que va déterminer le taux
d’intérêt ? les variations de la demande => théorie de la monnaie endogène, la monnaie est endogène
par la demande.