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Histoire des systèmes économiques politiques

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Étapes de la pensée économique

Chapitre 1 : Histoire des systèmes d’économie politique

1] La définition d’un système d’économie politique: problématique, analyse et politique


économique

*économie : science ou l’analyse des richesses, donc de la mesure, de la production, de la répartition et


de l’échange des richesses

Tout système d’économie sur un noyau dur, basé sur la doctrine (ce qui pose des
questions, quelle question pertinente on se pose?)
Problématiqu ex/ relation entre dominant & dominé. Pour Marx, c’est l’organisation économique qui
e conditionne les relations humaines.
Les néo-classiques pensent qu’il y a une main invisible qui organise nos intérêts
personnels dans le but d’un équilibre économique.
Développer une analyse et une théorie, créer des concepts utilise, l’analyse se
Analyse développe, on parle alors de progrès. Il faut répondre scientifiquement et cela doit
rester cohérent.
Politique Est-ce que ma compréhension du monde va me permettre de changer le monde tel
économique que je le vois = cela justifie l’action → art appliqué

Les systèmes d’économie politique sont un cadre cohérent de pensée globale des questions
économiques. On en compte à peu près 5: la physiocratie, le système/courant classique, le marxisme, le
courant néo-classique dominant aujourd’hui encore la pensée économique, et la révolution
keynésienne qui a réfuté la démarche néo-classique.
Après la Seconde Guerre mondiale, il y a une volonté de synthèse des courants. C’est ce qu’on appelle
le courant néo-keynésien qui fait la synthèse de Keynes et des néo-classiques.
Longtemps, on a parlé d’économie politique. C’est les physiocrates qui les 1ers s’appellent les
économistes.

Au 19e siècle, on faisait de l’économie politique : les facs d’économie n’existaient pas jusqu’au 20e siècle
avec les néo-classiques qui parlent de sciences économiques, avant on enseignait l’économie dans les
facs de droit ou de morale (de philosophie autrement dit).

Quelle est la place de l’homme dans l’économie ?

L’économie est une science, car c’est une approche rationnelle mais pas exclusivement, car l’histoire et
les institutions ont elles aussi un rôle à jouer.
La définition de cette économie selon l’approche traditionnelle de Smith, Ricardo et Keynes est :
*économie : analyse (science) des richesses c’est-à-dire la mesure des richesses, de la production, de la
répartition et de l’échange des richesses.

Mais qu’est-ce qu’une richesse? L’air qu’on respire est-il une richesse ? Non parce qu’il n’y a pas de
marché de l’air mais faut-il nécessairement un marché pour qu’il y ait échange?
L’homme a une action endogène (et non pas exogène) sur la planète vu qu’on a un impact sur la Terre,
les économistes devraient s’occuper de la planète car on en a qu’une.
→ Un système d’économie politique va essayer de répondre à toutes ces questions mais avec un angle
particulier.
*système d’économie politique : 3 niveaux dans un système d’économie politique: une problématique,
une analyse, une action.
2] La problématique sans analyse des précurseurs

*Economia : la gestion du domaine.

Les Grecs ont une problématique : ce sont des philosophes et elle a une grande influence encore
aujourd’hui.
=> celle de la Cité et du monde : ils essayaient de comprendre le modèle économique d’une cité état
(l’organisation juridique avec des classes supérieures)
La nécessité de la problématique se fonde sur le droit (ex/ la monnaie relève du Congrès et donc de la
loi, elle est gérée par l’homme)
La pensée grecque influence encore beaucoup aujourd’hui :
Comment une République pouvait fonctionner ?

Pour eux, l’économie est souvent une sous-branche de l’organisation institutionnelle de la Cité et donc
de la loi. C’est une pensée qui donne beaucoup d’importance a l’organisation économique, juridique et
institutionnelle.

Les scolastiques essaient de faire la synthèse entre le livre (Ancien et Nouveau Testament) et la pensée
des Grecs. Ils souhaitent que la pensée grecque soit liée avec Dieu.
Ils ont une problématique comme les biens communs, des biens qui appartiennent à tous. Ex/ oxygène
→ les premiers livres économiques sont développés notamment par Xénophon dans « L’économie »
(430-365 av. J.-C). + le code de Hammourabi (lois qui réglementent le travail et notamment le travail
salarié).
La question économique est mieux gérée à Rome, elle n’est pas pensée MAIS l’individu est souvent
considéré comme une unité importante de réflexion : moins sur la Cité et plus sur l’individu.

*scolastiques : penseurs de la chrétienté médiévale (avant la Renaissance): Saint Thomas d’Aquin (La
somme), Nicolas Oresme (Premier traité de la monnaie), Buridan…
Les scolastiques développent essentiellement une problématique autour du bien commun
*bien commun : bien qui appartient à tous, qui a une utilité commune

→ monnaie, ça nous permet d’échanger donc on l’accepte même si ça ne vaut rien en soi.
→ la langue. Pour eux, l’individu n’existe pas, on est tous autour de Dieu et les biens communs
sont l’eau, l’air, la terre et ils ne doivent pas être appropriés individuellement.

Le juste prix : les scolastiques n’ont pas la théorie du prix d’équilibre des néo-classiques, mais ils
considèrent que chaque bien doit avoir un prix juste qui est subjectif et qui permet au producteur de
vivre et au consommateur de payer: c’est le respect du consommateur et du producteur. Le prix est
conventionnel .

3] La politique économique sans analyse : les mercantilistes

*mercantilisme : pensée qui n’est pas unifiée, mais ils sont unis par leur objectif: l’enrichissement du
prince, de la nation, du pays…

Les mercantilistes restent toujours d’actualité : japonais, chinois, Trump => le néo-mercantilisme.
→ remis en cause, car il est trop divers pour constituer un système de pensée cohérent.

Qu’est-ce qui permet d’enrichir le pays ?

Ce mouvement date de la chute de Constantinople (1453) jusqu’à 1750, au milieu du 18e siècle et est
très présent en France, en Angleterre, en Italie et en Espagne.
C’est une pensée européenne qui a des acquis venant du Moyen-Orient (notamment la comptabilité
double) permettant le développement du commerce.
Il y a 3 réponses :
• la réponse espagnole (on mesure la richesse d’un pays par ses réserves en or et en devise et
donc plus un pays accumule de l’or et des devises, plus il est riche)
• la réponse française (Colbert : arrêter d’être dépendant aux importations, substitue des
produits nationaux aux importations, ça n’est pas que du protectionnisme, c’est aussi une
théorie de la production ; notamment avec des barrières douanières)
• la réponse anglaise (contrôler les mers et avoir une domination maritime pour contrôler le
commerce et donc maîtriser l’ensemble des richesses).

Comment faire pour qu’un état soit économiquement puissant et donc politiquement puissant ?

Le mouvement mercantiliste est lié à la conjonction de 3 types de faits :

➔ la naissance de l’État moderne : entre les États, logique de guerre (cette pensée est ancienne)
mais guerre économique => nouveau moyen de se faire la guerre
=> développer une fiscalité moderne avec une montée de la centralisation où on constitue des États
centraux de plus en plus puissants, création d’une monnaie nationale (à la fin du 19e siècle). Cette
centralisation est renforcée lors de la Révolution française.

➔ développement de l’activité économique et de la richesse par l’économique : les aristocrates et


d’autres avaient des pouvoirs (militaires, juridiques, politiques,)
=> Renaissance, on voit apparaître le pouvoir de ceux qui ont de l’argent (pouvoir économique) avec les
bourgeois.
=> ordre bourgeois remet en cause la puissance religieuse et l’ordre aristocratique (marchands ;
notables…) et vont donc vouloir prendre plus de place dans la société (à partir de 1614, ils peuvent
acquérir des domaines féodaux, ce qui pourrait leur permettre d’atteindre l’aristocratie).

➔ le changement de la psychologie et de la mentalité des conceptions du monde.


=> Renaissance : mouvement progressif de laïcisation, la vraie rupture sera au 18e siècle avec les
Lumières. → culte de l’individualisme.
De plus, si l’individu est libre il doit se détacher des mouvements religieux (ex/combat de la Réforme,
pour l’Église reformée qui se fait très violemment : les protestants ont une vision qui met l’individu au
cœur et ils remettent en cause la hiérarchie = liberté de pensée.)
Individu au cœur dans un projet religieux où la réussite individuelle peut être un signe de Dieu
→ calvinistes : novateurs, voient le travail comme une valeur de l’accomplissement de la
personne, pensée très favorable à l’initiative et aux crédits avec taux d’intérêt
→ luthériens : continuité de la pensée du Moyen Âge ; les luthériens sont beaucoup plus
fermés à l’idée du capitalisme).

=> éléments du monde moderne qui se développent jusqu’au monde des Lumières au 18e siècle quand
l’idée de la liberté et de l’individu est au cœur.

Le mercantilisme espagnol

*mercantilisme espagnol : pour qu’un pays soit riche, il faut qu’il possède des richesses et notamment
des richesses en or et en devises puisqu’être riche c’est pouvoir acheter ce qu’on veut.

Les Espagnols pratiquent le modèle de développement par l’excès d’exportations : les Espagnols
développent une forme du 1er capitalisme rentier (on confond entrepreneurs et rentiers) donc un
moyen de capter les exportations.
→ passe par la conquête de l’Amérique du Sud et la recherche de l’Eldorado.
→ les Espagnols captent des richesses mais ne sont pas vraiment riches (comme les rentiers) car ils ne
produisent rien (aucune valeur).
=> pose des problèmes de désindustrialisation
La rente n’est pas obligatoirement une rente pétrolière, la rente touristique peut entraîner une
corruption. Les états rentiers sont souvent corrompus.

*rente : bénéfice supplémentaire qu'un agent économique peut obtenir par rapport à ses concurrents

voir le mythe de Midas

Le problème du mercantilisme espagnol (criso-hédonisme): confondre le stock et la richesse et utiliser


ce stock pour consommer et non pas pour produire.
→ A permis d’être très puissante à un moment donné mais finalement ce sont la France, l’Italie, la
Grande-Bretagne qui se sont développés grâce à eux = forme de capitalisme rentier.

Les Espagnols étaient riches grâce à la découverte de terres où ils ont trouvé des stocks d’or et des
trésors d’or qu’ils ont pris pour en faire des pièces d’or. Ils avaient donc un gros pouvoir d’achat mais ils
ne produisaient rien. Quand le trésor espagnol s’est épuisé, ils n’avaient aucune usine.

PROBLÈME : l’Espagne a une économie de rentier, car ce n’est pas le capital qui fait la richesse, c’est le
travail.
John Law est un écossais du 18ᵉ siècle, équivalent du premier ministre français + création la première
Banque de France dont il devient le gouverneur.
Il faut fonder la valeur de la monnaie sur la valeur des terres. Il crée la Compagnie des Indes.
=> système des land banks. John Law dit qu’il ne faut pas confondre monnaie, richesse : on a besoin de
monnaie pour augmenter la richesse, donc il faut que la monnaie augmente en quantité, or le stock
d’or et d’argent augmente mais pas suffisamment (dur à développer).

On retrouve toujours cette idée de rareté monétaire dans les mercantilismes. Ils veulent aussi des taux
d’intérêts très bas pour que les entreprises puissent produire de la richesse. (=> Keynes)

Le mercantilisme français

*mercantilisme français : développement de la production est la substitution aux importations: il s’agit


d’un enrichissement par l’industrie.

Montchrestien est un théoricien qui dit que « la richesse consiste en le travail des hommes » c’est-à-
dire que la richesse c’est ce qu’on produit = début de la spécialisation. Montchrestien dit aussi « que le
pays fournisse le pays ».

Si on veut récupérer l’or des Espagnols, Colbert veut construire de la richesse.


Colbert cherche donc à développer des usines dans les filières qu’on ne sait pas faire.
→ tradition interventionniste, gaulliste (de Gaulle avec caravelles, bombes nucléaires) : il veut
développer des entreprises françaises avec l’État. Colbert va tout faire faire par des manufactures
royales et va même leur donner le monopole de la production: il s’agit d’un capitalisme monopolistique
de l’État
L’idée de Colbert est donc un nationalisme économique (qu’on retrouve chez Trump aujourd’hui mais
qui est plus libéral). => C’est l’État qui doit penser l’industrie ; tout doit relever d’une stratégie d’État.

Colbert est pour le commerce guerrier(=autre manière de faire la guerre qui est plus efficace, puisque
quand on est puissant au niveau commerce, on peut développer son potent iel militaire)

Colbert est critiqué, notamment par les physiocrates (pensée agraire) :


• sur l’agriculture
• tout miser sur l’industrie
• s’il y a eu des famines c’est lié au fait que rien n’a été fait pour l’agriculture = trop de
réglementation (il crée des monopoles d’état)
• en faveur des salaires les plus bas possible (≠ Keynes) ; il ne veut pas développer la
consommation d’une classe laborieuse, et l’essentiel est en faveur de l’aristocratie = énormes inégalités
sociales.

Le mercantilisme anglais

Les mercantilismes anglais et hollandais prônent l’enrichissement par le commerce.


En Angleterre, pour Cromwell, l’industrie est un moyen d’alimenter le commerce: en Angleterre ils sont
favorables aux industries mais ce sont plutôt des industries privées que publiques.
=> Le commerce est source de valeur.

Théorie de la balance des paiements


Ils séparent la balance commerciale et la balance des comptes. Il y a des échanges de biens mais aussi
de services et de capitaux.
Dans la balance commerciale, ils ne tiennent compte que des marchandises alors que dans l’autre, il y
a les dépenses des étrangers dans le pays, par les gouvernements étrangers en Angleterre, les gains des
étrangers dans le pays…

Vincent de Gournay, l’intendant au commerce de Louis XV, haut fonctionnaire et intellectuel, influence
beaucoup les physiocrates : « laisser faire » (libéralisme entrepreunarial et ouvrier).
→ vs le monopole et veut enlever toutes les taxes, laisser circuler les marchandises librement.
Il traduit le livre de Josiah Child dont les idées sont diffusées en France
= arrivée du libéralisme anglais en France au 18e siècle.

James Denham-Steuart, un mercantiliste peut être considéré comme un précurseur d’Adam Smith sur
beaucoup de choses = libre échange (le commerce se fait essentiellement par les mers ; le contrôle des
mers qui accentue la puissance économique)

Angleterre : fin du mercantilisme, mouvement basé sur la puissance de l’État


→ privilégier l’individu + retour à la vision agraire et rurale: c’est dans l’agriculture qu’on trouve la vraie
richesse des choses.

4 idées qui restent du mercantilisme

= idée reprise par Smith et critiquée par Ricardo : = excédent de la balance extérieure permet la
guerre économique et donc une guerre entre les croissance : les exportations apparaissent comme
pays→ on n’arrive pas à un équilibre des États : il y un moyen de croissance, car c’est le reste du
a des gagnants et des perdants. monde qui la finance.
→ le financement peut se trouver à l’extérieur du
pays.
= les taux d’intérêts bas (repris par Keynes) (les Un pays peut aussi trouver les capitaux ailleurs.
économistes pour les taux d’intérêt hauts ce sont → financement mondial des capitaux
les rentiers, Ricardo… ).
ex/ 2008, lors d’une crise économique, on met les
taux d’intérêt a 0 (=politique mercantiliste et
keynésienne)

Chapitre 2 : Premier système d’économie politique : la physiocratie, entre analyse monétaire et


problématique réelle
Les physiocrates sont des libéraux contre le mercantilisme qui est très interventionniste: ils sont pour le
« laisser faire ». Pour eux, tout vient de la terre: le travail et le capital ne sont là que pour mettre en
valeur la terre. Ils sont pour un monde rural.
1] Le grand précurseur de la physiocratie: Pierre le Pesant de BoisGuilbert

Il publie en 1695 un ouvrage absolument fondamental, qu’il signe sous le nom de Vauban après que le
livre ait été censuré. Ce livre se nomme « Le détail de la France » et est une critique radicale de la
France de Louis XVI dans lequel il montre la pauvreté sous Louis XVI.
C’est une critique où pratiquement tous les éléments de la physiocratie sont présents : Comment peut-
on donner à manger à toutes les personnes ? L’économie a un problème de redistribution et de
répartition.
=> Analyse axée sur la consommation : tout le monde doit avoir accès aux biens économiques et
pouvoir consommer.
Il développe aussi une grande thèse : L’impôt unique, la dîme avec un taux unique de 10% qui
permettrait le « laisser faire » et le « laisser passer » => thèse encore présente chez les libéraux
2] Le fondateur de la physiocratie: François Quesnay en 1758 et ses représentants :

On a chez les physiocrates une vision globale de la société => Quesnay défend le monde rural.
Quesnay a une problématique plus ancrée sur les propriétaires terriens : Comment développer un
domaine terrien pour qu’il produise plus ? Qui doit le développer ?
Quesnay répond : L’aristocrate se bat contre l’urbanisation et est pour une aristocratie rurale.

Dans son analyse, on retrouve néanmoins toutes les classes sociales :


• Les propriétaires terriens donnent les avances financières.
• Les artisans travaillent ce qui vient de la terre mais consomment durant cette fabrication (se
nourrir + manger) = au bout du compte ce travail bien qu’utile, ne fait que rendre l’énergie qu’il
a prise à la Terre.
• Les entrepreneurs agricoles paient un loyer aux propriétaires terriens et s’occupent de la
production.

Système du zig zag.

Dans sa problématique, il considère aussi qu’on peut avoir une vision économique du monde : pour lui
l’analyse économique relève d’un ordre naturel qui est un objet de connaissance. Cela signifie qu’on
peut analyser le monde par la raison.

*Analyse économique : toujours moderne sur bien des points, d’autant plus qu’on commence à se
rendre compte que mettre la terre et les matières premières dans l’économie écologique a du sens

Pour Quesnay, la « plus-value » vient de la Terre uniquement (j'ai jeté une pomme, un pommier pousse
et j’ai 60 pommes alors que je n’ai rien fait, je n’ai pas travaillé donc c’est de la valeur ajoutée).
* physiocratie : science de la richesse (celle de la Terre).

Le fait de traiter l'économie l’amène vite à penser que la libre circulation, le « laisser faire » est
absolument essentiel (prix augmentent beaucoup trop avec les droits de douanes). Il a donc une vision
individualiste et libérale.
On a donc à la fois de la modernité (prise en compte des classes laborieuses, du libéralisme et de la
liberté, critique de la cour et de biens de luxe : Lumières) mais d’un autre côté, il défend l’ordre de
l’aristocratie terrienne. Pour lui, tout le capital des aristocrates doit être injecté dans la terre et non
dans des biens de luxe.

Francois Quesnay a une approche très intéressante du taux d’intérêt. En effet, il n’est pas libéral sur la
théorie du taux d’intérêt et c’est donc le seul endroit où il dit que si on laisse faire le marché, le taux
d’intérêt se fixera à un prix trop élevé pour l’agriculture. Si le taux d'intérêt est trop haut, les gens ne
voient plus l'intérêt d’investir = la monnaie ne circule plus. Il est anti-épargnant !
S’il n’y a pas de rareté de la monnaie puisqu’elle peut être contrée par l’augmentation de sa vitesse de
circulation.
Pour Quesnay, la monnaie est un bien public (elle appartient à tout le monde) et est circulatoire (elle
doit circuler : elle ne doit pas arrêter de circuler, car la monnaie c’est la production). Elle ne doit pas
rester dans des mains stériles.

Schumpeter dit que Quesnay a une analyse monétaire (opposée à l'analyse réelle : Smith, Ricardo, néo-
classiques, Marx) :
• Cette analyse est macro-économique (la monnaie n’existe que par le tout, tout le monde à la
même monnaie sinon ça ne fonctionne pas).
• Ce sont aussi des théoriciens de la dépense (consommation et investissement) = approche anti-
épargne.
• La monnaie n’est pas neutre : idée des néoclassiques que la monnaie ne joue pas sur le niveau
de production (la finance si elle est au service de la production produit de la valeur).

Pour M. Le Héron, il existe une 4e cond° partagée par les analystes monétaires :
→ Celle de l’irréversibilité du temps (le temps n’est pas neutre) : une fois qu’on est passé de t0 à t1, si
on fait la dynamique inverse on n’arrivera pas à la situation de départ. Ainsi, quand un entrepreneur
prend une décision, si elle est mauvaise, on ne peut pas revenir en arrière.
3] Un maillon essentiel entre les physiocrates et les néoclassiques: Turgot
Turgot, qui est toujours présenté comme un physiocrate, reprend l’idée la plus essentielle de Quesnay :
celle de la valeur ajoutée.

Il n’est pas du tout physiocrate du point de vue de l'analyse monétaire.

Il déteste le papier, il faut une monnaie basée qui ait une valeur (monnaie de l’or). Il critique le système
de John Law. Turgot veut le retour à une monnaie marchande (pas de monnaie papier, ex/l’or). Il a une
théorie quantitative : si on multiplie le stock de monnaie par 2 pour tous pour tous, les prix sont
multipliés par 2. Alors, comment investir ? Grâce à l’épargne !

Il dit donc qu’il faut libérer le taux d’intérêt : dans un 1 er temps ils vont augmenter mais sur le long
terme, cela va attirer l’épargne.

Il dit que ça n’est pas la création monétaire qui explique l’investissement, il dit que c’est l’épargne.
Turgot essaie de mesurer la valeur des biens (un des premiers à faire une théorie de la valeur) :
puisqu’on ne mesure pas en monnaie, comment on peut mesurer un don ?
Turgot va le mesurer avec l’utilité.
*théorie de l’utilité : ce qui donne la valeur aux biens c’est leur utilité) mais cette théorie ne marche pas
pour les actifs financiers (les titres financiers n’ont de valeur que par le futur, et non pas par le présent
ou le passé).
On peut prendre l’exemple de Tesla et Général Motors pour comprendre cette idée : la Guerre
Mondiale fait + de profit et fabrique + de voitures mais Tesla est mieux valorisée sur les marchés
financiers, car la voiture électrique c’est peut-être le futur.
La forte modernité de Turgot est de comprendre qu’un actif financier n’a pas de valeur fondamentale.
La monnaie fonctionne, car les gens croient en l’avenir.
Ex/ Bitcoin : si tout le monde le revend et n’y croient plus alors cela ne vaudra plus rien !

Aujourd’hui, Turgot est bien le basculement vers le monde de l’orthodoxie.

Chapitre 3 : Les classiques, le pessimisme de la pensée anglaise (1776-1848)


Le monde classique est le début de l’orthodoxie d’aujourd’hui. Chez les anglo-saxons on ne distingue
pas les classiques et les néoclassiques (continuité entre les économistes classiques et néoclassiques).
La date c’est de 1776 (La richesse des nations de Smith) jusqu’en 1848 (avec l’ouvrage de Stuart Mill).

1]Théories de la crise, de la répartition et valeur travail ; division du travail ; échange international ;


monnaie marchandise

L’enrichissement des nations tient à l’accumulation du capital et c’est l’entrepreneur qui accumule le
capital.
Cette accumulation du capital dépend du coût de l’épargne, l’épargne vient du profit des entreprises.
L’entrepreneur, par ses profits, génère de l’épargne.
Ex/ On retrouve cela chez Ricardo

Cette épargne s’investit spontanément dans les secteurs où les profits sont élevés, la rentabilité permet
la croissance.

S épargne * positif
I investissement K capital S → I → Δ*K → Δ*Y → Δ*π

Δ augmentation Y PIB ou richesse


π profit

Une pensée de la crise : capitalisme finit toujours pas se bloquer, arrêter de croître => pose problème
car si la population continue d’augmenter et pas la richesse, on arrive à la crise.

La pensée classique est une pensée de classe.


Anglais (classiques : Smith, Walras) ≠ France (les deux sont séparés entre néo-classiques, ils n’utilisent
pas les classes sociales)

Il y a des classes sociales selon les revenus issus de la théorie de la répartition :


• travailleurs : salaires
• entrepreneurs : profit (ceux qui prennent des risques)
• rentiers : rente (loyer, fermage, terres, entreprise en gestion = ceux qui ne prennent pas de
risques)

Dans le capitalisme, on retravaille et relations passe par le salaire = c’est un système fondé sur le
salariat.
La théorie de la répartition dépend de la production (Ricardo = l’offre crée sa propre demande = pas de
problème de surproduction) quels partis allant à la rente, au profit, au salaire

Dynamique du capitalisme = répartition des parts entre salaire, profit = rapports de classes (Marx
reprend la théorie de Ricardo = le dernier des classiques)
La valeur travail est différent chez les uns et autres.
Tout profit et toute valeur vient du travail ≠ nature (c’est le travail de l’homme qui fait de la pomme un
bien économique en l’amenant au marché)
Le travail doit passer par le marché du travail = entre dans le PIB (pays pauvres et concept de la
croissance appauvrissante de Balvatti)

La productivité vient de la division du travail + théorisent le DIT. Ils développent l’idée d’une monnaie
neutre = la monnaie n’est pas très importante, elle doit être nulle part, on doit la sortir du champ
économique = il faut la neutraliser en l’accrochant à une marchandise qui fonde la monnaie →
MONNAIE MARCHANDISE (disparaît après 1918)
=> fin du lien entre la monnaie et l’or au niveau international (fin des accords Bretton Wood)

2] Adam Smith; main invisible, division du travail et valeur travail

Adam Smith (1723-1790) est le fondateur du mouvement classique. Il écrit son ouvrage principal « La
richesse des nations » en 1776 donc cette date est souvent vue comme la rupture. Adam Smith connaît
le courant physiocratique.
Il est entré à l’université de Glasgow à 14 ans. Il a aussi été l’élève d’un grand économiste: Hutcheson.
C’est au départ plutôt un philosophe et écrit un ouvrage principal sur les sentiments moraux et montre
l’importance de l’altruisme dans les sentiments moraux.
Petit à petit il est amené à traiter de l’économie et il se rend compte que dans la sphère économique, il
n’y a pas d’altruisme mais plutôt de l’égoïsme => individualisme

Concept de la main invisible


Smith a une analyse de classe.
L’égoïsme individuel n’est pas incompatible avec des sentiments moraux beaucoup plus ouverts. Tout le
monde recherche en économie son bien-être personnel (affrontement de tout ces égoïsmes). C’est
comme s’il y avait une main invisible qui réunit des antagonistes. C’est sur le marché qu’on assure cet
échange (profit) équitable. C’est par la concurrence que les échanges seront équitables. Donc le
marché régule l’offre et la demande.
=> élément fondamental de l’analyse néoclassique.

Concept de la division du travail


Smith montre qu’au sein même d’une entreprise, la division du travail a du sens.
Ex/ la manufacture d’épingles (on appelle cela plus tard le taylorisme)
Les producteurs vont offrir des biens sur le marché et ont donc intérêt à se spécialiser.
Ex/castor & daim: on est allé vers l’offre où on est le plus productif. Cela génère du marché car on
produit des choses qu’on ne veut pas nécessairement pour nous.

Théorie de la valeur
Comment peut-on mesurer ce que vaut un bien?
Il faut un étalon de mesure invariant et pour Smith c’est la valeur travail => le travail commandé
ex/pour fabriquer une table, s’il faut 2h pour la fabriquer, le prix de cette table se fichera autour de 2h
et donc il faudra acheter 2h de travail.
=> Les salaires divergent aussi en fonction :
• de la pénibilité du travail
• du coût d’apprentissage
• de l’incertitude quant à l’emploi
• de la confiance nécessaire à accorder à l’ouvrier
• de la difficulté d’accès à la profession.

=> mettre l’épargne comme moteur de l’accumulation du capital ce qui signifie que épargne est source
de croissance et d’accumulation du capital
=> analyse en classes sociales avec des classes justifiées par des revenus différents. Il y a d’abord la
classe des travailleurs (a un salaire) puis celle des capitalistes (ceux qui possèdent le capital:
revenu=rente) et enfin les entrepreneurs (revenu= profit).
=> pas de monnaie chez les classiques. En effet, la monnaie est neutre par rapport à la production donc
l’analyse monétaire n’est pas importante.
=> théorie du libre échange: il développe la théorie des avantages absolus→ la division du travail a
aussi une dimension internationale. Aucune force qui équilibre les pays entre eux, aussi au niveau du
commerce international.
=> État minimal, de l’État gendarme. Il y a une place importante de l’État mais moins que dans l’Ancien
régime et l’État est recentré sur ce qu’on appelle les fonctions régaliennes. Néanmoins, il agit quand
même dans le développement de biens publics (routes ponts…) voire dans l’éducation pour certains
(Mill).

3] Jean-Baptiste Say: loi des débouchés et libéralisme

Jean Baptiste Say (1767-1832) est un français (seul français de la bande, et les libéraux français sont un
peu plus libéraux et optimistes que les anglais). Il a influencé Bastiat et du Noyer. Il publie en 1803 son
Traité d’économie politique. Il publie ses cours sous forme de manuel en 1829/1830 qui devient une
forme de best-seller => grande influence sur le monde académique.

➔ utilitariste c’est-à-dire pour l’utilité (proche de Bentham). Ainsi, pour lui la valeur des biens
est liée à l’utilité des biens.
➔ neutralité de la monnaie: « la monnaie est semblable à l’huile qui adoucit les rouages »
pourquoi les gens garderait de la monnaie alors qu’ils peuvent acheter des actifs? Chez Say, la monnaie
est totalement exclue de l’aspect économique
➔ loi des débouchés
production d’un bien → payer les facteurs de production → génère une demande → acheter l’offre →
le bien qui sera à vendre pourra être acheté par tous les revenus
On n’a pas de problème de demande ; les économistes de la demande seront toujours hérétiques.
Pas de problème de débouchés (de demande) car l’offre garantit la demande.
=> essentielle pour corpus classique et néoclassique

Est-ce que dire que l’offre créé sa propre demande implique qu’on a aucune raison de limiter l’offre ?

➔ Anti-étatiste primaire : il est pour une privatisation totale ; l’État doit créer un
environnement favorable à l’investissement => ultra libéralisme.
Ex/ théorie du ruissellement

4] Robert Malthus : demande effective et principe de la population

Robert Malthus (1766-1834) étudie à Cambridge, il devient pasteur, en 1796 il écrit La crise et est
nommé pro fesseur d’économie politique.
Il critique son maître à penser de l’époque, Godwin (utopiste et optimiste). Il publie en 1798 son Essai
sur le principe de population avant de publier ses Principes de l’économie politique en 1820.

Son principe de population est que les hommes se reproduisent x2:


➔ suite numérique (croissance de la population: croissance géométrique et exponentielle)
➔ la richesse suit une suite arithmétique +2 (croissance linéaire).
Il y a donc un problème, puisque soit on réduit la population (les pauvres ne doivent pas se reproduire)
soit on fait croître la richesse de manière exponentielle.
Ex/ Chine : politique de l’enfant unique
Théorie des pauvres : caricaturée et critiquée ; les pauvres ne devraient pas se reproduire pour la éviter
la reproduction des conditions de pauvreté
➔ idée des rendements décroissants
➔ critique de la loi des débouchés de Say : l’offre créée sa propre demande → offrir une
production en distribuant des revenus → production.
Malthus analyse des crises de surproduction (on a des biens, mais on n’arrive pas à les vendre) =
problème de demande car excès d’épargne, la demande de consommation est donc insuffisante par
rapport à la production.
Il développe aussi le concept de demande effective : s’ils épargnent trop, ils ne consomment pas =>
crises. Ricardo n’est pas d’accord avec ça.
Le problème de la loi de Say n’est pas la création de l’offre et de la demande c’est le déterminant offre.
Mais c’est la demande anticipée qui détermine l’offre pour Keynes (optimiste, pessimisme, affects…).
Pour Keynes, l’équilibre relève beaucoup du subjectif.
5] David Ricardo, le grand théoricien: valeur travail, répartition des revenus, avantages comparatifs

Ricardo est un économiste classique (1772-1823). En 1817 il publie Les principes d’économie politique
et de l’impôt.
Il a des origines très différentes d’Adam Smith puisqu’il est d’origine portugaise et né à Londres. C’est
un autodidacte et un réformiste: il veut changer le monde donc il prend des responsabilités politiques
(élu député à la Chambre et donc a des combats politiques).

Ricardo a combattu pour le Peel Act : il fonde la banque d’Angleterre


Il se bat pour les frontières à la concurrence : exode rural → développement industriel

1re idée : Neutralité de la monnaie


La monnaie est neutre et il veut donc accrocher la monnaie à l’or. = Currency Principal qui dit que
l’émission de monnaie par la Banque Centrale doit être limitée (on n’émet pas plus de monnaie qu’on a
de réserve d’or) ≠ Banking Principal → Banque peut faire varier la quantité de monnaie « Bank Charte
Act » = définit l’organisation de Banque d’Angleterre.
+ « Corn Laws »

2e idée : Le libre échange et la spécialisation des pays


Il faut appliquer la théorie des avantages comparatifs (= chaque pays trouvera sa place dans la DIT)
→ améliorer la production mondiale et chaque pays y gagne aussi DONC plus de perdants
(contrairement à chez Smith)
ex/ Portugal et Angleterre pour les draps et le vin
Pour faire une brique de vin il faudra 10 ouvriers au Royaume-Uni contre 3 au Portugal et pour 1m de
draps il faut 6 ouvriers au Royaume-Uni et 5 ouvriers au Portugal. Le Portugal est donc meilleur pour les
deux.
Le Portugal doit se spécialiser dans la tache où il est vraiment le meilleur (le vin) et le Royaume-Uni là
où il est le moins mauvais. Il y a donc une augmentation de la production car il y a plus de main
d’œuvre dans le secteur spécialisé de l’Etat = win-win

3e idée : Théorie de la valeur travail


On parle de travail incorporé. On peut tout mesurer par le travail. Pour Smith, il y a 3 classes sociales
(travailleurs, entrepreneurs et capitalistes) qui touchent chacun un revenu particulier.
Ricardo reprend cette analyse des 3 classes et revenus, la théorie des revenus est essentielle. Si on
comprend les revenus, on comprend la production DONC les dynamiques du capitalisme.

4e idée : Théorie de répartition des revenus


Les travailleurs sont payés au salaire de subsistance= ils n’auront pas plus que ce qui est nécéssaire
pour se reproduire (pour se loger et se nourrir).
Les travailleurs acceptent ce salaire, car il y a plus de travailleurs (offre de travail > demande) donc on
est très loin du plein emploi présupposé. En effet, il y a une réserve de chômeurs qui veulent travailler
et donc ils sont prêts à tout accepter pour travailler donc le dernier travailleur embauché détermine le
niveau du salaire de subsistance (= c’est une constante)

Il parle aussi du profit = moteur du capitalisme.


Pour Ricardo, il y a une concurrence entre entrepreneurs pour le taux de profit ce qui va aboutir à un
taux de profit uniforme dans tous les secteurs (agriculture, entreprise de coton de voiture…). Comme
égalisation du taux de profit dans tous les secteurs = secteur agricole ne doit rapporter ni + ni - que les
autres secteurs.

5e idée : Théorie des rendements décroissants sur la terre


C’est la rente qui détermine le profit car concurrence entre rentiers => développement rente
différentielle (terre louée ≠ terre la moins rentable mise en exploitation). La rente augmente avec
croissance économique.
La rente mange petit à petit le profit: baisse tendancielle du taux de profit.
État stationnaire : lorsque économie ne pourra plus croître, le profit ayant été mangé par les rentiers:
entrepreneur qui produit la richesse, il faut protéger profit mais pas rente (=malédiction pour Ricardo)
Ricardo vs impôt: il est libéral (impôt faible c’est déjà chez les physiocrates).

6] John Stuart Mill: le progressiste

Stuart Mill (1806-1873) : progressiste de gauche libéral social.


Il prône le réformisme social : il veut agir sur le monde, c’est un parlementaire (1865/1868) où il
développe des idées réformistes. Il est pour le suffrage des femmes et le vote des femmes, il est contre
l’esclavage, il est pour le syndicalism et il est pour une meilleure répartition entre les classes.
Il a amélioré la théorie des avantages comparatifs puisque si on écoute Ricardo, le Portu gal a intérêt à
se spécialiser dans le vin et l’Angleterre a intérêt à se spécialiser dans le drap mais Ricardo ne nous dit
pas comment ce surplus va être reparti puisque l’échange n’est pas force ment égal de surplus: il peut y
avoir l’Angleterre qui capte tout le surplus du vin et du drap. On se demande donc où se repartit ce
surplus mondial? Cela dépend de l’élasticité mondiale de la de mande au prix pour Mill.
Il croit à l’état stationnaire. Il fait une démonstration mathématique avec les courbes d’offre et de
demande. Il est pour une meilleure justice sociale mais pas pour l’égalitarisme: « je préfère la liberté
que l’égalité ». Il pense que l’égalitarisme freinerait la concurrence et donc la croissance.
Pour lui, la monnaie est totalement neutre dans l’échange et la monnaie est insignifiante dans
l’économie.
Les hommes ne doivent pas être égaux mais vivre en égaux, ne doivent être en aucun cas être
déterminés par leurs origines, leurs genres. Ainsi, le monde libéral s’affronte totalement à l’Ancien
régime.
Les inégalités sont fortement liées au stock capital, à l’héritage et ne viennent plus des difficultés entre
les individus. Le déterminisme social chez Marx était nié par Mill: question d’organisation.

Chapitre 4: la critique de l’économie classique: Marx et Engels

1848 : Manifeste du parti communiste.


1924 : fin de la tentative par Lénine de mettre en place les mesures marxistes et arrivée de Staline.

1] Karl Marx (1818-1883), synthèse entre philosophie allemande, utopisme social et économie
politique anglaise

Chez lui « le héros » sera l’ouvrier, il prendra le point de vue des travailleurs.

BIOGRAPHIE :
Karl Marx (1818-1883) est allemand, il a une formation de philosophe, est journaliste et écrit des
revues qui sont rapidement interdites par le pouvoir prussien. La toute-puissance de la raison aurait dû
résoudre les problèmes de l’Humanité. Né en même temps que Ricardo publie son œuvre principale, et
meurt lorsque que Keynes et Schumpeter naissent.

On dit souvent qu’il s’appuie sur 3 piliers de pensée :


• philosophie allemande en critiquant Hegel. Il reprend son sens de la dialectique. Chez Hegel,
cette dialectique doit amener à la connaissance complète de l’homme. Il y greffe la pensée de
Feuerbach avec le « matérialisme dialectique »= basé sur histoire complète des hommes.
• économie classique anglaise. Il fait le choix de David Ricardo car c’est le plus abouti des
penseurs du capitalisme. Son objectif est d’attaquer la conception bourgeoise, Marx parle
quant à lui des travailleurs ; considéré comme le dernier des classiques. Les conditions
économiques sont le moteur de l’histoire.
• pensée française socialiste : Lassalle, Proudhon (« Philosophie de la misère » dans lequel il
montre que la misère est inadmissible) Mais Marx reproche aux socialistes français leur utopie.
Il pense que le combat ne peut être que violent. Marx se veut du côté de la raison et de la
science.

« Les hommes font leur propre histoire mais sur la base du passé »

A partir de ces piliers, il construit le manifeste du parti communiste.


Dans la reproduction économique se joue l’essentiel de la dynamique de l’histoire. C’est dans
l’économique que se construit le politique, le juridique, etc. Tout cela n’est pour lui que le fruit de ce
qui est déterminé par le modèle de reproduction économique.
Pour lui, les formes sociales aliènent toujours une majorité de l’humanité. Pour les intérêts d’une
minorité, il y a toujours une majorité exploitée. L’aliénation est voulue et acceptée.
Ses fondements philosophiques : science de l’histoire, dynamique où les conditions économiques sont
motrices, aliénation d’une partie de la population. Il est du côté des travailleurs.

1864 : il crée la 1re internationale + soutient la Commune de Paris. L’Internationale est créé avec les
anarchistes de Bakounine.
Bcp de points communs : détruire institutions existantes, favorable aux Communes, État considéré
comme aliénant, contre l’école publique. Théoriquement, le communisme doit amener à un
dépérissement de l’État (voir Mao). Le monde de l’État en général sera toujours au service des
dominants. Il critique aussi médias et Église.

1872 : Marx exclue les anarchistes de l’Internationale car manque d’organisation et de réalisme
révolutionnaire. S’intéresse à la sociale démocratie de Lassalle et dissout la 1re Internationale en 1876

Dictature du prolétariat et réformiste : La vision radicale semble la plus logique dans son
déterminisme : les plus forts n’abdiquent pas par la simple coopération. Chez Marx, l’homme est
naturellement bon, ce qui le rend mauvais est le système. Les capitalistes comme les travailleurs sont
nécessairement bons.
L’idée de croire casser la violence des rapports économiques ne libère pas l’homme, on génère une
pensée qui recrée beaucoup celle qu’on a voulu saborder.

Son économie : une critique capitale du libéralisme et du capitalisme.


Théorie de l’exploitation, baisse tendancielle du taux de profit, valeur travail. Il reprend à Ricardo les 3
mêmes classes sociales, le salaire de subsistance, idée de vision internationale du travail, de
globalisation de l’économie mais pour en faire autre chose : sa baisse tendancielle du taux de profit est
différente.
Salaire : critique la loi d’Airain. Le salaire de subsistance était vu comme quelque chose pour lequel on
ne pourrait rien, trop d’ouvriers par rapport au travail disponible, excès d’offre de travail. L
Chez Marx, la valeur travail dit que c’est le travail social qui permet de reproduire un produit.
L’évaluation du travail est économique et sociale. Marx parle de travail complexe et de travail simple.
On passe à l’une de ces deux formes grâce à l’organisation salariale. La hiérarchie des travails est liée à
une complexité. Théorie de la valeur travail abstraite.

2] La théorie de Marx et Engels : une critique radicale du capitalisme et du libéralisme

Théorie de l’exploitation :
A partir de la théorie de la valeur de Ricardo ⇒ Ricardo dit que toute valeur vient du travail. Si toute la
valeur vient du travail, le profit ne peut être qu’une valeur extorquée/volée au travail. Travail social,
complexe et simple. La hiérarchie des salaires est liée à la capacité de reproduction sociale
Marx dit que le travail est une marchandise comme une autre.
Le travail a deux valeurs :
• valeur d’usage (le travail)
• valeur d’échange (le salaire).
La différence entre les deux est la plus-value. La valeur d’échange est plus faible que la valeur d’usage
pour le travail. L’écart va au capitaliste, pour alimenter le profit. Un travailleur produit donc plus que ce
qu’il ne coûte.

Concept de plus-value
*(S) : différence entre la valeur d’usage et la valeur d’échange du travail ⇒ plus value
S= VA (valeur ajoutée) – VE (valeur d’échange).

Armée de réserve : il y a trop de travailleurs sur le marché du travail. Le chômage est un état normal du
capitalisme. Il y a des travailleurs qui cherchent à travailler mais n’y arrive pas parce que cette armée de
réserve fait pression sur la baisse des salaires. L’armée de réserve permet de maintenir le salaire au
minimum de subsistance. Ce qui motive l’entrepreneur c’est la plus-value.

*taux de plus-value : S/V (rémunération du travail).


*taux de profit : S/(V+C) (rémunération du capital)
Plus on met de machines, plus la rémunération du travail des travailleurs (V) est faible (travail mort),
donc moins la prise sur la plus-value est forte : c’est la baisse tendancielle du taux de profit.
Composition organique du capital : dans le capitalisme il y a du travail mort (capital) et du travail vivant
(travailleur) : C (capital fixe) / V (travail vivant producteur de plus-value). Marx dit que plus le
capitalisme avance, moins il y a de travail vivant : et donc baisse tendancielle du taux de profit car
baisse du nb de travailleurs.

Concernant le Progrès technique, Marx considérait qu’il faisait baisser la valeur du travailleur puisque la
valeur vient du travail vivant.
*Machinerie : baisse des prix et plus-value en forte baisse.

La plus-value permet de générer le profit. Le capitalisme est du travail mort, qui ne fait pas de plus-
value. Les machines sont du travail mort.
Le progrès technique, la concurrence pousse les capitalistes à augmenter le capital fixe, qui permet des
gains de productivité. Au début, le progrès technique donne un avantage mais avec la concurrence, il
perd son avantage car tout le monde l’aura.
Soit on fait baisser les salaires, on embauche plus de classes, ou alors on produit dans les pays pauvres.
⇒ course sans fin : avantage comparatif qui se perd au fur et à mesure, au bout d’un moment, le
système se bloque et le capitalisme termine avec une crise de l’offre ou de la demande.
Marx est du côté de la crise de l’offre, pour lui, le capitalisme est voué à l’échec car la plus-value n’est
pas inépuisable et avec le progrès technique = accumulation de capital fixe qui coûte de + en + cher

3] La difficile succession de Marx: Luxembourg, Hilferding, Lénine, Bakounine, Kautsky, Staline :

Les marxistes :

Hilferding 1877-1941 : impérialiste. Il écrit un ouvrage Le Capitalisme financier et prolonge l’analyse de


Marx en ajoutant aux entreprises les banques et la finance : pour lutter contre la concurrence, il faut
créer des monopoles qui se développeront d’abord dans les industries mais pour financer le capital ils
ont besoin de financement donc c’est finalement le financier qui va prendre le contrôle. Il va
énormément influencer Lénine : très critique du socialisme soviétique, va faire parti des mouvements
démocrates sociales en Autriche, > grand théoricien mais pris entre un mouvement léniniste qui va se
radicaliser et un mouvement fasciste émergent >> il va se réfugier en France, il est donné à la Gestapo.

Engels (1820-1895) : Crée la IInde Internationale ouvrière. Il finance économiquement la vie de Marx
grande critique française Marx repose sur le fait que l’aliénation humaine (1895), homme d’affaires, a
des usines, industriel et grand révolutionnaire qui va financer toute les recherches de Marx, va adopter
le fils illégitime de Marx. Engels est un vrai révolutionnaire, il est aussi un très grand théoricien. Il va
publier les livres 2 et 3 après la mort de Marx, et va s’occuper avec Kautsky , son assistant, du livre 4, a
écrit des livres : Socialisme utopique et socialisme scientifique.

Kautsky a écrit un ouvrage en 1802 sur la théorie des crises et s’oppose à Lénine (les spartakistes).

Rosa Luxembourg est une femme qui fonde le KPD (parti communiste allemand) et écrit
Mondialisation du capital en 1913.
D’un point de vue économique, c’est la seule marxiste à insister sur la dynamique de la demande : les
crises ne sont pas juste des crises de l’offre qui entraînent des crises de la demande. Selon elle, la
solution est de trouver des nouveaux débouchés avec l’impérialisme. Pour que l’offre se développe il
faut une demande préalable. Rosa Luxembourg est exécutée possiblement par l'extrême droite.

Lénine : Il pensait que supprimer la monnaie supprimerait l’individualisme. L’impérialisme, stade


suprême du capitalisme (reprise des thèses de Hilferding). Décomposition en 5 phases :
• Concentration du capital et de la production, regroupements et formation de monopoles. Vise
à réduire la concurrence.
• Fusion du capital industriel et financier : oligarchie financière, les groupes industriels ne sont
plus dans les mains des familles (mais des banquier…).
• Exportation des capitaux à l’étranger (début de l’internationalisation) 🡪 développement d’un
modèle économique, globalisation. Globalisation du capital plutôt que des marchandises.
• Formation d’unions internationales monopolistes. Les entreprises monopolistiques forment des
unions => futures FTN.
• Phase finale : globalisation finale.
Boukharine : L’économie politique du rentier : critique de l’économie autrichienne. Staliniste, il montre
que le communisme fait les mêmes erreurs que le capitalisme en accumulant les biens de
consommation. Il intègre la question de la demande : le communisme est contraint par l’offre et le
capitalisme par la demande.

Alexandra Kollontaï
• Origine aristocratique, survit à Staline
• Figure incontournable révolution
• Une des 1ères femmes ambassadrices
Alexandra Kollontaï (1872-1952) est la première femme ministre sous le gouvernement de Lenine, elle
se bat beaucoup pour le droit des femmes à l’égalité hommes/femmes (régime socialiste plus en
avance qu’occidentaux sur ce point). Staline la nomme ambassadrice et elle devient ambassadrice au
Mexique, en Norvège, en Suède. Elle est ministre de l’assistance publique et joue beaucoup sur la
liberté sexuelle. Elle a survécu au gouvernement de Lénine et à l’opposition de Staline.

Chapitre 5 : La révolution marginaliste, naissance du courant dominant néo-classique

1] Points communs et rupture avec les classiques

Apologie du libéralisme économique présence de l’Etat mais pas d’intervention directe (même si les
physiocrates et d’autres étaient déjà des libéraux) 🡪 état minimal
Analyse de marché : la production, l’emploi et les prix s’expliquent selon le marché.

Vision similaire de l’ordre naturel même s’il est plus divin chez Smith et plus naturaliste chez les
néoclassiques : ces derniers cherchent des lois économiques universelles, indépendantes du système,
ce qui réduit le poids de la politique, de l’Homme, de l’Etat…
Approche microéconomique (le tout est la somme des parties) : on explique le fonctionnement du
marché sous le prisme de l’individu
La dichotomie sur les phénomènes réels et monétaires : pas de monnaie. Tous les vrais phénomènes
économiques se passent dans le monde réel, monnaie = voile mais exclue de l’analyse.
Loi des débouchés de JB Say (l’offre créé sa propre demande) 🡪 théoriciens de l’offre

Théorie optimiste du commerce international de Ricardo (avantage comparatif). Les néoclassiques


généralisent la théorie en termes de facteurs de production et plus seulement les produits (Théorie
HOS : Hecksher Ohlin Samuelson)

NB : ne pas confondre avec les nouveaux classiques (forme de néoclassiques)

Ruptures

Fin de la logique de classe (Marx, classiques) : lecture individualiste, homo-economicus, (individu qui
cherche à maximiser son profit) INDIVIDUALISME METHODOLOGIQUE, particulièrement chez les
penseurs autrichiens. Les corps intermédiaires sont niés.
En résulte une négation des relations de pouvoir : les hommes sont égaux (utopie du pouvoir de
marché libre)

Systématisation des fondements micro de la macro : la macro sous produit de la micro.

Fin de la théorie de la valeur-travail au profit de la valeur-utilité 🡪 L’utilité marginale (« révolution


marginaliste ») : on aborde l’utilité (marginale) à travers la dernière unité (exemple de la pomme).
L’utilité marginale est néanmoins subjective. La théorie de la valeur vient du marché : le prix se fixe en
fonction de la productivité marginale du travail.

Approche optimiste du Kisme : ce ne sont plus des théoriciens de la crise comme chez les classiques.
S’il y a une crise c’est lorsque l’homme dérègle le marché à cause de l’Etat.
Extension du marché : tout peut être vendu (drogues etc)

Le marché du travail (pas un vrai marché chez les classiques) : le chômage devient pathologique chez
les néo. Les classiques pensaient qu’il y avait trop de travailleurs, théorie du salaire de subsidence

Pour eux l’économie est seule. On se place en dehors de l’économie politique 🡪 science économique,
courant a idéologique.

Taux d’intérêt est la variable au cœur de l’équilibre épargne/investissement

2] Stanley Jevons et le pragmatisme d'Alfred Marshall : l’école de Cambridge (GB) de l'équilibre


partiel

1) Jevons (1835-1882)

1872 : Theory of political economy, il insiste sur l’idée que l'économie politique doit devenir de la
science éco 🡪 il faut s’abstraire de la morale par l’analyse de l’individu rationnel.
Il résume la logique de production « le coût de prod détermine l’offre, l’offre détermine le degré final
d’utilité (= demande), le degré final d’utilité détermine la valeur », pas d’interdépendance totale entre
offre et demande, il hiérarchise, les Cambridgiens sont + proches de l’analyse ricardienne (et donc des
classiques), idée de l’importance de l’offre qui détermine la demande (cf. loi de Say),
• l’offre crée sa propre demande parce que les facteurs de prod déterminent les revenus,
• demande transformée en degré final marginal d’utilité,
• offre = demande
• les coûts de prod sont inversement proportionnels à la productivité des facteurs
• son analyse de la prod utilise le raisonnement du calcul marginal
Comparaison d’une unité de capital qui coûte 1 pour voir combien cela rapporte (adaptation du capital
en fonction de la demande du travail)
• égalisation des facteurs de production
• systématisation de la substitution des facteurs de production (le producteur arbitre sans cesse
entre travail & capital) = interdépendance entre marché du travail et marché du capital
NB : Keynes remettra ça en cause, rigidité sur cette flexibilité des facteurs de prod

🡪 Edgeworth va développer le calcule micro-éco des courbes d’indifférence (pour faire un choix entre
deux biens par rapport l’utilité de chacun de ces biens), courbes d’utilité marginale et la contrainte
budgétaire

2) Marshall (1842-1924)

Élevé dans une tradition bancaire et monétaire (son père était banquier), famille d’intellectuels, grand
théoricien (prof à Cambridge, il domine l’université).
Théoricien néoclassique orthodoxe mais praticien à l’analyse monétaire + complexe où il remet en
cause la théorie 🡪 il prend la théorie comme un modèle idéalisé mais a conscience de la complexité
de la réalité, il remet souvent en cause ce qu’il apprend dans la théorie néoclassique purement
théorique.
Il va essayer de synthétiser Ricardo et Jevons, Marshall va dire qu’à court terme les marginalistes ont
raison (notamment dans la dynamique des prix, théorie de la valeur d’utilité marginale), mais à long
terme ce sont des déterminants structurels = déterminants ricardiens et smithien (coûts liés aux coûts
de prod, analyse des rendements décroissants)

🡪 différentiation du court-moyen-long terme : déterminé par le nombre de variables bloqués


*court terme : blocage de 2 variables (prix ou quantité  théorie de l’utilité marginale, toutes les
autres variables sont constantes)
*moyen terme : modification du nombre de variables
*long terme : implication quasi-totale de chaque variable, toutes les variables peuvent bouger,
dynamique, rendement d’échelle, ce n’est plus la demande qui détermine le marché

Idée d’un temps historique, variables qui dépendent des dynamiques du fonctionnement capitaliste

Spécificités :
• Volonté de synthèse entre Ricardo et Smith et les néoclassiques
• Approche certes théorique, mais idée que c’est une analyse idéale et que dans la réalité c’est +
complexe 🡪 pragmatisme Cambridgien 🡪 Walras est théoricien pas praticien il faut se méfier
de la théorie pure, il faut interroger les fait et la réalité (on va retrouver ça chez Keynes)
• Pas de théorie d’équilibre général du marché, dynamique marshallienne est celle de l’équilibre
partiel = équilibre sur quelques marchés mais pas tous ≠ Walras (existence d’un équilibre idéal)
• Modèle + réaliste : impossibilité d’établir une continuité de l’équilibre des marchés

Les nouveaux keynésiens considèrent que l’on peut avoir des rigidités sur un marché, alors que les
autres sont en équilibre.

3] L’équilibre général de Léon Walras, le maître de Lausanne. De Vilfredo Pareto à Arrow-Debreu

1) Walras (1834-1910)

Son père = économiste libéral, il va être le premier d’une tradition d’économie mathématiques qui va
perdurer et devenir dominante auj. Il n’arrive pas à obtenir de poste à l’université car il est considéré
comme hétérodoxe. Il postule donc à Lausanne et il va pouvoir débuter assez tardivement une carrière
de mathématicien et universitaire.
Socialiste, libéraliste et réformateur (Walras veut changer le monde mais pas par le pouvoir) :
Comment financer l’état sans taxer les entreprises ? Il est en faveur de la collectivisation des terres et
contre la privatisation de terres, toutes les recettes du secteur primaire vont alimenter les caisses de
l’état.
• création d’associations & de coopératives de prod (quasi un socialisme utopique).
• l’outil de prod appartient au travailleur : il est dans une démarche d’auto-gestion, les ouvriers
possèdent l’ese
• l’Etat doit intervenir pour le monopole public des services publics et pas dans l’industrie
• idée de collectivisation des terres pcq rendements décroissants, l’Etat devrait se financer grâce
aux terres (on retrouve ça en Israël après la guerre)

Grande œuvre : les 3 tomes 🡪 I. Economie pure, II. L'économie sociale, III. L'économie appliquée
« Homo oeconomicus » = machine rationnelle qui maximise son utilité marginale

➔ l’économie pure

Idée de la séparation de la science de la morale (on peut dans un 1er tps faire de la sc éco avant
d’intégrer la pbq des choix normatifs) 🡪 économie pure doit étudier les relations des choses avec les h
traités comme des choses (= homo economicus).

Tout est en terme réel, calculs en théorie de la valeur 🡪 il ne parle pas de monnaie, il l’évacue.
Marchés sont interdépendants, montre qu’il y a un équilibre général (fondements de l’approche NC)

Le choix de la quantité de travail va déterminer la contrainte budgétaire 🡪 modification des prix sur les
biens de consommation 🡪 marché du travail qui intervient sur le marché des biens & services
Ex/on va au magasin avec 20 mais on en aurait besoin de 25, si on est payé 5 de l'heure on va aller
travailler 1h de +, travailler jusqu'à égaliser, permet d'augmenter notre contrainte budgétaire

L’offre de travail augmente. Si qlqs travailleurs décident de changer leurs contraintes budgétaires, cela
impacte tous les marchés. Cette interdépendance se finit toujours par un rééquilibrage.
Il en déduit la Loi de Walras : s’il y a 3 marchés (biens et services, capital, travail), on peut ne pas faire
les calculs d'équilibre sur les 3. Si on a l’équilibre sur les 2 premiers, pas besoin de calculer le 3e.

➔ L’économie sociale
Intégration de l’homme dans l’économie 🡪 intégration de la monnaie, de l’organisation po
Traitement des interactions de l’h avec l’homo oeconomicus
Homme dans une complexité historique & sociale

➔ L’économie appliquée
Traitement des relations des hommes avec les hommes
• On ne retiendra que l’économie pure, qui servira de base à l’analyse NC

Apports de l’œuvre de Walras:


• Pensée plus complexe qu’une approche unique de l’économie pure avec la société idéale de
troc
• Devt d’instruments analytiques, repris par les NC après la 2GM
• Système bottom-up 🡪 les individus choisissent = systèmes micros expliquent les fondements
de la macro
• Faut-il mobiliser chaque comportement ? On a un agent représentatif (maximise utilité sous
contrainte) 🡪 agrégation des comportements moyens individuels dans 1 équation 🡪 on
ramène tous les agents à 1 seul agent représentatif. Comment à partir de ces agents, arrive-t-on
à avoir qu’une courbe d’offre et de demande ?
• Walras va développer la théorie du commissaire-priseur, on échange une marchandise contre
une marchandise (éco de troc) 🡪 échange possible qd le prix d’équilibre est connu 🡪 il imagine
un marché idéal ou tout le monde serait regroupé sous l’égide d’un commissaire-priseur
• Echanges par tâtonnements : « les tâtonnements walrassiens » 🡪 prix d’équilibre qui se forme
physiquement
Exemple : Théorie qui existait sur le marché de la Bourse (où on regroupait tous les titres). Les agents
de change étaient reliés par téléphone à tous les banquiers, maisons de titres du monde. Toutes les
offres et demandes arrivaient chez les agents de change. Ensuite, ils se retrouvaient devant une estrade
où un commissaire-priseur mettait le prix sur une ardoise. Suivant le nombre d’acheteurs (fonctionnant
aux cris) il ajustait le prix. Quand les gens se taisaient, le prix d’équilibre était atteint.

/!\ Oskar Lange (1904-1965) montre que l’univers walrassien était celui de la planification soviétique
(ministère du plan), son modèle a été + utile dans les éco socialistes que capitalistes

3) Pareto (1848-1923)
connu comme sociologue (un peu politiste aussi), essaye de développer à la socio des outils
walrassiens, son idée c’est que l’économie sociale peut être abordée par un homo economicus
Optimum de Pareto 🡪 travail sur le bien-être social = arbitrage intertemporel néoclassique qui
permettrait d’assurer un équilibre économique qui assurerait un bien-être humain. Il considère qu’on
est à l’optimum qd on peut plus augmenter l’utilité totale sans baisser l’utilité individuelle

4) Arrow-Debreu
⚠ L’école de Lausanne devient dominante après la 2GM
Arrow (1921-2017) — Debreu (1921-2004), Debreu = fr mathématicien modélisateur, « clone de
Walras », obtiennent prix Nobel d’éco en 1972.
Modèle d’Arrow-Debreu : modèle d’équilibre général développé dans les années 60.
Modèle DSGE années 90 = Dynamic Stockastic General Equilibrium (équilibre général dynamique
stochastique), modèle + poussé que Walras, micro-fondé et qui mixe la pensée NC et monétariste de
l’américain Friedman, comprend le fond théorique d’Arrow-Debreu combiné à un traitement statistique

4] L’individualisme méthodologique de Vienne et l'analyse du temps : Karl Menger, Von Mises,


Hayek, Schumpeter

Individualisme méthodologique, tout se ramène à du calcul individuel, nient le rôle de l’Etat

1) Menger (1840-1921)

Économie pure : il n’existe que l’individu 🡪 négation de l’Etat, de l’histoire


L’homme doit être considéré uniquement dans une logique décentralisée de l’individu
Déterminisme social ; darwinisme social, les institutions sous soumises à des lois naturelles comme la
loi de l’optimisation sous contraintes. Dès que l’homme intervient = pb (pas tort sur les effets sur la
nature).
La valeur réside dans les jugements : pas de valeur en soi, valeur subjective, la valeur du marché est la
bonne valeur, pas d’interrogation nécessaire.

2) Hayek (1899-1992)

Les 2 ennemis du capitalisme


• le chasseur cueilleur (communistes, société primaire) 🡪 pas de droit de propriété, tout est
commun mais quand les sociétés grandissent, il est obligatoire d’avoir une organisation par le
marché

• c’est l’homme qui pense, qui raisonne, qui pense qu’il peut faire mieux que la nature 🡪
l’homme qui essaie d’imposer à l’ensemble des hommes la raison d’un modèle (les autres étant
+ faibles, dotés de moins de raison), les élites qui pensent avoir des solutions 🡪 ceci mène au
totalitarisme
*civilisations : formes de marchés régulés par le darwinisme social (les institutions utiles sont amenées
à prospérer, les autres à disparaître) 🡪 c’est l’état le problème

Théorie du ruissellement économique (Reagan supprime les aides sociales) : les riches sont les seuls à
savoir gérer l’argent + la suppression d’aide social incite les pauvres à aller travailler

Hayek = pur théoricien de la monnaie, il considère la banque centrale comme un monopole


insupportable car c’est un monopole étatique, il veut les supprimer
Met en conçu les banques. « Free banking » = banques libres pas liées à une banque centrale 🡪
marche mal pcq les banques sont responsables de la monnaie qu’elles créent et comme c’est basé sur
la confiance 🡪 manque de confiance donc faillites

Opposition : le courant des historicistes all s’oppose fortement à l’école de Vienne, ils sont contre le
marginalisme (Schmoller, Wagner) 🡪 courant institutionnaliste, anti théorique, refus de modéliser,
refus de l’individualisme méthodologique
• Société du mont Pélerin
• Ecole de chicago : Friedma, pensée utlralibérale
• Courant libéral particulier propre à l’All, qui nait en 1930 à l’université de Freiburg = ordo
libéralisme
*ordo-libéralisme : courant libéral qui intègre une analyse fortement marquée par les institutions.
La qualité du capitalisme repose dans la qualité de ces institutions, qui doivent être séparées de l’Etat
(approche anti étatiste) mais qui doivent réguler et protéger le marché 🡪 ex : indépendance de la BCE,
pacte budgétaire européen (pas de déficit), ce courant aura bcp d’influence sur la construction
européenne

3) Von Mises (1851-1914)

L’investissement = détour de production, l’investissement est avant tout du temps.


Ex/ en Afrique 🡪 les h ommes vont beaucoup marcher pour aller chercher de l’eau, 3/4h par jour
d’énergie donc mieux vaut un détour de prod 🡪 consommer moins mais libérer du temps pour faire du
capital (construction d’une canalisation)

Théorie de l’abstinence : pour pouvoir investir, et dès que le projet est fini, on économise les 3h, donc la
quantité de travail énorme, on la récupère pour la vie dans la communauté
⇒ Influence USA, les théoriciens américains se rapprochent de Hayek mais ils ne sont pas d’accord sur
la fonction de la monnaie, Von Mises est contre la monnaie marchandise
Il influence Ayn Rand.

4) Schumpeter

Il fait une analyse du temps avec un individualisme méthodologique


Mais il y a une différence avec des autrichiens sur de nombreux points, se rapproche de Keynes :

⇒ Théorie de la création destructrice = capitalisme sans cesse soumis à des chocs d’innovation en fct
du tps, analyse du capitalisme dynamique, processus d’innovation exogène
• Incertitude = fondamental, notamment liée au PT (= progrès technique) donc temps long et
capital
• Met au cœur de son modèle l’entrepreneur, pas un pur théoricien de l’épargne
• Approche avec de la monnaie de crédit, importance des banques (pas de monnaie neutre pcq
on a besoin de PT et de croissance)

5] La pensée monétaire et sociale-démocrate suédoise : Knut Wicksell, Gunnar Myrdal, Trygve


Haavelmo
A) Knut Wicksell

Wicksell publie son ouvrage au début du XXe siècle, fait sa thèse sous la pensée autrichienne
Pousse l’idée de la monnaie de crédit, pour lui elle permet de lever la contrainte des fonds prêtables de
l’épargne, on n’est pas limité dans l’investissement par l’épargne parce que on peut avoir recours à
l’épargne MAIS risque de déséquilibre de l’économie :
Double théorie du taux d’intérêt :
• Taux d’intérêt réel (celui qui équilibre l’épargne réelle avec le taux d’investissement réel,
comme chez les NC)
• Taux d’intérêt monétaire (pas ça chez les NC) lié au crédit, il a sa propre autonomie pcq lié au
marché de l’offre et de la demande de la monnaie, si le taux monétaire < taux réel 🡪
surinvestissement pcq on va investir dans des investissements qui en monnaie réelle n’auraient
pas été fait pcq la rentabilité est moindre 🡪 boom économique MAIS investissement peu
rentables 🡪 on baisse la productivité moyenne du capital 🡪 baisse des profits 🡪 baisse de
l’incitation à produire 🡪 baisse de la conso 🡪 crise

La monnaie est mauvaise donc doit être neutralisée, excès de monnaie peut conduire à une crise
monétaire qd le taux d’intérêt monétaire est trop bas par rapport au taux d’intérêt réel.

B) Myrdal

Descendant + à gauche et innovateur, vie politique très forte (ministre, député, économiste en chef du
FMI), volonté de changer le monde
1931 : publication de L’équilibre monétaire

Descendant de Wicksell mais le critique :


➢ 1re rupture : considère que I = S (invest = épargne) seulement à la fin de la prod/de l’échange, à
la base on peut financer l’éco par la monnaie (pas de théorie de fonds prêtables), le crédit permet de
financer au-delà de l’éco préalable
➢ 2e rupture (se rapproche de Keynes) : productivité du taux d’intérêt réel = productivité espérée,
intègre l’idée d’anticipations de l’investissement et de la rentabilité du capital MAIS on n’est pas dans
un monde révélé où on connaît la productivité maximale du capital.

Stabilité des prix n’est pas lié à l’équilibre monétaire 🡪 inflation vient des coûts de prod (comme chez
Keynes) = la stabilité des prix n’est pas liée à la qté de la monnaie

C) Haavelmo

1940 : Traité d’épistémologie, va révolutionner l’économie après la 2GM, le présente à la New School of
Social for Research aux USA. Va finir à la Cowles commission dirigée par Marshall

Cette pensée continue aujourd’hui avec les néo-wickselliens

Chapitre 6 : Révolution keynésienne: la théorie générale de l’emploi de l'intérêt et de la monnaie

Introduction :
Révolution rédigée dans La théorie générale de l’emploi de l’intérêt et de la monnaie en 1936. Keynes
nait en 1883, la même année que Schumpeter, quand Marx meurt. Va devenir révolutionnaire au
niveau économique tardivement. Quand on analyse le Keynes jeune et étudiant, d’ores et déjà une
vision du monde très originale qui s’oppose aux Classiques. Déjà les idées très claires mais au début
incapable de transformer cette vision du monde en vision économique. Devient responsable des Indes
au ministère anglais et s’ennuie. Revient à l’université, poste à Cambridge et est accueilli par Marshall.
Développe une théorie quantitative de la monnaie, pour rédiger la pensée de Marshall. Il est membre
du Bloomsbury group (Londres), une communauté d’intellectuels. Très critique envers le Traité de
Versailles, démissionne et publie un ouvrage de sciences politiques dans lequel il dénonce les
conséquences économiques et politiques de la paix prévoyant qu’elle va pousser l’Allemagne à refaire la
guerre. Crée la 1ère sécurité sociale pour les artistes, passionné d’art. Va pousser Marshall à écrire un
traité de la monnaie. Va publier 3 ou 4 bouquins en économie : traité de la monnaie en 1930 mais est
un échec. Puis enfin en 1936 arrive à écrire sa théorie générale. Très longue maturation pour
transformer cela en révolution économique.

1) Les combats et la démarche intellectuelle de Keynes

3 idées principales quand il a 22 ans :

- Il ne faut jamais sacrifier le présent au futur : le long terme n’est qu’une suite de court terme (le court
terme permet de comprendre le long terme) -> si on veut bien vivre demain il faut avant tout bien vivre
aujourd’hui : contre la vision judéo-chrétienne

- Incertitude fondamentale (suit les cours de morale de Mour : questions du bien et du mal et pour
Mour, le bien et le mal se mesurent par les conséquences de nos actes) : monde n’est jamais le même
par nos interactions donc au long terme on ne connait pas les conséquences de nos actes, morale ne
nous sert à rien car on vit dans une incertitude radicale, décisions interagissent sur tout.
Ex : si Wittgenstein qui été à l’école avec Hitler lui avait éclaté une pierre sur la tête, cette acte aurait
été du côté du mal mais lorsque l’on connait les conséquences cette acte se serait avéré du côté du
bien.

-Vision holiste : le tout =/= somme des parties, on trouve des lois globales qui ne sont pas les mêmes
que les lois individuelles

2) La lente émergence du projet radical analytique de Keynes. J.M. K. et le Circus : J. Robinson, M.


Kalecki, Kahn, Harrod, Sraffa... L'unification entre sa problématique et son analyse en 1936

Circus = groupe de jeunes, d’assistants qui discutaient les écrits de Keynes, va synthétiser des choses
dans l’air du tps, et mettre ça dans un cadre cohérent -> lien entre Keynes et ce groupe grâce à Harrod.
Dans ce groupe, on trouve :

-J. Robinson : entre Keynes et Marx mais alcoolique donc on s’en méfie
-plus tard Kalecki : marxiste, élabore un plan de relance pour la France, crée l’institut de recherche de
Varsovie, crée une école à l’U de Varsovie mais viré car juif

-Kahn : théoricien du multiplicateur

-Harrod : modèle de croissance d’après-guerre, bras droit de Keynes

-Sraffa : aide Keynes à détruire la théorie néoclassique

Jeunes économistes choqués par crise de 1929 : cherche une troisième voie entre capitalisme et
collectivisation => fonde la Société économétrique (Keynes sera nommé à sa tête) => économétrie =
mélange entre théorie économique, modélisation et tests empiriques
=>n’ont pas forcément lu Keynes mais partage ses idées, ensemble de remise ne cause de la crise de
1929 => Keynes a juste synthétisé cette pensée
=>en Angleterre très riche foisonnement théorique

3) L'analyse de Keynes. Demande effective, incertitude, holisme, monnaie, les 3 lois subjectives de la
Théorie Générale.
Pour Keynes partie la plus importante est celle sur demande effective alors que synthèse néoclassique
ne s’intéresse qu’à sa théorie du taux d’intérêt
1937 : écrit 4 articles où il précise sa pensée (pcq les gens avaient mal compris son livre)
=>radicalise son discours : théorie du taux d’intérêt pas réussie, aurait dû l’appliquer aux banques

Raisonnement de la demande effective : ce qu’il y a de plus important chez lui, avant de comprendre
ce qu’on échange sur le marché, on doit comprendre la prod. (Il n’aime pas figure virtuelle du marché
où conso et producteurs se rencontrent => prix déjà déterminé).
Le niveau de prod, donc d’emploi, est déterminé par les entrepreneurs qui croisent une courbe d’offre
et une courbe de demande anticipée (essentielle pcq c’est ce qu’ils pensent vendre donc ce qu’ils
produisent) penser la demande = déterminer la demander.
Critique de la loi de Say (offre crée sa propre demande) en disant que dans cette loi on présuppose que
comme l’offre crée sa propre demande il n’y a pas de pb de débouchées MAIS incertitude radicale, pour
Keynes si on peut produire + on ne va pas obligatoirement produire + pcq les entrepreneurs vont
déterminer la demande anticipée (celle-ci a peu de chance de devenir une demande de plein emploi).
Demande des ménages = exogène, dominée par les entrepreneurs => la vision du futur des
entrepreneurs détermine le présent.
Courbes de demandes et d'offres calculées en monnaie et pas en valeur => chez les NC, la valeur
précède la monnaie mais Keynes dit qu’il faut une valeur monétaire car les anticipations sont en
monnaie & on est capable de créer de la monnaie. Monnaie créée avant la valeur (ex ante), on anticipe
le niveau de richesse. Ce n’est pas la qté de monnaie qui compte mais ce à quoi elle a servi (privilégier
la théorie qualitative de la monnaie plutôt que la théorie quantitative de Friedman ?).
Théorie générale est une théorie de l’entrepreneur : pouvoir de l’entrepreneur qui détermine l’offre en
fonction de ses anticipations donc la demande.
Importance de la psychologie au cœur du capitalisme :
=>l’efficacité marginale du capital => EMC = anticipations de rendements par les entrepreneurs de
l’investissement (crise liée à la psychologie de l’entrepreneur)
=>concept de préférence pour la liquidité => qd les ménages ne savent pas ce qu’ils passent, ils
n’épargnent pas + mais modifient le placement de leur épargne, ex : vont privilégier l’épargne
monétaire (garder de la monnaie au lieu d’investir) => montre la montée de l’incertitude
=>propension à consommer => les ménages consomment mais pas la totalité de leur revenu
Préférence pour les liquidités qui va déterminer le taux d’intérêt. Idée que la monnaie a une utilité pour
elle-même : motif de transaction (financement de l’éco), motif de spéculation, motif de précaution, ils
vont déterminer la demande de monnaie.
=>embête les néoclassiques qui défendent une économie comme une science, avec l’homo economicus
Chômage ≠ situation de crise pour Keynes, situation pas optimale mais normale du capitalisme =>
chômage de masse depuis les années 75, on ne peut pas être tjrs dans une crise (Keynes contre l’idée
d’état de crise permanent des NC).

Chez Keynes majorité a toujours raison (métaphore du concours de beauté : on vote pas pour ce qu’on
préfère mais pour ce qu’on pense que les autres préfèrent) => explique la spéculation : les agents
achètent des actions qui pensent que les autres vont acheter et donc qui vont prendre de la valeur =>
cependant risque de foncer dans le mur (crise) donc nécessité de d’anticiper le moment où les agents
vont vendre => le mur réel est un mur anticipé par les agents

Théorie du taux d’intérêt comme équilibre du marché de la monnaie, taux d’intérêt = taux monétaire (≠
néoclassiques = taux d’intérêt comme équilibre entre épargne & investissement).
L’offre de monnaie = qté de monnaie exogène, l’offre est donnée (ne veut pas dire qu’elle est constante
mais qu’elle va bouger en fct de la BCE et de sa politique monétaire) donc que va déterminer le taux
d’intérêt ? les variations de la demande => théorie de la monnaie endogène, la monnaie est endogène
par la demande.

Motifs de demande de monnaie :


-transaction – précaution – financement (3 motifs =/= qu’il regroupe ensemble)
=>transaction = demande de monnaie pour échanger, + le PIB est élevé + la production est élevée + il y
a d’échanges (fct croissante de Y = PIB)
=>précaution = se protéger contre risques de chômage, vieillissement, maladie => plus on a de PPA + on
peut mettre de côté (fct croissante de Y)
=>financement = pour produire on a besoin de monnaie (et pas d’épargne), donc monnaie sert au
financement de l’éco, + on produit + on a besoin de financement (fct croissante de Y)
-spéculation = intégration de la monnaie dans sa dimension de stock, taux d’intérêt n’explique pas
l’épargne, mais à l’intérieur de l’épargne on fait des choix financiers (acheter des titres ou détenir de la
monnaie => motif de spéculation), fct de l’anticipation de taux d’intérêt => si on anticipe que taux
d’intérêt vont baisser on va vendre les actifs et garder de la monnaie et inversement

Keynes prend le raisonnement de l’homo economicus (pensée des NC où on ne demande pas de


monnaie pcq ça ne rapporte rien, les NC choisissent tjrs d’acheter des titres plutôt que de détenir de la
monnaie) => l’homo economicus ne fonctionne pas pcq il y a des incertitudes => pas d’intérêt à tjrs
acheter des titres, pcq le montant des titres varient tous les jours (si on anticipe une augmentation des
titres, on garde de la monnaie en attendant alors que les NC prennent tjrs les titres) => il serait donc
rationnel chez l’homo economicus d’attendre pour prendre un titre

4) Comparaison entre le système néoclassique et celui de Keynes

OPPOSITIONS DANS LA PROBLEMATIQUE


Les néoclassiques Keynes
individualisme méthodologique holisme
côté théorique et modèle idéal approche réaliste et pragmatique
monde révélé (les NC vont intégrer l’incertitude mais
vont la probabiliser pur connaitre les scénarios les + monde d’incertitudes
probables)
tradition de l’éco politique (science humaine
idée d’une science éco (presque dure, objective,
où la psycho humaine est importante)
science sans idéologie et morale)

OPPOSITIONS DANS L’ANALYSE


Les néoclassiques Keynes
théorie de la valeur théorie monétaire
approche micro qui fonde la macro approche macro
modèle instantané (qd on bouge une variable tout approche de causalité sans pouvoir revenir en
bouge) arrière
chômage volontaire (sinon ça veut dire que le marché le chômage est lié au pessimisme des
est rigide) entrepreneurs
monnaie passive monnaie active et endogène
théorie du taux d’intérêt réel taux d’intérêt monétaire

OPPOSITIONS DANS L’ACTION


Les néoclassiques Keynes
libéraux optimistes (laisser faire laisser aller, équilibre libéral qui ne croit pas au laisser faire/aller qui
spontané des marchés, intervention minimale de l’Etat conduirait à un optimum social et éco (intègre
tolérée) l’Etat dans l’action comme agent qui pense le
tout à long terme)

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