Devoir Maison 3 : Discriminant et Récurrences
Devoir Maison 3 : Discriminant et Récurrences
b 2 b2 b 2 b2
(0.6)
a x+ − +c=0 ⇔ a x+ = −c
2a 4a 2a 4a
Remarque : Faîtes votre DM sans calculette : vous n'y aurez pas droit en DS, b 2 b2 − 4ac
ni en concours ! Les calculs sont faits pour être faits à la main. (0.7) ⇔ a x+ =
2a 4a
Exercice 1. [Révisions : discriminant du second degré ]
2
b 2 b − 4ac
(0.8) ⇔ x+ = 2
2a 4a
Le but de cet exercice est de démontrer les formules bien connues concernant la
(3) Si le discriminant ∆ > 0, alors il est possible de prendre la racine carrée dans
recherche des racines d'une équation polynomiale du second degré. On se donne donc
l'équation :
trois réels (a, b, c) avec a ̸= 0 et on désire résoudre l'équation : b 2 b2 − 4ac ∆
(0.1) ax2 + bx + c = 0. (0.9) x+ = 2
= 2,
2a 4a 4a
(1) Montrer que l'équation (0.1) est équivalente à : et ainsi on tire les deux valeurs de x suivantes :
√ √
b ∆ b ∆
b 2 b2 (0.10) =−
(0.2) a x+ − +c=0 x1 + = , x2 + ,
2a 4a 2a 2a 2a 2a
soit :
(2) Montrer que l'équation (0.2) précédente est équivalente à : √
−b + ∆
√
−b − ∆
b 2 b2 − 4ac
(0.11) x1 = , x2 == ,
2a 2a
(0.3) x+ =
2a 4a2 ou encore on peut noter :
√
(3) On rappelle que la quantité ∆ = b2 −4ac est dite discriminant de (0.1). Démon- (0.12) x± =
−b ± ∆
.
trer dans le cas où ∆ > 0 que l'équation (0.1) possède bien les deux solutions 2a
attendues pour lesquelles on donnera un formule explicite 1 en fonction de a, b (4) L'équation x2 + 1 = 0 a un discriminant ∆ = −4 et ne possède donc pas
et c. de racines réelles. Graphiquement, cela est clair car la parabole d'équation
(4) Que dire des solutions de l'équation x + 1 = 0 ? Le raisonnement mathéma-
2 y = x2 , toujours positive, ne rencontre jamais la droite d'équation y = −1
tiques sera appuyé de surcroît par un dessin. soit encore, il n'y a aucune valeur réelle x de sorte que x2 = −1, ce qui est
(5) Exhiber une racine évidente du polynôme P (x) = x3 + 1. Factoriser alors P en bien entendu équivalent à dire qu'il n'y a aucune valeur réelle x de sorte que
x2 + 1 = 0.
un polynôme de degré 1 et un autre de degré 2 i.e. :
(5) On remarque en eet que P (−1) = 0. Ainsi, on peut factoriser P en :
(0.4) P (x) = (x − α)(ax2 + bx + c),
(0.13) P (x) = (x + 1)Q(x),
où l'on déterminera les réels α, a, b, c.
où Q(x) = ax +bx+c est un polynôme de degré 2. Développant dans l'équation
2
en particulier sur R+ ) : (d) Par le cours on sait que pour tout entier naturel n :
(0.25)
n
ln(1 + x) ≤ x. n(n + 1)
(0.35)
X
k= .
2
Prouvons maintenant que pour tout x ∈] − 1, +∞[ : k=1
x2
Ainsi par linéarité de la somme on a :
(0.26) x− ≤ ln(1 + x). n
2 k 1 n(n + 1)
(0.36)
X
= 2× ,
n2 n 2
Il sut d'étudier le signe de la fonction g(x) = ln(1+x)−x+ x2 et de montrer
2
k=1
que cette fonction est positive sur l'intervalle considéré. Cette fonction est dont on tire :
bien dérivable comme somme et composées de fonctions dérivables. Il vient, n
k 1
pour tout x ∈] − 1, +∞[ : (0.37)
X
lim = .
n→∞ n2 2
k=1
x2
(0.27) ′
g (x) = ≥ 0. Par ailleurs on a grâce à la question 1. (a) et toujours grâce à la linéarité de
1+x
la somme on dispose de :
De fait la fonction g est croissante sur l'intervalle en question. Notons que n n n
g(0) = 0. Par croissance de la fonction on peut armer que pour tout x ∈ (0.38) X k
−
1 k 2
=
1 X
k −
1 X 2
k
R+ : k=1
n2 2 n2 n2 2n4
k=1 k=1
(b) Rappelons en eet qu'une fonction f : I → R est dérivable en un point a ∈ I (b) Démontrer à l'aide d'un changement de variable adéquat reliant les indices
lorsque : k et j que :
f (x) − f (a) n n
(0.46) existe
lim n n
(0.57)
X X
n−k k+1 n+1
x→a x−a x y =y + xn+1−j y j
k j − 1
On a donc ici pour a ∈ R : k=0 j=1
(c) Supposons le prédicat P(n) vraie à un rang n ≥ 0 xé et montrons que (1) Déterminer fn+1 en fonction de fn et rn .
P(n + 1) est vraie. On calcule : (2) Déterminer rn+1 en fonction de fn et rn .
(0.69) (x + y)n+1 = (x + y)n × (x + y), (3) Montrer que Xn+1 = M Xn où M est une matrice que l'on déterminera.
grâce à l'hypothèse de récurrence il vient : (4) Montrer que M = P DP −1 où :
n
X n 2
(0.70) (x + y) n+1
= xn−k y k × (x + y) (0.76) D=
1 0
, P = 3 −1
k 0 1
1 1
k=0 4
n n
On justiera aussi qu'il est licite de parler de P −1 .
n n+1−k k n n−k k+1
(0.71)
X X
= x y + x y
k k (5) Montrer que pour tout n ∈ N on a M n = P Dn P −1 .
|{z}
(♠) k=0 k=0
n
n n+1−k k X
n
n
(6) Déduire de la question précédente et de la question 3), fn et rn en fonction de
(0.72)
X
=
|{z} k
x y +
j − 1
xn+1−j y j + y n+1 f0 et r0 .
question 2) (b) k=0 j=1
Correction :
n
n n+1 0 Xh n n i
(0.73) = x y + + xn+1−j y j (1) On commence d'abord par rappeler que Fn , Fn forment un système complet
0 j=1 |
j−1 j d'évènement i.e. une partition de l'univers Ω. On calcule comme suit pour tout
entier naturel n :
{z }
:=(n+1 j ) , question 2) (a)
n+1
X n + 1 fn+1 = P (Fn+1 ) (dénition)
(0.74) = xn+1−k y k .
k = P (Fn+1 ∩ Ω)
k=0
Notons que dans (♠) nous avons d'une part distribué x et y sur les termes = P (Fn+1 ∩ (Fn ∪ Fn ))
dans la somme et d'autre part utilisé que les réels sont commutatifs pour le
= P (Fn+1 ∩ Fn ) ∪ (Fn+1 ∩ Fn ) (distributivité de l'intersection sur l'union)
produit (i.e. on a en fait écrit que xk y n−k x = xk xy n−k = xk+1 y n−k . Notons
aussi qu'on a utilisé aussi les règles sur les puissances etc...
= P Fn+1 ∩ Fn + P Fn+1 ∩ Fn (formule du crible de Poincarré)
Finalement P(n + 1) est vraie, donc en vertu du théorème de récurrence
de Peano, on peut armer que P(n) est vraie pour tout entier naturel n. = PFn (Fn+1 ) × P (Fn ) + PFn (Fn+1 ) × P (Fn ) (dénition espérance conditionnelle)
(0.75) (x + y)5 = x5 + 5x4 y + 10x3 y 2 + 10x2 y 3 + 5xy 4 + y 5 . Pour moins d'exhaustivité et an d'utiliser directement les résultats du cours,
on peut aussi rédiger comme suit : Fn , Fn forment un système complet d'évè-
Exercice 4. [ Chaîne de Markov à deux états ] nement i.e. une partition de l'univers Ω. De fait par la formule des probabilités
Une abeille navigue entre un champ de eurs F et sa ruche R. A chaque étape, totales il vient :
elle peut soit rester à l'endroit dans laquelle elle se trouve, soit en changer. Pour fn+1 = P (Fn+1 )
tout entier naturel n, on note :
= PFn (Fn+1 ) × P (Fn ) + PFn (Fn+1 ) × P (Fn )
(1) On note Fn l'évènement "l'abeille se trouve dans le champ de eurs à l'étape = 0.55fn + 0.3rn .
n" et on note fn la probabilité de cet évènement.
(2) On note Rn l'évènement "l'abeille se trouve dans sa ruche Rn à l'étape n" et (2) Procédant comme à la question précédente on trouve pour tout entier naturel
on note rn la probabilité de cet évènement. n:
f rn+1 = P (Rn+1 ) = PFn (Rn+1 ) × P (Fn ) + PFn (Rn+1 ) × P (Fn )
On introduit le vecteur colonne Xn := n . Voici comment notre abeille se déplace.
rn = 0.45fn + 0.7rn .
Si elle est dans le champ F à l'étape n, elle y reste avec une probabilité 0.55 et elle
retourne à la ruche avec une probabilité 0.45. Si elle est dans la ruche à l'étape n, On peut aussi utiliser que rn+1 = 1 − fn+1 = rn + fn −fn+1 ces relations
elle y reste avec une probabilité 0.7 et elle se déplace au champ avec une probabilité
| {z }
:=1
0.3. découlant du fait que {Fn , Rn := Fn } forme un système complet d'évènement.
5
ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024) ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024)
Ainsi :
2 0 1
On considère la matrice A = 0 3 1 .
(0.77) rn+1 = rn + fn − 0.55fn + 0.3rn 0 0 3
(0.78) = 0, 45fn + 0, 7rn .
(1) Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n on a :
(3) Soit n un entier naturel. On a vu précédemment que : 2n
0 3n − 2n
n
3n n3n−1
fn+1 0.55fn + 0.3rn A = 0
(0.79)
Xn+1 = =
rn+1 0.45fn + 0.7rn 0 0 3n
De plus un calcul montre que : (2) Application à l'étude de deux suites.
On considère les suites (an )n∈N et (bn )n∈N dénies par a0 = 2 et b0 = 0 et
0.55 0.3 f
(0.80) M Xn = × n = Xn+1 ,
∀n ∈ N :
0.45 0.7 rn
comme désiré. (0.88) an+1 = 2an + 3n et bn+1 = 3bn + 3n .
(4) Commençons par justier que l'on peut parler de P −1 i.e. justions que P est (a) Quelle instruction faut-il ajouter en ligne 4 dans le programme suivant pour
inversible. Il sut de remarquer que le déterminant de P est non nul. En eet : qu'il ache la valeur de an , l'entier n étant donné par l'utilisateur (justier) ?
2 5
(0.81) det(P ) = × 1 − (1 × (−1)) = = ̸ 0.
3 3 n = int (input (′ n = ′ ))
Ainsi, par le cours l'inverse de P est donné par : a=2
for i in range (1, n + 1) :
1 1 1 3 1 1
(0.82) −1
P = 5 =
3
−1 23 5 −1 23 ···
On laisse le soin au lecteur de montrer par un calcul immédiat que M = print(a)
P DP −1 . (b) Pour tout entier naturel n, on pose :
(5) Cette question est classique : on l'a déjà faite pleins de fois en cours !
an
(6) Puisque, Xn+1 = M Xn (relation géométrique), on en déduit par récurrence Xn = bn
immédiate que pour tout entier naturel n : 3n
(0.83) Xn = M n X0 = P Dn P −1 X0 . Montrer que pour tout entier naturel n on a : Xn+1 = AXn .
Le lecteur montre d'abord que pour tout entier naturel n : (c) Établir, pour tout n ∈ N, que Xn = An X0 .
2
−1
1 0 3 1
1
(d) En déduire en utilisant 1. que pour tout n ∈ N on a : an = 2n + 3n et
(0.84) Mn = 3 × bn = n3n−1 .
1 1 0 1n 5 −1 2
34 3
2
−1 3
(3) Application au calcul des puissances d'une autre matrice.
(0.85) = 3 × 5 5
− 3 1n 2 1n
1 1 4 0 −2 0 0 −1
2 3 1 2 52 41 5 4 Soient les matrices M = −1 3 1 , P = 0 1 0 et
+ −
(0.86) = 53 53 41n 53 52 41n . 1 0 1 −1 0 1
5 − 5 4n 5 + 5 4n
−1 0 −1
Il sut alors de faire le produit : Q = 0 1 0 .
2 3 1 2 2 1
+ − f −1 0 0
(0.87) Xn = 5
3
5
3
4n
1
5
3
5
2
4n
1 × 0 ,
− + r0
5 5 4n 5 5 4n (a) Calculer P Q. En déduire que P est inversible et donner P −1 .
puis d'identier les coecients dans les vecteurs colonnes de part et d'autre de (b) Vérier que P M P −1 = A.
l'égalité pour avoir fn et rn en fonction de f0 et r0 . (c) Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : M n = P −1 An P .
Exercice 5. [ BSB 2019 ] (d) En déduire que pour tout entier naturel n, on a :
6
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(d) Déduire des questions précédentes et de 2.e) que pour tout entier naturel n
2 0 1
an
2an + 3n
an+1
on a : AXn = 0 3 1 bn = 3bn + 3n = bn+1 = Xn+1 .
n
(n + 1)3n 1 3n+1 0 0 3 3n 3n+1 3n+1
(0.89)
X
k3k−1 = + − .
2 4 4 (c) Soit P(n) le prédicat : Xn = An X0 .
k=0
Correction : Procédons à l'initialisation. Un calcul nous assure que P(0) est vrai puisque
A0 X0 = IX0 = X0 .
2n 0 3n − 2n
(1) Soit P(n) le prédicat : An = 0 3n n3n−1 . Procédons d'abord à Passons à l'hérédité : Supposons que P(n) est vrai pour n ≥ 0 xé, et
0 0 3n démontrons que P(n + 1) est vrai. D'après la question précédente on a :
l'initialisation. On sait que A0 = I3 et l'on a : Xn+1 = AXn
0
30 − 20
2 0 1 0 0 = AAn X0 ( par P(n) )
0 30 0 × 30−1 = 0 1 0 = I3 .
0 0 30 0 0 1 = An+1 X0 .
De fait P(0) est vraie. Passons maintenant à l'hérédité. Supposons que P(n) De fait P(n+1) est vrai. Ainsi, en vertu du théorème de récurrence il s'ensuit
soit vrai pour un entier n ≥ 0 xé, et démontrons que P(n+1) est vrai. Utilisant que ∀ n ∈ N, Xn = An X0 .
l'hypothèse de récurrence il s'ensuit : (d) Pour tout entier naturel n, on calcule comme suit :
2n 0 3n − 2n
2 0 1
an
An+1 = An × A = 0 3n n3n−1 0 3 1 bn = Xn (par dénition de Xn )
0 0 3n 0 0 3 3n
= An X0 (d'après la récurrence précédente)
n
2 + 3 (3n − 2n )
n
2 ×2 0
= 0 3n × 3 3n + 3 × n3n−1 n
0 3 n − 2n
2 2
0 0 3 × 3n
n+1 = 0 3n n3n−1 0 (d'après la question 1)
2 0 (♠) 0 0 3n 1
= 0 3n+1 (♡) . n+1 n n
2 +3 −2
0 0 3n+1
= n3n−1
On calcule les coecients manquants dans la matrice ci-dessus : 3 n
comme A est une matrice triangulaire supérieure, cette précédente égalité (b) D'après la formule du cours concernant la série géométrique on a pour tout
traduit le fait que la matrice M est trigonalisable i.e. conjuguée à une matrice entier naturel n :
triangulaire supérieure.
(c) Soit P(n) le prédicat : M n = P −1 An P . n
Procédons à l'initialisation. Un calcul montre que P −1 A0 P = P −1 IP =
X 1 − 3n+1 1 − 3n+1 − −1 + 3n+1 3n+1 − 1
3k = = = = .
P P = I et M 0 = I . Donc P(0) est vrai.
−1
k=0
1−3 −2 −2 2
Passons à l'hérédité : Supposons que P(n) est vrai pour n ≥ 0 xé, et
démontrons que P(n + 1) est vrai. Il vient : (c) On reconnait une somme télescopique i.e. les termes se simplient de proche
en proche. Il vient donc pour tout entier naturel n :
M n+1 = M n M 1
= P −1 An P M (par hypothèse de récurrence) n
= P A P M P P (car P −1 P = I3 )
X
−1 n −1 (bk+1 − bk ) = b1 − b0 + b2 − b1 + b3 − b2 + . . . + bn+1 − bn
= P −1 An AP ( car P M P −1 = A d'après q.3 b )
k=0
= bn+1 − b0 or b0 = 0
= P −1 An+1 P. = bn+1 .
Ainsi P(n + 1) est vrai. Ainsi, en vertu du théorème de récurrence pour tout
n ∈ N on dispose de l'égalité M n = P −1 An P . (d) D'après la question 2.d) on a bk = k3k−1 pour tout entier naturel k. Par
(d) (d) Grâce à la question précédente on sait que la n-ième puissance de M est conséquent en sommant cette égalité on trouve que pour tout entier naturel
donnée par l'égalité M n = P −1 An P . Menons donc le calcul pour tout entier n:
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n
X n
X
k3k−1 = bk
k=0 k=0
n
1
bk+1 − bk − 3k d'après la question a)
X
=
2
k=0
n n
!
1 X
par linéarité de la somme
X
k
= (bk+1 − bk ) − 3
2
k=0 k=0
3n+1 − 1
1
= bn+1 −
2 2
3n+1 − 1
1
= (n + 1)3n − car bn+1 = (n + 1)3n
2 2
(n + 1)3n 3n+1 − 1
= −
2 4
(n + 1)3n 1 3n+1
= + − .
2 4 4