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Devoir Maison 3 : Discriminant et Récurrences

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maxence borner
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ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024) soit :

 b 2 b2  b 2 b2
(0.6)
a x+ − +c=0 ⇔ a x+ = −c
2a 4a 2a 4a
Remarque : Faîtes votre DM sans calculette : vous n'y aurez pas droit en DS,  b 2 b2 − 4ac
ni en concours ! Les calculs sont faits pour être faits à la main. (0.7) ⇔ a x+ =
2a 4a
Exercice 1. [Révisions : discriminant du second degré ]
2
 b 2 b − 4ac
(0.8) ⇔ x+ = 2
2a 4a
Le but de cet exercice est de démontrer les formules bien connues concernant la
(3) Si le discriminant ∆ > 0, alors il est possible de prendre la racine carrée dans
recherche des racines d'une équation polynomiale du second degré. On se donne donc
l'équation :
trois réels (a, b, c) avec a ̸= 0 et on désire résoudre l'équation :  b 2 b2 − 4ac ∆
(0.1) ax2 + bx + c = 0. (0.9) x+ = 2
= 2,
2a 4a 4a
(1) Montrer que l'équation (0.1) est équivalente à : et ainsi on tire les deux valeurs de x suivantes :
√ √
b ∆ b ∆
b  2 b2 (0.10) =−

(0.2) a x+ − +c=0 x1 + = , x2 + ,
2a 4a 2a 2a 2a 2a
soit :
(2) Montrer que l'équation (0.2) précédente est équivalente à : √
−b + ∆

−b − ∆
b 2 b2 − 4ac
(0.11) x1 = , x2 == ,
2a 2a

(0.3) x+ =
2a 4a2 ou encore on peut noter :

(3) On rappelle que la quantité ∆ = b2 −4ac est dite discriminant de (0.1). Démon- (0.12) x± =
−b ± ∆
.
trer dans le cas où ∆ > 0 que l'équation (0.1) possède bien les deux solutions 2a
attendues pour lesquelles on donnera un formule explicite 1 en fonction de a, b (4) L'équation x2 + 1 = 0 a un discriminant ∆ = −4 et ne possède donc pas
et c. de racines réelles. Graphiquement, cela est clair car la parabole d'équation
(4) Que dire des solutions de l'équation x + 1 = 0 ? Le raisonnement mathéma-
2 y = x2 , toujours positive, ne rencontre jamais la droite d'équation y = −1
tiques sera appuyé de surcroît par un dessin. soit encore, il n'y a aucune valeur réelle x de sorte que x2 = −1, ce qui est
(5) Exhiber une racine évidente du polynôme P (x) = x3 + 1. Factoriser alors P en bien entendu équivalent à dire qu'il n'y a aucune valeur réelle x de sorte que
x2 + 1 = 0.
un polynôme de degré 1 et un autre de degré 2 i.e. :
(5) On remarque en eet que P (−1) = 0. Ainsi, on peut factoriser P en :
(0.4) P (x) = (x − α)(ax2 + bx + c),
(0.13) P (x) = (x + 1)Q(x),
où l'on déterminera les réels α, a, b, c.
où Q(x) = ax +bx+c est un polynôme de degré 2. Développant dans l'équation
2

Correction : (0.13) il vient :


(1) Il sut de développer l'équation (0.2) en utilisant l'identité remarquable : (0.14) P (x) = ax3 + (b + a)x2 + (c + b)x + c.

(0.5) (u + v)2 = u2 + 2uv + v 2 . On tire alors a = 1, b + a = 0, c + b = 0 et c = 1. Soit encore b = −1. Ainsi le


  polynôme Q cherché est :
(2) Il sut de soustraire de part et d'autre de l'égalité (0.2) par − − 4a b2
+ c , de (0.15) Q(x) = x2 − x + 1,
diviser par a qui est non nul et de mettre le tout sous le même dénominateur son discriminant ∆ = (−1)2 − 4 × 1 × 1 = −3 < 0. Ainsi Q est irréductible
dans R i.e. Q ne peut être scindé en un produit de deux facteurs polynômiaux
1. On dira qu'on a résolu l'équation (0.1) par radical c à d en exprimant les racines de l'équation à de degré 1.
l'aide des opérations algébriques élémentaires (addition, produit, racines carrées) sur les coecients
de l'équation. Exercice 2. [ Somme et récurrences ]
1
ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024) ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024)

Calculer : (3) On calcule les 5 premiers termes de la suite (un ). Il vient


(1) 3k=−2 k. (0.20)
P
u1 = −6, u2 = 29, u3 = 834, u4 = 695549
(2) k=5 −9.
P8
Ainsi, on obtient :
(3) On dénit la suite : 4  
(0.21)
X
( uk − 1 = u0 − 1 + u1 − 1 + u2 − 1 + u3 − 1 + u4 − 1
u0 =1
(0.16) k=0
un+1 = u2n − 7. (0.22) = −7 + 28 + 833 + 695548
  (0.23) = 69402.
Calculer uk − 1 .
P4
k=0
(4) Faisant le changement de variable j = k − 2 demandé on a :
Pn+3
ak =
(4) Faire le changement de variable j = k − 2 dans la somme k=2 ak .
Pn+3 k=2
j=0 aj+2 .
Pn+1

(1)(a) Démontrer que pour tout n ∈ N∗ : Sn := nk=1 k2 = n(n+1)(2n+1) .


P
6 Passons aux questions sur les sommes :
(b) Montrer que, pour x ∈ R+ , on a x − x2 ≤ ln(1 + x) ≤ x.
2

(1)(a) Notons P(n) le prédicat : Sn := nk=1 k2 = n(n+1)(2n+1) .


P
(c) On se propose maintenant d'étudier le produit inni de termes : 6
Initialisons la propriété au rang n = 1. En eet S1 = 1k=1 k2 = 1 et
P
n n
k  1×2×3
= 1. Ainsi P(1) est vrai.

(0.17) où
Y Y
Pn := (1 + ) , ak = a1 × a2 × ... × an−1 × an . 6
k=1
n2 n∈N
k=1
Procédons à l'hérédité. Supposons que P(n) est vrai à un rang n ≥ 1 xé
et montrons que P(n + 1) est vrai. Il vient :
Calculer P1 , P2 , P3 . Ensuite, montrer que pour tout n ∈ N∗ et pour tout
k ∈ J1, nK :
n+1
k 2 = Sn + (n + 1)2 (en isolant le dernier terme)
X
k 1  k 2  k k Sn+1 =
(0.18) 2
− 2
≤ ln 1 + 2
≤ 2,
n 2 n n n k=1
et en déduire : =
n(n + 1)(2n + 1)
+ (n + 1)2 (hypothèse de récurrence)
n  n 6
k 1  k 2  k
(0.19)
X X
2
− ≤ ln(Pn ) ≤ . n(n + 1)(2n + 1) + 6(n + 1)2
n 2 n2 n2 =
k=1 k=1
 6 
(d) En utilisant les questions précédentes, en déduire la limite de la suite (Pn ). (n + 1) n(2n + 1) + 6(n + 1)
= (factorisation par n + 1)
(2)(a) Soient a, b ∈ R. Démontrer par un calcul direct que pour tout n ∈ N∗ :  6 
n−1
X (n + 1) 2n2 + 7n + 6
n n
a − b = (a − b) a n−1−k k
b . =
6
k=0
 
(n + 1)(n + 2) 2(n + 1) + 1
Qu'exprime cette formule pour n = 2 ? = .
6
(b) En utilisant le taux d'accroissement et la question précédente, démontrer que
la fonction x 7→ xn , se dérive sur R en nxn−1 . Ainsi, P(n + 1) est vrai. En vertu du théorème de récurrence P(n) est vrai
√ pour tout n ≥ 1.
(c) En utilisant le taux d'accroissement, démontrer que la fonction x 7→ x se
dérive sur R∗+ en x 7→ 2√1 x . La fonction racine est-elle dérivable en 0 ? (b) La fonction f : x 7→ ln(1 + x) est concave sur ] − 1, +∞[ donc est en dessous
de ses tangentes. En eet, on montre sans peine que pour tout x ∈]−1, +∞[ :
Correction :
1
(1) On calcule :
P3
k = −2 + (−1) + 0 + 1 + 2 + 3 = 3. (0.24) f ′′ (x) = − ≤ 0.
k=−2 (1 + x)2
(2) On calcule : 8k=5 −9 = −9 × (8 − 5 + 1) = −9 × 4 = −36. Rappelons que En particulier la tangente en x = 0 à f qui a pour équation y = x est au-
P
l'entier 8 − 5 + 1 représente le nombre d'entiers dans l'ensemble J5, 8K. dessus de la courbe représentative de f soit, pour tout x ∈] − 1, +∞[ (et donc
2
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en particulier sur R+ ) : (d) Par le cours on sait que pour tout entier naturel n :
(0.25)
n
ln(1 + x) ≤ x. n(n + 1)
(0.35)
X
k= .
2
Prouvons maintenant que pour tout x ∈] − 1, +∞[ : k=1

x2
Ainsi par linéarité de la somme on a :
(0.26) x− ≤ ln(1 + x). n
2 k 1 n(n + 1)
(0.36)
X
= 2× ,
n2 n 2
Il sut d'étudier le signe de la fonction g(x) = ln(1+x)−x+ x2 et de montrer
2
k=1
que cette fonction est positive sur l'intervalle considéré. Cette fonction est dont on tire :
bien dérivable comme somme et composées de fonctions dérivables. Il vient, n
k 1
pour tout x ∈] − 1, +∞[ : (0.37)
X
lim = .
n→∞ n2 2
k=1
x2
(0.27) ′
g (x) = ≥ 0. Par ailleurs on a grâce à la question 1. (a) et toujours grâce à la linéarité de
1+x
la somme on dispose de :
De fait la fonction g est croissante sur l'intervalle en question. Notons que n  n n
g(0) = 0. Par croissance de la fonction on peut armer que pour tout x ∈ (0.38) X k

1 k 2 
=
1 X
k −
1 X 2
k
R+ : k=1
n2 2 n2 n2 2n4
k=1 k=1

(0.28) g(x) ≥ g(0) = 0. (0.39)


1
= 2×
n(n + 1) 1
− 4×
n(n + 1)(2n + 1)
,
n 2 2n 6
D'où (0.26). dont on tire :
(c) Calculons les trois premiers termes de ce produit. Il vient : n 
k 1 k 2  1
(0.40)
X
1 lim − = .
k 1 n→∞ n2 2 n2 2
(0.29)
Y
P1 = (1 + ) = 1 + 2 = 2, k=1
12 1
k=1 Finalement, combinant (0.37) et (0.40) on obtient, en vertu du théorème des
2
k 1 2 5 6 30 15 gendarmes que :
(0.30)
Y
P2 = (1 + ) = (1 + )(1 + ) = × = = , 1
22 4 4 4 4 16 8 (0.41) lim ln(Pn ) =
k=1
3
n→∞ 2
k 1 2 3 440
(0.31) Soit : limn→∞ Pn = e , par continuité de la fonction exponentielle.
Y 1
P3 = (1 + 2 ) = (1 + )(1 + )(1 + ) = . 2
3 9 9 9 243
k=1 (2)(a) On calcule comme suit pour tout entier naturel n :
Soit n ∈ N∗ . Constatons d'abord grâce à la question 1. (b) que, pour tout n−1 n−1 n−1
k ∈ J1, nK, on a : (0.42) an−1−k bk+1 (distribution)
X X X
(a − b) an−1−k bk = an−k bk −
k=0 k=0 k=0
k 1  k 2  k k
(0.32) − ≤ ln 1 + ≤ 2. n−1 n
n2 2 n2 n2 n (0.43)
X X
= an−k bk − an−j bj
Prenant la somme dans cette expression il s'ensuit :
|{z}
(♠) k=0 j=1
n  n n n−1  n−1
k 1 k 2  X  k X k
(0.33)

(0.44)
X X X
− ≤ ln 1 + ≤ . = an b0 + an−k bk − an−k bj + a0 bn
n2 2 n2 n2 n2
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1

Demeure alors à constater que :


| {z }
les indices sont muets, on renomme j en k
n (0.45) = an − bn ,
 k
(0.34)
X
ln(Pn ) = ln 1 + 2 , où, dans l'égalité (♠), nous avons mené le changement de variable j = k +
n
k=1
1. Finalement on a bien montré l'égalité désirée. Pour n = 2, on obtient
par les propriétés du logarithme i.e. ln(ab) = ln(a) + ln(b), a, b ∈ R∗+ . l'identité remarquable a2 − b2 = (a − b)(a + b).
3
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(b) Rappelons en eet qu'une fonction f : I → R est dérivable en un point a ∈ I (b) Démontrer à l'aide d'un changement de variable adéquat reliant les indices
lorsque : k et j que :
f (x) − f (a) n   n 
(0.46) existe

lim n n
(0.57)
X X
n−k k+1 n+1
x→a x−a x y =y + xn+1−j y j
k j − 1
On a donc ici pour a ∈ R : k=0 j=1

(c) Mener seul l'hérédité en compilant les questions précédentes.


Pn−1
xn − an (x − a) k=0 xn−1−k ak
(0.47) lim = lim
x→a x − a x−a
x→a
(3) Écrire le binôme de Newton à l'ordre 5.
n−1
(0.48) Correction :
X
= lim xn−1−k ak
x→a
k=0
(1) Il n'y a quasiment rien à faire (x+y)0 = 1 et 0k=0 k0 xk y 0−k = 1×x0 ×y 0 = 1.
P 
n−1
(0.49) =
X
an−1−k ak (continuité des fonctions polynômes)
D'où la véracité du prédicat au rang n = 0.
k=0 (2)(a) On calcule en mettant les fractions sous un dénominateur commun :
n−1    
(0.50)
X n n n! n!
= an−1 (0.58) + = +
k−1 k |{z} (k − 1)!(n − (k − 1))! k!(n − k)!
k=0
Déf coe binomial
(0.51) = na n−1
. n! n!
(0.59) = +
Ainsi x 7→ x est dérivable sur R et sa dérivée est donnée par la fonction
n (k − 1)!(n + 1 − k))! k!(n − k)!
x 7→ nxn−1 . k × n! (n + 1 − k) × n!
√ (0.60) = +
(c) La fonction x 7→ x n'est pas dérivable en 0+ car le taux d'accroissement de |{z} k!(n + 1 − k))! k!(n + 1 − k)!
la fonction racine en ce point i.e. : Recherche dénominateur commun
k × n! + (n + 1 − k) × n!
(0.52)
1
√ ,
(0.61) =
k!(n + 1 − k))!
x  
n'admet pas de limite nie ! En dehors du point 0 en revanche on a : n! k + (n + 1 − k)
√ √ √ √ (0.62) =
x− a x− a 1 k!(n + 1 − k))!
(0.53)
|{z}
= √ √ √ √ =√ √ . Factorisation
x−a ( x − a)( x + a) x+ a n! × (n + 1)
Ainsi prenant la limite quand x → a de part et d'autre de l'égalité il vient : (0.63) =
|{z} k!(n + 1 − k))!
√ 1 n!×(n+1)=(n+1)!
(0.54) ( x)′ |x=a = √ . 
n+1

2 a (0.64) = .
D'où la conclusion. k

Exercice 3. [ Démonstration de la formule du binôme de Newton ] (b) On calcule :


Notons P(n) le prédicat du binôme de Newton i.e. : n  
n
n  
n
(0.65)
X X
n  
xn−k y k+1 = xn+1−(k+1) y k+1
n k k
(0.55)
X
k=0 k
∀ (x, y) ∈ R2 , (x + y)n = xn−k y k .
k n+1
X 
k=0 n
(0.66) = xn+1−j y j
Nous allons démontrer cette formule par récurrence. |{z} j−1
j=k+1 j=1
(1) Initialisation : Montrer que le prédicat est vrai au rang n = 0. n    
n n
(2) Procédons maintenant à l'hérédité. (0.67)
X
= xn+1−j y j + × xn+1−(n+1) × y n+1
j − 1 n
(a) Lorsque 1 ≤ k ≤ n, démontrer la formule : j=1
n  
n
(0.68)
      X
n+1 n n = xn+1−j y j + y n+1 .
(0.56) = + j − 1
k k−1 k j=1
4
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(c) Supposons le prédicat P(n) vraie à un rang n ≥ 0 xé et montrons que (1) Déterminer fn+1 en fonction de fn et rn .
P(n + 1) est vraie. On calcule : (2) Déterminer rn+1 en fonction de fn et rn .
(0.69) (x + y)n+1 = (x + y)n × (x + y), (3) Montrer que Xn+1 = M Xn où M est une matrice que l'on déterminera.
grâce à l'hypothèse de récurrence il vient : (4) Montrer que M = P DP −1 où :
n  
X n    2 
(0.70) (x + y) n+1
= xn−k y k × (x + y) (0.76) D=
1 0
, P = 3 −1
k 0 1
1 1
k=0 4
n  n 
On justiera aussi qu'il est licite de parler de P −1 .
 
n n+1−k k n n−k k+1
(0.71)
X X
= x y + x y
k k (5) Montrer que pour tout n ∈ N on a M n = P Dn P −1 .
|{z}
(♠) k=0 k=0
n  
n n+1−k k X
n 
n
 (6) Déduire de la question précédente et de la question 3), fn et rn en fonction de
(0.72)
X
=
|{z} k
x y +
j − 1
xn+1−j y j + y n+1 f0 et r0 .
question 2) (b) k=0 j=1
Correction :
  n    
n n+1 0 Xh  n n i
(0.73) = x y + + xn+1−j y j (1) On commence d'abord par rappeler que Fn , Fn forment un système complet
0 j=1 |
j−1 j d'évènement i.e. une partition de l'univers Ω. On calcule comme suit pour tout
entier naturel n :
{z }
:=(n+1 j ) , question 2) (a)
n+1
X n + 1  fn+1 = P (Fn+1 ) (dénition)
(0.74) = xn+1−k y k .
k = P (Fn+1 ∩ Ω)
k=0

Notons que dans (♠) nous avons d'une part distribué x et y sur les termes = P (Fn+1 ∩ (Fn ∪ Fn ))
dans la somme et d'autre part utilisé que les réels sont commutatifs pour le
 
= P (Fn+1 ∩ Fn ) ∪ (Fn+1 ∩ Fn ) (distributivité de l'intersection sur l'union)
produit (i.e. on a en fait écrit que xk y n−k x = xk xy n−k = xk+1 y n−k . Notons
aussi qu'on a utilisé aussi les règles sur les puissances etc...
   
= P Fn+1 ∩ Fn + P Fn+1 ∩ Fn (formule du crible de Poincarré)
Finalement P(n + 1) est vraie, donc en vertu du théorème de récurrence
de Peano, on peut armer que P(n) est vraie pour tout entier naturel n. = PFn (Fn+1 ) × P (Fn ) + PFn (Fn+1 ) × P (Fn ) (dénition espérance conditionnelle)

(3) On écrit : = 0.55fn + 0.3rn . (dénition de rn et fn )

(0.75) (x + y)5 = x5 + 5x4 y + 10x3 y 2 + 10x2 y 3 + 5xy 4 + y 5 . Pour moins d'exhaustivité et an d'utiliser directement les résultats du cours,
on peut aussi rédiger comme suit : Fn , Fn forment un système complet d'évè-
Exercice 4. [ Chaîne de Markov à deux états ] nement i.e. une partition de l'univers Ω. De fait par la formule des probabilités
Une abeille navigue entre un champ de eurs F et sa ruche R. A chaque étape, totales il vient :
elle peut soit rester à l'endroit dans laquelle elle se trouve, soit en changer. Pour fn+1 = P (Fn+1 )
tout entier naturel n, on note :
= PFn (Fn+1 ) × P (Fn ) + PFn (Fn+1 ) × P (Fn )
(1) On note Fn l'évènement "l'abeille se trouve dans le champ de eurs à l'étape = 0.55fn + 0.3rn .
n" et on note fn la probabilité de cet évènement.
(2) On note Rn l'évènement "l'abeille se trouve dans sa ruche Rn à l'étape n" et (2) Procédant comme à la question précédente on trouve pour tout entier naturel
on note rn la probabilité de cet évènement. n:
 
f rn+1 = P (Rn+1 ) = PFn (Rn+1 ) × P (Fn ) + PFn (Rn+1 ) × P (Fn )
On introduit le vecteur colonne Xn := n . Voici comment notre abeille se déplace.
rn = 0.45fn + 0.7rn .
Si elle est dans le champ F à l'étape n, elle y reste avec une probabilité 0.55 et elle
retourne à la ruche avec une probabilité 0.45. Si elle est dans la ruche à l'étape n, On peut aussi utiliser que rn+1 = 1 − fn+1 = rn + fn −fn+1 ces relations
elle y reste avec une probabilité 0.7 et elle se déplace au champ avec une probabilité
| {z }
:=1
0.3. découlant du fait que {Fn , Rn := Fn } forme un système complet d'évènement.
5
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Ainsi :
 
2 0 1
  On considère la matrice A =  0 3 1 .
(0.77) rn+1 = rn + fn − 0.55fn + 0.3rn 0 0 3
(0.78) = 0, 45fn + 0, 7rn .
(1) Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n on a :
(3) Soit n un entier naturel. On a vu précédemment que : 2n

0 3n − 2n

n
3n n3n−1 
   
fn+1 0.55fn + 0.3rn A = 0
(0.79)

Xn+1 = =
rn+1 0.45fn + 0.7rn 0 0 3n
De plus un calcul montre que : (2) Application à l'étude de deux suites.
On considère les suites (an )n∈N et (bn )n∈N dénies par a0 = 2 et b0 = 0 et
   
0.55 0.3 f
(0.80) M Xn = × n = Xn+1 ,
∀n ∈ N :
0.45 0.7 rn
comme désiré. (0.88) an+1 = 2an + 3n et bn+1 = 3bn + 3n .
(4) Commençons par justier que l'on peut parler de P −1 i.e. justions que P est (a) Quelle instruction faut-il ajouter en ligne 4 dans le programme suivant pour
inversible. Il sut de remarquer que le déterminant de P est non nul. En eet : qu'il ache la valeur de an , l'entier n étant donné par l'utilisateur (justier) ?
2 5
(0.81) det(P ) = × 1 − (1 × (−1)) = = ̸ 0.
3 3 n = int (input (′ n = ′ ))
Ainsi, par le cours l'inverse de P est donné par : a=2
for i in range (1, n + 1) :
   
1 1 1 3 1 1
(0.82) −1
P = 5 =
3
−1 23 5 −1 23 ···
On laisse le soin au lecteur de montrer par un calcul immédiat que M = print(a)
P DP −1 . (b) Pour tout entier naturel n, on pose :
(5) Cette question est classique : on l'a déjà faite pleins de fois en cours ! 
an
(6) Puisque, Xn+1 = M Xn (relation géométrique), on en déduit par récurrence Xn =  bn 
immédiate que pour tout entier naturel n : 3n
(0.83) Xn = M n X0 = P Dn P −1 X0 . Montrer que pour tout entier naturel n on a : Xn+1 = AXn .
Le lecteur montre d'abord que pour tout entier naturel n : (c) Établir, pour tout n ∈ N, que Xn = An X0 .
2
−1
 
1 0 3 1
 
1
 (d) En déduire en utilisant 1. que pour tout n ∈ N on a : an = 2n + 3n et
(0.84) Mn = 3 × bn = n3n−1 .
1 1 0 1n 5 −1 2
  34 3
2
−1 3

(3) Application au calcul des puissances d'une autre matrice.
(0.85) = 3 × 5 5
− 3 1n 2 1n
   
1 1 4 0 −2 0 0 −1
 2 3 1 2 52 41  5 4 Soient les matrices M =  −1 3 1 , P =  0 1 0  et
+ −
(0.86) = 53 53 41n 53 52 41n . 1 0 1 −1 0 1
5 − 5 4n 5 + 5 4n  
−1 0 −1
Il sut alors de faire le produit : Q =  0 1 0 .
2 3 1 2 2 1
  
+ − f −1 0 0
(0.87) Xn = 5
3
5
3
4n
1
5
3
5
2
4n
1 × 0 ,
− + r0
5 5 4n 5 5 4n (a) Calculer P Q. En déduire que P est inversible et donner P −1 .
puis d'identier les coecients dans les vecteurs colonnes de part et d'autre de (b) Vérier que P M P −1 = A.
l'égalité pour avoir fn et rn en fonction de f0 et r0 . (c) Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : M n = P −1 An P .
Exercice 5. [ BSB 2019 ] (d) En déduire que pour tout entier naturel n, on a :
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ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024) ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024)

(a) Le programme attendu était :


2 × 3n − 2n 2 (2n − 3n )
 
0
n n = int( input (′ n =′ ))
M =  −n3n−1 3n n3n−1 
3n − 2n 0 2 n+1
−3 n a=2
(4) Application au calcul d'une somme. for i in range (1, n + 1) :
a = 2∗ a + 3∗∗ (i − 1)
(a) Montrer que pour tout entier naturel k on a : 2bk = bk+1 − bk − 3k .
(b) Pour tout entier naturel n calculer : nk=0 3k .
P print (a)
(c) Montrer que pour tout entier naturel n on a : nk=0 (bk+1 − bk ) = bn+1 . (b) Soit n un entier naturel. On calcule :
P

(d) Déduire des questions précédentes et de 2.e) que pour tout entier naturel n 
2 0 1

an
 
2an + 3n
 
an+1

on a : AXn =  0 3 1   bn  =  3bn + 3n  =  bn+1  = Xn+1 .
n
(n + 1)3n 1 3n+1 0 0 3 3n 3n+1 3n+1
(0.89)
X
k3k−1 = + − .
2 4 4 (c) Soit P(n) le prédicat : Xn = An X0 .
k=0

Correction : Procédons à l'initialisation. Un calcul nous assure que P(0) est vrai puisque
A0 X0 = IX0 = X0 .
2n 0 3n − 2n
 

(1) Soit P(n) le prédicat : An =  0 3n n3n−1 . Procédons d'abord à Passons à l'hérédité : Supposons que P(n) est vrai pour n ≥ 0 xé, et
0 0 3n démontrons que P(n + 1) est vrai. D'après la question précédente on a :
l'initialisation. On sait que A0 = I3 et l'on a : Xn+1 = AXn
 0
30 − 20
  
2 0 1 0 0 = AAn X0 ( par P(n) )
 0 30 0 × 30−1  =  0 1 0  = I3 .
0 0 30 0 0 1 = An+1 X0 .
De fait P(0) est vraie. Passons maintenant à l'hérédité. Supposons que P(n) De fait P(n+1) est vrai. Ainsi, en vertu du théorème de récurrence il s'ensuit
soit vrai pour un entier n ≥ 0 xé, et démontrons que P(n+1) est vrai. Utilisant que ∀ n ∈ N, Xn = An X0 .
l'hypothèse de récurrence il s'ensuit : (d) Pour tout entier naturel n, on calcule comme suit :

2n 0 3n − 2n
  
2 0 1
 
an
An+1 = An × A =  0 3n n3n−1   0 3 1   bn  = Xn (par dénition de Xn )
0 0 3n 0 0 3 3n
= An X0 (d'après la récurrence précédente)
 n
2 + 3 (3n − 2n )
n

2 ×2 0
= 0 3n × 3 3n + 3 × n3n−1   n
0 3 n − 2n
 
2 2
0 0 3 × 3n
 n+1  =  0 3n n3n−1   0  (d'après la question 1)
2 0 (♠) 0 0 3n 1
= 0 3n+1 (♡)  .  n+1 n n

2 +3 −2
0 0 3n+1
= n3n−1 
On calcule les coecients manquants dans la matrice ci-dessus : 3 n

(a) (♠) : 2n + 3 (3n − 2n ) = 2n − 3 × 2n + 3n+1 = −2 × 2n + 3n+1 = 3n+1 − 2n+1 .  n


3 +2 n

(b) (♡) : 3n + 3 × n3n−1 = 3n + n × 3n = (n + 1)3n =  n3n−1  .
On a bien démontré que P(n + 1) est  vraie. En vertu du 
théorème de récur- 3n
2n 0 3 n − 2n Par identication des coecients entre ces deux vecteurs colonne on tire :
rence on en déduit que ∀n ∈ N, A =  n
0 3n n3n−1 .
0 0 3n (0.90) an = 3n + 2n , bn = n3n−1 .
(2) Application à l'étude de deux suites. (3) Application au calcul des puissances d'une autre matrice.
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ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024) ECP3 : DEVOIR MAISON 3 (À RENDRE POUR LE : / / 2024)

(a) Comme demandé on calcule le produit de matrices, il vient : naturel n :


    
0 0 −1 −1 0 −1 1 0 0  n
0 3 n − 2n
  
−1 0 −1 2 0 0 −1
PQ =  0 1 0  0 1 0 = 0 1 0 .
M n =  0 1 0   0 3n n3n−1   0 1 0 
−1 0 1 −1 0 0 0 0 1
−1 0 0 0 0 3n −1 0 1
Par dénition, P est inversible d'inverse P −1 = Q. −2n 0 2n − 2 × 3n
   
0 0 −1
Remarque : Attention, il est inutile de faire un pivot ici ! La matrice =  0 3n n3n−1  0 1 0 
inverse est donnée et l'on rappelle qu'elle est unique, il sut donc juste de −2n 0 −3n + 2n −1 0 1
vérier que le produit de P par Q donne I3 . n n n n
 
2×3 −2 0 2 (2 − 3 )
(b) On calcule comme demandé : =  −n3n−1 3n n3n−1 .
n n n+1 n
3 −2 0 2 −3
   
0 0 −1 4 0 −2 −1 0 −1
P M P −1 =  0 1 0  −1 3 1  0 1 0 
(4) Application au calcul d'une somme.
−1 0 1 1 0 1 −1 0 0
(a) Par dénition de la suite (bk ) on sait que ∀ k ∈ N, bk+1 = 3bk +3k . Raisonnant
  
−1 0 −1 −1 0 −1
=  −1 3 1   0 1 0  par équivalence il vient pour tout entier naturel k :
−3 0 3 −1 0 0
 
2 0 1 bk+1 = 3bk + 3k ⇐⇒ bk+1 = 2bk + bk + 3k
=  0 3 1  = A.
0 0 3 ⇐⇒ bk+1 − bk − 3k = 2bk .

Remarque : L'égalité P M P −1 = A est équivalente à l'égalité M = On obtient l'expression demandée.


P AP , dont nous aurons besoin lors de la récurrence qui suit. Notons que
−1

comme A est une matrice triangulaire supérieure, cette précédente égalité (b) D'après la formule du cours concernant la série géométrique on a pour tout
traduit le fait que la matrice M est trigonalisable i.e. conjuguée à une matrice entier naturel n :
triangulaire supérieure.
(c) Soit P(n) le prédicat : M n = P −1 An P . n 
Procédons à l'initialisation. Un calcul montre que P −1 A0 P = P −1 IP =
X 1 − 3n+1 1 − 3n+1 − −1 + 3n+1 3n+1 − 1
3k = = = = .
P P = I et M 0 = I . Donc P(0) est vrai.
−1
k=0
1−3 −2 −2 2
Passons à l'hérédité : Supposons que P(n) est vrai pour n ≥ 0 xé, et
démontrons que P(n + 1) est vrai. Il vient : (c) On reconnait une somme télescopique i.e. les termes se simplient de proche
en proche. Il vient donc pour tout entier naturel n :
M n+1 = M n M 1
= P −1 An P M (par hypothèse de récurrence) n
= P A P M P P (car P −1 P = I3 )
X
−1 n −1 (bk+1 − bk ) = b1 − b0 + b2 − b1 + b3 − b2 + . . . + bn+1 − bn
= P −1 An AP ( car P M P −1 = A d'après q.3 b )
 k=0
= bn+1 − b0 or b0 = 0
= P −1 An+1 P. = bn+1 .
Ainsi P(n + 1) est vrai. Ainsi, en vertu du théorème de récurrence pour tout
n ∈ N on dispose de l'égalité M n = P −1 An P . (d) D'après la question 2.d) on a bk = k3k−1 pour tout entier naturel k. Par
(d) (d) Grâce à la question précédente on sait que la n-ième puissance de M est conséquent en sommant cette égalité on trouve que pour tout entier naturel
donnée par l'égalité M n = P −1 An P . Menons donc le calcul pour tout entier n:
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n
X n
X
k3k−1 = bk
k=0 k=0
n
1
bk+1 − bk − 3k d'après la question a)
X 
=
2
k=0
n n
!
1 X
par linéarité de la somme
X
k
= (bk+1 − bk ) − 3
2
k=0 k=0
3n+1 − 1
 
1
= bn+1 −
2 2
3n+1 − 1
 
1
= (n + 1)3n − car bn+1 = (n + 1)3n
2 2
(n + 1)3n 3n+1 − 1
= −
2 4
(n + 1)3n 1 3n+1
= + − .
2 4 4

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