Guide EIES pour l'Exploitation Pétrolière au Bénin
Guide EIES pour l'Exploitation Pétrolière au Bénin
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Sigles et abréviations
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Introduction
Le présent guide s’adresse aux demandeurs de Certificat de conformité
environnementale et sociale (CCES) et porte sur les exigences et la structure
d’une Étude d’impact environnemental et social (EIES), pour l’exploitation
pétrolière, conformément au Décret n° 2022-390 du 13 juillet 2022, portant
organisation des procédures de l’Évaluation environnementale et sociale en
République du Bénin. Il a pour objet d’assister les promoteurs pour une
meilleure prise en compte de l’environnement et de développement social
dans le cadre des projets d’exploitation pétrolière.
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préparation des PGES) produit par l’Agence à cet effet tout en l’adaptant
aux particularités du secteur concerné. Si la réalisation du projet occasionne
le déplacement involontaire, physique ou économique d’au moins cent
(100) personnes, l’étude d’impact devra être accompagnée du Plan d’action
de réinstallation et de compensation (PARC) préparé selon le guide produit
par l’Agence à cet effet.
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Constitution de la République du Bénin, telle que modifiée par la loi n°2019-
40 du 07 novembre 2019 à travers son article 27 dispose que « Toute
personne a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable et a le
devoir de le défendre ». Elle est soutenue par d’autres principes intégrés à
la Loi n°98-030 du 12 février 1999 portant Loi-cadre sur l’environnement qui
institue l’évaluation environnementale en son Titre V aux articles 87 à 102.
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l'environnement. Toutefois, toute opération de forage est précédée d’une
étude d’impact environnemental et social approfondie donnant lieu à la
délivrance d'un certificat de conformité environnementale par l’autorité
compétente. Toute demande d'octroi d'une autorisation d'exploitation ou
d'une autorisation de transport et de stockage est accompagnée d’un
certificat de conformité environnementale délivré à l'issue d'une étude
d’impact environnementale approfondie. Les opérations pétrolières
doivent être réalisées dans le respect de la législation en vigueur relative à
la protection de l’environnement et du patrimoine culturel, de l’hygiène, de
la sécurité et de la santé (articles 41 à 46 du code pétrolier).
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La procédure administrative d’étude d’impact environnemental et social
pour les projets de Catégories A et B comporte six phases :
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e) La décision par le Ministre quant à l’acceptabilité environnementale
et sociale du projet, et l’émission, le cas échéant, d’un certificat de
conformité environnementale et sociale.
Pour les projets de catégorie A, sur la base du guide général ainsi que, le cas
échéant, du guide sectoriel approprié, le promoteur rédige les termes de
référence de l’étude d’impact environnemental et social approfondie de
son projet. Les termes de référence englobent les indications sur le contenu
éventuel de l’étude, conformément au contenu exigé par l’article 40 du
Décret n° 2022-390 du 13 juillet 2022 portant organisation des procédures
de l’évaluation environnementale et sociale en République du Bénin,
précisent la portée du travail à accomplir, et indiquent les principales tâches
à réaliser durant l’étude ainsi que le niveau d’effort requis pour la
préparation de l’étude d’impact environnemental et social. Pour les projets
de catégorie B, le promoteur n’a pas à préparer de termes de référence
mais devra soumettre, en vertu de l’article 89 de la Loi-cadre sur
l’environnement, un avis de projet à partir des résultats de consultation des
parties prenantes dans lequel il fournit une description de projet détaillé,
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les enjeux soulevés, les questions et préoccupations du public sur son projet
initial et comment il entend répondre à celles-ci dans son étude d’impact
environnemental et social ; et préparer par la suite l’étude d’impact
environnemental et social conformément au contenu exigé par l’article 40
du Décret n° 2022-390 du 13 juillet 2022 portant organisation des
procédures de l’évaluation environnementale et sociale en République du
Bénin.
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l’émission supplémentaire de GES dans le cadre de ce projet ? (iii) Comment
le promoteur du projet devrait-il compenser écologiquement ou
financièrement la société pour les émissions générées lorsqu’il lui est
impossible de les éviter ? (iv) Quelles seraient les mesures ou indicateurs
appropriés pour la surveillance et le suivi des émissions de GES dans le cadre
de ce projet et à quelle fréquence le promoteur devrait-il faire rapport de
ses émissions aux autorités compétentes ? (v) Compte tenu des
engagements internationaux pris par le gouvernement et des réponses aux
questions précédentes, le projet est-il acceptable ?
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sécurité des communautés, la biodiversité, la désertification et le
développement économique et social dans la région ? (v) Quelles mesures
permettraient d’éviter ou de réduire les effets négatifs indirects du projet
ou d’en maximiser les retombées positives ? (vi) À défaut de pouvoir éviter
totalement les effets négatifs indirects de son projet, comment le
promoteur devrait-il compenser écologiquement ou financièrement la
société ? (vii) Quels seraient les mesures ou les indicateurs de surveillance
et de suivi de ces effets indirects, et à quelle fréquence le promoteur
devrait-il faire rapport de ses résultats à l’autorité responsable ? (viii)
Compte tenu des impératifs de bien-être à moyen et à long terme des
communautés touchées par le projet et en fonction des réponses aux
questions précédentes, le projet est-il acceptable ?
L’ÉIES pour tout secteur doit décrire les démarches mises en œuvre pour
informer les parties prenantes directement affectées comme intéressées
ainsi que les individus et groupes vulnérables ou défavorisés, et pour
comprendre leurs besoins, leurs points de vue et leurs préoccupations à
l’égard du projet. À cet effet, elle présente en détail toutes les démarches
d’information et de consultation réalisées (méthodes utilisées, objectifs
poursuivis, dates et lieux des activités d’information et de consultation, liste
des acteurs sollicités, nombre de participants et milieux représentés,
responsables de l’organisation et de l’animation des activités, etc.) ainsi que
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les résultats obtenus (questions reçues et réponses fournies,
commentaires, préoccupations, perceptions à l’égard du projet, etc.).
L’étude d’impact doit également faire état des observations sur les enjeux
soulevés par tous les acteurs consultés et indiquer, s’il y a lieu, les questions
et les préoccupations des acteurs consultés, dont les communautés
autochtones ou toute minorité ethnique ou de genre, auxquelles l’initiateur
n’a pas pu répondre et justifier pour quelle raison ces éléments n’ont pas
été traités. Dans tous les cas, le résumé de la participation publique
(consultations, audience publique) visé à l’article 40 du Décret n° 2022-390
du 13 juillet 2022 portant organisation des procédures de l’évaluation
environnementale et sociale en République du Bénin doit minimalement
rendre compte des dates et lieux de tenue, des enjeux soulevés et
thématiques abordées, des personnes présentes et des points de vue et
opinions exprimées, des recommandations faites et des modalités utilisées
pour obtenir les points de vue ainsi que des modalités pour la prise en
compte des opinions et recommandations sur tout le cycle de vie du projet.
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organisation indépendante et à but non lucratif dotée d’argent, de
personnel, de pouvoirs, d’une large représentation.
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• La loi n°97-029 du 15 janvier 1997 portant organisation des
Communes en République du Bénin accompagnée de l’installation
des Communes en 2003 ;
• La Loi n°2017-05 du 29 août 2017 portant embauche, placement de
main d’œuvre et résiliation du contrat de travail ;
• La Loi n°2018-10 du 02 juillet 2018 portant protection,
aménagement et mise en valeur de la zone littorale en République
du Bénin ;
• La Loi n°2018-18 du 06 août 2018 sur les changements climatiques
en République du Bénin ;
• Loi n° 2019-06 du 15 novembre 2019 portant code pétrolier en
République du Bénin ;
• La Loi n° 2020-37 du 03 février 2021 portant protection de la santé
des personnes en République du Bénin ;
• La Loi n° 2021-01 du 03 février 2021 sur la biosécurité en
République du Bénin ;
• La Loi n°2021-09 du 22 octobre 2021 portant protection du
patrimoine culturel en République du Bénin ;
• Politique holistique de protection sociale et le décret n° 2021 – 054
du 10 février 2021 portant création, attributions, organisation et
fonctionnement du cadre de mise en œuvre de la Politique
holistique de Protection sociale en République du Bénin.
Plusieurs décrets d’application viennent renforcer l’arsenal juridique de la
protection de l’environnement et du développement durable dont :
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• le Décret n°2001-109 du 4 avril 2001, fixant les normes de qualité
des eaux résiduaires en République du Bénin ;
• le Décret n°2001-110 du 04 avril 2001 fixant les normes de qualité
de l’air en République du Bénin ;
• le Décret n°2003-330 du 27 août 2003 portant gestion des huiles
usagées en République du Bénin ;
• le Décret n°2003-332 du 27 août 2003 portant gestion des déchets
solides en République du Bénin.
1
Information tirée de : WWF 2010, KLOFF Sandra, WICKS Clive, SIEGEL Paul, Industries
extractives et développement durable: « Guide de meilleures pratiques pour l’exploitation
pétrolière et gazière offshore dans l’Écorégion Marine Ouest-Africaine » p 136. En ligne :
[[Link]
[Link]]
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transparence et de responsabilisation du secteur, adoption
d’instruments internationaux, de meilleures pratiques et de
règlementations en se concentrant sur une revue exhaustive de la
loi sur le Pétrole et l’Accord de Partage de la Production de Pétrole).
• La mise en place des structures de gouvernance, un financement
durable et des mécanismes de partage des revenus en suivant les
principes de l’Initiative de Transparence de l’Industrie Extractive
(ITIE).
• L’amélioration du niveau de compétences et le renforcement des
capacités institutionnelles en mettant davantage d’efforts sur les
agences réglementaires et d’exécution, la gestion des revenus et
l’atténuation des impacts ainsi que les groupes de la société civile
qui opèrent dans le secteur.
• L’encouragement à appliquer les normes environnementales et
sociales de la Banque Mondiale et les lignes directrices en matière
d’environnement, de santé et de sécurité.
• L’élaboration par le gouvernement et les sociétés pétrolières et
gazières de prospection/de production de plans de développement
local, en l’occurrence un programme pétrolier de développement
communal (articles 1er et 52 à 55 de la Loi n0 2019-06 du 15
novembre 2019 portant code pétrolier en République du Bénin) de
manière participative en vue d’assurer que les intérêts des
populations locales soient pris en compte et qu’elles puissent
profiter des avantages des investissements du pétrole. Le plan de
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développement local payé par les revenus pétroliers et gaziers peut
englober des prestations de services en matière d’éducation et de
santé, de l’approvisionnement en eau et en électricité et des offres
d’emploi et des possibilités de formation pour la population locale.
• L’encouragement des sociétés pétrolières et gazières à adopter la
responsabilité sociale des entreprises et à s’engager dans une
politique de développement durable.
• La mise en place d’une stratégie efficace de communication
adaptée aux différents publics pour contrôler les éventuelles
conceptions erronées concernant le projet.
Travailler à une collaboration régionale sur l’exploitation pétrolière et
gazière en se basant sur le cadre offert par la Convention d’Abidjan et la
Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a
recommandé en novembre 2007 l’utilisation des évaluations
environnementales et sociales stratégiques (EESS) et d’autres évaluations
environnementales afin d’identifier les menaces et les opportunités que
présente l’exploitati
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2. Projets d’exploitation pétrolière selon la
localisation
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2.1. Projets d’exploitation pétrolière on shore
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La phase d’exploitation comprend :
• mobilisation des équipements;
• installation du camp de base;
• préparation du site d’exploitation;
• exploitation proprement dite;
• transport des produits bruts (par citerne ou pipeline ou gazoduc);
• stockage dans des citernes avant commercialisation;
• entretien et réparations des infrastructures et équipements.
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• acquisition sismique proprement dite;
• démobilisation des équipements.
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3. Principales composantes pertinentes de
l’environnement possiblement affectées
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végétation, habitats
fauniques
Stockage dans des citernes avant Sol, eau, sédiments, air, Population, santé publique
commercialisation végétation, faune, paysage
Entretien et réparations des infrastructures et Sol, eau, sédiments, Population, économie,
équipements végétation, habitats emploi
fauniques,
Fermeture et Démontage des équipements Sol et sous-sol, eau, air, Population, utilisation du
réhabilitation du Obstruction et fermeture des puits esthétique, paysage, sol, santé, économie,
site Désinstallation du camp de base faune, flore, zones emploi, activités humaines
Réhabilitation du site. humides, habitats
fauniques, végétation
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Tableau 1b : Principales sources et récepteurs d’impact d’un projet d’exploitation pétrolière offshore
31
Construction Implantation des infrastructures (pipelines, …) Sol et sous-sol, mangrove, Économie, emploi
écosystèmes
Implantation d’infrastructures dans les zones Sol, eau, végétation, zones Utilisation zone de pêche,
marines humides, habitats activités humaines,
fauniques, écosystèmes population, économie,
emploi
Utilisation des matériaux locaux Écosystème, sol, coraux
Construction des infrastructures routières et voies Sol, sédiments, eau, air, Économie, emploi,
de communication végétation, faune, paysage patrimoine
Sol, sédiments, eau, air, Population, emploi,
Transport et circulation de la machinerie et des ambiance sonore, circulation et sécurité
équipements végétation, habitats marine,
fauniques, écosystèmes
Exploitation Mobilisation des équipements et installation du Paysage, sol, sédiments, Circulation et sécurité
camp de base eau, air, ambiance sonore, marine, population, emploi
Sismique/Forage offshore et construction de végétation, habitats
zones de stockage fauniques, écosystèmes
Installation d’une plateforme pour l’exploitation Sol, eau, air, végétation, Circulation et sécurité
et exploitation proprement dite habitats fauniques, marine, population, emploi
écosystèmes
Transport des produits bruts (par pipeline, par Sol, sédiments, eau, air, Circulation et sécurité
exemple) ambiance sonore, marine, population, emploi
végétation, habitats
fauniques
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Stockage dans des citernes avant Sol, eau, sédiments, air, Population, santé publique
commercialisation végétation, faune, paysage
Entretien et réparations des infrastructures et Sol, eau, sédiments, Emploi
équipements végétation, habitats
fauniques,
Fermeture et Démontage des équipements Sol et sous-sol, eau, air, Population, santé,
réhabilitation du Obstruction et fermeture des puits; esthétique, paysage, économie, emploi,
site Désinstallation du camp de base; faune, flore, mangrove, utilisation zone de pêche,
Réhabilitation du site du camp de base. végétation, zones activités humaines,
humides, habitats population
fauniques
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4. Enjeux, risques et impacts potentiels
environnementaux et sociaux
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Tableau 2 : Impacts environnementaux et sociaux potentiels du projet à considérer lors de la réalisation de
l’étude d’impact environnemental et social d’un projet d’exploitation pétrolière
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• Glissements possibles de terrain et accumulation de
boues dans les bas-fonds ou les vallées fluviatiles.
• Surexploitation des sols.
• Augmentation de la compacité du sol.
• Dégradation de la qualité de l’air.
• Perturbation de l’ambiance sonore par l’augmentation
des niveaux de bruit ambiant.
Air • Augmentation de la quantité de poussières constituant
une nuisance pour le bien-être de la population.
• Perturbation des conditions microclimatiques dans les
zones de forte biodiversité.
• Destruction et perte d’écosystèmes (récifs coralliens,
plage, dunes, …).
• Destruction de biotopes (écrasement de la végétation,
aménagement des pistes, layons, bac de forage, …).
Écosystèmes • Modification possible des écosystèmes naturels et de
leurs équilibres, modification de la chaîne trophique.
• Modification ou disparition d’écosystèmes rares et de
ses ressources associées : baisse de la biodiversité et
notamment disparition de la flore (souvent
endémique) et de la faune terrestre, aquatique et
marine par prélèvement ou par contact physique
direct.
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• Pollution et contamination des sols et eaux par les
usages motorisés et rejets des déchets.
• Perte de zones humides et dégradation des processus
écologiques.
• Comblement de fond marin.
• Perturbation de processus physique et biologique.
• Atténuation des écoulements d’eau douce et déclin de
productivité des estuaires et des côtes.
• Disparition ou modification d’habitats fauniques
importants (zones de refuge, de reproduction, de fraie,
d’alimentation, etc.).
• Accroissement des défrichements, de l’évacuation
illicite des produits forestiers, de la destruction
d’habitats, et risque d’érosion favorisés par
l’ouverture de pistes ou layons ou création de trouées
dans la forêt.
• Disparition ou diminution de mangroves par
l’implantation d’infrastructures.
• Erosion côtière.
• Perturbation des processus d’apports et de transports
de sédiments.
• Perturbation des fonctions écologiques des milieux
marins et côtiers par suite de perturbations liées aux
40
activités d’acquisition sismique et de forage
(dommages aux récifs coralliens).
• Dérangement ou modification sur les sites rocheux
voisins.
• Pertes ou modification de la couverture végétale.
• Pression accrue sur la biodiversité floristique.
• Modification ou remplacement de la composition des
communautés végétales entraînant la dégradation des
écosystèmes.
• Modification de processus biologiques, écologiques
ou physiologiques.
• Diminution de la biodiversité floristique du milieu
naturel par prélèvement ou destruction de biotopes.
Flore
• Disparition d’espèces végétales endémiques, rares ou
menacées d’extinction.
• Introduction de nouvelles espèces, maladies ou de
ravageurs pour lesquels les espèces autochtones ne
sont pas résistantes.
• Surexploitation des ressources végétales (bois de
construction, bois de feu, etc.).
41
• Diminution de la biodiversité faunique par
prélèvement ou surexploitation ou par perte ou
destruction d’habitats (exemple : destruction des
dunes, perturbation des nids ou perchoirs d’oiseaux et
de tortues par les véhicules et engins, …) et
dégradation du patrimoine génétique.
• Pression accrue sur la biodiversité faunistique.
• Changement du comportement naturel des animaux
(conditions d’alimentation, de reproduction, de
migration capacitée de résistance aux prédateurs, etc.)
par suite d’apport d’alimentation, de comportements
incompréhensibles pour les animaux, …
Faune • Augmentation du prélèvement d’espèces fauniques,
liée à une accessibilité accrue à de nouveaux
territoires pour la population locale.
• Diminution de la faune terrestre, aquatique et marine
dans les environs des sites, par suite de dérangement
ou perturbation.
• Perte de la productivité des communautés piscicoles
des cours d’eau ou eaux marines par contamination.
• Perte du respect de certaines espèces ou des qualités
traditionnellement prélevées.
MILIEU HUMAIN
42
• Rejet social du projet. • Amélioration de la situation
financière de l’État
• Migrations spontanées de population, provoquées par
• Amélioration de la qualité de
les possibilités de travail, échanges commerciaux, ou
vie des habitants
les avantages pouvant être tirés des activités du projet.
• Afflux de population non contrôlé.
• Modification de l’organisation sociale (structure
familiale, organisation communautaire, cohésion
sociale, structure du pouvoir traditionnel ou politique,
etc.).
• Pression sur la société traditionnelle, perte de valeur et
Social de culture.
• Création de division sociale.
• Montée de la délinquance.
• Abandon scolaire.
• Augmentation possible de transmission de maladies.
• Apparition possible du proxénétisme, de la
prostitution, de l’alcoolisme, de la toxicomanie et de
prévalence des maladies transmissibles.
• Risques sanitaires et maladies induites par la
contamination de l’environnement.
• Nuisances causées par les travaux de construction,
d’exploration et/ou d’exploitation : augmentation des
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bruits et des poussières.
• Création de nouveaux emplois parfois temporaires. - Amélioration de la situation
financière de l’État
• Retombées économiques au niveau de la région et - Amélioration de la qualité de
augmentation des revenus au niveau des ménages. vie des habitants
• Monétarisation des échanges, remplacement de - Accroissement des
l’économie traditionnelle par une économie de investissements pour une
marché. transition écologique
• Modification de l’économie traditionnelle, de la potentielle
pêche, de l’élevage et apparition de l’économie de
marché et de l’emploi salarié saisonnier.
Économie et • Augmentation potentielle du niveau général des prix
systèmes de (produits alimentaires de base), influencée par les
production besoins du projet.
• Abandon des activités d’agriculture par les exploitants
locaux au profit des activités du projet, ayant pour
effet de réduire l’approvisionnement de la population
locale en produits agricoles.
• Expropriation des terrains agricoles, pâturages, …
pour les besoins du projet.
• Augmentation des pressions exercées sur les zones
agricoles ou les zones de pêche.
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5. Plan de gestion environnementale et sociale
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• Former/sensibiliser tout le personnel pour adopter des comportements
ayant le minimum d’impact sur l’environnement et les communautés.
• Former/sensibiliser tout le personnel sur les risques et dangers liés aux
produits utilisés lors des opérations pétrolières.
• Concevoir et appliquer des mesures de sécurité (limitations d'accès,
installations de sécurité, entreposage des produits toxiques et
dangereux, programme de gestion des risques, programme de révision
des mesures de sécurité établie au besoin, ...) et un plan d'urgence pour
éviter tous risques et dangers lors des opérations pétrolières.
• Former tout le personnel sur ces mesures de sécurité et plan d'urgence.
• Concevoir et appliquer des moyens pour limiter au minimum les
impacts sur l'environnement et le milieu humain lors des entretiens et
réparations des infrastructures et équipements.
• Utiliser des plates-formes de construction pour éviter les remblais
pendant la construction.
• Délimiter/classer les voies de circulation.
• Faire respecter par le personnel du projet les quantités, l’âge des prises,
les périodes de capture des espèces autorisées.
• Établir des calendriers et horaires de travaux pour limiter les
inconvénients dans et à proximité des zones sensibles pour la faune et
les populations locales.
• Compenser pour les impacts résiduels importants.
• Réhabiliter le site après exploitation.
49
5.2. Mesures spécifiques
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Tableau 3 : Liste indicative de mesures d’atténuation des impacts négatifs potentiels de projet d’exploitation
pétrolière
Composante
affectée Types d’impacts Exemples de types de mesures préconisées
MILIEU BIOPHYSIQUE
• Adopter et respecter un schéma global d’utilisation de l’eau, intégrant les
prélèvements de projet dans le contexte local et régional.
• Mettre en place un plan d’exploitation des eaux souterraines.
Pénurie d’eau • Evaluer les demandes en eau pour un éventuel projet de développement particulier
dans la planification.
• Prévoir l’établissement d’une zone tampon de végétation séparant les plans d’eau du
développement.
• Elever les structures au-dessus des eaux.
Eau • Prendre en compte les risques d’inondation à toutes les phases.
Inondation • Choisir le site d’implantation à partir des données hydrologiques existantes :
bassins versants, débits et étiages normaux et de crue.
• Établir un plan global de la gestion de l’eau (utilisation et prélèvements
Modification des pour les besoins du projet en tenant compte du contexte local et
régimes hydriques et régional, du maintien d’un débit réservé suffisant et du suivi de la nappe
hydrologiques aquifère).
• Prévoir les travaux en milieu aquatique en dehors des périodes de crues ou de fortes
pluies.
• Faire une analyse détaillée des risques physiologiques (population, flore, faune)
présentés par les matières polluantes, des risques bactériologiques et biochimiques.
• Mettre en place systématiquement des équipements adaptés pour le traitement des
sources de pollution.
• Mettre en place des systèmes assurant l’étanchéité des équipements.
• Mettre en place des installations d’élimination, de traitement ou de recyclage des
déchets.
Pollution par • Établir des procédures d’emploi et d’entreposage des produits chimiques, d’explosif, de
infiltration et combustibles, de carburant et d’huile afin de limiter les risques de pollution et
contamination des d’accident.
eaux • Interdire le ravitaillement des véhicules, engins et de la machinerie à proximité des
plans d’eau.
• Utiliser, si possible, de substances chimiques à courte rémanence et peu toxiques ou à
effet nul sur l’environnement pour les boues de forage.
• Sceller les puits et forages avant leur abandon.
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• Faire une analyse du potentiel d’érosion des sols sur le site d’implantation.
• Réduire au maximum les superficies à défricher.
• Adopter des techniques de défrichement les moins dommageables (courbes de niveau,
en évitant d’arracher la couche fertile au bulldozer…).
• Eviter le développement (construction d’infrastructures, …) sur des terrains/sols non
Érosion et appropriés ou géologiquement instable.
déstabilisation des sols. • Eviter les déviations de courant qui pourraient conduire à l’érosion des rives.
• Réduire toute suppression de couverture végétale au sol, même temporaire (en zone
sèche, la végétation est plus lente à se reconstituer, en zone humide les pertes en terre
Sol sont extrêmement rapides et irréversibles en l’absence de couvert végétal.
• Prendre des mesures de réduction de l’érosion des sols (végétalisation, banquette,
respect des courbes de niveau, …).
• Choisir et utiliser des équipements ou des produits chimiques peu polluants.
• Stocker les boues de forage dans des enceintes imperméabilisées avant leur
traitement
Pollution des sols
• Maintenir les véhicules de transport et la machinerie en bon état de fonctionnement
afin d’éviter les fuites d’huile, de carburant ou de tout autre polluant, gérer de
manière adéquate les huiles usées.
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• Utiliser des procédés et techniques qui minimisent les rejets atmosphériques.
• Mettre en place des dispositifs antipollution et antibruit ou d’abat poussière.
• Maintenir les véhicules de transport, les engins et la machinerie en bon état de
Altération de la fonctionnement afin de minimiser les émissions gazeuses et les bruits.
qualité de l’air (suite • Limiter les activités à certaines heures de la journée pour ne pas déranger les
à émission de populations.
poussières, fumées, • Ne pas réaliser des travaux bruyants en dehors des heures normales de travail.
rejets toxiques et
• Prévoir les itinéraires de transport par des engins lourds à l’écart des centres de
Air nuisances sonores).
population ou d’habitation.
Perturbation des • Dimension et disposition adéquates des bâtiments pour ne pas entraver les systèmes de
conditions vents locaux et la circulation de l’air.
microclimatiques
• Faire des prévisions de mouillages permanents.
• Eviter tout contact physique et dérangement des récifs autant que possible.
Destruction des récifs • Interdire la collecte de plante et d’animal de récifs
coralliens • Interdire l’alimentation artificielle des récifs coralliens.
Ecosystèmes
• Eviter les projections lumineuses qui occasionnent des dérangements des habitats
des récifs.
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• Mettre en place un zonage (couloir de circulation entre la plage et le large) de façon
Dégradation des plages à conserver des espaces pour la population.
• Eloigner les sources potentielles de bruit et de pollution.
• Epargner les sites côtiers remarquables.
• Autoriser exclusivement le pilotage de certaines catégories d’embarcations à ceux
qui ont obtenu un permis marin spécifique.
• Adopter une vitesse réduite pour les embarcations servant de navette entre la côte et
Perte/destruction de le large, pour ne pas accentuer les phénomènes naturels d’érosion des berges.
mangroves • Eviter les zones de régénération des palétuviers, surtout sur les points de
débarquement.
Modification possible• Faire une analyse de la perte d’habitat et des conséquences sur la zone d’études et
des écosystèmes d’opérations.
Flore naturels et de leurs • Faire une étude des perturbations des régimes hydriques provoquées par la modification des
et équilibres écosystèmes.
faune • Identifier et épargner les écosystèmes représentatifs et les sites remarquables.
• Établir des zones de conservation dans des espaces (forestiers, lacustres ou marins)
Disparition écologiquement importants, en assurant que leur étendue serait suffisante pour abriter
d’écosystèmes rares la diversité biologique, pour le fonctionnement des processus écologiques et pour
et de ses ressources préserver leurs valeurs scientifiques, touristiques, socio- économiques et culturelles.
associées
• Etudier les potentialités de valorisation économiques des ressources.
55
• Vérifier/inventorier les connaissances existantes sur la biodiversité dans la zone
d’études et d’opération.
• Identifier les espèces présentant un intérêt particulier (rare, menacée, endémique, utile
pour la population, …) par rapport aux espèces bénéficiant déjà d’une protection légale.
Baisse de la
• Contrôler ou interdire les prélèvements de ressources biologiques (coraux, autres
biodiversité
animaux et plantes).
• Identifier, localiser et épargner les habitats d’espèces rares et menacées d’extinction.
• Faire une analyse de l’intérêt économique des ressources menacées par le projet.
• Adopter et respecter un plan de limitation des pertes en flore et faune.
Pertes de superficies • Adopter des pratiques de coupe permettant la régénération naturelle des forêts ou
ou modification de bois en laissant un nombre suffisant d’arbres semenciers.
la couverture • Éviter le déboisement et la destruction de la végétation à l’intérieur des sites
végétale d’importance écologique et en zone riveraine en bordure des plans d’eau.
56
Dégradation de la
biodiversité par • Prendre en compte le risque d’invasion et de remplacement des écosystèmes naturels
l’introduction par les espèces exotiques introduites.
d’espèces végétales et • Prendre en compte le risque phytosanitaire par l’introduction de maladies venues
animales non avec les espèces exotiques.
malgaches
Perturbations dues
aux trouées dans la • Choisir et planifier le tracé des routes et des pistes avec prise en compte des
végétation et à la écosystèmes présents (particuliers ou fragiles) et des plans d’eau.
création • Contrôler l’accès aux zones d’activités du projet pour limiter les risques de coupes
d’infrastructures illicites ou de défrichements non autorisés dans le site.
routières
Changement du Prendre des mesures pour éviter de perturber le comportement des animaux à cause
comportement de la présence humaine, par les bruits et pour éviter leur accoutumance à recevoir de la
naturel des animaux nourriture.
57
MILIEU HUMAIN
• Adopter une stratégie fondée sur la négociation et la participation
Non insertion du • Favoriser la participation active et dynamique de la population locale.
projet dans • Faire une Information/Education/Communication du projet auprès de la population.
l’environnement • Etablir un contrat de bon voisinage avec la population locale.
social et culturel de • Favoriser le recrutement des villageois pour certains emplois.
la zone d’études et • Etablir un contrat d’approvisionnement auprès des villageois.
d’opérations • Faire des prévisions de contribution à l’amélioration du bien-être de la population.
Transformation des
Social habitudes de vie et de
• Ménager et respecter les modes de vie et traditions de la population.
consommation de la
• Sensibiliser le personnel du projet.
population
autochtone
Augmentation des
• Planifier un plan d’action conjoint du maître d’œuvre du projet et des autorités
risques de
publiques pour exercer une surveillance sanitaire et une lutte contre les maladies
transmission
transmissibles.
d’éléments
• Sensibiliser le personnel du projet.
pathogènes
Aggravation de la
• Respecter les mesures/lois visant à limiter et à contrôler la consommation d’alcool et
prostitution,
de drogues, la prostitution.
l’alcoolisme, la
• Sensibiliser le personnel du projet.
toxicomanie
58
Modification de • Fournir des compensations à la population locale touchée par les impacts négatifs
l’économie (expropriations).
Économie et
système de
traditionnelle par une • Favoriser la promotion de produits locaux et régionaux.
production
économie de marché • Mettre en application les meilleures pratiques de l’industrie.
Modification des
coutumes et Ménager et respecter les coutumes et traditions de la population.
traditions
Altération ou
destruction des sites
Culturel Faire un inventaire et prendre en compte les sites reconnus ou potentiels en
traditionnels,
collaboration avec les autorités et les populations concernées pour leur surveillance,
culturels ou
leur préservation.
archéologiques
• Faire une étude des systèmes fonciers existants sur le plan économique et social.
• Mettre en œuvre de mesures de compensation pour les terres ou autres espaces
perdus par les populations par occupation temporaire ou définitive.
Spatial
Modification de • Prendre en compte les systèmes des droits traditionnels et processus de décision
l’usage des terres concernant les ressources naturelles (terrestres, aquatiques et marines).
• Faire une étude sociale des systèmes de valeur traditionnelle, et établir un dialogue
avec la population locale pour la prise en compte des lieux à usage coutumier et
religieux.
59
• Localiser les décharges selon les normes acceptables et contrôler les
déchargements excessifs.
Nuisances causées par • Mettre en place des stations d’épuration en modules surtout dans des contrées isolées.
l’accumulation de • Adopter des systèmes d’amende pour le dépôt de détritus dans les endroits non
déchets, de produits appropriés.
polluants et • Mettre en place des systèmes de collecte des déchets.
contaminants • Établir une gestion adéquate des produits polluants (manipulation, emploi,
entreposage, élimination).
60
Le promoteur pourra choisir de traiter l’analyse des impacts par
composante de l’environnement affectée, par phase d’installation du projet
ou par enjeux.
62
7.1. Programme de surveillance environnementale
et sociale
63
Pour permettre aux acteurs concernés de mener à bien le programme de
surveillance, leur capacité dans le domaine sera renforcée.
64
suivi environnemental et social présentera les indicateurs à utiliser pour
assurer le suivi des mesures d’atténuation et de bonification et permettra
également de suivre l’évolution de l’état de l’environnement, notamment
les éléments sensibles, à partir d’indicateurs pertinents sur les composantes
environnementales établies sur une base consensuelle par les différentes
parties prenantes à son exécution. Des indicateurs d’impact doivent
également être déterminés pour suivre l’évolution de certaines
composantes du milieu affecté par la réalisation du projet. Les indicateurs
de suivi de même que certains paramètres devront être reprécisés et
affinés après la réalisation des études environnementales et sociales
détaillées. Pour ce faire, l’état de référence (ou l’état zéro) devrait être
caractérisé par des valeurs de paramètres mesurés avant toute réalisation.
Les indicateurs sont des paramètres dont l’utilisation fournit des
informations quantitatives ou qualitatives sur les impacts et les bénéfices
environnementaux et sociaux du projet. Les indicateurs de suivi aideront
dans la mise en application des mesures d'atténuation, le suivi et
l'évaluation de l'ensemble du projet en vue d’évaluer l’efficacité des
activités. Ces indicateurs seront élaborés par des consultants dans le cadre
de l’étude d’impact environnemental et social réalisée.
65
4 présente des programmes de suivi à titre indicatif, en fonction des
composantes des milieux affectés. Dans le cadre des projets d’opérations
pétrolières, ces programmes de suivi doivent, en particulier, mettre l'accent
sur :
66
Tableau 4 : Description des impacts, mesures d’atténuation pour les
impacts négatifs et des mesures de bonification des impacts positifs
Composantes du
Eléments du suivi Programme de suivi
milieu
MILIEU BIOPHYSIQUE
• Vérification périodique de
l’altération et du niveau de la nappe
phréatique.
• Analyse systématique de la qualité
des eaux et des
sédiments à travers les polluants
organiques (matières en
suspension, micro-polluants
Eau Quantité et qualité organiques...), polluants chimiques
(azote, sels nutritifs, métaux,
arsenic, cyanure, fluor, phénols,
micro-polluants chimiques...).
• Analyse des modifications des
régimes hydriques causées par le
projet par des prélèvements,
captage d’eaux (arrosage, eau
potable, eau domestique...) et
détournements de cours d’eau.
Évolution des • Suivi de la structure du sol, du
Sol phénomènes de lessivage (érosion...), du caractère
dégradation du paysage.
Analyse périodique des composantes de
l’air à travers ses polluants (dioxyde de
Air Qualité soufre, oxyde d’azote, méthane, Fréon,
chlore, fumées, poussières, aérosols,
plomb, fluor...).
67
Evolution des récifs Degré de vitalité des récifs.
Ecosystèmes coralliens
68
8. Mécanisme de gestion des plaintes et
doléances
69
8.1. Objectifs du mécanisme de gestion des plaintes
8.2. Principes
Les principes fondamentaux suivants (tableau 5) seront observés afin
d'inspirer la confiance des usagers.
70
Tableau 5 : Principes fondamentaux du mécanisme de gestion des
plaintes
71
- Renseigner les parties
Transparence concernées sur l’évolution et
les résultats du traitement
72
▪ Apprendre par expérience en dégageant et en analysant les
enseignements tirés du processus du Mécanisme de Gestion des
Plaintes (MGP) et créer une valeur ajoutée pour améliorer les
interventions futures.
Conclusion et recommandations
Le rapport d’EIES détaillée doit inclure une conclusion qui résume de
manière concise les points majeurs de l’étude et souligne toute question
d’intérêt à considérer dans la décision sur le projet. Les limites de l’étude
doivent être clairement énoncées (p. ex. : présuppositions, échéancier,
contexte) et toute répétition en long et en large des renseignements
figurant déjà dans le rapport sera absolument évitée. Cette conclusion
portant sur les résultats de l’analyse des répercussions doit fournir l’opinion
professionnelle de l’évaluateur d’impact environnemental et social à
différentes préoccupations notamment, si : (i) les mesures d’atténuation
recommandées sont mises en place comme prévu, le projet entraînerait des
répercussions néfastes résiduelles sur des éléments naturels ou des
fonctions écologiques, (ii) le cas échéant, la précision sur l’importance de
ces répercussions néfastes résiduelles sur les éléments du réseau du
patrimoine culturel, (iii) le projet proposé peut être accepté tel quel ou il
doit être modifié (davantage) pour prévenir, éliminer ou amoindrir des
répercussions, (iv) les recommandations à appliquer en cas de nécessité de
le modifier, le tout fondé sur des faits, des données de terrain et
d’observations, la législation et règlementation nationales.
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