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Guide - SVT 3è Infusé Cse

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MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE,

TECHNIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

( MESTFP)

GUIDE PEDAGOGIQUE INFUSE DES CONCEPTS SOCIO-


EDUCATIFS

(Version expérimentale)

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

Classe de 3ème

Février 2024

SOMMAIRE
Pages

I- AVANT-PROPOS…………………………………………… ……………….... 03

II- PRESENTATION DES SITUATIONS D’APPRENTISSAGE…………….…… 05

 SA N°1 : LES ECHANGES DE MATIERES ET D’ENERGIE ENTRE


L’ORGANISME ET LE MILIEU
EXTERIEUR……………………………………… 06

 SA N°2 : LA COMMANDE NERVEUSE ET LES REACTIONS


COMPORTEMENTALES DE L’HOMME…….
……………………………….............................. 30

 SA N°3 : REPRODUCTION HUMAINE…………….………………….


……………. 47

 SA N°4 : LES REACTIONS IMMUNITAIRES ET LES MOYENS DE


LUTTE CONTRE LES AGRESSIONS MICROBIENNES…….
……………………………… 62

ANNEXES…….…………………….…………………….…………………….… 79.

I- AVANT-PROPOS
L’un des objectifs de l’enseignement des SVT est l’éducation à la santé, à la sexualité et à
la sécurité liées aux grandes fonctions biologiques de l’organisme humain. Cet objectif trouve
naturellement sa place dans ce programme de la classe de troisième qui donne aux élèves les
bases scientifiques et les moyens de comprendre les mécanismes en cause dans certains
problèmes de santé, et finalement de faire des choix de manière éclairée. Pour atteindre un tel
objectif, les situations à proposer aux élèves exigent de la part de l’enseignant(e) la mise en
œuvre de la démarche d’investigation fondée sur des dissections, des expérimentations ou des
modélisations permettant de répondre à des questions soulevées par l’apprenant(e),
d’éprouver des hypothèses explicatives provisoires et de développer l’éveil et l’esprit critique
de l’apprenant(e). La connaissance est alors à construire et non à imposer. Cette démarche
doit être perçue comme étant une opportunité pour mener un apprentissage formel des
capacités liées aux compétences disciplinaires. A tout moment de la démarche, l’enseignant(e)
doit s’assurer que l’élève perçoit le sens de ce qu’il fait et ce pourquoi il le fait. Il est à noter
aussi que la démarche d’investigation n’est pas exclusive et tous les objets d’étude ne se
prêtent pas également à sa mise en œuvre. Dans ce seul cas, l’enseignant(e) peut proposer la
stratégie à mettre en œuvre en imposant les supports à exploiter pour rechercher l’explication.
Le présent guide est un outil de travail destiné aux enseignant(e)s dans le cadre de la mise
en œuvre du programme d’études des SVT révisé de la classe de 3 ème. De ce fait, il s’est
efforcé de répondre aux exigences dudit programme à travers des propositions d’activités, de
démarche d’enseignement/apprentissage et de stratégies à utiliser dans la mise en œuvre de
chaque situation d’apprentissage (SA). Cependant, tout utilisateur de ce document doit en
adapter les informations aux réalités de son milieu.
Conçu dans le même esprit que le guide destiné aux enseignant(e)s de la classe de
quatrième, le guide de la classe de troisième vise un accompagnement des enseignant(e)s dans
leurs pratiques pédagogiques et à ce titre il leur fournit :
-une aide directe à la préparation de la classe grâce à une planification générale et des
propositions concrètes d’activités ;
-une source d’informations scientifiques à travers la rubrique « informations et
commentaires » pour chaque SA ;
-des éléments susceptibles de servir de supports ou de points d’entrée pour des réflexions
théoriques permettant de rester conforme aux principes de la pédagogie centrée sur
l’apprenant.
La préoccupation majeure des concepteurs, ici, est de faire apparaître de façon
transparente les relations entre les différentes activités proposées et les capacités/habiletés qui
sont supposées les justifier du point de vue des apprentissages. La prise en compte de cette
préoccupation transparaît dans ce guide à travers la pratique rédactionnelle qui consiste à faire
chapeauter les activités par les capacités auxquelles elles se rapportent prioritairement. Il
s’agit des activités de la phase de mise en situation, de la phase de réalisation et de la phase de
retour et projection.
Ce guide est l’expression d’une volonté affirmée : celle d’aller toujours de l’avant car,
les effets d’une réforme en éducation s’inscrivent dans le long terme.

En tant qu’enseignant(e), la lecture attentive et plurielle de ce document vous aidera à


mettre en œuvre au mieux les situations d’apprentissage qui y sont proposées. Vous gagnerez
du temps dans la préparation de vos fiches si vous consultez bien les différentes rubriques de
la situation d’apprentissage dans l’ordre qui suit:
- Le titre de la situation d’apprentissage. Par souci d’harmonisation, les énoncés des
thèmes du document programme ont été reconduit comme titre des SA dans le présent guide.
Dans tous les cas, il est souhaitable, dans la mesure du possible, que l’enseignant(e) propose
aux élèves des titres qu’il juge les plus accrochants et les plus motivants.
- Les éléments de planification. Ils vous informent surtout sur les compétences à
installer, les connaissances notionnelles et techniques (au service desdites compétences) à
construire, ainsi que les stratégies d’enseignement/apprentissage à mettre en œuvre pour
faciliter le déroulement des activités.
- Les informations et commentaires. Elles insistent tantôt sur les orientations
méthodologiques, tantôt sur l’information scientifique qui vous sont destinées.
- La progression suggérée. Elle vous donne à titre indicatif la durée nécessaire et le
matériel à mobiliser pour chaque activité. Bien entendu les prévisions de temps de travail
proposées ne tiennent pas compte des éventuels travaux de maison à effectuer par les élèves
soit individuellement, soit en équipe.
- Le déroulement. Il vous propose la tâche, la procédure et une situation déclenchante
dite situation possible de départ que vous êtes libres d’adopter ou non en tenant compte des
faits, des pratiques sociales, des opinions et des construits sociaux connus de vos élèves et
ayant un lien avec l’objet d’étude.
- Le cheminement. Il vous propose des activités concrètes envisageables avec les
élèves pour chacune des trois phases d’une situation d’apprentissage. Ces activités vont vous
permettre de concevoir des supports didactiques ou d’envisager des travaux pratiques offrant
des opportunités de mise en apprentissage des capacités et habiletés des compétences retenues
dans la rubrique « éléments de planification ».
Par ailleurs, il est fortement suggéré que les activités de réinvestissements à réaliser
par les élèves de troisième puissent conduire à de véritables changements de comportements
individuel et collectif de la couche juvénile qu’ils constituent.

Horaire hebdomadaire : 2 heures de TP par ½ classe; 1heure de cours soit pour 3 heures de
TP/cours pour l’élève et 5 heures pour l’enseignant(e)
II- PRESENTATION DES SITUATIONS
D’APPRENTISSAGE

N° de la
Situation
Titre des situations d’apprentissage Durées
d’apprentissag
e
LES ECHANGES DE MATIERES ET
n° 1 D’ENERGIE ENTRE L’ORGANISME ET 10 semaines
LE MILIEU EXTERIEUR
LA COMMANDE NERVEUSE ET LES
n° 2 REACTIONS COMPORTEMENTALES 05 semaines
DE L’HOMME

n° 3 REPRODUCTION HUMAINE 05 semaines

LES REACTIONS IMMUNITAIRES ET


n° 4 LES MOYENS DE LUTTE CONTRE LES 04 semaines
AGRESSIONS MICROBIENNES

TABLEAU SYNTHESE DES POINTS D’ANCRAGE 3ème


N Classe Points Comportements attendus( Non
° s d’ancrage exhaustif)
1 3è SA1 Eviter la consommation de l’alcool
Réalisation Réduire la consommation des viandes
Activité 3 ; 4 ; rouges et de charcuteries, des aliments
5 ;7 gras,…
Respecter les mesures d’hygiène de vie
pour le bon fonctionnement de
l’appareil digestif et de l’appareil
respiratoire, circulatoire, urinaire
Manger moins gras et faire des
exercices physiques pour le bon
fonctionnement du cœur et des
vaisseaux
Réduire la consommation du sel et des
sucreries
Faire des activités physiques et
sportives

SAN° 2 : En matière d’hygiène du système


Activité 5 nerveux :
Refus de consommer les stupéfiants,
drogues….

SA N°4 : En matière de santé et


Réinvestisseme d’environnement
nt -Prévenir les maladies courantes de la
région
-Eviter la pullulation des vecteurs des
maladies
-Eviter de stigmatiser les personnes
vivant avec un handicap ou soufrant de
maladies invalidantes
SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 1

LES ECHANGES
LES ECHANGES DE MATIERES
DE MATIERES ET D’ENERGIE
ET D’ENERGIE ENTRE ENTRE
L’ORGANISME
L’ORGANISME ET LE MILIEU EXTERIEUR.
ET LE MILIEU EXTERIEUR.

1- ELEMENTS DE PLANIFICATION.
1.1. Contenus de formation.
1.1.1. Compétences
 Compétence transdisciplinaire n°4 :
Pratiquer de saines habitudes de vie sur le plan de la santé, de la sexualité et de
la sécurité.
 Compétence disciplinaire n°1 :
Élaborer une explication des faits et des phénomènes naturels en mettant en
œuvre les modes de raisonnement propres aux Sciences de la Vie et de la Terre.
 Compétence disciplinaire n°2 :
Apprécier les apports des SVT à la compréhension du monde et à l'amélioration
des conditions de vie de l’humanité.
 Compétences transversales :
n° 1 : Exploiter l'information disponible ;
n° 2 : Résoudre une situation problème ;
n° 5 : Gérer ses apprentissages ;
n° 6 : Travailler en coopération ;
n° 8 : Communiquer de façon précise et appropriée

1.1.2. Connaissances notionnelles et techniques : voir le référentiel de


connaissances exigibles

1.2. Stratégies d'enseignement/apprentissage :


Travail individuel, travail en groupe, recherche documentaire, résolution de
problème, travail collectif, expérimentations.

1.3. Durée :10 semaines


1.4- Critères d’évaluation
- Pertinence de l’explication au double plan de la démarche et du contenu.
- Cohérence interne de la production.
- Présentation correcte de la production.
1.5- Matériel : Supports documentaires suggérés (voir guide)

1.6- Documents de référence suggérés : biolexis 1


2 – INFORMATIONS ET COMMENTAIRES.

L’élève a déjà appris en classe de sixième que les substances nutritives résultant
de la digestion passent dans le sang et servent à nourrir les différentes parties du
corps. Il sait aussi que le dioxygène apporté par le sang aux organes est
nécessaire au fonctionnement de ces derniers. Il ne sait pas encore faire le lien
entre nutriments, dioxygène, énergie. Cette SA lui donnera l’occasion de relier
la consommation de nutriments et de dioxygène par les cellules d’un organe à la
libération d’énergie nécessaire à son fonctionnement. En effet, la vie ne peut pas
se passer d’énergie. Toute vie nécessite la capture, la conversion, l’accumulation
et le transfert de cette énergie. Pour assurer ses besoins vitaux (production
d’énergie, construction, réparation de l’organisme), tout être vivant doit avoir
une alimentation qui lui apporte les composants nécessaires : il s’agit des
glucides, des lipides, des protides, des vitamines et des sels minéraux.
Sa connaissance antérieure du rôle des protides dans la construction de
l’organisme sera enrichie par la découverte de la notion d’acides aminés
indispensables. Celle des aliments énergétiques sera enrichie par la découverte
des polysaccharides, des disaccharides et des monosaccharides d’une part, et la
découverte des corps gras et du glycérol d’autre part, en ce qui concerne les
formes sous lesquelles l’organisme absorbe et utilise les glucides et les lipides
contenus dans les aliments.
Il découvrira ainsi la notion d’enzyme qui assure cette simplification des
molécules. Il mettra en relation les notions d’assimilation et d’absorption avec la
croissance et le renouvellement cellulaire. Partant du bilan des réactions du
métabolisme, il découvrira le concept d’excrétion en tant qu’une autre
composante fondamentale des fonctions de nutrition.
Cette SA sera l’occasion pour lui de découvrir que l’alimentation quand on peut
la choisir, tient compte de beaucoup d’autres nécessités : le mode de cuisson des
aliments, les coutumes régionales, culturelles, religieuses, la variation des
ressources saisonnières, le prix des denrées, etc. Dans les pays en
développement, l’alimentation, loin d’être toujours choisie, est souvent subie.
Elle est médiocre en qualité et insuffisante en quantité pour les individus qui
sont économiquement faibles, ce qui peut entraîner une mortalité élevée, des
maladies et une espérance de vie réduite. Le quart environ de cette population
est sous-alimenté. Les enfants en pleine croissance sont les plus touchés. Cette
alimentation insuffisante ou mal équilibrée nuit au bon fonctionnement de
l’organisme et peut entraîner des troubles graves: maladies directement dues aux
manques (le kwashiorkor dû à une carence en protéine, le marasme dû à une
insuffisance de l’apport en aliments énergétiques, la xérophtalmie due à une
carence en vitamine A, le goitre endémique dû à une carence sévère en iode), ou
indirectement liées à ces troubles alimentaires (aggravation des maladies
bénignes comme la rougeole par augmentation de la sensibilité aux microbes) .
Par contre les populations des pays développés et les nantis des pays en
développement, doivent faire face aux troubles causés par la suralimentation et
les erreurs alimentaires. En effet, la surconsommation de nourriture et les excès
de lipides conduisent aux maladies cardiovasculaires. Elles résultent souvent
d’un dépôt de nature lipidique sur la paroi interne des artères (artères coronaires
ou artères irriguant le cerveau). Un athérome se forme et l’artère se durcit, perd
son élasticité ce qui peut entraîner une crise d’angine de poitrine, l’artérite ou
l’infarctus du myocarde, etc.
Il s’agit essentiellement pour l’apprenant de mobiliser
des connaissances afin de comprendre l’influence de
certains comportements à risque (excès de graisses, de
sucre et de sel dans l’alimentation ; sédentarité,
grignotage, tabagisme, alcoolisme) sur la santé. Cette
compréhension, à travers certaines activités de
réalisation doit l’amener à un changement de
comportement avec l’aide de l’enseignant ( e ).
3 – PROGRESSION SUGGEREE.

Contenu Durée Matériel


- situation de départ.
Activités 1 - Consignes et question d’exploitation
Mise en situation 2 heures
et 2 de la situation de départ.
- Dictionnaire.
- Documents relatifs aux principales
étapes de la digestion.
- Documents relatifs aux enzymes
intervenant à chaque étape et leur
substrat
Collecter des
- Document fournissant des données
données par
expérimentales sur l’absorption
observation,
intestinale.
expérimentation et
- Document illustrant les deux voies de
recherche 4
l’absorption.
documentaire pour heure
- Document fournissant des
Activité 3 élaborer une s
informations sur les caractéristiques
explication à la + 30
structurales de l’intestin grêle.
question : min Documents fournissant des
Comment informations sur les effets
l’organisme de l’alcool, des viandes
s’approvisionne-t-il rouges, de la charcuterie …
en nutriment ? sur le foie
Photos d’un foie normal et
de foie d’un individu atteint
de la cirrhose

Activité 4 Collecter des 4 - Document illustrant les voies


données par heure aériennes et les voies sanguines
observation, s respiratoires.
expérimentation et + 30 - Document illustrant les échanges
recherche min gazeux entre le sang et l’air alvéolaire.
documentaire pour - Texte fournissant des informations sur
élaborer une les caractéristiques des alvéoles
explication à la pulmonaires
question : Documents fournissant des
Comment informations sur les
maladies des voies
respiratoires et des
poumons notamment
l’asthme, les bronchites,
l’emphysème, le cancer des
l’organisme poumons et sur les
s’approvisionne-t-il substances nocives à
en dioxygène ? l’origine desdites maladies.
Documents montrant les
effets du tabac sur la
respiration et la santé
Photos de poumons d’un
fumeur et d’un non- fumeur
Activité 5 Collecter des 4 - Supports documentaires relatifs au
données par heure trajet du sang dans le corps.
observation, s - Supports documentaires relatifs aux
expérimentation et propriétés structurales et physiologiques
recherche + 30 des vaisseaux sanguins.
documentaire pour min - Support documentaires fournissant des
élaborer une informations sur les « modalités » de la
explication à la circulation sanguines au niveau des
question : divers organes du corps.
Comment le - Supports documentaires fournissant
dioxygène et les des informations sur le rôle et l’origine
nutriments sont – ils de la lymphe dans les échanges entre le
transportés et sang et les cellules constitutives des
distribués aux organes.
différents organes ? - Fiche technique fournissant des
indications pratiques sur la dissection
d’un cœur de mammifère.
Supports documentaires fournissant des
données expérimentales sur l’activité
cardiaque.
- Supports documentaires fournissant
des informations sur le fonctionnement
cyclique du cœur.
-Supports documentaires fournissant des
informations sur l’adaptation à l’effort
physique.
Documents fournissant des
informations sur certaines
causes ( alimentaires et
comportementales) de
l’hypertension artérielle,
des maladies
cardiovasculaires, des
accidents vasculaires
cérébraux, les plaques
d’athérome
Ou conséquences des
erreurs alimentaires et du
tabagisme sur le
fonctionnement du cœur et
des vaisseaux
Collecter des
données par
observation, Supports documentaires fournissant des
expérimentation et informations sur les relations entre
recherche alimentation, renouvellement cellulaire
documentaire pour et croissance.
élaborer une - Supports documentaires fournissant
explication à la des informations sur le rôle énergétique
Activité6 4 heures
question : des aliments.
- Supports documentaires fournissant
Comment des informations sur la mise en réserves
l’organisme utilise le des nutriments au niveau du foie et du
dioxygène et les tissu adipeux.
nutriments apportés
aux cellules par le
sang ?
Activité 7 Collecter des 4H - Supports documentaires relatif à
données par l’organisation de l’appareil urinaire, la
observation, + 30 coupe d’un rein et de la peau.
expérimentation et min - Support documentaires fournissant des
recherche informations sur le tableau de
documentaire pour composition du sang et de l’urine.
élaborer une - Supports documentaires fournissant
explication à la des informations sur le ou les rôles des
question : reins, du foie, des poumons et de la
Comment peau.
l’organisme se - Supports documentaires fournissant
débarrasse-t-il des des résultats d’expérience sur l’origine
déchets liés à son de l’urine et le rôle de certaines parties
fonctionnement ? de l’appareil urinaire.
- Supports documentaires fournissant
des résultats d’expérience d’insuffisance
rénale chez l’homme.
-Documents relatifs aux divers aspects
des problèmes de santé liés aux
habitudes alimentaires comme
les insuffisances rénales
Structuration et
Activité 8 intégration des 2 heures Acquis des activités précédentes.
acquis
Hétéro évaluation Situations d’évaluation et grille
Activité 9 1 heure
proposée aux élèves. d’appréciation.
Objectivation des
savoirs construits et
Activité 10 1 heure
de la démarche
suivie
Supports documentaires relatifs à divers
aspects de la problématique d’ordre
sanitaire et environnemental soulevé par
la situation de départ :

*documents fournissant des


informations sur les dysfonctionnements
des appareils digestif, circulatoire et
3 heures excréteur ;
Réinvestissement des *documents fournissant des
Activité
apprentissages. 1heur informations sur le dysfonctionnement
11 12 13
e de l’appareil respiratoire et les effets de
certains facteurs environnementaux sur
l’appauvrissement en dioxygène ;
* documents fournissant des
informations sur les changements
significatifs d’habitudes alimentaires en
relation avec le développement des
maladies nutritionnelles au Bénin et
dans le monde.
Les prévisions de temps de travail proposées dans la présente progression suggérée
sont à titre indicatif et ne tiennent pas compte des éventuels travaux de maison à
effectuer par les élèves soit individuellement, soit en équipe.
HORAIRE HEBDOMADAIRE : 2 heures de TP/cours par ½ classe et 1 heure pour toute la classe ;
soit 3 heures pour l’élève et 5 heures pour l’enseignant(e).
4. DEROULEMENT
Situation possible de départ
Texte n° 1 : Récit de l’évasion d’un Cambodgien.
« Je marchais pieds nus depuis neuf jours. On s’habitue vite aux morsures des
buissons d’épineux, aux herbes tranchantes. Je ne sentais plus la douleur. (…)
J’avais trouvé un œuf et je l’avais gobé. C’était délicieux, car, il faut le
comprendre, j’étais un véritable naufragé (…). J’avais attrapé des tortues et
j’avais été obligé de manger les deux dernières crues quand mon briquet avait été
épuisé (…). Et depuis, j’avais mangé du serpent cru, du crabe cru. Au début, cela
me répugnait, mais cette répulsion s’était rapidement dissipée, c’est de bon
appétit que je savourais la chair de la tortue.
J’étais très affaibli et je ne savais pas à partir de quel moment mon corps cesserait
de m’obéir. Je ne savais pas jusqu’où mon corps pouvait m’emmener. Je me
rendais compte, toutefois, que j’étais près d’atteindre mes limites. Déjà, je ne
pouvais plus grimper à un arbre ».
(Pin Yathay : L’Utopie meurtrière, éd. Laffont, 1980)
Texte n° 2 : Le souffle, c’est la vie
« En tête des besoins impérieux auxquels nous sommes assujettis, se trouvent
ceux du manger et du boire. Il est cependant un besoin devant lequel la faim et la
soif se taisent, si violentes qu’elles soient ; un besoin toujours renaissant et jamais
assouvi qui, sans repos, se fait sentir pendant la veille et pendant le sommeil, de
nuit, de jour, à tout instant : c’est le besoin d’air. Avant tout, nous vivons
d’air ».
(Henri Fabre : Delagrave, 1883)
Tâche
Élaborer une explication aux problématiques soulevées par les faits de la
situation problème.

Procédure :
Exprimer sa perception et/ou ses interrogations sur les faits évoqués par la
situation de départ.
Construire des réponses aux questions soulevées par la situation de départ en
utilisant l’observation, l’expérimentation ou l’exploitation des documents.
Structurer ses acquis en utilisant les concepts et le vocabulaire adéquats.
Utiliser les connaissances construites pour apprécier les pratiques alimentaires.
5 - CHEMINEMENT

M EXPRIMER SA PERCEPTION
I Activité 1 :
S Les élèves échangent entre eux leurs représentations et
E interrogations sur les faits évoqués par la situation de départ.
L’enseignant(e)présente et commente la situation de départ puis
E lance l’activité relative au premier point de la procédure. Il ou
N elle aide les élèves et les encourage à s’exprimer tout en étant
attentif ou attentive aux idées et opinions qui pourraient lui
S servir d’appui pour créer un conflit cognitif chez ses élèves.
I A cette occasion ils ou elles s'exercent à :
T - exprimer chacun et chacune sa perception des faits évoqués.
U - établir des relations entre les faits évoqués et leurs acquis
A antérieurs.
T - échanger sur leurs perceptions respectives.
I CIRCONSCRIRE L’OBJET D’ETUDE
O Activité 2 :
N Les élèves passent de leurs représentations à la formulation
de questions opératoires sur les échanges de matières et
d’énergies entre l’organisme et le milieu extérieur.
A cette occasion, les élèves s'exercent à :
- confronter leurs représentations ;
- relever les éventuels points de divergence ;
- formuler des questions de recherche issues de l'analyse
précédente.
L’enseignant(e) fait un bref commentaire des idées exprimées
puis s’appuie sur les besoins exprimés et /ou sur d’éventuelles
contradictions pour expliquer l’intérêt de développer de
nouveaux apprentissages sur le thème.
Une discussion collective sur les productions de groupe conduit
à la :
- Formulation d’un certain nombre de questions dignes d’intérêt
issues des interrogations des élèves ;
- Hiérarchisation des questions précédentes ;
- Formulation d'une problématique sur les échanges de matières
et d’énergie entre l’organisme et le milieu extérieur
- Formulation d’une problématique d’ordre sanitaire et
environnemental relative aux pratiques alimentaires.
Par exemple :
Comment l’organisme s’approvisionne-t-il en nutriments?
Comment l’organisme s’approvisionne-t-il en dioxygène?
Comment le dioxygène et les nutriments sont – ils transportés et
distribués aux différents organes ?
Comment l’organisme utilise le dioxygène et les nutriments
apportés aux cellules par le sang ?
Comment l’organisme se débarrasse-t-il des déchets liés à son
fonctionnement ?
Quelles sont les pratiques alimentaires du milieu et leurs
conséquences sur l’organisme (relation entre les pratiques
alimentaires et le développement des maladies nutritionnels au
Bénin et dans le monde)?
COLLECTER DES DONNEES PAR OBSERVATION
EXPERIMENTATION ET RECHERCHE DOCUMENTAIRE
POUR ELABORER UNE EXPLICATION.
Activité 3
Les élèves exploitent des documents, des faits d'observation et
des résultats d’activités pratiques de laboratoire pour construire
R une réponse à la question : Comment l’organisme
E s’approvisionne-t-il en nutriments?
A A cette occasion, les élèves s'exercent à :
L - se remettre en mémoire la problématique en étude ;
I - faire le point de leurs acquis antérieurs sur les aliments et la
S digestion ;
A - Identifier des :
T  propriétés des principales sécrétions digestives ;
I  propriétés des sucs et des enzymes digestives
O - Relever des chronologies :
N  succession des phénomènes caractéristiques des
transformations digestives.
 successions des phénomènes caractéristiques des enzymes
intervenant à chaque étape et leur substrat
- Établir les relations structures-fonctions
 Relation entre la structure des organes et les actions
mécaniques intervenant à chaque étape
 Relation entre la structure de l’intestin grêle et la
diminution de la quantité des nutriments dans la lumière
intestinale à la suite de la digestion.
 Relation entre les caractéristiques de l’intestin grêle et
l’absorption des nutriments
- Établir les relations de cause à effet (mettre en œuvre les
indications d’une fiche technique) :
 relation entre les résultats observés avec la salive et ceux
observés avec l’acide chlorhydrique ;
 relation entre la nature des enzymes et leur spécificité
d’action
- Identifier les principales causes des
dysfonctionnements du foie en général et les
causes de la cirrhose hépatique. en
particulier
R -manier du matériel de façon avisée et sécuritaire ;
E -communiquer les résultats par l’entremise de phrases écrites
A (paragraphe explicatif de l’approvisionnement de l’organisme en
L nutriments avec un vocabulaire approprié), de symboles, de
I schémas :
S schéma pour rendre compte de la structure de la villosité
A intestinale ;
T - schéma pour rendre compte de chacune des voies de
I l’absorption intestinale.
O L’exploitation des productions des élèves conduit à la
N construction des idées ci-après :

La digestion est un phénomène chimique consistant à en une


simplification moléculaire. Elle est due à l’action d’enzymes
contenues dans les sucs digestifs
La digestion de l’amidon commence dans la bouche et se
termine dans l’intestin grêle par la formation de molécules de
glucose ;
La digestion des protéines commence dans l’estomac et se
termine dans l’intestin grêle par la formation de molécules
d’acides aminés ;
La digestion des lipides s’effectue essentiellement au niveau de
l’intestin grêle et conduit à la formation de molécules d’acides
gras ;
L’action chimique des diverses enzymes contenues dans les sucs
digestifs est facilitée et accélérée par les actions mécaniques
opérées dans la bouche (mastication et imprégnation salivaire) et
dans l’estomac (brassage stomacal). La digestion fait perdre la
spécificité aux macromolécules organiques;
Le passage des nutriments du milieu extérieur (de l’intestin
grêle) dans le milieu intérieur (sang) a lieu au niveau de
l’intestin grêle : c’est l’absorption digestive des nutriments ;
La paroi de l’intestin grêle présente des caractéristiques
structurales (minceur de la paroi, riche vascularisation, grande
surface de contact) rendant l’absorption efficace.
Sur le plan de la santé, les idées suivantes
seront retenues :
-Les maladies de l’appareil digestif sont
souvent bénignes : c’est le cas d’une gastro-
entérite, d’une diarrhée, de constipation ou
de brûlures d’estomac (reflux gastro-
œsophagien). Néanmoins, ces problèmes
R peuvent être plus graves : hépatites, ulcère
E de l’estomac, cancer du foie… L’alcool
A perturbe de façon importante le
L fonctionnement du foie en provoquant une
I cirrhose.
S En matière de préservation du bon
A fonctionnement du foie, les apprenants
T adoptent des comportements évitant la
I consommation de l’alcool, des viandes
O rouges, de la charcuterie…
N L’enseignant suscite et anime une discussion
sur la nécessité de préserver un bon
fonctionnement du foie. Il accompagne les
apprenants à utiliser les résultats de cette
discussion pour élaborer un message de
communication pour un changement de
comportement.

Activité 4

Les élèves exploitent des documents, des faits d’observation et


des résultats d’expériences pour construire une réponse à la
question : Comment l’organisme s’approvisionne-t-il en
dioxygène ?
A cette occasion, les élèves s’exercent à :
- se remettre en mémoire la problématique en étude ;
- faire le point de leurs acquis antérieurs sur les échanges gazeux
respiratoires chez l’Homme ;
- relever des chronologies, succession des phénomènes
caractéristiques d’un cycle respiratoire ;
-relever la variation de la quantité de dioxygène de l’air tout au
long des voies respiratoires à partir de données chiffrées ;
- établir la relation entre la pression en dioxygène de l’air
alvéolaire et la ventilation pulmonaire ;
- déduire le passage du dioxygène dans le sang par comparaison
de données chiffrées ;
- établir des relations structure-fonction : relation entre la
structure des parois alvéolaires et la possibilité de passage du
dioxygène dans le sang;
R -établir des relations de causes à effet entre richesse du milieu
E en dioxygène et couleur prise par le sang ;
A -établir la relation entre propriétés du sang et possibilité de
L capture du dioxygène ;
I -répertorier les causes et conséquences des
S maladies des voies respiratoires et des
A poumons, puis identifier les moyens de
T prévention
I -communiquer les résultats par l’entremise de phases écrites, de
O symboles, de codes, de graphique, de dessin ou de langage orale
N en :
 utilisant le schéma de l’organisation du système broncho-
pulmonaire ;
 construisant un paragraphe explicatif sur comment
l’organisme s’approvisionne en dioxygène
 utilisant un vocabulaire approprié.

L’exploitation des productions des élèves conduit à la


construction des idées ci-après :
l’entrée de l’air dans les poumons est due aux contractions des
muscles inspirateurs qui provoquent la dilatation de la cage
thoracique ;
la sortie de l’air expiré fait suite à un phénomène passif de
relâchement musculaire qui entraîne une diminution du volume
de la cage thoracique ;
les variations de couleur subies par le sang au niveau des
poumons sont la conséquence des échanges entre l’air et le
sang ;
Le dioxygène qui quitte les poumons se retrouve dans le sang
majoritairement sous forme de l’oxyhémoglobine.
Le passage du dioxygène dans le sang est rendu possible grâce
aux propriétés des parois alvéolaires.
La ventilation pulmonaire assure le renouvellement de l’air dans
les poumons. Grâce à ce renouvellement permanent :
 la pression partielle en dioxygène de l’air alvéolaire est
toujours supérieure à celle du sang.
 l’organisme s’approvisionne en dioxygène.
En matière d’hygiène de vie
Le dysfonctionnement de l’appareil
respiratoire est surtout lié à certaines
substances :
R +la fumée de cigarette contient de très
E nombreuses substances nocives pour
A l’organisme et tout particulièrement
L pour l’appareil respiratoire, au niveau
I duquel ces substances peuvent
S engendrer des maladies graves comme
A le cancer.
T +certaines substances rejetées dans l’air
I par les fumées de cuisine, des
O automobiles et des industries
N principalement sont également très
nocives pour l’organisme. Il existe une
relation entre la pollution de l’air et la
fréquence de certaines maladies
respiratoires.

L’enseignant sensibilise les apprenants


sur les règles d’hygiène des voies
respiratoires et des poumons.
Il anime à cet effet une discussion sur les
mauvais comportements des adolescents
sur l’usage de la cigarette et ses dérivés
ainsi que sur l’inhalation de certaines
substances rejetées dans l’air et leurs
effets sur l’appareil respiratoire. Ensuite
il les accompagne à utiliser les résultats
de ladite discussion pour élaborer un
message pour un changement de
comportement

Activité 5 :

Les élèves exploitent des faits d’observation, des résultats


d’activités pratiques de laboratoire et des supports
documentaires pour construire une réponse à la question :
« Comment le dioxygène et les nutriments sont-ils
transportés et distribués aux différents organes ? ».
A cette occasion, les élèves s’exercent à :
- se remettre en mémoire la problématique en étude ;
- relever des chronologies de succession des divers phénomènes
caractéristiques du cycle cardiaque.
- relever des relations structure – fonction :
R  relation entre les propriétés structurales des différents
E types de vaisseaux et leur rôle dans le transport des
A nutriments et du dioxygène sanguin ;
L  relation entre l’organisation interne du cœur et le sens de
I la circulation intra- cardiaque ;
S  relation entre la disposition des valvules et le sens de la
A circulation sanguine ;
T  relation entre le système sanguin hépatique et le rôle du
I foie dans la régulation de la glycémie ;
O - relever des relations de cause à effet :
N  relation entre les battements cardiaques et les diverses
pulsations perceptibles au niveau des diverses parties du
corps ;
 relation entre les variations des battements cardiaques et
les variations dans la distribution du sang aux divers
organes en fonction des besoins ;
 relation entre circulation continue du sang et la pression
en dioxygène dans le sang ;
-communiquer les résultats par l’entremise de phrases écrites, de
symboles, de codes, de graphique, de dessin ou de langage orale
en :
°utilisant un schéma fonctionnel pour rendre compte de la
circulation sanguine
°construisant un paragraphe explicatif sur l’ensemble des
phénomènes de transport et de distribution du dioxygène et des
nutriments aux différents organes en utilisant un vocabulaire
approprié.
- identifier les causes et les conséquences
des dysfonctionnements de l’appareil
cardiovasculaire
L’exploitation des productions des élèves conduit à la
construction des idées ci-après.
le sang circule dans un système clos formé de vaisseaux de
calibre différents reliés au cœur ;
la circulation pulmonaire est en série par rapport à la circulation
générale ;
R tout le sang qui a irrigué les organes passe s’oxygéner au niveau
E des poumons avant de repartir vers les organes ;
A la distribution du sang entre les divers organes sur la circulation
L générale est assurée par des réseaux disposés en parallèle ;
I le cœur, placé sur le trajet des vaisseaux sanguins, assure une
S circulation séparée du sang pauvre en dioxygène vers les
A poumons et du sang riche en dioxygène vers les organes ;
T le cœur est un muscle creux. Sa contraction permet l’éjection du
I sang vers les poumons (cœur droit) ou vers les organes (cœur
O gauche) ;
N le remplissage des cavités du cœur s’effectue pendant la phase
de relâchement de chaque révolution cardiaque.
Lors d'un effort, le maintien de l'activité musculaire exige une
augmentation du débit sanguin pour apporter suffisamment le
dioxygène et les nutriments aux muscles.
En matière de santé, les idées ci -après
seront retenues :
-Les dysfonctionnements de l’appareil
circulatoire sont à l’origine de nombreux
décès précoces. Une hygiène de vie adaptée
peut aider à combattre des prédispositions
de cette nature : ne pas fumer, manger moins
de graisses animales et surtout réaliser
quotidiennement un minimum d’exercices
physiques faisant travailler le cœur.
-Les maladies cardiovasculaires sont dues à
une accumulation de dépôts de graisses
(cholestérol) sur les parois des artères qui
vont se durcir progressivement et former des
plaques : ce sont les plaques d’athérome. On
parle alors d’athérosclérose. Elle ne
provoque dans un premier temps aucun
symptôme. Le rétrécissement des artères
entraîne peu à peu un ralentissement de la
circulation sanguine et une moins bonne
oxygénation des organes vitaux (cœur,
cerveau). La formation d’un caillot peut
interrompre brutalement la circulation
sanguine (thrombose) et provoquer un
R accident cardiovasculaire (angine de poitrine,
E infarctus du myocarde, accident vasculaire
A cérébral [AVC], artérite des membres
L inférieurs).
I -La tension artérielle est la pression du sang
S sur les parois des artères. Sa valeur varie
A avec l’âge. Lorsqu’elle atteint une valeur
T élevée et de façon permanente, on parle
I d’hypertension artérielle. La sédentarisation
O et l’alimentation très riche en sels et en
N lipides favorisent l’hypertension. Lorsque la
valeur est basse, on parle d’hypotension.
-La varice : dilatation anormale des veines
due à un mauvais retour du sang vers le
cœur.
L’enseignant sensibilise les apprenants
sur les règles d’hygiène du cœur et des
vaisseaux.
Il anime une discussion sur les mauvais
comportements des apprenants sur la
consommation du tabac, de l’alcool, des
graisses, de l’excès de sel et leurs
effets sur l’appareil circulatoire. Ensuite
il les accompagne à utiliser les résultats
de ladite discussion pour élaborer un
message pour un changement de
comportement

Activité 6 :

Les élèves exploitent des documents, des faits d’observation et


des résultats d’expériences pour construire une réponse à la
question : « Comment l’organisme utilise le dioxygène et les
nutriments apportés aux cellules par le sang ?
A cette occasion, les élèves s’exercent à :
se remettre en mémoire la problématique en étude ;
établir des relations de cause à effet :
relation entre l’alimentation et la croissance ;
relation entre la consommation d’aliment et la capacité à
effectuer un travail ;
relation entre les besoins énergétiques de l’homme et les
activités effectuées ;
relation entre les besoins en sels minéraux et les troubles liés aux
carences en sels, minéraux.
-établir des relations propriétés fonctions :
relation entre le glucose et l’énergie utilisée par l’organisme ;
relation entre le foie et la mise en réserve du glucose ;
relation entre le tissu adipeux et le stockage de graisse.
-construire un paragraphe explicatif sur comment l’organisme
utilise le dioxygène et les nutriments apportés aux cellules par le
sang en utilisant un vocabulaire approprié.
L’exploitation des productions des élèves conduit à la
construction des idées ci-après :
les cellules utilisent les nutriments soit pour construire de la
matière organique nouvelle soit pour produire de l’énergie ;
la capacité à synthétiser de la nouvelle matière organique à partir
des nutriments est appelée assimilation ;
la dégradation des molécules organiques par oxydation
respiratoire libère de l’énergie qui permet le fonctionnement des
divers organes ;
grâce aux possibilités de mise en réserve, l’organisme peut
subvenir à ses besoins énergétiques à chaque instant malgré le
caractère discontinu de l’alimentation.
Activité7 :
Les élèves exploitent des documents, des faits d’observations et
des résultats d’expériences pour construire une réponse à la
question : Comment l’organisme se débarrasse-t-il des
déchets liés à son fonctionnement ?
A cette occasions, les élèves s’exercent à :
- se remettre en mémoire la problématique en étude ;
- identifier les différents organes intervenant dans l’excrétion ;
- identifier le rôle des différentes parties de l’appareil urinaire ;
- identifier le rôle des différentes parties des glandes
sudoripares ;
- établir des relations de cause à effet :
 relation entre le mauvais fonctionnement du rein et
l’élévation du taux d’urée dans le sang ;
 relation entre le taux sanguin d’urée et les signes
pathologiques ;
-établir des relations structures-fonction :
 relation entre la structure des reins et l’élimination de
l’urine d’une part
 °relation entre la structure des glomérules des glandes
sudoripares et l’élimination de la sueur d’autre part ;
-Communiquer des résultats par l’entremise de phrases écrites,
de symboles, de schémas :
° schémas de la coupe du rein et de la glande sudoripare.
-Identifier les causes des insuffisances
rénales chroniques et les conséquences de
l’altération des néphrons
L’exploitation des productions des élèves conduit à la
construction des idées ci-après :
L’appareil urinaire assure deux fonctions importantes dans
l’organisme :
il permet l’excrétion des déchets du métabolisme autre que le
dioxyde de carbone : rôle épurateur ;
il contribue à la constance de la teneur en eau et en ions
minéraux du plasma sanguin : rôle régulateur.
Plusieurs autres organes font partie de l’appareil excréteur :
+la peau (qui élimine la chaleur), organe richement vascularisé,
élabore la sueur de composition voisine de celle de l’urine à
partir du plasma sanguin. La sueur est évacuée par les pores.
+le foie qui élimine certains déchets métaboliques ;
+les poumons qui éliminent le dioxyde de carbone.
Les déchets provenant du fonctionnement cellulaire sont rejetés
hors de l’organisme :
+les déchets azotés sont filtrés au niveau des reins, accumulés
dans la vessie sous forme d’urine puis éliminé à l’extérieur
+le dioxyde de carbone est rejeté au niveau des poumons au
cours de l’expiration
+l’eau, éliminée par la cellule ou excédentaire dans le sang est
rejetée en partie sous forme de vapeur d’eau lors de l’expiration
mais contribue aussi à améliorer la filtration rénale et
l’élimination urinaire.
En matière de santé, les idées ci-après seront
construites :
-Les maladies des reins ou de l’appareil
urinaire sont nombreuses :
+les insuffisances rénales : en cas
d’insuffisance rénale grave les reins
déficients peuvent être remplacés par un
appareil appelé « rein artificiel » qui fait
l’épuration du sang par dialyse
(hémodialyse). Certains symptômes de
mauvais fonctionnement des reins sont mis
en évidence par des analyses d’urine :
exemple l’albuminurie, la glycosurie, les
calculs urinaires, l’hématurie.
+ cancer de la prostate, incontinence
urinaire…

L’enseignant conscientise les apprenants par


rapport aux déviances pouvant entrainer des
maladies rénales et leurs complications.

Il anime une discussion sur les mauvais


comportements des individus sur la
consommation de l’alcool, infusion d’organes
végétaux (racines, tiges, feuilles) dans
l’alcool, l’excès des viandes de brousse, de
l’excès de sel et leurs effets sur les reins.
Ensuite il les accompagne à utiliser les
résultats de ladite discussion pour élaborer
un message pour un changement de
comportement.

Activité 8 :

Les élèves structurent puis intègrent les connaissances


notionnelles des activités précédentes pour élaborer une
réponse à la tâche
A cette occasion, les élèves s’exercent à :
- récapituler/rappeler les connaissances notionnelles construites
au cours des activités précédentes ;
- sélectionner des connaissances notionnelles pertinentes au
regard de la tâche de structuration à effectuer ;
- faire la synthèse des informations sélectionnées en distinguant
l'essentiel de l'accessoire pour répondre à la tâche. Par exemple :
Le fonctionnement coordonné des appareils digestif, respiratoire
et circulatoire contribue à approvisionner tous les organes en
matériaux pouvant, grâce à des réactions biochimiques au niveau
cellulaire, libérer de l’énergie afin d’assurer le fonctionnement
de l’organisme. Les déchets liés au fonctionnement de
l’organisme sont éliminés par le système excréteur.

Activité 9 :

Les élèves démontrent leur niveau de maîtrise des


connaissances et habiletés en s’appuyant sur les situations
d’hétéro évaluation à eux proposées par l’enseignant ou
l’enseignante.

L’enseignant (e) :
- propose aux élèves des situations d’évaluations des
apprentissages centrés explicitement, soit sur les habiletés, soit
en partie sur les connaissances et les techniques.
- Propose à chaque élève, selon sa situation, des tâches de
remédiation, de consolidation ou d’enrichissement.
-fournit à chacun l’aide et l’assistance nécessaires en fonction de
la tâche à exécuter
OBJECTIVER LES SAVOIRS CONSTRUITS ET LES
DEMARCHES UTILISEES
Activité 10:
Les élèves s’expriment sur les bénéfices qu’ils ont pu tirer des
R diverses activités et portent une appréciation sur les démarches
E et stratégies utilisées.
T
O L’enseignant ou l’enseignante invite les élèves à procéder à un
U retour sur l’ensemble des activités menées et les notions
R construites. Il ou elle les aide à :
se remettre en mémoire la problématique de départ ;
E examiner le cheminement suivi au regard de cette
T problématique ;
exprimer ce qu’il ou elle a retenu par rapport à chacune des
questions de la problématique initiale ;
P exprimer ses besoins complémentaires d’aide et/ou ses nouvelles
R attentes.
O Les élèves s’expriment chacun/chacune sur les bénéfices qu’ils
J ou elles ont pu tirer des diverses activités et portent une
E appréciation sur les démarches et stratégies utilisées.
C REINVESTIR SES ACQUIS DANS LA RESOLUTION DU
T PROBLEME D’ORDRE ENVIRONNEMENTAL ET
I SANITAIRE IDENTIFIE ET DANS D’AUTRES
O SITUATIONS DE VIE COURANTE.
N Activité 11 :
Les élèves sont invités à élaborer un dossier sur :
- les dysfonctionnements des appareils digestif,
respiratoire, circulatoire et excréteur fréquents dans la
localité (causes, traitements préventifs et/ou curatifs);
- les changements significatifs d’habitudes alimentaires en
relation avec le développement des maladies
nutritionnelles au Bénin et dans le monde.
A cette occasion les élèves s’exercent à :
 identifier les tâches afférentes au travail à accomplir ;
 répartir les tâches par équipe dans la recherche documentaire
et/ ou enquête et convenir des responsabilités à assumer ;
 définir les règles de fonctionnement ;
 proposer une gestion du temps.
L’enseignant (e), sur la base des problématiques formulées par
R les élèves :
E - anime une discussion sur l’organisation possible du travail à
T accomplir pour trouver des réponses ;
O - suggère aux élèves des pistes de recherche et des modes
U d’organisation en posant des questions comme :
R  quel contenu donné au travail ?
 quels titres donnés aux sous-thèmes du sujet d’étude ?
E  quelle démarche adoptée pour résoudre le(s) problème(s) ?
T  où trouver les informations nécessaires ?
 quelle stratégie utiliser pour collecter les informations ?
P  qui fait quoi et dans quel délai le faire ?
R  etc.
O
J La discussion de ces différents points conduit à une répartition
E des tâches par équipe.
C Activité 12
T
I Les élèves recherchent l’information au regard du sous thème
O attribué à son groupe.
N A cette occasion ils/elles s’exercent à :
 identifier les sources d’informations en lien avec le thème à
développer ;
 se référer à ces sources d’informations ;
 retenir les sources d’informations utiles ;
 sélectionner des informations pertinentes pour la réalisation
de la tâche.
L’enseignant (e) :
- rappelle ou fait rappeler à chaque équipe le thème/sous thème
du dossier à constituer ;
- fournit des indications sur les sources d’informations ;
- met à la disposition de chacun des groupes la fiche
méthodologique pour l’élaboration d’un dossier ;
- fournit des indications sur les échéances à respecter et la nature
des productions attendues.

Activité 13
R
E Les élèves organisent les informations sélectionnées pour
T rédiger un compte-rendu.
O A cette occasion les élèves s’exercent à :
U  classer les données recueillies ;
R
 distinguer les données essentielles des données
E accessoires ;
T  établir des liens entre les données essentielles ;
 faire une synthèse des données.
P La phase de recherche documentaire ayant été effectuée avec
R l’aide de l’enseignant (e), une séance d’une heure (de trois
O heures ) pourrait être consacrée à la rédaction, en classe, de la
J partie du rapport attribuée à chaque équipe, sous la supervision
E de l’enseignant (e). Il ou elle :
C  guide dans le traitement, la structuration et la
T présentation des données ;
I
O  aide à la formulation des acquis ;
N  encourage la présentation et la mise en commun des
productions des diverses équipes ;
 encourage la finalisation du rapport par sous-thème.
Enfin, l’enseignant(e) encourage la prise de note sous-thème par
sous-thèmes.
L’exploitation didactique des productions de toutes les équipes
conduit aux idées suivantes :
-Les dysfonctionnements de l’appareil circulatoire sont à
l’origine de nombreux décès précoces. Une hygiène de vie
adaptée peut aider à combattre des prédispositions de cette
nature : ne pas fumer, manger moins de graisses animales et
surtout réaliser quotidiennement un minimum d’exercices
physiques faisant travailler le cœur.
R -Les maladies cardiovasculaires sont dues à une accumulation
E de dépôts de graisses (cholestérol) sur les parois des artères qui
T vont se durcir progressivement et former des plaques : ce sont
O les plaques d’athérome. On parle alors d’athérosclérose. Elle ne
U provoque dans un premier temps aucun symptôme. Le
R rétrécissement des artères entraîne peu à peu un ralentissement
de la circulation sanguine et une moins bonne oxygénation des
E organes vitaux (cœur, cerveau). La formation d’un caillot peut
T interrompre brutalement la circulation sanguine (thrombose) et
provoquer un accident cardiovasculaire (angine de poitrine,
infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral [AVC],
P artérite des membres inférieurs).
R -La tension artérielle est la pression du sang sur les parois des
O artères. Sa valeur varie avec l’âge. Lorsqu’elle atteint une valeur
J élevée et de façon permanente, on parle d’hypertension
E artérielle. La sédentarisation et l’alimentation très riche en sels et
C en lipides favorisent l’hypertension. Lorsque la valeur est basse,
T on parle d’hypotension.
I -La varice : dilatation anormale des veines due à un mauvais
O retour du sang vers le cœur.
N -Les maladies des reins ou de l’appareil urinaire sont
nombreuses :
+les insuffisances rénales : en cas d’insuffisance rénale grave les
reins déficients peuvent être remplacés par un appareil appelé
« rein artificiel » qui fait l’épuration du sang par dialyse
(hémodialyse). Certains symptômes de mauvais fonctionnement
des reins sont mis en évidence par des analyses d’urine :
exemple l’albuminurie, la glycosurie, les calculs urinaires,
l’hématurie.
+cancer de la prostate, incontinence urinaire…
-Les maladies de l’appareil digestif sont souvent bénignes :
c’est le cas d’une gastro-entérite, d’une diarrhée, de constipation
ou de brûlures d’estomac (reflux gastro-œsophagien).
Néanmoins, ces problèmes peuvent être plus graves : hépatites,
R ulcère de l’estomac, cancer du foie… L’alcool perturbe de façon
E importante le fonctionnement du foie en provoquant une
T cirrhose.
O -Le dysfonctionnement de l’appareil respiratoire est surtout
U lié à certaines substances :
R +la fumée de cigarette contient de très nombreuses substances
nocives pour l’organisme et tout particulièrement pour l’appareil
E respiratoire, au niveau duquel ces substances peuvent engendrer
T des maladies graves comme le cancer.
+certaines substances rejetées dans l’air par les fumées de
P cuisine, des automobiles et des industries principalement sont
R également très nocives pour l’organisme. Il existe une relation
O entre la pollution de l’air et la fréquence de certaines maladies
J respiratoires.
E
C -Une alimentation insuffisante ou mal équilibrée nuit au bon
T fonctionnement des appareils. Pour établir une ration alimentaire
I équilibrée, il faut non seulement assurer une juste couverture des
O besoins énergétiques (équilibre quantitatif) mais aussi respecter
N certains rapports entre les différents éléments nutritifs afin
d’assurer l’équilibre qualitatif.
SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 2
LA COMMANDE NERVEUSE ET LES REACTIONS
COMPORTEMENTALES DE l’HOMME

1- ELEMENTS DE PLANIFICATION

1.1. Contenus de formation


1.1.1. Compétences
 Compétence transdisciplinaire n°4
Pratiquer de saines habitudes de vie sur les plans de la santé, de la sexualité et de
la sécurité
 Compétence disciplinaire n°1
Élaborer une explication à des faits et à des phénomènes naturels en mettant en
œuvre les modes de raisonnement propres aux Sciences de la Vie et de la Terre.
 Compétence disciplinaire n°2
Apprécier les apports des Sciences de la Vie et de la Terre à la compréhension
du monde et à l'amélioration des conditions de vie de l’humanité.
 Compétences transversales
n° 1 : Exploiter l'information disponible
n° 2 : Résoudre une situation problème
n° 5 : Gérer ses apprentissages
n° 6 : Travailler en coopération
n° 8 : Communiquer de façon précise et appropriée.
1.1.2. Connaissances notionnelles et techniques : voir le référentiel de
connaissances exigibles
1.2. Stratégies d'enseignement / apprentissage
Travail individuel, travail en groupe, travail collectif, recherche documentaire,
résolution de problème,
1.3. Durée 4 semaines
1.4- Critères d’évaluation
- Pertinence de l’explication au double plan de la démarche et du contenu.
- Cohérence interne de la production.
- Présentation correcte de la production.
1.5- Matériel : Supports documentaires suggérés (voir guide).
1.6- Documents de référence suggérés : biolexis
2 - INFORMATONS ET COMMENTAIRE
L’analyse des comportements est d’approche toujours difficile, tant chez
l’animal (difficulté d’expérimentation et d’interprétation) que chez l’homme où
leur complexité rend leur compréhension délicate et souvent discutés.
On limitera donc l’étude à quelques cas simples en gardant toujours présent à
l’esprit l’objet principal des apprentissages; à savoir la compréhension des
mécanismes, leur importance pour l’organisme et non la simple description
anatomique des éléments du système nerveux. Ici, l’investigation concernera
l’Homme. Une brève étude comparée d’un petit nombre de réactions à des
stimulations de l’environnement, telles que brûlure, piqûre, odeur d’un plat
appétissant, signal sonore ou lumineux…permettra d’y retrouver l’intervention
d’organes récepteurs, des voies et de centres nerveux, d’organes effecteurs. On
pourra s’interroger sur le caractère volontaire ou non de ces réactions en
mentionnant sans s’y attarder les centres nerveux responsables situés sur un
schéma d’ensemble de l’organisation du système nerveux. L’étude en travaux
pratiques du réflexe de retrait chez la grenouille reste une excellente activité
d’apprentissage pour découvrir, dans une démarche expérimentale, le
mécanisme général d’élaboration d’une réaction comportementale. On
s’intéressera ensuite à l’élaboration chez l’homme de la sensation tactile et
d’une réaction comportementale volontaire qui la précède afin d’approfondir un
peu plus la connaissance des mécanismes en jeu. C’est un exemple simple, qui
permet de mettre en jeu un centre sensoriel cérébral et de bien comprendre ce
qu’est un récepteur sensoriel, et comment se font la transmission puis
l’interprétation des messages nerveux. Les récepteurs tactiles et les fibres qui en
sont issues seront identifiés à l’aide de documents appropriés et permettront
d’introduire simplement les notions de neurone et de synapse pour expliquer le
cheminement du message nerveux entre la stimulation de l’organe récepteur et
la manifestation de la réponse au niveau de l’organe effecteur. Les phénomènes
seront de ce fait envisagés au niveau neuronique. Cependant la nature du
message, la structure détaillée des tissus nerveux ne sont pas au programme. De
même les seuls centres nerveux dont le rôle est à connaître globalement sont le
cerveau (siège de la volonté de la sensibilité consciente, de la motricité
volontaire et de l’intelligence) et la moelle épinière (centre de commande de
certaines réactions réflexes).
À propos de cette activité, on se familiarisera autant que possible, à partir de
documents réels, aux grands traits de l’organisation de l’encéphale.
Ce premier accès au fonctionnement du système nerveux sera l’occasion
d’aborder, d’un point de vue scientifique, les dangers de la toxicomanie (alcool,
tabac, et autres drogues) sur ce système en relation avec leurs implications (les
problèmes d’accoutumance et de dépendance) sur le plan du bien-être individuel
et de celui de la communauté. À partir des nombreux risques liés
à la consommation d’alcool, des tabac et autres drogues
sur le système nerveux, l’enseignant accompagnera les
apprenants à une prise de position ou changement de
comportement vis – vis de ces stupéfiants.

La transmission du message nerveux au niveau synaptique sera abordée dans sa


plus grande simplicité afin de permettre aux apprenants de mieux comprendre
les perturbations du système nerveux sous les effets des substances
psychotropes.

PROGRESSION SUGGEREE

Contenu Durée Matériel


Activité 1 Mise en situation Situation de départ
2 heures
&2
Documents relatifs à des
situations de vie courante
mettant en évidence des
réactions variées de
Collecte de données par l’organisme humain à
observation, exploitation de diverses stimulations.
documents pour élaborer Documents relatifs à
une explication à la l’organisation générale du
question Comment système nerveux.
expliquer la diversité des Documents relatifs aux
réactions 2 heures faits d’observation sur des
Activité 3
comportementales de x2 accidentés de
l’homme ? routes présentant une
lésion d’un centre nerveux.
Documents fournissant des
informations sur les
récepteurs situés dans les
organes de sens.
Grenouille pour la mise en
évidence des rôles des
centres nerveux.
Matériel de dissection.
Activité 4 Collecte de données par 2 heures x Grenouilles vivantes.
observation, 2 Solution d’acide acétique
expérimentation et de différentes
exploitation de documents concentrations.
pour élaborer une Trousse à dissection.
explication à la question Potence.
Comment s’élabore une Fiche technique de
réaction comportementale manipulation
involontaire ? Cas d’un
réflexe de retrait "
Collecte de données par Documents relatifs aux
exploitation de documents différents récepteurs, aux
pour élaborer une résultats de stimulations de
explication à la question la peau, et divers
Comment les documents relatifs au rôle
informations en du cerveau.
provenance de notre Documents fournissant des
environnement sont-elles informations sur la
traitées par le cerveau localisation de l’aire de
dans l’accomplissement Broca et l’aire de la
d’une réaction motricité volontaire
comportementale générale.
volontaire ? (Cas de la Documents fournissant des
saisie d’un objet repéré informations sur la
2heures
par le toucher) localisation des zones
Activité 5 +1
sensorielle du cerveau ;
heure
Documents sur l’imagerie
cérébrale.
Documents fournissant des
informations sommaires
sur la transmission
synaptique.
Documents
fournissant les
informations
relatives aux
conséquences de la
toxicomanie sur le
système nerveux
(cerveau surtout)
Structuration et intégration Acquis des activités
des acquis des activités précédentes
Activité 6 2 heures
précédentes pour élaborer
la réponse à la tâche
Hétéro évaluation proposée Situations de même
Activité 7 aux élèves / auto 2 heures famille, grille
évaluation. d’appréciation
Objectivation des savoirs
Activité 8 construire et de la 1 heure
démarche suivie
Réinvestissement des Divers documents relatifs
2 heures
Activités 9 apprentissages dans la aux problèmes de la
+1heur
et 10 résolution des problèmes de toxicomanie
e
toxicomanie
Les prévisions de temps de travail proposés dans la présente progression
suggérée sont à titre indicatif et ne tiennent pas compte des éventuels travaux
de maison à effectuer par les élèves.
DEROULEMENT

Situation possible de départ

Texte 1 Texte 2 : Défense de manger des


Toni marche pieds nus dans la cours de mangues !
récréation, puis, aïe ! Il a piétiné une « Des mangues aussi belles ! Très
punaise ! juteuses et très douces sans doute !
Pourtant le bruit courent que des
mangues sont infestées par un virus qui
tue. »
Voici ce que Toni ressassait.
Il reste passif un moment au pied du
manguier, puis saisie un bâton et fait
tomber quelques mangues qu’il mange à
pleine dents.
Il proposa à Fati qui passait par là, de
venir gouter à ces délices. Mais elle
refusa catégoriquement.
Texte inédit

Tâche : Élaborer une explication aux problématiques soulevées par les faits de la
situation de départ.

Procédure :
-Exprimer sa perception et ou ses interrogations sur les faits évoqués par
la situation de départ.
-Construire des réponses aux questions soulevées par la situation de
départ en utilisant l’observation, l’expérimentation ou l’exploitation de
documents.
-Structurer ses acquis en utilisant les concepts et le vocabulaire adéquats.
-Utiliser les connaissances construites pour apprécier les conséquences de
la toxicomanie sur les réactions comportementales des individus dans la
société.
5 CHEMINEMENT

EXPRIMER SA PERCEPTION
M Activité 1
I Les élèves échangent entre eux leurs représentations et
S interrogations sur les faits évoqués par la situation de
E départ. L'enseignant(e) présente et commente la situation de
départ puis lance l’activité relative au premier point de la
E procédure.
N Il ou elle les aide et les encourage à s’exprimer tout en étant
attentif ou attentive aux idées et opinions qui pourraient lui
S servir d’appui pour créer un conflit chez ses élèves.
I A cette occasion ils ou elles s’exercent à :
T -exprimer chacun et chacune sa perception des faits évoqués ;
U -établir des relations entre les faits évoqués et leurs acquis
A antérieurs ;
T -échanger sur leurs perceptions respectives
I
O CIRCONSCRIRE L’OBJET D’ETUDE
N Activité 2
Les élèves passent de leur représentation à la formulation de
questions opératoires sur la commande nerveuse et les
réactions comportementales de l’homme d’une
problématique.
A cette occasion les élèves s’exercent à confronter leur
représentation ;
A relever les éventuelles points de divergence ;
Formuler des questions de recherche issue de l’analyse
précédente.
L’exploitation didactique des productions d’élèves conduit à :
La hiérarchisation des questions qui découlent des
interrogations et questionnement des élèves ;
La formulation d’une problématique d’ordre scientifique ;
Par exemple :
« comment s’explique la diversité des réactions
comportementales chez l’homme ? »
« Comment s’élabore une réaction comportementale
involontaire ? Cas d’un réflexe de retrait »
« Comment les informations en provenance de notre
environnement sont-elles traitées par le cerveau dans
l’accomplissement d’une réaction comportementale
volontaire ? (Cas de la saisie d’un objet repéré par le toucher
ou la vue) »
La formulation d’une problématique d’ordre sanitaire relative
à la toxicomanie
COLLECTER DES DONNEES PAR OBSERVATION
EXPERIMENTATION ET RECHERCHE
DOCUMENTAIRE POUR ELABORER UNE
EXPLICATION A CHAQUE QUESTION DE LA
PROBLEMATIQUE D’ORDRE SCIENTIFIQUE

R
Activité 3
E
Les élèves exploitent des documents et des faits
A
d’observations pour élaborer une réponse à la question :
L
comment expliquer la diversité des réactions
I
comportementales chez l’homme ?
S
A cette occasion, ils ou elles s’exercent à :
A
 caractériser des stimuli à l’origine des réactions
T
comportementales :
I
- stimulus mécaniques ;
O
- stimulus électriques ;
N
- stimulus chimiques ;
- stimulus thermiques :
- stimulus externes ou internes à l’organisme
 identifier les récepteurs sensoriels dans les organes de
sens qui réagissent à des stimuli spécifiques :
-récepteurs de l’œil ;
-récepteurs auditifs (oreille interne);
-récepteurs de la peau (sensibles au chaud, au froid, à la
pression…);
R
-récepteurs de la langue (papilles gustatives)
E
-récepteurs olfactifs (papilles olfactives)
A
 identifier les éléments du système nerveux et leurs
L
rapports avec les 5 organes de sens (vue, toucher, goût,
I
odorat, ouïe);
S
 identifier les centres nerveux intervenant dans
A
l’accomplissement des réactions comportementales,
T
 relever des analogies et des différences entre :
I
- réaction réflexe et réaction volontaire ;
O
- réaction innée et réaction acquise ;
N
- réaction consciente et réaction inconsciente ;
 établir des relations de cause à effet entre stimulation et
réaction comportementale
 relever des chronologies
Succession des différents évènements intervenant dans la
réalisation d’une réaction comportementale (sensations
conscientes précédant réaction comportementale ou
sensations conscientes faisant suite à une réaction
comportementale)
L’exploitation didactique des différentes productions de
groupes conduit à la structuration des apprentissages. La
structuration des acquis pourrait prendre la forme d’un tableau
de synthèse dont la conception et la construction, avec la
participation des élèves, permettront l’appropriation d’un
vocabulaire opérationnel pour décrire et classer les réactions
comportementales et leurs stimulations:
Les stimuli qui nous parviennent du milieu extérieur sont
variés : lumière, chaleur ou froid, variation de pression,
substances de l’air ambiant, de l’alimentation, odeur, goût…
Il existe des récepteurs spécialisés qui appartiennent aux cinq
sens (vue, toucher, goût, odorat, ouïe) : on parle de récepteurs
sensoriels.
R Nous disposons de plusieurs sortes de récepteurs sensoriels :
E récepteurs de l’œil, récepteurs de l’oreille interne, récepteurs
A de la peau (sensible au chaud, au froid, à la pression, à la
L douleur de la peau); récepteurs du goût ; récepteur de l’odorat.
I Les organes de sens ont tous la même organisation, ils sont
S constitués de cellules sensorielles spécialisées.
A Les réactions comportementales volontaires sont des gestes
T précis, réfléchis dont l’exécution dépend du cerveau. Les
I réactions comportementales involontaires sont commandées
O entre autres par la moelle épinière.
N Les réactions comportementales chez l’homme diffèrent par la
nature du stimulus, le type de récepteur, les caractéristiques
de la réaction et les types de centres nerveux qui les
commandent.
Activité 4
Les élèves collectent des données par observation, par
expérimentation et par exploitation de documents pour
élaborer une explication à la question : Comment s’élabore
une réaction comportementale involontaire ? Cas d’un
réflexe de retrait.
A cette occasion, ils ou elles s’exercent à :
* décrire
-le rôle de chaque organe intervenant dans l’accomplissement
de l’acte réflexe
-les conditions nécessaires à la naissance d'un influx nerveux
*relever des chronologies
chronologie des différents évènements intervenant dans
l’accomplissement d’un acte réflexe
*établir des relations structure-fonction :
structure d’un nerf mixte et conduction d’un influx sensitif et
d’un influx moteur
construire des notions :
- d’acte réflexe
- de voie efférente,
- de voie afférente,
- d’organe récepteur,
- d’organe effecteur.
R - d’arc reflexe
E *communiquer l’explication par l’entremise de phrases
A écrites, de schémas fonctionnels
L L’exploitation didactique des productions de groupe conduit
I aux idées suivantes :
S Le réflexe de retrait est une activité involontaire, automatique,
A prévisible suite à une excitation. Son accomplissement
T nécessite un certain nombre d’organes :
I -Un récepteur sensoriel, la peau qui reçoit l’excitation et où
O nait le message nerveux,
N -Un conducteur sensitif qui conduit le message nerveux
centripète (influx qui quitte le récepteur en direction du centre
nerveux)
-Un centre nerveux ; la moelle épinière qui reçoit le message
sensitif et le transforme en message nerveux moteur
-Un conducteur moteur qui conduit le message nerveux
centrifuge, du centre nerveux vers l’organe effecteur
-Un organe effecteur qui reçoit le message moteur et réagit
par une contraction
-Un arc réflexe qui est le cheminement (trajectoire) suivi par
les influx.
Activité 5
Les élèves collectent des données par observation et par
exploitation de documents pour élaborer une explication à la
question "Comment les informations en provenance de
notre environnement sont-elles traitées par le cerveau
dans l’accomplissement d’une réaction comportementale
volontaire ? (Cas de la saisie d’un objet repéré par le
toucher)
A cette occasion ils ou elles s’exercent à :
*décrire des caractéristiques:
-structure histologique du tissu nerveux
-conditions nécessaires pour que des sensations conscientes aient lieu
-cheminement suivi par les messages nerveux dans le cas de la
R sensibilité tactile.
E *identifier des propriétés :
A -propriété des aires de sensibilité sur le cortex cérébral
L -propriété des récepteurs cutanés
I *établir des relations structure-fonction :
S -structure du récepteur, perception du stimulus et naissance du message
nerveux ;
A -structure d’un neurone et conduction d’un message nerveux ;
T -structure d’une synapse et transmission d’un message nerveux à l’aide
I d’un messager chimique ;
O *établir la relation de cause à effet entre la libération du messager
N chimique par la terminaison du neurone présynaptique et la naissance de
l’influx nerveux au niveau du neurone postsynaptique.
*établir des chronologies :
-chronologie des différents faits intervenant dans la réalisation de la
sensation tactile et la saisie d’un objet.
* établir le lien entre toxicomanie, dépendance
physique et psychique, tolérance vis-à-vis des
drogues
*communiquer des explications, des définitions par l’entremise de
phrases, de codes, de symboles appropriés

L’exploitation didactique des productions de groupes conduit


aux idées suivantes :
R -un neurone est une cellule nerveuse qui élabore et conduit les
E messages nerveux. C’est l’unité fonctionnelle du tissu
A nerveux.
L -les neurones entrent en contact entre eux ou avec les
I effecteurs par l’extrémité des fibres nerveuses : ces zones de
S contact constituent les synapses. La transmission du message
A nerveux au niveau de cette synapse se fait toujours du neurone
T présynaptique vers le neurone postsynaptique par
I l’intermédiaire d’un messager chimique.
O Une chaîne neuronique est constituée par une succession de
N neurones séparés par des synapses
-les récepteurs tactiles localisés dans la peau sont sensibles à
des variations de pression. L’influx nerveux y naît dès qu’il y
a une pression d’intensité suffisante.
Chaque organe de sens est un ensemble de récepteurs qui,
stimulé par un excitant spécifique, donnent naissance à des
influx nerveux qui parviennent au cerveau dans une zone bien
définie correspondant à l’organe source d’informations.
Chaque partie du corps a sa représentation sur le cortex
cérébral. Cette organisation permet au cerveau de localiser
avec précision une stimulation cutanée.
-Les .messages issus d’une région du corps arrivent dans une
zone bien délimitée du cerveau : il s’agit de l’aire motrice
-Dans le cas de la sensation tactile, les messages nerveux
passent par la moelle épinière et sont acheminés vers le cortex
cérébral où ils sont transformés en sensations conscientes.
Certains neurones de la partie superficielle des hémisphères
cérébraux reçoivent finalement les messages tactiles. Ils y
constituent le centre nerveux du toucher qui appartient à l’aire
de la sensibilité générale. C’est là que naissent les sensations
tactiles.

Du récepteur tactile à l’effecteur, on a :


- la stimulation d’un récepteur tactile donne naissance à un
influx nerveux qui est transmis au cerveau ;
- dans le cerveau, le message arrive à l’aire tactile. Il en
résulte une sensation tactile suivie d’une perception tactile
(l’objet touché est identifié).
- le message est traité et envoyé vers l’aire de motricité
générale où se fait le choix de l’action.
- ce message nerveux moteur est enfin envoyé par la
moelle épinière et les nerfs de la main vers les muscles
qui permettront de saisir l’objet.
-

- La consommation fréquente et exagérée des


produits comme l’alcool et le tabac, nuit
dangereusement à l’hygiène de vie et au cerveau.
En état d’ivresse, le fonctionnement du système
R nerveux est très perturbé : troubles des réflexes, de
E l’équilibration, de la vision, du jugement, de la
A vigilance, etc. Des lésions du système nerveux
pouvant conduire à la démence.
L
I Pour une bonne hygiène du système nerveux,
S l’enseignant engage une discussion avec les
A apprenants et les accompagne à :
- analyser les conséquences de la toxicomanie sur le
T système nerveux (cerveau) pour prendre des
I décisions en matière d’hygiène de vie ;
O - traduire les décisions en un message de
Communication pour un Changement de
N
Comportement : observance des règles d’hygiène de
vie à travers la résistance à la consommation des
stupéfiants… .
- développer un projet de sensibilisation en direction
de leurs pairs (confection et apposition des affiches,
jeux de rôle…).

Activité 6: Structuration et intégration des acquis

L’enseignante ou l’enseignant invite les élèves à faire un


retour sur les activités menées en faisant rappeler :
La problématique en étude ;
Les questions étudiées et les réponses ou notions construites.
Il ou elle aide les élèves à dégager l’essentiel de l’accessoire
pour formuler la réponse à la tâche.

A cette occasion ils ou elles s’exercent à


Se remettre en mémoire les questions de la problématique
rappeler les connaissances notionnelles construites au cours
des activités précédentes ;
-sélectionner des connaissances notionnelles pertinentes au
regard de la tâche ;
- effectuer la synthèse des informations sélectionnées en
distinguant l’essentiel de l’accessoire pour parvenir à la
formulation suivante par exemple :
Les réactions aux stimuli agissant sur les récepteurs sont de
deux types :
Les réactions involontaires qui ne font pas intervenir les
hémisphères cérébraux dans la commande de l’organe
effecteur ; elles se font spontanément, automatiquement,
souvent même sans qu’on en ait pas conscience.
Les réactions volontaires impliquant la perception consciente
du stimulus et l’ordre donné aux organes effecteurs par un
centre situé dans les hémisphères cérébraux. Le cortex
cérébral contient des centres nerveux dans lesquels naissent
les sensations correspondant aux stimuli perçus par nos divers
récepteurs. Le cortex cérébral contient aussi les centres de
commande des mouvements que nous effectuons
volontairement. Les aires de la sensibilité et celle de la
motricité sont en relation par certains neurones.

R Activité 7 : Évaluation formative


E
A L’enseignante ou l’enseignant propose des exercices variés
L sur les notions construites en vue d’aider les élèves à vérifier
I et/ou à consolider les nouvelles connaissances construites
S sur :
A -les caractéristiques des réactions comportementales ;
-les organes intervenant dans les réactions comportementales ;
-le système nerveux et ses éléments constitutifs ;
-les mécanismes mis en jeu dans l’élaboration des
comportements (saisie d’un objet repéré par la vue par
exemple).
Ces exercices prennent l’une et ou l’autre des formes ci-
après :
texte lacunaire ;
T
-exercice d’association ;
I
-construction de paragraphe ;
O
-traitement de données ;
N
-construction de tableau ;
-questions à choix multiples ;
-construction d’exposé structuré sur une question ouverte.
L’enseignante ou l’enseignant recense les besoins et attentes
exprimés, en vue de leur intégration aux activités
complémentaires de remédiation, de consolidation et
d’enrichissement à proposer après la phase évaluative.

OBJECTIVER LES SAVOIRS CONSTRUITS ET


LESDEMARCHES UTILISEES
R Activité 8:
E Les élèves s’expriment chacun ou chacune sur les bénéfices
T qu’ils ou qu’elles ont pu tirer des diverses activités et portent
O une appréciation sur les démarches et stratégies utilisées.
U
R A cette occasion ils ou elles s’exercent à :

-se remettre en mémoire la problématique ;


- examiner le cheminement suivi au regard de cette
problématique ;
- exprimer ce qu’elle ou il a retenu par rapport à chacune des
questions de la recherche retenue au départ.
L’enseignant recense les besoins et attentes exprimées , en
vue de leur intégration aux activités complémentaires de
consolidation et d’enrichissement à proposer après la phase
E évaluative .
T

REINVESTIR SES ACQUIS DANS LA RESOLUTION


DU PROBLEME D’ORDRE ENVIRONNEMENTAL OU
SOCIO- SANITAIRE IDENTIFIE : LA TOXICOMANIE
PAR EXEMPLE
P Activités 9 et 10:
R L’enseignant(e) propose aux élèves de travailler à
O l’élaboration d’un dossier documentaire sur le thème «de la
J toxicomanie »
E
C A cette occasion les élèves s’exercent à :
T - exprimer et échanger leur perception de la problématique
I relative à la toxicomanie
O - choisir de travailler sur la question en mettant en œuvre une
N démarche de développement de projet
- analyser les composantes afférentes au travail à accomplir
- planifier une démarche de mise en œuvre
- exécuter les tâches attribuées à chaque équipe en tenant
compte des composantes retenues
- présenter et à mettre en commun les productions des
différentes équipes
- analyser les conséquences de la toxicomanie sur la
santé pour prendre des décisions en matière
d’hygiène de vie ;
- traduire les décisions en un message de
Communication pour un Changement de
Comportement : observance des règles d’hygiène de
vie à travers la résistance à la consommation de
stupéfiants ;
- développer un projet de sensibilisation en direction de
leurs pairs (confection et apposition des affiches, jeux
de rôle…).
L’enseignant amène les apprenants à construire les
notions essentielles suivantes :
- la qualité de la santé reproductive dépend de l’hygiène
de vie que mène l’individu ;
- la consommation fréquente et exagérée de quelques
produits comme les drogues, l’alcool et le tabac nuit
dangereusement à l’hygiène de vie et handicape la
santé sexuelle et reproductive ;
- la consommation de drogues peut faire perdre le
contrôle de soi et conduire aux actes de violences
basées sur le genre.

L’enseignante ou l’enseignant peut suggérer aux élèves des


directions possibles de travail telles que :
-la clarification des notions de toxicomanie, d’accoutumance
et de dépendance
-la recherche des conséquences de la toxicomanie sur la
commande nerveuse et les réactions comportementales
L’analyse du contexte béninois pour en dégager des facteurs
favorisant la toxicomanie
La recherche de disposition à prendre pour prévenir un tel
danger social
Le cas du surmenage, des accidents et des précautions à
prendre.

SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 3
REPRODUCTION HUMAINE

1- ELEMENTS DE PLANIFICATION

1.1. Contenus de formation


1.1.1. Compétences
 Compétence transdisciplinaire n°4
Pratiquer de saines habitudes de vie sur les plans de la santé, de la sexualité et
de la sécurité
 Compétence disciplinaire n°1
Élaborer une explication à des faits et à des phénomènes naturels en mettant en
œuvre les modes de raisonnement propres aux Sciences de la Vie et de la Terre.
 Compétence disciplinaire n°2
Apprécier les apports des Sciences de la Vie et de la Terre à la compréhension
du monde et à l'amélioration des conditions de vie de l’humanité.
 Compétences transversales
n° 1 : Exploiter l'information disponible
n° 2 : Résoudre une situation problème
n° 5 : Gérer ses apprentissages
n° 6 : Travailler en coopération
n° 8 : Communiquer de façon précise et appropriée.

1.1.2. Connaissances notionnelles et techniques : voir le référentiel de


connaissances exigibles

1.2. Stratégies d'enseignement / apprentissage


Travail individuel, travail en groupe, travail collectif, recherche documentaire,
résolution de problème,

1.3. Durée : 4 semaines


1.4- Critères d’évaluation
- Pertinence de l’explication au double plan de la démarche et du contenu.
- Cohérence interne de la production.
- Présentation correcte de la production.
1.5- Matériel : Supports documentaires suggérés (voir guide).
1.6 Documents de référence suggérés : biolexis 1
2 ▪ INFORMATIONS ET COMMENTAIRES :
Les apprentissages à effectuer dans ce cadre permettront à l’adolescent(e) qu’est
l’élève de 3ème de construire des réponses scientifiques aux nombreuses
questions qu’il/elle se pose sur son propre corps, et sur la transmission de la vie
en continuité avec ses acquis antérieurs sur l’éducation sexuelle.
Les études qu’on lui proposera dans ce cadre viseront les aspects fonctionnels
dans leur orientation générale et conduite selon une dynamique basée sur la
résolution de problèmes en vue d’un changement de comportement. Dans cette
perspective, la description anatomique des organes génitaux sera simplifiée
autant que possible et placée dans le contexte d’une démarche de recherche de
solution à une question que l’on se pose. Le niveau cellulaire ne sera envisagé
qu’à propos des gamètes dont la production sera seulement évoquée sans entrer
dans quelque détail que ce soit relatif à la spermatogenèse ou à l’ovogenèse.
L’étude des cycles sexuels féminins mettra en évidence le synchronisme
fonctionnel des organes génitaux et conduira au problème de sa commande. La
notion d’hormone jusque-là inconnue sera établie avec simplicité en se limitant
aux œstrogènes (que l’on regroupera sous l’appellation « folliculine ») et à la
progestérone. L’existence d’une commande plus centralisée sera mentionnée
sans détails sur les messagers. Il n’est pas question d’aborder la notion de
feedback.
Les études en lien avec l’éducation sexuelle seront orientées vers les problèmes
de santé, de sexualité et de sécurité liés à la reproduction. L’enseignant(e)
n’oubliera pas la grande responsabilité des parents (lui-même parent) et les
conseils à prodiguer aux jeunes apprenants pour leur éviter des comportements
pouvant à la longue les conduire au divorce social.
Les infections sexuellement transmissibles dont le VIH/SIDA doivent être
abordées ici. Dans un cas comme dans l’autre, elles ne feront pas l’objet de
longues monographies indépendantes. Une revue succincte de leurs symptômes
et de leurs agents pathogènes orientera l’étude sur le mode de transmission, la
contagiosité, les conséquences à long terme de leur chronicité. Le problème de
l’intégration sociale des personnes vivant avec le VIH et de celles atteintes du
SIDA sera discuté. Les connaissances ainsi construites permettront aux jeunes
de prendre conscience du rôle primordial de la responsabilité individuelle et
collective vis-à-vis des problèmes de sexualité, de procréation et de santé
reproductive en relation avec la dynamique de la population et le
développement durable.
3- PROGRESSION SUGGEREE

Contenu Duré Matériel


e
- Situation de départ
Activité Mise en situation 02 -Consignes et questions
s 1 et 2 heure d’exploitation de la situation
s de départ
-Dictionnaire
Collecte de données
par observation, 01
Activité exploitation de heure -Divers documents relatifs aux
3 documents pour transformations pubertaires
élaborer une chez le garçon et chez la fille.
réponse à la - Vécu des apprenants.
question : "quelles
sont les
modifications
pubertaires chez le
garçon et chez la
fille
Collecte de données Planches didactiques des
Activité par exploitation de 08 appareils reproducteurs…
4 résultats heure - Petits mammifères.
expérimentaux, de s - Fiches techniques –
documents pour instruments de dissection.
construire une - Document sur la coupe
réponse à la schématique de l’ovaire de
question : mammifères.
« Comment - Document sur la coupe
l’activité génitale schématique du testicule.
chez l’adolescent - Divers documents relatifs
(e) se traduit-elle au fonctionnement cyclique
dans le de l’ovaire, au cycle utérin,
fonctionnement des au cycle hormonal et à
organes génitaux ? d’autres aspects.
»
Activité » Structuration des 01
5 acquis heure
Collecte de données
par exploitation de Divers documents fournissant
résultats des informations sur les
Activité expérimentaux, de gamètes, leur rapprochement,
6 documents pour 4 la fécondation, le
construire une heure développement embryonnaire
réponse à la s et fœtal Divers documents
question : fournissant des informations
« comment l’œuf se sur la lactation, les hormones
forme et se et la composition du lait
transforme-t-il en maternel.
fœtus ? ».
Activité Structuration et 01
7 intégration des heure
acquis
Hétéro évaluation 01 -Support d’évaluation et grille
Activité proposée aux heure de correction.
8 élèves -Clé de correction et barème.
Objectivation des
Activité savoirs construits et
9 de la démarche 01
suivie heure
Activité Réinvestissement 02 -Divers documents relatifs aux
s 10 et des apprentissages heure méthodes contraceptives et à
11 s x2 la procréation médicalement
assistée.
-Supports documentaires
relatifs à la stigmatisation et à
la discrimination des
personnes vivant avec le
VIH/SIDA.
-Supports documentaires
relatifs aux mutilations
génitales féminines et ses
conséquences à court, moyen
et long terme.
-Supports documentaires
relatifs aux règles d’hygiène
des organes génitaux à la
puberté.

*Les prévisions de temps de travail proposées dans la présente


progression suggérée sont à titre indicatif et ne tiennent pas compte des
éventuels travaux de maison à effectuer par les élèves individuellement
ou équipe

Horaires hebdomadaires : 2 heures de TP cours par ½ classe


01heure pour toute la classe.
4 – DEROULEMENT
Situation possible de départ

Texte 1 Texte 2
Ces temps-ci, j’ai périodiquement envie Elise, une jeune fille de 16 ans
d’être embrassée par un homme. Qu’il me et en classe de quatrième, va
prenne dans ses bras, me caresse comme voir Ginette âgée de 18 ans qui,
ce que j’ai lu dans ce roman, et tienne elle, est en classe de seconde.
pour la première fois, des rapports Très inquiète, Elise demande à
sexuels avec moi. Ginette « Est-ce possible que je
Cette envie a été tellement forte le mois tombe enceinte … pour la toute
dernier que je n’ai pas pu résister. Je suis première fois ? ».
allée chez Luc, un camarade de classe qui Etonnée, Ginette dit
habite le même quartier que moi.Il a une « Comment ? as-tu eu des
chambre à lui et ses parents ne sont rapports sexuels ?
souvent pas à la maison. Heureusement -Eh non … oui … une seule fois
ou malheureusement, il était sorti. Je l’ai … c’est que j’ai été
attendu en vain, il n’est pas revenu. « déviergée hier ! »
A mon retour à la maison, ma mère était -Et tes dernières règles, quand
assise devant son étalage. M’ayant les as-tu eues ?
aperçue, elle m’a appelée. Avec un ton -Le 27 mai passé.
calme elle m’a alors dit. « Ma fille, depuis Ginette reste pensive un
que j’ai vu apparaitre chez toi les signes moment et s’exclame : « qu’as-
de puberté, tes sorties ont commencé par tu fait là ? Aujourd’hui c’est le
m’inquiéter. Quand nous aurons le temps, 10 juin ! »
nous en discuterons car, j’ai peur que tu Texte inédit
tombes dans les bras du premier venu qui
te mettra en état de grossesse ou te
transmettra des maladies, y compris le
SIDA. »
‘’Oh, que les grandes personnes savent
lire les pensées des enfants’’, me dis-je !
Je l’ai écoutée sans mot dire et je suis
rentrée me coucher dans mon lit où je me
suis endormie avec le sentiment qu’elle a
découvert mon secret. A mon réveil, cette
maudite envie avait passé.
Voilà qu’aujourd’hui, après un mois jour
pour jour, la même envie me prend avec
un peu plus de force. En attendant les
conseils que ma maman va me donner,
j’essayerai de m’abstenir tout en priant
Dieu de m’aider à mieux résister.
Extrait du journal intime de Hass,
jeune fille de 15 ans en classe de
3ème
Texte inédit

Tâche
Élaborer une explication aux problématiques soulevées par les faits de la
situation problème.

Procédure

 Exprimer sa perception et/ou ses interrogations sur les faits évoqués


par la situation de départ.

 Construire des réponses aux questions soulevées par la situation de


départ en utilisant l’observation, l’expérimentation ou l’exploitation
des documents.

 Structurer ses acquis en utilisant les concepts et le vocabulaire


adéquats.

 Utiliser les connaissances construites pour porter une appréciation


sur les méthodes contraceptives et la lutte contre les IST et le SIDA.

5- CHEMINEMENT
MISE EN EXPRIMER SA PERCEPTION
SITUATIO
N Activité 1 :
Les élèves échangent entre eux leurs représentations et
interrogations sur les faits évoqués par la situation de
départ.

A cette occasion ils ou elles s'exercent à :


- exprimer chacun et chacune sa perception des faits évoqués ;
- établir des relations entre les faits évoqués et leurs acquis
antérieurs ;
- échanger sur leurs perceptions respectives.
L'enseignante ou l'enseignant les aide et les encourage à
s'exprimer tout en étant attentif ou attentive aux idées et opinions
qui pourraient lui servir d’appui pour créer un conflit cognitif chez
ses élèves.
CIRCONSCRIRE L'OBJET D'ETUDE
Activité 2
Les élèves passent de leurs représentations à la
formulation d'une problématique.
A cette occasion, les élèves s’exercent à :
- confronter leurs représentations ;
- relever les éventuels points de divergence ;
- formuler des questions de recherche issues de l'analyse
précédente.
L'exploitation didactique des productions des élèves conduit à :
 la hiérarchisation des questions objet de recherche ;
 la formulation d'une problématique sur la reproduction
humaine ;
 la formulation d’une problématique d’ordre environnemental
relative à la santé de la reproduction :
Par exemple
 quelles sont les modifications pubertaires chez le garçon et
chez la fille ?
 Comment fonctionnent les appareils reproducteurs mâle et
femelle ?
 Comment l’œuf se forme et se transforme-t-il en fœtus ?
L’enseignant / enseignante fait noter les questions retenues par la
classe dans les cahiers
COLLECTER DES DONNÉES PAR OBSERVATION
R EXPÉRIMENTATION ET RECHERCHE DOCUMENTAIRE POUR
E ÉLABORER UNE EXPLICATION À CHAQUE QUESTION DE LA
A PROBLÉMATIQUE D’ORDRE SCIENTIFIQUE
L
Activité 3
I
S Les élèves collectent des données par observation et
A recherche documentaire pour élaborer une explication à la
T question : «quelles sont les modifications pubertaires chez
I le garçon et chez la fille ? »
O A cette occasion, ils ou elles s’exercent à :
N - relever des modifications liées à la puberté chez le garçon et la
fille :
*modifications morphologiques entre l’enfance et
l’adolescence, entre l’adolescence et l’âge adulte ;
*modifications physiologiques ;
*modifications psychologiques et comportementales ;
- relever des ressemblances et des dissemblances entre :
*les évènements marquant le début de la puberté chez la fille
et chez le garçon ;
*les étapes fondamentales de la puberté chez l’un et chez
l’autre ;
* l’âge moyen de la puberté ;
- relever des chronologies :
chronologies des évènements caractéristiques de la puberté
-établir des relations de cause à effet entre :
*modifications physiologiques et modifications
morphologiques ;
*modifications physiologiques et modifications psychologiques
et comportementales ;
- communiquer les modifications survenues à la puberté par
l’entremise de phrases écrites.
L’exploitation didactique des productions individuelles puis de
groupes conduit aux idées suivantes :
- la puberté consiste en un ensemble de transformations
concernant la morphologie et la physiologie mais aussi la
psychologie et le comportement de l’individu ;
- les transformations morphologiques accroissent les différences
existant dès la naissance entre les filles et les garçons ; ces
différences, appelées caractères sexuels primaires, ne portent
que sur les organes génitaux ;
*la croissance des organes génitaux s’accompagne de
transformations générales de l’organisme et les caractéristiques
des adultes se mettent en place ;
*l’apparition d’une pilosité pubienne puis axillaire chez les
deux sexes ;
*le développement des seins, élargissement du bassin et
affinement de la taille chez la fille ;
*l’augmentation du volume de la verge et des testicules,
élargissement des épaules, augmentation de la masse
musculaire, mue de la voix et apparition de la barbe chez le
garçon.
Ces caractères, qui, en dehors des différences concernant les
organes génitaux, distinguent les femmes des hommes sont
appelés caractères sexuels secondaires.
Ces modifications morphologiques sont des conséquences de
transformations physiologiques.
Les organes génitaux deviennent fonctionnels, les premières
règles apparaissent chez la jeune fille ; les premières éjaculations,
chez le jeune homme.
- des modifications psychologiques et comportementales ;
la personnalité s’affirme, le besoin d’indépendance commence
L’enseignant ou l’enseignante, après avoir fait noter les idées ci-
dessus rappelle que règles et éjaculations marquent l’existence,
chez les individus pubères des corrélations entre organes. Ces
corrélations aboutissent, chez l’homme, à une activité génitale
continue et, chez la femme, à une activité génitale cyclique.
Une discussion collective sur cette éventuelle corrélation conduit à
la formulation des questions suivantes :
-comment l’activité génitale se traduit-elle dans le
fonctionnement, ou comment fonctionnent les organes
génitaux ?
-comment sont-ils constitués ?
Activité 4
Les élèves exploitent des documents, des faits
d’observations pour construire une réponse à la question :
« comment l’activité génitale chez l’adolescent(e) se
traduit-elle dans le fonctionnement des organes
génitaux ? »

A cette occasion ils/elles s’exercent à :


- relever des analogies et des différences sur :
* le plan d’organisation des appareils mâle et femelle ;
*la position des organes génitaux mâle et femelle ;
*le rôle des glandes annexes ;
*l’organisation des gonades mâle et femelle ;
*la nature et le rôle des produits fabriqués par ces gonades ;
*le fonctionnement de la gonade mâle et de la gonade
femelle.
- relever des chronologies
*chronologie des évènements caractéristiques du cycle ovarien ;
* chronologie des évènements caractéristiques du cycle
utérin.
- établir des relations structure-fonction entre :
*tubes séminifères et formation des spermatozoïdes ;
*cellules interstitielles et sécrétion de testostérone
*glandes annexes et sécrétion du liquide séminal
*cellules folliculaires et formation de l’ovule
*cellules folliculaires et sécrétion des hormones ovariennes
*muqueuse utérine et émission des règles
- établir des relations de cause à effet entre :
*l’action des hormones ovariennes et les modifications de la
muqueuse utérine ;
*le système nerveux et l’activité ovarienne ;
*les sécrétions ovariennes et les modifications
morphologiques ;
*les sécrétions ovariennes et le métabolisme (température
basale)
*les sécrétions testiculaires et le système nerveux ;
*les sécrétions testiculaires et les modifications
morphologiques ;
*les hormones ovariennes et le fonctionnement de l’utérus.
- communiquer des explications, des réponses par l’entremise
de phrases, de codes, de symboles et de vocabulaire appropriés
L’exploitation didactique des productions individuelles puis de
groupes conduit aux idées suivantes :
- les spermatozoïdes se forment au niveau des tubes
séminifères des testicules ;
- les spermatozoïdes sont produits chez l’homme de
façon continue et en grand nombre dès la puberté ;
- le testicule est formé de deux parties :
*les tubes séminifères qui produisent de façon continue des
spermatozoïdes ;
*un tissu situé entre les tubes qui fabrique des substances
chimiques déversées dans le sang : les hormones mâles ou
testostérones.
- au niveau de l’ovaire se trouvent des follicules à différents
stades de leur évolution ;
- l’ovaire libère un ovule par cycle d’environ 28 jours(c’est la
ponte ovulaire ou ovulation) ; il fabrique des hormones
appelées œstrogènes et progestérone ;
- les œstrogènes sont fabriqués par les cellules folliculaires qui
entourent l’ovule pendant la première moitié du cycle ( on
parle de phase folliculaire ou phase pré-ovulatoire) ;
- après l’ovulation, le corps jaune se forme, se développe et
fabrique de la progestérone
- au niveau de l’ovaire les activités se déroulent en deux phases
séparées par l’ovulation :
*la phase avant l’ovulation caractérisée par la maturation d’un ou
de plusieurs follicules ;
*la phase après l’ovulation caractérisée par la formation, le
fonctionnement et la régression du corps jaune (en cas d’absence
de grossesse)
- l’ovaire fonctionne de façon cyclique depuis la puberté jusqu’à
la ménopause ;
-le cycle utérin dépend du cycle ovarien ( l’ovaire par
l’intermédiaire de ses hormones agit sur la paroi de l’utérus qui
devient épaisse, riche en glandes et en vaisseaux sanguins. Ainsi
se forme la dentelle utérine) ;
- en cas d’absence de fécondation, la production de progestérone
cesse et la dentelle est détruite. Les débris de la muqueuse et le
sang rejetés constituent les règles ;
-les hormones sont responsables des variations de la
température rectale chez la femme et des variations du volume
des glandes mammaires ;
-le système nerveux est le moteur du fonctionnement des
glandes génitales en sécrétant lui aussi des hormones qui agissent
sur elles.
Activité 5
Structuration et d’intégration des acquis
Les élèves structurent les connaissances notionnelles des activités
précédentes pour élaborer une explication au fonctionnement des
appareils génitaux.
A cette occasion les élèves s’exercent à :
- rappeler les questions de recherche étudiées ;
- rappeler les connaissances notionnelles construites ;
- sélectionner des connaissances notionnelles pertinentes au
regard de la tâche de structuration à effectuer ;
- effectuer la synthèse des informations sélectionnées en
distinguant l’essentiel de l’accessoire.
L’exploitation didactique des productions des élèves conduit à :
-dans les deux sexes, le développement et le fonctionnement
sexuels débutent à la puberté quand les glandes génitales
deviennent mûres et commencent à produire les hormones
sexuelles mâle ou femelle ;
-chez l’homme le fonctionnement génital et la production
d’hormones sont continus ;
-chez la femme ils sont cycliques et cessent à la ménopause.
L’enseignante ou l’enseignant introduit une discussion autour de
la question suivante « que deviennent les gamètes ou cellules
sexuelles produits par les glandes génitales ? ».
Activité 6
Les élèves exploitent des documents pour élaborer une
explication à la question suivante « comment l’œuf se
forme et se transforme-t-il en fœtus ou quel est le devenir
des cellules sexuelles ? »
A cette occasion ils/elles s’exercent à :
- relever des analogies et des dissemblances entre :
*gamètes mâles et gamètes femelles du point de vue
morphologie et mobilité ;
*embryon et fœtus ;
*durée de vie du spermatozoïde et celle de l’ovule ;
- décrire des propriétés ou caractéristiques :
*caractéristiques relatives à la mobilité du spermatozoïde ;
*caractéristiques d’une surface d’échange relative au
placenta
- établir des relations propriétés / fonction entre :
*mobilité du gamète mâle et leur déplacement dans les
voies génitales de la femme : placenta et échanges fœto -
maternels
- établir des relations de cause à effet entre :
*grossesse et taux des hormones ovariennes dans le sang ;
*lactation et rôle des hormones cérébrales ou nerveuses ;
*lactation et tétées ;
*accouchement et taux des hormones ovariennes dans le
sang ;
- communiquer des explications ou réponses par l’entremise
de phrases écrites, de symboles, de schémas et de
vocabulaires appropriés.
L’exploitation didactique des productions des élèves conduit à
l’idée que :
- le spermatozoïde a une mobilité propre alors que l’ovule est
véhiculé par les contractions de trompes ;
- le spermatozoïde comprend 3 parties (tête, pièce intermédiaire,
flagelle) il est pauvre en substances de réserve alors que
l’ovule arrondi en est riche ;
- les spermatozoïdes se déplacent dans les voies génitales
femelles pour rejoindre l’ovule au niveau de 1/3 supérieur de
l’oviducte ;
- les 2 cellules se rencontrent, fusionnent pour donner une
cellule-œuf, point de départ d’un nouvel individu : c’est la
fécondation ;
- la cellule-œuf migre pour s’implanter dans la muqueuse utérine
entre le 7e et le 10e jour : c’est la nidation ;
- l’œuf devenu embryon se développe pour devenir un fœtus au
bout de trois mois ;
- dans l’intervalle de 3 mois, il y a la mise en place des annexes
embryonnaires dont principalement le placenta ;
- cet organe assure les échanges respiratoires et nutritionnels
entre l’embryon ou le fœtus et l’organisme maternel. Il assure
la protection …
- l’accouchement est sous le contrôle des hormones (œstrogènes
et progestérone) dont le taux varie pour faciliter les
contractions utérines ;
- la lactation est sous le contrôle des hormones cérébrales,
lesquelles hormones sont influencées par les tétées ;
- le lait maternel à contrario contient tous les éléments nutritifs
pour un développement de l’enfant jusqu’à un certain âge ;
- l’accouchement est sous le contrôle des hormones ovariennes
dont le taux varie pour faciliter les contractions utérines ;
- la lactation est sous le contrôle des hormones nerveuses,
lesquelles hormones sont influencées par les tétées ;
- le lait maternel contient tous les éléments nutritifs pour un bon
développement de l’enfant jusqu’à un certain âge et s’adapte
à ses besoins.

Activité 7
Les élèves structurent les connaissances notionnelles des
activités précédentes pour élaborer une explication à la
reproduction humaine.
A cette occasion les élèves s’exercent à :
 récapituler/rappeler les connaissances notionnelles
construites au cours des activités précédentes ;
 sélectionner des connaissances notionnelles pertinentes au
regard de la tâche de structuration à effectuer ;
 faire la synthèse des informations sélectionnées en
distinguant l'essentiel de l'accessoire.
L'enseignant (e) invite les élèves à procéder à un retour sur les
activités menées en faisant rappeler les notions construites.
Il/elle aide les élèves à dégager l’essentiel de l’accessoire pour
parvenir à la formulation de l’exploitation demandée par la tâche.

Activité 8
Les élèves démontrent leur niveau de maîtrise des connaissances
et habiletés en s’appuyant sur les situations d’hétéroévaluation
àeux proposées par l’enseignant ou l’enseignante.
Ils ou elles exécutent, selon le cas, des tâches complémentaires
de consolidation ou d’enrichissement proposées à la suite de
l’évaluation par l’enseignant(e).

L’enseignant (e) :
 propose aux élèves des situations d’évaluations des
apprentissages centrés explicitement, soit sur les habiletés,
soit en partie sur les connaissances et les techniques ;
 propose à chaque élève, selon sa situation, des tâches de
consolidation ou d’enrichissement ;
 fournit à chacun l’aide et l’assistance nécessaires en
fonction de la tâche à exécuter.

OBJECTIVER LES SAVOIRS CONSTRUITS ET LES DEMARCHES


R UTILISEES
E
T Activité 9
O
U Les élèves s’expriment chacun/chacune sur les bénéfices
R qu’ils/elles ont pu tirer des diverses activités et portent une
appréciation sur les démarches et stratégies utilisées.
L’enseignant ou l’enseignante les aide à :
E
T  se remettre en mémoire la problématique de départ ;
 examiner le cheminement suivi au regard de cette
problématique ;
P
 exprimer ce qu’il ou elle a retenu par rapport à chacune des
R
questions de la problématique initiale ;
O
J  exprimer ses besoins complémentaires d’aide et/ou ses
E nouvelles attentes.
C L’enseignant ou l’enseignante recense les besoins et attentes
T exprimés, en vue de leur intégration aux activités
I complémentaires de consolidation et d’enrichissement à proposer
O après la phase évaluative.
N

REINVESTIR SES ACQUIS DANS LA RESOLUTION DU


PROBLEME D’ORDRE SOCIO-SANITAIRE IDENTIFIE

Activité 10
Les élèves se préparent à l’enquête documentaire sur la fécondité
au Bénin, les grossesses précoces chez les adolescents(es) et les
stratégies de lutte contre l’expansion des IST dont le SIDA.
A cette occasion, les élèves s’exercent à :
 élaborer le questionnaire de l’enquête documentaire ;
 constituer les équipes d’enquête ;
 définir la tâche de chaque équipe et de chaque membre ;
 suivre la fiche méthodologique pour réaliser l’enquête
documentaire en vue de :
*rechercher les causes et conséquencesdes grossesses
précoces chez les adolescentes et les stratégies de lutte
contre l’expansion des IST dont le SIDA ;
*rechercher le lien entre le viol et l’infection au VIH/SIDA.

 analyser les conséquences des grossesses sur la santé et les


études pour prendre des décisions en matière de prévention
des grossesses ;
 établir le lien entre le viol et l’infection au VIH/SIDA ;
 traduire les décisions en des messages de communication
pour un changement de comportement. Ces messages
porteront sur :
*l’engagement de recourir à une méthode de contraception
pertinente (approprié) ;
*le refus de contracter de grossesse non désirée et de faire
l’avortement non sécurisé ;
*l’abstinence sexuelle afin d’éviter les grossesses non
désirées et/ou précoces ;
*la prise de conscience des effets néfastes de l’avortement
non sécurisé sur la santé et les études ;
 développer un projet de sensibilisation en direction de leurs
pairs (confection et apposition des affiches, jeux de rôle…).

L’enseignant amène les apprenants à construire les idées


essentielles suivantes :
- s’abstenir de relation sexuelle est la méthode la plus fiable pour
éviter une grossesse non désirée ;
-l’usage systématique du préservatif peut réduire le risque de
grossesse non désirée chez les femmes sexuellement actives ;
-aucun jeune sexuellement actif ne devrait se voir refuser l’accès
à des préservatifs ou des moyens de contraception en raison de sa
situation de famille, de son sexe ou de son genre.
Activité 11
Les élèves discutent de cas de stigmatisation VIH/SIDA et
d’hygiène corporelle à partir de situations présentées par
l’enseignant.
A cet effet, les échanges engagés doivent aboutir à une prise de
décision qui sera traduite sous la forme de messages de
Communication pour un Changement de Comportement :
 développer des attitudes positives envers les personnes
vivant avec le VIH/SIDA;
 développer des attitudes positives envers les filles en
période de menstrues en milieu scolaire en cas d’incident ;
Ces messages seront utilisés sous forme d’affiches posées dans
la classe pour sensibiliser les apprenants de façon durable.
L’enseignant amène les apprenants à construire les idées
essentielles suivantes :
- Il existe habituellement des mécanismes de soutien pour les
groupes de personnes vivant avec le VIH ;
- les personnes vivant avec le VIH doivent à l’intérieur des
groupes pouvoir exprimer leur amour et leurs sentiments, se
marier ou s’engager sur le long terme et fonder une famille si
tel est leur choix ;
- la discrimination envers des personnes en raison de leur statut
sérologique est illégale.

 Pratiquer des règles d’hygiène du corps et en particulier des


organes génitaux externes dès la puberté.
L’enseignant amène les apprenants à construire les idées
essentielles suivantes :
- se laver régulièrement en insistant sur les parties creuses du
corps ;
- veiller à la propreté des organes génitaux externes (grandes
et petites lèvres) pendant la période de menstrues ;
- éviter la stigmatisation des élèves filles surprises par leurs
menstrues en milieu scolaire.
SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 4
LES REACTIONS IMMUNITAIRES ET LES MOYENS DE LUTTE
CONTRE LES AGRESSIONS MICROBIENNES

1-ELEMENTS DE PLANIFICATION
1.1-Contenus de formation
1.1.1 Compétences
 Compétence transdisciplinaire n° 5 :
Pratiquer de saines habitudes de vie sur les plans de la santé, de la sexualité et de
la sécurité
 Compétence disciplinaire n°1
Élaborer une explication à des faits et à des phénomènes naturels en mettant en
œuvre les modes de raisonnement propres aux Sciences de la Vie et de la Terre
 Compétence disciplinaire n°2
Apprécier les apports des Sciences de la Vie et de la Terre à la compréhension
du monde et à l’amélioration des conditions de vie de l’humanité
 Compétences transversales :
n° 1 : Exploiter l’information disponible
n°2 : Résoudre une situation-problème
n° 5 : Gérer ses apprentissages
n°6 Travailler en coopération
n°8 Communiquer de façon appropriée

1.1.2 Connaissances notionnelles et techniques : voir rubrique ‘‘ référentiel


des connaissances exigibles’’
1-2.Stratégies d’enseignement /apprentissage
Travail individuel, travail en groupe, travail collectif, recherche documentaire,
résolution de problème
1-3. Durée : 8 semaines
1-4. Critères d’évaluation
- Pertinence de l’explication au double plan de la démarche et du contenu.
- Cohérence interne de la production.
- Présentation correcte de la production.
1-5.Matériel : Supports documentaires suggérés (voir guide).
1-6.Documents de référence suggérés : biolexis 1

2- INFORMATIONS ET COMMENTAIRES
Les connaissances notionnelles et techniques de la compétence disciplinaire n°1
indiquent une profonde modification de l’esprit dans lequel l’immunologie
devrait être enseignée. La distinction entre le "soi" et le "non-soi", la référence
aux deux types d’immunité, cellulaire et humorale, paraissent indiquer une
volonté de centrer la présente situation d’apprentissage sur des concepts aussi
importants que la sauvegarde de l’intégrité du "soi" vis-à-vis du "non-soi" et du
maintien de l’individualité de l’organisme.
Il convient donc de faire comprendre aux élèves de la classe de 3 ème l’importance
du système immunitaire dont le rôle est de défendre le "soi" et de le protéger
contre le "non-soi".
La présente situation d’apprentissage permettra aux élèves d’expliquer les
mécanismes de défense, les incompatibilités ou compatibilités sanguines, les
tolérances ou les rejets de greffes, les allergies. Dans ces perspectives, il importe
que les concepts de base de l’immunologie fondamentale soient d’abord mis en
place à partir de faits médicaux et de résultats expérimentaux bien choisis et que,
ensuite, le cas des agressions microbiennes soit envisagé comme un cas
particulier de reconnaissance et du rejet du "non- soi".
L’organisme d’un individu est caractérisé par sa morphologie, par le programme
génétique contenu dans le noyau de ses cellules et par certaines molécules
présentes à la surface de la plupart de ses cellules.
L’originalité biologique du "soi" ne peut alors se concevoir qu’au niveau
moléculaire. Cet aspect sera abordé avec l’étude des groupes sanguins ; les
hématies sont en effet porteuses de molécules particulières appelées
agglutinogènes ; ces molécules spécifiques de chaque groupe sanguin, peuvent
être considérées comme des marqueurs des hématies. On peut étendre cette
notion aux autres marqueurs cellulaires tels que les molécules du Complexe
Majeur d’Histocompatibilité (CMH / HLA), sans préciser leur nature ni leur
rôle. Ces marqueurs caractéristiques sont les traces cachées de notre
individualité, un peu comme le sont les empreintes digitales susceptibles de nous
identifier.
Les limites de cette identité biologique (particularisme moléculaire) peuvent être
illustrées par l’exemple des groupes sanguins, montrant l’existence de
marqueurs communs à plusieurs individus, et par là-même, qu’il existe toujours
une part du "soi" chez d’autres individus de la même espèce. Cette notion de
compatibilité sanguine est importante à souligner car elle sera exploitée plus
largement dans la définition de l’histocompatibilité liée à la tolérance aux
greffes.
Dans cette optique, il est envisageable de définir un antigène, relativement au
soi, comme un constituant moléculaire exprimé par un autre individu de la
même espèce, d’une espèce différente, voire d’un règne différent (germes
microbiens). Les antigènes sont donc toutes molécules du "non-soi" susceptibles
de déclencher une réaction immunitaire. Sa fonction primordiale, est d’assurer le
maintien de l’unicité de "soi" en éliminant les "non soi".
L’originalité du système immunitaire est caractérisée par l’extrême diversité des
‘‘éléments’’ qu’il est capable de reconnaître spécifiquement et la constitution
d’une mémoire, d’un type particulier, découlant de cette reconnaissance.
Les produits de la réponse immunitaire reconnaissent spécifiquement les
antigènes : les anticorps sont définis comme étant des molécules capables de se
combiner spécifiquement aux structures antigéniques. Ils sont sécrétés par les
cellules immunocompétentes et agissent à distance de celle-ci. L’action des
anticorps ne doit pas être décrite comme une destruction mais comme une
neutralisation des antigènes ainsi que l’illustre leur pouvoir inhibiteur des
toxines bactériennes ou des virions. Ils ne pénètrent jamais dans les cellules.
Cependant, lorsqu’ils agissent sur celles-ci, l’action la plus fréquemment décrite
est celle d’une lyse. Les phénomènes de cytolyse observés, montrent
l’importance du complément en tant que facteur naturellement présent dans le
sang et activé par la fixation des anticorps sur leurs sites antigéniques
spécifiques. Afin de concrétiser cette lyse, il est possible d’expliquer que le
complément activé perfore les membranes cellulaires.

N.B : L’expression humorale de la réponse immunitaire est électivement


illustrée par la question des compatibilités sanguines.
Il est important de souligner : la présence d’anticorps naturels circulants
(agglutinines) sans qu’il y ait eu de contact préalable avec les hématies d’un
autre groupe.
La mémoire spécifique reste un concept délicat à acquérir. Elle est souvent
perçue à tort comme une amélioration des performances des cellules stimulées
pour la seconde fois par un antigène. Elle doit au contraire être conçue comme
un phénomène dynamique survenant dès le premier contact antigénique et
correspondant à une prolifération considérable des lymphocytes stimulés par ce
contact. Les nouveaux clones cellulaires sont caractérisés par leur longue durée
de vie et leur spécificité vis-à-vis des antigènes qui sont à l’origine de leur
apparition.
Les caractères distinctifs des cellules mémoires ne peuvent être exposés. Il est
seulement possible d’affirmer qu’il s’agit de lymphocytes appartenant aux deux
populations T et B
La distinction qui est faite encore aujourd’hui entre immunité « naturelle » et
immunité spécifique paraît artificielle, tout en conservant chacune leur
particularité. Leurs interactions étroites font qu’elles participent ensemble au
processus immunitaire dans sa globalité. Les lymphocytes assurent la fonction
de l’immunité spécifique ; cependant, le rôle des phagocytes reste primordial
dans l’immunité spécifique. Ainsi, le macrophage représente un bon modèle
pour illustrer le phénomène de présentation des antigènes aux lymphocytes. En
effet, on sait que ses propriétés de phagocytose et de « digestion » d’éléments du
milieu extérieur ou de l’environnement, le désignent comme l’acteur idéal pour
la présentation des antigènes, acte préliminaire indispensable au déclenchement
de la plupart des réactions immunitaires. La réaction inflammatoire constitue un
autre élément caractéristique de l’immunité « naturelle ». Elle est généralement
présentée comme une réaction immédiate à une lésion des barrières naturelles de
notre organisme. Il faut cependant souligner qu’elle est toujours associée aux
réactions immunitaires spécifiques, dans la phase d’expression desquelles elle
constitue souvent la principale symptomatologie (allergie, test tuberculinique,
etc).
Dans le cadre du réinvestissement, l’enseignant est
invité à accompagner les apprenants dans la collecte
des informations relatives à la compréhension des
maladies microbiennes et virales prévalant dans sa
localité ou dans sa ville ou son village. Dans ce
processus, il fait prendre conscience du respect des
mesures préventives à travers l’adoption de bons
comportements. De plus une sensibilisation sera faite
pour éviter les comportements visant à stigmatiser les
personnes handicapées ou souffrant des maladies
invalidantes.
3-PROGRESSION SUGGEREE

CONTENU DUREE MATERIEL


Activités Mise en situation 2heures Situation de départ
1 et 2 Consignes d’exploitation de la
situation de départ
dictionnaire
Collecte de données par Document fournissant des
observation, expérimentation et informations sur les
exploitation de documents pour 2heures microorganismes ;
élaborer une explication à la x3 Documents relatifs aux
Activité3 question « Comment barrières naturelles
l’organisme réagit-il à documents fournissant des
l’introduction de corps informations sur les étapes
étranger en son sein ? » d’une réaction inflammatoire ;
Documents fournissant des
informations sur les
lymphocytes B et leur rôles
Documents fournissant des
informations sur les
lymphocytes T et leur rôle
Documents relatifs aux
groupes sanguins ;
et à la transfusion sanguine
Documents relatifs aux
greffes et rejets de greffons..
Collecte de données par 2heures Documents relatifs aux
observation, et exploitation de x2 réactions allergiques
documents pour élaborer une Documents relatifs aux
Activité réponse à la question réactions immunitaires par
4 « Comment s’explique le défaut (cas du VIH/SIDA)
dysfonctionnement du
système immunitaire ? »
Collecte de données par Documents relatifs à l’asepsie
exploitation de documents pour et à l’antisepsie ;
construire une réponse à la Documents sur la nature, le
Activité question « Que sait-on des 2heures mode d’action des vaccins et
5 techniques biomédicales x3 les principes de la
d’aide aux réactions de vaccinothérapie ;
l’organisme contre les Documents sur la nature, le
agressions microbiennes et mode d’action des sérums et
aux défaillances du système les principes de la
immunitaire ? » sérothérapie ;
Documents relatifs à la
chimiothérapie à
l’antibiothérapie ;
Documents relatifs aux aides à
la défense de l’organisme pour
pallier les défaillances et
insuffisances du système
immunitaire.
Activité Structuration et intégration des 2 heures Connaissances notionnelles
6 acquis acquises au cours des activités
3 , 4 et 5.
Activité Hétéro évaluation proposée aux 1heure Situations d’évaluation/
7 élèves évaluation formative
Activité Objectivation des savoirs 1heure Savoirs construits par les
8 construits et de la démarche apprenants(es) et la démarche
suivie suivie
Activités Réinvestissement des Supports documentaires
9 et 10 apprentissages dans la fournissant des informations
compréhension des maladies 2heures sur les maladies
microbiennes et virales x2 suivantes (surtout celles
prévalant dans sa localité ou qui sévissent dans la
dans sa ville ou son village localité): rougeole,
poliomyélite, méningite,
tuberculose pulmonaire,
paludisme, IST

*Les prévisions de temps de travail dans la présente progression suggérée ne


tiennent pas compte des éventuels travaux de maison à effectuer par les élèves
soit individuellement, soit en groupe
4 – DEROULEMENT
Situation possible de départ
Le malaise du petit François. « En 1974, sur l’ensemble des pays que l’on
Le petit François n’a pas dormi de toute la appelle pudiquement en voie de
nuit. Après le repas pris en commun avec développement, moins de 4% de la population
ses parents, sa sœur et son frère, repas était vaccinée. Chaque année 5 millions
qu’ils ont consommé ensemble pour la d’enfants y mouraient et 5 autres millions
première fois trois semaines plus tôt, il est devenaient infirmes à vie. Il aurait suffi d’un
allé se coucher ce soir-là plus tôt que vaccin. Aujourd’hui :
d’habitude. Mais tard dans la nuit, ses *41% des 118 millions d’enfants de moins
parents ont été réveillés par ses de 12mois sont vaccinés contre la rougeole ;
gémissements. Il se grattait tout le corps, *46% sont vaccinés contre la tuberculose ;
couvert de grosses plaques d’urticaire. La *47% sont vaccinés contre la Diphtérie, la
langue et l’intérieur des narines le Coqueluche ou la Poliomyélite.
démangeaient et ses lèvres étaient enflées. Mais c’est encore plus de la moitié des enfants
Bientôt il avait du mal à respirer et se du monde qui n’est pas protégée. Ces six
sentait de plus en plus faible. Le médecin maladies tuent chaque année des millions
après l’avoir examiné, s’informe sur ce d’enfants :
qu’il avait mangé au dernier repas et - Rougeole : 1,8millions de décès
déclare : « je pense que votre fils fait une - Diphtérie : 1 enfant sur 10 atteints décède.
crise d’allergie alimentaire aux crustacés ». -Coqueluche : 600000 décès
Ce n’est pas bien grave ; je vais lui faire -Tétanos : 800000 décès chez les nouveaux
une injection pour le calmer et je vais le –nés
garder en observation jusqu’à demain. » -Poliomyélite :275000 enfants touchés
J’espère que tout rentrera dans l’ordre d’ici chaque année
à là ; mais veuillez désormais surveiller son -Tuberculose 30000décès »:
alimentation en lui évitant la
consommation de produits tels que « les D’après <<Médecins sans frontière info Juillet 1988 »
crevettes, crabes, et autres « crustacés »
TEXTE INEDIT

Tâche :
Élaborer une explication aux problématiques soulevées par les faits de la
situation de départ
Procédure :
Exprimer sa perception et/ou ses interrogations sur les faits évoqués par la
situation de départ ;
Construire des réponses aux questions soulevées par la situation de départ en
utilisant l’observation, l’expérimentation ou l’exploitation de documents ;
Structurer ses acquis en utilisant les concepts et le vocabulaire adéquats
Utiliser les connaissances construites pour porter une appréciation sur
l’épidémiologie des maladies microbiennes prévalant dans nos villes et
campagnes.
5 - CHEMINEMENT

EXPRIMER SA PERCEPTION
Activité 1 :
Les élèves échangent entre eux leurs représentations et
interrogations sur les faits évoqués par la situation de départ.
L’enseignant(e) présente et commente la situation de départ puis
lance l’activité relative au premier point procédure.
A cette occasion ils ou elles s’exercent à :
- exprimer chacun et chacune sa perception des faits évoqués ;
- établir des relations entre les faits évoqués et leurs acquis
antérieurs ;
- échanger sur leurs perceptions respectives.
CIRCONSCRIRE L’OBJET D’ETUDE
Activité 2 :
Les élèves passent de leurs représentations à la formulation d’une
problématique
A cette occasion ils ou elles s’exercent à :
- confronter leurs représentations ;
- relever les éventuels points de divergence;
- formuler des questions de recherche issues de l'analyse précédente.
L'exploitation didactique des productions des élèves conduit à :
 la hiérarchisation des questions objet de recherche
 l'élaboration d'une problématique d’ordre scientifique relative à la
sauvegarde du « soi » ;
Par exemple :
Comment l’organisme réagit-il à l’introduction de corps
étranger en son sein ? »
Comment s’explique le dysfonctionnement du système
immunitaire ? »
Que sait- on des techniques biomédicales d’aide aux réactions
de l’organisme contre les agressions microbiennes et
défaillances du système immunitaire ?

 l’élaboration d’une problématique de réinvestissement sur


l’épidémiologie des maladies microbiennes prévalant dans les
villes et campagnes du Bénin

COLLECTER DES DONNEES PAR OBSERVATION,


EXPERIMENTATION ET RECHERCHE DOCUMENTAIRE
POUR ELABORER UNE EXPLICATION
Activité 3
Les élèves exploitent des faits d’observation et des données
expérimentales pour élaborer une réponse à la question « comment
l’organisme réagit-il à l’introduction d’un corps étranger en son
sein ? »
L’enseignant(e) précise la nature du travail à faire puis propose une
démarche en trois étapes.
Première étape : exploiter les informations sur les réactions
immunitaires innées (première ligne de défense)
Deuxième étape : exploiter les informations sur les réactions
immunitaires acquises (deuxième ligne de défense)
Troisième étape : exploiter les informations pour préciser comment
l’organisme est capable de reconnaître le soi du non soi.
(agglutination, rejet de greffe)

Première étape : exploiter les informations sur les réactions


immunitaires innées (première ligne de défense)
A cette occasion les élèves s’exercent à :
-décrire des propriétés :
.+d’un microbe pathogène
+d’une toxine ;
- identifier les différentes barrières naturelles
- relever des chronologies :
+chronologie des évènements caractéristiques d’une réaction
inflammatoire ;
+chronologie d’évènements caractéristiques d’une septicémie ;
+chronologie des évènements caractéristiques d’une toxémie.
- relever des analogies et différences entre :
+microbe et toxine ;
+septicémie et toxémie ;
- établir des relations de cause à effet
+franchissement d’une barrière naturelle et réaction inflammatoire
+septicémie ou toxémie et inflammation des ganglions
- établir des relations propriétés- fonctions
Leucocytes phagocytaires et réactions inflammatoires

Deuxième étape : exploiter les informations sur les réactions


immunitaires acquises (deuxième ligne de défense)
A cette occasion les élèves s’exercent à :
- décrire les propriétés :
+d’un antigène ;
+d’un anticorps ;
- relever des chronologies :
+chronologie des événements caractéristiques d’une réaction
immunitaire à médiation humorale ;
+chronologie des événements caractéristiques d’une réaction
immunitaire à médiation cellulaire ;
+chronologie des événements caractéristiques d’une réaction
immunitaire
- établir des relations de cause à effet :
+présence d’un antigène dans l’organisme et manifestation des
réactions immunitaires ;
+présence d’un antigène dans l’organisme et sécrétion d’un
anticorps spécifique ;
+présence des effecteurs immunitaires et inflammation des organes
lymphoïdes secondaires ;
-établir des relations de propriétés-fonction :
+lymphocyte B et sécrétion d’anticorps ;
+anticorps et neutralisation de l’antigène ;
+lymphocyte T et destruction de cellule cible ;
- relever des analogies et des dissemblances entre :
+réaction immunitaire spécifique et réaction immunitaire non
spécifique ;
+réaction immunitaire humorale et réaction immunitaire cellulaire.

Troisième étape : exploiter les informations pour préciser comment


l’organisme est capable de reconnaître le soi du non soi.
(agglutination, rejet de greffe)
A cette occasion les élèves s’exercent à :
-identifier :
+la présence des protéines marqueur du soi à la surface membranaire
des hématies (agglutinogène et facteur rhésus)
+les types d’agglutinines (anticorps)
-relever
+toutes les transfusions sanguines possibles entre les différents
groupes sanguins ;
+les conditions de rejet d’un de greffons
- relever des analogies et des dissemblances entre :
+réaction de l’organisme à une transfusion sanguine et réaction de
l’organisme à une greffe ;
+agglutination sanguine/rejet de greffe et réaction immunitaires
spécifiques
+greffon rejeté/hématies agglutinées et non soi ;
-établir des relations de cause à effet entre :
+agglutination et incompatibilité sanguine ;
+rejet du greffon et incompatibilité tissulaire ;
-communiquer des explications, des réponses par l’entremise de
phrases écrites, de symboles, de codes, de graphiques …
L’exploitation didactique des productions de groupes conduit à la
formulation des idées suivantes :
-le « soi » est tout ce qui appartient en propre à l’organisme et qui
ne déclenche pas de réaction immunitaire ;
-le « non- soi » est tout ce qui n’appartient pas à l’organisme, ce qui
est reconnu comme étranger et qui sera éliminé par une réaction
immunitaire ;
-l’immunité est l’aptitude de notre organisme à reconnaître ce qui lui
est étranger et à se défendre ;
-on appelle réaction immunitaire, l’ensemble des mécanismes par
lesquels notre organisme reconnaît puis élimine tout antigène (« non-
soi ») introduit en son sein (« soi » ).Elle se présente sous deux
aspects fonctionnels :
+certaines réactions immunitaires capables d’arrêter tout agent
étranger sont non spécifiques ; elles déterminent l’immunité
naturelle ;
+d’autres dirigées contre un agent particulier, sont spécifiques,
elles déterminent l’immunité acquise ;
-on appelle antigène toute molécule étrangère ou portée par un corps
étranger (microbes, cellule) et capable de déclencher une réaction
immunitaire ;
-on appelle anticorps les molécules produites par l’organisme en
réponse à l’intrusion d’un antigène ; ils sont produits des cellules
spécialisées, les lymphocytes B ;
-la réponse immunitaire débute toujours par des réactions non
spécifiques auxquelles peuvent succéder des réactions spécifiques.
Elle met en jeu certains leucocytes (polynucléaires, macrophages) qui
possèdent la capacité d’ingérer et de digérer tout antigène, quelle que
soit sa nature. Ce processus se nomme phagocytose.
-la réaction spécifique repose sur la capacité qu’a le système
immunitaire d’adapter ses réactions à certains antigènes. Ces
réactions peuvent être effectuées par des lymphocytes T, c’est
l’immunité à médiation cellulaire ou par des anticorps produits par
des cellules dérivées des lymphocytes B ; c’est l’immunité à
médiation humorale.
+la réponse immunitaire à médiation cellulaire aboutit à la destruction
des antigènes par contact direct avec les lymphocytes T.
+la réponse immunitaire à médiation humorale aboutit à l’inactivation
des antigènes par association de ces antigènes avec les anticorps,
molécules spécifiques dont ils ont provoqué la production.
-lors d’une première pénétration d’un antigène, la production
d’anticorps est lente à s’établir. Lors d’une pénétration ultérieure du
même antigène, la production est plus rapide et plus intense. Certains
lymphocytes conservent la mémoire de leur rencontre avec un
antigène et interviennent rapidement lors d’une nouvelle pénétration ;
la réponse de l’organisme est plus rapide et plus massive donc plus
efficace : on parle de mémoire immunitaire.
-l’agglutination est une réaction spécifique entre les hématies et des
molécules contenue dans le plasma. Le rejet du greffon correspond à
une réponse immunitaire qui traduit l’incompatibilité tissulaire entre
les cellules greffées et les cellules du receveur. Ces incompatibilités
sont dues à la présence d’antigènes marqueurs du soi à la surface des
cellules de l’organisme.

Activité 4
Les élèves exploitent des faits d’observation et des données
expérimentales pour répondre à la question « comment s’explique le
dysfonctionnement du système immunitaire ? »
A cette occasion les élèves s’exercent à :
-identifier
+l’origine des allergies ;
+le mode d’action du VIH/SIDA
+les conséquences du dysfonctionnement du système immunitaire
-relever des faits relatifs :
+aux allergies ;
+au déficit immunitaire congénital (primaire)
+au déficit immunitaire lié au VIH/SIDA (secondaire ou acquis)
-relever des chronologies
+différents stades de la maladie du SIDA ;
+différentes étapes de l’allergie
-relever des analogies et des différences entre :
+réactions allergiques et réactions immunitaires normales
+allergènes et antigènes
-établir des relations de cause à effet entre :
+infection par le VIH et l’affaiblissement du système immunitaire
+infection par les allergènes et le dérèglement du système
immunitaire
-communiquer des explications, des réponses par l’entremise de
phrases écrites (paragraphe explicatif sur la réaction de l’organisme
face à une agression microbienne), de symboles, et de vocabulaire
appropriés.
L’exploitation didactique des productions de groupes conduit à la
formulation des idées suivantes :
-Une immunodéficience est une maladie qui affecte les organes ou les
cellules du système immunitaire. On distingue :
+L’immunodéficience congénitale ;
+Les immunodéficiences secondaires ou acquises au
cours de la vie, à la suite d’une maladie comme le SIDA
par exemple.
-Dans les cas des allergies, le système immunitaire peut être à
l’origine de réactions néfastes pour l’organisme : le premier contact
avec l’allergène provoque la sécrétion d’anticorps spécifiques qui se
fixent sur les mastocytes (phénomène de sensibilisation). Lors des
contacts ultérieurs les allergènes se fixent sur les anticorps secrétés
provocant la dégranulation des mastocytes. Des substances
chimiques, dont l’histamine sont libérés et entrainent la réaction
allergique (eczéma, urticaire, asthme, rhinite accompagnés parfois de
malaises, de perte de connaissance pouvant aller jusqu’à la mort.

Activité 5
Les élèves exploitent des données expérimentales et des faits
d’observation pour élaborer une réponse à la question « Que sait-on
des techniques biomédicales d’aide aux réactions de l’organisme
contre les agressions microbiennes et aux défaillances du système
immunitaire ? »
A cette occasion les élèves s’exercent à :
- décrire des propriétés :
+propriétés des vaccins,
+propriétés des sérums ;
+propriétés des antibiotiques ;
+propriétés des antiseptiques ;
+propriétés d’une antitoxine, d’une anatoxine ;
-relever des analogies et des différences entre :
+asepsie et antisepsie ;
+vaccinothérapie et sérothérapie ;
+vaccinothérapie et antibiothérapie ;
+sérothérapie et chimiothérapie ;
+sérothérapie et antibiothérapie ;
+antitoxine et anatoxine ;
- établir des relations de cause à effet :
+relation entre la nature et le mode d’action des vaccins ;
+relation entre la nature et le mode d’action des sérums ;
+relation entre la nature et le mode d’action des antibiotiques ;
+relation entre la nature et le mode d’action des antiseptiques ;
- dégager l’intérêt de la greffe de la moelle osseuse ;
- apprécier l’apport du développement des connaissances en
immunologie par rapport à l’augmentation de l’espérance de vie dans
les diverses sociétés ;
-communiquer les explications par l’entremise de phrases écrites
paragraphe explicatif des techniques biomédicales d’aide aux
réactions de l’organisme contre les agressions microbiennes et aux
défaillances du système immunitaire).
L’exploitation didactique des productions de groupe conduit à la
formulation des notions suivantes :
-l’asepsie est une méthode préventive qui empêche l’introduction
des microbes dans l’organisme ;
-l’antisepsie est une méthode qui détruit les microbes présents dans
une plaie par des produits chimiques de synthèse appelés
désinfectant ;
-la chimiothérapie est une méthode de traitement des infections
microbiennes par usage de produits chimiques de synthèse ;
-l’antibiothérapie est une méthode de traitement des infections
microbiennes par usage de produits antibiotiques fabriqués par des
microbes et détruisant les bactéries ou arrêtant leur développement.
-la sérothérapie est une méthode de traitement consistant à inoculer
une grande quantité d’anticorps spécifiques de l’antigène .l’immunité
ainsi transférée est passive, immédiate mais de courte durée
-la vaccinothérapie est une méthode de prévention consistant à
provoquer par inoculation la rencontre des lymphocytes avec un
antigène rendu non pathogène ou vaccin à la suite de cette rencontre :
+l’organisme produit des anticorps spécifiques,
+certains lymphocytes mettent en mémoire leur rencontre avec cet
antigène.
L’immunité ainsi acquise est active, tardive mais durable ;
-la greffe de la moelle osseuse consiste à suppléer une défaillance du
système immunitaire, congénitale ou acquise, en cellules
immunitaires.

Activité 6 : Structuration et intégration des acquis


Les élèves prennent appui sur les apprentissages effectués pour
élaborer l’explication à la problématique d’ordre scientifique soulevée
par la situation-problème
A cette occasion, ils ou elles s’exercent à :
-se remettre en mémoire la problématique soulevée par les faits de la
situation de départ
-rappeler les questions de recherche étudiées ;
-rappeler les connaissances notionnelles construites au cours des
activités
-sélectionner des connaissances pertinentes au regard de la tâche
-faire la synthèse des informations sélectionnées en distinguant
l’essentiel de l’accessoire pour parvenir à la formulation suivante par
exemple :
La réponse immunitaire est déclenchée suite à l’introduction d’un
agent étranger dans l’organisme et doit s’arrêter après l’élimination de
cet agent étranger. Les acteurs du système immunitaire permettent à
l’organisme de reconnaitre et de tolérer ce qui lui appartient (le soi) ;
de reconnaitre et de rejeter ce qui lui est étranger (le non soi). Le
système immunitaire peut être renforcé ou aidé en cas de besoin.
Activité 7 : Évaluation formative
Les élèves démontrent leur niveau de maîtrise des connaissances et
habiletés en s’appuyant sur les situations d’évaluation à eux
proposées par l’enseignant ou l’enseignante.
propose aux élèves des exercices variés sur les notions construites en
vue d’aider les élèves à vérifier et ou à consolider leurs nouvelles
connaissances sur les réactions immunitaires et les moyens de lutte
contre les agressions microbiennes.
Ces exercices prennent l’une et ou l’autre des formes ci-après :
-texte lacunaire ;
-exercice d’association ;
-construction de paragraphe ;
-traitement de données ;
-construction de tableau ;
-questions à choix multiples ;
-construction d’exposé structuré sur une question ouverte.
L’enseignant ou l’enseignante recense les besoins et attentes
exprimés, en vue de leur intégration aux activités complémentaires de
remédiation, de consolidation et d’enrichissement à proposer après la
phase évaluative
Activité 8 : OBJECTIVER LES SAVOIRS CONSTRUITS ET
LA DEMARCHE SUIVIE
Les élèves s’expriment chacun ou chacune sur les bénéfices qu’ils ou
elles ont pu tirer des diverses activités et portent une appréciation sur
les démarches et stratégies utilisées
L’enseignant ou l’enseignante les aide à :
se remettre en mémoire la problématique de départ,
examiner le cheminement suivi au regard de cette problématique,
exprimer ce qu’il ou elle a retenu par rapport à chacune des questions
de la problématique
exprimer ses besoins complémentaires d’aide et /ou ses nouvelles
attentes.

REINVESTIR SES ACQUIS DANS LA RESOLUTION DU


PROBLEME D’ORDRE ENVIRONNEMENTAL IDENTIFIE ET
DANS D’AUTRES SITUATIONS DE VIE COURANTE
Activité 9
Les élèves sont invités à constituer un dossier scientifique sur
l’épidémiologie des maladies microbiennes prévalant dans les villes
et campagnes du Bénin
A cette occasion elles ou ils s’exercent à :
-se remettre en mémoire la problématique d’ordre sanitaire soulevée
par les faits de la situation de départ
-exprimer leurs besoins au regard de la problématique
-formuler des questions de compréhension sur l’origine, le type
d’agent , la transmission et les techniques de prévention et de
traitement des maladies concernées .
- élaborer le plan du rapport .
-se répartir les tâches par équipe dans le cadre de l’enquête
documentaire
- exécuter l’enquête documentaire en rapport avec le sous-thème du
sujet à travailler.

Activité 10 chaque équipe ayant à charge un sous-thème du sujet


d’étude travaillera à :
-dégager les caractéristiques de chaque maladie (agent pathogène,
mode de vie de l’agent pathogène, mode de transmission, symptômes
les plus caractéristiques…)
-identifier les différentes mesures (préventives, curatives) de lutte
contre chacune d’elles

L’enseignante ou l’enseignant encourage la présentation des


productions des diverses équipes et la mise en commun des
productions de groupes pour toute la classe, ensuite elle ou il
encourage la finalisation du rapport par sous-thème.
Au cours de la présentation, l’enseignant anime
une discussion relative aux différentes méthodes
préventives puis sensibilise les apprenants à leur
respect à travers des prises de décision. Lesdites
décisions seront traduites en message de
communication et diffusé. En outre, l’enseignant
accompagne les apprenants à réaliser un projet
de sensibilisation contre la stigmatisation et la
discrimination des personnes handicapées ou
souffrant des maladies invalidantes.
Enfin il ou elle encourage la prise de notes sous-thème par sous-
thème selon le tableau fourni en modèle.

Points Agents Symptôme Mode de


d’étude pathogène caractéristiques transmission

Maladie

ANNEXES
FICHE METHODOLOGIQUE POUR L'ELABORATION D'UN
DOSSIER

1- Réfléchir aux problèmes à aborder


On ne doit, en aucun cas, se lancer tout de suite à la recherche des documents. Il
faut orienter ses recherches et, pour cela, bien comprendre le thème du dossier,
rechercher le sens des mots dans le dictionnaire et se poser des questions en
discutant avec son entourage (camarades, professeurs, amis, parents…).
2.- Rechercher les documents
La bibliothèque du collège peut avoir certains éléments qui permettront de
constituer le dossier ;
-consulter les personnes ressources ;
-consulter le(s) fichier(s) :
fichier par thème
fichier alphabétique
fichier par matière

-des personnes de votre entourage peuvent connaître précisément le problème


posé. Elles vous conseilleront telles lectures (atlas, articles de revues, de
journaux…) ou telles visites (bibliothèque, structure indiquée, laboratoire…).

3.- Consulter les documents


-encyclopédies, dictionnaires;
-manuels, livres spécialisés, atlas, guides ;
-revues, journaux ;
-dossiers spécialisés édités par les laboratoires, les entreprises ;
-diapositives, bandes vidéo ;…
- pensez à faire des photocopies, à découper des illustrations dans les revues, à
reprendre des schémas, mais en les simplifiant et en les adaptant à votre sujet.

4.- Constituer le dossier


Le tri des documents vous aidera à définir le plan de votre dossier. Par exemple,
certains vous permettront de définir le sujet, d'autres de le localiser, de
l'analyser.

Pour la mise en place, limitez le texte et valorisez les documents. Privilégiez


l'illustration, alternez .dessins, schémas, photos, graphiques.
5.- Présenter le dossier
Le dossier forme un tout. Rangez-le dans une "chemise" cartonnée sur laquelle
vous écrivez le titre, votre nom et la date. Choisissez un titre, "choc".

- Présenter, sur une page, le plan de votre dossier ;


- Un sommaire facilitera la lecture.
- Insérer dans le plan chacun des documents, sans oublier de le situer, d'en
indiquer l'origine, de le commenter (un titre clair ou une phrase courte).
N'hésitez pas à critiquer le document, à montrer ses qualités, ses insuffisances.
-vérifier toujours que le document correspond bien à l'idée que vous voulez
développez.
- en fin de dossier, proposer une courte conclusion rappelant, par exemple, les
idées essentielles que vous avez utilisées pour constituer ce dossier et les
références bibliographiques.
II
FICHE METHODOLOGIQUE POUR L'ELABORATION
L’EXECUTION ET L’EVALUATION D’UN PLAN D’ACTION

* Elaboration du plan d’action


:
Quoi faire ?
Qui va le faire ?
Avec qui le faire ?
Avec quoi le faire ?
Comment le faire ?
Pour qui le faire ?
Quand le faire ?
Où le faire ?
Coût de l'opération ?

* Exécution du plan d’action

s'organiser (formation des équipes de travail) ;


définir et répartir de nouvelles tâches à réaliser
exécuter les tâches identifiées ;
prendre contact avec des personnes ressources identifiées;
rendre compte des différentes tâches effectuées et prendre des décisions etc.

* Évaluation du plan d'action:


Est-ce que nous avons réussi à bien organiser la solution retenue ?
Quelles sont les difficultés que nous avons rencontrées ?
Est-ce que la démarche suivie nous a permis d'atteindre les objectifs fixés ?
Qu'avons-nous appris ?
Quelles dispositions prendre, s'il y a lieu pour mieux réussir la prochaine fois ?

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